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Retour de Birmanie - Informations hébergements et divers English translation pending
Bonjour à tous,
Voici en premier jet quelques éléments sur mon voyage au Myanmar du 07 au 31/03/2011.
Je pense m’atteler prochainement à la réalisation d’un blog où j’aurai plus de place pour détailler mon parcours et joindre quelques photos…
Organisation du voyage :
comme beaucoup, j’ai largement profité des conseils et infos donnés par les uns et les autres sur ce forum. Une mine d’informations qui viennent compléter ce qu’on trouve dans les guides.
J’ai établi moi-même mon itinéraire et j’ai fait quelques réservations de mon côté, notamment pour le logement à Mandalay (Peacock Lodge) et Nyaungshwe (Princess Garden Hotel).
J’ai confié tout les réservations d’hôtels et de vols intérieurs à l’agence White Lotus de Yangon que je recommande particulièrement. J’ai été en contact régulier avec Mme WIN pour la préparation de mon voyage que ce soit par email ou par téléphone lorsqu’internet ne fonctionnait pas. J’ai toujours eu une réponse rapide (et favorable) à mes demandes.
Avant mon départ, Mme WIN m’avait indiqué qu’une de ses employées serait à l’arrivée de mon vol pour me conduire à leur agence et ensuite à mon hôtel. C’était bien le cas et je peux dire que c’est vraiment très appréciable quand on débute un voyage…
Après avoir réglé en USD le montant de la facture, nous avons rejoint notre hôtel, toujours accompagné de l’employée de Mme WIN. Celle-ci nous a remis peu après les billets d’avion qu’elle avait été chercher à Air Mandalay.
Mme WIN est d’une gentillesse incomparable et mérite vraiment qu’on lui fasse un peu de pub…
Vols intérieurs :
Les vols intérieurs ont tous été effectués avec Air Mandalay (Yangon-Mandalay / Bagan-Heho / Heho-Yangon / Yangon-Sittwe / Sittwe-Yangon). Pour deux personnes, la facture s’est élevée à 1010 USD.
Petite parenthèse concernant Air Mandalay : les retards sont fréquents comparativement aux autres compagnies. De plus, l’information des passagers dans ce domaine est nulle alors qu’Air Bagan et Asian Wings informent leurs passagers des délais de retard. J’ai mentionné ce fait à Mme WIN.
Hébergements :
Mon épouse et moi n’étant pas « routards » de nature (ni de naissance…), nous avons opté pour une gamme d’hébergement moyenne, sans rechercher systématiquement le grand luxe partout où nous allions.
Yangon: nous sommes descendus au Summit Park View, à 10 mn à pied de la Shwedagon. Apparemment l’hôtel le mieux placé pour ça. Nous avions une chambre « Pagoda View » (50 USD la nuit). On ne regrette pas ce choix car la vue sur la pagode, de jour comme de nuit, est époustouflante !
L’hôtel accuse un peu le poids des ans mais reste tout à fait convenable. Le service est irréprochable, le personnel attentif et serviable (réception, étages, restaurant, …). La grande piscine est appréciable pour se détendre après les visites sous le soleil.
Très bon point également pour la restauration et surtout le buffet « breakfast » qui propose plats birmans traditionnels et petit-déj occidental habituel.
Nous mangions à l’hôtel le soir car il n’y a pas beaucoup de possibilité à proximité et il faudrait prendre un taxi pour diner ailleurs.
L’hôtel est à environ 12 km de l’aéroport (20 à 25 mn en taxi). Le coût du taxi est de 7000 Kt. A ce sujet, a l’aéroport de Yangon, payer le taxi dès la récupération des bagages à un petit comptoir où on vous donnera un bon à remettre au chauffeur à l’extérieur. Pratique et évite les discussions inutiles…
- Info pour la visite de la Shwedagon : depuis l’hôtel, l’entrée la plus proche est l’entrée Ouest, très peu utilisée. Nous l’avons empruntée à chaque fois et nous n’avons pas payé lors de notre première visite, tout à fait involontairement puisqu’il n’y avait personne dans la guérite et nous avons fait nos 3 heures de promenade sans être contrôlé par quiconque…
Mandalay : J’avais directement réservé plusieurs semaines à l’avance au Peacock Lodge. Excellents contacts par email, réponses rapides. Le lodge est situé un peu en retrait du centre-ville, ce qui n’est à mon avis pas un une mauvaise chose, vu la circulation et le bruit en pleine ville. Le quartier est très calme et agréable. Nous nous y promenions dès le matin 6H30 au lever du soleil.
Le Peacock Lodge a les faveurs du LP. C’est pour ça que je nous l’avions choisi. Je pense qu’il devra rectifier ses appréciations à la prochaine édition, non pas en ce qui concerne la gentillesse et la disponibilité du personnel, irréprochable dans ce domaine, ni en ce qui concerne la restauration (breakfast et diner vraiment bien) mais surtout en ce qui concerne la qualité de l’hébergement.
C’est en effet très limite. Nous avions une chambre juste derrière la réception au rez-de-chaussée et j’ai trouvé l’état général vraiment très très moyen. La salle de bain mérite un gros carton rouge : moisissures importantes dans la douche, évacuation d’eau approximative, …
Grosse déception pour nous car nous nous attendions à quelque chose de simple mais propre et en bon état, ce qui est loin d’être le cas. De tout notre voyage, c’est l’endroit que nous avons le moins bien apprécié.
Monywa : Logement réservé au Monywa Hotel par White Lotus. Coût : 23 USD avec petit-déj.
Bof-bof… Mais pas trop le choix dans cette ville sans charme ni intérêt particulier. Le personnel de la réception est froid et peu loquace, style soviétique. Tout comme la décoration de la salle à manger voisine froide et sans âme.
Les chambres sont situées dans de petits bungalows sympas dans le parc bien arboré. Ils sont confortables et propres mais sans fioritures là non plus. La peinture verte des murs vient peut-être aussi d’union soviétique…
Le petit-déjeuner est frugal, raison de plus pour ne pas s’attarder à Monywa…
Bagan : Séjour de 4 nuits au Bagan Thande Hotel à Old Bagan, réservé par White Lotus (40 USD la nuit pour une chambre avec vue sur l’Irrawady.
Superbe hôtel. Absolument rien à redire : situation au bord du fleuve, cadre, piscine, service, restauration, qualité, … tout est au top.
Un des meilleurs endroits où nous ayons séjourné au Myanmar.
Certains reprocheront aux établissements d’Old Bagan d’être éloignés de Nyaung U… Soit, mais ça ne nous a pas manqué particulièrement. De plus, l’avantage est d’être en position centrale pour la visite de la plaine de Bagan.
Pindaya : Une nuit au Inle Inn Pindaya Hôtel, réservé par White Lotus (35 USD la nuit – Bamboo Hut). Très bel établissement. Là aussi, accueil irréprochable, chambre hyper clean, restaurant top, personnel impeccable et attentif, … Je conseille sans réserve cet hôtel.
Petit bémol pour nous : le froid ! (on est pas habitué, en vit en Polynésie…). Ca caillait vraiment dans la région de Heho le jour de notre arrivée. Pas de chauffage bien sur mais on a eu droit aux bouillottes le soir dans le lit. Un pur régal !
Taunggyi : Une nuit au KBZ Hotel (ex Paradise) – 37 USD la nuit, réservé par White Lotus.
Pas trop le choix en matière de logement à Taunggyi, ville de passage et non de séjour. On y séjournait avant d’aller à Kakku.
Hôtel de type chinois, austère, froid. Par contre, le personnel est serviable et très gentil. Les chambres sont spacieuses mais très mal conçues. Problème récurrent au Myanmar : la douche dans les salles de bain. Un concept complètement ahurissant dont je n’arrive toujours pas à trouver la justification : la salle de bain est à elle seule un vaste bac de douche ! Vous ouvrez le robinet de douche, et tout est trempé, du WC au lavabo, serviettes, … L’écoulement est au sol mais à l’opposé de la douche, bien entendu, de préférence près des toilettes… A chaque fois que vous revenez dans la salle de bain, vous pataugez…
Nyaungshwe (Inle) :
Autre coup de cœur pour nous : Le Princess Garden Hotel – Réservé par nous avant le départ. (35 USD la nuit)
Un bijou ! Les quelques appréciations lues ça et là sont conformes à la réalité : hôtel neuf, restauration au top, gentillesse et disponibilité du patron, de son épouse et du personnel impossible à prendre en défaut, situation... Bref, un séjour de rêve.
Nous avons pu profiter de la superbe (et immense) piscine car il faisait très chaud lors de notre séjour. L’hôtel met gratuitement des vélos à disposition. Il dispose aussi d’un taxi attitré.
Les 7 bungalows sont très jolis, répartis dans un très beau jardin bien arboré, très bien entretenu comme tout le reste d’ailleurs. Frigo dans la chambre mais pas de télé. Belle salle de bain, propre et fonctionnelle !
L’hôtel est situé en limite sud de la ville, à 15 mn à pied du centre, soit à 5 mn en vélo. Vraiment pas un handicap… Il est bordé par un petit canal non navigable (donc pas de bruits de moteurs…)
Curieusement, cet établissement semble être le repaire de nos amis allemands qui se donnent tous le mot pour y séjourner. A nous d’en faire autant maintenant !
Sittwe : Une nuit au Noble Hotel (réservé par White Lotus – 40 USD la nuit). Pas trop le choix dans cette ville de passage pour les touristes. Hôtel de style chinois là encore. Pas de charme, mal conçu, chambres propres mais minuscules avec frigo et TV sat. Salle de bain birmane détenant la palme dans sa catégorie (sans jeu de mots) !
Petit-déjeuner plus que moyen mais on leur pardonne…
Mrauk U : 3 nuits au Vesali Resort (réservé par White Lotus – 40 USD la nuit)
Très bon hôtel pour cette petite ville isolée. Situé à la sortie est de la ville, l’endroit est calme et bien aménagé (jardin arboré, fleuri). Les bungalows jumelés sont simples mais corrects et propres. Belle salle de bain avec une douche NORMALE !
Pas d’électricité 24/24H, seulement le soir de 18H à 23H. Un réseau sur batterie pour un éclairage d’appoint dans la chambre et la salle de bain pendant la nuit.
Bon petit-déj et repas du soir excellent (à réserver dès le matin).
Réservation de vélos sur demande, excursions possibles, …
Le jeune birman de la réception parle un anglais parfait et il est d’une disponibilité et d’une gentillesse rarement rencontrée. Il s’est mis en quatre pour nous trouver un bateau pour le retour sur Sittwe.
Un sentier privé mène au sommet de la colline où se trouve la pagode Shwetaung, d’où la vue le matin et le soir est sublime.
Voilà pour ce qui est de la partie logistique. J’espère que ça pourra en aider quelques uns pour leur futur voyage. Je reviendrai un peu plus tard pour le reste…
A+
Eric
Voici en premier jet quelques éléments sur mon voyage au Myanmar du 07 au 31/03/2011.
Je pense m’atteler prochainement à la réalisation d’un blog où j’aurai plus de place pour détailler mon parcours et joindre quelques photos…
Organisation du voyage :
comme beaucoup, j’ai largement profité des conseils et infos donnés par les uns et les autres sur ce forum. Une mine d’informations qui viennent compléter ce qu’on trouve dans les guides.
J’ai établi moi-même mon itinéraire et j’ai fait quelques réservations de mon côté, notamment pour le logement à Mandalay (Peacock Lodge) et Nyaungshwe (Princess Garden Hotel).
J’ai confié tout les réservations d’hôtels et de vols intérieurs à l’agence White Lotus de Yangon que je recommande particulièrement. J’ai été en contact régulier avec Mme WIN pour la préparation de mon voyage que ce soit par email ou par téléphone lorsqu’internet ne fonctionnait pas. J’ai toujours eu une réponse rapide (et favorable) à mes demandes.
Avant mon départ, Mme WIN m’avait indiqué qu’une de ses employées serait à l’arrivée de mon vol pour me conduire à leur agence et ensuite à mon hôtel. C’était bien le cas et je peux dire que c’est vraiment très appréciable quand on débute un voyage…
Après avoir réglé en USD le montant de la facture, nous avons rejoint notre hôtel, toujours accompagné de l’employée de Mme WIN. Celle-ci nous a remis peu après les billets d’avion qu’elle avait été chercher à Air Mandalay.
Mme WIN est d’une gentillesse incomparable et mérite vraiment qu’on lui fasse un peu de pub…
Vols intérieurs :
Les vols intérieurs ont tous été effectués avec Air Mandalay (Yangon-Mandalay / Bagan-Heho / Heho-Yangon / Yangon-Sittwe / Sittwe-Yangon). Pour deux personnes, la facture s’est élevée à 1010 USD.
Petite parenthèse concernant Air Mandalay : les retards sont fréquents comparativement aux autres compagnies. De plus, l’information des passagers dans ce domaine est nulle alors qu’Air Bagan et Asian Wings informent leurs passagers des délais de retard. J’ai mentionné ce fait à Mme WIN.
Hébergements :
Mon épouse et moi n’étant pas « routards » de nature (ni de naissance…), nous avons opté pour une gamme d’hébergement moyenne, sans rechercher systématiquement le grand luxe partout où nous allions.
Yangon: nous sommes descendus au Summit Park View, à 10 mn à pied de la Shwedagon. Apparemment l’hôtel le mieux placé pour ça. Nous avions une chambre « Pagoda View » (50 USD la nuit). On ne regrette pas ce choix car la vue sur la pagode, de jour comme de nuit, est époustouflante !
L’hôtel accuse un peu le poids des ans mais reste tout à fait convenable. Le service est irréprochable, le personnel attentif et serviable (réception, étages, restaurant, …). La grande piscine est appréciable pour se détendre après les visites sous le soleil.
Très bon point également pour la restauration et surtout le buffet « breakfast » qui propose plats birmans traditionnels et petit-déj occidental habituel.
Nous mangions à l’hôtel le soir car il n’y a pas beaucoup de possibilité à proximité et il faudrait prendre un taxi pour diner ailleurs.
L’hôtel est à environ 12 km de l’aéroport (20 à 25 mn en taxi). Le coût du taxi est de 7000 Kt. A ce sujet, a l’aéroport de Yangon, payer le taxi dès la récupération des bagages à un petit comptoir où on vous donnera un bon à remettre au chauffeur à l’extérieur. Pratique et évite les discussions inutiles…
- Info pour la visite de la Shwedagon : depuis l’hôtel, l’entrée la plus proche est l’entrée Ouest, très peu utilisée. Nous l’avons empruntée à chaque fois et nous n’avons pas payé lors de notre première visite, tout à fait involontairement puisqu’il n’y avait personne dans la guérite et nous avons fait nos 3 heures de promenade sans être contrôlé par quiconque…
Mandalay : J’avais directement réservé plusieurs semaines à l’avance au Peacock Lodge. Excellents contacts par email, réponses rapides. Le lodge est situé un peu en retrait du centre-ville, ce qui n’est à mon avis pas un une mauvaise chose, vu la circulation et le bruit en pleine ville. Le quartier est très calme et agréable. Nous nous y promenions dès le matin 6H30 au lever du soleil.
Le Peacock Lodge a les faveurs du LP. C’est pour ça que je nous l’avions choisi. Je pense qu’il devra rectifier ses appréciations à la prochaine édition, non pas en ce qui concerne la gentillesse et la disponibilité du personnel, irréprochable dans ce domaine, ni en ce qui concerne la restauration (breakfast et diner vraiment bien) mais surtout en ce qui concerne la qualité de l’hébergement.
C’est en effet très limite. Nous avions une chambre juste derrière la réception au rez-de-chaussée et j’ai trouvé l’état général vraiment très très moyen. La salle de bain mérite un gros carton rouge : moisissures importantes dans la douche, évacuation d’eau approximative, …
Grosse déception pour nous car nous nous attendions à quelque chose de simple mais propre et en bon état, ce qui est loin d’être le cas. De tout notre voyage, c’est l’endroit que nous avons le moins bien apprécié.
Monywa : Logement réservé au Monywa Hotel par White Lotus. Coût : 23 USD avec petit-déj.
Bof-bof… Mais pas trop le choix dans cette ville sans charme ni intérêt particulier. Le personnel de la réception est froid et peu loquace, style soviétique. Tout comme la décoration de la salle à manger voisine froide et sans âme.
Les chambres sont situées dans de petits bungalows sympas dans le parc bien arboré. Ils sont confortables et propres mais sans fioritures là non plus. La peinture verte des murs vient peut-être aussi d’union soviétique…
Le petit-déjeuner est frugal, raison de plus pour ne pas s’attarder à Monywa…
Bagan : Séjour de 4 nuits au Bagan Thande Hotel à Old Bagan, réservé par White Lotus (40 USD la nuit pour une chambre avec vue sur l’Irrawady.
Superbe hôtel. Absolument rien à redire : situation au bord du fleuve, cadre, piscine, service, restauration, qualité, … tout est au top.
Un des meilleurs endroits où nous ayons séjourné au Myanmar.
Certains reprocheront aux établissements d’Old Bagan d’être éloignés de Nyaung U… Soit, mais ça ne nous a pas manqué particulièrement. De plus, l’avantage est d’être en position centrale pour la visite de la plaine de Bagan.
Pindaya : Une nuit au Inle Inn Pindaya Hôtel, réservé par White Lotus (35 USD la nuit – Bamboo Hut). Très bel établissement. Là aussi, accueil irréprochable, chambre hyper clean, restaurant top, personnel impeccable et attentif, … Je conseille sans réserve cet hôtel.
Petit bémol pour nous : le froid ! (on est pas habitué, en vit en Polynésie…). Ca caillait vraiment dans la région de Heho le jour de notre arrivée. Pas de chauffage bien sur mais on a eu droit aux bouillottes le soir dans le lit. Un pur régal !
Taunggyi : Une nuit au KBZ Hotel (ex Paradise) – 37 USD la nuit, réservé par White Lotus.
Pas trop le choix en matière de logement à Taunggyi, ville de passage et non de séjour. On y séjournait avant d’aller à Kakku.
Hôtel de type chinois, austère, froid. Par contre, le personnel est serviable et très gentil. Les chambres sont spacieuses mais très mal conçues. Problème récurrent au Myanmar : la douche dans les salles de bain. Un concept complètement ahurissant dont je n’arrive toujours pas à trouver la justification : la salle de bain est à elle seule un vaste bac de douche ! Vous ouvrez le robinet de douche, et tout est trempé, du WC au lavabo, serviettes, … L’écoulement est au sol mais à l’opposé de la douche, bien entendu, de préférence près des toilettes… A chaque fois que vous revenez dans la salle de bain, vous pataugez…
Nyaungshwe (Inle) :
Autre coup de cœur pour nous : Le Princess Garden Hotel – Réservé par nous avant le départ. (35 USD la nuit)
Un bijou ! Les quelques appréciations lues ça et là sont conformes à la réalité : hôtel neuf, restauration au top, gentillesse et disponibilité du patron, de son épouse et du personnel impossible à prendre en défaut, situation... Bref, un séjour de rêve.
Nous avons pu profiter de la superbe (et immense) piscine car il faisait très chaud lors de notre séjour. L’hôtel met gratuitement des vélos à disposition. Il dispose aussi d’un taxi attitré.
Les 7 bungalows sont très jolis, répartis dans un très beau jardin bien arboré, très bien entretenu comme tout le reste d’ailleurs. Frigo dans la chambre mais pas de télé. Belle salle de bain, propre et fonctionnelle !
L’hôtel est situé en limite sud de la ville, à 15 mn à pied du centre, soit à 5 mn en vélo. Vraiment pas un handicap… Il est bordé par un petit canal non navigable (donc pas de bruits de moteurs…)
Curieusement, cet établissement semble être le repaire de nos amis allemands qui se donnent tous le mot pour y séjourner. A nous d’en faire autant maintenant !
Sittwe : Une nuit au Noble Hotel (réservé par White Lotus – 40 USD la nuit). Pas trop le choix dans cette ville de passage pour les touristes. Hôtel de style chinois là encore. Pas de charme, mal conçu, chambres propres mais minuscules avec frigo et TV sat. Salle de bain birmane détenant la palme dans sa catégorie (sans jeu de mots) !
Petit-déjeuner plus que moyen mais on leur pardonne…
Mrauk U : 3 nuits au Vesali Resort (réservé par White Lotus – 40 USD la nuit)
Très bon hôtel pour cette petite ville isolée. Situé à la sortie est de la ville, l’endroit est calme et bien aménagé (jardin arboré, fleuri). Les bungalows jumelés sont simples mais corrects et propres. Belle salle de bain avec une douche NORMALE !
Pas d’électricité 24/24H, seulement le soir de 18H à 23H. Un réseau sur batterie pour un éclairage d’appoint dans la chambre et la salle de bain pendant la nuit.
Bon petit-déj et repas du soir excellent (à réserver dès le matin).
Réservation de vélos sur demande, excursions possibles, …
Le jeune birman de la réception parle un anglais parfait et il est d’une disponibilité et d’une gentillesse rarement rencontrée. Il s’est mis en quatre pour nous trouver un bateau pour le retour sur Sittwe.
Un sentier privé mène au sommet de la colline où se trouve la pagode Shwetaung, d’où la vue le matin et le soir est sublime.
Voilà pour ce qui est de la partie logistique. J’espère que ça pourra en aider quelques uns pour leur futur voyage. Je reviendrai un peu plus tard pour le reste…
A+
Eric
Avis sur itinéraire de douze jours au Rajasthan English translation pending
Bonjour.
Nous partons de fin Avril à début Mai au Rajasthan. Nous l'avons déjà fait une fois ce qui explique les absences d'incontournables comme Jaisalmer dans le circuit.
Pouvez vous me donner des avis sur la faisabilité du truc en formule chauffeur + hotels.
Merci.
Itinéraire :
Jour 1: Arrivée à Dehli puis on attaque : de Delhi to Mandawa throught Jhunjhunu et Nawalgarh
Visites : Jhunjhunu : Rani Sati Temple. Nawalgarh & Mandawa : Havelis
Jour 2 : En route vers Jodhpur
Jour 3 : Jodhpur
Visites : Forteresse de Mehrangarh; Mémorial Jaswant Thada; Sardar Bazar ; Villages vishnoïs ?
Jour 4 : De Jodhpur to Udaïpur en passant par Ranakpur et Kumbhalgarh
Visites : Ranakpur :Temples. Kumbhalgarh : Fort
Jour 5 : Udaïpur
Visites : Udaïpur : Spectacle de danses au Bagore-Ki-Haveli. Temple de Jagdish ; Vieille ville ; Ghâts ; Promenade sur le lac ; Son et lumière au City Palace ? ; Temples de Nagda et d'Eklingji
Jour 6 : De Udaïpur à Bundi en passant par Chittorgarh
Visites : Chittorgarh : Forteresse
Bundi : Bassin Dhabai Kund ; Vieille ville et marché aux légumes/sabzi
Jour 7 : De Bundi à Roopangarh
Bundi : Bundi Palace ; Fort Taragarh ; Puits Rani-Ki-Baori
Roopangarh : Forteresse
Jour 8: De Roopangarh à Jaïpur
Jaïpur : Observatoire Jantar Mantar ; Cénotaphes de Gaitor ; Fort Jaigarh ; Bazars ; Cinéma
Jour 9: De Jaïpur à Agra en passant par Abhaneri
Jaïpur : Colline de Galta : Monkey Temple et Surya Mandir
Abhaneri : Puits Chand Baori
Jour 10 : Agra
Visites : Taj Mahal ; Mausolée Itimad-ud-Daulah ; Mausolée d’Akbar à Sikandra
Jour 11: De Agra à Delhi et crochet par Deeg
Visites : Deeg : Palace
Jour 12: Delhi
Visites : New Delhi : Qutb Minar ; Tombe d'Humayoun ; India Gate et Rajpath Old Delhi : Fort Rouge ; Mosquée Jama Masjid ; Temple sikh Gurudwara Sis Ganj ; Chandni Chowk ; Raj Ghât.
Merci de vos avis
Itinéraire :
Jour 1: Arrivée à Dehli puis on attaque : de Delhi to Mandawa throught Jhunjhunu et Nawalgarh
Visites : Jhunjhunu : Rani Sati Temple. Nawalgarh & Mandawa : Havelis
Jour 2 : En route vers Jodhpur
Jour 3 : Jodhpur
Visites : Forteresse de Mehrangarh; Mémorial Jaswant Thada; Sardar Bazar ; Villages vishnoïs ?
Jour 4 : De Jodhpur to Udaïpur en passant par Ranakpur et Kumbhalgarh
Visites : Ranakpur :Temples. Kumbhalgarh : Fort
Jour 5 : Udaïpur
Visites : Udaïpur : Spectacle de danses au Bagore-Ki-Haveli. Temple de Jagdish ; Vieille ville ; Ghâts ; Promenade sur le lac ; Son et lumière au City Palace ? ; Temples de Nagda et d'Eklingji
Jour 6 : De Udaïpur à Bundi en passant par Chittorgarh
Visites : Chittorgarh : Forteresse
Bundi : Bassin Dhabai Kund ; Vieille ville et marché aux légumes/sabzi
Jour 7 : De Bundi à Roopangarh
Bundi : Bundi Palace ; Fort Taragarh ; Puits Rani-Ki-Baori
Roopangarh : Forteresse
Jour 8: De Roopangarh à Jaïpur
Jaïpur : Observatoire Jantar Mantar ; Cénotaphes de Gaitor ; Fort Jaigarh ; Bazars ; Cinéma
Jour 9: De Jaïpur à Agra en passant par Abhaneri
Jaïpur : Colline de Galta : Monkey Temple et Surya Mandir
Abhaneri : Puits Chand Baori
Jour 10 : Agra
Visites : Taj Mahal ; Mausolée Itimad-ud-Daulah ; Mausolée d’Akbar à Sikandra
Jour 11: De Agra à Delhi et crochet par Deeg
Visites : Deeg : Palace
Jour 12: Delhi
Visites : New Delhi : Qutb Minar ; Tombe d'Humayoun ; India Gate et Rajpath Old Delhi : Fort Rouge ; Mosquée Jama Masjid ; Temple sikh Gurudwara Sis Ganj ; Chandni Chowk ; Raj Ghât.
Merci de vos avis
Bamako/Lomé à moto... en passant par le Ghana English translation pending
J’aimerais faire passer ce voyage pour une vraie aventure, remplie de galères, de bricolage, de moments de désespoir, de chutes, d’engueulades et pourquoi pas du sang et des larmes (je m’emballe je sais) … « malheureusement », tel ne fut pas le cas, et malgré un matériel improbable, des pays peu traversés, c’est bien le récit de vacances que je m’apprête à vous raconter … aucun souci, aucune prise de bec, aucune frayeur (ou presque), bref, que du bonheur.
Chaque chose en son temps, tout d’abord voici un petit aperçu de notre périple de 9 jours et 2500 km dont plus de 1000 de grosses pistes africaines en terre (avec des trous et un peu de sable de temps en temps) qui nous aura amené à rouler dans quatre pays différents.

En pointillé, la piste, les étoiles correspondant aux éprouvants passages de frontière.
PREPARATION
Les motos, mes petites chéries, ont 21 ans et 95000 km chacune, les suspensions sont très fatiguées, le moteur d’une des deux, celle que je prendrai a l’allumage qui mierde (roule sur un cylindre) et elles n’ont pas roulé depuis 3 ans et demi après un long périple qui les ont conduit difficilement mais fièrement de Paris à Bamako. Pour les faire repartir, il fallait un projet et un complice … les deux sont venus naturellement puisque mon principal partenaire de voyage moto « européen » est d’origine togolaise et une grande partie de sa famille réside à Lomé Togo. Il est grand (indispensable pour l’Africa twin), il est résistant, capable d’enchainer les bornes sans broncher et surtout il est cool et n’a presque peur de rien et surtout pas de l’inconnu. En un mot c’est le candidat idéal tout comme l’était Mathieu pour la traversée de la Mauritanie (c’est dur la Mauritanie), il s’appelle Sylvestre dit Coco dit mon gros renoi.
Le projet est là, reste à savoir si les grands-mères Honda redémarrent … Décembre 2010, encore un mariage familial à Bamako, l’occasion rêvé pour se confronter à la dure réalité : motos sous 3 cm de poussière qui tirent la gueule, je leur donne 50% de chance (voire 30 % pour la mienne) … filtre à essence et à air changés, nettoyage effectué, booster en place, reste à pousser le bouton magique … ooooh ça c’est bon, en moins de 10 minutes, elles démarrent … je les essaie, rien à signaler (en tout cas rien de nouveau), les moteurs ne p !ssent pas l’essence, ne s’étouffent pas … j’en reste pour le moins bouche bée, leur réputation d’increvabilité n’est pas usurpé, j’aimerais bien voir la tronche de ma KTM dans 20 ans …
« Coco ? Ouais c’est moi, bon bah tu peux acheter ton matos, c’est parti ! »
J’arrive 3 jours avant le départ officiel dans ma belle famille pour « peaufiner » les deux grosses : changement des roulements de roue arrière pour la mienne, batteries neuves , vidange, changement de pneus arrière pour les deux sans parler du remplacement de quelques vis rouillés par des neuves. Les motos sont prêtes, je tombe malade, je guéris et Coco arrive.

MALI/BURKINA
A la base, nous devions remonter un peu le Mali en longeant le Niger par les pistes pour arriver au pays dogon et sa fabuleuse falaise … c’est un peu un rêve pour moi d’aller la bas en bécane depuis que j’ai visité cet endroit MAGIQUE (deux fois) mais AQMI et l’exécution à gerber des deux français à 400 bornes de la zone engendrent un pression familiale et un stress qui font que nous changeons d’avis, nous irons droit au Sud directement au Burkina. Faire accepter le voyage à ma femme restée seule avec ma fille n’est déjà pas évident, inutile d’en rajouter même si le risque était minime.
6h30, nous disons au revoir à beau papa et belle maman (très inquiets eux aussi) et c’est parti avec au programme 100 bornes de route goudronnée et 200 bornes de piste. C’est un gros programme mine de rien surtout pour Coco qui découvre et la moto et la piste. Pour moi aussi le réapprentissage de la terre se fera en douceur mais très vite, pour nous deux, c’est que du bonheur … roue arrière en permanence en dérapage, éviter les trous, taper une pointe à 120 aaaaah trou TROU BLANG, désolé petite moto désolé … celui qui est derrière (Coco en ce premier jour ensuite ça tournera) se bouffe de la poussière à en vomir et doit laisser une trentaine de secondes d’écart. Les bornes défilent beaucoup plus lentement que sur route … mais le temps passe plus vite. L’inattention est tout simplement interdite, la chaleur omniprésente et la fatigue grandit.


Nous arrivons à Sikasso à la tombée de la nuit et nous endormons à 20h30. Demain le Burkina nous attend.
Les formalités maliennes se passent sans souci, reste à faire faire le visa burkinabé … et là surprise, le visa est passé de 15 à 140 euros (vérification ultérieure faite c’est bien le cas) … oui rien que ça … nous n’avons pas tout cet argent et devons retourner au Mali, 80 bornes (goudron) aller-retour pour retirer de l’argent. Les visas faits, à nous le Burkina et passablement énervé par cette augmentation abusée du prix (surtout qu’on y reste qu’un seul jour au Burkina), je commets la (grosse) erreur d’oublier de m’arrêter aux douanes … la gendarmerie nous arrête 100 m plus loin, nous signale notre erreur et c’est à des douaniers passablement en colère que nous avons affaire. On nous fait comprendre qu’il va falloir attendre le chef qui revient dans 2h, que nous risquons une amende de 150 euros chacun, bref c’est la loose totale … surtout que 2h en Afrique peut très bien signifier 5. Pas moyen de discuter, on finit par s’asseoir humblement et on attend. Des motards de la gendarmerie en grosse Béhème plutôt moderne (5 ans) tapent la discute avec nous … le calme et la sérénité incarnés, le « leader » nous rassure, nous raconte sa formation de motard dans la gendarmerie en France … bref une chouette rencontre. Au final le chef des douanes revient « à l’heure » et sans nous adresser la parole nous délivre notre laissez-passer sans PV… cool. Première frontière passée, nous nous arrêtons dormir dans la sympathique ville de Bobo-Dioulasso.
GHANA
Le lendemain, nous arrivons à un petit poste frontière ghanéen. Le Ghana, je ne connais pas, c’est une ancienne colonie anglaise (c’est donc anglophone) et très peu de français s’y rendent. Sur google map, ça a l’air plutôt sympa : parcs naturels avec éléphants, gigantesque lac, petites montagnes, plages de rêve. Leur réputation est également d’avoir une administration très pointilleuse … et c’est exactement ce que nous allons constater. Nous avions fait faire le visa à Paris car impossible de l’obtenir sur place, reste donc à faire passer les motos.
« Votre assurance n’est pas valable dans ce pays ».
Voilà, c’est dit de manière d’ailleurs très sympathique et courtoise. Le chef appelle la hiérarchie pour trouver une solution, celle qui se dessine ne nous convient pas (dépôt de 600 euros que soit disant nous récupérerons à la sortie du territoire … à l’autre bout complet du pays … oui oui bien sûr) et après 4h de discussion, appels à l’ambassade de France (« désolé on peut rien faire »), nous nous apprêtons à faire demi-tour et à repayer 140 euros pour re-rentrer au Burkina … super génial, j’adore.
Même Coco n’y croyait plus sauf qu’en Afrique, le mot impossible n’existe pas (ou disons que c’est rare) et un dernier coup de fil du chef nous apprend que nous avons le feu vert pour le laissez-passer … le gars se sera bien démené pour nous (il adore la France et passe des vacances en famille là-bas) et ça mérite bien une petite photo.

Voici la quantité de cochonneries administratives que nous nous trimballons.

100 km de piste et nous voici à Wa, capitale (plutôt sinistre) de la région (pauvre) Nord Ouest du pays. Le lendemain, direction le Parc national de Mole où nous espérons croiser des éléphants et autres antilopes. La piste est beaucoup moins facile (trous trous trous) mais c’est un vrai régal et Coco fait désormais jeu égal (facile avec un cylindre de plus pfff)… je le suis en attendant l’erreur (sic) et bouffe comme jamais de la poussière.

Encore une fois nous sommes en admiration devant les motos : comment font-elles pour encaisser tout ça ? Nous nous reposons à l’hôtel du parc où les singes et autres phacochères se baladent librement.

Le lendemain, 6h00, marche à pied de 3h dans l’espoir de croiser les grosses bêbêtes … Malheureusement, il aurait fallu prendre le 4x4 et malgré des antilopes, des oiseaux, des singes, des crocos, points d’éléphants en vue hormis leurs gigantesques traces. Tant pis, c’est la vie, on n’est pas dans un zoo.

On repart direction le lac Volta, les km de piste sont désormais avalés facilement, les dépassements de camion sont épiques (on voit RIEN), on se tire la bourre avec quelques 4x4 … c’est juste génial et je me dis que Cyril Després fait un chouette boulot. La savane est constamment en prise avec les flammes volontairement déclenchés par les autochtones.

Les autochtones justement parlons-en, partout durant tout notre voyage, ils auront été adorables, partout la même question « vous venez de France avec çà ?? », jamais envahissant (ça change du Maghreb même si j’adore aussi), toujours souriant, respectueux … c’est ce que j’aimerai toujours en Afrique noire et ce sera vrai dans les 4 pays traversés. Il faut aussi savoir que si vous n’aimez pas focaliser les regards, la moto en Afrique n’est pas pour vous, tout le monde vous regarde partout et tout le temps … parfois, lorsqu’on déboule un peu vite (100/110 km/h) sur la piste, les jeunes se lèvent et vous encouragent comme si vous étiez en course … c’est franchement marrant (et parfois grisant, pas envie de les décevoir mouarf). Bref, après avoir dormi dans la ville très très glauque de Yendi (hôtel pourri mais propre), nous voici sur les bords du lac Volta.

Très représentatif de la réussite ou chance que nous aurons eu tout le voyage, le seul souci mécanique, à savoir une crevaison, se passe à 10m d’un marchand de pneu.

Fort heureusement, je surveille le remontage catastrophique du « mécanicien » sinon je me serais retrouvé avec l’étrier de frein arrière pendouillant sur le côté.
Nous décidons d’arrêter de faire les bourgeois et de camper dans la savane … petit chemin de traverse, on s’arrête et nous constatons que partout, nous sommes entourés de flammes … impossible de dormir ici, trop dangereux et nous décidons donc de demander l’hospitalité dans le premier village croisé. Moins de 3 secondes de discussion et nous avons le feu vert du chef tout souriant pour poser la tente où nous voulons. Tout le village nous regarde, les innombrables enfants nous entourent (sans nous envahir, il faut le souligner, alors qu’on est quand même un peu chez eux !!), on nous offre l’eau pour la « douche » (un seau d’eau comme durant tout le voyage d’ailleurs) et des cacahuètes cueillis localement … super expérience.

Le lendemain, on offre une lampe de poche (précieux en Afrique) et une carte google map plastifiée détaillée de la région où le village apparaît presque (ils étaient fascinés par cette carte) et c’est reparti.
La forêt apparaît, les villes et villages deviennent plus jolis, les petites montagnes se dessinent à l’Est et nous nous dirigeons vers de superbes chutes d’eau.

Le petit truc noir dans l’eau en bas sur la deuxième photo fait 1m90… Plus au Sud, nous grimpons sur le sommet du Ghana, juste à la frontière togolaise… 900 m en 30 minutes par 30 °, carrément exténuant.

La piste recommence et notre destination d’arrivée se rapproche.

Plus que quelques dizaines de km, des barrages, des jumelles ( !!!) fort heureusement dans l’autre sens de circulation et nous apercevons l’océan … nous prenons une piste ensablée qui y mène et nous nous arrêtons, heureux et fiers, admiratifs encore une fois (je sais je me répète) devant la robustesse de nos engins.

Je décide de faire le malin et de rouler dans l’eau pour remonter … échec total et lamentable, avec les pneus gonflés, impossible d’avancer et impossible de remonter … en sueur, nous sommes dans l’obligation de demander de l’aide … ça m’a rappelé la Mauritanie.
Après une nuit dans un hôtel tout droit sorti des années 60, nous nous dirigeons vers Lomé au Togo, ville collée à la frontière avec le Ghana. 4 bureaux pour le Ghana, 5 pour le Togo, des tampons dans tous les sens, le petit papier truc machin qu’il faut amener, en échange tu auras un autre papier qui te permettra de tamponner le bidule sans oublier la feuille qu’on t’a donné au début bien sur.
Mais bon, tout se passe pour une fois bien et nous sommes arrivés, c’est la classe.

Il nous reste 3 jours avant l’avion que nous passerons en famille (Coco tout fier), avec une soirée très alcoolisée et très drôle (du grand grand n’importe quoi) sans oublier les bouchons dantesques (vous avez déjà mis 45 minutes à faire 50 m en moto vous ?)

Voilà c’est fini, les motos sont vidés de leur essence, bien rangées sous la bâche, prête qui sait pour de futurs aventures. Ce fut un voyage merveilleux, très très différent du précédent qui m’a amené à Bamako, moins long, moins dure, ni mieux ni moins bien. Si j’avais su en mettant 1500 euros dans une vieille Africa Twin toute pourrie il y a 5 ans que j’aurais fait tout ça avec, je n’y aurais pas cru … et au final, c’est bien le seul objet auquel je suis attaché.
Les voyages en moto, où comment concilier contact avec la population et liberté totale
Chaque chose en son temps, tout d’abord voici un petit aperçu de notre périple de 9 jours et 2500 km dont plus de 1000 de grosses pistes africaines en terre (avec des trous et un peu de sable de temps en temps) qui nous aura amené à rouler dans quatre pays différents.


En pointillé, la piste, les étoiles correspondant aux éprouvants passages de frontière.
PREPARATION
Les motos, mes petites chéries, ont 21 ans et 95000 km chacune, les suspensions sont très fatiguées, le moteur d’une des deux, celle que je prendrai a l’allumage qui mierde (roule sur un cylindre) et elles n’ont pas roulé depuis 3 ans et demi après un long périple qui les ont conduit difficilement mais fièrement de Paris à Bamako. Pour les faire repartir, il fallait un projet et un complice … les deux sont venus naturellement puisque mon principal partenaire de voyage moto « européen » est d’origine togolaise et une grande partie de sa famille réside à Lomé Togo. Il est grand (indispensable pour l’Africa twin), il est résistant, capable d’enchainer les bornes sans broncher et surtout il est cool et n’a presque peur de rien et surtout pas de l’inconnu. En un mot c’est le candidat idéal tout comme l’était Mathieu pour la traversée de la Mauritanie (c’est dur la Mauritanie), il s’appelle Sylvestre dit Coco dit mon gros renoi.
Le projet est là, reste à savoir si les grands-mères Honda redémarrent … Décembre 2010, encore un mariage familial à Bamako, l’occasion rêvé pour se confronter à la dure réalité : motos sous 3 cm de poussière qui tirent la gueule, je leur donne 50% de chance (voire 30 % pour la mienne) … filtre à essence et à air changés, nettoyage effectué, booster en place, reste à pousser le bouton magique … ooooh ça c’est bon, en moins de 10 minutes, elles démarrent … je les essaie, rien à signaler (en tout cas rien de nouveau), les moteurs ne p !ssent pas l’essence, ne s’étouffent pas … j’en reste pour le moins bouche bée, leur réputation d’increvabilité n’est pas usurpé, j’aimerais bien voir la tronche de ma KTM dans 20 ans …
« Coco ? Ouais c’est moi, bon bah tu peux acheter ton matos, c’est parti ! »
J’arrive 3 jours avant le départ officiel dans ma belle famille pour « peaufiner » les deux grosses : changement des roulements de roue arrière pour la mienne, batteries neuves , vidange, changement de pneus arrière pour les deux sans parler du remplacement de quelques vis rouillés par des neuves. Les motos sont prêtes, je tombe malade, je guéris et Coco arrive.

MALI/BURKINA
A la base, nous devions remonter un peu le Mali en longeant le Niger par les pistes pour arriver au pays dogon et sa fabuleuse falaise … c’est un peu un rêve pour moi d’aller la bas en bécane depuis que j’ai visité cet endroit MAGIQUE (deux fois) mais AQMI et l’exécution à gerber des deux français à 400 bornes de la zone engendrent un pression familiale et un stress qui font que nous changeons d’avis, nous irons droit au Sud directement au Burkina. Faire accepter le voyage à ma femme restée seule avec ma fille n’est déjà pas évident, inutile d’en rajouter même si le risque était minime.
6h30, nous disons au revoir à beau papa et belle maman (très inquiets eux aussi) et c’est parti avec au programme 100 bornes de route goudronnée et 200 bornes de piste. C’est un gros programme mine de rien surtout pour Coco qui découvre et la moto et la piste. Pour moi aussi le réapprentissage de la terre se fera en douceur mais très vite, pour nous deux, c’est que du bonheur … roue arrière en permanence en dérapage, éviter les trous, taper une pointe à 120 aaaaah trou TROU BLANG, désolé petite moto désolé … celui qui est derrière (Coco en ce premier jour ensuite ça tournera) se bouffe de la poussière à en vomir et doit laisser une trentaine de secondes d’écart. Les bornes défilent beaucoup plus lentement que sur route … mais le temps passe plus vite. L’inattention est tout simplement interdite, la chaleur omniprésente et la fatigue grandit.



Nous arrivons à Sikasso à la tombée de la nuit et nous endormons à 20h30. Demain le Burkina nous attend.
Les formalités maliennes se passent sans souci, reste à faire faire le visa burkinabé … et là surprise, le visa est passé de 15 à 140 euros (vérification ultérieure faite c’est bien le cas) … oui rien que ça … nous n’avons pas tout cet argent et devons retourner au Mali, 80 bornes (goudron) aller-retour pour retirer de l’argent. Les visas faits, à nous le Burkina et passablement énervé par cette augmentation abusée du prix (surtout qu’on y reste qu’un seul jour au Burkina), je commets la (grosse) erreur d’oublier de m’arrêter aux douanes … la gendarmerie nous arrête 100 m plus loin, nous signale notre erreur et c’est à des douaniers passablement en colère que nous avons affaire. On nous fait comprendre qu’il va falloir attendre le chef qui revient dans 2h, que nous risquons une amende de 150 euros chacun, bref c’est la loose totale … surtout que 2h en Afrique peut très bien signifier 5. Pas moyen de discuter, on finit par s’asseoir humblement et on attend. Des motards de la gendarmerie en grosse Béhème plutôt moderne (5 ans) tapent la discute avec nous … le calme et la sérénité incarnés, le « leader » nous rassure, nous raconte sa formation de motard dans la gendarmerie en France … bref une chouette rencontre. Au final le chef des douanes revient « à l’heure » et sans nous adresser la parole nous délivre notre laissez-passer sans PV… cool. Première frontière passée, nous nous arrêtons dormir dans la sympathique ville de Bobo-Dioulasso.
GHANA
Le lendemain, nous arrivons à un petit poste frontière ghanéen. Le Ghana, je ne connais pas, c’est une ancienne colonie anglaise (c’est donc anglophone) et très peu de français s’y rendent. Sur google map, ça a l’air plutôt sympa : parcs naturels avec éléphants, gigantesque lac, petites montagnes, plages de rêve. Leur réputation est également d’avoir une administration très pointilleuse … et c’est exactement ce que nous allons constater. Nous avions fait faire le visa à Paris car impossible de l’obtenir sur place, reste donc à faire passer les motos.
« Votre assurance n’est pas valable dans ce pays ».
Voilà, c’est dit de manière d’ailleurs très sympathique et courtoise. Le chef appelle la hiérarchie pour trouver une solution, celle qui se dessine ne nous convient pas (dépôt de 600 euros que soit disant nous récupérerons à la sortie du territoire … à l’autre bout complet du pays … oui oui bien sûr) et après 4h de discussion, appels à l’ambassade de France (« désolé on peut rien faire »), nous nous apprêtons à faire demi-tour et à repayer 140 euros pour re-rentrer au Burkina … super génial, j’adore.
Même Coco n’y croyait plus sauf qu’en Afrique, le mot impossible n’existe pas (ou disons que c’est rare) et un dernier coup de fil du chef nous apprend que nous avons le feu vert pour le laissez-passer … le gars se sera bien démené pour nous (il adore la France et passe des vacances en famille là-bas) et ça mérite bien une petite photo.

