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Un an chez les Huli de Papouasie-Nouvelle-Guinée (Sthn Highlands) English translation pending
Nous sommes aujourd’hui le 4 février 2004, je suis exactement à deux semaines de prendre pour la dernière fois le Dash-8 qui m’emmènera de Tari vers Port Moresby où je transiterai avant de m’envoler pour l’Australie. Je suis assis à l’avant de la maison, à Kulu, et c’est ici que j’ai vraiment réalisé que dans deux semaines, mon dernier terrain se terminera et qu’une page serait tournée, une page importante dans ma vie.
Je regarde les montagnes couvertes par la jungle épaisse. Je les connais bien pour les avoirs parcourues de nombreuses fois à la recherche d’une personne dont j’espérais obtenir des informations importantes ou simplement pour le plaisir de les découvrir vraiment, dans leurs profondeurs. Devant ce spectacle, pourtant presque banal tant je l’ai contemplé, je ressens un mélange de nostalgie et de tristesse. La tristesse de quitter ces montagnes et les beautés de ces vallées, mais surtout le chagrin de devoir quitter des gens que j’aime beaucoup, avec qui j’ai partagé énormément de choses, des joies, des expériences, du silence. Il me vient une multitude de noms et de visages, d’abord ceux de mes familles adoptives de Kulu et de Fugwa : Hega, Yorobi, Kathy et leurs enfants dont certains ont mon âge et avec qui j’ai vécu le plus clair du temps dans la maison des hommes, Wandipe, Hingepe, Potabe et Habe. Mais il serait injuste d’omettre tous les autres, dont je ne connais pas toujours les noms, ni même parfois les visages. Toutes ces personnes qui connaissaient mon nom avant même que je ne les rencontre, ces hommes et ces femmes à qui je dois la réussite de mes recherches et qui ont rendu ces mois dans les vallées de Nogoli et de Fugwa plus humains et plus vivables. Je suis empreint de nostalgie à l’idée de devoir bientôt quitter ces paysages sublimes, de ne plus entendre les chants des garçons à la nuit tombée lorsqu’ils se réunissent autour du foyer de la maison, de ne bientôt plus pouvoir manger de Marata avec mes amis, tous penchés au-dessus de la gamelle suçant cet amas rouge sang dont la consommation est ponctuée par le rejet bruyant des pépins indigestes… et mille autres petites choses qui vont me manquer et qui viendront alimenter mes souvenirs.
C’est cette nostalgie qui m’a poussé à m’installer sur ma caisse en fer, pour écrire ces quelques lignes avec l’idée de faire partager ce que j’ai ressenti ici. Je ne cherche pas à faire une retranscription de mes carnets de voyage ou même un résumé de mes travaux sachant qu’il s’agit d’une thèse cela ne devrait normalement intéresser que deux ou trois personnes, je voudrais simplement offrir la vision d’une expérience malheureusement trop personnelle, ce qu’elle m’a apporté bref le bilan de ces dernières années où je n’ai vécu presque que pour et autour de la Papouasie Nouvelle Guinée et particulièrement de Hela Huli, la terre des Huli, là où, comme ils le disent, il faut toujours s’attendre à l’imprévisible (always expect the unexpectable).
Hega au fond, Wandipe, Thomas et un viel homme venu partager ses connaissances
La première question que l’on m’a toujours posé d’emblée est pourquoi la Papouasie, et pourquoi les Huli ? La réponse est complexe, elle relève à la fois d’éléments personnels et professionnels. Elle reste, avant tout, certainement l’un des meilleurs choix que j’ai pu faire car il a profondément changé ma vie. Les raisons professionnelles liées à ce choix de la culture Huli pour mes recherches sont bien évidemment motivées par la nature même de ces recherches. Il me fallait un ensemble culturel en transition, dont le contact avec l’Occident n’est que récent. Les Huli répondent parfaitement à cette attente. En effet, si l’on ne retient pas le premier et bref contact établi par Hides et O’Malley[1], on peut dater le début de la présence Occidentale à 1952, date à laquelle le premier poste avancé fut construit à Tari par l’administration Australienne. Sur l’imposante surface du territoire Huli, cette présence reste bien sûr très discrète, surtout parce que ce poste avancé ne sera pas occupé en permanence (le nom de Tari, aujourd’hui l’équivalent de la « sous-préfecture » de la Province de Southern Highlands, dérive d’une mauvaise prononciation du nom de la rivière Tagari qui traverse la région). La part essentielle de cette influence occidentale viendra grâce à la piste d’atterrissage construite par l’administration, se manifestant notamment et principalement au travers de toutes les missions chrétiennes. Là, l’invasion fut massive autant que conflictuelle, les missions catholiques, protestantes, luthériennes ou d’un ensemble éclectique d’Eglises Nord Américaines se ruèrent, et parfois se disputèrent violemment (des combats ont même été rapportés par l’administration) le salut des âmes des pauvres Huli perdus sans le secours de leur bonne parole. L’implantation des missions fut fructueuse, les missionnaires ne reculant devant aucun effort pour faire accepter leur doctrine, allant jusqu’à profondément modifier les usages de l’Eglise et adapter les messages à leur convenance. Aujourd’hui encore, des pratiques propres aux anciennes initiations masculines, pourtant taxées de sataniques, existent dans la messe catholique : la Confirmation se fait par l’administration d’un coup de bâton donné avec beaucoup d’amour certainement, mais surtout beaucoup de fermeté ! Le constat d’une telle pratique et de la situation socioculturelle qu’elle a engendrée aujourd’hui me révolte bien sûr, ces personnes se sont senti investies d’un devoir d’aller se mêler de ce qui ne les regardait pas et de dire à des peuples entiers qu’ils se trompaient jusqu’à présent dans leur manière de vivre. Mais il y a des choses que ces missionnaires n’avoueront pas par fierté et qui reste pourtant une réalité : ils n’ont pas encore totalement réussi à détruire les anciennes croyances des Huli. Celles-ci sont en passe de sombrer progressivement dans l’oubli, mais ces adaptations faites au dogme et aux pratiques religieuses leur ont permis de survivre, parfois latentes dans les esprits. La peur des Dama (divinités maléfiques ou bénéfiques qui peuplaient la vie des gens et demandaient des sacrifices de cochons permanents) est toujours active, gardant le jeune Potabe et même son grand frère Wandipe loin de certaines zones comme le Lac Pureni ou la sublime source d’eau de Girabo. Ils sont en effet convaincus que l’eau peut les avaler en montant d’un coup et les dévorer personnellement je n’irais pas me baigner dans le lac Pureni qui est très boueux et entouré d’un enchevêtrement de plantes et de racines rendant son accès dangereux (d’où l’utilité de cette peur), mais seule la température de Girabo est dissuasive. Aujourd’hui donc les Huli sont dans une phase transitoire de leur culture, adoptant progressivement les traits culturels venus d’Australie ou d’ailleurs, aspirant au mode de vie occidental, ou du moins à la conception qu’ils en ont.
Cette envie de voir la Papouasie vient de toutes ces images que j’ai pu voir, à la télévision dans des reportages, ou dans des livres et qui m’ont fait rêvé. Ces mystères incarnés par l’une des dernières terres de découvertes, peuplée de cultures aussi diverses qu’extraordinaires. Mais surtout, après l’Equateur, Bornéo, l’Altiplano il fallait quelque chose qui soit vraiment difficile, une sorte de défi pour moi-même. Je me suis donc orienté vers les régions des Highlands, au centre du pays, là où les incursions des occidentaux ne sont que récentes et toujours rares aujourd’hui. L’idée à la base de mon projet était simple, je voulais étudier les interactions entre une communauté locale et le monde occidental au travers d’un projet de développement actif dans cette région. Les projets de développement ne manquent pas dans les Highlands, ils sont industriels (or, cuivre, pétrole ou gaz) ou agricoles (café, thé, riz…), il me restait donc à savoir exactement où j’allais aller. Cela, je n’ai jamais pu réussir à le déterminer de manière précise avant d’arriver sur place les difficultés pour communiquer avec les autorités régionales (je devrais dire l’impossibilité) et l’étendue du territoire m’en ont empêché. Cela ne m’avait pas découragé, après tout ce n’était qu’un détail, mais il fallait au moins que je sache quel groupe ethnique j’allais choisir. Au fil de mes recherches, j’ai pu établir des contacts qui m’ont rapidement mené à deux noms : Lorenzo Brutti et Chris Ballard. Ce sont ces personnes qui m’ont aidé à faire ce choix et à préparer ce voyage. Chris est l’un des grands spécialistes de la culture Huli et surtout l’un des rares à parler correctement cette langue le choix s’est donc imposé naturellement. A cet instant, le fait de faire un choix était plus important que le choix en lui-même… je ne suis même pas sûr de pouvoir parler de choix, je ne pense pas que je savais vraiment ce que je cherchais.
LA SUITE EST DISPONIBLE A LA LECTURE SUR MON BLOG PERSO (CAZAUDEHORE.WORDPRESS.COM), le blog est entièrement dédié aux Huli de Papouasie Nouvelle Guinée (région de Tari) ainsi que sur quelques autres zones du pays.
Hega au fond, Wandipe, Thomas et un viel homme venu partager ses connaissances
La première question que l’on m’a toujours posé d’emblée est pourquoi la Papouasie, et pourquoi les Huli ? La réponse est complexe, elle relève à la fois d’éléments personnels et professionnels. Elle reste, avant tout, certainement l’un des meilleurs choix que j’ai pu faire car il a profondément changé ma vie. Les raisons professionnelles liées à ce choix de la culture Huli pour mes recherches sont bien évidemment motivées par la nature même de ces recherches. Il me fallait un ensemble culturel en transition, dont le contact avec l’Occident n’est que récent. Les Huli répondent parfaitement à cette attente. En effet, si l’on ne retient pas le premier et bref contact établi par Hides et O’Malley[1], on peut dater le début de la présence Occidentale à 1952, date à laquelle le premier poste avancé fut construit à Tari par l’administration Australienne. Sur l’imposante surface du territoire Huli, cette présence reste bien sûr très discrète, surtout parce que ce poste avancé ne sera pas occupé en permanence (le nom de Tari, aujourd’hui l’équivalent de la « sous-préfecture » de la Province de Southern Highlands, dérive d’une mauvaise prononciation du nom de la rivière Tagari qui traverse la région). La part essentielle de cette influence occidentale viendra grâce à la piste d’atterrissage construite par l’administration, se manifestant notamment et principalement au travers de toutes les missions chrétiennes. Là, l’invasion fut massive autant que conflictuelle, les missions catholiques, protestantes, luthériennes ou d’un ensemble éclectique d’Eglises Nord Américaines se ruèrent, et parfois se disputèrent violemment (des combats ont même été rapportés par l’administration) le salut des âmes des pauvres Huli perdus sans le secours de leur bonne parole. L’implantation des missions fut fructueuse, les missionnaires ne reculant devant aucun effort pour faire accepter leur doctrine, allant jusqu’à profondément modifier les usages de l’Eglise et adapter les messages à leur convenance. Aujourd’hui encore, des pratiques propres aux anciennes initiations masculines, pourtant taxées de sataniques, existent dans la messe catholique : la Confirmation se fait par l’administration d’un coup de bâton donné avec beaucoup d’amour certainement, mais surtout beaucoup de fermeté ! Le constat d’une telle pratique et de la situation socioculturelle qu’elle a engendrée aujourd’hui me révolte bien sûr, ces personnes se sont senti investies d’un devoir d’aller se mêler de ce qui ne les regardait pas et de dire à des peuples entiers qu’ils se trompaient jusqu’à présent dans leur manière de vivre. Mais il y a des choses que ces missionnaires n’avoueront pas par fierté et qui reste pourtant une réalité : ils n’ont pas encore totalement réussi à détruire les anciennes croyances des Huli. Celles-ci sont en passe de sombrer progressivement dans l’oubli, mais ces adaptations faites au dogme et aux pratiques religieuses leur ont permis de survivre, parfois latentes dans les esprits. La peur des Dama (divinités maléfiques ou bénéfiques qui peuplaient la vie des gens et demandaient des sacrifices de cochons permanents) est toujours active, gardant le jeune Potabe et même son grand frère Wandipe loin de certaines zones comme le Lac Pureni ou la sublime source d’eau de Girabo. Ils sont en effet convaincus que l’eau peut les avaler en montant d’un coup et les dévorer personnellement je n’irais pas me baigner dans le lac Pureni qui est très boueux et entouré d’un enchevêtrement de plantes et de racines rendant son accès dangereux (d’où l’utilité de cette peur), mais seule la température de Girabo est dissuasive. Aujourd’hui donc les Huli sont dans une phase transitoire de leur culture, adoptant progressivement les traits culturels venus d’Australie ou d’ailleurs, aspirant au mode de vie occidental, ou du moins à la conception qu’ils en ont.
Cette envie de voir la Papouasie vient de toutes ces images que j’ai pu voir, à la télévision dans des reportages, ou dans des livres et qui m’ont fait rêvé. Ces mystères incarnés par l’une des dernières terres de découvertes, peuplée de cultures aussi diverses qu’extraordinaires. Mais surtout, après l’Equateur, Bornéo, l’Altiplano il fallait quelque chose qui soit vraiment difficile, une sorte de défi pour moi-même. Je me suis donc orienté vers les régions des Highlands, au centre du pays, là où les incursions des occidentaux ne sont que récentes et toujours rares aujourd’hui. L’idée à la base de mon projet était simple, je voulais étudier les interactions entre une communauté locale et le monde occidental au travers d’un projet de développement actif dans cette région. Les projets de développement ne manquent pas dans les Highlands, ils sont industriels (or, cuivre, pétrole ou gaz) ou agricoles (café, thé, riz…), il me restait donc à savoir exactement où j’allais aller. Cela, je n’ai jamais pu réussir à le déterminer de manière précise avant d’arriver sur place les difficultés pour communiquer avec les autorités régionales (je devrais dire l’impossibilité) et l’étendue du territoire m’en ont empêché. Cela ne m’avait pas découragé, après tout ce n’était qu’un détail, mais il fallait au moins que je sache quel groupe ethnique j’allais choisir. Au fil de mes recherches, j’ai pu établir des contacts qui m’ont rapidement mené à deux noms : Lorenzo Brutti et Chris Ballard. Ce sont ces personnes qui m’ont aidé à faire ce choix et à préparer ce voyage. Chris est l’un des grands spécialistes de la culture Huli et surtout l’un des rares à parler correctement cette langue le choix s’est donc imposé naturellement. A cet instant, le fait de faire un choix était plus important que le choix en lui-même… je ne suis même pas sûr de pouvoir parler de choix, je ne pense pas que je savais vraiment ce que je cherchais.LA SUITE EST DISPONIBLE A LA LECTURE SUR MON BLOG PERSO (CAZAUDEHORE.WORDPRESS.COM), le blog est entièrement dédié aux Huli de Papouasie Nouvelle Guinée (région de Tari) ainsi que sur quelques autres zones du pays.
Hôtel Playa Costa Verde à Holguin English translation pending
Bonjour,
Je pars dimanche pour Holguin, Cuba, plus précisement au Playa Costa Verde et j'aimerais avoir vos commentaires sur votre séjour et j'aimerais savoir si il est permis d'apporter des choses a donner aux employés et si oui, quoi?
Merci
Je pars dimanche pour Holguin, Cuba, plus précisement au Playa Costa Verde et j'aimerais avoir vos commentaires sur votre séjour et j'aimerais savoir si il est permis d'apporter des choses a donner aux employés et si oui, quoi?
Merci
Notre excursion à Marrakech par Costa English translation pending
Costa Concordia à Marrakech : Croisière de Noël 2010
Nous sommes en cours de rédaction sur notre blog du carnet de voyage (http://www.voyages-croisieres.fr) de la Croisière de Noël du Costa Concordia 2010. Voici notre article sur une excursion mémorable.
Conseils, astuces et retour d'expérience sont au menu !
Le bateau arrive au port de Casablanca à 7h00. Il pleut. On s'installe dans le bus qui nous attend pour une excursion à Marrakech avec des passagers français et espagnols. Les bus marocains n'ont pas de toilettes, mais une halte est prévue sur l'autoroute. Tant mieux parce qu'il n'y a pas non plus de bouteilles d'eau à disposition.
Il fait beau à Marrakech. Le bus stationne près de la muraille médiévale et nous allons à pied dans la Medina, la partie ancienne de la ville.

Le premier arrêt se fait à la mosquée Koutoubia érigée au XIIe siècle. Son minaret est un bel exemple de l'art hispano-mauresque, si délicat. A son pied des porteurs d'eau en habit traditionnel attendent les touristes pour se faire prendre en photo moyennant paiement. Peu le savent et une altercation éclate. Par la suite le guide nous a demandé de faire attention en prenant les photos. Il faut avoir l'autorisation de la personne. Nous on le sait, on s'était fait incendier à Casablanca il y a quelques années !! Vraiment ils n'aiment pas ça.
Les riads sont toujours magnifiques avec leur succession de pièces décorées ouvertes sur une végétation luxuriante.
Nous nous promenons dans le somptueux Palais de la Bahia. Ici le harem avec de chaque côté les appartements des quatre femmes.
Puis nous faisons un arrêt à la Medersa Ben Youssef, la plus grande école coranique du Maroc, décorée de bois sculptés et de mosaïques.

Dans le souk que l'on traverse trop rapidement à mon goût, Il y a le coin des vendeurs avec la marchandise exposée à la vente, sans aucun prix évidemment sinon où serait le plaisir du marchandage ! Plus loin, le coin des artisans est sale et très encombré de toute sorte de matières premières.
La perfection des objets finis qui sortent de ces "ateliers-placards" surchargés, contraste de façon saisissante avec le cloaque ambiant. Il faut dire qu'il avait plu la veille et que l'eau stagnante exhalait les odeurs déjà fortes, de colle, de peinture et de peaux .
Herboriste au bérêt On arrive face à une boutique qui sent très bon. Je crois tout d'abord qu'il s'agit du restaurant vu qu'il n'y a aucune enseigne. Eh ben non ! C'est, comment dire... une herboristerie. On sépare les français des espagnols et on nous installe dans une pièce décorée de pots divers et variés... une affiche qu'on ne remarque pas tout de suite indique en français, "massages 20 dinars", elle aura son importance par la suite ! On est accueilli par un homme qui porte ostensiblement... un bérêt. (Peut-être que la personne qui a reçu les espagnols jouait des castagnettes !!) Il nous déballe sa marchandise, faite de crèmes et de lotions, dont la fameuse huile d'argan qui avait récemment fait l'objet d'un reportage critique, diffusé sur les chaînes françaises. Face à l'insistance du monsieur au bérêt, une dame se laisse convaincre pour un massage. Elle se lève, croyant sûrement pouvoir s'allonger sur une table de massage... quand la fille du monsieur au bérêt surgit, et lui défait le haut de son chemisier pour un massage express et... in situ ! Eh oui madame, on n'est pas au SPA !! Coût du massage : 4 euros ! Pour ceux qui n'ont pas suivi, il était affiché à 20 dinars, soit beaucoup, beaucoup moins cher !! La dame repart avec des pots ou les noms ne sont même pas indiqués. Les français plus méfiants, ah oui j"oubliais la dame est suisse, n'achètent rien ! Les guides pas contents de n'avoir pas leur commission, nous opposent un faciès fâché en échangeant quelques mots en arabe (on traduit pas, j'ai pas déconseillé le blog aux oreilles sensibles !!) avec notre hôte, qui après notre départ a sûrement dû piétiner son bérêt !! Trop difficiles ces français !
Tajin et danse du ventre Bon, tout ça nous a mis en appétit et on se rend dans un restaurant typique, au décor sympa mais où on a mangé le plus mauvais tajin de notre vie ! Une danseuse du ventre s'exhibe entre les tables et un groupe d'italiens paye grassement les photos prises avec elle, en insérant les billets dans son soutien-gorge. Les français ont l'air plutôt choqués et/ou rigolards. La dame les calcule à peine... Pour tout dire j'ai trouvé cette animation vulgaire et particulièrement dévalorisante pour la femme. Bon, on va dire que c'est couleur locale ! En même temps que le dessert (mandarines et montecao, eh non pas comme on l'attendait un choix de pâtisseries arabes si délicieuses) on pose un panier sur notre table pour les pourboires. Là encore les italiens sortent leur portefeuille. Les français estiment avoir trop mal mangé pour ça ! Un monsieur surveille le panier et de guerre lasse le retire, non sans avoir marmonné quelques mots en arabe. Même chose aux toilettes dames ! Affreux restaurant et affreux personnages. Beurk !!
Heureusement qu'il nous reste à visiter la fameuse place Jemaa el Fna, proclamée en 2001 par l'UNESCO "oeuvre maître du patrimoine oral et immatériel de l'humanité".

Le guide nous laisse libre et on circule parmi les stands et les animations qui malheureusement ne sont pas encore nombreuses. La vraie animation commence en fin d'après-midi, au moment ou nous devons reprendre le bus. On achète un service à thé et on aperçoit des dresseurs de serpents. Rien à voir avec ce que j'attendais. Les serpents sont enroulés et pour les faire bouger et montrer qu'ils sont vivants, pas de flûte mais un bâton ! On est très choqué. On croise des français qui font l'excursion avec nous et ils nous disent qu'une femme s'est précipitée sur leur fille et lui a dessiné la main. Comme ils ne voulaient pas de ce dessin, ils n'ont pas payé et la femme leur a "jetté un sort". Efficace, parce que, dans le doute et parce que personne n'aime ça, ils sont retourné la payer !
Voilà, grosse déception, on est bien loin des Mille et une nuits et on n'a aucune envie de retourner à Marrakech !
Pour couronner le tout, on s'aperçoit une fois dans le bus qu'il manque deux personnes. Le guide qui n'avait manifestemment pas l'intention de les attendre, fini à contre-coeur par retourner voir au lieu de rendez-vous. Il revient en disant qu'un autre bus les attend sur la place. On a appris plus tard que les retardataires n'avaient pas bien compris l'heure du rendez-vous (il y a une heure de décalage). Le bus qui les a attendu a roulé tellement vite pour rattraper son retard qu'il est arrivé en même temps que nous à Casablanca !
Les autres excursions - Fès : durée 13 heures, 119 euros. - Meknes : durée 13 heures, 122 euros. - Rabat après-midi : durée 5 heures, 59 euros. - Casablanca, Rabat et mosquée d'Hassan II : 11h et demi, 122 euros. - Casablanca et la mosquée d'Hassan II : 5 heures, 55 euros.
Le bateau arrive au port de Casablanca à 7h00. Il pleut. On s'installe dans le bus qui nous attend pour une excursion à Marrakech avec des passagers français et espagnols. Les bus marocains n'ont pas de toilettes, mais une halte est prévue sur l'autoroute. Tant mieux parce qu'il n'y a pas non plus de bouteilles d'eau à disposition.

Il fait beau à Marrakech. Le bus stationne près de la muraille médiévale et nous allons à pied dans la Medina, la partie ancienne de la ville.

Le premier arrêt se fait à la mosquée Koutoubia érigée au XIIe siècle. Son minaret est un bel exemple de l'art hispano-mauresque, si délicat. A son pied des porteurs d'eau en habit traditionnel attendent les touristes pour se faire prendre en photo moyennant paiement. Peu le savent et une altercation éclate. Par la suite le guide nous a demandé de faire attention en prenant les photos. Il faut avoir l'autorisation de la personne. Nous on le sait, on s'était fait incendier à Casablanca il y a quelques années !! Vraiment ils n'aiment pas ça.
Les riads sont toujours magnifiques avec leur succession de pièces décorées ouvertes sur une végétation luxuriante.
Nous nous promenons dans le somptueux Palais de la Bahia. Ici le harem avec de chaque côté les appartements des quatre femmes.
Puis nous faisons un arrêt à la Medersa Ben Youssef, la plus grande école coranique du Maroc, décorée de bois sculptés et de mosaïques.

Dans le souk que l'on traverse trop rapidement à mon goût, Il y a le coin des vendeurs avec la marchandise exposée à la vente, sans aucun prix évidemment sinon où serait le plaisir du marchandage ! Plus loin, le coin des artisans est sale et très encombré de toute sorte de matières premières.
La perfection des objets finis qui sortent de ces "ateliers-placards" surchargés, contraste de façon saisissante avec le cloaque ambiant. Il faut dire qu'il avait plu la veille et que l'eau stagnante exhalait les odeurs déjà fortes, de colle, de peinture et de peaux .Herboriste au bérêt On arrive face à une boutique qui sent très bon. Je crois tout d'abord qu'il s'agit du restaurant vu qu'il n'y a aucune enseigne. Eh ben non ! C'est, comment dire... une herboristerie. On sépare les français des espagnols et on nous installe dans une pièce décorée de pots divers et variés... une affiche qu'on ne remarque pas tout de suite indique en français, "massages 20 dinars", elle aura son importance par la suite ! On est accueilli par un homme qui porte ostensiblement... un bérêt. (Peut-être que la personne qui a reçu les espagnols jouait des castagnettes !!) Il nous déballe sa marchandise, faite de crèmes et de lotions, dont la fameuse huile d'argan qui avait récemment fait l'objet d'un reportage critique, diffusé sur les chaînes françaises. Face à l'insistance du monsieur au bérêt, une dame se laisse convaincre pour un massage. Elle se lève, croyant sûrement pouvoir s'allonger sur une table de massage... quand la fille du monsieur au bérêt surgit, et lui défait le haut de son chemisier pour un massage express et... in situ ! Eh oui madame, on n'est pas au SPA !! Coût du massage : 4 euros ! Pour ceux qui n'ont pas suivi, il était affiché à 20 dinars, soit beaucoup, beaucoup moins cher !! La dame repart avec des pots ou les noms ne sont même pas indiqués. Les français plus méfiants, ah oui j"oubliais la dame est suisse, n'achètent rien ! Les guides pas contents de n'avoir pas leur commission, nous opposent un faciès fâché en échangeant quelques mots en arabe (on traduit pas, j'ai pas déconseillé le blog aux oreilles sensibles !!) avec notre hôte, qui après notre départ a sûrement dû piétiner son bérêt !! Trop difficiles ces français !
Tajin et danse du ventre Bon, tout ça nous a mis en appétit et on se rend dans un restaurant typique, au décor sympa mais où on a mangé le plus mauvais tajin de notre vie ! Une danseuse du ventre s'exhibe entre les tables et un groupe d'italiens paye grassement les photos prises avec elle, en insérant les billets dans son soutien-gorge. Les français ont l'air plutôt choqués et/ou rigolards. La dame les calcule à peine... Pour tout dire j'ai trouvé cette animation vulgaire et particulièrement dévalorisante pour la femme. Bon, on va dire que c'est couleur locale ! En même temps que le dessert (mandarines et montecao, eh non pas comme on l'attendait un choix de pâtisseries arabes si délicieuses) on pose un panier sur notre table pour les pourboires. Là encore les italiens sortent leur portefeuille. Les français estiment avoir trop mal mangé pour ça ! Un monsieur surveille le panier et de guerre lasse le retire, non sans avoir marmonné quelques mots en arabe. Même chose aux toilettes dames ! Affreux restaurant et affreux personnages. Beurk !!
Heureusement qu'il nous reste à visiter la fameuse place Jemaa el Fna, proclamée en 2001 par l'UNESCO "oeuvre maître du patrimoine oral et immatériel de l'humanité".

Le guide nous laisse libre et on circule parmi les stands et les animations qui malheureusement ne sont pas encore nombreuses. La vraie animation commence en fin d'après-midi, au moment ou nous devons reprendre le bus. On achète un service à thé et on aperçoit des dresseurs de serpents. Rien à voir avec ce que j'attendais. Les serpents sont enroulés et pour les faire bouger et montrer qu'ils sont vivants, pas de flûte mais un bâton ! On est très choqué. On croise des français qui font l'excursion avec nous et ils nous disent qu'une femme s'est précipitée sur leur fille et lui a dessiné la main. Comme ils ne voulaient pas de ce dessin, ils n'ont pas payé et la femme leur a "jetté un sort". Efficace, parce que, dans le doute et parce que personne n'aime ça, ils sont retourné la payer !
Voilà, grosse déception, on est bien loin des Mille et une nuits et on n'a aucune envie de retourner à Marrakech !
Pour couronner le tout, on s'aperçoit une fois dans le bus qu'il manque deux personnes. Le guide qui n'avait manifestemment pas l'intention de les attendre, fini à contre-coeur par retourner voir au lieu de rendez-vous. Il revient en disant qu'un autre bus les attend sur la place. On a appris plus tard que les retardataires n'avaient pas bien compris l'heure du rendez-vous (il y a une heure de décalage). Le bus qui les a attendu a roulé tellement vite pour rattraper son retard qu'il est arrivé en même temps que nous à Casablanca !
Les autres excursions - Fès : durée 13 heures, 119 euros. - Meknes : durée 13 heures, 122 euros. - Rabat après-midi : durée 5 heures, 59 euros. - Casablanca, Rabat et mosquée d'Hassan II : 11h et demi, 122 euros. - Casablanca et la mosquée d'Hassan II : 5 heures, 55 euros.
Hôtel Iberostar Daiquiri Cayo Coco fin mai 2010 avec ma petite fille de 4 ans English translation pending
Bonjour à tous...
Je voyagerai du 30 Mai au 6 Juin 2010 avec ma petite de quatre ans ...
J'aimerais avoir des commentaires de famille qui ont visité cet endroit et les activitées a faire avec ma puce dans les alentours et les prix...
J'ai voyagé a trois reprise a Cuba (Varadero et Havane) mais jamais seule avec ma petite alors si vous avez des suggestions et commentaire sur cet hôtel je serais heureuse de vous entendre :) Et si vous voyager dans le même hôtel que nous ça serais bien de faire votre connaissance merci cher ami voyageur!!!! :)
Hôtel Cuatro Palmas à Varadero avec Sunwing English translation pending
bonjour je suis en beau m.....😠 je vais a varadero le 19 fev mon vol de montreal etait a
17hrs30 arrivee a varadero 21hrs voila que je pars a 19hrs30 escale a cozumel arrivee a 2hrs30 et le retour etait le 26fev 20hrs30 a23hrs30 maintenant retour a 3hrs30 pour arriver a montreal a 7hrs le 27fev j ai demande a change de jour de depart et ca me coute 240.00/pers et c est tout des 3-31/2 alors j ai peur qu il mettent un autre escale c est la grande mode de ce temps-ci avec canjet transat et sunwing c est la premiere fois que je voyage avec sunwing depuis environ 15ans et ca ne m est jamais arrive alors ils ont vraiment le gros boutte du baton et ils en profitent bon ca fait du bien en parler merci de m avoir lue manon😮
À la découverte de l'Asie: quinze jours en Thaïlande du 5 au 20 juillet 2009 English translation pending
Le carnet de voyage est devenu un rituel : il permet de regrouper toutes les notes prises sur le vif et de peut aider d'autres voyageurs dans la préparation de leur voyage.
Alors, voici celui de cette année. J'en profite d'ailleurs pour remercier celles et ceux qui m'ont aidé en répondant patiemment à toutes mes questions !!!
15 jours en Thaïlande, du 5 au 20 juillet, de Bangkok à Chiang Mai puis à Koh Samui. Le seul impératif : être à Chiang Mai le 11 juillet pour passer la journée avec les éléphants de Elephant Nature Park et prendre nos 2 vols successifs pour Surat Thani le 13.
Jour 0 : départ le 4 juillet 2009
Notre vol avec la compagnie Qatar Airways, réservé sur internet depuis janvier, part à 11h25 de Roissy. Nous arriverons à Bangkok à 7h45 le lendemain après une escale de moins de 2 heures à Doha.
Avant cela, il nous faut prendre le RER B. Mais ce jour là, il n'y en a pas, ou plus, le traffic est arrêté, un chauffeur s'est fait aggressé apprenons nous à la Gare du Nord après que l'on nous ai dit à Denfert Rochereau que le traffic était maintenu à partir de la Gare du nord.
Restons zen, ce sont les vacances, nous avions pris un peu de marge, nous avons le temps de nous retourner. Nous prenons donc un taxi et 40 euros et 20 minutes plus tard (remake de "taxi" oblige; ... même pas peur) le chauffeur nous dépose au terminal 1 de l'aéroport.
Enregistrement (et on nous donne la carte d'embarquement pour le vol Doha Bkk), contrôle de sécurité, le moment d'embarquer arrive déjà. Je tends ma carte d'embarquement à l'hotesse qui la passe dans la machine; elle vire au rouge (la machine, pas l'hôtesse); gloups, quel est le problème ? Ben, il n'y en a pas, puisque nous apprenons que nous sommes surclassées (mais nous ne connaîtrons jamais la raison). Le vol Paris Doha se fait donc en business class, c'est ... la classe. Le voyage passe vite : on déjeune au champagne, on tripotte la télé, on fait mumuse avec le siège pendant une heure; cela nous console des 40 euros perdus dans le taxi.
Nous arrivons avec un peu de retard à Doha et le temps de prendre le bus, passer le contrôler de sécurité, nous ré-embarquons dans l'avion pour Bangkok. Le programme est différent, dernière place dans l'avion, près des toilettes, le siège s'incline à peine, misère ...! Quelle nuit ...
Jour 1 : 5 juillet 2009 - Bangkok
Nous attérissons sans encombre à Bangkok (et c'est quand même le principal). Contrôle des passeports, récupération des sacs à dos (le tout en moins de 15 minutes), nous prenons ensuite le bus A2 ... la journée peut commencer.
Nous sommes encore dans le bus que nous repérons la Soi Rambutri où nous avons réservé nos 2 premières nuits à Lamphu House, adresse repérée sur ce forum (http://www.lamphuhouse.com/default.htm, chambre double avec ventilo réservée par internet à 500 baths, 480 B sur place). La chambre est disponible (alors qu'il est à peine 10 heures), ce qui nous permet de prendre une douche et de nous reposer une petite heure avant d'aller explorer la ville.
En sortant de la Guest House, nous déjeunons dans la rue en composant notre assiette à un boui-boui roulant (... même pas malade). Ensuite, impossible de trouver le chemin des temples à visiter ... nous ne trouvons pas les rues sur la carte approximative ... cela commence mal ... . Nous tournons pendant une heure et voyons la lumière au fond du tunnel quand nous nous trouvons face au débarcadère (l'idée, c'était quand même d'aller à PIEDS jusqu'au Grand Palais).
Le bâteau bus est rapide et fantastique, une première viste en soi.
Nous arrivons à proximité de notre première visite : le Grand Palais et le Wat Phra Kaew. Le site est exotique (nous ne sommes jamais allées en Asie), pittoresque et fastueux. Nous nous promenons parmi les temples et les boudhas, les yeux grands ouverts, les photos crépittent.


Nous enchaînons avec la visite du musée de la monaie royale, et nous profitons de la climatisation ... Direction ensuite le Wat Pho et son merveilleux boudha couché.


Après cette découverte, petit tour dans les autres temples du Wat Pho, véritable labyrinthe. Vers 16 heures, nous essuyons notre première pluie de mousson : il pleut à torrent mais nous sommes abritées sous l'auvent d'une boutique de souvenirs. La pluie se calme (mais ne cessera pas) et au bout d'une bonne heure d'attente, nous renonçons à rester au sec. Nous filons donc vers le fleuve pour reprendre un bâteau qui nous amènera vers Kao San Road. Petit tour du quartier, Pad Thai dans la Soi Rambutri (nous en mangerons de meilleurs ailleurs) et dodo pas tard, la journée était épuisante.
Jour 2 : lundi 6 juillet 2009 - Bangkok
Réveil à ... 10h30 ! Le programme prévu ne pourra pas être fait en totalité; il va falloir faire des coupes. Nous commençons par un café au lait et un expresso sur la terrasse de la Guest House. Direction l'embarcadère, puis la gare Hualamphong en trottinant dans le quartier des ferailleurs. Après le repérage des horaires du luxueux train de 3ème classe pour Ayutthaya, nous déjeunons dans un restau/chaîne juste en face de la gare : Hong Kong Noodles. Grande assiette, petite portion délicieuse. Après midi : petite promenade dans Chinatown, parmi les magasins de babioles et les étals de fruits. Nous entrons dans le temple du dragon lotus. Les fidèles font bruler de l'encens par bouquet, fumée incroyable et parfum capiteux. Nous nous dirigeons ensuite, sous la pluie, vers le quartier moderne et son fameux MBK mais nous arrêtons en chemin à la maison de Jim Thompson (entrée 100 b/personne) : époustouflante. Les pièces de la maison sont en boiserie, luxueusement décorées. Le jardin est magnifique, exotique. Une bien belle découverte, que l'on aurait encore plus appréciée s'il n'avait plus plu autant.

A la sortie, c'est encore et toujours le déluge. Nous faisons donc une pause au très chic bar restaurant de la maison. Nous n'allons pas passer la nuit et malgré le pluie, nous partons. Nous faisons halte au MBK, centre commercial high teck, routard, bling bling. Sans intérêt.
Il y a des taxis de princesse partout ici ... si ma nièce (4 ans) voyait ça !!!
Nous marchons ensuite sous la pluie, dans le noir (la nuit tombe vraiment très tôt) en direction de la Chao Praya pour prendre un bâteau bus et remonter le fleuve. Plusieurs kms plus tard, il est passé 19 heures et le traffic sur la Chao praya s'est arrêté ! Les zézettes en vacances prennent donc un tuk tuk pour KSR. Nous rentrons à la GH nous sécher un peu puis ressortons diner dans un restau de rue, pas cher et très bon. Demain, de nouvelles aventures nous attendent ...
Jour 3 : mardi 7 juillet 2009 - Ayutthaya
Notre train pour Ayutthaya part à 9h25. Nous quittons la GH et marchons jusqu'à l'embarcadère puis prenons le bâteau drapeau orange suivi d'un tuk tuk jusqu'à la gare. Nous achetons nos billets de train 3ème classe pour 15 b/personne, testons les toilettes de la gare (Beyrouth !) et montons à boord du train. Les wagons sont bondés mais nous parvenons malgré tout à trouver 2 places face à face. Le train part à l'heure, se remplit encore au fur et à mesure des arrêts. Des vendeurs de boissons, plats préparés, etc. défilent tout le long du trajet, se faufilent parmi les personnes debout et serrées les unes contre les autres. Les ventilateurs fonctionnent à fond, il fait chaud.

Nous arrivons enfin sans trop de retard, et parvenons à sortir de ce train bondé. Nous prenons le bac pour traverser le fleuve et nous partons à la recherche de la Baan Lotus, Guest House repérée sur le forum (400 baths, grande chambre double avec ventilo). L'endroit est sublime, au milieu d'un superbe jardin, au calme, bien loin de l'agitation de la ville.

Nous déposons nos sacs à dos et ressortons déjeuner. La fatigue du voyage se fait enfin sentir et nous renonçons à louer des vélos pour explorer le parc historique et la totalité des temples. Nous nous contentons d'un petit tour, à pieds, et sélectionnons le Wat Mahathat pour notre visite (50 b l'entrée). Le temple est sublime avec sa tête du Bouddha sertie de racines, son bouddha assis. Le parc est également très agréable, avec ses étendus d'eau et ses petits ponts. Mais la chaleur et la fatigue nous tombent dessus et nous n'en profitons pas vraiment.



En fin d'après midi, nous quittons le parc et préparons notre étape du lendemain : ne sachant pas si une réservation de train est nécessaire ou pas, nous retournons à la gare nous renseigner. Nous réservons deux billets de train pour Phitsanulok (425 b le billet de train 2ème classe, avec ventilo) : départ à 9h43 et arrivée à 13h09. Ensuite, petit tour dans la ville, dîner dans un restau de rue, retour à la GH et dodo bien mérité.
Jour 4 : mercredi 8 juillet 2009 - En route pour Sukhothai
Nous nous réveillons tôt pour ne pas rater le train qui part à 9h48, prenons un petit dej copieux à la guest house, bouclons les sacs puis filons à pieds pour traverser le fleuve à l'aide du bac. Nous arrivons largement à l'avance, le train lui n'a qu'une quinzaine de minutes de retard. Le trajet jusqu'à Phitsanulok passera assez vite, les sièges sont confortables. A 11 heure, une hotesse sexy en diable dans son petit uniforme nous remet un repas. Nous ne nous y attendions pas et c'est une bonne surprise, mais le plat n'est pas terrible et nous ne touchons qu'au riz. Le train passe par Lopturi et je repère par la fenêtre les temples et des singes un peu partout. Je me tords le cou pour essayer, en vain, d'en appercevoir plus. Nous arrivons vers 11h30, sortons de la gare et allons déguster une soupe dans un marché couvert situé à proximité. De retour à la gare, nous demandons à tuk tuk de nous conduire à la gare routière. C'est chose faite en deux temps trois mouvements. A peine arrêté devant le bus qui part vers Sukhothai, le chauffeur du tuk tuk prend mon sac à dos et le jette à l'arrière du bus qui démarre aussitôt après. Quelle efficacité !! Le bus est bondé, nous nous séparons, et je me retrouve devant à droite, sur une banquette pour 3, une fesse dans le vide. Le bus ne cesse de s'arrêter et les gens de monter, c'est folklorique ! Nous arrivons enfin à Sukhothai et récupérons les horaires de bus pour Chiang Mai avant de prendre un tuk tuk/taxi pour aller à la Sabadee Guest House (adresse repérée sur un carnet de voyage dans ce forum) où nous avions réservé par mail un bungalow avec ventilo pour 250 bath. A notre arrivée, l'accueil est charmant, le personnel est à nos petits soins. L'endroit est sublime, les bungalows au milieu d'une végétation luxuriante. Notre bungalow with fan ne nous inspire guère, il est minuscule et c'est une étuve. Nous le troquons pour un bungalow with A/C, plus grand, pour 400 baths la nuit... quel luxe ! La fin d'après midi se passe tranquillement, nous sirotons un jus de fruit bien frais en écrivant des cartes postales. Le repas pris à la GH est bon mais nous trouvons les portions un peu petite ! Nous apprendrons plus tard que la GH est recommandée par le routard, ce qui explique le nombre important de français qui séjounent ici. Mais l'ambiance est sympa (nous avons droit à une dégustation des apéritifs/digestifs maison du patron (remake des bronzés font du ski ...)) et l'endroit est vraiment agréable; c'est une bonne adresse.
Jour 5 : jeudi 9 juillet 2009 - Sukhothai
J'ai mal dormi à cause de la clim; je me rends compte que le réglage est fantaisiste et c'est quand j'affiche 29°C que je peux enfin fermer l'oeil. Après un bon petit dej à la guest house (sublime muesli au yaourt, un régal), nous allons prendre le bus sur la route principale pour Old Sukhothai. Arrivées au parc historique, nous nous acquittons du droit d'entrée de 100 B par personne + 10 B pour l'entrée d'un vélo, et c'est munies d'un plan que nous commençons la visite des lieux. Tout d'abord, le Mahathat, grandiose, avec ses bouddhas assis, ses deux bouddhas debout. Une merveille !






Nous enchaînons les visites, parcourir le parc en vélo est très agréable, on ne s'en lasse pas. Il fait très chaud et c'est un peu nuageux, ce qui est dommage pour les photos !

Plus tard, nous ressortons du parc et nous nous arrêtons entre le parc et la ville sur un parking ou plusieurs Thaï vendent de la nourriture. Nous nous attablons sur une table briquebalante et nous commandons soupe et omelette. C'est un régal et les "patrons" supers gentils. Rassasiées, nous réenfourchons notre bolide et allons au Wat Sorasak admirer les éléphants qui soutiennent le chedi.

Il est temps de partir et de rendre les vélos. Le bus que nous prenons pour rejoindre New Sukhothai est pleins de touristes mais il reste un peu de place et des collégiennes en uniforme montent et s'installent sur la banquette centrale. Nous sommes en Thaïlande, alors quand il n'y a plus de place dans les bus, il y en a encore ! Les collégiens restent à l'extérieur sur la plateforme et s'accrochent aux barreaux. Bonne partie de rigolade avec les collégiennes qui sont ravies d'être prises en photo. Lorsqu'elles descendent, les garcons préfèrent rester à l'extérieur.


Arrivées à New Sukhothai nous nous baladons un peu puis entrons dans un cybercafé pour faire un peu d'internet. Le cyber est bondé de jeunes Thaï qui jouent en ligne à des jeux vidéo mais nous trouvons une petite place. De retour à la GH, nous finissons l'écriture de nos cartes postales pour être tranquille jusqu'à la fin du séjour puis nous nous reposons un peu avant de retourner en ville, à pieds, pour dîner dans un stand du marché de nuit. Pour 170 baths, nous mangeons un merveilleux Pad thai aux crevettes accompagné d'un shake à l'ananas. Ce sera notre meilleur repas dans un restau de rue, divin. Nous faisons un dernier tour dans cette ville avant de rentrer réunir nos affaires et préparer les sacs à dos puisque demain, nous prenons le bus de 10h10 pour Chiang Mai.
Jour 6 : Vendredi 10 juillet 2009 - En route pour Chiang Mai
- Petit dej copieux : le déjeuner ayant de fortes chances de sauter vu les 6 heures de bus qui nous attendent. - Transport VIP dans la bétaillère de la GH pour aller au terminal de bus : quand je dis bétaillère, c'est bétaillère. - Embarquement immédiat : nous étions en avance pour le bus de 10h10, le bus de 9h15 ayant un peu de retard, nous quittons Sukhothai sur les coups de 9h30. Il ne reste plus que les places du fond, sur les amortisseurs antiques, mais il a la clim, on ne peut pas gagner à tous les coups. - 5h30 plus tard et un mini arrêt-pipi éclair, nous arrivons (enfin) à Chiang Mai : au revoir le couple de français bourlingueurs qui alternent Asie et Amérique du sud une année sur 2, notre chevelu sympa qui est allé au Sri Lanka et la chouette famille de Hollandais !
On négocie comme au bled la course en tuk tuk, tuktuk qui quadrille le quartier pendant trois plombes car il ne connait pas Kim House . Nous avions sélectionné cette adresse dans le routard du couple de français rencontré dans le bus (et c'est comme cela que nous nous sommes rendues compte que Sabadee GH était recommandée par le routard, ... voilà, vous savez tout), pour sa simple qualité de GH qui ne cherche pas à refourguer un trek ou une excursion (dixit le routard). Nous prenons une chambre avec clim pour 400 baths la nuit. Avec le recul, nous aurions peut-être pu nous contenter d'une chambre avec ventilo, les nuits ne semblant pas étouffantes ici.
Avant de partir explorer la ville, j'appelle Elephant Nature Park pour leur donner le nom de notre GH pour qu'ils puissent venir nous chercher demain. Avec mon téléphone portable et sa carte Sim orange, ouille ouille ouille, bonjour la note au retour ! Qu'importe, c'est la journée qui a motivé notre parcours jusqu'à Chiang Mai et je l'attends avec impatience.
Plus tard, nous trottinons dans le centre ville : c'est touristique, avec des marchands du temple partout, des bureaux de change tous les 300 mètres, ... et même des Starbucks ! Au secours ! Nous sommes horiblement déçues par cette ville et terriblement contente d'en partir 2 jours plus tard.
Diner au food market, concentration de touristes au m² impressionnante (et nous en faisons parti) mais les plats que nous avons chosis sont bons, ce qui est le principal.
Vers 21h30, nous nous essayons à notre premier massage de pieds, pendant une heure. Fabuleux ! Avec de l'huile de camphre et un accueil charmant, fruits et eau proposés !
La journée se termine divinement. Demain : les éléphants.
Jour 7 : Samedi 11 juillet 2009 - Eléphants et castagne
A 8h30, le petit fourgon d'Eléphant Nature Park passe nous prendre à la Guest House. Je l'attendais cette journée, depuis des mois ! J'avais hésité, tergiversé, et m'étais dégonflée : d'une semaine d'éconvolontariat, j'étais passée à deux jours sur place pour finir par ne réserver qu'une seule journée. J'avais surfé sur le net pas mal de temps pour trouver un endroit où approcher les éléphants de près, mais sans cautionner les parcs où il y a des démonstrations d'éléphants qui jouent au foot, qui peignent, etc... aucune envie de participer à ce genre de choses, s'extasier devant un éléphant qui peint, s'éclater devant un autre qui joue au foot. Impossible ! Alors j'ai jeté mon dévolu sur l'Elephant Nature Park (http://www.elephantnaturepark.org/) créé dans les années 90 par une femme, Lek, avec pour objectif de récupérer les éléphants maltraités (et il y en a un paquet), malades, etc et de leur offrir un sanctuaire où ils pourront vivre enfin tranquillement, en paix.
Le park est situé à une soixantaine de kms de Chiang Mai et pendant le trajet, Soï, la personne qui va rester avec nous toute la journée nous présente le parc et nous raconte sa création. Elle insiste sur le fait que ici, c'est "no show, no painting, no ride". Cela tombe bien, nous sommes là pour ça. Une heure plus tard, après la traversée de splendides paysages, nous arrivons au parc et voyons nos 1ers éléphants


puis les écovolontaires éplucher les mais, couper les courge pour le repas des éléphants... une montagne de nourriture.
Nous prenons place à l'étage d'une des batisses et autour d'un bon café, on nous explique le programme de la journée, qui a l'air alléchant ... j'ai hâte de rencontrer les éléphants ! Alors, tout d'abord et en attendant l'heure du repas des éléphants, nous allons voir la baby girl qui est née il y a à peine 3 mois. Elle est trop trop trognonne, dans les pattes de sa maman. Mais ensuite, elle s'encanaille et nous fait son show et plomge dans la bassine. Nous pourrons l'approcher de près, lui "gratouiller" la trompe et les flancs. Super moment !!



L'heure du lunch a sonné et nous sommes réunis avec les éléphants autour d'une plateforme pour les nourrir. Deux ou trois personnes max se placent devant un éléphant pour le nourrir.

Notre éléphante s'appelle Lily et englouti maïs, courges, pastèques. Nous lui déposons les morceaux de fruits et légumes sous sa trompe et elle l'enroule et les portes à sa bouche. C'est magique, nous sommes vraiment proches des éléphants et pouvons les toucher autant que nous le souhaitons. Après le repas, l'heure du bain a sonné : les éléphants sont dirigés par leur mahout vers la rivière (en utilisant un simple baton au lieu du pic à glace, ici c'est un sanctuaire pas un lieu de torture).

Et là, nous plongeons avec les éléphants dans la rivière, on nous donne des sceaux pour les asperger, des brosses pour les récurer. Les éléphants adorent. Nous aussi.
Des dizaines de photos et de vidéos plus tard, les éléphants repartent et nous nous partons déjeuner. Un buffet est prévu, avec pleins de plats végétariens. C'est délicieux et on se régale en attendant la suite de la journée.
Après le repas, notre groupe est mélangé avec un autre et nous sommes rassemblés sur une plateforme pour discuter avec trois personnes qui travaillent à temps plein au parc. On nous parle de la création du parc, des relations houleuses avec le gouvernement, avec les villageois. Juste après le repas, sur la digestion, le tout en anglais, ce n'est pas évident. Les anglophones se régalent et posent pleins de questions, les francophones (nous et un autre couple) perdent un peu pied. Le tout dure une trentaine de minutes, puis nous prenons la place d'autres groupes dans la salle "cinéma". Nous visionnons un reportage sur la condition des éléphants en Thaïlande, sur les tortures qu'ils peuvent subir. C'est insoutenable.
Heureusement, quand nous sortons de là vers 15h, le programme est plus réjouissant : c'est l'heure du goûter des éléphants. Nous retournons sur l'esplanade devant laquelle les éléphants se rangent côte à côte et seul ou à deux, nous donnns un panier rempli de fruits (grappe de petites bananes, pastèques, etc.) à un éléphant. Nous passons tous un super moment, une expérience unique !
Après le goûter et en attendant de retourner se baigner avec les éléphants nous allons voir la baby girl. Après s'être bien agitée le matin, elle dort tranquillement, c'est trognon !

Chaque personne peut entrer tour à tour dans son "enclos" et l'éventer, etc. mais comme il y a un peu d'attente, Soï nous propose d'aller voir le baby boy. Celui-ci reste au début dans les pates de sa maman, puis s'encanaille un peu et vient nous faire coucou de près, ... toujours sous l'oeil attentif de maman.

Nous rejoignons ensuite les éléphants à la rivière, déjà dans l'eau, et nous participons alors aux festivités : comme le matin, nous les arrosons à coup de sceaux d'eau, nous les aspergeons, les brossons. Il fait très chaud et c'est bien agréable de se baigner. Mais les meilleures choses ont aussi une fin et il est l'heure de quitter les éléphants. Nous reprenons place dans le fourgon et nous repartons à Chiang Mai où tout le monde est déposé devant sa Guest House.
Super journée, approcher ces petites bébettes d'aussi près, merveilleux... J'ai essayé de détailler au maximum cette journée car j'ai reçu pas mal de messages privés me demandant des infos, mes impressions, etc. J'aurai pu aussi mettre des dizaines de photos, mais bon, il faut savoir être raisonnable ! L'organisation aussi était vraiment top, tout était parfait ! C'est sûr, ce n'est pas donné (si l'on compare avec d'autres parcs/shows) : 2500 bath par adulte pour la journée, c'est à dire 53, 44 euros prélevés sur ma carte bleu. Mais cela les vaut vraiment, pour participer à la préservation des éléphants de Thaïlande, pour aider le parc qui n'a pas de subvention et qui ne survit qu'avec cela.
De retour à la Guest House, nous prenons une douche et apportons notre linge à la laverie située juste à côté de la GH. C'est bien pratique.
Mais la journée n'est pas finie, et pour nous remettre de nos émotions, direction le Loikroh Boxing Standium (en fait un ring entouré de bars !). Ce soir, ça va saigner ! Nous avons le choix : places VIP à 600 baths ou standard à 400. Nous prenons les moins chères et prenons place au second rang du ring (les places VIP, c'était peut-être sur le ring ?!). Nous sommes parées pour nos premiers combats de Muay Thai boxing (en tant que spectatrices bien sûr). En cinq round ...
petits et grands s'affrontent, c'est croissant en âge et en intensité. Nous passons une bonne soirée, même si nous avons l'impression d'assister à un show pour touriste.

Vers minuit, les combats sont terminés, il est temps de rentrer, la journée a été bien mouvementée.
Jour 8 : Dimanche 12 juillet 2009 - Chiang Mai
Si ce n'est d'aller au Doi Setup dans l'après midi, le programme n'est pas chargé. Du coup, nous nous accordons une grasse matinée. Ballade dans la ville (que nous n'aimons décidément pas), déjeuner dans un restau végé recommandé par le lonely planet. Dans l'après midi, il commence à tomber des cordes, le Doi Setup tombe à l'eau. En fin d'après midi, nous faisons le tour du marché qui s'est installé un peu partout dans le carré. Il y a aussi un podium et des chanteuses, des orchestres un peu partout. Nous ne comprennons pas ce qu'il se passe mais cela nous occupe un peu. Nous nous premenons parmi les différents stands. L'esprit d'aventure nous quitte devant celui des douceurs Thaï !

Parmi la foule, nous tombons sur les Suisses super sympa qui ont passé une semaine à Eléphant Nature Park en écovolontariat (et qui filent se détendre à Bali) et nous apprenons qu'un nouveau baby est né dans la nuit.
Les moines sont nombreux dans cette ville. Celui-ci pique du nez, ce qui amuse pas mal les touristes.

La journée se passe lentement, nous tournons un peu en rond, visitons plusieurs Wat, mais nous avons hâte de partir. Quand je pense que j'ai hésité à rester une journée supplémentaire et donc réserver les vol pour le surlendemain, brrrrrr, rien que d'y penser, on a des frissons ! Ouf, la journée est finie, yéyé les copains, c'est demain qu'on fait la malle (mais nous prenons l'avion).
Jour 9 : Lundi 13 juillet 2009 - Journée aéroportuaire
Au programme de cette journée : Vol Air Asia Chiang Mai / Bangkok : départ à 8h25 arrivée à 9h35 (32, 80 euros / personne, vol réservé en juin) Vol Air Asia Bangkok / Surat Thani : départ à 11h45 arrivée à 12h55 (24, 40 euros / personne, vol réservé en juin) Suivis de la liaison Surat Thani Koh Samui en bus et ferry.
Par rapport à un autre moyen de transport, l'idée, c'était quand même de gagner du temps !
Aucun soucis pour le premier vol, parti et arrivé pile poil à l'heure. Là où ça s'est gaté, c'est avec le second. D'abord, notre vol de 11h45 a été ... annulé. Nous avons été transférées sur celui de 14h05, qui a été retardé une première fois à 14h45, une deuxième à 15h30 pour finalement partir sur les coups de 16 heures ! Nous avons donc passé la majeure partie de la journée dans l'aéroport ! Merci Air Asia !
A 17h15, après pas mal de secousses, l'avion attérit enfin à Surat Thani. Petit aéroport, on sort directement sur le tarmac, il fait chaud et très humide. Nous récupérons vite fait bien fait les bagages et en sortant, le personnel de la compagnie Seatran nous rabat vers leur bus pour le transfert jusqu'à Donsak suivi de la traversée en ferry jusqu'à Koh Samui (300 bath par personne pour le bus + ferry). L'organisation est super rodée, nous n'en revenons pas de la facilité avec laquelle se font les déplacements ici.
Lorsque nous arrivons vers 20h45, il fait nuit. Les taxi nous sautent dessus mais contrairement à la plupart des autres passagers qui semblent savoir où ils vont dormir cette nuit, nous n'avons pas de réservation. Nous pensions arriver bien plus tôt dans l'après midi et donc d'avoir le temps de faire le "tour" des guest house vers Mae Nam. Nous changeons nos plans et décidons de rester à Nathon pour cette nuit et d'aller à Mae Nam seulement le lendemain matin. Nous passons la nuit à Nathon Residence où pour 550 baths nous avons une grande chambre avec une belle salle de baim. Le tour du bled est vite fait, nous mangeons dans un petit restau où le personnel est très sympa et la bouffe très bonne. Nous dormons bien cette nuit, en révant de bungalow les pieds dans l'eau.
Jour 10 : Mardi 14 juillet 2009 - Koh Samui, de Nathon à Mae Nam
Changement de logement ce matin. Après le bouclage des sacs, le petit dej pris au restau de la veille, nous prenons un "tuktuk" rouge en lui demandant de nous déposer à Mae Nam (50 bath par personne). Nous repérons le Lolita Bungalow, recommandé par le Lonely Planet, avec son accès à la plage. Nous visitons plusieurs bungalow, avec ou sans clim, pour finir par choisir celuis sans clim, à 800 bath. Pas donné, mais nous sommes à 20 mètres de la mer. D'ailleurs, nous enfilons les maillots et plouf, il est à peine 10h30 et nous sommes déjà dans l'eau. Bon, le masque et le tuba que nous arborons fièrement n'est d'aucune utilité ... grosse déception ... la mer est trouble et sous l'eau on ne voit pas à deux mètres. Peut-être est ce dû aux orages des jours derniers, ou peut-être est ce toujours comme cela. Qu'importe, la plage est belle, quasi déserte et la mer est chaude ! C'est déjà beaucoup !

Après l'effort, le réconfort. Nous prenons une douche puis allons au "village" où nous trouvons une gargotte qui ne paye pas de mine mais où nous mangeons finalement très bien. Le reste de l'après midi est "farniente". Nous organisons nos prochaines journées et nous renseignons dans plusieurs agances sur les prix des ferry pour Koh Tao et Train pour Bangkok. Replouf, redouche, puis apéritif dans un transat sur la plage : le cocktail est à 180 bath, et nous sirotons une margarita et une pinacolada. Et nous terminons cette belle journée par un restau, toujours sur la plage.
Jour 11 : Mercredi 15 juillet 2009 - Koh Samui
Après le petit déjeuner pris sur la terrasse "panoramique" face à la mer, nous enfilons nos maillots et allons faire un plouf dans le golfe de Thaïlande. Dommage, la visibilité ne s'est pas améliorée pendant la nuit !
Nous partons ensuite "en ville" pour louer un scooter : 180 baths les 24 heures. L'agence ne me demande pas de permis de conduire mais je suis obligée de déposer mon passeport. Cela ne me plait pas beaucoup mais je n'ai pas le choix. Nous enfouchons notre monture, en short et en tong, équipée chacune d'un casque minimaliste qui semble être en plastique ! Et c'est parti pour le tour de l'île. Des scooters partout, la conduite à gauche, des rues un peu défoncées, ... on flippe. Nous prenons peu à peu de l'assurance, conduire un scooter dans Paris se révèle bien utile ... mais nous dépasserons jamais les 50 kms/h !
Petite pause à Chaweng. La ville est horrible, des MacDo, des boutiques pour touristes partout, quelle horreur ! La mer semble plus belle qu'à Mae Nam, le sable plus blanc, mais nous ne regrettons pas notre petit coin de paradis, bien moins fréquenté.
Nous repronons la bête et poursuivons notre route, pause déjeuner vers 15 heures dans un bui bui aménagé sur un parking, et hop c'est reparti.
La boucle est presque bouclée : à NaTong, nous faisons une autre pause et achetons dans une agence nos billets pour Koh Tao, en catamaran, pour 400 bath par personne. Nous sommes un peu inquiète car les billets semblent dater de la dernière guerre et partout ailleurs les agences les vendaient à 500 bath. Peut-être nous sommes nous faites rouler ?! Le prix du billet inclus le "pick-up" à Lolita Bungalow, mais peut-être allons nous rester en rade demain !
La boucle est bouclée. Nous refaisons le plein dans la station service à côté de l'agence où nous avons pris le scooter, le rendons (puisque nous n'avons pas l'intention de rouler de nuit) et retournons à Lolita Bungalow pour le denier plouf de la journée.
La fin de la journée est tout aussi agréable : apéro sur la plage.
Puis dîner dans un "restau" de rue, en ville, pour finir par une ballade le long de l'unique rue !
Jour 12 : Jeudi 16 juillet 2009 - En route pour Koh Tao
A 9 heures, je suis à l'agence de voyage (celle où nous avons loué le scooter) pour récupérer les billets de train que nous avons acheté la veille. Ouf, ils sont là, on a eu peur que ce ne soit pas le cas. Car il faut savoir que cet agent de voyage n'édite pas lui-même les billets de train mais les fait venir de la gare la plus proche (ou d'une autre agence qui, elle, a les moyens de le faire, bref, ce n'était pas super clair). Le timing étant serré, on a un peu flippé.
A 10h45, nous voyons arriver un fourgon Lompraya ! En route pour de nouvelles aventures ! Elles se font désirer ... nous arrivons à 11h15 à l'embarcadère mais le catamaran ne part qu'à 12h45. Alors, comme les autres, nous patientons.
Nous débarquons après deux heures de traversées, et, à peine sur le quai, nous sommes assaillies par les chauffeurs de taxi qui nous demandent 200 bath pour nous conduire dans n'importe quel coin de l'île. Nous trouvons cela un peu cher, d'autant plus que nous voulons aller au Tropicana resort, à quelques kms seulement de l'embarcadère. Pas de négociations possibles, mais nous avons de la chance et trouvons un couple de danois qui vont dans la même direction. Nous partageons donc le taxi et en arrivant, nous constatons qu'eux aussi ont prévu d'aller au Tropicana Resort. Nous visitons ensemble plusieurs chambres et bungalow avant de choisir une chambre avec balcon et ventilo pour 550 bath. Nos danois prennent un bungalow à 450 bath. L'hôtel est bien aménagé, dans un beau jardin, avec un bar/restau très sympa. La plage est petite, pas super belle mais l'eau a une belle couleur. L'accueil est charmant, les serveurs et serveuses super sympa, une très bonne adresse !!
Après avoir fait le tour du propriétaire, nous allons explorer les environs. Alors que nous avons décidé d'aller nous baigner, il commence à tomber des trombes d'eau et nous nous trouvons coincées pendant 3 plombes sous le porche du 7/11 proche du Tropicana, et lorsqu'il s'arrête enfin de pleuvoir, il fait presque déjà nuit ! Nous rentrons dépitées, buvons une Singha Beer pour nous remonter. La soirée se passe tranquillement, dîner au Tropicana. Portion généreuse, nourriture très bonne, on aime vraiment cet endroit !
Jour 13 : vendredi 17 juillet 2009 - Snorkelling à Koh Tao
Je m'aventure sur le balcon vers 7h45 et constate avec bonheur qu'il ne pleut pas, que le ciel est dégagé, mais il y a du vent. Je vais donc à la réception réserver une sortie en snorkelling avec Turtle Welcome Tours (650 baths par personne). A 8h30, le pich up passe nous cherchons et nous récupérons d'autres personnes qui logent tout près. Direction ensuite la boutique de l'agence pour prendre palmes, masque et tuba. Le masque va s'avérer de piètre qualité, tout usé, et nous regretterons vite les nôtres. Nous embarquons ensuite sur un bâteau déjà occupé par une bonne dizaine de personnes et nous installons à "l'étage".
Le bâteau démarre, ça tengue déjà dûr, très dûr. Une demie-heure après le départ, les malades parmi nous vomissent à droite et à gauche. Nous ne faisons pas les fières, nous concentrons sur les payasages pour penser à autre chose mais regrettons quand même, presque, d'être là.

L'arrêt à Shark Bay est annulé, pour notre propre sécurié parait-il, à cause du vent. Ca commence bien. Nous jetons l'encre à Aow Leuk, enfilons un gilet de sauvetage, laissons les palmes sur le pont et filons direct à la baille. Et là, c'est l'extase, des poissons sublimes, multicolores, par dizaine, par centaines. On est réconciliée avec le vent, le roulis, les vomis. Je vois un petit requin, au loin. Superbe.
Nous remontons sur le bâteau. Le second arrêt est moins sympa, l'eau nous semble moins belle, le corail plus terne, même si les poissons sont jolis. Une fois de retour sur le pont, distribution des tuperware pique-nique : riz, omelette, poulet à part dans un sachet. Ananas et pastèque en desert. Ce n'est pas le ritz, mais tout le monde mange de bon coeur.
Pour notre prochain arrêt, direction Nangyuan. A cause du vent, le programme est chamboulé et nous y passerons au moins deux heures. Magnifique, sublime, petite crapahute pour admirer la vue en hauteur, snorkelling dans des eaux limpides. Nous ne voyons pas le temps passer, il est déjà l'heure de rentrer.

A 16 heures, nous sommes de retour au Tropicana, la journée est passé très vite. Nous qui n'avons pas l'habitude de participer à des excursions, nous sommes agréablement surprise.
Douche, ballade, diner, dodo, cette belle journée se termine. Demain, nous quittons (déjà) Koh Tao !
Jour 14 : samedi 18 juillet 2009 - En route pour Bangkok, en train de nuit
Le temps est pourri : il pleut et il y a du vent. Nous quittons donc Koh Tao sans trop de regrets, un peu déçue de ne pas pouvoir faire un dernier petit tour à la mer avant de partir. A 14h, une personne du tropicana Resort nous conduit au débarcadère, le catamaran quitte le port à 14h45. L'attente est nettement moins longue qu'à Koh Samui !! L'organisation est bien huilée, le catamaran nous conduit au débarcadère de Chumphon et là les passagers sont dirigés vers des bus de différentes destinations. Le trajet jusqu'à la gare ferrovière prend environ une heure, et nous arrivons vers 17h30-18h00. Nous déposons nos sacs à la consigne jusqu'au départ du train et allons parcourir l'artère perpendiculaire à la gare, bordée de part et d'autre de stand de bouffe.
Le train arrive pile poil à l'heure, à 20h40. Les couchettes se répartissent le long d'un couloir central, sur deux étages. Le compartiment est occupé pour moitié de touristes et pour moitié de Thaï. Il règne une sale odeur de Durian là dedans, j'asperge pas couchette de produit anti-moustiques pour masquer l'odeur, et c'est parti pour une longue nuit ...

Jour 15 : Dimnache 19 juillet 2009 - Bangkok, jour J-1 avant le retour
Le train n'a qu'une demie heure de retard et à 6h40, nous nous retrouvons sur le quai. Nous sommes en terrain connu ... nous sautons dans un tuk tuk et nous allons directement au Lamphu House que nous avions réservé lors de notre départ. A cette heure-ci, bien évidememnt, la chambre n'est pas prête. Nous déposons les sacs à dos dans une pièce de la GH, allons prendre un café bien mérité puis direction le Chatuchak (en bâteau et en taxi pour finir). Le marché est immense, il y a de tout : fringues, vaisselles, bouffes, épices, etc.
Nous y restons toute la matinée puis rentrons en taxi + bâteau. Avant de faire le Check in, nous déjeunons sur un stand de rue, miam miam, c'est super bon. L'après midi se passe tout doucement. La fatigue du voyage commence à se faire sentir mais nous avons quand même des forces pour nous balader, de KSR au Grand Palais à pieds. C'est la dernière journée de vacances, nous en profitons jusqu'au bout. Au diner, dernier Thai Pad, un délice. Nous nous couchons tôt, demain, le taxi passe nous prendre à 6 heures !
Jour 16 : Lundi 20 juillet 2009 - Voilà c'est fini ...
Réveil à 5h30. Notre avion décolle à 9h15. Nous avons hésité entre un taxi à 350 bath ou le minibus pour 120 bath par personne, que l'on pouvait réserver depuis la GH. Finalement, le taxi, c'est plus confortable et plus rapide. Et en effet, il est à peine 6h30 que nous arrivons à l'aéroport. Si nous avions su que le chauffeur roulerait à 130 km/h, nous aurions au moins dormi une demie heure de plus !
Les deux vols sont sans problèmes, sans surclassement, dommage. L'escale à Doha est rapide, comme à l'aller. Le survol de Doha, l'atterissage, le décollage valent vraiment le coups d'oeil ! J'imagine que ce n'est rien à côté de Dubai ...

