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Avis sur mon itinéraire pour l'Ouest américain en septembre 2010 English translation pending
by Sunoceane · 2010-02-16 · 13 replies
Merci pour les réponses données dans mon précédent sujet. Nous allons finalement suivre vos conseils et donc LA-Oatman-GC en une seule étape malgré la longue route. Cela nous permettra de passer une nuit supplémentaire à un endroit qui en vaut la peine.

Après de nombreuses lectures sur ce forum ainsi que dans le routard, dans des carnets de voyage, etc, voici ce qui sera très probablement notre itinéraire (nous partons en septembre) : Pouvez-vous nous donner votre avis à ce sujet, svp ?

Jour 1 LA : arrivée 13h30 Jour 2 LA : visite de LA : Beverly Hills, Venice, Hollywood Bld, etc Jour 3 LA : Universal Studio Film Jour 4 : LA-Oatman-GC Jour 5 : GC : randonnée Jour 6 : Page Jour 7 : Monument valley Jour 8 : Mesa verde Jour 9 : Moab Jour 10 : Moab Jour 11 : Bryce canyon Jour 12 : Zion Jour 13 : Las Vegas Jour 14 : Death Valley Jour 15 : Lee vining (Yosemite) Jour 16 : Yosemite Jour 17 : SF Jour 18 : SF Jour 19 : SF Jour 20 : SF Jour 21 : retour pour la Belgique au soir

Etant donné que cela sera notre voyage de noces, et sachant que nous aimons nous promener (randos), je pense que ce trajet nous permettra de découvrir pas mal de choses magnifiques tout en évitant de passer trop de temps en voiture (LA-GC mis à part)…

Bon après-midi à tous.
Avis sur circuit Las Vegas et les grands parcs en trois semaines English translation pending
by Sylvain42 · 2010-02-15 · 32 replies
Bonjour,

pensez-vous que ce parcours soit réalisable en 3 semaines par voiture? - Las Vegas (Visite 2 jours, 1 nuit) - Lake Mead - Gd canyon (1 jour, 1 nuit) en passant par Laughlin, Kingman, Seligman, Williams - Canyon de Chelly en passant par Flagstaff (sa vaut le détour?) - Mesa Verde (sa vaut le détour?) - Monument Valley - Page avec le lac Powell - Bryce Canyon - Parc Zion - St George (cette ville vaut-elle le détour?) - la Vallée de Feu - Retour à Las Vegas

Ai-je oublier des lieux qui valent le détour? (comme Moab et Arches Park: sa rallongera peut etre trop mon parcours?) Merci pour votre aide. Sylvain
500 km de randonnée en Afrique du Sud: Wild Coast depuis Durban jusqu'à East London English translation pending
by Vipassana · 2010-02-13 · 2 replies
- Je quitte le trio birman le jour de l'épiphanie avant d'atteindre l'aéroport de Durban situé à quinze kilomètres au sud de la ville. Ils partent au Cap en avion, j'y vais à pied ou par les moyens du bord, c'est-à-dire tout objet roulant identifié. Ils volent pour diminuer le temps de voyage et les épreuves physiques, j'en fais mon allié cherchant à amplifier et multiplier les découvertes. Debbie et Sandra sont venues les chercher pour les emmener à l'aéroport. Nous montons à quatre derrière dans la voiture. Elles me mettent en garde sur le caractère dangereux de mon périple, de quoi me donner l'envie de prendre mon avion retour sur le champ. Cela finit par être ennuyeux cette pression que te mettent les Afrikaners. Les pires situations sont toujours données en exemple comme celle qui a vu un véhicule être obligé de s'arrêter devant des blocs de pierre disposés sur la chaussée. Les bandits n'ont plus qu'à faire la quête. Je commence réellement à marcher depuis Amanzimzoti qui signifie "eaux douces" jusqu'à Ilovo sur une plage de sable peu fréquentée que les rochers à fleur d'eau découpent. En quittant la périphérie de Durban et Zoti pour les intimes, je marche entre la plage et la voie ferrée sur une piste bordée de taillis qui permet l'accès aux 4x4 tractant les remorques à bateaux. Un coupe-gorge sans issue de sortie au cas je me fais coincer par plusieurs types. Une silhouette sort de l'ombre et s'avance jusqu'aux dunes de sable dont il faut franchir le cordon pour retrouver l'Océan. Je l'ai vu et le prends par effet de surprise en le rejoignant. Je préfère suivre un sentier sur ma droite avant de redescendre rapidement sur la plage. Je le laisse sur ma gauche scrutant et observant les estivants s'animer sur le sable doré. S'il cachait de mauvaises intentions, un pigeon vient de lui passer sous le nez. C'était un contre un. Je longe une plage fréquentée essentiellement par des familles d'origine indienne. Sur les autres, essentiellement des Afrikaners et des Sud-Africains noirs en famille avec leurs gosses. Au sortir d'un camping de mobil-home, le propriétaire m'embarque sur la route principale et me dépose un peu plus loin m'évitant un passage à gué avec de l'eau jusqu'à mi-genou. A l'embranchement où il me laisse peu de temps avant la nuit, il m'interdit très clairement de continuer à pied vers eMuzikababa sous peine de me faire détrousser. Je dois absolument sauter le pas jusqu'à uMkhomazi distant de onze kilomètres. Personne ne dépasse le carrefour en direction de l'endroit maudit sauf les combi-taxis qui se rendent dans la zone interdite. Mon dernier chauffeur n'est pas le seul à m'avoir averti. Cinq blancs et un Indien m'avaient déjà annoncé la couleur. J'ai toutes les peines du monde à persuader une jeune fille au volant d'un pick-up de m'embarquer derrière pour me faire sauter une case et continuer à jouer. Elle a toutes les excuses inimaginables pour ne pas m'aider, c'est la voiture de son père, mais tentant son va-tout, elle prend le risque et joue. Je l'ai convaincu en insistant sur le fait que les Afrikaners étaient franchement peu serviables et morts de peur. "Qu'est-ce que je vais raconter en retournant en Europe ?" lui ai-je lancé. Je l'ai mise devant le fait accompli avec ce passage difficile à venir que je dois occulter. Je joue gagnant et mets pied à terre à Widenham à proximité de la plage où elle me dépose. Je sollicite les gardiens de plusieurs propriétés qui ne m'ouvrent pas les grilles, leur patron n'étant pas rentré. Je continue de longer la rue St Hélier et croise un petit coin de Paradis avec le motel du même nom. Avec la plus extrême courtoisie, le réceptionniste m'explique, après avoir sollicité la gérante, que toutes les chambres sont réservées et qu'elle ne se sent pas très à l'aise à l'idée de me faire dormir avec mon duvet sur une surface en dur. Je lui résume la situation: "elle préfère me laisser dehors". Il me conseille de retourner sur mes pas et d'aller voir plus loin en ville à uMkomass. J'opte pour le porte à porte. Une voiture avec une famille tamoule s'avance devant la grille ouverte. Le père me conseille de demander à son logeur. Par sonnette interposée, je lui demande de venir me rejoindre à la barrière. Il reçoit la famille et me renvoie à la case d'à côté où cinq véhicules sont stationnés. Un pick-up, sur la portière duquel est écrit "Divers Accomodation" (hébergement pour les plongeurs), ralentit au passage puis accélère au moment où je tente de le rattraper. Brigitte (Breytenbach tél:074 105 1119), avec sa sœur Shannon, a eu peur puis s'arrête finalement une cinquantaine de mètres plus loin. Elle m'engage à monter puis fait demi-tour. Elle me confie qu'elle possède sa propre auberge (www.outerreefs.co.za ) avec piscine et peut me dépanner pour la nuit. Elle me remet un voucher de 35 Rands valable sur un repas dans un restaurant voisin et me donne l'accès à la cuisine. Je n'ai assurément pas besoin de tout ça. A 21h00, je goûte à l'eau fraiche de la piscine. Avec la puissance des rouleaux déferlants sur la plage en fond musical, je n'ai pas la force de compter les moutons. Imaginant les milliers de pattes de mangoustes, d'écureuils et de singes courant sur le toit de tuiles qui finissent par me saouler et me faire tourner la tête, mon corps assommé et ankylosé sombre dans les bras du grand bleu. Lucky, le réceptionniste, ouvre la porte-fenêtre à 5h15. Je démarre doucement et apprécie l'endroit jusqu'à ce que Zanele, la femme de chambre, parte vers 10h00. Un livre "Secret South Africa" posé sur la table retient toute mon attention. Sur une double page, un endroit différent, en dehors des sentiers battus et des hordes de touristes, est présenté. Je le dévore en même temps que je vide deux assiettes de céréales baignant dans un mélange de lait, de yaourt, de chocolat et de sucre de canne. Je rebrousse chemin et au lieu de m'engager vers "le paradis", je tente une voiture jusqu'à Clansthal. J'obtiens Scotburgh. D'après ce que me dit mon chauffeur, je serai mieux de rattraper la plage un peu plus loin surtout qu'il commence à pleuvioter. Je me place après le feu. Voilà qu'un combi collectif vide s'arrête et patiente dans l'attente de passagers. Il n'y pas suffisamment de place pour que deux véhicules puissent s'arrêter. Nsobi traverse la route et voyant que le chauffeur est seul, s'abstient de monter par principe de sécurité. Si les jeunes filles noires se mettent à ne plus faire confiance à leurs frères de couleur, je comprends que les Afrikaners soient mortes de peur. Nous faisons connaissance. Elle est étudiante à Umlazi dans la banlieue de Durban et va payer la facture d'électricité de sa famille à Eskom, la compagnie nationale. Un Indien s'arrête. Je lui demande de nous embarquer tous les deux jusqu'à Park Rynie où nos chemins se séparent. Je parle avec un gars à la pompe à essence pour m'informer des possibilités de continuer par la plage. Feu vert jusqu'à Kelso que j'atteins en cheminant entre les rochers, la ligne de chemin de fer et un chemin carrossable verdoyant slalomant entre le rail et un cordon de dunes maintenues par des arbres courts mais râblés, qui me conduit à l'entrée d'un camping où je choppe un camion pour Pennington évitant un large estuaire. Je vole quelques minutes de connexion Internet dans une agence immobilière avant de m'asseoir et converser avec un couple de retraités. Le ciel est chargé. "Il fait lourd et la pluie est prévue alors qu'il devrait faire terriblement chaud" me confie-t-elle. Je me dis qu'il faut que je reparte. Le cherry qu'il me font goûter va plutôt m'assommer que me fouetter le sang et me remettre en selle sans compter un mal de tête lancinant depuis ce matin. Au moment où je descends vers la plage, je croise une demi douzaine de personnes, chacune un sac dans le dos avec du matériel de camping pour certains. - "D'où venez-vous ?" Mike, le patriarche marche en famille de plage en plage depuis des années. Ils sont déjà allés au Cap par la côte et remonte à Scottburgh demain. Des renseignements glanés rapidement qui valent leur pesant d'or (East London - Port Elizabeth = 2 semaines de marche). Le Transkeï qui s'étend depuis la rivière Mtanvuna, frontière naturelle difficilement franchissable, jusqu'à East London se mérite tant il est sauvage et loin des circuits balisés. Il offre de magnifiques plages isolées. Il y a quelques années, en plein été, Mike et un pote ont marché pendant dix-neuf jours depuis Port Nolloth jusqu'à Strandfontein. Ils avaient emporté 25 litre d'eau. Nous échangeons nos e-mail mais j'oublie de les prendre en photo. La famille "Plageapié" en short, a vraiment l'air chouette habillée comme des boy-scouts flanqués de leur sac à dos. Leur accoutrement de marcheurs m'a mis la puce à l'oreille. J'ai bien fait de les intercepter et les écouter. Les signes sont de bon augure. Ils veulent regarder le match de cricket contre l'Angleterre et passent la nuit dans un camping tandis que je m'éloigne avec quatre petites heures de marche jusqu'à la nuit. Aujourd'hui est un jour propice pour marcher malgré le vent. Les nuages cachent le soleil. A Sezela, au niveau de l'usine qui traite la canne à sucre, je grimpe sur la voie ferrée après être passé par Rocky Bay puis Sandy Bay. La marche dans le sable puise toute mon énergie. J'apprécie avoir une vue d'ensemble sur la plage en contrebas. Un ou deux trains de marchandises passent quotidiennement le matin. Je suis séduit à l'idée d'accrocher un wagon et brûler le dur comme cela se fait aux Etats-Unis, au Canada ou en Russie. Je suis doublement en voyage. Sur ma gauche, la mer défile devant mes yeux tandis que la voie ferrée appelle le mouvement et la continuité du déplacement. Les gares de Bazley et d'Ifafa sont hors d'usage. Un omnibus quotidien relie Durban jusqu'à Pennington. Au delà, plus de moyen de communication pour les passagers. J'imagine les clichés en noir et blanc de ces gares bondés d'autochtones en route vers le Transkei. Je redescends sur la plage à travers les taillis. Une paire de jambes en position assise empalées sur un piton rocheux s'activent au rythme des vagues, image d'un couple en totale harmonie, se fondant dans la nature et se donnant l'un à l'autre. Ralentissement du mouvement avant de chevaucher de plus belle, autant faire durer le plaisir, les cris de jouissance étant couverts par le ressac. J'atteins Ifafa en compagnie de deux employées du camping de Bazley qui rentrent chez elles, leur journée de travail finie. Je demande à la ronde où étaler mon duvet. Une jeune fille me pointe du doigt une propriété et me dit d'aller solliciter un policier qui l'habite. Brandon m'accueille le plus naturellement du monde. Sa femme Linda, de sang mixte aussi cool et naturelle que lui, est infirmière de métier. Elle vient de passer trois ans en Arabie Saoudite pour améliorer l'ordinaire. Leur benjamine joue au cricket dans l'équipe nationale. Elle va renter à l'université et aura besoin d'une voiture l'année prochaine. L'ainée (23 ans) travaille dans une banque à Durban et leur fils (19 ans) y étudie. Afin de leur donner le maximum de chances, les grandes écoles coutent une fortune, Brandon pense s'engager en tant que casque bleu pour un contrat d'un an. Toutes les forces vives de la nation étant mobilisées pour la coupe du monde, ce sera vraisemblablement au Soudan après l'événement planétaire. Dès qu'il a eu vent de ses idées de partir en mission, son frère l'a incité à lire "slave" (esclave), le témoignage d'une jeune fille enlevée par les moudjahidines, pour le mettre au courant des us et coutumes des traditions locales. Je dispose d'une maison d'amis. Il m'invite à voir la vue depuis le balcon de sa chambre au premier étage. Sa maison voisine avec le camping d'Ifafa qui m'a servi de point de repère pour établir mon itinéraire. Je trouve étonnant que la jeune fille m'ait envoyé chez Brandon alors qu'il eut été logique qu'elle m'indique le camping. Après avoir goûté la salade de crevettes, je descends sur la plage dominé par le phare. St Benoît, beaucoup sollicité et constamment sur le qui-vive, a peut-être fort à faire mais mon ange gardien, mon protecteur peut encore dormir tranquille ce soir.

Brandon me confie que le principal problème auquel la police doit faire face concerne les viols de mineurs (entre deux et quinze ans). Ils reçoivent une plainte tous les deux jours. Les parents partent travailler en ville et confient leurs enfants à la garde de personnes étrangères à la famille. Les boutiques ont le droit de vendre de l'alcool jusqu'à 4h00 du matin et dans la majorité des cas, les délits incriminés ont lieu entre minuit et 3h00 du matin. Les croyances ont la vie dure. L'une d'elle propageant l'idée qu'avoir des relations sexuelles avec une jeune fille vierge soigne du sida, favorise la propagation du sida tout comme les nouvelles technologies (Internet) et les téléphones portables y participent. Les filles les utilisent pour communiquer avec leurs petits amis qui leur promettent des avantages matériels auxquelles elles sont sensibles. Elles ont rendez-vous avec l'un puis avec l'autre et "vendent" leurs corps sans protection favorisant la dissémination du virus. Je quitte mon "sweet home" très tard dans le courant de l'après-midi avec deux policiers venus saluer leur collègue en congé.

Hibberdene est une petite station balnéaire où des familles entières viennent passer leurs vacances d'été. Je poursuis vers Woodgrange-on-sea puis tente de sortir de la plage trop sablonneuse à mon goût avant de me retrouver enfermé et cerné par des taillis d'épineux. Ce quart d'heure à chercher une issue et mon salut m'a permis de complètement mouiller mon maillot avant de l'essorer sur les rails. Je me mets de côté pour laisser passer le train. Il insiste et use longuement de la corne pour que je me gare plus. Je n'étais effectivement pas suffisamment à l'écart. A un carrefour, je cours jusqu'à un pick-up avec un couple et saute derrière jusqu'à Melville d'où je continue dans les roues des wagons. Cinq tentatives auprès d'Afrikaners pour trouver un toit se soldent par un échec. La première bien que non couronnée de succès est la plus mémorable. Je longe les murs de belles propriétés sur un chemin ombragé d'arbres magnifiques. Une barrière ouverte, je tente ma chance auprès d'une africaine qui m'écoute et m'avoue que le couple de propriétaire, des Belges, est chez les voisins chez lesquels je vais frapper. Je suis reçu par un Sud-Africain d'origine italienne qui m'affirme que les Italiens valent mieux que les Belges. Celui-ci se défausse par un "je ne vous connais pas" puis par une maison pleine, occupée par toute la famille avant de m'offrir la possibilité de rester dans son garage sans électricité. Je visite l'endroit. Bien que cela parte d'une bonne intention de sa part et que ce soit mieux que de rester sur la plage, je préfère quitter les lieux et aller voir sous d'autres cieux s'il n'y a pas possibilité de trouver mieux. La recherche laborieuse trouve son dénouement en bout de rue à Sea Park lorsque je bute sur une rue perpendiculaire et vois la voiture de police dans une propriété. Francois (de son vrai nom sans cédille), policier dans les sauvetages en bord de mer, m'accepte sans aucun souci pour la nuit. Après avoir hésité entre plusieurs endroits, il met à disposition son garage. Sa femme, ambulancière de métier, revient du travail vers 20h00. Sans rentrer dans la maison, j'ai le temps de faire connaissance et m'entretenir longuement avec ses quatre enfants, Ghislaine, Aliston, Danielle et Aron, ces deux derniers étant des prénoms bibliques, me précise Ghislaine. Sa mère de sang mixte, très douce, se montre réservée et sa grand-mère, réelle afrikaner, reste sur la défense en arrière-garde. Il m'a dit hier soir qu'il quitterait tôt et m'emmènerait à Port Shepstone mais je ne vois pas les portes de la maison s'ouvrir, ni personne être levé alors qu'il est presque huit heures, Tout est bouclé dans la demi-heure, les sacs, le thé préparé et le porridge avalé en face des quatre enfants assis sur la partie bar d'une cuisine à l'américaine. Je suis en forme et les divertis. Eux ne peuvent pas se lever tant qu'ils n'ont pas tous finis leur assiette, l'aïeule veillant à la croissance des petites graines et maintenant une discipline de fer. Sur le parking où Fafa me laisse, deux blacks, après une nuit de débauche, dorment, gorges déployées prêts à être égorgés, dans un pick-up aux vitres ouvertes immatriculé dans le Lesotho. Je passe une propriété "la Providence" qui aurait pu justifier son nom à mes yeux si elle m'avait accueillie pour la nuit. Toutes les grandes marques de supermarché (Pick'n'pay, Woolworths, Kwikspar) sont représentées dans la station balnéaire de Shelly, visiblement une agglomération qui concentre beaucoup de vacanciers. En marchant sur le sable très prolifique, parmi un parterre de guirlandes de fleurs, une poignée de roses écarlates et de pétales dissiminés, deux bananes et trois pommes, preuves éclatantes d'une puja, cérémonie d'offrandes aux divinités hindoues, font mon bonheur et remplissent mon sac plastique. J'ai mangé deux bananes mûres presque noires ce matin et voilà déjà leurs remplaçantes dans mon sac sans que je n'ai à me soucier de quoi que ce soit. "La providence" y pourvoit. Je croque une pomme au prochain gué.

Depuis Hibberdene, je suis passé sur la côte des hibiscus qui s'étend jusqu'à Port Edward et beaucoup plus populaire à cause des meilleures conditions d'hébergement à proximité des plages. Il n'y a pas foule sur la côte du soleil (Sunshine coast) où les estivants en petit nombre peuvent presque avoir la plage pour eux seuls. St. Michaels-on-sea a beaucoup de charme avec son bras de rivière qui divise sa plage familiale bondée. ça cogne ! La journée promet d'être torride. Je passe le pont plutôt que de me déchausser et rejoins Uvongo avant de me mettre à l'eau sur la plage de Lucien (Lucien beach). Qu'est-il venu faire ici ce Lucien ? Il y a des piscines d'eau de mer qui ont été construites le long du littoral et je baigne dans l'une d'elle. La mer à marée haute les remplit. Tout ce qu'il y a de plus rassurant quand des enfants accompagnent leurs parents à la plage. Trois enfants et un couple viennent de se poser apportant une chambre à air de camion. Un hot-dog vite fait pour chacun des membres et la fillette qui ne sait pas nager se met à l'eau avec la chambre à air, très vite rabrouée par ses vieux, impotents, qui ont une sainte horreur de l'eau. Je me tiens debout dans la piscine artificielle, sa profondeur ne dépassant pas un mètre cinquante, remplie d'algues vertes accrochées à ses murs d'enceinte. Elle est rappelée à l'ordre et illico presto sommée de venir les rejoindre. Pour accélérer le mouvement, le père va chercher la bouée. En descendant sur l'autre plage, je passe à côté de monceaux de viande étalés au soleil tels des phoques dans l'incapacité de se mouvoir de leur propre gré, attendant que la marée viennent les cueillir et les mette à la baille. Deux enfants creusent un trou aidé par leur père, la mère obèse assise, incapable de se mouvoir à cause de son handicap.

Deux couples, les quatre membres en surcharge pondérale, s'amusent à se laisser tomber et rouler avec le flux et reflux des vagues. Si l'un d'eux s'avance trop loin dans l'eau, ils ne pourra pas revenir en surface. A cause de leur poids, ils ont besoin mutuellement de se tirer les uns et les autres par la main pour se relever après que la vague les ait bousculé. Beaucoup d'enfants sont visiblement de parfaits petits monstres sur le plan physiologique, les noirs ou indiens semblent davantage touchés que les blancs. N'ayant pas le même métabolisme, les Zoulous et autres ethnies locales fixent plus facilement les hormones contenues dans les aliments. D'autres les éliminent. Cela ajouté à une mauvaise hygiène alimentaire du à l'ignorance donne des physiques effrayants dignes des personnages de "Freaks, la monstrueuse parade" (film NB, 1932 de Tod Browning). Je ne m'apitoie pas mais je ne peux pas m'empêcher d'avoir de la compassion pour ces êtres prisonniers de leur ignorance. Les condominiums aux terraces en escalier et au noms évocateurs tels Laguna "la Crète", "la côte d'Azur" reviennent en force au niveau de la très courue Margate que je dépasse rapidement. Depuis pratiquement la plage de Shelly, j'emprunte un sentier littoral avec vue sur ces plaques tectoniques couchées, entassées les unes sur les autres et brisées par je-ne-sais quel mouvement de l'écorce terrestre. Le fracas des vagues à l'assaut de ces forteresses érodées, sur le flanc, offre un spectacle de jeux d'eau et de pierre orangées russisantes, attaquées par la salinité. La côte a complètement changé d'aspect et offre un autre visage depuis Uvongo. Margate offre une petite plage de sable coincée entre ces gigantesques et impressionnantes mâchoires naturelles. Attention aux requins et aux méduses dans ces eaux confuses. Je remonte sur le goudron et saute dans un pick-up à un stop jusqu'à Southbroom. Le pot d'échappement du gars claudicant, vivant de petits boulots dans la réfrigération, nous lâche. Un boucan infernal nous suit et le montre du doigt faisant de lui un "pauvre blanc" qui n'a pas les moyens de se payer une voiture correcte. J'en ai pas fini avec la misère morale aujourd'hui. Ayant des doutes sur la possibilité de rejoindre la plage, je demande légèrement égaré ma direction à Johannes. Il m'invite à m'asseoir et prendre une douche tandis qu'il a déjà bien entamé sa journée de bibine, du brandy mélangé à du coca. ça tombe bien ! Il fait très chaud et je voulais justement faire une pause. J'en profite pour laver mes deux T-shirts. Johannes, 70 ans, vit seul depuis une quinzaine d'années, lorsque sa femme l'a quitté, pour aller vivre à Durban, prendre soin de son père. Bien que la solitude le pèse, raison pour laquelle il boit, cinq chiens lui sont fidèles et Samy, une jeune zoulou (26 ans) le sert. Il n'a même pas eu le temps de passer un collier au dernier canidé acquis auprès de la SPA que celui-ci avait déjà filé à l'anglaise. Samy est absente pour la journée. Alors qu'il se montre légèrement agressif et que je n'ai pas à supporter ce genre de comportement, je m'apprête à le quitter, le ciel couvert, vers 16h00. Il me dit de rester dormir et d'apprécier l'endroit qu'il a construit de ses propres mains. Sa propriété non sécurisée avec vue sur la mer dispose d'un jardin botanique, ce qui contraste singulièrement avec les doubles murs d'enceinte hérissés de barbelés et vidéo-surveillés des voisins. Autour d'une bière, il cherche à me convaincre que Dieu a toujours été généreux et pris soin de lui. Nous tombons d'accord sur le fait que l'esprit et la matière sont distinctes. Il me demande de faire comme chez moi et finis par s'endormir sur le banc. Je flemmarde prêt à lever le camp. Deux DVD retiennent mon attention "Slumdog Millionaire" à propos du jeu TV "Qui veut gagner des millions" et "Gladiator" sur l'épopée romaine. Samy rentre entre les deux films avant de ressortir invitée à un "braai" (BBQ couleur local). Elle est satisfaite de sa vie privée liée à un chef de la police marié, sans compter les "petits nouveaux" et autres prétendants éconduits sur lesquels elle peut se reposer et compter. Elle peut toujours les rappeler. Elle ne veut pas se marier car elle ne veut pas être délaissée par son mari avec cinq gamins à la maison tandis qu'il va choper des MST à l'extérieur et les lui coller. Accrochée à son portable, la cigarette allumée entre les doigts, je remarque le blanc de ses yeux, jaune. Elle conçoit que son amant de policier lui fasse un enfant et sait qu'elle peut compter sur lui car il en a déjà sept de différentes femmes. Que chacun vive sa vie. Elle me dit que l'homme sait toujours ce qu'il faut faire en cas de coups durs et que c'est dans sa nature de courir plusieurs gibiers à la fois. Son père avait plusieurs femmes dans le kraal, nom donné à un village fortifié zoulou, et sa mère est décédée en 1999 lorsqu'elle avait seize ans. Quand je descends dormir dans son petit studio tout équipé avec salle de bains, cuisine attenante, frigidaire, TV, les produits d'hygiène sur une table à côté de l'ordinateur, les sous-vêtements sur le canapé et d'innombrables paires de chaussures abondent dans un désordre indescriptible. Une seule chose manque, les préservatifs. J'ai laissé à John l'un des deux sachet de préservatifs en distribution gratuite entre la frontière du Swaziland et l'Afrique du Sud mais le Sida ne passera pas par moi.

Les caractères et les comportements des Afrikaners et des autochtones sont si opposés et antinomiques qu'ils est difficilement concevable qu'ils puissent créer une société harmonieuse. Autant les propriétés des Afrikaners sont tirés au cordeau et d'une propreté impeccable, leurs habitudes de travail méthodiques, rigoureuses et exigeantes, autant celles des indigènes sont un capharnaüm d'objets hétéroclites, un vrai marché aux puces où il est difficile de s'y retrouver. Il n'est même pas question de complémentarité quand tout les oppose. Les Afrikaners vivent leur vie, les africains la leur, chacun de son côté comme un couple fatigué et usé qui ne se reconnait plus dans sa relation de l'un à l'autre. Ils se croisent et coopèrent quand les uns travaillent pour les autres dans les services publics - la poste, les pompes à essence, les poubelles, l'équipement...etc. - ou bien à leur service en tant que nounou, gardien, jardinier. Combien de couples mixtes dans le pays ? Les mentalités totalement divergentes ne leur permet pas de s'exprimer en cœur et à l'unisson sans compter que d'autres facteurs rentrent en ligne de compte. La religion par exemple qui a longtemps prétendu que les Boers, peuple élu, étaient investi d'une mission divine pour conquérir et "civiliser" l'Afrique australe. Il y a encore de beaux restes chez les Afrikaners avec une croyance implacable et inaltérable en un Dieu blanc et une souche noire inférieure. Johannes me ressort ce matin tous un tas d'idioties qu'il m'a déjà rapportées hier comme s'il avait étudié la Bible pendant des années alors qu'il les lit dans "The Philadelphia Trumpet", un bimensuel publié à plus de huit millions d'exemplaires qui lui est envoyé gratuitement. Suffit-il de le lire pour croire les articles basé sur des prophéties bibliques ?

Allez vous mêmes vérifier en ligne ces histoires incroyables sur www.thetrumpet.com Johannes ajoute qu'avec une cuite au Brandy, il ne se souvient plus de rien comme frappé d'amnésie et donne l'impression de me découvrir. Il ne sait plus comment je suis arrivé là - où m'a-t-il ramassé et si je suis français ou allemand, ce qui est plutôt gênant quand trois visiteurs arrivent dans l'après-midi et lui demandent qui je suis et la raison de ma présence. Il me confie plus tard qu'il est dangereux de rentrer dans sa chambre lorsqu'il y est, à cause des chiens qui le protègent alors que j'y ai tranquillement regardé deux films la veille lorsqu'il dormait. Les chiens ont sans doute pensé que j'étais descendu du ciel et jouait mon rôle d'ange-gardien auprès de leur maitre, ce qui leur a donné un jour de relâche. J'ai néanmoins partagé leur nourriture, celle dont les Bassouto en font leur met de base et leur "pain blanc". Le pap' dont je raffole et colle à l'estomac leur est servi quotidiennement. Chez Johannes, il sert à nourrir les canidés les "amis à quatre-pattes". J'ai eu mes deux rations aujourd'hui avec une sauce épaisse (gravy) et un morceau de côtelette, plutôt chanceux pour un animal à deux-pieds. Johannes a quand même meilleure mine lorsque je le remercie. Je suis juste tombé comme un cheveu sur la soupe et c'était son jour-sans. "Comme back" me lance-t-il. Il se déplace peut-être en fin de matinée en direction de Port Edward mais je préfère le devancer. Je piétine un peu au feu ou un Afrikaner me réserve ses vilains mots du matin. Je n'ai pas eu le temps d'ouvrir la bouche qu'il me lance méchamment : "Je t'appellerai si j'ai besoin de toi" (I will call you if I need you). Sur le ton de la plaisanterie, je lui chante en français que

"Tous les Afrikaners sont des malins, rudes, peu serviables, mal aimables, En chier un colombin dès le matin, ça risque de faire un jour intenable".

Le trio, le patron avec ses deux "ouvriers au black" à ses côtés, s'envole tandis que je reste scotché au feu rouge. Je remarque une berline qui tente de manœuvrer pour venir se garer sur l'aire de stationnement plutôt réservée aux combi-taxis. C'était plus facile de me faire signe au feu et de m'inviter à le rejoindre. Le temps avant qu'il ne repasse au vert est largement suffisant pour sauter dans la voiture. Mike Williams, 76 ans, Rhodésien (l'actuel Zimbabwe de Robert Mugabe), vient de déposer sa femme à l'hôpital pour une opération de l'épaule et m'invite à petit-déjeuner chez lui à Munster. Il habite à deux pas de la mer une belle propriété meublée de style victorien. Dans son jardin, un flamboyant dont le nom original "kaffaboom" (arbres des cafres) politiquement incorrect a été changé dans les années quatre-vingt dix au moment de la réconciliation et "milkboom", l'arbre à lait, espèce protégée dont les autochtones se nourrissent des baies rouges. Né à Shabani, à l'époque la Rhodésie, il a travaillé comme ingénieur à la mise en place de la mine d'amiante dans sa région natale et s'est battu aux côtés des combattants de la liberté ("Freedom Fighters") contre le mouvement d'indépendance de Mugabe. A la retraite, il a œuvré pour Spi-Batignolles au creusement du tunnel d'une longueur totale de 62,5 km reliant les deux barrages de Mohale et Katse à la centrale hydroélectrique de Muela, projet qui vise à assurer l'autonomie en eau de Jobourg. Il a été récompensé pour son mérite étant l'ouvrier le plus âgé sur le site. Il a trois garçons dont l'un banquier en Angleterre et une fille. Son grand-père est venu d'Angleterre avec les "Eighteen twenties", le groupe ayant été ainsi appelé parce qu'il ont émigré en 1820. Il s'est établi sur une ferme et s'est mis à produire du coton principalement. Son père a été pilote de guerre pendant le première guerre mondiale et a connu sa mère en réussissant un atterrissage de fortune sur un terrain de golf où elle servait le thé. Elle était l'unique fille d'une fratrie de treize enfants, les douze premiers étant des garçons. L'armistice signée, elle vint vivre sur la ferme au Zimbabwe et s'en accommoda fort bien. Jeune garçon, il se rappelle son cahier de commandes des produits alimentaires pour le camion qui venait faire ses tournées deux fois par semaine. Les fermes disposaient de l'électricité à l'époque, ce qui n'est pas encore le cas partout aujourd'hui en Afrique du Sud. Il est satisfait du changement opéré en 1994 même si rien de convaincant n'a été réalisé depuis. Selon lui, cela prendra une quinzaine d'années avant qu'un réajustement inévitable soit nécessaire. Les gars de l'ANC peuvent maintenant se faire une idée de ce que cela peut être de gouverner, les erreurs servant de leçons pour pouvoir avancer. Après une heure bien remplie de discussions autour d'un bol de porridge et de toasts arrosés de café et thé, je reprends mon fil conducteur, mon ruban de sable vers la plage de Glenmore et une succession de petites criques découpées dans une frange de rochers aux formes arrondies comme les doigts repliés d'une main posée sur la roche mère. Avec le temps mi-figue mi-raisin qu'il fait, j'ai un peu l'impression d'être sur le sentier des douaniers en Bretagne. Depuis le début du sentier après Shelly, de nombreux bancs commémoratifs ont été construits, chacun à la mémoire d'un être cher, disparu ou en l'honneur d'un couple décédé. Afin de mettre toutes ces âmes de mon côté et qu'elles me viennent en aide et me protègent pendant la traversée du Transkei, je me suis promis de lire tous les noms apposés sur les dossiers et avoir une pensée bienveillante pour eux. Je ne risque rien en procédant ainsi. En quittant le dernier où je me suis recueilli un moment, j'ai trouvé une paire de chaussures de marche au détour du chemin dans l'herbe. Elles devaient m'attendre là depuis plusieurs jours vu l'air vermoulu qu'elles affichaient. Les lacets étaient pris dans les œillets grippés à peine rouillés. Les herbes hautes les enveloppant faisaient un paquet cadeau, lequel m'a tenté avant que ne meurent les miennes. Je les ai cirées pas plus tard qu'hier, la fin d'un cycle ou bien l'heure de les mettre au placard. Je me rappelle avoir vu une paire de groles accrochées dans la cuisine chez Johannes avant de le quitter. Autant de signe qui me laisse penser que je peux les échanger et les garder en seconde main sans les mettre au rebut.

A propos de la bienveillance, j'agis de la même façon avec les chiens méchants même si je n'ai pas eu le temps de voir surgir le dernier. Sur la plage à Port Edward, je passe à proximité d'une Afrikaner qui remballe ses affaires en me tournant le dos et ne me voit pas venir. Le molosse, une tête de bouledogue, vient m'attaquer à trois reprises et mord dans mon sac plastique avant de revenir vers sa maitresse, afin qu'elle puisse l'attraper par le cou et le mettre en laisse. Les Afrikaners avec leur obsession de l'insécurité et leur phobie des noirs, ont des chiens domestiques vraiment impressionnants, autant de races interdites dans l'hexagone. Leurs maitres, comme si leurs physiques hors-normes de géants aux faciès de boxeurs loin d'être des enfants de chœur ne leur suffisaient pas pour impressionner, sont armés quand ils sortent et sont accompagnés de chiens de garde dont ils n'ont pas toujours le dessus. Une véritable spirale infernale, un engrenage sans fin contre toute logique, la roue du cycle de la peur ne peut être enrayée s'il n'y a pas de réflexion. La peur engendre la peur, la colère la haine... Pitié pour eux, ils sont ignorants et ne savent pas ce qu'ils font. Et ce sont ceux-là qui vous mettent en garde contre les noirs du Transkei...

Mon dernier acte de bravoure avant d'attaquer la côte sauvage et de contrevenir les mauvais esprits qui pourraient rencontrer ma route peut encore être qualifié d'acte de bienveillance même si j'ai bien failli y laisser une jambe il y a quelques minutes. Entre les rochers, un oiseau de mer se traine lamentablement et volète ici et là. Comme attachées au bec de l'oiseau, ses ailes sont retenues et liées le long de son corps frêle par du fil de pêche. Dans quel galère est-il allé se mettre ? Tout comme les humains, l'avidité et la tentation de la proie facile a pris le dessus et fait son malheur. Je l'approche doucement et le berce de paroles bienveillantes. Il doit sentir que je ne fais pas partie des prédateurs ou bien il est tellement en mauvaise posture qu'il n'a pas d'autre choix de se laisser aborder et prendre en main. Mes doigts touchent l'aile gauche qui la maintiennent plaquée sur le sable avant que la droite ne l'enserre au niveau du cou. Je dénoue délicatement le fil qui part du bec, emprisonne les deux ailes les rendant immobiles et inactives, lui enserrant le cou au passage. Il a sacrément du se débattre pour finir enroulé de fil. Je cisaille avec les dents le nylon des deux côtés de la tête de l'oiseau libérant les deux membres inertes que je maintiens collés au sol. Ce que je percevais dépassant du bec comme l'hameçon auquel était suspendu l'amorce, l'objet de son désir, est un flotteur. Dans son empressement à saisir au vol l'objet de son désir, il en a avalé l'hameçon. Son aveuglement et son ignorance ne lui ont pas permis de discerner et mesurer les dangers liés à sa cupidité dont il paye douloureusement le prix. En tirant sur le fil, l'hameçon ancré au creux de l'estomac, je lui fais mal. Si j'insiste, je vais lui arracher le tractus œsophagique et tout le système digestif. Je préfère abandonner l'idée et le laisser s'envoler. Je pense qu'il a peu de chances de survie mais j'ai fait de mon mieux. J'ai déjà lu des histoires d'animaux disséqués et autopsiés, cétacés ou mammifères, dont l'estomac contenait des débris inattendus et des membres entiers d'humains y compris les parures qui les ornaient tels une montre-bracelet ou un collier. Ceux-ci sont principalement le fait des tigres du Bengale, mangeurs d'homme, des crocodiles, des varans et des requins. D'autres de taille plus petites comme les pies peuvent ingérer des objets brillants telle une bague ou un diamant et ne pas pouvoir l'éjecter, ce qui peut être le cas de cet oiseau. S'il ne met pas en danger les parties vitales du corps habité, l'intrus devient partie intégrante du corps de l'hôte et l'habite pour le restant de son existence.

Le Transkei: la côte sauvage (Wild Coast). Depuis Durban, j'en ai entendu de toutes les couleurs à propos de cette Wild Coast qui s'étend de Port Edward jusqu'à East London et ses repaires de bandits, tous noirs évidemment, qui surgissent du bush, vous arrêtent au détour du chemin, vous demandent de vous déshabiller sous la menace d'un colt et vous laissent repartir tout nu, les mains dans les poches vides. Entre Brandon qui m'a avoué être tombé amoureux du Transkei "I love it !" et affirmer que s'il en avait les moyens, il y habiterait et Fafa qui m'a raconté qu'après une journée de marche avec une escouade de policiers, on leur a conseillé d'en rester là et ne pas aller plus loin, j'ai de quoi me faire du souci et hésiter à pénétrer le littoral considéré par certains comme une zone interdite aux étrangers. Ces détrousseurs de grand chemin aux faits non avérés, le bouche à oreille et le téléphone arabe assurant leur réputation au-delà des frontières de l'état du Cap-Est, hantent les plages de la région, connue autrement sous le nom de Transkei, du nom de l'ancien bantoustan crée le 26 octobre 1976 qui englobait cette zone littorale. La côte sauvage (Wild Coast) aux plages déchiquetées, reculées, isolées, difficiles d'accès, doit son nom aux nombreux naufrages de bateaux dus aux tempêtes redoutables et écueils immergés au cours des siècles derniers. Cette région, la plus sauvage du pays comme l'indique sa dénomination, pour cause l'une des mieux préservées du pays, est également la plus rurale avec de petits villages de huttes circulaires colorées en blanc, en jaune ou orange disséminées à flanc de collines verdoyantes.

