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Récit de croisière sur le MSC Magnifica du 23 au 30 octobre English translation pending
by Jujub · 2010-11-02 · 15 replies
VENDREDI 22 OCT

Départ vendredi midi de Nice, après avoir récupéré notre fils à l’école, pour quelques 400 kms qui nous mèneront dans la petite ville de Mantova, première étape de ce périple automnal.

Trajet sous le soleil et sans histoire qui s’achèvera vers 16h30 par notre installation dans un hôtel de cette bourgade lombarde. Nous nous dirigeons vers le très joli centre ville médiéval, arpentons places et rues et visitons le palazzo ducale et son chef d’œuvre de Mantegna !

Après un aperitivo bien italien, nous irons diner dans un restaurant dont les avis lus sur le net sont bien supérieurs à la qualité des plats servis. Allez, au dodo !

SAMEDI 23 OCT

Lever 7h00. Bon petit dej et nous voilà en route à 9h tapantes pour la cité des doges. Le temps est maussade mais n’entame pas notre gaité matinale. 11H00, nous arrivons au port de Venezia, déposons nos bagages et allons garer notre voiture au parking numéro 2.

Nous marchons jusqu’à la piazzale Roma et embarquons à bord du vaporetto numéro 2 à destination de la piazza San Marco.

Parcourir le grand canal est toujours aussi émouvant !!On ne s’en lasse pas.

La piazza San Marco est relativement défigurée à cause des échafaudages de travaux et de l eau restante de la dernière acqua alta.Nous ne nous y attardons pas et prenons la direction le la calle du 22 marzo et de ses luxueuses boutiques pour se diriger vers le campo San Stefano.

On s’arrêtera acheter des pastilles pour la gorge (toujours sortir couvert lol) et 3 « taglio di pizza » puis nous passerons un agréable moment en terrasse d’un bistrot sur ce joli campo en dissertant sur l’art de vivre à l’italienne.

14H00, il est de temps d’envisager de se rapprocher du port. Nous traversons le pont de l’accademia, le campo san barnaba et son marché flottant et quelques minutes plus tard, le port se présente.

Passage par notre véhicule pour récupérer nos bagages à main et nous nous présentons au palocrociere.

Nous sommes dans les derniers, donc pas d’attente ! Le système d’enregistrement est aisé et pratique. On nous prend même l’empreinte de la CB de suite. Ma femme prend le temps d’acheter, à la boutique du port, un fond de teint, car elle vivait un épouvantable drame depuis qu’elle s’est aperçu (ce matin) que le sien était resté à la maison !lol !

Ce qui est rassurant, c’est qu’on oublie toujours qq chose, donc ça y est, c’est fait !

Bon, après la traditionnelle photo, nous montons à bord du Magnifica, et un employé nous mène à notre cabine (un bon point pour MSC) au pont 8 ou nous retrouvons nos valises.

Nous nous installons dans cette cabine très jolie et très fonctionnelle et montons au pont supérieur pour voir le départ qui, de Venise, est exceptionnel.

On apprendra rapidement que l départ est différé d’une grosse heure…Zut et reZut !

Il fera nuit et on ne verra rien. On ne s’attarde pas et partons faire une visite sommaire de ce navire qui porte bien son nom ! Il est tout simplement somptueux !!Bien plus beau que tous les autres bateaux que nous avons pris jusque là.

C’est l’heure de l’apéro ! Direction le tiger bar. On achète un forfait pour cocktails sans alcool et un Ricard pour papa. Les forfaits sont à mes yeux moins intéressants que Costa et le prix des boissons sensiblement équivalents.

Allez, à la bouffe au resto l’edera. Je ne ferais pas le détail de chaque menu mais c’est à mes yeux largement en dessous de Costa tant sur la qualité des plats que sur leur présentation.

Certains plats ne sont pas bons. Et je le dis sans exagération.

Retour à la cabine ou un courrier m’indique que l’excursion que j’avais réservée est annulée faute de participants ! Je suis heureux….Je me rends vite au bureau des excursions pour trouver une solution. Et comme je veux à tout prix aller à Matera, on fera l’excursion avec les….italiens.

On finira la journée par le spectacle fort sympathique et original.

Dodo !

DIMANCHE 24 OCT

Lever 8H. Direction le restaurant edera pour le petit déjeuner. Le système n’est pas le même que sur Costa. Tout est servi à la place par les serveurs : boissons, viennoiseries, pain et le moindre morceau de fromage est à commander sur la carte. C’est long, trop long. Dorénavant, on ira à la cafeteria.

RDV à 10H pour l’excursion des Sassi de Matera. Excursion avec les italiens, nous sommes 17. Ah, j ai oublié, on a une heure de retard. L’escale sera donc de 11H à 16H.

Et pour les 17, nous avons un superbe minibus dernier cri. D’ailleurs le jeune chauffeur ne maitrise pas trop la clim ni la radio. Nous parcourons les 65 kms séparant Bari de Matera avec des paysages bien ternes. Une guide locale nous récupère au pied du bus et nous démarrons notre ballade à pied dans les typiques ruelles. Nous visiterons un

superbe sasso et une église rupestre. C’est vraiment impressionnant !

Le seul hic, c’est qu’au bout d’une heure, tout le monde au bus pour retourner à Bari.

On sera au pied du bateau à 14H30 pour un départ à 16H.Même pas un tour panoramique pour avoir un aperçu de Bari. Frustrant, vraiment frustrant !

Du coup, ça nous laisse le temps de nous restaurer à la cafeteria.

Qualité des plats sensiblement identique à Costa.

Par contre, beaucoup de produits typiques des croisières italiennes (jambon, fromage, pain, pizza, saucisson etc…) sont d’une qualité nettement inferieurs.

Retour en cabine ou un courrier nous indique que nous changeons de resto et dinerons désormais au quadri venti.En fait, on sera situé dans un endroit moins bruyant.

Nous passons une douce soirée avant d’aller au lit (à noter un très bon spectacle !!)

LUNDI 25 oct.

Lever 8h. Le temps est maussade. Le site aussi puisque il s’agit de katakolon.

Nous n’irons pas à Olympie car déjà vu il y a 3 ans. Nous irons faire un tour vers 10H sous un léger crachin. La visite se résumera à celle de la petite église et à deux boutiques pour acheter une ceinture Diesel et une Gucci pour 9 euros. Sacrée affaire !!lol

Retour au bateau à 11H30, repas au resto, devoirs scolaires pour jujub, cinéma 4D, cafés.

Par contre, il y a énormément de vent et ça bouge. Madame craint, aie ! Je lui donne 2 mercalm et croise les doigts car ce soir, soirée de gala.

Finalement, maman est apte. Oui apte, car la soirée de gala est un vrai parcours du combattant ! Ca commence par un repas digne du flunch, ça se poursuit par un cocktail dans le grand bar ou on regrette vivement le prosecco de costa ! Pouah…infect, pourtant j’aime bien boire un bon canon. Fin du « cauchemar » (tout ceci est très relatif, hein) avec un spectacle, malgré de très bons décors, qui donnerait sommeil à toute une armée.

Au lit…

MARDI 26 oct.

Lever 7H00 pour descendre à terre à 9H00. Le plat du jour se nomme Izmir. Nous emprunterons le « vapur », arpenterons dans tous les sens le bazar autour de la mosquée, boirons un thé bien sympa dans un caravansérail et avalerons un très bon kebab au restaurant guven.Nous reviendrons au bateau en traversant kulturpark et le quartier d’alsancak.

Apres une bonne sieste réparatrice, un moment de détente au soleil qui est aujourd’hui revenu, un apéro nous mène au tant attendu diner.

Eh bien ce soir, ce n’était pas mauvais !!

Par contre, très bon point à MSC pour le gouter avec des gâteaux et des biscuits de très bonne qualité !

Allez, je vais quitter ce récit pour aller au spectacle, me coucher bonne heure car demain, c’est le clou du voyage : ISTANBUL !!!

MERCREDI 27 OCT

Réveil 6H00, douche, petit dej, sortir jujub du lit pour être prêt au départ à 7H30. Faut être à l’heure car le programme est chargé ! Pourtant on restera bloqué 20 minutes avant de pouvoir quitter le bateau. Pourquoi ?je ne sais pas.

Autre mauvaise surprise, le temps ! Très maussade ! On sort du port et en moins de 5 minutes, nous sommes dans le tramway direction sultanhamet.

On sort du tram, il pleut aie !! On achète un parapluie pour jujub.On se dirige vers l’hippodrome, admirons les obélisques et approchons de la mosquée bleue.

Là, il se met à tomber des cordes, et nous nous dépêchons d’entrer dans la mosquée après avoir ôter nos chaussures. L’intérieur est éblouissant ! C’est vraiment de toute beauté !

Quand, nous ressortons, il ne pleut plus, et j’en profite pour la mitrailler sous chaque angle.

Allez, direction topkapi.Il n’y a pas encore foule. On file rapidement vers le harem car il n’y a personne aux guichets. Munis des précieux sésames, nous commençons la visite de ces nombreuses pièces toutes plus éblouissantes les unes que les autres ! C’est vraiment superbe !

C’est le truc à ne pas rater à topkapi.

Vu qu’il n’y a toujours pas trop de monde, on fonce au trésor. Les objets sont incroyablement beaux, d’une richesse phénoménale ! On en ressort abasourdis. Notre visite continuera par le pavillon des reliques saintes, l’arz odasi, la bibliotheque, sunnet odasi, le superbe bagdat kosku et kubealti. Il y a maintenant un monde incroyable et étouffant.

Ca fait 2H30 que nous sommes là, il est temps d’y aller. Un conseil, venez dès l’ouverture car après c’est une fourmilière. Fallait voir le monde aux guichets quand nous sommes partis !

Prochaine étape, la sainte Sophie ! On attend 15 min avant de pouvoir acheter nos billets et d’y pénétrer. Encore une fois, nous ne sommes pas déçus, c’est beau, très très beau.

On se sent vraiment tout petit dans cet immense édifice.