Voici la quantité de cochonneries administratives que nous nous trimballons.

100 km de piste et nous voici à Wa, capitale (plutôt sinistre) de la région (pauvre) Nord Ouest du pays. Le lendemain, direction le Parc national de Mole où nous espérons croiser des éléphants et autres antilopes. La piste est beaucoup moins facile (trous trous trous) mais c’est un vrai régal et Coco fait désormais jeu égal (facile avec un cylindre de plus pfff)… je le suis en attendant l’erreur (sic) et bouffe comme jamais de la poussière.

Encore une fois nous sommes en admiration devant les motos : comment font-elles pour encaisser tout ça ? Nous nous reposons à l’hôtel du parc où les singes et autres phacochères se baladent librement.

Le lendemain, 6h00, marche à pied de 3h dans l’espoir de croiser les grosses bêbêtes … Malheureusement, il aurait fallu prendre le 4x4 et malgré des antilopes, des oiseaux, des singes, des crocos, points d’éléphants en vue hormis leurs gigantesques traces. Tant pis, c’est la vie, on n’est pas dans un zoo.

On repart direction le lac Volta, les km de piste sont désormais avalés facilement, les dépassements de camion sont épiques (on voit RIEN), on se tire la bourre avec quelques 4x4 … c’est juste génial et je me dis que Cyril Després fait un chouette boulot. La savane est constamment en prise avec les flammes volontairement déclenchés par les autochtones.

Les autochtones justement parlons-en, partout durant tout notre voyage, ils auront été adorables, partout la même question « vous venez de France avec çà ?? », jamais envahissant (ça change du Maghreb même si j’adore aussi), toujours souriant, respectueux … c’est ce que j’aimerai toujours en Afrique noire et ce sera vrai dans les 4 pays traversés. Il faut aussi savoir que si vous n’aimez pas focaliser les regards, la moto en Afrique n’est pas pour vous, tout le monde vous regarde partout et tout le temps … parfois, lorsqu’on déboule un peu vite (100/110 km/h) sur la piste, les jeunes se lèvent et vous encouragent comme si vous étiez en course … c’est franchement marrant (et parfois grisant, pas envie de les décevoir mouarf). Bref, après avoir dormi dans la ville très très glauque de Yendi (hôtel pourri mais propre), nous voici sur les bords du lac Volta.

Très représentatif de la réussite ou chance que nous aurons eu tout le voyage, le seul souci mécanique, à savoir une crevaison, se passe à 10m d’un marchand de pneu.

Fort heureusement, je surveille le remontage catastrophique du « mécanicien » sinon je me serais retrouvé avec l’étrier de frein arrière pendouillant sur le côté.
Nous décidons d’arrêter de faire les bourgeois et de camper dans la savane … petit chemin de traverse, on s’arrête et nous constatons que partout, nous sommes entourés de flammes … impossible de dormir ici, trop dangereux et nous décidons donc de demander l’hospitalité dans le premier village croisé. Moins de 3 secondes de discussion et nous avons le feu vert du chef tout souriant pour poser la tente où nous voulons. Tout le village nous regarde, les innombrables enfants nous entourent (sans nous envahir, il faut le souligner, alors qu’on est quand même un peu chez eux !!), on nous offre l’eau pour la « douche » (un seau d’eau comme durant tout le voyage d’ailleurs) et des cacahuètes cueillis localement … super expérience.

Le lendemain, on offre une lampe de poche (précieux en Afrique) et une carte google map plastifiée détaillée de la région où le village apparaît presque (ils étaient fascinés par cette carte) et c’est reparti.
La forêt apparaît, les villes et villages deviennent plus jolis, les petites montagnes se dessinent à l’Est et nous nous dirigeons vers de superbes chutes d’eau.

Le petit truc noir dans l’eau en bas sur la deuxième photo fait 1m90… Plus au Sud, nous grimpons sur le sommet du Ghana, juste à la frontière togolaise… 900 m en 30 minutes par 30 °, carrément exténuant.

La piste recommence et notre destination d’arrivée se rapproche.

Plus que quelques dizaines de km, des barrages, des jumelles ( !!!) fort heureusement dans l’autre sens de circulation et nous apercevons l’océan … nous prenons une piste ensablée qui y mène et nous nous arrêtons, heureux et fiers, admiratifs encore une fois (je sais je me répète) devant la robustesse de nos engins.

Je décide de faire le malin et de rouler dans l’eau pour remonter … échec total et lamentable, avec les pneus gonflés, impossible d’avancer et impossible de remonter … en sueur, nous sommes dans l’obligation de demander de l’aide … ça m’a rappelé la Mauritanie.
Après une nuit dans un hôtel tout droit sorti des années 60, nous nous dirigeons vers Lomé au Togo, ville collée à la frontière avec le Ghana. 4 bureaux pour le Ghana, 5 pour le Togo, des tampons dans tous les sens, le petit papier truc machin qu’il faut amener, en échange tu auras un autre papier qui te permettra de tamponner le bidule sans oublier la feuille qu’on t’a donné au début bien sur.
Mais bon, tout se passe pour une fois bien et nous sommes arrivés, c’est la classe.

Il nous reste 3 jours avant l’avion que nous passerons en famille (Coco tout fier), avec une soirée très alcoolisée et très drôle (du grand grand n’importe quoi) sans oublier les bouchons dantesques (vous avez déjà mis 45 minutes à faire 50 m en moto vous ?)

Voilà c’est fini, les motos sont vidés de leur essence, bien rangées sous la bâche, prête qui sait pour de futurs aventures. Ce fut un voyage merveilleux, très très différent du précédent qui m’a amené à Bamako, moins long, moins dure, ni mieux ni moins bien. Si j’avais su en mettant 1500 euros dans une vieille Africa Twin toute pourrie il y a 5 ans que j’aurais fait tout ça avec, je n’y aurais pas cru … et au final, c’est bien le seul objet auquel je suis attaché.
Les voyages en moto, où comment concilier contact avec la population et liberté totale
Voyage en Iran en juillet 2011 et actualité? English translation pending
Bonjour à tous !
J'ai déjà posté quelques messages concernant l'Iran où nous avons TRES envie de nous rendre ! Je pense que j'ai dû lire tous les messages de Turbi, Fabgreg, Phil64 et autres membres, qui sont des mines d'informations ! Et surtout qui ne font que me donner encore plus envie de découvrir ce pays !!! Du coup, concernant le visa, nous allons faire une escale d'une matinéee à Paris en avril, lors d'un week-end à strasbourg, pour se faire enregistrer les empreintes digitales (sachant que nous sommes à Bayonne), au cas où... Qu'on y aille cet été ou plus tard, ce sera fait !
Mais j'avoue que j'ai un doute : l'actualité récente me fait craindre un changement de situation dans le pays... Qu'en pensez-vous ? Je sais que c'est sûrmeent bête, mais j'ai peur qu'en quelques mois... Du coup on est en train de réfléchir sur une autres destination (Asie centrale ou Amérique latine... ce qui n'a rien à voir).
Bref, pensez-vous mes craintes justifiées ? Merci d'avance ! Maider
J'ai déjà posté quelques messages concernant l'Iran où nous avons TRES envie de nous rendre ! Je pense que j'ai dû lire tous les messages de Turbi, Fabgreg, Phil64 et autres membres, qui sont des mines d'informations ! Et surtout qui ne font que me donner encore plus envie de découvrir ce pays !!! Du coup, concernant le visa, nous allons faire une escale d'une matinéee à Paris en avril, lors d'un week-end à strasbourg, pour se faire enregistrer les empreintes digitales (sachant que nous sommes à Bayonne), au cas où... Qu'on y aille cet été ou plus tard, ce sera fait !
Mais j'avoue que j'ai un doute : l'actualité récente me fait craindre un changement de situation dans le pays... Qu'en pensez-vous ? Je sais que c'est sûrmeent bête, mais j'ai peur qu'en quelques mois... Du coup on est en train de réfléchir sur une autres destination (Asie centrale ou Amérique latine... ce qui n'a rien à voir).
Bref, pensez-vous mes craintes justifiées ? Merci d'avance ! Maider
Colombie: impressions générales et informations pratiques English translation pending
Informations pratiques en 10 points -Février 2011.
Dans nos contrées occidentales, la Colombie reste un pays dont l'image est fortement entachée de violence sur fond de drogue. Je dois pourtant préciser que lors de mon périple, je n'ai souffert d'aucune agression. Pas même verbale.! Cependant, les Colombiens eux-mêmes affirment souvent que cette violence est toujours présente même si elle a diminué niotablement ces dernières années. Ce qui explique sans doute le nombre important de policiers que l'on trouve dans les villes. (Il est d'ailleurs fort dommage que ces mêmes policiers disparaissent plus ou moins vers 20 heures, laissant ainsi le libre champ à une délinquance souvent nocturne.) La pauvreté qui se manifeste dans la journée par des mendiants de tous âges peut se transformer la nuit en actes plus belliqueux... Mais est-ce une caractéristique unique à la Colombie..?
.
Dans les rues de Cali...
Il faut donc faire attention et bien sûr éviter de se balader seul dans les quartiers considérés peu sûrs. De même, il est préférable d'éviter des hôtels à trop bas prix car ils sont souvent peu sécurisés et sources de problèmes.
Mais surtout , n'exagérons rien..! C'est, comme toujours, le bon sens qui doit l'emporter sur la méfiance car je l'affirme, il me semble injustifié de sombrer dans une paranoïa hors de propos. La plupart des Colombiens que vous rencontrerez sont courtois et serviables.

1) Les transports.
Les véhicules qui roulent en Colombie sont pour la plupart récents et bien entretenus. A l'inverse de certains pays africains, ( par exemple...😎), on verra donc peu de camions ou voitures immobilisés sur le bas-côté de la route. Ici, les essieux cassés, les capots relevés et les moteurs fumants ne sont pas fréquents. Les autobus sont, eux aussi, souvent récents et propres. Dotés de la télé et de l'air climatisé, les prix qu'ils proposent ne sont pas excessifs pour le confort offert. Il faut néanmoins savoir que bien souvent, les chauffeurs sont brutaux dans leur façon de conduire et se moquent royalement du code de la route. Un gendarme français avalerait son képi dès le premier quart d'heure de faction à un carrefour..! 😏 Pourtant, il y a peu d'accidents car ces mêmes chauffeurs restent attentifs à la circulation et... possèdent de bon réflexes.! Le réseau routier est en parfait état et là aussi, bien entretenu par une armée de petites mains qui veillent à sa propreté.
le réseau routier.
La gare routière de Bogota.
2- l'hôtellerie .
Si comme moi vous arrivez d'Asie, les hôtels, tout particulièrement à Bogota ( mais pas seulement), vous sembleront chers. Il est en effet difficile de se loger, seul, pour moins de 80000 pesos dans la capitale. (Et ce sera pas un 4 étoiles...) Sauf à tomber dans des hôtels TRES défraîchis..! Si vous arrivez d'Europe, les prix vous sembleront plus doux. En effet 80000 pesos équivalent à environ 35 euros au taux de change de janvier 2011. Sachez cependant que c'est un minimum pour Bogota. Dans les autres villes vous pourrez trouver de bonnes adresses pour un prix allant de 30000 à 50000 pesos. Pour une personne, seule je le rappelle car pour 2 les prix augmentent beaucoup même s'ils ne sont pas toujours multipliés par 2..!
3- la restauration. Il faut bien avouer que la Colombie à encore des efforts à produire en matière de gastronomie. Je parle du quotidien. La majorité des repas est à base de féculents. Riz, haricots rouges, lentilles, patates, yucca et spaghettis. Rien de raffiné.
La formule " Almuerzo ejecutivo" a la faveur des Colombiens.
En effet, pour un prix variant de 4000 à 6000 pesos en moyenne ( 2 euros ), vous aurez un déjeuner composé d'une soupe en entrée et d'un plat principal avec un peu de viande. Poulet ou porc. Parfois poisson. La boisson sera un jus local. Ce type de repas est donc très prisé des Colombiens dont le salaire moyen est de 500 euros. (le salaire mini de 250 euros.)
A défaut d'être bon, ça remplit l'estomac. Et on comprend mieux l'obésité de nombre de Colombiens qui arrosent ces repas de boissons sucrées ou qui ajoutent de l'avocat, fort délicieux il est vrai , au plat principal.

La bière nationale , la " Poker" ou la " Aguila" si vous en souhaitez, vous sera facturée entre 1500 et 3000 pesos selon les endroits (33 cl). Le prix moyen de la bière se situe autour des 2000 pesos et 1500 pour une 50cl d'eau. Sauf dans les quartiers huppés appelés " Zona Rosa " où une simple bière peut vous coûter jusqu'à 5000 ou 6000 pesos... Le triple. Mais là.... On paye l'endroit plus que le produit. Vous trouverez aussi des pizzas dont la première qualité n'est pas la légèreté ainsi que des hamburgers et des frites appelées ici "papas a la francesa". De nombreuses pâtisseries offriront de quoi satisfaire les plus gourmands. Pas mauvaises du tout, même si parfois c'est un peu trop riche en crème. Mais bien bon quand même avec un café.!! Bien sûr vous pourrez aussi dénicher quelques "super petits restos", mais les prix seront en conséquence c'est à dire similaires à ceux de nos restaurants Français. Certains fruits comme les pommes sont chers. Mais vous trouverez des fruits locaux bien frais à des prix attractifs.
( ne pas oublier son Opinel pour couper l'ananas...😉)
4-L'argent. L'exception colombienne.!!
A ce jour, la Colombie est à ma connaissance, un des seuls pays où il est préférable de retirer du cash à un distributeur automatique que de changer ses propres Euros. Les commissions des changeurs cash sont toujours importantes voire prohibitives. A titre d'information et d'exemple, le taux de change bancaire officiel actuel est de 2500 pesos pour 1 euro. ( janvier 2011) Les changeurs vous en offrent 2200 voire moins ( 2170 à l'aéroport). Le calcul est donc simple; par rapport au taux interbancaire officiel, vous perdez 30000 pesos à chaque billet de100 euros échangé. ( ce qui, en passant, peut équivaloir à une nuit d'hôtel.) En revanche, un retrait dans un distributeur automatique hors zone euro coûte en moyenne 3 à 4 euros fixes par opération et 2% de la somme retirée. Toutes opérations faites, quand je retire 300 euros, je bénéficie d'un taux qui se situe à environ 2400 pesos pour 1 euro. Le gain n'est pas négligeable. Puisque j'économise ainsi 90000 pesos sur les 300 euros que je retire par opération à chaque fois à un distributeur automatique. Et puis cela évite de partir avec trop de cash. Il faut cependant savoir que seules les banques " Vivenda" autorisent les retraits d'un montant supérieur a 400000 pesos. Mais pas de panique, elles sont présentes partout. Et elle s semblent être les plus modernes. Ticket de transaction bien sûr.!!
Bref.. pour ceux à qui ce paragraphe paraîtrait confus.. Sachez qu'à mon retour, ( 9/2/2011) le peso retiré dans une banque colombienne me revient à exactement 2435 ; Autrement dit, commissions bancaires incluses, sur l'ensemble de mon séjour, le taux de change moyen a été de 2435 pesos pour 1 euro. Economie totale moyenne: 200 000 pesos.😎
5- la gente féminine et masculine.
Une fois sur place, quand vous verrez les Colombiennes vous comprendrez mieux l'œuvre de Botero... 😊

Une oeuvre de Botéro...
En Colombie, comme partout, certaines femmes, pas toujours d'une première fraîcheur, vous proposeront des services tarifés. D'autres, plus jeunes et plus habiles, attendront que l'occasion se présente pour en retirer un certain bénéfice sous forme d'invitations diverses et de " petits cadeaux"... Bien sûr, il existe aussi, comme partout également, des mères de familles, des femmes très bien éduquées, des plus respectables, travaillant dans différents secteurs économiques. Je m'empresse de le dire car ce serait réducteur de limiter la population féminine colombienne à mon début de paragraphe. Quant aux hommes, on trouve moins de tatouages et de bling bling de mauvais goût qu'à Cuba 🤪 mais on devine parfois le même machisme..




Scènes de la vie quotidienne...
6-Corruption.
On m'a affirmé que la police était corrompue. Je n'ai jamais pu le constater ni eu à la subir comme dans bien d'autres pays.
7-Les bus urbains et les taxis.
Les villes sont généralement bien desservies par de nombreux bus. Le prix est en général de 1400 pesos quelque soit la distance parcourue. On paye au chauffeur après avoir emprunté un fort incommode petit tourniquet à la montée du bus. Pas toujours facile avec les bagages. S'arrête partout à la demande.

Bus à Arménia.
Les taxis sont tous de couleur jaune et possèdent un compteur en état de marche. Exiger du chauffeur qu'il l'utilise plutôt que de négocier un prix fixe. Là encore, comme dans toutes les professions, il y a des malhonnêtes . D'autant qu'on ne comprend rien à l'affichage du compteur qui affiche des unités et non pas la somme à payer.Mais vous pouvez vous défendre en cas d'abus manifeste. Un numéro de téléphone est réservé à cet effet et à l'intérieur de chaque taxi le conducteur doit afficher son numéro ou/ et son nom. Faut chercher parfois... Bon là... on est quand même dans le stade ultime.!! En général aucun problème sauf à la sortie de l'aéroport si vous voulez éviter l'arnaque du taxi pré- payé... (20000 pesos pour aller dans le centre). Le juste prix est en moyenne de 12000 pesos et si vous arrivez de jour, sortez de l'aéroport faites quelques centaines de mètres à pied et prenez un bus pour " CENTRO " . 1400 pesos. Les gens vous aideront sans problème.
Ces bus se rendent et viennent du centre ville à l'aéroport. Ils fonctionnent m'a-t-on dit jusqu'à 22 heures.
8-Les casinos.
Vous en verrez partout.!!😎 Surprenant au début. En fait ce sont des salles de jeu plus ou moins grandes remplies de machines à sous. Les Colombiens sont joueurs.. Et qui sait..? Ca peut rapporter gros..! L'espoir du gain est un moteur important chez les Colombiens. Il ya donc des " casinos " partout. Mais vraiment partout.!!
9-L'internet et le téléphone
Bien développé dans les villes, l'internet est présent dans la quasi totalité des hôtels. Tout le monde semble avoir compris l'importance du Wifi pour les voyageurs et les hôtels l'offrent gratuitement. Les 3 principaux opérateurs téléphoniques nationaux sont Comcel- Tigo - Movistar. Le plus apprécié semble être Comcel. Facile d'acheter une carte SIM qui coûte 15000 pesos avec un minimum d'unités incluses que vous pourrez recharger sans peine à la demande.
10-Trains et avions.
Malgré mon souhait, je n'ai pas pu prendre le train. ( Sauf celui, touristique , qui fait une balade quotidienne à partir de Bogota.) Il semblerait que de nombreuses lignes soient désaffectées ou réservées au seul transport de marchandises. En revanche, l'avion est très utilisé. AVIANCA dessert quasiment tout le pays à des tarifs qui feraient parfois pâlir notre SNCF nationale..! COPA, une Cie panaméenne est également très présente sur le marché à des tarifs parfois inférieurs à ceux d'Avianca qui vient juste d'augmenter ses prix de près de 10%. Possibilité de réservation par internet.
Conclusion
Si la Colombie vous tente, n'hésitez pas.🙂 C'est un pays qui offre de superbes paysages et une culture latine affirmée. Le coût de la vie, s'il demeure supérieur à la plupart des pays asiatiques reste néanmoins parfaitement abordable pour le peu que l'on soit attentif à ses choix Quant à la question récurrente de la sécurité.. J'en ai parlé précédemment. Il me semble qu'avec un minimum de précautions, il ne soit pas dangereux de visiter ce pays, y compris dans les zones rouges répertoriées par le site de l'ambassade de France. http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/colombie_12228/index.html
Mais, à lire les commentaires de toutes nos ambassades à l'étranger, il n'y a plus guère que certaines petites communes de la Creuse ou du Massif Central qui ne soient pas dangereuses.. Et encore..!



Dans nos contrées occidentales, la Colombie reste un pays dont l'image est fortement entachée de violence sur fond de drogue. Je dois pourtant préciser que lors de mon périple, je n'ai souffert d'aucune agression. Pas même verbale.! Cependant, les Colombiens eux-mêmes affirment souvent que cette violence est toujours présente même si elle a diminué niotablement ces dernières années. Ce qui explique sans doute le nombre important de policiers que l'on trouve dans les villes. (Il est d'ailleurs fort dommage que ces mêmes policiers disparaissent plus ou moins vers 20 heures, laissant ainsi le libre champ à une délinquance souvent nocturne.) La pauvreté qui se manifeste dans la journée par des mendiants de tous âges peut se transformer la nuit en actes plus belliqueux... Mais est-ce une caractéristique unique à la Colombie..?
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Dans les rues de Cali...Il faut donc faire attention et bien sûr éviter de se balader seul dans les quartiers considérés peu sûrs. De même, il est préférable d'éviter des hôtels à trop bas prix car ils sont souvent peu sécurisés et sources de problèmes.
Mais surtout , n'exagérons rien..! C'est, comme toujours, le bon sens qui doit l'emporter sur la méfiance car je l'affirme, il me semble injustifié de sombrer dans une paranoïa hors de propos. La plupart des Colombiens que vous rencontrerez sont courtois et serviables.

1) Les transports.
Les véhicules qui roulent en Colombie sont pour la plupart récents et bien entretenus. A l'inverse de certains pays africains, ( par exemple...😎), on verra donc peu de camions ou voitures immobilisés sur le bas-côté de la route. Ici, les essieux cassés, les capots relevés et les moteurs fumants ne sont pas fréquents. Les autobus sont, eux aussi, souvent récents et propres. Dotés de la télé et de l'air climatisé, les prix qu'ils proposent ne sont pas excessifs pour le confort offert. Il faut néanmoins savoir que bien souvent, les chauffeurs sont brutaux dans leur façon de conduire et se moquent royalement du code de la route. Un gendarme français avalerait son képi dès le premier quart d'heure de faction à un carrefour..! 😏 Pourtant, il y a peu d'accidents car ces mêmes chauffeurs restent attentifs à la circulation et... possèdent de bon réflexes.! Le réseau routier est en parfait état et là aussi, bien entretenu par une armée de petites mains qui veillent à sa propreté.
le réseau routier.
La gare routière de Bogota.2- l'hôtellerie .
Si comme moi vous arrivez d'Asie, les hôtels, tout particulièrement à Bogota ( mais pas seulement), vous sembleront chers. Il est en effet difficile de se loger, seul, pour moins de 80000 pesos dans la capitale. (Et ce sera pas un 4 étoiles...) Sauf à tomber dans des hôtels TRES défraîchis..! Si vous arrivez d'Europe, les prix vous sembleront plus doux. En effet 80000 pesos équivalent à environ 35 euros au taux de change de janvier 2011. Sachez cependant que c'est un minimum pour Bogota. Dans les autres villes vous pourrez trouver de bonnes adresses pour un prix allant de 30000 à 50000 pesos. Pour une personne, seule je le rappelle car pour 2 les prix augmentent beaucoup même s'ils ne sont pas toujours multipliés par 2..!
3- la restauration. Il faut bien avouer que la Colombie à encore des efforts à produire en matière de gastronomie. Je parle du quotidien. La majorité des repas est à base de féculents. Riz, haricots rouges, lentilles, patates, yucca et spaghettis. Rien de raffiné.
La formule " Almuerzo ejecutivo" a la faveur des Colombiens.
En effet, pour un prix variant de 4000 à 6000 pesos en moyenne ( 2 euros ), vous aurez un déjeuner composé d'une soupe en entrée et d'un plat principal avec un peu de viande. Poulet ou porc. Parfois poisson. La boisson sera un jus local. Ce type de repas est donc très prisé des Colombiens dont le salaire moyen est de 500 euros. (le salaire mini de 250 euros.)
A défaut d'être bon, ça remplit l'estomac. Et on comprend mieux l'obésité de nombre de Colombiens qui arrosent ces repas de boissons sucrées ou qui ajoutent de l'avocat, fort délicieux il est vrai , au plat principal.
La bière nationale , la " Poker" ou la " Aguila" si vous en souhaitez, vous sera facturée entre 1500 et 3000 pesos selon les endroits (33 cl). Le prix moyen de la bière se situe autour des 2000 pesos et 1500 pour une 50cl d'eau. Sauf dans les quartiers huppés appelés " Zona Rosa " où une simple bière peut vous coûter jusqu'à 5000 ou 6000 pesos... Le triple. Mais là.... On paye l'endroit plus que le produit. Vous trouverez aussi des pizzas dont la première qualité n'est pas la légèreté ainsi que des hamburgers et des frites appelées ici "papas a la francesa". De nombreuses pâtisseries offriront de quoi satisfaire les plus gourmands. Pas mauvaises du tout, même si parfois c'est un peu trop riche en crème. Mais bien bon quand même avec un café.!! Bien sûr vous pourrez aussi dénicher quelques "super petits restos", mais les prix seront en conséquence c'est à dire similaires à ceux de nos restaurants Français. Certains fruits comme les pommes sont chers. Mais vous trouverez des fruits locaux bien frais à des prix attractifs.

( ne pas oublier son Opinel pour couper l'ananas...😉)4-L'argent. L'exception colombienne.!!
A ce jour, la Colombie est à ma connaissance, un des seuls pays où il est préférable de retirer du cash à un distributeur automatique que de changer ses propres Euros. Les commissions des changeurs cash sont toujours importantes voire prohibitives. A titre d'information et d'exemple, le taux de change bancaire officiel actuel est de 2500 pesos pour 1 euro. ( janvier 2011) Les changeurs vous en offrent 2200 voire moins ( 2170 à l'aéroport). Le calcul est donc simple; par rapport au taux interbancaire officiel, vous perdez 30000 pesos à chaque billet de100 euros échangé. ( ce qui, en passant, peut équivaloir à une nuit d'hôtel.) En revanche, un retrait dans un distributeur automatique hors zone euro coûte en moyenne 3 à 4 euros fixes par opération et 2% de la somme retirée. Toutes opérations faites, quand je retire 300 euros, je bénéficie d'un taux qui se situe à environ 2400 pesos pour 1 euro. Le gain n'est pas négligeable. Puisque j'économise ainsi 90000 pesos sur les 300 euros que je retire par opération à chaque fois à un distributeur automatique. Et puis cela évite de partir avec trop de cash. Il faut cependant savoir que seules les banques " Vivenda" autorisent les retraits d'un montant supérieur a 400000 pesos. Mais pas de panique, elles sont présentes partout. Et elle s semblent être les plus modernes. Ticket de transaction bien sûr.!!
Bref.. pour ceux à qui ce paragraphe paraîtrait confus.. Sachez qu'à mon retour, ( 9/2/2011) le peso retiré dans une banque colombienne me revient à exactement 2435 ; Autrement dit, commissions bancaires incluses, sur l'ensemble de mon séjour, le taux de change moyen a été de 2435 pesos pour 1 euro. Economie totale moyenne: 200 000 pesos.😎
5- la gente féminine et masculine.
Une fois sur place, quand vous verrez les Colombiennes vous comprendrez mieux l'œuvre de Botero... 😊

Une oeuvre de Botéro...En Colombie, comme partout, certaines femmes, pas toujours d'une première fraîcheur, vous proposeront des services tarifés. D'autres, plus jeunes et plus habiles, attendront que l'occasion se présente pour en retirer un certain bénéfice sous forme d'invitations diverses et de " petits cadeaux"... Bien sûr, il existe aussi, comme partout également, des mères de familles, des femmes très bien éduquées, des plus respectables, travaillant dans différents secteurs économiques. Je m'empresse de le dire car ce serait réducteur de limiter la population féminine colombienne à mon début de paragraphe. Quant aux hommes, on trouve moins de tatouages et de bling bling de mauvais goût qu'à Cuba 🤪 mais on devine parfois le même machisme..




Scènes de la vie quotidienne...
6-Corruption.
On m'a affirmé que la police était corrompue. Je n'ai jamais pu le constater ni eu à la subir comme dans bien d'autres pays.
7-Les bus urbains et les taxis.
Les villes sont généralement bien desservies par de nombreux bus. Le prix est en général de 1400 pesos quelque soit la distance parcourue. On paye au chauffeur après avoir emprunté un fort incommode petit tourniquet à la montée du bus. Pas toujours facile avec les bagages. S'arrête partout à la demande.

Bus à Arménia.Les taxis sont tous de couleur jaune et possèdent un compteur en état de marche. Exiger du chauffeur qu'il l'utilise plutôt que de négocier un prix fixe. Là encore, comme dans toutes les professions, il y a des malhonnêtes . D'autant qu'on ne comprend rien à l'affichage du compteur qui affiche des unités et non pas la somme à payer.Mais vous pouvez vous défendre en cas d'abus manifeste. Un numéro de téléphone est réservé à cet effet et à l'intérieur de chaque taxi le conducteur doit afficher son numéro ou/ et son nom. Faut chercher parfois... Bon là... on est quand même dans le stade ultime.!! En général aucun problème sauf à la sortie de l'aéroport si vous voulez éviter l'arnaque du taxi pré- payé... (20000 pesos pour aller dans le centre). Le juste prix est en moyenne de 12000 pesos et si vous arrivez de jour, sortez de l'aéroport faites quelques centaines de mètres à pied et prenez un bus pour " CENTRO " . 1400 pesos. Les gens vous aideront sans problème.
Ces bus se rendent et viennent du centre ville à l'aéroport. Ils fonctionnent m'a-t-on dit jusqu'à 22 heures.
8-Les casinos.
Vous en verrez partout.!!😎 Surprenant au début. En fait ce sont des salles de jeu plus ou moins grandes remplies de machines à sous. Les Colombiens sont joueurs.. Et qui sait..? Ca peut rapporter gros..! L'espoir du gain est un moteur important chez les Colombiens. Il ya donc des " casinos " partout. Mais vraiment partout.!!
9-L'internet et le téléphone
Bien développé dans les villes, l'internet est présent dans la quasi totalité des hôtels. Tout le monde semble avoir compris l'importance du Wifi pour les voyageurs et les hôtels l'offrent gratuitement. Les 3 principaux opérateurs téléphoniques nationaux sont Comcel- Tigo - Movistar. Le plus apprécié semble être Comcel. Facile d'acheter une carte SIM qui coûte 15000 pesos avec un minimum d'unités incluses que vous pourrez recharger sans peine à la demande.
10-Trains et avions.
Malgré mon souhait, je n'ai pas pu prendre le train. ( Sauf celui, touristique , qui fait une balade quotidienne à partir de Bogota.) Il semblerait que de nombreuses lignes soient désaffectées ou réservées au seul transport de marchandises. En revanche, l'avion est très utilisé. AVIANCA dessert quasiment tout le pays à des tarifs qui feraient parfois pâlir notre SNCF nationale..! COPA, une Cie panaméenne est également très présente sur le marché à des tarifs parfois inférieurs à ceux d'Avianca qui vient juste d'augmenter ses prix de près de 10%. Possibilité de réservation par internet.
Conclusion
Si la Colombie vous tente, n'hésitez pas.🙂 C'est un pays qui offre de superbes paysages et une culture latine affirmée. Le coût de la vie, s'il demeure supérieur à la plupart des pays asiatiques reste néanmoins parfaitement abordable pour le peu que l'on soit attentif à ses choix Quant à la question récurrente de la sécurité.. J'en ai parlé précédemment. Il me semble qu'avec un minimum de précautions, il ne soit pas dangereux de visiter ce pays, y compris dans les zones rouges répertoriées par le site de l'ambassade de France. http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/colombie_12228/index.html
Mais, à lire les commentaires de toutes nos ambassades à l'étranger, il n'y a plus guère que certaines petites communes de la Creuse ou du Massif Central qui ne soient pas dangereuses.. Et encore..!