La rivière Umtamvuna sert de frontière naturelle entre l'état du Kwazulu-Natal et le Cap-Est. Elle délimite le Transkei au nord, qui s'étend vers le sud jusqu'à l'embouchure de la rivière Grande Kei. Je longe la plage sans voir Port Edward, laquelle finit en pointe et cul-de-sac pour aboutir à cette barrière liquide impassable et insurmontable qui plus est, source de bilharziose. Je me mets à l'eau pour tester la profondeur. Il est plus sage de revenir sur mes pas et prendre le pont visible depuis le sable et par lequel passe la route 61. Deux pneumatiques barbotent dans la lagune, le père et son fils. La mère voilée en noir de la tête aux pieds, assise, attend tandis que le fils ainé apprête sa canne à pêche. J'engage le dialogue, juste curieux de connaitre leur origine. Je n'ai pas le mot de la fin car le jeune homme, réticent et légèrement sur sa réserve, ne se livre pas. Il me dit parler seulement l'anglais. Je remonte la lance de rampement des bateaux et pénètre dans la zone d'hébergement de luxe du "Caribbean Estates", des chalets loués à des familles d'origine musulmanes. Je reviens sur mes pas après avoir avisé un bureau marqué du sigle QVC où je ne suis pas le bienvenu, celui-ci assurant l'entretien de l'air conditionné. Le supérieur afrikaner demande à son subordonné de même souche d'emprunter un pick-up et d'aller me déposer à la grille d'entrée où tout est verrouillé et passé au sas sauf qu'ils n'ont pas prévu qu'un Français pouvait arriver par derrière. Je traverse le pont et au lieu de suivre la route vers Bizana m'engage vers la Wild Coast Sun, un ensemble de casinos dont je n'ai absolument rien à faire si bien que j'oublie complètement d'y faire un tour pour le plaisir. A l'époque où les machines à sous et les tables de jeu des casinos étaient interdites en Afrique du Sud, Sol Kerzner, un entrepreneur mégalomaniaque et imaginatif créa d'immenses complexes hôteliers et de loisirs dans la province du nord-ouest, Sun city et sa sœur jumelle Lost city étant réservées à une population aisée. Prenant prétexte de l'indépendance du Transkei et de la prohibition qui touchaient les jeux de hasard durant l'apartheid, West Coast Sun, le dernier avatar sorti de son imagination et affichant un faste ostentatoire, accueille désormais une foule de Sud-Africains de toutes origines. Je ne comprends toujours pas qu'il faille montrer patte blanche à une barrière de contrôle à moins d'avoir la baraka et repartir avec la cagnotte du casino. Je suis plus concentré sur mon objectif, celui de prendre un bon départ dans le Transkei et d'avoir l'attitude juste, la nuit n'étant pas loin. Je me sens comme glisser et être happé par l'événementiel, un peu comme dans un cocon qui serait un petit cumulus qui m'aurait servi de pneumatique pour traverser l'Umtamvuna.

Avant les barrières de contrôle pour accéder aux casinos, je discute à une station-service avec les trois pompistes dont l'un, d'une grande attention et extrême gentillesse, s'intéresse à mon voyage. La voiture de police de la communauté de Mzamba vient y faire son plein. Celui-ci me pose des questions et me dit comment faire quand il avise Xolany, élancé, presque le double-mètre, qui rentre chez lui après sa journée de peinture chez les "pirates des Caraïbes" payée 70 Rands. Contrairement à ce que le serveur à la station m'indiquait, descendre sur la plage et marcher jusqu'à l'embouchure de la rivière Mzamba et se retrouver devant un mur d'eau, nous bifurquons en direction de l'aérodrome en traversant le terrain de golf où tout est parfaitement vert et tondu. Les petites voitures avec leurs chauffeurs attendent les riches clients. Je l'ignore mais en optant pour ce raccourci, je rate la forêt de bois pétrifié située juste avant l'estuaire de la Mzamba qui n'en est pas une réellement car les arbres n'ont pas été pétrifiés enracinés debout. Comme des pièces rapportées, ils ont été déplacés et déposés avec d'autres sédiments avant que le processus de pétrification commence.

En attendant, nous dépassons un grillage derrière lequel est cachée une jeune femme assise à un bureau des entrées et des sorties ? Les herbes sauvages ne sont plus coupées et habitent les collines verdoyantes et grasseyantes au sommet desquelles se nichent les toits coniques caractéristiques de la région.

Avec Xolany, nous rattrapons Dlamini avec deux fillettes d'une dizaine d'années la suivant. Je crois qu'elles sont ses filles. Xolany et Dlamini se connaissent et papote le long du chemin. Il rencontre une connaissance tandis que nous descendons le canyon au fond duquel la Mzamba coule langoureusement. Nous jouissons d'une vue inégalable sur l'endroit où elle se jette avec l'Océan indien en fond de toile, les lumières du coucher ajoutant des nuances de couleurs rapidement changeantes sur la roche, la végétation luxuriante et foisonnante et l'élément liquide. Xolany s'attarde avec son interlocuteur. Nous partons devant et passons tranquillement le lit de la rivière après nous être déchaussés. Je remplis mon sac avec les sandales et les robes des gamines. Il n'y a pas de danger potentiel sinon celui qu'elles tombent et mouillent leurs effets. Autant qu'elles me les confient. L'idée de me baigner une dernière fois et me laver des sueurs de la journée m'effleure mais Dlamini m'attend pour remonter sur le plateau. Je comprends que sa maison est située plus loin que celle de Xolany, juste sur la falaise. Le voilà qui nous rattrape. Nous attendons qu'il soit sur la berge et je m'informe de l'itinéraire à venir. Il nous quitte en haut de l'escarpement et je continue avec Dlamini - son prénom Thabisile ou surnom Kissy - jusqu'à "une petite maison bleue sur la colline" dont l'entrée est orientée vers l'est car la croyance xhosa veut que les bons esprits viennent de cette direction. Les cases Xhosa sont à moitié peintes, du côté faisant face au lever du soleil jusqu'à la paroi reflétant les rayons absorbés lors des chaudes heures de la journée, la couleur réfléchissant la chaleur et gardant l'intérieur des cases fraiches et confortables. Dans le cas contraire des murs opposés, au sud-ouest et à l'ouest, ils sont laissés à l'état brut, la terre dont ils sont construit réabsorbant les derniers rayons de l'astre couchant et réinsufflant l'énergie solaire pour préserver les cases du froid pendant la nuit.

Une fillette nous a quitté en cours de chemin tandis que l'autre s'avère être sa petite sœur. Dlamini, jolie perle de 22 ans, est effectivement mère d'un petit garçon de treize mois qu'elle allaite encore. Sitôt arrivé, il plonge dans ses jambes et réclame sa tétée qu'elle lui accorde. Dlamini , une vraie perle, excelle dans l'accueil et ne m'oublie pas pour autant. Elle m'ouvre la porte d'une case, laquelle compte un double lit, un bureau avec quelques photos de famille et deux fauteuils. Je suis assez choqué que les gens puissent tenir de tels propos vis-à-vis d'autres qu'ils ne connaissent pas et n'ont pas approché. Je nage en plein bonheur, en totale liberté, en parfaite harmonie avec mes hôtes même si les mots pour la communication restent limités, Dlamini comprenant mieux l'anglais qu'elle ne le parle. Ses livres d'école sont empilés sur un coin du bureau. Elle a sept frères, l'un vit à Jobourg, deux travaillent pour les casinos et deux à la maison avec la benjamine. Elle me propose un café au lait que je refuse à l'heure qu'il est car je n'y suis pas habitué et cela peut m'empêcher de dormir. Je suis étonné de voir du riz en cours de cuisson dans la marmite sur trépied dans cette partie du monde. J'apprécie l'assiette recouvert d'haricots qui m'est proposé plus tard. Je préfère rester dehors à regarder le ciel étoilé et rêver en couleur du Transkei qui fait peur à tous ceux qui ne l'ont jamais atteint, connu ou découvert. L'humain a toujours peur de ce qu'il ne connait pas à commencer par son voisin ou par lui-même qu'il ne sonde pas suffisamment.

Au loin, les lueurs de l'aérodrome s'unissent aux lumières de Mzamba et illuminent l'horizon, mon ultime petite bourgade éclairée avant de pénétrer et disparaitre dans la nature. M'oublier dans le décor naturel. Je m'apprête à prendre congé et me retirer dans ma chambre lorsque son père revient du village et s'assoit sur le banc autour du feu dans un état d'ébriété avancé brisant le lien d'harmonie qui nous unissait les uns aux autres. Je le sens comme un personnage négatif, un peu comme si le diable avait fait irruption dans les murs et voulait tout chambouler par jalousie. Il me demande mon téléphone, la carte Sim qu'il veut utiliser, pour communiquer.

Quel ne fut pas ma surprise de voir le fils de Dlamini jouer avec un portable à mon arrivée. Quel nécessité d'en avoir un ? Que diable le besoin d'un téléphone à la campagne où les appels ne sont pas recevables ? Je n'ai pas la réponse sinon celle du statut social. Je n'ai pas fini d'être surpris. Il peine à imaginer que je n'en ai pas. Puis il me demande si je fume. Je sais que les paysans dans la région vivent de l'herbe qui pousse comme du chiendent. Je réponds par la négative, ce qui le rend suspicieux à ses yeux. La bonne odeur de cannabis se répand dans la pièce déjà enfumée par le bois se consumant.

Je quitte le lieu de vie définitivement sans bougie pour rejoindre ma case et trouver la sérénité. La porte fermée, il vient m'indisposer et insiste pour que je lui ouvre. Il a beau frapper. Je n'ouvre pas et lui intime l'ordre d'aller dormir. Si je le laisse rentrer, il va s'asseoir et a toutes les chances de faire l'inventaire de mes sacs. La tranquillité revient une fois qu'il s'est éloigné après que sa femme et sa fille l'aient appelé à rejoindre leur case. Je ne suis pas serein. Si je dois vivre d'autres expériences à ce point désagréables, cela risque de virer au cauchemar. Je n'ai pas envie de lutter avec les populations locales avides de ce que j'ai et de ce qu'ils n'ont pas. Je suis sur le qui-vive alors qu'il suffirait de m'asseoir, me concentrer et laisser filer ces idées négatives qui m'empêchent de tomber dans le sommeil réparateur dont j'ai besoin.

Je m'abstiens de sortir au réveil afin de ne pas avoir à le rencontrer. Dlamini m'apporte un plateau avec du café au lait, du pain découpé en tranches et une assiette de bouillie de maïs auquel j'ajoute une sauce pour lui donner du goût. Le père a quitté la maison lorsque je sors. Vers 7h00, munie de sa binette, Dlamini accoutrée d'une robe longue bleu ciel, d'un corsage à manche courte, coiffée d'un bonnet vert en laine et chaussée de bottes me montre le chemin. En descendant vers la plage, nous saluons au passage sa mère, en train de biner dans un champ, qui la taquine avant d'atteindre l'étendue de sable qui borde l'océan. Dlamini d'une belle écriture aux lettres bien formées m'a écrit correctement sur un bout de papier les noms des rivières que je dois traverser.

La marée étant basse à 8h15, je dois marcher rapidement si je veux en passer le maximum à gué et avancer sur la carte. Je traverse l'embouchure de la Mpahlanyana avec une facilité déconcertante ayant juste à me déchausser pour éviter de me mouiller les pieds. J'enchaine les longueurs de plage sauvages, désertes et isolées et profite du retrait de l'eau pour marcher sur le sable mouillé plus ferme. Les chaussures adhèrent bien au sol. La journée promet d'être chaude et aucune protection en vue à moins de se terrer dans les taillis où j'attends de voir surgir les mauvais garçons menaçants et les méchants noirs armés qui en voudraient à mes effets. Cela se résume à une course entre l'astre lumineux cognant déjà fort et dépasser mes limites pour gagner du terrain dans l'angoisse d'être agressé, attaqué et dévalisé à tous moments. Je n'ose pas imaginer le scénario, laissé pour mort, auquel je ne crois absolument pas. C'est pourtant le sort qui doit m'être réservé lors de cette traversée du Transkei selon les mises en garde des uns et des autres. Je croise en tout et pour tout trois pêcheurs à la ligne désespérément seul descendu de l'intérieur des terres pour se mettre un poisson dans l'assiette.

A un rétrécissement d'une plage de boulets, un vacher furète entre les rochers à la recherche de récipients. Je détache une gourde de deux litres et la lui tends. Je lui propose mes nouvelles chaussures avant de ressortir du sac les anciennes. Dès que je repars, je sens que je n'aurais peut-être pas du les donner mais je n'éprouve aucun regrets. Mes Caterpillar en cuir véritable subiront l'outrage du sel marin. Elles étaient idéales pour la marche dans le sable mais je n'en aurais rien fait à l'arrivée au Cap alors qu'il peut éventuellement les recoudre et les utiliser au lieu des ses bottes en caoutchouc. J'ignore jusqu'où elles auraient pu tenir. Le gars a lâché ce qu'il avait collecté et sa main s'est refermée sur ce que je lui ai laissé, preuve de son intérêt. La Mnyameni ne pose pas plus de problème. Le fait qu'il y ait dans l'étymologie du nom un peu de Nyana - sagesse en pali - me rassure. Je me dis qu'après tout, ce sont des rivières millénaires riches de sagesse qui ne peuvent que m'apporter du bonheur.

En me retournant, je crois rêver. J'aperçois coincées entre le jaune du rivage et les collines verdoyantes des dunes de sable rouge vif comme si des pelleteuses avaient retourné de la terre pour la construction d'une piste en latérite. Je ne comprends pas du tout leur existence, leur origine et ce qu'elles viennent faire dans ce paysage reculé du bout du monde car mon hypothèse ne tient pas debout. Lors de la guerre anglo-zouloue en 1820, le roi Shaka du KwaZulu appréhendant l'anéantissement de son royaume zoulou se retira avec des milliers têtes de bétail à l'emplacement de ces dunes rouges localisées derrière la frontière de son empire. Leur séjour de plusieurs années et les écoulements - selles et urines - qui en résultèrent colorèrent ces dunes. L'hypothèse, retenue pour expliquer la présence de ce cordon dunaire, est pour le moins fantaisiste. Je n'ai prends pas le temps d'aller marcher sur les dunes du mystère. Je reviendrai y faire un tour en juillet lorsque la chaleur sera moins accablante.

Je poursuis ma route du sable et atteins ce que je crois être la rivière Mtentu. Je peux me raviser et me rhabiller pour pousser plus loin. Je ne suis pas au bout de mes peines. A l'embouchure, un niveau d'eau correct permet l'immersion total du corps. Des habitations sur la rive sud, personne n'en sort ou bien n'est présent à l'heure où je me baigne. Une partie rouillée d'une turbine échouée me sert de ponton et me permet de garder mes pieds au sec lorsque j'enfile mes chaussettes mais voilà qu'une vague plus forte que les autres remet tout en cause. J'évite le pire et saisis le sac plastique avant qu'il ne soit mouillé et emporté. Dépité, dans mes petites chaussures retrouvées, je me remets en selle et allonge le pas jusqu'à la mère de toutes les rivières, la Mtentu, frontière avec la réserve naturelle de Hkambati d'une superficie de 40 000 hectares. Je la sonde à l'arrivée sur ses bords et fais face à un courant d'eau d'une vingtaine de mètres de large et d'une profondeur inconnue que je suis incapable de passer avec mes sacs. Je dois me rendre à l'évidence. Pas un chat à l'horizon, je sais que l'eau n'est pas leur fort, ni même un être humain avec une absence d'embarcation sur l'une ou l'autre rive.

Les limites de la réserve, où la pêche et la chasse sont interdites, n'ont pas été fixées par hasard. Ses gorges abrite une colonie de vautours griffon, une espèce en voie de disparition. La Mtentu est une véritable frontière naturelle inviolable. Je peux m'asseoir et contempler l'eau qui flue et reflue avec la marée montante. Je suis devant un mur d'eau insurmontable. Il faut voir à quelle heure sera la marée basse demain et tenter de traverser lorsque le niveau d'eau sera au plus bas. Je dois reculer mes sacs au fur et à mesure que l'eau monte. Je remarque sur le versant sud le toit conique d'une seule case tandis qu'en me retournant, j'en aperçois peintes de multiples couleurs sur les hauteurs. Je n'ai pas d'autre choix que de remonter à flanc de colline et y trouver refuge pour la nuit. Dominant de nouveau la rivière et retenu sur sa rive nord, je vois une construction en bois qui ne m'inspire guère et l'évite. Je la laisse sur ma gauche, la contourne dans l'idée de remonter la rive plus en amont. Je sais pertinemment qu'il n'y a pas moyen de traverser plus haut. Je tombe des nues. Devant moi, je découvre un ensemble de plusieurs chalets de deux lits à l'abandon avec un bâtiment principal pour l'accueil collectif. Ce que j'ai vu étaient les douches. Des panneaux solaires rouillés ont du être fonctionnel il y a quelques années. Je les visite un par un et en fais l'inventaire. Certaines pièces sont fermées et servent de débarras. Chaque chalet dispose de deux lits et d'un coin WC avec des toilettes sèches. Les matelas n'ont pas tous été volés et sont visiblement régulièrement utilisés par les chèvres avoisinantes, leur crottes ne laissant aucun doute quant à leur origine, lorsque la porte ouverte leur permet l'accès. Chaque cabine a une vue sur la rivière à partir d'un petit balcon. Les deux pans d'une moustiquaire côté balcon retenus par une fermeture-éclair empêche l'intrusion des insectes. Chanceux, je ne peux pas résister à piquer un somme vu que le soleil est au zénith. Je n'ai plus d'eau potable mais je peux passer la nuit dans des conditions confortables. Je n'aurais jamais imaginé pouvoir jouir d'un tel luxe dans un lieu si isolé.

Ce camp, construit par Amadiba Adventures il y a une dizaine d'années au moment du changement politique donnant plus d'autonomie politique aux communautés locales, devait servir de camp de base pour des groupes en transit. Les projets mis en place ont avorté à cause de malversations financières, les fonds disparaissaient et n'ont jamais pu être retrouvés. Une partie des revenus devait bénéficier aux villages dont les chefs se sont montrés cupides. Il en reste ces structures en dur périssables qui ne dureront pas avec le temps.

Je suis réveillé par des gamins, visiteurs réguliers de l'endroit, gardien des chèvres. Ils prennent peur et s'enfuient lorsqu'ils entendent que je suis à l'intérieur. Ma principale préoccupation est de trouver le point d'eau. Je ne peux pas laisser mes sacs sans surveillance. Je sors et remonte en direction des cases. Je foule un terrain filtrant l'eau, espèce de tourbière où je dois faire attention de ne pas me mouiller les pieds. Entre les deux cases les plus proches de mon camp de base où je suis déterminé à passer la nuit, Tembissa descend à la source et vient puiser de l'eau stagnante, filtrée naturellement, pour faire la cuisine. Elle m'invite à la suivre. Je m'exécute. Elle me sort un fauteuil de jardin confortable sans nulle doute "emprunté" au camp avec une poche dans le bras pour recevoir la cannette de bière. Voilà un endroit incongru pour un tel siège ! Son mari travaille à Pietermaritzburg. Elle garde la case et ses trois garçons d'une dizaine d'années. Je suppose que les deux petits pâtres ont du la mettre au courant de ma présence.

Sabonga, un jeune étudiant de seize ans à l'anglais correct venu lui rendre visite, m'amuse avec son côté naïf. Mes réponses le déconcerte. Quand je lui dis que j'aime gober les oeufs, il me réponds: "it gives you a big dick" (selon la croyance pondo, gober un oeuf permet d'avoir un pénis énorme). Quand je lui dis que n'utilise pas de portable et que je ne conduis pas, il me demande : "any disease preventing you ?", il pense que des maladies m'en empêchent. Il a un horaire des marées que lui a laissé un pêcheur. Elle sera basse à 8h55 demain matin.

Après avoir fait connaissance et bu le thé de l'amitié, je remonte quelques cases plus loin et tombe sur Bongo Musa à l'anglais courant. Il est né à Bizana la localité la plus proche située sur la route 61 à quatre heures de transport (25 Rands), preuve que je suis loin de tout endroit civilisé. Il participe à la construction d'un éco village dans lequel un Afrikaner a investi qui comprendra plusieurs cases dont l'une servira pour la cuisine. Il m'affirme qu'il y a un bateau appartenant à son frère enfermé dans l'un des chalets mais je n'ai pas la moindre idée où il se trouve. Je doute qu'il soit dans ceux que j'ai visité. Où alors ?

Ceux qui sont venus et connaissent le Pondoland ne peuvent l'oublier, le cas de pêcheurs qui viennent occuper occasionnellement les chalets et lancer l'appât de ce côté-ci de la Mtentu. Je redescends au camp à la nuit tombée bien que Tembissa a tout préparé, le matelas, les draps et l'oreiller, pour me garder. Je décline l'offre.

Quand j'émerge, mon souci est de savoir quelle est-il. J'ai récupéré et médité une heure. Avant de refaire mon sac, n'ayant pas de montre, je n'ai pas d'autre choix d'allumer l'ordinateur pour lire l'heure. Il est 7h33. Je ne suis pas certain qu'elle soit exacte. J'ai un doute mais le décalage s'il y a ne dépasse pas la demi heure. Je grignote du pain avec du fromage et du beurre d'arachides et bois un fond de bouteille de thé noir préparé la veille. Je n'ai pas le temps de m'amuser et revoir Tembissa avant de tenter la traversée. L'eau n'attend pas. Je descends à la rivière et note le niveau d'eau beaucoup plus faible mais le canal, principal vecteur du courant, est toujours profond. Je le sonde à plusieurs reprises sans succès. Si je n'avais pas le poids des sacs, ce serait jouable mais, dans l'état des choses, ma mission parait impossible.

Je suis rhabillé, prêt à remonter au chalet lorsque j'ai l'idée géniale d'inspecter la rive en peu plus en amont à partir du lit de la rivière. Où se trouve le canoë pour faciliter le passage ? Un sentier remonte sur la colline. Sur un parterre d'herbe, git un vieux pédalo, sorte de planche à voile flottante hors d'usage, qui peut me permettre de poser mes sacs et me laisser flotter d'une rive à l'autre. Je continue mon exploration et découvre à mon grand étonnement un second camp de tentes plus récent et confortable que le premier. J'en reste ébahi. Il y a possibilité d'héberger sur les deux camps une quarantaine de personnes, ce qui n'est pas peu vu l'endroit. Les poubelles sont propres et l'une d'elle, avec des détritus dans le fond, a été utilisée récemment, preuve que des pêcheurs Afrikaner viennent et restent plusieurs nuits. Je ne m'attarde pas. Je n'en ai pas le temps, l'eau remonte. Même si j'ai trouvé le moyen de faire le Grand voyage et de me propulser sur l'autre bord, je dois passer à l'action. Je dois traîner la planche jusqu'au bras d'eau, ce qui me fatigue après mes tentatives de traversée. Je tente le passage avec le sac à main que je dépose dans le creux du siège. Quant aux chaussures, je les attache aux lanières qui m'ont servies à empoigner la planche et la traîner. Je m'allonge de tout mon long, la pousse d'un pied, glisse sur l'eau - trop tard pour reculer - et barbote avec les deux bras pour la pousser et éventuellement corriger sa trajectoire et la redresser. Je n'ai aucun mal à atteindre le but que je me suis fixé. Je fais l'aller-retour deux fois. Je sors de l'eau ma planche salvatrice et la laisse en évidence coincée entre des rochers. Je suis pleinement satisfait de pouvoir continuer. La case aperçue depuis le lit de la rivière hier est vide et fermée à clef, les vitres de la fenêtre brisées et le verre jonchant le sol pavé.

Je pars entre les collines rejoindre les chutes de Hkambati à une demi heure de marche. Je découvre des cascades somptueuses d'une beauté incomparable sur trois niveaux, la dernière en forme de fer à cheval se jetant de la falaise et finissant pratiquement dans l'océan distant d'une centaine de mètres. Un passage à gué scabreux permet le passage des véhicules. Une barrière cadenassée empêche d'y accéder. En remontant le cours d'eau, la végétation très dense, compte une variété de palmier spécifique que l'on trouve seulement ici et sur les rives nord de la Mtentu et la Msikaba, la limite naturelle sud de la réserve. Le sentier aboutit dans une grotte avec une vue cachée sur la seconde chute plus difficilement accessible à pied. Je remarque une seconde grotte à l'étage supérieur avec une passerelle qui y conduit. Je n'ose pas imaginer que des lits de camp y ont été installés. Il me faut du temps avant d'en trouver le chemin qui y mène. Entre les barreaux accolés, des crottes sèches que je nettoie. La vue sur la cascade de cette antre est superbe. Elle mérite le qualificatif de "grotte de Bouddha" (Buddha's cave). Je suis vraiment fortuné de pouvoir connaitre ce genre d'endroit. Je la quitte à contrecœur pour remonter plus haut et traverser la rivière en équilibre sur les rochers qui canalisent l'eau avant sa chute. Je me retrouve de l'autre côté et effectue une balade en boucle en revenant à mon point de départ où je suis arrivé. Je repasse à gué tandis qu'un porte-containeur remonte la côte en direction de Durban d'où je viens. Passage de relais, chassé-croisé, le voyage sur l'eau ou sur terre continue vers la baie de Gwe-gwe à une heure de marche. Les sentiers de randonnée sont convenablement banalisés. Je découvre avec surprise 7 bungalows en toit de chaume sur la rive sud de la rivière Khwanyani. Je parle avec de jeunes volleyeurs dans le lit du cours et remonte vers les cases pour les trouver ouvertes mais vides. Un couple que j'avais remarqué se lève et vient me retrouver. Je demande s'il est possible d'avoir de l'eau chaude pour préparer un thé. Derrick, mon interlocuteur, me raconte l'histoire de la réserve naturelle de Hkambati dont sa famille et son père Tuck présent font partie intégrante. Ils y ont vécu leur jeunesse, en connaissent tous les recoins et y viennent tous les ans. La réservation des chalets doit être faite une année à l'avance au moins.

En 1904, l'église anglicane arracha le droit de propriété d'une bande de terre longeant le littoral pour mettre ne place une ferme d'élevage qui permettrait de nourrir des lépreux et plus tard des tuberculeux. Elle s'étendait sur douze kilomètres, entre la Mtentu et la Msikaba, ce qui correspond à l'actuelle réserve et pénétrait sept kilomètres dans les terres. Le père de Tuck, métayer de la ferme d'état, habitait la résidence, raison pour laquelle le territoire n'a pas de secret pour lui. Avec les progrès de la médecine et les moyens de guérir la lèpre, la mise à l'écart des contingentés n'eut plus de raison d'être. La ferme fut racheté par le département des parcs nationaux à la condition stipulée dans le bail de 1904 que tous les ouvriers soient réemployés. Elle devint réserve naturelle et des agents furent mandatés pour s'occuper de valoriser les séjours dans la réserve et l'autonomiser avec la construction de rondavels.

Lorsque Derrick, après m'avoir gâté de côtelettes d'agneau, me reconduit sur le sentier, j'ai le droit à une haie d'honneur de la part d'un troupeau d'élands venus nous saluer. J'ai à peine quitté l'endroit que je croise sa sœur, son beau-frère et leur gamine qui reviennent de balade. Dans les prairies que je traverse, j'aperçois des bubales rouges curieux et peu farouches et d'autres élands qui gambadent dans l'herbe. Je fais une pause sur un ensemble de rochers détachés du continent, scission causée par une petite chute d'eau dans laquelle je trempe les pieds. J'arrive à la Msikaba à la nuit tombante. Je n'ai pas moyen de la traverser et dois trouver refuge à l'ancienne résidence du médecin-chef Drewe qui occupait le poste auprès des lépreux. Bâtie sur un promontoire, véritable nid d'aigle, elle surplombe la rivière dans un cadre somptueux. Je la remarque depuis la plage mais n'ai pas idée comment y accéder surtout qu'il fait pratiquement nuit. Je suis des traces de pas lourds bien marquées dans le sable qui mène vers l'escarpement. Je découvre un sentier niché entre deux pans de falaise. Je l'emprunte et débouche sur une terrace où une piscine m'attend. Je crois de nouveau rêver. La vue sur l'océan est magnifique. Je fais le tour de la résidence et tombe sur Bayanda, lui-même visiteur. Il me dit d'attendre le gardien de nuit. J'en profite pour me baigner et me décrasser dans la piscine. Je patiente sous la véranda mais des insectes minuscules m'assaillent en masse. Leurs piqures douloureuses me poussent à bouger et aller voir Bayanda. Avec une lampe à acétylène, nous partons à la recherche de Bonan.

Pour rejoindre la réserve, il faut venir de Flagstaff et passer par l'ancien hôpital de la Ste Croix où avaient lieu les admissions avant d'atteindre la barrière d'entrée, à cinq kilomètres de distance. Nous pénétrons le cœur des habitations du personnel médical reconvertis en pavillons de vacances et rencontrons Bonan au détour du chemin. Il m'emmène dans une pièce à un lit, ce qui me suffit pour passer la nuit et écrire car j'étais persuadé que j'aurais de l'électricité ce soir. Derrick a peut-être pensé à m'inviter pour la nuit. J'aurais été ennuyé car je sentais (que je pouvais attraper) le courant. J'en profite après deux nuits sans jus. Je dine des deux sandwiches préparés par Derrick et ronge les côtelettes d'agneau. Une énorme casserole pleine d'une purée froide de maïs et d'haricots est restée sur la plaque chauffante mais je n'y touche pas bien que l'envie me tente. J'ai oublié de demander à Bonan si je pouvais y goûter.

A ma grande surprise, le matin, il veut tout jeter et faire du riz. J'ai le droit à mon assiette de purée. Je transvase le reste et la récupère pour plus tard. Quel dommage que je ne l'ai pas su plus tôt. J'aurais pu partager les côtelettes d'agneau. Je quitte à l'heure appropriée pour profiter de la marée basse (9h29), saluer Bayanda et passer la Msikaba tranquillement de l'eau claire jusqu'à la taille.

Bon Dieu ! Qui a trouvé la clef à tourner le vent ? Je l'ai en face de moi, la première fois que cela m'arrive et signe de pluie et mauvais temps. Bien qu'il soit violent, je saute de rocher en rocher joliment érodés et polis par l'océan comme un nain le ferait sur les doigts repliés d'un géant endormi. Gare au réveil de l'ogre ou aux faux-pas du petit Poucet randonneur et attention à ne pas glisser entre les phalanges et se retrouver avec une entorse ou un pied foulé. Il fait chaud dans la baie de Lambasi, la baie des moules dans le dialecte local et de nouvelles petites chutes d'eau avec de petits bassins appellent à la baignade.

Une résidence qui ne paye pas de mine héberge trois couples des environs de Scottburgh avec lesquels je fais connaissance, l'un dans la plomberie, le second agriculteur et le troisième garagiste. Le cultivateur produit 12 000 tonnes de canne à sucre à l'année vendue 2500 chacune selon la teneur en sucre qui peut varier de 14 à 17% et 75 tonnes de noix de macadamia. L'un d'eux a un gars au Zimbabwe. Il y sont allés en juin et la situation s'est amélioré. Nous passons d'un sujet à l'autre et les heures les plus chaudes passent autour d'une tasse de thé et de biscuits. Leur habitation vétuste dans laquelle fait partie des constructions jugées illicites, construites tandis que la bande côtière faisait partie du Transkei. L'histoire raconte que les terrains étaient cédés par les chefs de village pour une bouteille d'alcool et la construction sauvage se faisait rapidement. Le département dont dépend le littoral de 110 kilomètres qui s'étend depuis la rivière Umtamvuna jusqu'à Port St John dont il est question de faire un parc national surveille et sanctionne sévèrement les implantations illicites en les détruisant et imposant de lourdes amendes. Devant l'avenir incertain de leur demeure, ils investissent juste le nécessaire pour pouvoir y venir et y rester.

Je continue à sauter le long du littoral jusqu'à Port Grosvenor avec le vent de face. Attention à ne pas sombrer comme le bateau qui a donné son nom à l'endroit. En 1782, un galion quitte la côte orientale de l'Inde en route vers l'Angleterre et s'échoue dans la baie. Plusieurs écus d'or lavés et rapportés par les flots sont retrouvés sur la plage. La légende rapporte qu'il transportait le trophée, un paon orné de pierres précieuses, remis à Shah Jahan, architecte du Taj Mahal. La fièvre s'empare des uns et des autres. Un chercheur de trésor sans succès dans sa démarche a l'idée géniale de creuser un tunnel pour atteindre l'épave et remonter les différentes pièces en les treuillant. Ironie du sort, 222 ans plus tard, presque jour pour jour, le China BCC, porte-conteneur surveillé par les Etats-Unis, L'Angleterre et la France et suspecté de transporter des réactifs nucléaires depuis les Caraïbes en direction de la Lybie, s'échoue dans la baie. L'épave gît par morceaux entre les rochers, deux, dont la salle des machines étant plus imposants. J'ai le sentiment d'avoir dépassé Port Grosvenor depuis longtemps et pourtant, je ne vois rien venir excepté un groupe de gens endimanchés qui ont l'air de tenir un conciliabule, debout sur une butte de sable à 600 mètres de l'océan. Sont-ils en train de faire des plans et prévoir de nouvelles constructions ? Je veux leur parler et, après avoir laissé mes sac à terre, je me dirige vers eux. Voilà que la tête de l'hydre, deux hommes en pleine discussion, m'ignore et quitte dans l'autre sens. Je réussis à attraper la queue difficilement et parler avec une femme habillée d'un T-shirt Gucci, de boucles d'oreilles, d'une bague et d'une montre, autant de preuves d'opulence. Si je me fais attaquer avec mes chaussures éclatées, mon sac à dos déchiré tout comme l'est mon pantalon, mon agresseur risque la déception tandis qu'il décrochera le gros lot avec cette proie toute désignée. Le petit groupe derrière n'a pas vraiment envie de me parler mais elle s'auto-désigne pour répondre à mes interrogations. Ses réponses ne laissent pas paraître le moindre sentiment d'amabilité et sont sèches et courtes comme si elle n'avait pas envie de communiquer ou pour abréger la relation. Je lui demande l'heure "18h05". Elle me lance "7 kilomètres vous séparent du prochain camp" avant de me tourner le dos sans que j'ai le temps de m'informer d'où venait le groupe. Elle ne doit pas ignorer que parcourir 7 km dans un tel décor nécessite deux heures.

J'atteins "Goss point" et l'embouchure d'une rivière, dont je n'ai pas connaissance, au bord de laquelle je fais face à un véritable palace, une résidence somptueuse digne d'un émir saoudien, une maison couverte de chaume aux multiples pièces et chambres luxueuses, une suite princière en forme de pétale de fleur de lotus inimaginable dans un tel lieu naturel qui représente un entretien exigeant et un cout prohibitif. Elle a servi à abriter les vacances de Noel 2005 du couple présidentiel Thabo Mbeki et appartient à Piet Goss, richissime personnage influent dans les affaires et directeur du complexe hôtelier d'Umngazi, dont le cap porte son nom. Son père a commencé avec une quincaillerie à Lusikisiki et son fils, plus opportuniste, a mis les bouchées doubles et saisit les opportunités qui se présentaient à lui et est devenu riche comme Crésus. Je suis tombé sur le nid douillet du groupe rencontré il y a une demi heure. Je me demandais où pouvaient-ils rester vu que je n'avais pas idée de l'existence de cette "mansion". Une rondavel ordinaire ne pouvait pas suffire à de tels bourgeois. La rivière est visiblement trop profonde pour que je puisse la passer. Je ne veux pas me retrouver nez-à-nez avec eux une nouvelle fois, vivre un cauchemar et avoir à débattre où passer la nuit vu qu'il n'y a pas d'autre endroit hormis quelques rondavels adjacentes dont l'une sert de cuisine et les diverses dépendances pour le matériel d'entretien. Hélant le personnel de réception sans voir arriver personne, je pénètre dans l'antre - je me souviens de celui qualifié de "grotte du Bouddha" totalement démuni de toute artifice en opposition complète avec celui que je visionne - rempli de beaux livres, de lits de rêve à la literie brodée, de tables, de canapés et fauteuils de bois exotiques, de tentures, de drapés et rideaux immaculés. Je suis ébahi devant de luxe. Les pièces, en enfilade dessinant un octogone, sont concentrées autour d'un jardin, patio à ciel ouvert. Je poursuis mon enquête vers un couloir couvert qui relie le salon à la cuisine et tombe sur deux serveuses corpulentes, l'allure de matrones, des physiques de munichoises à la fête de la bière "oktoberfest" capables de servir 6 à 8 bocks à la fois, transposées en Afrique Australe. Elles me montrent la sortie avant que je ne récupère mes deux sacs laissés à l'entrée et m'introduisent auprès du cuisinier dans un rondavel qui dispose de la TV. Il m'emmène loin derrière les bâtiments et descendons ensemble à la rivière que la propriété domine avant de la remonter en amont et parvenir à un passage à gué. Le cuisinier met du temps à quitter les lieux. Je veux me dénuder et baigner quelques minutes dans l'eau, y goûter et éliminer la fatigue d'une journée chaude. Refroidir le corps et le nettoyer de sa sueur avant de tomber dans les bras de Morphée. Il me reste pourtant une bonne heure de marche pour atteindre mon point de chute.

Une autre surprise m'attend. Le paysage change totalement. Les décors sont ceux d'un autre film. Là, où la côte n'était qu'une succession de roches tabulaires, de pitons joliment érodés et polis ou d'aiguilles plus agressives, je fais face à des pâturages ondulants par monts et par vaux. Cela complique sérieusement l'itinéraire. Où le plat pays - la frange du littoral plat - m'incitait à avancer à la vitesse que je voulais, je suis maintenant dépendant du terrain plus accentué où paissent des troupeaux de bêtes à cornes, bœufs pour la boucherie et vaches allaitantes surveillés par des pâtres. Quand les autochtones ne gardent pas les bovins, ils prennent soin des humains et sont à leur service. Leurs rôles sont interchangeables. Ils ont d'autant plus de mérite à travailler avec la gent animale qu'avec le genre humain toujours en train de les conspuer. Je n'ai plus d'aperçu sur le littoral puisque je le domine. Il est à mes pieds et je le piétine. Les collines finissent dans l'eau. Le seul point commun est la couleur dominante de l'herbe, le vert dont je suis entouré et me donne une lueur d'espoir de voir la lumière ce soir. J'arrive à la nuit tombée et bute sur Bafundi qui m'emmène voir Piet, son père qui m'accorde l'hospitalité dans une chambre de deux beaux lits rapprochés. Dans le couloir de l'entrée du pavillon où trône un canapé contre le mur et des fauteuils, les femmes ont été à la pêche aux moules, les décoquillent et les font sécher sur la table. L'ambiance de luxe de qualité bon marché qui règne dans la maison n'est pas sans me rappeler celui d'une récemment visité. Je ne peux me retenir de goûter les bivalves avant de rejoindre ma chambre "de luxe". Avec gourmandise et délectation, je m'en empiffre au risque de me rendre malade. Les locaux en ont tous les jours au menu ainsi que les écrevisses dont la saison est ouverte du début mars jusqu'à la fin octobre. Piet, l'esprit ouvert et cultivé parle l'anglais, l'afrikans et le xhosa. Il joue le rôle de coordinateur et veille au bon déroulement du séjour des familles afrikans qui viennent louer les maisons pendant les vacances du nouvel an et à Pâques. Au réveil, je ne m'attends pas à ce qu'il vienne avec un demi litre de lait chaud et de la ricorée. Nous réchauffons et consommons le pap avec des moules et des chapeaux avant que je ne m'éloigne pour traverser le fleuve. Cette rivière Lu-Patthana comme les enseignements supérieurs du Bouddha "abhidhamma" renferme un chapitre de son cours sur les conditionnalités "patthana", les événements insignifiants de la vie qui s'articulent les uns avec les autres et inter réagissent notre vie quotidienne comme dans un fondu-enchaîné ou les pages d'un livre que l'on tourne ou bien les paysages se succédant les uns aux autres comme je viens de le vivre, ce qui ne se fait pas sans phénomène subtil caché ou à peine perceptible.

Je continue d'une traite jusqu'à la cascade bluff qui se jette littéralement dans l'océan. Elle est visible seulement de la plage. Les points de vue sont différents à chaque niveau de la falaise selon que l'on voisine avec le rez-de-chaussée ou s'arrête à l'un des étages. La vue depuis la terrace et les piscines au-dessus de tout n'autorise pas la vue sur la chute mais permettent de traverser la rivière avant qu'elle ne fasse le grand plongeon et le passage à gué de se croire dans un paysage alpin de Suisse valais sauf que les vaches n'ont pas les cloches aux cous.

Avec le terrain vallonné et les vastes zones de pâturage, je ne vais peut-être plus autant mouiller mon pantalon qui tient presque debout à cause du sel marin. Des traces de poudre blanche sur un jeu de jambes noires comme si la voie lactée était descendue à mes pieds. J'ai l'occasion de pouvoir gommer cela et repartir avec un bon fond de culotte et des chaussettes propres. Je ne me gène pas. Je me déshabille, lave et attends que mes effets soient secs avant de les renfiler. Je patiente en grignotant. Une heure d'attente suffit avant que je puisse me rhabiller et continuer vers Mbotyi, la première grande communauté digne de ce nom, une petite ville à elle seule. Je l'atteins éreinté en cours d'après midi en bout de course après des détours à l'intérieur des terres qui ne m'indisposent pas puisque le paysage accidenté me réjouit mais les montagnes russes finissent par fatiguer. Je doute et voilà qu'un troupeau apparait caché par le chapeau du mamelon suivi de son gardien. Il me renseigne en m'indiquant du bras le détour annoncé auquel je n'arrivais à me faire à l'idée. Je traverse une petite nappe d'eau cachée parmi les roseaux qui s'écoule tranquillement et respire la sérénité. Qu'il fait bon s'y asseoir et contempler la fuite du temps sans qu'elle nous obsède. Les flèches indiquant le sentier à suivre sont rares. Il faut les chercher parmi les morceaux de roches noires et de terrains crayeux, ce qui fait qu'au final le sentier se définit en noir et blanc avec un chapeau d'âne vert qui le surmonte et le protège des éboulements intempestifs.