Nous arrivons à Roissy à 19h50 au lieu des 20h10 prévus. Pour une fois, le passage au contrôle des passeports se fait super vite et le passage à la douane est inexsitant.
Demain, réveil à 7h, les vacances sont finies ...
Bilan du voyage :
Deux semaines, c'est très rapide pour "parcourir" la Thaïlande et nous avons passé pas mal de temps dans les transports. Mais si c'était à refaire, nous ferions la même chose. Cela nous a permis de voir un peu de tout, des villes, de beaux temples, des éléphants, des plages de rêves. Nous avons adoré Sukhothai, la journée à Elephant Nature Park, les visites faites dans Bangkok (le Grand Palais, la maison de Jim Thomson), la plage de Mae Nam, le snorkelling à Koh Tao.
Et puis, la gentillesse des Thaï, la nourriture super bonne (parfois un peu trop épicée) ... on a passé deux semaines fantastiques.
Alors, voici celui de cette année. J'en profite d'ailleurs pour remercier celles et ceux qui m'ont aidé en répondant patiemment à toutes mes questions !!!
15 jours en Thaïlande, du 5 au 20 juillet, de Bangkok à Chiang Mai puis à Koh Samui. Le seul impératif : être à Chiang Mai le 11 juillet pour passer la journée avec les éléphants de Elephant Nature Park et prendre nos 2 vols successifs pour Surat Thani le 13.
Jour 0 : départ le 4 juillet 2009
Notre vol avec la compagnie Qatar Airways, réservé sur internet depuis janvier, part à 11h25 de Roissy. Nous arriverons à Bangkok à 7h45 le lendemain après une escale de moins de 2 heures à Doha.
Avant cela, il nous faut prendre le RER B. Mais ce jour là, il n'y en a pas, ou plus, le traffic est arrêté, un chauffeur s'est fait aggressé apprenons nous à la Gare du Nord après que l'on nous ai dit à Denfert Rochereau que le traffic était maintenu à partir de la Gare du nord.
Restons zen, ce sont les vacances, nous avions pris un peu de marge, nous avons le temps de nous retourner. Nous prenons donc un taxi et 40 euros et 20 minutes plus tard (remake de "taxi" oblige; ... même pas peur) le chauffeur nous dépose au terminal 1 de l'aéroport.
Enregistrement (et on nous donne la carte d'embarquement pour le vol Doha Bkk), contrôle de sécurité, le moment d'embarquer arrive déjà. Je tends ma carte d'embarquement à l'hotesse qui la passe dans la machine; elle vire au rouge (la machine, pas l'hôtesse); gloups, quel est le problème ? Ben, il n'y en a pas, puisque nous apprenons que nous sommes surclassées (mais nous ne connaîtrons jamais la raison). Le vol Paris Doha se fait donc en business class, c'est ... la classe. Le voyage passe vite : on déjeune au champagne, on tripotte la télé, on fait mumuse avec le siège pendant une heure; cela nous console des 40 euros perdus dans le taxi.
Nous arrivons avec un peu de retard à Doha et le temps de prendre le bus, passer le contrôler de sécurité, nous ré-embarquons dans l'avion pour Bangkok. Le programme est différent, dernière place dans l'avion, près des toilettes, le siège s'incline à peine, misère ...! Quelle nuit ...
Jour 1 : 5 juillet 2009 - Bangkok
Nous attérissons sans encombre à Bangkok (et c'est quand même le principal). Contrôle des passeports, récupération des sacs à dos (le tout en moins de 15 minutes), nous prenons ensuite le bus A2 ... la journée peut commencer.
Nous sommes encore dans le bus que nous repérons la Soi Rambutri où nous avons réservé nos 2 premières nuits à Lamphu House, adresse repérée sur ce forum (http://www.lamphuhouse.com/default.htm, chambre double avec ventilo réservée par internet à 500 baths, 480 B sur place). La chambre est disponible (alors qu'il est à peine 10 heures), ce qui nous permet de prendre une douche et de nous reposer une petite heure avant d'aller explorer la ville.
En sortant de la Guest House, nous déjeunons dans la rue en composant notre assiette à un boui-boui roulant (... même pas malade). Ensuite, impossible de trouver le chemin des temples à visiter ... nous ne trouvons pas les rues sur la carte approximative ... cela commence mal ... . Nous tournons pendant une heure et voyons la lumière au fond du tunnel quand nous nous trouvons face au débarcadère (l'idée, c'était quand même d'aller à PIEDS jusqu'au Grand Palais).
Le bâteau bus est rapide et fantastique, une première viste en soi.

Nous arrivons à proximité de notre première visite : le Grand Palais et le Wat Phra Kaew. Le site est exotique (nous ne sommes jamais allées en Asie), pittoresque et fastueux. Nous nous promenons parmi les temples et les boudhas, les yeux grands ouverts, les photos crépittent.


Nous enchaînons avec la visite du musée de la monaie royale, et nous profitons de la climatisation ... Direction ensuite le Wat Pho et son merveilleux boudha couché.


Après cette découverte, petit tour dans les autres temples du Wat Pho, véritable labyrinthe. Vers 16 heures, nous essuyons notre première pluie de mousson : il pleut à torrent mais nous sommes abritées sous l'auvent d'une boutique de souvenirs. La pluie se calme (mais ne cessera pas) et au bout d'une bonne heure d'attente, nous renonçons à rester au sec. Nous filons donc vers le fleuve pour reprendre un bâteau qui nous amènera vers Kao San Road. Petit tour du quartier, Pad Thai dans la Soi Rambutri (nous en mangerons de meilleurs ailleurs) et dodo pas tard, la journée était épuisante.
Jour 2 : lundi 6 juillet 2009 - Bangkok
Réveil à ... 10h30 ! Le programme prévu ne pourra pas être fait en totalité; il va falloir faire des coupes. Nous commençons par un café au lait et un expresso sur la terrasse de la Guest House. Direction l'embarcadère, puis la gare Hualamphong en trottinant dans le quartier des ferailleurs. Après le repérage des horaires du luxueux train de 3ème classe pour Ayutthaya, nous déjeunons dans un restau/chaîne juste en face de la gare : Hong Kong Noodles. Grande assiette, petite portion délicieuse. Après midi : petite promenade dans Chinatown, parmi les magasins de babioles et les étals de fruits. Nous entrons dans le temple du dragon lotus. Les fidèles font bruler de l'encens par bouquet, fumée incroyable et parfum capiteux. Nous nous dirigeons ensuite, sous la pluie, vers le quartier moderne et son fameux MBK mais nous arrêtons en chemin à la maison de Jim Thompson (entrée 100 b/personne) : époustouflante. Les pièces de la maison sont en boiserie, luxueusement décorées. Le jardin est magnifique, exotique. Une bien belle découverte, que l'on aurait encore plus appréciée s'il n'avait plus plu autant.

A la sortie, c'est encore et toujours le déluge. Nous faisons donc une pause au très chic bar restaurant de la maison. Nous n'allons pas passer la nuit et malgré le pluie, nous partons. Nous faisons halte au MBK, centre commercial high teck, routard, bling bling. Sans intérêt.
Il y a des taxis de princesse partout ici ... si ma nièce (4 ans) voyait ça !!!

Nous marchons ensuite sous la pluie, dans le noir (la nuit tombe vraiment très tôt) en direction de la Chao Praya pour prendre un bâteau bus et remonter le fleuve. Plusieurs kms plus tard, il est passé 19 heures et le traffic sur la Chao praya s'est arrêté ! Les zézettes en vacances prennent donc un tuk tuk pour KSR. Nous rentrons à la GH nous sécher un peu puis ressortons diner dans un restau de rue, pas cher et très bon. Demain, de nouvelles aventures nous attendent ...
Jour 3 : mardi 7 juillet 2009 - Ayutthaya
Notre train pour Ayutthaya part à 9h25. Nous quittons la GH et marchons jusqu'à l'embarcadère puis prenons le bâteau drapeau orange suivi d'un tuk tuk jusqu'à la gare. Nous achetons nos billets de train 3ème classe pour 15 b/personne, testons les toilettes de la gare (Beyrouth !) et montons à boord du train. Les wagons sont bondés mais nous parvenons malgré tout à trouver 2 places face à face. Le train part à l'heure, se remplit encore au fur et à mesure des arrêts. Des vendeurs de boissons, plats préparés, etc. défilent tout le long du trajet, se faufilent parmi les personnes debout et serrées les unes contre les autres. Les ventilateurs fonctionnent à fond, il fait chaud.

Nous arrivons enfin sans trop de retard, et parvenons à sortir de ce train bondé. Nous prenons le bac pour traverser le fleuve et nous partons à la recherche de la Baan Lotus, Guest House repérée sur le forum (400 baths, grande chambre double avec ventilo). L'endroit est sublime, au milieu d'un superbe jardin, au calme, bien loin de l'agitation de la ville.

Nous déposons nos sacs à dos et ressortons déjeuner. La fatigue du voyage se fait enfin sentir et nous renonçons à louer des vélos pour explorer le parc historique et la totalité des temples. Nous nous contentons d'un petit tour, à pieds, et sélectionnons le Wat Mahathat pour notre visite (50 b l'entrée). Le temple est sublime avec sa tête du Bouddha sertie de racines, son bouddha assis. Le parc est également très agréable, avec ses étendus d'eau et ses petits ponts. Mais la chaleur et la fatigue nous tombent dessus et nous n'en profitons pas vraiment.



En fin d'après midi, nous quittons le parc et préparons notre étape du lendemain : ne sachant pas si une réservation de train est nécessaire ou pas, nous retournons à la gare nous renseigner. Nous réservons deux billets de train pour Phitsanulok (425 b le billet de train 2ème classe, avec ventilo) : départ à 9h43 et arrivée à 13h09. Ensuite, petit tour dans la ville, dîner dans un restau de rue, retour à la GH et dodo bien mérité.
Jour 4 : mercredi 8 juillet 2009 - En route pour Sukhothai
Nous nous réveillons tôt pour ne pas rater le train qui part à 9h48, prenons un petit dej copieux à la guest house, bouclons les sacs puis filons à pieds pour traverser le fleuve à l'aide du bac. Nous arrivons largement à l'avance, le train lui n'a qu'une quinzaine de minutes de retard. Le trajet jusqu'à Phitsanulok passera assez vite, les sièges sont confortables. A 11 heure, une hotesse sexy en diable dans son petit uniforme nous remet un repas. Nous ne nous y attendions pas et c'est une bonne surprise, mais le plat n'est pas terrible et nous ne touchons qu'au riz. Le train passe par Lopturi et je repère par la fenêtre les temples et des singes un peu partout. Je me tords le cou pour essayer, en vain, d'en appercevoir plus. Nous arrivons vers 11h30, sortons de la gare et allons déguster une soupe dans un marché couvert situé à proximité. De retour à la gare, nous demandons à tuk tuk de nous conduire à la gare routière. C'est chose faite en deux temps trois mouvements. A peine arrêté devant le bus qui part vers Sukhothai, le chauffeur du tuk tuk prend mon sac à dos et le jette à l'arrière du bus qui démarre aussitôt après. Quelle efficacité !! Le bus est bondé, nous nous séparons, et je me retrouve devant à droite, sur une banquette pour 3, une fesse dans le vide. Le bus ne cesse de s'arrêter et les gens de monter, c'est folklorique ! Nous arrivons enfin à Sukhothai et récupérons les horaires de bus pour Chiang Mai avant de prendre un tuk tuk/taxi pour aller à la Sabadee Guest House (adresse repérée sur un carnet de voyage dans ce forum) où nous avions réservé par mail un bungalow avec ventilo pour 250 bath. A notre arrivée, l'accueil est charmant, le personnel est à nos petits soins. L'endroit est sublime, les bungalows au milieu d'une végétation luxuriante. Notre bungalow with fan ne nous inspire guère, il est minuscule et c'est une étuve. Nous le troquons pour un bungalow with A/C, plus grand, pour 400 baths la nuit... quel luxe ! La fin d'après midi se passe tranquillement, nous sirotons un jus de fruit bien frais en écrivant des cartes postales. Le repas pris à la GH est bon mais nous trouvons les portions un peu petite ! Nous apprendrons plus tard que la GH est recommandée par le routard, ce qui explique le nombre important de français qui séjounent ici. Mais l'ambiance est sympa (nous avons droit à une dégustation des apéritifs/digestifs maison du patron (remake des bronzés font du ski ...)) et l'endroit est vraiment agréable; c'est une bonne adresse.
Jour 5 : jeudi 9 juillet 2009 - Sukhothai
J'ai mal dormi à cause de la clim; je me rends compte que le réglage est fantaisiste et c'est quand j'affiche 29°C que je peux enfin fermer l'oeil. Après un bon petit dej à la guest house (sublime muesli au yaourt, un régal), nous allons prendre le bus sur la route principale pour Old Sukhothai. Arrivées au parc historique, nous nous acquittons du droit d'entrée de 100 B par personne + 10 B pour l'entrée d'un vélo, et c'est munies d'un plan que nous commençons la visite des lieux. Tout d'abord, le Mahathat, grandiose, avec ses bouddhas assis, ses deux bouddhas debout. Une merveille !






Nous enchaînons les visites, parcourir le parc en vélo est très agréable, on ne s'en lasse pas. Il fait très chaud et c'est un peu nuageux, ce qui est dommage pour les photos !

Plus tard, nous ressortons du parc et nous nous arrêtons entre le parc et la ville sur un parking ou plusieurs Thaï vendent de la nourriture. Nous nous attablons sur une table briquebalante et nous commandons soupe et omelette. C'est un régal et les "patrons" supers gentils. Rassasiées, nous réenfourchons notre bolide et allons au Wat Sorasak admirer les éléphants qui soutiennent le chedi.

Il est temps de partir et de rendre les vélos. Le bus que nous prenons pour rejoindre New Sukhothai est pleins de touristes mais il reste un peu de place et des collégiennes en uniforme montent et s'installent sur la banquette centrale. Nous sommes en Thaïlande, alors quand il n'y a plus de place dans les bus, il y en a encore ! Les collégiens restent à l'extérieur sur la plateforme et s'accrochent aux barreaux. Bonne partie de rigolade avec les collégiennes qui sont ravies d'être prises en photo. Lorsqu'elles descendent, les garcons préfèrent rester à l'extérieur.


Arrivées à New Sukhothai nous nous baladons un peu puis entrons dans un cybercafé pour faire un peu d'internet. Le cyber est bondé de jeunes Thaï qui jouent en ligne à des jeux vidéo mais nous trouvons une petite place. De retour à la GH, nous finissons l'écriture de nos cartes postales pour être tranquille jusqu'à la fin du séjour puis nous nous reposons un peu avant de retourner en ville, à pieds, pour dîner dans un stand du marché de nuit. Pour 170 baths, nous mangeons un merveilleux Pad thai aux crevettes accompagné d'un shake à l'ananas. Ce sera notre meilleur repas dans un restau de rue, divin. Nous faisons un dernier tour dans cette ville avant de rentrer réunir nos affaires et préparer les sacs à dos puisque demain, nous prenons le bus de 10h10 pour Chiang Mai.
Jour 6 : Vendredi 10 juillet 2009 - En route pour Chiang Mai
- Petit dej copieux : le déjeuner ayant de fortes chances de sauter vu les 6 heures de bus qui nous attendent. - Transport VIP dans la bétaillère de la GH pour aller au terminal de bus : quand je dis bétaillère, c'est bétaillère. - Embarquement immédiat : nous étions en avance pour le bus de 10h10, le bus de 9h15 ayant un peu de retard, nous quittons Sukhothai sur les coups de 9h30. Il ne reste plus que les places du fond, sur les amortisseurs antiques, mais il a la clim, on ne peut pas gagner à tous les coups. - 5h30 plus tard et un mini arrêt-pipi éclair, nous arrivons (enfin) à Chiang Mai : au revoir le couple de français bourlingueurs qui alternent Asie et Amérique du sud une année sur 2, notre chevelu sympa qui est allé au Sri Lanka et la chouette famille de Hollandais !
On négocie comme au bled la course en tuk tuk, tuktuk qui quadrille le quartier pendant trois plombes car il ne connait pas Kim House . Nous avions sélectionné cette adresse dans le routard du couple de français rencontré dans le bus (et c'est comme cela que nous nous sommes rendues compte que Sabadee GH était recommandée par le routard, ... voilà, vous savez tout), pour sa simple qualité de GH qui ne cherche pas à refourguer un trek ou une excursion (dixit le routard). Nous prenons une chambre avec clim pour 400 baths la nuit. Avec le recul, nous aurions peut-être pu nous contenter d'une chambre avec ventilo, les nuits ne semblant pas étouffantes ici.
Avant de partir explorer la ville, j'appelle Elephant Nature Park pour leur donner le nom de notre GH pour qu'ils puissent venir nous chercher demain. Avec mon téléphone portable et sa carte Sim orange, ouille ouille ouille, bonjour la note au retour ! Qu'importe, c'est la journée qui a motivé notre parcours jusqu'à Chiang Mai et je l'attends avec impatience.
Plus tard, nous trottinons dans le centre ville : c'est touristique, avec des marchands du temple partout, des bureaux de change tous les 300 mètres, ... et même des Starbucks ! Au secours ! Nous sommes horiblement déçues par cette ville et terriblement contente d'en partir 2 jours plus tard.
Diner au food market, concentration de touristes au m² impressionnante (et nous en faisons parti) mais les plats que nous avons chosis sont bons, ce qui est le principal.
Vers 21h30, nous nous essayons à notre premier massage de pieds, pendant une heure. Fabuleux ! Avec de l'huile de camphre et un accueil charmant, fruits et eau proposés !
La journée se termine divinement. Demain : les éléphants.
Jour 7 : Samedi 11 juillet 2009 - Eléphants et castagne
A 8h30, le petit fourgon d'Eléphant Nature Park passe nous prendre à la Guest House. Je l'attendais cette journée, depuis des mois ! J'avais hésité, tergiversé, et m'étais dégonflée : d'une semaine d'éconvolontariat, j'étais passée à deux jours sur place pour finir par ne réserver qu'une seule journée. J'avais surfé sur le net pas mal de temps pour trouver un endroit où approcher les éléphants de près, mais sans cautionner les parcs où il y a des démonstrations d'éléphants qui jouent au foot, qui peignent, etc... aucune envie de participer à ce genre de choses, s'extasier devant un éléphant qui peint, s'éclater devant un autre qui joue au foot. Impossible ! Alors j'ai jeté mon dévolu sur l'Elephant Nature Park (http://www.elephantnaturepark.org/) créé dans les années 90 par une femme, Lek, avec pour objectif de récupérer les éléphants maltraités (et il y en a un paquet), malades, etc et de leur offrir un sanctuaire où ils pourront vivre enfin tranquillement, en paix.
Le park est situé à une soixantaine de kms de Chiang Mai et pendant le trajet, Soï, la personne qui va rester avec nous toute la journée nous présente le parc et nous raconte sa création. Elle insiste sur le fait que ici, c'est "no show, no painting, no ride". Cela tombe bien, nous sommes là pour ça. Une heure plus tard, après la traversée de splendides paysages, nous arrivons au parc et voyons nos 1ers éléphants


puis les écovolontaires éplucher les mais, couper les courge pour le repas des éléphants... une montagne de nourriture.

Nous prenons place à l'étage d'une des batisses et autour d'un bon café, on nous explique le programme de la journée, qui a l'air alléchant ... j'ai hâte de rencontrer les éléphants ! Alors, tout d'abord et en attendant l'heure du repas des éléphants, nous allons voir la baby girl qui est née il y a à peine 3 mois. Elle est trop trop trognonne, dans les pattes de sa maman. Mais ensuite, elle s'encanaille et nous fait son show et plomge dans la bassine. Nous pourrons l'approcher de près, lui "gratouiller" la trompe et les flancs. Super moment !!



L'heure du lunch a sonné et nous sommes réunis avec les éléphants autour d'une plateforme pour les nourrir. Deux ou trois personnes max se placent devant un éléphant pour le nourrir.

Notre éléphante s'appelle Lily et englouti maïs, courges, pastèques. Nous lui déposons les morceaux de fruits et légumes sous sa trompe et elle l'enroule et les portes à sa bouche. C'est magique, nous sommes vraiment proches des éléphants et pouvons les toucher autant que nous le souhaitons. Après le repas, l'heure du bain a sonné : les éléphants sont dirigés par leur mahout vers la rivière (en utilisant un simple baton au lieu du pic à glace, ici c'est un sanctuaire pas un lieu de torture).

Et là, nous plongeons avec les éléphants dans la rivière, on nous donne des sceaux pour les asperger, des brosses pour les récurer. Les éléphants adorent. Nous aussi.

Des dizaines de photos et de vidéos plus tard, les éléphants repartent et nous nous partons déjeuner. Un buffet est prévu, avec pleins de plats végétariens. C'est délicieux et on se régale en attendant la suite de la journée.
Après le repas, notre groupe est mélangé avec un autre et nous sommes rassemblés sur une plateforme pour discuter avec trois personnes qui travaillent à temps plein au parc. On nous parle de la création du parc, des relations houleuses avec le gouvernement, avec les villageois. Juste après le repas, sur la digestion, le tout en anglais, ce n'est pas évident. Les anglophones se régalent et posent pleins de questions, les francophones (nous et un autre couple) perdent un peu pied. Le tout dure une trentaine de minutes, puis nous prenons la place d'autres groupes dans la salle "cinéma". Nous visionnons un reportage sur la condition des éléphants en Thaïlande, sur les tortures qu'ils peuvent subir. C'est insoutenable.
Heureusement, quand nous sortons de là vers 15h, le programme est plus réjouissant : c'est l'heure du goûter des éléphants. Nous retournons sur l'esplanade devant laquelle les éléphants se rangent côte à côte et seul ou à deux, nous donnns un panier rempli de fruits (grappe de petites bananes, pastèques, etc.) à un éléphant. Nous passons tous un super moment, une expérience unique !
Après le goûter et en attendant de retourner se baigner avec les éléphants nous allons voir la baby girl. Après s'être bien agitée le matin, elle dort tranquillement, c'est trognon !

Chaque personne peut entrer tour à tour dans son "enclos" et l'éventer, etc. mais comme il y a un peu d'attente, Soï nous propose d'aller voir le baby boy. Celui-ci reste au début dans les pates de sa maman, puis s'encanaille un peu et vient nous faire coucou de près, ... toujours sous l'oeil attentif de maman.

Nous rejoignons ensuite les éléphants à la rivière, déjà dans l'eau, et nous participons alors aux festivités : comme le matin, nous les arrosons à coup de sceaux d'eau, nous les aspergeons, les brossons. Il fait très chaud et c'est bien agréable de se baigner. Mais les meilleures choses ont aussi une fin et il est l'heure de quitter les éléphants. Nous reprenons place dans le fourgon et nous repartons à Chiang Mai où tout le monde est déposé devant sa Guest House.
Super journée, approcher ces petites bébettes d'aussi près, merveilleux... J'ai essayé de détailler au maximum cette journée car j'ai reçu pas mal de messages privés me demandant des infos, mes impressions, etc. J'aurai pu aussi mettre des dizaines de photos, mais bon, il faut savoir être raisonnable ! L'organisation aussi était vraiment top, tout était parfait ! C'est sûr, ce n'est pas donné (si l'on compare avec d'autres parcs/shows) : 2500 bath par adulte pour la journée, c'est à dire 53, 44 euros prélevés sur ma carte bleu. Mais cela les vaut vraiment, pour participer à la préservation des éléphants de Thaïlande, pour aider le parc qui n'a pas de subvention et qui ne survit qu'avec cela.
De retour à la Guest House, nous prenons une douche et apportons notre linge à la laverie située juste à côté de la GH. C'est bien pratique.
Mais la journée n'est pas finie, et pour nous remettre de nos émotions, direction le Loikroh Boxing Standium (en fait un ring entouré de bars !). Ce soir, ça va saigner ! Nous avons le choix : places VIP à 600 baths ou standard à 400. Nous prenons les moins chères et prenons place au second rang du ring (les places VIP, c'était peut-être sur le ring ?!). Nous sommes parées pour nos premiers combats de Muay Thai boxing (en tant que spectatrices bien sûr). En cinq round ...
petits et grands s'affrontent, c'est croissant en âge et en intensité. Nous passons une bonne soirée, même si nous avons l'impression d'assister à un show pour touriste.
Vers minuit, les combats sont terminés, il est temps de rentrer, la journée a été bien mouvementée.
Jour 8 : Dimanche 12 juillet 2009 - Chiang Mai
Si ce n'est d'aller au Doi Setup dans l'après midi, le programme n'est pas chargé. Du coup, nous nous accordons une grasse matinée. Ballade dans la ville (que nous n'aimons décidément pas), déjeuner dans un restau végé recommandé par le lonely planet. Dans l'après midi, il commence à tomber des cordes, le Doi Setup tombe à l'eau. En fin d'après midi, nous faisons le tour du marché qui s'est installé un peu partout dans le carré. Il y a aussi un podium et des chanteuses, des orchestres un peu partout. Nous ne comprennons pas ce qu'il se passe mais cela nous occupe un peu. Nous nous premenons parmi les différents stands. L'esprit d'aventure nous quitte devant celui des douceurs Thaï !

Parmi la foule, nous tombons sur les Suisses super sympa qui ont passé une semaine à Eléphant Nature Park en écovolontariat (et qui filent se détendre à Bali) et nous apprenons qu'un nouveau baby est né dans la nuit.
Les moines sont nombreux dans cette ville. Celui-ci pique du nez, ce qui amuse pas mal les touristes.

La journée se passe lentement, nous tournons un peu en rond, visitons plusieurs Wat, mais nous avons hâte de partir. Quand je pense que j'ai hésité à rester une journée supplémentaire et donc réserver les vol pour le surlendemain, brrrrrr, rien que d'y penser, on a des frissons ! Ouf, la journée est finie, yéyé les copains, c'est demain qu'on fait la malle (mais nous prenons l'avion).
Jour 9 : Lundi 13 juillet 2009 - Journée aéroportuaire
Au programme de cette journée : Vol Air Asia Chiang Mai / Bangkok : départ à 8h25 arrivée à 9h35 (32, 80 euros / personne, vol réservé en juin) Vol Air Asia Bangkok / Surat Thani : départ à 11h45 arrivée à 12h55 (24, 40 euros / personne, vol réservé en juin) Suivis de la liaison Surat Thani Koh Samui en bus et ferry.
Par rapport à un autre moyen de transport, l'idée, c'était quand même de gagner du temps !
Aucun soucis pour le premier vol, parti et arrivé pile poil à l'heure. Là où ça s'est gaté, c'est avec le second. D'abord, notre vol de 11h45 a été ... annulé. Nous avons été transférées sur celui de 14h05, qui a été retardé une première fois à 14h45, une deuxième à 15h30 pour finalement partir sur les coups de 16 heures ! Nous avons donc passé la majeure partie de la journée dans l'aéroport ! Merci Air Asia !
A 17h15, après pas mal de secousses, l'avion attérit enfin à Surat Thani. Petit aéroport, on sort directement sur le tarmac, il fait chaud et très humide. Nous récupérons vite fait bien fait les bagages et en sortant, le personnel de la compagnie Seatran nous rabat vers leur bus pour le transfert jusqu'à Donsak suivi de la traversée en ferry jusqu'à Koh Samui (300 bath par personne pour le bus + ferry). L'organisation est super rodée, nous n'en revenons pas de la facilité avec laquelle se font les déplacements ici.
Lorsque nous arrivons vers 20h45, il fait nuit. Les taxi nous sautent dessus mais contrairement à la plupart des autres passagers qui semblent savoir où ils vont dormir cette nuit, nous n'avons pas de réservation. Nous pensions arriver bien plus tôt dans l'après midi et donc d'avoir le temps de faire le "tour" des guest house vers Mae Nam. Nous changeons nos plans et décidons de rester à Nathon pour cette nuit et d'aller à Mae Nam seulement le lendemain matin. Nous passons la nuit à Nathon Residence où pour 550 baths nous avons une grande chambre avec une belle salle de baim. Le tour du bled est vite fait, nous mangeons dans un petit restau où le personnel est très sympa et la bouffe très bonne. Nous dormons bien cette nuit, en révant de bungalow les pieds dans l'eau.
Jour 10 : Mardi 14 juillet 2009 - Koh Samui, de Nathon à Mae Nam
Changement de logement ce matin. Après le bouclage des sacs, le petit dej pris au restau de la veille, nous prenons un "tuktuk" rouge en lui demandant de nous déposer à Mae Nam (50 bath par personne). Nous repérons le Lolita Bungalow, recommandé par le Lonely Planet, avec son accès à la plage. Nous visitons plusieurs bungalow, avec ou sans clim, pour finir par choisir celuis sans clim, à 800 bath. Pas donné, mais nous sommes à 20 mètres de la mer. D'ailleurs, nous enfilons les maillots et plouf, il est à peine 10h30 et nous sommes déjà dans l'eau. Bon, le masque et le tuba que nous arborons fièrement n'est d'aucune utilité ... grosse déception ... la mer est trouble et sous l'eau on ne voit pas à deux mètres. Peut-être est ce dû aux orages des jours derniers, ou peut-être est ce toujours comme cela. Qu'importe, la plage est belle, quasi déserte et la mer est chaude ! C'est déjà beaucoup !

Après l'effort, le réconfort. Nous prenons une douche puis allons au "village" où nous trouvons une gargotte qui ne paye pas de mine mais où nous mangeons finalement très bien. Le reste de l'après midi est "farniente". Nous organisons nos prochaines journées et nous renseignons dans plusieurs agances sur les prix des ferry pour Koh Tao et Train pour Bangkok. Replouf, redouche, puis apéritif dans un transat sur la plage : le cocktail est à 180 bath, et nous sirotons une margarita et une pinacolada. Et nous terminons cette belle journée par un restau, toujours sur la plage.
Jour 11 : Mercredi 15 juillet 2009 - Koh Samui
Après le petit déjeuner pris sur la terrasse "panoramique" face à la mer, nous enfilons nos maillots et allons faire un plouf dans le golfe de Thaïlande. Dommage, la visibilité ne s'est pas améliorée pendant la nuit !
Nous partons ensuite "en ville" pour louer un scooter : 180 baths les 24 heures. L'agence ne me demande pas de permis de conduire mais je suis obligée de déposer mon passeport. Cela ne me plait pas beaucoup mais je n'ai pas le choix. Nous enfouchons notre monture, en short et en tong, équipée chacune d'un casque minimaliste qui semble être en plastique ! Et c'est parti pour le tour de l'île. Des scooters partout, la conduite à gauche, des rues un peu défoncées, ... on flippe. Nous prenons peu à peu de l'assurance, conduire un scooter dans Paris se révèle bien utile ... mais nous dépasserons jamais les 50 kms/h !
Petite pause à Chaweng. La ville est horrible, des MacDo, des boutiques pour touristes partout, quelle horreur ! La mer semble plus belle qu'à Mae Nam, le sable plus blanc, mais nous ne regrettons pas notre petit coin de paradis, bien moins fréquenté.
Nous repronons la bête et poursuivons notre route, pause déjeuner vers 15 heures dans un bui bui aménagé sur un parking, et hop c'est reparti.
La boucle est presque bouclée : à NaTong, nous faisons une autre pause et achetons dans une agence nos billets pour Koh Tao, en catamaran, pour 400 bath par personne. Nous sommes un peu inquiète car les billets semblent dater de la dernière guerre et partout ailleurs les agences les vendaient à 500 bath. Peut-être nous sommes nous faites rouler ?! Le prix du billet inclus le "pick-up" à Lolita Bungalow, mais peut-être allons nous rester en rade demain !
La boucle est bouclée. Nous refaisons le plein dans la station service à côté de l'agence où nous avons pris le scooter, le rendons (puisque nous n'avons pas l'intention de rouler de nuit) et retournons à Lolita Bungalow pour le denier plouf de la journée.
La fin de la journée est tout aussi agréable : apéro sur la plage.

Puis dîner dans un "restau" de rue, en ville, pour finir par une ballade le long de l'unique rue !

Jour 12 : Jeudi 16 juillet 2009 - En route pour Koh Tao
A 9 heures, je suis à l'agence de voyage (celle où nous avons loué le scooter) pour récupérer les billets de train que nous avons acheté la veille. Ouf, ils sont là, on a eu peur que ce ne soit pas le cas. Car il faut savoir que cet agent de voyage n'édite pas lui-même les billets de train mais les fait venir de la gare la plus proche (ou d'une autre agence qui, elle, a les moyens de le faire, bref, ce n'était pas super clair). Le timing étant serré, on a un peu flippé.
A 10h45, nous voyons arriver un fourgon Lompraya ! En route pour de nouvelles aventures ! Elles se font désirer ... nous arrivons à 11h15 à l'embarcadère mais le catamaran ne part qu'à 12h45. Alors, comme les autres, nous patientons.
Nous débarquons après deux heures de traversées, et, à peine sur le quai, nous sommes assaillies par les chauffeurs de taxi qui nous demandent 200 bath pour nous conduire dans n'importe quel coin de l'île. Nous trouvons cela un peu cher, d'autant plus que nous voulons aller au Tropicana resort, à quelques kms seulement de l'embarcadère. Pas de négociations possibles, mais nous avons de la chance et trouvons un couple de danois qui vont dans la même direction. Nous partageons donc le taxi et en arrivant, nous constatons qu'eux aussi ont prévu d'aller au Tropicana Resort. Nous visitons ensemble plusieurs chambres et bungalow avant de choisir une chambre avec balcon et ventilo pour 550 bath. Nos danois prennent un bungalow à 450 bath. L'hôtel est bien aménagé, dans un beau jardin, avec un bar/restau très sympa. La plage est petite, pas super belle mais l'eau a une belle couleur. L'accueil est charmant, les serveurs et serveuses super sympa, une très bonne adresse !!
Après avoir fait le tour du propriétaire, nous allons explorer les environs. Alors que nous avons décidé d'aller nous baigner, il commence à tomber des trombes d'eau et nous nous trouvons coincées pendant 3 plombes sous le porche du 7/11 proche du Tropicana, et lorsqu'il s'arrête enfin de pleuvoir, il fait presque déjà nuit ! Nous rentrons dépitées, buvons une Singha Beer pour nous remonter. La soirée se passe tranquillement, dîner au Tropicana. Portion généreuse, nourriture très bonne, on aime vraiment cet endroit !
Jour 13 : vendredi 17 juillet 2009 - Snorkelling à Koh Tao
Je m'aventure sur le balcon vers 7h45 et constate avec bonheur qu'il ne pleut pas, que le ciel est dégagé, mais il y a du vent. Je vais donc à la réception réserver une sortie en snorkelling avec Turtle Welcome Tours (650 baths par personne). A 8h30, le pich up passe nous cherchons et nous récupérons d'autres personnes qui logent tout près. Direction ensuite la boutique de l'agence pour prendre palmes, masque et tuba. Le masque va s'avérer de piètre qualité, tout usé, et nous regretterons vite les nôtres. Nous embarquons ensuite sur un bâteau déjà occupé par une bonne dizaine de personnes et nous installons à "l'étage".
Le bâteau démarre, ça tengue déjà dûr, très dûr. Une demie-heure après le départ, les malades parmi nous vomissent à droite et à gauche. Nous ne faisons pas les fières, nous concentrons sur les payasages pour penser à autre chose mais regrettons quand même, presque, d'être là.

L'arrêt à Shark Bay est annulé, pour notre propre sécurié parait-il, à cause du vent. Ca commence bien. Nous jetons l'encre à Aow Leuk, enfilons un gilet de sauvetage, laissons les palmes sur le pont et filons direct à la baille. Et là, c'est l'extase, des poissons sublimes, multicolores, par dizaine, par centaines. On est réconciliée avec le vent, le roulis, les vomis. Je vois un petit requin, au loin. Superbe.
Nous remontons sur le bâteau. Le second arrêt est moins sympa, l'eau nous semble moins belle, le corail plus terne, même si les poissons sont jolis. Une fois de retour sur le pont, distribution des tuperware pique-nique : riz, omelette, poulet à part dans un sachet. Ananas et pastèque en desert. Ce n'est pas le ritz, mais tout le monde mange de bon coeur.
Pour notre prochain arrêt, direction Nangyuan. A cause du vent, le programme est chamboulé et nous y passerons au moins deux heures. Magnifique, sublime, petite crapahute pour admirer la vue en hauteur, snorkelling dans des eaux limpides. Nous ne voyons pas le temps passer, il est déjà l'heure de rentrer.

A 16 heures, nous sommes de retour au Tropicana, la journée est passé très vite. Nous qui n'avons pas l'habitude de participer à des excursions, nous sommes agréablement surprise.
Douche, ballade, diner, dodo, cette belle journée se termine. Demain, nous quittons (déjà) Koh Tao !
Jour 14 : samedi 18 juillet 2009 - En route pour Bangkok, en train de nuit
Le temps est pourri : il pleut et il y a du vent. Nous quittons donc Koh Tao sans trop de regrets, un peu déçue de ne pas pouvoir faire un dernier petit tour à la mer avant de partir. A 14h, une personne du tropicana Resort nous conduit au débarcadère, le catamaran quitte le port à 14h45. L'attente est nettement moins longue qu'à Koh Samui !! L'organisation est bien huilée, le catamaran nous conduit au débarcadère de Chumphon et là les passagers sont dirigés vers des bus de différentes destinations. Le trajet jusqu'à la gare ferrovière prend environ une heure, et nous arrivons vers 17h30-18h00. Nous déposons nos sacs à la consigne jusqu'au départ du train et allons parcourir l'artère perpendiculaire à la gare, bordée de part et d'autre de stand de bouffe.
Le train arrive pile poil à l'heure, à 20h40. Les couchettes se répartissent le long d'un couloir central, sur deux étages. Le compartiment est occupé pour moitié de touristes et pour moitié de Thaï. Il règne une sale odeur de Durian là dedans, j'asperge pas couchette de produit anti-moustiques pour masquer l'odeur, et c'est parti pour une longue nuit ...

Jour 15 : Dimnache 19 juillet 2009 - Bangkok, jour J-1 avant le retour
Le train n'a qu'une demie heure de retard et à 6h40, nous nous retrouvons sur le quai. Nous sommes en terrain connu ... nous sautons dans un tuk tuk et nous allons directement au Lamphu House que nous avions réservé lors de notre départ. A cette heure-ci, bien évidememnt, la chambre n'est pas prête. Nous déposons les sacs à dos dans une pièce de la GH, allons prendre un café bien mérité puis direction le Chatuchak (en bâteau et en taxi pour finir). Le marché est immense, il y a de tout : fringues, vaisselles, bouffes, épices, etc.
Nous y restons toute la matinée puis rentrons en taxi + bâteau. Avant de faire le Check in, nous déjeunons sur un stand de rue, miam miam, c'est super bon. L'après midi se passe tout doucement. La fatigue du voyage commence à se faire sentir mais nous avons quand même des forces pour nous balader, de KSR au Grand Palais à pieds. C'est la dernière journée de vacances, nous en profitons jusqu'au bout. Au diner, dernier Thai Pad, un délice. Nous nous couchons tôt, demain, le taxi passe nous prendre à 6 heures !
Jour 16 : Lundi 20 juillet 2009 - Voilà c'est fini ...
Réveil à 5h30. Notre avion décolle à 9h15. Nous avons hésité entre un taxi à 350 bath ou le minibus pour 120 bath par personne, que l'on pouvait réserver depuis la GH. Finalement, le taxi, c'est plus confortable et plus rapide. Et en effet, il est à peine 6h30 que nous arrivons à l'aéroport. Si nous avions su que le chauffeur roulerait à 130 km/h, nous aurions au moins dormi une demie heure de plus !
Les deux vols sont sans problèmes, sans surclassement, dommage. L'escale à Doha est rapide, comme à l'aller. Le survol de Doha, l'atterissage, le décollage valent vraiment le coups d'oeil ! J'imagine que ce n'est rien à côté de Dubai ...

Nous arrivons à Roissy à 19h50 au lieu des 20h10 prévus. Pour une fois, le passage au contrôle des passeports se fait super vite et le passage à la douane est inexsitant.
Demain, réveil à 7h, les vacances sont finies ...
Bilan du voyage :
Deux semaines, c'est très rapide pour "parcourir" la Thaïlande et nous avons passé pas mal de temps dans les transports. Mais si c'était à refaire, nous ferions la même chose. Cela nous a permis de voir un peu de tout, des villes, de beaux temples, des éléphants, des plages de rêves. Nous avons adoré Sukhothai, la journée à Elephant Nature Park, les visites faites dans Bangkok (le Grand Palais, la maison de Jim Thomson), la plage de Mae Nam, le snorkelling à Koh Tao.
Et puis, la gentillesse des Thaï, la nourriture super bonne (parfois un peu trop épicée) ... on a passé deux semaines fantastiques.
Situation: les routes pratiquables au Cambodge English translation pending
Bonjour bonjour,
Voila, alors cette fois je reviens en force avec une question qui me trote,
En prévision d'un voyage a scooter, je m'intéroge sur l'état des routes au cambodge (surtout après avoir vu et pratiqué celle du coté Anaprayet -> Poi pet ....)
Qu'en est-il des autres routes du pays, par exemple, J'aimerais faire en gros :
Poi Pet -> Sisophon -> Phuni Kouk kduoch -> Batdanbang -> Siam Reap (en passant par le genre de "lac") -> Trapaeng Veng -> Phumi Tnao Chum -> Kampong Cham-> Phnom Phen ->Prey Veng -> Svay Rieng et puis Go Vietnam,
Bon je sais que c'est compliqué comme itinéraire, mais est ce que la majeur partie de ces routes sont pratiquables? (j'entends par la, plus ou moins goudronées), enfin, si on peut les prendre sans trop ruiner le scooter ?
Merci a tous les conaisseurs (ou non) qui pourront m'éclairer!! (Même si vous ne conaissez qu'un infime bout de cet itinéraire, vous pouvez m'aider avec plaisir, c'est toujours ca de pris!!)
Voila, alors cette fois je reviens en force avec une question qui me trote,
En prévision d'un voyage a scooter, je m'intéroge sur l'état des routes au cambodge (surtout après avoir vu et pratiqué celle du coté Anaprayet -> Poi pet ....)
Qu'en est-il des autres routes du pays, par exemple, J'aimerais faire en gros :
Poi Pet -> Sisophon -> Phuni Kouk kduoch -> Batdanbang -> Siam Reap (en passant par le genre de "lac") -> Trapaeng Veng -> Phumi Tnao Chum -> Kampong Cham-> Phnom Phen ->Prey Veng -> Svay Rieng et puis Go Vietnam,
Bon je sais que c'est compliqué comme itinéraire, mais est ce que la majeur partie de ces routes sont pratiquables? (j'entends par la, plus ou moins goudronées), enfin, si on peut les prendre sans trop ruiner le scooter ?
Merci a tous les conaisseurs (ou non) qui pourront m'éclairer!! (Même si vous ne conaissez qu'un infime bout de cet itinéraire, vous pouvez m'aider avec plaisir, c'est toujours ca de pris!!)
Randonnée sur dix jours en France au mois de septembre: quoi prendre? English translation pending
Salut,
Je suis a la recherche d'une checklist pour préparer une rando sur 10 jours en septembre en France sur terrain plat mais en total autonomie . je compte bivouaquer et je suis pas sur de trouver une salle de bain sur le chemin. J'ai trouvé une liste sympa 🙂 sur weboose.com : http://www.weboose.com/index.html?page=contenu/expat/rando/index.htm -- j aimerais partir le plus léger possible tout en gardant le maximum de confort. C'est un peu trop demandé non 🤪 Parmi le plus lourd dans la liste suivante, qu'est-ce que je pourrais retirer sans perdre trop en confort ou en autonomie ?
merci aux experts 😎
BIVOUAC Sac a dos env.60L +15L (sac couchage), discret (vols), ceinture ventral, bon système de portage Tente legere (2/3kg) et anti-gel, soit géodésique (autoportante mais avec tendeurs pour le vent) ou tunnel Matelas mousse < 9mm (mieux que l'autogonflant qui craint les épines) Sac de couchage imperméable Sacoche complémentaire pour la nourriture et les achats ponctuels, à intégrer à l'extérieur du sac.. VETEMENTS Chaussures de randonnée Gore-Tex (impermeable et respirante), tenant les chevilles et éventuellement semelle anti-bactérien, crochet de lassage Chaussures de sport Pancho (pour protéger sac + corps) Veste Gore-Tex (tissu respirant = imperméabilité + respirabilité), légère, solide au niveau des coutures et des fermetures, col relevable, capuche veste polaire 1 Pull de sortie 3 Tee shirts à sechage rapide, anti-bactérien, manche court/long + 1 Tee shirt Sport 4 caleçons 3 p. Chaussettes de treck (resistantes, respirantes, séchantes) + 1 paire de Chaussette de Sport 2 Pantalons légers, séchants facilement, respirants Sur-Pantalon imperméable Short Maillot de bain * si environnement de FROID extrème : >> Réadapter l’ensemble de l’équipement aux nouvelles conditions Bonnet ou bandeau oreilles cagoule Echarpe polaire, Moufle (a porter au dessus de gants plus leger), Creme solaire, stick levre, Pantalon Gore-Tex, guetres ? Chaussures d'Alpinisme Gourde anti-gel ? Sac de couchage adapté aux températures froides Tente résistant aux vents forts et au gel Lunette de soleil Etc.. (voir l’avis des professionnels.. ) * si environnement de CHAUD (désert ou équatorial) extrème : >> Alléger l’équipement des élements non nécessaires.. Chemise à manche longue pour le soleil Casquette, chapeau Elements hydratation, gestion de l’eau Elements de protection insectes, venins lunette de Soleil Etc.. (voir l’avis des professionnels) DIVERS MATERIELS Cartes précises du terrain.. Necessaires de Toilette (Trousse de toilette depliante, coupe ongle, savon marseille - utile aussi pour les vêt. -, étui à savon, savon sans eau, dentifrice, brosse a dent, rasoirs, glace, coton-A109tiges, pochette lingette désinfectante) Serviette absorbante (ex. Trektonia), petite taille Mouchoirs Papier toilette Poche à eau 2 L avec pipette + gourde 1L Rechaud à gaz et son carburant Elements de Cuisine (casserole, gamelle, gobelet, fourchette, cuillere, ouvre conserve rabattable, petit torchon) Nourriture (lyophilise, barre énergétique) Vitamines Lumiere (torche + lanterne) + piles de rechange + ampoule de rechange (+éventuellement kit filter rouge) 2 Briquets, allumettes imperméable, papier pour départ de feu Couteau suisse Couteau cran d’arret, anti-rouille Element de couture Ciseaux légers Boussole + Carte (1/25000 ou au 1/50000) Pastilles de purification de l'eau Micropur, faible temps de contact Pharmacie (sparadra, bandage+agraphe, desinfectant, gel anti-inflammatoire (foulure), medicaments (diarrhee, deshydration, mal de tete, estomac, fievre), aspi venin, crème/produit anti-moustique, épingle de sureté, petits ciseaux) Couverture de Survie réutilisable Plastique de protection pour les papiers Cadenas léger Sacs plastiques Montre Epingles à linges légères.. Nécessaire de Cirage (graisse ou cirage, chiffon, éventuellement brosse) GADGET EVENTUELS Foulard léger ou chèche Elements de reparation tente (Colle, rustines, sardines et arceaux de rechange…) Oreiller de camping gonflant Fourrure de sac en polaire (utile aussi pour l’été) Drap de sarcophage en soie Cordelette > linge Gants légers Lacets de rechange Baton de randonnée, role pouvant etre remplie par un grand parapluie Pochette d'eau supplémentaire Jumelles legeres Appareils photos (+pellicules - ou carte mémoire + piles de rechange) Balladeur Radio (+ piles de rechange) Talc pour garder les pieds secs, creme de soin Bouteille thermos Paille Panta pure Thermometre, altimetre Stylo lance fusee detresse, sifflet de survie Porte carte Pastilles de combustion Bougies de survie Boussole de secours Réveil BAB (bouchon Anti-Bruit) Ruban Jaune Fluo Anti-vol Lotion anti-moustique EQUIPEMENT URBAIN Papiers d'identites, permis de conduire, .. Photocopies des papiers importants (Carte id, certificats, .. ) en cas de vol, Carte Visa, Argent, Traveller Cheque, RIB (avec code IBAN pour les virements internationaux), lettre "reference" de la banque en France, - NB : vérifier la date d'expiration de la Carte Visa et le plafond de retrait.. Argent liquide (y'a pas toujours de distributeurs dans les villages..) Numéros importants (Cvisa + Tél. Banque, N°A Assurance Voyage + Tél, etc.. ) Mini Dico anglais/francais Coordonnees contacts Cv + lettre de motivations + photo d'identités Stylos + feuille/cahier/carnet Carte d'adhérent FUAJ (Auberge de Jeunesse) Assurance Voyage Lentilles de vue, boite à lunette rigide mobile phone + chargeur dont au moins 2Kg porté hors sac Mettre de Côté en France Photocopies des papiers importants (Carte id, certificats, .. ) en cas de vol, Numéros importants (Cvisa + Tél. Banque, N°A Assurance Voyage + Tél, etc.. ) double Lunettes
merci aux experts 😎
BIVOUAC Sac a dos env.60L +15L (sac couchage), discret (vols), ceinture ventral, bon système de portage Tente legere (2/3kg) et anti-gel, soit géodésique (autoportante mais avec tendeurs pour le vent) ou tunnel Matelas mousse < 9mm (mieux que l'autogonflant qui craint les épines) Sac de couchage imperméable Sacoche complémentaire pour la nourriture et les achats ponctuels, à intégrer à l'extérieur du sac.. VETEMENTS Chaussures de randonnée Gore-Tex (impermeable et respirante), tenant les chevilles et éventuellement semelle anti-bactérien, crochet de lassage Chaussures de sport Pancho (pour protéger sac + corps) Veste Gore-Tex (tissu respirant = imperméabilité + respirabilité), légère, solide au niveau des coutures et des fermetures, col relevable, capuche veste polaire 1 Pull de sortie 3 Tee shirts à sechage rapide, anti-bactérien, manche court/long + 1 Tee shirt Sport 4 caleçons 3 p. Chaussettes de treck (resistantes, respirantes, séchantes) + 1 paire de Chaussette de Sport 2 Pantalons légers, séchants facilement, respirants Sur-Pantalon imperméable Short Maillot de bain * si environnement de FROID extrème : >> Réadapter l’ensemble de l’équipement aux nouvelles conditions Bonnet ou bandeau oreilles cagoule Echarpe polaire, Moufle (a porter au dessus de gants plus leger), Creme solaire, stick levre, Pantalon Gore-Tex, guetres ? Chaussures d'Alpinisme Gourde anti-gel ? Sac de couchage adapté aux températures froides Tente résistant aux vents forts et au gel Lunette de soleil Etc.. (voir l’avis des professionnels.. ) * si environnement de CHAUD (désert ou équatorial) extrème : >> Alléger l’équipement des élements non nécessaires.. Chemise à manche longue pour le soleil Casquette, chapeau Elements hydratation, gestion de l’eau Elements de protection insectes, venins lunette de Soleil Etc.. (voir l’avis des professionnels) DIVERS MATERIELS Cartes précises du terrain.. Necessaires de Toilette (Trousse de toilette depliante, coupe ongle, savon marseille - utile aussi pour les vêt. -, étui à savon, savon sans eau, dentifrice, brosse a dent, rasoirs, glace, coton-A109tiges, pochette lingette désinfectante) Serviette absorbante (ex. Trektonia), petite taille Mouchoirs Papier toilette Poche à eau 2 L avec pipette + gourde 1L Rechaud à gaz et son carburant Elements de Cuisine (casserole, gamelle, gobelet, fourchette, cuillere, ouvre conserve rabattable, petit torchon) Nourriture (lyophilise, barre énergétique) Vitamines Lumiere (torche + lanterne) + piles de rechange + ampoule de rechange (+éventuellement kit filter rouge) 2 Briquets, allumettes imperméable, papier pour départ de feu Couteau suisse Couteau cran d’arret, anti-rouille Element de couture Ciseaux légers Boussole + Carte (1/25000 ou au 1/50000) Pastilles de purification de l'eau Micropur, faible temps de contact Pharmacie (sparadra, bandage+agraphe, desinfectant, gel anti-inflammatoire (foulure), medicaments (diarrhee, deshydration, mal de tete, estomac, fievre), aspi venin, crème/produit anti-moustique, épingle de sureté, petits ciseaux) Couverture de Survie réutilisable Plastique de protection pour les papiers Cadenas léger Sacs plastiques Montre Epingles à linges légères.. Nécessaire de Cirage (graisse ou cirage, chiffon, éventuellement brosse) GADGET EVENTUELS Foulard léger ou chèche Elements de reparation tente (Colle, rustines, sardines et arceaux de rechange…) Oreiller de camping gonflant Fourrure de sac en polaire (utile aussi pour l’été) Drap de sarcophage en soie Cordelette > linge Gants légers Lacets de rechange Baton de randonnée, role pouvant etre remplie par un grand parapluie Pochette d'eau supplémentaire Jumelles legeres Appareils photos (+pellicules - ou carte mémoire + piles de rechange) Balladeur Radio (+ piles de rechange) Talc pour garder les pieds secs, creme de soin Bouteille thermos Paille Panta pure Thermometre, altimetre Stylo lance fusee detresse, sifflet de survie Porte carte Pastilles de combustion Bougies de survie Boussole de secours Réveil BAB (bouchon Anti-Bruit) Ruban Jaune Fluo Anti-vol Lotion anti-moustique EQUIPEMENT URBAIN Papiers d'identites, permis de conduire, .. Photocopies des papiers importants (Carte id, certificats, .. ) en cas de vol, Carte Visa, Argent, Traveller Cheque, RIB (avec code IBAN pour les virements internationaux), lettre "reference" de la banque en France, - NB : vérifier la date d'expiration de la Carte Visa et le plafond de retrait.. Argent liquide (y'a pas toujours de distributeurs dans les villages..) Numéros importants (Cvisa + Tél. Banque, N°A Assurance Voyage + Tél, etc.. ) Mini Dico anglais/francais Coordonnees contacts Cv + lettre de motivations + photo d'identités Stylos + feuille/cahier/carnet Carte d'adhérent FUAJ (Auberge de Jeunesse) Assurance Voyage Lentilles de vue, boite à lunette rigide mobile phone + chargeur dont au moins 2Kg porté hors sac Mettre de Côté en France Photocopies des papiers importants (Carte id, certificats, .. ) en cas de vol, Numéros importants (Cvisa + Tél. Banque, N°A Assurance Voyage + Tél, etc.. ) double Lunettes
Deux mois en stop en Nouvelle-Calédonie English translation pending
salut tout le monde,
juste un petit carnet de route sur un periple en nouvelle caledonie ( je l'ecrit car il n'y en a qu'un pour l'instant, et celui ci n'est pas du tout du meme genre ! ), histoire de donner quelques infos a ceux qui en cherchent.
tout commence le 31 decembre 2005, j'atteri a noumea en provenance de bangkok, car la meilleure facon que j'ai trouvé de ne pas payer 1500€ l'aller/retour, c'est encore de l'inclure dans un billet tour du monde ( du coup c'est un peu plus cher, mais on fait le tour de la planete.. ), a la base j'ai choisi cette destination pour quitté la metropole et voir comment la vie se passait dans le pacifique sud.. ( dans l'ideal ca aurait été thaiti, mais trop compliqué et plus cher..).
j'ai prevu 2 mois pour cette escapade, et un tout petit budget ( 1000€ ! ), en gros j'ai fait mon tour du monde avec 15€ / j, en asie et en amerique du sud ca le fait ( a peu pres ..), par contre ici ca n'a rien a voir, je savais que le niveau de vie etait beaucoup plus cher, mais bon on fait avec les moyens du bord.. donc ca sera camping ( j'ai choisi la saison des pluies histoire de... mais on peut pas tout avoir non plus ), auto stop, et la cerise sur le gateau, je mangerai le poisson que je peche ( ca c'etait pas vraiment prevu .. ), j'ai perdu du poid en effet, ca a un peu été mon " koh lanta " a moi, sans le pognon a la clef, mais plus enrichissant.
donc, auberge de jeunesse a noumea, pendant quelques jours, jour de l'an dans les rues avec défilé, de 4x4 et autre 505 plateau avec des enceintes empilées dessus, musique a fond, la bonne année quoi ! une visite de parc, je me rapel plus le nom, de la prise d'information, un petit vaccin pour l'amerique du sud, et apres direction yaté dans le sud est de l'ile, avec clement un kine rencontré a l'auberge qui va faire un remplacement la bas, tout ca en voiture de loc ( la sienne bien sur ).
arrivé a yaté, un petit camping au bord des flots, et premiere impression, c'est representé par un gros point sur la carte, mais c'est asser petit, ca regroupe 4 tribues ( je croit ), sur un territoire tres étalé . un dispensaire, une école ( c'est les grandes vacances ), un terrain de foot, une epicerie, quelques autres batiments, et voila, y a des maisons aussi ;~) donc, premiere peche, dans un trou d'eau, apres avoir marché un bout de temps sur les coraux, quelques touches, et la... ca mort, un petit poisson rouge avec des taches jaunes et des piquants partout !! et comment je chope ca moi maintenant ! ah quel c.., je m'attendais a quoi aussi ! je l'assome avec baton ( pour info, le poisson, il s'avera que c'est une loche, mesure une quinzaine de cm .. ), et du coup remonte a mon campement avec mon petit poisson et un petit coquillage trouvé en route, quel festin !! au camping je demande a des kanak si ca ce mange ( quand meme ), oui oui y a pas de probleme " mais tu vas pas manger grand chose la dessus ! ", ils reviennent de pecher au harpon dans le tombant, et du coup me donne le meme poisson, mais la maman, 3-4 fois plus gros, merci beaucoup . dans les jours qui suivent je vais au dispensaire, pour me faire examiner, gros mal de dents avec les gencives qui saignent et la peau qui blanchie et gonfle a coté des dents, depuis quelques jours ca m'empeche de dormir .. prise de sang, antibio ou anti-inflamatoire, ou les deux . ca va en s'ammeliorant, ca n'a rien avoir avec le poisson ou autre nourriture, c'est plutot un souvenir d'une rencontre en thailande .. donc du coup encore moins de sous ! ca tombe bien j'en avais deja de trop..
je serai gracieusement acceuillie par une famille kanak, dont clement soignait la maman . pendant une semaine ma toile de tente, sera dans leur jardin ( sous un citronier ), je mangerai tous les jours avec eux, nous iront pecher la sardinne a l'epervier avec valentin, un vrai pro !! juste a regarder l'eau, il jette le filet, et hop, un quart de sceau de 25 l de rempli !! ca sert aussi d'apat pour la peche a la ligne : bec de canne, un petit baracuda ( serieux ), et de petites murenes... ca c'est moins cool, en plus on les mange pas, mais pas de carangue, dommage j'aurais bien aimé savoir a quoi ca ressemble . ceuillir les mangues, papayes, coco, fruits de la passion ( pommes lianes ), bananes, tout ca dans le jardin ! boire le cava dans un nakamal ( je suis plus trop sur du nom ), petite cabane en tole, avec des bancs, boisson qui a un peu un gout de terre ( provient d'une racine ), un peu amere aussi, on verse la fin de la selle ( coupelle faite a partir d'une coquille de coco ) par terre, pour dame nature, et on boit un verre de sirop pour faire passer le gout . bref, que de bons souvenirs, beaucoup de chance de tomber sur des gens comme ca, un grand merci a la famille kourevi de la tribu des touahourou, valentin, francis, martin ..., et leur cousine germaine ( qui tiens l'epicerie ), je suis pas pres de vous oublier, encore merci .
c'est parti, je prends la ligne de brousse yaté-nouméa, avec francis qui en est le chauffeur, direction, la sortie du nord de noumea pour commencé mon tour en auto-stop . c'est long.. tres long... quelqu'un s'arrete enfin, prochaine etape : boulouparis un peu plus au nord sur la cote ouest . probleme, sur cette cote la route principale est a une 10e de km de la plage, donc du camping .. re-auto-stop, c'est long encore, mais j'y arriverai quand meme. camping gratuit, peche et bbq quand il fait beau ; quant il pleut, sardinne en boite, biscotte et surement un petit dessert qui craint pas grand chose ( je me rapel plus exactement, juste que c'etait frugal ). pas grand chose dans le secteur, quelques jours et c'est reparti..
prochaine etape : bourail, toujours la meme histoire avec l'auto-stop, plante ma tente dans un camping payant, mais ou le lagon est protégé, donc pas de peche, donc juste une nuit.. a bourail, le bonhomme ( un gros cailluox ), la baie au tortues ( pas de tortues a l'heure ou j'y etais ), une grande et belle plage avec de belles vagues, et surtout l'endroit ou c'etait le plus dur de faire du stop .
prochaine etape : kone, et ses ( ou sa ? ) ferme (s) aquacole(s) de crevettes . a peine planté la tente il se met a pleuvoir, galere .. heureusement j'ai des bouquins, mais bon.. un petit camp de vacances juste derriere moi, avec des jeunes qui font de la voile et autre.. week end bien pluvieux, j'ai quand meme reussi a faire grillé quelques petits poissons, tellement pluvieux que le marais derriere nous deborde, et que le moniteur du camp vient me voir le soir et me dit qu'ils ont appelés les pompiers pour se faire evacuer, car ils ont 20 cm d'eau dans les tentes ! et me demande si je veux pas etre du voyage? c'est t'y ( excusez je suis au quebec actuellement ) une drole de blague que tu me fais la ? je sors et la ... tabernak ! y a de l'eau partout, j'ai eu la chance de planter ma tente sur une petite bosse ! on se fait evacuer par les pompiers, et on dormira a l'office municipale des sports ( ou un truc comme ca ) pour ce soir, un vrai matelas!! avec un oreiller! le lendemain, on y retourne, la toile de tente est encore la, une bonne partie du chemin a été emporter par l'eau, rendant la couleur de l'eau marron . il est temps de partir..
prochaine etape : voh, et son celebre coeur ( la photo hyper connue vue du ciel ), et aussi ses celebres moustiques, oh tabarouette !! y en a un paquet, le temps de planter la tente et tu deviens le plat principal de tous ces gloutons ! incroyable . je me promene un peu et part demain du coup ! j'aime pas les moustiques..
prochaine etape : poum, la baie est tres jolie, il y a toujours autant de truc a faire .., et pour l'auto-stop c'est toujours 2h d'attente . une nuit et je part je me suis fait emmerder part des jeunes qui n'aimaient pas les blancs...
prochaine etape : poingam, et la c'est vraiment la pointe nord de la grande terre, d'ailleurs ca s'apelle le relais de poingam, tres calme, bien ammenagé, proprios sympas, paumer, enfin cool quoi. j'y passe une dizaine de jours les doigts de pieds en eventailles, quelques balades, a pecher ( ca aussi ca a pas changé ), de petits coquillages se ramasse a la main a 5 cm de la surface du sable, un peu comme les pignons sur la cote vendeenne, il y a aussi une plante grasse qui se mange et qui pullule, les crabes de terre sortent au coucher du soleil ( koh lanta a coup de baton taillé en pointe ) et vous presentent leurs grosses pinces histoire de dire : tu veux te la mettre ? je t'attends . un gros benitier finira dans mon estomac, et la coquille en cadeau a un breton . les raies sont au bord de l'eau, en s'approchant a pas de velour on voit leurs aiguillons noir qui reposent sur le sable . le camping se vide, que se passe t-il ? une depression approche, ah.. il va encore pleuvoir quoi .. non, non, ici une depression, c'est l'etape d'avant la tempete tropicale ou le cyclone je sais plus de trop, oh p.... et j'ai pas de voiture! les proprios me laisseront dormir dans une chambre en dur, pas fier quand meme, la depression passe a 200 km au nord, mais ca souffle quand meme . au petit matin, ma toile de tente est encore la, ca c'est cool, non c'est le fun pardon. du coup il y a encore plus de moustiques qu'avant, et m... c'est reparti..
prochaine etape : je me rapel plus trop le nom, sur la cote est, au nord mais pas trop, car mosquitos.. voyage plus facile, car au camping j'ai rencontré une francaise qui a une voiture de location, qui flippe toute seule et qui cherche un compagnon de route a l'occas, ca c'est un bon plan !
je me rapelle plus trop des noms de patelins sur la cote est ( apres un mois de voyage seul autour de l'ile le moral a commencé a chuter..), mais je sais qu'il me reste trois semaines, un mois avant mon decollage de noumea pour sydney ..
on s'arrete a hiengene, et sa fameuse poule couveuse, on se separe ici quelques jours plus tard, elle me depose a ma prochaine etape qui est tiendanite, la tribu de jean marie djibaou, située dans la chaine a une bonne 20e de km de hiengene. j'y reste une petite semaine, pas de peche, petites visites dans la montagne avec un jeune de la tribu, baignade dans la riviere, et depart pour la prochaine etape: touho
arrivé a touho je plante la tente, au bord de l'eau encore, rencontre un couple de metros sympas avec leurs enfants, ils habitent sur moindou-la foa sur la cote ouest, ils me proposent de m'arreter chez eux au retour si j'ai le temps, c'est noté . une petite promenade a pied dans les hauteurs pour avoir une belle vue du lagon . de ce coté ci du caillou, la route est tres proche de l'ocean car la montagne "tombe" presque litterallement dans la mer, ca rend la chose plus facile, entre le point de chute du stop et l'acces au camping.
prochaine etape : poindimié, toujours sur la cote est un peu plus au sud, quelques jours en tribu dans la chaine, ils ont un emplacement pour acceuillir les touristes, de petites promenades en montagne, et vamos ..
prochaine et derniere etape sur cette cote : tiakan le camping est une cocoterai ( si ca se dit ? ) a lui tout seul ! beaucoup de vent, donc tout les soirs t'entends des cocos et feuilles de palmiers tomber a quelques m de la toile de tente, pas trop rassurant tout ca.. j'y passe quelques jours, a pecher, me baigner ( dure la vie.. ), et c'est tout .pas de promenade, pas de rencontre.
je repart vers le nord, pour prendre la transversale koné-tiwaka et rallier la cote ouest ou je compte bien aller voir jean-michel et marielle ( le couple de metros rencontré a touho ). pourquoi ne pas continuer vers le sud, vers canala et kouhaha, alors que c'est réputé etre si beau ? simplement parce qu'en tant que blanc qui me promene tout seul en auto-stop j'ai plus de chance de me faire emmerder qu'autre chose dans ce fief nationaliste . he oui ce sont les conseils de kanak que j'ai rencontré, donc je vais les suivre, comme je suivrait le conseil qui m'a été donné le plus souvent par tout le monde, a savoir : evite de trop trainer le week end, les kanaks on le vin tres mauvais, picolent pas mal en fin de semaine, se promenent avec des sabres d'abattis ( sorte de machette ), et meme si t'es un pote ca peut mal finir . on me la repeter tellement souvent que j'ai meme pas pris le temps de verifier, alors vérité ou pas ? je m'y risquerai pas, le seul kanak bourré que j'ai croisé c'etait a yaté, il pesait au moins 120 kg, et avait une dents contre les zoreilles ( c'est nous les blancs, les mechants colonialistes ! ), avait bu au moins 2l de whisky dans sa nuit ( ca c'est juste le whisky ), et parlait tellement mal qu'il faisait honte meme a sa famille, heureusement que les autres etait sobres . l'alcool delie les langues et ca c'est universel.
je passe une semaine chez jean michel et marielle, ca me fait du bien, quelques promenades a velo, un tour dans la tribu la plus reculée de nouvelle caledonie parait -il, la tribu de table rond ou quelque chose comme ca ( désolé.. ), baignade dans des trous d'eau, vol de roussettes au coucher du soleil, ...
et voila mon tour de la grande terre en auto stop, avec mon petit budget est fini et je part retrouver l'oppulence a l'occidentale..
bilan :pas asser de sous donc j'ai raté beaucoup de chose : les iles, activitées aquatiquessorti du "grand noumea" c'est la brousse !la nature est genereuse quant elle est preservéeles kanaks sont sympas, mais certains te font bien sentir que t'es blanc, donc un colonialiste, un voleur de terre.. ( on a nos fachos aussi, et y en dans tout les pays )il fait beau, il fait chaud, les fonds marins sont riches, meme proche du rivagepas grand chose a faire, mais beaucoup a decouvrir du travail, mais emploi local privilegié..du potentiel vous l'aurez comprisl'emboucanement, sorte de "vaudou" local, apparement ca existe vraiment et ca marche..toutes les tribues ont un totem : le geiko, la raie.., ... des rencontes et des contacts de prient ( pour l'avenir ? ) une bonne experience, mais pas assez bonne pour decider de m'installer la bas ( pour l'instant ..)
voila les grandes lignes, j'ai raté beaucoup de chose, j'ai en ai decouvert pas mal, c'est possible de le faire en stop, pas facile mais possible, et avec un petit budget en etant debrouillard et pret a faire des sacrifices. et je m'excuse pour les fautes d'ortographe ( ca a jamais été une vocation )
si ca vous a donnez envie, c'est deja ca.. bon voyage
tout commence le 31 decembre 2005, j'atteri a noumea en provenance de bangkok, car la meilleure facon que j'ai trouvé de ne pas payer 1500€ l'aller/retour, c'est encore de l'inclure dans un billet tour du monde ( du coup c'est un peu plus cher, mais on fait le tour de la planete.. ), a la base j'ai choisi cette destination pour quitté la metropole et voir comment la vie se passait dans le pacifique sud.. ( dans l'ideal ca aurait été thaiti, mais trop compliqué et plus cher..).
j'ai prevu 2 mois pour cette escapade, et un tout petit budget ( 1000€ ! ), en gros j'ai fait mon tour du monde avec 15€ / j, en asie et en amerique du sud ca le fait ( a peu pres ..), par contre ici ca n'a rien a voir, je savais que le niveau de vie etait beaucoup plus cher, mais bon on fait avec les moyens du bord.. donc ca sera camping ( j'ai choisi la saison des pluies histoire de... mais on peut pas tout avoir non plus ), auto stop, et la cerise sur le gateau, je mangerai le poisson que je peche ( ca c'etait pas vraiment prevu .. ), j'ai perdu du poid en effet, ca a un peu été mon " koh lanta " a moi, sans le pognon a la clef, mais plus enrichissant.
donc, auberge de jeunesse a noumea, pendant quelques jours, jour de l'an dans les rues avec défilé, de 4x4 et autre 505 plateau avec des enceintes empilées dessus, musique a fond, la bonne année quoi ! une visite de parc, je me rapel plus le nom, de la prise d'information, un petit vaccin pour l'amerique du sud, et apres direction yaté dans le sud est de l'ile, avec clement un kine rencontré a l'auberge qui va faire un remplacement la bas, tout ca en voiture de loc ( la sienne bien sur ).
arrivé a yaté, un petit camping au bord des flots, et premiere impression, c'est representé par un gros point sur la carte, mais c'est asser petit, ca regroupe 4 tribues ( je croit ), sur un territoire tres étalé . un dispensaire, une école ( c'est les grandes vacances ), un terrain de foot, une epicerie, quelques autres batiments, et voila, y a des maisons aussi ;~) donc, premiere peche, dans un trou d'eau, apres avoir marché un bout de temps sur les coraux, quelques touches, et la... ca mort, un petit poisson rouge avec des taches jaunes et des piquants partout !! et comment je chope ca moi maintenant ! ah quel c.., je m'attendais a quoi aussi ! je l'assome avec baton ( pour info, le poisson, il s'avera que c'est une loche, mesure une quinzaine de cm .. ), et du coup remonte a mon campement avec mon petit poisson et un petit coquillage trouvé en route, quel festin !! au camping je demande a des kanak si ca ce mange ( quand meme ), oui oui y a pas de probleme " mais tu vas pas manger grand chose la dessus ! ", ils reviennent de pecher au harpon dans le tombant, et du coup me donne le meme poisson, mais la maman, 3-4 fois plus gros, merci beaucoup . dans les jours qui suivent je vais au dispensaire, pour me faire examiner, gros mal de dents avec les gencives qui saignent et la peau qui blanchie et gonfle a coté des dents, depuis quelques jours ca m'empeche de dormir .. prise de sang, antibio ou anti-inflamatoire, ou les deux . ca va en s'ammeliorant, ca n'a rien avoir avec le poisson ou autre nourriture, c'est plutot un souvenir d'une rencontre en thailande .. donc du coup encore moins de sous ! ca tombe bien j'en avais deja de trop..
je serai gracieusement acceuillie par une famille kanak, dont clement soignait la maman . pendant une semaine ma toile de tente, sera dans leur jardin ( sous un citronier ), je mangerai tous les jours avec eux, nous iront pecher la sardinne a l'epervier avec valentin, un vrai pro !! juste a regarder l'eau, il jette le filet, et hop, un quart de sceau de 25 l de rempli !! ca sert aussi d'apat pour la peche a la ligne : bec de canne, un petit baracuda ( serieux ), et de petites murenes... ca c'est moins cool, en plus on les mange pas, mais pas de carangue, dommage j'aurais bien aimé savoir a quoi ca ressemble . ceuillir les mangues, papayes, coco, fruits de la passion ( pommes lianes ), bananes, tout ca dans le jardin ! boire le cava dans un nakamal ( je suis plus trop sur du nom ), petite cabane en tole, avec des bancs, boisson qui a un peu un gout de terre ( provient d'une racine ), un peu amere aussi, on verse la fin de la selle ( coupelle faite a partir d'une coquille de coco ) par terre, pour dame nature, et on boit un verre de sirop pour faire passer le gout . bref, que de bons souvenirs, beaucoup de chance de tomber sur des gens comme ca, un grand merci a la famille kourevi de la tribu des touahourou, valentin, francis, martin ..., et leur cousine germaine ( qui tiens l'epicerie ), je suis pas pres de vous oublier, encore merci .
c'est parti, je prends la ligne de brousse yaté-nouméa, avec francis qui en est le chauffeur, direction, la sortie du nord de noumea pour commencé mon tour en auto-stop . c'est long.. tres long... quelqu'un s'arrete enfin, prochaine etape : boulouparis un peu plus au nord sur la cote ouest . probleme, sur cette cote la route principale est a une 10e de km de la plage, donc du camping .. re-auto-stop, c'est long encore, mais j'y arriverai quand meme. camping gratuit, peche et bbq quand il fait beau ; quant il pleut, sardinne en boite, biscotte et surement un petit dessert qui craint pas grand chose ( je me rapel plus exactement, juste que c'etait frugal ). pas grand chose dans le secteur, quelques jours et c'est reparti..
prochaine etape : bourail, toujours la meme histoire avec l'auto-stop, plante ma tente dans un camping payant, mais ou le lagon est protégé, donc pas de peche, donc juste une nuit.. a bourail, le bonhomme ( un gros cailluox ), la baie au tortues ( pas de tortues a l'heure ou j'y etais ), une grande et belle plage avec de belles vagues, et surtout l'endroit ou c'etait le plus dur de faire du stop .
prochaine etape : kone, et ses ( ou sa ? ) ferme (s) aquacole(s) de crevettes . a peine planté la tente il se met a pleuvoir, galere .. heureusement j'ai des bouquins, mais bon.. un petit camp de vacances juste derriere moi, avec des jeunes qui font de la voile et autre.. week end bien pluvieux, j'ai quand meme reussi a faire grillé quelques petits poissons, tellement pluvieux que le marais derriere nous deborde, et que le moniteur du camp vient me voir le soir et me dit qu'ils ont appelés les pompiers pour se faire evacuer, car ils ont 20 cm d'eau dans les tentes ! et me demande si je veux pas etre du voyage? c'est t'y ( excusez je suis au quebec actuellement ) une drole de blague que tu me fais la ? je sors et la ... tabernak ! y a de l'eau partout, j'ai eu la chance de planter ma tente sur une petite bosse ! on se fait evacuer par les pompiers, et on dormira a l'office municipale des sports ( ou un truc comme ca ) pour ce soir, un vrai matelas!! avec un oreiller! le lendemain, on y retourne, la toile de tente est encore la, une bonne partie du chemin a été emporter par l'eau, rendant la couleur de l'eau marron . il est temps de partir..
prochaine etape : voh, et son celebre coeur ( la photo hyper connue vue du ciel ), et aussi ses celebres moustiques, oh tabarouette !! y en a un paquet, le temps de planter la tente et tu deviens le plat principal de tous ces gloutons ! incroyable . je me promene un peu et part demain du coup ! j'aime pas les moustiques..
prochaine etape : poum, la baie est tres jolie, il y a toujours autant de truc a faire .., et pour l'auto-stop c'est toujours 2h d'attente . une nuit et je part je me suis fait emmerder part des jeunes qui n'aimaient pas les blancs...
prochaine etape : poingam, et la c'est vraiment la pointe nord de la grande terre, d'ailleurs ca s'apelle le relais de poingam, tres calme, bien ammenagé, proprios sympas, paumer, enfin cool quoi. j'y passe une dizaine de jours les doigts de pieds en eventailles, quelques balades, a pecher ( ca aussi ca a pas changé ), de petits coquillages se ramasse a la main a 5 cm de la surface du sable, un peu comme les pignons sur la cote vendeenne, il y a aussi une plante grasse qui se mange et qui pullule, les crabes de terre sortent au coucher du soleil ( koh lanta a coup de baton taillé en pointe ) et vous presentent leurs grosses pinces histoire de dire : tu veux te la mettre ? je t'attends . un gros benitier finira dans mon estomac, et la coquille en cadeau a un breton . les raies sont au bord de l'eau, en s'approchant a pas de velour on voit leurs aiguillons noir qui reposent sur le sable . le camping se vide, que se passe t-il ? une depression approche, ah.. il va encore pleuvoir quoi .. non, non, ici une depression, c'est l'etape d'avant la tempete tropicale ou le cyclone je sais plus de trop, oh p.... et j'ai pas de voiture! les proprios me laisseront dormir dans une chambre en dur, pas fier quand meme, la depression passe a 200 km au nord, mais ca souffle quand meme . au petit matin, ma toile de tente est encore la, ca c'est cool, non c'est le fun pardon. du coup il y a encore plus de moustiques qu'avant, et m... c'est reparti..
prochaine etape : je me rapel plus trop le nom, sur la cote est, au nord mais pas trop, car mosquitos.. voyage plus facile, car au camping j'ai rencontré une francaise qui a une voiture de location, qui flippe toute seule et qui cherche un compagnon de route a l'occas, ca c'est un bon plan !
je me rapelle plus trop des noms de patelins sur la cote est ( apres un mois de voyage seul autour de l'ile le moral a commencé a chuter..), mais je sais qu'il me reste trois semaines, un mois avant mon decollage de noumea pour sydney ..
on s'arrete a hiengene, et sa fameuse poule couveuse, on se separe ici quelques jours plus tard, elle me depose a ma prochaine etape qui est tiendanite, la tribu de jean marie djibaou, située dans la chaine a une bonne 20e de km de hiengene. j'y reste une petite semaine, pas de peche, petites visites dans la montagne avec un jeune de la tribu, baignade dans la riviere, et depart pour la prochaine etape: touho
arrivé a touho je plante la tente, au bord de l'eau encore, rencontre un couple de metros sympas avec leurs enfants, ils habitent sur moindou-la foa sur la cote ouest, ils me proposent de m'arreter chez eux au retour si j'ai le temps, c'est noté . une petite promenade a pied dans les hauteurs pour avoir une belle vue du lagon . de ce coté ci du caillou, la route est tres proche de l'ocean car la montagne "tombe" presque litterallement dans la mer, ca rend la chose plus facile, entre le point de chute du stop et l'acces au camping.
prochaine etape : poindimié, toujours sur la cote est un peu plus au sud, quelques jours en tribu dans la chaine, ils ont un emplacement pour acceuillir les touristes, de petites promenades en montagne, et vamos ..
prochaine et derniere etape sur cette cote : tiakan le camping est une cocoterai ( si ca se dit ? ) a lui tout seul ! beaucoup de vent, donc tout les soirs t'entends des cocos et feuilles de palmiers tomber a quelques m de la toile de tente, pas trop rassurant tout ca.. j'y passe quelques jours, a pecher, me baigner ( dure la vie.. ), et c'est tout .pas de promenade, pas de rencontre.
je repart vers le nord, pour prendre la transversale koné-tiwaka et rallier la cote ouest ou je compte bien aller voir jean-michel et marielle ( le couple de metros rencontré a touho ). pourquoi ne pas continuer vers le sud, vers canala et kouhaha, alors que c'est réputé etre si beau ? simplement parce qu'en tant que blanc qui me promene tout seul en auto-stop j'ai plus de chance de me faire emmerder qu'autre chose dans ce fief nationaliste . he oui ce sont les conseils de kanak que j'ai rencontré, donc je vais les suivre, comme je suivrait le conseil qui m'a été donné le plus souvent par tout le monde, a savoir : evite de trop trainer le week end, les kanaks on le vin tres mauvais, picolent pas mal en fin de semaine, se promenent avec des sabres d'abattis ( sorte de machette ), et meme si t'es un pote ca peut mal finir . on me la repeter tellement souvent que j'ai meme pas pris le temps de verifier, alors vérité ou pas ? je m'y risquerai pas, le seul kanak bourré que j'ai croisé c'etait a yaté, il pesait au moins 120 kg, et avait une dents contre les zoreilles ( c'est nous les blancs, les mechants colonialistes ! ), avait bu au moins 2l de whisky dans sa nuit ( ca c'est juste le whisky ), et parlait tellement mal qu'il faisait honte meme a sa famille, heureusement que les autres etait sobres . l'alcool delie les langues et ca c'est universel.
je passe une semaine chez jean michel et marielle, ca me fait du bien, quelques promenades a velo, un tour dans la tribu la plus reculée de nouvelle caledonie parait -il, la tribu de table rond ou quelque chose comme ca ( désolé.. ), baignade dans des trous d'eau, vol de roussettes au coucher du soleil, ...
et voila mon tour de la grande terre en auto stop, avec mon petit budget est fini et je part retrouver l'oppulence a l'occidentale..
bilan :pas asser de sous donc j'ai raté beaucoup de chose : les iles, activitées aquatiquessorti du "grand noumea" c'est la brousse !la nature est genereuse quant elle est preservéeles kanaks sont sympas, mais certains te font bien sentir que t'es blanc, donc un colonialiste, un voleur de terre.. ( on a nos fachos aussi, et y en dans tout les pays )il fait beau, il fait chaud, les fonds marins sont riches, meme proche du rivagepas grand chose a faire, mais beaucoup a decouvrir du travail, mais emploi local privilegié..du potentiel vous l'aurez comprisl'emboucanement, sorte de "vaudou" local, apparement ca existe vraiment et ca marche..toutes les tribues ont un totem : le geiko, la raie.., ... des rencontes et des contacts de prient ( pour l'avenir ? ) une bonne experience, mais pas assez bonne pour decider de m'installer la bas ( pour l'instant ..)
voila les grandes lignes, j'ai raté beaucoup de chose, j'ai en ai decouvert pas mal, c'est possible de le faire en stop, pas facile mais possible, et avec un petit budget en etant debrouillard et pret a faire des sacrifices. et je m'excuse pour les fautes d'ortographe ( ca a jamais été une vocation )
si ca vous a donnez envie, c'est deja ca.. bon voyage
Amoureux de l'art Khmer: ouverture d'un musée à Siem Reap English translation pending
Un musee devrait ouvrir sur Siem Reap le 13 avril...L'etat Cambodgien lui a livré des pieces non seulement d'Angkor mais aussi de PP...Ce musee privé et à capitaux Thai ne fait pas l'unanimité d'autant qu'il pourrait etre suivi de deux autres (coreen et ...?) les khmers ont le sentiment de depossession de leur patrimoine culturel !Hun sen voit pour sa part une rentree de devises supplementaires! Cout de l'entree 13 doll !...
Retour vers le passé en Thaïlande, 22 ans après English translation pending
Tit, tit, tit...La sonnerie de ma montre m'a fait sursauter.Il est 5h30. Encore à moitié endormi, ma main cherchait le bouton de lampe posée sur la table de nuit.
Check out now, je tirais le veilleur de quart de son sommeil, derrière le comptoir.Sans un mot, il pianotait son clavier et ordonnait à son collègue, posté sur une chaise de l'autre côté de la salle, d'aller vérifier la chambre, certainement le bar.J'ai règlé la note avec le " khup khun khap" et direction la gare routière d'Ekkamai.
A la gare, je me dirigeais vers le guichet qui faisait l'angle, au fond de la salle.La dame qui vendait les tickets, me regarda avec un petit sourire.Eh oui, hier, je suis venu me renseigner sur les horaires de bus pour Aranyaprathet.Elle essayait de me l'expliquer en thais et un peu en anglais pour que je comprenne que le bus n'est pas direct et il faut en changer à Sa Keov.
Le bus pour Sa Keov est à 7h.Il n'y avait pas beaucoup de monde, quelques vieilles dames mâchaient en permanence du sla, cela donne la couleur rouge à leur bouche.Elles ont des visages hâlés et s'habillent comme des paysanes khmères.Pour profiter de belles vues, je m'installais à l'avant.
A 7h pile, le bus se mettait en branle pour quitter la gare et s'engageait dans l'avenue Sukhumvit.La circulation était fluide, curieusement, Bangkok est réputé pour ses bouchons.Le chauffeur, concentré à piloter son bus, n'hésitait pas à avoir le pied lourd sur l'accélérateur.
Les virages se succédaient tandis que les grands buildings s'éloignaient.Il faut avoir le coeur bien accroché si on veut voir comment conduire les thais, en tout cas le chauffeur du bus.Le dépassement se fait par le côté disponible.Le freinage brusque derrière un autre véhicule faisait monter ma tension😊 Eh ben, je ne suis pas venu en ici pour admirer de jolies infirmières thaies à l'hôpital, quoique...
Sous le ciel ensoleillé, le bus traversait quelques villages dont les maisons ressemblaient à celles des khmers en province, mais plus modernes.Les paysages secs et rougis par la saison sèche se ressemblaient.Les rizières jaunies, déjà récoltées, et certaines brûlées donnaient un spectacle de déjà vu.
1er arrêt au bord de la route pour déposer 2 voyageurs.Le bus repartait.Il s'engageait dans la ville qui devait être Sa Keov, tournait à droite et s'arrêtait à la gare.C'était Sa Keov.
Je demandais au chauffeur le bus pour Aran.Il me montrait le quai n°3 mais impossible de connaitre l'heure malgré mon anglais à la thaie.J'en suis descendu pour récupérer mon sac.Le bus repartait déjà, pas de temps à perdre.La gare était désert, pas un seul bus et j'en profitais pour aller me réfléchir dans la pièce réservée aux gentlemen.
Soudain, j'ai entendu un bruit typique d'un bus.J'interrompis ma réflexion pour me précipiter vers le quai.For Aran?Le bagagiste secouait la tête affirmativement et prenait mon sac et le mettait dans la soute.
Le bus était presque plein.10 mn après, le bus quitta le quai.Direction Aranyaprathet.
La suite.
La suite.
Pratiquer le Taichi Chuan en Thaïlande? English translation pending
Bonjour à tous,
Ca faisait un petit bout de temps que je n'étais pas venue sur le site et ça me fait plaisir de vous retrouver, les sujets sont toujours aussi intéressants et vos commentaires aussi. Je reviens toujours avec la même question au cas ou...est-ce que l'on pratique le Taichi Chuan en Thailande ?
Merci.
Ca faisait un petit bout de temps que je n'étais pas venue sur le site et ça me fait plaisir de vous retrouver, les sujets sont toujours aussi intéressants et vos commentaires aussi. Je reviens toujours avec la même question au cas ou...est-ce que l'on pratique le Taichi Chuan en Thailande ?
Merci.
From Mexico to the Wonderful Chiapas