J'ai besoin d'aide pour visiter la France English translation pending
J'aimerais en voir le plus possible de ce beau pays. Je voudrais y aller pendant au moins 1 mois. J'avais pensé louer ou faire l'achat/rachat d'une auto. Mes finances étant limitées, J'ai pensé aller loger dans les gîtes (maison d'hôtes) qui sont habituellement moins dispendieux. Le Québec est drôlement jeune vis-à-vis ce beau pays. Ce que m'attire ce sont les villes médiévales, les villes fortifiées, tout ce que je ne trouve pas chez moi. Les musées ne sont pas pour moi.
J'ai un GPS de votre pays mais je ne sais pas sur quelle rue me rendre, quoi visiter. Est-ce qu'il y a des agents de voyages chez vous qui peuvent me créer un plan. J'ai plus confiance en des gens de chez vous qui êtes sur place.
J'ai fais un certain travail et j'ai réalisé qu'il me serait possible d'atterrir à Paris, de là me rendre à Strasbourg (via Nancy) et visiter l'Alsace. Où devrais-je aller ? (Riquewihr ? ou autres)
Ensuite me rendre dans la Bourgogne; via Colmar (Enssheim ! St-Hyppolyte ! ), Dijon (Mirebeau ! Beaune ! Autun !), Sancerre, Cosne-sur-Loire, (je ne désire pas visiter plusieurs chateaux, mais les voir seraient bien) comme Chambord, Amboise, Chenonceaux, Azay-le-Rideau, visiter Blois ? ensuite Angers, Nantes.
Ensuite vers Mirebeau, Neuville-de-Poitou, Poitiers, Pleumartin !!, Montmorillon !!
Ensuite Périgueux, Les grottes de Laugerie-Haute, Monflanquin, Moissac, Cordes-sur-ciel vers Carcassone.
Visiter un peu la Côte d'azur (car je crois que ce coin est assez dispendieux) mais il y a certainement des gîtes à bon prix. A visiter Narbonne !, Toulon ! St-Tropez !, Monaco. J'ai déjà eu l'occasion d'aller à Marseille, Aix-en-Provence lors d'un croisière.
Ensuite Avignon Valence, Le Pui-enVelay, St-Étienne, Lyon (que je crois très grand à visiter) Et le retour à Paris.
Je suis conscient que ce que je demande est gros, très GROS même. Mais j'ai confiance que je pourrai aller vous visiter tandis que la santé me le permet encore.
Mon épouse et moi, irions en France vers le 15 mai ou au mois de septembre; je crois que ce sont des périodes moins dispensieuses et où il y a moins de vacanciers. Nous sommes flexibles pour les dates.
J'ai fais un certain travail et j'ai réalisé qu'il me serait possible d'atterrir à Paris, de là me rendre à Strasbourg (via Nancy) et visiter l'Alsace. Où devrais-je aller ? (Riquewihr ? ou autres)
Ensuite me rendre dans la Bourgogne; via Colmar (Enssheim ! St-Hyppolyte ! ), Dijon (Mirebeau ! Beaune ! Autun !), Sancerre, Cosne-sur-Loire, (je ne désire pas visiter plusieurs chateaux, mais les voir seraient bien) comme Chambord, Amboise, Chenonceaux, Azay-le-Rideau, visiter Blois ? ensuite Angers, Nantes.
Ensuite vers Mirebeau, Neuville-de-Poitou, Poitiers, Pleumartin !!, Montmorillon !!
Ensuite Périgueux, Les grottes de Laugerie-Haute, Monflanquin, Moissac, Cordes-sur-ciel vers Carcassone.
Visiter un peu la Côte d'azur (car je crois que ce coin est assez dispendieux) mais il y a certainement des gîtes à bon prix. A visiter Narbonne !, Toulon ! St-Tropez !, Monaco. J'ai déjà eu l'occasion d'aller à Marseille, Aix-en-Provence lors d'un croisière.
Ensuite Avignon Valence, Le Pui-enVelay, St-Étienne, Lyon (que je crois très grand à visiter) Et le retour à Paris.
Je suis conscient que ce que je demande est gros, très GROS même. Mais j'ai confiance que je pourrai aller vous visiter tandis que la santé me le permet encore.
Mon épouse et moi, irions en France vers le 15 mai ou au mois de septembre; je crois que ce sont des périodes moins dispensieuses et où il y a moins de vacanciers. Nous sommes flexibles pour les dates.
Itinéraire de seize jours dans l'Ouest américain: votre expertise? English translation pending
Bonjour à tous,
Ma compagne est moi partons en voyage de noce aux Etats-Unis. L'objectif, l'Ouest américain, mais en se retrouvant d'abord un peu à New York, ville que je connais très bien. Si je viens vers vous aujourd'hui, c'est pour notre parcours dans l'Ouest. Nous avons beaucoup d'envies mais avons bien conscience qu'il nous manquera du temps... Nous avons donc besoin de votre avis d'expert sur ce premier jet d'itinéraire pour savoir là où l'on reste trop longtemps, là où on ne séjournera pas assez, là où n'a même pas pensé aller et commencer à rassembler des conseils pratiques sur les hébergements (ceux qui faut réserver d'avance, ceux qui peuvent attendre... Là où il faut se loger directement sur le lieu de la visite, ou un peu plus loin, etc). Et toutes les choses qui me viendront au fur et à mesure de vos avis, nombreux, je l'espère.
21/09 : Arrivée à JFK à 15h50. Première soirée new-yorkaise. 22/09 : Première journée new-yorkaise 23/09 : Deuxième journée new-yorkaise 24/09 : Troisième journée new-yorkaise 25/09 : Quatrième journée new-yorkaise. Décollage pour Phoenix à 18h40, arrivée 21h31. Nuit à Phoenix (aéroport ? centre-ville ?) 26/09 : Ballade dans Phoenix puis location de voiture et départ pour le Grand Canyon. Nuit à proximité du Grand Canyon (sur place ? à proximité ?). 28/09 : Grand Canyon « à la fraiche » puis départ pour Page. Nuit à Page. 29/09 : Journée sur Lake Powell. Nuit à Page. 30/09 : Départ pour Monument Valley et nuit sur place (peu de route, à voir si d’autres activités à Page avant départ dans l’après-midi pour MV ?). (Hébergement The View, c’est cher, il reste déjà plus beaucoup de place. Ca vaut vraiment le coupe ?) 01/10 : Départ pour Moab. Arches ou Canyon lands. Nuit à Moab. 02/10 : Arches ou canyon lands. Nuit à Moab. 03/10 : Départ pour une longue route jusqu’à Bryce Canyon. Nuit à Bryce Canyon (toujours pareil : sur place ? à proximité ? Surtout qu’on reste 2 nuits) 04/10 : Journée à Bryce et nuit sur place. 05/10 : Départ pour une longue route vers Las Vegas. Nuit à Vegas. (On n'a vraiment pas envie d'y reste plus...) 06/10 : Départ pour une journée de route jusqu’à Mammoth Lakes en passant par Death Valley. Nuit à Mammoth Lakes. 07/10 : Départ pour Yosemite. Nuit à Yosemite. 08/10 : Départ pour San Francisco. Rendre la voiture. Nuit à San Francisco. 09/10 : Première journée à San Francisco. 10/10 : Deuxième journée à San Francisco. 11/10 : Décollage de SF à 15h30 pour Paris, arrivée en France le lendemain.
Merci ! Faites nous rêver... et déchanter :)
Ma compagne est moi partons en voyage de noce aux Etats-Unis. L'objectif, l'Ouest américain, mais en se retrouvant d'abord un peu à New York, ville que je connais très bien. Si je viens vers vous aujourd'hui, c'est pour notre parcours dans l'Ouest. Nous avons beaucoup d'envies mais avons bien conscience qu'il nous manquera du temps... Nous avons donc besoin de votre avis d'expert sur ce premier jet d'itinéraire pour savoir là où l'on reste trop longtemps, là où on ne séjournera pas assez, là où n'a même pas pensé aller et commencer à rassembler des conseils pratiques sur les hébergements (ceux qui faut réserver d'avance, ceux qui peuvent attendre... Là où il faut se loger directement sur le lieu de la visite, ou un peu plus loin, etc). Et toutes les choses qui me viendront au fur et à mesure de vos avis, nombreux, je l'espère.
21/09 : Arrivée à JFK à 15h50. Première soirée new-yorkaise. 22/09 : Première journée new-yorkaise 23/09 : Deuxième journée new-yorkaise 24/09 : Troisième journée new-yorkaise 25/09 : Quatrième journée new-yorkaise. Décollage pour Phoenix à 18h40, arrivée 21h31. Nuit à Phoenix (aéroport ? centre-ville ?) 26/09 : Ballade dans Phoenix puis location de voiture et départ pour le Grand Canyon. Nuit à proximité du Grand Canyon (sur place ? à proximité ?). 28/09 : Grand Canyon « à la fraiche » puis départ pour Page. Nuit à Page. 29/09 : Journée sur Lake Powell. Nuit à Page. 30/09 : Départ pour Monument Valley et nuit sur place (peu de route, à voir si d’autres activités à Page avant départ dans l’après-midi pour MV ?). (Hébergement The View, c’est cher, il reste déjà plus beaucoup de place. Ca vaut vraiment le coupe ?) 01/10 : Départ pour Moab. Arches ou Canyon lands. Nuit à Moab. 02/10 : Arches ou canyon lands. Nuit à Moab. 03/10 : Départ pour une longue route jusqu’à Bryce Canyon. Nuit à Bryce Canyon (toujours pareil : sur place ? à proximité ? Surtout qu’on reste 2 nuits) 04/10 : Journée à Bryce et nuit sur place. 05/10 : Départ pour une longue route vers Las Vegas. Nuit à Vegas. (On n'a vraiment pas envie d'y reste plus...) 06/10 : Départ pour une journée de route jusqu’à Mammoth Lakes en passant par Death Valley. Nuit à Mammoth Lakes. 07/10 : Départ pour Yosemite. Nuit à Yosemite. 08/10 : Départ pour San Francisco. Rendre la voiture. Nuit à San Francisco. 09/10 : Première journée à San Francisco. 10/10 : Deuxième journée à San Francisco. 11/10 : Décollage de SF à 15h30 pour Paris, arrivée en France le lendemain.
Merci ! Faites nous rêver... et déchanter :)
Voyage camping-car/4x4 pour trois semaines en Islande cet été English translation pending
Bonjour à tous, j'envisage de partir cet été en islande 3 semaines début aout avec ma femme et ma fille qui aura alors 21 mois.
Il semble que le camping car soit la meilleur solution pour ce voyage. J'aimerais avoir des infos sur les versions 4X4 des campings car:
- Permettent ils vraiment d'accéder aux pistes à l'intérieur de l'île (sont ils aussi maniables que les 4X4 classiques)? notamment pour les passages de gué? (je n'ai jamais conduit de 4X4, je ne pense pas être complètement nul mais bon pensez vous que c'est risqué?)
- avez vous des conseils pour un novice en camping car (ou des sites à ce sujet), je ne suis jamais monté dedans!!!
Par ailleurs pour l'itinéraire j'envisage le tour de l'île, est ce jouable sans que ce soit la course? J'attends vos réponses avec impatience car je crois qu'il faut que je me dépêche pour la location du véhicule! Merci d'avance. Roland🙂
Par ailleurs pour l'itinéraire j'envisage le tour de l'île, est ce jouable sans que ce soit la course? J'attends vos réponses avec impatience car je crois qu'il faut que je me dépêche pour la location du véhicule! Merci d'avance. Roland🙂
Bateau de Singapour à Kota Tinggi? (Malaisie) English translation pending
Nous préparons un voyage en vélo qui nous conduira de Singapour à Bangkok et traversant la Malaisie. Nous serons deux à partir de Singapour.
J'ai un billet Lyon / Singapour via Londres (British Airways) pour fin février 2011 et un billet Bangkok / Lyon via Londres (Qantas et British Airways) pour début mai 2011. J'ai un visa touristique de 58 jours pour l'entrée dans le royaume de Thaïlande.
Mon équipier arrivera lui à Singapour en provenance de Nouvelle Zélande via Brisbane (V Australia). Il n'aura pas de billet de retour ni de continuation de voyage car il pense prolonger son voyage en vélo en Asie (Cambodge, Laos) et ne sait pas combien de temps ce voyage durera.
Nous n'avons donc pas de justificatif de retour ni de continuation de voyage. J'ai vu que ceci pouvait être exigé par la compagnie aérienne et par le service immigration de Singapour. J'ai exposé notre cas à l'ambassade de Singapour en France. La réponse a été rapide mais ne m'a pas totalement satisfait car elle indique que "La décision de vous laisser entrer a Singapour dépendra totalement de l'officier d'immigration a l'arrivée. Il sera seul juge pour estimer si vous remplissez toutes les conditions. Quant aux compagnies aériennes, elles sont également souveraines dans leurs décisions. Je ne peux donc vous garantir a 100% que l'entrée se passera sans problème, mais logiquement cela devrait être le cas".
J'ai vu sur ce forum qu'il était possible, et même conseillé pour des cyclistes (beaucoup de circulation à Singapour et jusqu'à Kota Tinggi), de prendre un bateau à Singapour pour se rendre Kota Tinggi. J'ai fait des recherches sur Internet pour voir s'il était possible d'acheter ces billets à l'avance. Ce serait pour nous la meilleure solution pour avoir un justificatif de prolongation de voyage.
Avez-vous un lien vers la compagnie qui assure cette liaison ?
Sinon existe-il une autre possibilité d'acheter à l'avance des billets, pour passagers et vélos, avec départ de Singapour et arrivée dans une ville de Malaisie (cote "Est" si possible) proche de Singapour ?
Sinon quelle serait la solution la plus économique pour avoir un justificatif de prolongation de voyage que nous n'utiliserions pas mais qui serait seulement une assurance pour ne pas se faire refouler par la compagnie aérienne ou le service d'immigration de Singapour ?
Merci pour vos réponses !
J'ai un billet Lyon / Singapour via Londres (British Airways) pour fin février 2011 et un billet Bangkok / Lyon via Londres (Qantas et British Airways) pour début mai 2011. J'ai un visa touristique de 58 jours pour l'entrée dans le royaume de Thaïlande.
Mon équipier arrivera lui à Singapour en provenance de Nouvelle Zélande via Brisbane (V Australia). Il n'aura pas de billet de retour ni de continuation de voyage car il pense prolonger son voyage en vélo en Asie (Cambodge, Laos) et ne sait pas combien de temps ce voyage durera.
Nous n'avons donc pas de justificatif de retour ni de continuation de voyage. J'ai vu que ceci pouvait être exigé par la compagnie aérienne et par le service immigration de Singapour. J'ai exposé notre cas à l'ambassade de Singapour en France. La réponse a été rapide mais ne m'a pas totalement satisfait car elle indique que "La décision de vous laisser entrer a Singapour dépendra totalement de l'officier d'immigration a l'arrivée. Il sera seul juge pour estimer si vous remplissez toutes les conditions. Quant aux compagnies aériennes, elles sont également souveraines dans leurs décisions. Je ne peux donc vous garantir a 100% que l'entrée se passera sans problème, mais logiquement cela devrait être le cas".
J'ai vu sur ce forum qu'il était possible, et même conseillé pour des cyclistes (beaucoup de circulation à Singapour et jusqu'à Kota Tinggi), de prendre un bateau à Singapour pour se rendre Kota Tinggi. J'ai fait des recherches sur Internet pour voir s'il était possible d'acheter ces billets à l'avance. Ce serait pour nous la meilleure solution pour avoir un justificatif de prolongation de voyage.
Avez-vous un lien vers la compagnie qui assure cette liaison ?
Sinon existe-il une autre possibilité d'acheter à l'avance des billets, pour passagers et vélos, avec départ de Singapour et arrivée dans une ville de Malaisie (cote "Est" si possible) proche de Singapour ?
Sinon quelle serait la solution la plus économique pour avoir un justificatif de prolongation de voyage que nous n'utiliserions pas mais qui serait seulement une assurance pour ne pas se faire refouler par la compagnie aérienne ou le service d'immigration de Singapour ?
Merci pour vos réponses !
Avis sur circuit de trois semaines en 4x4 dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour à tous. Je vous trace les grandes lignes d'un voyage en 4x4 et camping pour l'été prochain. J'ai des questions précises pour peaufiner le tout.
L'an passé nous sommes déjà allé 3 semaines dans l'ouest- un voyage plus "classique" (voir: http://voyageforum.com/v.f?post=3986097;page=unread#unread
On aime la marche donc ce sera axé bcp sur des randonnées.
J1: arrivée Las Vegas
j2: Las Vegas - Flagstaff
J3: Visite de la région de Sedona (devils bridge trail 1h + broken arrow trail 2h le matin, on hésite pour l'après midi: doe mountain ou schuerman montain, chacun faisant environ 1h. Coucher de soleil à airport. Retour le soir à Flagstaff.
J4: Flagstaff- canyon de chelly (en passant par petrified forest) (spider rock campground)
J5: canyon de chelly (white house trail 2h)- monument valley (gouldings campground)
J6: monument valley- Canyon lands needles (passant par gooseneck, valley of gods. On passera 3h à natural bridges (question la boucle sipapu + kachina fait combien de temps?) (sqaw flat campground). Quelle petite balade à faire fin de journée à needles?
j7: needles- Moab. On se lèvera tôt pour une grande randonnée mais laquelle? a) big springs canyon + elephant canyon, ou b) chesler park. Elles font toutes deux 7h de marche. (Up the crek campground Moab)
j8:Moab- canyonlands island in the sky- Moab: départ tôt vers long canyon puis death horse point puis shafer trail rd et enfin white rim. ici je ne sais pas jusque où aller: a) musselman arch, b)lathrop canyon ou c) monument basin. sachant qu'on revient sur Moab le soir. De plus 4 juillet.
j9:Moab: arches +fisher towers: le matin devils garden (4h) puis l'après midi windows (1) et fisher towers ((3h)
j10: Moab- cathedral valley. On hésite vol en avion d'1h tôt le matin?. cher. (goblin valley 1h + little wild horse canyon (2h) (cathedral campground) un plan B si cathedral inaccessible?
j11:cathedral valley - cedar mesa campground (avec cohab canyon 2h)
j12:cedar mesa- Escalante (via burr trail- strike valley overlook trail (2h30)- calf crek trail (3h) (rainbow B&B)
j13: Escalante- yellow rock (le matin devils garden (1h) + peek a boo canyon- dry fork- spooky gulch (3h)- l'aprem: cottonwood rd et yellow rock (2h) (camping sauvage)
j14:yellow rock- Paria (tentative de loterie pour the wave). 1 jour dans coyote butte south (seul ou avec outfitter? cher tout de même)
j15:Paria- alstrom point (the wave (5h) si on a la chance + wire pass trail (2h) + alstrom point, une question: au bout de la piste, y a t-il moyen de randonner jusqu'au bout évitant ainsi la difficulté de la piste? (camping sauvage)
j16: alstrom point- Kanab (via horseshoe, lake powell vista, wahweap hoodos (3h). (aikens lodge)
j17: Kanab- snow canyon (via coral pink dunes (1h) et Zon. ici on compte aller à observation pt via le east rim trail débutant après ponderosa ranch. Est-ce faisable en 3h? ensuite soit canyon ovrlook 1) ou scout overlook (2h) dépendra du temps qui reste Le soir snow canyon campground
j18: Snow canyon - Las Vegas (quelle balade à snow canyon?)
j19: vol retour
Voilà. Donner vos avis. En espérant bcp de réponses aux questions pour en faire un voyage parfait ! Patrick
J1: arrivée Las Vegas
j2: Las Vegas - Flagstaff
J3: Visite de la région de Sedona (devils bridge trail 1h + broken arrow trail 2h le matin, on hésite pour l'après midi: doe mountain ou schuerman montain, chacun faisant environ 1h. Coucher de soleil à airport. Retour le soir à Flagstaff.
J4: Flagstaff- canyon de chelly (en passant par petrified forest) (spider rock campground)
J5: canyon de chelly (white house trail 2h)- monument valley (gouldings campground)
J6: monument valley- Canyon lands needles (passant par gooseneck, valley of gods. On passera 3h à natural bridges (question la boucle sipapu + kachina fait combien de temps?) (sqaw flat campground). Quelle petite balade à faire fin de journée à needles?
j7: needles- Moab. On se lèvera tôt pour une grande randonnée mais laquelle? a) big springs canyon + elephant canyon, ou b) chesler park. Elles font toutes deux 7h de marche. (Up the crek campground Moab)
j8:Moab- canyonlands island in the sky- Moab: départ tôt vers long canyon puis death horse point puis shafer trail rd et enfin white rim. ici je ne sais pas jusque où aller: a) musselman arch, b)lathrop canyon ou c) monument basin. sachant qu'on revient sur Moab le soir. De plus 4 juillet.
j9:Moab: arches +fisher towers: le matin devils garden (4h) puis l'après midi windows (1) et fisher towers ((3h)
j10: Moab- cathedral valley. On hésite vol en avion d'1h tôt le matin?. cher. (goblin valley 1h + little wild horse canyon (2h) (cathedral campground) un plan B si cathedral inaccessible?
j11:cathedral valley - cedar mesa campground (avec cohab canyon 2h)
j12:cedar mesa- Escalante (via burr trail- strike valley overlook trail (2h30)- calf crek trail (3h) (rainbow B&B)
j13: Escalante- yellow rock (le matin devils garden (1h) + peek a boo canyon- dry fork- spooky gulch (3h)- l'aprem: cottonwood rd et yellow rock (2h) (camping sauvage)
j14:yellow rock- Paria (tentative de loterie pour the wave). 1 jour dans coyote butte south (seul ou avec outfitter? cher tout de même)
j15:Paria- alstrom point (the wave (5h) si on a la chance + wire pass trail (2h) + alstrom point, une question: au bout de la piste, y a t-il moyen de randonner jusqu'au bout évitant ainsi la difficulté de la piste? (camping sauvage)
j16: alstrom point- Kanab (via horseshoe, lake powell vista, wahweap hoodos (3h). (aikens lodge)
j17: Kanab- snow canyon (via coral pink dunes (1h) et Zon. ici on compte aller à observation pt via le east rim trail débutant après ponderosa ranch. Est-ce faisable en 3h? ensuite soit canyon ovrlook 1) ou scout overlook (2h) dépendra du temps qui reste Le soir snow canyon campground
j18: Snow canyon - Las Vegas (quelle balade à snow canyon?)
j19: vol retour
Voilà. Donner vos avis. En espérant bcp de réponses aux questions pour en faire un voyage parfait ! Patrick
Premier voyage à vélo: Paris - Alicante (Espagne) en juin 2011 English translation pending
Bonjour tout le monde !
Me voici heureux d'avoir trouvé ce forum généreux en informations ! Cela fait plusieurs semaines que je chercher, fouille et li des infos sur ce forum. J'ai vraiment trouvé toutes les infos chercher, mais j'ai une sorte d'appréhension et j'ai donc besoin de conseils.
Teddy, 20ans, esprit baroudeur depuis toujours... j'ai enfin entrepris l'organisation d'un voyage à vélo pour juin 2011 [ Paris - Alicante en Espagne ]. Je connais le but précis de mon voyage. Je connais le matériel que je vais acheter/utiliser. J'ai une idée précise de mon itinéraire.
La seule chose qui me fait "peur" et me tracasse vraiment c'est de me déplacer sans m'égarer. Ayant un budget limiter je voudrais me déplacé avec cartes et boussole. ( Pas de GPS rando.). Ma question est donc, comment préparer son itinéraire avec des cartes et une boussole ?
Voici le genre de question qui me pose problème : Exemple 1: "Je pars de Paris et me dirige vers Orléans. Arrivé à Orléans comment ressortir d'une grande ville qu'avec une boussole ?" 🤪 Exemple 2: "Je suis sur un chemin entouré de champs ou de forêt, le chemin continu a perte de vue vers l'Est et ma boussole m'indique que je dois aller vers L'ouest ?"
Voilà enfin j'espère que vous avez compris un peu ce qui me tracasse ^^.
Merci de vos réponse.
Me voici heureux d'avoir trouvé ce forum généreux en informations ! Cela fait plusieurs semaines que je chercher, fouille et li des infos sur ce forum. J'ai vraiment trouvé toutes les infos chercher, mais j'ai une sorte d'appréhension et j'ai donc besoin de conseils.
Teddy, 20ans, esprit baroudeur depuis toujours... j'ai enfin entrepris l'organisation d'un voyage à vélo pour juin 2011 [ Paris - Alicante en Espagne ]. Je connais le but précis de mon voyage. Je connais le matériel que je vais acheter/utiliser. J'ai une idée précise de mon itinéraire.
La seule chose qui me fait "peur" et me tracasse vraiment c'est de me déplacer sans m'égarer. Ayant un budget limiter je voudrais me déplacé avec cartes et boussole. ( Pas de GPS rando.). Ma question est donc, comment préparer son itinéraire avec des cartes et une boussole ?
Voici le genre de question qui me pose problème : Exemple 1: "Je pars de Paris et me dirige vers Orléans. Arrivé à Orléans comment ressortir d'une grande ville qu'avec une boussole ?" 🤪 Exemple 2: "Je suis sur un chemin entouré de champs ou de forêt, le chemin continu a perte de vue vers l'Est et ma boussole m'indique que je dois aller vers L'ouest ?"
Voilà enfin j'espère que vous avez compris un peu ce qui me tracasse ^^.
Merci de vos réponse.
Journal de voyage en famille (Inde, juillet 2008) English translation pending
1 juillet 2008
Lorsque notre avion, air France, atterri sur le tarmac de New Delhi, ce premier juillet 2008, un nœud à l’estomac, comme une angoisse diffuse, m’étreint ; et je suis sûr que je ne suis pas le seul. On n’aborde pas ce pays, comme n’importe quelles autres destinations. Le pays aux trois cents millions de Dieux, qui compte plus d’un milliard habitants, et dont la culture et l’histoire, plusieurs fois millénaires, a contribué à l’élévation spirituelle et scientifique de l’humanité, suscite crainte et humilité. Pays du paradoxe par excellence. Violence et douceur, beauté et laideur, richesse et pauvreté, plus que partout ailleurs, se mélangent, dans un gigantesque et extravagant maelström de vie. Certains détestent irrévocablement, et veulent immédiatement quitter ce pays monstrueux. D’autres, aiment viscéralement, et savent, qu’un jour ils y reviendront. On aime passionnément, ou l’on déteste, jamais d’entre deux. Je comprends les deux points de vue. Car dans une même journée, on passe plusieurs fois, en alternance, de l’amour à la haine, et de la haine à l’amour, etc. Combien de fois me suis-je entendu dire : mais, qu’est-ce que je fais ici, il faut être complètement timbré pour venir dans ce pays. On risque de finir comme l’inspecteur Dreyfus, dans un cabanon, avec la camisole de force, et les paupières clignotantes. Il n’y a pas plus exaspérant qu’un Indien, et pas plus gentil… Mais si à la fin de la journée, le positif l’emporte, et bien voilà, vous êtes conquis. Combien de générations sont venus ici ; en voyages initiatiques, se confronter à soi-même. D’ailleurs, curieusement, on rencontre beaucoup de jeunes femmes seules, plus que dans le sud-est Asiatique. Moi le premier, j’ai accompli ce voyage, et jamais je ne l’ai oublié. Un jour, je m’étais juré, de revenir avec les gens que j’aime. Et je l’ai fait. Lorsque la porte de l’avion s’ouvre, tout de suite l’odeur. Je l’avais senti, deux ans auparavant. Une odeur reconnaissable entre toutes. Une senteur d’un milliard d’âmes, un remugle d’un milliard de peaux. Odeur de poussière, de merde, une senteur d’épice, un soupçon d’encens, une bonne dose de pétrole, une pincée d’humidité, de pourriture. Le tout, touillé par les trois cents millions de divinités, et vous obtenez : l’odeur de l’Inde. Je sais c’est grandiloquent, mais quand on parle de ce pays, il est impossible de faire autrement. La chaleur est suffocante. Dans le sas d’entrée de l’aéroport un papier est affiché avec des noms, dont celui de Nicolas ! Son sac a été perdu. Voilà un voyage qui commence bien ! On nous le ramènera, si on le retrouve, à hôtel le « Namaskar ». Ah, le Namaskar (bonjour en Hindi) tout un poème. Quelqu’un qui vient en Inde pour la première fois, et arrive ici ; eh bien le lendemain, il appelle son ambassade, et demande son rapatriement psychiatrique d’urgence. Il faut oublier ses critères d’hygiènes, de savoir vivre. Car l’Indien est l’homme le plus bruyant et impoli qui soit. Le Chinois, je crois, n’est pas mal non plus, paraît-il. Rien ne peut y être comparé. Les routards (pas de troupeau en territoire conquis, ici) du monde entier choisissent ce quartier : « Paharganj » qui jouxte la gare de New Delhi, d’où son principal intérêt. D’abord le prix : 400 roupies une chambre pour deux, soit 7 euros. L’autre intérêt du lieu est le professionnalisme et la semi- gentillesse des hôteliers. Tout peut-être organisé, dans la minute ; train, avion, bus, taxi, pour toutes les destinations Indiennes. Que sais-je encore ? Tout est possible en Inde ! Ça commence ici. Nicolas est un peu inquiet, la vétusté du lieu pour ne pas dire la crasse, le met mal à l’aise, il veut qu’on prenne une chambre ensemble. Devant notre porte un homme est couché à même le sol, sur du carrelage, il doit travailler ici. Pas de carreau à la fenêtre sans rideau, promesse d’une nuit blanche. Les garçons sont à l’étage, les filles au ré de chaussée. Pas de drap, pas de meuble, peinture miteuse et sale, toilette à la turque (il vaut mieux). Bienvenu en Inde ! Nous sommes un peu masochistes, car nous reviendrons ici, encore deux fois, au cours de notre voyage. Pour être sincère, je préfère le Namaskar, au Hilton. Bon d’accord, le palais de Jaipur est mieux. Mais ça c’est pour plus tard ; une petite folie familiale.
Lorsque notre avion, air France, atterri sur le tarmac de New Delhi, ce premier juillet 2008, un nœud à l’estomac, comme une angoisse diffuse, m’étreint ; et je suis sûr que je ne suis pas le seul. On n’aborde pas ce pays, comme n’importe quelles autres destinations. Le pays aux trois cents millions de Dieux, qui compte plus d’un milliard habitants, et dont la culture et l’histoire, plusieurs fois millénaires, a contribué à l’élévation spirituelle et scientifique de l’humanité, suscite crainte et humilité. Pays du paradoxe par excellence. Violence et douceur, beauté et laideur, richesse et pauvreté, plus que partout ailleurs, se mélangent, dans un gigantesque et extravagant maelström de vie. Certains détestent irrévocablement, et veulent immédiatement quitter ce pays monstrueux. D’autres, aiment viscéralement, et savent, qu’un jour ils y reviendront. On aime passionnément, ou l’on déteste, jamais d’entre deux. Je comprends les deux points de vue. Car dans une même journée, on passe plusieurs fois, en alternance, de l’amour à la haine, et de la haine à l’amour, etc. Combien de fois me suis-je entendu dire : mais, qu’est-ce que je fais ici, il faut être complètement timbré pour venir dans ce pays. On risque de finir comme l’inspecteur Dreyfus, dans un cabanon, avec la camisole de force, et les paupières clignotantes. Il n’y a pas plus exaspérant qu’un Indien, et pas plus gentil… Mais si à la fin de la journée, le positif l’emporte, et bien voilà, vous êtes conquis. Combien de générations sont venus ici ; en voyages initiatiques, se confronter à soi-même. D’ailleurs, curieusement, on rencontre beaucoup de jeunes femmes seules, plus que dans le sud-est Asiatique. Moi le premier, j’ai accompli ce voyage, et jamais je ne l’ai oublié. Un jour, je m’étais juré, de revenir avec les gens que j’aime. Et je l’ai fait. Lorsque la porte de l’avion s’ouvre, tout de suite l’odeur. Je l’avais senti, deux ans auparavant. Une odeur reconnaissable entre toutes. Une senteur d’un milliard d’âmes, un remugle d’un milliard de peaux. Odeur de poussière, de merde, une senteur d’épice, un soupçon d’encens, une bonne dose de pétrole, une pincée d’humidité, de pourriture. Le tout, touillé par les trois cents millions de divinités, et vous obtenez : l’odeur de l’Inde. Je sais c’est grandiloquent, mais quand on parle de ce pays, il est impossible de faire autrement. La chaleur est suffocante. Dans le sas d’entrée de l’aéroport un papier est affiché avec des noms, dont celui de Nicolas ! Son sac a été perdu. Voilà un voyage qui commence bien ! On nous le ramènera, si on le retrouve, à hôtel le « Namaskar ». Ah, le Namaskar (bonjour en Hindi) tout un poème. Quelqu’un qui vient en Inde pour la première fois, et arrive ici ; eh bien le lendemain, il appelle son ambassade, et demande son rapatriement psychiatrique d’urgence. Il faut oublier ses critères d’hygiènes, de savoir vivre. Car l’Indien est l’homme le plus bruyant et impoli qui soit. Le Chinois, je crois, n’est pas mal non plus, paraît-il. Rien ne peut y être comparé. Les routards (pas de troupeau en territoire conquis, ici) du monde entier choisissent ce quartier : « Paharganj » qui jouxte la gare de New Delhi, d’où son principal intérêt. D’abord le prix : 400 roupies une chambre pour deux, soit 7 euros. L’autre intérêt du lieu est le professionnalisme et la semi- gentillesse des hôteliers. Tout peut-être organisé, dans la minute ; train, avion, bus, taxi, pour toutes les destinations Indiennes. Que sais-je encore ? Tout est possible en Inde ! Ça commence ici. Nicolas est un peu inquiet, la vétusté du lieu pour ne pas dire la crasse, le met mal à l’aise, il veut qu’on prenne une chambre ensemble. Devant notre porte un homme est couché à même le sol, sur du carrelage, il doit travailler ici. Pas de carreau à la fenêtre sans rideau, promesse d’une nuit blanche. Les garçons sont à l’étage, les filles au ré de chaussée. Pas de drap, pas de meuble, peinture miteuse et sale, toilette à la turque (il vaut mieux). Bienvenu en Inde ! Nous sommes un peu masochistes, car nous reviendrons ici, encore deux fois, au cours de notre voyage. Pour être sincère, je préfère le Namaskar, au Hilton. Bon d’accord, le palais de Jaipur est mieux. Mais ça c’est pour plus tard ; une petite folie familiale.
Voyager seul, dure réalité English translation pending
J ai révé, je m y suis longuement préparé, JE SUIS PARTIS et RENTRE PLUTOT QUE PREVU;
jE m etais préparer mentalemnt au voyage mais sans aucune certitude que jy parviendrai..
Depuis quelques Années l idée de voyager à vélo me trottait, alors au fil du temps je me suis contruit un projet . Sans aucune expérience en cyclo, ni de voyage que de qustion, de doute mais qu importe j y ai réfléchi pendant longtemps à ce voyage..
Au départ le projet était avec ma fiancé de traverser l Afrique à vélo afin de rejoindre l Ile de la Réunion, projet assez similaire à celui de Claire et Jermiebt
Mais les aléas de la vie, surtout professionel on fait qu'a quelques mois du départ et de ma démission , nous avons décidé au final que je partirai seul..
Dur décision mais c'est comme ça j ai préparé mon voyage, fait toutes les démarches afin d etre pret..
Je suis partis le 9 septembre de la Sarthe pour dans un premier temps traverser le France et de prendre le Bateau à Sète pour rejoindre le Maroc
Mais au final je n ai jamais pédalé ailleurs qu'en France..
Pourquoi j ai dit Stop à mon reve, car je me suis rendu compte que mon Coeur etait resté chez Moi.. J ai pris enormément de plaisir à parcourir la France, ce fut que que du bonheur ce parcours. Jamais auparavant jamais je n avias ressenti autant de plaisir seul à comtempler ce qui m entoure
J ai beaucoup réfléchi sur ma Vie, mon projet mes envies, mes Proches; LE MORAL EN SOLITAIRE FUT ASSEZ ALEATOIRE; A un moment je n avais ni envie de continuer ni de rentrer chez moi, car Seul j'étais bien, malgrès le manque de ma fiancé, ma mère et mon frère;
Alors avant de tourner Fou, j ai mis un terme à ce voyage, ce fut dur, je regrette souvent d 'etre chez moi et non sur mon vélo...
J ai parcourus 1700 kms à travers la FRANCE, fait de superbe rencontres amis j ai dit Stop au sommet du Mont Ventoux dans le Vaucluse. Ce prmier col était mon premier objectif et au final ce fut le dernier.. Je suis rentré, je suis heureux de ce que j ai fait mais je reve toujours et encore de ce voyage..
Sur ton vélo seul tu penses, alors quand tu as ton coeur qui cri je crois qu il et tant pour toi que tu rentre..
Mais je repars dans quelques mois en vélo pour un autre trip de 2 mois car le long voyage c'est pas pour moi...
jE m etais préparer mentalemnt au voyage mais sans aucune certitude que jy parviendrai..
Depuis quelques Années l idée de voyager à vélo me trottait, alors au fil du temps je me suis contruit un projet . Sans aucune expérience en cyclo, ni de voyage que de qustion, de doute mais qu importe j y ai réfléchi pendant longtemps à ce voyage..
Au départ le projet était avec ma fiancé de traverser l Afrique à vélo afin de rejoindre l Ile de la Réunion, projet assez similaire à celui de Claire et Jermiebt
Mais les aléas de la vie, surtout professionel on fait qu'a quelques mois du départ et de ma démission , nous avons décidé au final que je partirai seul..
Dur décision mais c'est comme ça j ai préparé mon voyage, fait toutes les démarches afin d etre pret..
Je suis partis le 9 septembre de la Sarthe pour dans un premier temps traverser le France et de prendre le Bateau à Sète pour rejoindre le Maroc
Mais au final je n ai jamais pédalé ailleurs qu'en France..
Pourquoi j ai dit Stop à mon reve, car je me suis rendu compte que mon Coeur etait resté chez Moi.. J ai pris enormément de plaisir à parcourir la France, ce fut que que du bonheur ce parcours. Jamais auparavant jamais je n avias ressenti autant de plaisir seul à comtempler ce qui m entoure
J ai beaucoup réfléchi sur ma Vie, mon projet mes envies, mes Proches; LE MORAL EN SOLITAIRE FUT ASSEZ ALEATOIRE; A un moment je n avais ni envie de continuer ni de rentrer chez moi, car Seul j'étais bien, malgrès le manque de ma fiancé, ma mère et mon frère;
Alors avant de tourner Fou, j ai mis un terme à ce voyage, ce fut dur, je regrette souvent d 'etre chez moi et non sur mon vélo...
J ai parcourus 1700 kms à travers la FRANCE, fait de superbe rencontres amis j ai dit Stop au sommet du Mont Ventoux dans le Vaucluse. Ce prmier col était mon premier objectif et au final ce fut le dernier.. Je suis rentré, je suis heureux de ce que j ai fait mais je reve toujours et encore de ce voyage..
Sur ton vélo seul tu penses, alors quand tu as ton coeur qui cri je crois qu il et tant pour toi que tu rentre..
Mais je repars dans quelques mois en vélo pour un autre trip de 2 mois car le long voyage c'est pas pour moi...
Itinéraire à vélo Hyères-Arles? English translation pending
bonjour ,
je souhaite faire un parcours a velo hyeres arles sachant que je ne suis pas une professionnelle c juste pour le delire pouvais vous m indiquer l itineraire et le nombre de kilometre et quelle carte me recommander vous ???
merci d'avance
je souhaite faire un parcours a velo hyeres arles sachant que je ne suis pas une professionnelle c juste pour le delire pouvais vous m indiquer l itineraire et le nombre de kilometre et quelle carte me recommander vous ???
merci d'avance
Circuit de dix-huit jours en Floride et Washington English translation pending
Bonjour à tous!
Je reviens vers vous pour un nouveau voyage! Et oui après l'ouest américain cette année, nous pensons partir en Floride dès mars prochain! Et comme nous ne faisons pas dans la facilité, nous arriverons à Miami et repartirons de Washington... Nous pensons rester 17 à 18 jours sur place. Par contre, mon ami préfèrerai passer 2jours (même longs) sur la route à découvrir plutôt que de prendre l'avion (mais cela reste à voir!).
Nous sommes un couple (25ans tous les deux) nous aimons découvrir de nouvelles villes, la nature, les animaux, les paysages... Tous les conseils sont bons!
Voici donc l'itinéraire possible :
Jour 1 = Paris-Miami (arrivée 15h30) Formalité, prise de la voiture, hôtel... Il sera déjà tard! Donc balade et repos! Jour 2 = Miami Jour 3= Miami A Miami : Quartier art déco, Jungle island, Océan drive and beach, Lincoln road mall, saequarium et zoo, vénitian pool, Fairchild tropical garden Jour 4= Miami - Key west (on fait quoi?) Jour 5= Keys - Parc des Everglades - Naples Alligator farm, peut-être une balade à vélo -->Des idées? Jour 6 = Naples - Sarasota - Lithia springs les paysages, les plages, les parcs Jour 7 = Lithia springs - Homosassa springs - Ocala les paysages, les plages, les parcs Jour 8 = Ocala - Silver Glen Springs & Juniper Springs - Orlando les paysages, les plages, les parcs - Balade à cheval possible? Jour 9= Orlando On fait un parc (universal studio Harry Potter) Jour 10 = Orlando Un deuxième parc (animal kingdom) Jour 11 = Orlando - Cap canaveral Tenté par Discovery Cove mais cher (ça vaut le coup?) - Sinon on fait quoi? Jour 12 = Cape canaveral - Daytona Kennedy Space Center - Route pour Daytona le soir Jour 13 = Daytona - Jacksonville - Savannah - Charleston Quelques arrêts sur la route Jour 14 = Charleston - Washington Quelques arrêts sur la route Jour 15 = Washington Jour 16 = Washington Jour 17 = Washington A washington --> Lincoln mémorial, Washington Monument, Maison blanche, musée de l'air, Jefferson mémorial, national aquarium, Capitol, Jardin botanique, ZOO, Arlington... Jour 18 = Washington - Paris (départ le soir)
Voilà donc un itinéraire que je laisse à vos jugement!!
Toutes les idées sont à prendre!
Je reviens vers vous pour un nouveau voyage! Et oui après l'ouest américain cette année, nous pensons partir en Floride dès mars prochain! Et comme nous ne faisons pas dans la facilité, nous arriverons à Miami et repartirons de Washington... Nous pensons rester 17 à 18 jours sur place. Par contre, mon ami préfèrerai passer 2jours (même longs) sur la route à découvrir plutôt que de prendre l'avion (mais cela reste à voir!).
Nous sommes un couple (25ans tous les deux) nous aimons découvrir de nouvelles villes, la nature, les animaux, les paysages... Tous les conseils sont bons!
Voici donc l'itinéraire possible :
Jour 1 = Paris-Miami (arrivée 15h30) Formalité, prise de la voiture, hôtel... Il sera déjà tard! Donc balade et repos! Jour 2 = Miami Jour 3= Miami A Miami : Quartier art déco, Jungle island, Océan drive and beach, Lincoln road mall, saequarium et zoo, vénitian pool, Fairchild tropical garden Jour 4= Miami - Key west (on fait quoi?) Jour 5= Keys - Parc des Everglades - Naples Alligator farm, peut-être une balade à vélo -->Des idées? Jour 6 = Naples - Sarasota - Lithia springs les paysages, les plages, les parcs Jour 7 = Lithia springs - Homosassa springs - Ocala les paysages, les plages, les parcs Jour 8 = Ocala - Silver Glen Springs & Juniper Springs - Orlando les paysages, les plages, les parcs - Balade à cheval possible? Jour 9= Orlando On fait un parc (universal studio Harry Potter) Jour 10 = Orlando Un deuxième parc (animal kingdom) Jour 11 = Orlando - Cap canaveral Tenté par Discovery Cove mais cher (ça vaut le coup?) - Sinon on fait quoi? Jour 12 = Cape canaveral - Daytona Kennedy Space Center - Route pour Daytona le soir Jour 13 = Daytona - Jacksonville - Savannah - Charleston Quelques arrêts sur la route Jour 14 = Charleston - Washington Quelques arrêts sur la route Jour 15 = Washington Jour 16 = Washington Jour 17 = Washington A washington --> Lincoln mémorial, Washington Monument, Maison blanche, musée de l'air, Jefferson mémorial, national aquarium, Capitol, Jardin botanique, ZOO, Arlington... Jour 18 = Washington - Paris (départ le soir)
Voilà donc un itinéraire que je laisse à vos jugement!!
Toutes les idées sont à prendre!
Sourires du Cambodge de novembre et décembre 2009 English translation pending
Début du Carnet de Voyage Partie 1
Voici notre circuit : Arrivée Phnom -Penh (2 jours) Battambang (2 jours) Siem Reap, site d'Angkor, Roluos, Phnom Khulen (6 jours) Kompong-Cham (2 jours) Kratie, dauphins, ile Cham (2 jours) retour par Phnom Penh puis Kep, ile aux Lapins (3 jours) Phnom Penh, visite école (2 jours)
Le 22 novembre 2009 Pau - Paris
Premier départ raté en gare de Pau où le TGV nous recrache sur le quai pour cause «de problèmes sur la voie»… nous prenons le train suivant dans la soirée, nous passons la nuit tant bien que mal allongés sur des banquettes, heureusement nous avons prévu large et nous serons à l’heure pour l’avion…. Nous avons même le temps de nous plonger dans l’art khmer au Musée Guimet avant de partir Paris est sous la pluie, dans ses couleurs automnales, il fait bien frisquet mais dans nos sacs se trouvent nos tee-shirts d’été auprès du maillot de bain ! Quelle chance d’aller au chaud et au soleil !
Trois semaines au Cambodge… voilà quelques années que nous ne sommes pas partis aussi longtemps, la maison est bouclée, les RTT posées auprès des petits-enfants et nos compagnons de voyage aussi pressés que nous de partir… Nous avons une fois de plus reconstitué notre petit groupe de 4, c'est une affaire qui marche, pourquoi s'en priver !!!! Les billets d’avion ont été pris depuis plusieurs mois sur Internet, via le comparateur de VF, nous voyageons avec la Korean Airlines (750 euros) bon OK, nous allons jusqu’à Séoul pour revenir ensuite sur Phnom Penh, c’est un peu long ! Plusieurs heures de transit en Corée, ah ! si j’avais su avant que des visites étaient organisées pour les gens en escale, dommage !
Lundi 23 Novembre - dans l'avion
Nous arrivons à 23 h à Phnom Penh, le taxi réservé en même temps que l’hôtel est bien là, nous avions pris nos visas à Paris, nous sommes très vite hors de l’aéroport dans la chaleur moite du Cambodge. Le « Frangipani Villas »(40 $ pt-déj + eau + laverie) est très chouette, les chambres spacieuses, beaucoup de charme, une maison ancienne au milieu d’un jardin, dans une petite rue bien calme, pratiquement à l’angle du Bd Sihanouk et du Monivong, mais nous verrons tout cela demain, pour l’instant pas besoin de berceuses !

Mardi 24 Novembre Phnom Penh
Il est finalement près de 10 heures quand nous nous mettons en route à la découverte de Phnom Penh, nous avons laborieusement commandé nos tickets de bus vers Battambang pour le lendemain matin (toujours mon anglais très approximatif !) pas toujours d’accord avec la compagnie, l’heure ou le prix annoncés, réservés aussi les tuk-tuk qui nous amèneront à la station et même choisi nos plats sur la carte du restaurant de l’hôtel pour ce soir !… bon, on peut y aller, la journée est à nous !
Il fait 32 ou 33 °, l’air est très humide, ce sont les températures que nous aurons pendant tout le voyage, heureusement les nuits sont fraiches et en quelques jours nous nous sommes habitués…
Nous découvrons d’abord un quartier bien populaire avec petits restos sur le trottoir, stands de fruits, de boissons, beaucoup de petits commerçants puis en rejoignant le Bd Sihanouk avec le monument de l’Indépendance dans notre visée, les trottoirs s’élargissent, de belles villas font place aux immeubles décrépis, c’est nickel… belles pelouses, énormes pots de fleurs, peu de circulation et peu de monde… c’est le quartier des Ministères…

Nous avons beaucoup de propositions de chauffeurs de tuk-tuk mais nous voulons marcher, flâner, regarder tout autour de nous… nous remontons une grande esplanade vers le Palais Royal, un vendeur de cerfs-volants un peu esseulé tente d’attirer les enfants, de grands immeubles modernes entourent la place, leurs façades vitrées reflètent les toits rouges et biscornus des bâtiments royaux. Une pagode entourée d’immenses stupas attire notre curiosité, allons voir… C’est le Vat Batum, notre première approche de la religion bouddhiste, nous observons l’organisation autour de la Pagode sans pouvoir nous empêcher de la comparer à nos édifices religieux… Un grand mur d’enceinte protège les lieux, les stupas recueillent les restes de la crémation des défunts (l’équivalent de nos tombes), les bonzes et les nones vivent autour de la Pagode (un peu comme un monastère) donc salles de prières, de repas, dortoirs etc… c’est toute une communauté qui vit ici. Nous nous asseyons un peu à l’ombre, des bonzes viennent discuter, ils préparent leur repas à côté.
Nous repartons vers le Palais Royal et la Pagode d’Argent… les grilles ferment sous notre nez ! il faudra attendre 14 h, nous nous préparons à aller jusqu’au Musée un peu plus haut mais le Lonely nous l’annonce aussi fermé à l’heure de midi… un chauffeur de tuk-tuk, profitant de l’aubaine et voyant notre embarras se propose de nous conduire jusqu’au Musée du Génocide, le seul ouvert à cette heure… on se met vite d’accord sur le prix (nous sommes 4, il nous attendra pendant la visite, ce sera 6 $) et voilà notre première balade en tuk-tuk…. C’est super agréable, enfin un peu de fraicheur, il va lentement, nous avons le temps de regarder, d’admirer, le chauffeur est prudent et d’ailleurs la circulation est raisonnable.
Ce Musée se situe dans un ancien lycée, les bâtiments ont servi de prison et de salles de torture pendant la période de Pol Pot de 1975 à 1979. C’est un endroit chargé de terreur, des milliers de Cambodgien ont été exterminés à cette époque toute proche… nous avons senti combien ce peuple avait été touché, presque chaque famille a perdu des proches, beaucoup « d’anciens », pratiquant encore un peu le français, nous en ont parlé… L’histoire du Cambodge est compliquée, période Angkorienne faste, riche et prospère jusqu’au 14 ième siècle, déclin de l’Empire khmer puis partage du pays entre Thaïlandais et Vietnamiens, protectorat français pendant 100 ans , puis Norodom Sihanouk qui tente l’indépendance à partir de 1953, ensuite Pol Pot et ses khmers rouges dévastent le pays qui devient un immense camp de concentration, le Vietnam envahit le pays et installe un régime à sa solde jusqu’en 1993 (période de boycott de la communauté internationale et période des terrains minés) puis tentatives d’élections démocratiques, les derniers Khmers rouges rendent les armes en 1998 ! Ce n’est que depuis cette période que le Cambodge se reconstruit vraiment avec l’aide de nombreux pays.
La visite du S-21 (quartier de sécurité 21) se fait en silence, difficile de soutenir les regards des centaines de portraits d’hommes, de femmes et surtout d’enfants affichés dans les salles… Nous ne nous attardons pas…

Nous demandons à notre chauffeur de nous déposer sur le quai Sisowath au bord du fleuve, il doit penser que nous avons faim car il s’arrête juste devant un restaurant ami... tiens, tiens… et pourquoi pas ! Nous ne cherchons pas plus loin et goutons pour la première fois à la cuisine cambodgienne.
Nous aurons généralement, tout le long du trajet d’agréables surprises et nous nous régalerons souvent… parfois la cuisine sera moins savoureuse ou la cuisinière moins expérimentée ? nous sommes 4 et la plupart du temps nous commanderons 4 plats différents dans lesquels nous piochons tous ; ceci nous a permis de gouter à plein de bonnes choses, toujours accompagnés de riz ou de nouilles quand nous en avions assez ! mais de nouilles à la farine de riz bien sûr !!
Aujourd’hui sur une terrasse face au Tonlé Sap nous laissons le serveur choisir pour nous et devant le poisson grillé, les légumes frits, les rouleaux de printemps et le porc à l’ananas nous sommes gâtés ! Premières bières locales aussi, l’Angkor, en grandes bouteilles comme il se doit ! le repas se termine avec le thé et une grande assiette de fruits savamment découpés, du riz gluant et une compotée de pastèque en petits paquets de feuilles de bananiers tressés… hum ! Une petite marche sur le quai avant de nous diriger vers le Musée National, passage par le Vat Ounalom où nous guide la jolie musique de violons… deux européens ont choisi cet endroit tout calme au milieu de l’agitation de la ville pour s’entrainer… nous faisons donc le tour de la Pagode accompagnés de sonates. Par curiosité Yolande et moi entrons dans un petit temple où un bonze nous tend de l’encens et nous asperge copieusement d’eau sacrée à l’aide de fleurs de lotus, il récite quelques incantations… Et voilà ! Nous sommes parées pour le voyage, Bouddha va veiller sur nous !

Nous prenons notre temps au Musée, le bâtiment est superbe, tout rouge dans un splendide jardin. Après avoir arpenté les salles et admiré les magnifiques pièces, mais nous manquons un peu d’explications, nous apprécions un long moment le jardin intérieur ; la chaleur, le voyage, le décalage horaire, le repas ont eu raison de nous et nous avons du mal à décoller de notre banc, à l’ombre, devant les bassins plein de lotus… Allez, un peu de courage si nous voulons voir le Palais Royal et la Pagode d’Argent avant ce soir !

Le Palais Royal est comme il se doit la résidence du Roi, il est possible de visiter la Salle du Trône, les jardins, la salle des Cérémonies, le Pavillon des Danses, le Pavillon de Fer (genre Baltard) offert par Napoléon III et dans la même enceinte se trouve la fameuse Pagode dite d’Argent car son sol est recouvert de 5 000 plaques d’argent, s’y trouvent aussi des Bouddhas couverts de pierres précieuses, en or ou en argent. Aujourd’hui c’est mardi, tous les guides officiels sont habillés en couleur fushia, chaque jour a sa couleur comme dans les anciennes cours royales. Nous n’avons guère qu’une heure pour tout voir, dès 17 h il commence à faire sombre, à 18 h c’est la nuit…
Nous profitons bien de cette fin d’après-midi, la couleur est très belle, je trouve les fresques intérieures de l’enceinte de la Pagode retraçant le récit du Ramayana particulièrement superbes, le jardin est très soigné, bonzaïs, buissons finement taillés, les stupas renfermant les restes des rois dressent leurs flèches vers le ciel, l’endroit est calme, très peu de monde, je crois que nous sommes les derniers à quitter les lieux… nous venons de passer un très bon moment.


C’est toujours à pied que nous rejoignons l’hôtel et nous faisons bien car l’ambiance du matin n’est plus du tout la même… les rues, les trottoirs, la grande esplanade grouillent de monde ! à croire que tous les habitants sont de sortie… la musique est à fond, des centaines de personnes bougent et dansent sur des rythmes d’aérobic, jeunes, vieux, tous s’y mettent ! et moi qui espérais surprendre quelques personnes âgées faisant tôt le matin leurs exercices de Qi Cong ou de Thaï Chi comme au Vietnam…. Les temps ont changé !!
Les familles sont installées à même le sol et prennent le repas du soir acheté à un marchand ambulant, des groupes de jeunes jouent au foot, des amoureux seuls au monde, des enfants tiennent fortement leurs cerfs-volants, c’est joyeux, bon enfant, souriant…

Une bonne douche pour enlever la poussière, la sueur et la fatigue de la journée… le repas du soir commandé le matin à l’hôtel est bien apprécié et nous permet de ne pas ressortir, nous sommes crevés, quelques kms déjà dans les jambes ; nous éteignons à 21 h 30 (hé oui !) mais nous sommes réveillés à 3 h (décalage !) Impossible de se rendormir
Mercredi 25 Novembre Battambang
Pas de problème donc pour se lever aux aurores, le bus est à 7 h, longue attente pour le petit déj. Les tuk-tuk sont là à l’heure, nous voyageons avec la Cie Paramount (5 $), la station est dans une petite rue près de la Poste, du coup nous avons un aperçu de ce quartier, plus au Nord de celui que nous avions arpenté hier. Petit à petit les voyageurs arrivent et, avant le notre, les bus pour Siem Reap ou Sihanoukville. Nous nous amusons à regarder une bande de macaques qui se faufilent sous les toits, qui font de l’équilibre sur les fils électriques quand soudain, je me rends compte que je suis juste devant la maison d’enfance de Claudie, une copine internaute… hé oui ! je reconnais les fenêtres à petits carreaux rouges... vite, des photos !
Nous assistons au chargement de mobylettes dans les soutes des bus, des marchands ambulants viennent nous proposer de quoi nous sustenter pendant le voyage, tout cela nous occupe jusqu’au départ qui n’a finalement lieu qu’à 8 h ! Nous en avons pour 5 h, autant prendre notre mal en patience ! le bus est plein mais pas surchargé, rapidement nous avons droit à des clips vidéos : soit des sketchs comiques avec le Coluche local soit des clips musicaux d’une mièvrerie déconcertante (on s’aime mais le père ne veut pas ou le fiancé part à la guerre etc…) Seul avantage : c’est à notre niveau de compréhension !!!!
Premier arrêt pipi, y’a une série de toilettes, basiques (un trou et de l’eau) mais propres, rien à dire d’ailleurs tout le long du voyage, c’est généralement bien plus propre qu’en Afrique ! Deuxième arrêt presque à midi devant une série de gargotes, il y a déjà deux ou trois bus arrêtés, les gens sont attablés devant des bols de soupe. Le temps que nous comprenions comment et quoi commander, un quart d’heure est passé, nous nous installons devant nos bols de soupe aux nouilles (2 pour 4) et nous nous apprêtons à partager une espèce de gâteau frit quand nous nous rendons compte que nous sommes seuls à table ! Tout le monde est déjà remonté dans les bus…. Le notre nous attend patiemment !

Arrivée à Battambang vers 13 h, nous ne sommes même pas sortis du bus que les chauffeurs de tuk-tuk nous assaillent déjà, notre hôtel n’est pas bien loin mais avec les bagages nous sommes ravis de nous laisser transporter… L’hôtel Royal n’a rien de typique, l’accueil est chaleureux, les chambres propres et spacieuses quant au restaurant sur la terrasse il est à recommander pour sa très bonne cuisine. C’est ici que nous devons retrouver notre guide car à partir de maintenant nous avons demandé à "Terre Cambodge" de Siem-Reap de nous organiser notre séjour. A aucun moment nous n’avons regretté ce choix car nous avons, grâce à eux, fait un voyage particulièrement varié et original. Au niveau du coût nous avons payé pour les 18 j ce qu'une agence en France nous aurait demandé pour 12 j et tout était compris : transport, hébergement, repas, visites, musées etc... sans que nous ayons à nous en soucier. Ceci nous a permis de manger dans des restaurants locaux et très typiques, parfois chez l'habitant ou de se faire plaisir dans un bon restaurant, même chose pour les nuits, parfois du très basique, parfois de jolis hôtels de charme Channara nous propose d’emblée de louer des vélos pour nous promener dans la campagne environnante, j’avoue ne pas me sentir en forme du tout pour affronter la chaleur, la circulation et les quelques 20 kms qu’il se propose de nous faire faire… ce sera une autre fois !
Nous partons donc en tuk-tuk vers le Vat Ek, un temple du XI iè siècle en grande partie effondré. Nous traversons plein de petits villages avec chacun sa spécialité. Les tuktuk s’arrêtent, nous laissent au bord de la route pour nous reprendre 2 ou 3 kms plus loin et cela nous permet, en plus de bien nous dégourdir les jambes, d’admirer tout le savoir-faire des familles car c’est toujours un travail en famille. Ici c’est la cuisson de galettes en farine de riz, elles cuisent sur un four chauffé avec l’enveloppe du riz (rien ne se perd), puis posées sur une grille en bambou et elles sèchent au soleil devant la porte. Tout est manuel. Un peu plus loin c’est justement à la fabrication de la farine de riz que nous assistons. Une dame nous dépasse avec son vélo chargé de kralan. Ce sont des tubes de bambou dans lesquels elle a fait cuire du riz gluant avec du lait de coco, on ouvre ce tube comme une peau de banane et on mange le riz légèrement caramélisé… c’est très bon et nous nous régalons d’autant plus que le bol de soupe du midi est resté sur la table !!! nous en mangerons à d’autres moments, parfois c’est un peu salé, ceux-là nous ont semblé particulièrement succulents.