Après une longue course qui me parait interminable et une fin dont la chute est vertigineuse, je descends sur la plage des coquillages (shelly beach), la traverse et remonte sur la route sur l'autre versant en pénétrant dans le jardin de Phulma Sigosa (tél: 0743708787) qui loue à l'occasion sa maison aux familles ou groupes. Je remplis son livre d'or tandis que le temps s'assombrit dehors. Je n'y prends pas garde mais la visibilité dans la baie n'est plus celle qu'elle était il y a une demi heure. Elle me fait goûter à sa bière de maïs de fabrication artisanale entre deux tasses de thé et voilà que ma vue se trouble encore plus. Il est 16h00. Il se met à pleuvoir et flotter méchant sur la baie qui disparait de mon panorama. Je suis à table, assis sur un banc à l'intérieur, en train d'écrire alors que Phulma hache menu des feuilles de potiron et a préparé une salade de tomates. Elle m'attend à ce que je reste pour la nuit. Je suis pris au piège et ne peux m'échapper comme retenu avec un fil à la patte. Inutile d''insister, je jette l'éponge. Son amant plus jeune qu'elle (49 ans) mais qui parait un vieil homme, attend dans la case-cuisine en sirotant la bière artisanale avant de passer à celle en bouteille. Il est atteint de douleurs chroniques et je lui donne deux antalgiques. Il n'en fait qu'à sa tête et ne prend qu'un seul cachet (500 mg) alors qu'il n'hésite pas doubler le nombre de bouteilles d'alcool. Il est marié et a un enfant de sa femme avec laquelle il reste et une fille de treize ans avec Phulma. Il lui tient davantage compagnie et assure une présence lorsqu'elle doit s'éloigner de Mbotyi.

En Afrique du sud, si vous quittez votre "chez-soi" sans personne à vue pour le surveiller, vous pouvez être certain que des visiteurs indélicats viendront faire leur collecte, que vous soyez afrikaner ou natif, réalité dont il faut tenir compte.

Alors qu'il pleut et vente abondamment, une voile sort de la brume à courte distance de la plage et s'évapore après un quart d'heure de visibilité comme celui d'une mariée entrevue derrière le rideau d'une chute d'eau. Je suis prêt à aller accueillir les occupants au cas où ils aborderaient et mettraient pied à terre. Je le pense en difficultés à cause de la météo. Il n'y a pas moyen de venir choir sur le sable, la côte étant trop déchiqueté. Vu de mon promontoire, la disposition des récifs parlent d'eux-mêmes et ne laissent planer aucun doute quant à leur caractère agressif et leur dangerosité. Des Européens à la barre qui viennent de passer le cap de Bonne-Espérance et sont en train de remonter vers la côte du Mozambique ? Une belle image de voyage qui passe avant de partager le souper et se séparer.

Mbotyi, un concentré de hameaux raccordés par des sentiers, est très étendue et dotée d'une vue qui porte par delà les collines comme le centre d'un filet de pêche où les cases multi couleurs seraient les points de couture qui tiendraient les mailles du filet. Des points de convergence que l'on peut comparer à des têtes d'épingle enfoncées dans l'hérisson en mousse verdoyant d'une couturière. Je dois faire un détour par le pont et croise Zolani qui arrive de Lusikisiki et s'arrête à l'entrée de la bourgade pour m'emmener. Il me laisse au départ de la piste vers Port St John avec un chocolat et un pain de mie dans les bras. Comme j'ai beaucoup marché par monts et par vaux, je doute qu'il y ait un sentier qui parte de la plage et emprunte la piste détrempée non praticable, la déclivité étant trop importante. Cette piste de construction récente domine le littoral mais ne mène nulle part. Je m'en rends compte après plusieurs kilomètres de dénivellations imposantes. Le sentier passait par le littoral. Je n'ai qu'à m'en prendre qu'à moi-même de ne pas avoir osé m'aventurer et pris l'initiative d'aller jusqu'à la plage. Je voulais quitter Mbotyi au plus pressé et je me retrouve maintenant sur une voie qui s'est rétréci de moitié et finit en sentier courant entre les herbes jusqu'à deux rondavels. Je monte sur la colline et jette un coup d'œil à l'horizon sur les toits lointains éparpillés dans la nature. Je m'enfonce dans une prairie bourrée d'épineux et délimitée par des fourrés infranchissables. Je dois m'y coller si je veux tracer mon chemin. Je suis sous le couvert végétal abattant chaque branche morte obstruant ma percée. Je suis plus délicat avec les épineux que j'épargne et écarte de deux doigts avant qu'ils ne se referment sur mon passage. Le rideau est tiré. La scène un peu longuette se répète et va durer deux heures. Je transpire à grosses gouttes et manque d'eau. Je choisis de descendre un versant qui me porte vers le littoral. Au fond du val embroussaillé, une rivière, vers laquelle je tends, court. A première vue, je vais y accéder par un réservoir d'eau naturel. Je suspecte des parois rocheuses impassables de part et d'autres. Les deux pieds dans le cours en contrebas de la poche d'eau, je me restaure et reprends des forces. Je n'ai plus qu'à suivre le courant qui va forcément se jeter dans l'océan. Déchaussé pour plus de commodités, le voyage vers l'océan va me prendre quelques heures d'épuisement. Avancer à l'aveuglette et suivre les méandres du cours n'est pas une partie de plaisir. Marcher et sauter de roche en roche finit par se révéler dangereux à cause de la fatigue tout comme casser les branches d'un arbre mort pour ouvrir une fenêtre requiert de l'énergie. Après quatre à cinq heures de progression régulière, je viens de rechausser et longe la rivière Mzimpunzi en forme de bassin de rétention sur une cinquantaine de mètres. Sur ma droite, je devine un sentier couvert, longtemps inutilisé, obstrué par le monde végétal, à peine perceptible qui court en forêt, perpendiculaire à la rivière et remonte dans les collines. Il la croise. L'autre côté se rapprochant de Mbotyi que je ne veux pas revoir, après déduction, je choisis de retrouver le bord sur lequel j'ai mis pied et l'explorer. Suite à la partie boisée, je débouche sur une prairie et la traverse pour enchainer avec deux autres et au bout du compte, finir en bout de champ avec une vue sur un paysage de jungle à l'infini. Il se met à pleuvoir. Je m'abrite mais n'ai plus guère le temps de m'amuser si je veux être rentré à la maison ce soir, ce dont je ne doute pas. Il n'y aucune case visible à l'horizon. Continuer serait m'assurer une nuit à dormir - rester - dehors. Je dois faire demi tour.

Il m'a fallu plus d'une heure pour accéder à l'endroit où je suis. Sans perdre de temps, je fais le retour en vingt minutes jusqu'à la Mzimpunzi et croise un crabe qui se fait petit sous ma semelle. Je n'ai pas l'intention de le tuer. Le fait d'hésiter lui donne le temps et une chance de filer. Aucun regret. Je poursuis vers l'aval et ne laisse aucune chance au prochain. Je l'estourbis d'un coup de chaussure. Il en perd une pince. Je le mets dans le sac à main dans ma casquette. Le ciel chargé de pluie s'assombrit. Le chemin vers la plage est long et l'océan loin même si le ressac est perceptible. Je sors rapidement de la forêt et continue à travers des herbages. Il me faut plus d'une heure de marche pour croiser les premières vaches et voir les cases. J'arrive sur le sable dans lequel le cours d'eau perd de sa force et le S qu'il forme en se jetant dans l'océan me rend confus. Il est absolument identique à celui croisé hier. Là où je m'apprête à passer à gué, j'ai l'impression de revoir le courant de la veille. Je suis perturbé. Je ne peux pas avoir dépassé Mbotyi sans m'en rendre compte.

En levant la tête, je vois un regroupement de cases, les unes aux murs jaunes et les autres roses. Un peu plus haut, la route empruntée ce matin à la sortie de Mbotyi et le point de vue d'où j'ai pris une photo de la plage sur laquelle je me retrouve ce soir. J'ai marché douze heures non-stop pour me retrouver presque à mon point de départ. J'en suis fort désolé et surtout dépité. J'avise une fermette dans ses murs mais dégoûté, je préfère aller de l'avant bien qu'il se fasse tard. Un type en bottes, un objet long à la main que je prends pour un fusil, remonte la colline et marque une pause pour me considérer. Je dépasse la plage sauvage et risque de me retrouver le bec dans l'eau si je continue. Un peu de jugeote si je veux trouver un toit avec le temps déplorable qu'il fait. Je fais demi tour et l'appelle. Il m'attend et nous rejoignons ensemble les deux cases en haut du versant. Il tenait à la main un parapluie et une machette. Un vieil homme, quatre femmes dont deux jeunes et huit enfants sont regroupés autour du foyer. Est-ce dire que chacun des deux hommes est polygame et a deux femmes et quatre enfants ? Ils paraissent vivre dans la plus totale misère et complètement démunis bien qu'ils soient habillés et me proposent un café. Je suis trempé jusqu'aux os et apprécie m'asseoir près du feu. J'ai gagné mon pari d'être abrité pour la nuit mais elle risque de ne pas être de tout repos à cause des nourrissons qui font réclamer leur quota de lait. Quand j'emprunte la lampe dont ils se servent, éminemment puissante au rayon de lumière très concentré, quelle n'est pas ma surprise d'avoir en main un téléphone portable multi fonction. Pourquoi ne pas utiliser cette possibilité ? Il fallait y penser ou en avoir besoin.

Après l'avoir recherché dans mon sac, je sors le crabe de mon chapeau sous les sourires de l'assemblée et le glisse sur les braises incandescentes. Quand il est prêt, je propose à la ronde de partager les pattes mais tout le monde s'abstient même les enfants que je pensais friands de cette petite spécialité. Est-ce qu'ils refusent par politesse ? Je n'ai pas la réponse. Certaines carbonisées craquent sous la dent. Je mets trois quart d'heure à manger le crustacé dont rien n'est laissé avant de recevoir une assiette d'un brouet solide dont les ingrédients sont indéterminables, un pavé qui reste sur l'estomac. Je me retire, le pantalon encore mouillé, dans la case où le lit m'a été réservé malgré mes récriminations pour dormir sur un matelas à même le sol. Je sais que rien ne va les faire changer d'avis mais plutôt les contrarier. Je m'allonge sur la plateforme surélevée et observe le petit monde s'installer et s'éteindre doucement. Les deux jeunes femmes sont présentes, chacune responsable d'un nouveau-né ainsi que mon hôte fluet, une véritable carpe, car il ne parle pas et très effacé. Un an après le mariage, le fils peut prétendre à sa propre case construite sur la concession familiale. Les délais d'attente se réduisent à l'heure actuelle et la belle-fille exige de plus en plus, dès son installation dans la belle-famille, d'emménager dans une case indépendante. Une bougie et des allumettes près de l'oreiller, l'une des deux jeunes femmes plus énergique assume une part prépondérante de responsabilité au niveau du groupe familial. Elle est au four et au moulin et prends toutes les initiatives. Je ne suis pas à l'aise dans mon pantalon humide. Le maillot de bain étant mouillé, je dois le garder sur les fesses. Entre l'inconfort qui en résulte et les pleurs des bébés, je ne passe pas la meilleure des mes nuits depuis que j'ai quitté Port Edward. J'en suis à ma troisième nuit écourtée où je n'ai pas ma dose de sommeil suffisante pour me reconstituer énergétiquement et pouvoir assurer l'effort entrepris. Je me dis que je serai demain matin très tôt sur le chemin pour une longue journée de marche mais dans quel état de fraicheur ?

Avec de l'eau chaude, je prépare du café soluble que j'offre aux adultes. Il finit entre les mains des enfants. La famille a quelques vaches dont le lait sert à préparer le petit-déjeuner. Ces derniers 24h00 ne sont pas sans laisser de profondes séquelles au niveau fatigue. J'ai plus donné physiquement en une seule journée de descente sauvage en rivière qu'en une journée de marche régulière. Je longe littéralement l'espace littoral déchiqueté dans sa plus grande partie et surplombe les plages de rochers noires où les locaux ramassent les moules et fouillent les recoins et dessous rocailleux à la recherche d'écrevisses bien que la saison ne soit pas ouverte. Je suis à une courte distance de Mantegu quand je rencontre Alex, une canne à pêche à la main qui fait partie du ministère de l'environnement. A tous les écouter, ils sont employés ou commissionnés par un organisme ou un département quelconque auxquels ils se réfèrent comme si leur position leur apportait plus de poids et leur conférait un statut qui leur donne une reconnaissance. Dommage que nous ne nous sommes pas rencontrés à la nuit, j'aurais aimé échanger plus avec lui. Des jeunes filles vêtues de T-shirt et short laissant rebondir leurs formes nous dépassent en route vers la pêche aux moules, l'activité quotidienne. Je rattrape la lagune formée par la rivière Mzintlava dans laquelle vivrait un monstre avec la tête d'un poisson et le corps d'un cheval dont je ne vois nulle trace.

Le gardien du camp des Drifters, auquel je m'adresse pour recevoir des infos sur le passage à gué, feint de m'ignorer. Il me montre vaguement l'endroit où traverser et quitte la plage. Je contourne le camp avant d'entrer finalement par une barrière et aller le voir. Il n'y plus d'électricité solaire disponible - le commutateur accessible à partir du village distant d'un kilomètre ayant été tourné - mais j'ai moyen de réchauffer un fricot d'haricot mélangé avec du riz et faire du thé. La chaleur ambiante et la fatigue aidant, je m'endors sans m'en rendre compte sur mon duvet dans la salle de restauration près du bar, véritable tête de pont et point d'observation avec une vue dégagée sur l'estuaire et les collines avoisinantes à cause de sa position dominante. Lorsque je me réveille vers 16h00, je dois me rendre à l'évidence, j'ai dormi, ce dont j'avais besoin. L'agence les Drifters gère trois camps - Lupatana, Mzintlava et Mntafufu - dont une partie des bénéfices est reversée aux communautés locales. Les cabines impeccables de deux personnes identiques à celles du camp de la rivière Mtentu sont louées 270 Rands par personne par jour (presque 25 euros/pers/jour). Avant de quitter le camp, je remercie Alex de m'avoir permis de faire une pause et repars sur la plage.

Le paysage de collines couvertes de végétation luxuriante alterne avec les plages désertes où une rondavel en piteux état sur l'une puis trois maisons délabrées sans toit sur la suivante font acte de présence sans nulle personne à bord pour les surveiller. Une dernière plage au bout de laquelle je devine la rivière Mntafufu impassable à l'heure actuelle. Je suis coincé sur cette rive et je n'ai pas vu âme qui vive depuis que j'ai quitté Alex. Je lui ai demandé s'il y avait une autre rivière importante avant d'arriver à Mbotyi mais il m'a répondu qu'il n'y était jamais allé à pied par la plage, ce qui m'a surpris. Comment lui, le natif de Mantegu, responsable du camp, n'est-il pas capable d'informer les visiteurs ? Cela fait partie de sa tâche. Je contourne la dune et aperçois plusieurs bateaux de plaisance, principalement de petites barques, au mouillage ou attachées à un ponton. Je m'en approche et une allée parallèle au cordon de dunes rentre à l'intérieur des terres. Je la suis pour découvrir plusieurs résidences mitoyennes inoccupées dont la dernière retient mon attention à cause de sa véranda bien protégée. J'y élis domicile pour la nuit en étalant mon duvet sur la moquette tandis qu'au réveil, je change de domaine. Une autre véranda chez Dave et Bev(erly) mieux achalandé dispose d'une gazinière à gaz où je peux préparer du thé à volonté. Je remplis une cruche en émail au réservoir d'eau de pluie situé à l'autre bout de la maison avant de me rendre compte que des bouteilles remplies d'eau sont disposées dans l'herbe tout autour de la propriété. Je m'interroge sur l'efficacité de ce système de sécurité. Une fois que le maraudeur est entré dans l'œil du cyclone, est-ce que la poisse ou la malchance ne va pas le quitter ? Je dois attendre l'irruption de la vieille servante vers 9h20 pour comprendre que ce n'est qu'un moyen de délimiter le terrain en dehors duquel les chiens sont autorisés à se lâcher, pisser et chier. Ouf ! je ne suis pas visé et en rentre pas dans la cadre des animaux à quatre pattes. La maison appartient à un couple, Dave, grand pêcheur devant l'éternel avec ses prises en photo sur le mur et Beverly, sirène heureuse d'avoir rencontré son homme-poisson. Des morceaux de bambou attachés à une ficelle chantent lorsque le vent s'y frotte et les effleurent tandis que des sachets de thé laissés à sécher retiennent mon attention avant de quitter pour attraper la marée basse.

La traversée de la Mntafufu ne s'avère pas une partie de plaisir. Si je dois toutes les classifier au vu des difficultés, elle vient en seconde position après celle de la Mtentu. Je la traverse avec une heure d'avance (10h30) sur l'heure de la marée basse (11h27). Bien campé sur mes deux jambes, de l'eau à hauteur du maillot de bain, le courant fort me fait vaciller surtout quand le sable a tendance à se dérober sous mes pieds. Tel un petit rat, j'évolue sur la pointe des pieds, posant délicatement l'un après l'autre, pour m'assurer d'être toujours sur une base sablonneuse qui puisse supporter mon poids et celui de mon sac. La traversée, le sac à la main, se fait sans difficulté. Je tate le terrain plus près de l'embouchure. L'idée est convaincante, renforcée par du sable plus ferme et un niveau d'eau plus bas. Mon second passage n'est pas comparable avec le premier. Les trois-quarts du bras d'eau derrière moi, je sens le sable se mouvoir et glisser sous ma voute plantaire quoi que je fasse et où que je pose le pied. Je tente, nécessairement à contre-sens, de remonter le cours au niveau de l'endroit de mon premier passage à gué. Je m'aperçois de mon erreur, lutter contre la force de l'eau engendre de la fatigue inutile. Je me repositionne en parallèle vis-à-vis du courant et décide de toucher le bord en avançant à tâtons légèrement vers l'aval. Il me reste trois mètres à parcourir et l'essai est vite transformé. Il ne faut jamais vendre la peau de l'ours avant de l'avoir saisi. Un passage à gué ne ressemble pas à un autre, ni un second au premier. Toujours être sur ses gardes, porter l'attention et être dans le moment présent. Rien n'est gagné de prime abord. Bien que son niveau d'eau était faible, la Mntafufu est la seule rivière où j'ai pu sentir la force du courant m'entrainer vers l'océan. Je n'avais même pas vu hier soir entre les deux collines le troisième campement des Drifters semblable à celui de Mantegu. Je contourne la colline le cachant et le laisse sur ma droite pour retrouver la plage ventée de rochers éparpillés.

Une jeune xhosa dont l'étymologie signifie "peuple rouge", vient s'asseoir à mes côtés et discuter un brin, limité par son anglais. Les Xhosa tirent leur nom de l'ocre rouge ou orangée dont ils s'enduisent le visage comme cette jeune employée du ministère des ressources halieutiques, la réglette à la main mesurant la taille autorisée des espèces piscicoles endémiques. Je poursuis et retrouve à flanc de colline les flèches bien dessinées et régulièrement signalées des sentiers de l'Amapondo et de l'Amadiba, noms donnés à ces circuits pédestres d'après ceux des communautés locales. Très rapidement, ce ne sont plus des collines qui font le dos rond comme les chats, appellent aux caresses et à la contemplation mais je me retrouve à longer une falaise bien réelle avec des à-pics impressionnants. A mes pieds, une plage de rochers mortels vu la hauteur à laquelle je marche. Le vent puissant essaye de me jouer des tours et de me décrocher de mon antre sans compter le petit-déjeuner léger et la fatigue latente qui ralentissent et amoindrissent mes mouvements. Avis aux amateurs d'émotions fortes et les personnes sensibles au vertige mieux vaut s'abstenir.

Profondément découpée, je trouve néanmoins une ouverture dans la roche à la fin d'une petite plage pour déféquer. Ma commission faite, accroupi, maillot de bain et pantalon descendus sur les chevilles, je calcule mal le retour de la vague qui risque de me mouiller jusqu'à la ceinture. La tête en avant, les bras devant cherchant la fuite, je me ramasse à l'ultime moment devant la marée d'écume venue me lécher les bottes. Des gouttes ont rafraichies et arrosées mes parties intimes mais je ne suis pas trempé et ai évité la douche rectale à l'eau salée. Je me relève et remonte le sentier qui s'élève de nouveau.

Je revois sur toutes ces petites plages depuis le début de mon parcours, du bétail, des bovins ou des caprins peu craintifs qui, pour une raison inexplicable, aiment s'y retrouver et paresser l'air hagard. Les vaches n'ont rien à se mettre sous la dent et l'eau, élément vital et essentiel, se trouve à l'intérieur des terres, la proximité de l'océan rendant l'eau des estuaires salée et insalubre. Quelle explication à cela ? Aucune sinon qu'elles ont peut-être abusé de "l'herbe du bonheur" et que cela constitue une façon de décrocher de leur addiction.

Magnifiques cathédrales et pointes d'aiguilles se succèdent avec des passages en altitude d'un niveau à l'autre parfois délicat. Je colle au plus près de la côte et j'ai besoin de mes deux mains et de mes pieds pour franchir un aplomb. La marée est descendante et le vent indécrottable me pousse dans le bon sens. Si je devais faire le parcours dans l'autre sens, cela augmenterait les difficultés. Excepté quand je suis arrivé à Mbotyi avec le vent de face, je l'ai eu deux jours dans le dos. Le ciel a été couvert pendant deux jours et j'ai goûté à la pluie à deux reprises sur la côte sauvage. Les étés sur la côte sauvage peuvent être violents, torrides et ponctués d'orages dévastateurs, ce qui augment le risque d'avaries et d'échouages sans compter le courant du Mozambique qui aurait tendance à rapprocher de la côte tout objet immergé y compris les bateaux étourdis. Au lieu de côte sauvage, elle pourrait s'appeler la "côte des épaves".

Le dernier à-pic n'est pas facile à appréhender avant une longue galopée du désert où les grains de sable s'envolent balayés en même temps que la plage nettoyée de tous corps étranger. Je pése mes mots mais comme si je suis en trop et sommé de quitter l'endroit illico presto, je suis poussé vers la sortie pour laisser la nature inviolée et intacte. Nulle trace de pas imprimée dans le sable d'or derrière moi. Le vent efface tout comme l'éponge sur le tableau. Je ne peux pas reculer mais avancer seulement avec ce vent violent qui me fouette le visage si je me prends à lézarder et contempler la mer de profil. Au bout du tapis ensablé, je tombe sur le lieu-dit "Poenskop" où trois nettoyeurs de la zone protégée écologiquement sont allongés près d'une poubelle. Là, où il y a des plages, je les vois toujours prendre du bon temps en groupe, le farniente étant visiblement l'une des activités principales de beaucoup d'autochtones. Ils essayent souvent de me taper une cigarette n'ayant pas à l'esprit qu'un randonneur ne fume certainement pas. Le plus âgé avec sa machette, qui vient de les rejoindre, me devançait de peu depuis l'autre baie. Il m'avait remarqué depuis les rochers, qu'il chatouillait de sa lame, à la recherche d'écrevisses. Je l'ai rattrapé après ma descente intrépide et lui ai demandé combien il me restait d'heures à marcher avant d'atteindre Port St John. "Deux heures" m'a-t-il répondu. Je ne suis pas prêt d'arriver s'ils me répètent tous, "deux heures" les uns après les autres. De quoi se décourager, la fatigue y étant pour quelque chose.

A la fin de la plage, je touche au sublime avec le décor naturel d'un merveilleux indicible dont je jouis. Je passe le cap, véritable avancée dans l'océan et me retrouve dans le Kerry (Irlande) avec des moutons au lainage encrassé loin des blancs moutons de la verte Erin. Se sont-ils roulés dans la boue pour pallier les effets dévastateurs du soleil ou par effet de mimétisme ? Me faisant face, des collines rasées par les tondeuses ovines s'ouvrent en V renversé entre une piste qui remonte depuis le promontoire et la côte plus rugueuse et ventée que jamais. Trois mamelons imposants en file indienne ondulent et font preuve d'une déclivité importante avant de se jeter dans l'océan comme rongés sur un flanc par un monstre marin affamé ou en colère qui leur aurait donné un coup de dent et les auraient entamés. Je suis redescendu au niveau de l'eau, comme si je n'étais pas assez fatigué, pour mieux les jauger et les confronter. En montant le versant abrupte dominant l'aplomb qui donne sur la côte découpée, je pense qu'il serait facile avec le vent violent qui me porte, de chuter et de rebondir plusieurs fois avant de m'échoir les bras en croix entre les rochers. Je ne donnerai pas cher de ma peau. Je suis juste conscient de l'éventualité. Ne pas se dire "ça n'arrive qu'aux autres". Il est plus facile de flancher quand le corps est las de marcher et le dos fatigué de porter la charge. Je peine comme une bête de somme. Je pense à faire une pause d'une journée voir plus à PSJ et me dis que ça suffit peut-être avec cette première étape, au cas où je trouverai une voiture qui veuille bien m'emmener. Je suis conscient de finir en apothéose avec les dernières vues sauvages presque aériennes de la côte, un spectacle naturel qui appelle à la contemplation. L'apocalypse est proche, la fatigue venant à bout de mes ressources. Voir Port St John et mourir...

Ayant surmonté le premier mamelon, je glisse sur le côté pour contourner l'à-pic et continuer ma progression. Je décide de rester concentré sur le mouvement de mes pieds pour surmonter la lassitude et la douleur qui en émane. La conscience plus puissante que la matière peut la manipuler et en abuser à sa guise même si la seconde n'est ni aux commandes, ni possédée par la première car l'esprit et la matière sont distincts. Si les deux étaient liées, la conscience arrêterait le vieillissement tant honni par les humains et empêcherait la maladie. A-t-on jamais vu quelqu'un dire "je ne veux plus vieillir" ou "je ne veux plus être malade". Le changement, ce qui nait, vit et meurt, est inéluctable. Revenons à nos moutons et mes pieds. Je marche doucement et note mentalement le mouvement de chaque chaussure lorsqu'elles se soulèvent l'une après l'autre tout comme je labelle le fait de pousser le pied en l'air et de le poser. Comme dans un dessin animé constitué d'une infinitude de figures superposées, je décompose le pas en trois étapes courtes - lever, pousser, poser - dont je prends pleinement conscience. A partir du moment où je suis totalement concentré sur mes galoches, la fatigue est évacuée, la douleur n'est plus dominante, je peux pousser fort sur les guiboles ignorant les récriminations de mon corps éreinté. Etre à l'écoute de son corps est nécessaire mais nous nous berçons trop souvent de fausses illusions et imaginons des bobos imaginaires, ce qui nous freine dans la vie quotidienne. Je lui donnerai du repos, ce dont il a tant besoin, plus tard. L'heure est à la marche méditative.

J'écrase les sommités qui se dressent devant moi et les avale avec une puissance déconcertante. Rien ne peut m'arrêter. Je croise la piste que je laisse sur ma droite avant de bifurquer et piquer vers la "terrace Agate", nom laissé par les Portugais à ce long ruban ensablé éventé et cuisant sous le cagnard. Au fur et à mesure que je progresse, Eole qui m'accompagne depuis ce matin, me poussant et m'enveloppant dans son manteau, soulève des nuages de grains de sable et donne l'impression de vouloir éradiquer et éliminer la terrace de toutes ses impuretés en la débarrassant de ses grains. Il la brosse violement. Je suis le corps étranger qu'il veut dissoudre. J'avise un groupe de maisons blanches cachées derrière les dunes parmi les acacias. Je les rejoins et seules, les deux dernières, sont habitées. James est assis sur le balcon de la petite maison et m'invite à m'asseoir. Je lui explique que j'ai besoin de faire une pause à cause de la chaleur. Il n'a pas idée de l'heure qu'il est. Son visage abimé le fait paraitre beaucoup plus âgé que sa jeune femme à moins qu'il n'en ait eu successivement plusieurs et que celle-ci soit sa dernière conquête. Les familles recomposées sont monnaie courante en Afrique du Sud. Les gens vivent à la colle et les couples se font et se défont au gré des rencontres et des attirances sexuelles.

Le président Jacob Zuma vient de marier sa cinquième femme, en réalité sa troisième car il a divorcé la seconde et l'une est décédée. Les hommes quittent femme et enfants pour aller vivre avec une autre partenaire et certaines femmes préfèrent la vie de mère célibataire à celle de couple. L'institution du mariage étant depuis longtemps dépassée, les bouleversements familiaux et sociaux ont des conséquences déstabilisantes pour les enfants. Je prépare un thé tandis que James, résolu à me céder l'une de ses paires de chaussures dont il ne se sert plus, m'en sort trois paires de ville et deux impaires. L'une, massive et très lourde, est celle que les blacks portent lorsqu'ils sortent, loin d'être une paire de chaussure de marche. Des tennis sont trop usagées et ne peuvent tenir que quelques heures soumises à la pression du terrain accidenté. Il reste une noire mais sa petite sœur jumelle est absente, ce qui parait embêtant quand on a deux pieds. Il la cherche dans le jardin et le foutoir d'un appentis avant que je n'essaye à mon tour sans succès de mettre la main dessus. Je le quitte en gardant mes deux Caterpillar en souffrance aux pieds.

Un ferry qui opère jusqu'à 17h00 permet de traverser la rivière Mzimvubu - du mot mvubu dans le langage xhosa qui signifie hippopotame. Ils pullulaient dans les eaux à l'arrivée des Européens. Leur extinction précipitée par les armes à feu est due à la chasse dont ils ont été victimes. Les xhosa se nourrissaient de viande de ces pachydermes mais n'avaient que des lances pour les tuer.

Sur le bord du chemin carrossable qui conduit au fleuve, les écoliers reviennent du collège et rentrent chez eux à Poenskop. Trois d'entre elles dont l'une assise confortablement sur une chaise rouge en plastique collationnent d'une miche de pain, d'une barre de margarine (125 gr.) et d'une bouteille de soda orange. Avec ses doigts qu'elle plonge dans la marga, l'une d'elle s'évertue à la séparer en trois portions égales comme elles se sont déjà séparées le pain entier. Je leur propose d'utiliser mon couteau sans leur faire de remarques inconvenantes sur leur hygiène alimentaires inappropriée. Deux d'entre elles sont d'une bonne corpulence. Quand je reprends mon outil, je croise d'autres collégiennes dont certaines ont de l'embonpoint, ce que je comprends si elles suivent le même régime, ce dont je ne doute pas. L'éducation a encore de beaux jours devant elle.

J'attends le bateau pour la traversée. Je ne sais pas si j'ai réellement envie de remettre les pieds dans le monde civilisé avec ses boutiques, ses voitures qui klaxonnent, ses gens qui se bousculent et se mettent en avant comme coupé du monde après un stage de méditation de 10 jours d'où il est difficile de sortir, d'émerger et revenir à la réalité. Je peux faire demi tour et retourner à ma "côte sauvage" avec ses rivières et ses kilomètres de sable épuisant. Il serait pourtant vraiment idiot que je le rate, le pont pour entrer en ville se trouvant à quatre kilomètres. La société de sauvetage assure le transbordement des passagers d'une rive à l'autre.

Peut-on parler d'une ville ? Zolani lorsqu'il m'a déposé à Mbotyi au départ de la piste vers PSJ m'a affirmé que "PSJ était une grande ville". A l'embouchure du fleuve, PSJ, loin du stress, de l'agitation et des embouteillages est coincée dans un écrin de végétation tropicale à proximité de falaises vertigineuses entre les Mont Thesiger et Sullivan. Deux rues principales enserrant le marché et les bâtiments administratifs courent dans un sens et trois autres secondaires mal tracées, avec en bruit de fond les vagues, font la part belle à l'improviste si l'on cherche une adresse. Je suis curieux et attends de voir East London (EL). En débarquant sur la jetée, j'ai le temps de mettre les pieds à l'office de tourisme avant qu'il ne ferme ses portes, en totale rénovation et complètement sens dessus sens dessous. Je veux une carte du Cap Est identique à celle dont je dispose, autant chercher une aiguille dans une botte de foin vu le désordre ambiant. L'hôtesse d'accueil m'envoie vers la "Glass House" en abrégé GH comme Guesthouse mais d'un standing "de luxe" ou qui se prétend tel vu les prix pratiqués. En m'y rendant, je tombe nez à nez sur le poste de police. Je me dis que je peux tenter d'y passer la nuit sans trop m'attendre à ce que ce soit possible. Je m'adresse au capitaine Nongadla qui accepte mon idée sans difficulté, sans me poser de questions, ni me demander mon passeport. Il me montre ma chambre à côté de la salle d'attente, en fait le bureau des auditions encombré de dossiers volumineux disposant de quatre chaises et d'une table bizarrement découpée en pentagone. La chaleur y régnant l'a transformée en étuve. J'y laisse mes sacs et continue sur mon idée de visiter la GH et la plage à la nuit tombante. Courbettes et sourires de bienvenue de la part des propriétaires avant de m'enquérir de l'objet de ma visite. Elle lance au passage un coup de griffe au bureau d'information touristique qu'elle juge incompétent parce que, il faut comprendre le sous-entendu, il est géré par des noirs avant d'avoir elle-même du mal à repérer une carte détaillée de l'itinéraire du Wild Coast Trail qui n'est pas celle que je cherche. Son numéro de téléphone y est lisible et ayant contribué aux frais de publication de la carte, elle me la cède à 50 Rands (5 dollars U.S) au lieu des 65 habituels. Devant mon désintérêt, elle ne perd pas la face et son humour ravageur quand elle m'affirme qu'elle réserve Internet à ses clients et spécifie que les frais de service de "1 Rand/minute" s'applique au temps passé en ligne et non pas au temps de sommeil de ses invités. Je suis retombé dans la réalité des Afrikaner au cœur de pierre. Si seulement, ils pouvaient ne pas exister, je m'en porterai mieux mais, erreur de l'histoire, ils font partie intégrante de l'histoire de l'Afrique du Sud.

Ma nuit chez les keufs se passe bien. Je suis resté une semaine sans avoir accès à l'électricité - sauf la nuit à "la lodge" du Hkambati - et j'en profite pour remettre à jour mon journal. Je commence ma nuit parterre étalé sur mon duvet avant de rapprocher trois chaises en longueur et la quatrième sur le côté pour éventuellement supporter mon genou si je dors en chien de fusil. Au bout des chaises collées les unes aux autres, ma tête repose sur le banc de dalles en pierre recouvert d'un T-shirt. Je récupère et dors mieux lors de la seconde mi-temps. Au réveil tardif, je paquète et prends la direction de la bibliothèque située à côté du musée où je veux fureter et lire le livre de référence "Mkambati and the Wid Coast" by Div De Villiers & John Costello. La bibliothécaire ne le connait pas. Quand le conservateur du musée vient prendre le thé, il me confirme qu'il devrait y avoir un exemplaire dans les étagères qu'il a lui-même emprunté. Aucun livre, ni journal n'est répertorié, ni même ceux qui sont empruntés. Il faut s'en remettre au plus grand des hasards pour en repérer un s'il est dans les rayons mais comment en être certain ? Il jette un œil mais celui-ci reste introuvable. Il me dit d'aller l'emprunter à John qui habite la porte d'à côté et s'occupe d'héberger les touristes. Je le trouve occupé, peu engageant, à discuter autour d'une tasse de thé. Il me demande de revenir dans un quart d'heure. Une heure plus tard, son ex-femme Katryn l'appelle et le fait demander depuis la réception. Il arrive plus souriant qu'au premier contact et me tend le livre. Je lui laisse mon passeport en échange et le récupère après ma journée dans une pièce à l'écart du musée, la bibliothécaire bruyante étant trop occupée à recevoir et prendre le thé avec les visiteurs.

Dans une pièce contigüe à la mienne, pendant toute la journée, deux filles jacassent bruyamment et éclatent de rire à l'occasion alternant avec les coups de fil reçus et les appels. Que de temps gaspillé ! Je quitte le centre ville concentré autour de la première plage pour accéder à la seconde plage et enchainer sur le sentier vers la réserve de Silaka et Coffee bay. Je demande à la dernière "maison sur la plage" (houseonthebeach.co.za tél (portable) 0837151421 Wayne Rohland) située dans un cadre idyllique des renseignements sur les possibilités de trouver un abri sur le sentier car la pluie menace. Danny, le bras droit de Wayne, complètement défoncé et ivre, ne me donne pas beaucoup de chance et Wayne accepte que je reste dans les murs si j'ai besoin de me reposer, tout cela sur un fond musical des sixties avec de l'alcool fort et le joint qui circule. La seule condition qu'ils exigent est que je n'ouvre pas les fenêtres de ma chambre car il y a deux boas constrictor dans un vivarium grillagé, ressemblant plus à une volière, mitoyen de l'un des murs annexes. Derrière l'autre mur, la pièce dans laquelle je suis reçu. Wayne émet de fort soupçons quant à ma véritable motivation sur la raison d'être de ma présence et ma nationalité. Avec Danny, ils mélangent l'anglais et l'Afrikans pour voir si je réagis. Wayne pense que je suis peut-être Sud-Africain et que je cherche à me cacher pour une raison ou une autre, l'hypothèse du tueur en série lui paraissant la plus plausible. N'y tenant plus, après une heure de tergiversations, il demande à vérifier mon passeport. Parano à cause de la fumette ? Non, juste Sud-Africains.

J'ai le choix de dormir sur un lit dans une chambre entre deux hippies déphasés et suspicieux qui vivent à fond les années soixante et deux bêtes au régime avec un cochon d'inde par mois voir rien pendant un an (selon Danny) ou bien, seconde possibilité, chez Jean, un Hollandais voyageur, établi à PSJ depuis sept ans, prêt à me recevoir sur son balcon. Wayne me dit que Jean cohabite avec des gens bizarres. Je vais avoir suffisamment à faire avec ces deux énergumènes ce soir. J'ai une heure et demie avant la nuit complète et j'hésite plusieurs fois à quitter les lieux.

Après que Jean ait quitté, la visite de Marlène, un verre de vin à la main, saine d'esprit, rétablit la balance et apporte du positif à la soirée. Je leur propose de couper les légumes mais ils déclinent l'offre d'un "French Chef". Un DVD copié "The Band" des anciens de Woodstock est joué comme s'il venait d'être commercialisé. Bien qu'ils l'aient déjà écouté cinq fois, ça a tout l'air d'être une "première" à PSJ, complètement isolé à l'autre bout du Monde, loin de tout où Internet n'est pas accessible. Sous la douche chaude, je me rends compte que j'ai pris la dernière digne de ce nom chez Johannes il y a huit jours. Quant à un bon lit - je ne peux pas comparer avec ceux aux matelas démontés des Pondo - c'était celui de Sammy. Même si trois occasions m'ont été données de goûter la literie Pondo, la qualité n'était en rien comparable. Les Xhosa dont font partie les Pondo, dorment souvent sur des lits surélevés, notamment pour éviter d'être posséder et se tenir hors de portée des tokoloshe, ces petits esprits malfaisants et malins. Pour continuer dans la série évaluation de mon voyage, je suis resté huit jours sans électricité - excepté la nuit à la résidence du superintendant dans la réserve du Hkambati - ayant parcouru 110 km depuis Port Edward et probablement pas moins de 270 km en ligne droite depuis mon départ d'Amanzimzoti près de l'aéroport de Durban.

A vue d'œil sur la carte, PSJ, pratiquement à égale distance entre Durban et East London est à cinq ou six heures de route de l'une ou de l'autre de ces deux villes. Après quatre heures laborieuses au cours desquelles les légumes seront coupés menus et frits, le riz cuit, nous partageons le souper avant que je ne prenne congé à côté de mon vivarium. Wayne a deux enfants de deux femmes différentes auxquelles il paye une pension mensuelle. Il a travaillé comme sauveteur et longtemps revendu du tosh pour en vivre. Il héberge actuellement des touristes et crée de beaux vêtements aux couleurs vives qui reflètent assez bien ses aspirations et les tendances d'une époque depuis longtemps révolue.

Je ne suis pas fâché de les quitter le lendemain à 8h00 du matin et reprendre le chemin, Danny et sa besace en route vers le "liquor shop" , une boutique agrée ayant l'autorisation de vendre de l'alcool. Un panneau annonce l'entrée dans la réserve naturelle de Silaka d'une superficie de 530 hectares située à 6.5 km au sud de PSJ et qui s'étend sur 6 km de littoral pratiquement jusqu'à la rivière de Mngazi où est établi un complexe hôtelier de bungalows familial très renommé dirigé par le fameux Piet Goss, le lapin qui a fui devant le Français à la pointe qui porte son nom "Goss point". Le sentier à flanc franchit un rideau de végétation dense et appareil photo en main, je flash sur de belles fleurs tandis qu'apparaissent deux individus à l'air louche en sens inverse. Au premier estuaire, une heure de marche à peine depuis mon départ, je découvre deux toits de chaume et plus loin sur la plage de rochers et de piscines naturelles, des pêcheurs à la ligne. J'aborde l'ancien avec la barbe des mollahs et lui demande s'il ne parle pas par hasard l'urdu. Roberto, d'origine portugaise, me répond que ses trois amis, d'origine indienne, le parlent. Il me demande du tac au tac si j'ai petit-déjeuné et me propose de taper dans les samossas et les friands dans le Tupperware. Je lui demande permission d'abord de manger du poisson cru, de la sardine, dont ils se servent pour appâter. J'en épluche une et il m'en propose une seconde. La viande se détache facilement de l'arrête. Je me régale et leur dis que les Japonais pour l'exemple, mangent du poisson cru. Les samossas sont un vrai délice, finement cuisinés avec un savoir-faire incomparable.

Je n'ai pas vu l'anguille qui barbote dans une poche d'eau. Ils me proposent de l'enlever et l'emmener. Dans le pays du Braai(vlis), barbecue qui consiste à tout griller sur le feu, certains poissons de viande blanche ("white meat") sont relégués au rang de non-comestibles car leur cuisson nécessite trop de contraintes. Quand il y a quantité de poissons fins, la tendance est de garder les meilleurs en bouche et d'en rejeter certains.

Heureux qui comme Ulysse... Je dois enfreindre le premier précepte 'tu ne tueras pas" et assommer ma proie de plusieurs coups de galet. Gigotant, la main droite l'étreignant derrière le cou, je l'ouvre sur la longueur depuis les mandibules coupées en deux jusqu'à l'orifice anal expulsant les viscères et la nettoyant sur le champ à l'eau salée. Je suce les œufs avant qu'il ne s'éparpillent et ne soient perdus. Je la place dans un sac plastique sur mon sac à dos. En route !