This one-month trip, from January 18 to February 17, 2026, allowed us to visit Mexico City and travel through the states of Puebla, Oaxaca, and Chiapas. We mainly used buses (ADO company) for medium and long distances and colectivos or taxis (or Uber) for shorter trips. Before leaving, I had contacted several people on the ground: Harry, a Vendéan settled in Oaxaca offering, among other things, discoveries of artisan villages or the Monte Albán site, and Oscar in Comitán de Domínguez. I’ll come back to our meeting with Oscar, who runs a local agency (CVL Travel Turismo Alternativo & Corre la voz) and owns a very pleasant hostel, a real highlight of our trip. Our journey took place in 8 stages on a loop starting from Mexico City. The connections between each were made by day or night buses depending on the trip duration. I had booked our seats in advance, either directly on the ADO company’s website or through booking platforms depending on the rates offered. Note that by planning ahead, I was able to benefit from very interesting "Early Booking" rates. There are several comfort classes. For all our trips, I had booked seats in Primera class buses, except for two in GL (Grand Luxe) class. The rates are very reasonable, and the buses turned out to be comfortable or even very comfortable (only the basic seat recline might surprise you).
Our itinerary and number of days per stage: Stage 1 – Mexico City: 4 days Stage 2 – Puebla: 2 days Stage 3 – Oaxaca: 4 days Stage 4 – San Agustinillo: 4 days Stage 5 – San Cristóbal de las Casas: 3 days Stage 6 – Comitán de Domínguez: 6 days Stage 7 – Palenque: 4 days Stage 8 – Mexico City: 2 days If I were to do it again, I’d remove one day from Palenque and add it either to Puebla or San Cristóbal to visit nearby sites or villages, or to San Agustinillo to enjoy one more day by the Pacific Ocean.
Stage 1: Mexico City (2,200 m / 9.2 million inhabitants) We arrived in the Mexican capital around 10:00 PM. The simplified customs process was very quick. After exchanging some money at the airport, we took a taxi to our youth hostel. We got around the capital on foot, of course, but also by metro. Signs are very rare, and we took the train in the wrong direction several times. After a few mistakes, we systematically asked on the platform if we were going the right way. The metro is very affordable. You need to get a rechargeable card (the Tarjeta de Movilidad Integrada) and top it up as needed. This card (less than 1 €) isn’t personal, so there’s no need to get one per person.
Mexico City: Day 1.

Visits and walks of the day (note: many museums are closed on Mondays): The Zócalo or Constitution Square: it’s one of the most beautiful, largest (195m x 240m), and oldest squares in the world. This is where Cortés decided to build the center of the new Spanish city on the site of the former Tenochtitlan market. Stones from the pyramids were used to pave the esplanade and build the surrounding colonial churches and buildings. During our visit, the huge square was covered with (resin) cacti, the theme of the temporary exhibition at the time. Indeed, temporary events or exhibitions take place here throughout the year. It’s also the endpoint for many protest marches.





The cathedral: it’s sinking by one centimeter per year despite massive stabilization work (the collapse of many Mexican buildings—30 cm/year—is due to groundwater pumping). It was built starting in 1571 and completed in... 1813. The modest remains of the Templo Mayor (exterior view): they have high symbolic value, as this monument was the most important in the Mexica Empire.
We then walked through the streets of the historic center to the Santísima Church, unfortunately closed for renovation work.
Next, we took the metro to visit one of Mexico’s most important pilgrimage sites: the Insigne y Nacional Basílicas de Santa María de Guadalupe, as well as the Capilla del Cerrito on the hill.
The first, dating from the colonial era, is really leaning a lot.
The second, shaped like a rotunda, is very impressive from the inside.

In the basement, there’s a sacred tunic where, in 1531, an image of the Virgin Mary is said to have appeared. A real mystery for scientists, the garment has never deteriorated since that date. Slow-moving conveyor belts allow pilgrims to admire it, preventing crowds from gathering in front of the image for hours. Well thought out!
From the top of the Capilla del Cerrito, you get beautiful views of huge Mexico City.
Langtang – Trekking in the Rain
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
Changement de tarifs express pour un vol vers le Japon English translation pending
Bonjour à tous
En avril nous partons 2 semaines au Japon avec un couple de pote et un autre pote.
Dimanche dernier nous nous sommes tous réunis pour réserver nos billets. Après moulte rechercher nous avons trouver notre bonheur et on se met à tous réserver, (Vol Brest-Paris Paris-Tokyo aller-retour) avec la compagnie Air France.
Le couple d'amis pas de souçis. 2200€. le pote seul pas de soucis 1100€. Je préçise que nous faisions la résa tout les 3 simultanément. Arrive notre tour. Pendant que je remplissais tout les cases (c'est rapide je suis adhérent flying blue), un petit message apparait. "Augmentation de tarif sur votre billet de 430 €) 😮
Sur le coup on se demande si il y a un bug ou quoi mais non. On décide de ne pas réserver et d'attendre un peu. Sauf que le prix ne descend pas au contraire. Maintenant on est à 400 € de plus PAR passager.
Je trouve ça dégueulasse et malhonnête. Que les tarifs augmentent d'un jour à l'autre je dis pas mais là c'est d'une seconde à l'autre.
je viens donc pour avoir un peu d'aide. Soit on paye une blinde et pour nous financièrement ça devient trèèèèèès compliqué soit on prend un autre vol et c'est pas forcément moins cher et surtout super le voyage entre copains...
Pensez vous d'après votre expérience que les prix vont changer sur ce vol prochainement? Dois je attendre. Je suis perdu... Et pourtant c'est loin d'être mon premier voyage.
Merci d'avance
En avril nous partons 2 semaines au Japon avec un couple de pote et un autre pote.
Dimanche dernier nous nous sommes tous réunis pour réserver nos billets. Après moulte rechercher nous avons trouver notre bonheur et on se met à tous réserver, (Vol Brest-Paris Paris-Tokyo aller-retour) avec la compagnie Air France.
Le couple d'amis pas de souçis. 2200€. le pote seul pas de soucis 1100€. Je préçise que nous faisions la résa tout les 3 simultanément. Arrive notre tour. Pendant que je remplissais tout les cases (c'est rapide je suis adhérent flying blue), un petit message apparait. "Augmentation de tarif sur votre billet de 430 €) 😮
Sur le coup on se demande si il y a un bug ou quoi mais non. On décide de ne pas réserver et d'attendre un peu. Sauf que le prix ne descend pas au contraire. Maintenant on est à 400 € de plus PAR passager.
Je trouve ça dégueulasse et malhonnête. Que les tarifs augmentent d'un jour à l'autre je dis pas mais là c'est d'une seconde à l'autre.
je viens donc pour avoir un peu d'aide. Soit on paye une blinde et pour nous financièrement ça devient trèèèèèès compliqué soit on prend un autre vol et c'est pas forcément moins cher et surtout super le voyage entre copains...
Pensez vous d'après votre expérience que les prix vont changer sur ce vol prochainement? Dois je attendre. Je suis perdu... Et pourtant c'est loin d'être mon premier voyage.
Merci d'avance
Retour très déçu en suite du Costa Mediterranea du 9 au 27 mars 2019 avec 4 nuits à Dubaï English translation pending
Bonjour,
Voici notre retour du Costa Méditerranéa en suite pendant 18 jours de Dubaï à Savone.
Je précise que nous n'avions plus fait de Costa depuis 8 ans et nous désirons faire une nouvelle expérience
Tout le voyage a été organisé par nous-même de l'avion, l'hôtel, le passage à la douane coupe file, transfert et la croisière
Je voulais seulement faire un CR sur la croisière mais plusieurs m'ont demandé pour l'hôtel et divers éléments.
Réservation de l'avion Emirates, Genève à Dubaï le 5 mars sans escale Avion tarif Costa avec escale 1300€ Avion tarif directe Emirate 460€
Hôtel Sofitel en chambre avec club millésime, l'hôtel est venu nous chercher à minuit à l'aéroport et effectuer le transfert de l'hôtel au port 40€ par transfert
Coupe file douane avec la société avec le salon GVA et priorité Lan www.marhabaservices.com une hôtesse est venue nous chercher à l'avion pour nous accompagner jusqu'à l'immigration durée 5 minutes, une autre personne a été chercher nos 5 bagages qui nous accompagner jusqu'à la voiture de l'hôtel. Pour un coût de 35€. Excellentes prestations
Le 9 mars jour de l’embarquement, nous quittons l’hôtel à 11h30 et direction le port, même le chauffeur ne trouve pas le bon terminal car aucune indication.
Nous arrivons à l’extérieur du terminal, du personnel du port (non Costa) prend les valises et va voir le registre pour éditer une 5èmeétiquette pour la valise manquante, il nous accompagne à l’intérieur du terminal et nous trouvons une place au début de la file d’attente
Une hôtesse du terminal travaillant pour le port et pas pour Costa va nous préciser que le début de l’embarquement est prévu pour 16h30… 14h un buffet s’installe avec plusieurs choix de sandwichs, divers biscuits et cake, eau et jus d’orange, buffet bienvenue après toute cette attente Aucun emplacement prévu pour les suites et aucune priorité également, nous décidons à 16h d’aller au début de la file d’attente
Passage à l’hôtesse Costa, elle va scanner la feuille et remplir un carton rouge pour récupérer les passeports à l’escale de Katakolon.
Une fois passé les deux principaux, les portiques, photo de bienvenue, nous serons à bord en moins de 15 minutes, direction la cabine
16h35 nous arrivons à la cabine pour la découvrir et faire une série de photo, il arrive le Butler pour le choix du mini bar, coussin.
Sur le lit, cartes, diverses informations, le today et l’annonce de l’anniversaire de Marie Nous allons passer au SPA voir le pack chic anniversaire pour Marie, ils sont au courant de rien, même en donnant le code inscrit par Costa, cela commence bien…
17h30, nous allons faire un tour du bateau, voir les changements
18h30 nous décidons d’aller manger au club afin de découvrir les nouveaux pour les suites, nous arrivons au club Medusa. La cheffe de rang contrôle notre carte car inscrit suite et Medusa, elle dit que nous pouvons nous installer à la table que l’on désire, on choira une table à deux au bord de la fenêtre. On demande à boire, arrive le plateau du pain, un excellent pain au lard brioché et un pain blanc On commande Marie · salade de poulpe et pomme de terre · saumon et grosse crevette (très gouteuse) et riz au safran · glace café (dommage, petit morceaux de glace dans les boules) AP : · crevettes marinés et pêche, tiède avec coulis de tomate · filets de lapin avec purée de pomme de pomme de terre, avec tomate · chariot de fromage, assiette préparée devant le passager à table, excellent bleu · bavarois de chocolat et noisette Très bon repas, excellent service, surpris en bien le repas Avant de partir, nous allons vers le maitre d’hôtel pour l’anniversaire de Marie pour obtenir un gâteau pour dimanche soir
Retour à la cabine pour défaire les 5 valises et prendre une douche, douche avec divers jets, mais la baignoire a disparu, aucune information sur la disparition…
Les capsules de cafés sont comprises dans le forfait dans le prix de la cabine
Champagne et divers canapés en façon de bienvenue
Pendant le repas, le majordome apportera les deux coussins spéciaux
www.facebook.com/groups/fandepaquebots
Voici notre retour du Costa Méditerranéa en suite pendant 18 jours de Dubaï à Savone.
Je précise que nous n'avions plus fait de Costa depuis 8 ans et nous désirons faire une nouvelle expérience
Tout le voyage a été organisé par nous-même de l'avion, l'hôtel, le passage à la douane coupe file, transfert et la croisière
Je voulais seulement faire un CR sur la croisière mais plusieurs m'ont demandé pour l'hôtel et divers éléments.
Réservation de l'avion Emirates, Genève à Dubaï le 5 mars sans escale Avion tarif Costa avec escale 1300€ Avion tarif directe Emirate 460€
Hôtel Sofitel en chambre avec club millésime, l'hôtel est venu nous chercher à minuit à l'aéroport et effectuer le transfert de l'hôtel au port 40€ par transfert
Coupe file douane avec la société avec le salon GVA et priorité Lan www.marhabaservices.com une hôtesse est venue nous chercher à l'avion pour nous accompagner jusqu'à l'immigration durée 5 minutes, une autre personne a été chercher nos 5 bagages qui nous accompagner jusqu'à la voiture de l'hôtel. Pour un coût de 35€. Excellentes prestations
Le 9 mars jour de l’embarquement, nous quittons l’hôtel à 11h30 et direction le port, même le chauffeur ne trouve pas le bon terminal car aucune indication.
Nous arrivons à l’extérieur du terminal, du personnel du port (non Costa) prend les valises et va voir le registre pour éditer une 5èmeétiquette pour la valise manquante, il nous accompagne à l’intérieur du terminal et nous trouvons une place au début de la file d’attente
Une hôtesse du terminal travaillant pour le port et pas pour Costa va nous préciser que le début de l’embarquement est prévu pour 16h30… 14h un buffet s’installe avec plusieurs choix de sandwichs, divers biscuits et cake, eau et jus d’orange, buffet bienvenue après toute cette attente Aucun emplacement prévu pour les suites et aucune priorité également, nous décidons à 16h d’aller au début de la file d’attente
Passage à l’hôtesse Costa, elle va scanner la feuille et remplir un carton rouge pour récupérer les passeports à l’escale de Katakolon.
Une fois passé les deux principaux, les portiques, photo de bienvenue, nous serons à bord en moins de 15 minutes, direction la cabine
16h35 nous arrivons à la cabine pour la découvrir et faire une série de photo, il arrive le Butler pour le choix du mini bar, coussin.
Sur le lit, cartes, diverses informations, le today et l’annonce de l’anniversaire de Marie Nous allons passer au SPA voir le pack chic anniversaire pour Marie, ils sont au courant de rien, même en donnant le code inscrit par Costa, cela commence bien…
17h30, nous allons faire un tour du bateau, voir les changements
18h30 nous décidons d’aller manger au club afin de découvrir les nouveaux pour les suites, nous arrivons au club Medusa. La cheffe de rang contrôle notre carte car inscrit suite et Medusa, elle dit que nous pouvons nous installer à la table que l’on désire, on choira une table à deux au bord de la fenêtre. On demande à boire, arrive le plateau du pain, un excellent pain au lard brioché et un pain blanc On commande Marie · salade de poulpe et pomme de terre · saumon et grosse crevette (très gouteuse) et riz au safran · glace café (dommage, petit morceaux de glace dans les boules) AP : · crevettes marinés et pêche, tiède avec coulis de tomate · filets de lapin avec purée de pomme de pomme de terre, avec tomate · chariot de fromage, assiette préparée devant le passager à table, excellent bleu · bavarois de chocolat et noisette Très bon repas, excellent service, surpris en bien le repas Avant de partir, nous allons vers le maitre d’hôtel pour l’anniversaire de Marie pour obtenir un gâteau pour dimanche soir
Retour à la cabine pour défaire les 5 valises et prendre une douche, douche avec divers jets, mais la baignoire a disparu, aucune information sur la disparition…
Les capsules de cafés sont comprises dans le forfait dans le prix de la cabine
Champagne et divers canapés en façon de bienvenue
Pendant le repas, le majordome apportera les deux coussins spéciaux
www.facebook.com/groups/fandepaquebots
Groenland, côte est: ski pulka à Tasiilaq English translation pending
Toujours les mêmes questions qui reviennent dès le mois d’octobre : où partir randonner en ski en mars et surtout avec qui…
Le groupe se monte au fil des demandes et des propositions : ce sera avec une ancienne camarade de promo qui fera sa première rando en ski/pulka. A la salle d’escalade de Gap je rencontre un second partenaire qui a déjà de l’expérience dans ce genre de voyage. Eux ne se connaissent pas, ils se verront le temps d’un repas avant le départ.
Reste le choix de la destination, on est tous d’accord pour le Groenland et notamment pour un tour sur la presqu’île de Nugssuaq au sud d’Uummanaq. Mais mi-janvier 2018 le fjord d’Uummanaq n’est pas pris par la banquise et suite à des échanges avec des locaux ceux-ci confirment que la situation n’est pas terrible mais qu’en mars la banquise sera probablement là …sauf si. Nous commençons à douter : on n’aimerait pas se retrouver sur la petite île d’Uummanaq avec une banquise trop fine pour le ski mais trop épaisse pour un éventuel transfert en bateau. Fin janvier, il faut se décider et nous laissons tomber Uummanaq pour finalement choisir la côte Est : Kulusuk ou Ittoqqortoormiit. La seconde destination est un peu plus dure à atteindre, outre 2 correspondances en Islande les vols ne sont que le mardi et le jeudi ce qui rend difficile d’optimiser la pose des congés. Ce sera donc Kulusuk.
Pour moi qui ai déjà visité la région plus jeune en mars 2007, ce sera l’occasion de tester ma mémoire.
Nous achetons les billets fin janvier Paris-Reykjavik avec IcelandAir et Reykavik-Kulusuk avec Air Iceland.
Reste l’itinéraire, les grands glaciers des montagnes juste au nord du village de Kuummiut (à 50 km au nord de Kulusuk) semblent un beau terrain de jeu. Reste aussi à organiser le transfert jusqu’à Kuummiut, les agences contactées nous répondent que nous verrons sur place le jour même si quelqu’un a un bateau à l’eau. Nous dessinons alors les grandes lignes du périple : 2,5 semaines pour relier Kuummiut à Tasiilaq.
Pour ce qui est des ours, ils sont apparemment plutôt rares dans le coin mais plusieurs récits sur internet mentionnent des observations et même des contacts (visite de campement…) dans toute la région. En effet, des plantigrades dérivent du nord avec les plaques de banquises, on nous conseille d’ailleurs de prendre un fusil sur place.
Lundi 19 mars (J-1) La météo se précise pour la fin de semaine où nous serons sur place : grosse tempête pendant au moins 3 jours avec vents moyens à 20 m/s. Petit moment de doute, est-il raisonnable d’aller à Kuummiut sachant que de là il y aura 180 km obligatoires à parcourir pour revenir en ville. Nous préférons jouer la prudence et nous réservons au dernier moment la navette hélicoptère entre Kulusuk et Tasiilaq. Sur place, dans la grosse ville du coin nous pourrons mieux aviser sur notre destination : boucle au départ de Tasiilaq si la mauvaise météo se confirme ou transfert en bateau à Kuummiut si le temps s’améliore.
Mardi 20 mars, mercredi 21 mars, jeudi 22 mars C’est parti pour le grand voyage : Chorges-Lyon en voiture le mardi soir. Mercredi Lyon-Roissy en TGV, Roissy CDG-Keflavik en avion, nuit d’auberge en Islande. Longue marche jusqu’à l’aéroport de Reykjavik. On n’est pas trop de trois pour porter les 3 pulkas, les skis et tout le matériel y compris glaciaire (cordes, crampons, baudrier…). L’avion décolle pour Kulusuk sous le soleil islandais et à peine 1h30 plus tard nous voici enfin sur place à 10 h heure locale. Le temps est très couvert.

L’hélico est à 15h on refait les bagages pour équilibrer les poids et profiter de l’absence de contrôle de sécurité pour mettre les choses lourdes en bagages à mains (crampons, hache…).

A Tasiilaq nous donnons rendez-vous à Rasmus, contacté avant le départ qui gère l’agence Greenland Vacation et qui doit nous louer un fusil, un chien et peut être nous transférer à Kuummiut. Il confirme nos craintes, dans deux jours la tempête arrive, il nous propose cependant un plan : nous emmener en motoneige jusqu’au front de banquise de l’île de Qernertivartivit et de là un ami à lui nous emmènera en bateau à Kuummiut. Nous n’hésitons pas longtemps. Vu la météo nous allons nous retrouver coincés plusieurs jours sous la tente juste après le départ. Nous décidons de partir pour une boucle au départ de Tasiilaq. Nous attaquons les courses au Pilersuisoq qui ferme dans 45 min… Evidemment, vu la quantité de choses à acheter nous ne finalisons pas tous nos achats et nous partons vers l’extrémité nord de la ville pour monter le camp à l’écart. Rasmus nous rejoint au campement pour nous emmener le chien et le fusil. Nous rencontrons donc le 4ème compagnon : Storm un chien groenlandais plutôt massif mais très calme.

Rasmus nous explique comment l’attacher, lui mettre son harnais, ses sacoches de portage remplies de croquettes et nous montre comment charger le fusil. Il commence à se faire tard, Rasmus nous laisse et Storm commence alors à pleurer et toute la nuit ses hurlements nous empêchent de dormir. Nous découvrirons plus tard qu’il suffisait de sortir avec une pelle en criant « Storm ».
Vendredi 23 mars Debout à 6h, nous finissons les courses manquantes, le choix est assez limité dans les deux Pilersuisoq. Pas de pates chinoises, une seule sorte de pain, de muesli et de fromage. Nous ferons avec. Nous achetons des pates cuisson normale pour compléter les cuissons rapides et la semoule emportées de France. Nous trouvons dans les deux magasins du benzine pour nos deux réchauds à essence et des cartouches de gaz (un de nos réchauds est multi combustibles) A midi nous partons enfin, plein nord dans le golfe de Tasiilaq qui est bien gelé. Nous découvrons la randonnée avec le chien. Heureusement son tempérament calme se confirme, en traversant le chenil tous les chiens lui hurlent dessus mais il reste complètement indifférent et se contente de trottiner sur la piste de motoneige sans toutefois trop tirer sur son trait ! Rasmus nous a fourni un harnais de cani-cross mais il est aussi possible d’accrocher la laisse au harnais de la pulka ou à la ceinture ventrale du sac.
Bivouac à l’extrémité nord du grand lac de Qorlortoq So.

Nous installons les 4 détecteurs de mouvements à pile emmenés de France à chaque angle de la tente. Autour du repas, nous allumons la centrale et 2 min après la sirène sonne. Nous pensons bien sûr à un faux positif mais nous sortons quand même vérifier. Et non ! Un chien errant tourne autour de la tente, il traine à son harnais 20 m de corde qui s’emmêle dans les ficelles de la tente... A force de cris et de menaces de pelle, il finit par fuir. Si les détecteurs ont bien marché, Storm lui n’a pas bronché….
Samedi 24 mars Réveil à 5h45, ciel couvert, nous reprenons la « route », à savoir une grosse trace de motoneige qui relie Tasiilaq à Tiniteqilaq. 2h plus tard nous arrivons au lieu-dit du « Coffee Bar » : 3 cabanes privées et fermées pour les touristes et une autre ouverte mais assez rudimentaire : 4 planches, un toit, une porte, pas de fenêtre, des jours au niveau de la porte….

Mais tout de même, une grande banquette et une table. La tempête est prévue pour ce soir, il n’est que 10h mais on ne va pas se priver d’avoir un abri contre les vents annoncés. En attendant nous allons profiter des éclaircies pour monter sans les pulkas sur un contrefort du glacier Mittivakkat. Au sommet, nous distinguons le fjord Sermilik, mais le vent nous empêche de profiter de la vue. Nous découvrons aussi la descente avec un chien de traineau, outre la difficulté de tourner avec des skis de randonnée nordique, il faut rajouter les grands coups de reins du chien qui court et tire tant qu’il peut ! Soirée dans la cabane, le vent se lève et siffle entre les planches, et nous calfeutrons le jour de la porte avec une bâche. Alors que le sommeil nous gagne, le vent ouvre la porte dans un grand fracas, neige et vent pénètrent dans la cabane le temps de vite nous barricader à nouveau dans notre abri.
Dimanche 25 mars Tempête, vents, neige pas de visibilité nous n’essayons même pas de sortir. Nous faisons quand même le plein d’eau dans une portion de rivière non gelée.

Entre deux parties de cartes un bruit étrange de bâche qu’on froisse attire notre attention. Nous nous précipitons dehors, Storm a réussi à attraper une pulka et s’est emparé d’un sac de fromage. Nous récupérons notre bien à l’aide d’une pelle et nous éloignons les 3 pulkas de la bête. Nous découvrons aussi pourquoi il est utile de lui enlever son harnais chaque soir : il en a coupé une sangle pendant la nuit. L’aiguille et le fil vont servir ! A midi un autre événement inattendu se produit : quelqu’un ouvre la porte. Débarque alors un Groenlandais, Mickael, couvert de neige qui tremble de tout son corps, il a l’air épuisé. Il parle bien anglais et nous en apprend un peu plus sur sa situation, il est tombé en panne de motoneige la veille vers le glacier qui permet de rejoindre Tiniteqilaq. Il a passé la nuit dehors, dans un trou creusé avec la visière de son casque et s’est mis en route ce matin vers les cabanes. Il a pour tout équipement un sac en plastique et une canette de coca vide qui lui a permis de boire dans les trous d’eau. Il espère être pris en « stop » prochainement. On lui offre le thé, le repas du midi, encore du thé et pour finir un duvet dans lequel il se glisse et s’endort presque immédiatement. On le réveille au soir pour le repas chaud mais l’appétit l’a quitté et il se rendort. La nuit arrive, on se partage donc les deux duvets restants pour trois en dormant avec nos grosses doudounes.
Dehors, il vente et il neige et la hauteur de poudreuse au sol commence à être impressionnante…
Lundi 26 mars. Neige et vent, toujours personne n’est passé sur cette portion pourtant très parcourue. Nous partageons donc notre quotidien avec notre compagnon d’infortune avec qui nous pouvons discuter il est plombier, il a passé 20 ans au Danemark où il a appris l’anglais. Nous décidons de faire une tentative à pulka pour rejoindre Tiniteqilaq et alerter quelqu’un que Mickael est ici et attend de l’aide. 2h plus tard et 500 m plus loin il faut se rendre à l’évidence, il y a trop de neige fraiche, nous n’atteindrons jamais le village et personne ne viendra chercher Mickael. Nous le retrouvons dans la cabane pour un nouveau repas et nous nous préparons pour le partage de duvets nocturne. Il fait entre -5 et 0°C à l’intérieur.
23h. Alors que nous dormons un grand vacarme nous réveille, la porte est presque enfoncée et un assourdissant « Greenland Police here » raisonne dans la cabane. Un géant Danois couvert de neige entre. Tout de suite il est apaisant et nous explique qu’ils sont à la recherche de Mickael. Rasmus fait parti des secouristes et nous donne la météo : encore un jour à tenir et le beau temps arrive. Mickael nous quitte, très reconnaissant. On apprendra au retour que l’opération était sérieuse, un avion avait été même dépêché sur la zone et attendait un créneau météo. Il aura fallu aux secouristes un convoi de 30 motoneiges pour ouvrir la piste. ! Un article de journal lu retour confirme la violence de la tempête à Tasiilaq : les vents ont dépassé les 35 m/s en rafale et les enfants n’avaient pas le droit de quitter l’école sans leur parents…
Nous revoilà seuls dans la cabane mais cette fois avec un duvet par personne !
Mardi 27 mars
Le vent est un peu tombé mais la visibilité est nulle et il neige et il tombe d’énormes flocons. Tout est recouvert de neige, les pulkas, les cabanes à touristes, la rivière… C’est impressionnant. Nous ressortons les cartes pour une nouvelle journée d’attente
Mercredi 28 mars 6h du matin, nous ouvrons la porte et voyons le ciel bleu. Le paysage est sublime, le soleil éclaire les sommets, tout est noyé dans une belle neige blanche.

Nulles traces de passage où que l’on regarde, la vallée est à nous.

Nous décollons avec les pulkas direction Tiniteqilaq. La joie est de courte durée, 30 min plus tard nous avons parcouru quelque chose comme 200 m. Le chien dépasse à peine du sillon creusé par les pulkas. Continuer n’a aucun intérêt tant l’effort est intense. Si on veut bouger dans ces conditions ce sera sans les traineaux. Nous partons donc en skis pour une journée en étoile depuis la cabane. Nous visons un contrefort côté 636m sur la carte qui surplombe le Sermilik. Les relais se succèdent pour faire la trace.

La tempête a gommé toutes traces humaines sur l’axe Tasiilaq-Tiniteqilaq on a l’impression d’être seul au monde.

Il nous faudra quand même plus de 6h pour faire les 8 km qui nous séparent du sommet ! Pour la première fois du séjour, presque une semaine après notre arrivée nous voyons enfin le potentiel de la région : des montagnes aux faces impressionnantes de tous les côtés, des glaciers aux surfaces lisses, la calotte et surtout le Sermilik avec ses icebergs et sa banquise partielle qui contraste avec le bleu du fjord.

Le retour se fait sans encombre, mais à la cabane nous retrouvons le chien errant du premier jour. Nous nous félicitons du petit débat du matin à savoir s’il fallait rentrer ou non les pulkas dans la cabane nous les avions rentrées et c’était la bonne décision ! Nous essayons tant bien que mal de lui faire peur, mais pour la nuit pas question de remettre les pulkas dehors. C’est un joyeux bazar dans cette petite cabane à trois avec trois traineaux sur la petite banquette.
Jeudi 29 mars. La piste semble ouverte : des motoneiges ont effectivement tracé la montée vers Tiniteqilaq. Il fait nuageux Cette fois nous nous élançons avec nos pulkas, bien décidés à avancer. Nous sommes à 10 km de Tasiilaq 6 jours après le départ ! Nous avons bien fait de ne pas aller à Kuummiut. Nous montons une bute avant de redescendre dans la vallée où l’on doit rejoindre le glacier. Mauvaise surprise la trace s’arrête, il va falloir la faire nous-mêmes. Nous rejoignons tant bien que mal le fond de la vallée et nous nous attaquons à la montée du glacier. C’est horrible ! La neige fait basculer les pulkas sur la tranche. Nous sommes obligés de faire des relais avec un skieur sans sa pulka devant qui ouvre la trace avant de repartir chercher son traineau. Mais c’est à peine mieux. Storm s’enfonce jusqu’à la taille… 1h30 plus tard, on a à peine avancé et Storm refuse de continuer. Couché sur nos skis rien ne le fait lever. Mais voilà des motoneiges qui arrivent. Le bruit et les vapeurs d’essence qu’on cherchait à éviter nous ravissent. Nous rejoignons leur trace non sans peine notamment à cause de Storm qu’il faut tirer voire même porter. La situation change subitement, nous avançons désormais plutôt bien, le soleil perce enfin les nuages, nous arrivons au sommet du glacier sous un soleil radieux sans vent avec une vue imprenable juste à l’heure du pique nique. Nous attaquons la descente sur le Sermilik et nous trouvons un super emplacement de bivouac 200 m au dessus du fjord. Nous apercevons au loin le village de Tiniteqilaq. Le soleil se couche, la lune se lève, le froid s’installe. Quelle joie après ce début de séjour compliqué.

Vendredi 30 mars Une belle journée s’annonce -15°C au réveil, il est 5h50, tout est silencieux. Nous avons hâte de profiter de notre première journée complète de beau temps froid et sec. Nous laissons le camp après avoir pris soin d’enterrer les pulkas, et nous filons direction Tiniteqilaq. Le village donne une impression de bout du monde. On se dit qu’on aurait pu limiter nos achats à Tasiilaq et s’approvisionner au Pilersuisoq local pour alléger les pulkas… Nous montons sur la crête au nord du village.
L’ambiance est magique, neige scintillante et vue superbe sur le Sermilik.

Nous poussons jusqu'à ce que l’horaire nous rappelle.

Il faut retourner à notre campement. Sur le bout de crête final, la vue porte très loin, nous repérons la vallée de Kuugarmiit Aqquitaat par laquelle nous rentrerons, les chaines de montagnes au nord de Tiniteqilaq et le fjord d’Ikaasatsivaq tout en glace qu’on hésite également à emprunter pour le retour.

Les paysages sont vraiment très alpins et la moindre montagne même à l’altitude modeste offre des versants à pics ou de grandes faces glaciaires. La descente s’effectue dans un petit canyon qui donne directement sur la banquise. Les 200 m de remontée vers notre camp sont bien longs après cette belle journée.

Comme la veille, les détecteurs se déclenchent à l’heure du coucher de soleil. Peut être sont-ils sensibles au soleil rasant… Storm qui est attaché un peu loin (10m) pleurniche, il faut sortir pour le calmer. Nous réfléchissons au planning de la semaine suivante, pousser plus au nord avec les pulkas, refaire une journée en étoile, rentrer par la vallée, rentrer par le fjord….
Samedi 31 mars Nous nous sommes décidés pour amorcer le retour sur Tasiilaq par la vallée de Kuugarmiit. Nous nous engageons sur le fjord pour gagner l’ouverture de la vallée. Elle est magnifique, longue de 15 km et large de 1 km, elle est entourée de hauts sommets très rocheux. Il n’y a pas une trace, nous sommes seuls. Nous ouvrons donc la « piste » dans une belle neige qui s’est un peu tassée mais qui reste bien physique pour le traceur !

Des avalanches qui doivent dater de la tempête ont traversé la vallée sur toute sa largeur ! La météo est au beau fixe, pas de vent, assez frais, c’est l’étape du voyage ! Il y a quand même 350 m de dénivelé à effectuer mais le décor somptueux fait oublier les ressauts à gravir.

De leur sommet nous distinguons notre trace qui fend toute la vallée en deux. Il nous faut une bonne journée pour déboucher sur le fjord opposé. Comme depuis le début nous évitons le bord de mer pour diminuer le risque de mauvaises rencontres, nous campons juste avant d’entamer la descente vers la banquise. Au cours du repas, le détecteur sonne, Storm a fait sauter son ancrage qu’il faut à nouveau recommencer.
Lundi 19 mars (J-1) La météo se précise pour la fin de semaine où nous serons sur place : grosse tempête pendant au moins 3 jours avec vents moyens à 20 m/s. Petit moment de doute, est-il raisonnable d’aller à Kuummiut sachant que de là il y aura 180 km obligatoires à parcourir pour revenir en ville. Nous préférons jouer la prudence et nous réservons au dernier moment la navette hélicoptère entre Kulusuk et Tasiilaq. Sur place, dans la grosse ville du coin nous pourrons mieux aviser sur notre destination : boucle au départ de Tasiilaq si la mauvaise météo se confirme ou transfert en bateau à Kuummiut si le temps s’améliore.
Mardi 20 mars, mercredi 21 mars, jeudi 22 mars C’est parti pour le grand voyage : Chorges-Lyon en voiture le mardi soir. Mercredi Lyon-Roissy en TGV, Roissy CDG-Keflavik en avion, nuit d’auberge en Islande. Longue marche jusqu’à l’aéroport de Reykjavik. On n’est pas trop de trois pour porter les 3 pulkas, les skis et tout le matériel y compris glaciaire (cordes, crampons, baudrier…). L’avion décolle pour Kulusuk sous le soleil islandais et à peine 1h30 plus tard nous voici enfin sur place à 10 h heure locale. Le temps est très couvert.

L’hélico est à 15h on refait les bagages pour équilibrer les poids et profiter de l’absence de contrôle de sécurité pour mettre les choses lourdes en bagages à mains (crampons, hache…).

A Tasiilaq nous donnons rendez-vous à Rasmus, contacté avant le départ qui gère l’agence Greenland Vacation et qui doit nous louer un fusil, un chien et peut être nous transférer à Kuummiut. Il confirme nos craintes, dans deux jours la tempête arrive, il nous propose cependant un plan : nous emmener en motoneige jusqu’au front de banquise de l’île de Qernertivartivit et de là un ami à lui nous emmènera en bateau à Kuummiut. Nous n’hésitons pas longtemps. Vu la météo nous allons nous retrouver coincés plusieurs jours sous la tente juste après le départ. Nous décidons de partir pour une boucle au départ de Tasiilaq. Nous attaquons les courses au Pilersuisoq qui ferme dans 45 min… Evidemment, vu la quantité de choses à acheter nous ne finalisons pas tous nos achats et nous partons vers l’extrémité nord de la ville pour monter le camp à l’écart. Rasmus nous rejoint au campement pour nous emmener le chien et le fusil. Nous rencontrons donc le 4ème compagnon : Storm un chien groenlandais plutôt massif mais très calme.

Rasmus nous explique comment l’attacher, lui mettre son harnais, ses sacoches de portage remplies de croquettes et nous montre comment charger le fusil. Il commence à se faire tard, Rasmus nous laisse et Storm commence alors à pleurer et toute la nuit ses hurlements nous empêchent de dormir. Nous découvrirons plus tard qu’il suffisait de sortir avec une pelle en criant « Storm ».
Vendredi 23 mars Debout à 6h, nous finissons les courses manquantes, le choix est assez limité dans les deux Pilersuisoq. Pas de pates chinoises, une seule sorte de pain, de muesli et de fromage. Nous ferons avec. Nous achetons des pates cuisson normale pour compléter les cuissons rapides et la semoule emportées de France. Nous trouvons dans les deux magasins du benzine pour nos deux réchauds à essence et des cartouches de gaz (un de nos réchauds est multi combustibles) A midi nous partons enfin, plein nord dans le golfe de Tasiilaq qui est bien gelé. Nous découvrons la randonnée avec le chien. Heureusement son tempérament calme se confirme, en traversant le chenil tous les chiens lui hurlent dessus mais il reste complètement indifférent et se contente de trottiner sur la piste de motoneige sans toutefois trop tirer sur son trait ! Rasmus nous a fourni un harnais de cani-cross mais il est aussi possible d’accrocher la laisse au harnais de la pulka ou à la ceinture ventrale du sac.
Bivouac à l’extrémité nord du grand lac de Qorlortoq So.

Nous installons les 4 détecteurs de mouvements à pile emmenés de France à chaque angle de la tente. Autour du repas, nous allumons la centrale et 2 min après la sirène sonne. Nous pensons bien sûr à un faux positif mais nous sortons quand même vérifier. Et non ! Un chien errant tourne autour de la tente, il traine à son harnais 20 m de corde qui s’emmêle dans les ficelles de la tente... A force de cris et de menaces de pelle, il finit par fuir. Si les détecteurs ont bien marché, Storm lui n’a pas bronché….
Samedi 24 mars Réveil à 5h45, ciel couvert, nous reprenons la « route », à savoir une grosse trace de motoneige qui relie Tasiilaq à Tiniteqilaq. 2h plus tard nous arrivons au lieu-dit du « Coffee Bar » : 3 cabanes privées et fermées pour les touristes et une autre ouverte mais assez rudimentaire : 4 planches, un toit, une porte, pas de fenêtre, des jours au niveau de la porte….

Mais tout de même, une grande banquette et une table. La tempête est prévue pour ce soir, il n’est que 10h mais on ne va pas se priver d’avoir un abri contre les vents annoncés. En attendant nous allons profiter des éclaircies pour monter sans les pulkas sur un contrefort du glacier Mittivakkat. Au sommet, nous distinguons le fjord Sermilik, mais le vent nous empêche de profiter de la vue. Nous découvrons aussi la descente avec un chien de traineau, outre la difficulté de tourner avec des skis de randonnée nordique, il faut rajouter les grands coups de reins du chien qui court et tire tant qu’il peut ! Soirée dans la cabane, le vent se lève et siffle entre les planches, et nous calfeutrons le jour de la porte avec une bâche. Alors que le sommeil nous gagne, le vent ouvre la porte dans un grand fracas, neige et vent pénètrent dans la cabane le temps de vite nous barricader à nouveau dans notre abri.
Dimanche 25 mars Tempête, vents, neige pas de visibilité nous n’essayons même pas de sortir. Nous faisons quand même le plein d’eau dans une portion de rivière non gelée.

Entre deux parties de cartes un bruit étrange de bâche qu’on froisse attire notre attention. Nous nous précipitons dehors, Storm a réussi à attraper une pulka et s’est emparé d’un sac de fromage. Nous récupérons notre bien à l’aide d’une pelle et nous éloignons les 3 pulkas de la bête. Nous découvrons aussi pourquoi il est utile de lui enlever son harnais chaque soir : il en a coupé une sangle pendant la nuit. L’aiguille et le fil vont servir ! A midi un autre événement inattendu se produit : quelqu’un ouvre la porte. Débarque alors un Groenlandais, Mickael, couvert de neige qui tremble de tout son corps, il a l’air épuisé. Il parle bien anglais et nous en apprend un peu plus sur sa situation, il est tombé en panne de motoneige la veille vers le glacier qui permet de rejoindre Tiniteqilaq. Il a passé la nuit dehors, dans un trou creusé avec la visière de son casque et s’est mis en route ce matin vers les cabanes. Il a pour tout équipement un sac en plastique et une canette de coca vide qui lui a permis de boire dans les trous d’eau. Il espère être pris en « stop » prochainement. On lui offre le thé, le repas du midi, encore du thé et pour finir un duvet dans lequel il se glisse et s’endort presque immédiatement. On le réveille au soir pour le repas chaud mais l’appétit l’a quitté et il se rendort. La nuit arrive, on se partage donc les deux duvets restants pour trois en dormant avec nos grosses doudounes.
Dehors, il vente et il neige et la hauteur de poudreuse au sol commence à être impressionnante…
Lundi 26 mars. Neige et vent, toujours personne n’est passé sur cette portion pourtant très parcourue. Nous partageons donc notre quotidien avec notre compagnon d’infortune avec qui nous pouvons discuter il est plombier, il a passé 20 ans au Danemark où il a appris l’anglais. Nous décidons de faire une tentative à pulka pour rejoindre Tiniteqilaq et alerter quelqu’un que Mickael est ici et attend de l’aide. 2h plus tard et 500 m plus loin il faut se rendre à l’évidence, il y a trop de neige fraiche, nous n’atteindrons jamais le village et personne ne viendra chercher Mickael. Nous le retrouvons dans la cabane pour un nouveau repas et nous nous préparons pour le partage de duvets nocturne. Il fait entre -5 et 0°C à l’intérieur.

23h. Alors que nous dormons un grand vacarme nous réveille, la porte est presque enfoncée et un assourdissant « Greenland Police here » raisonne dans la cabane. Un géant Danois couvert de neige entre. Tout de suite il est apaisant et nous explique qu’ils sont à la recherche de Mickael. Rasmus fait parti des secouristes et nous donne la météo : encore un jour à tenir et le beau temps arrive. Mickael nous quitte, très reconnaissant. On apprendra au retour que l’opération était sérieuse, un avion avait été même dépêché sur la zone et attendait un créneau météo. Il aura fallu aux secouristes un convoi de 30 motoneiges pour ouvrir la piste. ! Un article de journal lu retour confirme la violence de la tempête à Tasiilaq : les vents ont dépassé les 35 m/s en rafale et les enfants n’avaient pas le droit de quitter l’école sans leur parents…
Nous revoilà seuls dans la cabane mais cette fois avec un duvet par personne !
Mardi 27 mars
Le vent est un peu tombé mais la visibilité est nulle et il neige et il tombe d’énormes flocons. Tout est recouvert de neige, les pulkas, les cabanes à touristes, la rivière… C’est impressionnant. Nous ressortons les cartes pour une nouvelle journée d’attente
Mercredi 28 mars 6h du matin, nous ouvrons la porte et voyons le ciel bleu. Le paysage est sublime, le soleil éclaire les sommets, tout est noyé dans une belle neige blanche.

Nulles traces de passage où que l’on regarde, la vallée est à nous.

Nous décollons avec les pulkas direction Tiniteqilaq. La joie est de courte durée, 30 min plus tard nous avons parcouru quelque chose comme 200 m. Le chien dépasse à peine du sillon creusé par les pulkas. Continuer n’a aucun intérêt tant l’effort est intense. Si on veut bouger dans ces conditions ce sera sans les traineaux. Nous partons donc en skis pour une journée en étoile depuis la cabane. Nous visons un contrefort côté 636m sur la carte qui surplombe le Sermilik. Les relais se succèdent pour faire la trace.

La tempête a gommé toutes traces humaines sur l’axe Tasiilaq-Tiniteqilaq on a l’impression d’être seul au monde.

Il nous faudra quand même plus de 6h pour faire les 8 km qui nous séparent du sommet ! Pour la première fois du séjour, presque une semaine après notre arrivée nous voyons enfin le potentiel de la région : des montagnes aux faces impressionnantes de tous les côtés, des glaciers aux surfaces lisses, la calotte et surtout le Sermilik avec ses icebergs et sa banquise partielle qui contraste avec le bleu du fjord.

Le retour se fait sans encombre, mais à la cabane nous retrouvons le chien errant du premier jour. Nous nous félicitons du petit débat du matin à savoir s’il fallait rentrer ou non les pulkas dans la cabane nous les avions rentrées et c’était la bonne décision ! Nous essayons tant bien que mal de lui faire peur, mais pour la nuit pas question de remettre les pulkas dehors. C’est un joyeux bazar dans cette petite cabane à trois avec trois traineaux sur la petite banquette.
Jeudi 29 mars. La piste semble ouverte : des motoneiges ont effectivement tracé la montée vers Tiniteqilaq. Il fait nuageux Cette fois nous nous élançons avec nos pulkas, bien décidés à avancer. Nous sommes à 10 km de Tasiilaq 6 jours après le départ ! Nous avons bien fait de ne pas aller à Kuummiut. Nous montons une bute avant de redescendre dans la vallée où l’on doit rejoindre le glacier. Mauvaise surprise la trace s’arrête, il va falloir la faire nous-mêmes. Nous rejoignons tant bien que mal le fond de la vallée et nous nous attaquons à la montée du glacier. C’est horrible ! La neige fait basculer les pulkas sur la tranche. Nous sommes obligés de faire des relais avec un skieur sans sa pulka devant qui ouvre la trace avant de repartir chercher son traineau. Mais c’est à peine mieux. Storm s’enfonce jusqu’à la taille… 1h30 plus tard, on a à peine avancé et Storm refuse de continuer. Couché sur nos skis rien ne le fait lever. Mais voilà des motoneiges qui arrivent. Le bruit et les vapeurs d’essence qu’on cherchait à éviter nous ravissent. Nous rejoignons leur trace non sans peine notamment à cause de Storm qu’il faut tirer voire même porter. La situation change subitement, nous avançons désormais plutôt bien, le soleil perce enfin les nuages, nous arrivons au sommet du glacier sous un soleil radieux sans vent avec une vue imprenable juste à l’heure du pique nique. Nous attaquons la descente sur le Sermilik et nous trouvons un super emplacement de bivouac 200 m au dessus du fjord. Nous apercevons au loin le village de Tiniteqilaq. Le soleil se couche, la lune se lève, le froid s’installe. Quelle joie après ce début de séjour compliqué.

Vendredi 30 mars Une belle journée s’annonce -15°C au réveil, il est 5h50, tout est silencieux. Nous avons hâte de profiter de notre première journée complète de beau temps froid et sec. Nous laissons le camp après avoir pris soin d’enterrer les pulkas, et nous filons direction Tiniteqilaq. Le village donne une impression de bout du monde. On se dit qu’on aurait pu limiter nos achats à Tasiilaq et s’approvisionner au Pilersuisoq local pour alléger les pulkas… Nous montons sur la crête au nord du village.

L’ambiance est magique, neige scintillante et vue superbe sur le Sermilik.

Nous poussons jusqu'à ce que l’horaire nous rappelle.

Il faut retourner à notre campement. Sur le bout de crête final, la vue porte très loin, nous repérons la vallée de Kuugarmiit Aqquitaat par laquelle nous rentrerons, les chaines de montagnes au nord de Tiniteqilaq et le fjord d’Ikaasatsivaq tout en glace qu’on hésite également à emprunter pour le retour.

Les paysages sont vraiment très alpins et la moindre montagne même à l’altitude modeste offre des versants à pics ou de grandes faces glaciaires. La descente s’effectue dans un petit canyon qui donne directement sur la banquise. Les 200 m de remontée vers notre camp sont bien longs après cette belle journée.

Comme la veille, les détecteurs se déclenchent à l’heure du coucher de soleil. Peut être sont-ils sensibles au soleil rasant… Storm qui est attaché un peu loin (10m) pleurniche, il faut sortir pour le calmer. Nous réfléchissons au planning de la semaine suivante, pousser plus au nord avec les pulkas, refaire une journée en étoile, rentrer par la vallée, rentrer par le fjord….
Samedi 31 mars Nous nous sommes décidés pour amorcer le retour sur Tasiilaq par la vallée de Kuugarmiit. Nous nous engageons sur le fjord pour gagner l’ouverture de la vallée. Elle est magnifique, longue de 15 km et large de 1 km, elle est entourée de hauts sommets très rocheux. Il n’y a pas une trace, nous sommes seuls. Nous ouvrons donc la « piste » dans une belle neige qui s’est un peu tassée mais qui reste bien physique pour le traceur !

Des avalanches qui doivent dater de la tempête ont traversé la vallée sur toute sa largeur ! La météo est au beau fixe, pas de vent, assez frais, c’est l’étape du voyage ! Il y a quand même 350 m de dénivelé à effectuer mais le décor somptueux fait oublier les ressauts à gravir.