Nous arrivons au Temple, proche d’une pagode et d’un immense Bouddha debout. C’est ici que nous entendons pour la première fois le récit du « Barattage de la mer de lait ». Cette scène d’un mythe hindouiste est très joliment représentée sur un linteau d’une des tours ; sur le montant des portes en grès est gravée en sanscrit toute la symbolique des sculptures du temple. La religion cambodgienne est un mélange de religions hindouiste et bouddhiste, et il faut sans cesse faire référence aux trois divinités hindoues ainsi qu’à Bouddha dans toutes ses représentations… je ne suis pas sûre d’avoir encore tout saisi ! Nouvel arrêt au retour pour regarder le séchage des lamelles de bananes., un papillon se régale du suc des fruits.

A l’hôtel un couple de Suisses fait sensation en arrivant à vélo, un tandem sur lequel Madame est couchée à l’avant ! avec leurs sacoches, ils doivent faire avancer près de 260 kgs ! quel courage de se lancer dans un tel périple, ils ont une bonne soixantaine d’années et ils comptent faire plus de 6 000 kms à travers la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam ! Demain matin, avec une bonne vingtaine de supporters cambodgiens nous assisterons à leur départ.

Avant le repas nous faisons un tour au marché tout proche à la recherche de petits citrons verts que nous pressons dans nos bouteilles d’eau – c’est notre élixir en voyage – , c’est un excellent antiseptique et c’est très efficace pour prévenir les problèmes de tourista !
Les marchés ici sont très colorés, ils débordent de fruits et de légumes vendus directement par les producteurs. Les femmes sont soit assises sur de petits tabourets derrière leur marchandise soit en tailleur sur la table qui présente leurs produits. Il est possible de tout acheter, des poissons encore vivants ou séchés, des brochettes de crevettes juste grillées, du canard laqué encore tout chaud, des épices, et surtout de délicieux fruits que pour l’instant nous ne connaissons pas mais qui nous tentent et que nous gouterons avant de repartir…. Nous continuons notre promenade le long de la rivière Stung Sangker, les rives sont aménagées, les gens font comme nous, ils prennent l’air, font une balade ou leur jogging, certains pêchent en contrebas des ponts ce qui nous vaut de belles images de pêcheurs lançant leurs filets à la volée… nous marchons une petite heure… Au repas nous nous régalons de notre premier « amok fish » poisson cuit dans du lait de coco, c’est le plat cambodgien que nous avons préféré.
Nous nous couchons avec de la musique plein pot sur la ville… c’est la période des mariages, ça dure trois jours, jusqu’à 22 h et à partir de 5 h du matin !!!

Jeudi 26 Novembre Battambang
Les Suisses sont bien partis à 8 h tapantes sous les applaudissements de la rue et nous les suivons jusqu’à la sortie de la ville confortablement installés dans un minibus.
Nous allons jusqu’à Phnom Sampeau, un ensemble de pagodes et de temples en haut d’une colline en forme de bateau. Nous rejoignons le village du bas par une piste de latérite rouge dont la poussière recouvre les habitations et tous les arbres aux alentours… dans quelques mois, en saison sèche ce doit être intenable !
Nous laissons l’escalier bien raide qui part au pied d’un immense Bouddha que des ouvriers finissent de sculpter dans le rocher pour gravir doucement la colline par un chemin ombragé. Il fait toujours aussi chaud, aussi humide mais on survit !!
Des stèles sur les cotés énumèrent les noms des généreux donateurs, ces temples sont récents, tous plus kitsch les uns que les autres mais la présence des bonzes et des nonnes qui vivent eux dans des maisons en bois, leurs réfectoires et leurs cuisines, les bandes de petits drapeaux qui flottent au vent, la jolie vue sur les rizières font que le lieu est bien agréable… moins agréables sont les grottes et les charniers qui contiennent des ossements laissés derrière les Khmers rouges.


Nous continuons sur la crête de la colline, ça monte, ça descend, des escaliers, encore des escaliers vers une autre pagode qui brille de toute sa peinture or. Là nous passons un bon moment avec un gamin d’une douzaine d’années qui veut nous énumérer toutes les phrases qu’il connaît en français ! pour l’instant il apprend l’anglais avec un bonze, il est dégourdi comme tout, il a un sourire adorable - comme je lui souhaite un bel avenir !! Nous redescendons par l’escalier et après cette belle balade nous restons manger dans un des petits restaurants sur place. Nous avons chacun une belle assiette de nouilles aux légumes surmontée d’une omelette, de l’ananas en dessert, quoi demander de plus ?
Un peu plus tard nous voici à Phnom Banan, entre deux lions de pierre qui gardent un immmmmense escalier dont on ne voit pas la fin ! 358 marches sont annoncées d’emblée ! marches de pierre très irrégulières et plutôt hautes ! bon, courage, c’est parti… tranquillement jusqu’en haut ! yes ! et comme toujours la récompense est au bout ! là-haut c’est un ensemble de cinq tours assez abimées du XI iè siècle, des linteaux superbement sculptés surmontent les portes de grès, les sculptures des gardiennes des temples sont à peu près intactes, l’endroit est très apaisant et serein…

Nous rentrons vers Battambang en traversant à nouveau des villages, les femmes s’affairent à couper des bottes de riz, nous visitons une ancienne maison khmère, nous avons la surprise de découvrir de la vigne et un viticulteur qui propose des dégustations de vins… des français investissent déjà les lieux et nous ne nous incitent pas à les gouter !! Près d’une pagode des centaines de roussettes (chauve-souris) font l’attraction du coin ; devant une maison dont la famille tisse des kramas, une fillette file des bobines de coton avec une roue de vélo, sur les bords de la rivière, dont le niveau a déjà bien baissé, les paysans se sont empressés de planter quelques cultures qu’ils arrosent méticuleusement dans le soleil couchant… les images sont belles, elles sont fixées dans l’appareil photo mais surtout dans notre mémoire avec les bruits, les odeurs, la chaleur, les regards, les sourires…

Nous mangeons à nouveau à l’hôtel et nous éteignons à 21 h 30 après une sacrée belle journée !
Vendredi 27 Novembre sur la rivière - village flottant
Ce matin départ à 7 h en bateau vers le lac Tonlé Sap en navigant d’abord sur la rivière Stung Sangker. (en début de post vous avez la carte pour nous suivre…)
Ici je me dois d’une petite digression géographique concernant l’eau au Cambodge… le Cambodge est un pays extrêmement plat en son centre et qui subit une longue saison des pluies, de plus ce lac d’eau douce d’une superficie de 2 500 km2 est relié au Mékong par le Tonlé Bati ; il y a entre ces deux réservoirs d’eau un système de vases communicants qui fait que le trop plein du Mékong, lors de la fonte des neiges de l’Himalaya et des pluies, se déverse dans le lac –celui-ci passe alors à 13 000 km2- et en novembre, avec le retour de la saison sèche, le niveau du lac redescend, le cours de l’eau se renverse et le lac revient à sa surface initiale. C’est d’ailleurs l’occasion de grandes fêtes à Phnom Penh avec courses de pirogues « la fête des Eaux ».
L’eau s’étant retirée, les paysans s’empressent de planter le riz (alors que dans d’autres régions on en est à la récolte !) et beaucoup de légumes (souvent deux récoltes)
Les villages en bord du fleuve et du lac sont donc soit sur pilotis, soit des villages flottants pour accompagner le niveau de l’eau. En cette fin novembre, l’eau a tout juste commencé à descendre et la surface du lac est encore imposante.
Le bateau n’est pas surchargé, en fait nous sommes une trentaine de touristes au milieu des cambodgiens qui se rendent à Siem Reap. Le départ se fait dans la brume du petit matin, les villages se réveillent mais les pêcheurs sont déjà en pleine activité…

Au début, je déplore toutes ces bouteilles en plastique qui flottent à la surface de l’eau jusqu’à ce que je me rende compte qu’elles servent justement de flotteurs aux filets ! La pêche fait vivre une grande partie de la population du Cambodge, sur les marchés nous avons vu des tonnes et des tonnes de crustacés, de poissons petits et grands, souvent vendus vivants… c’est avec le riz une des plus grandes ressources du pays.
Les images sont belles, d’autant plus que le soleil s’est mis de la partie… Les maisons colorées qui se reflètent dans l’eau, les barques plates où les pêcheurs tiennent en équilibre, les filets que l’on jette ou que l’on remonte plein de friture brillant dans la lumière, le passage du bateau sur les routes encore inondées, à hauteur des branches d’arbres pour couper les méandres de la rivière, les carrelets qui montent et descendent régulièrement à contre-jour, les bateaux que l’on croise régulièrement et que l’on pourrait toucher et surtout les sourires, les « hello », les coucous des enfants… cette journée a été un de mes plus beaux moments du voyage…

Un arrêt-pipi épique dans une épicerie-bar flottante (deux planches sur l’eau, s’agit de bien poser les pieds ! des tôles à mi-hauteur et les petits poissons qui attendent l’offrande !) à côté des toilettes un radeau qui sert de potager et une cage pour élever un cochon…

Nous continuons le trajet, les pagodes et les écoles sont sur pilotis, ici c’est une région de musulmans et nous voyons les premières mosquées. Toujours plein de pêcheurs partout et le pilote du bateau doit souvent slalomer pour éviter les filets…
Channara nous demande de préparer nos bagages, nous descendons au prochain arrêt à Kaoh Chireang.
Nos compagnons de voyage nous envient de rester passer la nuit dans la maison flottante toute bleue où on vient de nous déposer ! Nous voici tous les 4 sur la terrasse au bord du fleuve à regarder le bateau continuer sa route…

La table est mise sur le côté, un grand lit dans la pièce principale, un cabinet de toilette avec WC et jarre d’eau à l’arrière, parés pour rester ici jusqu’à la fin des vacances !
Le repas est bien agréable, poisson grillé tout frais, légumes frits dont des racines de jacinthes d’eau qui poussent ici à profusion.
Il fait chaud, nous nous sommes levés tôt et nous apprécions une bonne sieste comme tous les habitants des lieux… Je vais quand même assez rapidement avec mon appareil photo à la recherche de quelques clichés mais l’espace de promenade est assez limité !
A l’arrière de la maison une dame est déjà occupée à éplucher et tailler les légumes pour ce soir, elle vient de finir la vaisselle directement dans l’eau du fleuve qui sert maintenant à laver les légumes… ce soir nous verrons la famille y faire sa toilette et nous-mêmes nous y cracherons notre eau (en bouteille) de brossage des dents, de toutes façons, les crocodiles y trempent déjà… alors !
Je passe un petit moment avec elle, la communication passe avec des gestes et des sourires…

Un peu plus tard un petit bateau vient nous chercher et nous partons pour une balade dans les rues du village…Il y a ici certainement près de 1000 habitants, tous sur des maisons flottantes, la spécialité c’est l’élevage des crocodiles et presque tous, y compris là où nous logeons, ont d’immenses cages dans l’eau avec des centaines de ces bestioles ! Sinon, comme partout nous passons devant l’épicerie, le tailleur, la station-service, le pressing… et nous croisons plein de marchandes ambulantes sur leurs pirogues qui vendent en porte à porte de l’épicerie, des légumes, voire des plats tout faits… nous profitons pleinement de cette promenade sur l’eau, nous ne savons plus où regarder tellement chaque image est pleine de vie, de couleur, de beauté… ici c’est le coucou des enfants, là c’est une marchande qui nous aborde, là encore deux pitchouns traversent seuls le fleuve, ici les enfants rentrent de l’école, là encore le linge en ribambelle sur un fil… tout nous émerveille !


Nous abordons un centre d’artisanat où les femmes tressent les tiges de jacinthes d’eau séchées, elles en font des nattes, des dessous de plats, de jolies boites… Nous y faisons nos premiers petits achats. Un responsable local est justement en train de motiver un groupe pour s’impliquer dans le tourisme… ce village a tous les atouts pour attirer quelques voyageurs et d’ici peu de temps il y aura certainement d’autres maisons d’hôtes dans le coin ! sa formation porte sur la propreté des lieux, sur l’accueil, sur la nourriture… ce peut être une façon de résoudre certains problèmes d’hygiène pour les habitants eux-mêmes mais en même temps il ne faudrait pas que ce village se dénature !
Samedi 28 Novembre village flottant - Siem Reap
Quelle nuit ! comme d’habitude, quand nous sommes dans un village, nous avons eu droit à tous les bruits : les coqs, les chiens… pas d’ânes comme en Afrique mais les margouillats qui sifflent sur les cloisons en bois, les crocodiles qui se battent et agitent la maison, les chats qui profitent de l’absence de portes et de fenêtres pour rôder autour de nous… heureusement, nous sommes bien à l’abri sous les moustiquaires et ça rassure les courageuses que nous sommes !!
Sommeil entrecoupé, du coup aucun problème pour se lever aux aurores avec la famille, dès 5 h les femmes sont en cuisine (c’est qu’elles n’ont rien de moderne ni pour faire chauffer l’eau ni pour cuire le repas – une grande partie de la journée est consacrée à la préparation des plats-) puis les hommes partent à la pêche et les enfants se préparent pour l’école. Les filles, comme partout, sont coquettes et agrémentent leur coiffure avec moult pinces, chouchous et bandeaux, les garçons ajustent leurs uniformes qui leur donnent l’air de petits communiants et dès qu’ils sont prêts ils attendent les copains qui passent les prendre en barque ! ils sont ainsi quatre ou cinq à partir vers l’école sans un adulte pour les encadrer !

D’ailleurs nous ferions bien nous aussi de nous occuper de nos affaires mais il y a tant à regarder ! Petit déjeuner au lever du soleil, c’est chouette aussi… A 7 h nous sommes tous les 4 sur un bateau qui nous emmène vers Siem Reap, nous allons vers l’embouchure de la rivière, près de nous la mangrove, quelques oiseaux ci et là, puis nous traversons les plaines encore inondées au milieu de la cime des arbres, ensuite le lac et nous arrivons à l’embarcadère de Chong Knies. Un minibus nous attend, nous faisons la connaissance de Taèm qui sera notre chauffeur jusqu’au départ.


Nous nous arrêtons au milieu des rizières, dans certaines parcelles les paysans labourent, dans d’autres ils plantent et ailleurs c’est la récolte ! A l’entrée de la ville nous visitons un endroit incontournable pour les touristes « Les Artisans d’Angkor » une association qui forme des jeunes aux métiers divers de l’artisanat : peinture sur soie, laque, travail de l’argent, sculpture sur bois ou sur pierre, tressage, couture… ces jeunes reçoivent un salaire décent, sont nourris et logés ; ils sont nombreux parait-il à vouloir intégrer ce centre professionnel. La visite est bien organisée, en français pour nous ; elle se termine par un passage dans les boutiques de vente. Il y a là de très jolies choses, de bonne qualité… nous venons d’arriver, nous n’avons pas encore envie de nous lancer dans de gros achats… et je le regrette car c’est là que nous avons vu les plus jolies choses ! (il y a un stand à l’aéroport de Phnom Penh au départ mais moins fourni)

Nous passons ensuite un bon moment avec Laurent le responsable de « Terre Cambodge » ; j’avais eu beaucoup d’échanges Internet pour organiser le séjour… heureux de se connaître. Je lui fais part de mon souci de ne pas passer assez de temps à l’école, du coup changement, nous n’irons pas à Koh Dach, un détour trop long, nous privilégions l’école (pour rien finalement puisque Théa, le directeur, a changé le rendez-vous au dernier moment ! on ne pouvait pas savoir !) Avant de nous rendre à l’hôtel nous passons par une très ancienne pagode de Siem Reap, le Vat Bô. Elle est effectivement très belle, déjà de l’extérieur, avec beaucoup d’éléments en bois ; un petit vieux nous ouvre les portes et à l’intérieur nous admirons les plus jolies peintures que nous avons vues dans une pagode, en particulier de beaux détails de « l’armée des singes ».

Très bon repas avec des plats dont la présentation est particulièrement raffinée et nous nous installons aux « Mystères d’Angkor » très joli petit hôtel plein de charme, jardin luxuriant, piscine, jolies chambres…
le tour du coeur est en lamelles de concombre
Après-midi libre… Nous terminons tranquillement la journée en allant jusqu’au vieux marché le long de la rivière, passage à la Poste pour les premières cartes et les timbres. Le vieux marché est couvert, il y fait chaud, étouffant, rapidement Pierre nous attend dehors ! je ne m’y attarde pas non plus, c’est la réplique asiatique des souks de Marrakech ou d’Istanbul, beaucoup de choses « made in China » mais c’est typique, l’ambiance y est sympathique, pas trop de pression commerçante, avec le sourire, pas de problème !! Nous nous promenons dans les rues aux alentours. Beaucoup de cafés pour européens, quelques boutiques sympas, sur le trottoir deux australiens, assis au bord d’un bassin, se font « masser » les pieds par des petits poissons… manifestement ça chatouille !

Retour par le même chemin, balade très agréable, les chauffeurs de tuk-tuk ne comprennent pas qu’on préfère marcher !
Nous cherchons une « Laundry » il est temps de penser lessive… nous trouvons cela chez une petite coiffeuse adorable !
Une nouvelle fois nous ne trainons pas pour nous coucher ! Les journées sont longues et bien remplies ! Ce n’est pas au Cambodge que nous jouerons aux oiseaux de nuit ! Dimanche 29 Novembre Siem Reap - Roluos
Nous sommes tout près des temples d’Angkor mais si nous voulons suivre un ordre chronologique dans la construction de ces temples et en comprendre l’évolution il faudra attendre encore quelques jours pour aller sur le site.
Ce matin, dès 8 h nous sommes devant les guichets pour obtenir le sésame qui va, pendant 6 jours, nous ouvrir les portes d’une des merveilles du monde ! un petit sourire devant l’objectif et 5 minutes après nous avons notre photo sur le pass, pas question de le perdre ni de l’oublier, dans les jours qui viennent nous le sortirons plus d’une fois !
Départ vers Roluos par la RN 6 au Sud de Siem Reap mais très rapidement nous nous perdons (volontairement) dans la campagne environnante... 2 heures de marche sur une piste, en fait c'est l'ancienne route royale qui reliait Angkor de Roluos, tantôt au milieu des rizières, tantôt au milieu des villages…. Heureusement peu de circulation sinon des vélos et quelques mobylettes accompagnées à chaque fois d’un nuage de poussière rouge.

Ce sont des villages de paysans et dans presque chaque cour de maison on s’affaire soit au décorticage du riz, soit à la fabrication d’un alcool de riz (genre de saké), soit une moissonneuse-batteuse fait son tri, la même que chez mes grands-parents il y a 50 ans ! à chaque fois on nous accueille avec de grands sourires, on nous propose de boire, de gouter…
Nous sommes curieux de tout : l’architecture des maisons, très hautes pour permettre une bonne ventilation du bas, à l’ombre où sont installés les hamacs, les cultures dans les jardins, les arbres, ici un jacquier, ici des noix d’arec, là un frangipanier, un champ de papayes, partout des bananiers, devant nous un troupeau de buffles, plus loin une dame qui pose devant sa maison, une petite mare couverte de nénuphars encore ouverts avant que le soleil ne tape trop fort…

Et c’est ainsi que nous arrivons au temple de Preah Kô (le sanctuaire du bœuf sacré) édifié à la fin du IX ièm siècle, six tours alignées en deux rangées et comportant des ornements en stucs bien conservés. Nous cherchons les pierres à l’ombre qui nous permettent de nous asseoir pendant que Channara fait son cours magistral !
En sortant nous passons par un atelier de découpage du cuir, très rapidement.
Puis nous nous dirigeons vers le Bakong, c’est le premier temple montagne en grès gris que nous voyons, il est imposant avec ses cinq terrasses superposées, à chaque angle des sculptures d’éléphants en plus ou moins bon état. Nous le gravissons, nous en faisons le tour, des lions gardent fièrement l’accès aux escaliers de pierre. Quelques stupas (tombes) tiennent encore debout et donnent de la couleur à l’ensemble. Le Lolei est le plus petit des temples du groupe de Roluos, 4 tours vite visitées….


Nous mangeons un plat de nouilles frites dans une gargote en bord de route et il fait sacrément chaud quand nous repartons. Nous sommes toujours sur une jolie piste rouge dans la campagne et nous prenons plaisir à marcher surtout quand il y a de l’ombre.

A nouveau nous faisons plein de rencontres : une dame vient de remonter de sa mare quelques centaines de grammes de minuscules poissons qu’elle va rajouter à sa soupe, quelques bonzes nous croisent à l’abri de leur parapluie, un groupe de femmes, les lèvres et les dents noires de mâchouiller du bétel nous interpelle, elles nous montrent la fabrication de leur « drogue », une feuille de bétel + une pâte à base de chaux + de la noix d’arec pilée … elles rient beaucoup devant notre refus d’y gouter et tiennent à se faire prendre en photo, un peu plus loin un marchand de cochons qui veut nous doubler nous oblige presque à descendre dans les rizières, il lui reste 3 cochonnets sur les vingt qu’il a essayé de vendre dans les villages tout au long de la journée…scènes de la vie quotidienne…


Nous remontons dans le minibus pour arriver au temple Chau Strei Vibol. Il est en haut d’une colline et c’est à nouveau l’occasion de marcher un peu. C’est un très joli endroit, au milieu d’une forêt, ce temple est en partie envahi par les arbres. Nous y voyons pour la première fois des déambulatoires effondrés ce qui nous vaut un « cours » d’architecture sur les encorbellements et les clés de voute ! ça fait du bien quelques rappels scolaires et se cultiver sous les frangipaniers ce n’est pas le plus désagréable ! Nous reprenons le bus après avoir fait le tour du mur d’enceinte.

Nous traversons un village dont la spécialité est la fabrication des fameux kralans, on en vend partout ! Il est à peu près 5 h quand nous arrivons chez Mr Pô au village de Dam Daek, nous dormons chez lui ce soir. Sa maison est magnifique, tout en bois, une belle terrasse dont les cloisons sont décorées de toutes ses photos de famille (dont il est très fier !), une grande salle où nous dormirons, quelques alcôves où se répartit la famille, la cuisine à l’arrière où Mme s’active et un cabinet de toilette (réserve d’eau, casserole, WC) C’est une famille très sympathique, très accueillante, le fils, la belle-fille et les petits-enfants vivent avec eux. Un enfant reste toujours dans la maison paternelle pour s’occuper des parents. Mr Pô est ravi d’avoir beaucoup de filles car dit-il « quand je suis malade elles me font de bons massages » ! Ce qu’il ne dit pas c’est qu’au Cambodge on préfère avoir des filles car elles coûtent moins cher et elles rapportent une dot. C’est le mari qui paye toute la noce. Mr Pô a connu l’époque de Pol Pot mais, hormis la famine dont il a souffert, il a pu rester dans son village, en famille, car étant un paysan il n’a pas fait partie des gens déplacés.
Nous passons un très agréable moment en leur compagnie, grâce aussi à Channara qui fait le traducteur, cela nous permet de communiquer ! Après un très bon repas, très copieux, et avant de nous coucher nous prenons une douche « au bol » car c’est indispensable d’enlever la poussière et la sueur de la journée !


Ce soir nous dormirons bien car la police veille !!! Hé oui, incidemment nous demandons au chauffeur où il dort, il nous répond « en bas avec la police ! » quoi la police ? qu’est-ce-qu’elle vient faire dans l’histoire ? Hé bien tout simplement, le gouverneur de Siem Reap (équivalent de notre préfet de région) n’a donné l’autorisation à Terre Cambodge de faire dormir les touristes en dehors des hôtels qu’à condition que des mesures de sécurité soient prises pour nous protéger d’une éventuelle incursion des thaïlandais au Cambodge –nous sommes à 40 kms à peu près de la frontière mais effectivement il y a régulièrement des échauffourées entre les deux pays- donc, dès que nous sommes chez l’habitant et plus tard dans une pagode, trois policiers viennent installer leur hamac à proximité ! manquait plus que ça !!!!
En plus ce n’est qu’une histoire de gros sous ( corruption) car ils ont un gros bakchich !
Fou-rire en nous couchant en imaginant un enlèvement ! surtout qu'on a déjà donné !!!
Lundi 30 Novembre Phnom Kulen et pagode
Bonne nuit, nous nous levons avec la famille vers 5 h30 Petit déjeuner, rangement et nous voilà prêts dès 7 h Devant la maison qui jouxte une école la belle-fille a installé une boutique de bonbons et avant de partir, nous voyons les écoliers qui viennent y dépenser 4 sous. Petite photo-souvenir avec nos hôtes qui ont été charmants !

Nous nous dirigeons vers le temple de Beng Mealea au nord de Dam Daek. Il y a peu de circulation sur ces pistes éloignées des routes principales. Parfois quelques centaines de mètres sont goudronnées puis très vite on retrouve cette terre rouge. Peu de voiture plutôt des mobylettes , dont nous observons avec étonnement le lourd chargement, encombrent la chaussée ! Ici ce sont des noix de cocos ou des bananes, là des poulets ou des cochons, ensuite des meubles ou des matelas et fréquemment nous voyons une famille de 4 voire 5 personnes chevaucher une pétoire ! C’est vraiment un spectacle de tous les moments que de croiser ou de dépasser toutes sortes de chargements en équilibre instable !
A l’heure des écoliers ce sont aussi des dizaines de vélos qui roulent sur les bas-côtés, les plus jeunes avec souvent un vélo trois fois trop grand et un copain, ou deux, sur la selle, les plus grands, surtout les filles, avec une allure très digne, bien droite, l’uniforme impeccable, un joli chapeau sur la tête les protégeant du soleil, les cheveux noués en queue de cheval, sont plus prudents. C’est l’heure aussi où les bonzes passent de maison en maison quêter leur repas de la journée et nous les avons vus souvent attendre l’obole sur le bord du chemin, belle image ! Les villages sont installés le long de tous ces axes de circulation et cela génère une grande activité.

Le temple Beng Mealea est perdu dans la jungle, il date du XII ièm siècle, après le groupe de Roluos. La forêt autour n’a pas été dégagée, le temple est envahi par les ficus étrangleurs, beaucoup de déambulatoires sont effondrés mais subsistent encore de belles balustrades aux fausses fenêtres. Dans le site, le circuit est largement facilité depuis le passage de J.J Annaud qui a fait construire une passerelle en bois pour le tournage du film « Deux frères ». Il n’est plus nécessaire de franchir de gros blocs de pierres et ce n’est que pour le plaisir qu’il est possible de se perdre dans les décombres et la végétation. Nous avons beaucoup aimé cet endroit serein, calme et en même temps plein de présences…

Nous voici au pied de la montagne sacrée de Phnom Kulen « la montagne aux litchis » dommage, ce n’est pas la saison ! Ce soir nous allons dormir là-haut dans une pagode, en attendant il faut monter les 350 m de dénivelée sous forme d’escaliers et sous 33°… nous empruntons le chemin des pèlerins, nous atteindrons notre Nirvana ! En y allant doucement, ça doit le faire ! à mi-pente une pagode avec une source où l’on vient de loin récupérer l’eau sacrée (tiens ça me rappelle quelque chose !), nous nous reposons un peu, puis les escaliers sont plus raides mais à l’ombre et au bout d’une heure et demie nous sommes sur un chemin de crête dans la forêt, encore une petite heure de marche pendant laquelle Channara nous fait découvrir toutes les espèces d'arbres sur le passage : gommier, fromager, rotin....
Nous traversons une première rivière aux lingas, en fait il y a deux sites. Ici, les lingas (symbole phallique) ne sont sculptés que dans le fond de la rivière, il y en a sur des centaines de m2, la trentaine de cm d’eau limpide permet de bien les voir. Des enfants s’amusent dans le courant.
Plus loin deux belles cascades avec une aire de pique-nique… beaucoup de cambodgiens sont là en ce dimanche, facile d’y accéder, il y a une belle route ! Ils sont en famille, c’est à la fois un lieu de détente mais aussi de baignade car la rivière est sacrée. Quelques petits restaurants de l’autre coté d’une passerelle suspendue, des boutiques qui vendent des brochettes, des bananes grillées, du kralan… nous mangeons ici et une bonne sieste sur des nattes au bord de l’eau est la bienvenue !
Channara, qui accompagne souvent des groupes, nous fait un beau compliment en nous disant que c’est la première fois que des gens de notre âge (!) viennent à pied jusqu’ici !



Nous marchons encore un peu pour atteindre un temple (encore des escaliers !) avec un immense Bouddha couché. Des familles sont là en pèlerinage, l’une d’entre elles veut absolument que nous posions sur leurs photos souvenirs, nous devons le mériter car nous y sommes montés !

Le minibus nous a rejoints et nous nous dirigeons vers le Vat Preah Kral où nous devons dormir. Channara, un peu ennuyé, nous annonce qu’il y a là-bas un rassemblement pour la fête de la pleine lune, ce n’était pas prévu, il y a beaucoup de monde, est-ce-que nous acceptons quand même d’y dormir, normalement nous devons poser les matelas dans le réfectoire des bonzes… Ben, allons-y, tentons l’expérience, on verra bien !
Il y a en effet un monde fou ! des tentes un peu partout, de la musique à fond, le son strident des criquets… ce devait être une nuit au calme ! ça nous fait plutôt rire… un peu moins quand nous arrivons au réfectoire… une cinquantaine de nonnes, d’hommes et de femmes, au milieu de montagnes de feuilles de palmier et de noix de cocos fabriquent des offrandes pour la grande cérémonie du lendemain… on se met où ??? En moins de deux les matelas et les moustiquaires sont installés sur une estrade à côté d’un autel à Bouddha (Pierre aura une vingtaine d’yeux qui vont l’observer toute la nuit !) au milieu de l’encens, des bougies… nous sommes à la fois gênés de notre intrusion et du manque d’intimité !
Pourtant ils nous ont tous accueillis avec plein de sourires et de gestes amicaux, nous nous mélangeons à eux pour essayer de transformer avec autant de dextérité en jolis bouquets les lamelles de feuilles… bien sûr notre maladresse les fait bien rire ! les offrandes sont surprenantes : des cigarettes (des fois que dans l’au-delà les ancêtres veuillent fumer) des noix d’arec, des fleurs, de l’encens, le tout en magnifiques compositions.
Nous montons au-dessus du temple, au milieu de bouddhas et de stupas tous plus dorés ou peinturlurés les uns que les autres pour essayer de voir le coucher de soleil sur le Tonlé Sap à l’horizon… malheureusement ce soir il y a de la brume, le spectacle est beau quand même dans cette ambiance surréaliste !

Des gens viennent nous parler en anglais, en fait ce rassemblement c’est pour célébrer les ancêtres de la famille des donateurs qui a construit ce lieu. Ils ont immigrés en Californie, ils font des dons importants et reviennent ici chaque année.
Il fait juste nuit quand nous pique-niquons rapidement, nos policiers sont là !!! oui, oui !!! ils ont installés leur hamac entre les arbres devant le réfectoire !
Nous voyons tous les gens se diriger vers la pagode, c’est l’heure des prières. Nous restons un moment écouter ces mélopées, les bonzes devant, les nonnes et les civils à l’arrière, les chiens couchés un peu partout. « Nos » américains nous proposent d’y participer au milieu du groupe. Yolande et moi les rejoignons.
Ce ne sont pas les mêmes prières mais ne serait-ce pas le même Dieu ?
Difficile pour nous de rester longtemps assises en tailleur, après un quart d’heure nous nous échappons… les prières dureront encore longtemps !
Dans un coin du site une série de wc et de douches (au bol) communes. Les cambodgiennes se lavent avec leur sarong, bien pratique dans ces circonstances ! Nous arrivons malgré tout à nous rafraichir, après une journée de marche ça fait du bien !
Il n’est même pas huit heures quand nous sommes allongés sous la moustiquaire ! jamais aussi tôt ! un grand néon au-dessus de nous, les générateurs juste à l’arrière, la prière est terminée, les gens sont revenus dans la salle et terminent les offrandes…
Et c’est dans le brouhaha des discussions, dans le cri strident des criquets, dans le ronronnement des générateurs, dans l’odeur de l’encens, à la lumière des néons et des bougies que nous nous endormons malgré tout !
Il est près de minuit quand tout se calme et le silence nous réveille, plein de gens sont installés sur des nattes autour de nous et entament leur nuit…
Nous vivons un moment unique, exceptionnel…
Bouddha veille sur nous !
Mardi l ier Décembre Siem Reap
La première nonne est venue ce matin dès 4 h et demie faire des offrandes d’encens pratiquement au pied de nos moustiquaires… à 5 h tout le monde est debout, il ne nous reste plus qu’à faire pareil !
Tout est vite bouclé, petit déjeuner rapidement pris et il est tout juste 7 h quand nous partons à pied vers une clairière, le site de Sra Damrei daté au XI ièm siècle. C’est un endroit magique ! après pas loin de deux heures de marche, d’abord sur un plateau schisteux puis sur d’agréables sentiers dans la forêt, nous débouchons face à un énorme éléphant, grandeur nature, sculpté dans la roche. A côté de lui deux lions et une grenouille et un peu plus bas un bœuf bien abimé lui. C’est vraiment impressionnant, inattendu ! Quelques religieux entretiennent cet ancien site qui ne doit pas avoir beaucoup de visiteurs.
Nous rentrons à travers une autre clairière dont les parois abruptes sont couvertes de lianes et de racines vertigineuses.

Quant nous arrivons à la pagode, la cérémonie a commencé. Tous les gens sont assis devant un autel couvert d’offrandes. Un religieux psalmodie des prières dans un haut parleur, des musiciens nous font entendre des instruments que nous ne connaissons pas, la musique est cristalline, entrecoupée du tambour retentissant, les femmes sont en blanc, certaines avec le krama en travers du corps, d’autres plus coquettes et parées de bijoux. Les bonzes ne sont pas présents, c’est essentiellement la famille qui rend hommage à ses morts.

Nous restons un moment à regarder la scène mais il nous faut partir de cet endroit que nous ne sommes pas prêts d’oublier !
Passage par la cascade d’hier pour y prendre le repas –nous goutons des bananes au riz gluant cuites dans des feuilles de bananiers, c’est bon !- et descente de la montagne vers Siem Reap en minibus.
Assez vite nous nous arrêtons au site de Kbal Spean – la rivière aux 1000 lingas- la plus connue des deux. Ici c’est bien touristique, le chemin est bien tracé, bien entretenu, il monte en pente légère mais encore 2 h de marche aller/retour… j’en ai plein les pattes !!! Pas trop de monde cependant… Il fait toujours aussi chaud et nous buvons des litres et des litres d’eau.
La balade est agréable, nombreuses pierres sculptées le long du lit des la rivière et dans le fond du cours d’eau toujours ces fameux lingas, des lianes surprenantes, de drôles de rochers…

Dernier arrêt à l’adorable petit temple de Bantey Srei commencé au X ièm siècle. C’est comme une miniature, tout en grès rose, posé au milieu de ses douves, tout de guingois, d’une finesse extrême…. Chaque sculpture est une découverte, chaque encadrement de porte ouvre une nouvelle perspective, c’est un véritable bonheur d’être dans cet endroit….. mais nous ne sommes pas seuls ! Et puis nous avons vu et fait tellement de choses ces derniers jours que je suis un peu assommée, je mélange tout, je suis fatiguée aussi certainement ! J’ai l’impression de ne pas avoir assez apprécié le moment…
Nous faisons tranquillement, au calme, le tour du fossé d’enceinte pour prendre quelques photos au soleil couchant. J’essaye de savourer ces instants, je sais que je n’y reviendrais jamais et je voudrais tout imprimer, les couleurs, les odeurs, l’atmosphère… C'est tellement beau !




Nous retrouvons notre chouette hôtel, un bon restaurant, un petit tour dans un cyber-café pour donner des nouvelles, à côté se prépare une soirée de mariage, nous admirons l’élégance des cambodgiennes, elles sont adorables dans des robes-bustiers de couleur vive brodées de mille paillettes !
Nous rentrons à pied un peu dans le noir, un peu dans les trous et les flaques !
Hop ! Au lit !
Le 22 novembre 2009 Pau - Paris
Premier départ raté en gare de Pau où le TGV nous recrache sur le quai pour cause «de problèmes sur la voie»… nous prenons le train suivant dans la soirée, nous passons la nuit tant bien que mal allongés sur des banquettes, heureusement nous avons prévu large et nous serons à l’heure pour l’avion…. Nous avons même le temps de nous plonger dans l’art khmer au Musée Guimet avant de partir Paris est sous la pluie, dans ses couleurs automnales, il fait bien frisquet mais dans nos sacs se trouvent nos tee-shirts d’été auprès du maillot de bain ! Quelle chance d’aller au chaud et au soleil !
Trois semaines au Cambodge… voilà quelques années que nous ne sommes pas partis aussi longtemps, la maison est bouclée, les RTT posées auprès des petits-enfants et nos compagnons de voyage aussi pressés que nous de partir… Nous avons une fois de plus reconstitué notre petit groupe de 4, c'est une affaire qui marche, pourquoi s'en priver !!!! Les billets d’avion ont été pris depuis plusieurs mois sur Internet, via le comparateur de VF, nous voyageons avec la Korean Airlines (750 euros) bon OK, nous allons jusqu’à Séoul pour revenir ensuite sur Phnom Penh, c’est un peu long ! Plusieurs heures de transit en Corée, ah ! si j’avais su avant que des visites étaient organisées pour les gens en escale, dommage !
Lundi 23 Novembre - dans l'avion
Nous arrivons à 23 h à Phnom Penh, le taxi réservé en même temps que l’hôtel est bien là, nous avions pris nos visas à Paris, nous sommes très vite hors de l’aéroport dans la chaleur moite du Cambodge. Le « Frangipani Villas »(40 $ pt-déj + eau + laverie) est très chouette, les chambres spacieuses, beaucoup de charme, une maison ancienne au milieu d’un jardin, dans une petite rue bien calme, pratiquement à l’angle du Bd Sihanouk et du Monivong, mais nous verrons tout cela demain, pour l’instant pas besoin de berceuses !

Mardi 24 Novembre Phnom Penh
Il est finalement près de 10 heures quand nous nous mettons en route à la découverte de Phnom Penh, nous avons laborieusement commandé nos tickets de bus vers Battambang pour le lendemain matin (toujours mon anglais très approximatif !) pas toujours d’accord avec la compagnie, l’heure ou le prix annoncés, réservés aussi les tuk-tuk qui nous amèneront à la station et même choisi nos plats sur la carte du restaurant de l’hôtel pour ce soir !… bon, on peut y aller, la journée est à nous !
Il fait 32 ou 33 °, l’air est très humide, ce sont les températures que nous aurons pendant tout le voyage, heureusement les nuits sont fraiches et en quelques jours nous nous sommes habitués…
Nous découvrons d’abord un quartier bien populaire avec petits restos sur le trottoir, stands de fruits, de boissons, beaucoup de petits commerçants puis en rejoignant le Bd Sihanouk avec le monument de l’Indépendance dans notre visée, les trottoirs s’élargissent, de belles villas font place aux immeubles décrépis, c’est nickel… belles pelouses, énormes pots de fleurs, peu de circulation et peu de monde… c’est le quartier des Ministères…

Nous avons beaucoup de propositions de chauffeurs de tuk-tuk mais nous voulons marcher, flâner, regarder tout autour de nous… nous remontons une grande esplanade vers le Palais Royal, un vendeur de cerfs-volants un peu esseulé tente d’attirer les enfants, de grands immeubles modernes entourent la place, leurs façades vitrées reflètent les toits rouges et biscornus des bâtiments royaux. Une pagode entourée d’immenses stupas attire notre curiosité, allons voir… C’est le Vat Batum, notre première approche de la religion bouddhiste, nous observons l’organisation autour de la Pagode sans pouvoir nous empêcher de la comparer à nos édifices religieux… Un grand mur d’enceinte protège les lieux, les stupas recueillent les restes de la crémation des défunts (l’équivalent de nos tombes), les bonzes et les nones vivent autour de la Pagode (un peu comme un monastère) donc salles de prières, de repas, dortoirs etc… c’est toute une communauté qui vit ici. Nous nous asseyons un peu à l’ombre, des bonzes viennent discuter, ils préparent leur repas à côté.
Nous repartons vers le Palais Royal et la Pagode d’Argent… les grilles ferment sous notre nez ! il faudra attendre 14 h, nous nous préparons à aller jusqu’au Musée un peu plus haut mais le Lonely nous l’annonce aussi fermé à l’heure de midi… un chauffeur de tuk-tuk, profitant de l’aubaine et voyant notre embarras se propose de nous conduire jusqu’au Musée du Génocide, le seul ouvert à cette heure… on se met vite d’accord sur le prix (nous sommes 4, il nous attendra pendant la visite, ce sera 6 $) et voilà notre première balade en tuk-tuk…. C’est super agréable, enfin un peu de fraicheur, il va lentement, nous avons le temps de regarder, d’admirer, le chauffeur est prudent et d’ailleurs la circulation est raisonnable.
Ce Musée se situe dans un ancien lycée, les bâtiments ont servi de prison et de salles de torture pendant la période de Pol Pot de 1975 à 1979. C’est un endroit chargé de terreur, des milliers de Cambodgien ont été exterminés à cette époque toute proche… nous avons senti combien ce peuple avait été touché, presque chaque famille a perdu des proches, beaucoup « d’anciens », pratiquant encore un peu le français, nous en ont parlé… L’histoire du Cambodge est compliquée, période Angkorienne faste, riche et prospère jusqu’au 14 ième siècle, déclin de l’Empire khmer puis partage du pays entre Thaïlandais et Vietnamiens, protectorat français pendant 100 ans , puis Norodom Sihanouk qui tente l’indépendance à partir de 1953, ensuite Pol Pot et ses khmers rouges dévastent le pays qui devient un immense camp de concentration, le Vietnam envahit le pays et installe un régime à sa solde jusqu’en 1993 (période de boycott de la communauté internationale et période des terrains minés) puis tentatives d’élections démocratiques, les derniers Khmers rouges rendent les armes en 1998 ! Ce n’est que depuis cette période que le Cambodge se reconstruit vraiment avec l’aide de nombreux pays.
La visite du S-21 (quartier de sécurité 21) se fait en silence, difficile de soutenir les regards des centaines de portraits d’hommes, de femmes et surtout d’enfants affichés dans les salles… Nous ne nous attardons pas…

Nous demandons à notre chauffeur de nous déposer sur le quai Sisowath au bord du fleuve, il doit penser que nous avons faim car il s’arrête juste devant un restaurant ami... tiens, tiens… et pourquoi pas ! Nous ne cherchons pas plus loin et goutons pour la première fois à la cuisine cambodgienne.
Nous aurons généralement, tout le long du trajet d’agréables surprises et nous nous régalerons souvent… parfois la cuisine sera moins savoureuse ou la cuisinière moins expérimentée ? nous sommes 4 et la plupart du temps nous commanderons 4 plats différents dans lesquels nous piochons tous ; ceci nous a permis de gouter à plein de bonnes choses, toujours accompagnés de riz ou de nouilles quand nous en avions assez ! mais de nouilles à la farine de riz bien sûr !!
Aujourd’hui sur une terrasse face au Tonlé Sap nous laissons le serveur choisir pour nous et devant le poisson grillé, les légumes frits, les rouleaux de printemps et le porc à l’ananas nous sommes gâtés ! Premières bières locales aussi, l’Angkor, en grandes bouteilles comme il se doit ! le repas se termine avec le thé et une grande assiette de fruits savamment découpés, du riz gluant et une compotée de pastèque en petits paquets de feuilles de bananiers tressés… hum ! Une petite marche sur le quai avant de nous diriger vers le Musée National, passage par le Vat Ounalom où nous guide la jolie musique de violons… deux européens ont choisi cet endroit tout calme au milieu de l’agitation de la ville pour s’entrainer… nous faisons donc le tour de la Pagode accompagnés de sonates. Par curiosité Yolande et moi entrons dans un petit temple où un bonze nous tend de l’encens et nous asperge copieusement d’eau sacrée à l’aide de fleurs de lotus, il récite quelques incantations… Et voilà ! Nous sommes parées pour le voyage, Bouddha va veiller sur nous !

Nous prenons notre temps au Musée, le bâtiment est superbe, tout rouge dans un splendide jardin. Après avoir arpenté les salles et admiré les magnifiques pièces, mais nous manquons un peu d’explications, nous apprécions un long moment le jardin intérieur ; la chaleur, le voyage, le décalage horaire, le repas ont eu raison de nous et nous avons du mal à décoller de notre banc, à l’ombre, devant les bassins plein de lotus… Allez, un peu de courage si nous voulons voir le Palais Royal et la Pagode d’Argent avant ce soir !

Le Palais Royal est comme il se doit la résidence du Roi, il est possible de visiter la Salle du Trône, les jardins, la salle des Cérémonies, le Pavillon des Danses, le Pavillon de Fer (genre Baltard) offert par Napoléon III et dans la même enceinte se trouve la fameuse Pagode dite d’Argent car son sol est recouvert de 5 000 plaques d’argent, s’y trouvent aussi des Bouddhas couverts de pierres précieuses, en or ou en argent. Aujourd’hui c’est mardi, tous les guides officiels sont habillés en couleur fushia, chaque jour a sa couleur comme dans les anciennes cours royales. Nous n’avons guère qu’une heure pour tout voir, dès 17 h il commence à faire sombre, à 18 h c’est la nuit…
Nous profitons bien de cette fin d’après-midi, la couleur est très belle, je trouve les fresques intérieures de l’enceinte de la Pagode retraçant le récit du Ramayana particulièrement superbes, le jardin est très soigné, bonzaïs, buissons finement taillés, les stupas renfermant les restes des rois dressent leurs flèches vers le ciel, l’endroit est calme, très peu de monde, je crois que nous sommes les derniers à quitter les lieux… nous venons de passer un très bon moment.