On traverse la rue et voilà l’entrée de la citerne basilique que certains appellent palais englouti. La visite est rapide et indispensable selon moi. On ne peut le comparer à aucun autre monument. C’est complètement irréel et envoutant. Ca correspond tout à fait à l’image que j’avais de l’orient, étant enfant.

C’est presque 13H30 et on a faim. On s’installe dans une petite gargote conseillée par le routard. Boulettes de viande, brochettes d’agneau et salades sont au programme de notre repas. C’est simple, bon et pas cher.

On reprend le tram jusqu’à beyazit pour aller au grand bazar. On y restera une heure et on prendra beaucoup de plaisir à arpenter les allées multicolores. Les gens sont très charmants et accueillants. Nous y achèterons une très jolie lampe digne d’Aladin.

Allez, on reprend le tram pour eminonu et la dernière étape de notre journée : le bazar egyptien.Là aussi, c’est très agréable et coloré ! On craquera pour des loukoums artisanaux qu’un chaland nous aura gentiment fait gouter.

En ressortant, nous sommes devant la mosquée neuve et c’est l’heure de l’appel à la prière. La voix du muezzin nous transporte encore un peu plus dans cet Orient si accueillant. Il est déjà 16H00, vite il faut rentrer. Nous entamons la traversée du pont de Galata, nous faisant passer en quelques minutes d’un continent à l’autre, balayé par les vents, occupé par les pécheurs et survolé par les mouettes. Extra !!

Vous l’aurez compris, cette journée à Istanbul aura été mémorable. Nous avons fait le choix de voir (ou de survoler) un maximum de choses plutôt que de se consacrer pleinement à un ou deux endroits. Ca fera surement bondir les esthètes, mais on s’en fout !

Ce qui est sur, c’est que cet avant gout nous fera revenir ici.

Allez, retour sur le navire ou on se dirige vers le buffet pour boire un thé bien chaud et avaler quelques douceurs. On savourera le départ d’Istanbul du pont supérieur, hypnotisé par la magnificence de tous ses monuments s’érigeant majestueusement devant nos yeux.

Douche, apéro, diner et spectacle clôtureront cette fantastique journée.

JEUDI 28 oct.

Journée en mer. Grasse matinée jusqu’à 9H00 et petit dej en cabine. Sympa.

Matinée studieuse pour jujub qui avance dans ses devoirs pendant que papa et maman se prélassent au soleil à l’arrière du bateau. Repas au restaurant.

A deux jours de la fin de cette croisière, petit point d’étape sur MSC.

Je l’ai déjà dit, le bateau est magnifique. C’est indiscutable. Il est bien évidemment très confortable, hormis le fait que la cabine « grince » énormément quand le bateau bouge.

L’organisation est correcte (malgré le non respect des heures de départs) On sent que les gens de cette compagnie sont des pros qui connaissent leurs jobs.

Le personnel est très discret, pour exemple, on a vu notre garçon de cabine que ce matin car il nous a apporté le petit dej. Il y a beaucoup plus de personnel européen que sur Costa. D’ailleurs ça se ressent au niveau de l’amabilité. Il y a des leçons à recevoir de la part du personnel d’Asie du sud-est toujours serviable et souriant.

Nous n’avons pas essayé le spa, ni les piscines et jacuzzis (trop froid pour des nissarts !)

Par contre, je trouve qu’il y a peu d’activité organisée (jeu etc.…) mais ça ne me gène pas car suis pas fan.

Concernant les spectacles, ils sont quasiment tous effectués, pour l’instant, par la troupe MSC.

Les décors sont superbes, les artistes également (mention au couple espagnol, à la jeune chinoise et aux gymnastes russes) hormis les chanteurs « stars » aux voix de casserole essayant de chanter des trucs que personnes n’a jamais entendu en se prenant pour Lisa Minnelli et Franck Sinatra. Ils arrivent tout de même à endormir une salle entière. Sacrée performance !

La grande différence avec Costa concerne la nourriture (et même les cocktails) et la présentation des plats. Même si depuis 3 jours, je trouve que ça s’est nettement amélioré.

Les produits sont de moins bonne qualité, les choix bien moindres et les plats mois bien cuisinés.

Attention, ce n’est peut-être pas une généralité. Je me rappelle avoir très mal mangé aussi sur un Costa en 2006.

En tout cas, ça tendrait à expliqué la différence de tarif entre les 2 compagnies italiennes.

Perso, je préfère mieux manger et payer un peu plus.

Vendredi 29

Le temps est superbe et ça fait plaisir.Du coup l’arrivée sur Dubrovnik est très jolie.

La matinée sera consacrée au farniente après un solide petit déjeuner.

A midi on grignote rapidement car on débarque à 12h30.Bizarre car le programme annonçait 11h30.Mais bon, MSC n’a pas l’air très à cheval avec les horaires !

On a décidé de ne pas prendre les navettes MSC pour rejoindre la vielle ville (c’est relativement loin) car à 10 euros la navette c’est vraiment du vol.Ce sera donc taxi.

Le débarquement est un véritable bordel car tout le monde se présente au même point de sortie car il n’y en a qu’un ! Mais ça se passera bien car les gens sont civilisés et il n’y a pas de bousculade.

Ca y est, on est dehors et pas de taxi en vue, aie.On sort vite du port et là, il y en a.

Le chauffeur est très sympa (contrairement au retour) et ça nous coûte 9 euros !!

Et on n’est pas dans la cohue des navettes.

Nous voilà devant la porte pile pour revisiter la ville.10ans après, on est passé d’une ville musée à une ville centre commerciale.

C’est heureusement toujours très beau.

Nous visiterons les monastères dominicains et franciscains (pas mal du tout) et la cathédrale (bof). On ira également dans des ruelles vides de touristes et c’était très agréable.

Il est maintenant l’heure de rentrer et de grignoter quelques sucreries accompagnées d’un thé à la cafétéria Sahara.

Après, faudra commencer les valises..snif…

On passera une très bonne dernière soirée avec le classique numéro de ventriloque qui fera hurler (le mot est faible) de rire notre jujub.

Un dernier verre et voilà, c’est fini…

Samedi 30 Oct

La classique matinée de débarquement qu’aucun croisiériste n’aime.

Juste un mot pour dire que c’était très bien organisé.

Nous resterons encore à Venise jusqu’à lundi midi pour profiter une énième fois de la féerie de la cité des doges avant un retour épique sur Nice du aux épouvantables conditions météo.

Conclusion

Une croisière reste pour nous un moment exceptionnel ; c’est d’ailleurs pour ça qu’on continue à en faire.

Mais comme c’était notre première avec MSC, évidemment les comparaisons sont inévitables.

Perso, je préfère Costa qui reste à mon sens un ton au dessus, mais pour autant je ne dénigre pas MSC qui offre un rapport qualité prix très intéressant.MSC est même meilleure que Costa sur certains points (au vu de cette croisière, je précise)

A itinéraire identique, je choisirais Costa, pour autant je reprendrais MSC si le parcours à une date souhaitée nous intéresse.

D’ailleurs on part en juillet sur le Magica faire les 7 capitales et en octobre sur l’orchestra pour lisbonne et cadix.

A bientôt, pour de nouvelles aventures !!!!
Retour sur trois semaines de visites au Pérou English translation pending
by Doumechris · 2010-10-31 · 17 replies
L’organisation du voyage :

Depuis 3 ans, nous repartons au long cours pour les vacances. 2008 a été l’année qui a mis le feu aux poudres. Grâce à un ami travaillant en Ethiopie, ma femme et moi ont convenu qu’il fallait de nouveau voyager, les enfants ayant grandi. Grâce à internet, ce premier voyage a été préparé de notre bureau à coup de mails envoyés à des agences locales de tourisme suite à la découverte du site d’Ethiopian airlines proposant des circuits en plus des vols aériens internationaux et domestiques. Durant près de 2 mois, toute l’information possible sur le pays a été rassemblée afin de connaître les sites les plus intéressants à voir dans un laps de temps très court. Notre idée est d’en voir le maximum tout en supportant un rythme de voyage acceptable et assimilable par l’organisme. Le succès de ce circuit nous a confortés dans l’idée que l’on pouvait maintenant prendre les enfants avec nous afin qu’ils bénéficient des bienfaits d’une ouverture au monde. En 2009, après un projet de vacances au Kenya/Tanzanie, j’ai réussi à argumenter pour se diriger vers la Namibie. Autotour et préparation avec un T.O. local nous ont ainsi permis de visiter une grande partie du pays sans dégoûter les enfants par des kilométrages délirants. Des grands espaces, des animaux sauvages en quantité, un climat frais mais beau ont laissé d’excellents souvenirs à tous. En 2010, il fallait trouver autre chose à voir. L’Asie a été envisagé mais le climat durant l’été n’est pas trop favorable. Peut-être une tentative sera-t-elle tentée à de prochaines vacances de printemps afin de bénéficier d’un temps plus supportable pour visiter l’Inde que personne dans la famille ne connaît ou le Népal. Après un regard sur la mappemonde, l’Amérique du Sud a été trouvée comme prochain point de chute pour l’été. La Bolivie ayant été écartée d’office puisque le père l’a déjà visité il y a près de 20 ans, la destination a été ensuite choisie à l’unanimité : le Pérou. Personne n’y était allé et certains sites étaient déjà bien connus : Machu Picchu, lac Titicaca, les Incas, le seigneur de Sipan. Question climat, on restait dans l���esprit Namibie c’est-à-dire beau mais frais à cela s’ajoute l’altitude qui augmente la baisse de la température. Cela refroidit un peu les envies des plus jeunes mais les arguments des parents l’emportent. Il allait falloir maintenant trouver le circuit que l’on allait monter. Pour cela, internet permet en quelques instants de trouver les principaux centres d’intérêt du pays en parcourant les catalogues des T.O. les plus connus. Ensuite comme pour nos précédents, nous avions prévu de faire confiance à un T.O. local, les expériences ayant été concluantes. Nous dénichons quelques locaux francophones puisque l’espagnol n’est pas parlé dans la famille excepté notre fille mais qu’elle balbutie plus qu’elle ne le parle. Nous envoyons quelques demandes après déchiffrage de leur site. Nous adressons des demandes à ceux nous paraissant les plus sérieux. Après quelques jours d’attente, nous commençons à recevoir des devis qui nous interpellent. Certains nous font découvrir des régions non envisagées au départ tel que le Nord-Pérou et les régions montagneuses de la Cordillère Blanche moins connues que Cuzco. De 15 jours prévus au départ nous entamons une progression dans la durée du circuit y ajoutant par ci par là de nouvelles extensions. Au nord vient se joindre l’Amazonie. Comme l’on prévoit un T.O. local, il faut parallèlement prévoir de notre côté l’achat du billet d’avion Paris/Lima ce qui n’est pas une mince affaire. Les billets doivent satisfaire à plusieurs contraintes : être les moins chers, être aux bonnes dates par rapport à la longueur du circuit retenu, ne pas nous faire passer par les USA, la durée la plus courte possible de l’escale à Madrid car cela nous est apparu très rapidement que le vol serait via Madrid. Fin février, les choix ont été faits : circuit du 18 Juillet au 9 Août Paris-Paris sur vol Ibéria et avec LatinAndes comme T.O. local. Notre interlocuteur sur place s’appelle Walter Candia Valer. Nous discutons par mails pour mettre en place le circuit définitif et le tarif qu’il nous propose nous encourage (environ 2000 euros Lima/Lima par personne) . Du circuit la « terre des pumas » , nous avons choisi de visiter le Pérou dans sa quasi-totalité. Nous trouvons le billet aérien avec escale à Madrid comme convenu. Il n’y a plus alors qu’à attendre le départ avec cependant quelques incertitudes : Nous effectuons les virements de paiement du circuit sans aucune assurance de la notabilité du TO mais nous gardons confiance dans le fait que les années précédentes tout s’est très bien déroulé. Le déroulement jour par jour