De leur sommet nous distinguons notre trace qui fend toute la vallée en deux. Il nous faut une bonne journée pour déboucher sur le fjord opposé. Comme depuis le début nous évitons le bord de mer pour diminuer le risque de mauvaises rencontres, nous campons juste avant d’entamer la descente vers la banquise. Au cours du repas, le détecteur sonne, Storm a fait sauter son ancrage qu’il faut à nouveau recommencer.
3 semaines aux USA: de L.A au Mont Rushmore, Grand Canyon, Yellowstone... English translation pending
Bonjour à tous;
Après des mois à éplucher chaque site internet parlant des États unis, à la recherche de piste et renseignements pour notre voyage, je suis tombée sur ce forum: UNE MINE D'OR
Je me suis délecté de tous les récits que j'ai lus. J'ai noté chaque bon plan intéressant, chaque détail de vos récits m'a servi pour mon second voyage au pays de l'oncle Sam.
C'est donc avec beaucoup de plaisir que je me permets, à mon tour de vous raconter mon voyage.
Pour commencer, je me présente, Jenny, 27 ans, esthéticienne, fan de sport en salle et Britney.
Petite ardéchoise, qui flippe dès qu'il faut prendre les transports en commun... Bah oui, ma voiture c'est la VIE.^^
Je suis partie pour la première fois aux États unis en février 2015 (avec mon ami et ma soeur) et le retour fut horriblement difficile, j'ai très mal vécu le retour en France, je n'avais donc qu'une OBSESSION, retourné là-bas.
Après des mois et des mois de négociations intenses avec Monsieur, j'obtins ENFIN le Graal.
Un bon plan sur internet et l'ultime argument fut le bon.
Pas question pour Monsieur de faire un voyage de merde ( bah oui la fois d'avant fut quelque peu "ratée").
La question de base: tu veux voir quoi toi? euh
Je vous passe les détails, mais après des semaines à me creuser la tête sûre comment planifiez-le parcourt en perdant le moins de temps possible.
LE ROAD TRIP DE FOU

ET le copier/coller de mes notes pour le bon déroulement du périple:
GRAND CANYON: Barage hoover 1h Grand canyon *pass* point sublime PDV grand view point PDV lipan point PDV > direction -> Marble Canyon passage
PAGE: Lake powell - Wahweap *pass* Big water - Paria Contact Station Horseshoe Bend (milieu de journée) 1h Alstrom Point (accessible en 4x4) pass Scenic View (fin de journée pour photos)Coordonnées GPS: 36.969066, -111.499368 LOWER ANTELOPE CANYON 40$/personne + 8$/pers passe ville 2h
MONUMENT VALLEY *20$/car* Valley drive (de 8h à 16h30) 2 à 3h de visite- The Mittens and Merrick Bute - The Three Sisters - Artist Point Visitor center Fin de journée/couché de soleil
MOAB *pass* arches: > park avanue viewpiont PDV > Park avanue trail (3.2km A/R, 1h30) Devil's garden > devils garden trail ( 6.7km A/R, 3h) CANYONLANDS island in the sky: > shafer canyon ( à coté du vistor center) PDV > green river overlook PDV > mesa arch (0.8km, à faire au lever de soleil) RAD
MONT RUSHMORE: *pass* visite 1 à 2h parking payant
YELLOWSTONE 3/4 jours de visite *pass* A ne pas manquer Le Upper et Lower geyser basin Mud Volcano Le Grand Canyon de Yellowstone, les points des vue Artist Point, Inspiration Point Les chutes Lower Falls et Tower Falls La vallée Lamar Valley Le basin Norris Geyser Basin Les sources Mammoth hot springs
idaho falls
BRYCE CANYON *pass* Fairyland Point (avant le péage) Sunrise point (lever de soleil de préférence) Sunset Point (fin de journée) Inspiration Point Bryce Point Paria View + une rando au choix (Navajo Loop Trail,
ZION CANYON *pass* Kanarra Falls Emerald Pool trail The Narrows zion Riverside walk - temple of sinawava Angels Landing trail The subway (permis, la veille)
VALLEY OF FIRE *10$* Elephant rock (0.6km, A/R, 20min)
LAS VEGAS:
DEATH VALLEY: *pass* BADWATER ROAD:Badwater basin/Mushroom Rock/Devil's Golf Course/Natural Bridge The Racetrack Dante's view/Twenty Mule Team Canyon/Zabriskie Point
GROOM LAKE: Rachel Alien burger Nevada State Route 375
LOS ANGELES: Hollywood blvd (jour) Panneau Hollywood Beverly Hills Venice beach Santa Monica Observatoire Griffith (fin de journée) Vermont Avenue

ET le copier/coller de mes notes pour le bon déroulement du périple:
GRAND CANYON: Barage hoover 1h Grand canyon *pass* point sublime PDV grand view point PDV lipan point PDV > direction -> Marble Canyon passage
PAGE: Lake powell - Wahweap *pass* Big water - Paria Contact Station Horseshoe Bend (milieu de journée) 1h Alstrom Point (accessible en 4x4) pass Scenic View (fin de journée pour photos)Coordonnées GPS: 36.969066, -111.499368 LOWER ANTELOPE CANYON 40$/personne + 8$/pers passe ville 2h
MONUMENT VALLEY *20$/car* Valley drive (de 8h à 16h30) 2 à 3h de visite- The Mittens and Merrick Bute - The Three Sisters - Artist Point Visitor center Fin de journée/couché de soleil
MOAB *pass* arches: > park avanue viewpiont PDV > Park avanue trail (3.2km A/R, 1h30) Devil's garden > devils garden trail ( 6.7km A/R, 3h) CANYONLANDS island in the sky: > shafer canyon ( à coté du vistor center) PDV > green river overlook PDV > mesa arch (0.8km, à faire au lever de soleil) RAD
MONT RUSHMORE: *pass* visite 1 à 2h parking payant
YELLOWSTONE 3/4 jours de visite *pass* A ne pas manquer Le Upper et Lower geyser basin Mud Volcano Le Grand Canyon de Yellowstone, les points des vue Artist Point, Inspiration Point Les chutes Lower Falls et Tower Falls La vallée Lamar Valley Le basin Norris Geyser Basin Les sources Mammoth hot springs
idaho falls
BRYCE CANYON *pass* Fairyland Point (avant le péage) Sunrise point (lever de soleil de préférence) Sunset Point (fin de journée) Inspiration Point Bryce Point Paria View + une rando au choix (Navajo Loop Trail,
ZION CANYON *pass* Kanarra Falls Emerald Pool trail The Narrows zion Riverside walk - temple of sinawava Angels Landing trail The subway (permis, la veille)
VALLEY OF FIRE *10$* Elephant rock (0.6km, A/R, 20min)
LAS VEGAS:
DEATH VALLEY: *pass* BADWATER ROAD:Badwater basin/Mushroom Rock/Devil's Golf Course/Natural Bridge The Racetrack Dante's view/Twenty Mule Team Canyon/Zabriskie Point
GROOM LAKE: Rachel Alien burger Nevada State Route 375
LOS ANGELES: Hollywood blvd (jour) Panneau Hollywood Beverly Hills Venice beach Santa Monica Observatoire Griffith (fin de journée) Vermont Avenue
Japon 2015: De la Vallée de l'Iya à la Péninsule de Noto English translation pending
En 2015, j'hésitais entre deux endroits qui me titillaient depuis pas mal de temps : la Vallée de l'Iya, sur l'île de Shikoku et la Péninsule de Noto que j'avais frôlée quelques années plus tôt en allant à Kanazawa.
Choix infaisable, c'était comme choisir entre la peste et le choléra, enfin, c'est pas tout à fait ça, plutôt le contraire, mais je me comprends... Bon, le choix est fait, ce sera... les deux.
Vol direct CDG-NRT par ANA. Une première pour moi, et pas une dernière, j'espère car ce fut bien agréable. Une fois arrivé à Tokyo, direction Okayama. Voilà ce qui arrive quand on prend un Paris-Tokyo A/R sans savoir ce que l'on va faire.
Installons-nous confortablement, c'est parti pour 800 km et 4h30...
Ces villages verts, si caractéristiques du Japon, connus de tous les voyageurs, défilent à vive allure.
De temps en temps, une surprise vient émailler la relative monotonie du paysage, comme ici, le château d'Himeji.
Okayama, enfin. J'aime bien cette ville, elle a deux spécialités, les raisins et les pêches.
30 € la grappe... l'a intérêt à être bon, le raisin. Voyons les pêches...
27 € les 3 pêches, 9 € pièce. Euh... je vais peut-être retourner du côté du raisin.
Bien qu'il fasse nuit, la journée n'est pas terminée.

Un petit tour dans le grand magasin d'électronique en face de la gare, pour lorgner les rice cookers.
Et puis, l'heure du premier repas japonais est arrivée, dans un yakitori où j'étais allé la dernière fois.
Petite brochette d'oeufs de caille...

La nuit est bien tombée sur Okayama. Il est temps de mettre la viande dans le torchon, dirait (élégamment) GB.
Choix infaisable, c'était comme choisir entre la peste et le choléra, enfin, c'est pas tout à fait ça, plutôt le contraire, mais je me comprends... Bon, le choix est fait, ce sera... les deux.
Vol direct CDG-NRT par ANA. Une première pour moi, et pas une dernière, j'espère car ce fut bien agréable. Une fois arrivé à Tokyo, direction Okayama. Voilà ce qui arrive quand on prend un Paris-Tokyo A/R sans savoir ce que l'on va faire.

Installons-nous confortablement, c'est parti pour 800 km et 4h30...
Ces villages verts, si caractéristiques du Japon, connus de tous les voyageurs, défilent à vive allure.
De temps en temps, une surprise vient émailler la relative monotonie du paysage, comme ici, le château d'Himeji.Okayama, enfin. J'aime bien cette ville, elle a deux spécialités, les raisins et les pêches.
30 € la grappe... l'a intérêt à être bon, le raisin. Voyons les pêches...
27 € les 3 pêches, 9 € pièce. Euh... je vais peut-être retourner du côté du raisin.Bien qu'il fasse nuit, la journée n'est pas terminée.

Un petit tour dans le grand magasin d'électronique en face de la gare, pour lorgner les rice cookers.
Et puis, l'heure du premier repas japonais est arrivée, dans un yakitori où j'étais allé la dernière fois.
Petite brochette d'oeufs de caille...