C’est toujours à pied que nous rejoignons l’hôtel et nous faisons bien car l’ambiance du matin n’est plus du tout la même… les rues, les trottoirs, la grande esplanade grouillent de monde ! à croire que tous les habitants sont de sortie… la musique est à fond, des centaines de personnes bougent et dansent sur des rythmes d’aérobic, jeunes, vieux, tous s’y mettent ! et moi qui espérais surprendre quelques personnes âgées faisant tôt le matin leurs exercices de Qi Cong ou de Thaï Chi comme au Vietnam…. Les temps ont changé !!
Les familles sont installées à même le sol et prennent le repas du soir acheté à un marchand ambulant, des groupes de jeunes jouent au foot, des amoureux seuls au monde, des enfants tiennent fortement leurs cerfs-volants, c’est joyeux, bon enfant, souriant…

Une bonne douche pour enlever la poussière, la sueur et la fatigue de la journée… le repas du soir commandé le matin à l’hôtel est bien apprécié et nous permet de ne pas ressortir, nous sommes crevés, quelques kms déjà dans les jambes ; nous éteignons à 21 h 30 (hé oui !) mais nous sommes réveillés à 3 h (décalage !) Impossible de se rendormir
Mercredi 25 Novembre Battambang
Pas de problème donc pour se lever aux aurores, le bus est à 7 h, longue attente pour le petit déj. Les tuk-tuk sont là à l’heure, nous voyageons avec la Cie Paramount (5 $), la station est dans une petite rue près de la Poste, du coup nous avons un aperçu de ce quartier, plus au Nord de celui que nous avions arpenté hier. Petit à petit les voyageurs arrivent et, avant le notre, les bus pour Siem Reap ou Sihanoukville. Nous nous amusons à regarder une bande de macaques qui se faufilent sous les toits, qui font de l’équilibre sur les fils électriques quand soudain, je me rends compte que je suis juste devant la maison d’enfance de Claudie, une copine internaute… hé oui ! je reconnais les fenêtres à petits carreaux rouges... vite, des photos !
Nous assistons au chargement de mobylettes dans les soutes des bus, des marchands ambulants viennent nous proposer de quoi nous sustenter pendant le voyage, tout cela nous occupe jusqu’au départ qui n’a finalement lieu qu’à 8 h ! Nous en avons pour 5 h, autant prendre notre mal en patience ! le bus est plein mais pas surchargé, rapidement nous avons droit à des clips vidéos : soit des sketchs comiques avec le Coluche local soit des clips musicaux d’une mièvrerie déconcertante (on s’aime mais le père ne veut pas ou le fiancé part à la guerre etc…) Seul avantage : c’est à notre niveau de compréhension !!!!
Premier arrêt pipi, y’a une série de toilettes, basiques (un trou et de l’eau) mais propres, rien à dire d’ailleurs tout le long du voyage, c’est généralement bien plus propre qu’en Afrique ! Deuxième arrêt presque à midi devant une série de gargotes, il y a déjà deux ou trois bus arrêtés, les gens sont attablés devant des bols de soupe. Le temps que nous comprenions comment et quoi commander, un quart d’heure est passé, nous nous installons devant nos bols de soupe aux nouilles (2 pour 4) et nous nous apprêtons à partager une espèce de gâteau frit quand nous nous rendons compte que nous sommes seuls à table ! Tout le monde est déjà remonté dans les bus…. Le notre nous attend patiemment !

Arrivée à Battambang vers 13 h, nous ne sommes même pas sortis du bus que les chauffeurs de tuk-tuk nous assaillent déjà, notre hôtel n’est pas bien loin mais avec les bagages nous sommes ravis de nous laisser transporter… L’hôtel Royal n’a rien de typique, l’accueil est chaleureux, les chambres propres et spacieuses quant au restaurant sur la terrasse il est à recommander pour sa très bonne cuisine. C’est ici que nous devons retrouver notre guide car à partir de maintenant nous avons demandé à "Terre Cambodge" de Siem-Reap de nous organiser notre séjour. A aucun moment nous n’avons regretté ce choix car nous avons, grâce à eux, fait un voyage particulièrement varié et original. Au niveau du coût nous avons payé pour les 18 j ce qu'une agence en France nous aurait demandé pour 12 j et tout était compris : transport, hébergement, repas, visites, musées etc... sans que nous ayons à nous en soucier. Ceci nous a permis de manger dans des restaurants locaux et très typiques, parfois chez l'habitant ou de se faire plaisir dans un bon restaurant, même chose pour les nuits, parfois du très basique, parfois de jolis hôtels de charme Channara nous propose d’emblée de louer des vélos pour nous promener dans la campagne environnante, j’avoue ne pas me sentir en forme du tout pour affronter la chaleur, la circulation et les quelques 20 kms qu’il se propose de nous faire faire… ce sera une autre fois !
Nous partons donc en tuk-tuk vers le Vat Ek, un temple du XI iè siècle en grande partie effondré. Nous traversons plein de petits villages avec chacun sa spécialité. Les tuktuk s’arrêtent, nous laissent au bord de la route pour nous reprendre 2 ou 3 kms plus loin et cela nous permet, en plus de bien nous dégourdir les jambes, d’admirer tout le savoir-faire des familles car c’est toujours un travail en famille. Ici c’est la cuisson de galettes en farine de riz, elles cuisent sur un four chauffé avec l’enveloppe du riz (rien ne se perd), puis posées sur une grille en bambou et elles sèchent au soleil devant la porte. Tout est manuel. Un peu plus loin c’est justement à la fabrication de la farine de riz que nous assistons. Une dame nous dépasse avec son vélo chargé de kralan. Ce sont des tubes de bambou dans lesquels elle a fait cuire du riz gluant avec du lait de coco, on ouvre ce tube comme une peau de banane et on mange le riz légèrement caramélisé… c’est très bon et nous nous régalons d’autant plus que le bol de soupe du midi est resté sur la table !!! nous en mangerons à d’autres moments, parfois c’est un peu salé, ceux-là nous ont semblé particulièrement succulents.

Nous arrivons au Temple, proche d’une pagode et d’un immense Bouddha debout. C’est ici que nous entendons pour la première fois le récit du « Barattage de la mer de lait ». Cette scène d’un mythe hindouiste est très joliment représentée sur un linteau d’une des tours ; sur le montant des portes en grès est gravée en sanscrit toute la symbolique des sculptures du temple. La religion cambodgienne est un mélange de religions hindouiste et bouddhiste, et il faut sans cesse faire référence aux trois divinités hindoues ainsi qu’à Bouddha dans toutes ses représentations… je ne suis pas sûre d’avoir encore tout saisi ! Nouvel arrêt au retour pour regarder le séchage des lamelles de bananes., un papillon se régale du suc des fruits.

A l’hôtel un couple de Suisses fait sensation en arrivant à vélo, un tandem sur lequel Madame est couchée à l’avant ! avec leurs sacoches, ils doivent faire avancer près de 260 kgs ! quel courage de se lancer dans un tel périple, ils ont une bonne soixantaine d’années et ils comptent faire plus de 6 000 kms à travers la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam ! Demain matin, avec une bonne vingtaine de supporters cambodgiens nous assisterons à leur départ.

Avant le repas nous faisons un tour au marché tout proche à la recherche de petits citrons verts que nous pressons dans nos bouteilles d’eau – c’est notre élixir en voyage – , c’est un excellent antiseptique et c’est très efficace pour prévenir les problèmes de tourista !
Les marchés ici sont très colorés, ils débordent de fruits et de légumes vendus directement par les producteurs. Les femmes sont soit assises sur de petits tabourets derrière leur marchandise soit en tailleur sur la table qui présente leurs produits. Il est possible de tout acheter, des poissons encore vivants ou séchés, des brochettes de crevettes juste grillées, du canard laqué encore tout chaud, des épices, et surtout de délicieux fruits que pour l’instant nous ne connaissons pas mais qui nous tentent et que nous gouterons avant de repartir…. Nous continuons notre promenade le long de la rivière Stung Sangker, les rives sont aménagées, les gens font comme nous, ils prennent l’air, font une balade ou leur jogging, certains pêchent en contrebas des ponts ce qui nous vaut de belles images de pêcheurs lançant leurs filets à la volée… nous marchons une petite heure… Au repas nous nous régalons de notre premier « amok fish » poisson cuit dans du lait de coco, c’est le plat cambodgien que nous avons préféré.
Nous nous couchons avec de la musique plein pot sur la ville… c’est la période des mariages, ça dure trois jours, jusqu’à 22 h et à partir de 5 h du matin !!!

Jeudi 26 Novembre Battambang
Les Suisses sont bien partis à 8 h tapantes sous les applaudissements de la rue et nous les suivons jusqu’à la sortie de la ville confortablement installés dans un minibus.
Nous allons jusqu’à Phnom Sampeau, un ensemble de pagodes et de temples en haut d’une colline en forme de bateau. Nous rejoignons le village du bas par une piste de latérite rouge dont la poussière recouvre les habitations et tous les arbres aux alentours… dans quelques mois, en saison sèche ce doit être intenable !
Nous laissons l’escalier bien raide qui part au pied d’un immense Bouddha que des ouvriers finissent de sculpter dans le rocher pour gravir doucement la colline par un chemin ombragé. Il fait toujours aussi chaud, aussi humide mais on survit !!
Des stèles sur les cotés énumèrent les noms des généreux donateurs, ces temples sont récents, tous plus kitsch les uns que les autres mais la présence des bonzes et des nonnes qui vivent eux dans des maisons en bois, leurs réfectoires et leurs cuisines, les bandes de petits drapeaux qui flottent au vent, la jolie vue sur les rizières font que le lieu est bien agréable… moins agréables sont les grottes et les charniers qui contiennent des ossements laissés derrière les Khmers rouges.


Nous continuons sur la crête de la colline, ça monte, ça descend, des escaliers, encore des escaliers vers une autre pagode qui brille de toute sa peinture or. Là nous passons un bon moment avec un gamin d’une douzaine d’années qui veut nous énumérer toutes les phrases qu’il connaît en français ! pour l’instant il apprend l’anglais avec un bonze, il est dégourdi comme tout, il a un sourire adorable - comme je lui souhaite un bel avenir !! Nous redescendons par l’escalier et après cette belle balade nous restons manger dans un des petits restaurants sur place. Nous avons chacun une belle assiette de nouilles aux légumes surmontée d’une omelette, de l’ananas en dessert, quoi demander de plus ?
Un peu plus tard nous voici à Phnom Banan, entre deux lions de pierre qui gardent un immmmmense escalier dont on ne voit pas la fin ! 358 marches sont annoncées d’emblée ! marches de pierre très irrégulières et plutôt hautes ! bon, courage, c’est parti… tranquillement jusqu’en haut ! yes ! et comme toujours la récompense est au bout ! là-haut c’est un ensemble de cinq tours assez abimées du XI iè siècle, des linteaux superbement sculptés surmontent les portes de grès, les sculptures des gardiennes des temples sont à peu près intactes, l’endroit est très apaisant et serein…

Nous rentrons vers Battambang en traversant à nouveau des villages, les femmes s’affairent à couper des bottes de riz, nous visitons une ancienne maison khmère, nous avons la surprise de découvrir de la vigne et un viticulteur qui propose des dégustations de vins… des français investissent déjà les lieux et nous ne nous incitent pas à les gouter !! Près d’une pagode des centaines de roussettes (chauve-souris) font l’attraction du coin ; devant une maison dont la famille tisse des kramas, une fillette file des bobines de coton avec une roue de vélo, sur les bords de la rivière, dont le niveau a déjà bien baissé, les paysans se sont empressés de planter quelques cultures qu’ils arrosent méticuleusement dans le soleil couchant… les images sont belles, elles sont fixées dans l’appareil photo mais surtout dans notre mémoire avec les bruits, les odeurs, la chaleur, les regards, les sourires…

Nous mangeons à nouveau à l’hôtel et nous éteignons à 21 h 30 après une sacrée belle journée !
Vendredi 27 Novembre sur la rivière - village flottant
Ce matin départ à 7 h en bateau vers le lac Tonlé Sap en navigant d’abord sur la rivière Stung Sangker. (en début de post vous avez la carte pour nous suivre…)
Ici je me dois d’une petite digression géographique concernant l’eau au Cambodge… le Cambodge est un pays extrêmement plat en son centre et qui subit une longue saison des pluies, de plus ce lac d’eau douce d’une superficie de 2 500 km2 est relié au Mékong par le Tonlé Bati ; il y a entre ces deux réservoirs d’eau un système de vases communicants qui fait que le trop plein du Mékong, lors de la fonte des neiges de l’Himalaya et des pluies, se déverse dans le lac –celui-ci passe alors à 13 000 km2- et en novembre, avec le retour de la saison sèche, le niveau du lac redescend, le cours de l’eau se renverse et le lac revient à sa surface initiale. C’est d’ailleurs l’occasion de grandes fêtes à Phnom Penh avec courses de pirogues « la fête des Eaux ».
L’eau s’étant retirée, les paysans s’empressent de planter le riz (alors que dans d’autres régions on en est à la récolte !) et beaucoup de légumes (souvent deux récoltes)
Les villages en bord du fleuve et du lac sont donc soit sur pilotis, soit des villages flottants pour accompagner le niveau de l’eau. En cette fin novembre, l’eau a tout juste commencé à descendre et la surface du lac est encore imposante.
Le bateau n’est pas surchargé, en fait nous sommes une trentaine de touristes au milieu des cambodgiens qui se rendent à Siem Reap. Le départ se fait dans la brume du petit matin, les villages se réveillent mais les pêcheurs sont déjà en pleine activité…

Au début, je déplore toutes ces bouteilles en plastique qui flottent à la surface de l’eau jusqu’à ce que je me rende compte qu’elles servent justement de flotteurs aux filets ! La pêche fait vivre une grande partie de la population du Cambodge, sur les marchés nous avons vu des tonnes et des tonnes de crustacés, de poissons petits et grands, souvent vendus vivants… c’est avec le riz une des plus grandes ressources du pays.
Les images sont belles, d’autant plus que le soleil s’est mis de la partie… Les maisons colorées qui se reflètent dans l’eau, les barques plates où les pêcheurs tiennent en équilibre, les filets que l’on jette ou que l’on remonte plein de friture brillant dans la lumière, le passage du bateau sur les routes encore inondées, à hauteur des branches d’arbres pour couper les méandres de la rivière, les carrelets qui montent et descendent régulièrement à contre-jour, les bateaux que l’on croise régulièrement et que l’on pourrait toucher et surtout les sourires, les « hello », les coucous des enfants… cette journée a été un de mes plus beaux moments du voyage…

Un arrêt-pipi épique dans une épicerie-bar flottante (deux planches sur l’eau, s’agit de bien poser les pieds ! des tôles à mi-hauteur et les petits poissons qui attendent l’offrande !) à côté des toilettes un radeau qui sert de potager et une cage pour élever un cochon…

Nous continuons le trajet, les pagodes et les écoles sont sur pilotis, ici c’est une région de musulmans et nous voyons les premières mosquées. Toujours plein de pêcheurs partout et le pilote du bateau doit souvent slalomer pour éviter les filets…
Channara nous demande de préparer nos bagages, nous descendons au prochain arrêt à Kaoh Chireang.
Nos compagnons de voyage nous envient de rester passer la nuit dans la maison flottante toute bleue où on vient de nous déposer ! Nous voici tous les 4 sur la terrasse au bord du fleuve à regarder le bateau continuer sa route…

La table est mise sur le côté, un grand lit dans la pièce principale, un cabinet de toilette avec WC et jarre d’eau à l’arrière, parés pour rester ici jusqu’à la fin des vacances !
Le repas est bien agréable, poisson grillé tout frais, légumes frits dont des racines de jacinthes d’eau qui poussent ici à profusion.
Il fait chaud, nous nous sommes levés tôt et nous apprécions une bonne sieste comme tous les habitants des lieux… Je vais quand même assez rapidement avec mon appareil photo à la recherche de quelques clichés mais l’espace de promenade est assez limité !
A l’arrière de la maison une dame est déjà occupée à éplucher et tailler les légumes pour ce soir, elle vient de finir la vaisselle directement dans l’eau du fleuve qui sert maintenant à laver les légumes… ce soir nous verrons la famille y faire sa toilette et nous-mêmes nous y cracherons notre eau (en bouteille) de brossage des dents, de toutes façons, les crocodiles y trempent déjà… alors !
Je passe un petit moment avec elle, la communication passe avec des gestes et des sourires…

Un peu plus tard un petit bateau vient nous chercher et nous partons pour une balade dans les rues du village…Il y a ici certainement près de 1000 habitants, tous sur des maisons flottantes, la spécialité c’est l’élevage des crocodiles et presque tous, y compris là où nous logeons, ont d’immenses cages dans l’eau avec des centaines de ces bestioles ! Sinon, comme partout nous passons devant l’épicerie, le tailleur, la station-service, le pressing… et nous croisons plein de marchandes ambulantes sur leurs pirogues qui vendent en porte à porte de l’épicerie, des légumes, voire des plats tout faits… nous profitons pleinement de cette promenade sur l’eau, nous ne savons plus où regarder tellement chaque image est pleine de vie, de couleur, de beauté… ici c’est le coucou des enfants, là c’est une marchande qui nous aborde, là encore deux pitchouns traversent seuls le fleuve, ici les enfants rentrent de l’école, là encore le linge en ribambelle sur un fil… tout nous émerveille !


Nous abordons un centre d’artisanat où les femmes tressent les tiges de jacinthes d’eau séchées, elles en font des nattes, des dessous de plats, de jolies boites… Nous y faisons nos premiers petits achats. Un responsable local est justement en train de motiver un groupe pour s’impliquer dans le tourisme… ce village a tous les atouts pour attirer quelques voyageurs et d’ici peu de temps il y aura certainement d’autres maisons d’hôtes dans le coin ! sa formation porte sur la propreté des lieux, sur l’accueil, sur la nourriture… ce peut être une façon de résoudre certains problèmes d’hygiène pour les habitants eux-mêmes mais en même temps il ne faudrait pas que ce village se dénature !
Samedi 28 Novembre village flottant - Siem Reap
Quelle nuit ! comme d’habitude, quand nous sommes dans un village, nous avons eu droit à tous les bruits : les coqs, les chiens… pas d’ânes comme en Afrique mais les margouillats qui sifflent sur les cloisons en bois, les crocodiles qui se battent et agitent la maison, les chats qui profitent de l’absence de portes et de fenêtres pour rôder autour de nous… heureusement, nous sommes bien à l’abri sous les moustiquaires et ça rassure les courageuses que nous sommes !!
Sommeil entrecoupé, du coup aucun problème pour se lever aux aurores avec la famille, dès 5 h les femmes sont en cuisine (c’est qu’elles n’ont rien de moderne ni pour faire chauffer l’eau ni pour cuire le repas – une grande partie de la journée est consacrée à la préparation des plats-) puis les hommes partent à la pêche et les enfants se préparent pour l’école. Les filles, comme partout, sont coquettes et agrémentent leur coiffure avec moult pinces, chouchous et bandeaux, les garçons ajustent leurs uniformes qui leur donnent l’air de petits communiants et dès qu’ils sont prêts ils attendent les copains qui passent les prendre en barque ! ils sont ainsi quatre ou cinq à partir vers l’école sans un adulte pour les encadrer !

D’ailleurs nous ferions bien nous aussi de nous occuper de nos affaires mais il y a tant à regarder ! Petit déjeuner au lever du soleil, c’est chouette aussi… A 7 h nous sommes tous les 4 sur un bateau qui nous emmène vers Siem Reap, nous allons vers l’embouchure de la rivière, près de nous la mangrove, quelques oiseaux ci et là, puis nous traversons les plaines encore inondées au milieu de la cime des arbres, ensuite le lac et nous arrivons à l’embarcadère de Chong Knies. Un minibus nous attend, nous faisons la connaissance de Taèm qui sera notre chauffeur jusqu’au départ.


Nous nous arrêtons au milieu des rizières, dans certaines parcelles les paysans labourent, dans d’autres ils plantent et ailleurs c’est la récolte ! A l’entrée de la ville nous visitons un endroit incontournable pour les touristes « Les Artisans d’Angkor » une association qui forme des jeunes aux métiers divers de l’artisanat : peinture sur soie, laque, travail de l’argent, sculpture sur bois ou sur pierre, tressage, couture… ces jeunes reçoivent un salaire décent, sont nourris et logés ; ils sont nombreux parait-il à vouloir intégrer ce centre professionnel. La visite est bien organisée, en français pour nous ; elle se termine par un passage dans les boutiques de vente. Il y a là de très jolies choses, de bonne qualité… nous venons d’arriver, nous n’avons pas encore envie de nous lancer dans de gros achats… et je le regrette car c’est là que nous avons vu les plus jolies choses ! (il y a un stand à l’aéroport de Phnom Penh au départ mais moins fourni)

Nous passons ensuite un bon moment avec Laurent le responsable de « Terre Cambodge » ; j’avais eu beaucoup d’échanges Internet pour organiser le séjour… heureux de se connaître. Je lui fais part de mon souci de ne pas passer assez de temps à l’école, du coup changement, nous n’irons pas à Koh Dach, un détour trop long, nous privilégions l’école (pour rien finalement puisque Théa, le directeur, a changé le rendez-vous au dernier moment ! on ne pouvait pas savoir !) Avant de nous rendre à l’hôtel nous passons par une très ancienne pagode de Siem Reap, le Vat Bô. Elle est effectivement très belle, déjà de l’extérieur, avec beaucoup d’éléments en bois ; un petit vieux nous ouvre les portes et à l’intérieur nous admirons les plus jolies peintures que nous avons vues dans une pagode, en particulier de beaux détails de « l’armée des singes ».

Très bon repas avec des plats dont la présentation est particulièrement raffinée et nous nous installons aux « Mystères d’Angkor » très joli petit hôtel plein de charme, jardin luxuriant, piscine, jolies chambres…
le tour du coeur est en lamelles de concombre

Après-midi libre… Nous terminons tranquillement la journée en allant jusqu’au vieux marché le long de la rivière, passage à la Poste pour les premières cartes et les timbres. Le vieux marché est couvert, il y fait chaud, étouffant, rapidement Pierre nous attend dehors ! je ne m’y attarde pas non plus, c’est la réplique asiatique des souks de Marrakech ou d’Istanbul, beaucoup de choses « made in China » mais c’est typique, l’ambiance y est sympathique, pas trop de pression commerçante, avec le sourire, pas de problème !! Nous nous promenons dans les rues aux alentours. Beaucoup de cafés pour européens, quelques boutiques sympas, sur le trottoir deux australiens, assis au bord d’un bassin, se font « masser » les pieds par des petits poissons… manifestement ça chatouille !

Retour par le même chemin, balade très agréable, les chauffeurs de tuk-tuk ne comprennent pas qu’on préfère marcher !
Nous cherchons une « Laundry » il est temps de penser lessive… nous trouvons cela chez une petite coiffeuse adorable !
Une nouvelle fois nous ne trainons pas pour nous coucher ! Les journées sont longues et bien remplies ! Ce n’est pas au Cambodge que nous jouerons aux oiseaux de nuit ! Dimanche 29 Novembre Siem Reap - Roluos
Nous sommes tout près des temples d’Angkor mais si nous voulons suivre un ordre chronologique dans la construction de ces temples et en comprendre l’évolution il faudra attendre encore quelques jours pour aller sur le site.
Ce matin, dès 8 h nous sommes devant les guichets pour obtenir le sésame qui va, pendant 6 jours, nous ouvrir les portes d’une des merveilles du monde ! un petit sourire devant l’objectif et 5 minutes après nous avons notre photo sur le pass, pas question de le perdre ni de l’oublier, dans les jours qui viennent nous le sortirons plus d’une fois !
Départ vers Roluos par la RN 6 au Sud de Siem Reap mais très rapidement nous nous perdons (volontairement) dans la campagne environnante... 2 heures de marche sur une piste, en fait c'est l'ancienne route royale qui reliait Angkor de Roluos, tantôt au milieu des rizières, tantôt au milieu des villages…. Heureusement peu de circulation sinon des vélos et quelques mobylettes accompagnées à chaque fois d’un nuage de poussière rouge.

Ce sont des villages de paysans et dans presque chaque cour de maison on s’affaire soit au décorticage du riz, soit à la fabrication d’un alcool de riz (genre de saké), soit une moissonneuse-batteuse fait son tri, la même que chez mes grands-parents il y a 50 ans ! à chaque fois on nous accueille avec de grands sourires, on nous propose de boire, de gouter…
Nous sommes curieux de tout : l’architecture des maisons, très hautes pour permettre une bonne ventilation du bas, à l’ombre où sont installés les hamacs, les cultures dans les jardins, les arbres, ici un jacquier, ici des noix d’arec, là un frangipanier, un champ de papayes, partout des bananiers, devant nous un troupeau de buffles, plus loin une dame qui pose devant sa maison, une petite mare couverte de nénuphars encore ouverts avant que le soleil ne tape trop fort…

Et c’est ainsi que nous arrivons au temple de Preah Kô (le sanctuaire du bœuf sacré) édifié à la fin du IX ièm siècle, six tours alignées en deux rangées et comportant des ornements en stucs bien conservés. Nous cherchons les pierres à l’ombre qui nous permettent de nous asseoir pendant que Channara fait son cours magistral !
En sortant nous passons par un atelier de découpage du cuir, très rapidement.
Puis nous nous dirigeons vers le Bakong, c’est le premier temple montagne en grès gris que nous voyons, il est imposant avec ses cinq terrasses superposées, à chaque angle des sculptures d’éléphants en plus ou moins bon état. Nous le gravissons, nous en faisons le tour, des lions gardent fièrement l’accès aux escaliers de pierre. Quelques stupas (tombes) tiennent encore debout et donnent de la couleur à l’ensemble. Le Lolei est le plus petit des temples du groupe de Roluos, 4 tours vite visitées….


Nous mangeons un plat de nouilles frites dans une gargote en bord de route et il fait sacrément chaud quand nous repartons. Nous sommes toujours sur une jolie piste rouge dans la campagne et nous prenons plaisir à marcher surtout quand il y a de l’ombre.

A nouveau nous faisons plein de rencontres : une dame vient de remonter de sa mare quelques centaines de grammes de minuscules poissons qu’elle va rajouter à sa soupe, quelques bonzes nous croisent à l’abri de leur parapluie, un groupe de femmes, les lèvres et les dents noires de mâchouiller du bétel nous interpelle, elles nous montrent la fabrication de leur « drogue », une feuille de bétel + une pâte à base de chaux + de la noix d’arec pilée … elles rient beaucoup devant notre refus d’y gouter et tiennent à se faire prendre en photo, un peu plus loin un marchand de cochons qui veut nous doubler nous oblige presque à descendre dans les rizières, il lui reste 3 cochonnets sur les vingt qu’il a essayé de vendre dans les villages tout au long de la journée…scènes de la vie quotidienne…


Nous remontons dans le minibus pour arriver au temple Chau Strei Vibol. Il est en haut d’une colline et c’est à nouveau l’occasion de marcher un peu. C’est un très joli endroit, au milieu d’une forêt, ce temple est en partie envahi par les arbres. Nous y voyons pour la première fois des déambulatoires effondrés ce qui nous vaut un « cours » d’architecture sur les encorbellements et les clés de voute ! ça fait du bien quelques rappels scolaires et se cultiver sous les frangipaniers ce n’est pas le plus désagréable ! Nous reprenons le bus après avoir fait le tour du mur d’enceinte.

Nous traversons un village dont la spécialité est la fabrication des fameux kralans, on en vend partout ! Il est à peu près 5 h quand nous arrivons chez Mr Pô au village de Dam Daek, nous dormons chez lui ce soir. Sa maison est magnifique, tout en bois, une belle terrasse dont les cloisons sont décorées de toutes ses photos de famille (dont il est très fier !), une grande salle où nous dormirons, quelques alcôves où se répartit la famille, la cuisine à l’arrière où Mme s’active et un cabinet de toilette (réserve d’eau, casserole, WC) C’est une famille très sympathique, très accueillante, le fils, la belle-fille et les petits-enfants vivent avec eux. Un enfant reste toujours dans la maison paternelle pour s’occuper des parents. Mr Pô est ravi d’avoir beaucoup de filles car dit-il « quand je suis malade elles me font de bons massages » ! Ce qu’il ne dit pas c’est qu’au Cambodge on préfère avoir des filles car elles coûtent moins cher et elles rapportent une dot. C’est le mari qui paye toute la noce. Mr Pô a connu l’époque de Pol Pot mais, hormis la famine dont il a souffert, il a pu rester dans son village, en famille, car étant un paysan il n’a pas fait partie des gens déplacés.
Nous passons un très agréable moment en leur compagnie, grâce aussi à Channara qui fait le traducteur, cela nous permet de communiquer ! Après un très bon repas, très copieux, et avant de nous coucher nous prenons une douche « au bol » car c’est indispensable d’enlever la poussière et la sueur de la journée !


Ce soir nous dormirons bien car la police veille !!! Hé oui, incidemment nous demandons au chauffeur où il dort, il nous répond « en bas avec la police ! » quoi la police ? qu’est-ce-qu’elle vient faire dans l’histoire ? Hé bien tout simplement, le gouverneur de Siem Reap (équivalent de notre préfet de région) n’a donné l’autorisation à Terre Cambodge de faire dormir les touristes en dehors des hôtels qu’à condition que des mesures de sécurité soient prises pour nous protéger d’une éventuelle incursion des thaïlandais au Cambodge –nous sommes à 40 kms à peu près de la frontière mais effectivement il y a régulièrement des échauffourées entre les deux pays- donc, dès que nous sommes chez l’habitant et plus tard dans une pagode, trois policiers viennent installer leur hamac à proximité ! manquait plus que ça !!!!
En plus ce n’est qu’une histoire de gros sous ( corruption) car ils ont un gros bakchich !
Fou-rire en nous couchant en imaginant un enlèvement ! surtout qu'on a déjà donné !!!
Lundi 30 Novembre Phnom Kulen et pagode
Bonne nuit, nous nous levons avec la famille vers 5 h30 Petit déjeuner, rangement et nous voilà prêts dès 7 h Devant la maison qui jouxte une école la belle-fille a installé une boutique de bonbons et avant de partir, nous voyons les écoliers qui viennent y dépenser 4 sous. Petite photo-souvenir avec nos hôtes qui ont été charmants !

Nous nous dirigeons vers le temple de Beng Mealea au nord de Dam Daek. Il y a peu de circulation sur ces pistes éloignées des routes principales. Parfois quelques centaines de mètres sont goudronnées puis très vite on retrouve cette terre rouge. Peu de voiture plutôt des mobylettes , dont nous observons avec étonnement le lourd chargement, encombrent la chaussée ! Ici ce sont des noix de cocos ou des bananes, là des poulets ou des cochons, ensuite des meubles ou des matelas et fréquemment nous voyons une famille de 4 voire 5 personnes chevaucher une pétoire ! C’est vraiment un spectacle de tous les moments que de croiser ou de dépasser toutes sortes de chargements en équilibre instable !
A l’heure des écoliers ce sont aussi des dizaines de vélos qui roulent sur les bas-côtés, les plus jeunes avec souvent un vélo trois fois trop grand et un copain, ou deux, sur la selle, les plus grands, surtout les filles, avec une allure très digne, bien droite, l’uniforme impeccable, un joli chapeau sur la tête les protégeant du soleil, les cheveux noués en queue de cheval, sont plus prudents. C’est l’heure aussi où les bonzes passent de maison en maison quêter leur repas de la journée et nous les avons vus souvent attendre l’obole sur le bord du chemin, belle image ! Les villages sont installés le long de tous ces axes de circulation et cela génère une grande activité.

Le temple Beng Mealea est perdu dans la jungle, il date du XII ièm siècle, après le groupe de Roluos. La forêt autour n’a pas été dégagée, le temple est envahi par les ficus étrangleurs, beaucoup de déambulatoires sont effondrés mais subsistent encore de belles balustrades aux fausses fenêtres. Dans le site, le circuit est largement facilité depuis le passage de J.J Annaud qui a fait construire une passerelle en bois pour le tournage du film « Deux frères ». Il n’est plus nécessaire de franchir de gros blocs de pierres et ce n’est que pour le plaisir qu’il est possible de se perdre dans les décombres et la végétation. Nous avons beaucoup aimé cet endroit serein, calme et en même temps plein de présences…

Nous voici au pied de la montagne sacrée de Phnom Kulen « la montagne aux litchis » dommage, ce n’est pas la saison ! Ce soir nous allons dormir là-haut dans une pagode, en attendant il faut monter les 350 m de dénivelée sous forme d’escaliers et sous 33°… nous empruntons le chemin des pèlerins, nous atteindrons notre Nirvana ! En y allant doucement, ça doit le faire ! à mi-pente une pagode avec une source où l’on vient de loin récupérer l’eau sacrée (tiens ça me rappelle quelque chose !), nous nous reposons un peu, puis les escaliers sont plus raides mais à l’ombre et au bout d’une heure et demie nous sommes sur un chemin de crête dans la forêt, encore une petite heure de marche pendant laquelle Channara nous fait découvrir toutes les espèces d'arbres sur le passage : gommier, fromager, rotin....
Nous traversons une première rivière aux lingas, en fait il y a deux sites. Ici, les lingas (symbole phallique) ne sont sculptés que dans le fond de la rivière, il y en a sur des centaines de m2, la trentaine de cm d’eau limpide permet de bien les voir. Des enfants s’amusent dans le courant.
Plus loin deux belles cascades avec une aire de pique-nique… beaucoup de cambodgiens sont là en ce dimanche, facile d’y accéder, il y a une belle route ! Ils sont en famille, c’est à la fois un lieu de détente mais aussi de baignade car la rivière est sacrée. Quelques petits restaurants de l’autre coté d’une passerelle suspendue, des boutiques qui vendent des brochettes, des bananes grillées, du kralan… nous mangeons ici et une bonne sieste sur des nattes au bord de l’eau est la bienvenue !
Channara, qui accompagne souvent des groupes, nous fait un beau compliment en nous disant que c’est la première fois que des gens de notre âge (!) viennent à pied jusqu’ici !



Nous marchons encore un peu pour atteindre un temple (encore des escaliers !) avec un immense Bouddha couché. Des familles sont là en pèlerinage, l’une d’entre elles veut absolument que nous posions sur leurs photos souvenirs, nous devons le mériter car nous y sommes montés !

Le minibus nous a rejoints et nous nous dirigeons vers le Vat Preah Kral où nous devons dormir. Channara, un peu ennuyé, nous annonce qu’il y a là-bas un rassemblement pour la fête de la pleine lune, ce n’était pas prévu, il y a beaucoup de monde, est-ce-que nous acceptons quand même d’y dormir, normalement nous devons poser les matelas dans le réfectoire des bonzes… Ben, allons-y, tentons l’expérience, on verra bien !
Il y a en effet un monde fou ! des tentes un peu partout, de la musique à fond, le son strident des criquets… ce devait être une nuit au calme ! ça nous fait plutôt rire… un peu moins quand nous arrivons au réfectoire… une cinquantaine de nonnes, d’hommes et de femmes, au milieu de montagnes de feuilles de palmier et de noix de cocos fabriquent des offrandes pour la grande cérémonie du lendemain… on se met où ??? En moins de deux les matelas et les moustiquaires sont installés sur une estrade à côté d’un autel à Bouddha (Pierre aura une vingtaine d’yeux qui vont l’observer toute la nuit !) au milieu de l’encens, des bougies… nous sommes à la fois gênés de notre intrusion et du manque d’intimité !
Pourtant ils nous ont tous accueillis avec plein de sourires et de gestes amicaux, nous nous mélangeons à eux pour essayer de transformer avec autant de dextérité en jolis bouquets les lamelles de feuilles… bien sûr notre maladresse les fait bien rire ! les offrandes sont surprenantes : des cigarettes (des fois que dans l’au-delà les ancêtres veuillent fumer) des noix d’arec, des fleurs, de l’encens, le tout en magnifiques compositions.
Nous montons au-dessus du temple, au milieu de bouddhas et de stupas tous plus dorés ou peinturlurés les uns que les autres pour essayer de voir le coucher de soleil sur le Tonlé Sap à l’horizon… malheureusement ce soir il y a de la brume, le spectacle est beau quand même dans cette ambiance surréaliste !

Des gens viennent nous parler en anglais, en fait ce rassemblement c’est pour célébrer les ancêtres de la famille des donateurs qui a construit ce lieu. Ils ont immigrés en Californie, ils font des dons importants et reviennent ici chaque année.
Il fait juste nuit quand nous pique-niquons rapidement, nos policiers sont là !!! oui, oui !!! ils ont installés leur hamac entre les arbres devant le réfectoire !
Nous voyons tous les gens se diriger vers la pagode, c’est l’heure des prières. Nous restons un moment écouter ces mélopées, les bonzes devant, les nonnes et les civils à l’arrière, les chiens couchés un peu partout. « Nos » américains nous proposent d’y participer au milieu du groupe. Yolande et moi les rejoignons.
Ce ne sont pas les mêmes prières mais ne serait-ce pas le même Dieu ?
Difficile pour nous de rester longtemps assises en tailleur, après un quart d’heure nous nous échappons… les prières dureront encore longtemps !
Dans un coin du site une série de wc et de douches (au bol) communes. Les cambodgiennes se lavent avec leur sarong, bien pratique dans ces circonstances ! Nous arrivons malgré tout à nous rafraichir, après une journée de marche ça fait du bien !
Il n’est même pas huit heures quand nous sommes allongés sous la moustiquaire ! jamais aussi tôt ! un grand néon au-dessus de nous, les générateurs juste à l’arrière, la prière est terminée, les gens sont revenus dans la salle et terminent les offrandes…
Et c’est dans le brouhaha des discussions, dans le cri strident des criquets, dans le ronronnement des générateurs, dans l’odeur de l’encens, à la lumière des néons et des bougies que nous nous endormons malgré tout !
Il est près de minuit quand tout se calme et le silence nous réveille, plein de gens sont installés sur des nattes autour de nous et entament leur nuit…
Nous vivons un moment unique, exceptionnel…
Bouddha veille sur nous !Mardi l ier Décembre Siem Reap
La première nonne est venue ce matin dès 4 h et demie faire des offrandes d’encens pratiquement au pied de nos moustiquaires… à 5 h tout le monde est debout, il ne nous reste plus qu’à faire pareil !
Tout est vite bouclé, petit déjeuner rapidement pris et il est tout juste 7 h quand nous partons à pied vers une clairière, le site de Sra Damrei daté au XI ièm siècle. C’est un endroit magique ! après pas loin de deux heures de marche, d’abord sur un plateau schisteux puis sur d’agréables sentiers dans la forêt, nous débouchons face à un énorme éléphant, grandeur nature, sculpté dans la roche. A côté de lui deux lions et une grenouille et un peu plus bas un bœuf bien abimé lui. C’est vraiment impressionnant, inattendu ! Quelques religieux entretiennent cet ancien site qui ne doit pas avoir beaucoup de visiteurs.
Nous rentrons à travers une autre clairière dont les parois abruptes sont couvertes de lianes et de racines vertigineuses.

Quant nous arrivons à la pagode, la cérémonie a commencé. Tous les gens sont assis devant un autel couvert d’offrandes. Un religieux psalmodie des prières dans un haut parleur, des musiciens nous font entendre des instruments que nous ne connaissons pas, la musique est cristalline, entrecoupée du tambour retentissant, les femmes sont en blanc, certaines avec le krama en travers du corps, d’autres plus coquettes et parées de bijoux. Les bonzes ne sont pas présents, c’est essentiellement la famille qui rend hommage à ses morts.

Nous restons un moment à regarder la scène mais il nous faut partir de cet endroit que nous ne sommes pas prêts d’oublier !
Passage par la cascade d’hier pour y prendre le repas –nous goutons des bananes au riz gluant cuites dans des feuilles de bananiers, c’est bon !- et descente de la montagne vers Siem Reap en minibus.
Assez vite nous nous arrêtons au site de Kbal Spean – la rivière aux 1000 lingas- la plus connue des deux. Ici c’est bien touristique, le chemin est bien tracé, bien entretenu, il monte en pente légère mais encore 2 h de marche aller/retour… j’en ai plein les pattes !!! Pas trop de monde cependant… Il fait toujours aussi chaud et nous buvons des litres et des litres d’eau.
La balade est agréable, nombreuses pierres sculptées le long du lit des la rivière et dans le fond du cours d’eau toujours ces fameux lingas, des lianes surprenantes, de drôles de rochers…

Dernier arrêt à l’adorable petit temple de Bantey Srei commencé au X ièm siècle. C’est comme une miniature, tout en grès rose, posé au milieu de ses douves, tout de guingois, d’une finesse extrême…. Chaque sculpture est une découverte, chaque encadrement de porte ouvre une nouvelle perspective, c’est un véritable bonheur d’être dans cet endroit….. mais nous ne sommes pas seuls ! Et puis nous avons vu et fait tellement de choses ces derniers jours que je suis un peu assommée, je mélange tout, je suis fatiguée aussi certainement ! J’ai l’impression de ne pas avoir assez apprécié le moment…
Nous faisons tranquillement, au calme, le tour du fossé d’enceinte pour prendre quelques photos au soleil couchant. J’essaye de savourer ces instants, je sais que je n’y reviendrais jamais et je voudrais tout imprimer, les couleurs, les odeurs, l’atmosphère… C'est tellement beau !