Entre deux pains de sucre, je contourne les bassins d'eau à découvert pour cause de marée basse et me retrouve bientôt à flanc de falaise à force de vouloir coller au plus près du littoral émaillé et entaillé d'aiguilles rocheuses fières et acérées. Je monte en escalier les roches, petites surfaces planes dominant l'océan telles des plateaux se superposant et se succédant les uns après les autres. La falaise et un plateau large de deux mètres se rétrécissant au bout m'attend avant de trouver je-ne-sais-quoi derrière. Je doute de pouvoir continuer. Je m'avance prudemment et patatras, la semelle lisse de ma chaussure usée glisse et je me retrouve allongé sur le côté, la face droite du visage littéralement collé "en douceur" contre la roche qui a épousé mon faciès. La largeur du plateau à cet endroit correspond à peu près à la hauteur de ma taille recourbée. Elle se réduit comme peau de chagrin au bout de la roche plate de forme trapézoïdale. Légèrement sonné, je ne suis pas blessé mais ceci est un avertissement amical. Je me suis ouvert un bon bout de peau du majeur que je finis d'arracher avec les dents. La viande, à découvert, saigne. Prendre le risque d'aller au bout de l'escarpement serait suicidaire vu qu'en cas de chute, les jambes dans le vide entrainant le reste du corps, la mort serait irrémédiable. Je ne m'obstine pas et fais demi-tour.

Si je m'étais écarté du littoral, je serai plus avancé et en meilleure posture mais où est-il ce sentier normalement signalé par une flèche blanche sur fond noir ? La portion PSJ - Coffee Bay est censée être plus courue que celle de Port Edward jusqu'à Port St John où je n'ai rencontré absolument aucun randonneur et pour cause vu les difficultés rencontrées. Marlène l'a parcouru en groupe à deux reprises respectivement en 5 et 6 jours. Après un léger retour en arrière, je quitte le monde 100 % minéral et monte l'escarpement à flanc de coteau recouvert d'herbe et parsemés de rochers enterrés auxquels je m'agrippe pour m'en servir de force d'attraction ou bien d'impulsion pour grimper. Ils me permettent d'avoir un socle et faire une pause occasionnellement. Conscient de la fatigue, je veux disposer du maximum d'énergie disponible et de lucidité. Ayant atteint une hauteur raisonnable, je parviens à une ancienne zone cultivée de bananiers laissée en désuétude et abandonnée. Miraculeusement, je me régale avec des maracujas sauvages. Même vertes, le goût merveilleux me reste dans la bouche. Je rattrape le col entre deux collines et hésite à une bifurcation entre prendre à droite et continuer à monter ou bien tout droit en surplombant le littoral avec vue sur l'océan. Je choisis logiquement la seconde route et chemine jusqu'à une fourche où un jeune pêcheur, le regard inquisiteur et curieux du contenu de mon sac, me remet dans la bonne direction. J'aboutis à une plagette rocailleuse sur le même modèle que celles de ce matin et commets l'erreur de la longer. La pluie se met de la partie et rend les rochers, d'énormes galets lisses et polis par les éléments, glissants comme pour compliquer ma progression. Je m'abrite derrière un pan de roche et attend qu'elle cesse avant de continuer et rencontrer une impasse. Ni une, ni deux, je jette un coup d'œil en arrière sur la côte d'où je viens et aperçois un sentier au-dessus d'une paroi qui s'élève vers un point de passage entre deux collines flanquées d'herbe. Ce sera ma planche de salut et un sain retour à la réalité entrecoupé de brèves coupures pour reprendre des forces en buvant du thé sucré. Je dépasse les limites de la petite réserve côtière de Silaka et retombe sur le goudron à proximité du complexe d'Umngazi qui offre toutes sortes d'activités comme le canoë dans les mangroves, la pêche au lancer, le VTT et la randonnée, raison pour laquelle les huit kilomètres de sentier jusqu'à PSJ doivent être entretenu régulièrement.

Je suis mal reçu à la barrière par le gardien du camp. Sans doute a-t-il une peur bleue d'être sanctionné par son patron, mon ami le richissime et puant Piet Goss. Sa réaction et son comportement en dit long sur les relations qu'il peut entretenir avec son personnel dont il ne doit certainement pas s'occuper personnellement. Ce pauvre gars figé par la peur, est le premier à afficher de l'antipathie depuis que j'ai quitté Port Edward. Je veux seulement remplir ma bouteille d'eau. Il me montre le robinet sur la plage où les ouvriers procèdent au nettoyage. Je l'atteins par l'extérieur et le voilà descendu de son poste de garde comme un chien agressif et contrarié. Je dois être trois mètres à l'intérieur du complexe dont la plage n'est apparemment pas interdite et me déshabille près de l'endroit que je juge le plus propice pour tenter la traversée. La marée basse était à 12h06 et il est presque 15h00. Je veux jauger la profondeur par moi-même. Bien qu'ayant reçu des informations de la part de l'équipe au travail, je fais un passage à vide que je marque d'une croix d'un côté comme de l'autre. Cela m'évite d'hésiter, tâtonner et chercher de nouveau les bancs de sable. Trois bras d'eau dont deux négligeables sillonnent la lagune impressionnante et étendue sur les bords de laquelle les bungalows ont été construits. Je passe mes sacs en une seule fois avec de l'eau à mi-genou pour les deux premiers bras et m'y reprends à deux fois pour le dernier plus large. A la question posée par mon interlocuteur: "Pourquoi faites-vous de multiples aller-retour ?", je le laisse sans réponse et lui demande d'y réfléchir. Le poids total avec un ou deux sacs diffère d'une dizaine de kilogrammes, ce qui est suffisant pour que les sables mouvants ne puissent plus supporter la charge totale et se dérobent sous un excès de poids. Par mesure de précaution, je préfère affronter les difficultés avec l'un ou l'autre des sacs, étape par étape. Le premier sur le dos, le second à la main sont déjà imposants et embarrassants sur la terre ferme. Comment faire face aux difficultés d'un gué inconnu si je viens à perdre pied. Les locaux n'ont pas idée du contenu des sacs qui ne peuvent assurément pas prendre l'eau. Le matériel sensible et la nourriture est enveloppé dans des sacs plastiques pour préserver le tout. Je peux faire un faux-pas et tomber dans l'eau sans craindre trop de conséquences mais j'évite de prendre des risques inutiles. Je me rhabille et me dirige vers la paillotte des sauveteurs sur la plage pour me protéger du soleil et grignoter quelques avocats mûrs. Manque de chance, son couvert de branches - des bouts de bois espacés de deux doigts - est à claire-voie.

Dans la confusion, j'ai oublié de boire et remplir une troisième fois ma bouteille d'eau. Deux gaillards secouristes viennent taper la discussion et me disent qu'il y a un robinet à côté du corral des chevaux bien entretenus qui ont droit à de l'eau salubre et chlorée. Je me rapproche tandis que je vois une navette transporter des familles entières d'une rive à l'autre. Si je l'avais su ! Je préfère passer la rivière par moi-même et ne pas devoir leur demander quoi que ce soit vu leur sens de l'accueil et le degré de sympathie témoigné aux personnes de l'extérieur. L'estuaire de la Mngazi s'ouvre sur une plage magnifique avec un cordon de dunes imposantes qui s'étirent. Les familles viennent faire monter leurs enfants à cheval pour les balader. Des couples viennent y marcher et se retrouver dans la quiétude des vagues. Des vacances de rêve et l'endroit idyllique tant vanté par les agences touristiques s'achètent au prix fort, au bas mot une cinquantaine d'euros par personne et par jour. Un petit salut amical à une autre équipe d'employés et je quitte les lieux en longeant l'enclos des chevaux, à l'abri derrière le cordon dunaire. Je monte dans le vallon en pente douce sans voir de flèche indicatrice me reposant sur mon sens de l'orientation.

Sur la distance à parcourir jusqu'à la prochaine rivière, la Mnegazana, diverses réponses m'ont été données: une heure et demi ramené à une heure en cas de marche rapide et une autre, le temps record d'une demi-heure. De quoi me rendre perplexe ! Une heure environ suffit pour rejoindre les deux rivières. La Mnegazana est profonde et impossible à passer à pied. Je suis en retard de quatre heures sur la marée basse. Un couple de vacanciers s'amuse en jet-ski sur l'étendue d'eau. Ils arrivent doucement sur mon bord pour me dire que quelqu'un va venir alors qu'il serait si simple que le motoriste dépose sa belle temporairement et me fasse traverser la lagune en un coup d'accélérateur. Je n'insiste pas car je vois qu'il ne maitrise pas totalement l'engin qu'il a en main. Je me retiens de leur dire ce que je pense et gueule à gorge déployée comme un chien aux abois. Eric, collégien de seize ans, dont le père est nigérian et la mère sotho, vient me repêcher en vaurien. Il rame à contrecourant avant de venir s'échoir sur la bande de sable. Le retour au port d'attache est plus rapide même si nous sommes deux dans la petite barque qui appartient à son frère. En abordant le ponton et remontant vers le village, nous marquons une pause près du "Bottle store" (= Liquor shop) où un étudiant d'Umtata qui remplace son beau-frère propriétaire m'invite à dormir à même le sol dans une pièce annexe à la boutique après sa fermeture vers 22h00. Il est 18h37. J'en ai plein les bottes et un poisson à cuire. A la vue de celui-ci, le tenant du bar, ignorant ce genre de poisson, me dit d'allumer un feu dehors et de le faire griller. Il n'a pas de moyen de le préparer à l'intérieur. Cord, le gars de la maison d'en face vient aux infos et me propose de le cuisiner chez lui, ce que j'accepte. Il est vêtu d'une salopette bleue, combinaison des employés d"Etikwini", chipée par sa belle-sœur qui travaille dans la commune du même nom dans la banlieue de Durban. Je ne suis pas sitôt rentré sous son toit, la maison familiale où vivait sa mère décédée en 2010, qu'il commence à pleuvoir. Si ce n'est pas un signe du destin, c'est de la chance. Il est seul ce soir avec sa petite Lileen de deux ans et demi. Sa femme, partie depuis lundi s'occuper de la scolarisation de son ainé, revient vendredi. Vu qu'il ne dispose que d'une plaque chauffante, nous soupons d'anguille et d'haricots vers 21h30. Je note, en me passant les mains sur le visage, un petit épanchement de sang coagulé au niveau du lobe de l'oreille droite, une séquelle sans conséquence du contact de la joue sur la pierre. Tandis qu'il pleut abondament, je m'endors profondément dans le grand lit double du couple après une journée éreintante.

Au réveil, la tête est lourde et le corps endolori. Je ne dispose pas de tous mes moyens physiques, un peu comme si je couvais une crise de paludisme. Je suis fébrile de la tête aux pieds, un mal de tête léger latent que je mets sur le compte de la chute joue sur la roche d'hier. Même si je ne crois pas trop à cette hypothèse, je ne vois rien d'autre à part l'écorchure de mon doigt qui cicatriserait et mettrait à mal le système immunitaire pour éviter l'infection avec ce temps chaud et humide. J'ai noté un bouton sous le sein droit qui a blanchi et fait penser à un bouton de fatigue. Je ne me rappelle pas en marchant avoir écrasé ou coincé un insecte entre la bretelle du sac et mon marcel ou une araignée en m'allongeant sur le ventre mais la seconde hypothèse est la plus probable. Après quelques pages d'écriture en sirotant du Ceylan, je décide de faire relâche. Cord assure l'entretien et la surveillance d'une résidence secondaire pour une indemnité mensuelle de 500 Rands (50 Dollars U.S). Il doit garder Lileen et faire du pain. Avec ses deux chiens m'accompagnant, je pars faire dans l'après-midi le tour des plages - la principale ensablée, prolongée de petites criques rocailleuses - et repérer les flèches blanches du sentier vers Coffee Bay. Le village tout entier de Magekeni est peuplée de résidences secondaires avec quelques cases couleur locale aux services des propriétaires en visite en fin de semaine. Cord ne se rend plus à PSJ via la rivière Mngazi car des touristes ont été agressés et dépouillés il y a un an dont les coupables ont été arrêtés. Cela a engendré un climat d'insécurité. Il passe par Tombo à une heure de transport du village.

Je décolle à la mi journée ensoleillée et démarre rapidement. Le sentier bien balisé et débroussaillé est intéressant pour des randonneurs débutants voulant avoir une approche de la forêt tropicale et mieux la connaitre. Il rentre à l'intérieur des terres et ignore pratiquement le littoral jusqu'à la rivière Sinagwana, ce qui me permet de me changer l'esprit. J'en ai soupé du sable. Un serpent inerte, totalement noir y compris sous le ventre, d'une trentaine de centimètres, gît en travers du sentier. Je cherche à le faire bouger en le caressant avec mon sac à main. Aucun mouvement. Je cueille une tige et cherche à le ramener sur le sentier afin de mieux l'observer et le détailler. Je parviens à l'enrouler sur le bâtonnet et le jette dans les taillis où il se retrouve accroché aux branches d'un épineux. Etait-ce ma première rencontre avec un (bébé ) mamba ?

Je suis franchement revenu à la civilisation. Sur ce tronçon, les rondavels sont proches du sentier et les gamins quémandent des bonbons. Je marche en faisant de brèves pauses, laisse sur ma droite "Brazen Heads" (les têtes éhontées) et atteins la rivière Sinagwana vers 16h00 où je suis assailli par des colporteurs de colifichets, des jeunes hommes qui vendent des colliers de coquillages. Je comprendrais que ce soit une fillette d'âge scolaire qui veuille se faire un peu d'argent de poche après les cours mais pas des hommes pour le consommer en alcool et en tabac. Je fais le plein de carburant en discutant dans la maison de ses parents d'origine allemande avec un musicien, batteur dans trois différents groupes à Jobourg, Le démarcheur n'hésite pas à lui demander 10 Rands lorsqu'il voit qu'il n'arrivera pas à ses fins. C'est la première plage où les gens sont corrompus par l'argent. Je vais rapidement comprendre ce qui en est à l'origine.

Je bois aisément deux litres de liquide, du thé, avant de repartir et passer à proximité du "Kraal", un endroit pour les voyageurs qui propose diverses activités mais contribue aussi à ce genre de relations avec les locaux basées essentiellement sur le profit qu'ils peuvent tirer du "visiteur d'un jour", le même type de communication éphémère avec les "Mister Sweet" des enfants. J'avance un peu plus et monte pour avoir un panorama sur la chaine de collines avoisinantes. Derrière un enclos grillagé, j'avise Eric et lui demande s'il a un endroit pour passer la nuit. Il fait frisquet sur les hauteurs et il m'invite à rentrer dans une case dont il vient juste de badigeonner le sol d'une substance odorante telle que de la bouse de vache fraîche. Sa case a un avant-goût de maison tibétaine où l'odeur forte de yack imprègne tout. Il me dit que je suis chanceux car il a attrapé deux poissons aujourd'hui, la seconde fois que j'en mange en deux jours. L'un de ses voisins vient le voir habillé en "Etikwini", la salopette très à la mode ayant visiblement fait des émules. Les Africains, s'ils pouvaient se sustenter de la moelle épinière de leur mère nourricière, tirer dessus et la sucer jusqu'au bout jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus avoir de forme et se tenir debout, le feraient sans grand peine. L'instauration d'un système d'assistanat à l'intérieur même de la communauté où le moindre effort n'est pas encouragé mais consiste à obtenir le maximum en fournissant le minimum laissera le pays sans ressources et augure d'un futur peu prometteur pour l'Afrique du Sud.

Quand je sors de la case qui m'a été réservée, je le trouve en train d'attendre sa femme partie chercher de l'eau à une petite retenue d'eau. Elle revient chargée d'un seau de 20 litres et son fils l'accompagnant, un jerrycan de cinq litres à la main. Eric et ses fils déjeunent de ricorée, un succédané de café, avec du pain tandis que sa femme mange avec appétit une assiette remplie de riz, de chou et de sauce tomate. Je l'accompagne après un morceau de pain. Il me dit qu'il ne peut pas commencer par manger du riz si tôt. Je blague en lui disant que s'il avait été chercher de l'eau à sa source, il mangerait avec plus d'appétit. Les femmes sont vraiment au service des hommes. Comme ils ont trois fils et aucune fille pour seconder et aider pour les tâches ménagères, il a fallu revoir l'éducation des enfants. Deux des fils ont pris la balayette et nettoyé les miettes qu'ils avaient éparpillées, ce qui est étonnant de la part de garçons. Les trois garçons ont ensuite pris une bassine, de la lessive et sont allés à un petit étang pour laver leurs vêtements, ce que je n'avais pas encore vu faire en Afrique. Une leçon à retenir. L'Afrique en mouvement ou le fait juste qu'il n'y ait pas une seule fille dans la famille ? S'il y en avait une, elle se coltinerait toutes les tâches matérielles. Ma piqure a viré sa cuti et est devenue rouge. Sous la peau, la chair dans un périmètre de 5 centimètres de diamètre, s'est durcie comme si j'avais affaire à un abcès en cours d'infection. Elle est surtout plus douloureuse. A surveiller.

Je quitte à travers les collines une région rurale du littoral où abondent des hameaux regroupés de cases aux toits coniques, une famille disposant de deux ou trois rondavels dont l'un est utilisé pour la cuisine. Je reste un peu plus à l'intérieur des terres et ne vois pas l'ombre d'une seule flèche indicatrice de mon itinéraire. Je suis évidement en dehors du sentier. Il est pénible de suivre un GR mal balisé et se faire du mouron pour en trouver les signes d'existence. A se soucier continuellement si les flèches sont à venir, ça use autant les souliers que de faire des aller-retour aux embranchements non signalés. Je retombe sur la rivière Mnenu traversée sans souci avant de remettre les pieds sur la plage rugueuse et m'en faire expulser par un pêcheur à la ligne. Après le sable, je marche sur des longueurs de pierre. Certaines formes ont été érodées suffisamment à la base pour donner l'impression de champignons géants. Il veut en fait me remettre sur le sentier qui passe à l'intérieur de la réserve naturelle de Hluleka de 700 hectares qui compte beaucoup d'espèces végétales endémiques et une riche faune aquatique. Une échelle en forme de V retourné permet l'accès à l'enclos où trois Zèbres de Burtchell me regardent béatement. Je ne bouge pas. Ils mettent du temps à contourner le monticule et disparaitre de ma vue. Je pénètre leur domaine réservé et accède à la piste principale que j'emprunte jusqu'aux constructions abritant les ouvriers de la réserve qui n'ont pas l'électricité intra-muros même si les lampadaires extérieures de la réserve sont allumés. Un des quadrupèdes m'attendait à un détour de la piste et s'est assuré d'un clin d'œil que j'étais sur la bonne piste puis je retrouve mes trois compères près des bungalows, les mêmes ou d'autres identiques car en effet comment distinguer un zèbre d'un autre ?

Nokwanda m'accueille gentiment et me réserve le fond de son porridge matinal qu'elle mélange avec du lait aigre comme je l'aime. Je me régale avant de poursuivre vers l'accueil où j'en profite pour me déshabiller et tout faire sécher en attendant la responsable. Je ne sais pas si elle a mangé du zèbre ou du gnou, autant d'animaux que l'on peut trouver dans la réserve mais cela ne se passe pas très bien avec elle. Elle se rend à l'entrée principale, la piste qui mène à Libode, et me remet entre les mains d'un Afrikaner qu'elle me présente comme son supérieur. William travaille comme ranger pour l'environnement sur Port Elisabeth (PE) et est venu donner un coup de main avec une collègue pour renouveler et rafraichir l'accueil. Il ne peut me dire le nom du serpent mais me confirme l'araignée pour la piqure. Le venin injecté est en train de se diluer. Il me conseille de boire beaucoup, ce que je fais habituellement de toute façon. J'ai pu remarquer que je pouvais mouiller complètement mon T-shirt, le retirer et l'essorer, en haut de chaque colline, voir même plusieurs fois par heure et par jour. Est-ce que je transpire plus à cause de la piqure ? Je sais maintenant que mon corps réagit et que mon état fébrile est lié à l'infection. Je n'ai pas de ganglions sous les aisselles, ni à l'aine. Je n'ai pas lieu d'avoir peur mais cette petite bestiole que j'aurais aimé croisé m'a rudement bousculé et mis à mal ma résistance.

Malgré les nuages, la chaleur est étouffante. Il fait lourd. Je quitte l'entrée de la réserve vers 15h00 après avoir regardé la carte et m'être rendu compte que la rivière Mtakatye est à mon programme et s'annonce devant moi. Les limites de la réserve de Hluleka qui s'étend sur quatre kilomètres du littoral sont presque contenues entre la Mnenu et la Mtakatye. Je suis mon instinct et coupe au plus court par les collines pour éviter de me retrouver arrêter par les rochers sur la plage. Le terrain est accidenté. Je finis en queue de poisson dans une mangrove étalée sur une grande partie du bras de la Mtakatye, les nombreux canaux me retenant prisonnier. Je n'ai pas où aller car je ne peux pas m'éloigner à moins de m'enfoncer les pieds dans les lits boueux si je veux m'échapper. A un canal au niveau d'eau correct, rempli d'herbes flottantes et d'algues marines, relié directement à la rivière, j'essaye de rejoindre l'autre bord d'où un sentier continue vers l'estuaire. Je sais que je peux traverser là-bas avec de l'eau jusqu'à la taille malgré mon heure et demi de retard sur la marée basse (14h22). Là où je suis, l'étendue d'eau peut être comparée à une vraie lagune impossible à traverser sans un bateau et en face, plus intéressant, il y a des habitations et des garages avec accès direct à la plage. Lesly et Kelly, 23 ans, vivant actuellement en Angleterre, venue visiter ses parents, avisent Ken de ma présence sur l'autre rive. Il démarre le moteur et vient me chercher avant que je ne passe de l'autre côté avec l'un des sacs. Bien que la lagune soit large, je suis bien positionné et au point de repêchage le plus proche pour qu'il me cueille. Il m'invite à boire une bière, la seconde offerte depuis Port Edward. Je prépare un litre d'eau chaude pour faire le plein de carburant avant de continuer en fin d'après-midi. J'hésite à deux reprises au sommet de deux collines et la seconde m'est fatale. Je rencontre deux jeunes gars qui reviennent, trois poissons dans le sac, sans qu'ils me renseignent pour autant. Je remets les pieds sur la route vers Preslies Bay et prends un raccourci direction Lwandile avant d'atteindre la baie. En prenant le chemin des vaches, je m'égare complètement avant que le nuit ne tombe. Je traverse beaucoup de taillis d'épineux et finis par descendre dans une plaine alluviale où je suis confronté à un grillage. Par la force des événements, je le longe et remonte sur le versant opposé tant bien que mal car les épineux m'attendent sur mon passage. Je nage en grandes eaux et sue abondamment. Je presse le pas car je sais que le temps m'est compté, moins d'une demie heure au bas mot. Je réussis à remonter au plus haut point d'où la vue sur le littoral est dégagée.

De mon point d'observation, je remarque un regroupement de résidences secondaires. Un second grillage sert de ligne de démarcation et délimite un enclos à l'intérieur duquel je n'ai pourtant pas pénétré. Un pieu est pratiquement à terre et ouvre une brèche dans l'enceinte. Je la franchis. La partie n'est pas gagnée pour autant, il me faut redescendre une nouvelle fois et affronter les tueurs bourrés d'épines. J'arrive sur la plage déserte à la nuit et prends le chemin du littoral par lequel j'aurais du arriver. J'inspecte les maisons rapidement mais vu l'heure tardive, mon choix se fixe sur la première visitée qui dispose d'une véranda avec une vue panoramique sur la plage, trois coussins et une gazinière débranchée, la bouteille de gaz étant rentrée à l'intérieur de la cuisine. Je mets du temps avant de me sécher et retrouver le calme. Le matin, n'ayant d'autre options, je démarre à jeun tôt sur la plage puis pour me mettre en jambe par une colline pentue. Je retombe sur une plage et me déchausse pour traverser le bras d'eau. Ma chaussure droite a expiré hier soir dans ma cavalcade. Je suis forcé de l'entourer d'un tour de lacet avant de la nouer pour qu'elle fasse corps avec mon pied. Du coup, je fais de même avec la gauche pour la préserver avant que je ne me retrouve pied-nus. J'ai besoin d'énergie et j'avale des morceaux de pain avec du beurre de cacahuètes avant la prochaine colline tandis qu'un vieil homme la descend, une binette à la main. Je reste à l'intérieur des terres et m'égare avant de suivre mon intuition et couper au plus court vers la rivière Ndumbi large mais passable avec de l'eau jusqu'au ventre. La plage tranquille, ouverte sur l'océan, est bordée de collines verdoyantes et synonyme d'espace. Installée dans une ancienne mission, l'auberge Mdumbi travaille en partenariat avec des mécènes et aide les communautés en ce qui concerne l'éducation, la santé et du développement socio-économique. Un projet de développement durable - www.transcape.org/cms - auquel vous pouvez participer (www.immersionsa.com) que Johann et Hyman ont crée et mis en place en 2004 permet de dormir chez l'habitant, d'approcher les Xhosa et d'appréhender leur milieu culturel dans un cadre authentique. Les parents du premier étaient missionnaires à Canzibe, ce qu'il fait qu'il est parfaitement trilingue (anglais, afrikaans et xhosa). L'auberge dispose d'une possibilité d'hébergement de 31 lits et d'une vingtaine d'emplacements de camping. Quatre kilomètres de littoral me séparent de l'estuaire de la rivière Umtata. Je quitte tardivement le Ndumbi Backpackers et en sors, côté jardin d'enfant, traverse le terrain de football puis prends sur la gauche avant de retomber sur la plage. Je passe un poste d'observation de la faune aquatique que je pensais être une chaise de surveillance pour les baigneurs bien que personne ne soit dans l'eau ou sur la plage. Je n'ai pu résister à décrocher le sac, m'approcher et demander la raison d'être de ce perchoir. Je suis en train de me rendre compte que j'ai peut-être laissé filer le dernier ferry en m'attardant au Ndumbi. J'ai quitté avec une heure de retard et je me vais peut-être me retrouver coincé sur le bord de la rivière Umtata sans possibilité d'hébergement. Le cauchemar ! Je remarque à un moment donné plus de personnes sur la plage tandis que je longe une résidence: "Umtata River Mouth n°6". Je suppose que ce sont des familles en vacances qui ont loué des appartements ou bien je suis réellement proche de l'estuaire et les gens sont venus en ce jour dominical de Coffee Bay pour traverser l'Umtata et marcher sur la plage. Je suis en fait un peu loin du passage sur l'autre rive. Je croise une famille noire, classe moyenne, qui est venu en séjour vacances. Il m'indique le point de passage que j'atteins rapidement, 40 mn après mon départ de l'auberge. Un vaurien métallique équipé de deux rames en aluminium sur lequel est écrit "Umtata river ferry" s'apprête à déposer un passager. C'est ma dernière chance et j'entends bien la saisir. Je saute dedans. Le gars me demande de payer avant de commencer à ramer. Je ne doute pas qu'il veuille en profiter pour me faire payer le prix fort. Bien qu'il ne m'ait pas demandé de somme exacte, je sais, pour m'être renseigné, que le prix officiel est insignifiant (3.50 Rands = 0.30 cts d'Euro) mais je préfère lui céder un T-shirt impeccable au style africain reçu d'Ola que j'aurais déjà du donner à Cord ou quelqu'un d'autre. Je suis sensible au fait de ne pas ré offrir un cadeau qui vous a été remis dans une intention particulière mais je l'ai porté seulement le soir où nous nous sommes rencontrés. Je ne l'ai pas remis car je me sens un peu à l'étroit dedans. Je l'ai emmené pour le laisser derrière moi et le donner. Le pote qu'il vient de déposer lui fait savoir que le T-shirt lui va comme un gant et qu'il est extra. Le passeur, loin de faire la fine bouche, accepte le marchandage et attend que la vague nous fasse décoller pour commencer à ramer. Il n'en finit pas de traverser le bras d'eau comme si les anneaux en fer qui maintiennent les rames collées au montant de la barque le limitait dans ses mouvements. J'ai l'impression qu'il hoquète et bégaie dans sa tentative de traversée qu'il mène toutefois à bien dans un décor grandiose, Deux bandes de sable visibles de part et d'autres d'un piton rocheux planté au milieu de nulle part enrichissent la vue panoramique sur 180° degrés. La barque ancrée, le rameur retire les rames qu'il enferme dans un bâtiment avant de rentrer au village. Il est 18h37. C'était ma dernière chance.

Je peux m'estimer être heureux d'avoir pu traverser à l'heure où je suis arrivé. Satisfait et conscient, je m'assois sur la pelouse et déguste quelques avocats murs avant de prendre l'asphalte vers Coffée bay distant de quatre kilomètres. Je me fous de ce qui va arriver. J'ai l'intime conviction qu'une voiture va venir me chercher même si l'heure ne s'y prête pas du tout. Qui viendrait faire un tour dans ce cul-de-sac à cette heure avancée de la journée ? J'en ai épluché trois ou quatre quand j'entends un moteur ronronner. Mon intuition était correcte, j'ai vu juste. Marc, au volant d'un pick-up avec deux femmes l'accompagnant, veut bien m'emmener à Coffee Bay où il réside et travaille dans le transport. Ils ont rejoint des amis pour le week-end dans une maison à proximité et repartent chez eux. Nous plaisantons en faisant route et Marc, après avoir déposé Esther et Cheri atteinte de cancer de l'estomac en phase terminale, m'offre de rester dans l'un des ses bungalows de chantier doté d'une grande capacité d'hébergement et dont il a fait sa demeure permanente. Alors qu'il me montre mon lit superposé, l'un me suffit, voilà qu'il se met à pleuvoir. J'ai connu ce scénario identique à Port St John avec l'invitation de Wayne et Danny juste avant une nuit d'orage. Il y vit à l'africaine, un Afrikaner envahi par les chefs, têtes de couleur noires membres des clans locaux. Il est lui-même divorcé avec deux fils, l'un (29 ans) dans la finance à New York et le second (27 ans) au Cap où vit son ex-femme. Notre arrivée perturbe visiblement le petit groupe installé devant l'écran TV. Il prend soin de deux xhosa qu'il considère comme ses fils adoptifs même s'il me confie qu'ils sont toujours là pour lui demander de l'argent. L'un, Nazad, la vingtaine au physique agréable, a une petite amie afrikaner originaire du Cap, Sarah et l'autre d'une dizaine d'années suit encore les cours. Marc aime discuter de tout. Il est allé aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992 en tant que spectateur et a ensuite voyagé pendant trois mois en restant 3 semaines à St Raphael en France, en Italie qu'il n'a pas apprécié, notamment à Genova polluée, à Naples où il s'est fait volé 600 Dollars et Brindisi d'où il a pris le bateau pour Igoumenitsa-Patras, l'île d'Eros avant de prendre un vol retour vers l'Afrique du Sud. Il s'est rendu une autre fois en Angleterre et y est resté travailler plusieurs mois. Coffee Bay dont l'origine du nom remonte au café répandu dans la baie par un bateau échoué en 1863, m'apparait ni plus ni moins comme un hameau reculé dans la continuité de paysages de collines verdoyantes et vallons embroussaillés entrevus depuis Lupatana. L'endroit est un point de rencontre où tout se redistribue à partir de là car, entre plusieurs centaines de kilomètres de littoral, il faut bien des lieux d'ancrage plus importants qui servent de point de chute avant que les affaires rebondissent sur la côte plus au nord ou au sud. Cette assomption personnelle demande à être vérifiée, les différentes communautés locales étant seulement accessibles à partir de la route principale qui mène à Coffee Bay. Il a plu abondamment aujourd'hui, une journée de relâche qui me permet d'écrire. D'ailleurs que faire d'autre ?

Je revois Sherry et Esthie, deux femmes exceptionnelles arrivées sur le plan personnel, d'une douceur et d'un bon niveau de compréhension travaillant sur divers projets de développement communautaire. Ex instructrice d'auto-école, Sherry forme un jeune pour qu'il ouvre son école . Elles ont le projet de promouvoir des objets d'artisanat, de la vannerie, produits par des femmes locales et les revendre à Jobourg. Sherry, 50 ans, atteinte d'un cancer de l'estomac qui a évolué et a métastasé, devrait déjà être partie depuis longtemps selon le diagnostique des médecins. Elle a décidé de prendre le mal à la racine et de le combattre corps à corps. Elle connait vipassana et a fait une retraite chez Goenka en 2004. Depuis, elle médite deux heures quotidiennes et en reconnait les bienfaits. Marc, né dans la baie de Mazeppa, un peu plus bas sur la côte en direction d'East London, parle l'anglais, l'afrikaans et le xhosa. Il joue merveilleusement de la guitare et compose dans cette langue locale dominante dans l'état du Cap Est. D'ascendance française, ses aieux, originaires des environs de Lyon, ont quitté l'hexagone pour aller s'établir au Liban à l'époque où c'était un protectorat français. Son nom Carrouze a été libanisé sous la forme de Karruz. Plus tard, son grand-père a immigré en Afrique du sud. Son père, médecin à Idutywa, est encore actif. Marc est devenu obèse. En cinq ans, il a pris tellement de poids qu'il en est devenu handicapé. Il pèse 160 kilogrammes. Si j'en juge par les photos, il a toujours été d'une bonne corpulence, plutôt musclé. Jacqueline, une de ses ex avec laquelle il est parti en Angleterre en 1995, l'a connu svelte. Avec Piet qui vit à Zoti, la plage d'où j'ai commencé à marcher à côté de Durban, elle est venue le visiter pour la fin de semaine. Jacqueline, séropositive, vit sur le bien-être social en Angleterre pour pouvoir bénéficier de son traitement. Avec Piet, également séropositif, ils se sont connus par le biais d'Internet. Quand elle n'est pas en Afrique du Sud, deux fois trois mois dans l'année, où elle a grandit, elle vit dans le Sussex mais pense bouger à Brighton. Piet, son tour venu, la rejoint parfois en Angleterre. A leur arrivée, il me confie qu'il est courtier et vit de son argent investi, ce qui est pur mensonge. Il est en congé longue durée pour incapacité de travail à cause de sa séropositivité. Agé de 42 ans, il a été contaminé le soir du nouvel an 1995 à 26 ans par une inconnue qu'il a connue dans une boite de nuit. Il m'affirme qu'il n'était pas coutumier du fait, des aventures d'un soir. Il était tellement ivre mort qu'il n'a même pas su avec qui il avait couché, ni revu sa partenaire d'un soir. Une fois a suffit. Jacqueline, 48 ans, venait de divorcer. Après un premier partenaire avec lesquels les choses n'ont pu se concrétiser, le second sachant parfaitement qu'il était séropositif, l'a consciemment infectée. Leur relation a durée 3 mois et demi. Elle a porté l'affaire devant la justice et les tribunaux, un cas de jurisprudence, lui ont donné raison et l'ont dédommagée. Son gars n'a jamais versé quoi que ce soit et est décédé quelques années plus tard. Elle suit depuis quinze ans une trithérapie. Il court, il court le virus... pas seulement chez les noirs mais aussi chez les Afrikaans. Certains ont accès à la trithérapie et d'autres pas, dépendamment de la façon dont ils s'y prennent pour y avoir accès.

East London (Cap Gonubie) - Coffee bay (3 jours de marche exténuante). Je pensais en avoir fini avec les grands cours d'eau (Mtentu, Msikaba, Mzintlava, Mnegazana) à traverser à marée basse. Une dizaine d'autre rivières d'importance m'attendaient sur la portion East London - Coffee bay. Je laisse mon ordinateur, mon chargeur de batterie et quatre livres dont deux guides entre les mains de Sherry et pars plus léger avec une voiture de la police qui rentre à East London. Les deux flics s'occupent de repérer les voitures volées à Jobourg, Le Cap qui sont importées, déplacées, désossées et maquillées dans des petits garages clandestins avant d'être revendues. Je me retrouve prisonnier, les pieds sur le sable, pris entre la rivière Nahoon et celle de Gonubie. Après 40 minutes de connexion Internet à l'auberge à la pointe de Gonubie (Laura et Andrew Tél: 082 824 1419 gonubiepoint@sainet.co.za voir www.accomodationrsa.co.za), je me retrouve sans avoir pied, la marée est haute à 15h31, et dois attendre 21h43 avant d'espérer passer la rivière Gonubie pour remonter la côte vers le nord. Les quelques histoires de personnes happées par des requins émaillant le passage de la Nahoon suffisent à me rendre à l'évidence que je ne dois pas prendre de risques inutiles. Laura m'a raconté celle récemment d'un adolescent sur la grève devant l'auberge dont la jambe a été enlevée par un requin. Le jeune est mort, il saignait trop et n'a pu être conduit à l'hôpital à temps. Je dérange visiblement le maitre-nageur très inamical auquel je m'adresse pour recevoir des informations. S'il n'a pas le sens de la communication, il serait bon qu'il change de travail. Il a plutôt en tête de rentrer chez lui à 17h00 pétantes. Il ne peut pas me conseiller de traverser en tant que secouriste mais me donne deux sacs poubelles pour y enfermer mon sac afin qu'il puisse flotter. Il me dit qu'il n'y a pas de requins en remontant un peu le cours. Je collationne sur un banc et avise deux planchistes qui vont rentrer. Deux kayaks ont été mis à l'eau et les voilà justement qui reviennent au moment où j'atteins l'eau avec un surfeur à qui j'ai demandé de l'aide. Un kayakiste prend mon sac sur le dos tandis que le surfeur empoigne mon sac à main et les chaussures enveloppé dans un sac poubelle. Il le passe à la nage sans le mouiller en le tenant d'une main, ce dont je suis totalement incapable. Je récupère sa mini planche avec laquelle j'effectue la traversée de la rivière en me dirigeant avec les bras. Je récupère mes effets sur l'autre bord tandis que je lui redonne sa planche. Je les remercie beaucoup. J'évite ainsi plusieurs heures d'attente et peux progresser le long de la côte vers la prochaine étape sans perdre de vue la marée basse à 21h43. Je ne tarde pas à rejoindre le cap Kwelerha en longeant la plage d'énormes galets surdimensionnés. Je saute de l'un à l'autre et pour relâcher la pression je passe éventuellement sur la bande côtière de sable blanc derrière laquelle d'épais buissons cachent des zones dégagées de pâturages vides d'estivants à cornes. Je tombe sur un regroupement de résidences, dont l'une occupée par un propriétaire peu aimable, m'apporte peu d'info sur ce qui m'attend plus loin.

Cheminant le long de l'océan, je croise un véhicule des ressources halieutiques avec une lampe de sécurité sur le toit. Je demande conseil au chauffeur où traverser la Kwelerha. Il me dit de sauter à l'arrière, fait demi tour et remonte légèrement le cours sur quelques centaines de mètres, là où sont garées un pick-up et une Land-rover. La pleine lune les illuminant, Marc et Benny dégustent du rhum-coca et fument "l'herbe du bonheur" en compagnie de Liesel, jeune femme du premier avec son nourrisson qu'elle allaite. Il est près de 19h30. Je vais tuer le temps en leur compagnie jusqu'à ce que la marée soit basse. Marc me parle de Yellowsands (les sables jaunes), le camping avec des réverbères allumés que l'on aperçoit de l'autre côté de la Kwelerha. Il me conseille de prendre la dernière entrée sur la plage, d'y prendre une douche chaude et m'y installer pour dormir. "En Afrique du Sud, tu t'autorises et demandes ensuite la permission" ou bien "Tu dors et tu t'excuses !". Je ne vois pas passer le temps et m'étonne qu'il soit déjà 21h30 quand je me prépare à mettre les pieds dans l'eau. Marc qui a vécu quatre ans là où est garée sa Land-rover connait bien sa rivière. Il me dit qu'il y a un trou creusé par le courant près des rochers à l'endroit où l'on met le pied dans l'eau et que le fond sablonneux remonte avec un niveau d'eau jusqu'à la taille. La première étape est profonde et l'eau monte jusqu'à la poitrine, le courant faisant chavirer le corps insuffisamment chevillé au sol. J'hésite à passer sur l'autre bord. Avec la pleine lune, l'amplitude des marées et les courants sont plus forts. L'eau reflue avec une force difficile à imagine. Lorsque le nageur est pris dans le bouillon, il est souvent trop tard et impossible de s'en sortir. Je me laisse chavirer par le courant puissant qui refoule l'eau et m'accroche des deux mains aux rochers sur la rive que j'ai du mal à quitter. Je me heurte les deux tibias sur la pierre et me blesse légèrement m'égratignant et saignant sur cinq centimètres. Marc se dénude et se jette à l'eau. Il est ivre d'avoir bu et trop fumé. Il veut que je lui confie mon sac à dos mais il n'en est pas question. Je préfère assumer la responsabilité de tomber à l'eau avec. Sous la pression de mes deux amis de boisson qui m'incitent à y aller, je prends mon temps et me concentre le mouvement des vagues plus ou moins fortes selon le tempo. Ils ont beau crier pour me pousser à l'eau, je reste maitre de ma traversée et passe tranquillement sans souci majeur au moment où je le juge opportun. Mon passage coïncide avec l'heure de la marée basse. J'ai déjà filé sur une bonne centaine de mètres quand je me rends compte que j'ai oublié ma bouteille de thé. Je me retourne et devinez qui vois-je apparaitre courant comme un grand baudet ? Marc tout nu, m'apporte mon container et me le remet avant de s'effacer de nouveau dans la nuit.

La pluie est de la partie et il commence à bruiner. Ma marche sous la pleine lune s'annonce mal. Je me réfugie dans la buanderie du camping dont j'ai repoussé la porte, me nettoie les tibias en sang et les pieds ensablés. Une ombre se profile derrière le mur, le gardien sans doute armé. Je préfère prendre les devants et l'interpeller de vive voix. "N'ayez pas peur ! Poussez la porte. Je me lave et me rechausse". Le gars encouragé, sans être ni méfiant, ni sur ses gardes, reste planté devant l'entrée que j'entrouvre complètement. Vêtu d'une combinaison noire à la Ninja, il est effectivement armé d'un fusil à air comprimé dont la raison d'être est de blesser et ne pas tuer les maraudeurs. Il souffle et me propose de monter au logement du directeur pour lui demander si je peux passer la nuit sur les lieux. Il est tard et le gardien préfère l'appeler par téléphone interposé plutôt que frapper à sa porte quand nous atteignons son chez-lui. Il est de sortie à East London et lui accorde l'autorisation de me conduire dans la salle TV où je peux m'allonger à même le sol. Il n'y a pas de petit écran mais l'immense pièce vide me protège du mauvais temps. Bien que ce soit la pleine lune, je trouve le sommeil sans problème après avoir grignoté une pomme.