La nuit est bien tombée sur Okayama. Il est temps de mettre la viande dans le torchon, dirait (élégamment) GB.
Retour sur notre séjour à Ko Phi Phi Don English translation pending
Comment dire ? ......................................................
Allez je me lance !😎
On avait programmé Ko Phi Phi Don pour la fin de notre voyage de noces ! On avait gardé le Paradis Vrai pour terminer en beauté !.................................................................... (Les points de suspension sont très importants pour maintenir le suspens !!!😛 )
QUELLE HORREUR !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Voilà mon cri du coeur. Alors je vous raconte tout : notre arrivée geniale avec toutes ces magnifiques couleurs , le turquoise de l'eau, les fanions jaunes, les longues queues bleus, rouge, orange, les palmiers , les petites plages ... Une vision paradisiaque. On se languissait de sortir du bateau et d'aller voir toutes les belles photos qu'on voit partout, en vrai ! On sort du bateau, on nous attendait avec un parapluie pour se proteger du soleil de plomb. On vient nous chercher avec une petite charette pour les bagages et 10 minutes de marche après, nous arrisons à l'hotel PHI PHI ANDAMAN LEGACY. Je vais très vite passer sur l'hotel : mis à part sa situation (parfait pour eviter le bruit des soirées nocturnes) , je n'en retiens rien .... Ha si ! Son petit dej infecte ! Son personnel nonchalent et jem'enfoutiste, pas souriant, pas sympa, pas professionnel ou tout simplement fatigué d'avoir à faire aux nombreux touristes ! Mais dans ce cas, faut changer de metier ... ou de lieu ! Bref un hotel où on se sent mal, où on est pas les bienvenus. Mais je ne pense pas que ce soit propre à cet hotel, c'est malheureusement je pense , le cas de beaucoup d'hotels sur Ko Phi Phi Don. Sauf si vous logez sur la cote Est ou peut-être dans une categorie très superieure mais je ne suis vraiment pas sure de ça ... 😕
Nous sommes arrivés vers 11h du mat et aussitot installés, nous avons cherché un endroit où manger : en marchant sur Tonsai, nous avons vu des choses hallucinantes ! Plusieurs restos servaient un repas que les serveurs allaient "pecher" au fond d'une énorme marmitte, avec une énorme louche. Ils en mettaient partout ! Le but etant d'aller vite, sans delicatesse, sans souci du service. Un genre de cantine de l'armée quoi ! Des japonais je crois, faisaient la queue .... c'etait effrayant. J'ai compris l'expression "usine à touristes". Je l'ai vue de mes yeux vu comme on dit. On a mis 30 minutes à choisir un resto, tellement rien ne nous faisait envie ! Pourtant je suis un ventre sur pattes ! Jusque là on avait mangé dans les rues, partout en Thailande ! Là on avait même pas envie de s'attabler. On s'est décidé. On a commandé (3 fois plus chers qu'ailleurs, faut le dire). On a mangé ..... le soir, gastro !😎 Superrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !
Bref, passons. Allons nous balader ! Donc, on commence par faire une balade de reperage : on traverse le village et on arrive sur une des plages où normalement il y a une très jolie baie : Lo Dalam Bay. Qu'est-ce qu'on a rigolé !!! On avait notre apn pret à degainer au déboucher de la petite rue et .... !!!! Plus de mer !! On nous l'avait enlevée !😎 Faut le savoir quand même hein : l'aprem la mer s'en va ! J'avais zappé ça moi ... y'a de belles marées. Une immense étendue de sable boueux où des milliers de petits crabes couraient ! Entre les crabes : des bouteilles de bieres cassées, des bouts de verre, des detritus ! Pour l'instant on avait encore le sourire. On est passé près d'une pool party : rien d'exceptionnel. 300 personnes au metre carré avec un seau plein de biere à bout de bras. Bon chacun son trip. Là encore pas de soucis. C'est que le premier jour !
Bon le soir, toujours persuadés que nous etions au paradis, on se fait super beaux (voyage de noces tout de même !) et on se prepare pour aller manger dans un super resto (qu'on ne trouvera jamais durant notre sejour, rien ne nous faisait envie et on a même fini par se mefier de tout !) . Juste avant de partir , je sens les premiers symptomes de la gastro et comme on dit : "Adieu Berthe", la jolie soirée d'amoureux s'est transformée en cauchemar gastrique ! Seule dans mon lit (et non pas sur le sable comme Helene ! 😄 Roch Voisine si tu m'entends !?), j'ai attendu que ça passe toute une nuit et toute une journée.
La veille, on avait loué un long tail boat pour aller sur Ko Phi Phi Le : voilà le bon plan, le truc à faire. ça nous a couté 1500 bahts pour nous 2, pour 3 h. On avait choisi notre heure de depart : 7h du mat, pour eviter l'arrivée des milliers de touristes en provenance de tous les cotés ! Ils arrivent vers 10h en general. Donc comme j'etais au lit, incapable de bouger, mon mari (R'né !) est parti tout seul sur sa longue queue (le bateau hein ! 😛 ). Il s'est regalé. Il a plongé, a vu des requins, a photographié des poissons multicolores, a vu "la plage" sans personne etc ... Très heureuse pour lui.
Le soir, j'allais mieux, donc, direction le View Point. Il y a plusieurs chemins pour y aller. Nous avons pris le premier indiqué : jonché de detritus, de bouteilles vides, de papiers. Je veux bien que tout ça vienne des touristes mal élevés mais cela ne semblait déranger personne parmi les locaux. Double deception. On grimpe, on grimpe. Oui ça grimpe vraiment ! Et il fait trèèèèèèèèèèès chaud ! Mais bon, j'ai rien laché ! Forza Corinne ! Bon au bout de 55 minutes, on arrive par le haut en fait (View Point 2). Droit d'entrée : 30 bahts par personne. On arrive sur un petit territoire magistralement gardé par un monsieur au top, qui nous rappelle que nous sommes en Thailande enfin ! Il s'occuppe de la petite boutique où on trouve de tout pour notre confort : eau, coca, trucs à grignoter, café etc ... WC très propres. Un petit jardin magnifique créé et choyé par le monsieur en question. Très agreable. Des bancs, de l'ombre, des rochers pour faire de superbes photos. Très belle vue, faut le dire. Enfin !!!! De là on redescend vers le View Point 1 par des escaliers. Trop facile ! A ce niveau, on a une vue sur la colline ... qui devait être très verte et très jolie avant que ne debute ce programme de construction ! Devant soi, au moins une dizaine de "blocs" de beton sont posés sur la pente de la colline. On n'en voit plus qu'un tiers. Tout le reste est bétonné ... et c'est recent. Le programme n'est pas terminé, il n'y a pas encore de toit etc .... On met tout sur le dos du Tsunami mais non ..... c'est du betonnage voulu et décidé. C'est horrible, ça finit de m'achever.
Dernier jour : on a même pas envie de bouger. Rien ne nous plait ici. Pourtant on n'est pas des voyageurs difficiles. On reflechit et on se dit que Ko Phi Phi Don ne merite vraiment pas qu'on y sejourne. Il faut le voir mais ne pas y rester. On trouve partout des excursions à la journée pour Ko Phi Phi le et basta. On y vient, on dit "hooooooooooo" on fait 4 photos histoire de dire qu'on l'a vue et hop on repart avec de belles images en tête sans dire qu'on etait 12 000 sur LA plage et qu'on pouvait pas faire une brasse pendant les 20 minutes ridicules qu'on nous laisse là !
Vous l'aurez compris, j'ai detesté Ko Phi Phi Don. Le positif n'a pas su supplanter tout le negatif que j'ai vu et ressenti.
On avait programmé Ko Phi Phi Don pour la fin de notre voyage de noces ! On avait gardé le Paradis Vrai pour terminer en beauté !.................................................................... (Les points de suspension sont très importants pour maintenir le suspens !!!😛 )
QUELLE HORREUR !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Voilà mon cri du coeur. Alors je vous raconte tout : notre arrivée geniale avec toutes ces magnifiques couleurs , le turquoise de l'eau, les fanions jaunes, les longues queues bleus, rouge, orange, les palmiers , les petites plages ... Une vision paradisiaque. On se languissait de sortir du bateau et d'aller voir toutes les belles photos qu'on voit partout, en vrai ! On sort du bateau, on nous attendait avec un parapluie pour se proteger du soleil de plomb. On vient nous chercher avec une petite charette pour les bagages et 10 minutes de marche après, nous arrisons à l'hotel PHI PHI ANDAMAN LEGACY. Je vais très vite passer sur l'hotel : mis à part sa situation (parfait pour eviter le bruit des soirées nocturnes) , je n'en retiens rien .... Ha si ! Son petit dej infecte ! Son personnel nonchalent et jem'enfoutiste, pas souriant, pas sympa, pas professionnel ou tout simplement fatigué d'avoir à faire aux nombreux touristes ! Mais dans ce cas, faut changer de metier ... ou de lieu ! Bref un hotel où on se sent mal, où on est pas les bienvenus. Mais je ne pense pas que ce soit propre à cet hotel, c'est malheureusement je pense , le cas de beaucoup d'hotels sur Ko Phi Phi Don. Sauf si vous logez sur la cote Est ou peut-être dans une categorie très superieure mais je ne suis vraiment pas sure de ça ... 😕
Nous sommes arrivés vers 11h du mat et aussitot installés, nous avons cherché un endroit où manger : en marchant sur Tonsai, nous avons vu des choses hallucinantes ! Plusieurs restos servaient un repas que les serveurs allaient "pecher" au fond d'une énorme marmitte, avec une énorme louche. Ils en mettaient partout ! Le but etant d'aller vite, sans delicatesse, sans souci du service. Un genre de cantine de l'armée quoi ! Des japonais je crois, faisaient la queue .... c'etait effrayant. J'ai compris l'expression "usine à touristes". Je l'ai vue de mes yeux vu comme on dit. On a mis 30 minutes à choisir un resto, tellement rien ne nous faisait envie ! Pourtant je suis un ventre sur pattes ! Jusque là on avait mangé dans les rues, partout en Thailande ! Là on avait même pas envie de s'attabler. On s'est décidé. On a commandé (3 fois plus chers qu'ailleurs, faut le dire). On a mangé ..... le soir, gastro !😎 Superrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !
Bref, passons. Allons nous balader ! Donc, on commence par faire une balade de reperage : on traverse le village et on arrive sur une des plages où normalement il y a une très jolie baie : Lo Dalam Bay. Qu'est-ce qu'on a rigolé !!! On avait notre apn pret à degainer au déboucher de la petite rue et .... !!!! Plus de mer !! On nous l'avait enlevée !😎 Faut le savoir quand même hein : l'aprem la mer s'en va ! J'avais zappé ça moi ... y'a de belles marées. Une immense étendue de sable boueux où des milliers de petits crabes couraient ! Entre les crabes : des bouteilles de bieres cassées, des bouts de verre, des detritus ! Pour l'instant on avait encore le sourire. On est passé près d'une pool party : rien d'exceptionnel. 300 personnes au metre carré avec un seau plein de biere à bout de bras. Bon chacun son trip. Là encore pas de soucis. C'est que le premier jour !
Bon le soir, toujours persuadés que nous etions au paradis, on se fait super beaux (voyage de noces tout de même !) et on se prepare pour aller manger dans un super resto (qu'on ne trouvera jamais durant notre sejour, rien ne nous faisait envie et on a même fini par se mefier de tout !) . Juste avant de partir , je sens les premiers symptomes de la gastro et comme on dit : "Adieu Berthe", la jolie soirée d'amoureux s'est transformée en cauchemar gastrique ! Seule dans mon lit (et non pas sur le sable comme Helene ! 😄 Roch Voisine si tu m'entends !?), j'ai attendu que ça passe toute une nuit et toute une journée.
La veille, on avait loué un long tail boat pour aller sur Ko Phi Phi Le : voilà le bon plan, le truc à faire. ça nous a couté 1500 bahts pour nous 2, pour 3 h. On avait choisi notre heure de depart : 7h du mat, pour eviter l'arrivée des milliers de touristes en provenance de tous les cotés ! Ils arrivent vers 10h en general. Donc comme j'etais au lit, incapable de bouger, mon mari (R'né !) est parti tout seul sur sa longue queue (le bateau hein ! 😛 ). Il s'est regalé. Il a plongé, a vu des requins, a photographié des poissons multicolores, a vu "la plage" sans personne etc ... Très heureuse pour lui.
Le soir, j'allais mieux, donc, direction le View Point. Il y a plusieurs chemins pour y aller. Nous avons pris le premier indiqué : jonché de detritus, de bouteilles vides, de papiers. Je veux bien que tout ça vienne des touristes mal élevés mais cela ne semblait déranger personne parmi les locaux. Double deception. On grimpe, on grimpe. Oui ça grimpe vraiment ! Et il fait trèèèèèèèèèèès chaud ! Mais bon, j'ai rien laché ! Forza Corinne ! Bon au bout de 55 minutes, on arrive par le haut en fait (View Point 2). Droit d'entrée : 30 bahts par personne. On arrive sur un petit territoire magistralement gardé par un monsieur au top, qui nous rappelle que nous sommes en Thailande enfin ! Il s'occuppe de la petite boutique où on trouve de tout pour notre confort : eau, coca, trucs à grignoter, café etc ... WC très propres. Un petit jardin magnifique créé et choyé par le monsieur en question. Très agreable. Des bancs, de l'ombre, des rochers pour faire de superbes photos. Très belle vue, faut le dire. Enfin !!!! De là on redescend vers le View Point 1 par des escaliers. Trop facile ! A ce niveau, on a une vue sur la colline ... qui devait être très verte et très jolie avant que ne debute ce programme de construction ! Devant soi, au moins une dizaine de "blocs" de beton sont posés sur la pente de la colline. On n'en voit plus qu'un tiers. Tout le reste est bétonné ... et c'est recent. Le programme n'est pas terminé, il n'y a pas encore de toit etc .... On met tout sur le dos du Tsunami mais non ..... c'est du betonnage voulu et décidé. C'est horrible, ça finit de m'achever.
Dernier jour : on a même pas envie de bouger. Rien ne nous plait ici. Pourtant on n'est pas des voyageurs difficiles. On reflechit et on se dit que Ko Phi Phi Don ne merite vraiment pas qu'on y sejourne. Il faut le voir mais ne pas y rester. On trouve partout des excursions à la journée pour Ko Phi Phi le et basta. On y vient, on dit "hooooooooooo" on fait 4 photos histoire de dire qu'on l'a vue et hop on repart avec de belles images en tête sans dire qu'on etait 12 000 sur LA plage et qu'on pouvait pas faire une brasse pendant les 20 minutes ridicules qu'on nous laisse là !
Vous l'aurez compris, j'ai detesté Ko Phi Phi Don. Le positif n'a pas su supplanter tout le negatif que j'ai vu et ressenti.
Rajasthan seule mais avec un chauffeur (mars 2015) English translation pending
Voyage au rajasthan
Après un retard de plus de 1 an sur la date de départ par faute d’ami(e) et d’économies pour ce voyage me voila avec un programme de 11 jours (oui trop peu !!) avec la sécurité sur place. J’ai opté pour une agence franco-indienne basée à Delhi (VF m’a bien aidé dans mon choix). Le directeur Ranjeet s’est lié d’amitié avec Alex, un français, et c’est ce dernier qui m’a organisé ce séjour, informé et rassuré. C’est plutôt ma famille que je devais rassurer car moi je pars confiante avec eux. J’ai hâte d’arriver mais je me pose pleins de questions, et la plus grande est celle concernant mon anglais. Oui en fait je me rends compte que mon anglais « is very bad » rien que dans l’avion lorsqu’il faut remplir les petits papiers pour la douane de Delhi….
Il est très tôt et comme tout aéroport, logique, je suis les gens pour sortir. Il y a beaucoup de chauffeurs et de famille dans l’attente, Sunil est présent. Ouf !
En quittant Delhi je n’ose pas poser de questions à Sunil car je me rends vite compte que le dialogue ne va pas être facile. Mais je finis par demander si c’était la pollution ou la rosée du matin, allez c’est parti je suis en mode découverte.
Vers 10h premier arrêt dans un resto « routier » pour un tchai. Pas mauvais mais je me rends compte qu’évidemment ce n’est pas le même gout que le tchai en sachet français.
Direction Jaipur où je vais y passer 2 nuits, j’observe tout ce qui se passe autours de nous. Le paysage est aride et quelques arbustes verts l’égayent. La double voie en construction ou rénovation ?, nous fait la longer, pleins de petits snack proposent bonbons, cigarettes, snacks… ça donnent des couleurs aux murs grisonnant. Sur les bords de route je vois aussi des petites stations de gonflage de pneus et surement de réparation. Je pense que les indiens usent leur pneus jusqu’au bout.
Jaipur passage obligé au Monnaie Change puis l’hôtel Rajputana Haveli. L’après midi je visite Fort Amber, le City Palace et Jantar Mantar. Nous sommes à la veille de Holi, jour férié un Inde. Des tas de bois sont prêts à être brûler à la nuit tombée. Malheureusement je ne connais pas l’heure et je le manque avant notre départ pour le rooftop Peacock de l’hôtel Pearl Palace. Sunil me présente à un couple de français. J’en profite pour parler français et quelques traductions. Pour une première soirée, j’aime beaucoup. C’est Holi la fête à laquelle je veux participer et Sunil doit m’emmener le fêter dans un fête privée. Ceci dit en traversant Jaipur je me rends compte que les policiers ont de longs bâtons, je me dis que seule je fais bien de ne pas déambuler dans la ville aujourd’hui.
J’attends Sunil, avec le couple de français rencontré la veille, en haut des escaliers car on aperçoit que le chien vient de se faire canarder de couleurs par les enfants. C’est amusant. Il est là. Nous embarquons et nous nous dirigeons vers un hôtel indien du sud de Jaipur. Journée bien sympathique malgré que je sois un peu réservée, je regarde les jeunes indiens dansaient et profitaient de cette journée en se donnant des étreintes et criant « Happy Holi ». Des couleurs vivent qui au fils des heures s’estompent et passent au vert foncé. Je pleins le personnel nettoyant les douches après le passage des touristes, la mienne est toute rose…
Je finis la journée sur la rooftop de mon hôtel qui est bien agréable. Je parle avec le serveur tant bien que mal et une scène digne des scènes d’amours bollywoodien surgit. Le serveur me montre un cerf volant qui vient d’atterrir sur la terrasse et me désigne pour le lancer dans le ciel. Je n’avais pas remarqué qu’il y en avait pleins dans le ciel de Jaipur. En demoiselle, je le laisse faire. Repas commandé dans ma chambre.
La route pour Pushkar est chaotique, des dos de « camels » comme m’apprend Sunil parmi les nids de poules. C’ est un bon chauffeur. Les derniers mètres jusqu’à l’hôtel Everest se font en scooter, on circule à pieds dans le cœur de Pushkar enfin presque ! Les klaxons s’entendent à la terrasse du café de la rue principale, ça fait mal aux oreilles. Valise posée je vais promener. Comme je m’attends à l’arnaque du bracelet dixit le Routard et mon anglais bof je préfère le style je sais où je vais. J’ai envie de m’aventurer à l’écart de le rue principale, d’ailleurs j’aperçois un vache (oui encore une normale !) au dessus d’un tas d’ordure (re-normale en Inde) et qui machouille un sachet plastique jusqu’à l’avaler. Je suis stupéfaite par cette scène. Je ne comprends pas pourquoi les indiens laisse leur poubelles dehors alors que leur vache « sacré » peuvent les manger et en mourir !
Du coup je me retrouve à l’opposée de la ville et je m’installe sur les ghâts avec une vue sur le lac. De l’autre côté, j’aperçois le temple sikh auquel je suis invitée par Sunil pour une visite. J’ai oublié de dire que mon chauffeur est de religion sikh, il ne porte pas le turban et a les cheveux courts mais il pratique. Sur les ghâts je me fais tout même aborder par un vieil homme qui tente de me prendre en photo avec un vieux nokia qui n’a même pas la fonction photo. Lol. Heureusement qu’il a un appel parce qu’il commence à être insistant. Sans mettre tout le monde dans le même panier 2 jeunes me demandent à être pris en photo avec eux, j’hésite car j’ai peur de devoir de l’argent comme le vieil homme d’avant. Mais non juste une photo avec la touriste blanche. Ce satané anglais grrrr
C’est l’heure de retraverser la rue principale et son bazar pour rejoindre Sunil. Le temple est magnifique. Heureusement que j’ai mon foulard car je dois me couvrir la tête pour la visite, passage dans le pédiluve. C’est calme, le marbre est frais. Le lieu est tellement apaisant. Sunil me dit qu’il dort dans le bâtiment situé plus bas sur le terrain, l’hospitalité des sikhs. Je me suis intéressée à cette religion durant mon séjour, c’est tout de même la 5° religion pratiquée. Retour à l’hôtel, j’ai l’impression d’être dans un village hippy. Des touristes de Woodstock un peu partout, je me sens à l’aise un jour de plus m’aurait bien plu. Encore une vue imprenable de la rooftop sur Pushkar et les collines environnantes.
A l’arrivée à Udaipur il fait 32° à 14h. Sunil m’accompagne en rickshaw jusqu’à l’hôtel Devraj Niwas. Puis petite ballade autours de l’hôtel. Ce soir je rencontre Louis avec qui je chat sur VF au Baghore Ki Haveli Museum pour regarder un spectacle de danse traditionnelle. Fait, nous allons faire connaissance autour d’un repas. Les heures passent je pars vers 00h30, je ne suis pas rassurée les rues sont désertes.
Le lendemain, Louis et moi allons visiter le City Palace. Nous nous rejoindrons dans la soirée, je vais promener en ville en mode solo et bien sûr je me perds au milieu des rues et sous la chaleur. Je ne sais pas vraiment pourquoi, je voulais m’imprégner de l’ambiance, qui sait ? En fait je cherchais un parc avec des animaux, heureusement que j’ai le sens de l’orientation. Point important dans les villes en Inde je pense ! Mais l’entrée est trop discrète car je l’ai dépassé et je suis revenue à mon point de départ, j’ai tourné en rond pendant 2 heures !! Tant pis, je ne fais plus marche arrière. Retour à l’hôtel après quelques achats et une vache qui a failli m’embrocher. Quelle idée de vouloir passer à coté alors qu’elle a son veau ppfffff
De la rooftop vue imprenable sur le lac Pichola, magnifique a toute heure de la journée. Un petit écureuil vient boire la rosée du matin à un mètre de moi. C’est paisible.
En route pour Chittorgarh, la ville me parait longue à traverser. Il y a pleins de mariages en prévision car il y a des chars à musiques, des guirlandes et des banderoles colorées un peu partout. Le fort est sur la falaise, presque dans le même ton que la roche rouge. Les remparts font 5 km de long. Sunil me dépose au bas de la tour de la Victoire. Là je crois que je vis le temps fort du séjour. Je suis la seule touriste, les indiens visite ce site car il y a des temples hindoues, les singes circulent et les biquettes aussi. Une enfant essaye de me vendre une carte dessinée par ses soins, je me lance dans ce premier geste charitable ou arnaque ? au moins elle l’a fait de ses mains. Sur le parvis un groupe de jeunes indiens d’une quinzaine d’années m’abordent. Nous tentons de communiquer mais c’est bref, je suis frustrée de ne pas pouvoir leur parler en anglais. Je monte dans la tour, pieds nus, la pierre est froide, c’est étroit et sombre. Je flâne, je souris aux indiens. Il y a une vue magnifique du haut de la tour. En redescendant deux indiens vont vite puis je vois passer 2-3 indiens d’âges mures qui me demandent de poser avec eux, je commence à m’habituer et je lance un « no roupies ». Photo prises, encore 3 gars s’arrêtent et rebelote, malchance c’était un groupe d’au moins 15 personnes. Je finis par redescendre et reprendre mes chaussures. Je continue ma visite, je n’ose pas visiter tous ces temples, je ne veux pas offenser sur le lieu de croyance, mal faire le geste ou aller dans le sens inverse.
Sur ce magnifique site, une dame proposant des offrandes pour le temple me fait le 3ème œil de la sagesse avec la poudre rouge, je trouve cet échange photo de son enfant contre roupie + le bindi, chaleureux. Elle me propose en plus un morceau de fruit, je décline gentiment, en clair avec la tourista je ne voulais pas tenter le diable. Allez j’accepte et le temps que je me tourne un singe est devant moi, du coup j’engloutis le fruit. Il m’a fait peur. J’ai vu au Fort Amber un indien jeté sa glace car le singe courait vers lui. Je ne sais pas si j’ai bien fait ou si j’aurais du lui donner ??? cela reste encore un problème pour moi de juste limites. Je ne sais toujours pas à qui je dois donner des roupies pour porter mon bagage, au barman, au serveur, au gars du parking, … pareil aux animaux il faut les nourrir !!!??!! Sunil a géré beaucoup d’échanges de monnaies et j’espère qu’à la fin il sera toujours dans ses comptes.
En voiture, Sunil me parle d’un arrêt, yes sans trop savoir ce qu’il me dit. Arrivée à Menal. Arrêt rapide car la route est encore longue. Magnifique site non cité dans le Routard et faisant parti du patrimoine archéologique de l’Inde. C’est un temple dédié à Shiva et dans le style de Khajurâho. Accolé et séparé par une rivière à sec, se trouve deux autres petit temple : Ganesh et Gauri. Endroit magnifique et simple.
La route vers Bundi me semble interminable et les « camel » sont toujours là… Puis j’ai l’impression d’arrivée dans un grand parking à poids lourd et voiture car il y a beaucoup de poussières. Sunil me montre sur ma gauche le temple sikh où je comprends qu’il va dormir ainsi que différents temple. Je pense être arrivée, non encore 5 km et ça monte, je distingue une ville en bas qui s’étends sur des kilomètres.
Enfin nous arrivons à l’extrême de cette grande ville je suppose. J’aperçois un lac de couleur verte foncée, quelques havelis et une colline. Sunil s’arrête sur un parking. L’hotel Kasera Heritage donne sur la route. C’est une vrai haveli comme à Pushkar. Les fenêtres de ma chambre donnent sur Taragarh Fort et sont ornés de vitraux. 17h je décide d’aller faire un tour dans la ville. J’ai en tête de gouter les fameux lassi de Mr Sathi, lu sur internet, et dont Sunil m’a aussi parlé. Bha le problème c’est que la ville est grande et bien sur je ne parle pas anglais grrr Bref je déambule dans les rues, je ne sais pas où je vais, vers le centre ville ?
Plus j’avance plus je me dis qu’il ne faut pas que je m’éloigne trop de l’hôtel mais je suis attirée par le monde devant moi. Je découvre pleins de petites échoppes collé les unes aux autres. Je suis dans le bazar. Des matelas par terre et deux ou trois hommes assis dessus semblent attendre. J’en déduis que chacune à son corps de métiers : tissu, bijoux, quincaillers, laundry etc… et les marchands attendent le client. Je passe dans une rue très étroite et bruyante, les rickshaws klaxonnent et il n’y a pas la place pour deux véhicules et moi. Je n’ai même pas le temps de m’arrêter car je dois vérifier à chaque fois qu’un véhicule ne va pas me rouler dessus ! Je passe sous la porte chogan gate et voila une grande place, je continue à déambuler dans Indira Market. J’ai l’impression d’être au marché aux puces. Des vendeurs présentent leur marchandise : cadenas, bracelets, mini poterie etc Il y a de la musique dans une rue. Je m’avance, le char s’apprête à partir vers le mariage. Du monde est autours et certaines personnes dansent. Lorsqu’il y a un mariage, la famille fait appelle à ces chars musicaux pour l’ambiance, ils peuvent faire des kilomètres jusqu’au lieu de la fête. Je fais demi-tour et je rentre à l’hôtel pour manger. Je vais m’installer au roof top. Je suis seule et la vue de nuit est magnifique.
Le lendemain direction Garh Palace qui surplombe mon hôtel et la vieille ville. Le temple est ancien mais il y a encore de belles couleurs sur les peintures. Par contre des essaims d’abeilles empêchent l’accès aux étages, un guide m’entendant parlais seule me fais signe de le suivre. La dame est française et nous passons par une porte secrète. Je gagne un peu de temps. J’arrive dans le jardin principal avec un puit au milieu. Bundi est réputé pour ses puits mais je n’ai pas l’occasion d’aller voir ceux dans la ville.
Puis je sort et là un gentil guide se propose de m’accompagner à Taragarh Fort, il dit quelques mots en français et me fait comprendre qu’il y a des singes là-haut. Je l’ai lu dans le Routard. Allez un guide contre les méchants singes, je paye ! Il m’explique qu’il y vient depuis petit et qu’il connait les lieux. Il fait très chaud à 12h. Un peu plus haut sur le chemin, il se propose de me prendre en photo avec le palace en contre bas. Puis nous montons toujours. L’endroit et vraiment beau, un grand puit et nous traversons quelques arbres pour avoir un point de vue sur le Lac Jait Sagar et la maison de Rudyard Kipling. Le guide m’explique que c’est ici qu’il a eu l’idée d’écrire The Jungle Book… Il a toujours la même expression orale quand nous passons devant des peintures abimés ou un trou dans un mur « no no no les indiens pas bien … » Il me fait rire. Nous commençons à redescendre vers le palace et en chemin nous rencontrons des français, mon guide explique au groupe qu’il peut leur faire visiter le Fort. J’en profite pour leur donner la direction du point de vue et de les rassurer en leur disant qu’il n’y a pas de singes. Un simple bâton en location m’aurait suffit.
Au bas de la pente du Palace et au croisement avec la rue du bazar sur la gauche, j’aperçois l’échoppe de Mr Sati avec ses fameux lassi. Evidemment à 14h il n’y en a plus ! Je décide pour mon repas de mi journée d’acheter seule des fruits et je tombe sur un vendeur de jalebi, hmmm voila mon dessert d’aujourd’hui ! Il ressemble au zlabia et les indiens ont beau apprécié le sucré je n’ai pas trouvé de dessert intéressant sur les cartes. Des oranges, des jalebi et une boisson dans ma chambre d’hôtel au calme. Oui je suis repassée dans la rue très étroite et mes oreilles réclament du calme.
En fin de journée, je profite d’aller voir le lac artificiel Nawal Sagar. J’ai de la chance au mois de Mars il est plein. J’ai repéré en arrivant un marchand ambulant de jus de canne à sucre. Eau du robinet ou pas, je veux gouter. Je m’assoies avec mon verre à la main face au lac et le petit temple. C’est beaucoup plus calme que dans le bazar. J’observe ce qui se passe autours du lac et j’imagine… Mon repas du soir se fait à nouveau sur le roof top, pas de voyageurs. Je pense que je suis la seule dans l’hôtel.
La route pour Agra est interminable, malgré le levé plus tôt en prévision 7h ! C’est le trajet le plus long du séjour et une contrariété féminine me bloque quelques minutes à l’hôtel Tourist Rest House. Je ne peux l’expliquer à Sunil qui m’attend pour la visite et me demande de faire vite. Il m’accompagne voir le Taj Mahal, demain c’est Vendredi et c’est fermé. Il s’occupe de la réservation et me conduit au mini bus qui conduit les touristes sur le site. Oups une file d’attente homme et femme, je me trompe, au même moment un garde me rappelle à l’ordre. Apres le passage de sécurité, je rentre par le jardin principal et je traverse le premier bâtiment. Dans l’alcôve sombre j’ai une vue sur le Taj Mahal magnifique, il est 17h30 et le soleil reflète sur le marbre blanc. Les conseils du Routard ne sont pas erronés. A savoir, sur la place autours du Taj Mahal, les photos de groupes avec une française sont interdites. Un policier nous siffle mais je ne comprends pas tout de suite. Les indiens à mes cotés vont le voir et s’en vont, le policier ne me dit rien. Les photos sont autorisés et ils étaient 3 indiens donc je ne comprends pas bien. Encore une question sans réponse. En allant vers la sortie j’aperçois deux jeunes hommes se tenir les mains, ça me fait bizarre parce que je sais que l’Inde n’est pas tolérante envers les homosexuels et je me rappelle à travers les lectures sur l’Inde qu’ils expriment leur amitié en se tenant la main. Paradoxe tout de même…
Je rejoins Sunil à son hôtel pour me raccompagner au mien. Cet hôtel n’a pas de roof top mais une jolie cour verdoyante où les tables sont quasiment toutes pleines pour le repas. Je me trouve une place, les touristes autours de moi font des allers-retours, ils reviennent avec des bières, je suppose que l’hôtel n’en vends pas. Ma chambre est confortable mais a 6h du mat’, tourista me voila. Je me gave des cachets pris en France. Toutefois il est possible d’acheter ses cachets sur place, j’ai vu pleins de shops. Sunil arrive à 9h et je lui dis qu’on va directement à Delhi. Tant pis le fort rouge de Agra, j’y passe devant rapidement et en route vers la capitale. Je dors dans la voiture pour la première fois. Enfin une autoroute, ça change. Encore un arrêt à la « frontière de l’état ». Arrivée à l’hôtel In Tawang de Delhi, sieste de 2h. Il n’est que 17h à mon réveil, je n’ai pas envie de perdre encore de temps donc je vais promener dans les alentours. Le réceptionniste me parle d’un marché, je vais essayer de le trouver et me dégourdir un peu. Au coin de la rue un homme vient me parler, je crois qu’il veut m’accompagner… mais je lui dis gentiment que je veux juste « parler » au lieu de « marcher ». Il part de son coté voyant que nous ne nous comprenions pas du tout !
Je repère une ville bien différente des villages de l’Inde. Sauf que j’arrive à une succession de tôle qui ressemble à un marché. Je m’y promène mais rien de bien intéressant et coté esthétique c’est moyen. Je reviens sur le coté « ville ». Je rentre à l’hôtel déçu du « marché » et à cause des bouffées de chaleur.
MTV india et T-séries sont les deux chaines que j’ai le plus écouté. La bollywood n’a pas l’air d’avoir la cote dans le nord du pays et encore moins au Rajasthan. Mais les jeunes doivent apprécier en dehors des traditions.
J’ai faim mais je ne veux commander quelque chose de compliquer à comprendre sur la carte et de gaspiller. « I’m sick » mais je dois mal le prononcer. Le serveur me regarde d’un drôle d’air. Et j’ai gaspillé mon riz biryani. En plus il était accompagné d’une sauce yaourt qui me donnait envie. Ca devait être trop bon… seul le coca a été fini!
L’hotel luxe n’a rien a envié au petit haveli. Le bruit des indiens est présent dans leur langage et dans les pas dans les escaliers ou bien celui du personnel mais la chambre est confortable, y’a rien à redire.
Allez hop prête pour 9h. Dernier jour avec Sunil et je me suis bien reposée. Tournée des monuments que j’ai envie de voir et que Sunil me conseil. Moi ce sera Mahatma gandhi et le temple Bahaï.
Il réfléchit au circuit puis nous commençons par le Raj ghat pour voir le lieu de mémoire de Mahatma Gandhi. C’est calme, joli et reposant. Beaucoup de verdures. A proximité, plusieurs grand hommes et femmes de l’Inde ont été incinérés car le parc longe la Yamuna. Vu le pas de course de cette journée je ne peux pas aller jusqu’aux ghat. Direction la tombe d’Humayun. Ce tombeau a été construit par la femme d’Humayun pour son mari en 1572 et non l’inverse comme pour le Taj Mahal, d’ailleurs construit vers 1654. Des charbagh (jardin) avec les canaux et les jaali (fenêtre sculptée) du mausolée, magnifique. Plusieurs tombeaux entourent le tombeau de Humayun. On y accède à chacun par une porte. Beaucoup d’enfants en tenue scolaire promènent, cela fait partie de leur programme scolaire et culturel. Des rénovations sont en cours. Ensuite c’est le temple du Lotus (temple Bahaï). Je n’ai pas le temps de rentrer à l’intérieur du parc ni à l’intérieur du temple, il y a trop de visiteurs. De l’extérieur c’est beau. Vraiment j’admire les différentes architectures que j’ai pu observer en Inde. Construire un temple en forme de lotus, chapeau. Enfin le Gandhi Smriti qui d’après le Routard, est mieux que le musée à coté de Raj Gaht, je ne suis pas déçue. C’est un endroit vert, calme et reposant, j’adore le jardin. Je suis à Delhi et j’entends les oiseaux qui chantent. Birla House est composé de photographies, textes et de mini scène de vie de Gandhi en miniature, c’est à but éducatif et sympa à voir. Quelques manifestations sont encore organisées dans l’enceinte. Et marcher en parallèle des derniers pas de Gandhi me fait une impression bizarre. Dans tout les peuples il y aura toujours des fanatiques. Sunil s’est garé non loin mais là encore il paye un gars pourtant je ne vois pas Parking ! Il me demande si j’ai encore des achats, pourquoi pas. Il me conduit dans une boutique trop fourni pour moi mais j’y achète une peinture sur tissu couleur or et noir puis nous rentrons. Nous repassons devant le temple de Hanuman celui de Jhandewalan, la statue est immense, presque 30 m de haut, les personnes voient la statue de la rame du métro aérien. J’aperçois les indous rentrants par l’immense gueule d’Hanuman. Nous ne nous y arrêtons pas car il y a beaucoup de circulation. Très impressionnant. Je ne sais plus a quel moment de la journée, il a voulu me montrer le temple sikh, trop de monde mais ça valait le détour aussi. Ce temple est immense est ressemble à celui que j’ai visité a Pushkar mais en 10 fois plus grand. Nous avons fait le tour et je suis à mon hôtel vers 17h, nous nous donnons rendez vous à 2h du matin pour l’aéroport. La fin de mon séjour pointe son nez, je n’ai pas vraiment envie de partir…
Allez hop hop le marché de Karol Bagh n’est surement pas loin et je prends un rickshaw, mon premier que je commande seule. Une catastrophe, il me fallait bien une arnaque pendant mon séjour. Le chauffeur me demande ce que je veux, je lui dis que je ne sais pas mais je veux voir jewels, saari and spices, j’ai pas su traduire statuette. Là il me dépose devant un magasin de tissu. Je reste ferme sur mon idée car je ne vois pas de marché tel que je l’entends. Le chauffeur très désagréable me montre une direction avec la main. Je ne suis pas rassurée mais j’ai repéré le chemin retour à pieds cette fois ci ! Au loin de la rue désignée j’y vois …l’enseigne Subway. La civilisation. Ca me fait toujours ça en voyage, je finis par saturer de la nourriture locale et j’avoue que la viande me manque un peu. Surtout que je n’ai quasiment pas mangé depuis la veille. Au bout de la rue j’arrive enfin dans une rue comme Saint Férréol à la Noël (rue piétonne à Marseille). Du monde à perte de vue et toutes les boutiques possible de l’enseigne Tata comme H&M aux boutiques d’épices dont je n’en avais pas vu auparavant (Il y en a de partout en Inde mais des étals et ne parlant pas anglais, je n’ai pas demandé). Bref mes derniers achats sont faits. Je retourne en longeant le métro aérien jusqu’à mon hôtel. J’ai envie de rester encore quelques jours dans Delhi mais je dois essayer de dormir, le lever est très matinal.
Voilà Sunil me dépose, ça m’a fait plaisir d’avoir été accompagné, le fait de ne pas parler anglais et être seule à voyager a rendu le voyage plus rassurant en sa présence. Si un jour je reviens j’irais faire le nord de l’Inde, si si encore plus au Nord, le Punjab et Himachal Pradesh avec le temple d’or Sikh, Dharamsala et la source du Gange en passant par plusieurs villes sacrées. Moment de songe….
Je vais passer par les tracas du vol retour, fatiguant mais arrivée à bon port !
Après un retard de plus de 1 an sur la date de départ par faute d’ami(e) et d’économies pour ce voyage me voila avec un programme de 11 jours (oui trop peu !!) avec la sécurité sur place. J’ai opté pour une agence franco-indienne basée à Delhi (VF m’a bien aidé dans mon choix). Le directeur Ranjeet s’est lié d’amitié avec Alex, un français, et c’est ce dernier qui m’a organisé ce séjour, informé et rassuré. C’est plutôt ma famille que je devais rassurer car moi je pars confiante avec eux. J’ai hâte d’arriver mais je me pose pleins de questions, et la plus grande est celle concernant mon anglais. Oui en fait je me rends compte que mon anglais « is very bad » rien que dans l’avion lorsqu’il faut remplir les petits papiers pour la douane de Delhi….
Il est très tôt et comme tout aéroport, logique, je suis les gens pour sortir. Il y a beaucoup de chauffeurs et de famille dans l’attente, Sunil est présent. Ouf !
En quittant Delhi je n’ose pas poser de questions à Sunil car je me rends vite compte que le dialogue ne va pas être facile. Mais je finis par demander si c’était la pollution ou la rosée du matin, allez c’est parti je suis en mode découverte.
Vers 10h premier arrêt dans un resto « routier » pour un tchai. Pas mauvais mais je me rends compte qu’évidemment ce n’est pas le même gout que le tchai en sachet français.
Direction Jaipur où je vais y passer 2 nuits, j’observe tout ce qui se passe autours de nous. Le paysage est aride et quelques arbustes verts l’égayent. La double voie en construction ou rénovation ?, nous fait la longer, pleins de petits snack proposent bonbons, cigarettes, snacks… ça donnent des couleurs aux murs grisonnant. Sur les bords de route je vois aussi des petites stations de gonflage de pneus et surement de réparation. Je pense que les indiens usent leur pneus jusqu’au bout.
Jaipur passage obligé au Monnaie Change puis l’hôtel Rajputana Haveli. L’après midi je visite Fort Amber, le City Palace et Jantar Mantar. Nous sommes à la veille de Holi, jour férié un Inde. Des tas de bois sont prêts à être brûler à la nuit tombée. Malheureusement je ne connais pas l’heure et je le manque avant notre départ pour le rooftop Peacock de l’hôtel Pearl Palace. Sunil me présente à un couple de français. J’en profite pour parler français et quelques traductions. Pour une première soirée, j’aime beaucoup. C’est Holi la fête à laquelle je veux participer et Sunil doit m’emmener le fêter dans un fête privée. Ceci dit en traversant Jaipur je me rends compte que les policiers ont de longs bâtons, je me dis que seule je fais bien de ne pas déambuler dans la ville aujourd’hui.
J’attends Sunil, avec le couple de français rencontré la veille, en haut des escaliers car on aperçoit que le chien vient de se faire canarder de couleurs par les enfants. C’est amusant. Il est là. Nous embarquons et nous nous dirigeons vers un hôtel indien du sud de Jaipur. Journée bien sympathique malgré que je sois un peu réservée, je regarde les jeunes indiens dansaient et profitaient de cette journée en se donnant des étreintes et criant « Happy Holi ». Des couleurs vivent qui au fils des heures s’estompent et passent au vert foncé. Je pleins le personnel nettoyant les douches après le passage des touristes, la mienne est toute rose…
Je finis la journée sur la rooftop de mon hôtel qui est bien agréable. Je parle avec le serveur tant bien que mal et une scène digne des scènes d’amours bollywoodien surgit. Le serveur me montre un cerf volant qui vient d’atterrir sur la terrasse et me désigne pour le lancer dans le ciel. Je n’avais pas remarqué qu’il y en avait pleins dans le ciel de Jaipur. En demoiselle, je le laisse faire. Repas commandé dans ma chambre.
La route pour Pushkar est chaotique, des dos de « camels » comme m’apprend Sunil parmi les nids de poules. C’ est un bon chauffeur. Les derniers mètres jusqu’à l’hôtel Everest se font en scooter, on circule à pieds dans le cœur de Pushkar enfin presque ! Les klaxons s’entendent à la terrasse du café de la rue principale, ça fait mal aux oreilles. Valise posée je vais promener. Comme je m’attends à l’arnaque du bracelet dixit le Routard et mon anglais bof je préfère le style je sais où je vais. J’ai envie de m’aventurer à l’écart de le rue principale, d’ailleurs j’aperçois un vache (oui encore une normale !) au dessus d’un tas d’ordure (re-normale en Inde) et qui machouille un sachet plastique jusqu’à l’avaler. Je suis stupéfaite par cette scène. Je ne comprends pas pourquoi les indiens laisse leur poubelles dehors alors que leur vache « sacré » peuvent les manger et en mourir !
Du coup je me retrouve à l’opposée de la ville et je m’installe sur les ghâts avec une vue sur le lac. De l’autre côté, j’aperçois le temple sikh auquel je suis invitée par Sunil pour une visite. J’ai oublié de dire que mon chauffeur est de religion sikh, il ne porte pas le turban et a les cheveux courts mais il pratique. Sur les ghâts je me fais tout même aborder par un vieil homme qui tente de me prendre en photo avec un vieux nokia qui n’a même pas la fonction photo. Lol. Heureusement qu’il a un appel parce qu’il commence à être insistant. Sans mettre tout le monde dans le même panier 2 jeunes me demandent à être pris en photo avec eux, j’hésite car j’ai peur de devoir de l’argent comme le vieil homme d’avant. Mais non juste une photo avec la touriste blanche. Ce satané anglais grrrr
C’est l’heure de retraverser la rue principale et son bazar pour rejoindre Sunil. Le temple est magnifique. Heureusement que j’ai mon foulard car je dois me couvrir la tête pour la visite, passage dans le pédiluve. C’est calme, le marbre est frais. Le lieu est tellement apaisant. Sunil me dit qu’il dort dans le bâtiment situé plus bas sur le terrain, l’hospitalité des sikhs. Je me suis intéressée à cette religion durant mon séjour, c’est tout de même la 5° religion pratiquée. Retour à l’hôtel, j’ai l’impression d’être dans un village hippy. Des touristes de Woodstock un peu partout, je me sens à l’aise un jour de plus m’aurait bien plu. Encore une vue imprenable de la rooftop sur Pushkar et les collines environnantes.
A l’arrivée à Udaipur il fait 32° à 14h. Sunil m’accompagne en rickshaw jusqu’à l’hôtel Devraj Niwas. Puis petite ballade autours de l’hôtel. Ce soir je rencontre Louis avec qui je chat sur VF au Baghore Ki Haveli Museum pour regarder un spectacle de danse traditionnelle. Fait, nous allons faire connaissance autour d’un repas. Les heures passent je pars vers 00h30, je ne suis pas rassurée les rues sont désertes.
Le lendemain, Louis et moi allons visiter le City Palace. Nous nous rejoindrons dans la soirée, je vais promener en ville en mode solo et bien sûr je me perds au milieu des rues et sous la chaleur. Je ne sais pas vraiment pourquoi, je voulais m’imprégner de l’ambiance, qui sait ? En fait je cherchais un parc avec des animaux, heureusement que j’ai le sens de l’orientation. Point important dans les villes en Inde je pense ! Mais l’entrée est trop discrète car je l’ai dépassé et je suis revenue à mon point de départ, j’ai tourné en rond pendant 2 heures !! Tant pis, je ne fais plus marche arrière. Retour à l’hôtel après quelques achats et une vache qui a failli m’embrocher. Quelle idée de vouloir passer à coté alors qu’elle a son veau ppfffff
De la rooftop vue imprenable sur le lac Pichola, magnifique a toute heure de la journée. Un petit écureuil vient boire la rosée du matin à un mètre de moi. C’est paisible.
En route pour Chittorgarh, la ville me parait longue à traverser. Il y a pleins de mariages en prévision car il y a des chars à musiques, des guirlandes et des banderoles colorées un peu partout. Le fort est sur la falaise, presque dans le même ton que la roche rouge. Les remparts font 5 km de long. Sunil me dépose au bas de la tour de la Victoire. Là je crois que je vis le temps fort du séjour. Je suis la seule touriste, les indiens visite ce site car il y a des temples hindoues, les singes circulent et les biquettes aussi. Une enfant essaye de me vendre une carte dessinée par ses soins, je me lance dans ce premier geste charitable ou arnaque ? au moins elle l’a fait de ses mains. Sur le parvis un groupe de jeunes indiens d’une quinzaine d’années m’abordent. Nous tentons de communiquer mais c’est bref, je suis frustrée de ne pas pouvoir leur parler en anglais. Je monte dans la tour, pieds nus, la pierre est froide, c’est étroit et sombre. Je flâne, je souris aux indiens. Il y a une vue magnifique du haut de la tour. En redescendant deux indiens vont vite puis je vois passer 2-3 indiens d’âges mures qui me demandent de poser avec eux, je commence à m’habituer et je lance un « no roupies ». Photo prises, encore 3 gars s’arrêtent et rebelote, malchance c’était un groupe d’au moins 15 personnes. Je finis par redescendre et reprendre mes chaussures. Je continue ma visite, je n’ose pas visiter tous ces temples, je ne veux pas offenser sur le lieu de croyance, mal faire le geste ou aller dans le sens inverse.
Sur ce magnifique site, une dame proposant des offrandes pour le temple me fait le 3ème œil de la sagesse avec la poudre rouge, je trouve cet échange photo de son enfant contre roupie + le bindi, chaleureux. Elle me propose en plus un morceau de fruit, je décline gentiment, en clair avec la tourista je ne voulais pas tenter le diable. Allez j’accepte et le temps que je me tourne un singe est devant moi, du coup j’engloutis le fruit. Il m’a fait peur. J’ai vu au Fort Amber un indien jeté sa glace car le singe courait vers lui. Je ne sais pas si j’ai bien fait ou si j’aurais du lui donner ??? cela reste encore un problème pour moi de juste limites. Je ne sais toujours pas à qui je dois donner des roupies pour porter mon bagage, au barman, au serveur, au gars du parking, … pareil aux animaux il faut les nourrir !!!??!! Sunil a géré beaucoup d’échanges de monnaies et j’espère qu’à la fin il sera toujours dans ses comptes.
En voiture, Sunil me parle d’un arrêt, yes sans trop savoir ce qu’il me dit. Arrivée à Menal. Arrêt rapide car la route est encore longue. Magnifique site non cité dans le Routard et faisant parti du patrimoine archéologique de l’Inde. C’est un temple dédié à Shiva et dans le style de Khajurâho. Accolé et séparé par une rivière à sec, se trouve deux autres petit temple : Ganesh et Gauri. Endroit magnifique et simple.
La route vers Bundi me semble interminable et les « camel » sont toujours là… Puis j’ai l’impression d’arrivée dans un grand parking à poids lourd et voiture car il y a beaucoup de poussières. Sunil me montre sur ma gauche le temple sikh où je comprends qu’il va dormir ainsi que différents temple. Je pense être arrivée, non encore 5 km et ça monte, je distingue une ville en bas qui s’étends sur des kilomètres.
Enfin nous arrivons à l’extrême de cette grande ville je suppose. J’aperçois un lac de couleur verte foncée, quelques havelis et une colline. Sunil s’arrête sur un parking. L’hotel Kasera Heritage donne sur la route. C’est une vrai haveli comme à Pushkar. Les fenêtres de ma chambre donnent sur Taragarh Fort et sont ornés de vitraux. 17h je décide d’aller faire un tour dans la ville. J’ai en tête de gouter les fameux lassi de Mr Sathi, lu sur internet, et dont Sunil m’a aussi parlé. Bha le problème c’est que la ville est grande et bien sur je ne parle pas anglais grrr Bref je déambule dans les rues, je ne sais pas où je vais, vers le centre ville ?
Plus j’avance plus je me dis qu’il ne faut pas que je m’éloigne trop de l’hôtel mais je suis attirée par le monde devant moi. Je découvre pleins de petites échoppes collé les unes aux autres. Je suis dans le bazar. Des matelas par terre et deux ou trois hommes assis dessus semblent attendre. J’en déduis que chacune à son corps de métiers : tissu, bijoux, quincaillers, laundry etc… et les marchands attendent le client. Je passe dans une rue très étroite et bruyante, les rickshaws klaxonnent et il n’y a pas la place pour deux véhicules et moi. Je n’ai même pas le temps de m’arrêter car je dois vérifier à chaque fois qu’un véhicule ne va pas me rouler dessus ! Je passe sous la porte chogan gate et voila une grande place, je continue à déambuler dans Indira Market. J’ai l’impression d’être au marché aux puces. Des vendeurs présentent leur marchandise : cadenas, bracelets, mini poterie etc Il y a de la musique dans une rue. Je m’avance, le char s’apprête à partir vers le mariage. Du monde est autours et certaines personnes dansent. Lorsqu’il y a un mariage, la famille fait appelle à ces chars musicaux pour l’ambiance, ils peuvent faire des kilomètres jusqu’au lieu de la fête. Je fais demi-tour et je rentre à l’hôtel pour manger. Je vais m’installer au roof top. Je suis seule et la vue de nuit est magnifique.
Le lendemain direction Garh Palace qui surplombe mon hôtel et la vieille ville. Le temple est ancien mais il y a encore de belles couleurs sur les peintures. Par contre des essaims d’abeilles empêchent l’accès aux étages, un guide m’entendant parlais seule me fais signe de le suivre. La dame est française et nous passons par une porte secrète. Je gagne un peu de temps. J’arrive dans le jardin principal avec un puit au milieu. Bundi est réputé pour ses puits mais je n’ai pas l’occasion d’aller voir ceux dans la ville.
Puis je sort et là un gentil guide se propose de m’accompagner à Taragarh Fort, il dit quelques mots en français et me fait comprendre qu’il y a des singes là-haut. Je l’ai lu dans le Routard. Allez un guide contre les méchants singes, je paye ! Il m’explique qu’il y vient depuis petit et qu’il connait les lieux. Il fait très chaud à 12h. Un peu plus haut sur le chemin, il se propose de me prendre en photo avec le palace en contre bas. Puis nous montons toujours. L’endroit et vraiment beau, un grand puit et nous traversons quelques arbres pour avoir un point de vue sur le Lac Jait Sagar et la maison de Rudyard Kipling. Le guide m’explique que c’est ici qu’il a eu l’idée d’écrire The Jungle Book… Il a toujours la même expression orale quand nous passons devant des peintures abimés ou un trou dans un mur « no no no les indiens pas bien … » Il me fait rire. Nous commençons à redescendre vers le palace et en chemin nous rencontrons des français, mon guide explique au groupe qu’il peut leur faire visiter le Fort. J’en profite pour leur donner la direction du point de vue et de les rassurer en leur disant qu’il n’y a pas de singes. Un simple bâton en location m’aurait suffit.
Au bas de la pente du Palace et au croisement avec la rue du bazar sur la gauche, j’aperçois l’échoppe de Mr Sati avec ses fameux lassi. Evidemment à 14h il n’y en a plus ! Je décide pour mon repas de mi journée d’acheter seule des fruits et je tombe sur un vendeur de jalebi, hmmm voila mon dessert d’aujourd’hui ! Il ressemble au zlabia et les indiens ont beau apprécié le sucré je n’ai pas trouvé de dessert intéressant sur les cartes. Des oranges, des jalebi et une boisson dans ma chambre d’hôtel au calme. Oui je suis repassée dans la rue très étroite et mes oreilles réclament du calme.
En fin de journée, je profite d’aller voir le lac artificiel Nawal Sagar. J’ai de la chance au mois de Mars il est plein. J’ai repéré en arrivant un marchand ambulant de jus de canne à sucre. Eau du robinet ou pas, je veux gouter. Je m’assoies avec mon verre à la main face au lac et le petit temple. C’est beaucoup plus calme que dans le bazar. J’observe ce qui se passe autours du lac et j’imagine… Mon repas du soir se fait à nouveau sur le roof top, pas de voyageurs. Je pense que je suis la seule dans l’hôtel.
La route pour Agra est interminable, malgré le levé plus tôt en prévision 7h ! C’est le trajet le plus long du séjour et une contrariété féminine me bloque quelques minutes à l’hôtel Tourist Rest House. Je ne peux l’expliquer à Sunil qui m’attend pour la visite et me demande de faire vite. Il m’accompagne voir le Taj Mahal, demain c’est Vendredi et c’est fermé. Il s’occupe de la réservation et me conduit au mini bus qui conduit les touristes sur le site. Oups une file d’attente homme et femme, je me trompe, au même moment un garde me rappelle à l’ordre. Apres le passage de sécurité, je rentre par le jardin principal et je traverse le premier bâtiment. Dans l’alcôve sombre j’ai une vue sur le Taj Mahal magnifique, il est 17h30 et le soleil reflète sur le marbre blanc. Les conseils du Routard ne sont pas erronés. A savoir, sur la place autours du Taj Mahal, les photos de groupes avec une française sont interdites. Un policier nous siffle mais je ne comprends pas tout de suite. Les indiens à mes cotés vont le voir et s’en vont, le policier ne me dit rien. Les photos sont autorisés et ils étaient 3 indiens donc je ne comprends pas bien. Encore une question sans réponse. En allant vers la sortie j’aperçois deux jeunes hommes se tenir les mains, ça me fait bizarre parce que je sais que l’Inde n’est pas tolérante envers les homosexuels et je me rappelle à travers les lectures sur l’Inde qu’ils expriment leur amitié en se tenant la main. Paradoxe tout de même…
Je rejoins Sunil à son hôtel pour me raccompagner au mien. Cet hôtel n’a pas de roof top mais une jolie cour verdoyante où les tables sont quasiment toutes pleines pour le repas. Je me trouve une place, les touristes autours de moi font des allers-retours, ils reviennent avec des bières, je suppose que l’hôtel n’en vends pas. Ma chambre est confortable mais a 6h du mat’, tourista me voila. Je me gave des cachets pris en France. Toutefois il est possible d’acheter ses cachets sur place, j’ai vu pleins de shops. Sunil arrive à 9h et je lui dis qu’on va directement à Delhi. Tant pis le fort rouge de Agra, j’y passe devant rapidement et en route vers la capitale. Je dors dans la voiture pour la première fois. Enfin une autoroute, ça change. Encore un arrêt à la « frontière de l’état ». Arrivée à l’hôtel In Tawang de Delhi, sieste de 2h. Il n’est que 17h à mon réveil, je n’ai pas envie de perdre encore de temps donc je vais promener dans les alentours. Le réceptionniste me parle d’un marché, je vais essayer de le trouver et me dégourdir un peu. Au coin de la rue un homme vient me parler, je crois qu’il veut m’accompagner… mais je lui dis gentiment que je veux juste « parler » au lieu de « marcher ». Il part de son coté voyant que nous ne nous comprenions pas du tout !
Je repère une ville bien différente des villages de l’Inde. Sauf que j’arrive à une succession de tôle qui ressemble à un marché. Je m’y promène mais rien de bien intéressant et coté esthétique c’est moyen. Je reviens sur le coté « ville ». Je rentre à l’hôtel déçu du « marché » et à cause des bouffées de chaleur.
MTV india et T-séries sont les deux chaines que j’ai le plus écouté. La bollywood n’a pas l’air d’avoir la cote dans le nord du pays et encore moins au Rajasthan. Mais les jeunes doivent apprécier en dehors des traditions.
J’ai faim mais je ne veux commander quelque chose de compliquer à comprendre sur la carte et de gaspiller. « I’m sick » mais je dois mal le prononcer. Le serveur me regarde d’un drôle d’air. Et j’ai gaspillé mon riz biryani. En plus il était accompagné d’une sauce yaourt qui me donnait envie. Ca devait être trop bon… seul le coca a été fini!
L’hotel luxe n’a rien a envié au petit haveli. Le bruit des indiens est présent dans leur langage et dans les pas dans les escaliers ou bien celui du personnel mais la chambre est confortable, y’a rien à redire.
Allez hop prête pour 9h. Dernier jour avec Sunil et je me suis bien reposée. Tournée des monuments que j’ai envie de voir et que Sunil me conseil. Moi ce sera Mahatma gandhi et le temple Bahaï.
Il réfléchit au circuit puis nous commençons par le Raj ghat pour voir le lieu de mémoire de Mahatma Gandhi. C’est calme, joli et reposant. Beaucoup de verdures. A proximité, plusieurs grand hommes et femmes de l’Inde ont été incinérés car le parc longe la Yamuna. Vu le pas de course de cette journée je ne peux pas aller jusqu’aux ghat. Direction la tombe d’Humayun. Ce tombeau a été construit par la femme d’Humayun pour son mari en 1572 et non l’inverse comme pour le Taj Mahal, d’ailleurs construit vers 1654. Des charbagh (jardin) avec les canaux et les jaali (fenêtre sculptée) du mausolée, magnifique. Plusieurs tombeaux entourent le tombeau de Humayun. On y accède à chacun par une porte. Beaucoup d’enfants en tenue scolaire promènent, cela fait partie de leur programme scolaire et culturel. Des rénovations sont en cours. Ensuite c’est le temple du Lotus (temple Bahaï). Je n’ai pas le temps de rentrer à l’intérieur du parc ni à l’intérieur du temple, il y a trop de visiteurs. De l’extérieur c’est beau. Vraiment j’admire les différentes architectures que j’ai pu observer en Inde. Construire un temple en forme de lotus, chapeau. Enfin le Gandhi Smriti qui d’après le Routard, est mieux que le musée à coté de Raj Gaht, je ne suis pas déçue. C’est un endroit vert, calme et reposant, j’adore le jardin. Je suis à Delhi et j’entends les oiseaux qui chantent. Birla House est composé de photographies, textes et de mini scène de vie de Gandhi en miniature, c’est à but éducatif et sympa à voir. Quelques manifestations sont encore organisées dans l’enceinte. Et marcher en parallèle des derniers pas de Gandhi me fait une impression bizarre. Dans tout les peuples il y aura toujours des fanatiques. Sunil s’est garé non loin mais là encore il paye un gars pourtant je ne vois pas Parking ! Il me demande si j’ai encore des achats, pourquoi pas. Il me conduit dans une boutique trop fourni pour moi mais j’y achète une peinture sur tissu couleur or et noir puis nous rentrons. Nous repassons devant le temple de Hanuman celui de Jhandewalan, la statue est immense, presque 30 m de haut, les personnes voient la statue de la rame du métro aérien. J’aperçois les indous rentrants par l’immense gueule d’Hanuman. Nous ne nous y arrêtons pas car il y a beaucoup de circulation. Très impressionnant. Je ne sais plus a quel moment de la journée, il a voulu me montrer le temple sikh, trop de monde mais ça valait le détour aussi. Ce temple est immense est ressemble à celui que j’ai visité a Pushkar mais en 10 fois plus grand. Nous avons fait le tour et je suis à mon hôtel vers 17h, nous nous donnons rendez vous à 2h du matin pour l’aéroport. La fin de mon séjour pointe son nez, je n’ai pas vraiment envie de partir…
Allez hop hop le marché de Karol Bagh n’est surement pas loin et je prends un rickshaw, mon premier que je commande seule. Une catastrophe, il me fallait bien une arnaque pendant mon séjour. Le chauffeur me demande ce que je veux, je lui dis que je ne sais pas mais je veux voir jewels, saari and spices, j’ai pas su traduire statuette. Là il me dépose devant un magasin de tissu. Je reste ferme sur mon idée car je ne vois pas de marché tel que je l’entends. Le chauffeur très désagréable me montre une direction avec la main. Je ne suis pas rassurée mais j’ai repéré le chemin retour à pieds cette fois ci ! Au loin de la rue désignée j’y vois …l’enseigne Subway. La civilisation. Ca me fait toujours ça en voyage, je finis par saturer de la nourriture locale et j’avoue que la viande me manque un peu. Surtout que je n’ai quasiment pas mangé depuis la veille. Au bout de la rue j’arrive enfin dans une rue comme Saint Férréol à la Noël (rue piétonne à Marseille). Du monde à perte de vue et toutes les boutiques possible de l’enseigne Tata comme H&M aux boutiques d’épices dont je n’en avais pas vu auparavant (Il y en a de partout en Inde mais des étals et ne parlant pas anglais, je n’ai pas demandé). Bref mes derniers achats sont faits. Je retourne en longeant le métro aérien jusqu’à mon hôtel. J’ai envie de rester encore quelques jours dans Delhi mais je dois essayer de dormir, le lever est très matinal.
Voilà Sunil me dépose, ça m’a fait plaisir d’avoir été accompagné, le fait de ne pas parler anglais et être seule à voyager a rendu le voyage plus rassurant en sa présence. Si un jour je reviens j’irais faire le nord de l’Inde, si si encore plus au Nord, le Punjab et Himachal Pradesh avec le temple d’or Sikh, Dharamsala et la source du Gange en passant par plusieurs villes sacrées. Moment de songe….
Je vais passer par les tracas du vol retour, fatiguant mais arrivée à bon port !
Le Corbeau (50 jours à pied en Papouasie, 2ème partie) English translation pending
Second Tome, Chapitre XIII - Le Corbeau
Encore de la magie noire, encore des cochons et encore des villages, rien de nouveau sous le soleil en somme...
[ Les photos sont sur mon blog (voir la signature en fin de message), et pour qui a manqué la première partie c'est ici: http://voyageforum.com/discussion/50-jours-pied-dans-interieur-papouasie-1ere-partie-d6318144-4/ ]
Dès la sortie du village ça commence bien, une descente vertigineuse. Cousin et tantine se la dévalent ventre à terre, naps recommence à pester parce que les lois de la gravité étant ce qu'elles sont ça le force à plus appuyer sur son pied qui commençait à peine à se remettre un peu des marches précédentes. M'est avis qu'il va bien se remettre, oui, se remettre à me faire mal... Ça finit par s'aplanir, on va vers le sud. Le paysage est somptueux, on longe une rivière dominée par une chaîne de montagnes couvertes de jungle interrompue seulement par l'une ou l'autre cascades qui coupent l’écrin vert émeraude de la forêt de leurs fils d'argent. C'est féerique, j'en oublie même ma patte folle tiens ! On rencontre deux papous, arcs et flèches en main comme toi tu as ton portable et ton cabas, et cousin leur propose un petit échange, quelques bananes contre deux flèches. Ils acceptent, les roseaux pour faire les flèches ne manquent pas dans la région, alors que les bananes... Du coup j'ouvre une parenthèse car dans le chapitre précédent j'ai oublié de te parler d'un certain nombre de choses et notamment de l'agriculture, ou plutôt ce qui en tient lieu. Je veux pas encore critiquer les missionnaires mais c'est quelque chose qu'ils auraient pu, et auraient dû, développer dans la région, parce que c'est bien gentil le petit Jésus, la Marie, le Joseph, l’âne et le bœuf mais l'homme n'a pas besoin que de nourriture spirituelle (si tant est qu'on puisse qualifier leurs enseignements transplantés du moyen-âge de spirituels), il a aussi et surtout besoin de nourriture physique. L'environnement est très propice, pense un peu, en altitude sous le soleil et les pluies de l’équateur, mais figure-toi qu'à part leurs patates douces et trois bananes ils cultivent pas grand chose. Pourtant sous un tel climat les fruits de la passion, les pommes, les patates pas douces et tout un tas d'autres fruits et légumes pousseraient comme du chiendent, c'est quand même bizarre qu'ils n'en plantent pas. J'en avais discuté avec des papous au chapitre précédent, ils m'avaient répondu que oui mais on n'a pas de graines. Je leur avais dit que les missionnaires auraient pu s'en occuper, et que de nos jours ben il suffirait qu'un gars de la tribu Yali (car ainsi se nomme leur ethnie, oui, à ce niveau aussi j'avais oublié de te mettre au parfum) qui va à Jayapura pour ses affaires en ramène. Bon je te raconte ça histoire de, parce que j'ai hélas l'habitude de ce genre de conversations que des fois je me demande pourquoi je continue à en avoir vu qu'elles n'ont guère plus d'effets que de pisser dans un violon. Ce qui est plus grave c'est que chaque année à la même époque il y a ce qu'ils appellent la saison de la famine. Il s'agit d'une saison où ils n'ont pas planté de patates douces, et qui fatalement se solde par pas de récolte et un déficit alimentaire jusqu’à la saison suivante. Comment se fait-ce ? Cela se fait que c'est la saison d'une espèce d'amande sauvage, et qu'ils sont tellement occupés avec la cueillette qu'ils en oublient de planter leur manioc (autre nom de la patate douce, merci naps si tu le savais pas). Étonné je leur demande pourquoi ça arrive chaque année parce que ma foi, il suffirait de se calmer sur la collecte des amandes et tout rentrerait dans l'ordre. Ah oui mais non, ces amandes sont un cadeau du bon Dieu et ce serait pécher que de les laisser perdre ! M'ouais, et se serrer la ceinture et faire se serrer la ceinture à toute la famille c'est pas pécher ? Je renonce à comprendre et vais pisser dans mon violon, et pour l'heure reprenons la marche où elle en était... Le sentier est un peu étroit, mais les passages dangereux dont les locaux nous avaient parlé ça doit pas être ici parce que pour se ramasser en contrebas faudrait vraiment être soit complètement débile, soit complètement alcoolisé, soit plus probablement les deux à la fois. L'ubiquiste boue est évidemment au rendez-vous mais il pleut pas, je peux trop pas me plaindre pour une fois. On fait une halte dans un hameau de quelques huttes perchées au sommet d'une colline avec une vue à couper le souffle. Le spectacle naturel est magnifique mais on est éloigné de tout, si tu veux vivre ici t'as intérêt à aimer la solitude et à savoir gérer tes réserves de patates douces comme il se doit quand la disette survient... On reprend la route, cousin et tantine font cavaliers seuls en aval tandis que naps discute avec parrain en amont. Il est sympa ce parrain, au début il était pas causant mais dès qu'il avait compris qu'on tenait pas les autorités indonésiennes dans nos cœurs, et après quelques tirades de naps sur l'incurie et la malhonnêteté des moustachus (un peu pour le mettre à l'aise et peut-être aussi, quoiqu'inconsciemment, un peu pour se passer les nerfs rapport à ce foutu pied), il s'était détendu et on s'était fait potes. Comme quasiment tous les papous il souffre de la colonisation indonésienne, et il espère qu'à notre retour en France on pourra en toucher quelques mots à notre président. Plutôt que de le laisser espérer en vain je me vois contraint de lui expliquer qu'en France je suis un zéro sans chiffre, et que cousin et tantine c'est guère mieux... Il espère quand même qu'un jour ils seront indépendants et là je la ramène pas, car je crains fort que ce jour ne soit pas près d'arriver si tant est qu'il arrive jamais. Silence radio coupable des médias occidentaux donc forcément la majorité des occidentaux ne sait même pas que la Papouasie existe, et encore moins qu'elle est colonisée violemment par l'Indonésie, et partant de là aucune mobilisation internationale. Aucun soutien de la part d'aucun pays et aucune reconnaissance du droit des papous à l’indépendance, à part leurs cousins du Vanuatu mais si tu as déjà entendu parler de cet archipel perdu du Pacifique tu peux imaginer le poids qu'il a sur la scène internationale. J'ai pas le cœur d'expliquer tout ça à parrain... Ben oui, la Papouasie c'est pas le Tibet, z'ont pas de Dalaï-lama en Papouasie. Et puis faut dire que le Tibet est colonisé par les vilains chinois alors que la Papouasie est colonisée par les gentils indonésiens, qui d'ailleurs ont fait cela avec l'accord et l'aval de l'ONU et de nos nations démocratiques ce qui veut dire qu'officiellement on peut même pas dire qu'il s'agit d'une colonisation, la bonne blague (si ce n'est déjà fait va lire le chapitre IX, tu y trouveras de plus amples informations à ce sujet). Remarque, faut dire encore que c'est vrai qu'ils sont sympas avec nous les indos, ils nous laissent extraire leurs ressources naturelles à des prix défiant toute concurrence et il est donc un peu normal qu'en retour on les laisse coloniser la Papouasie et s’asseoir sur les droits de l'homme. Liberté - égalité - fraternité et charte des droits de l'homme et du citoyen, fiertés françaises de la culture du cocorico, oui mais pas pour tous les peuples, faut croire que certains ne méritent pas le qualificatif d’être humain aux yeux de nos dirigeants... Business is business, on a besoin de matières premières et de produits manufacturés à vendre pas cher en Occident pour satisfaire la boulimie de consommation et de gaspillage de nos contemporains, et comme on dit on fait pas d'omelettes sans casser d’œufs. Tout va bien alors, sauf pour les œufs bien sûr mais ça ne semble guère déranger les consommateurs d'omelettes... En fin de journée on arrive à un village et on demande l’hospitalité. Elle nous est comme d'habitude accordée sans problèmes, on va dormir chez l'instituteur. Monsieur l'instituteur a une hutte-case, comme tout le monde ici, mais sans cochons, la nuit va être calme. Pour l'instant il fait encore jour et cousin et tantine vont visiter les alentours, naps reste à la maison et s'y détend les extrémités inférieures... Ils reviennent et me décrivent le centre-ville et son petit terrain de volley où ils ont vu un spécimen rare : un jeune adulte en étui pénien ! D'habitude on ne voit guere que quelques vieux qui soient habillés de la sorte et pour le coup voir un jeune, en plus jouant au volley avec sa courge phallique battant au rythme de ses sauts, ça devait être un spectacle que je regrette d'avoir loupé. Bon c'est pas le tout mais c'est l'heure de faire à manger. Ça non plus je t'en avais pas parlé dans le chapitre précédent, mais c'est que je n'ai pas grand chose à te mettre sous la dent à ce sujet car on n'a en tout et pour tout que du riz blanc qu'on agrémente de feuilles de manioc et parfois de quelques nouilles instantanées. Pas d'autres légumes, à part de temps en temps un genre de cucurbitacée dont je ne saurai te déclamer le nom exact en latin, pas d’œufs, voilà quoi. Ah si, j'oubliai les patates douces dont les feuilles sont issues, ça la région n'en manque pas tant qu'on n'est pas en saison de famine, et le « kradi » qui est une variété de tubercule à la chair blanche et ferme dont la saveur est ma foi tout à fait à notre goût... Mais crois pas, on meure pas de faim, car si la diversité n'est pas au rendez-vous la quantité, elle, est tout ce qu'il y a de raisonnable. Et puis de toute façon, qui commence à se plaindre de ce genre de détails ferait mieux de rentrer chez Papa-Maman manger la soupe et le steak du soir... On se fait une plâtrée de riz aux feuilles et on se mange ça avec parrain, l'instituteur et un voisin qui a emmené son fils d'une dizaine d’année pour l'occasion. On discute en se remplissant la panse, et on ne peut pas ne pas remarquer le minot qui mange les yeux fixes sans dire un mot. Il finit avec une célérité impressionnante une première assiette bien garnie, et il en demande une seconde. On lui en sert une aussi bien garnie que la première et il se l'enfile à la vitesse de l’éclair, toujours avec le regard fixe et toujours sans décrocher une parole. Il en redemande une troisième, même scenario. Je ne me souviens plus combien il en avait mangé au total mais c’était plus que n'importe lequel des adultes présents, à se demander où il les mettait et en espérant qu'il n'allait pas se faire une indigestion, pauvre petit qui devait pas manger souvent du riz. Car le riz est un aliment de luxe dans la région, il n'est pas produit localement et doit être acheté avec de l'argent, dont la plupart des villageois manque cruellement... Il est temps de dormir dans cette hutte spacieuse, autour d'un bon feu et avec l'assurance de ne pas être réveillé par les pourceaux à l'aube, après un repas de luxe une nuit de luxe, on se refuse rien. Le lendemain c'est reparti, les enfants du village nous suivent un bon moment en nous donnant la main, c'est comme ça à chaque fois. Une équipe de petites frimousses papoues, tous plus croquignolets les uns que les autres, rien à voir avec les enfants indonésiens qui sont souvent délurés et je te parle pas des enfants français... Arrivés à la limite de la commune, signalée par un portique-barrière en bois, ils nous laissent partir à regrets et nous font des au revoir de la main tandis que nous nous éloignons, moment d’émotion parce que quoi que tu en croies j'ai pas un cœur de pierre (oui je sais, je le cache bien). La marche du jour c'est à peu près la même qu'hier donc je te la refais pas, je me suis encore fait critiquer récemment rapport à mon style par la ligue de défense des belles lettres qui ont avalé leur parapluie alors je vais pas me lancer dans des répétitions trop répétitives. Enfin y a quand même une différence notable car on passe quelques ponts suspendus, qui sont pas flambants mais qui ne nous semblent pas être les ponts qu'on nous avait décrits comme extrêmement dangereux. N'y tenant plus je demande à parrain où est ce sentier si escarpé et ces ponts prêts à s'effondrer, il me répond que le sentier c’était hier et que les ponts on vient de les passer. Oah parrain, c’était rien du tout, pourquoi avec le chef vous nous en avez fait une telle description ? Ben c'est que vous êtes des blancs, et comme vous êtes pas habitués on s’inquiétait ! J’espère que te voila rassuré mais tu sais, chez nous aussi y a des rivières et des montagnes... Ahhhhh, une bonne pluie, ça faisait longtemps ! Ohhhhh, un bon champ de boue bien profonde, quel plaisir, on en a jusqu'au mollets ! C'est encore loin parrain ? Non, pas trop ! Je sais bien qu'ici loin ou pas loin ça veut pas dire grand chose, les distances se comptant en jours de marche papoue que tu multiplies par deux pour convertir en marche européenne, et par trois pour la marche à la naps, mais ça te donne malgré tout une vague idée et un peu de cœur au ventre. Certes ça ne change rien au fond du problème, car tu arrives quand tu arrives, mais on apprécierait quand même plutôt bien de dormir au sec ce soir... La pluie et la boue continuent de plus belle pas et la journée tire à sa fin, quand soudain on aperçoit quelques constructions dans le lointain. C'est quoi ça parrain ? C'est le village, on y est presque ! On est accueilli par une équipe hétéroclite de papous de tous âges et de tous sexes, on va pas s'ennuyer je le sens ! Le village en question, c'est le plus « moderne » qu'on ait vu jusqu’à maintenant. Par moderne je veux dire qu'il y a beaucoup de maisons en planches au lieu des habituelles huttes en paille, et justement parrain nous a dégotté des places dans un de ces bâtiments d'avant-garde. Encore plus luxueux qu'hier soir dis, on a une chambre de quatre mètres carrés pour nous trois. Désolé cousin et tantine, je vous aurais bien laissé seuls mais de toute façon vu qu'on s'est pas lavés depuis Wamena à mon humble avis vous auriez pas fait grand chose, non ? Les gens sont sympas mais l'ambiance est bizarre, le maire vient de décéder dans des conditions mystérieuses que les locaux attribuent à la magie noire. Il avait eu une histoire de cochons avec un bled de vilains entêtés qui ont refusé de se convertir au christianisme et qui sont toujours dans les pratiques de sorcellerie jusqu'au cou, un peu comme le chef du chapitre précédent, et bien qu'ils lui aient envoyé plusieurs fois le corbeau il avait refusé de s'acquitter de sa dette, se croyant probablement plus fort que le swangi du fait de sa position d'homme fort d'un village moderne... Un corbeau ? Ça me rappelle des histoires du temps jadis de chez nous et du coup je m’intéresse : ce corbeau, ça se passe comment exactement ? Et bien c'est un corbeau qui t'est envoyé par le sorcier qui a été payé par ceux qui te veulent du mal, il vient se poser sur une branche pas loin de toi et il te parle, mais y a que toi qui l'entends, dans ta tête, et il te met en garde que si tu payes pas ça va mal finir ! Et le maire a pas voulu écouter ? Non, et il est mort en quelques jours alors qu'il avait à peine trente cinq ans et n’était pas malade, et quand on l'a emmené à l’hôpital de Wamena les docteurs ont dit que tous les organes à l’intérieur de son corps avaient été comme broyés et qu'ils ne comprenaient pas ce qu'il s’était passé ! De là vous en avez déduit que c’était le swangi ? Bien sûr, quoi d'autre ? Le corbeau lui avait été envoyé à plusieurs reprises, et puis c'est pas la première fois que ce genre de mort se produit... Ah ben dis donc, quelle histoire et c'est pas fini, demain le gouverneur va venir en personne, et en attendant y a la famille en deuil et en lamentations que c'est un spectacle sorti de la nuit des temps... Personne ne nous a proposé d'aller faire nos condoléances et on observe prudemment l'action à bonne distance, parce que la scène est dantesque. Ça pleure et ça pousse des plaintes lancinantes dans tous les sens et une jeune femme, qu'on nous indique être la fille du décédé, plus ou moins à poil et le corps recouvert de cendres et de peintures funéraires, semble possédée par un esprit malin. On se croirait dans un film d'horreur et j’exagère pas, elle se frappe le corps hystériquement, fait des gestes et des bonds désordonnés, pousse des cris d'un autre âge, non vraiment, ça donne pas envie d'aller lui serrer la main et de lui dire courage ma fille... C'est dans ce genre de moment qu'on réalise que le travail des missionnaires n'a fait qu'effleurer la surface, on n'efface pas comme ça des millénaires d'histoire animiste, de guerres tribales et de magie noire. En parlant des missis, aux dires des locaux ils sont arrivés par la même route que nous par un beau matin des années soixante-dix, autant dire que ça fait pas très longtemps... À part ça, on est bien lotis dans notre palace moderne. Y a un bon feu, les patates douces et leurs feuilles coulent à flot, et toute l’équipe de nos hôtes est très communicative. Le lendemain le gouverneur et sa clique se pointent en avion, car tu penses bien qu'une métropole aussi moderne se doit d'avoir une piste d'atterrissage et qu'un gouverneur va pas se taper plusieurs jours de marche, et je les espionne, me demandant à quoi ça peut bien ressembler un gouverneur papou. Est-ce un papou de souche ou est-ce un indonésien ? C'est un papou, et vu son embonpoint la place doit être bonne. Les locaux nous expliquent que sa grande activité est de faire le tour de son gouvernorat en avion, genre il est près du peuple, mais à mon avis il aurait sûrement des choses plus importantes à faire que de chartériser un avion tous les jours avec l'argent public et d'aller se promener ici ou là. Au hasard, développer l'agriculture? Je m’égare, retour au récit... Les minots nous ramènent un phasme, tu sais, cet insecte qui ressemble à une branche, et ils nous ramènent aussi une sorte de croisement entre une sauterelle et un criquet, un spécimen impressionnant car aussi long qu'une main, très courant dans les champs nous disent-ils. J'en avais déjà vu de bonne taille à Bornéo mais jamais à ce point, âmes sensibles changez de chaîne ! Vu l'ambiance du bled, et vu qu'on est un peu obligés de raser les murs car on a bien compris qu'il fallait pas trop qu'on la ramène, on passe trois nuits et on se dit qu'il est temps de partir. On paye à parrain ce qu'on lui doit plus la journée qu'il va mettre à rentrer au bercail, poignée de main, ça a été un plaisir et un honneur de te connaître parrain ! On y va, ce coup-ci notre guide est un jeune, Sam... La route reprend sa descente, d'ici quelques jours on va se retrouver dans la jungle de basse altitude. Il y fera plus chaud, ce qui n'est pas un mal, mais aussi plus humide et plus plein de saletés plus ou moins suceuses de sang. Pour l'instant on est encore à moyenne altitude et les paysages sont toujours aussi somptueux, profitons-en parce qu'une fois dans la grosse jungle tu vois plus que du vert, de la boue et des moustiques et autres parasites. Il est pas très sympa ce Sam, il nous ignore superbement, marche à une vitesse telle que même cousin et tantine ont du mal à suivre, et pour tout dire s'en fout plus que pas mal de nos personnes. La fin de l’après-midi s'approche, il va falloir songer à faire le camp. On remonte un lit de galets qui m’apparaît être une rivière asséchée et on y est, un endroit un peu surélevé et plat où on devrait être à l'abri des inondations. On sort nos hamacs mais hé Sam, tu vas dormir où ? T'as rien prévu ? Oh pas besoin, je vais me faire un lit de feuilles ! Oui, mais tu sais bien qu'il y a de grandes chances qu'il pleuve pendant la nuit ! C'est pas grave, je dormirai en dessous de ton hamac et je me protégerai avec de l’écorce, regarde, j'en ai déjà préparé ! En effet, il a découpé des pans entiers d’écorce et tous les morceaux mis bout à bout font à peu près sa longueur, surtout qu'il est pas grand, et la forme semi-circulaire s'adapte bien à celle du corps humain. Pas mal la couverture papoue, je retiens la combine... Ça me gêne malgré tout de le laisser dormir comme ça mais d'un autre côté, et d'une j'ai pas des masses envie de partager mon hamac, et de deux on lui avait bien dit de prévoir une bâche ou quelque chose dans le genre. Je sais d’expérience qu'à deux dans un hamac ça finit collet serré inconfortablement entassés au milieu, et déjà qu'avec une personne de sexe féminin qui s’avère être ma cops c'est limite tu dois pouvoir comprendre sans peine pourquoi dans le cas présent je suis pas très chaud. Il a pas voulu écouter et c'est son droit, mais à la réflexion y a pas de raison que j'en porte les conséquences et me retrouve à dormir en mode lune de miel avec lui. Je me réveille pour mon petit besoin nocturne, car buvant beaucoup d'eau fatalement faut que ça sorte, et évidemment il pleut. J'en profite pour jeter un œil sous mon hamac, le Sam dort paisiblement emmitouflé dans sa couverture ligneuse, parfait. Le lendemain j'ai pas le moral, et c'est rien de le dire. Mon pied me fait bien sûr horriblement mal mais c'est pas tant ça le problème, le problème c'est que je ralentis cousin et tantine et que j'ai l'impression d’être un fardeau pour eux et ça, ça me va pas mais alors pas du tout. Je m’épanche un peu à tantine mais elle me dit de ne pas m’inquiéter, ils ont tout leur temps et puis je les ralentis pas tant parce qu'ils marchent à leur rythme et se font juste des haltes de temps en temps pour m'attendre, ce qui ne les dérange pas car du coup ça leur donne l’occasion d'observer les lieux de plus près. Bon, vu sous cet angle je me sens mieux, du moins psychologiquement parce que physiquement c'est pas la gloire. Ça descend toujours, on commence à sentir qu'il fait plus chaud. Je traîne tellement la patte qu'on réussit pas à atteindre le prochain village, mais pour le coup on s'en tire pas trop mal parce qu'on passe par une case vide qu'on investit pour la nuit. Sam nous explique que les locaux l'ont construite pour être près de leurs champs, mais qu'en ce moment ils n'y sont pas pour cause de pause entre deux récoltes. Un feu, du riz, quelques kradis sous la cendre, un toit sur la tête, luxe quand tu nous tiens ! Le jour suivant on arrive à ce qui ma foi est plus un hameau d'une dizaine de huttes qu'un village, et une famille nous adopte. Sam repart vers sa cité moderne avec ses émoluments et on le laisse partir sans regrets, c'est pas qu'il était méchant mais contrairement aux autres guides qu'on a eus il ne nous manquera pas. Il est sympa ce hameau, y a toute une ribambelle de mioches et les gens qui nous ont accueillis sont adorables. Des voisins viennent nous faire une petite visite de courtoisie et c'est la fête, en avant les patates douces et les feuilles ! Ce coup-ci c'est de nouveau dodo avec les cochons, pas de barrière entre eux et nous mais ils savent se tenir et ne viennent pas nous déranger pendant la nuit. Au petit matin à l'heure de leur repas c'est évidemment la foire mais que dire, ils sont chez eux que diable... Le prochain village n'est pas très loin, et pour y aller il y a un sentier qui d’après nos hôtes est facile à suivre. Très bien alors on va se faire ça sans guide, comme des grands ! Le sentier est en effet bien marqué, chose étonnante si l'on considère qu'on est quand même un peu au beau milieu de nulle part, et serpente à travers la jungle. Quelques heures de marche sans histoire et on arrive, à la vue de ces trois faces de craie qui débarquent dans leur village les papous sont estomaqués : vous arrivez d’où comme ça ? Et ils sont où vos guides et vos porteurs ? On rigole : on arrive de Wamena et quant aux guides et porteurs comme vous voyez on n'en a pas, c'est qu'on n'est pas des pros ! De Wamena, tous seuls ? Des porteurs on n'en jamais eu, et des guides on en a eu jusqu'au dernier village avant le vôtre mais de là on est venus tous seuls en effet, c'est pas loin ! Et vous allez où ? On va vers le sud... On prend nos quartiers, et une fois en place on engage la discussion avec le chef au sujet de la suite des événements. Il nous explique qu'il est impensable de rejoindre le village suivant sans guide, il faut impérativement être accompagné par quelqu'un qui connaisse le chemin car il n'y a pas de sentier et il faut traverser la forêt jusqu’à un endroit précis au bord d'une rivière d’où on pourra prendre une barque pour notre destination. Donc jusqu’à un village ? Non, il n'y a pas de village et personne n'y vit, c'est juste un point de ralliement ! Mais alors comment on pourra être sûr qu'il y aura quelqu'un ? On a une radio, et si vous êtes OK pour acheter de l'essence pour la charger au générateur on peut s'occuper du rendez-vous ! Ma foi c'est normal, vu que l'essence vient à dos d'homme, et puis de toute façon y a pas vraiment d'autre solution parce que personne ne nous emmènera à pied tout du long, ils disent que c'est trop loin. Si tout le monde prend la barque ça semble logique remarque... Et au niveau du guide ? Le chef nous présente un gaillard barbu, affaire conclue. C'est joli par ici, on est en hauteur et on a une vue imprenable sur la région, un épais tapis végétal qui s’étend à perte de vue dans toutes les directions jusque là-bas tout au bout de l'horizon. Il est temps de passer aux patates douces, puis à une nuit tout aussi douce... Le lendemain le barbu se pointe avec quatre gamins qui sont, dit-il, ses petits frères, et qui vont venir avec nous. Froncement de sourcil : euhhh, quatre bouches de plus à nourrir ça va pas le faire, nos stocks sont limités ! Ne vous inquiétez pas, ils ont leurs propres provisions ! On est malgré tout pas très chauds, le plus grand doit avoir douze ans, le plus petit peut-être huit, à tous les coups ça va gripper à un moment ou à un autre. Non, non, non, on refuse catégoriquement, pas envie de faire garderie en plus du reste. On part, ça descend et très vite on se retrouve dans une bonne forêt épaisse et moite. C'est quoi ces bruits derrière nous ? Ce sont les minots pardi, ils nous ont suivi ! Et maintenant on fait quoi ? On est déjà loin du village, ça va, ils ont gagné... On reprend la marche avec ces renforts impromptus et ma foi, pour l'instant ça va, on peut pas dire qu'ils nous ralentissent parce que pour marcher moins vite que naps en ce moment je verrais guère qu'un paralytique. Je t'avais pas dit d'ailleurs mais ça faisait déjà quelques jours que outre mon bâton de marche en aluminium j'utilisais un second bâton que m'avait fait un guide précédent, tu vois le tableau, naps en béquilles au milieu de la jungle... On arrive dans une zone glissante, car en descente boueuse et caillouteuse, et évidemment je me vautre les quatre fers en l'air. Emporté par le feu de l'action, et par la sangle qui le tient fermement attaché à ma main, le bâton en alu se dresse et me percute la face un peu en dessous de l’œil gauche. J'en vois trente-six chandelles et tout de suite je sens un liquide chaud me couler le long de la joue, ceci dit je te rassure, ce ne sont pas des larmes mais du sang. Petit état des lieux, apparemment je me suis bien amoché (c'est qu'on fait jamais les choses à moitié dans la famille naps) et tantine estime qu'il faudrait faire un ou deux points. Comme on n'est pas vraiment près d'un hôpital elle me colle deux steri-strips pour maintenir les chairs en place, et pronostique qu'il restera sans doute une petite cicatrice. Ça me fera un souvenir, allez, en route ! Ça doit pas être mon jour, un peu plus loin ce foutu bâton en alu casse. Ça devait bien arriver à un moment ou à un autre, il avait été plié et remis droit dans le chapitre X et ce genre de matériau quand ça a été fragilisé une fois il ne faut pas bien longtemps avant que ça ne rende l’âme. Le barbu m'en taille un nouveau, je le trouve un peu lourd, il m'en taille un autre plus dans ma gamme de poids. Il me demande s'il peut garder ce qu'il reste du bâton en alu et je le lui cède bien volontiers, ça sera toujours ça de moins à trimballer. Vers la mi-journée on se fait une pause déjeuner et on constate que quoi que leur grand frère en ait dit ce matin les minots n'ont pas beaucoup de provisions, le rationnement n'est pas loin. Mis à part ça ils sont mignons ces gosses, ils nous font penser aux Jackson Five, même s'ils ne sont que quatre, parce qu'ils leur ressemblent un peu et parce que le plus petit est le leader quand ils chantent. Car ils chantent en effet, a cappella dans la langue de leur village, et franchement ils assurent, ça égaye l’atmosphère tout au long de la journée. En fin d’après-midi on fait le camp sous une pluie battante, dans un coin pas vraiment propice mais pas le choix. Le barbu est bien équipé, il a emmené une grande bâche qui fait un abri suffisant pour loger tout le monde. Du coup j'ai la flemme d'installer mon hamac et vais dormir près du feu avec eux, tandis que cousin et tantine se font un petit nid douillet dans leur hamac perso. Le repas, les petits n'ont plus grand chose à se mettre dans l'estomac et que faire, on leur avait bien dit de pas nous suivre mais maintenant qu'ils sont là on peut pas les laisser se coucher le ventre vide et on partage ce qu'on a... Le lendemain, pauvre de moi... On longe une rivière et c'est cailloux à perte de vue, cailloux glissants de surcroît, imagine-toi comme c'est facile et agréable de marcher sur ce type de terrain pour quelqu'un qui s'aide de deux bâtons. J'avance précautionneusement, pas que j'aille encore me ramasser surtout que ça descend et surtout qu'atterrir sur de la roche ça fait bobo, les autres sautent prestement de pierres en pierres. La rivière s’élargit et plus moyen de l’éviter, on est toujours sur des cailloux et je passe à un numéro d’équilibriste parce que qui dit cailloux mouillés dit cailloux encore plus glissants que tout à l'heure. Ça s'aplanit, des bas-côtés apparaissent et on peut marcher à pied sec sans trop risquer de se vautrer, déjà pas mal même si c'est toujours caillouteux. À croire que les types du village des sorciers m'en veulent, pourtant je te jure que je mange pas de cochon, parce que je me retrouve sur le passage d'un essaim d'abeilles sauvages et me fais copieusement piquer. Je tape un sprint clopin-clopant en serrant les dents parce que ça fait mal, et au pied et là où je me fais piquer, et réussis à échapper aux dards acérés. Je ne me formalise pas, allez, y a encore du chemin. Après quelques minutes je commence à avoir chaud, très chaud, faut que je m'assoie. Qu'est-ce que t'as ? Chais pas, j'ai chaud et ça me gratte dans tout le corps ! Ma voix est bizarre, toute enrouée, et je commence à voir du mal à avaler ma salive. Tantine m'examine, diagnostic : allergie aux piqûres ! Ah ben ça alors, pourtant c'est pas la première fois que ça m'arrive, va comprendre... Bon, c'est pas grave, on va attendre que ça passe ! Non, non, me dit tantine, tu as déjà les yeux qui te sortent de la tête et si ça continue tu vas en arriver à un point où tu vas plus pouvoir respirer et où il va falloir te trachéotomiser ! OK tantine, mais que faire ? J'ai des cachets antihistaminique, ça va te retaper ! Du chimique ? J'aime pas trop ça, et puis je pense pas que ça va finir en trachéotomie, mais essaye de refuser quelque chose à tantine, j'avale les pilules. Assez vite ça va mieux, on repart... C’était quoi comme cachets ? Ben figure-toi que j'ai oublié, pourtant à l’époque je m’étais bien enfoncé le nom de la molécule dans le crâne en me disant que ça pourrait servir, je dois me faire vieux... En parlant d'oubli, d’après la carte où j'avais noté tous les endroits par où on était passés il semble qu'on ait dormi une nuit de plus à la belle étoile, mais pas moyen de me souvenir ni où ni comment, faudra que je demande à cousin et tantine la prochaine fois que je les vois. Toujours est-il qu'on finit par arriver à bon port, ce qui est le cas de le dire vu que trois barques sont au rendez-vous. Merci notre ami barbu et merci les jeunes pour votre compagnie et qui sait, peut-être qu'on se reverra un jour ou qu'on entendra parler de vous si vous fondez un groupe ! Maintenant je suis bien content, finies les douleurs pédestres, on va finir à la rame. Au fait, pourquoi vous êtes venus à trois barques ? C'est qu'on pensait que vous seriez plus nombreux, à la radio ils nous avaient pas dit combien vous étiez ! D'accord, et on fait comment ? Oah, on va s'arranger, on partagera les sous en trois et puis voilà ! On se laisse porter par le courant, et je remarque qu'ils utilisent de grandes rames. Si je te signale ce fait en apparence anodin c'est parce que deux jours plus tard j'en vis une de près, mais nous n'en sommes pas encore à ce stade du récit... La suite et fin du voyage est confortable, il fait agréablement chaud (même si les fesses mouillées pour cause d'assis à fond de coque parce qu'il faut pas t'imaginer qu'il y a des sièges) et on a une vue imprenable sur la forêt, le luxe, y a que ça de vrai ! Mais c'est qu'il y a de la distance dis donc, à pied ça aurait été la croix et la bannière pour sûr... On finit pas jeter l'ancre en face d'un village de cases toutes de bois faites, nous y sommes. Ici aussi ils sont étonnés de voir qu'on n'est que trois : mais elle où votre expédition ? Quelle expédition ? Ben on voit rarement des blancs, genre à peine une ou deux fois par an, mais quand il en vient ils sont toujours accompagnés d'une bonne dizaine de guides, porteurs et cuisiniers ! Ah oui, seulement eux ce sont des pros, nous on est encore en classe amateur ! On y travaille, on y travaille, mais n'est pas pro qui veut... Ce coup-ci on dort chez le premier adjoint du maire, ou quelque chose d'approchant, qui nous accueille à bras ouverts. Il nous présente sa femme et leur bébé, et la petite chambre où on va dormir. On s'installe, puis on part aux commissions. Y a évidemment pas de marché ni de magasins mais on nous propose des feuilles et des patates, tout va bien. Le grand balèze à qui j’achète de la verdure n'a pas de monnaie, il dit qu'il me la donnera demain. J'aime pas trop ce genre de situation, parce que souvent demain ça veut dire dans un futur indéterminé et en tout cas pas proche voire utopique, mais le gars a l'air honnête et comme la somme n'est pas très importante je décide de lui faire confiance. On est de retour dans la moiteur tropicale, ça fait plaisir cette chaleur. Cousin et tantine en profitent pour se faire un coup de débarbouillage dans la rivière, naps se fait un petit visage-mains-pieds qui suffira bien comme ça. Le village a un style architectural différent de ceux des montagnes et on voit que le bois ne manque pas, toutes les maisons sont construites dans ce matériau. Par contre qui dit chaleur et humidité dit aussi moustiques, une engeance qu'on avait un peu oubliée mais qui se rappelle à notre souvenir dès la fin de la journée, saleté tiens. De là forcément on a dû installer nos moustiquaires dans l'espace exigu qui nous a été dévolu, et le problème c'est que la mienne a été modifiée par mes bons soins pour s'adapter au hamac. C'est-à-dire que je l'ai fort raccourcie, ce qui ne laisse que peu d'espace à l’intérieur et fait que la respiration crée un effet de serre. C'est un avantage si on dort dehors car il fait frais la nuit, mais ça devient un inconvénient si on dort à l’intérieur d'une maison où il fait très chaud et où il y a un je ne sais quel parasite qui pique voracement toutes chairs en contact avec les parois de la moustiquaire, je me lève le matin les bras couverts de vilaines piqûres qui démangent. J'ai déjà eu affaire à cette vermine en d'autres lieux et j'ai remarqué qu'à chaque fois, ici y compris, il y a des chemins de termites le long des murs (tu sais, ces canaux en terre qui servent d'autoroutes-tunnels aux rampants), ceci pourrait expliquer cela. Pas trace du balèze et de la monnaie, peut-être a-t-il eu un contretemps ? Je lui laisse encore une chance, mais si demain il ne se montre pas je devrai me mettre en quête de sa personne. Le lendemain toujours personne, je m’enquière à droite à gauche à son sujet. Je ne connais pas son nom mais n'ai pas de mal à le décrire physiquement, les mastodontes de facile un mètre quatre-vingt quinze ça court pas les rues. Tout le monde le connaît et à ce que j'entends c'est un type pas commode qui frappe sa femme et ses enfants, il habite vers là-bas. J'y vais de ce pas, pas question que je lui fasse cadeau de sa dette, pas pour la somme en elle-même mais pour le principe. Je cherche et finis par le trouver, il est assis devant sa maison. Hé m'sieur, vous êtes pas venu me rendre la monnaie ! Oah c'est bon, de quoi tu me parles, c'est pas des millions ! À ces mots la moutarde me monte au nez : pardon ? Une dette est une dette, vous aviez dit que vous viendriez me rendre l'argent et maintenant vous me dites d'aller me faire voir ? Ce type de raisonnement ne semble pas lui faire grand effet : allez, casse-toi et rentre chez toi ! Non, je ne partirai pas tant que je n'aurai pas l'argent ! Le ton monte, il m'aboie une nouvelle fois de partir, je lui réponds qu'il se dit chrétien et que pour autant que je sache le vol n'est pas autorisé par cette religion (j'aime bien citer les bondieuseries dans ce genre de situation, ça leur fait honte et leur met le nez dans leur caca). Il rentre dans sa maison et je me dis qu'il va aller me chercher les sous mais non, il ressort armé d'une de ces rames dont je te parlais plus haut, un bout de bois d'un bon deux mètres cinquante de haut, et m’éructe un : MAINTENANT TU TE CASSES, TOUT DE SUITE ! Non m'sieur, j'attends, j'ai tout mon temps ! Il repart dans l’arrière-boutique, et cette fois en ressort en brandissant une longue machette : JE T'AI DIT DE DÉGAGER ALORS TU DÉGAGES ! Les chances de récupérer mon dû s'amenuisent, et vu la taille du mec et de son coupe-coupe mon espérance de vie n'est pas brillante non plus. C'est plus que tendu et je ne donne pas cher de mes chances, l’idée me vient de prendre mes jambes à mon cou. Ah ça non, je vais pas lui donner le plaisir de me voir déguerpir comme un pleutre, et puis de toute façon en deux enjambées il m'aurait rattrapé donc tant qu'à me faire découper autant me faire découper la tête haute, et s'il ne me découpe pas j'aurai sauvé l'honneur de la famille naps. Je lui lance un ultime : OK, Dieu a tout noté et rétribuera chacun selon ses mérites ! Je tourne les talons calmement et dignement et m’éloigne tout aussi calmement et tout aussi dignement, du moins en apparence parce que j'ouvre bien grand mes oreilles au cas où le grand escogriffe se mettrait dans la tête de me poursuivre. Au détour d'une case un papou me fait signe : tiens, voilà l'argent qu'il te doit ! Pourquoi tu veux me rembourser pour lui ? Laisse tomber, y a aucune raison, et puis c'est pas pour les sous mais pour le principe ! Si, si, prend l'argent, c'est mon beau-père et avec ma femme on veut pas que son péché retombe sur nous et que Dieu nous punisse à cause de lui ! Meuh non, faut pas s’inquiéter, Dieu sait bien qui a fait quoi ! Le gars insiste, et insiste, et je me fois forcé d'accepter car je sens que sinon il va pas dormir tranquille ce soir. A-t-il peur que je lui envoie un corbeau le maudire sur douze générations ? Va savoir, j'empoche les billets et rentre à la maison. Notre hôte s’inquiétait un peu, car il savait à qui j'allais réclamer une dette, et je vois qu'il est soulagé de me voir rentrer en un morceau. Moi aussi remarque, quand j'y pense... Il est temps de reprendre la route, mon pied est toujours dans le même état et même pire et la perspective de nouvelles journées de marche ne me ravit pas des masses. Ouais, pour être franc j'ai le moral au ras des pâquerettes et j'aurais volontiers jeté l’éponge, sauf que c'est pas possible car il n'y a pas d'autre moyen de quitter ce village qu'à pied. Enfin si, y a le bateau pour revenir sur ses pas, mais bon... Haut les cœurs naps, la prochaine étape est la capitale de la Papouasie du centre, une métropole dont on entend parler depuis déjà un brave moment et où il y aura sûrement moyen de te reposer ! Notre hôte et sa femme partent en même temps que nous, il a des courses à faire et pour une fois sa dame l'accompagne car, nous dit-il, n'ayant jamais vu de voitures de sa vie elle veut voir à quoi ressemblent ces engins fabuleux. Il y a des voitures dans cette capitale du bout du monde ? Un peu étonnant parce qu'il n'y a pas de routes qui y accèdent mais bon, on verra quand on y sera... On se met en route et ils nous distancent très vite vu la vitesse de pointe de l'handicapé de service... La jungle est épaisse et détrempée à souhait, et tu sais pas quoi ? Elle est pleine de sangsues ! Je t'en reparlerai plus tard car pour l'instant on croise un attelage pour le moins incongru, des locaux tirant un bateau. On se regarde un peu incrédules, faut convenir que c'est pas courant. Un peu plus loin on découvre le pourquoi du comment, un chantier naval local. Tu choisis un arbre de belle taille et de bonne qualité, tu l'abats et ensuite tu tailles ton bateau directement dans son tronc. Le tour est joué, tu n'as plus qu'à le transporter jusqu’à la rivière. De temps en temps on voit des petits bâtons à l’extrémité peinte en rouge fichés ici ou là. On demande à Moïse notre guide ce qu'il en est. Ça, ce sont des marqueurs pour la future route ! Ils veulent construire une route ici ? Oui enfin c'est ce qu'ont dit ceux qui sont venus planter ces bouts de bois ! Beau projet, à en juger à la vitesse où travaillent les travaux publics dans ce pays on peut présumer de la date d'inauguration mais c'est peut-être pour ça qu'ils ont déjà des voitures de prêtes, comment on dit mettre la charrue avant les boeufs par ici ? On avance péniblement dans cet enfer vert, comme on dit dans les vrais livres, c'est que c'est boueux bien comme il faut et infesté de sangsues. Il en vient de partout, du sol bien sûr mais aussi des feuillages que nous ne manquons pas de frôler sur notre passage, et même du ciel car il en tombe des arbres. On en a sur tout le corps et certaines petites malines, j'ai nommé celles qui viennent d'en haut, cherchent, et parfois réussissent, à s'arrimer qui sur une lèvre, qui dans une oreille, qui dans une narine, qui sur une paupière. C'est un peu déloyal de se laisser choir ainsi du haut d'un arbre, les gentilles sangsues comme celles auxquelles j'avais eu affaire dans le passé se cantonnaient à monter du sol et pouvaient facilement être tenues à l’écart en imbibant régulièrement le bas de son pantalon de jus de tabac mouillé. Il y en a de différentes couleurs, des noires, des marrons et même des roses striées (sans rire), et il y en a en quantités telles qu'on est obligés de s’arrêter souvent pour se faire un état des lieux et arracher ces limaces vampires. Parce que si tu es du genre étourdi et les laisses faire elle vont te pomper jusqu’à plus soif, et quand elles sont rassasiées elles se décrochent, merci et au revoir, et toi tu saignes comme un goret à cause de l'anticoagulant qu'elles t'ont injecté pour fluidifier ton sang, charmant... Je me suis toujours demandé comment fonctionnaient ces créatures. Elles semblent n'avoir ni œil ni oreille mais pourtant elles te perçoivent quand même, car dès que quelqu'un passe elles se dressent prêtes à mordre. Elles doivent réagir à la chaleur ou au mouvement, je vois que ça comme explication... Vers la fin de la journée on se prend notre énième pluie, et celle-là elle est pas bonne car comme on va bientôt s’arrêter de marcher nos vêtements n'auront pas le temps de sécher in situ comme dans le cas d'une pluie matinale. Elle redouble de plus belle et on monte le camp sous des trombes d'eau. Moïse est le roi du coupe-coupe, hop, deux branches en guise de piliers, une pour faire la faîtière, quelques grandes feuilles pour le toit et d'autres pour le lino, nous voilà à l'abri même si trempés. Par contre, s'il a passé haut la main l’épreuve de construction d'abri aux exams du parfait papou il a été recalé à celle du feu car il a beau s'escrimer, impossible de faire partir les flammes. À sa décharge tout est détrempé, pas facile de faire prendre du bois dans ces conditions et finalement il abandonne. Tantine rougne, on va dormir tout mouillés et le ventre vide car qui dit pas feu dit pas bouffe, cousin est comme à son habitude très maître de lui-même et ne semble pas trop gêné par la situation, Moïse quant à lui a l'air de carrément s'en foutre. C’était compter sans naps, qui lui est sorti major de la promotion feu en milieu hostile car il maîtrise un instrument fort utile dans le cas présent : la bougie ! Avec l'aide de bois débité menu par cousin, qui sous ses dehors impassibles devait sûrement pas être contre se faire sécher le postérieur et manger quelques bonnes feuilles bien chaudes, et après un certains laps de temps à souffler et souffler et souffler sans se décourager, car naps a la tête dure (il en casse même des bâtons en alu, cf plus haut), le feu démarre. Je l'avais jamais dit à personne avant ce jour, même pas à cousin et tantine, mais j’étais très content de moi de m’être, finalement, rendu un peu utile, parce que tu as dû remarquer que depuis le début de cette épopée j'avais pas vraiment brillé ni par mes compétences ni par mes performances. Trêve de confidences, il est temps de faire à manger et de faire sécher nos vêtements. Impatient comme à l’accoutumée je veux faire sécher mon tee-shirt trop vite et trop près du feu et récolte un beau trou, le voilà assorti à mon caleçon qui en avait déjà un énorme pour la même raison. La flemme de sortir les hamacs, on dort tous autour du feu. Pas de cochons mais une myriade d'insectes non identifiés qui se glissent dans tous les recoins, ça gratte et ça chatouille partout, même en des endroits inavouables... De bonne heure c'est reparti, cette journée sera sous le signe des passages de rivières. Certaines pas très profondes (quoique je me souviens d'une qui avait un sacré courant et l'eau qui montait jusqu’à mi-cuisses, pas facile quand on n'a qu'un pied de valide), d'autres que je passe sur le dos de cousin pour éviter de remouiller le pied et d'aggraver l'infection, et d'autres encore qu'on franchit en barque car Moïse connaît les points de passage où se trouvent ce qu'on pourrait qualifier de barques en self service comme les vélos chez nous. Toujours autant de sangsues et de boue, des lits de rivières caillouteux (pas mon relief préféré en ce moment comme tu as dû comprendre), la douleur au pied, j'en peux vraiment plus. Encore une nuit à la belle étoile et finalement s'annonce le Graal, la métropole ! Enfin métropole comparée aux villages d’où on vient parce qu'il faut pas t'imaginer Tokyo non plus, y a une rue principale, trois magasins et quelques maisons. Et aussi quelques indonésiens, mais on reparlera de tout ça dans le prochain chapitre. C'est une fois de plus l'instituteur qui nous offre l’hospitalité, un papou sympa à defaut d’être moustachu. On paye ce qu'on doit à Moïse et il disparaît prestement, j'imagine qu'il va dépenser une partie de sa paye dans l'une ou l'autre des tentations offertes par la capitale. Et le chef de guerre papou ? Ah oui c'est vrai, j'ai oublié de t'en parler mais patience, je te raconterai l'anecdote dans le prochain chapitre parce que là je suis un peu fatigué mine de rien... On est le vingt huitième jour et il est temps maintenant de faire un petit constat, ou si tu préfères d'inspecter notre matériel, laver ce qui a besoin d’être lavé et notamment naps qui ne s’était même pas complètement débarbouillé dans le village précédent cochon qu'il est, et organiser la suite du voyage vers le territoire de ces tribus qui vivent dans des maisons construites dans les arbres. Tout un programme car maintenant s'annonce la partie sud de la Papouasie, une région infestée de marécages et de neuro palu, je sens qu'on va rigoler...
(à suivre...)
Encore de la magie noire, encore des cochons et encore des villages, rien de nouveau sous le soleil en somme...
[ Les photos sont sur mon blog (voir la signature en fin de message), et pour qui a manqué la première partie c'est ici: http://voyageforum.com/discussion/50-jours-pied-dans-interieur-papouasie-1ere-partie-d6318144-4/ ]
Dès la sortie du village ça commence bien, une descente vertigineuse. Cousin et tantine se la dévalent ventre à terre, naps recommence à pester parce que les lois de la gravité étant ce qu'elles sont ça le force à plus appuyer sur son pied qui commençait à peine à se remettre un peu des marches précédentes. M'est avis qu'il va bien se remettre, oui, se remettre à me faire mal... Ça finit par s'aplanir, on va vers le sud. Le paysage est somptueux, on longe une rivière dominée par une chaîne de montagnes couvertes de jungle interrompue seulement par l'une ou l'autre cascades qui coupent l’écrin vert émeraude de la forêt de leurs fils d'argent. C'est féerique, j'en oublie même ma patte folle tiens ! On rencontre deux papous, arcs et flèches en main comme toi tu as ton portable et ton cabas, et cousin leur propose un petit échange, quelques bananes contre deux flèches. Ils acceptent, les roseaux pour faire les flèches ne manquent pas dans la région, alors que les bananes... Du coup j'ouvre une parenthèse car dans le chapitre précédent j'ai oublié de te parler d'un certain nombre de choses et notamment de l'agriculture, ou plutôt ce qui en tient lieu. Je veux pas encore critiquer les missionnaires mais c'est quelque chose qu'ils auraient pu, et auraient dû, développer dans la région, parce que c'est bien gentil le petit Jésus, la Marie, le Joseph, l’âne et le bœuf mais l'homme n'a pas besoin que de nourriture spirituelle (si tant est qu'on puisse qualifier leurs enseignements transplantés du moyen-âge de spirituels), il a aussi et surtout besoin de nourriture physique. L'environnement est très propice, pense un peu, en altitude sous le soleil et les pluies de l’équateur, mais figure-toi qu'à part leurs patates douces et trois bananes ils cultivent pas grand chose. Pourtant sous un tel climat les fruits de la passion, les pommes, les patates pas douces et tout un tas d'autres fruits et légumes pousseraient comme du chiendent, c'est quand même bizarre qu'ils n'en plantent pas. J'en avais discuté avec des papous au chapitre précédent, ils m'avaient répondu que oui mais on n'a pas de graines. Je leur avais dit que les missionnaires auraient pu s'en occuper, et que de nos jours ben il suffirait qu'un gars de la tribu Yali (car ainsi se nomme leur ethnie, oui, à ce niveau aussi j'avais oublié de te mettre au parfum) qui va à Jayapura pour ses affaires en ramène. Bon je te raconte ça histoire de, parce que j'ai hélas l'habitude de ce genre de conversations que des fois je me demande pourquoi je continue à en avoir vu qu'elles n'ont guère plus d'effets que de pisser dans un violon. Ce qui est plus grave c'est que chaque année à la même époque il y a ce qu'ils appellent la saison de la famine. Il s'agit d'une saison où ils n'ont pas planté de patates douces, et qui fatalement se solde par pas de récolte et un déficit alimentaire jusqu’à la saison suivante. Comment se fait-ce ? Cela se fait que c'est la saison d'une espèce d'amande sauvage, et qu'ils sont tellement occupés avec la cueillette qu'ils en oublient de planter leur manioc (autre nom de la patate douce, merci naps si tu le savais pas). Étonné je leur demande pourquoi ça arrive chaque année parce que ma foi, il suffirait de se calmer sur la collecte des amandes et tout rentrerait dans l'ordre. Ah oui mais non, ces amandes sont un cadeau du bon Dieu et ce serait pécher que de les laisser perdre ! M'ouais, et se serrer la ceinture et faire se serrer la ceinture à toute la famille c'est pas pécher ? Je renonce à comprendre et vais pisser dans mon violon, et pour l'heure reprenons la marche où elle en était... Le sentier est un peu étroit, mais les passages dangereux dont les locaux nous avaient parlé ça doit pas être ici parce que pour se ramasser en contrebas faudrait vraiment être soit complètement débile, soit complètement alcoolisé, soit plus probablement les deux à la fois. L'ubiquiste boue est évidemment au rendez-vous mais il pleut pas, je peux trop pas me plaindre pour une fois. On fait une halte dans un hameau de quelques huttes perchées au sommet d'une colline avec une vue à couper le souffle. Le spectacle naturel est magnifique mais on est éloigné de tout, si tu veux vivre ici t'as intérêt à aimer la solitude et à savoir gérer tes réserves de patates douces comme il se doit quand la disette survient... On reprend la route, cousin et tantine font cavaliers seuls en aval tandis que naps discute avec parrain en amont. Il est sympa ce parrain, au début il était pas causant mais dès qu'il avait compris qu'on tenait pas les autorités indonésiennes dans nos cœurs, et après quelques tirades de naps sur l'incurie et la malhonnêteté des moustachus (un peu pour le mettre à l'aise et peut-être aussi, quoiqu'inconsciemment, un peu pour se passer les nerfs rapport à ce foutu pied), il s'était détendu et on s'était fait potes. Comme quasiment tous les papous il souffre de la colonisation indonésienne, et il espère qu'à notre retour en France on pourra en toucher quelques mots à notre président. Plutôt que de le laisser espérer en vain je me vois contraint de lui expliquer qu'en France je suis un zéro sans chiffre, et que cousin et tantine c'est guère mieux... Il espère quand même qu'un jour ils seront indépendants et là je la ramène pas, car je crains fort que ce jour ne soit pas près d'arriver si tant est qu'il arrive jamais. Silence radio coupable des médias occidentaux donc forcément la majorité des occidentaux ne sait même pas que la Papouasie existe, et encore moins qu'elle est colonisée violemment par l'Indonésie, et partant de là aucune mobilisation internationale. Aucun soutien de la part d'aucun pays et aucune reconnaissance du droit des papous à l’indépendance, à part leurs cousins du Vanuatu mais si tu as déjà entendu parler de cet archipel perdu du Pacifique tu peux imaginer le poids qu'il a sur la scène internationale. J'ai pas le cœur d'expliquer tout ça à parrain... Ben oui, la Papouasie c'est pas le Tibet, z'ont pas de Dalaï-lama en Papouasie. Et puis faut dire que le Tibet est colonisé par les vilains chinois alors que la Papouasie est colonisée par les gentils indonésiens, qui d'ailleurs ont fait cela avec l'accord et l'aval de l'ONU et de nos nations démocratiques ce qui veut dire qu'officiellement on peut même pas dire qu'il s'agit d'une colonisation, la bonne blague (si ce n'est déjà fait va lire le chapitre IX, tu y trouveras de plus amples informations à ce sujet). Remarque, faut dire encore que c'est vrai qu'ils sont sympas avec nous les indos, ils nous laissent extraire leurs ressources naturelles à des prix défiant toute concurrence et il est donc un peu normal qu'en retour on les laisse coloniser la Papouasie et s’asseoir sur les droits de l'homme. Liberté - égalité - fraternité et charte des droits de l'homme et du citoyen, fiertés françaises de la culture du cocorico, oui mais pas pour tous les peuples, faut croire que certains ne méritent pas le qualificatif d’être humain aux yeux de nos dirigeants... Business is business, on a besoin de matières premières et de produits manufacturés à vendre pas cher en Occident pour satisfaire la boulimie de consommation et de gaspillage de nos contemporains, et comme on dit on fait pas d'omelettes sans casser d’œufs. Tout va bien alors, sauf pour les œufs bien sûr mais ça ne semble guère déranger les consommateurs d'omelettes... En fin de journée on arrive à un village et on demande l’hospitalité. Elle nous est comme d'habitude accordée sans problèmes, on va dormir chez l'instituteur. Monsieur l'instituteur a une hutte-case, comme tout le monde ici, mais sans cochons, la nuit va être calme. Pour l'instant il fait encore jour et cousin et tantine vont visiter les alentours, naps reste à la maison et s'y détend les extrémités inférieures... Ils reviennent et me décrivent le centre-ville et son petit terrain de volley où ils ont vu un spécimen rare : un jeune adulte en étui pénien ! D'habitude on ne voit guere que quelques vieux qui soient habillés de la sorte et pour le coup voir un jeune, en plus jouant au volley avec sa courge phallique battant au rythme de ses sauts, ça devait être un spectacle que je regrette d'avoir loupé. Bon c'est pas le tout mais c'est l'heure de faire à manger. Ça non plus je t'en avais pas parlé dans le chapitre précédent, mais c'est que je n'ai pas grand chose à te mettre sous la dent à ce sujet car on n'a en tout et pour tout que du riz blanc qu'on agrémente de feuilles de manioc et parfois de quelques nouilles instantanées. Pas d'autres légumes, à part de temps en temps un genre de cucurbitacée dont je ne saurai te déclamer le nom exact en latin, pas d’œufs, voilà quoi. Ah si, j'oubliai les patates douces dont les feuilles sont issues, ça la région n'en manque pas tant qu'on n'est pas en saison de famine, et le « kradi » qui est une variété de tubercule à la chair blanche et ferme dont la saveur est ma foi tout à fait à notre goût... Mais crois pas, on meure pas de faim, car si la diversité n'est pas au rendez-vous la quantité, elle, est tout ce qu'il y a de raisonnable. Et puis de toute façon, qui commence à se plaindre de ce genre de détails ferait mieux de rentrer chez Papa-Maman manger la soupe et le steak du soir... On se fait une plâtrée de riz aux feuilles et on se mange ça avec parrain, l'instituteur et un voisin qui a emmené son fils d'une dizaine d’année pour l'occasion. On discute en se remplissant la panse, et on ne peut pas ne pas remarquer le minot qui mange les yeux fixes sans dire un mot. Il finit avec une célérité impressionnante une première assiette bien garnie, et il en demande une seconde. On lui en sert une aussi bien garnie que la première et il se l'enfile à la vitesse de l’éclair, toujours avec le regard fixe et toujours sans décrocher une parole. Il en redemande une troisième, même scenario. Je ne me souviens plus combien il en avait mangé au total mais c’était plus que n'importe lequel des adultes présents, à se demander où il les mettait et en espérant qu'il n'allait pas se faire une indigestion, pauvre petit qui devait pas manger souvent du riz. Car le riz est un aliment de luxe dans la région, il n'est pas produit localement et doit être acheté avec de l'argent, dont la plupart des villageois manque cruellement... Il est temps de dormir dans cette hutte spacieuse, autour d'un bon feu et avec l'assurance de ne pas être réveillé par les pourceaux à l'aube, après un repas de luxe une nuit de luxe, on se refuse rien. Le lendemain c'est reparti, les enfants du village nous suivent un bon moment en nous donnant la main, c'est comme ça à chaque fois. Une équipe de petites frimousses papoues, tous plus croquignolets les uns que les autres, rien à voir avec les enfants indonésiens qui sont souvent délurés et je te parle pas des enfants français... Arrivés à la limite de la commune, signalée par un portique-barrière en bois, ils nous laissent partir à regrets et nous font des au revoir de la main tandis que nous nous éloignons, moment d’émotion parce que quoi que tu en croies j'ai pas un cœur de pierre (oui je sais, je le cache bien). La marche du jour c'est à peu près la même qu'hier donc je te la refais pas, je me suis encore fait critiquer récemment rapport à mon style par la ligue de défense des belles lettres qui ont avalé leur parapluie alors je vais pas me lancer dans des répétitions trop répétitives. Enfin y a quand même une différence notable car on passe quelques ponts suspendus, qui sont pas flambants mais qui ne nous semblent pas être les ponts qu'on nous avait décrits comme extrêmement dangereux. N'y tenant plus je demande à parrain où est ce sentier si escarpé et ces ponts prêts à s'effondrer, il me répond que le sentier c’était hier et que les ponts on vient de les passer. Oah parrain, c’était rien du tout, pourquoi avec le chef vous nous en avez fait une telle description ? Ben c'est que vous êtes des blancs, et comme vous êtes pas habitués on s’inquiétait ! J’espère que te voila rassuré mais tu sais, chez nous aussi y a des rivières et des montagnes... Ahhhhh, une bonne pluie, ça faisait longtemps ! Ohhhhh, un bon champ de boue bien profonde, quel plaisir, on en a jusqu'au mollets ! C'est encore loin parrain ? Non, pas trop ! Je sais bien qu'ici loin ou pas loin ça veut pas dire grand chose, les distances se comptant en jours de marche papoue que tu multiplies par deux pour convertir en marche européenne, et par trois pour la marche à la naps, mais ça te donne malgré tout une vague idée et un peu de cœur au ventre. Certes ça ne change rien au fond du problème, car tu arrives quand tu arrives, mais on apprécierait quand même plutôt bien de dormir au sec ce soir... La pluie et la boue continuent de plus belle pas et la journée tire à sa fin, quand soudain on aperçoit quelques constructions dans le lointain. C'est quoi ça parrain ? C'est le village, on y est presque ! On est accueilli par une équipe hétéroclite de papous de tous âges et de tous sexes, on va pas s'ennuyer je le sens ! Le village en question, c'est le plus « moderne » qu'on ait vu jusqu’à maintenant. Par moderne je veux dire qu'il y a beaucoup de maisons en planches au lieu des habituelles huttes en paille, et justement parrain nous a dégotté des places dans un de ces bâtiments d'avant-garde. Encore plus luxueux qu'hier soir dis, on a une chambre de quatre mètres carrés pour nous trois. Désolé cousin et tantine, je vous aurais bien laissé seuls mais de toute façon vu qu'on s'est pas lavés depuis Wamena à mon humble avis vous auriez pas fait grand chose, non ? Les gens sont sympas mais l'ambiance est bizarre, le maire vient de décéder dans des conditions mystérieuses que les locaux attribuent à la magie noire. Il avait eu une histoire de cochons avec un bled de vilains entêtés qui ont refusé de se convertir au christianisme et qui sont toujours dans les pratiques de sorcellerie jusqu'au cou, un peu comme le chef du chapitre précédent, et bien qu'ils lui aient envoyé plusieurs fois le corbeau il avait refusé de s'acquitter de sa dette, se croyant probablement plus fort que le swangi du fait de sa position d'homme fort d'un village moderne... Un corbeau ? Ça me rappelle des histoires du temps jadis de chez nous et du coup je m’intéresse : ce corbeau, ça se passe comment exactement ? Et bien c'est un corbeau qui t'est envoyé par le sorcier qui a été payé par ceux qui te veulent du mal, il vient se poser sur une branche pas loin de toi et il te parle, mais y a que toi qui l'entends, dans ta tête, et il te met en garde que si tu payes pas ça va mal finir ! Et le maire a pas voulu écouter ? Non, et il est mort en quelques jours alors qu'il avait à peine trente cinq ans et n’était pas malade, et quand on l'a emmené à l’hôpital de Wamena les docteurs ont dit que tous les organes à l’intérieur de son corps avaient été comme broyés et qu'ils ne comprenaient pas ce qu'il s’était passé ! De là vous en avez déduit que c’était le swangi ? Bien sûr, quoi d'autre ? Le corbeau lui avait été envoyé à plusieurs reprises, et puis c'est pas la première fois que ce genre de mort se produit... Ah ben dis donc, quelle histoire et c'est pas fini, demain le gouverneur va venir en personne, et en attendant y a la famille en deuil et en lamentations que c'est un spectacle sorti de la nuit des temps... Personne ne nous a proposé d'aller faire nos condoléances et on observe prudemment l'action à bonne distance, parce que la scène est dantesque. Ça pleure et ça pousse des plaintes lancinantes dans tous les sens et une jeune femme, qu'on nous indique être la fille du décédé, plus ou moins à poil et le corps recouvert de cendres et de peintures funéraires, semble possédée par un esprit malin. On se croirait dans un film d'horreur et j’exagère pas, elle se frappe le corps hystériquement, fait des gestes et des bonds désordonnés, pousse des cris d'un autre âge, non vraiment, ça donne pas envie d'aller lui serrer la main et de lui dire courage ma fille... C'est dans ce genre de moment qu'on réalise que le travail des missionnaires n'a fait qu'effleurer la surface, on n'efface pas comme ça des millénaires d'histoire animiste, de guerres tribales et de magie noire. En parlant des missis, aux dires des locaux ils sont arrivés par la même route que nous par un beau matin des années soixante-dix, autant dire que ça fait pas très longtemps... À part ça, on est bien lotis dans notre palace moderne. Y a un bon feu, les patates douces et leurs feuilles coulent à flot, et toute l’équipe de nos hôtes est très communicative. Le lendemain le gouverneur et sa clique se pointent en avion, car tu penses bien qu'une métropole aussi moderne se doit d'avoir une piste d'atterrissage et qu'un gouverneur va pas se taper plusieurs jours de marche, et je les espionne, me demandant à quoi ça peut bien ressembler un gouverneur papou. Est-ce un papou de souche ou est-ce un indonésien ? C'est un papou, et vu son embonpoint la place doit être bonne. Les locaux nous expliquent que sa grande activité est de faire le tour de son gouvernorat en avion, genre il est près du peuple, mais à mon avis il aurait sûrement des choses plus importantes à faire que de chartériser un avion tous les jours avec l'argent public et d'aller se promener ici ou là. Au hasard, développer l'agriculture? Je m’égare, retour au récit... Les minots nous ramènent un phasme, tu sais, cet insecte qui ressemble à une branche, et ils nous ramènent aussi une sorte de croisement entre une sauterelle et un criquet, un spécimen impressionnant car aussi long qu'une main, très courant dans les champs nous disent-ils. J'en avais déjà vu de bonne taille à Bornéo mais jamais à ce point, âmes sensibles changez de chaîne ! Vu l'ambiance du bled, et vu qu'on est un peu obligés de raser les murs car on a bien compris qu'il fallait pas trop qu'on la ramène, on passe trois nuits et on se dit qu'il est temps de partir. On paye à parrain ce qu'on lui doit plus la journée qu'il va mettre à rentrer au bercail, poignée de main, ça a été un plaisir et un honneur de te connaître parrain ! On y va, ce coup-ci notre guide est un jeune, Sam... La route reprend sa descente, d'ici quelques jours on va se retrouver dans la jungle de basse altitude. Il y fera plus chaud, ce qui n'est pas un mal, mais aussi plus humide et plus plein de saletés plus ou moins suceuses de sang. Pour l'instant on est encore à moyenne altitude et les paysages sont toujours aussi somptueux, profitons-en parce qu'une fois dans la grosse jungle tu vois plus que du vert, de la boue et des moustiques et autres parasites. Il est pas très sympa ce Sam, il nous ignore superbement, marche à une vitesse telle que même cousin et tantine ont du mal à suivre, et pour tout dire s'en fout plus que pas mal de nos personnes. La fin de l’après-midi s'approche, il va falloir songer à faire le camp. On remonte un lit de galets qui m’apparaît être une rivière asséchée et on y est, un endroit un peu surélevé et plat où on devrait être à l'abri des inondations. On sort nos hamacs mais hé Sam, tu vas dormir où ? T'as rien prévu ? Oh pas besoin, je vais me faire un lit de feuilles ! Oui, mais tu sais bien qu'il y a de grandes chances qu'il pleuve pendant la nuit ! C'est pas grave, je dormirai en dessous de ton hamac et je me protégerai avec de l’écorce, regarde, j'en ai déjà préparé ! En effet, il a découpé des pans entiers d’écorce et tous les morceaux mis bout à bout font à peu près sa longueur, surtout qu'il est pas grand, et la forme semi-circulaire s'adapte bien à celle du corps humain. Pas mal la couverture papoue, je retiens la combine... Ça me gêne malgré tout de le laisser dormir comme ça mais d'un autre côté, et d'une j'ai pas des masses envie de partager mon hamac, et de deux on lui avait bien dit de prévoir une bâche ou quelque chose dans le genre. Je sais d’expérience qu'à deux dans un hamac ça finit collet serré inconfortablement entassés au milieu, et déjà qu'avec une personne de sexe féminin qui s’avère être ma cops c'est limite tu dois pouvoir comprendre sans peine pourquoi dans le cas présent je suis pas très chaud. Il a pas voulu écouter et c'est son droit, mais à la réflexion y a pas de raison que j'en porte les conséquences et me retrouve à dormir en mode lune de miel avec lui. Je me réveille pour mon petit besoin nocturne, car buvant beaucoup d'eau fatalement faut que ça sorte, et évidemment il pleut. J'en profite pour jeter un œil sous mon hamac, le Sam dort paisiblement emmitouflé dans sa couverture ligneuse, parfait. Le lendemain j'ai pas le moral, et c'est rien de le dire. Mon pied me fait bien sûr horriblement mal mais c'est pas tant ça le problème, le problème c'est que je ralentis cousin et tantine et que j'ai l'impression d’être un fardeau pour eux et ça, ça me va pas mais alors pas du tout. Je m’épanche un peu à tantine mais elle me dit de ne pas m’inquiéter, ils ont tout leur temps et puis je les ralentis pas tant parce qu'ils marchent à leur rythme et se font juste des haltes de temps en temps pour m'attendre, ce qui ne les dérange pas car du coup ça leur donne l’occasion d'observer les lieux de plus près. Bon, vu sous cet angle je me sens mieux, du moins psychologiquement parce que physiquement c'est pas la gloire. Ça descend toujours, on commence à sentir qu'il fait plus chaud. Je traîne tellement la patte qu'on réussit pas à atteindre le prochain village, mais pour le coup on s'en tire pas trop mal parce qu'on passe par une case vide qu'on investit pour la nuit. Sam nous explique que les locaux l'ont construite pour être près de leurs champs, mais qu'en ce moment ils n'y sont pas pour cause de pause entre deux récoltes. Un feu, du riz, quelques kradis sous la cendre, un toit sur la tête, luxe quand tu nous tiens ! Le jour suivant on arrive à ce qui ma foi est plus un hameau d'une dizaine de huttes qu'un village, et une famille nous adopte. Sam repart vers sa cité moderne avec ses émoluments et on le laisse partir sans regrets, c'est pas qu'il était méchant mais contrairement aux autres guides qu'on a eus il ne nous manquera pas. Il est sympa ce hameau, y a toute une ribambelle de mioches et les gens qui nous ont accueillis sont adorables. Des voisins viennent nous faire une petite visite de courtoisie et c'est la fête, en avant les patates douces et les feuilles ! Ce coup-ci c'est de nouveau dodo avec les cochons, pas de barrière entre eux et nous mais ils savent se tenir et ne viennent pas nous déranger pendant la nuit. Au petit matin à l'heure de leur repas c'est évidemment la foire mais que dire, ils sont chez eux que diable... Le prochain village n'est pas très loin, et pour y aller il y a un sentier qui d’après nos hôtes est facile à suivre. Très bien alors on va se faire ça sans guide, comme des grands ! Le sentier est en effet bien marqué, chose étonnante si l'on considère qu'on est quand même un peu au beau milieu de nulle part, et serpente à travers la jungle. Quelques heures de marche sans histoire et on arrive, à la vue de ces trois faces de craie qui débarquent dans leur village les papous sont estomaqués : vous arrivez d’où comme ça ? Et ils sont où vos guides et vos porteurs ? On rigole : on arrive de Wamena et quant aux guides et porteurs comme vous voyez on n'en a pas, c'est qu'on n'est pas des pros ! De Wamena, tous seuls ? Des porteurs on n'en jamais eu, et des guides on en a eu jusqu'au dernier village avant le vôtre mais de là on est venus tous seuls en effet, c'est pas loin ! Et vous allez où ? On va vers le sud... On prend nos quartiers, et une fois en place on engage la discussion avec le chef au sujet de la suite des événements. Il nous explique qu'il est impensable de rejoindre le village suivant sans guide, il faut impérativement être accompagné par quelqu'un qui connaisse le chemin car il n'y a pas de sentier et il faut traverser la forêt jusqu’à un endroit précis au bord d'une rivière d’où on pourra prendre une barque pour notre destination. Donc jusqu’à un village ? Non, il n'y a pas de village et personne n'y vit, c'est juste un point de ralliement ! Mais alors comment on pourra être sûr qu'il y aura quelqu'un ? On a une radio, et si vous êtes OK pour acheter de l'essence pour la charger au générateur on peut s'occuper du rendez-vous ! Ma foi c'est normal, vu que l'essence vient à dos d'homme, et puis de toute façon y a pas vraiment d'autre solution parce que personne ne nous emmènera à pied tout du long, ils disent que c'est trop loin. Si tout le monde prend la barque ça semble logique remarque... Et au niveau du guide ? Le chef nous présente un gaillard barbu, affaire conclue. C'est joli par ici, on est en hauteur et on a une vue imprenable sur la région, un épais tapis végétal qui s’étend à perte de vue dans toutes les directions jusque là-bas tout au bout de l'horizon. Il est temps de passer aux patates douces, puis à une nuit tout aussi douce... Le lendemain le barbu se pointe avec quatre gamins qui sont, dit-il, ses petits frères, et qui vont venir avec nous. Froncement de sourcil : euhhh, quatre bouches de plus à nourrir ça va pas le faire, nos stocks sont limités ! Ne vous inquiétez pas, ils ont leurs propres provisions ! On est malgré tout pas très chauds, le plus grand doit avoir douze ans, le plus petit peut-être huit, à tous les coups ça va gripper à un moment ou à un autre. Non, non, non, on refuse catégoriquement, pas envie de faire garderie en plus du reste. On part, ça descend et très vite on se retrouve dans une bonne forêt épaisse et moite. C'est quoi ces bruits derrière nous ? Ce sont les minots pardi, ils nous ont suivi ! Et maintenant on fait quoi ? On est déjà loin du village, ça va, ils ont gagné... On reprend la marche avec ces renforts impromptus et ma foi, pour l'instant ça va, on peut pas dire qu'ils nous ralentissent parce que pour marcher moins vite que naps en ce moment je verrais guère qu'un paralytique. Je t'avais pas dit d'ailleurs mais ça faisait déjà quelques jours que outre mon bâton de marche en aluminium j'utilisais un second bâton que m'avait fait un guide précédent, tu vois le tableau, naps en béquilles au milieu de la jungle... On arrive dans une zone glissante, car en descente boueuse et caillouteuse, et évidemment je me vautre les quatre fers en l'air. Emporté par le feu de l'action, et par la sangle qui le tient fermement attaché à ma main, le bâton en alu se dresse et me percute la face un peu en dessous de l’œil gauche. J'en vois trente-six chandelles et tout de suite je sens un liquide chaud me couler le long de la joue, ceci dit je te rassure, ce ne sont pas des larmes mais du sang. Petit état des lieux, apparemment je me suis bien amoché (c'est qu'on fait jamais les choses à moitié dans la famille naps) et tantine estime qu'il faudrait faire un ou deux points. Comme on n'est pas vraiment près d'un hôpital elle me colle deux steri-strips pour maintenir les chairs en place, et pronostique qu'il restera sans doute une petite cicatrice. Ça me fera un souvenir, allez, en route ! Ça doit pas être mon jour, un peu plus loin ce foutu bâton en alu casse. Ça devait bien arriver à un moment ou à un autre, il avait été plié et remis droit dans le chapitre X et ce genre de matériau quand ça a été fragilisé une fois il ne faut pas bien longtemps avant que ça ne rende l’âme. Le barbu m'en taille un nouveau, je le trouve un peu lourd, il m'en taille un autre plus dans ma gamme de poids. Il me demande s'il peut garder ce qu'il reste du bâton en alu et je le lui cède bien volontiers, ça sera toujours ça de moins à trimballer. Vers la mi-journée on se fait une pause déjeuner et on constate que quoi que leur grand frère en ait dit ce matin les minots n'ont pas beaucoup de provisions, le rationnement n'est pas loin. Mis à part ça ils sont mignons ces gosses, ils nous font penser aux Jackson Five, même s'ils ne sont que quatre, parce qu'ils leur ressemblent un peu et parce que le plus petit est le leader quand ils chantent. Car ils chantent en effet, a cappella dans la langue de leur village, et franchement ils assurent, ça égaye l’atmosphère tout au long de la journée. En fin d’après-midi on fait le camp sous une pluie battante, dans un coin pas vraiment propice mais pas le choix. Le barbu est bien équipé, il a emmené une grande bâche qui fait un abri suffisant pour loger tout le monde. Du coup j'ai la flemme d'installer mon hamac et vais dormir près du feu avec eux, tandis que cousin et tantine se font un petit nid douillet dans leur hamac perso. Le repas, les petits n'ont plus grand chose à se mettre dans l'estomac et que faire, on leur avait bien dit de pas nous suivre mais maintenant qu'ils sont là on peut pas les laisser se coucher le ventre vide et on partage ce qu'on a... Le lendemain, pauvre de moi... On longe une rivière et c'est cailloux à perte de vue, cailloux glissants de surcroît, imagine-toi comme c'est facile et agréable de marcher sur ce type de terrain pour quelqu'un qui s'aide de deux bâtons. J'avance précautionneusement, pas que j'aille encore me ramasser surtout que ça descend et surtout qu'atterrir sur de la roche ça fait bobo, les autres sautent prestement de pierres en pierres. La rivière s’élargit et plus moyen de l’éviter, on est toujours sur des cailloux et je passe à un numéro d’équilibriste parce que qui dit cailloux mouillés dit cailloux encore plus glissants que tout à l'heure. Ça s'aplanit, des bas-côtés apparaissent et on peut marcher à pied sec sans trop risquer de se vautrer, déjà pas mal même si c'est toujours caillouteux. À croire que les types du village des sorciers m'en veulent, pourtant je te jure que je mange pas de cochon, parce que je me retrouve sur le passage d'un essaim d'abeilles sauvages et me fais copieusement piquer. Je tape un sprint clopin-clopant en serrant les dents parce que ça fait mal, et au pied et là où je me fais piquer, et réussis à échapper aux dards acérés. Je ne me formalise pas, allez, y a encore du chemin. Après quelques minutes je commence à avoir chaud, très chaud, faut que je m'assoie. Qu'est-ce que t'as ? Chais pas, j'ai chaud et ça me gratte dans tout le corps ! Ma voix est bizarre, toute enrouée, et je commence à voir du mal à avaler ma salive. Tantine m'examine, diagnostic : allergie aux piqûres ! Ah ben ça alors, pourtant c'est pas la première fois que ça m'arrive, va comprendre... Bon, c'est pas grave, on va attendre que ça passe ! Non, non, me dit tantine, tu as déjà les yeux qui te sortent de la tête et si ça continue tu vas en arriver à un point où tu vas plus pouvoir respirer et où il va falloir te trachéotomiser ! OK tantine, mais que faire ? J'ai des cachets antihistaminique, ça va te retaper ! Du chimique ? J'aime pas trop ça, et puis je pense pas que ça va finir en trachéotomie, mais essaye de refuser quelque chose à tantine, j'avale les pilules. Assez vite ça va mieux, on repart... C’était quoi comme cachets ? Ben figure-toi que j'ai oublié, pourtant à l’époque je m’étais bien enfoncé le nom de la molécule dans le crâne en me disant que ça pourrait servir, je dois me faire vieux... En parlant d'oubli, d’après la carte où j'avais noté tous les endroits par où on était passés il semble qu'on ait dormi une nuit de plus à la belle étoile, mais pas moyen de me souvenir ni où ni comment, faudra que je demande à cousin et tantine la prochaine fois que je les vois. Toujours est-il qu'on finit par arriver à bon port, ce qui est le cas de le dire vu que trois barques sont au rendez-vous. Merci notre ami barbu et merci les jeunes pour votre compagnie et qui sait, peut-être qu'on se reverra un jour ou qu'on entendra parler de vous si vous fondez un groupe ! Maintenant je suis bien content, finies les douleurs pédestres, on va finir à la rame. Au fait, pourquoi vous êtes venus à trois barques ? C'est qu'on pensait que vous seriez plus nombreux, à la radio ils nous avaient pas dit combien vous étiez ! D'accord, et on fait comment ? Oah, on va s'arranger, on partagera les sous en trois et puis voilà ! On se laisse porter par le courant, et je remarque qu'ils utilisent de grandes rames. Si je te signale ce fait en apparence anodin c'est parce que deux jours plus tard j'en vis une de près, mais nous n'en sommes pas encore à ce stade du récit... La suite et fin du voyage est confortable, il fait agréablement chaud (même si les fesses mouillées pour cause d'assis à fond de coque parce qu'il faut pas t'imaginer qu'il y a des sièges) et on a une vue imprenable sur la forêt, le luxe, y a que ça de vrai ! Mais c'est qu'il y a de la distance dis donc, à pied ça aurait été la croix et la bannière pour sûr... On finit pas jeter l'ancre en face d'un village de cases toutes de bois faites, nous y sommes. Ici aussi ils sont étonnés de voir qu'on n'est que trois : mais elle où votre expédition ? Quelle expédition ? Ben on voit rarement des blancs, genre à peine une ou deux fois par an, mais quand il en vient ils sont toujours accompagnés d'une bonne dizaine de guides, porteurs et cuisiniers ! Ah oui, seulement eux ce sont des pros, nous on est encore en classe amateur ! On y travaille, on y travaille, mais n'est pas pro qui veut... Ce coup-ci on dort chez le premier adjoint du maire, ou quelque chose d'approchant, qui nous accueille à bras ouverts. Il nous présente sa femme et leur bébé, et la petite chambre où on va dormir. On s'installe, puis on part aux commissions. Y a évidemment pas de marché ni de magasins mais on nous propose des feuilles et des patates, tout va bien. Le grand balèze à qui j’achète de la verdure n'a pas de monnaie, il dit qu'il me la donnera demain. J'aime pas trop ce genre de situation, parce que souvent demain ça veut dire dans un futur indéterminé et en tout cas pas proche voire utopique, mais le gars a l'air honnête et comme la somme n'est pas très importante je décide de lui faire confiance. On est de retour dans la moiteur tropicale, ça fait plaisir cette chaleur. Cousin et tantine en profitent pour se faire un coup de débarbouillage dans la rivière, naps se fait un petit visage-mains-pieds qui suffira bien comme ça. Le village a un style architectural différent de ceux des montagnes et on voit que le bois ne manque pas, toutes les maisons sont construites dans ce matériau. Par contre qui dit chaleur et humidité dit aussi moustiques, une engeance qu'on avait un peu oubliée mais qui se rappelle à notre souvenir dès la fin de la journée, saleté tiens. De là forcément on a dû installer nos moustiquaires dans l'espace exigu qui nous a été dévolu, et le problème c'est que la mienne a été modifiée par mes bons soins pour s'adapter au hamac. C'est-à-dire que je l'ai fort raccourcie, ce qui ne laisse que peu d'espace à l’intérieur et fait que la respiration crée un effet de serre. C'est un avantage si on dort dehors car il fait frais la nuit, mais ça devient un inconvénient si on dort à l’intérieur d'une maison où il fait très chaud et où il y a un je ne sais quel parasite qui pique voracement toutes chairs en contact avec les parois de la moustiquaire, je me lève le matin les bras couverts de vilaines piqûres qui démangent. J'ai déjà eu affaire à cette vermine en d'autres lieux et j'ai remarqué qu'à chaque fois, ici y compris, il y a des chemins de termites le long des murs (tu sais, ces canaux en terre qui servent d'autoroutes-tunnels aux rampants), ceci pourrait expliquer cela. Pas trace du balèze et de la monnaie, peut-être a-t-il eu un contretemps ? Je lui laisse encore une chance, mais si demain il ne se montre pas je devrai me mettre en quête de sa personne. Le lendemain toujours personne, je m’enquière à droite à gauche à son sujet. Je ne connais pas son nom mais n'ai pas de mal à le décrire physiquement, les mastodontes de facile un mètre quatre-vingt quinze ça court pas les rues. Tout le monde le connaît et à ce que j'entends c'est un type pas commode qui frappe sa femme et ses enfants, il habite vers là-bas. J'y vais de ce pas, pas question que je lui fasse cadeau de sa dette, pas pour la somme en elle-même mais pour le principe. Je cherche et finis par le trouver, il est assis devant sa maison. Hé m'sieur, vous êtes pas venu me rendre la monnaie ! Oah c'est bon, de quoi tu me parles, c'est pas des millions ! À ces mots la moutarde me monte au nez : pardon ? Une dette est une dette, vous aviez dit que vous viendriez me rendre l'argent et maintenant vous me dites d'aller me faire voir ? Ce type de raisonnement ne semble pas lui faire grand effet : allez, casse-toi et rentre chez toi ! Non, je ne partirai pas tant que je n'aurai pas l'argent ! Le ton monte, il m'aboie une nouvelle fois de partir, je lui réponds qu'il se dit chrétien et que pour autant que je sache le vol n'est pas autorisé par cette religion (j'aime bien citer les bondieuseries dans ce genre de situation, ça leur fait honte et leur met le nez dans leur caca). Il rentre dans sa maison et je me dis qu'il va aller me chercher les sous mais non, il ressort armé d'une de ces rames dont je te parlais plus haut, un bout de bois d'un bon deux mètres cinquante de haut, et m’éructe un : MAINTENANT TU TE CASSES, TOUT DE SUITE ! Non m'sieur, j'attends, j'ai tout mon temps ! Il repart dans l’arrière-boutique, et cette fois en ressort en brandissant une longue machette : JE T'AI DIT DE DÉGAGER ALORS TU DÉGAGES ! Les chances de récupérer mon dû s'amenuisent, et vu la taille du mec et de son coupe-coupe mon espérance de vie n'est pas brillante non plus. C'est plus que tendu et je ne donne pas cher de mes chances, l’idée me vient de prendre mes jambes à mon cou. Ah ça non, je vais pas lui donner le plaisir de me voir déguerpir comme un pleutre, et puis de toute façon en deux enjambées il m'aurait rattrapé donc tant qu'à me faire découper autant me faire découper la tête haute, et s'il ne me découpe pas j'aurai sauvé l'honneur de la famille naps. Je lui lance un ultime : OK, Dieu a tout noté et rétribuera chacun selon ses mérites ! Je tourne les talons calmement et dignement et m’éloigne tout aussi calmement et tout aussi dignement, du moins en apparence parce que j'ouvre bien grand mes oreilles au cas où le grand escogriffe se mettrait dans la tête de me poursuivre. Au détour d'une case un papou me fait signe : tiens, voilà l'argent qu'il te doit ! Pourquoi tu veux me rembourser pour lui ? Laisse tomber, y a aucune raison, et puis c'est pas pour les sous mais pour le principe ! Si, si, prend l'argent, c'est mon beau-père et avec ma femme on veut pas que son péché retombe sur nous et que Dieu nous punisse à cause de lui ! Meuh non, faut pas s’inquiéter, Dieu sait bien qui a fait quoi ! Le gars insiste, et insiste, et je me fois forcé d'accepter car je sens que sinon il va pas dormir tranquille ce soir. A-t-il peur que je lui envoie un corbeau le maudire sur douze générations ? Va savoir, j'empoche les billets et rentre à la maison. Notre hôte s’inquiétait un peu, car il savait à qui j'allais réclamer une dette, et je vois qu'il est soulagé de me voir rentrer en un morceau. Moi aussi remarque, quand j'y pense... Il est temps de reprendre la route, mon pied est toujours dans le même état et même pire et la perspective de nouvelles journées de marche ne me ravit pas des masses. Ouais, pour être franc j'ai le moral au ras des pâquerettes et j'aurais volontiers jeté l’éponge, sauf que c'est pas possible car il n'y a pas d'autre moyen de quitter ce village qu'à pied. Enfin si, y a le bateau pour revenir sur ses pas, mais bon... Haut les cœurs naps, la prochaine étape est la capitale de la Papouasie du centre, une métropole dont on entend parler depuis déjà un brave moment et où il y aura sûrement moyen de te reposer ! Notre hôte et sa femme partent en même temps que nous, il a des courses à faire et pour une fois sa dame l'accompagne car, nous dit-il, n'ayant jamais vu de voitures de sa vie elle veut voir à quoi ressemblent ces engins fabuleux. Il y a des voitures dans cette capitale du bout du monde ? Un peu étonnant parce qu'il n'y a pas de routes qui y accèdent mais bon, on verra quand on y sera... On se met en route et ils nous distancent très vite vu la vitesse de pointe de l'handicapé de service... La jungle est épaisse et détrempée à souhait, et tu sais pas quoi ? Elle est pleine de sangsues ! Je t'en reparlerai plus tard car pour l'instant on croise un attelage pour le moins incongru, des locaux tirant un bateau. On se regarde un peu incrédules, faut convenir que c'est pas courant. Un peu plus loin on découvre le pourquoi du comment, un chantier naval local. Tu choisis un arbre de belle taille et de bonne qualité, tu l'abats et ensuite tu tailles ton bateau directement dans son tronc. Le tour est joué, tu n'as plus qu'à le transporter jusqu’à la rivière. De temps en temps on voit des petits bâtons à l’extrémité peinte en rouge fichés ici ou là. On demande à Moïse notre guide ce qu'il en est. Ça, ce sont des marqueurs pour la future route ! Ils veulent construire une route ici ? Oui enfin c'est ce qu'ont dit ceux qui sont venus planter ces bouts de bois ! Beau projet, à en juger à la vitesse où travaillent les travaux publics dans ce pays on peut présumer de la date d'inauguration mais c'est peut-être pour ça qu'ils ont déjà des voitures de prêtes, comment on dit mettre la charrue avant les boeufs par ici ? On avance péniblement dans cet enfer vert, comme on dit dans les vrais livres, c'est que c'est boueux bien comme il faut et infesté de sangsues. Il en vient de partout, du sol bien sûr mais aussi des feuillages que nous ne manquons pas de frôler sur notre passage, et même du ciel car il en tombe des arbres. On en a sur tout le corps et certaines petites malines, j'ai nommé celles qui viennent d'en haut, cherchent, et parfois réussissent, à s'arrimer qui sur une lèvre, qui dans une oreille, qui dans une narine, qui sur une paupière. C'est un peu déloyal de se laisser choir ainsi du haut d'un arbre, les gentilles sangsues comme celles auxquelles j'avais eu affaire dans le passé se cantonnaient à monter du sol et pouvaient facilement être tenues à l’écart en imbibant régulièrement le bas de son pantalon de jus de tabac mouillé. Il y en a de différentes couleurs, des noires, des marrons et même des roses striées (sans rire), et il y en a en quantités telles qu'on est obligés de s’arrêter souvent pour se faire un état des lieux et arracher ces limaces vampires. Parce que si tu es du genre étourdi et les laisses faire elle vont te pomper jusqu’à plus soif, et quand elles sont rassasiées elles se décrochent, merci et au revoir, et toi tu saignes comme un goret à cause de l'anticoagulant qu'elles t'ont injecté pour fluidifier ton sang, charmant... Je me suis toujours demandé comment fonctionnaient ces créatures. Elles semblent n'avoir ni œil ni oreille mais pourtant elles te perçoivent quand même, car dès que quelqu'un passe elles se dressent prêtes à mordre. Elles doivent réagir à la chaleur ou au mouvement, je vois que ça comme explication... Vers la fin de la journée on se prend notre énième pluie, et celle-là elle est pas bonne car comme on va bientôt s’arrêter de marcher nos vêtements n'auront pas le temps de sécher in situ comme dans le cas d'une pluie matinale. Elle redouble de plus belle et on monte le camp sous des trombes d'eau. Moïse est le roi du coupe-coupe, hop, deux branches en guise de piliers, une pour faire la faîtière, quelques grandes feuilles pour le toit et d'autres pour le lino, nous voilà à l'abri même si trempés. Par contre, s'il a passé haut la main l’épreuve de construction d'abri aux exams du parfait papou il a été recalé à celle du feu car il a beau s'escrimer, impossible de faire partir les flammes. À sa décharge tout est détrempé, pas facile de faire prendre du bois dans ces conditions et finalement il abandonne. Tantine rougne, on va dormir tout mouillés et le ventre vide car qui dit pas feu dit pas bouffe, cousin est comme à son habitude très maître de lui-même et ne semble pas trop gêné par la situation, Moïse quant à lui a l'air de carrément s'en foutre. C’était compter sans naps, qui lui est sorti major de la promotion feu en milieu hostile car il maîtrise un instrument fort utile dans le cas présent : la bougie ! Avec l'aide de bois débité menu par cousin, qui sous ses dehors impassibles devait sûrement pas être contre se faire sécher le postérieur et manger quelques bonnes feuilles bien chaudes, et après un certains laps de temps à souffler et souffler et souffler sans se décourager, car naps a la tête dure (il en casse même des bâtons en alu, cf plus haut), le feu démarre. Je l'avais jamais dit à personne avant ce jour, même pas à cousin et tantine, mais j’étais très content de moi de m’être, finalement, rendu un peu utile, parce que tu as dû remarquer que depuis le début de cette épopée j'avais pas vraiment brillé ni par mes compétences ni par mes performances. Trêve de confidences, il est temps de faire à manger et de faire sécher nos vêtements. Impatient comme à l’accoutumée je veux faire sécher mon tee-shirt trop vite et trop près du feu et récolte un beau trou, le voilà assorti à mon caleçon qui en avait déjà un énorme pour la même raison. La flemme de sortir les hamacs, on dort tous autour du feu. Pas de cochons mais une myriade d'insectes non identifiés qui se glissent dans tous les recoins, ça gratte et ça chatouille partout, même en des endroits inavouables... De bonne heure c'est reparti, cette journée sera sous le signe des passages de rivières. Certaines pas très profondes (quoique je me souviens d'une qui avait un sacré courant et l'eau qui montait jusqu’à mi-cuisses, pas facile quand on n'a qu'un pied de valide), d'autres que je passe sur le dos de cousin pour éviter de remouiller le pied et d'aggraver l'infection, et d'autres encore qu'on franchit en barque car Moïse connaît les points de passage où se trouvent ce qu'on pourrait qualifier de barques en self service comme les vélos chez nous. Toujours autant de sangsues et de boue, des lits de rivières caillouteux (pas mon relief préféré en ce moment comme tu as dû comprendre), la douleur au pied, j'en peux vraiment plus. Encore une nuit à la belle étoile et finalement s'annonce le Graal, la métropole ! Enfin métropole comparée aux villages d’où on vient parce qu'il faut pas t'imaginer Tokyo non plus, y a une rue principale, trois magasins et quelques maisons. Et aussi quelques indonésiens, mais on reparlera de tout ça dans le prochain chapitre. C'est une fois de plus l'instituteur qui nous offre l’hospitalité, un papou sympa à defaut d’être moustachu. On paye ce qu'on doit à Moïse et il disparaît prestement, j'imagine qu'il va dépenser une partie de sa paye dans l'une ou l'autre des tentations offertes par la capitale. Et le chef de guerre papou ? Ah oui c'est vrai, j'ai oublié de t'en parler mais patience, je te raconterai l'anecdote dans le prochain chapitre parce que là je suis un peu fatigué mine de rien... On est le vingt huitième jour et il est temps maintenant de faire un petit constat, ou si tu préfères d'inspecter notre matériel, laver ce qui a besoin d’être lavé et notamment naps qui ne s’était même pas complètement débarbouillé dans le village précédent cochon qu'il est, et organiser la suite du voyage vers le territoire de ces tribus qui vivent dans des maisons construites dans les arbres. Tout un programme car maintenant s'annonce la partie sud de la Papouasie, une région infestée de marécages et de neuro palu, je sens qu'on va rigoler...
(à suivre...)
Dilemme pour un choix de tente pour voyage à vélo English translation pending
Salut à tou.te.s, chèr.e.s collègues cyclo-voyageur-euses. :)
Réjouissez-vous, ce message n'est qu'une énième demande d'avis sur du matériel de tente. :)) Désolé mais il me semble bien avoir lu presque toutes les discussions sur les tentes dans le cadre de voyage à vélo mais je n'ai pas trouvé réponse à mes questionnements.
Ma copine et moi préparons actuellement un voyage à vélo, tout d'abord vers l'Afrique de l'ouest (en passant par l'Espagne et le Maroc pendant des périodes froides) mais qui pourrait fort probablement évoluer ensuite vers d'autres contrées (notamment l'Asie, le nord du sous-continent indien). On cherche donc une tente plutôt pour des pays chauds mais pas que. Les critères idéaux plus en détails :
- Tente 3 places si pas de grande abside, 2 places si grande abside. - Auto-portante - Le must serait une abside énorme pour pouvoir cuisiner sous la flotte (genre comme si toutes les tentes auto-portantes étaient directement équipées du "gear shed" des msr hubba hubba, ou du style la MSR Fury mais en plus grand) - arceaux en aluminium (pas en fibres) - chambre moustiquaire mais couverte sur le pourtour du bas pour ne pas trop subir de vents froids la nuit (la hubba hubba est trop dégarnie je trouve, la HP l'est pas assez, un entre-deux serait idéal je trouve, comme sur la Exped Gemini par exemple) - Pour la montage de la chambre avec les arceaux, je recherche une tente dont la chambre se clippe sur les arceaux (comme la Hubba hubba) et non pas les arceaux qui se glissent dans des gorges qui finissent toujours pas se déchirer. (Dernièrement, j'ai cassé un arceau en fibre d'une Jamet à cause de ce système) - Et bien sûr de qualité, notamment au niveau de la robustesse et l'imperméabilité. On aimerait que cette tente tienne la route plusieurs années.
Après des heures et des heures à écumer les principaux modèles existants, j'en suis arrivé à la conclusion de soit opter pour la Hubba hubba + le gear shed mais avec l'appréhension de passer certaines nuits froides soit de faire une croix sur les repas chauds cuisinés au réchaud sous l'abside les soirs de pluie. Sachant que je privilégierai encore la tente auto-portante.
J'ai déjà passé plusieurs nuits sous la tente par temps de pluie sans pouvoir cuisiner un repas chaud et une grande abside m'avait bien manqué. Mais cela reste bien sûr très occasionnel.
Quand pensez-vous ? Une grande abside est-elle un must ou peut-on s'en passer sans trop de regrets mais avec un peu d'organisation (prévoir de quoi manger sans avoir à cuisiner) ?
Sinon, si j'enlève ce critère d'abside importante, je me suis arrêté pour l'instant sur deux modèles que je trouve vraiment intéressant, apparemment de bonne qualité malgré un prix assez bas :
La Husky Extreme lite Baron 3 Et la Eureka Keego 3
Si certain.e.s peuvent me donner leur avis sur ces tentes, ce sera le bienvenu également.
Merci de vos conseils. Matt
Réjouissez-vous, ce message n'est qu'une énième demande d'avis sur du matériel de tente. :)) Désolé mais il me semble bien avoir lu presque toutes les discussions sur les tentes dans le cadre de voyage à vélo mais je n'ai pas trouvé réponse à mes questionnements.
Ma copine et moi préparons actuellement un voyage à vélo, tout d'abord vers l'Afrique de l'ouest (en passant par l'Espagne et le Maroc pendant des périodes froides) mais qui pourrait fort probablement évoluer ensuite vers d'autres contrées (notamment l'Asie, le nord du sous-continent indien). On cherche donc une tente plutôt pour des pays chauds mais pas que. Les critères idéaux plus en détails :
- Tente 3 places si pas de grande abside, 2 places si grande abside. - Auto-portante - Le must serait une abside énorme pour pouvoir cuisiner sous la flotte (genre comme si toutes les tentes auto-portantes étaient directement équipées du "gear shed" des msr hubba hubba, ou du style la MSR Fury mais en plus grand) - arceaux en aluminium (pas en fibres) - chambre moustiquaire mais couverte sur le pourtour du bas pour ne pas trop subir de vents froids la nuit (la hubba hubba est trop dégarnie je trouve, la HP l'est pas assez, un entre-deux serait idéal je trouve, comme sur la Exped Gemini par exemple) - Pour la montage de la chambre avec les arceaux, je recherche une tente dont la chambre se clippe sur les arceaux (comme la Hubba hubba) et non pas les arceaux qui se glissent dans des gorges qui finissent toujours pas se déchirer. (Dernièrement, j'ai cassé un arceau en fibre d'une Jamet à cause de ce système) - Et bien sûr de qualité, notamment au niveau de la robustesse et l'imperméabilité. On aimerait que cette tente tienne la route plusieurs années.
Après des heures et des heures à écumer les principaux modèles existants, j'en suis arrivé à la conclusion de soit opter pour la Hubba hubba + le gear shed mais avec l'appréhension de passer certaines nuits froides soit de faire une croix sur les repas chauds cuisinés au réchaud sous l'abside les soirs de pluie. Sachant que je privilégierai encore la tente auto-portante.
J'ai déjà passé plusieurs nuits sous la tente par temps de pluie sans pouvoir cuisiner un repas chaud et une grande abside m'avait bien manqué. Mais cela reste bien sûr très occasionnel.
Quand pensez-vous ? Une grande abside est-elle un must ou peut-on s'en passer sans trop de regrets mais avec un peu d'organisation (prévoir de quoi manger sans avoir à cuisiner) ?
Sinon, si j'enlève ce critère d'abside importante, je me suis arrêté pour l'instant sur deux modèles que je trouve vraiment intéressant, apparemment de bonne qualité malgré un prix assez bas :
La Husky Extreme lite Baron 3 Et la Eureka Keego 3
Si certain.e.s peuvent me donner leur avis sur ces tentes, ce sera le bienvenu également.
Merci de vos conseils. Matt
Impossible de télécharger une photo sur le site English translation pending
Bonjour
Meilleurs voeux à tous 🙂.
Voulant démarrer l'année avec quelques photos sur le post ''phares du monde'', je me rends compte qu'il m'est impossible de télécharger une image depuis mon ordi, sur le site. Lorsque je clique sur télécharger l'image, le chemin qui s'était affiché dans la case parcourir, s'efface. Je ne comprends pas ce qui cloche puisque jusqu'à maintenant, tout fonctionnait à merveille et que la date du 21/12 étant derrière nous, je nous croyais tiré d'affaires 😛.
J'ai window 7 et internet explorer 9. Y a-til eu une mise à jour Maya intempestive depuis ?
Merci pour vos lumières 🙂
Meilleurs voeux à tous 🙂.
Voulant démarrer l'année avec quelques photos sur le post ''phares du monde'', je me rends compte qu'il m'est impossible de télécharger une image depuis mon ordi, sur le site. Lorsque je clique sur télécharger l'image, le chemin qui s'était affiché dans la case parcourir, s'efface. Je ne comprends pas ce qui cloche puisque jusqu'à maintenant, tout fonctionnait à merveille et que la date du 21/12 étant derrière nous, je nous croyais tiré d'affaires 😛.
J'ai window 7 et internet explorer 9. Y a-til eu une mise à jour Maya intempestive depuis ?
Merci pour vos lumières 🙂
Le jeu des photos, la suite English translation pending
J'inaugure cette 69e édition du jeu des photos avec un lieu facile à trouver.
Qu'est-ce ? Et où est-ce ?