Nous retrouvons notre chouette hôtel, un bon restaurant, un petit tour dans un cyber-café pour donner des nouvelles, à côté se prépare une soirée de mariage, nous admirons l’élégance des cambodgiennes, elles sont adorables dans des robes-bustiers de couleur vive brodées de mille paillettes !
Nous rentrons à pied un peu dans le noir, un peu dans les trous et les flaques !
Hop ! Au lit !
Premier voyage à vélo: côte entre Marseille et Barcelone? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Voilà plusieurs années que je rêve faire un voyage en vélo. J'ai il y a quelque temps déjà visité ce forum pour récolter quelques retours et me renseigner sur cette façon de voyager.
Dans la vie active, j'ai 20 ans et j'entreprends des études d'informatique. Je vais bientôt terminer un stage de 3 mois en entreprise. Avant de continuer en alternance dans cette même entreprise, j'ai envie de prendre l'air : 3 semaines de libre s'offrent à moi en Octobre. Comme je n'ai pas envie de glander devant quelconque écran pendant ces 3 semaines, j'ai décidé d'entreprendre mon premier voyage à vélo.
A la recherche de quelques conseils, je me suis tourné vers ce forum.
Voici en bref mon projet :
- Partir le Lundi 11 Octobre pour faire un tour de vélo de 7 jours
Au départ, je pensais partir depuis chez moi (le Luxembourg) et rejoindre une destination (environ 1000 km) pour ensuite revenir en train. Mais à la vue du temps presque hivernal qui s'est installé dans ma région, je me suis dis que ce ne pourrait peut-être pas être propice pour un premier voyage. Ainsi, je suis à la recherche d'une destination.
Je pensais donc faire cela :
- Partir à Marseille en train. - Longer la côte en vélo jusqu'à Barcelone, où je reprendrais le train pour rentrer à Paris.
Voici mes interrogations :
- La côte entre Marseille et Barclone n'est-elle pas trop dangereuse niveau trafic (même si je prends de petites routes) ? - Niveau logement, les auberges de jeunesse/fermes auberges accueillent-elles des visiteurs à cette époque ? - Niveau transport, je vais prendre mon vélo de course (je n'ai rien d'autre). Je ne sais pas s'il est fait pour supporter la charge d'un porte-bagage. Dois-je opter pour un porte-bagage de selle ou une remorque ? - Je n'ai aucune crainte pour la difficulté physique d'un tel voyage (j'ai fais de la compétition et je connais bien mon corps). Par contre, mon seul doute réside dans la difficulté psychologique d'un tel voyage en solitaire.
D'avance, je vous remercie pour vos éclaircissements
Voilà plusieurs années que je rêve faire un voyage en vélo. J'ai il y a quelque temps déjà visité ce forum pour récolter quelques retours et me renseigner sur cette façon de voyager.
Dans la vie active, j'ai 20 ans et j'entreprends des études d'informatique. Je vais bientôt terminer un stage de 3 mois en entreprise. Avant de continuer en alternance dans cette même entreprise, j'ai envie de prendre l'air : 3 semaines de libre s'offrent à moi en Octobre. Comme je n'ai pas envie de glander devant quelconque écran pendant ces 3 semaines, j'ai décidé d'entreprendre mon premier voyage à vélo.
A la recherche de quelques conseils, je me suis tourné vers ce forum.
Voici en bref mon projet :
- Partir le Lundi 11 Octobre pour faire un tour de vélo de 7 jours
Au départ, je pensais partir depuis chez moi (le Luxembourg) et rejoindre une destination (environ 1000 km) pour ensuite revenir en train. Mais à la vue du temps presque hivernal qui s'est installé dans ma région, je me suis dis que ce ne pourrait peut-être pas être propice pour un premier voyage. Ainsi, je suis à la recherche d'une destination.
Je pensais donc faire cela :
- Partir à Marseille en train. - Longer la côte en vélo jusqu'à Barcelone, où je reprendrais le train pour rentrer à Paris.
Voici mes interrogations :
- La côte entre Marseille et Barclone n'est-elle pas trop dangereuse niveau trafic (même si je prends de petites routes) ? - Niveau logement, les auberges de jeunesse/fermes auberges accueillent-elles des visiteurs à cette époque ? - Niveau transport, je vais prendre mon vélo de course (je n'ai rien d'autre). Je ne sais pas s'il est fait pour supporter la charge d'un porte-bagage. Dois-je opter pour un porte-bagage de selle ou une remorque ? - Je n'ai aucune crainte pour la difficulté physique d'un tel voyage (j'ai fais de la compétition et je connais bien mon corps). Par contre, mon seul doute réside dans la difficulté psychologique d'un tel voyage en solitaire.
D'avance, je vous remercie pour vos éclaircissements
Premier voyage à Bamako, en octobre 2010: sécurité? English translation pending
Je devrais atterrir à Bamako avec mon mari d'ici peu et bon comme toute flippée qui soit j'ai un peu peur de ce qui m'attend. C'est la 1ère fois que je vais en Afrique. Je devrais rester uniquement dans la capitale. Je suis logée chez l'habitant.
Je voulais savoir si je courrais un risque niveau sécurité. Je lis que Bamako n'est pas une zone à risque mais quand je demande à mon père il me dit : ça peut partir à tout moment, suffit de pas être au mauvais moment au mauvais endroit. J'ai envie de lui dire : la blague !!!
A ceux qui y vivent ou qui en revienne, pouvez vous me dire que "surtout je ne craint rien". 😉
Non dites moi, je veux juste savoir à quoi m'attendre
Je voulais savoir si je courrais un risque niveau sécurité. Je lis que Bamako n'est pas une zone à risque mais quand je demande à mon père il me dit : ça peut partir à tout moment, suffit de pas être au mauvais moment au mauvais endroit. J'ai envie de lui dire : la blague !!!
A ceux qui y vivent ou qui en revienne, pouvez vous me dire que "surtout je ne craint rien". 😉
Non dites moi, je veux juste savoir à quoi m'attendre
Hôtel Club Olympien Sauipe Fun 4* à Salvador de Bahia English translation pending
Bonjour,
Je suis à la recherche d'une destination pour janvier 2011 ; j'ai trouvé un séjour intéressant au BRESIL, mais je voudrais savoir si quelqu'un connait cet hotel : Club Olympien Sauipe Fun 4* à Salvador De Bahia.
Je crains qu'il ne soit trop isolé ou loin des choses à voir ; bref, cet hotel est-il bien situé géographiquement ? Est-il facile de se déplacer par nos propres moyens (location de voiture, chauffeur avec voiture, transports locaux...)
Combien de temps faut-il pour se rendre à SALVADOR depuis cet hotel ?
J'ai peur qu'on ne s'ennuie dans un club si beau soit-il.
Merci de vos infos qui pourraient m'aider à prendre une décision ! 🙂
ML
Combien de temps faut-il pour se rendre à SALVADOR depuis cet hotel ?
J'ai peur qu'on ne s'ennuie dans un club si beau soit-il.
Merci de vos infos qui pourraient m'aider à prendre une décision ! 🙂
ML
Thaïlande du nord au sud (huit fois au pays du sourire depuis l'an 2000) English translation pending
salut
bon, vous y trouverez de tout dans ce post je voyage en thailande depuis 2000, 8x au pays du 😏
certainement que des Iles ont encore changé d'ambiance comme ko lipe je pense ou ko muk, donc prudence, rien n'est permanent en ce monde...
ESTde bankok
parc national de ko chang
eviter l'ile de ko chang, trop bousillée maintenant par le flot de resorts , magasins et bars nous avons été sur l'ile de ko kham, toute proche de ko mak, 3h de bateau de laeng gop, embarcadere proche de trat, c une toute petite ile, 100 metres de plage, une colline un resto et les fonds marins n'ont rien d'exceptionnel, peu de poissons, quasi pas de corail, possibilité de rejoindre la grande ile de ko mak en face, jolie avec de grandes plages, et moins frequentée que ko chang, mise a part des sand flies tenaces !
Ko Kham c le pied pour ne penser a rien, ne rien faire, juste se reposer, nager ds une eau tres belle, c un ptit paradis, mais qui peut etre chiant au bout de quelques jours justement parce qu'il n'y a rien a faire.
l’ile de ko waï , petite ile paradisiaque a 30 minutes de speed boat depuis embarcadère sud de ko chang, bang bao, , supers fonds marins: snorkling a volonté, 3 resorts, celui du milieu est le plus cher , celui de droite est un peu plus fréquenté, surtout sa plage, sinon celui vers la gauche de l’ile est plus tranquille et moins cher.
l'ile de ko samet, la plus proche de bangkok, environ 3h de trajet, ko samet sympa pour le coin de ao hin khok dans la région pas grand chose à voir pattaya = beurk, rayong bof, sauf quelques plages proches de la ville et son excellent marché couvert juste a cote de la nationale
Chantaburi est sympa, petit marché de pierres precieuses, eglise et temple. Si racha, sympa sans plus, pas de quoi s'attarder. Trat, bien pour faire ses courses avant de partir sur ko chang, ko kham, ko mak, etc...
PROCHE de bangkok
marche flottant de damnoen saduak: (en 2002 donc prudence) pour le marche flottant je te conseille soit le bus depuis bangkok par une agence mais tu seras confiné a une simple ballade dans le marche flottant en bateau avec uniquement le seul interet de te vendre souvenirs et autres bibelots, soit de te rendre en bus a damnoen saduak, pour passer une nuit confortable au little bird, hotel cool et pas cher, et d'essayer de trouver Harry Buaphan, qui est un conducteur de tuk tuk qui officie sur la route principale, (a 100 metres de l'hotel) il te suffit de demander a d'autres chauffeurs de tuk tuk ou est harry, crois moi il vaut le coup, car il t'emmènera chez lui a 10 km environ de damnoen, puis te fera une super ballade sur les klongs jusqu'au marche flottant et visiter sa maison traditionnelle.
kanchanaburi chouette petite ville au bord de la riviere kwaï manger absolument dans les restos thaïs situés au sud de la ville, le long de la riviere, fameux poissons et fruits de mer delicieux
quelques bars sympas aussi, le pont en soi n'est pas extraordinaire, mais le coin vaut la peine d'être visité, des temples grottes, les cascades d'erawan magnifiques, se baigner au niveau 2 ou 3, des tas de poissons vous mangent les peaux mortes des pieds et c'est gratos…
le parc des tigres non loin des cascades d'erawan, : a voir avec les enfants , possibilité de s'occuper des tigres et de leur donner a manger, mais le matin et pour une somme assez conséquente, sinon on peut approcher les tigres les après –midi, accompagnés d'un bénévole.
de kanachanaburi, un train circule vers nam tok, absolument charmant ce trajet en train, puis de ce village, nombreuses possibilité de séjour avec hébergements au bord de la rivière, bamboo raft, promenades à dos d'éléphants…. http://www.kanchanaburi-info.com/en/train.html
A bangkok Aeroport AE1 Suvarnabhumi-Silom (by expressway) Contact Airport Express Counter Level 1, near Entrance 8 Prendre ce bus et descendre entre arrets 9. Surawong Soi Kamjai Iamsuri Manohra Hotel 10. Charoen Krung soi 47/1, Silom Road ////Song Samai, New Trocadero Hotel
11. Lertsin Hospital ////State Tower Swan hotel a Bangkok http://www.swanhotelbkk.com/
31 soi Charoen Krung 36 hotel super bien situé, au calme et a 50 metres de l'ambassade de France et proche dee embarcadères du chao praya, proche de sky train, bref nickel cet endroit pour le prix. personnel efficace/ internet/ petit dej buffet excellent __
je préfère le taxi meter, du moment qu'il met le compteur, c - cher que le tuk tuk et plus sûr. aussi refuses tjrs le tuk tuk qui soit disant t'emmène ou tu veux pour 50 bhats, piège a con, il t'emmène dans une boutique ou les prix sont chers et tu prends la tête... attention a toute proposition "sérieuse" d'acheter des bijoux, pierres précieuses, arnaque garantie 100/100 sinon, pour les transports pas d'arnaque, j'ai trouve le train eu 2eme classe vraiment chouette et confortable, idéal pour un trajet de nuit sur longue distance, Les bus sont en général assez sûr pour les longues distances, les bus locaux sont moins bien entretenus, mais ça marche...question sécurité le train reste le mieux.
pour la moustiquaire, j'en ai jamais ramène car souvent il y en a une dans la chambre surtout quand tu es dans les îles , alors qu'a Bangkok il est rare d'en trouver dans les chambres mais ils ont des grilles anti moustiques aux fenêtre. Un produit vraiment efficace que tu peux acheter la bas, c'est un spray anti moustique de la marque AUTAN.
tu peux manger sans soucis dans les boui bouis et marchands de brochettes et noodles soupes dans la rue, ce que je fais c'est que je regarde tjrs si les bouis bouis et restaurants qui donnent sur la rue sont fréquentés par les thaïs, donc assurance de bien manger et pas cher. j'ai testé cette année les sauterelles grillées, délicieuses. L'hygiène est excellente en thailande. Magasins "seven eleven" (nos supermarchés de quartier) un peu partout dans les villes ou tu trouveras clopes, alcool, cosmétiques, boissons, pas chers.
Bons plans achats en tout genre vas faire un tour au grand centre commercial MBK, situé a 100 mètres de siam square, (voir plan lonely planet) il y a des boutiques de fringues, de chaussures de qualité pour pas cher, surtout au 3eme et 4eme étage, Non loin de siam square (ou vous pourrez trouver aussi votre bonheur en fringues de qualité) se trouve le pratunam market, la vous aurez aussi le choix en fringues et pompes, mais je trouve la qualité - bonne (en gal)
Perdez vous dans les ruelles de Chinatown district, c super l'ambiance, et mangez sur place même dans les bouis bouis, c partout excellent. pour info choisissez vous-même votre resto, vous risquez moins d'être déçu que si un tuk tuk le choisit pour vous….
Kao san road Bon je n'aime pas trop le coin mais pour la teuf c'est parfait, quelques bons endroits un peu plus au nord de kao san, très bruyant, et aussi trok mayom, petite ruelle avec des hébergements sympas et quelques bons restos.
A coté de l'office du tourisme proche de kao san, tu peux demander le plan des taxiboats qui officient sur le chao praya, très utile pour trouver les différents arrêts du taxi boat.
Sites vers le sud
plages sympa près de chumphon, plage de at cabana a 15 km de chumphon, dodo et resto idéal au sea food restaurant, top de la gastronomie dans le coin et du confort, pour pas cher.: attention aux moucherons des plages et aux méduses mais surtout les moucherons des plages qui te laissent des piqûres hyper moches et hyper grattantes, gaffes entre 16h30/18/00 de ne pas rester a la lisière des arbres et de la plage ,3 jours minimum de grattage intense assuré !
A prachuap khiri khan tu peux dormir en ville mais la plage est pas terrible il faut alors louer un velo pour profiter de la baie de ao manao (belle plage), située dans un terrain militaire d’accès autorisé Sur place une série de stands de fruits de mer super délicieux t’attendent sur la route en face de la plage fréquentée principalement par les touristes thaïs Aussi dans le sud du pays la longue plage de ban krut, + au sud de ao manao, est super cool : pas un chat et hébergements et bouffe top classe pour pas cher Plage un peu sale mais mer magnifique
kanom, en 2010
Située sur le continent, sous l'île de ko samui, la région de kanom propose de magnifiques plages de sable fin, et peu de touristes, et cerise sur le gâteau on a vu 2x des dauphins roses a 150metres de la plage :)
http://kha-nom.com/
Si tu vas sur des îles, je te conseille vivement de choisir par toi même l'endroit ou tu souhaites loger car il y a de nombreux rabatteurs sur les bateaux qui te montrent des albums photo ou tu vois des super bungalows pas chers, laisses tomber, ou alors prends un bungalow pas cher pour la 1ere nuit et le lendemain matin tu as tout le temps de chercher mieux dans les environs. (Business courant dans le coin de ko lanta)
Province de krabi, très chouette région à faire en moto scooter, où en voiture de location, avec ballades a dos d'éléphant. éviter la plage de ao nang, rien a voir.
ko lanta (2004) est chouette, + animée que les îles citées si dessus, avec une grotte a visiter, des plages de rêve, quoi que l'eau y soit moins transparente qu'à ko lipe je te conseille le lanta sandy beach bungalow
Personnellement, j'ai craqué pour la ville et la région de Trang, vous y mangez comme nulle part ailleurs, promenez vous dans le marché sur la rue qui se tient tous les soirs derrière l'énorme administration de la ville, près de l'horloge, vous pourrez manger de tout en toute quiétude, aussi à 45 km de Trang (ile de ko muk dans cette région)se trouvent de magnifiques montagnes avec de nombreuses et somptueuses cascades, je trouve que le sud de la Thailande vaut le coup pour la sympathie des habitants et l'authenticité préservée des nombreux sites à visiter.
l'île de ko muk, près de trang est très chouette, pour la plongée et pour son calme, la plage ou se trouve le Charlie resort hôtel est super, la plongée vaut le coup, mais de superbes spots aussi des trouvent a ½ heure de bateau de ko muk vers ko wai,
ko lipe, située dans le parc national de ko tarutao, est la plus belle des îles en ce qui concerne les fonds marins, je te conseille de dormir au lipe resort sur la plage de pataya, superbe plage et pour la plongée il te suffit de nager un peu face à la plage à environ 50 mètres et la!!!! Les fonds sont déjà sublimes, corail poissons de toutes les couleurs, etc....!!!en outre d'autres îles sont à visiter autour, tel que ko rawi et ko adang, magnifiques. ko bhulon est parait il très bien Il faut partir de pak bara situé dans la province de satun, si tu dois y dormir tu peux aller au marina bungalow situe a 1km1/2 du port d'embarcation pour ko lipe.
Ko Tarutao: je suis juste passé devant, ca a l'air geant, mais il n'y a que un site pour dormir, ce qui t'oblige a prendre des bateaux assez chers pour effectuer de rapides promenades dans l'île, qui fait quand même 25 km de long... .
Au nord : chang mai est sympa sans plus mais pour les bars et soirées animées y a pas mieux dans la région. Aussi des supers stands de nourriture sont situes sur une place a cote de l’avenue ou a lieu tous les soirs un marché avec des stands pour les touristes (night market) Un chouette temple bouddhiste est a visiter dans les hauteurs de chang mai Les cascades les plus hautes de thailande sont situées a 80km environ de chang maï, voir moins, c joli dans le coin, sinon les montagnes les plus hautes sont sympas aussi c dans le coin et y a 2 temples construits a l’identique qui se font face a face sur le sommet. Aussi les villes de lampang et phrae sont intéressantes pour quelques stupas, et des geysers naturels avec une eau soufrée idéale pour soigner des rhumatismes je crois..
Chiang Raï : 2010 possède quelques magnifiques whats, dont celui avec une copie du bouddha d'émeraude aussi quelques beaux coins à découvrir en dehors de la ville, avec des temples dans des grottes, proches d'une rivière ou il fait bon se détendre assis dans un cabanon. Évidemment le nord est propice aux treks dans les montagnes.
Le site de sukkotai est super beau, sur quelques km 2 il y a de nombreuses ruines de vestiges de l’ancienne capitale du siam, de nombreux stupas, des ruines par dizaine, c top La ville de sukkotai est située a environ 10km du site on peut louer des vélos pour y aller ou scooter assez tôt, compter 1h30 de trajet maxi jusqu'a pimai; a korat coins sympas autour de mémorial thao suranari, par contre nous avons dormi au sripatana hotel, proche de la gare, le must des
Ubon ratchatani, j'ai beaucoup apprécié comme ville, + calme que Korat, avec un grand parc, ou se passent des activités telle que pétanque, fitness, tai-chi-chuan, basket, promenades, et ce tous les soirs de la semaine, avec un petit food market tout près, délicieux. hébergement , hôtel sympa tout pres du parc a 100 mètres de l'office du tourisme très compétent , le ratchtatani hôtel:
pour pimaï , tu as le choix de rester dormir a korat, prendre un bus le matin assez tot, compter 1h30 de trajet maxi jusqu'a pimai; a korat coins sympas autour de mémorial thao suranari, par contre nous avons dormi au sripatana hotel, proche de la gare, le must des hôtels du coin, une chambre double clim tv eau chaude, belle, avec ptit dej inclus, et une belle piscine. il y a un marché nocturne dans manat road tous les soirs, au centre ville, sympa, bons restos dans la rue proposant fruits de mers et poissons.
aussi tu peux dormir a phimai mais c tout petit comme bled, les ruines sont belles mais il faut 1h00 tranquille pour les visiter, assez tot car le coin est chaud, nous avons opter pour dodo a korat + bus et retour l'après midi a korat.
Pour le cambodge ne pas hesiter à prendre le pass 3 jours pour angkor Vat dodo a Siam Reap, la villa Loti est superbe, http://www.coconut-hotel-angkor.com/www2/html/ et située dans un quartier populaire, donc plus authentique. course en tuk tuk jusqu'au centre ville (3km)
a+ toto😄
bon, vous y trouverez de tout dans ce post je voyage en thailande depuis 2000, 8x au pays du 😏
certainement que des Iles ont encore changé d'ambiance comme ko lipe je pense ou ko muk, donc prudence, rien n'est permanent en ce monde...
ESTde bankok
parc national de ko chang
eviter l'ile de ko chang, trop bousillée maintenant par le flot de resorts , magasins et bars nous avons été sur l'ile de ko kham, toute proche de ko mak, 3h de bateau de laeng gop, embarcadere proche de trat, c une toute petite ile, 100 metres de plage, une colline un resto et les fonds marins n'ont rien d'exceptionnel, peu de poissons, quasi pas de corail, possibilité de rejoindre la grande ile de ko mak en face, jolie avec de grandes plages, et moins frequentée que ko chang, mise a part des sand flies tenaces !
Ko Kham c le pied pour ne penser a rien, ne rien faire, juste se reposer, nager ds une eau tres belle, c un ptit paradis, mais qui peut etre chiant au bout de quelques jours justement parce qu'il n'y a rien a faire.
l’ile de ko waï , petite ile paradisiaque a 30 minutes de speed boat depuis embarcadère sud de ko chang, bang bao, , supers fonds marins: snorkling a volonté, 3 resorts, celui du milieu est le plus cher , celui de droite est un peu plus fréquenté, surtout sa plage, sinon celui vers la gauche de l’ile est plus tranquille et moins cher.
l'ile de ko samet, la plus proche de bangkok, environ 3h de trajet, ko samet sympa pour le coin de ao hin khok dans la région pas grand chose à voir pattaya = beurk, rayong bof, sauf quelques plages proches de la ville et son excellent marché couvert juste a cote de la nationale
Chantaburi est sympa, petit marché de pierres precieuses, eglise et temple. Si racha, sympa sans plus, pas de quoi s'attarder. Trat, bien pour faire ses courses avant de partir sur ko chang, ko kham, ko mak, etc...
PROCHE de bangkok
marche flottant de damnoen saduak: (en 2002 donc prudence) pour le marche flottant je te conseille soit le bus depuis bangkok par une agence mais tu seras confiné a une simple ballade dans le marche flottant en bateau avec uniquement le seul interet de te vendre souvenirs et autres bibelots, soit de te rendre en bus a damnoen saduak, pour passer une nuit confortable au little bird, hotel cool et pas cher, et d'essayer de trouver Harry Buaphan, qui est un conducteur de tuk tuk qui officie sur la route principale, (a 100 metres de l'hotel) il te suffit de demander a d'autres chauffeurs de tuk tuk ou est harry, crois moi il vaut le coup, car il t'emmènera chez lui a 10 km environ de damnoen, puis te fera une super ballade sur les klongs jusqu'au marche flottant et visiter sa maison traditionnelle.
kanchanaburi chouette petite ville au bord de la riviere kwaï manger absolument dans les restos thaïs situés au sud de la ville, le long de la riviere, fameux poissons et fruits de mer delicieux
quelques bars sympas aussi, le pont en soi n'est pas extraordinaire, mais le coin vaut la peine d'être visité, des temples grottes, les cascades d'erawan magnifiques, se baigner au niveau 2 ou 3, des tas de poissons vous mangent les peaux mortes des pieds et c'est gratos…
le parc des tigres non loin des cascades d'erawan, : a voir avec les enfants , possibilité de s'occuper des tigres et de leur donner a manger, mais le matin et pour une somme assez conséquente, sinon on peut approcher les tigres les après –midi, accompagnés d'un bénévole.
de kanachanaburi, un train circule vers nam tok, absolument charmant ce trajet en train, puis de ce village, nombreuses possibilité de séjour avec hébergements au bord de la rivière, bamboo raft, promenades à dos d'éléphants…. http://www.kanchanaburi-info.com/en/train.html
A bangkok Aeroport AE1 Suvarnabhumi-Silom (by expressway) Contact Airport Express Counter Level 1, near Entrance 8 Prendre ce bus et descendre entre arrets 9. Surawong Soi Kamjai Iamsuri Manohra Hotel 10. Charoen Krung soi 47/1, Silom Road ////Song Samai, New Trocadero Hotel
11. Lertsin Hospital ////State Tower Swan hotel a Bangkok http://www.swanhotelbkk.com/
31 soi Charoen Krung 36 hotel super bien situé, au calme et a 50 metres de l'ambassade de France et proche dee embarcadères du chao praya, proche de sky train, bref nickel cet endroit pour le prix. personnel efficace/ internet/ petit dej buffet excellent __
je préfère le taxi meter, du moment qu'il met le compteur, c - cher que le tuk tuk et plus sûr. aussi refuses tjrs le tuk tuk qui soit disant t'emmène ou tu veux pour 50 bhats, piège a con, il t'emmène dans une boutique ou les prix sont chers et tu prends la tête... attention a toute proposition "sérieuse" d'acheter des bijoux, pierres précieuses, arnaque garantie 100/100 sinon, pour les transports pas d'arnaque, j'ai trouve le train eu 2eme classe vraiment chouette et confortable, idéal pour un trajet de nuit sur longue distance, Les bus sont en général assez sûr pour les longues distances, les bus locaux sont moins bien entretenus, mais ça marche...question sécurité le train reste le mieux.
pour la moustiquaire, j'en ai jamais ramène car souvent il y en a une dans la chambre surtout quand tu es dans les îles , alors qu'a Bangkok il est rare d'en trouver dans les chambres mais ils ont des grilles anti moustiques aux fenêtre. Un produit vraiment efficace que tu peux acheter la bas, c'est un spray anti moustique de la marque AUTAN.
tu peux manger sans soucis dans les boui bouis et marchands de brochettes et noodles soupes dans la rue, ce que je fais c'est que je regarde tjrs si les bouis bouis et restaurants qui donnent sur la rue sont fréquentés par les thaïs, donc assurance de bien manger et pas cher. j'ai testé cette année les sauterelles grillées, délicieuses. L'hygiène est excellente en thailande. Magasins "seven eleven" (nos supermarchés de quartier) un peu partout dans les villes ou tu trouveras clopes, alcool, cosmétiques, boissons, pas chers.
Bons plans achats en tout genre vas faire un tour au grand centre commercial MBK, situé a 100 mètres de siam square, (voir plan lonely planet) il y a des boutiques de fringues, de chaussures de qualité pour pas cher, surtout au 3eme et 4eme étage, Non loin de siam square (ou vous pourrez trouver aussi votre bonheur en fringues de qualité) se trouve le pratunam market, la vous aurez aussi le choix en fringues et pompes, mais je trouve la qualité - bonne (en gal)
Perdez vous dans les ruelles de Chinatown district, c super l'ambiance, et mangez sur place même dans les bouis bouis, c partout excellent. pour info choisissez vous-même votre resto, vous risquez moins d'être déçu que si un tuk tuk le choisit pour vous….
Kao san road Bon je n'aime pas trop le coin mais pour la teuf c'est parfait, quelques bons endroits un peu plus au nord de kao san, très bruyant, et aussi trok mayom, petite ruelle avec des hébergements sympas et quelques bons restos.
A coté de l'office du tourisme proche de kao san, tu peux demander le plan des taxiboats qui officient sur le chao praya, très utile pour trouver les différents arrêts du taxi boat.
Sites vers le sud
plages sympa près de chumphon, plage de at cabana a 15 km de chumphon, dodo et resto idéal au sea food restaurant, top de la gastronomie dans le coin et du confort, pour pas cher.: attention aux moucherons des plages et aux méduses mais surtout les moucherons des plages qui te laissent des piqûres hyper moches et hyper grattantes, gaffes entre 16h30/18/00 de ne pas rester a la lisière des arbres et de la plage ,3 jours minimum de grattage intense assuré !
A prachuap khiri khan tu peux dormir en ville mais la plage est pas terrible il faut alors louer un velo pour profiter de la baie de ao manao (belle plage), située dans un terrain militaire d’accès autorisé Sur place une série de stands de fruits de mer super délicieux t’attendent sur la route en face de la plage fréquentée principalement par les touristes thaïs Aussi dans le sud du pays la longue plage de ban krut, + au sud de ao manao, est super cool : pas un chat et hébergements et bouffe top classe pour pas cher Plage un peu sale mais mer magnifique
kanom, en 2010
Située sur le continent, sous l'île de ko samui, la région de kanom propose de magnifiques plages de sable fin, et peu de touristes, et cerise sur le gâteau on a vu 2x des dauphins roses a 150metres de la plage :)
http://kha-nom.com/
Si tu vas sur des îles, je te conseille vivement de choisir par toi même l'endroit ou tu souhaites loger car il y a de nombreux rabatteurs sur les bateaux qui te montrent des albums photo ou tu vois des super bungalows pas chers, laisses tomber, ou alors prends un bungalow pas cher pour la 1ere nuit et le lendemain matin tu as tout le temps de chercher mieux dans les environs. (Business courant dans le coin de ko lanta)
Province de krabi, très chouette région à faire en moto scooter, où en voiture de location, avec ballades a dos d'éléphant. éviter la plage de ao nang, rien a voir.
ko lanta (2004) est chouette, + animée que les îles citées si dessus, avec une grotte a visiter, des plages de rêve, quoi que l'eau y soit moins transparente qu'à ko lipe je te conseille le lanta sandy beach bungalow
Personnellement, j'ai craqué pour la ville et la région de Trang, vous y mangez comme nulle part ailleurs, promenez vous dans le marché sur la rue qui se tient tous les soirs derrière l'énorme administration de la ville, près de l'horloge, vous pourrez manger de tout en toute quiétude, aussi à 45 km de Trang (ile de ko muk dans cette région)se trouvent de magnifiques montagnes avec de nombreuses et somptueuses cascades, je trouve que le sud de la Thailande vaut le coup pour la sympathie des habitants et l'authenticité préservée des nombreux sites à visiter.
l'île de ko muk, près de trang est très chouette, pour la plongée et pour son calme, la plage ou se trouve le Charlie resort hôtel est super, la plongée vaut le coup, mais de superbes spots aussi des trouvent a ½ heure de bateau de ko muk vers ko wai,
ko lipe, située dans le parc national de ko tarutao, est la plus belle des îles en ce qui concerne les fonds marins, je te conseille de dormir au lipe resort sur la plage de pataya, superbe plage et pour la plongée il te suffit de nager un peu face à la plage à environ 50 mètres et la!!!! Les fonds sont déjà sublimes, corail poissons de toutes les couleurs, etc....!!!en outre d'autres îles sont à visiter autour, tel que ko rawi et ko adang, magnifiques. ko bhulon est parait il très bien Il faut partir de pak bara situé dans la province de satun, si tu dois y dormir tu peux aller au marina bungalow situe a 1km1/2 du port d'embarcation pour ko lipe.
Ko Tarutao: je suis juste passé devant, ca a l'air geant, mais il n'y a que un site pour dormir, ce qui t'oblige a prendre des bateaux assez chers pour effectuer de rapides promenades dans l'île, qui fait quand même 25 km de long... .
Au nord : chang mai est sympa sans plus mais pour les bars et soirées animées y a pas mieux dans la région. Aussi des supers stands de nourriture sont situes sur une place a cote de l’avenue ou a lieu tous les soirs un marché avec des stands pour les touristes (night market) Un chouette temple bouddhiste est a visiter dans les hauteurs de chang mai Les cascades les plus hautes de thailande sont situées a 80km environ de chang maï, voir moins, c joli dans le coin, sinon les montagnes les plus hautes sont sympas aussi c dans le coin et y a 2 temples construits a l’identique qui se font face a face sur le sommet. Aussi les villes de lampang et phrae sont intéressantes pour quelques stupas, et des geysers naturels avec une eau soufrée idéale pour soigner des rhumatismes je crois..
Chiang Raï : 2010 possède quelques magnifiques whats, dont celui avec une copie du bouddha d'émeraude aussi quelques beaux coins à découvrir en dehors de la ville, avec des temples dans des grottes, proches d'une rivière ou il fait bon se détendre assis dans un cabanon. Évidemment le nord est propice aux treks dans les montagnes.
Le site de sukkotai est super beau, sur quelques km 2 il y a de nombreuses ruines de vestiges de l’ancienne capitale du siam, de nombreux stupas, des ruines par dizaine, c top La ville de sukkotai est située a environ 10km du site on peut louer des vélos pour y aller ou scooter assez tôt, compter 1h30 de trajet maxi jusqu'a pimai; a korat coins sympas autour de mémorial thao suranari, par contre nous avons dormi au sripatana hotel, proche de la gare, le must des
Ubon ratchatani, j'ai beaucoup apprécié comme ville, + calme que Korat, avec un grand parc, ou se passent des activités telle que pétanque, fitness, tai-chi-chuan, basket, promenades, et ce tous les soirs de la semaine, avec un petit food market tout près, délicieux. hébergement , hôtel sympa tout pres du parc a 100 mètres de l'office du tourisme très compétent , le ratchtatani hôtel:
pour pimaï , tu as le choix de rester dormir a korat, prendre un bus le matin assez tot, compter 1h30 de trajet maxi jusqu'a pimai; a korat coins sympas autour de mémorial thao suranari, par contre nous avons dormi au sripatana hotel, proche de la gare, le must des hôtels du coin, une chambre double clim tv eau chaude, belle, avec ptit dej inclus, et une belle piscine. il y a un marché nocturne dans manat road tous les soirs, au centre ville, sympa, bons restos dans la rue proposant fruits de mers et poissons.
aussi tu peux dormir a phimai mais c tout petit comme bled, les ruines sont belles mais il faut 1h00 tranquille pour les visiter, assez tot car le coin est chaud, nous avons opter pour dodo a korat + bus et retour l'après midi a korat.
Pour le cambodge ne pas hesiter à prendre le pass 3 jours pour angkor Vat dodo a Siam Reap, la villa Loti est superbe, http://www.coconut-hotel-angkor.com/www2/html/ et située dans un quartier populaire, donc plus authentique. course en tuk tuk jusqu'au centre ville (3km)
a+ toto😄
Déplacements au Pérou? English translation pending
Bonjour
je commence à regarder pour un séjour au Pérou (l'été prochain). Nous avons déjà fait qq voyages et je loue souvent une voiture sur place en faisant parfois un mixte avec le bus ou le train, d'autant que nous sommes 4 et que cette option peut être économique.
L'option location de voiture est elle envisageable au Pérou ?, avec ou sans chauffeur ?sur quel parcours? Y at-il également des vols intérieurs fiable te pas trop cher?
Merci pour vos infos
Merci pour vos infos
Itinéraire de vingt jours au Sri Lanka English translation pending
Bonjour à tous.
Dans trois semaines, nous partons pour un séjour d'une vingtaine de jours au Sri Lanka. 😎 Je suis en pleine préparation de notre circuit, j'ai tourné la carte dans tous les sens, épluché moultes guides/blog/forums et je commence à avoir une idée assez précise de notre voyage.
Je me permets de vous présenter notre projet (qui changera de toutes façons probablement en cours de route, au grès de rencontre et opportunité).
Quelques remarques préliminaires:
1. Nous voyageons en couple avec notre petite fille de 9 mois. On a l'habitude de voyager à deux (Asie, Amérique centrale, Moyen orient), et nous sommes déjà parti en autonome avec la petite ( un tour en Grêce continentale). On dispose d'une écharpe de portage et d'une poussette légère. 2. Un intérêt plus marqué pour les vieilles pierres que pour la bronzette. 3. Budget correct, pas nécessaire de voyage "on the cheap", mais pas de raison de jeter l'argent par les fenêtres. Les logements seront variés (de la simple guesthouse à l'hôtel assez chic, un peu des deux). Préférence cependant pour l'usage des transports locaux quand c'est possible (mais pas au point de multiplier par trois la longueur du trajet, on est pas contre à louer un chauffeur pour une partie du périple).
Voici donc notre projet d'itinéraire:
Jour 1: arrivée en matinée, transfert sur Negombo, repos et visite light. Nuit Negombo. Des retours sur l'oasis beach resort? Jour 2: journée Negombo, transfert sur Kandy en fin de journée (bus? train?). Nuit Kandy (Sharon Inn?) Jour 3: visite Kandy Jour 4: Visite des temples externes dans les environs Jour 5: Départ de Kandy pour Haputale en train. Nuit Haputale. Rem: on va probablement laisser une partie de nos affaires à Kandy vu que l'on y revient 4j plus tard, dire de voyager plus léger. Jour 6: Ballade dans la région, un petit peu de treck light. Jour 7: Transfert vers Horton plains où l'on fera la petite boucle (9km) puis départ vers Nuwara Eliya. J'imagine que pour ce jour là, la location d'une voiture/chauffeur serait une bonne idée... Nuit à Nuwara Eliya (Glendower Hotel? Ou cela vaut vraiment la peine d'exploser le budget pour la Tea Factory?) Jour 8: Remontée vers Dambula avec divers stop (plantation, cascade, village, que sais-je, on a la journée, il doit y avoir moyen; même avec les transports en commun, non?). Nuit Kandy ou Dambula, en fonction du temps que l'on aura mis pour remonter. Jour 9: Visite des Caves et autres à Dambula. Nuit au Heritance Kandalama, soyons fou (j'ai trouvé des tarifs très correct sur le net). Jour 10: Escalade de Sigiraya Rock, on continue notre chemin vers Polonnaruwa. Nuit à Polo. Jour 11: visite de Polonnaruwa Jour 12: Polonnaruwa et un des deux parcs nationaux, l'objectif étant plus de voir des éléphants que un léopard. Plutôt Minneriya ou Kaudulla comme parc? On sera vers le 1er octobre. Nuit à Trincomalee. Jour 13: Journée glande à Trinco, probablement au Chaaya Blu (les tarifs internet semblent plus intéressants que sur place) Jour 14: Journée glande à Trinco, probablement au Chaaya Blu Jour 15: Jour OFF, au cas où l'on aurait pris du retard. Sinon, Chaaya. Jour 16: Transfert vers Anurhadapura (bus, train, taxi??). Visite de Mihintale. Nuit Anurhadapura. Jour 17: Visite de Anurhadapura. Train de 16h pour Colombo. Nuit Colombo Jour 18: Visite Colombo, dernière courses... Ensuite, soit nuit à COlombo, soit Negombo (plus probable vu notre vol à 9h30). A moins que vous connaissiez un hotel à coté de l'aéroport. Jour 19: vol à 9h30, retour chez nous. 😕
Que pensez-vous de cet itinéraire? Ca me semble à la fois riche et ambitieux tout en restant suffisamment relax non? Il y a de gros manquements ou des choses qui ne valent pas la peine?
Merci.
Nicolas
Dans trois semaines, nous partons pour un séjour d'une vingtaine de jours au Sri Lanka. 😎 Je suis en pleine préparation de notre circuit, j'ai tourné la carte dans tous les sens, épluché moultes guides/blog/forums et je commence à avoir une idée assez précise de notre voyage.
Je me permets de vous présenter notre projet (qui changera de toutes façons probablement en cours de route, au grès de rencontre et opportunité).
Quelques remarques préliminaires:
1. Nous voyageons en couple avec notre petite fille de 9 mois. On a l'habitude de voyager à deux (Asie, Amérique centrale, Moyen orient), et nous sommes déjà parti en autonome avec la petite ( un tour en Grêce continentale). On dispose d'une écharpe de portage et d'une poussette légère. 2. Un intérêt plus marqué pour les vieilles pierres que pour la bronzette. 3. Budget correct, pas nécessaire de voyage "on the cheap", mais pas de raison de jeter l'argent par les fenêtres. Les logements seront variés (de la simple guesthouse à l'hôtel assez chic, un peu des deux). Préférence cependant pour l'usage des transports locaux quand c'est possible (mais pas au point de multiplier par trois la longueur du trajet, on est pas contre à louer un chauffeur pour une partie du périple).
Voici donc notre projet d'itinéraire:
Jour 1: arrivée en matinée, transfert sur Negombo, repos et visite light. Nuit Negombo. Des retours sur l'oasis beach resort? Jour 2: journée Negombo, transfert sur Kandy en fin de journée (bus? train?). Nuit Kandy (Sharon Inn?) Jour 3: visite Kandy Jour 4: Visite des temples externes dans les environs Jour 5: Départ de Kandy pour Haputale en train. Nuit Haputale. Rem: on va probablement laisser une partie de nos affaires à Kandy vu que l'on y revient 4j plus tard, dire de voyager plus léger. Jour 6: Ballade dans la région, un petit peu de treck light. Jour 7: Transfert vers Horton plains où l'on fera la petite boucle (9km) puis départ vers Nuwara Eliya. J'imagine que pour ce jour là, la location d'une voiture/chauffeur serait une bonne idée... Nuit à Nuwara Eliya (Glendower Hotel? Ou cela vaut vraiment la peine d'exploser le budget pour la Tea Factory?) Jour 8: Remontée vers Dambula avec divers stop (plantation, cascade, village, que sais-je, on a la journée, il doit y avoir moyen; même avec les transports en commun, non?). Nuit Kandy ou Dambula, en fonction du temps que l'on aura mis pour remonter. Jour 9: Visite des Caves et autres à Dambula. Nuit au Heritance Kandalama, soyons fou (j'ai trouvé des tarifs très correct sur le net). Jour 10: Escalade de Sigiraya Rock, on continue notre chemin vers Polonnaruwa. Nuit à Polo. Jour 11: visite de Polonnaruwa Jour 12: Polonnaruwa et un des deux parcs nationaux, l'objectif étant plus de voir des éléphants que un léopard. Plutôt Minneriya ou Kaudulla comme parc? On sera vers le 1er octobre. Nuit à Trincomalee. Jour 13: Journée glande à Trinco, probablement au Chaaya Blu (les tarifs internet semblent plus intéressants que sur place) Jour 14: Journée glande à Trinco, probablement au Chaaya Blu Jour 15: Jour OFF, au cas où l'on aurait pris du retard. Sinon, Chaaya. Jour 16: Transfert vers Anurhadapura (bus, train, taxi??). Visite de Mihintale. Nuit Anurhadapura. Jour 17: Visite de Anurhadapura. Train de 16h pour Colombo. Nuit Colombo Jour 18: Visite Colombo, dernière courses... Ensuite, soit nuit à COlombo, soit Negombo (plus probable vu notre vol à 9h30). A moins que vous connaissiez un hotel à coté de l'aéroport. Jour 19: vol à 9h30, retour chez nous. 😕
Que pensez-vous de cet itinéraire? Ca me semble à la fois riche et ambitieux tout en restant suffisamment relax non? Il y a de gros manquements ou des choses qui ne valent pas la peine?
Merci.
Nicolas
Circuit de dix jours à Madagascar English translation pending
Bonjour à tous,
Je dois partir dans 3 semaines à Madagascar. J'aurai besoin de vos conseils pour un circuit de 10 jours... (je sais c'est très très court pour un si beau et grand pays mais je n'ai malheueruesment pas le choix...) Sachant qu'après ces 10 jours de circuit je vais terminer par 4 jours à Ste Marie pour rejoindre des amis.
Est-ce qu'en 10 jours j'ai le temps de faire un petit bout de la RN7 et si oui que me recommandez-vous? Est-ce qu'il vaut mieux que je visite une autre région (j'aimerai bien voir le max de paysages différents) Je voulais au départ prendre une voiture avec chauffeur pour gagner du temps mais ca semble bcp trop cher pour mon petit budget.
Merci par avance pour votre aide! F.
Je dois partir dans 3 semaines à Madagascar. J'aurai besoin de vos conseils pour un circuit de 10 jours... (je sais c'est très très court pour un si beau et grand pays mais je n'ai malheueruesment pas le choix...) Sachant qu'après ces 10 jours de circuit je vais terminer par 4 jours à Ste Marie pour rejoindre des amis.
Est-ce qu'en 10 jours j'ai le temps de faire un petit bout de la RN7 et si oui que me recommandez-vous? Est-ce qu'il vaut mieux que je visite une autre région (j'aimerai bien voir le max de paysages différents) Je voulais au départ prendre une voiture avec chauffeur pour gagner du temps mais ca semble bcp trop cher pour mon petit budget.
Merci par avance pour votre aide! F.
Itinéraire de quinze jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour je prepare une petite viré de 2 semaines dans l'ouest americain et j'aurais aimé savoir si ma boucle était réalisable facilement et si vous aviez des petites choses a me proposé de modifier.
Jour 1: Arrivé a las vegas Jour 2:Las vegas Jour 3: Las vegas jour 4 :Depart pour los angeles en passant barstow Jour 5 :Six flags los angeles Jour 6 : los angeles, beverly hills, hollywood blv etc jour 7 : depart par la cote pour monterey jour 8 : depart vers SF jour 9: SF jour 10: SF jour 11: depart vers mariposa au porte de yosemite jour 12: yosemite jour 13: ???????????????????????????????????????????? jour 14:Traversé de la death valley pour rejoindre vegas jour 15:Las vegas pour prendre le vol du retour
J'ai un trou a comblé le jour 13 je ne sais pas si je passe en core 1 jour de plus a yosemite ou si je me rajoute une etape un peu plus vers carson city ou un truc du genre.
Voila , réaliste tout ca ou pas ?Merci de vos avis
Jour 1: Arrivé a las vegas Jour 2:Las vegas Jour 3: Las vegas jour 4 :Depart pour los angeles en passant barstow Jour 5 :Six flags los angeles Jour 6 : los angeles, beverly hills, hollywood blv etc jour 7 : depart par la cote pour monterey jour 8 : depart vers SF jour 9: SF jour 10: SF jour 11: depart vers mariposa au porte de yosemite jour 12: yosemite jour 13: ???????????????????????????????????????????? jour 14:Traversé de la death valley pour rejoindre vegas jour 15:Las vegas pour prendre le vol du retour
J'ai un trou a comblé le jour 13 je ne sais pas si je passe en core 1 jour de plus a yosemite ou si je me rajoute une etape un peu plus vers carson city ou un truc du genre.
Voila , réaliste tout ca ou pas ?Merci de vos avis
Patagonie argentine en août 2010 English translation pending
Salut a tous,
Je suis en patagonie depuis 10 jours ( el calafate, el chaten, las torres del paine). A tous ceux qui rêvent de visiter la patagonie argentine et chilienne en hiver, n'hésitez surtout pas. Certes, il fait froid, mais rien qu'une martiniquaise comme moi ne puisse supporter, avec 1 col roulé en laine, un sweatshirt, une doudoune, des gants, un bonnet, des chaussettes bien chaudes et des chaussures de randonnée.
Mais tous les locaux nous disent que pour ce qui est du temps, c'est vraiment le moment ou il y a le plus de soleil et le plus de tranquilité, car moins de monde. Il y a très peu de vent par rapport aux autres saisons. Nous avons depuis 10 jours, un temps hyper dégagé, des vues géniales du périto moreno, du fitz roy et de la chaine de montagnes environnantes, et au chili, nous avons eu des vues splendides de tous les paysages de Torres del paine, les tours n'étant qu'une partie du paysage.
De plus les prix sont plus bas, hébergement seul a l'hotel las torres (park torres del paine) a 115 dollars la nuit au lieu de 280, a el calafate, la navigacion sur le lac argentino pour voir les glaciers spegazzini, upsala et perito moreno avec la compagnie fernandez campbell se déroule dans d'excellentes conditions, car le bateau est rempli a 20%, donc aucune bousculade pour faire les photos, plein de place pour se relaxer.