Je lève le camp très tôt bien que je perde une demi heure, la conscience embrouillée dans d'obscures considérations. Je veux aller loin aujourd'hui et mettre le paquet autant d'heures qu'il le faudra pour atteindre les limites du Transkei, la Grande rivière Kei dont le dernier ferry est à 17h00 ou 18h00. Je décolle le ventre vide avec un fond de thé préparé la veille, le minimum de carburant sans lequel je ne peux pas avancer décemment. Je suis le sentier des marcheurs de la plage ("strandloper hiking trail"
http://strandlopertrail.tripod.com ) marqué par une trace d'empreinte jaune d'une chaussure à la pointure de petite taille et qui porte le nom d'une tribu khoisan de la côte qui disparut en tant que peuple à l'arrivée des colons blancs. Il est évident qu'une petite marque minimise l'impact sur l'environnement et économise la quantité de solvant nécessaire au marquage. Les empreintes à la verticale peuvent être peintes sur une planche de la même taille et clouées sur un poteau ensablé ou enterré alors que d'autres à l'horizontale sont moins visibles car elles ont été dessinées à même la roche ou le sol. Je trouve un côté assez sympathique et jeu de piste à ce sentier dont j'aime entrevoir les petits souliers de Cendrillon qui me donnent l'impression de cheminer derrière le "dernier des Khoisan" qui vient de passer et m'ouvrir la voie.

A Glengariff, je demande de l'eau chaude pour un café et m'assois pendant une heure et demi à la terrasse d'une résidence secondaire avec une famille de Port Elizabeth dont les parents habiteront leur maison dès qu'ils seront à la retraite en 2011. La discussion va bon train. Je quitte avec l'impression d'avoir laisser le temps filer. Je dois faire face au vent et le soleil est de la partie. Les longues plages de sable se succèdent avec Glen Muir pour commencer jusqu'à Cintsa East (atteinte à 10h00) qui marque la fin d'une côté habitée et fréquentée par les estivants et les habitants d'East London, distante de 38 kilomètres.

Je remarque toutefois deux magnifiques et larges vallées verdoyantes sans habitations notoires, s'ouvrant sur l'océan, une lagune en arrière-plan à peine visible depuis le rivage si je ne remonte pas la plage dont l'eau à marée descendante se retire. Elles me donnent presque envie de remonter et d'aller voir ce qu'il y a à l'intérieur des terres. Une troisième ouverture béante se situe un peu avant le cap Henderson qui compte pour les "marcheurs de la plage", un lieu d'hébergement inaccessible car bouclé au cadenas. Je goute l'eau de pluie des réservoirs. Je trouve ridicule de ne pas laisser ouverts ces gîtes dont l'utilité est la raison d'être et la fonction première. Je suis et me sens de nouveau sur la "côte sauvage" tellement je suis dans l'isolement jusqu'à la baie de Morgan (Morgan Bay).

A 11h55, je croise deux couples, une génération d'écart, "marcheurs de la plage" à la carte qui viennent de Haga Haga distant de 5 km où ils ont passé la nuit. Leur étape d'hier qu'ils évaluent à une douzaine de kilomètres les a conduit depuis Morgan Bay jusqu'à Haga Haga et la précédente d'où ils ont démarré de Wavecrest jusqu'à Morgan Bay avec 12 km supplémentaires. Est-ce dire qu'il me reste 5 ou 6 heures pour marcher (12 + 12 + 5 =) 29 km et attraper le dernier ferry ? Difficile pari à tenir.

Je nage un peu dans le flou en ce qui concerne les distances relatives à mes repères. J'estime avoir à marcher une quarantaine de kilomètres jusqu'à la Grande Kei. Après le bac, si je le passe en temps voulu j'aviserai. Sur la plage avant d'atteindre le complexe hôtelier de luxe de Pullen's bay, un couple de baba cool remplissent des sacs plastiques de coquillages triés pour en faire des mobiles. Dans la baie, une jolie blonde allongée sur le sable doux et brûlant lit et se laisse rôtir sur la plage tandis qu'un gars fait des ronds dans l'eau histoire de retenir son attention et tenter de l'approcher. Deux acteurs d'une pièce dont je ne verrais pas la fin.

Vers 13h15, je décide de couper la journée et tombe sur Sherley, un seau d'eau de mer et deux filets de moules à la main, qui rentre à la maison que sa famille nombreuse a louée pour la semaine. Elle est femme d'agriculteur, principalement de l'élevage avec plusieurs milliers de tête de bœufs et de moutons et vit à Stutterheim fondée par un allemand. Les deux litres de Ceylan que je prépare me donnent l'impression de découvrir un excellent breuvage digne des Dieux. En trois quart d'heure je me refais une santé avant de quitter dare-dare sans être certain de pouvoir atteindre mon but. Sherley quant à elle pense que je peux arriver à accrocher le dernier ferry mais je n'en suis pas si sûr. Il me reste deux bonnes heures de marche et la litanie de plages qu'elle énumère les unes après les autres m'apparait longue comme si je comptais entre les doigts les billes d'un collier ou les grains d'un chapelet.

Je ramasse pas mal de beaux coquillages et des abalones de plus en plus nombreuses avec de beaux reflets nacrés qui peuvent être offertes en guise cendrier. Je m'étonne de la quantité et en fais part à Sherley qui parle d'abus de la part des pêcheurs. La pêche sur la côte, y compris à la ligne, est interdite théoriquement. Aucun chalutier à l'horizon excepté les Chinois qui ratissent l'océan avec des filets. La viande des abalones, dotées de propriétés aphrodisiaques, est exportée vers l'Asie et représente des sommes importantes qui suscitent l'avidité. Je comprends la raison de cette multitude lorsque j'apprends qu'il y a une ferme d'abalones à proximité, celle-ci pouvant expliquer leur présence sur la plage. Elles disparaitront du paysage lorsque je dépasserai l'endroit supposé où elles sont élevées et cultivées.

A Marshstrand au nom prédisposé, la plage du marécage, les rochers ont été tellement polis et érodés par les éléments naturels qu'ils en sont devenus plats et forment un immense damier, un plateau de dalles de pierre accolées les unes aux autres comme si je foulais les ruines d'un ancien palais romain dont les colonnes auraient été renversées par un tsunami et seraient tombées à l'eau. Le Santu Spiritu battant pavillon portugais a donné son nom à la prochaine plage, celle des perles qu'il avait en soute lorsqu'il s'est échoué en 1608. L'océan en rejette parfois et certains les collectionne. Elles servaient de monnaie d'échange à l'époque. Il suffit de partir des pavés de la salle de bain romaine, traverser quelques siècles et se pencher pour les ramasser avant de continuer sur un plateau tout en alvéoles et concavités où chacune des pierres en cours d'érosion en est au stade de piscine miniature pour des elfes en repos au sortir de l'océan et transitant vers l'élément Terre.

Je fais toujours la lecture des plaques commémoratives des bancs, pas ceux qui annoncent le mariage mais celles dédiées au souvenir de ceux qui ont vécu et quitté les plages que je traverse. L'un d'eux me laisse songeur : "à la mémoire de Viv Hand (1909 - 28/09/2009) qui a aimé cet endroit et y a pêché pendant 60 ans". Le lieu de repos fait face à des rochers dans un cadre naturel dépouillé et réduit à son strict minimum, l'eau et le minéral. Les passages à flanc de colline et coupés d'épisodes avec des à-pics surplombant l'océan déchainé, de falaises entre lesquelles il faut louvoyer pour les dépasser donnent un caractère exceptionnel dans un cadre naturel impressionnant sauvage et rugueux à la bande du littoral avant d'atteindre Morgan Bay. Une petite crique donnant sur une plateforme herbeuse entretenue, sorte de parking aménagé en zone récréative et aire de repos avec toilettes et douches, permet le séjour à la journée. Je saute la butte d'où j'ai la vision d'une petite bourgade de gents puants bien propres et riches où tout est tracé et délimité au cordeau. Je ne m'y trompe pas. Je demande à un couple où se trouve le ferry. Ils feignent de ne pas savoir pour mieux m'ignorer. Il y a décidément des claques qui se perdent.

Qui peut alors mieux me renseigner qu'un agent de la police dont j'arrête le véhicule et me dit de monter. Je me retrouve ainsi enfermé dans la camionnette-fourgon qui fonce. Et si elle se renversait, j'aurais l'air malin à ne pas pouvoir m'extraire de ma cellule. L'agent s'arrête d'ailleurs quelques minutes et pendant qu'il fait sa course, j'ai beau récriminer, rien n'y fait. Je suis dans le panier à salade sans aération à transpirer comme vache qui pisse. Quand il roule, un ventilateur donne de l'air frais et me caresse le visage. Mieux vaut être seul passager à bord plutôt que dans un panier de crabe. Le conducteur dépose au passage le jeune qui m'a enfermé et continue sa course folle vers le débarcadère où il arrivant en klaxonnant, ce qui permet de retenir le ferry qui vient de quitter le quai. Il me libère et je saute sur la plateforme métallique sous l'air ébahi et ahuri des six piétons présents. Il est 17h37 et pari gagné, j'attrape le dernier bac.

Hip Hip Hourra ! Retour au Transkei. Je voulais absolument passer cette frontière pour me retrouver dans la zone de non-lieu. Quand nous abordons, un pick-up rutilant attend pour embarquer et rentrer à la maison. Un jeune en VTT arrive trop tard pour l'attraper et devra passer la nuit dans le village derrière la colline. Autant Morgan Bay est peuplé et habité de maisons blanches concentrées autour d'une plage de sable d'or fin, autant côté Transkei, le sable noir abonde et la pauvreté domine. Rien ne retient l'œil à part une zone de marécages asséchée parsemée de souches de bois mort au-delà de laquelle une barrière de buissons et d'épineux cache un cordon dunaire sur lequel folâtrent des légions d'oiseaux. J'ai quitté la piste carrossable vers le village, traversé la zone aride et me suis rapproché du littoral de sable noir grossier et meuble. Il ne crisse pas sous la semelle. Je dois remonter dans les terres pour accéder à une petit plage. Dans une herbage, je surprends au bout d'une piste avant de traverser le fourré pour y avoir accès, un véhicule collectif avec deux trios, chacun composé de deux males éméchés, bouteilles de bière en main, tripotant une jeune fille dont l'une cache un portefeuille à mon approche. Tout ce petit monde surpris ne prétexte pas lorsque je disparais à la nuit tombée dans le lit de la rivière Gxara où j'en profite pour procéder un bon décrassage.

Je persévère en totale liberté cheminant le long du littoral désespéramment seul, ce qui me convient très bien. Je n'en attends pas moins que la lune se joigne à moi pour m'éclairer et me montrer le chemin. Je n'ai pas pu marcher et m'avancer hier soir à cause de la pluie, ce qui m'a obligé à pousser et dépasser mes limites aujourd'hui confronté au vent. Ce n'est que partie remise. Je vais aller loin, ce soir.

Je dépasse une carcasse de bateau échoué, véritable squelette rouillé de baleine dont les côtes nettoyées de leurs chaires tels des pieux acérés pointent vers le ciel. J'en fais le tour et la traverse la cage thoracique sans rencontrer Judas.

Il n'y a pas trace de présence de Dieu, ni aucun humain dans le coin. Mes yeux et mes sens me guident. Mes pieds devinent le chemin. Je dois sortir de la plage et remonter à flanc de colline plusieurs fois car d'impressionnantes failles s'ouvrent devant moi à la clarté de la lune. Je contourne les brèches et finis par monter une dune pour accéder à un ensemble de résidences dont deux sont allumées et l'une d'elles occupée par deux hommes et une femme fluette à table autour d'un verre de vin. Je me présente et veux obtenir des infos concernant la prochaine rivière.

J'ai du mal à réaliser que l'endroit qui s'appelle "Trennery's hotel et Seagull's beach" (la plage des cormorans) est distant de 17 km de la Grande Kei ajoutés aux 56 km du sentier répertorié des "marcheurs de la plage" qui relie Gonubie à la Grande Kei, cela donne un maximum de 73 km (moins les trois effectués avec la voiture de police) à mon compteur aujourd'hui. Il me reste 8 km à parcourir dont trois jusqu'à la rivière Kobonqaba (il faut claquer la langue pour le prononcer correctement) et atteindre le complexe hôtelier de Wavecrest où je compte passer la nuit.

L'un des deux hommes m'offre un verre de Shiraz. Il me déconseille d'aller plus loin et s'étonne que je marche de nuit. Je leur en explique la raison, les rivières à passer à marée basse (22h21) qui conditionne mon avancée et la clarté de la pleine lune qui permet une vision différente des plages. A les écouter, ils ont les chocottes et ne bougeraient plus or je veux continuer sous peine de me retrouver bloquer une douzaine d'heures devant la Kobonqaba, ce qui est naturellement le moindre de leur souci. Leur partenaire très sympathique et accueillante contraste avec l'arrivée inopinée d'une force de la nature apparue comme un grain de sable dans l'engrenage qui va faire déraper le processus harmonieux mis en place entre les acteurs. Elle se sert du prétexte qu'il y a deux femmes dans la maison pour se sentir en insécurité devant un étranger et me demande si je veux passer la nuit d'aller frapper à la maison voisine où séjournent des pêcheurs, trois garçons forts et vigoureux. Je n'ai pas soulevé la question de mon hébergement puisque je veux continuer quoiqu'en pensent mes deux froussards qui n'objectent même pas un mot à la remarque insultante de la mégère. Son mari s'est fait tirer dessus il y a un an et demi. Je leur dis qu'avec la méditation, il y a longtemps que j'ai renoncé aux relations sexuelles avec les femmes (ou les hommes). Je n'hésite pas à lui dire qu'elle ne devrait pas agir ainsi et qu'elle fait preuve de rudesse vis-à-vis d'un "invité". Elle ne me donnerait pas envie de la toucher même si elle se déshabillait ou initiait un strip-tease. J'espère seulement, ce dont je doute, que son mari l'honore encore régulièrement car elle représente à mes yeux une montagne de chaires insurmontable à passer, une matrone infâme digne d'être élevée au rang de sorcière blanche du Transkei. Elle quitte la table emmenant dans son sillage la jeune belette. Je ne la reverrais pas.

Je prends un moment pour apprécier et finir mon verre de rouge. Je demande à mes deux hôtes: "Pourquoi viennent-ils séjourner trois semaines dans le Transkei s'ils ont peur et s'y sentent en insécurité ? ". Quand je sors et prends un moment pour aller voir si les gars d'à côté sont rentrés, à mon retour, je me retrouve le nez collé à la vitre de la porte-fenêtre fermée, le rideau tiré. Ils m'ont dit un peu tard que le trio s'était rendu à la rivière et disposait d'un bateau. J'espère les y trouver en continuant la piste, au moins les croiser s'ils sont sur le retour. Je presse la pas et tombe dessus alors qu'ils viennent de quitter. Je peux effectivement dormir chez eux mais je ne suis pas intéressé. Je veux poursuivre et je dois les convaincre de me montrer l'endroit où traverser sans risques car il est hors de question qu'ils remettent à l'eau le hors-bord rangé à l'arrière du pick-up.

Nous laissons le véhicule sur les hauteurs et deux gars m'accompagnent jusqu'au bord de l'eau. Ils me demandent s'ils peuvent prier pour mon salut. Au point où j'en suis, deux minutes de plus ou de moins, ce n'est pas ce qui va faire la différence. J'accepte. Chacun, une main sur une épaule - je suis habillé d'un T-shirt aux manches courtes mais sans slip de bain - ils demandent à l'être suprême de m'accorder sa bienveillance jusqu'à la fin de mon voyage. Si Dieu me voyait aussi court vêtu, ils me vouerait aux gémonies et m'enverrait au bouillon à défaut du feu éternel.

Je passe la Kobonqaba en trois temps, trois mouvements dont deux aller-retour avec, à chaque fois, un sac. Je les remercie de l'autre côté de m'avoir assisté et d'avoir attendu que je sois sain et sauf sur l'autre rive. Je poursuis au clair de lune sachant que j'en ai fini avec les traversées impératives pour aujourd'hui. Jésus n'a plus besoin de m'aider à marcher sur les Eaux. Le complexe de Wavecrest dispose d'une flottille pour ses clients voulant passer la rivière Nxaxo.

Je rencontre une épave de voilier et lis sur la bat-flanc : "Den Haag Holland". La côte est moins belle et moins riche en diversité, des rubans de roches noires divisent des encartés ensablés bordés par cette ligne verte de taillis infranchissables derrière lequel les pâturages d'herbe remontent en pente douce vers des collines et des vallons distants de plusieurs centaines de mètres. Peu avant minuit, la tour de contrôle de l'aérodrome en veille grâce à l'énergie solaire retient mon attention. Je m'y dirige et saute l'enclos du complexe où abondent de charmants bungalows à toit de chaume apparemment très confortables et cossus à l'intérieur. De la terrasse en bois du restaurant de cet élégant complexe, La vue sur les dunes à l'embouchure de la rivière Nxaxo est superbe sous la lune. J'en fais le tour avant de m'asseoir dans l'herbe devant une chambre meublée dont la porte n'est pas fermée à clef. Je suis éreinté après un parcours de 81 kilomètres effectué en seize heures. Les cartes me servent de références pour établir le kilométrage et la distance parcourue. Mes jambes sont fatiguées. Après une demi heure d'attente pendant laquelle j'appelle et je chante pour attirer l'attention, je m'enferme dans la chambre meublée et m'allonge sur le canapé. Il n'y a pas longtemps que je suis allongé quand le propriétaire des lieux frappe à la porte. Je lui parle tout en tournant la clef dans la serrure et lui explique mon histoire. Patrick, chef-cuistot, ne voit pas d'objection à ce que je surfe son canapé en toute légalité.

Quatre heures suffisent à régénérer les batteries avant de repartir chargé d'un saladier de porridge, des flocons d'avoine auxquels j'ai ajouté les biscuits salés cassés (genre TUC) des clients de l'hôtel et deux bananes noires coupées en petites rondelles. Je fais le plein de carburant et répartis mon énergie de façon équilibrée dans tout le corps avant de passer la Nxaxo en barque vers 8h30. Je suis réveillé depuis 5h30. Si je n'avais pas traversé la Kobonqaba hier soir, je serais en train d'attendre là-bas la marée de 10h40.

Après une marche d'une heure sur la plage dégagée dans la continuité des paysages entrevus la veille, les buissons ayant été gommés, j'atteins une résidence isolée avec trois motos garées à l'extérieur. Avec un fond de lait aigre, je me prépare un café viennois avant de continuer vers la baie de Mazeppa atteinte vers 13h00. Une passerelle relie une petite île au continent. Malgré la chaleur, je me dois de la visiter avant que l'eau ne remonte et y rencontre un Sud-Africain et deux Slovaques dont l'un est amateur de pêche. Des vagues puissantes viennent s'écraser sur la roche dont la forme évoque une langue énorme. Tout autour, à la ponte de l'îlot, le même scénario génère des gerbes d'écumes blanches et impressionnantes comme si les rochers étaient passés au détergent. Attention à ne pas glisser de la roche et se faire embarquer dans le tambour de la machine à laver, le grand tourbillon de la vie et de la mort qui vous fait vivre des sensations et voir des étoiles dans la cinquième dimension. L'océan déchainé a besoin d'offrandes. Les Dieux aiment se faire plaisir et laper sur la roche mouillée une jambe perdue qui en entraine une autre à l'eau. Les requins dont le coin est infesté en font leur amuse-gueule.

Parmi les cinq pêcheurs à la ligne tombés à l'eau en 2009, deux seulement sont revenus et ont été sauvés. L'un d'eux a été jeté par la violence des vagues et eu le corps fracassé contre la paroi. Les témoins horrifiés ont essayé de l'harponner avec leur hameçons et accrocher ses vêtements pour le remonter mais l'opération s'est révélée impossible. Des histoires incroyables de pêcheurs encore avec le Slovaque qui, avant-hier ayant attraper un petit requin de 60 kg en bout de ligne, en a vu surgir un de 200 kg qui a avalé, gobé et dévoré le premier. Nannie et Martie dans leur résidence, originaires de Stutterheim, me confirme le cas d'un requin qu'ils ont vu emporter par la jambe un gamin qui n'est jamais réapparu. J'ai besoin d'eau chaude et utilise le micro-ondes pour réchauffer du riz précuit. Je me prépare une salade de tomates, d'oignons avec un champignon ramassé sur le chemin qu'ils jugent correct. J'en ai goûté un morceau il y a un moment pour être certain qu'il ne soit pas vénéneux. Les symptômes apparaissent généralement entre quatre et huit heures après l'ingestion. Je déjeune comme un chef et le roi repu repart à 16h00 exactes le ventre ballonné d'avoir trop festoyé. Il lui faut absolument attraper en 40 minutes la navette de l'hôtel familial Kob Inn pour passer la rivière Qhorha aux eaux trop profondes. Je me donne une heure d'avance et parviens juste à temps pour héler le rameur qui vient me chercher en canoë.

A notre retour, nous le sortons de l'eau et je l'aide à le rentrer. Il ferme la porte du garage dans lequel sont entreposés de nombreuses embarcations. Il est 17h00. Sa journée est finie et il rentre à la maison accompagné de son fils. C'était la dernière, la prochaine demain matin à 8h00. J'ai de la chance d'avoir pu traverser. Il suffisait de dix minutes de battement et je me retrouvais tout penaud sur l'autre rive qui n'offre rien pour s'abriter. Je ressens la fatigue de la marche de la veille et m'étale dans l'herbe à côté des deux dernières résidences avec vue sur l'océan Indien. Je suis surpris quand je découvre à mes pieds la rivière Jujura dont je ne connaissais pas l'existence. La marée haute était à 16h50 et commence à redescendre pour être basse à 22h57. Le cours en amont encaissé dans des gorges n'offre aucune possibilité de passer d'une rive à l'autre. Devant l'étendue de la lagune, je choisis de me reposer et somnole avant de me dire qu'il faut peut-être que j'agisse avant la nuit. Je dois la sonder et la considérer comme une traversée ordinaire qui ne doit pas poser de difficultés. La pluie menace. Je m'aventure pour chercher les fonds sablonneux les plus fermes. La traversée sans être facile n'est pas dangereuse et je m'en sors rapidement avant de poursuivre à la nuit tombante. Le ciel s'assombrit à l'horizon et la lune joue à cache-cache derrière un épais rideau de nuages obscurs qui ne présagent rien de positif. Elle est en fait retenue prisonnière et empêchée de luire. Je ne suis pas au bout de mes surprises quand, à des intervalles d'une heure de marche, je fais face successivement à la Ngadla puis la Shixini sur lesquelles je ne comptais pas. Elles sont larges, de l'eau jusqu'à la taille et le courant est fort pour la seconde avec un niveau d'eau un peu plus bas du à l'heure avancée. Je poursuis avec un ciel dégagé au-dessus de ma tête et la lune qui sort de sa gangue. Je suis satisfait de les passer ce soir et de ne pas être retenu par elles demain matin si j'étais resté à Kob Inn.

Je veux arriver ce soir vers 23h00 à la rivière Nqabarha et passer sur l'autre bord. Je patauge dans la Kwagogo, de l'eau jusqu'à mi jambe. Les étoiles apparaissent avec le ciel s'éclaircissant. Une lumière attire mon regard à l'horizon et guide mes pas tandis que quand je me retourne, je distingue clairement le halo du phare de Mazeppa qui émettait jusqu'alors une lueur diffuse. Je pousse en direction de cette étoile du berger qui m'apparait lointaine. Elle est mon but à atteindre et ma raison de vivre le moment présent. Après une longue marche exténuante dans le sable tassé par la marée descendante, je saisis deux corps humains accroupis puis alternant avec la position debout, la ligne à la main. Je marque une pause et les observe. M'ont-ils vu ? Ont-ils peur ? Je vais au devant d'eux et trouve deux jeunes Xhosa sur le retour. Je les aborde et leur demande si la Nqabarha est encore loin et s'ils ont connaissance d'une possibilité d'hébergement en leur indiquant la petite lumière qui m'a guidée et vient de s'éteindre il y a dix minutes. Je la situe de l'autre côté de la baie que je confonds avec la bouche de la rivière. Ils hésitent et finalement m'accompagnent vers le lit du cours d'eau. En marchant, ils me pointent du doigt un crabe d'une belle taille que je bute du pied. Les pinces désarticulées, je le fourre dans un containeur avant de continuer jusqu'à la Nqabarha où ils m'indiquent l'endroit relativement tumultueux où traverser. Les garages de l'autre côté sont cadenassés et pas de gardien à l'horizon. Une piste de pierres difficilement carrossable remonte jusqu'à la pointe surplombant l'océan, le promontoire servant d'aire de camping selon ce que m'en disent mes guides.

Je sonde le niveau d'eau où je n'ai plus pied bien que ce soit la marée basse (22h57). Je suis embarrassé avec ces deux gars qui attendent que je tente le passage. Si je suis sur l'autre bord, ils peuvent récupérer mon sac et partir avec, le vider en partie et emmener ce que bon leur semble. Je n'aurais pas le temps de retraverser et les rattraper. Je décide de m'adosser, la tête sur le sac et leur faire comprendre que j'attends qu'il y ait moins d'eau même si je sais que je suis probablement dans l'heure d'étal et que le niveau ne baissera pas beaucoup. Ils parlent entre eux, finissent par se lasser et rentrer chez eux. Je n'attends pas assez longtemps avant de goûter à l'eau, perdre pied et me laisser emporter par le courant qui me dépose sur l'autre bord. Mes sacs sont d'un côté inaccessible et je suis sur l'autre bord. Si les gars m'ont entendu barboter, traverser la Nqabarha et reprendre pied sur l'autre bord, ils peuvent venir se servir.

Une inspection rapide des lieux et un tour des garages me convainc que je ne vais pas pouvoir trouver rien, ni personne pour m'aider. Je ne peux pas refaire deux traversées dans un temps minimum et passer sans mouiller mes deux sacs que je vois d'ailleurs impuissant prendre l'eau. Il doit être plus tard que je ne le pense et l'eau remonte. La seule solution, aller au camping et demander de l'aide. Nu-pieds, cul nul, je monte le raidillon en partie bétonné pour que les roues puissent mieux accrocher et parviens à deux rondavels surveillées par des chiens. Je crie "à l'aide". Une femme, la cinquantaine apparait. Je lui demande l'heure. Il est 23h32 et la marée est montante. Elle réveille Dave, un Afrikaner, la cinquantaine qui vit depuis 14 ans dans le coin et connait la Naqbarha. Il descend avec sa Land-Rover tandis que je pars devant avec les trois chiens qui se jettent avec délectation dans la rivière et y nagent merveilleusement. Dave, de grande taille, sait où traverser, de l'eau jusqu'aux épaules avant de repasser avec mon sac sur la tête. L'eau ne les a pas atteint. Je ne peux qu'acquiescer à sa demande et le suis avec le second sac à bout de bras. Je réussis à traverser la Nqabarha sans le mouiller. Il était temps que mes affaires me reviennent. Je rentre côté passager, une sangle accrochée au volant du véhicule retenant la porte qui bat en éventail et donne de l'air, un système d'aération auquel il fallait penser. Dave me propose de prendre un bain. Tous les soirs, il chauffe au feu un bidon d'eau couché de 220 litres. Un robinet lui permet de tirer de l'eau chaude à souhait et la mitiger avec de l'eau froide dans un baquet métallique qui lui sert de baignoire. Après maints hésitations parce que je viens de passer un cours d'eau, je le remercie infiniment tant mes sens apprécient l'eau chaude et mon corps, la douche, m'aspergeant de gobelets d'eau et procédant à un nettoyage profond des pores de l'épiderme.

J'en ai presque oublié le crabe. Si je n'avais pas eu besoin de mon récipient pour m'arroser, il serait resté dans son trou. Après la douceur du corps, je le fais bouillir un quart d'heure avant de commencer à l'éplucher tandis que Dave boit un café. Il travaillait sur une idée de projet du ministère de l'agriculture concernant la plantation de pommes de terre et intéressant 3000 paysans. Le projet avorté n'a pas reçu les fonds nécessaires pour des investissements à long-terme et attend qu'il soit débloqué. Il se qualifie de solitaire et ne s'entend pas du tout avec sa collègue qu'il qualifie de "menteuse impulsive". Il a obtenu après des entrevues à Umtata et l'autorisation du chef de la communauté locale de pouvoir habiter cet ancien camping et rénover les rondavels. Je continue à sucer le crabe sans en laisser une miette. Un seul suffit. J'ai l'impression d'être à une table d'un cinq étoiles et goûter le meilleur crustacé du monde tant la chair est blanche et fraiche. Il me tient éveillé jusqu'à 2h00 du matin alors que je suis épuisé. Je surfe une fois de plus le canapé dans la rondavel qui sert de cuisine. Même s'il n'est pas à ma taille, je m'endors profondément pour me réveiller vers 5h00.

Seul, je me prépare le café soluble que m'a offert Dave la veille et que j'ai naturellement refusé car il était trop tard pour que je puisse trouver sommeil ou trop tôt puisque minuit était déjà passé. Il arrive un peu plus tard et me rattrape car il lui en faut trois pour se mettre à jour. Je lui propose du pain frit, une spécialité de Martie qu'il acceptera au prochain café préparé par la gérante du magasin situé sur la route qui mène à la réserve naturelle de Dwesa à l'entrée de laquelle il me fait déposer. Deux employées trop zélées me causent des soucis à la barrière. Qu'est-ce qu'il m'a pris d'être rentré par la grande porte ? Je dois être accompagné. Elles essayent de téléphoner au responsable qu'elles ne peuvent pas joindre. Je leur suggère: "Vous ne m'avez pas vu, je ressors de la réserve et passe par la plage non grillagée" mais elles me tiennent. Elles finissent par me laisser rentrer. Je prétexte que je vais parler avec Ronnie, le ranger mais comme le sentier bifurque et part sur la plage pour rejoindre la rivière Mbashe, j'en profite pour m'éclipser quitte à me faire tirer les bretelles. Après plusieurs collines tombant à-pic dans l'eau, de débris de roches marquant la limite entre le végétal et la pierre, le panorama s'étend jusqu'à l'horizon, concentré à perte de vue sur deux baies en forme de croissants de sable blanc brûlants et cuisants sous les rayons du soleil. Il fait une chaleur torride. Je marche doucement et goûte la beauté de l'endroit. Je m'assois plusieurs fois notamment à une petite pointe, qui n'est pas sans me rappeler l'ilot de Mazeppa, entourée naturellement de rochers protecteurs brise-lame et surmontée d'une auréole d'herbe verte au centre de laquelle je m'assois et contemple le littoral. En repartant, je suis en train de longer la corne du croissant de sable de la dernière plage quand j'avise au loin un groupe. Je sens les difficultés s'annoncer avec mon refus d'être accompagné. S'ils viennent à ma rencontre, ils ont utilisé des moyens importants et déployé des effectifs importants. En avançant au-devant d'eux, je crois deviner deux uniformes verts, des rangers au milieu d'un groupuscule d'une petite dizaine de personnes. Je vais finir par les croiser, le fait est indéniable. Je peux les ignorer mais c'est mal me connaitre. Je plonge dans la marée humaine, des touristes en visite guidée accompagnés d'un ranger à qui je m'adresse. Ses réponses à propos du niveau d'eau de la Mbashe et de l'horaire des marées ne me satisfont pas. Il me fait remarquer que je devrais être accompagné. Je lui rétorque : "Si quelqu'un avait du me suivre depuis mon départ à Durban tout le long du littoral jusqu'à East London, il y a belle lurette que je l'aurais planté derrière moi. Bye Bye".

Je sais qu'ils se sont servis d'un bateau pour passer d'une réserve à l'autre, la réserve de Dwesa étant délimitée par la Mbashe au nord et la Nqabarha au sud. Elle a l'air en colère et pris la couleur des alluvions qu'elle charrie. Je l'ai vu de mon piton rocheux se déverser dans l'océan Indien avec la même intensité que la Grande Kei. Les eaux souillées de la rivière et celles de l'océan sont parallèles pendant plusieurs milles nautiques sans se mélanger. La différence de couleur notable entre les sillons est facile à observer. Avec les intempéries de la nuit et les éclairs aperçus à l'horizon, la Mbashe se jette dans l'océan chargée d'impuretés auxquelles je vais devoir faire face. Je m'y reprends à trois fois. Je tente le passage trop en amont et corrige le tir avec le sac en passant plus près de la bouche de la rivière. Lorsque je reviens, le sable se dérobe et je perds pied emporté par le courant. Je bois la tasse et finis par me rétablir après un faux-rebond, mes pieds retrouvant le fond du lit sablonneux. Je passe avec le sac-à-dos sans tomber malgré un puissant courant contre lequel je dois lutter avec mes cuisses. J'ai eu la chance de ne pas chuter au cours de ces deux traversées mais il s'en est fallu de peu.

De l'autre côté, dans la réserve naturelle de Cwebe, un bon point de chute avec des chalets "The Haven" à ne pas confondre avec "The Heaven" (le Paradis), une fausse perception qui illusionnerait et induirait en erreur Adam, le premier venu sur son l'origine du lieu. La réserve parait longue à traverser et je tarde à arriver à la der des der des rivières à passer absolument à marée basse (11h59) avant la dernière ligne droite jusqu'à Coffee Bay. Je souffle un quart d'heure à Breezy Point et bois un demi litre d'eau de pluie de récupération avant de passer un petit cours dont le niveau d'eau monte rapidement. Je ne suis pas certain qu'il s'agisse de la rivière Xhora et je continue à vive allure sans ralentir le rythme. Je ne suis guère surpris après une heure supplémentaire de marche en contournant une langue de sable de découvrir la Xhora cachée derrière un monticule sur lequel ont été construit des résidence mitoyennes les unes aux autres. Je jette un coup d'œil là où elle rejoint l'océan. Bien qu'étroit, l'endroit est profond.

Je sollicite le couple d'afrikaner qui habite la propriété la plus proche. Celui-ci me confirme que j'arrive trop tard. Il dispose d'un quadricycle et d'un jet-ski qu'il n'est pas prêt à sortir pour m'aider mais n'a même pas une simple barque à m'offrir pour aller sur l'eau. Celles qui sont retournées sur l'herbe ont des trous. Je dois attendre 23h32. Dans le pire des cas, il n'y a qu'une seule marée basse demain à 11h55. Ils me laissent rentrer à l'intérieur de leur jardin et me permettent de me reposer sous la véranda pour l'après-midi. D'un belvédère dominant la lagune, ils m'expliquent qu'il est possible de traverser la Xhora en trois points différents. J'ai fourni un gros effort physique sans me nourrir. Je me rassasie et m'allonge sans oublier de sortir du sac le poisson reçu de Dave et le mettre à sécher.

Avec huit heures de sommeil durant les deux dernières nuits, je rattrape le temps perdu. A la nuit tombée, mes hôtes mettent à disposition une chambre. Vers 22h00, nous décidons d'un commun accord de repousser la traversée à demain midi pour cause de lune cachée. Il n'y a pas de visibilité. Je dors profondément jusqu'à 8h00 le lendemain. Je suis heureux que la dame me propose d'allumer un BBQ pour braiser mon poisson à l'odeur incommodante. Cela m'évite de le perdre. Je brunch et le consomme jusqu'à 10h45 en gardant la tête et la queue pour un peu plus tard. Je n'ai aucun mal à passer la lagune à gué et continuer jusqu'à Bulungula où j'y rencontre Roxane, française établie au Cap et représentante de Voyages Aventures en Afrique du Sud. Avec son père, elle établit des contacts et un itinéraire de marche. Je suis dos à la rivière du même nom et ne vois pas que le niveau d'eau monte. Quand je me retourne, je suis surpris de ne pas pouvoir la passer. J'attends la marée haute à 18h02 avant de redescendre. Une nuit dans une rondavel pour la forme et le souvenir d'une dernière nuit sur la côte sauvage avant de retrouver "Hole in the Wall" au lieu de "Hole in the Cliff" et Coffee Bay avec ses petits airs d'Etretat.

Ce périple de trois semaines représente une distance de presque 500 kilomètres parcourus à pied depuis Durban jusqu'à East London à travers le Transkei alors qu'il est de 670 kilomètres en empruntant la nationale 2 pour rejoindre les deux villes côtières. A la question récurrente : "Pourquoi à pied ?", il est facile de comprendre que les endroits sur la côte étant difficiles d'accès, il est plus facile de les relier un à un, les uns après les autres comme en tissant un long fil plutôt que d'y passer sa vie à decouvrir / connaitre en famille le plus souvent un endroit du littoral chaque année et recommencer un peu plus loin durant les prochaines vacances scolaires l'année suivante.
Deuxième voyage dans l'Ouest américain: arrivée / départ? English translation pending
by McCandless · 2010-02-13 · 17 replies
Bonjour tout le monde,

Je suis en plein préparatifs pour notre second voyage dans l'Ouest Américain ! En juin dernier nous avons fait un circuit standart de SF à LA en passant par quelques parcs.

Pour notre second séjour, j'ai pensé arriver à nouveau de SF. Sachant qu'on part pour 20 jours du 4 septembre 2010 au 24 .

Bruxelles - SF SF SF- YOS (faire Panomara trail que nous n'avions pas pu faire!) YOS YOS - DV DV - LV LV - Zion (faire Angel's Landing que nous n'avions pas fait non plus, décidemment ! 🙂) Zion - Bryce Bryce - Capitol Reef Capitol Reef - Moab Moab ( Arches NP) Moab (Canyonlands) Moab (Canyonlands) Moab - Mexican Hat ( Valley of the god + Gooseneck) Mexican Hat - Page Page ( Antelope Upper + Lower + Horshoe Bend + Waterholes Canyon) Page (CBN) Page (CBS) Page - GC SR GC SR ( Descente dans le canyon) GC - Phoenix

Voilà une première idée pour notre futur itinéraire.

Alors je ne sais pas si arriver à Sf et partir de Phoenix est la meilleure chose à faire ou si c'est mieux d'arrivée à Las Vegas et d'ajouter quelques étapes notamment dans les alentours d'Escalante ...

Qu'en pensez vous ?

Merci,

McCandless
États-Unis: randonnée Cathedral Wash avec enfants et Devil's Garden Trail English translation pending
by Viranne · 2010-02-09 · 29 replies
N'ayant pas reçu toutes les réponses à mes questions dans un précédent post 🤪, je me permets d'en ouvrir un nouveau en espérant avoir plus de chance! Je pars cet été dans l'ouest des USA pour une boucle classique avec mon mari et mes 2 enfants de 10 et 7 ans.

La rando cathedral wash est elle conseillée avec des enfants? A Arches, je compte faire le devil's garden trail, mais j'hésite entre un aller retour ou un retour par primitive trail: n'est ce pas trop difficile ou long avec des enfants?

Merci
Grosses réductions pour hôtels à Los Angeles avec Hotwire English translation pending
by Valabelange · 2010-02-09 · 55 replies
bonjour ! après des heures à chercher un hôtel pour 5 à LA, à l'aéroport, j'ai trouvé sur ce forum une bonne adresse, apparement : hotwire, qui permet de réserver un hôtel, dans une zone choisie ( airport), avec un nb d'étoiles choisi (3 étoiles), et une fois qu'on a payé, on ns indique le nom de l'hotel ! j'ai eu le crowne plaza pour 96 dollars, assurance annulation comprise, pour 4 personnes (je me débrouillerai sur place avec mon petit de 5 ans). ça me donne envie de continuer à réserver mes autres hotels comme ça, ms j'aimerais avoir des infos de votre part, si vs avez déjà utilisé hotwire ! merci pour vos réponses !
Derniers avis pour circuit dans l'Ouest des Etats-Unis en juillet 2010 English translation pending
by Valabelange · 2010-02-08 · 37 replies
Bonjour tout le monde ! tout d'abord un grand merci à toutes les personnes qui m'ont accompagnée sur ce forum jusqu'à aujourd'hui ! il y a 15 jours, j'étais au point zéro, sans aucun itinéraire, ni rien d'autre ! j'ai bcp questionné, lu les sujets postés par d'autres, et voilà, je vous soumets mon circuit, afin que vs me disiez s'il y a des points à préciser, ou des trucs qui clochent ! merci encore pour votre patience ! donc: départ le 1er juillet de Lyon, arrivée à 19h00 à LA . Famille de 5 personnes, 2 adultes, 2 filles ado, et un garçon de 5 ans . première et troisième partie en voiture , 2° partie en RV pour le tour des parks.