Qu'est-ce ? Et où est-ce ?

Quarante jours aux Philippines en juillet 2012: vos idées? English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis nouveaux sur ce forum alors une petite présentation s'impose.
J'ai 23 ans, étudiant en sociologie et amoureux du voyage, j'ai décidé de partir cet été aux Philippines avec ma copine. Ayant déjà fait de nombreux voyages en asie (Inde, Thailande, Vietnam, Cambodge) et sur d'autres continents, les philippines m'ont attirées car ce pays semble à part. Religion majoritairement catholique, colonisation espagnole relativement tardive, la vie, la population et le pays me paraissent se démarquer par rapport aux autres "classiques" de l'asie du Sud Est.
Alors voila, partant d'ici un bon mois, je m'adresse à vous pour glâner l'une ou l'autre information utile.
En effet, je ne me suis pas encore réellement penché sur le trajet que nous allons sillonner. J'ai quelques vagues idées et quelques notes dans mon lonely planet mais sans plus. Nous comptons faire un séjour à la fois reposant (plages, farniente, hamac et cocktails :p) mais également un peu plus aventureux (trek, jungle, grottes...). Les possibilités sont tellement vastes et en quarantes jours, je pense que nous aurons l'occasion de découvrir pas mal d'endroits. Mais lesquels?
Alors lancez vous, en prenant en compte quelques critères : Nous partons en juillet, donc niveau climat, j'imagine que ca joue pas mal. Nous comptons faire ce voyage en mode "routard" (-> sac à dos, petit budget). Ayant l'habitude de voyager, je n'aime pas trop me retrouver dans les endroits style "club med" ;)
Merci d'avance pour vos réponses, bons plans, etc.!!
Adrien
Je suis nouveaux sur ce forum alors une petite présentation s'impose.
J'ai 23 ans, étudiant en sociologie et amoureux du voyage, j'ai décidé de partir cet été aux Philippines avec ma copine. Ayant déjà fait de nombreux voyages en asie (Inde, Thailande, Vietnam, Cambodge) et sur d'autres continents, les philippines m'ont attirées car ce pays semble à part. Religion majoritairement catholique, colonisation espagnole relativement tardive, la vie, la population et le pays me paraissent se démarquer par rapport aux autres "classiques" de l'asie du Sud Est.
Alors voila, partant d'ici un bon mois, je m'adresse à vous pour glâner l'une ou l'autre information utile.
En effet, je ne me suis pas encore réellement penché sur le trajet que nous allons sillonner. J'ai quelques vagues idées et quelques notes dans mon lonely planet mais sans plus. Nous comptons faire un séjour à la fois reposant (plages, farniente, hamac et cocktails :p) mais également un peu plus aventureux (trek, jungle, grottes...). Les possibilités sont tellement vastes et en quarantes jours, je pense que nous aurons l'occasion de découvrir pas mal d'endroits. Mais lesquels?
Alors lancez vous, en prenant en compte quelques critères : Nous partons en juillet, donc niveau climat, j'imagine que ca joue pas mal. Nous comptons faire ce voyage en mode "routard" (-> sac à dos, petit budget). Ayant l'habitude de voyager, je n'aime pas trop me retrouver dans les endroits style "club med" ;)
Merci d'avance pour vos réponses, bons plans, etc.!!
Adrien
Angels Landing: envisageable avec des enfants? (États-Unis) English translation pending
Bonjour,
Je recherche une belle rando sur Zion pendant notre périple dans l"ouest Américain mais je ne sais pas si c'est envisageable avec 2 enfants de 9.5 ans et 12 ans?
Vidéo chopée sur YOUTUBE magnifique et impressionnante ! http://www.youtube.com/watch?v=4CIN-N5cNwk
Merci de vos Avis sur le sujet!
Je recherche une belle rando sur Zion pendant notre périple dans l"ouest Américain mais je ne sais pas si c'est envisageable avec 2 enfants de 9.5 ans et 12 ans?
Vidéo chopée sur YOUTUBE magnifique et impressionnante ! http://www.youtube.com/watch?v=4CIN-N5cNwk
Merci de vos Avis sur le sujet!
Transalpine 2011: dix semaines dans les Alpes à pied de Samoëns à Trieste (Italie) English translation pending
Salut à tous !!!
Suite à notre traversée des Alpes de cet été voici un petit résumé (un attendant un récit complet ...) de ces 10 semaines passez à marcher dans les Alpes ainsi que quelques photos, montages photos et la bande annonce du film que nous sommes entrain de monter.
Surtout si vous avez des questions n'hésitez pas à me contacter sur aurian.dig@hotmail.fr !!!
Voici aussi le trajet sur google maps: http://maps.google.com/...004abcfd1fd35d4c1a09
Le montage photo: http://youtu.be/_A0E6XaHSwQ La bande annonce: http://youtu.be/B_03lZXOMoE
Quelques photos : http://www.facebook.com/...e=1&l=e9be1c5d50 http://www.facebook.com/...e=1&l=7f979bdda1 http://www.facebook.com/...e=1&l=8c03ceb85f http://www.facebook.com/...e=1&l=4ff90d4868 http://www.facebook.com/...e=1&l=054290c243
Transalpine 2011

L’envie de reprendre la route a progressivement fait son chemin dans nos têtes, 1 an en Italie pour Rudi et une traversée de l’Islande à vélo pour moi ont suffi à raviver notre envie de voyager au rythme de nos pas. Les Alpes nous ont laissé un souvenir extraordinaire, en 2008, lors de notre traversée de la France par le GR5 (Nice - Wissembourg). Nous décidons donc de repartir dans cette direction. Très rapidement l’itinéraire Rouge de la Via Alpina apparait comme une base de travail intéressante à notre projet. On décide cependant de conserver une certaine indépendance par rapport au tracé proposé. En effet les tracés de la Via Alpina ont « une logique Refuge » : parfois l’itinéraire « dévie quelque peu » pour atteindre un refuge ou pour pouvoir justifier les 2500 km du parcours proposé… Traverser les Alpes d’accord mais faire des détours pour incrémenter le compteur ne fait pas parti de notre philosophie. Dans le but de nous immerger au maximum nous décidons, comme en 2008, de partir en autonomie complète, ce qui bien évidemment offre une souplesse indéniable sur l’organisation des étapes mais c’est aussi un atout économique incontestable.
Le départ est fixé au 04 juin 2011, quelques amis nous ont fait la surprise de nous rejoindre pour un pique nique pantagruélique avant de reprendre les Alpes où nous les avions laissés.

La première semaine est celle du réveil du corps qui sort péniblement de son sommeil. Quelques crampes, les jambes qui tremblent en se couchant, le souffle court, tous les signes d’une vie « confortable » ou l’effort physique n’est plus nécessaire et est réduit au maximum. Malgré tout nous sommes rapidement dedans. Les journées de marche s’allongent même si le temps n’est pas au beau fixe. On se rassure en se disant qu’on est qu’au mois de Juin et qu’après ça ira mieux… Les premiers gros cols arrivent (col de Susanfe, col du Domecre…) que l’on passe sur et sous la neige avec quelques petites frayeurs au programme. Malgré tout, les paysages dépassent de loin nos attentes, les quelques éclaircies qui nous sont offertes sont d’intenses moments de bonheur. La neige sublime les sommets, on se nourrit comme des ogres de tant de splendeur.

Mais nous sommes partis trop vite et au bout d’une grosse semaine le couperet tombe. Rudi à des problèmes au niveau de la malléole droite et j’ai une tendinite aiguë au tendon d’Achille gauche. J’avais pourtant pris le temps de « faire » les chaussures 1 mois avant de partir mais ça n’a pas suffit. Impossible de mettre le pied dans la chaussure sans que ça me fasse mal. 2 jours d’attente interminable au camping de Lenk à me masser le pied et à ne pas bouger. Le troisième jour on décide de racheter chacun une paire de chaussures basses en espérant que ça nous permette de continuer.
La reprise n’est pas concluante mais on avance quand même. Le soleil qui commence enfin à réapparaitre et la vue du Jungfrau (4158 m) et du Finsteraarhorn (4274 m) font office d’anti douleurs exceptionnels.

Après quelques journées plates dans le Valais bien utiles à ma guérison, nous prenons la direction de la Suisse Italienne et de l’Italie où s’ajoute aux montagnes le charme des torrents sauvages comme dans la « Valle di Peccia » où la truite règne encore en maître des lieux. Le corps s’habitue bien au traitement qu’on lui inflige, rationnement et efforts physiques. Les kilos superflus disparaissent à vue d’œil, on commence à vraiment entrer dans la peau du marcheur. Pour l’instant la saison estivale ne fait que commencer et nous ne croisons quasiment personne. La plupart des refuges ouvrent tout juste leurs portes. Etrangement les hameaux perdus dans les montagnes grouillent d’activités. Les habitants préparent l’été et nous sommes impressionnés par le soin qu’ils apportent à leurs chalets et aux jardins attenants. On envie presque la sédentarité en les voyant…

Première vrai pause, depuis le temps mort de Lenk, du côté de Biasca (Suisse Italienne) où notre premier restaurant depuis le départ nous rappelle que nous n’avons plus l’habitude de manger en quantité et en « qualité ». Il faut mastiquer longuement et surtout aller à l’encontre de nos envies face à cette profusion de nourriture. (Cette fois ci pas de dommages collatéraux…) Les ascensions des cols sont longues dans cette partie des Alpes mais la récompense au sommet est à chaque fois au rendez vous. (Quand le temps est avec nous…) On se nourrit de la vue, de l’air pur et du silence reposant que nous offre la solitude des montagnes. La beauté des paysages et l’effort sont les meilleurs assaisonnements que nous connaissons. Dans ces moments là un morceau de pain rassit et un vieux bout de saucisson valent tous les grands restaurants !

On s’enfonce toujours plus dans les Alpes et on découvre de merveilleuses vallées encore préservées de l’industrie du ski . La vallée de Juf est un parfait exemple : Située à une moyenne de 2000 m d’altitude elle est bordée de part et d’autre de pentes plus ou moins douces et se termine en « cul de sac » par le Pix Turba (3018 m) une vraie carte postale. Je prends plusieurs photos pour conserver l’image de cette zone encore sauvage, mais pour combien de temps… Derrière c’est la vallée de Saint Moritz. C’est en quelque sorte le Chamonix Suisse avec son côté clinquant et des sommets renommés tel que le P. BERNINA ( 4019 m) et le PIZ ROSEG (3937 m). Mais cette vallée ne serait rien sans ses 3 lacs (Lej da Segl, Lej da Silvaplauna et St Moritzersee) où la truite se pêche de la manière la plus noble qu’il soit : à la mouche.

C’est dans une ambiance féerique que nous longeons ses lacs tout juste sortis de leur sommeil. De cette matinée nous tirerons quelques uns de nos plus beaux clichés.
Malgré l’accueil exceptionnel des suisses et des paysages hors du commun nous aspirons à changer d’air. L’arrivée en Autriche par le Schlappinner Joch (2202 m) nous donne une bouffée d’oxygène exceptionnelle malgré le mauvais temps qui s’est réinstallé. Notre portefeuille n’est pas mécontent non plus car lors de notre passage en Suisse 1 euro équivalait à 1,15 Francs Suisse, d’où un coût exorbitant de la nourriture qui a durement entravé notre budget. Nous jouons avec la frontière Suisso Autrichienne durant 3 jours le long d’un splendide sentier en balcons jusqu’au Lichtenstein où nous croisons nos premiers Via Alpiniste. Il s’agit d’un couple d’américain d’une cinquantaine d’années qui parcourt l’itinéraire rouge de la Via Alpina 6 semaines par an.

Avant d’attaquer pleinement l’Autriche nous prenons une journée et demie de repos bien mérité au camping de Feldkirch où la piscine et les équipements du camping réparent nos corps fatigués mais heureux de vivre pleinement cette aventure.
Après les paysages grandioses de la Suisse le démarrage en Autriche nous paraît, au premier abord, un peu fade. L’altitude est moins importante et les deux jours en fond de vallée pour quitter Feldkirch sont un peu ennuyeux. Mais comme toujours la « route » réserve des surprises. Au détour d’un village on se fait gentiment inviter par une institutrice à prendre le café… On reprend de l’altitude en passant le petit village de Schröken et le col de Hochtannbergpass qui nous offrira une nuit agitée sous le signe des orages et de la danse endiablée de nos toiles de tente. On commence à apprécier ces paysages moins « grands » mais dont le charme est incontestable. On a l’impression d’être dans un immense terrain de jeu ou chaque chemin, chaque sentier est une histoire à vivre.
Depuis quelques jours je rêve de la dernière rivière sauvage d’Europe, la rivière Lech. J’imagine ces eaux cristallines grouillant de truites et son lit tumultueux. Ce jour arrive enfin le 10 juillet, mais avant, encore une fois l’aventure nous surprend au détour d’un chemin. Cette fois ci se sont des bergers autrichiens qui nous ouvrent les portes de leur bergerie pour une grande bière à 9h du matin… Ils nous chambrent un peu quand je leur parle des ours et de la Slovénie. Ils nous disent qu’on n’a rien à craindre de toute façon on sera trop maigre en arrivant là bas… La rivière Lech dépasse nos espérances. Elle est large, sinueuse au possible et l’eau d’un bleu à concurrencer le ciel. Les truites sont au rendez vous dans les petits ruisseaux qui la bordent. On s’arrête plusieurs minutes sans rien dire juste pour contempler et apprécier le moment présent.
Avant de repartir, symboliquement, on boit chacun une gorgée en pensant à toutes ses rivières en Europe dont la seule survivante est devant nous.
Nous poursuivons notre découverte de l’Autriche en alternant entre montagnes, fonds de vallées et jolis petits villages touristiques. C’est également le temps des orages qui s’occupent d’anéantir tous nos efforts pour sécher notre équipement. Après Lermoos nous découvrons avec plaisir la vallée du Galstal où sans efforts nous évoluons dans un paysage grandiose. Déjà un mois et demi que nous marchons quand nous arrivons à Innsbrück. Au programme une journée et demie de repos et visite de la vieille ville. Nous préférons nous arrêter le moins longtemps possible car par expérience on s’est rendu compte qu’il était de plus en plus difficile de repartir quand nous cassions le rythme. Malgré la pluie qui accompagne notre arrivée en ville nous passons un excellent moment en visitant la vieille ville, le château impérial et en nous offrant un somptueux chocolat viennois « with cream » dans l’illustre hôtel de l’Aigle d’Or. C’est aussi l’occasion de réparer un peu le matériel. La tente de Rudi semble souffrir de gros défauts de conception et les arceaux sont cassés. Nous partons donc en quête de scotch blindé au cas où... Les pointes des bâtons montrent également de gros signes de fatigue, Rudi qui a déjà attaqué le carbone d’un de ses bâtons optera pour un simple bâton de ski à Hintertux quelques jours après notre départ d’Innsbruck.

Cette pause citadine nous a fait du bien et c’est ragaillardi que nous retournons tutoyer les « hauts » sommets. Après une journée sans saveur pour nous éloigner d’Innsbruck nous prenons le chemin de notre plus haut col : Friesenbergcharte 2912 m. Ce sera notre passage vers 5 jours de temps exécrable où la neige sera notre plus fidèle amie. Un réveil hivernal au bord du lac Schlegelsspelcher et une crête avortée avant notre arrivée sur Campo Tures entravent sérieusement notre moral. Mais heureusement nous avons notre kit de survie : le chocolat !! Une après midi « tranquille » en ville et quelques pâtisseries nous font oublier les désagréments des précédents jours. Pour la deuxième fois depuis le départ c’est avec des chaussures neuves que nous attaquons une de nos plus grosse étape : Plus de 2000 m de dénivelé positif pour atteindre Gemsbichljoch à 2800 m. On se lève à 5h. Après deux heures à longer la route on arrive au départ du sentier. A Innere Gelttalam on a le souffle coupé tellement le paysage qui s’offre à nous est grandiose. Hier on maudissait la neige aujourd’hui on la remercie de sublimer ainsi les sommets. Cette ascension restera graver dans notre mémoire comme celle nous ayant offert un des plus beau panorama.

Nous prenons tranquillement la direction des dolomites. Le temps se gâte à nouveau et c’est le début de deux jours de galère à se perdre, à descendre du mauvais côté du col, à remonter sur un autre inutilement et à dormir sous la neige. Malgré tout on arrive au Tre Cime où l’on refait à nouveau connaissance avec le tourisme de masse. « Autoroute » pour accéder au refuge qui est sale et bondé. La contrepartie d’un site exceptionnel facilement accessible.
On s’extirpe tant bien que mal des dolomites pour arriver à Sesto, point de départ du Karnisher Hohenweg qui est un trek de 10 jours où 90% du parcours se fait sur la crête. Un magnifique moment en perspective. On se charge pour sept jours, il va falloir tenir la cadence car il n’y a pas moyen de ravitailler sauf en redescendant dans la vallée. Le soleil nous accompagne par intermittences mais cela suffit à rendre cette partie du voyage extraordinaire. C’est grisant d’évoluer sur un sentier avec une vue à 360°. On se gave de paysages et aussi d’Apfelstrudel…(c’est une spécialité autrichienne servie dans les refuges).

Un soir après un bon chocolat chaud et une part d’Apfelstrudel accompagnée de crème chantilly, on part installer notre bivouac au dessus du refuge Hochweisstein. Les vaches semblent loin donc pas d’inquiétudes. Mais rapidement on ne sait par quel miracle elles s’approchent et viennent s’installer près de nos tentes. Le bruit du ruminement de ces boites à herbes est insupportable, elles n’arrêtent pas, on pensait que la nuit allait les calmer ! Mais non, elles ruminent assises, couchées, en dormant !!! N’arrivant pas à dormir de rage on sort à 1h du matin pour les chasser une n-ième fois. Là c’est un choc… Le ciel est somptueux, aucune pollution lumineuse n’est là pour nous empêcher de voir les milliards d’étoiles qui tapissent le ciel. Le voilà notre hôtel avec des millions d’étoiles dont parlent Poussin et Tesson. On s’incline finalement devant les vaches pour ce moment unique. Le début de la traversée des Alpes Carniques est assez fréquenté sur les portions les plus intéressantes mais avec les altitudes qui baissent et des paysages moins imposants, les randonneurs se font rares. Notre moral est aussi en berne. Depuis le départ le temps n’est pas vraiment avec nous et les montagnes qui rapetissent nous signalent qu’on approche doucement mais surement de la fin de notre aventure. Comme prévu nous arrivons au bout de la crête à Thörl-Maglern au bout de 7 jours. Malgré une fin peu intéressante cette partie de notre transalpine restera comme la partie la plus aboutie d’un point de vue randonnée. En effet nous laissons derrière nous 7 jours de pur sentier sans équivalent depuis notre départ. L’arrivée en Slovénie est un véritable moment d’émotion et un bon coup de pouce au moral. C’est en quelque sorte le pays « exotique » de l’aventure et une frontière que nous avons rêvé sans penser l’atteindre un jour. Au Dreiländereck (point de rencontre des frontières Italienne, Autrichienne et Slovène) nous prenons tout notre temps pour entrer en Slovénie.

Rapidement nous atteignons notre premier village Slovène Ratece . Le temps de jouer à chercher les différences et similitudes avec nos villages que nous abordons déjà le parc national du Triglav. On rencontre un groupe de randonneur Autrichien parti la veille pour effectuer la traversée de la Slovénie, on discute de nos expériences respectives et ils nous mettent en garde contre les Rangers. On passe quelques minutes ensemble en attendant que « leur messager » revienne avec des informations sur le chemin. On vient de découvrir que les cartes slovène sont assez approximatives, ce qui nous vaudra quelques détours par la suite… Nous sommes un peu déçu, nous avions rêvé la Slovénie comme un endroit sauvage et préservé et c’est ici même au cœur du Triglav que nous rencontrons le plus de monde et malheureusement le plus de papiers le long des chemins. La Slovénie victime de sa beauté ? Après un après midi de repos au camping de Trenta, réveil à 5h le 05/08/2011 direction le sommet de la Slovénie : Le Triglav. La journée va être longue, Trenta est à 600 m d’altitude et le Triglav à 2864 m soit presque 2300 m de dénivelé d’un seul bloc. La première partie est progressive jusqu’au col de Luknja (1758 m), c’est un sentier sinueux très bien entretenu. Nous avons pris la décision de faire au plus « court » (sur la carte…) et de passer par Plemenice. Dans les derniers mètres avant l’arrivée au col je commence à avoir des doutes. Le sentier est en pointillé sur la carte et de chaque côté du col il n’y a que de la roche. Nous arrivons à 8h15 au col de Luknja, et là nos doutes se transforment en certitudes. Il n’ y a pas de chemin. On lève un peu la tête et à notre grande stupeur on observe des gens évoluer sur la roche sur une sorte de Via Ferrata.
On s’assied quelques minutes pour les observer et réfléchir. Deux solutions s’offrent à nous : - Soit on tente la Via Ferrata sans baudriers et avec des sacs de 20 kgs - Soit on fait demi-tour et on reprend le sentier « classique » 500 m plus bas. Je n’aime pas faire demi tour mais à ce moment précis on n’en mène pas large. Un groupe de 3 personnes se lancent dans l’ascension, ils n’ont pas l’air très physique et n’ont pas d’équipements spéciaux. On se regarde avec Rudi et contre toute attente on décide d’y aller ! Les premières minutes sont stressantes d’autant que nos sacs ne sont pas du tout adaptés à ce genre d’exercice. Mais rapidement on commence à apprécier de jouer avec les câbles et la roche. Au bout d’une demie heure le stresse laisse place à l’euphorie. Nous n’avons aucune expérience de l’alpinisme et jusqu’à maintenant nous nous demandions quel plaisir peut on avoir à tromper la mort en permanence. Sans parler d’alpinisme cette première nous a permis d’approcher surement un peu le sentiment de plénitude que doit apporter les cimes.


12h00 nous arrivons au sommet !! Nous sommes exténués mais au comble du bonheur. La vue est époustouflante et l’ascension magique. Cette première approche rando/escalade nous a transcendé. Nous pensons déjà aux prochains sommets que nous gravirons une fois rentré en France. Un véritable rêve éveillé dans lequel nous avons pleinement vécu l’instant présent. Vivre le moment présent, une utopie dans la vie de tous les jours que l’appréhension et le stress nous ont offert… Nous ne nous attardons pas au sommet le temps commence à se couvrir et c’est la cohue (il y a même un vendeur de canettes ambulant !!!). Nous redescendons sur le refuge Triglavski Dom qui est le point de départ de la chaine humaine qui se lance tout au long de la journée à l’ascension du Triglav.
Pour les Slovènes le Triglav est un véritable symbole, chaque Slovène doit l’avoir gravit au moins une fois dans sa vie. Ce qui explique les cris de joie qui descendent du sommet jusque tard dans l’après midi.
Nous avons eu de la chance le soleil a été avec nous pour l’ascension, mais depuis il a disparu pour laisser place à la pluie et à un épais brouillard en altitude. Difficile de rebondir après cette intense journée du Triglav, notre moral et le temps sont en bernes. Les journées qui suivent sont plates. On sort tranquillement du parc national après être passé sur les rives du lac Bohinjsko Jezero. On avance pour avancer. La fin de l’aventure est toute proche, notre esprit commence déjà à se projeter dans l’après.
Malgré tout on découvre une autre facette de la Slovénie. Le côté sauvage n’est pas là où on l’attendait. C’est dans ces paysages de moyenne montagne aux vallées profondes que la Slovénie prend à nos yeux tout son sens. Nous passons Porezen à 1630 m sous un vent particulièrement violent mais qui accompagne notre descente sur une crête que l’on assimile sans mal au Ballon des Vosges. A perte de vue une montagne arrondie, vallonnée et tachetée d’une multitude de hameaux. Nous poursuivons notre descente paisible vers la mer en passant par Sovodenj et Idrija non sans avoir fait quelques détours plus ou moins voulus et où nous retrouverons notre groupe de randonneurs Autrichien descendant d’un bus… Le passage dans les hameaux et toujours un grand moment gustatif, chaque maison à un grand jardin et un verger dans lesquels nous soulageons les arbres de quelques prunes et pommes qui dépassent plus ou moins sur notre chemin… Nous nous arrêtons à Postojna 2 jours pour visiter les grottes du même nom. Une visite hors norme et mémorable. Mais malheureusement trop rapide, un peu à l’opposé du voyage tout comme Ljubljana petite capitale qui ne nous laissera pas un souvenir intarissable. La descente vers la Mer Adriatique s’amorce sérieusement après nos 2 jours de visites. L’esprit n’est plus à la marche il veut en finir. Le corps a bien récupéré depuis plusieurs jours, les efforts sont moins importants depuis que nous avons quitté le Triglav. Samedi 13 aout 2011 nous arrivons dans la matinée, 70 jours tout juste après notre départ de Samoëns. Nous aurions voulu le faire exprès nous n’aurions pas pu. Nous ne réalisons pas encore tout le chemin parcouru même si depuis quelques temps des images commencent à revenir. Nous nous arrêtons au port, on ne peut plus aller plus loin. C’est fini, nous y sommes arrivés, traverser les Alpes à pied en autonomie totale. Le voyage n’est pas complètement terminé, le retour en fait aussi parti mais pour l’instant nous prenons un bon repas sur le port en guise d’adieux (momentanés…) à la Montagne…

The End
Suite à notre traversée des Alpes de cet été voici un petit résumé (un attendant un récit complet ...) de ces 10 semaines passez à marcher dans les Alpes ainsi que quelques photos, montages photos et la bande annonce du film que nous sommes entrain de monter.
Surtout si vous avez des questions n'hésitez pas à me contacter sur aurian.dig@hotmail.fr !!!
Voici aussi le trajet sur google maps: http://maps.google.com/...004abcfd1fd35d4c1a09
Le montage photo: http://youtu.be/_A0E6XaHSwQ La bande annonce: http://youtu.be/B_03lZXOMoE
Quelques photos : http://www.facebook.com/...e=1&l=e9be1c5d50 http://www.facebook.com/...e=1&l=7f979bdda1 http://www.facebook.com/...e=1&l=8c03ceb85f http://www.facebook.com/...e=1&l=4ff90d4868 http://www.facebook.com/...e=1&l=054290c243
Transalpine 2011

L’envie de reprendre la route a progressivement fait son chemin dans nos têtes, 1 an en Italie pour Rudi et une traversée de l’Islande à vélo pour moi ont suffi à raviver notre envie de voyager au rythme de nos pas. Les Alpes nous ont laissé un souvenir extraordinaire, en 2008, lors de notre traversée de la France par le GR5 (Nice - Wissembourg). Nous décidons donc de repartir dans cette direction. Très rapidement l’itinéraire Rouge de la Via Alpina apparait comme une base de travail intéressante à notre projet. On décide cependant de conserver une certaine indépendance par rapport au tracé proposé. En effet les tracés de la Via Alpina ont « une logique Refuge » : parfois l’itinéraire « dévie quelque peu » pour atteindre un refuge ou pour pouvoir justifier les 2500 km du parcours proposé… Traverser les Alpes d’accord mais faire des détours pour incrémenter le compteur ne fait pas parti de notre philosophie. Dans le but de nous immerger au maximum nous décidons, comme en 2008, de partir en autonomie complète, ce qui bien évidemment offre une souplesse indéniable sur l’organisation des étapes mais c’est aussi un atout économique incontestable.
Le départ est fixé au 04 juin 2011, quelques amis nous ont fait la surprise de nous rejoindre pour un pique nique pantagruélique avant de reprendre les Alpes où nous les avions laissés.

La première semaine est celle du réveil du corps qui sort péniblement de son sommeil. Quelques crampes, les jambes qui tremblent en se couchant, le souffle court, tous les signes d’une vie « confortable » ou l’effort physique n’est plus nécessaire et est réduit au maximum. Malgré tout nous sommes rapidement dedans. Les journées de marche s’allongent même si le temps n’est pas au beau fixe. On se rassure en se disant qu’on est qu’au mois de Juin et qu’après ça ira mieux… Les premiers gros cols arrivent (col de Susanfe, col du Domecre…) que l’on passe sur et sous la neige avec quelques petites frayeurs au programme. Malgré tout, les paysages dépassent de loin nos attentes, les quelques éclaircies qui nous sont offertes sont d’intenses moments de bonheur. La neige sublime les sommets, on se nourrit comme des ogres de tant de splendeur.

Mais nous sommes partis trop vite et au bout d’une grosse semaine le couperet tombe. Rudi à des problèmes au niveau de la malléole droite et j’ai une tendinite aiguë au tendon d’Achille gauche. J’avais pourtant pris le temps de « faire » les chaussures 1 mois avant de partir mais ça n’a pas suffit. Impossible de mettre le pied dans la chaussure sans que ça me fasse mal. 2 jours d’attente interminable au camping de Lenk à me masser le pied et à ne pas bouger. Le troisième jour on décide de racheter chacun une paire de chaussures basses en espérant que ça nous permette de continuer.
La reprise n’est pas concluante mais on avance quand même. Le soleil qui commence enfin à réapparaitre et la vue du Jungfrau (4158 m) et du Finsteraarhorn (4274 m) font office d’anti douleurs exceptionnels.

Après quelques journées plates dans le Valais bien utiles à ma guérison, nous prenons la direction de la Suisse Italienne et de l’Italie où s’ajoute aux montagnes le charme des torrents sauvages comme dans la « Valle di Peccia » où la truite règne encore en maître des lieux. Le corps s’habitue bien au traitement qu’on lui inflige, rationnement et efforts physiques. Les kilos superflus disparaissent à vue d’œil, on commence à vraiment entrer dans la peau du marcheur. Pour l’instant la saison estivale ne fait que commencer et nous ne croisons quasiment personne. La plupart des refuges ouvrent tout juste leurs portes. Etrangement les hameaux perdus dans les montagnes grouillent d’activités. Les habitants préparent l’été et nous sommes impressionnés par le soin qu’ils apportent à leurs chalets et aux jardins attenants. On envie presque la sédentarité en les voyant…

Première vrai pause, depuis le temps mort de Lenk, du côté de Biasca (Suisse Italienne) où notre premier restaurant depuis le départ nous rappelle que nous n’avons plus l’habitude de manger en quantité et en « qualité ». Il faut mastiquer longuement et surtout aller à l’encontre de nos envies face à cette profusion de nourriture. (Cette fois ci pas de dommages collatéraux…) Les ascensions des cols sont longues dans cette partie des Alpes mais la récompense au sommet est à chaque fois au rendez vous. (Quand le temps est avec nous…) On se nourrit de la vue, de l’air pur et du silence reposant que nous offre la solitude des montagnes. La beauté des paysages et l’effort sont les meilleurs assaisonnements que nous connaissons. Dans ces moments là un morceau de pain rassit et un vieux bout de saucisson valent tous les grands restaurants !

On s’enfonce toujours plus dans les Alpes et on découvre de merveilleuses vallées encore préservées de l’industrie du ski . La vallée de Juf est un parfait exemple : Située à une moyenne de 2000 m d’altitude elle est bordée de part et d’autre de pentes plus ou moins douces et se termine en « cul de sac » par le Pix Turba (3018 m) une vraie carte postale. Je prends plusieurs photos pour conserver l’image de cette zone encore sauvage, mais pour combien de temps… Derrière c’est la vallée de Saint Moritz. C’est en quelque sorte le Chamonix Suisse avec son côté clinquant et des sommets renommés tel que le P. BERNINA ( 4019 m) et le PIZ ROSEG (3937 m). Mais cette vallée ne serait rien sans ses 3 lacs (Lej da Segl, Lej da Silvaplauna et St Moritzersee) où la truite se pêche de la manière la plus noble qu’il soit : à la mouche.

C’est dans une ambiance féerique que nous longeons ses lacs tout juste sortis de leur sommeil. De cette matinée nous tirerons quelques uns de nos plus beaux clichés.
Malgré l’accueil exceptionnel des suisses et des paysages hors du commun nous aspirons à changer d’air. L’arrivée en Autriche par le Schlappinner Joch (2202 m) nous donne une bouffée d’oxygène exceptionnelle malgré le mauvais temps qui s’est réinstallé. Notre portefeuille n’est pas mécontent non plus car lors de notre passage en Suisse 1 euro équivalait à 1,15 Francs Suisse, d’où un coût exorbitant de la nourriture qui a durement entravé notre budget. Nous jouons avec la frontière Suisso Autrichienne durant 3 jours le long d’un splendide sentier en balcons jusqu’au Lichtenstein où nous croisons nos premiers Via Alpiniste. Il s’agit d’un couple d’américain d’une cinquantaine d’années qui parcourt l’itinéraire rouge de la Via Alpina 6 semaines par an.

Avant d’attaquer pleinement l’Autriche nous prenons une journée et demie de repos bien mérité au camping de Feldkirch où la piscine et les équipements du camping réparent nos corps fatigués mais heureux de vivre pleinement cette aventure.
Après les paysages grandioses de la Suisse le démarrage en Autriche nous paraît, au premier abord, un peu fade. L’altitude est moins importante et les deux jours en fond de vallée pour quitter Feldkirch sont un peu ennuyeux. Mais comme toujours la « route » réserve des surprises. Au détour d’un village on se fait gentiment inviter par une institutrice à prendre le café… On reprend de l’altitude en passant le petit village de Schröken et le col de Hochtannbergpass qui nous offrira une nuit agitée sous le signe des orages et de la danse endiablée de nos toiles de tente. On commence à apprécier ces paysages moins « grands » mais dont le charme est incontestable. On a l’impression d’être dans un immense terrain de jeu ou chaque chemin, chaque sentier est une histoire à vivre.
Depuis quelques jours je rêve de la dernière rivière sauvage d’Europe, la rivière Lech. J’imagine ces eaux cristallines grouillant de truites et son lit tumultueux. Ce jour arrive enfin le 10 juillet, mais avant, encore une fois l’aventure nous surprend au détour d’un chemin. Cette fois ci se sont des bergers autrichiens qui nous ouvrent les portes de leur bergerie pour une grande bière à 9h du matin… Ils nous chambrent un peu quand je leur parle des ours et de la Slovénie. Ils nous disent qu’on n’a rien à craindre de toute façon on sera trop maigre en arrivant là bas… La rivière Lech dépasse nos espérances. Elle est large, sinueuse au possible et l’eau d’un bleu à concurrencer le ciel. Les truites sont au rendez vous dans les petits ruisseaux qui la bordent. On s’arrête plusieurs minutes sans rien dire juste pour contempler et apprécier le moment présent.
Avant de repartir, symboliquement, on boit chacun une gorgée en pensant à toutes ses rivières en Europe dont la seule survivante est devant nous.
Nous poursuivons notre découverte de l’Autriche en alternant entre montagnes, fonds de vallées et jolis petits villages touristiques. C’est également le temps des orages qui s’occupent d’anéantir tous nos efforts pour sécher notre équipement. Après Lermoos nous découvrons avec plaisir la vallée du Galstal où sans efforts nous évoluons dans un paysage grandiose. Déjà un mois et demi que nous marchons quand nous arrivons à Innsbrück. Au programme une journée et demie de repos et visite de la vieille ville. Nous préférons nous arrêter le moins longtemps possible car par expérience on s’est rendu compte qu’il était de plus en plus difficile de repartir quand nous cassions le rythme. Malgré la pluie qui accompagne notre arrivée en ville nous passons un excellent moment en visitant la vieille ville, le château impérial et en nous offrant un somptueux chocolat viennois « with cream » dans l’illustre hôtel de l’Aigle d’Or. C’est aussi l’occasion de réparer un peu le matériel. La tente de Rudi semble souffrir de gros défauts de conception et les arceaux sont cassés. Nous partons donc en quête de scotch blindé au cas où... Les pointes des bâtons montrent également de gros signes de fatigue, Rudi qui a déjà attaqué le carbone d’un de ses bâtons optera pour un simple bâton de ski à Hintertux quelques jours après notre départ d’Innsbruck.