Dimanche 18 Juillet : 8h30, départ de notre domicile pour nous rendre à Orly en taxi. Les bagages pour 4 sont trop imposants pour envisager un transfert par RER . Direction Orly-Sud, mais par acquit de conscience Maman vérifie les billets : ce n’est pas Sud mais Ouest où il faut se rendre. Papa s’était trompé par précipitation. Décollage à 10H50 sans encombre, direction Madrid où nous arrivons en fin de matinée. L’enregistrement des bagages et des places sur les 2 vols a été fait jusqu’à Lima ce qui nous laisse du temps pour aller visiter la ville puisque nous repartons à 1H15 du matin. L’aéroport de Barajas est immense ce qui nécessite de prendre des navettes automatiques pour rejoindre le métro qui dessert directement le centre ville. Nous avions préparé notre petite escapade madrilène en prenant plan de la ville et des sites à visiter lors d’un passage-éclair. Nous descendons « place d’Espagne » où une température caniculaire nous attend (37°). Il est près de 15h et la ville est encore assoupie. La faim nous tenaille et nous trouvons vite un restaurant typique où les choix de plats satisfont les différents appétits. Après cette diversion, nous entamons notre périple dans le Madrid touristique via le palais royal, la cathédrale de la Almudena. Nous entrevoyons, sans s’en approcher, le Théâtre Royal tant la chaleur est difficilement supportable. Nous longeons les murs. Nous rejoignons les plazas de la Villa et San Miquel où des halles abritent un marché très à la mode, avant de passer à la plaza mayor à la magnifique unité architecturale. Nous recherchons de l’eau afin de rafraîchir les gosiers assoiffés par la chaleur suffocante de cette fin d’après midi . Nous retrouvons les madrilènes dans les zones commerciales ouvertes le dimanche autour de la « puerta del sol » jusqu’à la « plaza del callao » sur Gran Via. Nous décidons de nous rendre à la « plaza de Alcala ». De beaux immeubles des années 1900 constituent l’essentiel des bâtiments croisés. Les grandes artères que nous parcourons assurent un minimum l’évacuation de la chaleur de la ville entretenue par un soleil toujours aussi vif. Les pieds commencent à s’échauffer et de grosses voix s’élèvent pour demander un arrêt pour manger sachant que dans l’avion, cette nuit, l’attente sera longue. Nous prenons place dans une trattoria sur Alcalà. La cuisine italienne a bien des adeptes partout dans le monde en raison du faible coût des produits utilisés et d’une facile accoutumance aux plats principaux en particulier chez les jeunes. Pâtes et pizzas seront à la table de nombreux repas tout au long du circuit. Après le dîner , nous reprenons le métro pour nous rendre une dernière fois dans le vieux centre. Nous descendons à « la Puerta del Sol » et entamons à la nuit presque tombée un passage vers la place Isabel II où se trouve le théâtre royal. Nous traversons « la plaza de oriente » où un jardin verdoyant concentre une foule multiculturelle . Nous retrouvons ensuite le monument élevé à la gloire de Cervantès représentant Don Quichotte et son fier écuyer monté sur son âne. Une fête gastronomique aux accents de Galice bat son plein sous des barnums au pied de la tour de Madrid. Nous remontons ensuite « Gran Via » jusqu’à la station de métro du même nom pour profiter quelques instants encore de la chaude ambiance de la ville qui commence à s’animer. Une heure de métro plus tard, nous sommes dans l’enceinte de l’aéroport pour attendre notre vol en partance pour Lima.

Lundi 19 Juillet : La journée commence et nous ne sommes pas encore couchés. Nous sommes dans l’Airbus A340, long courrier quadrimoteur qui nous nous fait traverser l’Atlantique et l’Amazonie avant de rejoindre la côte de l’océan Pacifique. Tout le monde s’installe pour une longue nuit qui va nous faire remonter le temps puisque en 12heures nous revoilà 7 heures plus tôt. Repas succinct mais correct. Réveil à 11h plutôt 4h pour avaler un petit déjeuner. 5h30, arrivée dans la nuit noire à Lima. Beaucoup de temps pour récupérer les bagages, mais enfin pas de problème; tous nous ont bien suivis. Maintenant vient l’angoisse : David le guide prévu par le TO sera-t-il bien là ? Après le passage à la douane, tout le monde retient son souffle en sortant de la zone de débarquement et de passage des frontières. Derrière la barrière qui nous sépare des réceptifs cherchant à retrouver les arrivants, nous apercevons le panneau sur lequel est écrit notre nom : Ouf, il est bien là David. Toute notre angoisse disparaît , le voyage peut réellement commencer. Après les présentations, toutefois un premier désagrément: pas de chauffeur pour nous conduire en ville à l’hôtel. David s’empresse auprès du chauffeur de connaître le motif de son absence. Il s’est tout simplement trompé d’heure. On lui avait dit 6h30 mais il s’était plus souvenu si il s’agissait du main ou du soir. Après ce contretemps, nous avons rejoint le minibus, avec une heure de retard, commencé à se mêler aux embouteillages de Lima et à s’imprégner de l’ambiance grise et fraîche de cette mégalopole. Un brouillard fin s’abat tous les matins d’hiver pour se dissiper vers midi. D’ici là, il faut s’adapter pour vivre dans cette ville aux banlieues lépreuses où les mototaxis encombrent les rues. Peu de véhicules particuliers toutefois, mais une foule de bus , d’autobus de ligne, de taxis en tout genre. En 45 minutes nous rejoignons notre hôtel (Kamara) situé quasiment en plein centre historique. Des mesures de sécurité importantes permettent de vérifier l’attention toute particulière qu’il faut faire au cours de déplacements. Grilles aux portes de l’hôtel, vigiles sont monnaie courante devant de nombreux établissements commerciaux. Nous rejoignons nos deux chambres et après une toilette réparatrice, nous allons prendre un petit déjeuner. A 10h, le guide nous rejoint pour nous faire visiter le centre historique. Nous commençons par une rue pleine de libraires qui donne dans la place San Martin . Ce personnage est un des héros de l’indépendance du Pérou au cours du XIXème siècle. Après la canicule de la veille, le temps breton nous réveille pour continuer la visite en direction de la plaza mayor qui est entourée de tous les bâtiments caractéristiques d’une capitale coloniale espagnole. Cathédrale, administration centrale, présidence de la république, banque centrale et autres. Avant le premier déjeuner péruvien, nous visitons quelques églises de style baroque car de nombreuses originales du XVIème siècle ont été détruites lors de tremblements de terre. Peu avant midi, nous retournons devant la présidence de la république sur la plaza mayor pour assister à la relève d la garde, événement qui voit arriver une forte concentration de touristes. A l’occasion de notre repas pris dans un restaurant à deux pas du centre touristique, nous goûterons le cocktail local, le « Pisco Sour » ainsi que la cuisine locale qui s’avérera très variée à base de céréales comme le quinoa, de viandes souvent exotiques telles que l’alpaga. Après le repas, nous continuons nos visites par celle du musée de l’Inquisition qui fit tant trembler jusqu’au XVIIIème siècle et celle d’un musée privé (musée Cohen) présentant de magnifiques collections d’objets des différentes civilisations ayant traversé l’histoire du Pérou. Après cela nous retournons à l’hôtel, fatigués par la promenade, le décalage horaire et les différences de température subies depuis deux jours. Nous prenons congé de notre guide qui nous rejoindra le lendemain pour nous conduire à la gare routière. Un cadenas sur un bagage qui ne veut pas s’ouvrir viendra ternir l’ambiance en cette fin d’après midi. Il a fallu ressortir pour le remplacer (Cela nous a permis de tester notre espagnol) et puis, par hasard la combinaison s’est de nouveau ouverte. Après ce petit contretemps sans grave conséquence, nous prenons la décision de dîner à l’hôtel afin de nous économiser un peu, demain étant une journée de voyage en bus de ligne. Pour le repas, nous choisissons cuisine italienne ce qui ravira l’ensemble des convives. Les enfants vont se coucher mais les parents attendent une visite : notre T.O. doit venir nous rencontrer afin de nous donner les éléments pour continuer le voyage. A 21h30, Walter apparaît dans le hall de l’hôtel et se présente à nous. Il vient de monter son agence à Cuzco depuis quelques mois et cherche encore des clients malgré un emploi du temps déjà bien chargé. Il accompagne aussi un groupe de touristes français . Il nous explique qu’à chacune de nos étapes un guide , un chauffeur et un van nous attendront pour nous faire visiter la région et nous conduire jusqu’au prochain moyen de transport qui nous amènera à notre destination suivante. Au Pérou, afin de diminuer le chômage en province, les accompagnateurs de circuit sont des locaux assermentés, associés chacun à une région et souvent à une spécialité comme guide de haute ou moyenne montagne. Nous prenons congé de notre hôte après ses précieux renseignements fournis pour le déroulement ultérieur de notre aventure. A 22h30, extinction des feux.