1- arrivée à LA (je n'ai pas encore réservé l'hôtel, je pense au best western royal palace ou au vagabond inn, ms pour le vagabond qui a l'air mieux situé et moins cher, il semble que l'annulation ne soit pas possible?!) 2- LA visite ville . Hollywood, beverly hills, la rue des étoiles, santa monica, etc... 3-LA universal studios 4- route vers LVegas ( hôtel pas encore réservé: je cherche un bon prix, et un hotel à la fois étonnant et adapté à l'âge des 3 enfants, genre gde piscine, animations, ... ).Je pense à l'excalibur, le hard rock, le flamingo, le louxor , le planet hollywood et le new york !!! y a du boulot ! 5 -LV 6- location RV l'après-midi😕(impossible le matin ) et départ vers Zion si je pars tôt, ou Valley of Fire si c'est trop tard ! ( du coup, je n'ai rien réservé, car VoF il n'y a pas de réservation possible, et Zion, je ne suis pas sure d'y arriver ce soir-là !: si j'y arrive à Zion, je pourrai me poser devant le camping, par exemple ?) 7 - VoF ou Zion-Bryce nuit au ruby's inn .64 Dollars.(ça a l'air bien pour les enfants , et le north campground était complet !) 8- Bryce - nuit au north campground ( 15 dollars ! c'est bien ça ???) . J'ai préféré prendre des campings sur recreation.gov, mais à ce prix là, j'imagine que c'est encore moins que sommaire ?! je me pose encore la question pour les enfants, je pense qu'avec tte la route que ns allons faire, ils apprécieront une petite baignade de tps en tps. QQ'1 connait l'un de ces 2 campings à Bryce ? 9 - Bryce-Page 2 nuits à Wahweap resort and marina 106 dollars (qq1 connait , c'est comment ?) 10- Page 11- Page-Monument Valley goulding's campground 67 dollars (même question ?) 12 MV-Grand Canyon Mather campground 18 dollars !!! ( là même si c'est juste un emplacement avec rien, je crois que c'est le lieu idéal pour être bien placé ds le GC ?! 13- GC-Las Vegas pour une arrivée en soirée. ns rendons le RV le 14 au matin, et apparement, une nuit à l'hôtel ( 50 euros)coûte moins cher que le Koa circus circus !(de 50 à 80 euros). je ne me trompe pas ? je pense réserver à l'hotel circus circus, pour mon fils qui devrait se régaler avec le cirque ! 😏 14 - restitution RV (faut compter longtps ? ) location voiture et départ pour death valley . nuit à furnace creek ranch 230 dollars🤪, ms ça a l'air ts bien pour couper tte cette route, et c'est bien placé pour les sunsets et sunrises !?! 15 - Furnace creek-Lee vining . nuit au murphey's motel 125 dollars 16 - Lee vining- Yosemite;Nuit à curry village ds une signature tent:152 dollars ( il s'agit bien des fameuses tentes avec des lits au coeur même de la nature ?) 17 - Yosemite- San Francisco ( hélas😕, il me manque 1 jour pour rester à yosémite, j'espère que je pourrai qd même en avoir plus qu'1 apperçu !) 18- SF (hôtels pas encore réservés, ms j'ai repéré le colombus motor inn, le holliday inn golden gataway: si qq1 connait, je veux bien des avis !) 19 SF 20 SF 21 SF et départ pour la france à 17h00 ! puis gros dodo pour récupérer du jetlag et je me mets à l'ordi pour partager émotions, photos, surprises et couacs à éviter !

voilà, j'espère que vs me direz les points qui posent problèmes ou que vs répondrez sur les questions que je me pose ! et j'espère que cela pourra servir à ceux qui en sont encore au début de la préparation de leur voyage ! bisous à tous, à bientôt !🙂
Nouveau paquebot de croisières, le Costa Deliziosa English translation pending
by Alcati · 2010-02-01 · 165 replies
😉😉😉 BONSOIR,

Voici des informations sur ce nouveau navire qui va bientôt prendre la mer pour vous....

Je vous propose de le découvrir tout simplement et peut-être avoir la chance d'être dessus prochainement.

La visite commence .......

Un nouveau paquebot pour Costa Croisières

Le Costa Deliziosa sera baptisé le 23 février à Dubaï

Le numéro 1 européen et français de la croisière prend possession d'un nouveau paquebot. Construit aux chantiers Fincantieri de Marghera, près de Venise, le Costa Deliziosa appareillera lundi, de la cité des Doges, pour sa toute première croisière. Sistership du Costa Luminosa (*), livré l'an dernier, ce très beau navire s'annonce tout aussi réussi que son aîné, une unité particulièrement soignée et bien conçue. Quinzième paquebot de Costa Croisière, le nouveau navire mesure 292 mètres de long pour 32.2 mètres de large. Affichant une jauge de 92.700 tonneaux, il compte 1130 cabines et peut embarquer 2828 passagers. Après sa première croisière entre Venise et Savone du 1er au 5 février, qui accueille les Lauréats de la Mer (évènement annuel de la compagnie destiné à remercier ses partenaires), le Costa Deliziosa va mettre le cap sur le Moyen-Orient. Une traversée inaugurale de 22 jours le mènera à Civitavecchia (Rome), Port Saïd et Sharm el-Sheikh via le canal de Suez (Egypte), Aqaba (Jordanie), Safaga (Egypte), Aden (Yémen) et Salalah (Oman). Il passera ensuite deux jours à Mascate (Oman), deux jours à Abu Dhabi et trois jours à Dubaï, où il sera baptisé le 23 février. Positionné aux Emirats cet hiver, le navire effectuera ensuite une traversée de 19 jours à destination de l'Inde et des Maldives.

















































RESTAURANT ALBATROS







RESTAURANT SAMSARA (au dessus).



Voilà une première approche dans cette visite et si vous souhaitez voir encore d'autre photos.......Un petit coucou et j'en mets d'autres....OK😉😉😉😉😉.

JC
33 jours dans l'Ouest américain en septembre 2010 English translation pending
by Legibus · 2010-01-26 · 35 replies
Bonjour à tous,

Bon je ne vais pas faire très original, cela fait plusieurs mois (depuis mars 2009 ! que du bonheur !🙂) que je consulte intensivement guides, forums (sutout celui de VF, the Best !), carnets de voyage de VF, sites web (notamment les formidables 🙂 www.ouestusa.fr/, www.vazyvite.com/ , www.roadtrippin.fr/ ,
http://cj.p.free.fr/USA/USA_Accueil.html , http://www.typolover.com/_travel/south_west_usa_2008/day_0.htm ...et bien d'autres) pour organiser notre 1er voyage aux USA.

J'ai construit notre itinéraire pour 33 jours sur la base de tous les conseils glanés ici et là, j'espère qu'il tient la route, j'aimerais avoir l'avis des « experts » de l'Ouest pour savoir si l'ensemble vous parait bien ficelé !

Nous serons en couple, louerons un SUV car nous avons prévu quelques pistes et logerons dans des motels. Pique-nique le midi et resto le soir probablement.

L'itinéraire est assez détaillé, désolée ! cela n'empêchera pas les imprévus qui modifieront assurément le planning : méteo, coups de coeur ou panne de voiture ! 😎

Nous voulons voir beaucoup de choses mais en prenant notre temps, nous sommes plus attirés par les "roches rouges" du Grand Circle que par Yosémite ou la côte pacifique, car c'est a priori plus dépaysant. J'hésite presque à retirer Yosémite pour passer plutôt par Séquoia et gagner 1 jour que je rajouterai sur Moab...🤪

Pour l'instant, nous partons sur la base d'une boucle LA-LA, mais j'ai également sous le coude un circuit SF-SF qui ressemble fortement à celui-là. Je sais que beaucoup d'entre vous ne sont pas fans des boucles😛😉 mais je me dis qu'on est pas pressés par le temps, alors...ceci dit rien n'est encore réservé donc tout est encore modifiable 😉😇

Jour 1 : Vol Paris - Los Angeles (nuit Santa Monica) Balade autour de l'hôtel (plage, Pier) en fonction de l'horaire d'arrivée du vol

Jour 2 : Los Angeles (Nuit Santa Monica) Matin : Hollywood Bld, Walk of Fame Matin + AM :Universal Studios Griffith park en fin d'AMJour 3 : Los Angeles (Nuit Barstow) Matin : Visite de Santa Monica, Venice AM : Visite de Beverly Hills, UCLA, Mulholand Drive...puis Downtown Fin AM : Route vers BarstowJour 4 : Barstow > Sedona (Nuit Sedona) = 7 h sans les arrêts Journée : Route vers Sedona par route 66 (arrêts à Oatman, Seligman, Williams) Coucher du soleil à Sedona : point de vue Airport Mesa Jour 5 : Sedona (nuit Sedona) Matin : rando West Fork of Oak Creek Midi : Baignade à Slide Rock State Park AM : rando Red Rock Crossing/Crescent Moon fin AM : rando Chimney Rock loop Jour 6 : Sedona > Grand Canyon Village (Nuit GC Village) Matin : rando Broken Arrow Trail à Sedona puis départ vers Grand Canyon AM : balade le long de la Rim (Hermits rest route, navettes seulement) fin AM: coucher du soleil à Shoshone point (accès en voiture sur la Desert road) Jour 7 : Grand Canyon Village > Page (nuit Page) Matin :Lever de soleil sur le GC (Mather point ou Yavapai point) puis différents points de vue de la Desert Road jusqu'à Desert View Fin de matinée : départ vers Page AM : Marble Canyon, Lee's Ferry, rando Cathedral Wash fin AM: Barrage, coucher de soleil sur le lac Powell Jour 8 : Page (nuit Page) Matin : Antelope Lower (?) ou Stud Horse Point hoodoos puis Antelope Upper Fin de matinée : Horseshoe Bend AM: Paria Movie set et rando Toadstool Hoodoos Jour 9 : Page (nuit Page) The Wave (Coyote Buttes North) si permis ! Sinon, Cottonwood Canyon Road jusqu'à Yellow Rock. Rando à Yellow Rock. Wahweap Hoodoos Jour 10 : Page > Monument Valley (nuit cabin MV Goulding's campground ou Mexican hat) Matin : Waterholes Canyon à Page (permis à retirer) Midi : départ pour Monument Valley AM : piste de Monument Valley jusqu'au coucher du soleil Jour 11 : Monument Valley > Moab (nuit Moab) Matin : Lever de soleil sur MV puis Valley of the Gods, Moki Dugway et Muley Point Fin de matinée : Goosenecks SP puis route vers Moab AM : Point de vue Needles overlook et rando Cave Spring (30 min.) fin AM : route vers Moab Jour 12 : Moab (Canyonlands) Matin et AM : Sunrise à Mesa Arch puis rando Grandview point overlook, rando White Rim trail et rando Aztec Buttes fin AM : Dead horse Point State park au coucher du soleil Jour 13 : Moab (Arches) Matin :points de vue : Park avenue viewpoint, La Sal mountains viewpoint, Petrified Dunes viewpoint puis Devil's garden trail (Landscape et Double O, par Tunnel Arch et Pine tree Arch) puis Partition Arch (partie haute du parc), puis Double Arch trail (partie basse) AM : 2h de repos à Moab ?! fin AM : rando Delicate Arch jusqu'au coucher du soleil (partie médiane du parc)Jour 14 : Moab Matin: rando à Corona Arch ou Park avenue trail (Arches)ou survol de Canyonlands en avion puis rando Mill Creek Canyon + baignade AM : rando Fisher towers, et La Sal mountain loop road au coucher du soleil Jour 15 : Moab > Capitol Reef (nuit Torrey) Matin: Goblin Valley SP Midi : balade à Little Egypt AM: rando Cohab Canyon trail à Capitol Reef fin AM: points de vue Sunset point et Panorama point Jour 16 : Capitol Reef > Escalante (nuit Escalante) Matin : Scenic drive de Capitol Reef puis une partie du Burr Trail AM : rando Calf creek falls + Baignade Jour 17 : Escalante > Bryce (nuit Tropic) Matin : Kodachome Basin SP. rando Panorama trail et/ou Grand Parade trail AM : rando à Mossy cave et à Red Canyon (ou le lendemain) fin AM : Coucher de soleil sur Bryce (Sunset Point) Jour 18 : Bryce (nuit Tropic) Matin: Lever de soleil sur Bryce (Sunrise Point ou Bryce Point) Randos combinées (départ de Sunrise point) : Queen's garden trail + Navajo loop + Peekaboo loop puis remontée sur Bryce point et rando Rim Trail jusqu'au point de départ. AM : Red Canyon si pas fait la veille (ou repos !) fin AM: Coucher de soleil sur Bryce (Inspiration Point ?) Jour 19 : Bryce > Zion (nuit Springdale) Matin : départ de Tropic vers Zion fin matinée : rando Canyon Overlook trail à Zion AM : rando the NarrowsJour 20 : Zion > Valley Of Fire SP > Las Vegas (nuit Las Vegas) Matin : route vers Valley of Fire et début visite du parc AM : randoWhite Domes trail puis Jumbles of Rock fin AM : route vers Vegas Soirée : balade sur le strip (fontaines du Bellagio...) Jour 21 : Las Vegas (nuit Las Vegas) Matin + AM : balade sur le Strip, visites des Casinos, piscine à l'hôtel, Roller coaster du NY NY... Fin AM : Stratosphère au coucher du soleil Soirée : Freemont street experience Jour 22 : Las Vegas > Death Valley (nuit Stovepipes Wells) Matin : visite de Red Rock Canyon (Scenic drive) puis départ pour Death Valley AM : Dante's View, Badwater, Artist Palette, Zabriskie Point au coucher Jour 23 : Death Valley > Yosémite (nuit Lee Vining) Matin : sunrise sur les Mesquite Sand Dunes puis route vers Lone Pine, balade dans les Alabama Hills Midi: route vers Lee Vining fin AM : visite de Bodie si possible, sunset sur Mono Lake Jour 24 : Yosémite (nuit Oakhurst) Matin : visite de Bodie si pas fait la veille, balade autour de Mono Lake Midi : Tioga Pass et balade à Tulomne Meadows AM : Tanaya Lake. Rando Olmsted Point view et/ou Mirrors lake puis Yosemite Valley fin AM : départ vers Glacier Point (Point de vue) pour le sunset Jour 25 : Yosémite > San Francisco (Nuit San Francisco) = 4h15 sans les arrêts Matin : balade à Mariposa Grove (Séquoias géants) Midi : route vers San Francisco fin AM : arrivée San FranciscoJour 26 : San Francisco (pas de pass transports en commun) Matin : 49 mile drive : Presidio, vues sur le Golden Gate, Twin peaks + visite à pied des quartiers excentrés de Haight Ashbury, Alamo Square, Castro et Mission, Lombard street + traversée du Bay Bridge AM : visite d'Alcatraz en soirée Jour 27 : San Francisco (Pass) Matin:visite à pied des quartiers de Russian Hill, Telegraph Hill puis Cable car vers Union Square AM : visite Golden Gate Park et Sunset à Baker beach Soirée :Twin Peaks avec vue sur la ville de nuit Jour 28 : San Francisco (Pass) Matin : Visite à pied des quartiers de Nob Hill, Chinatown, Union Square, Financial District AM : Monter au dernier étage du Hyatt Regency, du Mark Hopkins hotel au coucher du soleil (« Top of the Marks »), puis en haut Westin St Francis Hotel Jour 29 : San Francisco (Pass) Matin :visite des quartiers Ouest à pied : Presidio (Palace of Fine Arts), Marina, Cow Hollow, Pacific Heights Midi : en voiture : points de vue, Fort Baker et Baker beach, Fort Point AM : Visite de Sausalito (Vista Point), Bolinas, Mont Tamalpais (vue sur toute la baie de SF), Muir Woods NM, Point Bonita (phare) Sunset à Battery Spencer view (Conzelman Road) Jour 30 : San Francisco > Carmel (Nuit Monterey) Matin : visite de Stanford University AM : visite de Monterey puis Carmel fin AM : visite de Point Lobos Jour 31 : Monterey > Santa Clarita (nuit Santa Clarita ou SB) = 7h sans les arrêts Matin : Big Sur, visite de Julia Pfeiffer Burns State Park AM : Visite de Santa Barbara Jour 32 : Six Flags (nuit Santa Monica) Matin : Six Flags Magic Mountain fin AM : repos à Santa Monica Jour 33 : Vol Los Angeles-Paris programme à adapter suivant l'heure du volMerci d'avance à vous tous, contributeurs de VF, pour vos avis et commentaires, et merci plus généralement pour votre passion de l'Ouest, vous la transmettez si bien !🙂
Pharmacie de base pour un voyage vers les États-Unis? English translation pending
by Jororemy · 2010-01-25 · 31 replies
Bonjour,

sachant que nous partons pour un mois, selon vos expériences quel sont les produits à mettre dans une trousse de soins de base pour des adultes . Je pose la question par ce que j'ai rien trouvé a ce sujet.

Bien sur certains produits comme de l'aspirine, pansements et autres nettoyant antiseptique mais a part cela?

Merci
Californie avec des enfants en camping-car English translation pending
by Valabelange · 2010-01-24 · 20 replies
Bonjour à tous! je découvre ce forum qui est une mine d'informations pour élaborer notre séjour au mois de juillet en californie ! nous avons une préférence pour le camping-car, ns sommes deux adultes, deux ado et un enfant de 5 ans. les distances ns font un peu peur, alors je vous soumets notre itinéraire en espérant que vs voudrez bien le commenter pour ns aider à conclure pour le mieux !! il nous reste 2-3 jours à rajouter, pour couper davantage les étapes, ou pour rester davantage là où c'est nécessaire, pouvez-vous ns conseiller sur ces attributions supplémentaires ? De plus, nous aimerions connaître pour chaque étape, les campings que vs nous conseillez, ou les étapes pour lesquelles ns pouvons zapper la réservation, et envisager une nuit en camping sauvage. J1 los angeles J2 J3 Los angeles vers Gd canyon :où pouvons-ns faire une halte pour la nuit à mi-parcours, et que cela soit interessant ? J4 "halte à mi-parcours " - Gd canyon J5 Monument Valley J6 J7Page J8 Bryce Canyon J9 J10 Zion J11 Las Vegas J12 Las Vegas vers Yosemite : pourrons-ns passer par la vallée de la mort, ou bien faut-il faire le détour et passer par Baskerville (c'est ce que proposent des circuits organisés), ou vaut-il mieux rendre le camping-car et aller vers Yosémite en avion ?ds ce cas, fau-il attérir à San Francisco ou un autre aéroport plus proche de Yosemite ? J13 Yosemite J14 Yosemite J15 Yosemite San Francisco J16 J 17 San francisco J18San francisco et retour en France

Par avance, merci bcp pour votre aide !
Circuit de dix-huit jours sur la côte ouest des États-Unis English translation pending
by Nani34 · 2010-01-23 · 24 replies
Bonjour à toutes et à tous.

Je suis nouvelle sur ce forum qui est tout simplement fabuleux!!! Nous partons 18 jours sur la Côte Ouest et grâce au forum, j'ai essayé de faire un circuit. Nous partons avec notre fils de 16 ans. J'ai choisi de faire un parcours avec des étapes assez courtes car nous aimerions profiter des piscines ou de la plage (après tout on est en vacances!!!!😉). J'ai donc volontairement zapé la Death Valley et Yosémite.

Dimanche 01 août :Départ de Barcelone 11H00. Arrivée Las Végas 19H35. Dîner et nuit au Circus Circus (pour le prix).Lundi 02 août :Journée Las Végas. Mariage et visite des casinos, hôtels, downtown. Nuit au Circus Circus.Mardi 03 août :Prise en charge de la voiture vers 10H00. Départ vers Zion (160 miles). Check-in (15h) au Quality inn Zion Park. Randonnée Zion en fin d’après midi. Nuit Mercredi 04 août :Randonnée Zion en matinée, puis départ vers Bryce Canyon (100miles). Check-in au Bryce View lodge (15h). Randonnée Bryce en fin d’après midi. Nuit.Jeudi 05 août :Randonnée Bryce en matinée puis départ Grand Canyon North Rim (150 miles).Randonnée Grand Canyon puis retour sur Page en fin de journée. Nuit Page.Vendredi 06 août :Antelope Canyons, Lake Powell. Nuit Page.Samedi 07 août :Départ vers Tusayan Check in au Red Feather Lodge.Randonnée Grand Canyon South Rim.Nuit Tusayan.Dimanche 08 août :Journée au Grand Canyon. Départ en fin de journée à Flagstaff. Nuit Flagstaff.Lundi 09 août :Balade à Flagstaff. Portion Route 66 (Musée)Départ vers Kingman ou Needles. Nuit.Mardi 10 août :Départ vers Los Angeles. Après midi Hollywood, Walk of fame, Chinese Theater. Dans quel quartier dormir?Mercredi 11 août :Journée Los Angeles (Universal Studios)Jeudi 12 août :Matinée Venice Beach, Santa Monica.Départ pour Santa Barbara. Nuit Santa Barbara.Vendredi 13 août :Côte OuestNuit San Siméon.Samedi 14 août :Côte Ouest. Carmel, Monterey.Nuit San Francisco. Dans quel quartier dormir?Dimanche 15 août au Mercredi 18 août :San Francisco. Mercredi 18 août :Départ matinal aéroport San Francisco. Décollage 7H45.Jeudi 19 août :Arrivée Barcelone 8H45.Je compte sur vos lumières, votre expérience, et surtout votre patience (et oui, encore un road trip sur la Côte Ouest😊) Merci.
Circuit de vingt-cinq jours dans l'Ouest américain: votre avis? English translation pending
by Nico1127 · 2010-01-23 · 52 replies
bonjour 🙂,

Après quelques infos pêchées sur internet et sur ce forum, voici le circuit que j'ai imaginé pour notre voyage de noces en septembre 2010 (25 nuits et 25 jours) : - Arrivée à LV j0 - LV j1 - LA j2 et j3 - Stop à Mojave ou autre si chose à voir avant grand canyon j4 et j5 - Grand canyon j6 j7 et j8 - Page (antelope canyon et horshoe bend) j8 j9 - Monument valley canyonsland j8 - Moab - arches NP j10 et j11 - Torrey Capitol reef j12 et j13 - Bryce j14 et j15 - Zion j16 et j17 - Las Vegas j18 Ce circuit fait déjà 3500 km. du coup il reste 7 jours. Mes étapes sont peut être trop courtes ? Sinon peut-être que je peux pousser de Moab à Salt lake puis Yellowstone. et redescendre vers LV ? Ca m'a lair de faire beaucoup quand même (5400km d'après google maps) Sinon je pensais avant Los Angeles faire death valley et Sequoia puis reprendre la boucle ci-dessus (sans yellowstone et salt lake).

Qu'en pensez vous ?
Quoi faire en quatre jours à Las Vegas? English translation pending
by Infosvp · 2010-01-22 · 25 replies
Bonjour, ce sera notre premier séjour à Las Végas, un court séjour de 4 jours. Exceptions faites des machines à sous, casino et spectacles, que pouvons-nous faire à Las Végas. Désolé si la question semble banale, mais ce sera mon premier séjour dans ce coin.

Merci

Michel
Voyage de deux semaines dans l'ouest des États-unis sans voiture, réalisable? English translation pending
by Mumu0574 · 2010-01-22 · 9 replies
Bonjour à tous! Je suis nouveau sur ce forum et j'espère que certains d'entre vous pourront m'aider. je part avec mon meilleur ami du 1 au 15 mai 2010 sur la côte ouest des Etats Unis. Ni l'un ni l'autre n'avons 21 ans révolus au moment du voyage;nous ne pouvons donc pas louer de voiture pour la durée du voyage. Cependant nous voulons visiter plusieurs villes et plusieurs parcs naturels durant ce séjour tels que: - San Francisco - Yellowstone - Yosemite - Sequoia National Park - Las Vegas - Grand Canyon - Los Angeles Est-ce réalisable d'envisager tout cela sans voiture? Si oui quels moyens avons nous pour nous déplacer (bus, train, stop, ...) Et si cela est trop chargé quels sont les visites a privilégier sachant que nous passeront forcément par San Francisco (vol allez et retour). De plus nous comptons camper dans les différents parc nationaux ...est-ce possible? Merci d'avance de toutes vos idées et de toutes vos réponses. Cordialement.
Voyage routier de deux semaines dans l'Ouest américain: autour de Moab et Page English translation pending
by Gnou75 · 2010-01-18 · 93 replies
Chers forumeurs,

J'ai la chance de pouvoir repartir dans le grand ouest fin Mars/début Avril prochain. Cette fois-ci je pars à LA pour mon job et j'enchaine avec deux semaines en compagnie de mon padre. Je ne connais pas exactement les dates pour l'instant, ni même si ce sera 14 jours ou plutôt 16, mais je commence un peu le parcours quand même quitte à tailler dedans pour ne pas être trop speed ensuite.

L'idée c'est de refaire les incontournables pour lui et de rajouter la "boucle Moab" que je n'avais pas faite l'année dernière. On compte planifier à grosse maille le parcours et on dormira alternativement dans des Motels/Hotels ou en camping lorsque ce sera adapté et pas trop galère. On n'a pas de souci avec les rando au contraire, par contre il faut qu'elles soient plutôt simples et bien réparties pour pas être trop crevés.

J'ai des contraintes et même quelques envies, sisi :

- Départ de Los Angeles obligatoire, le retour peut se faire soit via Phoenix soit via LV sachant qu'on doit faire un vol intérieur pour SF ensuite. Au début je voulais faire la région de Sedona mais j'ai tellement de choses à voir sur la double boucle classique que je me dis que ce sera une autre fois et dans ce cas LV est mieux adapté que Phoenix.

- Pas de death valley que j'ai déjà vu et pas trop envie de le refaire surtout en A/R dêpuis Vegas.

- Je ne tiens pas spécialement à Zion. Trop de temps nécessaire pour en profiter et d'autres envies plus prononcées.

- J'aimerais retourner à Valley of Fire et y dormir si je trouve le temps. Si ce luxe me coute trop sur les autres points je ferai sans...

- On doit absolument faire GC, Bryce et MV qui sont pour moi les trois indispensables pour lui qui n'a encore rien vu

- Las Vegas me gonfle mais il faut y passer au moins un soir, voire deux pour qu'il voit les excentricités de cette ville qui ne me plait pas...

- J'aimerais rayonner autour de Page et autour de Moab.

- Il fait la route de la côte SF -> LA avant de me rejoindre donc inutile de prévoir un parcours alternatif là bas.

Pour l'instant je suis sur cette base là :

J1 : LA -> GC, sunset GC, nuit GC

J2 : jour GC (sunrise puis spots west), qqs arrets sur la route vers l'est – Page, nuit Page

J3 : test tirage CBN sinon les spots sur page, nuit Page

J4 : test tirage CBN sinon White Pocket, nuit Page

J5 : test tirage CBN sinon CBS, nuit Page

J6 : fin spots sur Page, Navajo NM, sunset MV, nuit MV

J7 : Gooseneck, Canyonlands the Needles, nuit Moab (+Valley of Gods?)

J8 : Arches NP, nuit Moab

J9 : Canyonlands Island in the Sky + Dead Horse Point, nuit Moab

J10 : Moab - Capitol Reef – nuit Torrey

J11 : Torrey – une partie de burr trail road – Calf Creeck - Escalante Petrified Forrest - nuit Escalante

J12 : Hole in the Rock road (Peekaboo gulch, Broken Bow Arch, Sunset Arch et Devil’s Garden) puis début Bryce, nuit Bryce

J13 : Fin Bryce - bout de Cottonwood canyon road (Grosvenor Arch, Yellow Rock, Old paria), nuit Big Water

J14 : Fin Cottonwood Canyon road (Wahweap Hoodoos, White Rock) - Zion sans pause - Valley Of Fire sunset - nuit VoF

J15 : sunrise et fin VoF - Las Vegas, nuit LV

Nota : spots sur Page pour moi = Antelope Canyon (lower/upper), Lee Ferry, Cathedral Walsh, Horseshoe Bend.

Questions :

- Que pensez vous de l'itinéraire ? J'aimerais en voir pas mal mais sans trop courir non plus, je me dis que le fait de se poser 4 nuits à Page et 5 nuits Moab/Torrey/Escalante permet de ne pas être dans un rythme trop élevé.

- Je ne sais pas trop comment organiser intelligemment CBS et White Pocket sachant qu’un outfitter semble nécessaire. Comment coupler les deux par exemple ? Il me semblait particulièrement bien de camper sur place en plus. Un peu dur de gérer l'alentour de page avec l'incertitude de CBN et ces besoins particuliers pour les routes qui passent moyen tout seul.

- De J11 à J14 n'y a t'il pas moyen de gagner une journée en supprimant éventuellement quelques points, au cas où j'aurais une journée de moins ?

- Des spots que j'aurais oubliés? Goblin Canyon par exemple?

- Où pourrais-je mettre les spots autour de Moab comme Fisher tower ou les arches qui ne sont pas dans arches NP, quel jour serait le plus approprié?

- Je souhaite vraiment trouver les fameux hoodoos secrets, mais bon pour ça je vais me démerder tout seul, en plus ça me fait un jeu débile qui va m'avaler 50h d'épluchage forum… :D

Merci par avance pour vos conseils et remarques, s'il faut tout changer je suis prêt, tinlinlin!

A+
Itinéraire de vingt et un jours dans l'ouest des États-Unis English translation pending
by RG61 · 2010-01-18 · 6 replies
Bonjour a tous.

Voila maintenant plusieurs semaines, même plusieurs mois , que je navigue sur les forums , pour pouvoir établir le plus parfait des itinairaires , pour le voyage tant attendu que moi et ma copine on s’organisent , une visite dans le grand ouest des USA.

Donc après plusieurs heures de recherche a lire les commentaires TRES instructif de tous et chacun et après quelques itinéraires , voila celui qui semble satisfaire le plus a nos envies.

Donc même si plusieurs questions ont déja été posé sur le forum , je me permet quelques demandes et conseils , surtout dans le but de savoir si mon 21 Jours d’escapade est fesable a la vitesse que nous avons anticipé.

Avant de debuté , voici les “restrictions” obligatoire que nous , nous étions donné avant l’ébauche de notre trajet : San Fransisco , La descente de la cote SF -LA , LA , San Diego (Ma copine tient mordicus au Zoo et a Sea World ) , Grand Canyon , Monument Valley et Las Vegas.Yellowstone était dans nos plans , mais il m’a paru très difficile de l’inclure dans mon projet de 21 jours , sans trop être a la course. Moab a aussi été écarté de mon projet? Mauvais choix peut-être? Je tiens aussi a précisez que nous sommes 2 personnes dans la mi-vingtaine , ayant tout autant d’interet pour les villes que pour les paysages , ceci dit je mentionne aussi que nous ne sommes pas des spécialistes de la randonnée , une ici et là feront l’affaire.

* J’ai aussi penser a un autre plan de match sur 24 jours contenant Yellowstone que je vous comminuquerez peut-être plus tard , mais pour l’instant je me concentre sur celui-ci.

Jour 1 : Vol pour San Fransisco

Hotel pret de l’aeroport ou si le temps nous le permet dependant de l’heure , Hotel au Centre Ville.L’Aeroport est loin du centre ville? La prise de ma voiture de location est impérative dès le depart?Ou au contraire , attendre au jour 4 , jour ou je quitterai la ville?

Jour 2 : Journée a San Fransisco (Union Square , Pier 39 , Quartier Chinois et possibilité de match de Baseball , si l’équipe est a son domicile) Hotel au Centre-Ville C’est quoi “City Pass”??

Jour 3 : Journée a San Fransisco (Ballade Golden Gates , Alcatraz , Cable Car et fin de la Visite de la ville.)

Jour 4 : Descente vers Monterey/Carmel, Est ce que l’aquarium de Monterey vaut la peine d’être vue? D’autre idée pour cette region ? Apparament qu’il a un gros Outlet a Gilroy , cela vaut la peine? Possible Nuit a Monterey a moins que vous me conseillez de ne pas trop m’attarder sur cette region?

Jour 5 : Descente en direction de L.A. Arret a Big Sur et a Morro Bay?(Il y a quoi a Morro Bay?) D’autre chose a signaler sur cette route ? Le but serait de dormir avant la region de L.A. Exemple a Santa Barbara ou Oxnard. Des idées?

Jour 6 :Lever tot pour poursuivre la descente vers L.A. et arrivé tôt a Universal Studio. J’ai lu a quelques reprises qu’il avait beaucoup moins de gens avant midi donc essayons de profiter. Ensuite recuperation d’un Motel dans Hollywood et peut-être essayer de profité des alentours avec un bon souper ou une sortie? Des idées d’endroit stratégiques?

Jour 7:Journée de visite dans Los Angeles. Tout les Boulevards connu , aller a Griffith pour les lettres “Hollywood” , Venice Beach , Santa Monica peut-être. Apparament qu’il faut un auto pour tout dans la ville , est ce vrai? Pour le stationnement sur les boulevards c’est facile? J’ai aussi vue que Cali’Fun offrait un tour de ville gratuit et en Francais , me le conseiller vous? Et je vous avoue aussi avoir une “mini” crainte pour la conduite dans L.A. Vous pouvez me rassurer lol?!? :) Nuit possiblement au même Motel que la veille , ou avez vous un endroit plus stratégique car le lendemain on quitte pour San Diego.Ca doit être l’enfer le matin le traffic?! Venice Beach serait-il sur notre chemin? Ne pas le visiter dans la journée et y passer la nuit en voudrait la peine? Une facon cohérente de visiter la ville? Bref L-A m’effraie un peu...

Jour 8 : Descente vers San Diego , c’est bien 2h30 de route? Prise de possesion d’un motel pret de la plage dans le coin Coronado? C’est du moins ce que j’ai lu sur certain commentaire , que c’était bien comme quartier? D’accord avec ca , où mieux?! Journée de plage ou promenade dans les environs? Des conseils sur cette ville que je connais moins? Cela serait bien apprécie.

Jour 9 : Journée au Zoo de San Diego . Apparament que ca prend pratiquement une journée... Ca vaut la peine? Nuit au même Hotel que la veille.

Jour 10 : Sea World tôt le matin , suivi d’une route vers Palm Springs en fin de journée situé a environ 125-150 miles si j’ai bien lu. Est ce que Palm Spring vaut la peine d’être vue , certain semble dire que c’est une ville très jolie , d’autre semble dire que ca vaut pas vraiment la peine? J’aimerais bien avoir vos avis? De plus quoi faire a Palm Spring? J’ai vue qu’il avait p-e un genre de monter en téléphérique , des gens l’on fait? Bref mon but était de passé la nuit là mais c’est très changeable . Si vous avez d’autre idée , j’aimerais bien le savoir.

Jour 11 : Direction vers le Grand Canyon tout d’abord par la route 62 .Ce qui nous donne un passage dans le Parc National de Joshua Tree (Ca vaut la peine y faire quelque chose?) Ensuite passage sur la Route 66 , j’ai lu beaucoup de bien sur Oatman, vous est d’accord? Mais beaucoup de mal sur la ville Fantome de Calico? J’ai jamais reussi a trouver Calico sur une carte , surement car c’est une ville Fantome? Seligman ? Kingman , Lesquels en valent le coup? Le but est de se rendre jusqu’a Williams pour la nuit. Logique comme itinéraire ? Pas trop long a votre avis?

Jour 12 : Depart vers le Grand Canyon.Là on est encore un peu en dilleme et c’est notre Compte en Banque qui parle. Le but premier serait de se rendre a Tusayan , si les moyen nous le permette et se payer le fameux Tour en Helicoptère. Question que notre premier contact avec le Grand Canyon soit de par l’Helico? Vous nous le conseiller?. Le choc sera t-il encore plus grandiose? Le tour en Helico en vaut-il vraiment la peine? Serait-ce mieux d’y aller par nous même en voiture pour notre 1er contact? Je demande votre avis. Helico ou pas la suite de notre journée se resume au Grand Canyon . J’ai vue que les gens conseil , la randonée “South Kailbab Trail jusqua Cedar Ridge sur une durée de 4 a 5 KM” C’est bel et bien un bon choix . Bref on veut passer la journée a admirer se phénomène de la nature! Nuit dans les Environs.

Jour 13 :Route vers Monument Valley . Vous nous conseiller le tour payant? Nuit dans les environ , on nous a conseiller le nouveau Motel The View?

Jour 14 :Lever tôt et Route Vers Page . A combien de temps c’est precisement si on loge au motel The View? Le but est de voire Antilope Canyon , qu’il faut voir entre 11h et 13h si j’ai bien lu? Faut reserver ? Plusieurs ont semblé dire que c’était bondé de touriste? Au programme de la journée Horsesbend et ma question peut sembler stupide mais le Lake Powell est accesible dans les environs , je me perd un peu sur la carte et les commentaires de tous. Nuit soit a Page ou si le temps le permet préférablement a Mount Carmel Junction ou Orderville ? Que me conseiller vous , cela fait une journée trop chargée?

Jour 15 :Fin de la route vers Bryce Canyon et ½ Journée sur les lieu. Est ce assez ½ journée?Des conseils de rando? .Le coucher de soleil est vraiment a voir et je vais me mordre les doigts si je n’y reste pas? Monter la veille serait de la folie pour y voir le coucher de soleil? Initialement j’ai prevue faire les 180Km pour me rendre dormir dans le Zion National Park. Est ce logique? Trop rapide comme trajet? J’ai besoin de votre aide.

Jour 16 : Possibilité de passer un moment a Zion , mais les commentaires que j’ai lu me laisse croire que ce ne sera pas notre moment favori des “Parcs” n’étant pas des spécialiste de la Rando. Le but est de descendre passé la soirée et la nuit a Las Vegas. Donc vous feriez quoi de mon horaire? Étirez et passer la nuit précédente a Bryce Canyon et ne faire que passer aujourdhui a Zion , et ce même si cela nous donne une journée bien remplie de route? Proposer moi , j’aimerais bien vos opinions.

Jour 17 :Journée a Las Vegas. La strip , les motels , les outlets.Autre chose a conseiller?Le Tour Las Vegas by night vaut la peine? Nuit a Las Vegas , même Hotel qu’hier où peut-être essayer autre Hotel , il y en a tellement. Conseil d’hotel sympa? Je vais aussi essayer d’être a Vegas de semaine , comme j’ai lu a plusieurs reprises pour les prix beaucoup moins exorbitant.

Jour 18 : Route pour la Death Valley. J’ai lu qu.une nuit a Furnace Creek pouvait être plaisante ? D’autre on parlé de Lone Pines une fois sorti de la Valley .Peut-être même plus loin a Bishop pour alléger mes journées suivantes? Que me conseillez vous en tenant compte que nous avons que ca de prevue dans notre journée , mise a part peut-être un dernière avant midi a Vegas si le temps le permet. Besoin de conseil ici aussi.

Jour 19 :Route en direction de Yosemite National Park. Le Village Fantome Bodies serait apparament interessant a voir? Vous trouvez aussi? Où est-il situé? Des choses interessantes a faire a Yosemite? Une nuit a El Portail serait envisageable? Me rendre si vite a El Portail serait de la folie , car je prenderais pas assez le temps de voir Yosemite? Verrons nous des arbres Geant facilement?

Jour 20 : Suite et fin dans Yosemite. Avez vous une place plus stratégique que El Portail pour la nuit , en tenant compte du fait qu’aujourd’hui tout ce que nous avons au programme est le 4 Heures de routes nous fesant rejoindre San Fransisco. Donc possibilité de passé pratiquement la journée a faire dans activités.Nuit pret de l’aeroport ou Vol de retour en soirée.

Jour 20/21 : Vol de retour . Soit en soirée du jour 20 , ou possiblement le Jour 21 au matin.

Voila.

Je sais que je pose un nombre incroyable de question , mais j’ai bonne confiance que les “spécialistes” et sympathiques personnes que vous êtes aller m’aider a planifié un voyage aux allures parfaite. Est ce que je rate des activités incroyable ? Des propositions. Cela serait un crime de zappé Moab? Ou a la rigueur un arrivée a Yellowstone avec un fin a San Diego pourrait être envisageable en ne loupant rien de nos interets principals si on fait un voyage de 24 Jours?. Bref je veux vos conseils sur tout.Étant “nerveux” de nature , je me sens insecure un peu a l’approche de si grand voyage.

Nous avons prévus faire le voyage possiblement vers le debut-mi septembre . Est ce une bonne saison pour la temperature? Pluie? Octobre serait trop tard? J’ai pas lu beaucoup sur la temperature.

J’attend vos reponses avec impatience , je vous remerci déja.
Quarante jours dans le Sud-Ouest américain (7ème et dernière partie) English translation pending
by Isap29 · 2010-01-16 · 56 replies
Compte-rendu de notre périple USA 2009 (7ème et dernière partie)

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley
http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/

Dimanche 14 juin ... suite Vers 18h10, nous arrivons à Red Canyon où les couleurs, au soleil couchant, nous semblent encore plus belles que celles que nous avions vues au matin.







Trente minutes plus tard, nous pénétrons à nouveau dans le parc de Bryce Canyon et filons directement à notre point préféré, Upper Inspiration Point. Et là, la magie opère à nouveau ; c'est vraiment magnifique.





Une heure après, nous sommes à Sunset Point, mais avec nos polaires car il y a du vent, et frais de surcroit (17°C). Une fois n'est pas coutume, c'est nous !



Nous allons jusqu'au camp sud, pour voir si, au cas où, il y aurait de la place, et nous en trouvons une. J'allume le feu avec du bois ramassé lors de notre dernière nuit (près du corral)

et nous dinons à sa lueur, le calme régnant autour de nous.

Lundi 15 juin Réveil à 5h30 (4°C) et, une demi-heure plus tard, départ pour Sunrise Point et le lever de soleil. En marchant, sans doute pas très bien réveillé, et pour gagner du temps !, je formate la carte de mon appareil ; et « mer .e » ; à peine ai-je validé que je me rends compte de ma conn..ie mais c'est trop tard. Je n'aurais pas de photos de Zion et Red Canyon 😠 😕 ; heureusement qu'Isabelle ne fait pas la même erreur (je me rendrais compte, plus tard, que je peux récupérer les photos sur ses cartes formatées mais pas sur les miennes 🙁 ; différence d'appareil sans doute). Nous n'aurons pas de belles couleurs, un énorme nuage « stationnant » devant le pâle soleil du matin.

Nous sommes de retour à 6h35 au camp ; petit-déjeuner, toilette et sauvegarde des photos sur disque dur.

Une heure plus tard, nous quittons le camp (10°C) et nous nous arrêtons au VC, zappé lors de notre première visite.

Nous partons vers 9h pour Hole in the Rock Road pour une rapide (re)visite à Peek-A-Boo. La route est faite rapidement jusqu'à Escalante et la piste avalée à une vitesse « grand V », ce qui nous permet d'arriver au trailhead à 10h53 (avec 24°C au thermomètre).