Cette pause citadine nous a fait du bien et c’est ragaillardi que nous retournons tutoyer les « hauts » sommets. Après une journée sans saveur pour nous éloigner d’Innsbruck nous prenons le chemin de notre plus haut col : Friesenbergcharte 2912 m. Ce sera notre passage vers 5 jours de temps exécrable où la neige sera notre plus fidèle amie. Un réveil hivernal au bord du lac Schlegelsspelcher et une crête avortée avant notre arrivée sur Campo Tures entravent sérieusement notre moral. Mais heureusement nous avons notre kit de survie : le chocolat !! Une après midi « tranquille » en ville et quelques pâtisseries nous font oublier les désagréments des précédents jours. Pour la deuxième fois depuis le départ c’est avec des chaussures neuves que nous attaquons une de nos plus grosse étape : Plus de 2000 m de dénivelé positif pour atteindre Gemsbichljoch à 2800 m. On se lève à 5h. Après deux heures à longer la route on arrive au départ du sentier. A Innere Gelttalam on a le souffle coupé tellement le paysage qui s’offre à nous est grandiose. Hier on maudissait la neige aujourd’hui on la remercie de sublimer ainsi les sommets. Cette ascension restera graver dans notre mémoire comme celle nous ayant offert un des plus beau panorama.

Nous prenons tranquillement la direction des dolomites. Le temps se gâte à nouveau et c’est le début de deux jours de galère à se perdre, à descendre du mauvais côté du col, à remonter sur un autre inutilement et à dormir sous la neige. Malgré tout on arrive au Tre Cime où l’on refait à nouveau connaissance avec le tourisme de masse. « Autoroute » pour accéder au refuge qui est sale et bondé. La contrepartie d’un site exceptionnel facilement accessible.
On s’extirpe tant bien que mal des dolomites pour arriver à Sesto, point de départ du Karnisher Hohenweg qui est un trek de 10 jours où 90% du parcours se fait sur la crête. Un magnifique moment en perspective. On se charge pour sept jours, il va falloir tenir la cadence car il n’y a pas moyen de ravitailler sauf en redescendant dans la vallée. Le soleil nous accompagne par intermittences mais cela suffit à rendre cette partie du voyage extraordinaire. C’est grisant d’évoluer sur un sentier avec une vue à 360°. On se gave de paysages et aussi d’Apfelstrudel…(c’est une spécialité autrichienne servie dans les refuges).

Un soir après un bon chocolat chaud et une part d’Apfelstrudel accompagnée de crème chantilly, on part installer notre bivouac au dessus du refuge Hochweisstein. Les vaches semblent loin donc pas d’inquiétudes. Mais rapidement on ne sait par quel miracle elles s’approchent et viennent s’installer près de nos tentes. Le bruit du ruminement de ces boites à herbes est insupportable, elles n’arrêtent pas, on pensait que la nuit allait les calmer ! Mais non, elles ruminent assises, couchées, en dormant !!! N’arrivant pas à dormir de rage on sort à 1h du matin pour les chasser une n-ième fois. Là c’est un choc… Le ciel est somptueux, aucune pollution lumineuse n’est là pour nous empêcher de voir les milliards d’étoiles qui tapissent le ciel. Le voilà notre hôtel avec des millions d’étoiles dont parlent Poussin et Tesson. On s’incline finalement devant les vaches pour ce moment unique. Le début de la traversée des Alpes Carniques est assez fréquenté sur les portions les plus intéressantes mais avec les altitudes qui baissent et des paysages moins imposants, les randonneurs se font rares. Notre moral est aussi en berne. Depuis le départ le temps n’est pas vraiment avec nous et les montagnes qui rapetissent nous signalent qu’on approche doucement mais surement de la fin de notre aventure. Comme prévu nous arrivons au bout de la crête à Thörl-Maglern au bout de 7 jours. Malgré une fin peu intéressante cette partie de notre transalpine restera comme la partie la plus aboutie d’un point de vue randonnée. En effet nous laissons derrière nous 7 jours de pur sentier sans équivalent depuis notre départ. L’arrivée en Slovénie est un véritable moment d’émotion et un bon coup de pouce au moral. C’est en quelque sorte le pays « exotique » de l’aventure et une frontière que nous avons rêvé sans penser l’atteindre un jour. Au Dreiländereck (point de rencontre des frontières Italienne, Autrichienne et Slovène) nous prenons tout notre temps pour entrer en Slovénie.

Rapidement nous atteignons notre premier village Slovène Ratece . Le temps de jouer à chercher les différences et similitudes avec nos villages que nous abordons déjà le parc national du Triglav. On rencontre un groupe de randonneur Autrichien parti la veille pour effectuer la traversée de la Slovénie, on discute de nos expériences respectives et ils nous mettent en garde contre les Rangers. On passe quelques minutes ensemble en attendant que « leur messager » revienne avec des informations sur le chemin. On vient de découvrir que les cartes slovène sont assez approximatives, ce qui nous vaudra quelques détours par la suite… Nous sommes un peu déçu, nous avions rêvé la Slovénie comme un endroit sauvage et préservé et c’est ici même au cœur du Triglav que nous rencontrons le plus de monde et malheureusement le plus de papiers le long des chemins. La Slovénie victime de sa beauté ? Après un après midi de repos au camping de Trenta, réveil à 5h le 05/08/2011 direction le sommet de la Slovénie : Le Triglav. La journée va être longue, Trenta est à 600 m d’altitude et le Triglav à 2864 m soit presque 2300 m de dénivelé d’un seul bloc. La première partie est progressive jusqu’au col de Luknja (1758 m), c’est un sentier sinueux très bien entretenu. Nous avons pris la décision de faire au plus « court » (sur la carte…) et de passer par Plemenice. Dans les derniers mètres avant l’arrivée au col je commence à avoir des doutes. Le sentier est en pointillé sur la carte et de chaque côté du col il n’y a que de la roche. Nous arrivons à 8h15 au col de Luknja, et là nos doutes se transforment en certitudes. Il n’ y a pas de chemin. On lève un peu la tête et à notre grande stupeur on observe des gens évoluer sur la roche sur une sorte de Via Ferrata.
On s’assied quelques minutes pour les observer et réfléchir. Deux solutions s’offrent à nous : - Soit on tente la Via Ferrata sans baudriers et avec des sacs de 20 kgs - Soit on fait demi-tour et on reprend le sentier « classique » 500 m plus bas. Je n’aime pas faire demi tour mais à ce moment précis on n’en mène pas large. Un groupe de 3 personnes se lancent dans l’ascension, ils n’ont pas l’air très physique et n’ont pas d’équipements spéciaux. On se regarde avec Rudi et contre toute attente on décide d’y aller ! Les premières minutes sont stressantes d’autant que nos sacs ne sont pas du tout adaptés à ce genre d’exercice. Mais rapidement on commence à apprécier de jouer avec les câbles et la roche. Au bout d’une demie heure le stresse laisse place à l’euphorie. Nous n’avons aucune expérience de l’alpinisme et jusqu’à maintenant nous nous demandions quel plaisir peut on avoir à tromper la mort en permanence. Sans parler d’alpinisme cette première nous a permis d’approcher surement un peu le sentiment de plénitude que doit apporter les cimes.


12h00 nous arrivons au sommet !! Nous sommes exténués mais au comble du bonheur. La vue est époustouflante et l’ascension magique. Cette première approche rando/escalade nous a transcendé. Nous pensons déjà aux prochains sommets que nous gravirons une fois rentré en France. Un véritable rêve éveillé dans lequel nous avons pleinement vécu l’instant présent. Vivre le moment présent, une utopie dans la vie de tous les jours que l’appréhension et le stress nous ont offert… Nous ne nous attardons pas au sommet le temps commence à se couvrir et c’est la cohue (il y a même un vendeur de canettes ambulant !!!). Nous redescendons sur le refuge Triglavski Dom qui est le point de départ de la chaine humaine qui se lance tout au long de la journée à l’ascension du Triglav.
Pour les Slovènes le Triglav est un véritable symbole, chaque Slovène doit l’avoir gravit au moins une fois dans sa vie. Ce qui explique les cris de joie qui descendent du sommet jusque tard dans l’après midi.
Nous avons eu de la chance le soleil a été avec nous pour l’ascension, mais depuis il a disparu pour laisser place à la pluie et à un épais brouillard en altitude. Difficile de rebondir après cette intense journée du Triglav, notre moral et le temps sont en bernes. Les journées qui suivent sont plates. On sort tranquillement du parc national après être passé sur les rives du lac Bohinjsko Jezero. On avance pour avancer. La fin de l’aventure est toute proche, notre esprit commence déjà à se projeter dans l’après.Malgré tout on découvre une autre facette de la Slovénie. Le côté sauvage n’est pas là où on l’attendait. C’est dans ces paysages de moyenne montagne aux vallées profondes que la Slovénie prend à nos yeux tout son sens. Nous passons Porezen à 1630 m sous un vent particulièrement violent mais qui accompagne notre descente sur une crête que l’on assimile sans mal au Ballon des Vosges. A perte de vue une montagne arrondie, vallonnée et tachetée d’une multitude de hameaux. Nous poursuivons notre descente paisible vers la mer en passant par Sovodenj et Idrija non sans avoir fait quelques détours plus ou moins voulus et où nous retrouverons notre groupe de randonneurs Autrichien descendant d’un bus… Le passage dans les hameaux et toujours un grand moment gustatif, chaque maison à un grand jardin et un verger dans lesquels nous soulageons les arbres de quelques prunes et pommes qui dépassent plus ou moins sur notre chemin… Nous nous arrêtons à Postojna 2 jours pour visiter les grottes du même nom. Une visite hors norme et mémorable. Mais malheureusement trop rapide, un peu à l’opposé du voyage tout comme Ljubljana petite capitale qui ne nous laissera pas un souvenir intarissable. La descente vers la Mer Adriatique s’amorce sérieusement après nos 2 jours de visites. L’esprit n’est plus à la marche il veut en finir. Le corps a bien récupéré depuis plusieurs jours, les efforts sont moins importants depuis que nous avons quitté le Triglav. Samedi 13 aout 2011 nous arrivons dans la matinée, 70 jours tout juste après notre départ de Samoëns. Nous aurions voulu le faire exprès nous n’aurions pas pu. Nous ne réalisons pas encore tout le chemin parcouru même si depuis quelques temps des images commencent à revenir. Nous nous arrêtons au port, on ne peut plus aller plus loin. C’est fini, nous y sommes arrivés, traverser les Alpes à pied en autonomie totale. Le voyage n’est pas complètement terminé, le retour en fait aussi parti mais pour l’instant nous prenons un bon repas sur le port en guise d’adieux (momentanés…) à la Montagne…

The End
Conseils sur moto 125 pour le Portugal, voire le Maroc English translation pending
Bonjour, je projette d'aller faire un tour au Portugal voire au Maroc en 125 et j'hesites entre plusieurs motos.
Il faut qu'elle soit robuste (bagages), économique tant a l'achat qu'en consommation, et confortable. Que pensez vous de la Honda XL. Et de la Honda CB Custom.
Pensez vous qu'il soit envisageable de voyager à deux dessus ?
Avez-vous d'autres suggestions sachant que je voudrais mettre entre 500 et 800E ?
Merci !
Quelques parcs américains rarement évoqués English translation pending
Ces parcs dont on parle peu : Joshua Tree, Crater of the Moon, John Day Fossil Bed, Carrizo Plain etc.
Dans mes carnets de voyage 2009 et 2010, j'ai présenté les circuits que nous avons fait dans l'ouest américains, très longs parcours venant en complément de nos 3 premiers voyages, 2005, 2007 et 2008. Mon propos ici n'est pas de raconter ces voyages déjà loin dans notre mémoire et de parler une fois de plus des grands classiques qui foisonnent sur le forum, mais simplement d'apporter quelques éléments sur des parcs beaucoup moins visités que Yellowstone, Monument Valley, Bryce ou le Grand Canyon.
Ces parcs plus à l'écart sont Joshua Trees NP en Californie, Crater of the Moon NM dans l'Idaho, John Day Fossil Bed NM dans l'Oregon, Carrizo Plain NM en Californie, Colorado NM dans le Colorado, Mount Saint Helens NVM dans le Washington, Black Canyon NP dans le Colorado. Je parlerai aussi de quelques lieux comme la réserve indienne des Nez Percés en Idaho. J'en profiterai pour détailler un peu plus certains très peu visités dont j'ai déjà parlé, comme Organ Pipe NM, Lava Bed NM, Tonto National Monument, Cathedral Gorge SP , Redwood NP, Mojave National Preserve et Great Basin NP.
Mais aussi, pour ceux qui veulent voir autre chose, j'ai ajouté : Où, quand, comment assister à un POW WOW ?
CALIFORNIE - Aux portes de Los Angelès, le Joshua Tree National Park
Aux portes de Los Angeles, le Joshua Tree NP offre ses paysages aux confins de 2 déserts, le désert Mojave où l'on trouve les arbres de Josué et le désert du Colorado. En 2008, nous y avons passé une journée dans la chaleur encore supportable du mois de Mai.
Entre Twentynine Palms et Palm Springs ...
Le parc fait 3210 km carrés environ la surface du département du Rhône. Il n'est parcouru que par 100 km de routes formant un Y du nord au sud et quelques centaines de km de pistes plus ou moins carrossables. A chaque entrée se trouve un « Visitor Center » tenu par les rangers. Le principal est celui du nord-ouest où un arrêt s'impose. Cartes et documents y sont remis aux visiteurs, avec une feuille en français pour nous bien utile.
Le parc porte le nom du principal végétal du désert Mojave, le Joshua Tree, ou arbre de Josué, baptisé ainsi par les mormons. Si on le trouve aussi dans la Mojave Desert Preserve voisine, c'est ici, dans la partie nord-ouest du parc, que ces yuccas géants sont les plus grands (jusqu'à 6m) et les plus denses.


Ils forment une forêt parsemée de gros rochers orangés parmi lesquels sont aménagés des sentiers de visite.

On y voit fréquemment différentes espèces de lézards aux couleurs variées, mais aussi des lièvres avec d'immenses oreilles, des roadrunners (Beep-Beep) et parfois des coyotes. Le désert est aussi habité par les serpents à sonnette et d'autres, rouges, qu'on préfère ne pas rencontrer.

Une route monte dans la San Bernardino Mountains à un point de vue nommé Keys View. De là on découvre la vallée de Palm Spring et la faille de San Andreas.

Parmi les multiples petites promenades aménagées, celle de Cap Rock offre un joli parcours botanique.

Vers le sud, la route passe un col et débouche sur un autre désert, celui du Colorado. Les Joshua Trees disparaissent, laissant la place à différentes variétés de plantes des déserts, comme le curieux ocotillo à grandes tiges fleuries de rouge.

A Cholla Cactus Garden est aménagé un jardin bien délimité dans un champ de cactus particuliers : le cholla cactus. A l'entrée, un panneau rappelle de ne surtout pas y toucher, ses épines ont la particularité d'entrer dans la peau et de ne pas pouvoir être ressorties. Le chemin qui sillonne le jardin permet aussi de découvrir les autres végétaux de ce désert.

Près de la sortie sud, à coté du Cottonwood visitor center, une piste conduit au Lost Palms Oasis qui offre un peu d'eau, d'ombre et de fraîcheur dans ce désert aride.

A la sortie nord-est en traversant le visitor center, on peut se promener dans la palmeraie un peu défraîchie de l'oasis de Mara. * **********************************************************************************
IDAHO - Crater of the Moon, sur la route de Yellowstone
C'est vrai que ce parc est une peu perdu dans cet état incertain qu'est l'Idaho. Fin Août 2007, venant de Portland, nous l'avions traversé en allant à Yellowstone. C'est là que nous avions acheté notre première Annual Pass, que nous avions rentabilisé en Mai l'année suivante. Depuis nous avons pu voir que certains envisagent y faire étape entre San Francisco ou Salt Lake City et le Big parc des geysers et des bisons.
Le parc est situé près d'Arco, petite bourgade où fut construite en 1951 la première centrale nucléaire américaine. Craters of the Moon est un National Monument et constitue une réserve naturelle située dans la plaine de la Snake River. La superficie est d'environ 3000 km2 et contient plusieurs coulées de laves dont les plus récentes datent d'à peine 2000 ans – tout juste avant-hier à l'échelle géologique, ce qui explique que par endroit, la lave semble à peine froide.
Le circuit revêtu forme une boucle et ne fait que 7 miles. Il permet d'accéder à 4 points d'intérêts accessibles par de courtes marches et 2 autres pour des randonnées plus importantes. A chaque départ, la longueur de randonnées, la durée et le dénivelé sont indiquées (de ce point de vue, c'est le lieu le mieux informé de tout ce que nous avons visité).
Devil Orchard Nature Trail, offre une promenade de 0.5 mile dans un lieu étrange où la nature tente de reprendre vie sur la lave. On y voit comment les premiers arbres repoussés ont été détruit par les plantes parasites.

Inferno Cone, une colline volcanique, offre de son sommet une vue sur l'ensemble du parc.


A Snow Cone et Spatter cones, on peut monter jusqu'à l'intérieur de petits cratères - un des lieux les plus intéressants.
La promenade qui part vers Dewtrop Cave est des plus surprenantes et du genre à rester ancrée dans la mémoire : ½ mile sur un couloir qui sillonne au milieu de la lave fraiche, noire de noire, pour arriver à des tubes de lave (la lave en fusion refroidit et forme en surface une croûte. Mais sous celle-ci elle continue à couler, laissant ainsi une grotte cylindrique) nommés Indian Tunnel, Boy Scout Cave et Beauty Cave, dans lesquels on peu s'engager (à ses risques et périls)

A certains endroits on a presque l'impression que la lave coule encore. C'est un des parcs les plus marquant que nous ayons visité.

Ah, on est loin des roches rouges de l'Utah, des eaux bleus de Crater Lake, des mousses vertes de la forêt d'Olympic, des sables jaunes des dunes de Death Valley ou des neiges éternelles de Glacier, mais bien au milieu des cratères de la lune.
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OREGON - Les 3 lits à fossiles de John Day
C'était en 2007 aussi, sur la route de Portland à Yellowstone. Avant l'étape de Crater of the Moon, nous avions prévu de visiter John Day Fossils Beds NM, histoire de meubler la longue route. Dans l'est de l'Oregon, ce national monument est formé de 3 lieux bien distincts, plutôt éloignés les uns des autres car étalés sur environ 100 miles. Pour inclure correctement dans notre trajet, il fallait en éliminer un, ce fut Carlo Unit, le plus au nord, sur les bord de la John Day river (donc je n'en parlerai pas).

Arrivant de Portlands, nous faisons une pose dans la réserve indienne de Warm Spring et en suivant la route 26 vers l'est, nous arrivons au premier site : Painted Hills Unit.
La piste qui y conduit est déjà un spectacle en soi en longeant des collines rouges. A cette époque, nous ne connaissions pas encore le Painted Desert de Petrified Forest : 2 ans plus tard ce dernier nous a donné l'impression de déjà vu, en moins bien !
Entrée, comme dans un grand parc mais le petit visitor center était fermé.

Le point le plus intéressant est le Painted Hills overlook d'où l'on surplombe les collines colorées. En suivant le petit trail, on en découvre les nuances en fonction des angles de vue.

Sur l'autre coté, le Carroll Rim Trail présente des colorations différentes où le noir domine.

Deux autres randonnées partent de ce site, nous serions allés jusqu'au Painted Cave quand le témoin d'essence de notre Pontiac G6 nous fait part de la faiblesse du niveau du réservoir. Nous n'avons aucune idée de la marge restante, donc direction la station la plus proche, en l’occurrence Mitchell. Ce n'est pas une vile fantôme, pas encore, mais maintenant que la route 26 contourne, c'est un peu mort. Il y a un vieil hôtel et une station. La patronne vient nous faire le plein et nous dit soudain «Avez-vous vu Henri ?» Surpris, nous demandons des explications et elle nous fais signe de nous retourner. A quelque mètres de la pompe, dans notre dos, un double grillage et derrière, Henri nous regarde. Il repart au fond de la case avant la photo – notre premier ours américain était en cage, mais nous l'avons vu de très prêt.
Henry
Direction John Day, la ville au creux de la charmante vallée de la rivière du même nom (à 110 km de Mitchell – les distances sont longues ici, trop longues pour un réservoir vide). Cette année là, nous n'avions pas réservé tous nos hôtels – mauvaise surprise, le Best Western est complet, mais il y en a d'autres et le 2ème convient. Le lendemain, 2 hôtels nous refuserons aussi.
Dans le restaurant où nous dinons, un grand tableau sur le mur montre que l'on avait pas cherché que des fossiles le long de la rivière.
Le lendemain, nous revenons 60km en arrière pour visiter la partie la plus importante du John Day Fossil Beds, le Sheep Rock Unit. En fait il y a 4 parties réparties sur les bord de la John Day river, avec divers lieux à visiter.
Au départ la route suit la rivière dans le Picture Gorge, jusque qu'au pied du Sheep Rock qui culmine à plus de 1000m.
C'est là que ce trouve un des visitor centers les plus intéressants que nous ayons vu : les fossiles des différentes époques sont présentés au pied de fresques montrant la faune de l'époque dans l'environnement qui allait les détruire, en particulier les éruptions volcaniques.

On peut aussi voir l'atelier où l'on dégage les fossiles de leur gaine de roc.

Similitude avec le parc de l'Arizona, on voit aussi quelques troncs pétrifiés.
Un peu plus loin, la Blue Basin Area offre un circuit de 1 mile dans les collines vertes – ici, c'est la pierre qui est verte.
Tout au long de ce Island in Time Trail, on peu découvrir des fossiles dans leur lieux de découverte, bien protégés sous des cloches (pour ceux qui connaissent, on peu aussi en voir au Badlands NP).

En continuant la route vers le nord, Cathedral Rock est une curiosité dans un méandre de la rivière.

Enfin à Foree Area, 2 trails partent du même parking : Flood of Fire, avec une vue magnifique sur les falaises de basalte et Story in Stone que nous ne voyons que de loin.

Au mois d'Août, bien que plus au nord que les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, il fait chaud ici où nous ne sommes pas beaucoup plus haut que le niveau de la mer.
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Washington : le Mount St Helens NVM
La visite des parcs nationaux nous conduit souvent à remonter dans le temps, loin, loin dans l'histoire de la planète. Au point que l'on s'embrouille parfois dans l'échelle des temps géologiques sur le nombre de zéro qui définit la date. Je citerai en exemple un texte lu sur un site de voyage bien connu, datant les premiers pétroglyphes à 3 million d'années (avant l'homo sapiens) alors qu'il s'agit de 3000 ans. L'éruption de Crater of the Moon est presque contemporaine par rapport à celle de la caldeira de Yellowstone dont la dernière grande explosion date d'il y a 640 000 ans. Mais quand on parle du Mount St Helens, on revient à l'échelle humaine. J'avais 32 ans quand le 18 mai 1980 le sommet du volcan explosa. La plus grande catastrophe volcanique des USA, et si le nombre de morts fut limité (57), le sommet avait baissé de 400m, déplaçant 2,3 km3 de roche. Les retombées de cendres couvrirent le ¼ nord-ouest du pays de plusieurs centimètres, jusqu'aux portes du Texas. La couverture médiatique de l'évènement fut à l'époque bien faible par rapport à ce qu'elle serait de nos jours. Notons au passage que notre grand Haroun Tazieff avait jugé ce volcan inoffensif.
Dès 1982, le président Reagan fit du volcan un monument national, le Mount St. Helens National Volcanic Monument. Dans cette catégorie de NM est aussi classé le Newberry NVM et son double cratère, 300km plus au sud (voir CV 2010).

Lors d'un court séjour professionnel à Portland en 1997, j'avais fait une approche par le sud, sans vraiment rien voir du volcan.
En 2007 de retour à Portland et mieux organisé, j'y consacrais une journée.Il y a 2 routes possibles, par l'est ou par l'ouest. L'approche par l'est conduit plus prêt du volcan mais ne permet pas de voir la partie béante du cratère. C'est celle de l'ouest, venant de la I5 que nous avons prise à Castle Rock. Il y a 80 km de routes, dans la deuxième moitié, entièrement refaite, avec des ponts neufs. Plusieurs points de vue éloignés jalonne cette 2ème partie : Elk Rock View Point puis Castle Rock View Point. Le temps est couvert à l’aller, nous remettons les vues au retour (à tord, la pluie nous rejoindra sur la route).
Le visitor center de Coldwater Ridge est un arrêt obligatoire. Quand on est face à l'entrée, on voit le volcan derrière. A l'intérieur, les rangers encaissent le payement des droits d'entrée - il semble que les NVM n'était pas inclus dans les droits de l'annual pass, en 2007. Les maquettes et plans complètent la vidéo qui présente l'histoire récente.

Au pied, le Coldwater Lake est un lieu de détente et un point de départ de diverses randonnées.

La route continue jusqu'à Loowit viewpoint et se termine à Johnston Ridge Observatory. En ce début d'après midi de fin Août, le parking n'est pas très encombré.
Du haut, un chemin conduit aux meilleurs points de vue. C'est d'ici qu'on peut voir le volcan, sur le coté béant du cratère. Hélas les nuages en masquent une partie. Sur les flans de la montagne, les coulées de laves sont visibles. Les restes des troncs brisés lors de l'éruption jalonnent le lieu.

Mais la vie a repris. Pour la première fois, nous voyons des paintbrush, des fleurs que les indiens utilisaient pour se nourrir et se soigner mais pas comme peinture, comme le nom pourrait faire penser. La vie animale a repris et les chipmunks sont de retour, toujours près des touristes.

Au point d'observation le mieux orienté, après une brève descente, une plaque porte les noms des 57 victimes de l'éruption du 18 Mai 1980. Une ouverture dans les nuages nous permet de voir le cratère, mais ce sera de courte durée.


Certaines vues montrent ce que qu'à pu être la largeur de coulée de lave dans la vallée.

Pour les marcheurs, le chemin continue jusqu'au Spirit Lake puis vers les randonnées plus conséquentes qui font le tour du volcan. L’accès au cratère lui-même est interdit.

Je conseille un petit tour sur Google Earth pour une vue en relief les plus impressionnantes - 46°12'16.91"N & 122°11'18.78"O
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Colorado : première découverte au Colorado National Monument
C'était en Mai 2005, je venais pour un congrès à Vail, station de ski dans les Montagnes Rocheuses à l'ouest de Denver. C'était une bonne occasion pour prendre une semaine de vacances en couple et visiter … quelque chose. On s'était dit : on loue une voiture et puis on verra, il doit bien y avoir quelque chose à voir dans le secteur ! Pour voir, il y avait à voir et ce fut le premier d'une série de voyages dans le grand West. Un peu de recherche m'avait conduit à programmer quelques lieux incontournables à portée de roues : Arches, Monument Valley et Grand Canyon et pour le retour Mesa Verde et Black Canyon, et en tout premier lieux le Colorado National Monument.
Tout avait mal commencé : à l'arrivée à 21h au petit aéroport de Eagle, nos valises n'avaient pas suivi et la voiture de l'hôtel ne nous attendait pas … Ce n'est que le lendemain midi, à l'arrivée de vol suivant (et oui, un petit aéroport avec 3 vols par jour) que nous avons récupéré nos valises, fracturées par les douanes – nous avions eu le malheur de les fermer à clé. Tout ça pour dire que ce n'est qu'en début d'après-midi que nous somme arrivé à Grand Junction, à l'entrée sud est du parc. Nous prenons chez Budget notre voiture de location, un petite Chevrolet Aveo.
Décidément trop petit, pour les USA
Même si le Colorado NM n'est pas un site exceptionnel, c'était pour nous le premier et sa visite allait beaucoup nous initier pour la suite.
Par cet après-midi de Mai, il n'y avait personne à la guérite à l'entrée sud. Pas grave direz-vous ? Mais si : il n'y avait personne pour nous donner l'indispensable plan du parc. Pour ce qui est de payer, ce fut fait par la suite au visitor center peu avant la sortie.

Le parc est traversé du sud-est au nord-ouest (l'inverse si on rentre par Fruita) par 37 km par la Rim Rock Drive qui serpente entre 1500 et 2000 m. Elle traverse la montagne en tunnel à 4 reprises. Et surtout, 15 lieux d'arrêts sont aménagés aux meilleurs points de vue. Et c'est d'overlook en view points que nous avions progressé, arrêtant à chacun pour admirer les canyons creusé dans le grès coloré : Columbus canyon, Red canyon.


Dans Ute canyon on peu voir Fallen Rock, un gros blocs détaché de la falaise.

Monument canyon contient les points les plus caractéristiques : d'abord Coke Ovens (les fours à coke ?) et ses curieuses formations rocheuses.
Kissing Couple (le couple qui s'embrasse ?) visible de Monument canyon view
de Grand view, on peut voir toute la vallée, du canyon au fleuve Colorado et au loin les monts Book Cliff
Independance Rock est le clou de la visite . Tous les ans il est escaladé lors de l'Independance day. 
Il y a bien d'autres points d'intérêt, accessibles par les sentiers qui partent de la route.
Maintenant, 6 ans plus tard et quelque 70 parcs au compteur, Colorado NM fut une visite initiatique. On y voit un résumé de beaucoup d'autres sites de l'Utah voisin. Et c''était sans doute très bien de le voir en premier.
Quelques heures plus tard, on arrivait à Moab et le lendemain, on passait dans la cour des grands.
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Californie : Carrizo Plain NM – un lieu inconnu !
Un lieu inconnu en effet ! Un National Monument même pas repéré sur la carte générale du www.nps.gov ni sur Google Map. Combien des ratisseurs de Voyage Forum, pourfendeurs de planning mal faits, sauraient le situer. Trop petit pour le voir sur une carte ? Plus de 1000 km2, ça se remarque ! Trop à l'écart des circuits ? Entre San Luis Obispo et Baskerfield, on est en secteur connu.

Début Mai 2008, pour relier Death Valley de Yosemite, la Tioga Pass était fermée. Repus de séquoias par Mariposa Groove, nous avions fait le détour par la côte. Longer le Pacifique, voir la colonie d'éléphants de mer à San Simeon puis traverser la plaine pour arriver aux portes de la mortelle vallée : un National Monument sur la route, on allait pas le rater.

Une erreur de navigation nous avait conduit sur la curieuse Bittewater road où des centaines de petits chipmunks (je suppose) s'enfuyaient de la route sous notre nez.

Une première entrée dans le parc, jusqu'au Soda Lake et malheur, la jauge d'essence passe au rouge. Qu'à cela ne tienne, sur la carte, il y une ville près de l'entrée – demi tour. La ville en question n'est qu'une ferme sur la grille de laquelle est affiché « NO GAS » Renseignement pris, la station la plus proche est à Santa Margarita, 85km. Et bien, notre Toyota Hightlander avait bien des réserves. Tout ça pour dire que nous avions beaucoup de retard lors de notre 2ème entrée dans le parc.
Et nous n'avons pas vu grand chose : un pronghorn, l'antilope américaine, dont nous n'avions vu qu'un seul représentant jusqu'alors, à Yellowstone un an avant.
le Soda Lake, un lac de sel de 12km2, vestige d'un mer préhistorique. Un chemin de planches donne accès au bord du lac.
un chemin carrossable va près du sommet d'une petite colline indiquée Overlook Hill. Le point de vue y est plus panoramique.
pas en avance, nous avons délaissé le Goodwin Education Center servant de visitor center, à l'écart de la route . On aurait pu y avoir un plan plus détaillé et des renseignements pour aller au Painted Rock voisin. De curieux pictographes, vieux de plusieurs milliers d'années sont peints dans un abri rocheux. L'accès est payant depuis 2010.avec une carte détaillée, nous aurions pu allé voir de près la faille de San Andrea qui borde la Carrizo Plain au pied de la Tremblor Range.
Les vagues blanches sont les rebords de la faille de San Andrea
La route vers la sortie sud n'est pas revêtue. Peu après la sortie, en direction de Baskerfield, nous rencontrons pour la première fois une plantation d'éoliennes.
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Colorado – Le Black Canyon of the Gunnison National Park
C'est un nom à rallonge pour ce canyon de la rivière Gunnison, née dans les hauteurs des Rocheuses, qui rejoint le fleuve Colorado à Grand Junction. A l'écart des circuits les plus classiques, mais à 3 heures de Moab et de Cortez, certains font le détour par Montrose pour profiter des paysages de haute montagne entre Durango et Ouray, par la petite ville de Silverton à peine sortie du 19ème siècle ou des stations de ski voisines.

En 2005, c'était la clôture de notre bref périple, entre Durango et Vail notre destination professionnelle. A Coal Bank Pass, la « Million Dollar Highway » passe à 3240m, bien plus haut que tous nos cols du Tour de France dans les Alpes ou les Pyrénées.

Il y a 2 accès dans le parc du Black Canyon, un au nord par 2h de routes secondaires en partant de Montrose et le plus connu au sud, à 20 minutes de la même ville. C'est ce dernier que nous avons pris.

Avant l'arrivée au visitor center, situé au bord du canyon, la route se sépare. Vers l'est, la East Portal road suit la rive gauche jusqu'au début du canyon et accède à la Curecanti National Recreation Area, sur les bords de la rivière. Cette route est une impasse et nécessite de revenir.

L'essentiel de la visite se passe sur la South Rim Road qui donne accès à une douzaine de points de vue et quelques brefs Trails. Le canyon n'est pas très profond, 5-600m, comparé au « GC » visité 2 jours avant. Mais il est très étroit, 300m par endroit, en haut, seulement 12m au niveau de la rivière aux Narrows.

Près du visitor center, la descente est aménagée et protégée pour arrivé au premier Overlook. Elle mène à plusieurs vues sur le canyon, la rivière et un à-pic impressionnant. La couleur général du lieu, des roches, la forêt aussi, explique bien le nom de canyon noir.

Les points de vue se succèdent, certains au bord de la route, d'autres à quelques centaines de mètres : Pulpit Rock, Cross Fissures View, Big Island, Rock Point, Devils Lookout, difficile de situer les photos qui suivent, 6 ans après.

A Chasm View, le canyon est très étroit, mais il semble que c'est sur l'autre rive qu'on en a la meilleure vue.

Le point suivant, Painted Wall View, offre une première vue sur la façade rainurée de la rive droite, que l'on retrouve de face à Cedar Point.

Dragon Point offre une vue sur la continuité de la vallée qui s'élargit par la suite. Sunset View et Warner Point, après 1km de Nature Trail terminent la route.



En partant vers l'est pour rejoindre Vail à travers la montagne, on longe au début la Gunisson River et une série de barrages. Le Blue Mesa Reservoir est la plus large retenue, juste avant la ville de Gunisson.

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Idaho – le Nez Perce National Historical Parc
Quand on parle des « natives », pour beaucoup des habitués du forum, il s'agit des Navajos. Certains y ajoutent les Hoppis voisins quand ils se sont aventurés (c'est parfois une aventure) sur leur terres. Pour les visiteurs du Sud Dakota, on ajoute les Lakotas ou Sioux, descendants des Sitting Bull et Crazy Horse. Quelques autres réserves sont parfois traversées par nos baroudeurs du grand West, celle des Apaches, des Shoshones, des Crows … Mais qui connait la réserve des Nez Percés ?
Lorsque l'on se ballade dans le nord-ouest, du Washington au Montana, on retrouve un peu partout des traces de Lewis and Clark, panneaux informatifs, musées ou lieux baptisés au nom des explorateurs du début du XIXème.

A l'automne 1805, ils rencontrèrent une tribu indienne pacifique, nommée « Nez Perce » par les trappeurs français qui leur servaient de guide.
La suite est l'histoire habituelle des indiens que je vais résumer ici – sympathie au départ, les pasteurs viennent éduquer (évangéliser) les « incultes » - avec les Nez Perces, ça va toujours bien, et puis les chercheurs d'or arrivent et les indiens sont envoyés dans une réserve. Ils le prennent mal et c'est la guerre. Sous la conduite de Cheif Joseph (qui avait passé son enfance chez les missionnaires chrétiens), ils résistèrent puis s'enfuirent vers le Canada. S'ils traversèrent Yellowstone, ils passèrent plus au sud de la Chief Joseph Hwy, une route magnifique que l'on peut recommander pour relier Cody à l'entrée Nord est du parc, par la Dead Indian Pass. Pour terminer l'histoire, ils furent rattrapés juste avant la frontière. Les survivants furent exilés dans le Kansas avant de pouvoir revenir dans l'Idaho...
Cheif Joseph est un des pères fondateurs à coté de Sitting Bull, Geronimo et Red Cloud sur certaines représentations iconoclastes des sculptures du Mont Rushmore.
La réserve indienne des Nez Perces est située dans l'Idaho, au sud Ouest de Missoula (ville du Montana sur la I90). En 2007, c'était notre dernière destination après notre séjour à Yellowstone. La Lolo Creek road franchit la Lolo Pass puis descend le long la rivière qui devient la Clearwater River avant d'arriver dans la réserve.

La carte du National Park Service signale quelques points d'intérêt dès l'entrée dans la réserve. La route sinueuse longe la Clearwater dans une vallée encastrée classée « Scenic road ». Elle passe à coté du Heart of the Monster, formation rocheuse où Lewis & Clark avaient monté leur camp.
Notre destination est Orofino, dont le nom évoque l'or fin trouvé dans les environs. Nous avons réservé une chambre pour 3 nuits au Konkolville Motel – sympa, ils fournissent le steak, on se le fait griller soit même.
Mais qu'il y a-t'il vraiment à voir dans cette réserve et ce National Historical Parc ?

La première visite est pour le Spalding Visitor Center. Situé au nord-ouest de la réserve, c'est le principal point de visite. A notre arrivée, le ranger indien de service termine le montage de la tente proche du bâtiment.

A l'intérieur, le musée contient une intéressante présentation de vêtements traditionnels Nez-Percés.


A coté, le parc de la Lapway mission et du fort du même nom. Sur le mur extérieur de l'église, la pierre tombale du révèrent Spaldin qui vécu avec les Nez Percés de 1836 à 1874. Quelques plaques commémoratives, l'école et les restes de la mission d'origine dans un parc aux grands arbres où il fait bon flâner.

Bon, et les indiens, ils sont où ? Nous partons vers la localité de Nez Perce, au centre de la réserve.

Nous traversons des champs de blé, immenses, vallonnés. Dans certains, la récolte est terminée, dans d'autres elle est en court (on est le 24 août). Certains champs ont été brulés, d'autres sont en feux, d'autres sont déjà labourés – pour une 2ème récolte ?

Les indiens seraient-ils devenus agriculteurs ? Arrivés à Nez Perce (Town), nous trouvons une petite ville d'agriculteurs qui n'a rien d'indienne. Tout ce que nous voyons nous conduit à penser que les indiens ont vendus leurs terres aux colons venus cultiver ce plateau. Parmi eux, sans doute des français, comme le font penser certains villages nommés Ferdinand ou Grangeville et surtout le surprenant Culdesac.

C'est pour le transport du blé que des voies ferrées ont été construites, avec des tunnels et des ponts impressionnants.

Après déjeuner au supermarket du coin, nous repartons par la route 64 pour très vite se retrouver sur un chemin de terre à flan de colline et entamer une descente sur une piste étroite. Les déambulations de l'après midi, entre autre pour trouver une banque, ne nous mettrons pas plus sur la piste des indiens.
Le second jour était consacré à Lewiston, à la frontière du Washington. De l'autre coté de la Snakeriver qui sépare les états, la ville s'appelle Clarkston. On peut dire qu'ils ont laissés leurs empruntes, ceux-là. C'est samedi, une exposition de voitures de collection emplit la Main street

Un petit tour au petit musée où la petite gardienne nous accueille. Brève visite, les peintures extérieures sont les points les plus intéressants.

Mais nous repartons avec quelques infos intéressantes. Le Trading Post (en fin de voyage, on voudrait des souvenirs) se trouve à coté du casino, sur la route d'Orofino. Eh oui, indien = casino. Bon mais à part ça, il a une autre petite Trading Post à Lapway, chez les indiens. Enfin, nous trouvons les indiens, Lapway est la seule localité peuplé par 98% de natives. La ville est tracée en damier, avec tous les équipements nécessaires, terrain de foot, super-marché, station d'essence... à non elle semble abandonnée. Les habitations sont principalement de vieux mobile-homes. Au petit drugstore près du magasin, nous mangeons à coté d'un couple de nez percés qui nous fait un grand sourire en sortant, mais pas de conversation. Devant le centre administratif de la réserve, beau bâtiment qui à l'air de mal vieillir, une stèle porte le vrai nom des Nez-Percés : Nimmipuu, cherchez la correspondance phonétique !

La Trading Post est ce baraquement bleu, du style des autres maisons de Lapway. La tenancière indienne nous demande d’où nous venons, trouvant notre accent doux et agréable (sic). Pendant que nous choisissons quelques babioles (les bijoux de fabrication locale sont très cher), un trappeur canadien négocie la vente des peaux qu'il a apporté.
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Californie – Les tubes de lave de Lava Beds NM
Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre de surprenantes visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur.
Fin Août 2010, nous y avons fait étape entre Redwood NP et le Crater Lake NP, 2 lieux bien connus de ceux qui s'aventurent au nord de San Francisco. Nous y accédons par le nord, en passant dans l'Oregon, par la country road 10, nommée Hill Road. Avant d'arriver au parc, la route longe le Tule Lake, reserve naturelle dont nous verrons une autre partie en repartant. C'est notre 1er parc payant de l'année, nous commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée - ici pas d'électricité donc pas de carte bancaire donc payement en espèce.

Une des premières choses que l'on voit est une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte, la Devils Homestead Flow. Plusieurs points de vue sont aménagés.

A Fleener Chimneys, on accède au départ de cette coulée de lave.

Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes, ces lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts à la visite cette année et en choisissons un échantillon assez varié pour la journée. On peut aussi acheter des casques, mais ce n'est pas très utile. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année.

Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par la lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on se retrouve «alone in the dark».



Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave sur la route qui va vers le sud. Un lieu surprenant où la lave a coulé dans plusieurs directions, à ne pas rater.



Nous revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot.
L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de tubes de lave situés autour d'une boucle d'environ 4 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres. Si le sol est lisse dans certains, dans d'autre la marche est difficile et nécessite de bonnes chaussures. Nous descendons ainsi dans Golden Dome, puis Hopkins Chocolate et Sunshine.


Les Garden Bridges sont des tubes de lave effondrés dans lesquels on ne descend pas.

Après Hercules Leg, nous terminons par Juniper.
D'autres tubes de lave peuvent se visiter ailleurs dans le parc, au bout de quelques centaines de mètres, ainsi que des cratères. Pour les marcheurs, des trails de 3 à 13 miles sont balisés dans le parc.
Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil dons une lointaine réserve. Pour rester près de leur terre natale, ils s'était réfugiés dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tinrent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui il y laissa la vie. Les restes de cette guerre sont encore visibles et se visitent en différents endroits comme le Gillems Camp ou le Thomas-Wright Battlefiel. Les descendants du peuple Modoc vivent maintenant en Olkahoma.

Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers. Une piste longe la rive du lac sur plusieurs kilomètres.

Un peu à l'écart à l'est, dans une section extérieure du parc, le Petroglyph Point Trail accède à plusieurs centaines de gravures vieilles de 6000 ans (?).

Au total, nous avons passé plus de 6h dans le parc, et nous sommes loin d'avoir tout vu.
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Arizona – Organ Pipe Cactus
Trois grands déserts couvrent une partie du sud ouest américains. Le Mojave desert est le plus connu avec sa zone préservée entre Las Vegas et Los Angeles ; c'est aussi celui de la partie ouest du Joshua Tree NP et de la Vallée de la Mort. Il est planté de ces yuccas très caractéristiques que sont les arbres de Josué. Le Great Basin, dans le Nevada, est sans doute le moins connu. Certains ont visité le national parc du même nom, mais cette montagne n'est pas représentative de la terrible région où s'est perdu Steve Fossett. Le Sonoran desert, au sud de l'Arizona, est le pays du cactus saguaro devenu l'emblème de l'état. Un double parc national de part et d'autre de Tucson lui est consacré. Les saguaros sont omniprésents dans ce désert (et certainement pas à Monument Valley comme on est surpris d'en voir dans certains films). Mais il existe une autre sorte de cactus géant baptisé Organ Pipe (tuyau d'orgue) auquel un parc est consacré le long de la frontière mexicaine. Très à l'écart des circuits habituels, même les plus au sud, bien peu le connaissent.
Sur notre route de Los Angeles à Tucson en mai 2009, il constituait une étape importante. Nuit à Gila Bend, petit déjeuner dès l'ouverture et départ vers le sud. Courses à Ajo, ville minière, typée mexicaine, des motels, des markets, une belle église et beaucoup de sociétés d'assurance (?). Sur cette route qui va aussi au Mexique, nous sommes arrêtés à 4 reprises par les border patrols (2 à l'aller 2 beaucoup plus regardante au retour.)
L'Organ Pipe Cactus NM est un grand parc par sa surface (1332 km2), pas par le nombre de ses visiteurs : nous ne sommes pas les seuls ce jours-là mais presque. Il est 9h lorsque nous photographions l'entrée, on va y passer 4h environ.

Au Kris Eggle visitor center, tenu par des rangers d'age canonique (il n'y a pas de retraite pour les rangers) mais bien sympathique, nous achetons notre « annual pass » et discutons sur ce que l'on va visiter.

Une longue piste fait le tour du parc en longeant la frontière, on aurait bien aimé. Mais elle est fermée depuis quelques années pour des raisons de sécurité avec les problèmes d'immigration mexicaine et les trafiquants de drogue.
Nous retenons 3 lieux et commençons par le jardin botanique attenant au visitor center. Cela permet de découvrir les différentes variétés de plantes du secteur, les grands saguaros, les plus rares organ pipe, les cholla cactus (à ne pas approcher de trop près) et les ocotillos. Et beaucoup d'autres bien sûr.


L'Ajo Mountain Drive part en face de la route du visitor center et offre une piste correcte de 34 km en sens unique autour de Diablo Mtns. De la tôle ondulée au départ, à travers un nature du désert, les organ pipe poussent parmi les saguaros omniprésents. Il n'y a pas que des cactus mais aussi de nombreux yuccas en fleur.



La route s’élève dans la Diablo Mountain, et offre des points de vue sur la Sonoyta Valley.

Dans cette partie, nous rencontrons en chemin quelques animaux, un coyote, des sonoran proghorn. Pas le temps de les photographier, ils traversent la piste devant nous et disparaissent dans la nature. Plus loin, une famille de Gambel's Quail, un oiseau marcheur doté d'une curieuse crête sur la tête – traverse plus lentement, difficile à approcher pour prendre en photo, sauf la mère (?) qui passe en dernier.

Un peu de relief, même une bonne montée caillouteuse et la route passe à proximité d'une arche, point de départ d'une courte randonnée dans le Arch canyon.

Tout près, on rencontre un habitant des lieux plus facile à photographier : le « zebra tailed lizard ». Nous ne rencontrons pas de serpent, pourtant il en existe plusieurs variétés plus ou moins sympathiques par ici.

La fin du parcours est un peu fade et, sans originalité, offre un goût de déjà vu

Revenus au visitor center, nous partons sur la North Puerto Blanco Drive. La piste de 85km est barrée au bout de 5 miles par une grille fermée à clé. Au delà, elle continue à sens unique, mais cette partie est actuellement uniquement parcourue par les convois de rangers et border patrols. Nous en verrons un revenir pendant que nous mangeons dans la picnic area aménagée dans ce lieux. Des "ramadas" offrent un peu d'ombre pour déjeuner mais ne protègent pas des soudaines rafales de vent.

L'accès à quelques mines se trouvant barré, d'autres lieux demandant trop de marche pour nous, sans connaître l'emplacement des petroglyphes de service (pas des merveilles d'après les photos), nous prenons la route de Tucson, 230km, l'étape suivante. En route, nous croisons un de ces tourbillons de sable qui se forment dans le désert.

Il s'élève à plus de 30m et si dirige vers la route, traverse avant notre arrivée et s'amenuise par la suite...
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Arizona – Tonto National Monument
Ce petit NM est très rarement visité, même par ceux qui empruntent le célèbre (?) Apache Trail. Ce n'est pourtant qu'à 3 minutes (dixit Google map) du barrage qui retient la Salt River dans le Theodore Roosevelt Lake.

Ce petit NM, disais-je, car il est minuscule, avec seulement 4,5km2, justifie bien un arrêt d'une heure ou deux. Mais nous sommes seuls ce 18 mai 2009 lorsque nous stationnons sur le parking d'un visitor center tout neuf. Il y aura 3 voitures de plus 1h après. Ce n'est donc pas la bousculade.
L’accueil des dames rangers est sympathique. Il nous faut des explications, car il n'y a pas de carte sur le nps.gov. On nous explique que les ruines hautes se visitent avec un guide de novembre à avril et qu'il faut réserver, ce à quoi nous rétorquons que nous n'avons pas l'intention de retraverser l'Atlantique dans 6 mois.
Ensuite, on nous recommande de voir la vidéo et de visiter le musée, ce qui n'est pas notre soucis premier. Nous disons donc que nous voulons d'abord visiter le Lower Cliff Dwelling, et là on nous explique que oui, mais...

mais l'approche des loges dans la falaise est peuplé à cette saison par des "dangerous bees". J'accroche un peu sur le mot "bees", j'ai bien compris qu'il ne s'agit ni de bière ni d'ours et il me faut quelques temps pour penser à des abeilles, des abeilles tueuses ! Et notre dame ranger insiste bien pour que nous n'allions pas plus loin que le panneau placé au milieu du chemin. Et elle ajoute que si par hasard nous rencontrons des serpents à sonnette, il faut éviter de les déranger. Elle ne nous parle pas du Gila Monster, ce gros lézard venimeux qui habite aussi les lieux.
Le chemin revêtu monte lentement vers le Lower Cliff Dwelling, 100m plus haut. Il est équipé de bancs tous les 200m, rarement à l'ombre. La vue sur le lac au nord est de plus en plus belle à mesure que l'on monte, au milieu des cactus saguaros, des yuccas et des ocotillos.


Au bout, un village d'une vingtaine de pièces abrité dans une grotte. Il fut habité par les indiens salados (gens salés !), du XII au XVème siècle ( pour une fois, il ne s'agit pas des anasazis). Mais nous arrivons au barrage, 100 m environ avant l'entrée des ruines, assez près pour une bonne vue de la façade. Nous n'en verrons pas l'intérieur, les abeilles sont là, depuis un moment, quelques unes tournicotent autour de nous.


Pas de rattlesnake à l'aller ni au retour. Nous retrouvons l'ombre du visitor center pour regarder la vidéo et la maquette du Lower Cliff Dwelling, puis la fraicheur climatisée à l'intérieur pour un petit tour du musée sur la culture salado.
Nous ressortons avec un cadeau, la ranger, n'ayant pas de monnaie pour rendre sur notre billet de 100$ et rien pour carte amex, nous offre la casquette que je voulais ajouté à ma collection. Il ne passe pas souvent de français ?
L'aire de piquenique dans le bas du parc est nouvellement équipée, très propre, avec de l'ombre. Ça tombe bien, c'est l'heure.

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Nevada – Cathedral Gorge State Park
Quand on évoque de l'état du Nevada, c'est presque toujours pour parler de Las Vegas, la gigantesque salle de jeux et ses hôtels-casinos du Strip. Parfois, ceux qui en sortent vont voir le Red Rock Canyon voisin ou bien le splendide Valley of Fire State Park. Mais il y a d'autres lieux intéressant dans cet état principalement couvert par le désert du Great Basin En remontant par la route US93, à 260 km au nord de Las Vegas, près de petite ville de Panaca se trouve un parc d'état spectaculaire qui porte le nom de Cathédral Gorge (à ne pas confondre avec Cathedral Valley de Capitol Reef NP ou Cathedral Wash à coté de Lees Ferry ou encore Cathedral Rock dont j'ai parlé plus haut).
Le State Park a deux accès, un au nord vers les points de vue en hauteur, un au sud vers les slot canyons, et les aires de piquenique et de camping. Le 10 juin 2009, c'est par le nord que nous sommes arrivés.
L'entrée nord conduit au lieu nommé Millers Point : un parking, des toilettes et un point de vue couvert d'où on découvre la gorge creusée par l'érosion par ravinement dans la roche constituée d'argile molle de bentonite.

Des marches descendent de l'observatoire vers des points de vue intermédiaires.

De là on peut aussi descendre jusqu'au sentier qui suit le fond du canyon vers les points de visite atteints par l'autre entrée.


Quelques autres randonnées conduisent à d'autres points de vue. L'une d'elle rejoint le camping.
A l'entrée sud est construit un visitor center régional. Lors de notre passage, dans la petite salle de projection était présenté un reportage sur la flore et faune du désert du Great Basin. Peu de renseignements sur le parc lui-même, mais un endroit de fraicheur pour ceux qui font halte ici en été.
La route qui s'engage dans le parc conduit au bout de 2km à un point de retournement, avec quelques place pour stationner. C'est là qu'est située la boite à lettre pour régler les frais d'entrée dans le parc, mais pas de carte ou plan en échange. Au pied des flèches qui parfois font penser à Bryce Canyon, des crevasses dans la falaise ouvrent des passages sinueux où l'on peut se faufiler sur des dizaines de mètres jusqu'à rencontrer le rétrécissement fatal à votre embonpoint.

Cathedral Caves est un des nombreux points de départ de ces multiples ramifications un peu similaires aux slot canyons.


Le soleil qui a bien voulu faire son apparition éclaire et colore les parois des crevasses ce qui donne aussi un air de Antelop Canyon.


Un embranchement de la route conduit au camping et près de l'entrée, une piste mène à une aire de piquenique.
Cathedral Gorge constitue une étape intéressante – 2 heures suffisent – entre Las Vegas et le Great Basin National Park, un NP, le seul en Nevada, bien méconnu des fans de l'ouest américain.
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Californie – les Redwood Parks
Quand on parle des redwoods, il s'agit bien sûr des séquoias et la Californie est le principal état où l'on peut voir ces arbres dont la taille et l'age atteignent des valeurs gigantesques.
Beaucoup de touristes européens les découvrent lors de leur passage au parc national de Yosemite. Là, le circuit-promenade de Mariposa Grove permet de découvrir quelques géants comme le "Grizzly Giant". A proximité de Yosemite, mais rarement au programme de visite se trouvent le Kings Canyon NP où l'on découvre de beau spécimen et le "General Grand" et le Sequoia NP (au moins le nom est clair) où l'on visite le "General Sherman". Mais il existe un autre parc national consacré aux sequoias, ou plutôt une multitude de petits parcs d'état où privé, dont certains ont été regroupé dans le Redwood National Park. Situé près de la cote Pacifique, au nord de la Californie, cette catégorie de séquoias n’atteint pas les diamètres de ceux de l'intérieur, mais elle les dépasse en hauteur. Notre visite fin août 2010 s'est étalée sur 2 jours.
Remontant de San Francisco et de Point Reyes National Seashore, notre première halte fut à Leggett, là où la route 1 rejoint la US 101 qui porte ici le nom de Redwood Hwy. Près de la petite localité se trouve une touffe de séquoia. La piste qui y conduit passe par le péage d'entrée de ce parc (communal ou privé ?). La principale attraction, pour ne pas dire la seule est un "Drive Thru Tree" nommé Chandelier Tree.
C'est un des plus célèbre de ces arbres que l'on peut traverser en voiture, un monstre âgé de 2400 ans, haut de 96 m, dont le tronc de 6,40 m à la base a été creusé en 1930. Il porte ce nom de chandelier en raison de la forme des branches.
Il y a queue cet après midi pour passer en voiture dans le chandelier car chaque passage se ponctue par des photos. Mais on peut faire plusieurs fois en oubliant pas de replier les rétroviseurs, car avec notre Chevrolet Equinox, il n'y a pas beaucoup de marge.

Sur place, un magasin de souvenirs propose une multitude de produits à base de bois de la région (ou d’ailleurs, probablement même de Chine) mais pas en séquoia.
En continuant la US 101 vers le nord, la route 254 se sépare de la higthway 101 et suit sur 33 km "Avenue of the Giants" . Il s'agit de l'ancienne route qui passe à travers la forêt à forte présence de séquoia. Là de multiples attractions se succèdent, taillées dans l'arbre géant qui fut longtemps la richesse locale. Elles ont pour nom "Chimney Tree" (fermé lors de notre passage – donc payant), "One-log house" (pas vu)
A "Shrine Drive Thru Tree", nous avons réédité l'exploit (???) de traverser le tronc d'un arbre, ici c'est plus large mais délicat à la sortie, mais le passage est naturel. Un magasin de souvenir (sans doute), mais aussi un circuit vers des maisons creusées dans les troncs.


Et d'autres lieux jusqu'à la Bull Creek Flats road qui pénètre dans le Humboldt Redwood State Park, vous connaissez ? Mais si : la forêt des Ewoks dans le retour du Jedi !

A la sortie de l'Avenue des Géants, nous logeons à Fortuna, petite ville où l’hôtellerie est plus abordable qu'à Eureka, cité côtière donc touristique.
Nous ne sommes qu'à 50 minutes du Thomas H. Kuchel visitor center, à l'entrée du Redwood National Park. Le temps de récupérer un plan, de discuter avec le ranger sur la promenade la plus à notre portée, de l'état de la piste qui longe la mer et d'apprendre que des baleines sont signalées en face Klamath River Overlook.

Notre première visite est consacrée à Lady Bird Johnson Grove, une petite boucle d'environ 1,5 mile, avec de nombreux points d'infos, dans la fraicheur de la forêt de séquoias.


La forêt est plutôt claire et agréable, quelques gros spécimens se visitent même de l'intérieur.

Après notre petite randonnée matinale, nous continuons vers le Prairie Creek Redwoods SP où nous arrêtons voir le Big Tree, juste une petite promenade jusqu'à un "1500 years old, height 87,50 m, circumference 20,70 m". Il n'y a jamais le recul suffisant pour photographier en entier.
Nous prenons ensuite la piste du NP qui va longer la côte. Hight Bluff Overlook nous offre une vue sur le Pacifique avec toujours un brin de brume et les oiseaux marins .

Après le passage de la rivière Klamath, nous nous rendons à l'overlook en haut des falaise. Quelques touristes regardent au loin avec des jumelles. Effectivement, l'info au visitor center était bonne, il y a 2 baleines au large, assez proches pour bien les voir sortir de l'eau (pas bondir) mais trop loin pour les photographier. Nos jumelles sont de sortie.
La vue sur l'embouchure de la Klamath River est magnifique.

En continuant vers le nord, nous arrêtons à Tree Mystery. Beaucoup de voiture, des cars et un parc d'attraction sur le thème du séquoia. L'attraction n'est pas bon marché. Pour vous faire une idée des géants près de l'entrée, regardez la jeune fille au pied !

Notre dernier parcours sera la piste qui traverse Jedediah Smith Redwood State Park. Une dizaine de kilomètres dans une forêt très sombre, sur une piste très poussiéreuse, tellement que les fougères et le troncs des séquoias prennent des airs fantasmagoriques. Il ne faut pas suivre une autre voiture à moins de 100m. Très vite le pare-brise est aussi couvert de poussière


Au bout le Scout Memorial Grove propose un circuit avec plus de relief que celui du matin.

Globalement, la visite de ce secteur est très délicate à programmer. Des multiples state parcs d'origine, certain sont regroupé dans le national parc, mais le regroupement n'est pas géographique. Ainsi nous avons traversé 4 secteurs séparés du national park et autant de state parks !
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Californie – La Mojave National Preserve
Entre la route qui relie Los Angelès au Grand Canyon et celle qui revient de Las Vegas à Los Angelès, Mojave NP est parfois tentant pour une visite intermédiaire. Mais qu'il y a-t'il à voir ? Le désert Mojave, un des 3 grand déserts du sud-ouest américain s'étend à l'ouest de Las Vegas et la "Preserve" en est la partie protégée par l'administration fédérale. C'est la 3ème plus grande surface, après Death Valley et Yellowstone. Fin mai 2008, nous l'avons traversé pour relier la ville-casino au splendide Joshua Trees NP, pas par la route la plus courte, mais en prenant le chemin des écoliers. En arrivant par la US 15, on passe par Primm, complexe hôtelier et casinos et attraction comme à toutes les frontières du Nevada.

Après le col Mountain Pass à 1742m dont l’ascension est pénible (lente derrière les camions et en pleine chaleur) la route longe la réserve. L'entrée est 23km plus loin, à l'échangeur avec la Cima Road (essence et magasin au carrefour).

Il y a 3 traversées nord-sud avec des ramifications par des pistes facilement carrossables en temps normal, mais uniquement des pistes pour 4x4 dans le sens E-W.
La route s'engage dans la Mojave NP. L'entrée est libre, un panneau affiche avec un plan où l'on peut voir les principales routes, les visitor centers et les principaux trails. La route, rectiligne vers le sud, est bordée de la forêt de Joshua Trees, le Yucca caractéristique du désert Mojave, avec de très beaux spécimens.

A Cima, petite ghost town atteinte après 29 km, on arrive à une voie ferrée, peut-être celle qui reliait autrefois Los Angelès et Las Vegas. La route suit ensuite les rails jusqu'à Kelso où se trouve le principal centre d'information de le réserve. Mais nous prenons les chemins de traverse, en tournant à gauche au bout de 8km vers la Cedar Canyon Road. Au bout de quelques kilomètres, la route devient une piste qui suit le Cedar wash. Le paysage a changé, plus de relief, les arbres de Josué sont plus chétifs.

Nous tournons à droite vers Hole-in-the-Wall. La Black Canyon Road traverse quelques wash heureusement à sec. Nous rencontrons un troupeau de bovidés à grandes cornes, apparemment surpris de voir passer du monde. Ce seront les seuls animaux à 4 pattes que nous rencontrerons

Il y a par là plusieurs camping rustiques et le Black Canyon Group and Equestrian Campground. Il y a surtout le Hole-in-the-Wall information center. Mais pas de voiture, les portes sont fermées. Nous qui espérions des renseignements et un plan de la réserve...

Nous retrouvons une chaussée revêtue et bientôt un carrefour : une route à droite conduit à Providence Mountains State Recreation Area : un parc d'état à l'intérieur de la National Preserve. C'est un détour intéressant. Il y a un visitor center. De là, la vue est superbe.


Le ranger de service nous accueille et nous donne quelques informations. Il nous propose de participer à la visite de Mitchell Cavern, visite guidée qui part peu après, 3-4 personnes attendent l'arrivée du guide. Nous avons probablement tort de ne pas nous joindre à eux. Mais le chemin vers la caverne monte et est en plein soleil...


Le morceau de stalactite exposé dans la salle donne une idée de ce qu'on peu y voir.

Le ranger nous raconte que le secteur, en particulier le camping attenant, était envahi par les serpents à sonnette 15 jours plus tôt. Il sont partis maintenant ? En fait pas tous car un se faufile dans les pierres, à coté des toilettes du parking. Ce sera la première fois .


Plus au sud, nous sortons de la Mojave NP sur la US 40. La traversée la plus courte fait 88km, avec le détour, nous en avons fait 117km. Mais nous n'allons pas nous engager sur la 40, qui va pourtant vers notre destination, mais nous continuons 10km pour rejoindre la localité de Essex sur la National Trails Hightway, nom officiel de la route 66 en Californie.

C'est peut-être une des sections les plus intéressantes de la route 66. De part et d'autre de la route, sur les bas-cotés pentus, les voyageurs du passé ont écrit leur nom avec des pierres.

Plus loin se trouve un fabuleux arbre à godasses, où pendent les chaussures laissées là par les aventuriers de la route mythique.

Nous rejoignons ensuite la Twentynine Palms Hwy et Pioneertown où nous avons réservé la chambre de John Wayne.
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Où, quand, comment assister à un POW WOW ? Après 4 voyages dans l'ouest américain, la tête et l'album photo pleins de rochers rouges, de déserts à cactus, de volcans, de forêts géantes et de hautes montagnes se posait la questions : à part d'autres rochers, d'autres déserts, d'autre volcans, d'autres forêts et d'autres montagnes, que peut-on découvrir de spécifique et de différents. La visite de quelques musées indiens, le passage chez les Navajos, les Apaches, les Lakotas, les Nez-Percés, les Havasupais, les Shoshones, les Paiutes, les Crow, les Blackfeet, les Modoc, les Warm Springs et j'en passe, l'achat de jewelery et autres produits sur le bord de la route ou dans les Trading Post … nous amenaient à penser qu'assister à une fête indienne serait un objectif intéressant. Une fête ou plutôt une cérémonie = un Pow Wow, voilà, nous allons tenter d'assister à un Pow Wow. Les premières recherches nous conduisent à confirmer que ce qui était autrefois un rassemblement religieux ou guerrier entre diverses nations indiennes est maintenant une manifestation festive avec principalement une compétition de danse. Ça nous convient bien, voir les danses indiennes dans les costumes traditionnels. Mais où voir un Pow Wow, un vrai, pas un spectacle pour touristes ?
Comment trouver un Pow Wow ? Une rapide question sur VF avait suscité en autres, 2 réponses indiquant des sites internet de calendrier des Pow Wow, dont celui-ci : http://www.powwows.com/calendar . Il donne la liste des événements programmés par mois et par état.
Mais misère ! Si le calendrier est bien rempli pour les dates passées et à venir à brève échéance, rien pour notre période de voyage, qui n'est que 5 mois plus tard, du moins rien de compatible avec notre circuit à travers 9 états. Même si notre itinéraire est encore largement modifiable, l'avion est réservé et le déroulement des visites est ordonnancé. A regarder les infos des Pow Wow de l'année passée, aux dates compatibles, je me disais que ces fêtes devaient se reproduire à date fixe ou presque. Sans trop diverger de mon circuit de base, j'en trouvais un près de Seattle le dernier week end d'Août, le Muckleshoot Skopabsh Powwow (tout le monde connait ? la tribu Muckleshoot, un des plus important groupe de natives de l'état de Washington basé principalement à Auburn) Le site donnant les coordonnées de l'organisation, je décidais de leur poser directement la question par e-mail. Réponse : la date était avancée d'une semaine, soit avant notre départ de France, "pour éviter tout conflit avec celui de la réserve Yakama". Nouveau mail, cette fois aux Yakama, après avoir vérifier que le lieu restait compatible avec le reste du programme. Réponse positive, le Pow Wow de Yakama Nation Legends Casino se déroule à Toppenish du vendredi au dimanche aux bonnes dates et "Nous serions alors heureux de vous compter parmi nos invités!" Nous inscrivons Toppenish dans notre programme, le samedi 28 Août. Cela nous fait faire un détour de 300km entre Crater Lake NP et Olympic NP, mais ça permet de traverser le Rainier NP qui n'était pas initialement au programme.
Quelques règles à connaître Lu sur un site français (www.4winds.info/events/powwow/index.php) : Pour assurer un bon déroulement du Pow-wow, des règles strictes sont à respecter: L'aire de danse est sacrée et impénétrable sans l'autorisation du Maître de Cérémonie. Les costumes des danseurs ont une importance particulière. Il ne faut donc pas les toucher sans la permission des danseurs. Le Tambour est le Centre du Pow-wow: il ne faut donc pas le toucher, ni s'asseoir près de lui. Si une plume tombe à terre, ELLE NE DOIT JAMAIS ÊTRE RAMASSEE !! De plus les sièges sont réservés aux danseurs et à leur famille
Notre après-midi au Pow Wow Yakama Et le 28 Août, nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes River, chez les récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent, sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organise le 8ème Pow Wow de la Nation Yakama.
Après un passage à l'hôtel, déposer nos valises et se renseigner sur le lieu, nous nous rendons au site du rassemblement. L'entrée du parking dans un grand pré est gratuite. Nous sommes pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne. Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés.
Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : un grand chapiteau, avec des gradins aux extrémités et plusieurs rangs de chaises sur les cotés. Sur l'estrade près de la sono, responsables et commentateurs - le drapeau américain côtoie celui de la nation Yakama.
Au milieu se rassemblent plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et moins jeunes.
Au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance, ils commencent à danser en faisant le tour de la piste. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.
Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici... ah mais si, nous !
Les femmes sont en tête de la parade, nous sommes intrigués par les pas glissés des plus âgées et ceux plus virevoltant des jeunes filles. Les hommes suivent. Difficile de prendre des photos, alors la fonction caméra est utilisée (je sais maintenant comment vous en faire profiter).
Les compétitions débutent par les enfants de 5 ans et moins, les plus p'tits encadrés par la maman, c'est qu'on commence jeune ! Et il y a 1500$ à gagner pour cette catégorie ! Nous les retrouvons à la sortie.
Viennent ensuite les juniors de 6 à 12 ans – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés. Puis les Teen de 13 à 17 ans. Chaque catégorie fait 3 danses …
Ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants.
Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , d'un coté ce sont les marchands, avec les bijoux indiens, des vêtements classiques ou des TS, des CD, et les éléments pour faire les tenues des danseurs. De l'autre coté, ce sont de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons la police qui surveille. Nous faisons quelques achats, pas de made in china ici, et mangeons une sorte de galette, c'est pas mauvais du tout.
Quand nous retournons au grand chapiteau, les danses des femmes sont terminées … C'est maintenant le tour des seniors – plus de 55 ans – toujours vifs en tout cas. Nous notons plusieurs choses, que nous n'avions pas trop remarqué avant : tous les concurrents portent un numéro, le jury, du moins les notateurs, car il faut bien noter les concurrents, se tiennent au milieu de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs il y a des réserves d'eau dans la glace au pied des mats centraux. Il faut dire qu'il fait chaud et chaque danse doit être vraiment épuisante. Nous retrouvons les seniors à la sortie.
Maintenant on peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour. Un micro les relie à la sono générale. Pas évidents de distinguer les subtilités des différents chants et de comprendre les variation de rythme de la batterie.
La dernière compétition est celle des adultes 18-54 ans parmi lesquels les jeunes « guerriers » on revêtu des tenues avec une débauche de plumes aux couleurs vives dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés. A l'invite d'une mère indienne, nous terminons l'après midi assis dans les gradins
En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le maitre de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.
Pour notre prochain voyage, en 2012, dans une autre région, nous essaieront aussi d’assister à un Pow Wow, mais il faudra reprendre au début : trouver un lieu et une date compatible avec la base de notre planning.
Nevada – Great Basin National Park
Qui ne connait pas le Nevada ? La Vegas et les hôtels-casinos du Strip, le Cirque du Soleil … Et tous ceux qui en sont sortis, c'était pour une balade au Red Canyon ou à la magnifique Valley of Fire. A part ça, le Nevada, c'est le désert. Il y a pourtant un parc national, un seul exclusivement au Nevada, et bien peu s'y sont aventurés. Il faut dire que le Great Basic National Park, est plutôt isolé. Le désert du Great Basic, c'est le 3ème grand désert du sud ouest américain avec le Mojave Desert en Californie et le Sonoran desert en Arizona. C'est peut être le plus aride et le plus retiré, là où même les plus modernes des aventuriers peuvent se perdent. Le National park est situé à environ 300 miles au nord de Las Vegas, tout près de l'Utah. L'ancienne cité minière de Ely est la ville la plus proche, à 70 miles. L'accès principal est situé au village de Baker (68h) où l'on trouve quelques logements et un minuscule magasin. Le visiter center est aussi à Baker, près de la grand-route, à l'extérieur du parc.