Mardi 20 Juillet : Réveil à 5h15, rassemblement des bagages puis petit déjeuner au restaurant de l’hôtel Kamana où nous avons passé une excellente nuit réparatrice. A 6h45, nos guides et chauffeur viennent nous chercher pour rejoindre la gare routière située au sud de Lima dans une banlieue glauque que le temps gris n’améliore pas. Nous déposons les bagages qui seront mis en soute et attendons patiemment la montée après contrôle par caméra. Nous partons à 8h10 dans le bus de ligne de la Compagnie Movil Tour en direction de Mancos via Huaraz dans la Cordillère Blanche, une chaîne de montagne où de nombreux sommets dépassent les 6000 m. C’est notre 1ère expérience de ce type de transport. Par crainte de souci de mal au cœur, Pierrine, notre fille a pris des médicaments qui s’avéreront efficaces. Le bus est confortable, muni de WC, de TV , de sièges inclinables afin de supporter un long trajet. Aujourd’hui, ce sera essentiellement du repos avec découverte de différents paysages qui s’étageront du niveau de l’océan à plus de 4000 m. Nous traversons tout d’abord Lima par de grands axes souvent encombrés, puis la Rimac, le fleuve qui sépare la ville en deux . Au nord, nous atteignons la banlieue et la ville de Callao où se situe notre premier arrêt. Nous accueillons quelques voyageurs supplémentaires avant d’emprunter la Panaméricaine, l’axe mythique qui joint les Amériques. Dès que nous quittons la métropole, nous longeons l’océan Pacifique qui vient se jeter sur la plage en de nombreux rouleaux. De hautes dunes de sable bordent la route côté oriental et cela sur des dizaines de kilomètres. De temps en temps , des oasis de verdure apparaissent au débouché des quelques fleuves se jetant ans l’océan en provenance des contreforts de la cordillère. Des cultures de cannes à sucre forment l’essentiel de l’agriculture associée à une culture maraîchère qui assure l’approvisionnement de la capitale en légumes frais. Les arrêts sont fréquents pour franchir des péages qui sont établis sur les axes principaux de l’ensemble du pays. Le réseau routier que nous parcourrons durant notre circuit, est dans l’ensemble en bon état . A midi nous nous arrêtons à Barranca pour déjeuner dans un restaurant de station-service. Afin de diminuer le temps d’arrêt, nous prenons un plat unique de riz-poulet de qualité tout à fait acceptable. Nous nous sommes dérouillés un peu les jambes avant de continuer le voyage. En reprenant la route qui commence à s’élever le long du rio Fortaleza, le soleil fait son apparition. Nous traversons quelques villages avant que les virages deviennent de plus en plus nombreux alors que la route grimpe à l’assaut du col de Conococha qui culmine à 4200m. De là haut, la vue est très étendue à la fois sur la lagune qui s’étend à nos pieds et sur la cordillère de Huayhuash qui barre le paysage vers le sud-ouest. Le col est une grande étendue plate parsemée de marais où paissent des troupeaux de moutons pour l’essentiel. Nous entamons la descente vers Huaraz, tout de même situé à 3060 m. Nous nous arrêtons pour faire descendre l’essentiel des clients qui viennent ici pour la découverte de la haute montagne andine en participant à des treks . Encore une heure de route avant de rejoindre Mancos où nous attend notre guide Eduardo. Il nous conduit chez l’habitant d’après ce qui était prévu dans notre programme mais nous découvririons en fait un petit lodge de montagne très confortable. Situé au pied du Huascaran, la plus haute montagne du Pérou, il bénéficie d’une vue imprenable sur la montagne depuis un très agréable jardin. Les chambres sont simples mais disposent de tout le confort nécessaire pour y passer deux nuits. A 2600 m, nous n’appréhendons pas trop cette altitude qui ne nous pèse pas trop. Nous n’aurons pas de malaises, ni de difficultés particulières pour dormir. La fin d’après midi se passe à s’installer tranquillement et à profiter d’un paysage somptueux que bien des montagnards que l’on connaît nous envieraient. Le soleil couchant sur les deux sommets du Huascaran embrase l’ensemble de la montagne qui nous domine. Le dîner servi dans une petite salle, où de nombreux souvenirs de montagne ( photos d’ascension, piolets) sont accrochés aux murs, est composé d’une excellente soupe de légumes et de riz-poulet suivi d’une salade de fruits. A 21h15, nous nous endormons.

Mercredi 21 Juillet : Ce matin réveil à 7 heures, un soleil magnifique inonde les fenêtres de notre chambre et le Huascaran enneigé. Très bon petit déjeuner où nous sommes accueillis par Walter, notre hôte patron de la « Casa de my habuela ». Aujourd’hui, nous allons en haute montagne visiter les lagunes de Llanganuco, une promenade plus qu’une marche au long cours. A 8heures comme prévu, Eduardo et le chauffeur viennent nous chercher. Nous nous arrêtons tout d’abord au Campo Santo de Yungaï, souvenir d’un tremblement de terre suivi d’un glissement de terrain qui fit 80000 victimes dans la vallée en 1970. La ville a été reconstruite à quelque distance de la ville ancienne afin d’éviter de nouveau une même tragédie. Ensuite, nous entrons dans le parc naturel du Huascaran, qui fait partie des sites naturels de l’Unesco ce qui implique une forte implication dans le respect de la nature. Nous passons alors dans une brèche impressionnante faite entre 2 sommets emblématiques des Andes le Huandoy, d’un côté et le Huascaran de l’autre. Au fond, s’étalent les deux lagunes successives de Llanganuco établies à 3850m. Le soleil brille et aucun vent glacial prévisible en cette saison ne souffle ce qui permet de profiter au maximum d’un environnement magnifique à la végétation impensable, pour un européen, à de telles altitudes : arbres de différentes espèces, roseaux, etc… Nous continuons notre route qui est en fait un chemin gravillonné jusqu’à un belvédère à 4750 m où nous embrassons un paysage extraordinaire avec des dizaines de sommets dépassant 5500 m. Malgré que ce soit l’hiver, il faut atteindre plus de 5000 m pour voir de la neige accrochée aux pentes. A cette hauteur, la marche s’avère difficile et nous profitons de ces quelques instants pour immortaliser notre passage dans ce haut lieu de l’andinisme. Lionel Terray n’a-t-il pas gravi le Huandoy que nous voyons en face de nous, en 1956. Ensuite, nous redescendons à la lagune Coracincha située à 3850 m pour pique-niquer au pied des chênes quena , arbres endémiques de la région. Temps magnifique et même chaud puisque nous restons en T-shirt. Le lac permet le canotage mais pas la baignade. Nous faisons après le repas une petite promenade afin de profiter du site constitué de vertigineuses falaises tombant directement sur les eaux turquoises. C’est un lieu très fréquenté par les excursionnistes le plus souvent péruviens. La suite de l’après midi se déroule dans le jardin de l’hôtel afin de contempler la vue majestueuse sur les sommets environnants. A 2600 m, on reprend également son souffle. La descente a été l’occasion de voir la vie difficile des montagnards occupés aux travaux des champs avec le plus souvent comme moyen de traction des charrues, des bœufs. Le dîner passé, le coucher s’effectue à 21h15.

Jeudi 22 Juillet : Le guide nous a donné rendez-vous à 7h45, aussi sommes nous debout à 7h afin de profiter de l’excellent petit déjeuner du lodge. Comme les jours précédents, il fait un soleil magnifique mais la fraîcheur est là également. Nous embarquons pour une heure de taxi pour nous rendre sur les hauteurs de la vallée du rio Santa au pied du Huascaran. Ce matin, un petit trek nous attend afin de nous imprégner de la vie rurale dans la cordillère blanche. Nous sommes déposés à 3400m dans un petit village en pleine activité. Les hommes et femmes s’affairent à nourrir les bêtes – moutons, porcs, vaches- soit dans les fermes, soit dans les champs. Nous croisons un préposé chargé de s’assurer d’une parfaite équité dans la distribution d’eau entre les propriétaires des champs de la communauté. Pour cela, il ouvre et ferme de petites vannes de pierre situées sur les rigoles qui transportent l’eau issue des sommets. Nous descendons le long d’un sentier qui nous ramènera au lodge après une marche d’environ 4 heures à travers les petits villages créés autour d’une place centrale dotée d’un jardin planté de palmiers et où l’église et la mairie constituent les bâtiments principaux. Nous avons la chance de rentrer dans une école maternelle dans laquelle nous donnons quelques stylos et cahiers. La maîtresse et les enfants nous en remercient en chantant. La région est truffée de mines, une d’or est visible à bonne distance, et une seconde, de charbon permet de voir la fin de l’extraction à la sortie des boyaux. Des bosquets d’eucalyptus embaument l’atmosphère. Ces arbres à la pousse rapide, ont permis la reforestation après de trop nombreuses coupes des espèces indigènes en raison des besoins des populations en bois de chauffe. Un bon repas pris en plein air nous permet de reprendre des forces après notre demie journée de marche. L’après midi, nous en profitons pour lire et se divertir avant de rejoindre Huaraz où nous prendrons le bus de nuit pour Trujillo : une nouvelle expérience pour nous tous. A 17 h, le guide et le chauffeur nous conduisent à la « Chamonix » des Andes en remontant la vallée du rio Santa ce qui nous permet de profiter de très belles échappées sur la Cordillère Blanche. De la gare routière où nous avons laissé nos bagages, il nous faut environ 30 minutes pour rejoindre le centre ville. Le calme de Mancos est remplacé, pour quelques heures, par l’animation d’une ville vouée à la haute montagne. Vêtements et équipements d’escalade apparaissent aux vitrines de nombreuses boutiques de même que des sociétés de guides et de treks. A la nuit tombée, nous nous engouffrons dans un restaurant….italien au menu à 11 soles. Nous rejoignons ensuite le terminal des bus en traversant des quartiers aux rues vides, aux boutiques au rideau baissé où dominent la couleur blafarde des néons et les aboiements de chiens qui semblent pas toujours bien intentionnés. Une heure à attendre avant de monter dans le bus qui nous mène à Trujillo. Nous laissons là notre guide Eduardo qui nous a permis de bien découvrir sa région. A 21h30, nous nous installons au rez de chaussée d’un bus à étage disposant de tout le confort pour passer une nuit à bord. Couverture et petit en-cas nous sont distribués par une hôtesse comme dans un avion. La télé dispense un film d’aventure avant l’extinction des feux.