Départ pour la descente à 11h02 et, comme nous sommes (très) pressés, elle se fait « en courant » et 15 minutes plus tard, nous entrons dans Dry Fork avec une lumière et des couleurs très différentes de la première fois, ce qui montre, s'il en était besoin, l'importance de l'heure. (http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/)

Et nous en sortons avec un magnifique datura.

Et nous arrivons à l'entrée de Peek-A-Boo, avec son bassin, son arche et ses daturas.

Arche de Peek-A-Boo

Tentative de grimpette (sacrément haute, la première marche) mais il faut d'abord traverser le bassin !

Nous repartons, toujours au pas de course, vers Spooky Gulch, toujours aussi magnifique et aussi étroit. On peut voir l'étroitesse du passage...

... mais avec quelques contorsions, Isabelle parvient à passer !



Vue de la sortie (entrée) de Spooky Gulch

La montée se fera toujours au pas de course, pouf, pouf ...pouf, et en 18 mn, nous arrivons à la voiture ; pas mal, non ? 😉 , la température extérieure étant de 30°C.

Retour sur la piste et direction le camping de Lower Calf Creek pour pique-niquer ; en effet, j'ai oublié de demander au ranger (pour Marie Lefèvre - VF) s'il était possible de passer (en rando) de Upper Calf Creek à Lower et le détour n'est pas très long. Malheureusement pour elle, la réponse est négative.

À 14h55, nous attaquons la grimpette pour les Handprints et autres pétroglyphes au bord de la rivière et, moins d'une heure plus tard, nous mettons le cap sur Cedar Breaks ; la journée a vraiment été speed, mais nous voulions absolument refaire certaines prises de vues, au cas où nous ne récupérerions pas nos photos perdues.

Un peu avant d'arriver à Cedar Breaks, nous traversons des forêts de tremble et de grosses coulées de lave ancienne dont les blocs jonchent les bords de la route.

Nous arrivons au camping vers 18h10 et là, quel calme. Le camping est à moitié vide (il vient juste d'ouvrir 4 jours plutôt. Après avoir choisi et réservé notre emplacement, nous partons faire la tournée des points de vue ; il fait 11°C et le soleil est bien masqué par les nuages, quel dommage !

À North View (3 181 m), la vue est magnifique on se croirait à Bryce et j'ai même l'impression que la palette de couleurs y est encore plus importante.

La température extérieure étant assez basse, il reste encore de la neige et Isabelle en profite pour me prendre pour cible.

Au départ de la rando d'Alpine Pond (que nous ne ferons pas), une coupe géologique montre bien les différentes couches que l'on aperçoit et la comparaison avec Bryce Canyon et Zion.

À Chessmen Ridge Overlook, le manque de soleil est encore plus criant. L'altitude y est de 3 190 m, la plus haute de notre périple.

Nous finissons par Sunset View (3 156 m)

et Point Supreme (3 155 m) Vue vers le nord

Vue vers l'ouest

et regagnons notre camp. Un bon feu nous permettra de préparer le diner sur la braise et nous finirons la journée en sélectionnant les photos à transférer sur Picasaweb lors de notre prochaine connexion internet.

Mardi 16 juin Réveil à 6h30 (6°C) ; il pleuviote et le ciel est gris, couvert. Au loin, un bruit quasi-continu qui ressemble à un concasseur de pierre. La responsable du camp passe relever les « tickets » et revient quelques instants plus tard (nous devons être les seuls déjà levés). Visiblement, elle a envie de discuter. J'apprends d'où elle vient, la profession de son mari (astronome) et l'origine du bruit : c'est un gros hélicoptère qui fait du débardage. En effet, une bonne partie de la forêt est morte, décimée par un parasite et les bucherons abattent ces arbres pour en limiter la propagation (on se croirait dans le livre de Philippe Labro, Un été dans l'ouest). L'hélicoptère sert donc à déplacer les troncs. On voit nettement les arbres morts, en gris sur fond vert

Nous nous arrêtons au VC (8h05) qui était fermé hier soir, à notre arrivée ; il tombe une sorte de neige fondue et Isabelle est frigorifiée. Après nos emplettes habituelles plus une carte géologique, nous avions prévu de faire la rando de Spectra Point et Wasatch Ramparts Trail, mais la neige est bien visible maintenant sur nos polaires et la température est de 4°C. La neige et par conséquent le manque de luminosité nous font renoncer à cette rando avec regrets ; après ce que nous avons vu hier, j'imaginais quelque chose de splendide.

Nous partons donc pour Kolob à 8h40 et très vite, les nombreuses fleurs sur le bord de route nous arrêtent. Northern Sweetvetch (Hedysarum boreale)

Blue Flax (Linum lewisii)

Prickly Poppy (Argemone munita)

Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri)

La route descendant la vallée, la température remonte ; il fait maintenant 12°C. Nous nous arrêtons faire le plein à Cedar City et à 10h nous arrivons au VC de Kolob où nous enlevons les polaires et remettons le short. Cette portion du parc, éloignée de Zion proprement dit, nous la parcourons le long de la route de 5 miles (scenic road) avec de nombreux arrêts photos. Nous y retrouvons le même style de falaises rouges.

Ici, même la route est rouge !





Nous quittons le parc après cette brève visite. Il est maintenant 11h20 et la température extérieure est de 22°C ; quel contraste avec celle de ce matin.

Nous passons par St George (28°C) et filons sur Valley Of Fire. On quitte la I15 pour la 169 et à Logandale, la température qui n'arrête pas de grimper arrive à 32°C. Nous arrivons à l'entrée du parc à 12h25 (heure Névada) et la température a un peu baissée (28°C) ; nous nous acquittons de notre droit d'entrée (6$, le Pass n'est pas valable) et, après un bref passage à Elephant Rock,

nous continuons vers Arrowhead Trail et Arch que nous trouverons assez rapidement, mais le chemin est peu marqué.

Environ une heure plus tard, nous arrivons au VC, enchâssé dans ses falaises rouges ; les nuages se dissipent et laissent apparaître le ciel bleu.

Nous nous dirigeons ensuite vers Petroglyph Canyon (Mouse's Tank) pour déjeuner sur le parking. Les écureuils nous accompagnent, essayant de grappiller les miettes.

Nous nous sommes garés sur le côté gauche de la route alors que tous les véhicules se mettent à droite, à l'entrée du canyon et, de ce fait, sommes seuls (hormis nos écureuils), installés à l'ombre pour manger. À 14h30, nous nous préparons à partir à la « chasse aux pétros » et Isabelle se souvient en avoir aperçus sur le coté gauche en arrivant, juste avant le parking. Bingo, il y en a plein !

Après cette séance photos, nous traversons la route et entrons dans le canyon

et, ici aussi, surtout sur le côté gauche (faisant face au soleil), nous en trouvons d'autres.







Nous partons ensuite pour Atlatl Rock (espèce de propulseur de flèches, préhistorique). Ici, un escalier métallique nous permet d'approcher des pétroglyphes, mais la structure est un peu gênante.







Vue du deuxième palier de l'escalier métallique

Petit passage par Natural Arch

et nous nous dirigeons ensuite vers Petrified Log ; si vous avez déjà vu Petrified Forest (Holbrook ou Escalante), passez votre chemin, cet arrêt est totalement inutile.

Sedonax m'avait prévenu, le temps que j'avais prévu était beaucoup trop court, mais il faut bien faire des choix. Nous prenons donc le chemin du départ, au milieu d'un paysage magnifique. Si l'occasion se représente, nous nous y arrêterons plus longuement.

Départ donc vers Las Vegas où nous arrivons assez rapidement. Sur Las Vegas Boulevard, la circulation est intense et nous sommes souvent à l'arrêt. Un coup d'œil inopiné sur le tableau de bord nous montre l'aiguille de température bloquée sur le rouge ; ça recommence ! 😠 Malgré les 32°C de température extérieure, je mets le chauffage à fond, seul moyen efficace (et ça marche) de faire baisser la température moteur. Celle de l'habitacle doit avoisiner les 50°C et l'air chaud nous brule les jambes. 😕😕😕 Nous prenons la première sortie pour essayer de trouver une voie moins encombrée et arrivons enfin au Louxor. Et là, nous mettons plus d'une demi-heure pour trouver le self-parking ; pas question pour nous de prendre le « valet-parking », nous ne souhaitons pas tout sortir 🙂 et le liftier aurait surement la surprise de sa vie ! Bien qu'ayant déjà notre réservation, il faut faire la queue (longue) pour enfin obtenir notre sésame. Nous ne sommes pas logés dans la pyramide, mais pour le prix (~50$), nous n'allons pas nous plaindre. Bain et douche nous font un bien fou et nous partons diner ; il est 21h.

Après quelques photos de notre hôtel,







balade sur le Strip pour voir quelques illuminations (Isabelle aime bien)





puis retour au casino du Louxor pour préparer financièrement notre prochain voyage. Nous misons royalement 1$ et Isabelle se trouve bientôt à la tête d'une fortune : ... 20$ 😉, qu'elle mettra environ une heure à dilapider !

Retour à la chambre vers 2h du matin ; dodo.

Mercredi 17 juin Debout à 6h45, nous descendons prendre un petit-déjeuner mais trouvons que 18$, même si c'est copieux, ce n'est pas pour nous. Quelques photos à l'intérieur de la pyramide

et départ à 9h30 et 27°C. Nous grimpons Moutain Springs et, aussitôt passés le col, nous nous garons auprès d'une caserne de pompiers volontaires et préparons notre petit déjeuner (10h10). Nous repartons à 10h45 avec 21°C, le ciel est gris avec de gros nuages et du vent. Bientôt des grosses gouttes s'écrasent sur le pare-brise. Depuis le départ de Sin City, nous avons retrouvés dans le paysage Joshua trees et Cholla cactus, preuves s'il en fallait de notre retour en zone désertique. À 10h55, il pleut bien et la température est descendue à 17°C ; sur notre droite, assez loin, le soleil illumine les montagnes.

Nous faisons le plein à Pahrump et, vers 12h, je m'arrête n'arrivant plus à garder les yeux ouverts (Isabelle roupille de son côté), la nuit a été courte. Une petite marche dans le sable, 2 jolis cailloux de ramassés, une bière et c'est reparti pour arriver vers 12h30 à l'entrée de 20 Mule Team Canyon. Les paysages sont vraiment désertiques, avec par ci par là quelques rares touffes d'herbe.

La piste en sens unique serpente entre des collines de couleurs majoritairement ocre rouge, jaune, gris ou noir, agrémentées de taches verdâtres.

Nous sortons du canyon vers 13h avec une température de 36°C dehors. L'aiguille du thermomètre moteur est �� nouveau sur le rouge et nous coupons la clim pour mettre le chauffage à fond (quelle idée, hein !) et nous nous dirigeons vers le VC. Passage aux toilettes, visite du centre, discussion avec un ranger qui nous autorise à dormir sur le parking de Dante's View ce soir, et nous reprenons la voiture pour rapidement trouver une place de stationnement à l'ombre (inespéré). Préparation du casse-croûte ; une voiture se gare très près de nous (l'ombre est chère) et une famille à l'allure asiatique s'installe pour déjeuner, pratiquement dans notre voiture et sur nos genoux !

Nous faisons le plein d'eau puis quelques photos des fameux chariots de borax qui empruntaient le 20 Mule Team Canyon, d'où son nom.



Nous partons pour Badwater, il est maintenant 14h40 et le thermomètre indique 39°C. Un quart d'heure plus tard, nous y arrivons : 85 mètres sous le niveau de la mer ; un petit bassin contient encore de l'eau, saumâtre, mais où s'ébattent de nombreuses larves noires (larves de quoi ?).

Une petite demie-heure plus tard (40°C), nous partons pour Devil's Golf Course, ancien fond de lac à la boue séchée et où le sel s'est cristallisé, donnant cette étendue « rugueuse ». Attention à ne pas tomber sur ces arêtes, cela pourrait faire mal !

Gros plan sur les cristaux de sel

Ensuite, nous entrons dans Artist Drive et Artist Palette, route en sens unique. Ici, le spectacle provient uniquement de la palette de couleurs des collines tout autour de nous ; mais quel magnifique spectacle !!!







Nous pénétrons dans Golden Canyon à 17h10 pour une petite rando d'une heure.

Nous retrouvons la palette d'ocre de ce matin et, le canyon étant assez à l'ombre, la température est supportable.



La balade se termine sur les falaises, rouges, de Red Cathédral.

Nous faisons une halte, non prévue, au General Store de Furnace Creek pour y prendre quelques boissons fraiches (notre glacière n'arrive pas à étaler !) et respirer un peu dans un air climatisé, ce qui est finalement très agréable 😉. Nous quittons ce havre à 18h55 pour remonter vers Dante's View pour y passer la nuit ; il fait 38°C (nous avons eu 41 passés, au plus fort).

Quelques photos avant de quitter la vallée, le soleil éclairant bien les collines.



Isabelle nous amène en haut de Dante's View, mais je ne vois rien de la route, dormant pratiquement tout le long. Nous arrivons à 19h35 et, l'altitude aidant (1 669 m), il fait maintenant 24°C, ce qui est très agréable. Le coucher de soleil est « moyen » car le ciel est garni de gros nuages, mais la vue sur la vallée est belle



et les collines derrière nous sont parfois bien éclairées.



L'orage gronde dans le lointain et au nord-ouest de la vallée, la pluie semble tomber.

Isabelle me fait remarquer une tache d'eau sous la voiture. Suspectant un problème au niveau du radiateur, j'ouvre le capot moteur mais ne trouve rien. Une torche à la main, je me glisse sous le moteur et là, après quelques minutes d'inspection, je découvre un « objet bizarre » pendant au bout d'un câble électrique. Qu'est ce que cela peut bien être ???

Je sors de sous la voiture, ré-inspecte le compartiment moteur et découvre enfin le pot-aux-roses : l'objet pendouillant au bout de son câble n'est autre qu'un des 2 moteurs de ventilateurs censés refroidir l'eau du radiateur ! Je vérifie immédiatement le second et constate qu'il n'est plus à sa place ; ses 3 vis de fixation ont disparues et il est coincé dans un angle, bloqué et incapable de tourner. Nous avons donc enfin l'explication de la montée de température à Alstrom Point et à Las Vegas : lorsque nous roulons, la surface du radiateur est suffisante pour que le « vent vitesse » refroidisse assez le moteur ; dès que nous sommes au ralenti, ce n'est plus suffisant et la température augmente. Nous sommes passés pas loin du claquage du joint de culasse ! 😊

Mais à quoi cela peut-il être dû ? Il est clair que je n'ai pas soulevé le capot à la prise de la voiture, mais je me dis que les pistes que nous avons parcourues, notamment la HTTR, ainsi que la vitesse car nous n'avons pas forcément lambiné 😉 ont surement contribué au problème. 😇

Ne pouvant pas y remédier, je referme le capot. Nous allons rentrer dans cet état à Los Angeles, retour de toute façon prévu pour le lendemain.

Nous préparons notre diner et, presque à la fin, notre bouteille de gaz rend l'âme ; pas de petit déjeuner pour demain matin !

Un énorme cumulo-nimbus traverse la vallée et nous arrive droit dessus ; les rafales de vent sont telles que nous nous enfermons dans le véhicule, pas très fiers ; dodo (la voiture est pas mal secouée).

Jeudi 18 juin Le programme de cette journée, la dernière de notre périple comprenait Titus Canyon dans son intégralité mais la découverte d'hier soir met un point final à cette idée ; je ne tiens pas à risquer bêtement de tomber en panne dans ce no man's land. Réveil à 4h30 avec 18°C et 20 minutes plus tard, départ pour le lever de soleil sur Zabriskie où nous arrivons une demi-heure plus tard, avec déjà un vent chaud.

Le ciel est très chargé et le soleil, encore caché par la montagne, se reflète bien sur la couche nuageuse. 5h30 ...

... et 8 minutes plus tard

Vue vers le sud, encore à l'ombre

Le soleil illumine maintenant les montagnes de l'ouest : 5h42 ...

... et 6 minutes plus tard

½ heure plus tard, le soleil éclaire maintenant les roches du sud. A comparer avec la photo un peu plus haut

Ces mêmes nuages nous empêcheront d'avoir de belles couleurs sur les ocres qui nous entourent et tout le monde finit par s'en aller.

Nous partons vers Stovepipe et nous nous arrêtons à Sand Dunes vers 6h45 pour une très courte balade

et allons prendre notre petit déjeuner à Stovepipe Wells Village (car nous sommes en panne de gaz depuis hier soir). Repas agréable auquel nous faisons honneur dans une atmosphère fraîche et tamisée. Nous faisons le plein au tarif de 3.34$ le gallon au lieu de 2.71 la veille. L'écart peut paraître énorme, mais nous sommes maintenant en Californie et les taxes sont effectivement différentes ; le surcoût dû à l'emplacement n'est donc pas si terrible que ça !

À peine sortis de Stovepipe, nous prenons la piste sur la gauche, pour Mosaic Canyon ; la piste est très caillouteuse et, après environ 2 miles, nous arrivons au parking (8h30 et 32°C).

Balade agréable en remontant le lit à sec d'un torrent.

La roche est, suivant les couches géologiques, soit du marbre de toute beauté, Marbre sur plusieurs mètres de hauteur

veiné, poli par l'eau et le vent,



soit d'un agrégat de « petits » cailloux, pouvant nous faire penser à une mosaïque.

Jonctions marbre - agrégat

Malgré les conditions locales, quelques plantes arrivent à s'accrocher 😉 .

Nous entamons le retour

et dans un tel environnement, Isabelle se croit dans sa baignoire 🙂 🙂 🙂 :



Nous reprenons la route vers 9h40 (33°C) vers l'ouest, direction Panamint Springs ; puis, après un dernier arrêt photo à Father Crowley Vista Point, paysage quasi lunaire, Vue sur la partie nord de Panamint Valley

nous quittons bientôt le parc (altitude environ 1 500 m) pour redescendre vers la 395 puis regagner la maison de nos amis à Thousand Oaks.

Au cours de la descente, nous retrouvons des Joshua Trees. Nous nous arrêtons dans une station service à Olancha pour un brin de toilette et nous désaltérer ; carburant à Mojave et nous arrivons chez nos amis vers 15h10 : fin du périple, mais pas tout à fait de notre voyage.

Après un déjeuner frugal, nous commençons par vider la voiture. Ensuite, nettoyage poussé intérieur et extérieur, elle en a bien besoin ; je termine par le karcher dans le compartiment moteur où on peut encore apercevoir des traces de liquide de refroidissement (inutile d'attirer l'œil sur les problèmes de refroidissement). À la fin du nettoyage, le sol devant le garage est tout rouge, preuve s'il en était que nous avons rapporté du sable 🙂. La voiture est maintenant prête pour demain.

La journée se termine par un apéro au bord de la piscine pour arroser, s'il fallait un motif, la fin de nos 30 jours à travers le southwest.

Vendredi 19 juin Nous partons pour LA, Jean-Pierre dans son cabriolet et moi dans notre véhicule, pour le rapporter chez Alamo. Jean-Pierre, à qui la langue ne pose pas de problème, se charge des négociations (remboursement de la facture de Grand Canyon) et tout se passe bien. J'espère que les mécanos d'Alamo découvriront le problème au cours de leur entretien (déjà qu'ils n'avaient pas fait la vidange) pour que le prochain locataire n'ait pas trop de soucis. Le reste de la journée se passe en courses diverses et préparatifs pour la fête du lendemain.

Ce soir, nos amis nous font découvrir une des facettes de la culture country, qui détonne un peu dans la banlieue de Los Angeles ; on se croirait plutôt au fin fond du Texas ou de l'Arizona :

Dans ce saloon, un orchestre (4 musiciens ce soir-là) distille les vieilles rengaines de l'ouest profond en faisant tournoyer les couples de cow-boys et girls des temps modernes.



Le bar conserve la trace de nombreux pionnières et pionniers 😉 🙂🙂🙂.

J'y ai même trouvé une affiche où moi non plus je n'imagine pas la coïncidence 😉.

Dimanche 21 juin Départ pour un pique-nique sur la plage de Malibu et premier contact avec le Pacifique. Si la mer est calme, la puissance des rouleaux est phénoménale et je passe mon temps à remonter mon maillot après chaque vague 😉. La température de l'eau est fraîche (on se croirait chez nous, en Bretagne) et la baignade tonique.

Nous retrouvons quelques clichés de la série, mais point de Pamela 🙂🙂🙂 ... 😕.

Après déjeuner, nous grimpons (quelques uns restent faire la sieste) à Point Dume, site apparemment très utilisé pour le tournage de publicités et de films.

D'en haut, nous avons une vue panoramique sur la plage de Malibu

et de l'autre côté de la pointe.

Pavot de Californie (Eschscholzia californica)

Nous revenons par la route, tout en admirant de superbes propriétés et jardins bien fleuris.







Lundi 22 et mardi 23 juin Aujourd'hui, départ en cabriolet, mis à notre disposition par nos amis.

Nous partons visiter Paramount Ranch, anciens décors de cinéma maintenant propriété du service des parcs nationaux. Parmi les derniers tournages effectués, on peut notamment citer Docteur Quinn, femme médecin.

Ce qui est bluffant dans ce genre de décor, c'est que l'on peut passer tout à côté sans voir la « supercherie ». Il faut en effet scruter de très près pour voir les subterfuges. Si vous regardez assez attentivement, peut-être vous rendrez vous compte que le soubassement en pierre ainsi que la cheminée de la photo ci-dessus sont en fibre de verre et non en moellons. C'est seulement à la fin de notre balade que j'ai découvert ce « trompe l'œil ».







Mercredi 24 juin Et voilà, c'est fini 🙁 . Jean-Pierre, ayant un rendez-vous d'affaires à LA downtown, en profite pour nous déposer à l'aéroport, après une dernière vue sur l'océan (où il pêche des langoustes).

Après avoir patienté pour voir nos bagages passer le contrôle, nous pouvons jeter un œil sur l'avion qui va nous ramener à Londres.

Pendant le vol, nous avons eu droit à un défilé de l'équipage (tout juste si le commandant n'est pas venu en personne) qui voulait absolument que l'on ferme le volet de notre hublot. Non mais alors 😉 !

Fin de la septième et dernière partie.

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
Trois semaines en juin dans l'Ouest américain English translation pending
by Flo59 · 2010-01-16 · 35 replies
Bonjour, voilà: mon mari et moi désirons réaliser un vieux rêve et faire un voyage seuls dans l'ouest américain, pour 3 semaines en juin. Nous avons 56 ans, aimons la nature mais des soucis de santé ne nous permettent pas de faire de longue marches de bon niveau, mais nous pouvons en faire de niveau pas trop dur et surtout sans trop de pentes raides. Je n'ai jamais préparé un voyage via internet, ça me stresse pas mal, au niveau des avions, voiture, hôtels, etc. Une chose sûre: nous préférerions un vol direct sans escale , de Bruxelles à San Francisco. Habitant le Nord, près de Lille, l'aéroport de Bruxelles est beaucoup plus pratique pour nous que celui de Paris. Je n'arrive pas à me faire un idée précise du nombre de jours nécessaires à passer dans chaque endroit. Voici les choses auxquelles j'ai réfléchi. Je remercie par avance tous ceux et toutes celles qui peuvent m'aider à y voir plus clair.

Ce que nous aimerions voir : d'ouest en est:

San Francisco

Yosemite Park

Las Vegas, (juste pour voir, pas pour jouer)

Le grand canyon du Clorado

Lac Powell

Bryce Canyon

Monument Valley (pour la séquence "nostalgie des westerns »)

Arches National Parc

Un morceau de la route 66

Deux endroits pour lesquels je pose un point d'interrogation: Zion National parc et sequoia national parc. Mais si on va à Yosemite, je pense qu’on y verra déjà des séquoias et qu’on peut zapper sequoia parc. Pour d’autres endroits, comme canyonland, j’ai cru comprendre qu’ils sont super pour ceux qui peuvent faire de la marche à pied de bon niveau, ce qui n’est pas notre cas.

Deux endroits qui ne m'attirent pas, mais je crains de devoir quand même y passer: death valley et Los Angeles. Pour death Valley, mon mari aimerait y aller, moi j'ai un peu peur de la température.

A la louche et à vol d'oiseau, je dirais que de San Francisco à Arches, il y a dans les 1500 Km... sans doute beaucoup plus, car routes de montagnes par exemple pour Yosemite. Donc, minimum 3000 Km à conduire.

Je tablerais plutôt sur 4000, voire plus si on passe à LA.

Existe-t-il un site qui me permette de claculer les distances à parcourir?

DONC, les questions que je me pose sont les suivantes:

1) Est-ce que tout ça est visitable de façon décente en 3 semaines? Sachant que notre arthrose commune ne nous permet pas de trekking ni même de balade pentue, la visite se fera surtout en voiture, même si on peut faire de petites balades. Combien de jour à consacrer à chaque site et combien de temps pour la route entre deux sites?

2) Est-ce que tout ça est réalisable par un seul chauffeur sans que celui-ci soit réduit à l'état de lavette? Sinon, est-il préférable de repenser à un voyage organisé?

3) Si on part seuls, est-ce qu'il est préférable de louer une voiture pour tout le parcours ou bien doit-on préférer l’avion pour se déplacer d'un endroit à un autre?

Je pensais par exemple faire un circuit "San Franciso-Yosemite", puis prendre l'avion et aller à Las Vegas pour un second circuit dans les parcs qui m'intéressent et sont tous situés à l'est de Las Vegas.

4) Dans les parcs, si on est seuls, existe-t-il des solutions avec un guide? Ou bien est-ce juste une balade planifiable par nos soins? Par exemple, je sais que pour Monument Valley, en pleine réserve navajo, ce n'est accessible que avec des navajos (pas réputés aimables, en plus).

Je retiens déjà les indications suivantes:

1) se faire faire un permis international puisqu’il sert de pièce d’identité et en cas de contrôle de police sur la route, ça simplifie la vie.

2) se renseigner à la banque pour la carte gold ou pour les travellers cheks (on a déjà été farcés avec nos deux cartes "simples" à l'étranger, si on devait tout régler sur place).

3) louer un GPS en même temps que la voiture (!)

Merci à tous et à toutes de vos conseils éclairés.

Flo59
Mes impressions du Vietnam English translation pending
by Wiki27 · 2010-01-13 · 61 replies
Bonjour,

Tout d’abord, j’aimerais adresser des remerciements à tous ceux et celles qui apporte leurs conseils sur ce site. J’ai parcouru en long et en large la section VF, section Vietnam, j’ai posé plein de questions et tous les renseignements que j’ai pu y cueillir m’ont bien servis.

Mon conjoint et moi-même avons traversé le Vietnam du 8 au 30 décembre 2009. Dans l’ensemble, nous avons eu une belle température (excepté au Centre, où c’était la saison des pluies, mais on s’y en attendait) et nous avons pris de très belles photos du Vietnam. Je ne prétendrai pas tout connaître du pays, car nous en avons fait un survol. De prime abord, j’avouerai que j’ai été un peu déçue du voyage. En fait, je considère que le Vietnam a des endroits très intéressants à découvrir, mais le pays comporte quelques irritants qui sont importants à connaître :

1- Le bruit, mais surtout les klaxons

Les grandes villes sont très densément peuplées. Il est naturel de penser que c’est bruyant et je suis capable de vivre avec ça. Le problème se pose lorsqu’on ajoute les klaxons. Presque tous les Vietnamiens semblent posséder une motocyclette, il y en a donc un grand nombre. Ensuite, sachez que les Vietnamiens (surtout dans le Nord) respectent peu le code de la route (lumière rouge, trottoir destiné aux piétons, arrêt, etc.). L’objectif est de rouler en évitant une collision et ce, en tentant de ne jamais s’arrêter, c’est-à-dire poser le pied sur le sol. Afin d’aviser de leur présence, ils klaxonnent. Multipliez par des milliers, c’est le chaos total niveau sonore !

2- Les conditions sanitaires (comprenant les odeurs)

Les gens jettent tout simplement leur détritus sur le trottoir. Puis, les éboueurs (Vietnamiens avec un bac roulant et un « semblant » de balai qui ne ramasse pas grand-chose à mon avis) se promènent et ramasse les vidanges sur le sol. Puis, il y a une multitude de marchés. Les marchés en tant que tel sont très beaux à voir, car il y a beaucoup de couleurs. Mais c’est là aussi qu’on retrouve le plus de rebus sur le sol. Sans parler des poissons ou autre viandes au soleil… Avec la chaleur, ça fait un superbe cocktail d’odeur. À cela s’ajoute les urinoires non connectés et les fourmis dans les pâtisseries.

3- Le harcèlement envers les touristes

Finalement, dernier irritant digne de mention, mais pas le moindre. Le touriste est facile à reconnaître : il est Blanc ! À tous les mètres (dans les régions touristiques seulement, mais c’est quand même ces endroits qu’on visite !), il y a un Vietnamien qui vous offre : un tour en « motobike », des-ananas-du-pain-bref-quelque-chose-à-manger !, d’entrer dans leur resto, d’acheter une paire de lunettes, etc. Le problème réside dans le fait qu’un simple « No, thank you. » n’est pas suffisant. Et répéter ne suffit pas non plus. Au bout d’un temps, on les ignore tout simplement. Mais ça ne les empêche pas de continuer à harceler !

Tout de même, il y a deux grands avantages du Vietnam (mais également des autres pays de l’Asie du Sud-Est, je crois) : le coût de la vie défie toute concurrence et de beaux paysages. Le seul inconvénient (qui m’a beaucoup étonnée d’ailleurs), c’est qu’entre les grandes villes et les lieux à visiter (ex. Hanoi et la Baie d’Along ou Tam Coc), les paysages ne sont pas si beaux. Mais rendu à Tam Coc, Sapa, la Baie d’Along, etc. c’est très joli. Enfin, j’avais un 3e avantage : celui de me faire dire que j’avais une belle peau et un beau visage par les femmes du Vietnam… même par celles qui n’avaient rien à me vendre. Les dames vietnamiennes mettent beaucoup d’efforts pour être la plus blanche possible. Cela signifie qu’elle ne travaille pas dans les champs, donc n’est pas pauvre. Dire que les Occidentaux recherchent l’inverse : le monde à l’envers !

Je ne crois pas être du type « princesse » (enfin, j’espère !). Les endroits où nous dormions étaient relativement modestes, mais très corrects. Les gens des hôtels ont été d’une aide inestimable parfois. Mais dès les premiers jours, j’ai pris deux décisions : ne pas embarquer sur un « motorbike » (car je considère leur conduite trop dangereuse et ayant vu un accident, j’ai préféré m’abstenir de cette expérience) et ne pas manger dans la rue. Là encore, j’en avais bien envie avant de partir, mais sur place… non.

Il s’agit du premier endroit où je ne désirerais pas retourner une seconde fois. Les « irritants » que j’ai vécus sont trop importants. À certains moments, je me suis demandée si je visitais le même Vietnam dont on m’avait parlé… Il est vrai que certaines personnes que je connais y sont allées il y a plus de 10 ans, mais d’autres, il y a à peine quelques années. Le Vietnam a tout de même été une belle expérience. J’y ai vécu du dépaysement.

Je ferai un autre post dans lequel je décrirai mon trajet, les endroits que j’ai appréciés, etc. Je me dis que ça pourra aider les autres voyageurs qui sont faits plus « forts » que moi. J

Photo 1: Rue à Hanoi.

Photo 2: Marché à Hanoi.

Photo 3: Barque dans le Mékong.

Photo 4: Barque à Tran An (près de Tam Coc).

Photo 5: Lever du soleil dans le Mékong.

Photo 6: Rue "engorgée" à Hanoi.
Itinéraires possibles quand on part vingt jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Bastinj · 2010-01-13 · 59 replies
Voyant les futurs partants ds l'ouest américain s'échiner, avec beaucoup de difficultés, à construire leur itinéraire( et se mélangeant souvent les pinceaux!!!..), j'ai pensé faire un résumé de ce qu'il est notamment possible de faire en partant 20 jours (3 semaines), selon qu'on privilégie LA, la Côte Pacifique, Moab ou le Yosemite.

(Vnoa, j'ai notamment repris les parcours que tu as proposés aujourd'hui...)

Si on dispose de max 20 ou 21 jours comprenant les trajets en avion A-R, et si on ne veut pas courir, on ne peut pas envisager une boucle SF-SF allant jusque Moab (demandant min 25 jours).

- Soit on privilégie SF, LA et la côte Pacifique, (et on zappe Moab), et cela donne une boucle:

J1 : Vol pour SFO J2 : SFO J3 : SFO J4 : SFO - Monterey - Cambria J5 : Cambria - LA J6 : LA J7 : LA- Grand Canyon J8 : Grand Canyon J9 : Grand Canyon - Monument Valley - nuit à Mexican Hat J10 :Gooseneck, Valley of Gods - Page J11 : Page - Bryce Canyon J12: Bryce J13 : Bryce Canyon - Zion J14 : Zion - Las Vegas J15 : Las Vegas J16: Las Vegas - Death Valley J17 : Death Valley - Lee Vining J18 : Yosemite J19 : Yosemite- SFO J20 : Jour supplémentaire éventuel

Variante : qui n’est pas une boucle (arrivée et départ différents) mais qui évite le long trajet LA-Grand Canyon : J1 : Vol pour Phoenix J2 : Phoenix - Grand Canyon South Rim - nuit au Maswick Lodge par ex J3 : Grand Canyon J4 : Grand Canyon - Monument Valley - nuit à Mexican Hat J5 : Gooseneck, Valley of Gods - Page J6 : Page - Bryce Canyon J7 : Bryce J8 : Bryce Canyon - Zion J9 : Zion - Las Vegas J10 : Las Vegas J11 : Las Vegas - Death Valley J12: Death Valley - Lee Vining J13 : Yosemite J14 : SFO J15 : SFO J16 : SFO J17 : SFO - Monterey - Cambria J18 : Cambria - LA J19 : LA J20 : retour

- Soit on zappe la Côte et LA , et on privilégie Moab et ses parcs, et cela donne une arrivée et un départ différents:

J1 : Vol pour SFO J2 : SFO J3 : SFO J4 : SFO - Yosemite J5 : Yosemite - Bodie - Lee Vining J6 : Lee Vining - Death Valley J7 : Death Valley- Las Vegas J8 : Las Vegas J9 : Las Vegas - Valley of Fire (très tôt le matin) et route pour Zion + visite - nuit à Springdale J10 : Suite de Zion - route vers Bryce : visite et coucher de soleil - nuit à Bryce J11 : Bryce Canyon- Torrey J12 : Torrey- Capitol Reef - Moab J13 : Moab J14 : Moab J15 : Moab - Monument Valley J16 : Monument Valley - Page J17 : Page - Grand Canyon J18 : Grand Canyon J19 : Grand Canyon - Phoenix J20 : journée supplémentaire à rajouter à SFO ou LV ou Bryce ou....

Variante tournant ds l’autre sens (toujours en zappant la Côte et LA , et en privilégiant Moab ) : J1 : Vol pour Las Vegas J2 : Las Vegas - Valley of Fire (très tôt le matin) et route pour Zion + visite - nuit à Springdale J3 : Suite de Zion - route vers Bryce : visite et coucher de soleil - nuit à Tropic ou plus près de Bryce J4 : Suite de Bryce - route vers Torrey (sur la très belle route 12) - nuit à Torrey J5 : Capitol reef - Moab J6 : Moab J7 : Moab J8 : Moab - Mexican Hat via Needles - Monument Valley en fin d'aprem + coucher de soleil - nuit à Mexican Hat J9 : Gooseneck, Valley of Gods - route vers Page - visites autour de Page (au choix !) J10 : Page (Antelope Canyon) - route vers Grand Canyon South Rim- début visite et coucher soleil- nuit au Maswick Lodge! J11 : Suite Grand Canyon - route vers Las Vegas J12 : Las Vegas J13 : Las Vegas - Death Valley J14 : Death Valley - Lee Vining J15 : Lee Vining - Bodie - Yosemite J16 : Yosemite - route vers SFO en fin de journée J17 : SFO J18 : SFO J19 : SFO J20 : retour

- Autres Variantes : on peut faire SF + la Côte + LA + Moab, mais on zappe Yosemite et c’est plus long (donc, c’est plus la course !!) 1ère possibilité : J1 : Vol pour Las Vegas J2 : Las Vegas - Valley of Fire (très tôt le matin) et route pour Zion + visite - nuit à Springdale J3 : Suite de Zion - route vers Bryce : visite et coucher de soleil - nuit à Tropic ou plus près de Bryce J4 : Suite de Bryce - route vers Torrey (sur la très belle route 12) - nuit à Torrey J5 : Capitol reef - Moab J6 : Moab J7 : Moab J8 : Moab - Mexican Hat via Needles - Monument Valley en fin d'aprem + coucher de soleil - nuit à Mexican Hat J9 : Gooseneck, Valley of Gods - route vers Page - visites autour de Page (au choix !) J10 : Page (Antelope Canyon) - route vers Grand Canyon South Rim- début visite et coucher soleil- nuit au Maswick Lodge ! J11 : Suite Grand Canyon - route vers Las Vegas J12 : Las Vegas J13 : Las Vegas - LA - visites LA J14 : LA (Universal Studios par ex) J15 : LA - Cambria J16 : Cambria - Monterey - SFO J17 : SFO J18 : SFO J19 : SFO J20 : retour

2éme possibilité : On tourne dans l’autre sens J1 : Vol pour Phoenix J2 : Phoenix - Grand Canyon South Rim - nuit au Maswick Lodge par ex J3 : Grand Canyon - Page - nuit à Page J4 : Page - Monument Valley - nuit à Mexican Hat J5 : Gooseneck, Valley of Gods - Moab J6 : Moab J7 : Moab J8 : Moab - Capitol Reef - Torrey J9 : Torrey - Bryce Canyon J10 : Bryce Canyon - Zion J11 : Zion - Las Vegas J12: Las Vegas J13: Las Vegas - LA - visites LA J14 : LA (Universal Studios) J15 : LA - Cambria J16 : Cambria - Monterey - SFO J17 : SFO J18 : SFO J19 : SFO J20 : retour

J'espère vous avoir aidés un petit peu à y voir plus clair! A vous de chercher aussi les billets d'avion au prix le moins cher, selon que vous partez/arrivez à SF, LA, Las Vegas ou Phoenix. Bien sûr, d'autres itinéraires sont possibles (notamment ceux qui zappent la Californie mais qui incluent le Yellowstone)
Avis sur circuit de vingt-quatre jours dans l'ouest des États-Unis à l'été 2010? English translation pending
by Chrisdu06 · 2010-01-11 · 38 replies
un GRAND MERCI 😊 à tous les "forumeurs" qui nous font partager leur expérience de l'ouest américain (papj59, envallis, mayflower et leur blog, vasyvite, cameroun, savethegrizz, enkakrl, jadorry, angelique77...pardon à tous ceux que j'oublie)

donc après des heures passées sur ce forum nous avons enfin défini le circuit en fonction des envies de chacun nous partons de Nice du 24 juin au 17 juillet 2010 avec nos 2 filles de 12 et 14 ans voici le trajet : J1 arrivée 16H San Francisco nuit à SFO J2 visite SFO nuit à SFO J3 visite SFO nuit à SFO J4 route vers Yosemite + visite nuit à El Portal ou Groveland ? J5 Tioga pass + Mono Lake + Bodie nuit à Mammoth Lakes J6 route death valley + visite nuit death valley J7 fin visite death valley + route Las Vegas nuit LV J8 journée outlets nuit LV J9 visite LV nuit LV J10 route Zion + visite Zion nuit Zion (Springdale) J11 fin visite Zion + route Bryce nuit environs Bryce J12 visite Bryce nuit environs Bryce J13 route Lake Powell + visite environs nuit Page J14 Antilop Canyon + route monument valley + visite nuit MV J14 fin visite MV + route grand canyon + visite nuit GC J16 survol hélico GC + route sud nuit Needles J17 route Los Angeles nuit LA vers Hollywwod J18 visite LA nuit LA vers Hollywwod J19 universal studio nuit LA vers Hollywwod J20 visite Santa Monica, plages... nuit Santa M J21 route/visite vers Santa Barbara nuit Santa B J22 route/visite vers San Simeon nuit San S J23 big sur nuit Monterey J24 visite aquarium + route SFO vol retour à 18h56

* ce serait sympa de nous donner votre avis ! * j'ai l'impression que le retour Los Angeles/San Francisco comporte trop d'étapes J17 à 20 ; mais la route est longue et nous souhaitons vraiment prendre notre temps pour profiter des villes et paysages; j'ai peu vu de posts sur cette partie ; peut-on "gagner une nuit" sur ce trajet ? et la reporter où ? * pour les hôtels : quel conseil pour la nuit à l'entrée de Yosemite J4 ? quelqu'un a testé le camping "tente clé en main" (Evergreen Lodge Camping) sachant que nos filles ne sont pas très rassurées par les ours (moi non plus d'ailleurs !) quel conseil pour la nuit à death valley J6 ? les prix sont excessifs, la chaleur aussi et les commentaires sur 2 hôtels (Furnace Creek Ranch + Stovepipe Wells Village) sur tripadvisor font peur ! est-il nécessaire de dormir dans la vallée ; Beatty n'est pas mieux ? * enfin, si quelqu'un a une idée géniale qui marche pour le mal des transport de notre fille (on a essayé en vain le bracelet, cocculine, sans parler de mercalm qui fait dormir...) 🙁 voili, voilà ! par avance THANKS A LOT pour vos commentaires et conseils 😉

PS : j'ai vu que certains s'interrogent sur les vols (réserver en avance ou en dernière minute) ; je consulte les tarifs depuis l'été 2009 : 725 € TTC AR Nice/San Francisco une escale départ 24/6 retour 17/7 ; finalement j'ai joué la sécurité et j'ai réservé en novembre 2009 : 789 € ; depuis l'été 2009 les prix n'ont jamais baissé ; mais il peut y avoir des promos d'ici l'été 2010 (cela c'est produit pour notre séjour à New York en avril 2009)...
Deux semaines sur la côte ouest des États-Unis fin mai-début juin 2010 English translation pending
by ChuckMorice · 2010-01-11 · 47 replies
Bonjour a tous, nous avons comme projet de partir pendant 15-16 jours sur la cote ouest des etats unis, a savoir le circuit classique entre Los Angeles et San fransisco . De ce fait j'ai plusieurs questions a vous poser et j'ai besoin d'avis ( Hotels , location de voiture etccc ) . Je precise que nous serons a priori 3 personnes, peut etre 4.