Còté hébergement, la hostería Roble sur a el Calafate est géniale: douillette, confortable, un personnel au petit soin pour nous, aussi bien pour venir nous chercher a l'aéroport, nous transporter au centre ville gratuitement (eh oui, Roble sur est un peu excentré), nous aider a organiser notre voyage. Nous y avons passé 6 nuits en tout:4 nuis+ 1 après el chalten +1 après puerto natales avant d'aller a Rio gallegos ( la bas, demain nous avons un vol direct pour ushuaia, qui nous a fait à peine 20 à 30 euros de plus que le bus en réservant a l'avance sur expedia mais qui dure 1 heure au lieu de 12 heures de bus!).
Nous sommes à mi parcourt de notre séjour en argentine, et nous poursuivons demain en terre de feu. Chouette! Encore plus de défi de froid a relever!!!!! Ballade en chien de traineau en perspectives!
Je tiens a préciser que nous ne sommes pas des marcheurs, ni ne sommes intéressés par l'escalade: petite marche a el chalten, petite marche au lago grey a las torres del paine.
Beaucoup de circulation en bus ou en voiture de location a puerto natales.
A plus tard pour des infos plus détaillées.
Et un très grand merci a tous ceux qui m'ont permis de préparer ce périple en argentine ( Buenos aires, el calafate, el chalten, el calafate, puerto natales, torres del paine, puerto natales, el calafate, rio gallegos, ushuaia, Buenos aires, puerto iguacu, buenos aires).
Deux infos qui m'auraient été utiles: il n'y a pas de transport quotidien entre puerto natales et rio gallegos, ce qui nous a obligé à repasser a el calafate. Il y a une heure de plus a puerto natales qu'à el calafate.
A bientot pour la suite de notre périple et pour les photos.
Je suis en patagonie depuis 10 jours ( el calafate, el chaten, las torres del paine). A tous ceux qui rêvent de visiter la patagonie argentine et chilienne en hiver, n'hésitez surtout pas. Certes, il fait froid, mais rien qu'une martiniquaise comme moi ne puisse supporter, avec 1 col roulé en laine, un sweatshirt, une doudoune, des gants, un bonnet, des chaussettes bien chaudes et des chaussures de randonnée.
Mais tous les locaux nous disent que pour ce qui est du temps, c'est vraiment le moment ou il y a le plus de soleil et le plus de tranquilité, car moins de monde. Il y a très peu de vent par rapport aux autres saisons. Nous avons depuis 10 jours, un temps hyper dégagé, des vues géniales du périto moreno, du fitz roy et de la chaine de montagnes environnantes, et au chili, nous avons eu des vues splendides de tous les paysages de Torres del paine, les tours n'étant qu'une partie du paysage.
De plus les prix sont plus bas, hébergement seul a l'hotel las torres (park torres del paine) a 115 dollars la nuit au lieu de 280, a el calafate, la navigacion sur le lac argentino pour voir les glaciers spegazzini, upsala et perito moreno avec la compagnie fernandez campbell se déroule dans d'excellentes conditions, car le bateau est rempli a 20%, donc aucune bousculade pour faire les photos, plein de place pour se relaxer.
Còté hébergement, la hostería Roble sur a el Calafate est géniale: douillette, confortable, un personnel au petit soin pour nous, aussi bien pour venir nous chercher a l'aéroport, nous transporter au centre ville gratuitement (eh oui, Roble sur est un peu excentré), nous aider a organiser notre voyage. Nous y avons passé 6 nuits en tout:4 nuis+ 1 après el chalten +1 après puerto natales avant d'aller a Rio gallegos ( la bas, demain nous avons un vol direct pour ushuaia, qui nous a fait à peine 20 à 30 euros de plus que le bus en réservant a l'avance sur expedia mais qui dure 1 heure au lieu de 12 heures de bus!).
Nous sommes à mi parcourt de notre séjour en argentine, et nous poursuivons demain en terre de feu. Chouette! Encore plus de défi de froid a relever!!!!! Ballade en chien de traineau en perspectives!
Je tiens a préciser que nous ne sommes pas des marcheurs, ni ne sommes intéressés par l'escalade: petite marche a el chalten, petite marche au lago grey a las torres del paine.
Beaucoup de circulation en bus ou en voiture de location a puerto natales.
A plus tard pour des infos plus détaillées.
Et un très grand merci a tous ceux qui m'ont permis de préparer ce périple en argentine ( Buenos aires, el calafate, el chalten, el calafate, puerto natales, torres del paine, puerto natales, el calafate, rio gallegos, ushuaia, Buenos aires, puerto iguacu, buenos aires).
Deux infos qui m'auraient été utiles: il n'y a pas de transport quotidien entre puerto natales et rio gallegos, ce qui nous a obligé à repasser a el calafate. Il y a une heure de plus a puerto natales qu'à el calafate.
A bientot pour la suite de notre périple et pour les photos.
Séjour de deux semaines à Bali English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de mettre sur pied un itinéraire pour 2 semaines à Bali. Je prévois d'abord 10j pour une boucle en voiture de location au départ de Sanur, puis 3 j à Gili T, transport en superfast boat et au retour 2 j à Jimbaran pour être proche de l'éroport. Voici mes questions: 1.Est ce que prévoir Sanur comme première étape ( 1ère nuit arrivée vol assez tard) 1ère journée pour encaisser le jet lag , prendre une voiture de location, se baigner , est une bonne idée? Un autre endroit ( Benoa??) serait il plus sympa? j'ai lu un peu tout et son contraire sur Sanur 2.comme alternative à l'ascension classique du Gunung Batur que ns ne souhaitons pas entreprendre, est ce que la montée sur le cratère externe au départ de Toya Bungkah ( balade proposée dans le LP), qui parait plus courte et moins exigeante physiquement, est bien? Qui l'a faite? 3.En quittant Toya Bungkha ( après la balade ci dessus) je pensais aller en direction de Tirta Ganga par Sidemen. Est ce réaliste de pousser jusqu'a Amed ou faut il mieux faire étape à Tirta Ganga? 4.En parlan d'Amed peut on facilement faire 1 ou 2 h de snorkel par soi même depuis une plage ou faut il passer par une excursion organisée en bateau? Si on peut le faire seul depuis quelle plage ? 5. En fin de séjour, à Jimbaran, pour le dernier soir, je pensais aller au temple Ulu Watu et voir le spectacle. Nous aurons rendu la voiture de location à ce stade. Comment y aller? le LP dit qu'il n'y a plus de bemo à partir de l'après midi. taxi ? on en trouve après le spectacle? ou faut il convenir à l'avance d'un AR avec un chauffeur? 6. On lit aussi beaucoup de choses négatives sur le temple de Besakih. Si on a visité quelques autres temples, celui ci est il vraiment incontournable et vaut il tous les désagréments annoncés sur ce forum et dans les guides? Merci d'avance à tous
Je suis en train de mettre sur pied un itinéraire pour 2 semaines à Bali. Je prévois d'abord 10j pour une boucle en voiture de location au départ de Sanur, puis 3 j à Gili T, transport en superfast boat et au retour 2 j à Jimbaran pour être proche de l'éroport. Voici mes questions: 1.Est ce que prévoir Sanur comme première étape ( 1ère nuit arrivée vol assez tard) 1ère journée pour encaisser le jet lag , prendre une voiture de location, se baigner , est une bonne idée? Un autre endroit ( Benoa??) serait il plus sympa? j'ai lu un peu tout et son contraire sur Sanur 2.comme alternative à l'ascension classique du Gunung Batur que ns ne souhaitons pas entreprendre, est ce que la montée sur le cratère externe au départ de Toya Bungkah ( balade proposée dans le LP), qui parait plus courte et moins exigeante physiquement, est bien? Qui l'a faite? 3.En quittant Toya Bungkha ( après la balade ci dessus) je pensais aller en direction de Tirta Ganga par Sidemen. Est ce réaliste de pousser jusqu'a Amed ou faut il mieux faire étape à Tirta Ganga? 4.En parlan d'Amed peut on facilement faire 1 ou 2 h de snorkel par soi même depuis une plage ou faut il passer par une excursion organisée en bateau? Si on peut le faire seul depuis quelle plage ? 5. En fin de séjour, à Jimbaran, pour le dernier soir, je pensais aller au temple Ulu Watu et voir le spectacle. Nous aurons rendu la voiture de location à ce stade. Comment y aller? le LP dit qu'il n'y a plus de bemo à partir de l'après midi. taxi ? on en trouve après le spectacle? ou faut il convenir à l'avance d'un AR avec un chauffeur? 6. On lit aussi beaucoup de choses négatives sur le temple de Besakih. Si on a visité quelques autres temples, celui ci est il vraiment incontournable et vaut il tous les désagréments annoncés sur ce forum et dans les guides? Merci d'avance à tous
Dix-huit jours de Montréal en Californie avec VR: budget essence? English translation pending
Bonjour tout le monde
j ai l intention de partir en mai prochain pour 18 jours en véhicule récréatif(classe c,23pieds) de montreal jusqu a la californie en passant par las vegas et au retour petit arret au texas...
Nous serons 4 adultes et nous dormirons la plupart du temps dans les stationnemet d un Walmart afin d économiser un peu...
J ai calculé environ 11 000km allée-retour.Ca à du sens selon vous??
qq un aurait il une idée de ce que pourra nous couter ce voyage en essence.Je n arrive pas du tout à trouver d info à ce sujet.Je ne sais meme pas combien consommera notre v.r.
Merci
J ai calculé environ 11 000km allée-retour.Ca à du sens selon vous??
qq un aurait il une idée de ce que pourra nous couter ce voyage en essence.Je n arrive pas du tout à trouver d info à ce sujet.Je ne sais meme pas combien consommera notre v.r.
Merci
Pas qu'un article, une symphonie de gigantisme, Pékin English translation pending
Chères électrices, chers électeurs,
Face à l'impression qu'un milliard de chinois plébicitent le récit en mode livre rouge, reprenons notre baton de pélerin pour la Grande Marche qu'on agrémentera volontiers d'un avion, d'un train ou d'un bus de telle sorte que je n'y passe pas dix ans à traîner mes semelles nourries aux ampoules plantaires mais deux mois grand maximum, en direction de l'Inde, ligne droite s'abstenir.
Je partage avec la Norvège un dernier petit déjeuner avant que nos horizons ne s'éloignent en cette matinée ensoleillée. Nos maisons mobiles sur les épaules, tous équipés d'un sandwish baguette, nous nous installons dans un vaste parc à proximité de notre déjà ancienne maison fixe. Un banc idéalement situé entre fontaines et arbres toutes feuilles déployées nous offre un emplacement de choix. La conversation tourne autour de nos récents souvenirs, l'ambiance est guillerette. Tout en machant, je regarde l'immeuble qui dépasse de la canopée. Après cinq jours passés à Honk Kong, celui-ci ne me parait pas très grand. En quittant notre banc, je prends soin de compter les étages. Une vingtaine d'étages. Ridicule. La souillure de plus de 60 mètres pourrait être le troisième plus haut batiment parisien mais ici, c'est un brin d'herbe au milieu des bambous de béton, je ne m'en étonne même plus, il est temps de lever le camp.
Une embrassade plus tard, je partage nos souvenirs tout seul en route vers l'aéroport, à quelques battements de portes de métro de là. Particularité locale, j'enregistre mes bagages à mettre en soute alors que je suis encore à l'équivalent métropolitain de Chatelet-Les halles, bien en centre-ville, s'il en est. Ca a l'air de rien mais c'est quand même bien pratique! Jusqu'à l'avion! L'avion, en effet... Je n'en suis pas fier mais j'ai dans les 2000 kilomètres à avaler dans la journée. J'ai rendez-vous à Pékin, et le tout est de ne pas faire patienter mon hote, Dara.
J'ai partagé avec Dara quelques glorieuses semaines, qui sont devenues des mois, qui sont devenus des années, à astiquer de nos fessards les sièges à roulettes de l'institution bancaire extrème orientale qui me fait en quelque sorte l'honneur d'être sur vos écrans aujourd'hui. On a vécu ensemble la faim, la soif et le manque de sommeil, les alertes incendies, les discours de motivation et les chèques pas à créditer sur nos comptes respectifs. Et Dara est parti, à Pékin. Pour apprendre le chinois. Quelques heures par jour. Il y est désormais chez lui puisqu'il y loue son appartement et qu'il y a ses habitudes depuis de nombreux mois déjà. Il y a également emmené sa générosité puisqu'il m'invite à partager tout ça en sa compagnie, lui mon ami mon guide, lui qui possède quand même pas mal de temps libre ce qui, conjugué à la générosité, l'amène même à venir me chercher à l'aéroport. J'en rougis de honte...
L'avion est à l'heure pour le coucher du soleil, à l'heure pour dresser la table de nos retrouvailles. Je pénètre dans l'aérogare à la recherche du visage familier. Il est là, je n'attaque pas Pékin tout seul, merci l'ami! On file chez lui poser toutes mes affaires en prenant le métro rutilant.
Dans le tunnel, alors que nous sommes dans la rame, des écrans me font tiquer à l'extérieur, sur la paroi qui défile à grande vitesse. Les publicitaires chinois, qui ne savent sans doute pas quoi faire de leur argent ou des écrans plasmas qu'ils aident à fabriquer par millions, ont réinventé le dessin animé dans une configuration futuriste. Les écrans qui affichent chacun une image statique différente font naître une courte histoire vantant les mérites d'une lessive. Ils sont fous ces chinois!!! Habiller un tunnel noir d'écrans plats!!! Non mais quand même!!! J'en ai même pas un à la maison!!! Mais que fait la police???
En rejoignant la surface, ma première mission consiste à me souvenir du nom de la station. Suzhoujie, trop facile, ça ne rime avec rien et n'est pas non plus très bien loti pour enfanter des pirouettes mémotechniques. On arpente ensuite le trottoir jusqu'à son immeuble. Tout est propre, carré si on excepte les p'tits vieux qui jouent à une espèce de jeu de dames à même le trottoir. L'immeuble en lui-même est d'un beau gabarit si on est pas trop blasé de Hong Kong, et jouit de quatre ascenseurs protégés en permanence d'un garde à l'extérieur et d'un concierge qui appèle la boite d'acier à ta place. Classe.
Une fois dans l'appartement climatisé, Dara m'attribue le canapé-lit et me confie un jeu de clés. La confiance règne, à tort. A suivre.
Il est 21h, encore assez tôt pour qu'on puisse aller se restaurer à l'extérieur. Ca tombe bien, ni Dara ni moi ne sommes des fondus du four, de la casserole et de la poële. Marchant dans la rue, on passe le long de quelques salons de coiffure. Dara me met en garde, elle peuvent te couper tes cheveux et ton budjet, les salons de coiffure sont parfois des maisons de passes qui s'assument si j'en juge aux vêtements portés par les coiffeuses qui baillent en taillant... une bavette, le client se fait rare ce soir...
On dîne à la mode locale. C'est copieux et goutu. On discute à tout rompre sauf lorsqu'il faut interpeler les serveurs en hurlant, unique façon de les solliciter.
Retour à l'appartement. Là, on en vient à organiser la semaine que j'espère passer ici. Tranquillement d'abord puis assidument. Dara se révèle être un plannificateur hors-pair. Demain, on fait ça, après demain ça, c'est à peine si on couche tout sur papier! Ca me fait un petit choc en terme de routine, moi qui me projète rarement au delà de deux jours, mais c'est plaisant de savoir où on met les pieds étant donné la palette quasi-infinie de sîtes pouvant être qualifiés d'incontournables. Ca fait également un petit choc à mon gentil organisateur quand je mets les freins sur les réveils quotidiens à 8h du matin pour enchainer les visites dès le lever. Les habitudes sont faîtes pour être bousculer, mais dans la limite du sommeil minimum!! On a beau être en Chine, on est pas à l'usine!! Qui plus est, ça tombe aussi bien pour nous deux car le Dara n'est pas non plus homme à fermer les yeux avant 2h du matin. Qui se ressemble s'assemble, à une exception près, Dara a le plus souvent ses cours de 10h à midi, les réveils à 9h seront rarement partagés.
Le premier exemple intervient dès le lendemain. Quand Dara rentre de cours, je suis encore à compter les moutons. C'est peut-être l'effet 1er juillet, peut-être la chaleur ambiante mais comme je ne mets pas de réveil, impossible de me contraindre à la verticalité avant d'avoir usé mes crédits-sommeil jusqu'à l'os. Mais malgré ça, dès le réveil, le troupe de marine est opérationnel. En milieu d'après-midi, on est lancé comme une balle de révolver, Pékin express!! On est contraint à une ballade rapide, ainsi soit-elle, tachons d'en tirer la moelle, la quintescence!!
On commence par un métro vite envoyé avec mon passe muti-voyages qui nous sort à la station Tiananmen Xi (la place du même nom), le nombril de l'Empire, le centre de la toupie, l'oeil du cyclone, la plus grande place du monde. Sitôt la tête dehors, je cherche le placard à balais. Guidé par un Dara qui n'a pas écumé les sîtes touristiques depuis longtemps, cap est mis jusqu'à ce que, sur notre droite se dévoile l'entrée de la Cité Interdite avec son imposant portrait de Mao, et sur notre gauche, de l'autre côté de l'avenue, cette fameuse Place Tiananmen qui tient autant de la place que de la plaine, au bout de laquelle on aperçoit le mausolée du même Mao. On sent qu'ils sont quelques uns dans le pays pour accoucher d'une vitrine pareille!!
Chose surprenante, il n'y a pas de vélos à l'horizon. Il semblerait que mon image romantique de Pékin traversé à vélo par des millions de pékinois ait vécu. Les transports en commun sont efficaces et les voitures pares-chocs contre pares-chocs (NDLR : Ahhhh, je perds ma grammaire!! Où est passé mon pluriel des noms composés!!), pots d'échappement crachant sur un fond de ciel agréablement bleu d'entre quelques nuages.
Nous en faisons le tour en une peu plus de 30 minutes, comptant autour de nous plus de touristes chinois qu'autre chose. C'est que 1er juillet oblige, les chinois commencent à être en période de congés estivaux et que, quand ils débarquent, c'est autrement que un par un. (NDLR : Ca vaut également pour le reste de mon ère chinoise)
Recherchant un peu d'ombre, on poursuit alors dans la large rue qui part dans le prolongement de la place en franchissant au passage deux anciennes "portes" ouvrant plusieurs passages dans lesquels plusieurs éléphants pourraient tenir côte à côte. Si, si, ils doivent être deux ou trois les gars. La rue en question véhicule une étrange atmosphère. Elle est quasiment vide de monde, complètement vide pour les trois quarts qui baignent au soleil. Comme sur la place Tiananmen, on y compte plus de policiers que de passants, qui sont eux mêmes potentiellement des policiers. Toutes les enseignes ne sont pour l'instant que des boutiques-fantomes, toutes à l'aube d'une ouverture toute proche, comme si Dieu avait construit la route en six jours mais qu'on était encore la veille de l'introduction de l'homme. Demain, pour Dieu c'est samedi, le repos est proche. Nous errons tout le long de la rue, un objectif en tête, parfait pour cette fin de journée, un sîte dont j'ai oublié le nom en français mais qui, en anglais, donne quelque chose comme Temple of Heaven Park (littéralement le Parc du Temple du Paradis). Merci le LP de Chine de mille pages en anglais que je me trimballe depuis 9 mois pour te pondre quelque chose de cohérent maintenant!! Le parc, grand de 267 hectares, est une oasis de verdure et de calme. De grandes allées longues d'un kilomètres nous promènent de temples extraordinairements construits et colorés en autels de marbre massif sur plusieurs étages dont le plus bas mesure dans les vingt mètres de diamètre et deux mètres d'épaisseur. L'ensemble est unique et rend l'expérience presque trop belle pour être vraie. Un peu comme ce qui suit.
Pendant la journée, j'ai fait part à Dara de mon envie de changer de chaussures, d'apporter une paix bien méritée à la paire que je porte partout depuis Paris. Ca n'a l'air de rien mais je n'ai qu'une paire, ça prend donc toute son importance. L'important également, c'est que je parviennes à mettre la main sur le même modèle passe-partout à trois bandes que la paire qui va finir en déchèterie. Dara connait un marché local réputé dans les perles, peut-être ont-ils aussi des godillots?
On rentre, c'est la Chine commerçante dans toute sa splendeur. L'impression d'être dans la maison-mère des boutiques où tout est à un ou deux euros pièce. Toute la daube plastique fabriquée localement est également vendue localement, dans une toute autre échelle encore que tout ce qu'on leur importe. Sacs, jouets, électronique bon marché, souvenirs, tout clignote, fait du bruit. Fatigués de la vie s'abstenir. Dans le bazar, gloire à Passe-Partout, un stand de chaussures. Achalandé avec tellement de bon gout que je peux y trouver mon bonheur. La paire souhaitée me tend les bras, ne reste qu'à m'acquitter de l'addition. Dara m'a prévenu, il me couvre dans la négociation. J'entame le bras de fer, en chinglish :
- Bonjour Madame, elles sont bien belles vos chaussures! - Merci jeune homme, quelle politesse! Soyez béni si vous m'achetez quelque chose. - Et bien justement, j'ai aperçu une paire qui, croyez le bien, m'intéresse au plus haut point! - Vous ne pouvez tomber mieux, elles sont à vendre!!! - Combien en demandez-vous? - 700 yuans. 70 euros. - 700 yuans, vous venez d'un futur lointain ou bien??? Elles sont bien belles tes Adadas, il faut bien le reconnaitre, mais 700 yuans? C'est essayer de faire rentrer l'étoile verte dans le trou rectangulaire jaune, ça ne rentre pas, y'a pas moyen!! - Bon, vous me marquez au fer rouge mais soit, puisque c'est vous, je veux bien descendre à 500.
Intervient dara, le vengeur masqué. Je laisse la place à l'expert.
- Bonjour Madame! J'ai cru comprendre que vous demandez 500 yuans à mon ami pour ces Adadas qui n'en sont même pas! Je vous en donne 50! - 50 yuans??? Vous, on peut dire que vous n'avez pas peur de chasser le moustique à la bombe atomique!! 50? T'as cru que je faisais du mécénat? Pour 300 yuans elles sont à vous, c'est me pendre que de descendre plus bas! - Et pourtant... 50 ou rien. - (ennuyée) Attendez un instant, je vais voir si ma copine a un meilleur prix pour vous qui me causez maintenant un ulcère.
Elle s'éloigne et discute avec sa collègue en retournant la tête de temps en temps comme pour vérifier qu'on est toujours là. Elle revient.
- Je crois qu'on a une bonne nouvelle pour vous! La petite souris est passée et a déposé un prix minuscule sous votre oreiller. 200 yuans.
- Brice, on perd notre temps, tu les veux pour 200? Je suis certain qu'elle peut descendre encore, c'est une mascarade. - Si tu le dis. On se casse? - Dans la seconde!
On tourne les talons en s'excusant de la perte de temps occasionnée à notre interlocutrice. Deux mètres plus tard, un cri dépasse du brouhaha environant.
- 100 yuans!!! Vous me faîtes perdre 20 ans d'espérance de vie mais soit! 100 yuans!
Dara assène le coup de grâce.
- Dois-je m'efforcer de redire ce qui a été maintes fois dit? Dois-je m'échiner à reprendre du début? 50 yuans et pas un jiao de plus!! - (dépitée) Je m'incline, maître, n'en jetez plus!! Prenez vos chaussures, disparaissez dans l'instant, et n'éventez jamais la nouvelle!! Adieu étrangers!!
Mon Graal de plastique et de faux cuir sous le bras, nous obtempérons et disparaissons.
A la sortie, on a beau flirter avec les 21h, on a encore juste assez de temps et de force pour retourner s'étonner de la cérémonie de coucher du drapeau géant qui flotte sur Tiananmen, en face de Mao, pour le coucher de soleil. Tous les touristes qui étaient étirés plus tôt sur toute la surface de la place se sont tous rassemblés au même endroit, repoussés en leur centre par les militaires qui protègent un pré-carré interdit sur lequel, si tu marches, tu ne passes pas par la case "Départ" et vas directement en prison. Ici, on est pas là pour rigoler, sensation confortée en étudiant la synchronisation dans les pas des soldats à mesure qu'ils se mettent en place. Un esprit couillon te dira que c'est jouable, mais non, pas là.
La foule est d'abord clairsemée avant de se densifier. Une demie heure avant le moment fatidique, pour ceux qui sont entre les premiers et dizièmes rangs, l'idée même de s'en extirper est vaine. Dara doit faire le guet au douzième rang. La chaleur, un semblant de fatigue, le nombres de téléphones-appareils-photos brandis me confortent dans l'idée de m'attarder au fond de la classe. Sans doute, dans la minute, je ne fais pas un très bon chinois. A l'heure du drapeau, D'autres uniformes arrivent depuis la Cité Interdite, coupant la circulation quelques minutes, avant d'emporter un butin qu'ils ne re-déploieront que le lendemain à l'aube. Nous, gageons qu'on dorme à ce moment là!
Le crépuscule est ce soir synonyme d'énorme coup de pompe. Dans le métro qui nous ramène, on n'est que soupirs. Dara, qui a compris la leçon, ne m'accompagnera pas demain au Palais d'Eté. C'est que ça promet de faire des bornes d'après ce qu'il a déjà vécu, il s'abstient cette fois-ci.
Mais avant de passer directement au lendemain, finissons avec cet interminable 1er juillet. Il nous reste encore à déjeuner/dîner. Il est 22h ou presque, l'estomac gronde. Dara, en fin connaisseur, s'acquitte de sa mission nourissière avec brio. D'abord, on commence par de la restauration rapide, sushi-style. Un petit train de coupettes pleines de sushis, makis, sashimis passe devant tous les mangeurs. Tant que la faim est là, tu n'as qu'à attendre le plat opportun et tendre le bras pour t'en saisir. A ce petit jeu là, je ramène dans la douzaine de coupettes pécheresses par gourmandise. Rassasiés, nous saluons nos hôtes. Avant de nous en retourner grand schtroumf? Pas encore...
Le restaurant de sushis c'était les petits plats dans les grands. Et les grands plats en l'occurence, c'est qu'au même titre que nos centres commerciaux de Navarre et d'ailleurs, le restaurant n'est que l'un des pièces d'un puzzle qu'on appèlera "Centre Commercial - Carrefour". Un carrefour!! Toute la joie de celui qui n'a pas vu un vrai supermarché depuis longtemps! Là encore, je veux bien qu'on m'y oublie toute la nuit!! Au lieu de cela, on achète de quoi remplir le réfrigirateur et les placarts de Dara, des yahourts aux fruits à la glace au litre, des biscuits à plus de biscuits. On achète mais pas sans avoir fait la queue à la caisse pendant près d'une heure!! Si, si, on voit bien qu'ils sont deux ou trois les gars!!
C'est la dernière ascension de cette étape de plaine. Quelques minutes de marche plus tard, on s'avachit comme de rigueur après une journée qui laisse des quadriceps d'octogénaire, l'occasion de s'assurer que "vraiment on a plus faim" en ouvrant quelques saloperies alimentaires sucrées et croustillantes avec des vrais bouts de noisettes si possible. La journée a laissé des traces, Dara ne regrette pas sa décision de rester à l'appartement après ses cours.
La lumière est éteinte avant 3h, c'est mieux. Dara a pris le temps de m'expliquer comment aller au Palais d'Eté s'il me prend l'envie d'y partir avant son retour de cours.
A midi et quelques, force est de constater que non. Comme la veille, c'est le son de la porte d'entrée qui me rappelle (NDLR : Ahhhh, je me rends compte que je perds mon bécherel!! Ahhh, les verbes en -eler!!!!) à l'existence d'un jour nouveau. J'émerge en dégustant le yahourt avec des palets bretons, merci Carrefour qui ferait un fantastique sponsor!! Dara s'affale à son tour de n'avoir pas assez dormi voire fait même une petite sieste qui ne me met pas exactement le coeur à l'ouvrage!
Vers 15h quand même, j'enclenche la deuxième. Grace aux couchers de soleil estivaux donc tardifs, il n'est pas trop tard. Merci les saisons. Merci le timing. Je sors de chez Dara, lui même les doigts de pieds en éventails, à la recherche de l'arrêt de bus. En un rien de temps, il est trouvé. Le bus arrive peu après. A son bord, je reste debout et regarde Pékin défiler. Mon arrêt, impossible de le rater, c'est le terminus. Victoire!
Mon ticket acheté, je rentre dans le complex. Passés quelques batiments forts intéressants nichés dans une forêt de belle tenue, je réalise vite ce que Dara voulait dire par "c'est grand". Je tombe sur un lac long de près de trois bornes dont plus de 100.000 laboureurs ont creusé et aggrandi les contours au XVIIIème siècle. Je parle français???? 100.000!!!!!!!!!!!!!!!! Cent mille bons hommes!!!!!!!!! Pour creuser un lac exclusif à l'empereur, lequel devait bien avoir une tête grosse comme son lac pour avoir des exigences pareilles!!!!!!!!!! Et il a tout fait selon son bon vouloir. Le lac est serti (certi??? c'errethie???) d'îles ainsi que d'un chemin surélevé se parcourant en franchissant quelques ponts aux lignes douces, le tout facilement visible depuis son palais gigantesque qui domine le tout, à la base d'une colline, elle-même forêt couverte de merveilles architecturales. Pour peu qu'à l'époque ils arrosaient également les arbres à la lance à incendie (sic), ça devait être un endroit parfait pour passer les mois caniculaires de juillet et d'Aout qui m'attendent ailleurs qu'entre ces murs. J'y passe facilement près de quatre heures de marche ininterrompue à accélération constante sur la fin pour m'assurer de pouvoir atteindre la sortie avant 20h au lieu de réaliser, à regrets, que cette même sortie est encore à trente minutes en petites foulées. Plein les pattes, fatigué de baptiser en beauté mes apipas, je reprends le bus dans l'autre sens, cette fois en m'asseyant (Trop dur asseyant!! J'ai bon?).
De retour à la maison, Dara est toujours là. Le dîner est une formalité vite expédiée. La soirée est calme voire studieuse. Demain, un nouveau plat de résistance est inscrit au programme : La Cité Interdite, plus si interdite présentement.
Cette fois, je m'autodiscipline. A midi je me réveille, mais à 13h30 je pars!! Révolution!! Dara reste une nouvelle fois à domicile pour potasser et pour éventuellement chercher un travail à Pékin. Il y a de l'installation plus que temporaire dans l'air. Je trouve facilement mon chemin, il est identique à celui emprunté deux jours plus tôt pour voir sa voisine Tiananmen à l'exception qu'aujourd'hui, je reste sur le même trottoir, côté Mao. Car la photo de Mao est en quelque sorte la gardienne de la Cité Interdite qui s'étale juste derrière. Devant le portrait, des douzaines de chinois se prennent en photos, des demies douzaines (mot composé au pluriel, arghhh!!) posent avec moi. A chaque fois, il me remercient en levant le pouce, pour un peu... Euh non, moins qu'un peu, on se croirait au Brésil!
Puis j'entre, difficilement car il faut trouver la bonne file d'attente, mais j'entre, entouré de nuées de parapluies en cette après-midi caniculaire. Ils ne sont toujours pas nombreux au soleil par rapport à la masse mais quand ils y sont, ils sortent casqués. L'entrée donne la mesure et établit une nouvelle référence en termes d'échelle. Le couloir d'entrée qui doit culminé à 8 mètres ne doit mesurer qu'un dixième de la structure entière. A l'intérieur, je m'attends à de la grande largeur, du beau volume, en un mot, du chinois!
En effet, saperlipopette, les empereurs chinois, ils n'ont pas dû souvent déménager avec tout ce qu'ils avaient ici! Des cours comme DES terrains de football, du marbre comme au Taj Mahal (NDLR : disponible en ligne et en article dans environ huit ans), du vertige comme au Grand Canyon (NDLR : disponibilité en ligne et en article in a galaxy far far away), ils avaient de quoi faire, même à vélo!! La Cité Interdite est un chef d'oeuvre de conservation et de restauration; construite à partir du XVème siècle, j'imagine que depuis, si elle a un potager, elle y cultive les superlatifs!! Les trois heures que j'y passent n'auront pas suffit à tout voir même de loin, à l'exception des groupes de visiteurs locaux qui se font guider au drapeau et au mégaphone. Qu'ils soient des groupes de dix ou de trente, dans la quasi-exclusivité des cas, le guide porte à sa bouche un petit micro relié à un haut parleur, lachant au vent comme à quiquonque dans un rayon d'un kilomètre le flot de ses descriptions dans la langue de Lu, et pas les biscuits. Le pas moins vif qu'en entrant, je salue l'auguste demeure impériale et me mets en route vers mon rendez-vous de début de soirée avec Dara qui est encore à plus d'une heure de là mais également pas exactement la porte à côté. La boussole dans la poche, je mets le cap au nord. J'ai alors face à moi le parc Jingshan au milieu duquel se dresse une coline depuis laquelle la vue du ciel sur la Cité Interdite révèle la pleine mesure de la bête.
Je poursuis et passe la Tour aux Tambours, fermée pour cause d'arrivée tardive. Qu'à cela ne tienne, je peux me refaire sur la Tour de la Cloche dont le sommet, atteint à l'issue d'une batterie de marches, renferme une cloche impressionante. Je reste jusqu'à ce que les gardiens me jètent dehors. Il doit y avoir une vie après la cloche, pour moi aussi, l'heure du rendez-vous approche.
Nous devons nous retrouver à la station de métro toute proche. J'y suis à l'heure pile, personne en face. Trente minutes plus tard, rien. Une heure plus tard, toujours rien. Qu'est ce qui ne va pas? Je pourrais aussi bien rentrer me mettre à l'aise à l'appartement mais je sens bien que si je bouge, Dara risque à son tour de faire chou blanc s'il se pointe. Je patiente. Pour une fois, un téléphone portable ne serait pas de trop. Enfin, après une heure et quart de lamentation, le messie arrive et pointe l'incompréhension flagrante dans laquelle nous berçons. Pendant que j'attendais à un endroit, Dara attendais à un autre, heureusement qu'un affreux doute l'a démangé sinon j'attendrais encore...
La nuit tombe sur Pékin et sonne l'heure du weekend. En ce vendredi soir, Dara m'emmène sur les bords des quelques lacs qui s'enfilent les uns derrières les autres en plein centre-ville et autour desquels les bars et restaurants se succèdent avec leurs cortèges d'happy hour. C'est enfin l'occasion de se poser et de déguster quelques cocktails bien mérités du haut d'une terrasse qui domine la rue qui se remplit à mesure que l'heure passe. Vers 22h, quand on choisit de repartir, l'effet fourmilière est à son apogée, même les mobylettes peinent à se frayer un chemin. Que ce soit sur l'eau des lacs où on peut louer des barques ou sur la chaussée, les agoraphobes ne sont pas à la fête!
En route vers le métro pour une nuit réparatrice bienvenue, on s'offre une petite glace autant pour contrer la chaleur qui tarde à s'évaporer dans l'obscurité que pour fêter cette nouvelle journée bien remplie. Demain samedi, Dara n'a pas cours, c'est relache pour tous les deux.
Je me garde de vous révêler l'heure du réveil. Avec Dara, nos horloges biologiques sonnent à l'unisson. La journée est calme et notre stock de vivres se dilapide.
Au soir venu seulement, on décide de mettre le nez dehors, direction le parc olympique. Pour Dara comme pour moi, c'est une première. Si ma visite a pû au moins servir à quelque chose...
On s'extrait du métro. Devant nous, le Cube d'eau fait varier les couleurs. On a vite fait de vérifier que le comité d'organisation n'a pas fait les choses à moitié et que Paris n'a pas eu cette fois non plus les jeux pour une bonne raison : ici plus qu'ailleurs, si on veut faire de la place, on fait de la place!! J'ignore combien de personnes ont vu leur maison rasée afin de créer le parc mais en termes de superficie, ça approche facilement un petit arrondissement! La piscine contournée, le nid d'oiseau s'offre au regard admirateur. Autant merveille technique qu'architecturale, ce n'est pas par sa taille pourtant énorme qu'il impressionne mais plus par sa conception même. Le béton s'entrelasse harmonieusement, l'éclairage subtil magnifie le tout, sans compter les centaines de locaux qui jouent comme des gamins entre les fontaines qui jaillisent sur le parvis. Une atmosphère de vacances et de détente plane. Entre les skateboards futuristes et les amateurs de cerfs-volant, on divague jusqu'à l'heure du dernier métro.
Quasiment jusqu'au lever du coq on entretient la forme du lendemain en oubliant de dormir. De toutes façons, demain c'est sans contraintes ni rencarts, c'est dimanche. Comme chaque nuit, la seule entorse à mon inactivité est une cigarette que je fume sur le trottoir, l'appartement de Dara étant officiellement non fumeur. Il est 2h30 et il n'y a pas foule. Seulement, au milieu du silence, un vrombissement s'amplifie. Je tourne la tête. Au bout de la rue, j'ai l'impression d'assister à l'avènement de l'anarchie arborée. Ca se rapproche. Il n'y a pas un poil de vent dans le bled mais un par un, les arbres s'agitent comme tourmentés par une tempête aussi soudaine qu'inatendue. Les branches se tordent et les feuilles peinent à s'y accrocher. J'aperçois alors un camion avançant à la limite de l'immobilité. Il se rapproche, j'écarquille les yeux devant le spectacle insolite. Sur le toit, les autorités ont eu le gout douteux de monter un canon à eau comme ceux qu'on utilise pour karcheriser les manifestants indisciplinés. Seulement à cette heure entre chien et loup, point de trouble-fêtes, point de moines tibétains à brimer, juste les arbres à arroser. Pékin est tellement sec qu'il faut faire prendre une douche à la couverture végétale qui borde la route. Ils n'y vont pas par quatre chemins! Folie des grandeurs à haute pression! Ils sont fous ces chinois!! Ne sachant si je dois en rire ou en pleurer, je remonte faire part du spectacle à Dara qui lui ne s'en étonne plus. C'est Pékin après tout...
Comme attendu, Dimanche est d'une rare non violence. La seule chose à laquelle je me contraints c'est de chercher pour la reprise du lundi une excursion sur la Grande Muraille. Ma meilleure chance pour cela, c'est de passer par l'intermédiare d'une GH qui se charge de tout organiser de A à Z en sachant que l'option classique de la visiter à Badaling n'est pas dans mes prérogatives ayant entendu que là-bas, la montagne est couverte de publicités suicidant le paysage, cela n'empêchant pas en plus la foule de s'y donner rendez-vous pour une visite le nez dans le sac-à-dos de la personne qui marche devant. Triste perspective quand les panoramas n'ont pas d'égal...
Parti sans l'ami bilingue, je fais chou blanc. J'ai beau avoir sué des litres et des litres, impossible de trouver muraille à mon pied. Je rentre bredouille, tançant Dara de se joindre à moi le lendemain pour que cette mésaventure ne se reproduise pas jour après jour comme ça risque bien d'arriver s'il n'attrape pas mes bouteilles à la mer.
En attendant, la fin d'après-midi se passe dans l'air généreusement climatisé de l'appartement, ce n'est pas un caprice, c'est un besoin.
Et quand un besoin en appelle un autre, le soleil disparu, il faut se restaurer, en bonne compagnie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec des connaissances de l'ami Dara avec qui nous allons partager un peu de nourriture dans un restaurant plus guindé que d'habitude pour nous qui ne sommes pas difficiles dans le choix habituel du chef cuisinier. Nous n'avons beau être que quatre, on nous attribue une pièce à nous tous seuls au centre de laquelle trone une table ronde n'ayant, en dimensions, rien à envier à celle du Roi Arthur. Pourquoi une table si outrageusement grande? Vous ne comprenez rien? On est en Chine!! Si il n'y a pas à manger pour une armée entière, il n'y a pas à manger du tout. Ne comprenant rien au menu, les autres choisissent. Peu de temps après, les serveurs s'agitent. Un plat, deux, trois, la table est pleine, tour de force sachant qu'un autre est à venir... Maintenant il va falloir vider tout ça à la seule force de nos estomacs, le mien étant déjà rassasié rien qu'à la vue du festin!! Deux baguettes chacun n'y suffiront pas!! Effectivement, les hostilités closes, on pourrait encore nourrir quelques boulimiques... La peau du ventre gonflée au point de ne presque plus voir mes pieds, fourré comme une dinde de Noël, je peine à m'extraire de la position assise. Le retour est lent et poussif au point qu'un taxi ne serait pas pour me déplaire. Un taxi, un!!
Pour une fois, Dara comme moi nous écroulons comme pour ne plus jamais nous relever. La nuit est douce et ballonée.
Le réveil est dur et balloné. Dara part en cours à reculons. Je l'attends profitant du temps qui m'est offert pour prendre un bain qui fait de ce jour un jour de fête tant c'est exceptionel!! (NDLR : Ce n'est pas que je ne me lave pas mais une baignoire?!? Depuis le départ, j'en ai vu moins souvent que je n'ai vu de cafards dans mes GH successives!!) Il rentre comme d'habitude vers 12h30, je suis propre comme un soulier verni, ça durera au moins jusqu'à ce qu'on passe la porte vers l'extérieur et une nouvelle sudation accélérée, impression vite vérifiée. Accompagné du local de l'étape, gloire à lui, je m'évertue à accomplir ce qui a échoué la veille. Cet atout dans ma manche, plus rien pour me séparer du mur plus longtemps. Quelques foulées vaillantes plus tard, j'ai mon rendez-vous vers la truculence faîte construction, le plus grand Tétris de l'histoire, la muraille maintes fois rêvée m'attend le lendemain à l'aube. Pour un peu, j'en aurais déjà des fourmis dans les guiboles!! Plus que quelques heures, Rhââ Lovely!!!
Mon sésame en poche, lancés comme des boomerangs, la route s'inverse jusqu'à la climatisation. L'après-midi n'est qu'expectative. La soirée n'est qu'expectative. Le réveil est branché à 5h, tachons juste de l'entendre.
L'activation des sens est instantanée. Vue, j'ai. Ouïe, toucher, odorat, gout pour l'extraordinaire, j'ai. Debout maintenant!! Ce n'est pas parce que la ville dort encore qu'il faut que j'y retourne. Le rendez-vous immancable est à 6h à quelques stations de métro de Suzhoujie, en route!! Encore une fois, Dara, malgré mes recommandations, m'accompagne. C'est d'autant plus gênant que lui ne va pas sur la Grande Muraille!! Vous avez dit consciencieux?
A notre sortie du métro, juste sur le timing, le minibus est déjà là, n'attendant plus que moi. (sic) A peine le temps de me répandre en remerciements nourris que nous prenons la route. Pris dans des bouchons d'ampleur nationale, nous mettons dans les cinq heures pour rejoindre Jinshanling à 120 kilomètres du centre tentaculaire de Pékin. Il est 11h et le soleil tape comme si on était sur Mercure. J'espère que le litre et demi d'eau que je trimballe saura suffir à compenser les dix kilos que je suis en droit de perdre ici. Sur le parking, les bus ne sont pas légions et nous sommes alors le seul groupe à faire la queue. Voyant cela et riche de l'expérience qui me caractérise déjà, je me fais fort de marcher plus vite que tout le monde pour, ô merci, arriver le premier. Le temps de traverser un parc verdoyant, je suis maintenant seul. Hallucinant!! La muraille se dessine au loin et je suis seul!! Et pas qu'au soleil!!!! A l'ombre aussi, personne. Encore plus qu'attendu, les chinois sont tous à Badaling, les fous!!! Les chinois!!!
Le rempart est maintenant face à moi et aux quelques oiseaux qui bravent eux aussi le thermomètre bouillonnant. Sa simple vue est étourdissante. Ne reculant devant aucunes difficultés, les batisseurs fouettés se sont fait fort de faire courrir leur oeuvre sur les sommets de toutes les crêtes qui se présentaient à eux. Ainsi, pour pouvoir enfin poser le pied sur la muraille, il faut encore s'affranchir de la première gageure, la rejoindre! Au sommet d'une côté à l'inclinaison toute népalaise, elle nargue les alentours. Moi, pas longtemps. Essouflé, j'ai beau boire la moitié de mon eau dès cette première série de marches, j'en viens à bout en un temps record grace à mes nouvelles semelles de vent. Telles les sentinelles d'antan, je foule le mur autrement que des yeux, le spectacle est au delà de toutes mes espérances. A perte de vue, le serpent de pierre avale les kilomètres jusqu'à l'horizon, enjambant le terrain montagneux avec une élégance rare. Et dire que j'ai dix kilomètres de décollement de rétines devant moi!! Car c'est bien beau de pouvoir tenir sur la muraille, Mao n'a-t-il pas dit "qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un vrai homme", c'est encore mieux de pouvoir s'acquitter de dix kilomètres de marche sur le dos même du phénomène! Dix kilomètres pendant lesquels je croise en tout et pour tout un groupe en plus de quelques autres marcheurs disséminés le long du parcours. Seul sur l'infini cordon. L'émerveillomètre crève le plafond. Je te renvois au photo pour t'épargner plus de dithyrambisme!!!!!!!!! Et il y avait la place!!!!!!!!!!!!
A l'issue du parcours, complètement émerveillé, je ne suis pourtant pas encore au bout de mes surprises. La Grande Muraille longe un lac qui donne encore un peu plus de cachet à l'ensemble. De l'autre côté de celui-ci se trouve le point de raliement, encore à quatre kilomètres. Or, pour s'affranchir de ces fameux quatre kilomètres, deux options sont possibles. Il y a soit une marche sympathique qui longe l'étendue d'eau, soit une tyrolienne extraterrestre qui part depuis le niveau de la Muraille, survole le lac jusqu'à sa rive opposée. Que croyez-vous qu'il fisse???????????? WHAOUUUUUU!!!!!!!!! Accrochez vos ceintures, prenez une profonde inspiration, serrez les fesses (mouillage de culotte interdit) et gardez les yeux ouverts!!!! En un clin d'oeil, la distance avec le sol passe de zéro à une centaine de mètres au moment d'entamer le survol du lac. Sensations de vitesses, de vertiges, de gratitude, la cerise sur le gateau est en fait une pastèque sur le gateau!!!!! S'il avait fallu un point d'orgue à cette journée dont on pense qu'elles n'existent que dans les contes de fées, c'en est un plus-que-parfait!!!! A l'arrivée, la sensation d'accomplissement est totale. La difficulté de la marche a beau être passée par là, je ne touche plus le sol, malgré la chaleur, je ne suis qu'un immense frisson et les deux heures à attendre les derniers ne viendront en rien atténuer l'exaltation. Si vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, la Grande Muraille, pensez-y, vous n'en reviendrez pas.
Dans le minibus du retour, encore plus qu'à l'aller, les bouchons sont le réceptacle parfait de mes ronflements. Au retour à la maison, je suis déshydrater de fatigue, overdosé de plaisir, Dara accueuille un loque... Qu'à cela ne tienne, la farandole de sushis n'est pas si loin. Dans un dernier effort, j'engloutis tout ce qui passe à portée. Au retour définitif à la maison, je fais part à Dara de mon sentiment d'avoir bouclé la boucle pékinoise, le départ est proche, la prochaine étape choisie, Xi'an et son armée de terre cuite qui auront fort à faire pour me maintenir sur les rails délicieux initiés par Pékin.
Dans un dernier souffle, on se souhaite de faire de beaux rêves.
Au matin du 8 juillet, j'émerge en même temps que mon hôte. Me préparant pour aller acheter un billet de train à la gare, je cherche la clé dont je ne me suis servi depuis plus de 24 heures. Dans mes poches, non. Dans mon petit sac, pas plus de succès. Pris de panique, je retourne mes affaires ainsi que l'appartement. Rien à faire, la clé est introuvable. Quand je vous disait que la confiance règnait... La seule chose qu'il ne fallait pas que je perdes, et bien je l'ai perdu... Bien joué l'artiste... Avec des trucs comme ça, je sens qu'il n'est pas encore venu le moment où vous allez me demander de garder vos enfants pour la soirée!!! Après avoir vérifié absolument partout, je fais part de mon désarroi au maître des clés, ce qui le remplit également d'un affolement de belle facture à tel point qu'il annule ses leçons du jour. Ensuite, on reprocède à la fouille méticuleuse de mes affaires. Toutes les poches sont vidées, les moindres recoins exposés au jour. Rien. Vient encore le tour de l'appartement. Chaque tiroir est ouvert, chaque meuble soulevé, en vain. La tension monte. C'est que c'est la clé habituellement dévolue à sa copine et que pour une raison que j'ai oublié, ça la fout, mais alors, plus que mal. Après deux heures d'excavation, on ne peut que constater les dégats, la clé est perdue pour le meilleur et surtout pour le pire. Dara se lance alors dans les procédures d'usage pendant que je tremble pour mon porte-monnaie, une mésaventure relativement similaire m'étant arrivée à Paris et m'ayant laissée sur la paille au grand bonheur de la guilde des serruriers. Le concierge est prévenu et un technicien est attendu. Un technicien? Et oui, à Pékin, si on perd une clé, même si on a un double, on change la serrure!!!!! C'est la stratégie du pire dans toute sa logique.