Vendredi 23 Juillet : Nous trouvons notre nouveau guide Pedro au terminal routier de Trujillo à notre arrivée à 7h30 à Trujillo. Nous sommes emmenés à l’hôtel Pullmann situé en centre ville où nous prenons le petit déjeuner et nous nous accordons quelques minutes pour faire un brin de toilette avant d’attaquer nos visites. Ce matin, nous quittons la ville par le sud pour rejoindre le site de la « Huaca de la Luna » où sont entreprises depuis une vingtaine d’années des fouilles archéologiques. Il s’agit d’une pyramide détruite en grande partie par les intempéries, construite en briques et appartenant à la civilisation « moche » datée entre le II et le VIII ème siècle. De nouveaux trésors y sont découverts presque tous les jours. Cette civilisation a construit en empilant les édifices religieux les uns au-dessus des autres ce qui permet d’espérer des découvertes dans les couches les plus profondes non encore creusées. Sous des auvents protégeant les zones de tombes et de salles aux murs colorés, nous pouvons voir les différentes représentations des dieux, en particulier du dieu principal dit « l’égorgeur ».sous forme de bas-reliefs polychromes . Durant près de deux heures, nous parcourons les différentes époques de cette civilisation situées à des niveaux différents de fouille et apercevons la « Huaca del Sol », la plus grande pyramide d’Amérique du sud qui n’est pas encore inventoriée. A la fin de la visite, nous traversons un ensemble de stands de produits d’artisanat d’une grande finesse (céramiques, bijoux, etc…). Pour déjeuner, nous partons au nord de Trujillo sur la côte Pacifique dans la station balnéaire de Huanchaco où je mangerai mon premier ceviche, spécialité culinaire à base de poissons crus assaisonnés d’une vinaigrette au citron vert. Le restaurant domine la plage où les nombreux rouleaux permettent le surf et la pratique des cabalittos de totora, embarcations en roseaux servant à la pêche et utilisées depuis des centaines d’années. Le soleil brille de nouveau après dissipation des brumes matinales qui enveloppent toute la région côtière. En retournant à Trujillo, nous nous arrêtons à Chan Chan, cité conquis par les ncas à la fin du XVème siècle après un siège de 10 ans. La ville s’étend sur 20 km². Elle appartient à la civilisation Chimu qui succéda aux Moche. C’est une enceinte fortifiée construite en adobe. Nous y visitons la citadelle Tschudi Nous voyons la place centrale, lieu des cérémonies et de sacrifices, la zone de l’administration où de petites cellules constituaient les bureaux des fonctionnaires gérant les différentes régions du royaume. A proximité de la mer, se trouvent d’autres enceintes, témoignage d’une autre période de cette civilisation encore mal connue. De retour à Trujillo, nous allons parcourir le centre ville historique situé autour de la plaza de armas et à peu de distance de l’hôtel. La rue de l’hôtel est remplie de stands temporaires d’artisanat ce qui favorise les dépenses de souvenir (nappe en coton , pena, etc…). Ce soir là, nous faisons un repas dans un restaurant chic de la rue Pizarro.

Samedi 24 Juillet : A 7h40, départ en voiture privée pour Chiclayo. Comme tous les jours, brume et fraîcheur sont au rendez-vous. Nous empruntons la panaméricaine direction nord. A environ 40 km de Trujillo, nous la quittons pour rejoindre un site archéologique nouvellement ouvert aux visites. Il s’agit de la Huaca de Cao au musée créé en 2009 à la suite de la découverte d’une magnifique tombe d’une femme de haut rang de la civilisation Chimu. Le musée très sobre, en béton brut, conserve les trésors découverts dans une pyramide située à proximité immédiate de l’océan. Comme à la Huaca de la luna, de nombreux bas-reliefs présentent des motifs géométriques et des représentations du dieu égorgeur et de poissons. Des échafaudages de protection permettent de maintenir en état les restes de tombes où de nombreuses pièces de poterie et des bijoux ont été retrouvées de même que des momies bien conservées regroupées dans le musée nouvellement installé grâce à des fonds allemands. Après la visite du site, nous continuons par celle du musée où ont été rassemblées les pièces essentielles découvertes lors des fouilles. Les salles à la lumière parfaitement adaptée, jouissent d’une magnifique mise en valeur des objets d’orfèvrerie, des tissus multicolores souvent associés à des plumes d’oiseaux d’Amazonie trouvés dans les différentes couches de la pyramide principale. Nous reprenons ensuite la route de Chiclayo en traversant de nombreux villages où la principale industrie est la riziculture. Avant midi, nous nous dirigeons vers Zana, ancienne ville coloniale importante pillée au XVIIème siècle par les pirates anglais . Il reste les vestiges de nombreuses églises qui sont devenus le repaire de vautours. A l’importance de la taille de ces monuments, on s’imagine quel pouvait être le rôle de cette cité dans le commerce local et dans l’exportation vers l’Espagne des produits agricoles locaux tels que la canne à sucre dont la culture est toujours essentielle pour la région. Midi approchant la recherche d’un restaurant s’est confirmée mais a été contrariée par la crevaison d’un pneu sur notre van. Cela nous a permis de nous attarder dans un village et d’y voir la vie s’y dérouler en particulier autour d’un puits qui semblait être la seule source d’eau possible. Après le repas pris dans un restaurant local où nous avons goûté un excellent canard cuisiné aux haricots blancs, nous nous sommes rendus au site où a été trouvé la tombe du « Seigneur de Sipan », l’équivalent au Pérou de la tombe de Toutankhamon pour l’Egypte. Comme pour les sites précédents, nous voyons émerger des buttes qui constituent souvent le seul relief dans le paysage et qui sont en réalité les restes de pyramide de brique en partie effondrée. C’est dans l’une d’elles, la Huaca Rajada, qu’ont été découvertes les tombes inviolées de riches personnages datant de 1750 ans et appartenant à la civilisation moche. Une reconstitution permet de voir les tombes telles qu’elles ont été découvertes en 1987. L’intérieur des tombes constitué en plus des corps, d’objets nécessaires à la vie dans l’au-delà et même de personnes sacrifiées lors de l’enterrement du propriétaire, a été installé dans un musée à Lambayeque ouvert en 2002. Après cette série de visites, nous rejoignons l’hôtel Inti à Chiclayo en s’arrêtant en ville à la promenade des Muses, dont notre guide était très fier mais qui, pour nous, par ses statues et monuments pseudo romains semblait très kitsch. Situé en plein centre, notre hôtel nous a permis de visiter la partie la plus pittoresque constituée bien entendu par la plaza mayor dominée par la cathédrale. Ce soir-là, il nous a fallu près d’une heure et demie pour se décider sur un restaurant qui a plu à nos papilles puisque nous y sommes retournés le lendemain soir.

Dimanche 25 Juillet : Grasse matinée, départ à 9heures. Nous commençons nos visites par celle du marché aux sorciers. En effet, le chamanisme est encore très vivant au Pérou et les ingrédients nécessaires aux cérémonies se trouvent rassemblés dans ce lieu. On trouve ainsi plantes hallucinogènes, peaux de bêtes sauvages, squelettes et gris-gris en tout genre. Par la route ensuite, nous rejoignons Tucume aux 26 pyramides disséminées dans la plaine. Le musée regroupe les découvertes récentes faites en particulier dans la Huaca Larga, la plus grande construction en adobe du monde. Nous montons ensuite sur un belvédère d’où nous pouvons avoir une vue panoramique sur les amoncellements de briques, restes des pyramides de la civilisation sican. Nous rejoignons, pour midi, Lambayeque afin de visiter, après le déjeuner, le musée des tombes royales de Sipan où ont regroupées toutes les découvertes des sépultures du seigneur de Sipan, de son aïeul et du grand prêtre qui appartenaient à la civilisation moche du début de l’ère chrétienne. Le monument reprend la forme des pyramides moche et la couleur du sang tellement présent dans la vie telle qu’elle a été représentée sur les poteries très détaillées découvertes dans les tombes. La visite se fait en descendant. Tous les aspects de la civilisation moche sont présentés à partir des œuvres trouvées. Céramiques, tissus, orfèvrerie représentent la vie religieuse, politique, militaire avec les vainqueurs et les vaincus. Les squelettes sont présentés avec les ornements (pectoraux en or, ceintures, armes etc…) qui les ont accompagnés lors de leur dernier voyage. Cela se termine par une reconstitution animée de la cour du vieux seigneur. Toutes les explications nous ont été données par notre guide Pedro. Vers 16h nous retournons à l‘hôtel Inti afin de préparer les bagages simplifiés que nous emporterons avec nous dans le lodge amazonien. Papa part faire quelques photos dans le centre historique afin de profiter d’un éclairage différent . Pour le dîner, nous retournons au Campero chicken où chacun se régale. Nous nous couchons tôt après avoir reçu par anticipation le petit déjeuner en prévision de notre départ très matinal.