Donc deja au niveau du " circuit " , Cela va ressembler a ca :
http://maps.google.fr/...%2019.753418&z=6

Il faut egalement a ajouter le retour sur Los Angeles depuis SF

donc deja au niveau des prix, j'ai regardé sur expedia dans " vol + voiture " et j'ai trouvé des prix allant d'environ 700€ a 900€ ( par personne ) , inculant donc le vol A/R Nice Los Angeles ainsi que la location du vehicule pendant 15 jours, ce qui me parait interessant a priori, mais qui sait , peut etre ya t il moyen de trouver - cher. Ensuite, j'ai entendu dire qu'il y avait d'autres frais a payer au loueur et j'aurais voulu savoir combien a peu prés cela pourrait couter. Autre question, les voitures sont elles munis de GPS ?

au Niveau des hotels, J'ai deja regardé en fonction de mes dates sur hotels.fr , a Los Angeles un 2-3* a Hollywood (2 / 3 nuits, a peu prés 250-300€ pour 3 personnes dans 1 chambre, Las Vegas (2nuits ) un peu moins cher , puis ensuite aux hotels/motels/lodges prés du Grand canyon, Monument valley, Bryce, Yosemite etccc ) a des pris similaires. J'aurais voulu savoir si ces prix vous paraissaient interessant ou si il y avait d'autres sites a aller consulter . Ensuite au niveau de San fransisco, je ne sais pas dans quel quartier de la ville reservé.

Enfin, pour la route entre San fransisco et Los Angeles, ya t ils des centres d'interet ? peut on la faire en 1 journée ?

Voila je remercie par avance ceux qui auront lu mon message et qui me repondront, j'aurais surement d'autres questions d'ici la mais elles ne me reviennent plus, a bientot .
Réserver les campings dans l'Ouest américain? English translation pending
by K974 · 2010-01-10 · 25 replies
bjr, on avait reservé un c-c pour decouvrir les parcs de l'ouest avec nos 3 enfants, on change notre fusil d'epaule et on va opter pour une tente, mais faut il reserver la place pour une tente en camping ? car on aimerait etre libre, notre route serait : lax-san diego -las vegas salt lake city hwy 150 vers wyoming cody glacier NP oregon retour san francisco le tout en 53 jours

merci bcp pour vos avis!

bon dimanche!

karine
Parcs dans l'ouest des États-Unis: acheter la passe ou pas? English translation pending
by Lilizigzag · 2010-01-08 · 37 replies
Bonjour,

Lors de notre voyage dans l'ouest l'ete prochain, nous visitons les parcs suivants :

- Grand Canyon - Antelope Canyon - Monument Valley - Bryce Canyon - Zion Park - Yosemite (Lone Pine et Mono Lake juste avt sur la route, mais y a-t-il aussi une entree?!) - Death Valley (je ne sais pas si on peut considerer comme un parc)

Je sais qu'il existe un pass a 80 dollars qui comprend une bonne partie des parcs de l'ouest. Est-ce que tous ceux que j'ai cite peuvent se visiter a l'aide de ce pass? J'avais entendu qu'il fallait payer une entree en plus pour Grand Canyon. En gros, vu les parcs que nous visitons (il n'y a ni Yellowstone, ni Moab, ....), est-ce plus avantageux d'acheter ce pass ou de prendre les entrees une a une?

Je tente d'etablir un reel budjet, pour ceux qui auraient le temps, l'envie, le savoir, ... Savez vous me dire : - prix d'entree d'Alcatraz - Universal Studio - Spectacle "o" a LV

Au niveau des repas, nous pensons faire environ 2 restos moyens par ville (25 euros par personne), a savoir Los Angeles - Las Vegas - San Francisco et nous avons la moitie des petits dejeuners inclus. Le reste du temps, sandwishs, pates, salades, qq fast foods. Ce que nous nous demandons, c'est combien prevoir pour des repas de supermarches? Est-ce qu'une moyenne de 10euros par jour et par personne vous parait suffisant?

Derniere question. Je sais qu'il y a moult et moult sujets sur les hotels a LV, et je ne compte surement pas relancer un debat, mais je n'ai pas trouve de reponse a mon interrogation. Nous sommes 5 et voulions donc reserver une suite au Mirage (les chambres etant pour 4, et je n'ai pas vu de lit roulette dans cet hotel) mais je n'y parviens pas. On ne me propose que des chambres standart ou deluxe ou autre, que ce soit sur le site officiel ou sur des sites de reservations. Qqun peut il m'eclairer? et eventuellement me donner le prix d'une suite pour 5 au Mirage au mois de juillet?

Si vous pouvez repondre a l'une ou l'autre de mes questions... D'avance merci!!!!
Notre voyage en Californie: un grand Merci English translation pending
by Sammig · 2010-01-06 · 3 replies
Tout d'abord je vous souhaite à tous ainsi qu'à tous vos proches une très bonne année 2010 rempli de bonheur , de santé et d'argent pour voyager biensûr...

Je tenais à vous remercier pour vos différentes aides qui nous ont permis de visiter la californie en cette fin d'année 2009. Nous avons donc vu los angeles et ses quartiers chics et ses belles voitures, hollywood blvd chinese theatre, wax musuem et d'autres musées puis santa monica, un pti restaurant sympa à malibu. Notre hotel était très calme, le propriétaire très sympa, nous a bcp conseillé et nous a donné des reductions pour universal studios.

Ensuite nous sommes allé à Death valley, qui reste le plus beau de notre séjour, nous y avons passé la journée et avons donc visiter les points importants au sud: zabriskie point, sand dunes, badwater et dante view .

enfin, le moins sympa de notre voyage : las vegas, tous les 2 n'avons pas trop aimé tous ses casinos, heureusement on a fait un spectacle cirque du soleil à moitié pris sur place. 2 jours 3 nuits, c'étaient beaucoup trop pour nous. En plus, il faut le dire, je suis tombé malade pendant tous le séjour dès mon arrivée, moi qui n'était pas malade depuis l'age de mes 12ans, bah là j'ai tout eu en 10 jours, ms j'ai pris sur moi et j'ai fait tous ce que j'avais prévu. A part cela il est vrai que les fringues ne sont pas du tout cher, on est tombé en periode de soldes donc ...on en a profiter pour depenser un petit peu. Concernant la langue, les américains sont très sympas, surtout les policiers j'ai pu prendre des photos avec eux, tout le monde est prêt à te renseigner. pour 2010 mon mari et moi avons décider de se mettre à parler la langue, la honte, on ne comprenait rien on a eu beaucoup de mal à comprendre et a se faire comprendre, j'ai perdu toutes mes notions scolaires et il est vrai que de nos jours, l'anglais reste primordial pour voyager n'importe où dans le monde.

Par contre, mon mari et moi ne sommes pas excités par le retour de ce voyage, c'est bizarre, on l'a tellement attendu et en fait une fois la bas, bah ça ressemble à tout ce qu'on pouvait imaginer. C'est too much mais c'est comme même trop beau il faut le dire surtout beverly hills rodeo drive les beaches le reve americain tout simplement

Voilà c'est fait, place à un nouveau pays peut etre en 2011 où on verra bien...

Encore un grand merci à vous et je vous souhaite de bonnes vacances pour ceux et celles qui vont en californie dans les mois à venir.
Les transporteurs aériens canadiens s'inquiètent des mesures américaines English translation pending
by Vivlavie · 2010-01-02 · 31 replies
La Presse Canadienne Ottawa

À moins qu'Ottawa n'intervienne, les grands transporteurs aériens canadiens seront forcés d'enfreindre les lois relatives à la vie privée, ou alors devront ignorer les nouvelles mesures mises de l'avant par les États-Unis en matière de renseignements sur les passagers.

Le Conseil national des lignes aériennes du Canada (CNLAC), qui représente les quatre plus importants transporteurs aériens au pays, souhaite que le gouvernement fédéral trouve «une solution permanente» au problème que pose le programme américain «Secure Flight».

En vertu de ce projet, l'Administration américaine de sécurité dans les transports (TSA) pourrait recueillir le nom, le sexe et la date de naissance de quelque cinq millions de Canadiens survolant l'espace aérien des États-Unis tous les ans, en route vers des destinations telles le Mexique, les Antilles et l'Amérique du Sud, même si l'appareil ne se pose pas en sol américain.

Le TSA comparerait ensuite ces noms avec ceux qui sont inscrits sur les listes de surveillance. Les passagers dont les noms se trouveraient sur la liste pourraient, au pire, être interdits de vols.

Outre les appréhensions des transporteurs canadiens, certains s'inquiètent de la possibilité que ces informations soient utilisées pour des motifs autres que la sécurité aérienne.

La semaine dernière, un passager nigérien aurait tenté de faire sauter des explosifs attachés à son corps, à l'intérieur d'un avion qui survolait alors l'État du Michigan. D'autres passagers sont intervenus avant qu'une tragédie ne survienne, mais Washington semble encore secoué par les événements.

Les sociétés de transport du Canada ont déjà commencé à donner de l'information personnelle sur les passagers, dans le cas de vols atterrissant aux États-Unis.
L'Ouest américain hors des sentiers battus - récit et images - 2e partie English translation pending
by Oliv2019 · 2009-12-30 · 6 replies
Je n'avais pas fait attention aux modifications de mise en page et de stockage du site en 2009 et je n'avais donc pas remarqué qu'une partie de mon carnet de voyage avait disparu. Par conséquent, j'ai été obligé de scinder en deux ce carnet pour tout faire apparaître.

Vous trouverez la 1e partie ici

Dimanche 1 Juin (Mexican Hat) :

Nous avons 3 choses au programme pour aujourd'hui : les tower of silence de Wahweap Hoodoos, Coyote Butte South Pawhole et Horseshoe bend.

Départ vers 8H15 de l'hôtel en direction de la paria ranger station. Nous empruntons la cottonwood canyon road, puis nous prenons la BLM431. Cet itinéraire permet de rejoindre les hoodoos blanc en ne marchant que 1 mile (au lieu des 10 km en passant par l'itinéraire conseillé par les rangers du BLM). Nous arrivons à 9H20 au début du chemin qui consiste à suivre le wash qui mène aux hoodoos. Seul bémol, des moustiques avec des dards gros comme des seringues nous attendent, affamés, le long du chemin. Bref, il nous faut courir à l'aller et au retour ! Les hoodoos, par contre, sont d'une beauté stupéfiante et s'érigent en face comme une assemblée de vieux sages. Retour à 11H30 à la voiture.

Nous nous dirigeons maintenant vers une partie de CBS, pawhole, qui est normalement d'un accès compliqué à cause du sable mou présent pendant la montée. Finalement, ca ne sera qu'une formalité pour y accéder. Il est 12H30. La randonnée doit durer 2 heures et permettre de rejoindre la partie la plus photogénique du site (striation cove). Malgré le GPS, nous ne l'avons pas vraiment trouvé et la ballade nous a semblé beaucoup moins intéressante qu'annoncée. La marche dans le sable était de plus assez cassante et lassante. Peut être sommes nous finalement un peu blasés après le spectacle de la veille à The Wave...en tout cas nous sommes de retour vers 15H10.

Sur le chemin du retour nous roulons assez vite, peut être trop, mais nous ne voulons pas être en retard pour Horseshoe Bend pour une question de luminosité et de couleur. Nous arrivons vers 16H45, petite marche de 10 min pour accéder au méandre du Colorado et profiter du spectacle effet XXL !! Impressionnant...

Notre séjour à Page se termine et nous allons faire le plein d'essence avant de partir en direction de Mexican Hat. Nous remarquons à ce moment là que le pneu arrière gauche est dégonflé. Nous allons donc essayer de le regonfler. Ne sachant pas se servir de la machine...on demande de l'aide à une salariée de la station qui en voyant notre pneu nous indique qu'il doit être crevé. En effet, on entend un filet d'air s'échapper de celui-ci. Malheureusement, nous sommes dimanche, qui plus est le soir. Tout est fermé et il va falloir changer le pneu. Avec l'aide d'un américain, nous réussissons la manoeuvre...bon ok IL réussit la manoeuvre. Maintenant, il est 18H45, nous avons 2h de retard et 1 pneu à acheter... nous décidons de partir vers Mexican Hat en espérant qu'on pourra en acheter un la bas. La piste de Valley of the gods qui était prévu pour la fin de journée est annulée. On arrive vers 21h30 à l'hôtel, les restos ne servent plus, on mange des chips dans notre chambre...

Wahweap Hoodoos (3 photos)

Wahweap Hoodoos (2 photos), CBS Pawhole

CBS Pawhole

CBS Pawhole

CBS Pawhole

Horse Shoe Bend

Lundi 2 juin 2008 (Hanksville) :

On a du mal à se lever ce matin, surtout qu'il y a 1h de décalage entre l'Arizona et l'Utah, on a donc 1h de moins pour dormir et toujours un pneu à acheter ! On appelle le loueur de voiture pour qu'il nous confirme que celui-ci sera à sa charge, c'est ok. La tenancière de l'hôtel nous dit qu'il faut retourner à Kayenta, situé à 40 miles pour trouver un vendeur. C'est parti ! Le programme prévu est donc mis sur la sellette mais on a pas le choix, impossible de continuer sans roue de secours. A Kayenta, nous faisons 2 vendeurs qui n'ont malheureusement pas notre taille. Un des vendeurs nous propose même un pneu avec des tailles différentes...on refuse pour une question de sécurité et d'assurance. Bref, pas mal de temps de perdu ! Un petit tour au Macdo à 11H15 tant qu'on y est... et retour vers Mexican Hat. Les 2 randonnées de Moonhouse et Road Canyon sont oubliées. Il est 12H40 et nous préférons faire Valley of the gods. Que dire ? Bien sans plus. Cela a sûrement plus d'intérêt pour ceux qui n'ont pas de 4*4 et qui veulent un tout petit peu d'aventure (durée : 1 heure).

Nous enchaînons avec Muley Point, qui est un point de vue sur les méandres de la San Juan River avec au fond du plateau inférieur Monument Valley. Ce point de vue est accessible après une montée spectaculaire menant à un plateau qui surplombe toute la vallée (Mokee Dugway), c'est magnifique ! Surement un des plus beaux points de vue que nous ayons fait dans l'Ouest Américain (un poil légèrement inférieur à ceux de Canyonlands mais le léger détour en vaut largement la peine).

Maintenant direction Natural Bridge National Monument que nous atteignons vers 15h20. Nous entamons le trail Sipapu to Kachina vers 15h45. Celui-ci permet d'admirer d'en bas deux ponts naturels spectaculaires du White Canyon, ballade vraiment à faire ! La durée prévue est de 3 grosses heures. On ne mettra que 2h25, il faut bien rattraper du temps ! On enchaîne avec la petite ballade qui mène sous Owochomo (dernier pont naturel du site)et nous quittons le parc vers 19h en direction de Hanksville. Un petit arrêt à Hite overlook (un des 2 points de vue majeurs pour photographier le Lac Powell avec Altrsom Point) pour admirer le Colorado se déversant dans le lac Powell (même si le lac n’est plus vraiment là à cause de la baisse du niveau de l’eau) et on arrive vers 20H45 à Hanksville. Dîner au Red Rock (très bonne viande).

Sur la route de Kayenta, Valley of the gods

Valley of the gods, Mokee Dugway

Muley Point, Sipapu à Natural Bridge National Monument

Sipapu, White Canyon, Kachina Bridge (2 photos)

Owochomo Bridge, Hite overlook

Mardi 3 Juin 2008 (Hanksville) :

Je laisse ma chérie dormir un peu et je vais essayer de trouver un pneu neuf a Hanksville. Heureusement il y a un tire shop. Le gars, très sympa me dit qu'il n'a pas la bonne taille mais passe commande. D'après lui, on devrait le recevoir le lendemain ce qui ne devrait pas nous poser de problèmepuisque l'on n'a pas prévu de piste dure aujourd'hui. En effet, la journée est consacrée à la Goblin valley et ses alentours.

Nous arrivons vers 11H au trailhead de Crack Canyon. De suite, nous partons le coeur vaillant et sans carte...et au bout de 20 min on s'engouffre dans le mauvais canyon en suivant des cairns (sorte de tout petit canyon sur la gauche). En effet, on se rend vite compte que la configuration du chemin que nous suivons ne correspond pas vraiment à la description de la randonnée et on décide de retourner à la voiture pour chercher la carte ! Il faut dire que même avec la carte on a toujours des doutes sur le wash a suivre et ce n'est qu'après 1h15 de perdu que nous sommes enfin sur la bonne piste. On descend crack canyon pendant 1h afin de voir la partie des narrows la plus spectaculaire et les falaises de cheese sculptées magnifiquement par l'érosion. Nous sommes de retour à la voiture à 14h15, mais, je l'avoue quand même, un peu décus par la ballade...

Le temps se couvre et devient assez menaçant par endroit. Nous décidons quand même d'aller au Goblin valley State Park. Nous nous balladons au milieu de ces rochers aux formes étranges et imaginatives. C'est comme un village de schtroumphs et derrière chaque petite butte nous découvrons des petites maisons et des gnomes de pierre. Seul petit bémol, la présence de nombreux petits enfants s'en servant comme terrain de jeu, ce qui gâche un peu la visite... Finalement nous quittons les lieux vers 15h20.

Nous prenons ensuite la direction de Little White horse trail qui est un canyon très étroit et ludique mais aussi assez fréquenté par les familles. Certains passages sont tellement étroits qu'il n'est pas possible de passer à deux. Gare aux embouteillages ! Il nous faut parfois escalader la roche pour laisser passer les gens en-dessous de nous ! Nous ressortons vers 17h20.

Enfin, nous finissons la journée par White Horse Canyon qui permet d'aller à White Horse window et de voir des pétrographes. Nous sommes décidemment pas dans un grand jour puisqu'au lieu de suivre le trail menant à ces deux endroits, nous continuons à remonter le Wash de White Horse Canyon... on trouve quand même 3 pétrographes sur le chemin. Nous sommes de retour à la voiture à 19H30. La Goblin Valley mérite à mon sens de passer une journée complète afin d'en explorer les différents canyons. La proximité des sites permet d'enchaîner rapidement et de faire ainsi une journée bien remplie ! Retour à Hanksville et dîner au Red Rock.

Crack Canyon (3 photos)

Goblin Valley (2 photos), Little Wild Horse trail

Little Wild Horse Trail (attention aux embouteillages !), White Horse canyon, petrographes de White Horse canyon

Mercredi 4 Juin 2008 (Hanksville) :

La météo a annoncé de la pluie et des orages pour aujourd'hui. Il va falloir jongler avec... Je pars ce matin chercher le pneu mais malheureusement le tire shop est fermé. C'est pas grave, je repasserai plus tard. Nous décidons donc de faire le plan B de la journée car le plan A comprenait Leprechaun Canyon qui n'est pas à faire avec ce type de temps. Ah oui, je ne vous ai pas dit mais je prévois toujours un plan A et un plan B par jour. Cela permet de faire en fonction de la météo et de nos envies. Nous empruntons donc la piste qui mène à Horseshoe Canyon qui est l'endroit des Etats Unis où se trouve la plus grande représentation de pétrographes. Au bout d'une heure de piste (32 miles), nous arrivons vers 12H au trailhead. On enfile les pulls, Kway et cape de pluie mais la pluie et surtout le vent nous glace dès les premiers mètres. Nous étions pourtant plein de bonne volonté mais on se dit en plus qu'avec ce temps nous ne sommes pas prêt de voir quelque chose... La raison l'emporte et nous repartons en voiture sous l'orage qui gronde. Au total, 60 km de route et 100 km de piste pour rien... Nous nous arrêtons au Burger Shack de Hanksville pour manger quelque chose.

Le temps semble se découvrir légèrement. On se dit qu'il serait bien de tenter au moins Little Egypt pour la journée, et qui n'est qu'à 22 miles. Nous avons un peu de chance cette fois-ci car le soleil nous gratifie de son apparition à notre arrivée sur le site vers 16h ! Nous restons une petite heure dans ce microcosme ressemblant à Goblin valley, la foule en moins (il y avait seulement un camping car d'allemands caché derrière une bande de rocher) De retour à l'hôtel, nous constatons qu'il n'y a plus d'électricité, surement l'orage. Alors nous patientons et celle ci finit par revenir 1h après. Nous nous reposons un peu de cette journée de perdue...qui sera la seule du voyage.

Little Egypt (2 photos)

Little Egypt, l'orage approche...

Jeudi 5 juin 2008 (Escalante) :

Départ de l'hôtel a 9h20. La journée sera consacrée au Burr Tail Road en démarrant à l'Est de Capitol Reef par la Notom Bullfrog Basin Road en direction de Boulder. Nous sommes au départ du burr trail road à 10H, sans carte, ce qui occasionne rapidement un demi tour devant une rivière semblant infranchissable (il y a eu des orages la veille). En descendant la piste vers le Sud, nous longeons le waterpoket fold, soulevement géologique monumental de plusieurs centaines de km. Puis nous remontons les switchbacks et nous piqueniquons en haut en profitant d'une formidable vue. Nous effectuons ensuite la piste menant à strike valley overlook en 4*4 tout en ayant l'oeil sur des nuages menaçants qui se rapprochent (il est possible de la faire à pied mais on préfère la version la moins fatiguante). Il est clair que si la pluie tombait fortement, nous aurions du mal à nous sortir du Wash dans lequel nous progressons. Finalement, l'orage nous laissera tranquille et bien que la piste soit très rocailleuse nous nous amusons beaucoup en tant que novices en 4*4. Le point de vue, accessible après une courte marche (je dirais plutôt course sachant que nous étions pas sûr qu'un orage nous tombe dessus) permet d'avoir une bonne vision du waterpocket fold et sur les sommets enneigés des Henry Mountains. La piste se transforme par la suite en route goudronnée en direction de Boulder. Le passage dans Long Canyon est magnifique avec la route qui serpente entre les falaises colorées qui tombent à pic. Nous terminons la piste/route vers 16h. Il nous aura donc fallu près de 6h pour faire ce magnifique trajet. Pour faire simple, cela aura été la plus belle piste de notre voyage.

Avant d'arriver à Escalante, nous prenons la direction de Devil's Garden sur la hole in the rock road que nous atteignons vers 17h. L'endroit sert de recreation area (présence de coins feu). En tous cas, la ballade au milieu de ces formes étonnantes (rochers en forme de doigts pointés vers le ciel et arches) est très plaisante. Sur la piste retour, nous croisons des milliers de vaches que des cowboys raménent au ranch. Ca sent bon l'Ouest Américain ! Arrivé a l'hôtel a 18h20 Dîner au Outfitters d'Escalante pour manger de bonnes pizzas !

Factory Butte

En direction du Burr Trail, on rebroussera chemin devant ce wash, Notom Bullfrog Basin Road

Burr Trail Road (2 photos)

Les switchbacks du Burr Trail Road (3 photos)

"Piste" menant à Strike Valley overlook, Strike Valley overlook (2 photos)

"Piste" menant à Strike Valley overlook en 4*4 (3 photos)

Long Canyon (2 photos)

points de vue de la Highway 12 (2 photos), cowboy sur la Hole in the rock road, Devil's Garden

Devil's Garden (2 photos)

Vendredi 6 Juin 2008 (Escalante) :

Réveil à 7h30 mais on veut nettoyer l'appareil photo car il y a des poussières sur le capteur. Malgré tous nos efforts, les taches persistent, même des nouvelles apparaissent.... :-( Tant pis, on fera avec. Par contre nous prenons un peu de retard puisque nous partons vers 10H. La journée sera consacré à la Hole in the rock road, piste ne présentant pas d'intérêt particulier (elle est plutôt monotone) mais qui dessert des lieux magnifiques. Nous commençons par aller au trio de slot canyons : dry Fork, peek-a-boo et spoocky canyon. Il est 11H15 Nous faisons Dry Fork pendant quelques centaines de mètres. Celui-ci offre de très belles falaises de sandstone mais reste trop monotone à notre goût. Puis nous entamons peek a boo. Ma chérie a un peu de mal à se hisser en haut du mur d'entrée, il faut dire que la paroi est légèrement glissante et demande quelques efforts. En tous cas, la couleur est tout de suite affichée : il faut se hisser, escalader, s'affaisser, longer les parois étroites du canyon. C'est très amusant et sportif. Nous sortons de peek a boo et empruntons le sentier qui mène en plein désert à la sortie de spooky canyon que nous ferons donc en sens inverse. Ce Canyon est le plus étroit des slot canyon (au monde ?) et heureusement qu'on savait qu'il y avait une sortie sinon on ne serait jamais allé dedans ! Il est tellement étroit que l'on doit faire passer les sacs et appareil photos avant nous. C'est une expérience très spéciale, interdite aux claustrophobes ! Nous terminons la boucle 3h plus tard, il est 14h15. Nous reprenons la piste en direction de Broken Bow Arch que nous commençons à 15h15. La randonnée suit une partie du ruisseau de Willow Gulch et offre un peu d'ombre et de verdure par moment. Il faut d'ailleurs souvent se frayer un chemin à travers la végétation. L'arche est en tout cas magnifique et mérite vraiment les efforts. Nous sommes de retour à 17H40. Nous filons ensuite au départ du trail menant à Sunset Arch, qui n'est d'ailleurs pas un trail puisque nous devons tracer notre chemin à travers le désert, slalomant entre les buissons épineux et les cactus avec l'arche en point de vue. Les jambes encaissent les éraflures...et les lapins gambadent devant nous. Nous sommes aux bonnes heures pour admirer l'arche rougissant au soleil (18H20 – 19h30). Nous reprenons la voiture pour rentrer sur Escalante. Le soleil couchant est pile devant nous et nous éblouie totalement. Tant pis s'il y a des bosses.... On arrive à Escalante vers 21H et on mange dans un restaurant (wings, ribs et steak).

Dry fork, peek a boo (2 photos)

spooky canyon, entrée de peek a boo, broken bow arch

Broken bow arch, sunset arch

sunset arch (coucher de soleil)

sunset arch (coucher de soleil)

Samedi 7 juin 2008 (Escalante) :

Ma première idée était de faire Coyote Gulch mais certaines personnes m'en ont dissuadé (n'est-ce pas Sedonax ?), et en réfléchissant je trouvais que cela nécessitait trop d'effort pour le peu de temps passé dans Coyote Gulch (du au fait qu'il aurait fallu descendre et remonter par le même endroit). Nous avons donc décidé de faire Golden Cathedral qui sera la randonnée de notre voyage. Nous empruntons la Hole in the rock pendant 16 miles puis la piste Egypt road pendant 10 miles. Cette dernière est vraiment très cassante même en 4*4. A 10H45 nous sommes au trailhead et commençons à descendre le long de Fence Canyon qui permet de rejoindre l'Escalante River. Arrivés en bas, les taons nous attendent de pied ferme et nos jambes vont souffrir ! Heureusement les passages dans l'Escalante river sont très agréables (l'eau est plutôt chaude) et la végétation dense fait penser à un petit coin de paradis. Sur le chemin, des pétrographes ornent les falaises. Nous prenons ensuite à gauche Neon Canyon qui permet après un peu moins d'un mile d'arriver à Golden Cathedral. L'endroit est magnifique et désert ! Les deux trous dans le ciel de pierre projettent une ombre lumineuse sur l'eau. C'est très beau. Nous restons un peu pour profiter de l'endroit et manger. Puis nous repartons, retraversons la zone de taons et remontons jusqu'à la voiture le long de Dry Fork. Au total : 3H15 pour descendre (on a eu un peu de mal pour s'orienter en bas du cayon), 45 min sur place et 2H45 pour remonter, soit près de 7h. C'est typiquement le genre de randonnée que contient tous les ingrédients que nous apprécions : personne, un peu d'effort, une récompense au bout de l'effort, le calme, hors des sentiers battus, un peu d'orientation. Retour à Escalante et dîner vers 19H au même restaurant que la veille (wings, fajitas et steak rib-eye)

Fence Canyon en direction de l'escalante river, jonction entre North Fork Fence Canyon et Fence Canyon

Escalante River (2 photos), Neon Canyon

l'alcove de Golden Cathedral fait 80 pieds de hauteur

Golden Cathedral

Golden Cathedral

panels de petrographes indiens partiellement recouverts de graffiti de cowboy

Dimanche 8 juin 2008 (Tropic) :

On a du mal à décoller ce matin. On quitte Escalante vers 10h en direction de Bryce. Nous n'avions pas pu faire Bryce correctement l'année dernière car il y avait eu des orages pendant les 2 jours où nous y étions. Nous avons donc décidés de faire une chouette randonnée dans Bryce pour en profiter pleinement cette année (on s'était limité aux points de vue entre deux averses en 2007). Nous arrivons à Sunrise Point vers 12H puis nous commençons par Queen's Garden, enchaînons par navajo loop (loop complète), poursuivons par peek-a-boo loop (loop complète) et remontons par navajo loop à Sunset Point et terminons en longeant la rim jusqu'à Sunrise Point, soit près de 8 miles de montée et descente à travers Bryce Canyon. Il nous aura fallu près de 4H30 pour effectuer le trajet. Bien sûr comme souvent à Bryce il y a beaucoup de monde et l'extraordinaire beauté de ce site est souvent atténuer par les tumultes de la foule. Peek a Boo, qui n'est accessible qu'aux personnes s'en donnant la peine, est donc à mon sens indispensable pour profiter d'un peu de quiétude dans ce lieu magique. De retour à la voiture, nous nous restaurons un peu (ananas, glaces...) Pour finir la journée, nous faisons la petite ballade de Mossy Cave qui est sur le chemin vers le Bed & Breakfast où nous logeons. Cette ballade est très facile et permet d'admirer rapidement une jolie cascade et un torrent serpentant dans un canyon. Nous arrivons à 18H30 au Bryce Point où nous logeons. L'accueil est sympathique et la chambre très agréable.

Bryce Canyon

Bryce Canyon

Bryce Canyon

Bryce Canyon (3 photos) Mossy Cave

Mossy Cave

Lundi 9 juin 2008 (Kanab) :

On prend le petit-déjeuner avec une famille américaine originaire de floride. La mère de famille est une copie conforme de Brie Van de kamp (Desperate Housewife) « You live in Paris !!!!!!!! Whhhhhoooooawwwww !! », sourire, expression du visage, paroles : tout y est, une parfaite femme et mère de famille ! Ensuite, nous disons au revoir à nos hôtes et on est au départ de la Cottonwood canyon road à 10H. Au contraire de la Hole in the rock road, celle-ci offre des paysages plus variées et plus spectaculaires. Mais les lieux desservis sont à notre goût un peu moins intéressants. Notre premier arrêt est pour la Grosvenor Arch qui s'atteint après 3 min de marche...quelques photos et nous repartons. Ensuite, arrêt aux cottonwood narrows. La ballade est prévue pour durer 2 heures mais au bout de 20 min nous décidons de rebrousser chemin car elle ne présente que très peu d'intérêt à notre goût. C'est surement l'endroit qui nous a le moins intéressé de tout notre voyage. Nous effectuons quelques arrêts photos le long de la piste Arrivés au trailhead de Yellow Rock, nous commençons par prendre la piste BLM se situant à l'opposé afin de prendre de la hauteur et de photographier Yellow Rock d'en haut. Nous redescendons et entamons le trail qui mène à Yellow Rock vers 13H30. La pente est rude et glissante mais on atteint rapidement le bas de Yellow Rock. Nous arpentons par la gauche le rocher jaune, orange, blanc, rouge.. puis nous effectuons l'ascension. Notre impression est que cela ressemble à un domaine skiable coloré d'une multitude de couleurs. Retour à la voiture 2H plus tard. Nous terminons la piste et ressortons sur l'US89 au niveau de la paria ranger station. Nous prenons la direction de Kanab en nous arrêtons à Paria movie set qui est sur le chemin. Les décors de films de western ont été détruits l'année dernière lors d'un incendie mais les badlands restent un décor naturel magnifique. Nous allons jusqu'au bord de la Paria River et repartons vers Kanab que nous atteignons vers 18H. Prise de la chambre de motel et dîner au Macdo.

Grosvenor Arch, The heart of the Cockscomb

Cockscomb fault (2 photos)

Yellow Rock vu de la piste d'en face, en direction de Yellow Rock

Yellow Rock (2 photos)

Yellow Rock (2 photos)

Yellow Rock

Vue de Yellow Rock

Yellow Rock, sentier très abrupt vers Yellow Rock

badlands de Old Paria

Badlands de Old Paria

Mardi 10 juin 2008 (Springdale) :

Notre quittons Kanab pour Coral pink sand dunes afin d'aller admirer ces dunes de sable sorties de nulle part. L'endroit est assez sidérant mais est perturbé par le bruit incessant des buggies dans le sable. Il est un peu dommage de payer l'entrée et que les buggies (qui ne paient pas l'entrée) soient autorisées à venir s'exercer ici ! On reste une petite heure. Puis on file à Cedar Break national monument qui est un Bryce bis (avec moins de hoodoos mais des couleurs toutes aussi belles. Par contre, il n'y a personne, l'air est agréable (le parc est à 3 000 m d'altitude) et il y a de la neige ! Une tempête s'était abattue quelques jours plus tôt sur le parc. La randonnée spectra trail + rampart trail est très agréable et permet d'avoir une vue sur l'ensemble de l'amphithéâtre et les arbres britlescone vieux de plus de 1500 ans pour certains apportent une touche très photogénique (12H45 à 15h00). C'est donc une journée tout en contraste : passer du sable à la neige en moins de 2 heures ! Nous partons ensuite pour canarraville pour faire la petite ballade de canarra creek dans les narrows où coule la rivière. La première chute d'eau est très spectaculaire et nous rebroussons chemin peu après par manque de temps (17H15-18H30). Puis nous faisons route vers le parc de Zion et Springdale où nous logeons. Dîner à la pizzeria la plus connue de Springdale et avec surprise nous rencontrons michael, avec qui on avait fait connaissance à Page. Nous mangeons ensemble et passons une très bonne soirée à nous raconter nos dernières photos et randonnées.

Coral Pink Sand Dunes

Coral Pink Sand Dunes

Coral Pink Sand Dunes, Cedar Break national monument (2 photos)

Cedar Break national monument (amphiteatre)

Cedar Break national monument

Canarra Creek

1e chute d'eau de canarra creek

canarra creek (3 photos)

Mercredi 11 juin 2008 (Springdale) :

Ce matin, on a rendez vous à 9h avec michael pour voir la galerie de Fatali mais celle-ci n'ouvre qu'a 10h. On ne peut donc voir les oeuvres si contreversées de Fatali et nous souhaitons bon voyage à Michael. Celui-ci nous indique qu'il a essayé de faire les Narrows de Zion la veille et qu'il a du rebrousser chemin à cause du froid de l'eau. On décide donc d'aller chez un outfitting shop pour louer du matériel aquatique afin de faire les Narrows. Nous prenons ensuite la navette du parc jusqu'au temple de Sinawava que nous atteignons vers 11H. La randonnée commence ici en suivant un petit sentier goudronné qui mène jusqu'à l'entrée de la Virgin River. A 11h30 nous commençons la rando dans la virgin river jusque vers 16h. On a bien fait de louer du matériel aquatique et finalement on ne souffre pas trop du froid. On s'essaie a la photo longue pose mais nous avons pas pris le trépied...il y a du bougé dans l'air. En tous cas nous avons été enchantés par cette journée qui restera un des musts de notre voyage. Nous sommes de retour un peu tard a l'hôtel pour effectuer la seconde rando qui était prévue et nous préférons aller à la piscine de l'hôtel (très agréable avec vue sur les montagnes de Zion). Nous profitons aussi d'un peu de temps pour aller voir la gallerie de Fatali. Même si la plupart des photos ne semblent pas réelles nous avons quand même un petit coup de coeur pour la photo de racing tracks a death valley. Nous mangeons dans un resto mexicain (moyen).

Les Narrows de la Virgin River

Les Narrows de la Virgin River

Jeudi 12 Juin 2008 (Saint Georges) :

Nous quittons le parc de Zion en direction de Saint George où nous logerons le soir même à l'Ambassador Inn, hotel correct et pas cher. Sur le chemin, nous faisons une première escale à Red Cliffs qui est un recreation area. Nous sommes globalement déçus par la petite ballade au milieu des falaises rouges érodées. L'endroit est sûrement plus agréable quand il y a de l'eau, ce qui n'est pas le cas. Nous nous attardons pas et nous filons à Snow Park Canyon qui est juste a coté de Saint Georges. La première ballade est à Jenny's Canyon qui n'a vraiment pas du tout d'intérêt à notre goût. On ne s'arrête pas aux Dunes qui ne sont pas du tout impressionnantes, et enfin au début de notre troisième arrêt, nous considérons que le parc ne nous enchante vraiment pas ! On décide de retourner à Saint Georges pour aller visiter le temple mormon de Saint George puis pour faire des courses et enfin aller une nouvelle fois à la piscine. En fait, je crois que nous commençons à saturer légèrement des sites naturels et que finalement un petit retour à la civilisation nous fera du bien !

Red Cliffs, Snow Park Canyon

Temple mormon de Saint George

Vendredi 13 Juin 2008 (Las Vegas) : Nous quittons Saint George en direction de Las Vegas. Sur le chemin, nous effectuons notre dernière "halte naturelle" en passant par le parc Valley of Fire. Ce parc est une bonne surprise avec des formes torturées aux couleurs chaudes. C'est magnifiques mais la chaleur est accablante ! Chaque sortie de voiture, que ce soit pour prendre des photos ou pour effectuer une petite randonnée, est l'occasion de suer à grosses gouttes... Nous effectuons les points de vue d'Elephant Rock, Rainbow Vista Panorama, Atlatl Rock et Arch Rock, mais aussi les randonnées de Mouse's Tank et White domes. Cette dernière randonnée est très agréable et permet d'avoir un bon aperçu des couleurs chatoyantes de ce parc. Nous restons 3-4H à peu près et nous reprenons la route vers Las Vegas que nous atteignons dans l'après midi. On commence les achats qu'on s'était promis de faire en debut de séjour. Puis on se rend à l'hôtel : le New York New York. C'est un peu compliqué pour récupérer la chambre car ma carte blue ne marche pas :-(. Il s'en suit un micmac de 30 min et finalement le responsable décide de nous surclasser ... de 4 catégories ! On part donc découvrir notre petite suite de 100 mètres carrés avec vue sur le strip et le grand huit de l'hotel !! On profitte un peu du jaccuzzi et on file visiter le reste du Strip boulevard qu'on avait pas eu le temps de faire l'année dernière (Venitian, treasure island, The mirage..) Contrairement à l'année dernière, on profite pleinement de l'ambiance de Las Vegas. A l'avenir, nous mettrons l'étape Las Vegas à la fin du voyage et non pas au milieu car le décalage est trop grand en faisant parcs naturels - Las Vegas - parcs naturels.

Elephant rock de Valley of fire

Valley of fire



Valley of fire



Valley of fire

Valley of fire

Valley of fire







Samedi 14 Juin et Dimanche 15 Juin 2008 (Los Angeles) :

Direction Los Angeles ce matin. La route à travers la désert de Mojave est très monotone. Il y est fait de plus une chaleur décapante, ce qui n'encourage pas à visiter plus en profondeur ce coin des Etats Unis. Un tout petit arrêt à Baker, ville station service, qui a la particularité d'avoir le plus grand thermomètre du monde pour symboliser la température record enregistrée en 1913 dans Death Valley : 134 ° F On arrive donc en fin d'après midi dans Los Angeles pour prendre possession de notre chambre dans un motel de confort modeste mais propre (les prix des hotels sont chers à LA). Nous partons voir le signe Hollywood, le Kodak Theater et finissons dans un restaurant japonais. Les rues sont interminables et la ville démesurée. Pour ces raisons, et du au fait que nous avions peu de temps à consacrer à LA, nous avions choisi de profiter de la plage le lendemain, juste avant de prendre le vol retour pour Paris



Réservation d'une chambre quadruple pour une famille à l'hôtel Mirage de Las Vegas English translation pending
by Jocelyne51 · 2009-12-25 · 12 replies
bonjour,

J'aimerai réserver une chambre quadruple au Mirage (Las Vegas) et y faire ajouter un lit roulant (rollaway). Ainsi , nous pourrions tous dormir dans la même chambre et le coût serait moindre que de prendre une douple +une triple. Mon agent de voyage me dit que cela n'est pas possible car les hôteliers de Las Vegas refusent 5 personnes dans une chambre car ils ne sont pas couverts par leurs assurances au delà de 4 personnes par chambre.

Est-ce vrai ou quelqu'un a t-il déjà pu dormir à 5 dans une quadruple ? merci pour votre aide.

bonnes fêtes
Voyage dans l'Ouest américain: arriver à San Francisco ou Los Angeles? English translation pending
by Sourcildor · 2009-12-22 · 21 replies
bonsoir, je suis en train de planifier mon voyage alors 1ere etape les billets d'avion je les surveillent depuis 1 mois maintenant et enfin ca baisse hier ils sont tombes a 1022 euros pour 2 alors le dilemne c'est arriver a los angeles ou san francisco? en fait je ne conais pas encore excatement mon itineraire mais il sera classique alors je ne sais as quel est le mieux arriver a los angeles et repartir de san francisco ou inverse.Si vous pouviez m'aider par vos experiences a savoir que je ne pense pas rester trop longtemps a los angeles (universal et hollywood boulevard )je suis preneuse.je vous remercie beaucoup.Ah j'ai oublié nous seront sur place pour 21 jrs vol compris .merci beaucoup bonnes fetes a vous tous

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