Deux heures plus tard, le serrurier se pointe, un mécanisme tout neuf sous le bras. En deux coups de perceuse, le tout est installé. En guise de remerciements, Dara se voit attribuer quatre clés. Je me demande à quoi ça peut bien servir puisque si on en perd une, il faut tout changer!! La facture arrive, étonnament bon marchée, je la règle en modissant les collègues parisiens de prendre près de cent fois le prix demandé ici!!!! La situation est clarifiée, la vie reprend son cours. A nous deux la gare!!!!! Dara, sur mes injonctions, reste cette fois à la maison, c'est pas une gare qui va me faire peur. Erreur.
Pour la rejoindre pas de problèmes, le métro local n'a plus de secrets pour moi. En rejoignant la surface, j'ai le batiment face à moi et tremble. Colossal, à l'image des parcs, des monuments, des murailles. Et contrairement à la veille, le moins qu'on puisse dire c'est que je ne suis pas tout seul. Il est dit qu'à n'importe quel moment de l'année, que ce soit le jour, la nuit, l'équinoxe, le solstice, ils sont toujours au moins dix millions de chinois dans les trains. En cette journée déjà bien mal entamée, j'ai l'impression démente que les fameux dix millions ne sont pas dans les trains mais tous à la gare!!! Valise contre valise, nez contre nuque, c'est un parcours du combattant juste pour atteindre l'intérieur sans même parler des guichets. Des guichets justement, il y en a littéralement à perte de vue et ce n'est pas qu'une façon de parler!! La gare de l'ouest ferait passer la gare de Lyon pour une maquette!! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, rien mais alors rien n'est écrit dans l'alphabet de nos ancêtres. Des idéogrammes partout si bien que tout devient une mission spéciale.
D'abord trouver quelqu'un qui parle anglais.
- Excuse me, excuse me?
Personne. Je patiente dans la première queue en face de moi. une heure et quart!!! Une heure et quart pour s'entendre dire : dwvslvnksfzeijpoejaojjjjieahbn uononcvaeipnp!! Comment voulez-vous que j'arrive à quelque chose?? Du doigt quand même, la femme que j'ai en face de moi pointe une direction. Je suis. Là, au milieu de ce bazar inextricable, je tombe, ô miracle, sur un couple de gringos. Eux viennent d'acheter leurs billets et connaissent de ce fait la marche à suivre. Sous la file marquée "aopfpojcp", une personne bredouille l'anglais, là voilà ma clé!! Je re-patiente. Une heure.
- Bonjour monsieur. Un aller simple pour Xi'an s'il vous plait. - Pour quand? - Pour ce soir. - Ahhh... Pour ce soir, je n'ai plus de place couchette, plus de place assise, voulez-vous quand même un billet? - Un billet? - Debout. - Debout? Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits ou vous le faîtes exprès? - Si si, debout. - Allons bon, de toutes façons, le plus tôt le mieux. Et puis, ce n'est qu'un trajet de onze heures alors... (NDLR : ONZE HEURES!!!!! DEBOUT!!!) Je prends!!
Je quitte la gare lessivé par la densité infernale de gens au mètre carré à 17h. Trente minutes plus tard, je suis de retour chez Dara.
A peine de temps de se dire convenablement au revoir que je reprends une ultime fois le métro, cette fois chargé de tous mes bagages, idéal aux heures de pointe. Emporté par la foule, nous ne formons qu'un seul corps, j'échoue à la gare une heure avant le départ. Suis mort et Pékin peu!!!!
Face à l'impression qu'un milliard de chinois plébicitent le récit en mode livre rouge, reprenons notre baton de pélerin pour la Grande Marche qu'on agrémentera volontiers d'un avion, d'un train ou d'un bus de telle sorte que je n'y passe pas dix ans à traîner mes semelles nourries aux ampoules plantaires mais deux mois grand maximum, en direction de l'Inde, ligne droite s'abstenir.
Je partage avec la Norvège un dernier petit déjeuner avant que nos horizons ne s'éloignent en cette matinée ensoleillée. Nos maisons mobiles sur les épaules, tous équipés d'un sandwish baguette, nous nous installons dans un vaste parc à proximité de notre déjà ancienne maison fixe. Un banc idéalement situé entre fontaines et arbres toutes feuilles déployées nous offre un emplacement de choix. La conversation tourne autour de nos récents souvenirs, l'ambiance est guillerette. Tout en machant, je regarde l'immeuble qui dépasse de la canopée. Après cinq jours passés à Honk Kong, celui-ci ne me parait pas très grand. En quittant notre banc, je prends soin de compter les étages. Une vingtaine d'étages. Ridicule. La souillure de plus de 60 mètres pourrait être le troisième plus haut batiment parisien mais ici, c'est un brin d'herbe au milieu des bambous de béton, je ne m'en étonne même plus, il est temps de lever le camp.
Une embrassade plus tard, je partage nos souvenirs tout seul en route vers l'aéroport, à quelques battements de portes de métro de là. Particularité locale, j'enregistre mes bagages à mettre en soute alors que je suis encore à l'équivalent métropolitain de Chatelet-Les halles, bien en centre-ville, s'il en est. Ca a l'air de rien mais c'est quand même bien pratique! Jusqu'à l'avion! L'avion, en effet... Je n'en suis pas fier mais j'ai dans les 2000 kilomètres à avaler dans la journée. J'ai rendez-vous à Pékin, et le tout est de ne pas faire patienter mon hote, Dara.
J'ai partagé avec Dara quelques glorieuses semaines, qui sont devenues des mois, qui sont devenus des années, à astiquer de nos fessards les sièges à roulettes de l'institution bancaire extrème orientale qui me fait en quelque sorte l'honneur d'être sur vos écrans aujourd'hui. On a vécu ensemble la faim, la soif et le manque de sommeil, les alertes incendies, les discours de motivation et les chèques pas à créditer sur nos comptes respectifs. Et Dara est parti, à Pékin. Pour apprendre le chinois. Quelques heures par jour. Il y est désormais chez lui puisqu'il y loue son appartement et qu'il y a ses habitudes depuis de nombreux mois déjà. Il y a également emmené sa générosité puisqu'il m'invite à partager tout ça en sa compagnie, lui mon ami mon guide, lui qui possède quand même pas mal de temps libre ce qui, conjugué à la générosité, l'amène même à venir me chercher à l'aéroport. J'en rougis de honte...
L'avion est à l'heure pour le coucher du soleil, à l'heure pour dresser la table de nos retrouvailles. Je pénètre dans l'aérogare à la recherche du visage familier. Il est là, je n'attaque pas Pékin tout seul, merci l'ami! On file chez lui poser toutes mes affaires en prenant le métro rutilant.
Dans le tunnel, alors que nous sommes dans la rame, des écrans me font tiquer à l'extérieur, sur la paroi qui défile à grande vitesse. Les publicitaires chinois, qui ne savent sans doute pas quoi faire de leur argent ou des écrans plasmas qu'ils aident à fabriquer par millions, ont réinventé le dessin animé dans une configuration futuriste. Les écrans qui affichent chacun une image statique différente font naître une courte histoire vantant les mérites d'une lessive. Ils sont fous ces chinois!!! Habiller un tunnel noir d'écrans plats!!! Non mais quand même!!! J'en ai même pas un à la maison!!! Mais que fait la police???
En rejoignant la surface, ma première mission consiste à me souvenir du nom de la station. Suzhoujie, trop facile, ça ne rime avec rien et n'est pas non plus très bien loti pour enfanter des pirouettes mémotechniques. On arpente ensuite le trottoir jusqu'à son immeuble. Tout est propre, carré si on excepte les p'tits vieux qui jouent à une espèce de jeu de dames à même le trottoir. L'immeuble en lui-même est d'un beau gabarit si on est pas trop blasé de Hong Kong, et jouit de quatre ascenseurs protégés en permanence d'un garde à l'extérieur et d'un concierge qui appèle la boite d'acier à ta place. Classe.
Une fois dans l'appartement climatisé, Dara m'attribue le canapé-lit et me confie un jeu de clés. La confiance règne, à tort. A suivre.
Il est 21h, encore assez tôt pour qu'on puisse aller se restaurer à l'extérieur. Ca tombe bien, ni Dara ni moi ne sommes des fondus du four, de la casserole et de la poële. Marchant dans la rue, on passe le long de quelques salons de coiffure. Dara me met en garde, elle peuvent te couper tes cheveux et ton budjet, les salons de coiffure sont parfois des maisons de passes qui s'assument si j'en juge aux vêtements portés par les coiffeuses qui baillent en taillant... une bavette, le client se fait rare ce soir...
On dîne à la mode locale. C'est copieux et goutu. On discute à tout rompre sauf lorsqu'il faut interpeler les serveurs en hurlant, unique façon de les solliciter.
Retour à l'appartement. Là, on en vient à organiser la semaine que j'espère passer ici. Tranquillement d'abord puis assidument. Dara se révèle être un plannificateur hors-pair. Demain, on fait ça, après demain ça, c'est à peine si on couche tout sur papier! Ca me fait un petit choc en terme de routine, moi qui me projète rarement au delà de deux jours, mais c'est plaisant de savoir où on met les pieds étant donné la palette quasi-infinie de sîtes pouvant être qualifiés d'incontournables. Ca fait également un petit choc à mon gentil organisateur quand je mets les freins sur les réveils quotidiens à 8h du matin pour enchainer les visites dès le lever. Les habitudes sont faîtes pour être bousculer, mais dans la limite du sommeil minimum!! On a beau être en Chine, on est pas à l'usine!! Qui plus est, ça tombe aussi bien pour nous deux car le Dara n'est pas non plus homme à fermer les yeux avant 2h du matin. Qui se ressemble s'assemble, à une exception près, Dara a le plus souvent ses cours de 10h à midi, les réveils à 9h seront rarement partagés.
Le premier exemple intervient dès le lendemain. Quand Dara rentre de cours, je suis encore à compter les moutons. C'est peut-être l'effet 1er juillet, peut-être la chaleur ambiante mais comme je ne mets pas de réveil, impossible de me contraindre à la verticalité avant d'avoir usé mes crédits-sommeil jusqu'à l'os. Mais malgré ça, dès le réveil, le troupe de marine est opérationnel. En milieu d'après-midi, on est lancé comme une balle de révolver, Pékin express!! On est contraint à une ballade rapide, ainsi soit-elle, tachons d'en tirer la moelle, la quintescence!!
On commence par un métro vite envoyé avec mon passe muti-voyages qui nous sort à la station Tiananmen Xi (la place du même nom), le nombril de l'Empire, le centre de la toupie, l'oeil du cyclone, la plus grande place du monde. Sitôt la tête dehors, je cherche le placard à balais. Guidé par un Dara qui n'a pas écumé les sîtes touristiques depuis longtemps, cap est mis jusqu'à ce que, sur notre droite se dévoile l'entrée de la Cité Interdite avec son imposant portrait de Mao, et sur notre gauche, de l'autre côté de l'avenue, cette fameuse Place Tiananmen qui tient autant de la place que de la plaine, au bout de laquelle on aperçoit le mausolée du même Mao. On sent qu'ils sont quelques uns dans le pays pour accoucher d'une vitrine pareille!!
Chose surprenante, il n'y a pas de vélos à l'horizon. Il semblerait que mon image romantique de Pékin traversé à vélo par des millions de pékinois ait vécu. Les transports en commun sont efficaces et les voitures pares-chocs contre pares-chocs (NDLR : Ahhhh, je perds ma grammaire!! Où est passé mon pluriel des noms composés!!), pots d'échappement crachant sur un fond de ciel agréablement bleu d'entre quelques nuages.
Nous en faisons le tour en une peu plus de 30 minutes, comptant autour de nous plus de touristes chinois qu'autre chose. C'est que 1er juillet oblige, les chinois commencent à être en période de congés estivaux et que, quand ils débarquent, c'est autrement que un par un. (NDLR : Ca vaut également pour le reste de mon ère chinoise)
Recherchant un peu d'ombre, on poursuit alors dans la large rue qui part dans le prolongement de la place en franchissant au passage deux anciennes "portes" ouvrant plusieurs passages dans lesquels plusieurs éléphants pourraient tenir côte à côte. Si, si, ils doivent être deux ou trois les gars. La rue en question véhicule une étrange atmosphère. Elle est quasiment vide de monde, complètement vide pour les trois quarts qui baignent au soleil. Comme sur la place Tiananmen, on y compte plus de policiers que de passants, qui sont eux mêmes potentiellement des policiers. Toutes les enseignes ne sont pour l'instant que des boutiques-fantomes, toutes à l'aube d'une ouverture toute proche, comme si Dieu avait construit la route en six jours mais qu'on était encore la veille de l'introduction de l'homme. Demain, pour Dieu c'est samedi, le repos est proche. Nous errons tout le long de la rue, un objectif en tête, parfait pour cette fin de journée, un sîte dont j'ai oublié le nom en français mais qui, en anglais, donne quelque chose comme Temple of Heaven Park (littéralement le Parc du Temple du Paradis). Merci le LP de Chine de mille pages en anglais que je me trimballe depuis 9 mois pour te pondre quelque chose de cohérent maintenant!! Le parc, grand de 267 hectares, est une oasis de verdure et de calme. De grandes allées longues d'un kilomètres nous promènent de temples extraordinairements construits et colorés en autels de marbre massif sur plusieurs étages dont le plus bas mesure dans les vingt mètres de diamètre et deux mètres d'épaisseur. L'ensemble est unique et rend l'expérience presque trop belle pour être vraie. Un peu comme ce qui suit.
Pendant la journée, j'ai fait part à Dara de mon envie de changer de chaussures, d'apporter une paix bien méritée à la paire que je porte partout depuis Paris. Ca n'a l'air de rien mais je n'ai qu'une paire, ça prend donc toute son importance. L'important également, c'est que je parviennes à mettre la main sur le même modèle passe-partout à trois bandes que la paire qui va finir en déchèterie. Dara connait un marché local réputé dans les perles, peut-être ont-ils aussi des godillots?
On rentre, c'est la Chine commerçante dans toute sa splendeur. L'impression d'être dans la maison-mère des boutiques où tout est à un ou deux euros pièce. Toute la daube plastique fabriquée localement est également vendue localement, dans une toute autre échelle encore que tout ce qu'on leur importe. Sacs, jouets, électronique bon marché, souvenirs, tout clignote, fait du bruit. Fatigués de la vie s'abstenir. Dans le bazar, gloire à Passe-Partout, un stand de chaussures. Achalandé avec tellement de bon gout que je peux y trouver mon bonheur. La paire souhaitée me tend les bras, ne reste qu'à m'acquitter de l'addition. Dara m'a prévenu, il me couvre dans la négociation. J'entame le bras de fer, en chinglish :
- Bonjour Madame, elles sont bien belles vos chaussures! - Merci jeune homme, quelle politesse! Soyez béni si vous m'achetez quelque chose. - Et bien justement, j'ai aperçu une paire qui, croyez le bien, m'intéresse au plus haut point! - Vous ne pouvez tomber mieux, elles sont à vendre!!! - Combien en demandez-vous? - 700 yuans. 70 euros. - 700 yuans, vous venez d'un futur lointain ou bien??? Elles sont bien belles tes Adadas, il faut bien le reconnaitre, mais 700 yuans? C'est essayer de faire rentrer l'étoile verte dans le trou rectangulaire jaune, ça ne rentre pas, y'a pas moyen!! - Bon, vous me marquez au fer rouge mais soit, puisque c'est vous, je veux bien descendre à 500.
Intervient dara, le vengeur masqué. Je laisse la place à l'expert.
- Bonjour Madame! J'ai cru comprendre que vous demandez 500 yuans à mon ami pour ces Adadas qui n'en sont même pas! Je vous en donne 50! - 50 yuans??? Vous, on peut dire que vous n'avez pas peur de chasser le moustique à la bombe atomique!! 50? T'as cru que je faisais du mécénat? Pour 300 yuans elles sont à vous, c'est me pendre que de descendre plus bas! - Et pourtant... 50 ou rien. - (ennuyée) Attendez un instant, je vais voir si ma copine a un meilleur prix pour vous qui me causez maintenant un ulcère.
Elle s'éloigne et discute avec sa collègue en retournant la tête de temps en temps comme pour vérifier qu'on est toujours là. Elle revient.
- Je crois qu'on a une bonne nouvelle pour vous! La petite souris est passée et a déposé un prix minuscule sous votre oreiller. 200 yuans.
- Brice, on perd notre temps, tu les veux pour 200? Je suis certain qu'elle peut descendre encore, c'est une mascarade. - Si tu le dis. On se casse? - Dans la seconde!
On tourne les talons en s'excusant de la perte de temps occasionnée à notre interlocutrice. Deux mètres plus tard, un cri dépasse du brouhaha environant.
- 100 yuans!!! Vous me faîtes perdre 20 ans d'espérance de vie mais soit! 100 yuans!
Dara assène le coup de grâce.
- Dois-je m'efforcer de redire ce qui a été maintes fois dit? Dois-je m'échiner à reprendre du début? 50 yuans et pas un jiao de plus!! - (dépitée) Je m'incline, maître, n'en jetez plus!! Prenez vos chaussures, disparaissez dans l'instant, et n'éventez jamais la nouvelle!! Adieu étrangers!!
Mon Graal de plastique et de faux cuir sous le bras, nous obtempérons et disparaissons.
A la sortie, on a beau flirter avec les 21h, on a encore juste assez de temps et de force pour retourner s'étonner de la cérémonie de coucher du drapeau géant qui flotte sur Tiananmen, en face de Mao, pour le coucher de soleil. Tous les touristes qui étaient étirés plus tôt sur toute la surface de la place se sont tous rassemblés au même endroit, repoussés en leur centre par les militaires qui protègent un pré-carré interdit sur lequel, si tu marches, tu ne passes pas par la case "Départ" et vas directement en prison. Ici, on est pas là pour rigoler, sensation confortée en étudiant la synchronisation dans les pas des soldats à mesure qu'ils se mettent en place. Un esprit couillon te dira que c'est jouable, mais non, pas là.
La foule est d'abord clairsemée avant de se densifier. Une demie heure avant le moment fatidique, pour ceux qui sont entre les premiers et dizièmes rangs, l'idée même de s'en extirper est vaine. Dara doit faire le guet au douzième rang. La chaleur, un semblant de fatigue, le nombres de téléphones-appareils-photos brandis me confortent dans l'idée de m'attarder au fond de la classe. Sans doute, dans la minute, je ne fais pas un très bon chinois. A l'heure du drapeau, D'autres uniformes arrivent depuis la Cité Interdite, coupant la circulation quelques minutes, avant d'emporter un butin qu'ils ne re-déploieront que le lendemain à l'aube. Nous, gageons qu'on dorme à ce moment là!
Le crépuscule est ce soir synonyme d'énorme coup de pompe. Dans le métro qui nous ramène, on n'est que soupirs. Dara, qui a compris la leçon, ne m'accompagnera pas demain au Palais d'Eté. C'est que ça promet de faire des bornes d'après ce qu'il a déjà vécu, il s'abstient cette fois-ci.
Mais avant de passer directement au lendemain, finissons avec cet interminable 1er juillet. Il nous reste encore à déjeuner/dîner. Il est 22h ou presque, l'estomac gronde. Dara, en fin connaisseur, s'acquitte de sa mission nourissière avec brio. D'abord, on commence par de la restauration rapide, sushi-style. Un petit train de coupettes pleines de sushis, makis, sashimis passe devant tous les mangeurs. Tant que la faim est là, tu n'as qu'à attendre le plat opportun et tendre le bras pour t'en saisir. A ce petit jeu là, je ramène dans la douzaine de coupettes pécheresses par gourmandise. Rassasiés, nous saluons nos hôtes. Avant de nous en retourner grand schtroumf? Pas encore...
Le restaurant de sushis c'était les petits plats dans les grands. Et les grands plats en l'occurence, c'est qu'au même titre que nos centres commerciaux de Navarre et d'ailleurs, le restaurant n'est que l'un des pièces d'un puzzle qu'on appèlera "Centre Commercial - Carrefour". Un carrefour!! Toute la joie de celui qui n'a pas vu un vrai supermarché depuis longtemps! Là encore, je veux bien qu'on m'y oublie toute la nuit!! Au lieu de cela, on achète de quoi remplir le réfrigirateur et les placarts de Dara, des yahourts aux fruits à la glace au litre, des biscuits à plus de biscuits. On achète mais pas sans avoir fait la queue à la caisse pendant près d'une heure!! Si, si, on voit bien qu'ils sont deux ou trois les gars!!
C'est la dernière ascension de cette étape de plaine. Quelques minutes de marche plus tard, on s'avachit comme de rigueur après une journée qui laisse des quadriceps d'octogénaire, l'occasion de s'assurer que "vraiment on a plus faim" en ouvrant quelques saloperies alimentaires sucrées et croustillantes avec des vrais bouts de noisettes si possible. La journée a laissé des traces, Dara ne regrette pas sa décision de rester à l'appartement après ses cours.
La lumière est éteinte avant 3h, c'est mieux. Dara a pris le temps de m'expliquer comment aller au Palais d'Eté s'il me prend l'envie d'y partir avant son retour de cours.
A midi et quelques, force est de constater que non. Comme la veille, c'est le son de la porte d'entrée qui me rappelle (NDLR : Ahhhh, je me rends compte que je perds mon bécherel!! Ahhh, les verbes en -eler!!!!) à l'existence d'un jour nouveau. J'émerge en dégustant le yahourt avec des palets bretons, merci Carrefour qui ferait un fantastique sponsor!! Dara s'affale à son tour de n'avoir pas assez dormi voire fait même une petite sieste qui ne me met pas exactement le coeur à l'ouvrage!
Vers 15h quand même, j'enclenche la deuxième. Grace aux couchers de soleil estivaux donc tardifs, il n'est pas trop tard. Merci les saisons. Merci le timing. Je sors de chez Dara, lui même les doigts de pieds en éventails, à la recherche de l'arrêt de bus. En un rien de temps, il est trouvé. Le bus arrive peu après. A son bord, je reste debout et regarde Pékin défiler. Mon arrêt, impossible de le rater, c'est le terminus. Victoire!
Mon ticket acheté, je rentre dans le complex. Passés quelques batiments forts intéressants nichés dans une forêt de belle tenue, je réalise vite ce que Dara voulait dire par "c'est grand". Je tombe sur un lac long de près de trois bornes dont plus de 100.000 laboureurs ont creusé et aggrandi les contours au XVIIIème siècle. Je parle français???? 100.000!!!!!!!!!!!!!!!! Cent mille bons hommes!!!!!!!!! Pour creuser un lac exclusif à l'empereur, lequel devait bien avoir une tête grosse comme son lac pour avoir des exigences pareilles!!!!!!!!!! Et il a tout fait selon son bon vouloir. Le lac est serti (certi??? c'errethie???) d'îles ainsi que d'un chemin surélevé se parcourant en franchissant quelques ponts aux lignes douces, le tout facilement visible depuis son palais gigantesque qui domine le tout, à la base d'une colline, elle-même forêt couverte de merveilles architecturales. Pour peu qu'à l'époque ils arrosaient également les arbres à la lance à incendie (sic), ça devait être un endroit parfait pour passer les mois caniculaires de juillet et d'Aout qui m'attendent ailleurs qu'entre ces murs. J'y passe facilement près de quatre heures de marche ininterrompue à accélération constante sur la fin pour m'assurer de pouvoir atteindre la sortie avant 20h au lieu de réaliser, à regrets, que cette même sortie est encore à trente minutes en petites foulées. Plein les pattes, fatigué de baptiser en beauté mes apipas, je reprends le bus dans l'autre sens, cette fois en m'asseyant (Trop dur asseyant!! J'ai bon?).
De retour à la maison, Dara est toujours là. Le dîner est une formalité vite expédiée. La soirée est calme voire studieuse. Demain, un nouveau plat de résistance est inscrit au programme : La Cité Interdite, plus si interdite présentement.
Cette fois, je m'autodiscipline. A midi je me réveille, mais à 13h30 je pars!! Révolution!! Dara reste une nouvelle fois à domicile pour potasser et pour éventuellement chercher un travail à Pékin. Il y a de l'installation plus que temporaire dans l'air. Je trouve facilement mon chemin, il est identique à celui emprunté deux jours plus tôt pour voir sa voisine Tiananmen à l'exception qu'aujourd'hui, je reste sur le même trottoir, côté Mao. Car la photo de Mao est en quelque sorte la gardienne de la Cité Interdite qui s'étale juste derrière. Devant le portrait, des douzaines de chinois se prennent en photos, des demies douzaines (mot composé au pluriel, arghhh!!) posent avec moi. A chaque fois, il me remercient en levant le pouce, pour un peu... Euh non, moins qu'un peu, on se croirait au Brésil!
Puis j'entre, difficilement car il faut trouver la bonne file d'attente, mais j'entre, entouré de nuées de parapluies en cette après-midi caniculaire. Ils ne sont toujours pas nombreux au soleil par rapport à la masse mais quand ils y sont, ils sortent casqués. L'entrée donne la mesure et établit une nouvelle référence en termes d'échelle. Le couloir d'entrée qui doit culminé à 8 mètres ne doit mesurer qu'un dixième de la structure entière. A l'intérieur, je m'attends à de la grande largeur, du beau volume, en un mot, du chinois!
En effet, saperlipopette, les empereurs chinois, ils n'ont pas dû souvent déménager avec tout ce qu'ils avaient ici! Des cours comme DES terrains de football, du marbre comme au Taj Mahal (NDLR : disponible en ligne et en article dans environ huit ans), du vertige comme au Grand Canyon (NDLR : disponibilité en ligne et en article in a galaxy far far away), ils avaient de quoi faire, même à vélo!! La Cité Interdite est un chef d'oeuvre de conservation et de restauration; construite à partir du XVème siècle, j'imagine que depuis, si elle a un potager, elle y cultive les superlatifs!! Les trois heures que j'y passent n'auront pas suffit à tout voir même de loin, à l'exception des groupes de visiteurs locaux qui se font guider au drapeau et au mégaphone. Qu'ils soient des groupes de dix ou de trente, dans la quasi-exclusivité des cas, le guide porte à sa bouche un petit micro relié à un haut parleur, lachant au vent comme à quiquonque dans un rayon d'un kilomètre le flot de ses descriptions dans la langue de Lu, et pas les biscuits. Le pas moins vif qu'en entrant, je salue l'auguste demeure impériale et me mets en route vers mon rendez-vous de début de soirée avec Dara qui est encore à plus d'une heure de là mais également pas exactement la porte à côté. La boussole dans la poche, je mets le cap au nord. J'ai alors face à moi le parc Jingshan au milieu duquel se dresse une coline depuis laquelle la vue du ciel sur la Cité Interdite révèle la pleine mesure de la bête.
Je poursuis et passe la Tour aux Tambours, fermée pour cause d'arrivée tardive. Qu'à cela ne tienne, je peux me refaire sur la Tour de la Cloche dont le sommet, atteint à l'issue d'une batterie de marches, renferme une cloche impressionante. Je reste jusqu'à ce que les gardiens me jètent dehors. Il doit y avoir une vie après la cloche, pour moi aussi, l'heure du rendez-vous approche.
Nous devons nous retrouver à la station de métro toute proche. J'y suis à l'heure pile, personne en face. Trente minutes plus tard, rien. Une heure plus tard, toujours rien. Qu'est ce qui ne va pas? Je pourrais aussi bien rentrer me mettre à l'aise à l'appartement mais je sens bien que si je bouge, Dara risque à son tour de faire chou blanc s'il se pointe. Je patiente. Pour une fois, un téléphone portable ne serait pas de trop. Enfin, après une heure et quart de lamentation, le messie arrive et pointe l'incompréhension flagrante dans laquelle nous berçons. Pendant que j'attendais à un endroit, Dara attendais à un autre, heureusement qu'un affreux doute l'a démangé sinon j'attendrais encore...
La nuit tombe sur Pékin et sonne l'heure du weekend. En ce vendredi soir, Dara m'emmène sur les bords des quelques lacs qui s'enfilent les uns derrières les autres en plein centre-ville et autour desquels les bars et restaurants se succèdent avec leurs cortèges d'happy hour. C'est enfin l'occasion de se poser et de déguster quelques cocktails bien mérités du haut d'une terrasse qui domine la rue qui se remplit à mesure que l'heure passe. Vers 22h, quand on choisit de repartir, l'effet fourmilière est à son apogée, même les mobylettes peinent à se frayer un chemin. Que ce soit sur l'eau des lacs où on peut louer des barques ou sur la chaussée, les agoraphobes ne sont pas à la fête!
En route vers le métro pour une nuit réparatrice bienvenue, on s'offre une petite glace autant pour contrer la chaleur qui tarde à s'évaporer dans l'obscurité que pour fêter cette nouvelle journée bien remplie. Demain samedi, Dara n'a pas cours, c'est relache pour tous les deux.
Je me garde de vous révêler l'heure du réveil. Avec Dara, nos horloges biologiques sonnent à l'unisson. La journée est calme et notre stock de vivres se dilapide.
Au soir venu seulement, on décide de mettre le nez dehors, direction le parc olympique. Pour Dara comme pour moi, c'est une première. Si ma visite a pû au moins servir à quelque chose...
On s'extrait du métro. Devant nous, le Cube d'eau fait varier les couleurs. On a vite fait de vérifier que le comité d'organisation n'a pas fait les choses à moitié et que Paris n'a pas eu cette fois non plus les jeux pour une bonne raison : ici plus qu'ailleurs, si on veut faire de la place, on fait de la place!! J'ignore combien de personnes ont vu leur maison rasée afin de créer le parc mais en termes de superficie, ça approche facilement un petit arrondissement! La piscine contournée, le nid d'oiseau s'offre au regard admirateur. Autant merveille technique qu'architecturale, ce n'est pas par sa taille pourtant énorme qu'il impressionne mais plus par sa conception même. Le béton s'entrelasse harmonieusement, l'éclairage subtil magnifie le tout, sans compter les centaines de locaux qui jouent comme des gamins entre les fontaines qui jaillisent sur le parvis. Une atmosphère de vacances et de détente plane. Entre les skateboards futuristes et les amateurs de cerfs-volant, on divague jusqu'à l'heure du dernier métro.
Quasiment jusqu'au lever du coq on entretient la forme du lendemain en oubliant de dormir. De toutes façons, demain c'est sans contraintes ni rencarts, c'est dimanche. Comme chaque nuit, la seule entorse à mon inactivité est une cigarette que je fume sur le trottoir, l'appartement de Dara étant officiellement non fumeur. Il est 2h30 et il n'y a pas foule. Seulement, au milieu du silence, un vrombissement s'amplifie. Je tourne la tête. Au bout de la rue, j'ai l'impression d'assister à l'avènement de l'anarchie arborée. Ca se rapproche. Il n'y a pas un poil de vent dans le bled mais un par un, les arbres s'agitent comme tourmentés par une tempête aussi soudaine qu'inatendue. Les branches se tordent et les feuilles peinent à s'y accrocher. J'aperçois alors un camion avançant à la limite de l'immobilité. Il se rapproche, j'écarquille les yeux devant le spectacle insolite. Sur le toit, les autorités ont eu le gout douteux de monter un canon à eau comme ceux qu'on utilise pour karcheriser les manifestants indisciplinés. Seulement à cette heure entre chien et loup, point de trouble-fêtes, point de moines tibétains à brimer, juste les arbres à arroser. Pékin est tellement sec qu'il faut faire prendre une douche à la couverture végétale qui borde la route. Ils n'y vont pas par quatre chemins! Folie des grandeurs à haute pression! Ils sont fous ces chinois!! Ne sachant si je dois en rire ou en pleurer, je remonte faire part du spectacle à Dara qui lui ne s'en étonne plus. C'est Pékin après tout...
Comme attendu, Dimanche est d'une rare non violence. La seule chose à laquelle je me contraints c'est de chercher pour la reprise du lundi une excursion sur la Grande Muraille. Ma meilleure chance pour cela, c'est de passer par l'intermédiare d'une GH qui se charge de tout organiser de A à Z en sachant que l'option classique de la visiter à Badaling n'est pas dans mes prérogatives ayant entendu que là-bas, la montagne est couverte de publicités suicidant le paysage, cela n'empêchant pas en plus la foule de s'y donner rendez-vous pour une visite le nez dans le sac-à-dos de la personne qui marche devant. Triste perspective quand les panoramas n'ont pas d'égal...
Parti sans l'ami bilingue, je fais chou blanc. J'ai beau avoir sué des litres et des litres, impossible de trouver muraille à mon pied. Je rentre bredouille, tançant Dara de se joindre à moi le lendemain pour que cette mésaventure ne se reproduise pas jour après jour comme ça risque bien d'arriver s'il n'attrape pas mes bouteilles à la mer.
En attendant, la fin d'après-midi se passe dans l'air généreusement climatisé de l'appartement, ce n'est pas un caprice, c'est un besoin.
Et quand un besoin en appelle un autre, le soleil disparu, il faut se restaurer, en bonne compagnie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec des connaissances de l'ami Dara avec qui nous allons partager un peu de nourriture dans un restaurant plus guindé que d'habitude pour nous qui ne sommes pas difficiles dans le choix habituel du chef cuisinier. Nous n'avons beau être que quatre, on nous attribue une pièce à nous tous seuls au centre de laquelle trone une table ronde n'ayant, en dimensions, rien à envier à celle du Roi Arthur. Pourquoi une table si outrageusement grande? Vous ne comprenez rien? On est en Chine!! Si il n'y a pas à manger pour une armée entière, il n'y a pas à manger du tout. Ne comprenant rien au menu, les autres choisissent. Peu de temps après, les serveurs s'agitent. Un plat, deux, trois, la table est pleine, tour de force sachant qu'un autre est à venir... Maintenant il va falloir vider tout ça à la seule force de nos estomacs, le mien étant déjà rassasié rien qu'à la vue du festin!! Deux baguettes chacun n'y suffiront pas!! Effectivement, les hostilités closes, on pourrait encore nourrir quelques boulimiques... La peau du ventre gonflée au point de ne presque plus voir mes pieds, fourré comme une dinde de Noël, je peine à m'extraire de la position assise. Le retour est lent et poussif au point qu'un taxi ne serait pas pour me déplaire. Un taxi, un!!
Pour une fois, Dara comme moi nous écroulons comme pour ne plus jamais nous relever. La nuit est douce et ballonée.
Le réveil est dur et balloné. Dara part en cours à reculons. Je l'attends profitant du temps qui m'est offert pour prendre un bain qui fait de ce jour un jour de fête tant c'est exceptionel!! (NDLR : Ce n'est pas que je ne me lave pas mais une baignoire?!? Depuis le départ, j'en ai vu moins souvent que je n'ai vu de cafards dans mes GH successives!!) Il rentre comme d'habitude vers 12h30, je suis propre comme un soulier verni, ça durera au moins jusqu'à ce qu'on passe la porte vers l'extérieur et une nouvelle sudation accélérée, impression vite vérifiée. Accompagné du local de l'étape, gloire à lui, je m'évertue à accomplir ce qui a échoué la veille. Cet atout dans ma manche, plus rien pour me séparer du mur plus longtemps. Quelques foulées vaillantes plus tard, j'ai mon rendez-vous vers la truculence faîte construction, le plus grand Tétris de l'histoire, la muraille maintes fois rêvée m'attend le lendemain à l'aube. Pour un peu, j'en aurais déjà des fourmis dans les guiboles!! Plus que quelques heures, Rhââ Lovely!!!
Mon sésame en poche, lancés comme des boomerangs, la route s'inverse jusqu'à la climatisation. L'après-midi n'est qu'expectative. La soirée n'est qu'expectative. Le réveil est branché à 5h, tachons juste de l'entendre.
L'activation des sens est instantanée. Vue, j'ai. Ouïe, toucher, odorat, gout pour l'extraordinaire, j'ai. Debout maintenant!! Ce n'est pas parce que la ville dort encore qu'il faut que j'y retourne. Le rendez-vous immancable est à 6h à quelques stations de métro de Suzhoujie, en route!! Encore une fois, Dara, malgré mes recommandations, m'accompagne. C'est d'autant plus gênant que lui ne va pas sur la Grande Muraille!! Vous avez dit consciencieux?
A notre sortie du métro, juste sur le timing, le minibus est déjà là, n'attendant plus que moi. (sic) A peine le temps de me répandre en remerciements nourris que nous prenons la route. Pris dans des bouchons d'ampleur nationale, nous mettons dans les cinq heures pour rejoindre Jinshanling à 120 kilomètres du centre tentaculaire de Pékin. Il est 11h et le soleil tape comme si on était sur Mercure. J'espère que le litre et demi d'eau que je trimballe saura suffir à compenser les dix kilos que je suis en droit de perdre ici. Sur le parking, les bus ne sont pas légions et nous sommes alors le seul groupe à faire la queue. Voyant cela et riche de l'expérience qui me caractérise déjà, je me fais fort de marcher plus vite que tout le monde pour, ô merci, arriver le premier. Le temps de traverser un parc verdoyant, je suis maintenant seul. Hallucinant!! La muraille se dessine au loin et je suis seul!! Et pas qu'au soleil!!!! A l'ombre aussi, personne. Encore plus qu'attendu, les chinois sont tous à Badaling, les fous!!! Les chinois!!!
Le rempart est maintenant face à moi et aux quelques oiseaux qui bravent eux aussi le thermomètre bouillonnant. Sa simple vue est étourdissante. Ne reculant devant aucunes difficultés, les batisseurs fouettés se sont fait fort de faire courrir leur oeuvre sur les sommets de toutes les crêtes qui se présentaient à eux. Ainsi, pour pouvoir enfin poser le pied sur la muraille, il faut encore s'affranchir de la première gageure, la rejoindre! Au sommet d'une côté à l'inclinaison toute népalaise, elle nargue les alentours. Moi, pas longtemps. Essouflé, j'ai beau boire la moitié de mon eau dès cette première série de marches, j'en viens à bout en un temps record grace à mes nouvelles semelles de vent. Telles les sentinelles d'antan, je foule le mur autrement que des yeux, le spectacle est au delà de toutes mes espérances. A perte de vue, le serpent de pierre avale les kilomètres jusqu'à l'horizon, enjambant le terrain montagneux avec une élégance rare. Et dire que j'ai dix kilomètres de décollement de rétines devant moi!! Car c'est bien beau de pouvoir tenir sur la muraille, Mao n'a-t-il pas dit "qui n'a pas gravi la Grande Muraille n'est pas un vrai homme", c'est encore mieux de pouvoir s'acquitter de dix kilomètres de marche sur le dos même du phénomène! Dix kilomètres pendant lesquels je croise en tout et pour tout un groupe en plus de quelques autres marcheurs disséminés le long du parcours. Seul sur l'infini cordon. L'émerveillomètre crève le plafond. Je te renvois au photo pour t'épargner plus de dithyrambisme!!!!!!!!! Et il y avait la place!!!!!!!!!!!!
A l'issue du parcours, complètement émerveillé, je ne suis pourtant pas encore au bout de mes surprises. La Grande Muraille longe un lac qui donne encore un peu plus de cachet à l'ensemble. De l'autre côté de celui-ci se trouve le point de raliement, encore à quatre kilomètres. Or, pour s'affranchir de ces fameux quatre kilomètres, deux options sont possibles. Il y a soit une marche sympathique qui longe l'étendue d'eau, soit une tyrolienne extraterrestre qui part depuis le niveau de la Muraille, survole le lac jusqu'à sa rive opposée. Que croyez-vous qu'il fisse???????????? WHAOUUUUUU!!!!!!!!! Accrochez vos ceintures, prenez une profonde inspiration, serrez les fesses (mouillage de culotte interdit) et gardez les yeux ouverts!!!! En un clin d'oeil, la distance avec le sol passe de zéro à une centaine de mètres au moment d'entamer le survol du lac. Sensations de vitesses, de vertiges, de gratitude, la cerise sur le gateau est en fait une pastèque sur le gateau!!!!! S'il avait fallu un point d'orgue à cette journée dont on pense qu'elles n'existent que dans les contes de fées, c'en est un plus-que-parfait!!!! A l'arrivée, la sensation d'accomplissement est totale. La difficulté de la marche a beau être passée par là, je ne touche plus le sol, malgré la chaleur, je ne suis qu'un immense frisson et les deux heures à attendre les derniers ne viendront en rien atténuer l'exaltation. Si vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, la Grande Muraille, pensez-y, vous n'en reviendrez pas.
Dans le minibus du retour, encore plus qu'à l'aller, les bouchons sont le réceptacle parfait de mes ronflements. Au retour à la maison, je suis déshydrater de fatigue, overdosé de plaisir, Dara accueuille un loque... Qu'à cela ne tienne, la farandole de sushis n'est pas si loin. Dans un dernier effort, j'engloutis tout ce qui passe à portée. Au retour définitif à la maison, je fais part à Dara de mon sentiment d'avoir bouclé la boucle pékinoise, le départ est proche, la prochaine étape choisie, Xi'an et son armée de terre cuite qui auront fort à faire pour me maintenir sur les rails délicieux initiés par Pékin.
Dans un dernier souffle, on se souhaite de faire de beaux rêves.
Au matin du 8 juillet, j'émerge en même temps que mon hôte. Me préparant pour aller acheter un billet de train à la gare, je cherche la clé dont je ne me suis servi depuis plus de 24 heures. Dans mes poches, non. Dans mon petit sac, pas plus de succès. Pris de panique, je retourne mes affaires ainsi que l'appartement. Rien à faire, la clé est introuvable. Quand je vous disait que la confiance règnait... La seule chose qu'il ne fallait pas que je perdes, et bien je l'ai perdu... Bien joué l'artiste... Avec des trucs comme ça, je sens qu'il n'est pas encore venu le moment où vous allez me demander de garder vos enfants pour la soirée!!! Après avoir vérifié absolument partout, je fais part de mon désarroi au maître des clés, ce qui le remplit également d'un affolement de belle facture à tel point qu'il annule ses leçons du jour. Ensuite, on reprocède à la fouille méticuleuse de mes affaires. Toutes les poches sont vidées, les moindres recoins exposés au jour. Rien. Vient encore le tour de l'appartement. Chaque tiroir est ouvert, chaque meuble soulevé, en vain. La tension monte. C'est que c'est la clé habituellement dévolue à sa copine et que pour une raison que j'ai oublié, ça la fout, mais alors, plus que mal. Après deux heures d'excavation, on ne peut que constater les dégats, la clé est perdue pour le meilleur et surtout pour le pire. Dara se lance alors dans les procédures d'usage pendant que je tremble pour mon porte-monnaie, une mésaventure relativement similaire m'étant arrivée à Paris et m'ayant laissée sur la paille au grand bonheur de la guilde des serruriers. Le concierge est prévenu et un technicien est attendu. Un technicien? Et oui, à Pékin, si on perd une clé, même si on a un double, on change la serrure!!!!! C'est la stratégie du pire dans toute sa logique.
Deux heures plus tard, le serrurier se pointe, un mécanisme tout neuf sous le bras. En deux coups de perceuse, le tout est installé. En guise de remerciements, Dara se voit attribuer quatre clés. Je me demande à quoi ça peut bien servir puisque si on en perd une, il faut tout changer!! La facture arrive, étonnament bon marchée, je la règle en modissant les collègues parisiens de prendre près de cent fois le prix demandé ici!!!! La situation est clarifiée, la vie reprend son cours. A nous deux la gare!!!!! Dara, sur mes injonctions, reste cette fois à la maison, c'est pas une gare qui va me faire peur. Erreur.
Pour la rejoindre pas de problèmes, le métro local n'a plus de secrets pour moi. En rejoignant la surface, j'ai le batiment face à moi et tremble. Colossal, à l'image des parcs, des monuments, des murailles. Et contrairement à la veille, le moins qu'on puisse dire c'est que je ne suis pas tout seul. Il est dit qu'à n'importe quel moment de l'année, que ce soit le jour, la nuit, l'équinoxe, le solstice, ils sont toujours au moins dix millions de chinois dans les trains. En cette journée déjà bien mal entamée, j'ai l'impression démente que les fameux dix millions ne sont pas dans les trains mais tous à la gare!!! Valise contre valise, nez contre nuque, c'est un parcours du combattant juste pour atteindre l'intérieur sans même parler des guichets. Des guichets justement, il y en a littéralement à perte de vue et ce n'est pas qu'une façon de parler!! La gare de l'ouest ferait passer la gare de Lyon pour une maquette!! Et comme un bonheur ne vient jamais seul, rien mais alors rien n'est écrit dans l'alphabet de nos ancêtres. Des idéogrammes partout si bien que tout devient une mission spéciale.
D'abord trouver quelqu'un qui parle anglais.
- Excuse me, excuse me?
Personne. Je patiente dans la première queue en face de moi. une heure et quart!!! Une heure et quart pour s'entendre dire : dwvslvnksfzeijpoejaojjjjieahbn uononcvaeipnp!! Comment voulez-vous que j'arrive à quelque chose?? Du doigt quand même, la femme que j'ai en face de moi pointe une direction. Je suis. Là, au milieu de ce bazar inextricable, je tombe, ô miracle, sur un couple de gringos. Eux viennent d'acheter leurs billets et connaissent de ce fait la marche à suivre. Sous la file marquée "aopfpojcp", une personne bredouille l'anglais, là voilà ma clé!! Je re-patiente. Une heure.
- Bonjour monsieur. Un aller simple pour Xi'an s'il vous plait. - Pour quand? - Pour ce soir. - Ahhh... Pour ce soir, je n'ai plus de place couchette, plus de place assise, voulez-vous quand même un billet? - Un billet? - Debout. - Debout? Vous êtes tombés dedans quand vous étiez petits ou vous le faîtes exprès? - Si si, debout. - Allons bon, de toutes façons, le plus tôt le mieux. Et puis, ce n'est qu'un trajet de onze heures alors... (NDLR : ONZE HEURES!!!!! DEBOUT!!!) Je prends!!
Je quitte la gare lessivé par la densité infernale de gens au mètre carré à 17h. Trente minutes plus tard, je suis de retour chez Dara.
A peine de temps de se dire convenablement au revoir que je reprends une ultime fois le métro, cette fois chargé de tous mes bagages, idéal aux heures de pointe. Emporté par la foule, nous ne formons qu'un seul corps, j'échoue à la gare une heure avant le départ. Suis mort et Pékin peu!!!!
Quel parking pour huit jours à Roissy? English translation pending
Bonsoir,
Je voudrais laisser mon véhicule 8 jours dans un parking a proximité de Roissy et j'hésites entre parking Dubois et PR Discount
Je sais que ce sujet a déjà été traité mais apres pas mal de lecture de ce sujet je suis un peu perdu
Merci !!! 😉
Je voudrais laisser mon véhicule 8 jours dans un parking a proximité de Roissy et j'hésites entre parking Dubois et PR Discount
Je sais que ce sujet a déjà été traité mais apres pas mal de lecture de ce sujet je suis un peu perdu
Merci !!! 😉
Terrorisme au Burkina Faso? English translation pending
Mon mari et moi partons au burkina ce samedi 31 juillet. Nous savions qu'il existait des risques d'enlevements au mali, mais nous nous rendions au pays des dogons (zone verte). Nous avions prévu de rejoindre le mali par Ouahiguya et Koro. les médias ne parlent que du mali...et nous découvrons ces risques accrus au burkina. En savez vous davantage? Peut être que vous êtes sur place?
Autre difficultés, nous avons acheté le visa, ou il est inscit la mention "entrée par koro". Peut on passer par une autre frontière? J'ai vu sur le site du ministère du burkina que la menace d'enlèvement a été enregistrée le 9 juillet...et n'apparait sur le site français que le 23 juillet? Que penser?
Bref...c'est le stress...
Si vous pouvez parager vos expériences et vos infos, ca serait sympa.
Merci
Céline