Lundi 26 Juillet : Réveil 4h. En effet, ce matin nous prenons l’avion pour nous rendre à Puerto Maldonado dans l’est du Pérou. Nous changeons d’avion à Lima et faisons ensuite escale à Cuzco. A 5 heures, le guide est à l’heure mais le chauffeur est un peu en retard .Le vol (Airbus A319-Lan Peru) pour Lima est à 6h10. Il faut payer des taxes aéroportuaires avant l’embarquement. Après 70 minutes de vol, nous arrivons à Lima pour un transit d’environ 2h passées à faire les boutiques très coûteuses de l’aéroport. Le vol de 55mn pour Cuzco est splendide en raison du survol des Andes sous un soleil magnifique. L’escale d’une trentaine de minutes nous permet de faire connaissance visuellement avec Cuzco que nous visiterons à notre retour d’Amazonie. Après 35 minutes de vol, nous nous posons à Puerto Maldonado, 250 mètres d’altitude. Nous nous attendons à une chaleur importante surtout qu’il est 13 heures à notre arrivée. Nous rejoignons l’aéroport à pied en traversant le tarmac. Nous sommes un peu surpris par la température trop agréable à note goût (27°). Le TO local nous attend avec un bus très coloré aux sièges en bois, sans vitres tout à fait adapté aux conditions climatiques locales. Nous traversons une ville aux basses maisons de bois. L’essentiel du transport s’effectue avec des mototaxis. L’atmosphère nous rappelle celle des villes des trappeurs et de contact multiculturel. Les indiens des Andes et les indiens de l’Amazonie se croisent . Nous déposons l’essentiel de nos bagages dans les locaux de l’agence qui possède le lodge où l’on va séjourner durant 2 jours au bord du Madre de Dios, un affluent de l’Amazone. Ensuite, le bus nous conduit au port fluvial où l’on embarque sur une longue pirogue pour rejoindre notre base à 90 minutes de navigation en aval. Puerto Maldonado est une ville en constante évolution, point de rencontre entre des peuples en constante hostilité depuis des lustres. Au fil du fleuve, nous découvrons la manière de vivre des garimperos, chercheurs d’or- orpailleurs qui fouillent le fleuve à la recherche d’éventuelles pépites qui pourraient les sortir de la misère, en polluant l’eau par l’utilisation de mercure. La pêche est interdite, en principe, en raison de cette pollution. A 15h, nous abordons au ponton situé au pied du lodge qui nous hébergera 2 nuits. Construit avec des matériaux locaux (bois, palmes, etc…), il est fait de bungalows sur pilotis construits autour d’un bâtiment central au milieu d’une végétation tropicale luxuriante. Les fortes précipitations ont conduit à protéger par des toits en palme les liaisons piétonnes surélevées disposées entre les bâtiments centraux et les paillottes confortables qui nous hébergent. Chacune possède une véranda dotée de rocking chairs et de hamacs qui feront la joie des enfants et même des plus grands. En raison de la chaleur, les murs y sont à claire-voie . Après dépose des bagages, nous allons vite déjeuner car l’heure avance et à 16 heures, nous entamons une promenade à l’île des singes. Nous abordons une plage sablonneuse située en face du lodge, où le guide nous fait les recommandations d’usage avant de s’enfoncer dans la forêt tropicale, en particulier de ne pas s’éloigner du sentier balisé et de ne pas s’approcher de la végétation qui peut s’avérer dangereuse. Les bruits de la forêt se font de plus en plus entendre, cris de singes, chants d’oiseaux, vent dans le feuillage d’arbres immenses qui obscurcissent la lumière dès lors que l’on rentre sous le couvert. Après quelques minutes de marche, nous voyons, tout d’abord assez haut dans les branchages puis de plus en plus près de nous, des colonies de singes de différentes espèces qui semblent très habitués à la présence humaine. En effet, notre guide porte avec lui un sac rempli de bananes qui serviront à les attirer. Ainsi il sera plus facile de photographier ces singes que la plupart n’a vu que dans des zoos. Nous verrons ainsi quatre espèces différentes dont des capucins blancs qui viendront à tour de rôle se laisser photographier et approcher. Nous restons ainsi une heure à traverser la forêt avant de rejoindre la rive du fleuve que nous retraversons en pirogue. Nous finissons la fin de l’après midi au bar du lodge qui comporte baby foot, ping pong pour l’amusement de tous. Après le dîner, nous discutons avec des canadiennes au sujet de nos circuits réciproques et nous comparons nos expériences réciproques en particulier sur la qualité des agences de voyages. D’après les dire de chacun, nous avons fait un bon choix car jusqu’à présent, les prestations promises sont tenues et la qualité de celles-ci est respectée. A 20 heures, nous embarquons sur une pirogue afin d’aller à la rencontre des caïmans le long des rives du Madre de Dios. A la lueur d’une puissante torche, le guide recherche les reptiles mais nous n’en croiserons que deux ou trois de petite taille. La fraîcheur humide s’est installée ce que l’on avait pas prévu pour dormir et il a fallu rassembler des couvertures pour passer une nuit tranquille au sommeil réparateur.

Mardi 27 Juillet : Lever à 6 heures mais le réveil a été bien plus matinal en raison des cris des différents animaux qui peuplent les environs. La toilette a été rapide car la chaleur amazonienne n’est pas là. A 7 heures, nous entamons une visite de la forêt qui entoure le lodge. Le guide nous présente tous les aspects de cet écosystème tant au niveau des fleurs, des arbres , de la vie animale tant terrestre, nautique qu’aérienne. Durant près de 2 heures nous nous enfoncerons dans la jungle sous un couvert oppressant en raison de la hauteur des arbres, de l’impossibilité de quitter le sentier sans disparaître dans une végétation envahissante et quelquefois dangereuse. La saison sèche fait que l’humidité n’imprègne pas nos vêtements comme on peut l’imaginer. Le soleil perce la canopée et vient éclaircir le sol où les fourmis processionnaires portent sur des distances importantes des déchets de feuille pour alimenter leur nid. Nous rejoignons un petit lac après avoir traversé un marigot sur un pont de liane. Un mirador d’une vingtaine de mètres de haut permet d‘admirer la vie lacustre: plantes, oiseaux, petits mammifères, reptiles. C’est le seul endroit qui permet d’avoir une vue étendue sur la forêt. Après la vue d’en-haut, nous montons dans une petite barque pour faire le tour du petit lac et approcher au plus près la vie aquatique en particulier nous pourrons voir un petit caïman qui viendra frôler notre embarcation. Nous retournons au lodge par un autre sentier ce qui nous permet d’observer d’autres éléments vivants de la forêt amazonienne en particulier des singes plus sauvages que la veille. Le guide nous montrera comment faire des flèches à partir de branche de certains arbres et des arcs de certaines lianes. Il nous fera également goûter des plantes comestibles bien utiles à connaître si l’on se perd dans cette immensité. De retour à 11 heures, nous nous préparons pour aller à la piscine, intérieure pour faciliter son entretien et son utilisation à la période des pluies. Hélas, la fraîcheur de l’eau refroidira l’ardeur même des plus jeunes. Après le repas pris sous forme de buffet ce qui permet à tous de trouver son bonheur, nous nous reposons dans les hamacs jusqu’à 15h30, heure de reprise des activités. Cette après midi nous partons jusqu’à un marigot où vit une troupe de caïmans . Lorsque nous parvenons à ce petit étang entouré par la forêt, un guide a préparé un petit banquet pour nos hôtes constitué de pièces de viande posées sur des planches. Petit à petit, l’eau est percée par des yeux globuleux de plus en plus nombreux et gros. En effet, les petits sont envoyés en éclaireur mais ce sont les plus gros qui sortiront les premiers de l’eau pour s’approcher du festin. Craintifs, ils sont, mais affamés encore plus ce qui fait que bientôt les pièces de viande sont l’objet de convoitise de la part des anciens qui ne laisseront que des miettes aux jeunots. Cela permet de faire crépiter les appareils photos. Après avoir assisté à une heure de festin où viendront se mêler quelques oiseaux chapardeurs, nous rejoignons notre hébergement pour profiter d’un apéritif bien mérité, pour les uns, du baby foot pour les autres.

Mercredi 28 Juillet : Aujourd’hui fête nationale au Pérou. Lever 6 heures après une nuit toujours aussi froide pour le lieu . Ce matin est prévu notre retour à Cuzco par avion mais l’heure du vol n’est pas connue ce qui semble le cas pour l’ensemble des hôtes qui quittent le lodge. Tous les vols partent en fin de matinée. Après le petit déjeuner et le rassemblement des bagages, nous embarquons sur notre pirogue direction Puerto Maldonado. Temps ensoleillé qui se réchauffe au fur et à mesure que la matinée avance. Nous croisons ou doublons des longues pirogues étroites sensiblement semblables à la nôtre qui constituent le seul moyen de transport disponible sur le fleuve. Celui-ci est à un bas niveau puisque nous sommes à la saison sèche dégageant ainsi de vastes plages de sable. Sur les rives, nous apercevons quelques villages de cases qui vivent de l’agriculture et de l’élevage de porcs et de volaille. A l’arrivée au port, c’est l’effervescence autour des bacs assurant le passage de la rvière. Bientôt, un pont, en construction, franchira le Madre de Dios pour faciliter les échanges entre la Selva péruvienne et la Bolivie. Nous rejoignons les bureaux de l’agence et récupérons nos bagages. Nous traversons de nouveau la ville en direction de l’aéroport en passant par de fréquents chantiers routiers, preuve que la région est en pleine révolution en voulant développer le tourisme par la création de voies désenclavant le bas Pérou depuis l’altiplano. A l’aéroport, les deux heures d’attente seront occupées à farfouiller dans les petites boutiques d’artisanat mettent en valeur la production régionale autour des plumes d’oiseaux multicolores, de bois sculptés représentant la faune tropicale. A 11h30, décollage pour 35 mn de vol en direction de Cuzco. Nous survolons tout d’abord la forêt amazonienne coupée par les méandres des rivières à la couleur sable qui finiront toutes dans l’Amazone quelques centaines de kilomètres en aval. Les dernières minutes de survol , nous les passons au-dessus de hauts sommets entourant la capitale des Incas. A notre arrivée, nous avons la déception de récupérer une valise abîmée et malgré note demande via notre guide, Lan Peru ne veut pas en tenir compte pour un éventuel dédommagement. Elle finira quand même le voyage avec quelques attentions de notre part. Nous allons directement à l’hotel Casa de Campo, situé sur les hauteurs dans le quartier san Blas, très pittoresque avec ses vieilles maisons coloniales et ses boutiques de peintres. L’étroitesse des rues fait que nous sommes obligés de porter nos bagages pour atteindre notre hébergement. Nous y déposons nos affaires, puis allons à la recherche d’un restaurant que nous trouverons vite car le quartier en est bien pourvu. San Blas est l’endroit à la mode qui réunit une bonne partie des commerces et activités liés au tourisme. Ici, nous trouvons en effet beaucoup plus de touristes qu nulle part ailleurs au Pérou. Après le repas pris dans un restaurant siège d’une association caritative, nous retournons à l’hôtel afin de refaire les bagages et de se reposer un peu avant de plonger dans les visites du quartier historique. A 3300 m d’altitude, les montées sont rudes d’autant que les rues sont ponctuées de marches aux pavés restaurés. Nous descendons jusqu’à la plaza de armas, centre historique de la capitale des Incas. Toutes les constructions ont des soubassements faits d’anciens murs incas que les Espagnols n’ont pu ou pas voulu détruire. L’assemblage des pierres aux magnifiques jointures laisse perplexe sur la méthode de construction et le temps pour parvenir à de tels résultats. Sur notre chemin, nous nous arrêtons à des centres d’artisanat le plus souvent installés dans de vieilles demeures coloniales où s’amoncellent quantités de tricots multicolores, ponchos, bonnets couvrant les oreilles , flûtes de Pan et autres produits de l’artisanat des Andes faits en laine de lama, ou d’alpaga. Une autre spécialité de Cuzco est la peinture qui se vend dans de nombreuses boutiques des quartiers touristiques. La plaza de armas est bordée de maisons à arcades, de la cathédrale et la Compania, église des Jésuites. Comme c’est la fête nationale , une prise d’armes avec fanfare a lieu lors de notre passage ce qui a rassemblé une foule importante essentiellement formée de Péruviens. A la tombée de la nuit, nous continuons notre découverte de la vieille ville en parcourant de nombreuses places où sont situés les musées principaux et des églises de l’époque coloniale tel la Merced et San Francisco. De retour à l’hôtel nous nous arrêtons dans un petit restaurant au menu touristique à 10 soles qui fera la joie de tous.