L'entrée du parc est située à environ 8km et elle est gratuite.
Le parc en lui-même n'a rien de vraiment désertique. Les sommets enneigés à près de 4000m apparaissent au-dessus d'une forêt dense. La route qui y pénètre s'élève de 1000m en lacets, sur 20km en offrant quelques beaux points de vue et le point de départ de randonnées montagnardes.


Près du camping au bout de la route, part une piste de randonnée vers le sommet du Wheeler Peek, randonnée qui peut se faire guidée par un ranger. Il y a 900m de dénivelé, avec des vues sur plusieurs lacs et le Rock glacier, ainsi que sur le Bristlecone Pine grove, une touffe de cet arbre qui peut vivre 4700 ans.


Pour les marcheurs moins enthousiastes, une petite promenade botanique offre une brève découverte de la forêt d'altitude à partir du camping. En ce 9 juin 2009, il y a encore de la neige, nous sommes un peu au-dessus de 3000m. Le chemin est souvent un plancher qui enjambe les ruisseaux de neige fondue.


Il y a plusieurs autres entrées à ce parc qui est immense (312 km2), mais qui accueille moins de 100000 visiteurs par an. Des pistes conduisent à des campings et des trails vers des Bristlecone Pine groves. La piste la plus au sud, carrossable qu'en 4x4, conduit à Lexington Arche.
L'entré principale mène aussi au Lehman Caves National Monument, dont le classement au titre des sites nationaux est plus ancien que celui du Great Basin lui-même. Son visitor center est indépendant.

La visite des grottes est guidée et payante. Nous nous inscrivons pour la première possible, celle de 90 minutes, après nous être assurés qu'il y avait très peu de marches à monter. Une ranger accueille le petit groupe et nous guide vers une visite époustouflante. Des milliers, des millions de stalactites et de stalagmites, des petits, des grands, des fins, des gros … du début jusqu'à la fin.

Pas manqué, notre guide nous fait le coup de la panne de courant, mais c'est pour nous montrer ce que laissaient voir les chandelles des premiers explorateurs de ces galeries souterraines.
Lehman Caves est sans doute le lieu le plus intéressant à voir à Great Basin. C'est aussi une plus belles galeries souterraines de l'ouest.
En rentrant à Ely où nous logeons, nous prenons un raccourci dans la montagne par la Osceola road toute proche du parc. La piste carrossable en 4x4 traverse la montagne. Surtout tôle ondulée au départ, la piste grimpe à plus de 2300m pour redescendre vers le village fantôme d'Osceola, là où fut trouvé la plus grosse petite d'or (6000$) du Nevada en 1877. Village fantôme ? Des vieilles cabanes avec une antenne parabolique ! Et il y a du monde au cimetière, des touristes ?

A Ely, le Nevada hôtel est un de ces hôtels-casinos mythiques de la grande époque minière. Certains acteurs comme Gary Cooper ont ici leur étoile dans le trottoir. Lorsque nous arrivons, il y a un rassemblement de motard et une haie de Harley est stationnée devant l'hôtel.


A venir - Wind Cave NP et Jewel Cave NM - Olympic NP ? - Glacier NP ? et quelques dizaines d'autres
Dans mes carnets de voyage 2009 et 2010, j'ai présenté les circuits que nous avons fait dans l'ouest américains, très longs parcours venant en complément de nos 3 premiers voyages, 2005, 2007 et 2008. Mon propos ici n'est pas de raconter ces voyages déjà loin dans notre mémoire et de parler une fois de plus des grands classiques qui foisonnent sur le forum, mais simplement d'apporter quelques éléments sur des parcs beaucoup moins visités que Yellowstone, Monument Valley, Bryce ou le Grand Canyon.
Ces parcs plus à l'écart sont Joshua Trees NP en Californie, Crater of the Moon NM dans l'Idaho, John Day Fossil Bed NM dans l'Oregon, Carrizo Plain NM en Californie, Colorado NM dans le Colorado, Mount Saint Helens NVM dans le Washington, Black Canyon NP dans le Colorado. Je parlerai aussi de quelques lieux comme la réserve indienne des Nez Percés en Idaho. J'en profiterai pour détailler un peu plus certains très peu visités dont j'ai déjà parlé, comme Organ Pipe NM, Lava Bed NM, Tonto National Monument, Cathedral Gorge SP , Redwood NP, Mojave National Preserve et Great Basin NP.
Mais aussi, pour ceux qui veulent voir autre chose, j'ai ajouté : Où, quand, comment assister à un POW WOW ?
CALIFORNIE - Aux portes de Los Angelès, le Joshua Tree National Park
Aux portes de Los Angeles, le Joshua Tree NP offre ses paysages aux confins de 2 déserts, le désert Mojave où l'on trouve les arbres de Josué et le désert du Colorado. En 2008, nous y avons passé une journée dans la chaleur encore supportable du mois de Mai.
Entre Twentynine Palms et Palm Springs ...Le parc fait 3210 km carrés environ la surface du département du Rhône. Il n'est parcouru que par 100 km de routes formant un Y du nord au sud et quelques centaines de km de pistes plus ou moins carrossables. A chaque entrée se trouve un « Visitor Center » tenu par les rangers. Le principal est celui du nord-ouest où un arrêt s'impose. Cartes et documents y sont remis aux visiteurs, avec une feuille en français pour nous bien utile.

Le parc porte le nom du principal végétal du désert Mojave, le Joshua Tree, ou arbre de Josué, baptisé ainsi par les mormons. Si on le trouve aussi dans la Mojave Desert Preserve voisine, c'est ici, dans la partie nord-ouest du parc, que ces yuccas géants sont les plus grands (jusqu'à 6m) et les plus denses.


Ils forment une forêt parsemée de gros rochers orangés parmi lesquels sont aménagés des sentiers de visite.

On y voit fréquemment différentes espèces de lézards aux couleurs variées, mais aussi des lièvres avec d'immenses oreilles, des roadrunners (Beep-Beep) et parfois des coyotes. Le désert est aussi habité par les serpents à sonnette et d'autres, rouges, qu'on préfère ne pas rencontrer.

Une route monte dans la San Bernardino Mountains à un point de vue nommé Keys View. De là on découvre la vallée de Palm Spring et la faille de San Andreas.

Parmi les multiples petites promenades aménagées, celle de Cap Rock offre un joli parcours botanique.

Vers le sud, la route passe un col et débouche sur un autre désert, celui du Colorado. Les Joshua Trees disparaissent, laissant la place à différentes variétés de plantes des déserts, comme le curieux ocotillo à grandes tiges fleuries de rouge.

A Cholla Cactus Garden est aménagé un jardin bien délimité dans un champ de cactus particuliers : le cholla cactus. A l'entrée, un panneau rappelle de ne surtout pas y toucher, ses épines ont la particularité d'entrer dans la peau et de ne pas pouvoir être ressorties. Le chemin qui sillonne le jardin permet aussi de découvrir les autres végétaux de ce désert.

Près de la sortie sud, à coté du Cottonwood visitor center, une piste conduit au Lost Palms Oasis qui offre un peu d'eau, d'ombre et de fraîcheur dans ce désert aride.

A la sortie nord-est en traversant le visitor center, on peut se promener dans la palmeraie un peu défraîchie de l'oasis de Mara. * **********************************************************************************
IDAHO - Crater of the Moon, sur la route de Yellowstone
C'est vrai que ce parc est une peu perdu dans cet état incertain qu'est l'Idaho. Fin Août 2007, venant de Portland, nous l'avions traversé en allant à Yellowstone. C'est là que nous avions acheté notre première Annual Pass, que nous avions rentabilisé en Mai l'année suivante. Depuis nous avons pu voir que certains envisagent y faire étape entre San Francisco ou Salt Lake City et le Big parc des geysers et des bisons.
Le parc est situé près d'Arco, petite bourgade où fut construite en 1951 la première centrale nucléaire américaine. Craters of the Moon est un National Monument et constitue une réserve naturelle située dans la plaine de la Snake River. La superficie est d'environ 3000 km2 et contient plusieurs coulées de laves dont les plus récentes datent d'à peine 2000 ans – tout juste avant-hier à l'échelle géologique, ce qui explique que par endroit, la lave semble à peine froide.Le circuit revêtu forme une boucle et ne fait que 7 miles. Il permet d'accéder à 4 points d'intérêts accessibles par de courtes marches et 2 autres pour des randonnées plus importantes. A chaque départ, la longueur de randonnées, la durée et le dénivelé sont indiquées (de ce point de vue, c'est le lieu le mieux informé de tout ce que nous avons visité).

Devil Orchard Nature Trail, offre une promenade de 0.5 mile dans un lieu étrange où la nature tente de reprendre vie sur la lave. On y voit comment les premiers arbres repoussés ont été détruit par les plantes parasites.

Inferno Cone, une colline volcanique, offre de son sommet une vue sur l'ensemble du parc.


A Snow Cone et Spatter cones, on peut monter jusqu'à l'intérieur de petits cratères - un des lieux les plus intéressants.
La promenade qui part vers Dewtrop Cave est des plus surprenantes et du genre à rester ancrée dans la mémoire : ½ mile sur un couloir qui sillonne au milieu de la lave fraiche, noire de noire, pour arriver à des tubes de lave (la lave en fusion refroidit et forme en surface une croûte. Mais sous celle-ci elle continue à couler, laissant ainsi une grotte cylindrique) nommés Indian Tunnel, Boy Scout Cave et Beauty Cave, dans lesquels on peu s'engager (à ses risques et périls)

A certains endroits on a presque l'impression que la lave coule encore. C'est un des parcs les plus marquant que nous ayons visité.
Ah, on est loin des roches rouges de l'Utah, des eaux bleus de Crater Lake, des mousses vertes de la forêt d'Olympic, des sables jaunes des dunes de Death Valley ou des neiges éternelles de Glacier, mais bien au milieu des cratères de la lune.
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OREGON - Les 3 lits à fossiles de John Day
C'était en 2007 aussi, sur la route de Portland à Yellowstone. Avant l'étape de Crater of the Moon, nous avions prévu de visiter John Day Fossils Beds NM, histoire de meubler la longue route. Dans l'est de l'Oregon, ce national monument est formé de 3 lieux bien distincts, plutôt éloignés les uns des autres car étalés sur environ 100 miles. Pour inclure correctement dans notre trajet, il fallait en éliminer un, ce fut Carlo Unit, le plus au nord, sur les bord de la John Day river (donc je n'en parlerai pas).

Arrivant de Portlands, nous faisons une pose dans la réserve indienne de Warm Spring et en suivant la route 26 vers l'est, nous arrivons au premier site : Painted Hills Unit.

La piste qui y conduit est déjà un spectacle en soi en longeant des collines rouges. A cette époque, nous ne connaissions pas encore le Painted Desert de Petrified Forest : 2 ans plus tard ce dernier nous a donné l'impression de déjà vu, en moins bien !
Entrée, comme dans un grand parc mais le petit visitor center était fermé.

Le point le plus intéressant est le Painted Hills overlook d'où l'on surplombe les collines colorées. En suivant le petit trail, on en découvre les nuances en fonction des angles de vue.

Sur l'autre coté, le Carroll Rim Trail présente des colorations différentes où le noir domine.

Deux autres randonnées partent de ce site, nous serions allés jusqu'au Painted Cave quand le témoin d'essence de notre Pontiac G6 nous fait part de la faiblesse du niveau du réservoir. Nous n'avons aucune idée de la marge restante, donc direction la station la plus proche, en l’occurrence Mitchell. Ce n'est pas une vile fantôme, pas encore, mais maintenant que la route 26 contourne, c'est un peu mort. Il y a un vieil hôtel et une station. La patronne vient nous faire le plein et nous dit soudain «Avez-vous vu Henri ?» Surpris, nous demandons des explications et elle nous fais signe de nous retourner. A quelque mètres de la pompe, dans notre dos, un double grillage et derrière, Henri nous regarde. Il repart au fond de la case avant la photo – notre premier ours américain était en cage, mais nous l'avons vu de très prêt.
HenryDirection John Day, la ville au creux de la charmante vallée de la rivière du même nom (à 110 km de Mitchell – les distances sont longues ici, trop longues pour un réservoir vide). Cette année là, nous n'avions pas réservé tous nos hôtels – mauvaise surprise, le Best Western est complet, mais il y en a d'autres et le 2ème convient. Le lendemain, 2 hôtels nous refuserons aussi.
Dans le restaurant où nous dinons, un grand tableau sur le mur montre que l'on avait pas cherché que des fossiles le long de la rivière.

Le lendemain, nous revenons 60km en arrière pour visiter la partie la plus importante du John Day Fossil Beds, le Sheep Rock Unit. En fait il y a 4 parties réparties sur les bord de la John Day river, avec divers lieux à visiter.
Au départ la route suit la rivière dans le Picture Gorge, jusque qu'au pied du Sheep Rock qui culmine à plus de 1000m.C'est là que ce trouve un des visitor centers les plus intéressants que nous ayons vu : les fossiles des différentes époques sont présentés au pied de fresques montrant la faune de l'époque dans l'environnement qui allait les détruire, en particulier les éruptions volcaniques.

On peut aussi voir l'atelier où l'on dégage les fossiles de leur gaine de roc.

Similitude avec le parc de l'Arizona, on voit aussi quelques troncs pétrifiés.
Un peu plus loin, la Blue Basin Area offre un circuit de 1 mile dans les collines vertes – ici, c'est la pierre qui est verte.
Tout au long de ce Island in Time Trail, on peu découvrir des fossiles dans leur lieux de découverte, bien protégés sous des cloches (pour ceux qui connaissent, on peu aussi en voir au Badlands NP).
En continuant la route vers le nord, Cathedral Rock est une curiosité dans un méandre de la rivière.

Enfin à Foree Area, 2 trails partent du même parking : Flood of Fire, avec une vue magnifique sur les falaises de basalte et Story in Stone que nous ne voyons que de loin.

Au mois d'Août, bien que plus au nord que les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, il fait chaud ici où nous ne sommes pas beaucoup plus haut que le niveau de la mer.
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Washington : le Mount St Helens NVM
La visite des parcs nationaux nous conduit souvent à remonter dans le temps, loin, loin dans l'histoire de la planète. Au point que l'on s'embrouille parfois dans l'échelle des temps géologiques sur le nombre de zéro qui définit la date. Je citerai en exemple un texte lu sur un site de voyage bien connu, datant les premiers pétroglyphes à 3 million d'années (avant l'homo sapiens) alors qu'il s'agit de 3000 ans. L'éruption de Crater of the Moon est presque contemporaine par rapport à celle de la caldeira de Yellowstone dont la dernière grande explosion date d'il y a 640 000 ans. Mais quand on parle du Mount St Helens, on revient à l'échelle humaine. J'avais 32 ans quand le 18 mai 1980 le sommet du volcan explosa. La plus grande catastrophe volcanique des USA, et si le nombre de morts fut limité (57), le sommet avait baissé de 400m, déplaçant 2,3 km3 de roche. Les retombées de cendres couvrirent le ¼ nord-ouest du pays de plusieurs centimètres, jusqu'aux portes du Texas. La couverture médiatique de l'évènement fut à l'époque bien faible par rapport à ce qu'elle serait de nos jours. Notons au passage que notre grand Haroun Tazieff avait jugé ce volcan inoffensif.
Dès 1982, le président Reagan fit du volcan un monument national, le Mount St. Helens National Volcanic Monument. Dans cette catégorie de NM est aussi classé le Newberry NVM et son double cratère, 300km plus au sud (voir CV 2010).
Lors d'un court séjour professionnel à Portland en 1997, j'avais fait une approche par le sud, sans vraiment rien voir du volcan.
En 2007 de retour à Portland et mieux organisé, j'y consacrais une journée.Il y a 2 routes possibles, par l'est ou par l'ouest. L'approche par l'est conduit plus prêt du volcan mais ne permet pas de voir la partie béante du cratère. C'est celle de l'ouest, venant de la I5 que nous avons prise à Castle Rock. Il y a 80 km de routes, dans la deuxième moitié, entièrement refaite, avec des ponts neufs. Plusieurs points de vue éloignés jalonne cette 2ème partie : Elk Rock View Point puis Castle Rock View Point. Le temps est couvert à l’aller, nous remettons les vues au retour (à tord, la pluie nous rejoindra sur la route).
Le visitor center de Coldwater Ridge est un arrêt obligatoire. Quand on est face à l'entrée, on voit le volcan derrière. A l'intérieur, les rangers encaissent le payement des droits d'entrée - il semble que les NVM n'était pas inclus dans les droits de l'annual pass, en 2007. Les maquettes et plans complètent la vidéo qui présente l'histoire récente.
Au pied, le Coldwater Lake est un lieu de détente et un point de départ de diverses randonnées.

La route continue jusqu'à Loowit viewpoint et se termine à Johnston Ridge Observatory. En ce début d'après midi de fin Août, le parking n'est pas très encombré.
Du haut, un chemin conduit aux meilleurs points de vue. C'est d'ici qu'on peut voir le volcan, sur le coté béant du cratère. Hélas les nuages en masquent une partie. Sur les flans de la montagne, les coulées de laves sont visibles. Les restes des troncs brisés lors de l'éruption jalonnent le lieu.
Mais la vie a repris. Pour la première fois, nous voyons des paintbrush, des fleurs que les indiens utilisaient pour se nourrir et se soigner mais pas comme peinture, comme le nom pourrait faire penser. La vie animale a repris et les chipmunks sont de retour, toujours près des touristes.

Au point d'observation le mieux orienté, après une brève descente, une plaque porte les noms des 57 victimes de l'éruption du 18 Mai 1980. Une ouverture dans les nuages nous permet de voir le cratère, mais ce sera de courte durée.


Certaines vues montrent ce que qu'à pu être la largeur de coulée de lave dans la vallée.

Pour les marcheurs, le chemin continue jusqu'au Spirit Lake puis vers les randonnées plus conséquentes qui font le tour du volcan. L’accès au cratère lui-même est interdit.

Je conseille un petit tour sur Google Earth pour une vue en relief les plus impressionnantes - 46°12'16.91"N & 122°11'18.78"O
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Colorado : première découverte au Colorado National Monument
C'était en Mai 2005, je venais pour un congrès à Vail, station de ski dans les Montagnes Rocheuses à l'ouest de Denver. C'était une bonne occasion pour prendre une semaine de vacances en couple et visiter … quelque chose. On s'était dit : on loue une voiture et puis on verra, il doit bien y avoir quelque chose à voir dans le secteur ! Pour voir, il y avait à voir et ce fut le premier d'une série de voyages dans le grand West. Un peu de recherche m'avait conduit à programmer quelques lieux incontournables à portée de roues : Arches, Monument Valley et Grand Canyon et pour le retour Mesa Verde et Black Canyon, et en tout premier lieux le Colorado National Monument.
Tout avait mal commencé : à l'arrivée à 21h au petit aéroport de Eagle, nos valises n'avaient pas suivi et la voiture de l'hôtel ne nous attendait pas … Ce n'est que le lendemain midi, à l'arrivée de vol suivant (et oui, un petit aéroport avec 3 vols par jour) que nous avons récupéré nos valises, fracturées par les douanes – nous avions eu le malheur de les fermer à clé. Tout ça pour dire que ce n'est qu'en début d'après-midi que nous somme arrivé à Grand Junction, à l'entrée sud est du parc. Nous prenons chez Budget notre voiture de location, un petite Chevrolet Aveo.
Décidément trop petit, pour les USAMême si le Colorado NM n'est pas un site exceptionnel, c'était pour nous le premier et sa visite allait beaucoup nous initier pour la suite.
Par cet après-midi de Mai, il n'y avait personne à la guérite à l'entrée sud. Pas grave direz-vous ? Mais si : il n'y avait personne pour nous donner l'indispensable plan du parc. Pour ce qui est de payer, ce fut fait par la suite au visitor center peu avant la sortie.

Le parc est traversé du sud-est au nord-ouest (l'inverse si on rentre par Fruita) par 37 km par la Rim Rock Drive qui serpente entre 1500 et 2000 m. Elle traverse la montagne en tunnel à 4 reprises. Et surtout, 15 lieux d'arrêts sont aménagés aux meilleurs points de vue. Et c'est d'overlook en view points que nous avions progressé, arrêtant à chacun pour admirer les canyons creusé dans le grès coloré : Columbus canyon, Red canyon.


Dans Ute canyon on peu voir Fallen Rock, un gros blocs détaché de la falaise.

Monument canyon contient les points les plus caractéristiques : d'abord Coke Ovens (les fours à coke ?) et ses curieuses formations rocheuses.
Kissing Couple (le couple qui s'embrasse ?) visible de Monument canyon view
de Grand view, on peut voir toute la vallée, du canyon au fleuve Colorado et au loin les monts Book Cliff
Independance Rock est le clou de la visite . Tous les ans il est escaladé lors de l'Independance day. 
Il y a bien d'autres points d'intérêt, accessibles par les sentiers qui partent de la route.
Maintenant, 6 ans plus tard et quelque 70 parcs au compteur, Colorado NM fut une visite initiatique. On y voit un résumé de beaucoup d'autres sites de l'Utah voisin. Et c''était sans doute très bien de le voir en premier.
Quelques heures plus tard, on arrivait à Moab et le lendemain, on passait dans la cour des grands.
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Californie : Carrizo Plain NM – un lieu inconnu !
Un lieu inconnu en effet ! Un National Monument même pas repéré sur la carte générale du www.nps.gov ni sur Google Map. Combien des ratisseurs de Voyage Forum, pourfendeurs de planning mal faits, sauraient le situer. Trop petit pour le voir sur une carte ? Plus de 1000 km2, ça se remarque ! Trop à l'écart des circuits ? Entre San Luis Obispo et Baskerfield, on est en secteur connu.

Début Mai 2008, pour relier Death Valley de Yosemite, la Tioga Pass était fermée. Repus de séquoias par Mariposa Groove, nous avions fait le détour par la côte. Longer le Pacifique, voir la colonie d'éléphants de mer à San Simeon puis traverser la plaine pour arriver aux portes de la mortelle vallée : un National Monument sur la route, on allait pas le rater.

Une erreur de navigation nous avait conduit sur la curieuse Bittewater road où des centaines de petits chipmunks (je suppose) s'enfuyaient de la route sous notre nez.

Une première entrée dans le parc, jusqu'au Soda Lake et malheur, la jauge d'essence passe au rouge. Qu'à cela ne tienne, sur la carte, il y une ville près de l'entrée – demi tour. La ville en question n'est qu'une ferme sur la grille de laquelle est affiché « NO GAS » Renseignement pris, la station la plus proche est à Santa Margarita, 85km. Et bien, notre Toyota Hightlander avait bien des réserves. Tout ça pour dire que nous avions beaucoup de retard lors de notre 2ème entrée dans le parc.
Et nous n'avons pas vu grand chose : un pronghorn, l'antilope américaine, dont nous n'avions vu qu'un seul représentant jusqu'alors, à Yellowstone un an avant.
le Soda Lake, un lac de sel de 12km2, vestige d'un mer préhistorique. Un chemin de planches donne accès au bord du lac.
un chemin carrossable va près du sommet d'une petite colline indiquée Overlook Hill. Le point de vue y est plus panoramique.
pas en avance, nous avons délaissé le Goodwin Education Center servant de visitor center, à l'écart de la route . On aurait pu y avoir un plan plus détaillé et des renseignements pour aller au Painted Rock voisin. De curieux pictographes, vieux de plusieurs milliers d'années sont peints dans un abri rocheux. L'accès est payant depuis 2010.avec une carte détaillée, nous aurions pu allé voir de près la faille de San Andrea qui borde la Carrizo Plain au pied de la Tremblor Range.
Les vagues blanches sont les rebords de la faille de San AndreaLa route vers la sortie sud n'est pas revêtue. Peu après la sortie, en direction de Baskerfield, nous rencontrons pour la première fois une plantation d'éoliennes.

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Colorado – Le Black Canyon of the Gunnison National Park
C'est un nom à rallonge pour ce canyon de la rivière Gunnison, née dans les hauteurs des Rocheuses, qui rejoint le fleuve Colorado à Grand Junction. A l'écart des circuits les plus classiques, mais à 3 heures de Moab et de Cortez, certains font le détour par Montrose pour profiter des paysages de haute montagne entre Durango et Ouray, par la petite ville de Silverton à peine sortie du 19ème siècle ou des stations de ski voisines.

En 2005, c'était la clôture de notre bref périple, entre Durango et Vail notre destination professionnelle. A Coal Bank Pass, la « Million Dollar Highway » passe à 3240m, bien plus haut que tous nos cols du Tour de France dans les Alpes ou les Pyrénées.

Il y a 2 accès dans le parc du Black Canyon, un au nord par 2h de routes secondaires en partant de Montrose et le plus connu au sud, à 20 minutes de la même ville. C'est ce dernier que nous avons pris.

Avant l'arrivée au visitor center, situé au bord du canyon, la route se sépare. Vers l'est, la East Portal road suit la rive gauche jusqu'au début du canyon et accède à la Curecanti National Recreation Area, sur les bords de la rivière. Cette route est une impasse et nécessite de revenir.

L'essentiel de la visite se passe sur la South Rim Road qui donne accès à une douzaine de points de vue et quelques brefs Trails. Le canyon n'est pas très profond, 5-600m, comparé au « GC » visité 2 jours avant. Mais il est très étroit, 300m par endroit, en haut, seulement 12m au niveau de la rivière aux Narrows.

Près du visitor center, la descente est aménagée et protégée pour arrivé au premier Overlook. Elle mène à plusieurs vues sur le canyon, la rivière et un à-pic impressionnant. La couleur général du lieu, des roches, la forêt aussi, explique bien le nom de canyon noir.

Les points de vue se succèdent, certains au bord de la route, d'autres à quelques centaines de mètres : Pulpit Rock, Cross Fissures View, Big Island, Rock Point, Devils Lookout, difficile de situer les photos qui suivent, 6 ans après.

A Chasm View, le canyon est très étroit, mais il semble que c'est sur l'autre rive qu'on en a la meilleure vue.

Le point suivant, Painted Wall View, offre une première vue sur la façade rainurée de la rive droite, que l'on retrouve de face à Cedar Point.

Dragon Point offre une vue sur la continuité de la vallée qui s'élargit par la suite. Sunset View et Warner Point, après 1km de Nature Trail terminent la route.



En partant vers l'est pour rejoindre Vail à travers la montagne, on longe au début la Gunisson River et une série de barrages. Le Blue Mesa Reservoir est la plus large retenue, juste avant la ville de Gunisson.

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Idaho – le Nez Perce National Historical Parc
Quand on parle des « natives », pour beaucoup des habitués du forum, il s'agit des Navajos. Certains y ajoutent les Hoppis voisins quand ils se sont aventurés (c'est parfois une aventure) sur leur terres. Pour les visiteurs du Sud Dakota, on ajoute les Lakotas ou Sioux, descendants des Sitting Bull et Crazy Horse. Quelques autres réserves sont parfois traversées par nos baroudeurs du grand West, celle des Apaches, des Shoshones, des Crows … Mais qui connait la réserve des Nez Percés ?
Lorsque l'on se ballade dans le nord-ouest, du Washington au Montana, on retrouve un peu partout des traces de Lewis and Clark, panneaux informatifs, musées ou lieux baptisés au nom des explorateurs du début du XIXème.

A l'automne 1805, ils rencontrèrent une tribu indienne pacifique, nommée « Nez Perce » par les trappeurs français qui leur servaient de guide.
La suite est l'histoire habituelle des indiens que je vais résumer ici – sympathie au départ, les pasteurs viennent éduquer (évangéliser) les « incultes » - avec les Nez Perces, ça va toujours bien, et puis les chercheurs d'or arrivent et les indiens sont envoyés dans une réserve. Ils le prennent mal et c'est la guerre. Sous la conduite de Cheif Joseph (qui avait passé son enfance chez les missionnaires chrétiens), ils résistèrent puis s'enfuirent vers le Canada. S'ils traversèrent Yellowstone, ils passèrent plus au sud de la Chief Joseph Hwy, une route magnifique que l'on peut recommander pour relier Cody à l'entrée Nord est du parc, par la Dead Indian Pass. Pour terminer l'histoire, ils furent rattrapés juste avant la frontière. Les survivants furent exilés dans le Kansas avant de pouvoir revenir dans l'Idaho...
Cheif Joseph est un des pères fondateurs à coté de Sitting Bull, Geronimo et Red Cloud sur certaines représentations iconoclastes des sculptures du Mont Rushmore.
La réserve indienne des Nez Perces est située dans l'Idaho, au sud Ouest de Missoula (ville du Montana sur la I90). En 2007, c'était notre dernière destination après notre séjour à Yellowstone. La Lolo Creek road franchit la Lolo Pass puis descend le long la rivière qui devient la Clearwater River avant d'arriver dans la réserve.

La carte du National Park Service signale quelques points d'intérêt dès l'entrée dans la réserve. La route sinueuse longe la Clearwater dans une vallée encastrée classée « Scenic road ». Elle passe à coté du Heart of the Monster, formation rocheuse où Lewis & Clark avaient monté leur camp.
Notre destination est Orofino, dont le nom évoque l'or fin trouvé dans les environs. Nous avons réservé une chambre pour 3 nuits au Konkolville Motel – sympa, ils fournissent le steak, on se le fait griller soit même.
Mais qu'il y a-t'il vraiment à voir dans cette réserve et ce National Historical Parc ?

La première visite est pour le Spalding Visitor Center. Situé au nord-ouest de la réserve, c'est le principal point de visite. A notre arrivée, le ranger indien de service termine le montage de la tente proche du bâtiment.

A l'intérieur, le musée contient une intéressante présentation de vêtements traditionnels Nez-Percés.


A coté, le parc de la Lapway mission et du fort du même nom. Sur le mur extérieur de l'église, la pierre tombale du révèrent Spaldin qui vécu avec les Nez Percés de 1836 à 1874. Quelques plaques commémoratives, l'école et les restes de la mission d'origine dans un parc aux grands arbres où il fait bon flâner.

Bon, et les indiens, ils sont où ? Nous partons vers la localité de Nez Perce, au centre de la réserve.

Nous traversons des champs de blé, immenses, vallonnés. Dans certains, la récolte est terminée, dans d'autres elle est en court (on est le 24 août). Certains champs ont été brulés, d'autres sont en feux, d'autres sont déjà labourés – pour une 2ème récolte ?

Les indiens seraient-ils devenus agriculteurs ? Arrivés à Nez Perce (Town), nous trouvons une petite ville d'agriculteurs qui n'a rien d'indienne. Tout ce que nous voyons nous conduit à penser que les indiens ont vendus leurs terres aux colons venus cultiver ce plateau. Parmi eux, sans doute des français, comme le font penser certains villages nommés Ferdinand ou Grangeville et surtout le surprenant Culdesac.

C'est pour le transport du blé que des voies ferrées ont été construites, avec des tunnels et des ponts impressionnants.

Après déjeuner au supermarket du coin, nous repartons par la route 64 pour très vite se retrouver sur un chemin de terre à flan de colline et entamer une descente sur une piste étroite. Les déambulations de l'après midi, entre autre pour trouver une banque, ne nous mettrons pas plus sur la piste des indiens.
Le second jour était consacré à Lewiston, à la frontière du Washington. De l'autre coté de la Snakeriver qui sépare les états, la ville s'appelle Clarkston. On peut dire qu'ils ont laissés leurs empruntes, ceux-là. C'est samedi, une exposition de voitures de collection emplit la Main street

Un petit tour au petit musée où la petite gardienne nous accueille. Brève visite, les peintures extérieures sont les points les plus intéressants.

Mais nous repartons avec quelques infos intéressantes. Le Trading Post (en fin de voyage, on voudrait des souvenirs) se trouve à coté du casino, sur la route d'Orofino. Eh oui, indien = casino. Bon mais à part ça, il a une autre petite Trading Post à Lapway, chez les indiens. Enfin, nous trouvons les indiens, Lapway est la seule localité peuplé par 98% de natives. La ville est tracée en damier, avec tous les équipements nécessaires, terrain de foot, super-marché, station d'essence... à non elle semble abandonnée. Les habitations sont principalement de vieux mobile-homes. Au petit drugstore près du magasin, nous mangeons à coté d'un couple de nez percés qui nous fait un grand sourire en sortant, mais pas de conversation. Devant le centre administratif de la réserve, beau bâtiment qui à l'air de mal vieillir, une stèle porte le vrai nom des Nez-Percés : Nimmipuu, cherchez la correspondance phonétique !

La Trading Post est ce baraquement bleu, du style des autres maisons de Lapway. La tenancière indienne nous demande d’où nous venons, trouvant notre accent doux et agréable (sic). Pendant que nous choisissons quelques babioles (les bijoux de fabrication locale sont très cher), un trappeur canadien négocie la vente des peaux qu'il a apporté.

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Californie – Les tubes de lave de Lava Beds NM
Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre de surprenantes visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur.
Fin Août 2010, nous y avons fait étape entre Redwood NP et le Crater Lake NP, 2 lieux bien connus de ceux qui s'aventurent au nord de San Francisco. Nous y accédons par le nord, en passant dans l'Oregon, par la country road 10, nommée Hill Road. Avant d'arriver au parc, la route longe le Tule Lake, reserve naturelle dont nous verrons une autre partie en repartant. C'est notre 1er parc payant de l'année, nous commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée - ici pas d'électricité donc pas de carte bancaire donc payement en espèce.

Une des premières choses que l'on voit est une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte, la Devils Homestead Flow. Plusieurs points de vue sont aménagés.

A Fleener Chimneys, on accède au départ de cette coulée de lave.

Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes, ces lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts à la visite cette année et en choisissons un échantillon assez varié pour la journée. On peut aussi acheter des casques, mais ce n'est pas très utile. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année.

Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par la lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on se retrouve «alone in the dark».



Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave sur la route qui va vers le sud. Un lieu surprenant où la lave a coulé dans plusieurs directions, à ne pas rater.



Nous revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot.
L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de tubes de lave situés autour d'une boucle d'environ 4 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres. Si le sol est lisse dans certains, dans d'autre la marche est difficile et nécessite de bonnes chaussures. Nous descendons ainsi dans Golden Dome, puis Hopkins Chocolate et Sunshine.


Les Garden Bridges sont des tubes de lave effondrés dans lesquels on ne descend pas.

Après Hercules Leg, nous terminons par Juniper.
D'autres tubes de lave peuvent se visiter ailleurs dans le parc, au bout de quelques centaines de mètres, ainsi que des cratères. Pour les marcheurs, des trails de 3 à 13 miles sont balisés dans le parc.Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil dons une lointaine réserve. Pour rester près de leur terre natale, ils s'était réfugiés dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tinrent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui il y laissa la vie. Les restes de cette guerre sont encore visibles et se visitent en différents endroits comme le Gillems Camp ou le Thomas-Wright Battlefiel. Les descendants du peuple Modoc vivent maintenant en Olkahoma.

Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers. Une piste longe la rive du lac sur plusieurs kilomètres.

Un peu à l'écart à l'est, dans une section extérieure du parc, le Petroglyph Point Trail accède à plusieurs centaines de gravures vieilles de 6000 ans (?).

Au total, nous avons passé plus de 6h dans le parc, et nous sommes loin d'avoir tout vu.
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Arizona – Organ Pipe Cactus
Trois grands déserts couvrent une partie du sud ouest américains. Le Mojave desert est le plus connu avec sa zone préservée entre Las Vegas et Los Angeles ; c'est aussi celui de la partie ouest du Joshua Tree NP et de la Vallée de la Mort. Il est planté de ces yuccas très caractéristiques que sont les arbres de Josué. Le Great Basin, dans le Nevada, est sans doute le moins connu. Certains ont visité le national parc du même nom, mais cette montagne n'est pas représentative de la terrible région où s'est perdu Steve Fossett. Le Sonoran desert, au sud de l'Arizona, est le pays du cactus saguaro devenu l'emblème de l'état. Un double parc national de part et d'autre de Tucson lui est consacré. Les saguaros sont omniprésents dans ce désert (et certainement pas à Monument Valley comme on est surpris d'en voir dans certains films). Mais il existe une autre sorte de cactus géant baptisé Organ Pipe (tuyau d'orgue) auquel un parc est consacré le long de la frontière mexicaine. Très à l'écart des circuits habituels, même les plus au sud, bien peu le connaissent.
Sur notre route de Los Angeles à Tucson en mai 2009, il constituait une étape importante. Nuit à Gila Bend, petit déjeuner dès l'ouverture et départ vers le sud. Courses à Ajo, ville minière, typée mexicaine, des motels, des markets, une belle église et beaucoup de sociétés d'assurance (?). Sur cette route qui va aussi au Mexique, nous sommes arrêtés à 4 reprises par les border patrols (2 à l'aller 2 beaucoup plus regardante au retour.)
L'Organ Pipe Cactus NM est un grand parc par sa surface (1332 km2), pas par le nombre de ses visiteurs : nous ne sommes pas les seuls ce jours-là mais presque. Il est 9h lorsque nous photographions l'entrée, on va y passer 4h environ.

Au Kris Eggle visitor center, tenu par des rangers d'age canonique (il n'y a pas de retraite pour les rangers) mais bien sympathique, nous achetons notre « annual pass » et discutons sur ce que l'on va visiter.

Une longue piste fait le tour du parc en longeant la frontière, on aurait bien aimé. Mais elle est fermée depuis quelques années pour des raisons de sécurité avec les problèmes d'immigration mexicaine et les trafiquants de drogue.
Nous retenons 3 lieux et commençons par le jardin botanique attenant au visitor center. Cela permet de découvrir les différentes variétés de plantes du secteur, les grands saguaros, les plus rares organ pipe, les cholla cactus (à ne pas approcher de trop près) et les ocotillos. Et beaucoup d'autres bien sûr.


L'Ajo Mountain Drive part en face de la route du visitor center et offre une piste correcte de 34 km en sens unique autour de Diablo Mtns. De la tôle ondulée au départ, à travers un nature du désert, les organ pipe poussent parmi les saguaros omniprésents. Il n'y a pas que des cactus mais aussi de nombreux yuccas en fleur.



La route s’élève dans la Diablo Mountain, et offre des points de vue sur la Sonoyta Valley.

Dans cette partie, nous rencontrons en chemin quelques animaux, un coyote, des sonoran proghorn. Pas le temps de les photographier, ils traversent la piste devant nous et disparaissent dans la nature. Plus loin, une famille de Gambel's Quail, un oiseau marcheur doté d'une curieuse crête sur la tête – traverse plus lentement, difficile à approcher pour prendre en photo, sauf la mère (?) qui passe en dernier.

Un peu de relief, même une bonne montée caillouteuse et la route passe à proximité d'une arche, point de départ d'une courte randonnée dans le Arch canyon.

Tout près, on rencontre un habitant des lieux plus facile à photographier : le « zebra tailed lizard ». Nous ne rencontrons pas de serpent, pourtant il en existe plusieurs variétés plus ou moins sympathiques par ici.

La fin du parcours est un peu fade et, sans originalité, offre un goût de déjà vu

Revenus au visitor center, nous partons sur la North Puerto Blanco Drive. La piste de 85km est barrée au bout de 5 miles par une grille fermée à clé. Au delà, elle continue à sens unique, mais cette partie est actuellement uniquement parcourue par les convois de rangers et border patrols. Nous en verrons un revenir pendant que nous mangeons dans la picnic area aménagée dans ce lieux. Des "ramadas" offrent un peu d'ombre pour déjeuner mais ne protègent pas des soudaines rafales de vent.

L'accès à quelques mines se trouvant barré, d'autres lieux demandant trop de marche pour nous, sans connaître l'emplacement des petroglyphes de service (pas des merveilles d'après les photos), nous prenons la route de Tucson, 230km, l'étape suivante. En route, nous croisons un de ces tourbillons de sable qui se forment dans le désert.

Il s'élève à plus de 30m et si dirige vers la route, traverse avant notre arrivée et s'amenuise par la suite...
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Arizona – Tonto National Monument
Ce petit NM est très rarement visité, même par ceux qui empruntent le célèbre (?) Apache Trail. Ce n'est pourtant qu'à 3 minutes (dixit Google map) du barrage qui retient la Salt River dans le Theodore Roosevelt Lake.

Ce petit NM, disais-je, car il est minuscule, avec seulement 4,5km2, justifie bien un arrêt d'une heure ou deux. Mais nous sommes seuls ce 18 mai 2009 lorsque nous stationnons sur le parking d'un visitor center tout neuf. Il y aura 3 voitures de plus 1h après. Ce n'est donc pas la bousculade.
L’accueil des dames rangers est sympathique. Il nous faut des explications, car il n'y a pas de carte sur le nps.gov. On nous explique que les ruines hautes se visitent avec un guide de novembre à avril et qu'il faut réserver, ce à quoi nous rétorquons que nous n'avons pas l'intention de retraverser l'Atlantique dans 6 mois.Ensuite, on nous recommande de voir la vidéo et de visiter le musée, ce qui n'est pas notre soucis premier. Nous disons donc que nous voulons d'abord visiter le Lower Cliff Dwelling, et là on nous explique que oui, mais...

mais l'approche des loges dans la falaise est peuplé à cette saison par des "dangerous bees". J'accroche un peu sur le mot "bees", j'ai bien compris qu'il ne s'agit ni de bière ni d'ours et il me faut quelques temps pour penser à des abeilles, des abeilles tueuses ! Et notre dame ranger insiste bien pour que nous n'allions pas plus loin que le panneau placé au milieu du chemin. Et elle ajoute que si par hasard nous rencontrons des serpents à sonnette, il faut éviter de les déranger. Elle ne nous parle pas du Gila Monster, ce gros lézard venimeux qui habite aussi les lieux.
Le chemin revêtu monte lentement vers le Lower Cliff Dwelling, 100m plus haut. Il est équipé de bancs tous les 200m, rarement à l'ombre. La vue sur le lac au nord est de plus en plus belle à mesure que l'on monte, au milieu des cactus saguaros, des yuccas et des ocotillos.


Au bout, un village d'une vingtaine de pièces abrité dans une grotte. Il fut habité par les indiens salados (gens salés !), du XII au XVème siècle ( pour une fois, il ne s'agit pas des anasazis). Mais nous arrivons au barrage, 100 m environ avant l'entrée des ruines, assez près pour une bonne vue de la façade. Nous n'en verrons pas l'intérieur, les abeilles sont là, depuis un moment, quelques unes tournicotent autour de nous.


Pas de rattlesnake à l'aller ni au retour. Nous retrouvons l'ombre du visitor center pour regarder la vidéo et la maquette du Lower Cliff Dwelling, puis la fraicheur climatisée à l'intérieur pour un petit tour du musée sur la culture salado.

Nous ressortons avec un cadeau, la ranger, n'ayant pas de monnaie pour rendre sur notre billet de 100$ et rien pour carte amex, nous offre la casquette que je voulais ajouté à ma collection. Il ne passe pas souvent de français ?
L'aire de piquenique dans le bas du parc est nouvellement équipée, très propre, avec de l'ombre. Ça tombe bien, c'est l'heure.

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Nevada – Cathedral Gorge State Park
Quand on évoque de l'état du Nevada, c'est presque toujours pour parler de Las Vegas, la gigantesque salle de jeux et ses hôtels-casinos du Strip. Parfois, ceux qui en sortent vont voir le Red Rock Canyon voisin ou bien le splendide Valley of Fire State Park. Mais il y a d'autres lieux intéressant dans cet état principalement couvert par le désert du Great Basin En remontant par la route US93, à 260 km au nord de Las Vegas, près de petite ville de Panaca se trouve un parc d'état spectaculaire qui porte le nom de Cathédral Gorge (à ne pas confondre avec Cathedral Valley de Capitol Reef NP ou Cathedral Wash à coté de Lees Ferry ou encore Cathedral Rock dont j'ai parlé plus haut).
Le State Park a deux accès, un au nord vers les points de vue en hauteur, un au sud vers les slot canyons, et les aires de piquenique et de camping. Le 10 juin 2009, c'est par le nord que nous sommes arrivés.
L'entrée nord conduit au lieu nommé Millers Point : un parking, des toilettes et un point de vue couvert d'où on découvre la gorge creusée par l'érosion par ravinement dans la roche constituée d'argile molle de bentonite.

Des marches descendent de l'observatoire vers des points de vue intermédiaires.

De là on peut aussi descendre jusqu'au sentier qui suit le fond du canyon vers les points de visite atteints par l'autre entrée.


Quelques autres randonnées conduisent à d'autres points de vue. L'une d'elle rejoint le camping.
A l'entrée sud est construit un visitor center régional. Lors de notre passage, dans la petite salle de projection était présenté un reportage sur la flore et faune du désert du Great Basin. Peu de renseignements sur le parc lui-même, mais un endroit de fraicheur pour ceux qui font halte ici en été.

La route qui s'engage dans le parc conduit au bout de 2km à un point de retournement, avec quelques place pour stationner. C'est là qu'est située la boite à lettre pour régler les frais d'entrée dans le parc, mais pas de carte ou plan en échange. Au pied des flèches qui parfois font penser à Bryce Canyon, des crevasses dans la falaise ouvrent des passages sinueux où l'on peut se faufiler sur des dizaines de mètres jusqu'à rencontrer le rétrécissement fatal à votre embonpoint.

Cathedral Caves est un des nombreux points de départ de ces multiples ramifications un peu similaires aux slot canyons.


Le soleil qui a bien voulu faire son apparition éclaire et colore les parois des crevasses ce qui donne aussi un air de Antelop Canyon.


Un embranchement de la route conduit au camping et près de l'entrée, une piste mène à une aire de piquenique.
Cathedral Gorge constitue une étape intéressante – 2 heures suffisent – entre Las Vegas et le Great Basin National Park, un NP, le seul en Nevada, bien méconnu des fans de l'ouest américain.
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Californie – les Redwood Parks
Quand on parle des redwoods, il s'agit bien sûr des séquoias et la Californie est le principal état où l'on peut voir ces arbres dont la taille et l'age atteignent des valeurs gigantesques.

Beaucoup de touristes européens les découvrent lors de leur passage au parc national de Yosemite. Là, le circuit-promenade de Mariposa Grove permet de découvrir quelques géants comme le "Grizzly Giant". A proximité de Yosemite, mais rarement au programme de visite se trouvent le Kings Canyon NP où l'on découvre de beau spécimen et le "General Grand" et le Sequoia NP (au moins le nom est clair) où l'on visite le "General Sherman". Mais il existe un autre parc national consacré aux sequoias, ou plutôt une multitude de petits parcs d'état où privé, dont certains ont été regroupé dans le Redwood National Park. Situé près de la cote Pacifique, au nord de la Californie, cette catégorie de séquoias n’atteint pas les diamètres de ceux de l'intérieur, mais elle les dépasse en hauteur. Notre visite fin août 2010 s'est étalée sur 2 jours.
Remontant de San Francisco et de Point Reyes National Seashore, notre première halte fut à Leggett, là où la route 1 rejoint la US 101 qui porte ici le nom de Redwood Hwy. Près de la petite localité se trouve une touffe de séquoia. La piste qui y conduit passe par le péage d'entrée de ce parc (communal ou privé ?). La principale attraction, pour ne pas dire la seule est un "Drive Thru Tree" nommé Chandelier Tree.
C'est un des plus célèbre de ces arbres que l'on peut traverser en voiture, un monstre âgé de 2400 ans, haut de 96 m, dont le tronc de 6,40 m à la base a été creusé en 1930. Il porte ce nom de chandelier en raison de la forme des branches.
Il y a queue cet après midi pour passer en voiture dans le chandelier car chaque passage se ponctue par des photos. Mais on peut faire plusieurs fois en oubliant pas de replier les rétroviseurs, car avec notre Chevrolet Equinox, il n'y a pas beaucoup de marge.
Sur place, un magasin de souvenirs propose une multitude de produits à base de bois de la région (ou d’ailleurs, probablement même de Chine) mais pas en séquoia.
En continuant la US 101 vers le nord, la route 254 se sépare de la higthway 101 et suit sur 33 km "Avenue of the Giants" . Il s'agit de l'ancienne route qui passe à travers la forêt à forte présence de séquoia. Là de multiples attractions se succèdent, taillées dans l'arbre géant qui fut longtemps la richesse locale. Elles ont pour nom "Chimney Tree" (fermé lors de notre passage – donc payant), "One-log house" (pas vu)
A "Shrine Drive Thru Tree", nous avons réédité l'exploit (???) de traverser le tronc d'un arbre, ici c'est plus large mais délicat à la sortie, mais le passage est naturel. Un magasin de souvenir (sans doute), mais aussi un circuit vers des maisons creusées dans les troncs.


Et d'autres lieux jusqu'à la Bull Creek Flats road qui pénètre dans le Humboldt Redwood State Park, vous connaissez ? Mais si : la forêt des Ewoks dans le retour du Jedi !

A la sortie de l'Avenue des Géants, nous logeons à Fortuna, petite ville où l’hôtellerie est plus abordable qu'à Eureka, cité côtière donc touristique.
Nous ne sommes qu'à 50 minutes du Thomas H. Kuchel visitor center, à l'entrée du Redwood National Park. Le temps de récupérer un plan, de discuter avec le ranger sur la promenade la plus à notre portée, de l'état de la piste qui longe la mer et d'apprendre que des baleines sont signalées en face Klamath River Overlook.

Notre première visite est consacrée à Lady Bird Johnson Grove, une petite boucle d'environ 1,5 mile, avec de nombreux points d'infos, dans la fraicheur de la forêt de séquoias.


La forêt est plutôt claire et agréable, quelques gros spécimens se visitent même de l'intérieur.

Après notre petite randonnée matinale, nous continuons vers le Prairie Creek Redwoods SP où nous arrêtons voir le Big Tree, juste une petite promenade jusqu'à un "1500 years old, height 87,50 m, circumference 20,70 m". Il n'y a jamais le recul suffisant pour photographier en entier.
Nous prenons ensuite la piste du NP qui va longer la côte. Hight Bluff Overlook nous offre une vue sur le Pacifique avec toujours un brin de brume et les oiseaux marins .

Après le passage de la rivière Klamath, nous nous rendons à l'overlook en haut des falaise. Quelques touristes regardent au loin avec des jumelles. Effectivement, l'info au visitor center était bonne, il y a 2 baleines au large, assez proches pour bien les voir sortir de l'eau (pas bondir) mais trop loin pour les photographier. Nos jumelles sont de sortie.
La vue sur l'embouchure de la Klamath River est magnifique.

En continuant vers le nord, nous arrêtons à Tree Mystery. Beaucoup de voiture, des cars et un parc d'attraction sur le thème du séquoia. L'attraction n'est pas bon marché. Pour vous faire une idée des géants près de l'entrée, regardez la jeune fille au pied !

Notre dernier parcours sera la piste qui traverse Jedediah Smith Redwood State Park. Une dizaine de kilomètres dans une forêt très sombre, sur une piste très poussiéreuse, tellement que les fougères et le troncs des séquoias prennent des airs fantasmagoriques. Il ne faut pas suivre une autre voiture à moins de 100m. Très vite le pare-brise est aussi couvert de poussière


Au bout le Scout Memorial Grove propose un circuit avec plus de relief que celui du matin.

Globalement, la visite de ce secteur est très délicate à programmer. Des multiples state parcs d'origine, certain sont regroupé dans le national parc, mais le regroupement n'est pas géographique. Ainsi nous avons traversé 4 secteurs séparés du national park et autant de state parks !
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Californie – La Mojave National Preserve
Entre la route qui relie Los Angelès au Grand Canyon et celle qui revient de Las Vegas à Los Angelès, Mojave NP est parfois tentant pour une visite intermédiaire. Mais qu'il y a-t'il à voir ? Le désert Mojave, un des 3 grand déserts du sud-ouest américain s'étend à l'ouest de Las Vegas et la "Preserve" en est la partie protégée par l'administration fédérale. C'est la 3ème plus grande surface, après Death Valley et Yellowstone. Fin mai 2008, nous l'avons traversé pour relier la ville-casino au splendide Joshua Trees NP, pas par la route la plus courte, mais en prenant le chemin des écoliers. En arrivant par la US 15, on passe par Primm, complexe hôtelier et casinos et attraction comme à toutes les frontières du Nevada.

Après le col Mountain Pass à 1742m dont l’ascension est pénible (lente derrière les camions et en pleine chaleur) la route longe la réserve. L'entrée est 23km plus loin, à l'échangeur avec la Cima Road (essence et magasin au carrefour).

Il y a 3 traversées nord-sud avec des ramifications par des pistes facilement carrossables en temps normal, mais uniquement des pistes pour 4x4 dans le sens E-W.
La route s'engage dans la Mojave NP. L'entrée est libre, un panneau affiche avec un plan où l'on peut voir les principales routes, les visitor centers et les principaux trails. La route, rectiligne vers le sud, est bordée de la forêt de Joshua Trees, le Yucca caractéristique du désert Mojave, avec de très beaux spécimens.

A Cima, petite ghost town atteinte après 29 km, on arrive à une voie ferrée, peut-être celle qui reliait autrefois Los Angelès et Las Vegas. La route suit ensuite les rails jusqu'à Kelso où se trouve le principal centre d'information de le réserve. Mais nous prenons les chemins de traverse, en tournant à gauche au bout de 8km vers la Cedar Canyon Road. Au bout de quelques kilomètres, la route devient une piste qui suit le Cedar wash. Le paysage a changé, plus de relief, les arbres de Josué sont plus chétifs.

Nous tournons à droite vers Hole-in-the-Wall. La Black Canyon Road traverse quelques wash heureusement à sec. Nous rencontrons un troupeau de bovidés à grandes cornes, apparemment surpris de voir passer du monde. Ce seront les seuls animaux à 4 pattes que nous rencontrerons

Il y a par là plusieurs camping rustiques et le Black Canyon Group and Equestrian Campground. Il y a surtout le Hole-in-the-Wall information center. Mais pas de voiture, les portes sont fermées. Nous qui espérions des renseignements et un plan de la réserve...

Nous retrouvons une chaussée revêtue et bientôt un carrefour : une route à droite conduit à Providence Mountains State Recreation Area : un parc d'état à l'intérieur de la National Preserve. C'est un détour intéressant. Il y a un visitor center. De là, la vue est superbe.


Le ranger de service nous accueille et nous donne quelques informations. Il nous propose de participer à la visite de Mitchell Cavern, visite guidée qui part peu après, 3-4 personnes attendent l'arrivée du guide. Nous avons probablement tort de ne pas nous joindre à eux. Mais le chemin vers la caverne monte et est en plein soleil...


Le morceau de stalactite exposé dans la salle donne une idée de ce qu'on peu y voir.

Le ranger nous raconte que le secteur, en particulier le camping attenant, était envahi par les serpents à sonnette 15 jours plus tôt. Il sont partis maintenant ? En fait pas tous car un se faufile dans les pierres, à coté des toilettes du parking. Ce sera la première fois .


Plus au sud, nous sortons de la Mojave NP sur la US 40. La traversée la plus courte fait 88km, avec le détour, nous en avons fait 117km. Mais nous n'allons pas nous engager sur la 40, qui va pourtant vers notre destination, mais nous continuons 10km pour rejoindre la localité de Essex sur la National Trails Hightway, nom officiel de la route 66 en Californie.

C'est peut-être une des sections les plus intéressantes de la route 66. De part et d'autre de la route, sur les bas-cotés pentus, les voyageurs du passé ont écrit leur nom avec des pierres.

Plus loin se trouve un fabuleux arbre à godasses, où pendent les chaussures laissées là par les aventuriers de la route mythique.

Nous rejoignons ensuite la Twentynine Palms Hwy et Pioneertown où nous avons réservé la chambre de John Wayne.
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Où, quand, comment assister à un POW WOW ? Après 4 voyages dans l'ouest américain, la tête et l'album photo pleins de rochers rouges, de déserts à cactus, de volcans, de forêts géantes et de hautes montagnes se posait la questions : à part d'autres rochers, d'autres déserts, d'autre volcans, d'autres forêts et d'autres montagnes, que peut-on découvrir de spécifique et de différents. La visite de quelques musées indiens, le passage chez les Navajos, les Apaches, les Lakotas, les Nez-Percés, les Havasupais, les Shoshones, les Paiutes, les Crow, les Blackfeet, les Modoc, les Warm Springs et j'en passe, l'achat de jewelery et autres produits sur le bord de la route ou dans les Trading Post … nous amenaient à penser qu'assister à une fête indienne serait un objectif intéressant. Une fête ou plutôt une cérémonie = un Pow Wow, voilà, nous allons tenter d'assister à un Pow Wow. Les premières recherches nous conduisent à confirmer que ce qui était autrefois un rassemblement religieux ou guerrier entre diverses nations indiennes est maintenant une manifestation festive avec principalement une compétition de danse. Ça nous convient bien, voir les danses indiennes dans les costumes traditionnels. Mais où voir un Pow Wow, un vrai, pas un spectacle pour touristes ?
Comment trouver un Pow Wow ? Une rapide question sur VF avait suscité en autres, 2 réponses indiquant des sites internet de calendrier des Pow Wow, dont celui-ci : http://www.powwows.com/calendar . Il donne la liste des événements programmés par mois et par état.
Mais misère ! Si le calendrier est bien rempli pour les dates passées et à venir à brève échéance, rien pour notre période de voyage, qui n'est que 5 mois plus tard, du moins rien de compatible avec notre circuit à travers 9 états. Même si notre itinéraire est encore largement modifiable, l'avion est réservé et le déroulement des visites est ordonnancé. A regarder les infos des Pow Wow de l'année passée, aux dates compatibles, je me disais que ces fêtes devaient se reproduire à date fixe ou presque. Sans trop diverger de mon circuit de base, j'en trouvais un près de Seattle le dernier week end d'Août, le Muckleshoot Skopabsh Powwow (tout le monde connait ? la tribu Muckleshoot, un des plus important groupe de natives de l'état de Washington basé principalement à Auburn) Le site donnant les coordonnées de l'organisation, je décidais de leur poser directement la question par e-mail. Réponse : la date était avancée d'une semaine, soit avant notre départ de France, "pour éviter tout conflit avec celui de la réserve Yakama". Nouveau mail, cette fois aux Yakama, après avoir vérifier que le lieu restait compatible avec le reste du programme. Réponse positive, le Pow Wow de Yakama Nation Legends Casino se déroule à Toppenish du vendredi au dimanche aux bonnes dates et "Nous serions alors heureux de vous compter parmi nos invités!" Nous inscrivons Toppenish dans notre programme, le samedi 28 Août. Cela nous fait faire un détour de 300km entre Crater Lake NP et Olympic NP, mais ça permet de traverser le Rainier NP qui n'était pas initialement au programme.
Quelques règles à connaître Lu sur un site français (www.4winds.info/events/powwow/index.php) : Pour assurer un bon déroulement du Pow-wow, des règles strictes sont à respecter: L'aire de danse est sacrée et impénétrable sans l'autorisation du Maître de Cérémonie. Les costumes des danseurs ont une importance particulière. Il ne faut donc pas les toucher sans la permission des danseurs. Le Tambour est le Centre du Pow-wow: il ne faut donc pas le toucher, ni s'asseoir près de lui. Si une plume tombe à terre, ELLE NE DOIT JAMAIS ÊTRE RAMASSEE !! De plus les sièges sont réservés aux danseurs et à leur famille
Notre après-midi au Pow Wow Yakama Et le 28 Août, nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes River, chez les récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent, sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organise le 8ème Pow Wow de la Nation Yakama.
Après un passage à l'hôtel, déposer nos valises et se renseigner sur le lieu, nous nous rendons au site du rassemblement. L'entrée du parking dans un grand pré est gratuite. Nous sommes pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne. Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés.
Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : un grand chapiteau, avec des gradins aux extrémités et plusieurs rangs de chaises sur les cotés. Sur l'estrade près de la sono, responsables et commentateurs - le drapeau américain côtoie celui de la nation Yakama.
Au milieu se rassemblent plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et moins jeunes.
Au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance, ils commencent à danser en faisant le tour de la piste. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.
Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici... ah mais si, nous !
Les femmes sont en tête de la parade, nous sommes intrigués par les pas glissés des plus âgées et ceux plus virevoltant des jeunes filles. Les hommes suivent. Difficile de prendre des photos, alors la fonction caméra est utilisée (je sais maintenant comment vous en faire profiter).
Les compétitions débutent par les enfants de 5 ans et moins, les plus p'tits encadrés par la maman, c'est qu'on commence jeune ! Et il y a 1500$ à gagner pour cette catégorie ! Nous les retrouvons à la sortie.
Viennent ensuite les juniors de 6 à 12 ans – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés. Puis les Teen de 13 à 17 ans. Chaque catégorie fait 3 danses …
Ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants.
Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , d'un coté ce sont les marchands, avec les bijoux indiens, des vêtements classiques ou des TS, des CD, et les éléments pour faire les tenues des danseurs. De l'autre coté, ce sont de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons la police qui surveille. Nous faisons quelques achats, pas de made in china ici, et mangeons une sorte de galette, c'est pas mauvais du tout.
Quand nous retournons au grand chapiteau, les danses des femmes sont terminées … C'est maintenant le tour des seniors – plus de 55 ans – toujours vifs en tout cas. Nous notons plusieurs choses, que nous n'avions pas trop remarqué avant : tous les concurrents portent un numéro, le jury, du moins les notateurs, car il faut bien noter les concurrents, se tiennent au milieu de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs il y a des réserves d'eau dans la glace au pied des mats centraux. Il faut dire qu'il fait chaud et chaque danse doit être vraiment épuisante. Nous retrouvons les seniors à la sortie.
Maintenant on peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour. Un micro les relie à la sono générale. Pas évidents de distinguer les subtilités des différents chants et de comprendre les variation de rythme de la batterie.
La dernière compétition est celle des adultes 18-54 ans parmi lesquels les jeunes « guerriers » on revêtu des tenues avec une débauche de plumes aux couleurs vives dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés. A l'invite d'une mère indienne, nous terminons l'après midi assis dans les gradins
En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le maitre de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.
Pour notre prochain voyage, en 2012, dans une autre région, nous essaieront aussi d’assister à un Pow Wow, mais il faudra reprendre au début : trouver un lieu et une date compatible avec la base de notre planning.
Nevada – Great Basin National Park
Qui ne connait pas le Nevada ? La Vegas et les hôtels-casinos du Strip, le Cirque du Soleil … Et tous ceux qui en sont sortis, c'était pour une balade au Red Canyon ou à la magnifique Valley of Fire. A part ça, le Nevada, c'est le désert. Il y a pourtant un parc national, un seul exclusivement au Nevada, et bien peu s'y sont aventurés. Il faut dire que le Great Basic National Park, est plutôt isolé. Le désert du Great Basic, c'est le 3ème grand désert du sud ouest américain avec le Mojave Desert en Californie et le Sonoran desert en Arizona. C'est peut être le plus aride et le plus retiré, là où même les plus modernes des aventuriers peuvent se perdent. Le National park est situé à environ 300 miles au nord de Las Vegas, tout près de l'Utah. L'ancienne cité minière de Ely est la ville la plus proche, à 70 miles. L'accès principal est situé au village de Baker (68h) où l'on trouve quelques logements et un minuscule magasin. Le visiter center est aussi à Baker, près de la grand-route, à l'extérieur du parc.

L'entrée du parc est située à environ 8km et elle est gratuite.
Le parc en lui-même n'a rien de vraiment désertique. Les sommets enneigés à près de 4000m apparaissent au-dessus d'une forêt dense. La route qui y pénètre s'élève de 1000m en lacets, sur 20km en offrant quelques beaux points de vue et le point de départ de randonnées montagnardes.


Près du camping au bout de la route, part une piste de randonnée vers le sommet du Wheeler Peek, randonnée qui peut se faire guidée par un ranger. Il y a 900m de dénivelé, avec des vues sur plusieurs lacs et le Rock glacier, ainsi que sur le Bristlecone Pine grove, une touffe de cet arbre qui peut vivre 4700 ans.


Pour les marcheurs moins enthousiastes, une petite promenade botanique offre une brève découverte de la forêt d'altitude à partir du camping. En ce 9 juin 2009, il y a encore de la neige, nous sommes un peu au-dessus de 3000m. Le chemin est souvent un plancher qui enjambe les ruisseaux de neige fondue.


Il y a plusieurs autres entrées à ce parc qui est immense (312 km2), mais qui accueille moins de 100000 visiteurs par an. Des pistes conduisent à des campings et des trails vers des Bristlecone Pine groves. La piste la plus au sud, carrossable qu'en 4x4, conduit à Lexington Arche.
L'entré principale mène aussi au Lehman Caves National Monument, dont le classement au titre des sites nationaux est plus ancien que celui du Great Basin lui-même. Son visitor center est indépendant.

La visite des grottes est guidée et payante. Nous nous inscrivons pour la première possible, celle de 90 minutes, après nous être assurés qu'il y avait très peu de marches à monter. Une ranger accueille le petit groupe et nous guide vers une visite époustouflante. Des milliers, des millions de stalactites et de stalagmites, des petits, des grands, des fins, des gros … du début jusqu'à la fin.

Pas manqué, notre guide nous fait le coup de la panne de courant, mais c'est pour nous montrer ce que laissaient voir les chandelles des premiers explorateurs de ces galeries souterraines.
Lehman Caves est sans doute le lieu le plus intéressant à voir à Great Basin. C'est aussi une plus belles galeries souterraines de l'ouest.En rentrant à Ely où nous logeons, nous prenons un raccourci dans la montagne par la Osceola road toute proche du parc. La piste carrossable en 4x4 traverse la montagne. Surtout tôle ondulée au départ, la piste grimpe à plus de 2300m pour redescendre vers le village fantôme d'Osceola, là où fut trouvé la plus grosse petite d'or (6000$) du Nevada en 1877. Village fantôme ? Des vieilles cabanes avec une antenne parabolique ! Et il y a du monde au cimetière, des touristes ?

A Ely, le Nevada hôtel est un de ces hôtels-casinos mythiques de la grande époque minière. Certains acteurs comme Gary Cooper ont ici leur étoile dans le trottoir. Lorsque nous arrivons, il y a un rassemblement de motard et une haie de Harley est stationnée devant l'hôtel.


A venir - Wind Cave NP et Jewel Cave NM - Olympic NP ? - Glacier NP ? et quelques dizaines d'autres