Jeudi 29 Juillet : Après un réveil à 8 heures, nous prenons le petit déjeuner dans une salle de l’hôtel qui domine toute la ville éclairée par un très soleil - Nous profitons ainsi de la vue avant d’entreprendre avec notre guide Luis , la visite expliquée du centre historique que nous avions découvert la veille par nous-mêmes. Nous traversons la place san Blas puis nous nous dirigeons vers le monastère Santo Domingo qui s’est intégré dans le temple du soleil inca (Qoricancha). Nous goûtons aux tamales, spécialité culinaire péruvienne à base d’épi de maïs. Nous passons par la plaza de armas avant d’attaquer la montée qui nous mène au site de Sascahuayman . 40 minutes d’effort soutenu pour atteindre le temple inca, souvent présenté comme une forteresse en raison de sa triple enceinte. Une grande esplanade permettait d’y faire des fêtes religieuses associées au culte du soleil. Les constructions cyclopéennes laissent perplexe quant au mode de construction sachant que certaines pierres pèsent plus de 130 tonnes. Nous continuons ensuite notre marche jusqu’à Q’enqo, autre site inca où des manifestations religieuses se déroulaient. Nous retrouvons notre minibus chargé de nos bagages pour continuer nos visites dans la Vallée Sacrée des Incas. Prochain arrêt : Pisac, village situé sur la rivière Urubamba. Nous déposons nos bagages dans un petit hôtel local qui nous hébergera pour la nuit. C’est très rustique et rudimentaire. La patronne, très aimable tient également une petite boutique et un restaurant où nous mangerons le soir. Pour l’instant, nous reprenons le minibus pour aller déjeuner au pied du site inca. Nous le visitons en début d’après midi après une montée en bus d’environ 20 minutes. Dominant la vallée, la forteresse de Pisac est bâtie à partir de terrasses de soutènement , en plusieurs parties établies sur la crête d’une montagne. Une partie administrative complète les parties militaires et religieuses . Un chemin relie ces différentes parties et emprunte même un tunnel. A son débouché, on profite d’un admirable panorama sur le centre cérémoniel : l’Intiwatana qui possède également des constructions pré incaïques repérables au fait d’un appareillage de pierres différent . Nous continuons la descente en passant par des tours de guet protégeant d’une possible intrusion la citadelle. Toute la montagne est dotée de terrasses au fonction agricole. En arrivant au village dans la vallée après près de deux heures de promenade, nous traversons le marché assurant la vente des produits d’artisanat local pour les touristes et des produits de consommation courante pour les locaux en particulier pommes de terre, base de la nourriture péruvienne. De retour à l’hôtel, papa abandonne sa petite famille qui demande à se reposer , afin de retourner déambuler dans le village et son marché. A 18h45, nous prenons un excellent souper préparé par note hôte composé d’une soupe de légumes, de nouilles et de poulet.

Vendredi 30 Juillet : Départ prévu à 8h45, nos chauffeur et guide venant de Cuzco. Durant cette attente, notre hôte nous déguise avec les vêtements servant aux fêtes religieuses où se mêlent christianisme et croyance inca. Masque , bonnet, chapeaux, vestes chatoyants sont mis à notre disposition pour immortaliser notre passage dans son établissement. Nous nous imaginons défilant au son des tambours, flûtes et autres cymbales à l’occasion des fêtes religieuses accompagnant les périodes importantes des cultures. Après cet intermède et avoir remercié notre hôte pour son accueil, nous reprenons le fil de nos visites dans la vallée sacrée en rejoignant Moray et ses terrasses agricoles circulaires établies sur l’altiplano dans une cuvette naturelle. Elles auraient servi pour tester des cultures de maïs en raison des microclimats créés à leurs différents niveaux. Actuellement, les hauts plateaux permettent la culture du blé et l’élevage du mouton. Après avoir traversé le village de Maras où il reste de nombreux vestiges de époque coloniale espagnole, nous descendons vers la rivière Urubamba, qui a permis le développement d’un grenier agricole en raison de la présence de l’eau et d’un climat favorable. Dominant le fond de cette vallée, dans une échancrure de celle-ci nous visitons les salines de Maras, où depuis la période pré incaïque, l’évaporation endiguée d’une eau fortement minéralisée permet le ramassage d’un sel servant aux hommes et aux animaux. 4000 bassins appartenant aux habitants de Maras sont travaillés afin d’en tirer un sel servant à l’alimentation humaine et animale. Toute l’extraction s’effectue à la main. Un petit magasin permet aux touristes de s’approvisionner en divers produits dérivés. Nous rejoignons ensuite Ollentaytambo, petit village placé à un défilé du rio Urubamba. Ce fut le lieu d la dernière victoire des Incas sur les Espagnols. La ville conserve le plan d’origine et bon nombre de maisons réutilise le soubassement en pierre datant des constructions incas. Les rigoles servant à l’alimentation en eau sont toujours utilisées de même que le pavage des chemins. Nous déjeunons dans un petit restaurant situé sur la plaza de armas. A 14h le guide vient nous chercher pour la visite de la forteresse qui se dresse en surplomb de la ville. Nous arrivons dans les premiers et après les explications de Luis sur l’histoire de la cité et les différents sites que nous découvrons depuis le pied du site , nous escaladons les terrasses qui équipent toute la pente jusqu’au sommet où se situe le sanctuaire , lieu des cérémonies religieuses et de sacrifices de lamas. Comme de nombreux sites incas, celui-ci n’était pas terminé et des blocs de roche en cours de déplacement sont encore visibles sur des rouleaux de pierre. Sur la montagne en face, nous apercevons les entrepôts servant à garder les récoltes en particulier la maïs et les prisons. A 15h 30, nous nous rendons à la gare déposer nos bagages en consigne chez un commerçant afin de pouvoir continuer notre promenade dans le village jusqu’à l’heure de départ du train qui nous mènera à Aguas Calientes. Nous prenons congé de Luis et du chauffeur jusqu’à notre retour. Le train est annoncé à 19h30 et d’ici là nous remontons jusqu’au village afin de profiter des boutiques d’artisanat situées à l’entrée du site inca et des ruelles aux maisons anciennes . Nous patienterons presque 2 heures à la gare avant de monter dans le train qui nous conduit à Aguas Calientes. Arrivés là bas 2 heures après , nous attendons en vain notre guide et connaissant le nom de l’hôtel, nous nous y rendons par notre propre moyen. Nous trouvons là notre guide Raul qui nous présente le programme du lendemain. L’hôtel Pachacutec est situé dans la rue du même nom, pratiquement la rue la plus commerçante du village créé de toute pièce pour servir d’accès au Machu Picchu. Les chambres qui nous sont attribuées sont d’un style kitsch rappelant les hôtels chinois. Une chambre donnant sur la rue très animée jusqu’à tard dans la nuit empêchera une bonne nuit pour leurs locataires. Quant à la seconde, elle est dans le couloir très passant , gênant également un sommeil réparateur, en raison du réveil matinal des touristes se rendant au Machu Picchu.

Samedi 31 Juillet : Nous avons rendez-vous directement à l’entrée du Machu Picchu avec Raul qui y monte à pied tous les samedis. Afin d’être à l’heure, nous quittons l’hôtel vers 8h pour nous rendre au départ des bus navettes qui montent les touristes à l’entrée du site. Nous y arrivons vers 9h sans avoir attendu. Les touristes préfèrent partir aux aurores afin de pouvoir gravir le Huayna Picchu dans les 400 premiers. Sinon c’est impossible. Nous ne comptions pas faire cette excursion en raison des risques de vertige possible. A 9h 30 comme prévu, notre guide arrive et nous entamons la visite d’un site que nous avions déjà commencé d’admirer. Malgré que nous le connaissions par des films, des photos et des lectures, il s’avère que le cadre et l’atmosphère qui s’en dégagent, sont encore plus merveilleux que dans l’imaginaire. Une excellente luminosité que ne trouble aucun nuage permet à chacun de faire crépiter les appareils photos , même si les clichés réalisés sont tous connus et rabâchés. Raul nous fera faire le grand tour des vestiges très bien conservés et admirablement mis en valeur. De plus, des gardes empêchent tout dépôt quelconque d’ordures et même d’accéder à des endroits sensibles pour leur fragilité. De plus, afin de ne pas laisser de graffitis, certains murs ne sont plus accessibles ce qui permet d’éviter des dégradations préjudiciables à la conservation des lieux . Nous parcourons pendant plus de 4 heures les différents niveaux de terrasse et de bâtiments où se déroulaient les cérémonies. Que des hypothèses nous sont présentées sur l’utilité du lieu : lieu de repos de l’Inca, forteresse , etc…. Raul nous laisse finir la visite l’après midi. Nous pique-niquons ce qui est théoriquement interdit dans l’enceinte du site. Ensuite, nous allons par un sentier vertigineux à flanc de montagne qui mène jusqu’au pont de l’Inca, pont de bois jeté sur le vide servant à la protection, en cas d’invasion, en ôtant les planches disposées sur quelques mètres. Pour en assurer la sécurité, à l’entrée du chemin il est nécessaire d’inscrire son nom sur un cahier complété par l’heure d’entrée. Au retour, on note son passage à cette cabane où un préposé veille. Si le soir , il manque des signatures….. Ayant du temps avant de redescendre dans la vallée, maman et moi s’engageons dans le chemin de la porte du soleil qui est une partie du trek du chemin de l’inca qui mène à Cuzco. Cela permet de dominer le site et d’avoir ainsi une vue panoramique sur l’ensemble des constructions et des terrasses qui descendent très bas dans la vallée. Certaines ne sont pas encore déblayées de l’amoncellement de végétation tropicale accumulée en six siècles. Les enfants ne nous ont pas suivis dans ce chemin où nous croisons pas mal de randonneurs. Plus on avance dans la journée moins le site est rempli par les hordes de touristes. Vers 15h 30, nous reprenons la navette pour rejoindre Aguas Calientes où nous irons manger dans un restaurant dominant la route voie ferrée. Nous ferons la connaissance d’une famille franco britannique avec qui nous partagerons nos expériences péruviennes. Après cette rencontre, nous retournons récupérer nos bagages à l’hôtel sans avoir oublier de faire le tour des boutiques d’artisanat qui essaiment dans le centre du village autour de la gare. Vers 18h45, nous sommes dans la salle d’attente où s’entassent des centaines de touristes rejoignant Cuzco ce que nous ferons à 23h15 après avoir retrouvé notre chauffeur à Ollentaytambo. Nous rejoignons notre hôtel où nos chambres n’avaient pas été réservées, mais en quelques minutes un arrangement a été trouvé et nous avons pu nous installer pour récupérer d’une journée bien chargée.

Dimanche 1 Août : Lever 8heures, maman commence par refaire les bagages après le petit déjeuner. A 10h15, nous partons à notre rythme visiter de nouveau la ville . Le temps est superbe mais frais. Nous retournons vers la place san Blas et l’église de Santo Domingo qui abrite le temple du soleil des empereurs incas. Mais en cette matinée, elle est fermée et nous y retournerons l’après midi. Nous visitons le musée historique régional installé dans la maison natale d’un des premiers colons né d’une mère indienne et d’un père espagnol. Il écrivit une chronique sur l’histoire du peuple inca. Ce musée présente nombre de peintures de l’école cuzquénienne ainsi que des vestiges des différentes cultures de la région. Après le repas pris à proximité de la plaza de armas sur Plateros, nous nous rendons à l’église de la Compagnie construite sur les fondations d’un ancien palais inca comme bon nombre de bâtiments de l’époque coloniale. Magnifiques retables rehaussés d’or . En montant à l’étage, nous avons une belle vue d’ensemble sur la plaza de armas. Nous quittons l’église en empruntant la calle Loretto en longeant le monastère santa Catalina dont les soubassements des murs sont d’époque inca pour rejoindre le monastère santo Domingo et le temple du soleil. Celui-ci était un dépôt d’or en plus d’être le lieu principal des cérémonies religieuses présidées par l’Inca. Le cloître principal a été reconstruit après le tremblement de terre de 1650 qui a pratiquement rasé tous les bâtiments construits dès la prise de la ville par les Espagnols en 1534. Il y a mélange des deux types de construction: inca et hispanique avec enchevêtrement des chapelles des 2 religions. Des restes de l’empire inca sont présentés de même que de nombreuses peintures de l’école de Cuzco du XVII ème siècle. Du jardin s’étendant au pied du monastère, nous avons une excellente vue sur le temple du soleil (Qoricancha) aux murs circulaires. Nous continuons notre pérégrination à travers le vieux Cuzco avant de rejoindre notre hôtel vers 16h30 afin de profiter depuis les terrasses de la magnifique vue sur les toits roses. C’est le moment pour lire et envoyer des mails afin de rester en contact avec la famille . Grâce à Internet, la punition des cartes postales est en voie d’extinction !!! Vers 19h , nous retournons au restaurant situé sur Canchi Pata où nous avions dîné pour 10 soles chacun lors de notre Ier passage.

Lundi 2 Août : Lever à 6 heures pour un départ à la gare de bus à 7. Pour rejoindre le minibus, nous devons porter nos bagages car celui-ci ne peut pas tourner dans la rue minuscule desservant l’hôtel. Nous traversons la ville en passant devant la statue de Pachacutec, l’Inca du XVème siècle qui développa le plus l’Empire par ses constructions et ses conquêtes. La gare routière est une sorte d’aérogare où sont concentrées les lignes de bus desservant une grande partie du sud Pérou. La cour peut recevoir une vingtaine de bus d’où descendent des voyageurs fatigués par de longs trajets de nuit réalisés le plus souvent, quand même, dans de bonnes conditions de confort. Aujourd’hui, nous rejoignons Juliaca où nous attend l’équipe qui nous mènera jusqu’au lac Titicaca, nom qui fait la joie des enfants et qu’ils attendent de voir avec impatience. Départ du bus à deux étages à 8h10 après s’être acquitté de la taxe routière de 1 sole. Nous sommes installé à l’étage en première ligne ayant ainsi une vue bien dégagée sur les paysages et la route. Nous longeons tout d’abord la piste de l’aéroport avant de traverser la banlieue puis de remonter le cours du rio Vilnacota . La montée au col de la Raya s’effectue en 200 km pour grimper de 1000m. Nous atteindrons ainsi les 4338m. Nous traversons quelques villages dont Sicuani où nous voyons les femmes en tenue locale très colorée, venues au marché quotidien. Elles portent le chapeau traditionnel en forme de melon des hauts plateaux andins. Au col, le bus s’arrête afin de nous permettre de nous accoutumer à l’altitude et de profiter des stands d’artisanat tenues par les femmes de la région. Bonnets, ponchos, couvertures multicolores sont l’objet de tractations commerciales enfiévrées mais dans une moindre proportion que dans certains pays d’Afrique. Nous profitons d’un paysage grandiose de haute montagne où le moindre sommet culmine à 5000 m. Même à de telles altitudes, la neige est peu présente. La route est suivie par la voie de chemin de fer très peu utilisée en raison de son exploitation par une compagnie (l’Orient Express) qui impose des tarifs prohibitifs. Nous pique-niquons dans le bus en redescendant le col- côté Puno. Nous sommes maintenant sur l’altiplano, vaste étendue herbeuse où paissent des troupeaux d’ovins et de lamas que nous voyons enfin en grand nombre. Vers 14h30, nous arrivons à Juliaca, ville principale de la région où nous montons dans un minibus pour rejoindre la presqu’île de Capachica où nous attendent nos hôtes puisque ce soir nous dormons chez l’habitant. La route nous semble longue d’autannt que notre chauffeur en voulant faire des exploits se plante légèrement ce qui nous fait perdre une petite demie heure, le temps de remettre le véhicule sur ses quatre roues. Nous passons sur l’ancien site du lac Titicaca qui s’est asséché et qui constitue maintenant des terres agricoles et d’élevage. C’est terriblement plat sur plus de 50 kilomètres avant d’atteindre les bords actuels du lac et la presqu’île rocheuse qui le surplombe. La région est en plein développement dirigé vers le tourisme. La route, actuellement une piste, est en voie de goudronnage afin d’en faciliter l’accès depuis Juliaca et Puno. La route monte pour dominer le lac et atteindre le petit village de Llachon où nous allons passer la nuit. Nous sommes attendus par nos hôtes sur la place du village .Il s’agit d’un couple de vieux paysans qui ont transformé leur petite ferme en maison d ‘hôte grâce à une association qui a mis en relation les habitants qui se sont regroupés à des tours opérateurs. Nous occuperons 2 chambres au confort très sommaire sans eau ni toilette, celle-ci étant située dans une cabane …...au fond du jardin. Nous sommes équipés pour pouvoir supporter une nuit très fraîche, maman ayant prévu polaires et Damart. Le matelas semble confortable mais la couverture pèse une tonne….Nous passons un petit moment avec nôtre charmant couple d’hôte qui nous fait visiter sa maison de couleur ocre et les appentis de la ferme où sont rangés les quelques ustensiles servant aux travaux des champs et où sont entreposées les récoltes de fourrage et de blé. Les enfants sont un peu effarouchés par les conditions de vie au bord du lac, ce qui nous rappelle la vie à la campagne chez nous d’il y a 50 ans dans des lieux reculés de montagne. Une visite surprise, Walter notre TO vient prendre de nos nouvelles et s’enquérir du bon déroulement du circuit. Nous passons quelques instants ensemble à lui raconter les excellents moments que nous avons passés depuis notre départ et lui rapporter la bonne qualité des prestations. Après s’être équipé de vêtement un peu plus chaud, nous partons à la découverte des bords du lac qui s’étale en contrebas du petit hameau où nous logeons. Malgré l’altitude (3800m ), la végétation est importante avec des bosquets d’arbre et des cultures qui descendent jusqu’à la rive. Des roseaux (totora) occupent une bonne partie des plages et servent à l’alimentation du bétail. Anciennement ils étaient utilisés à la confection des embarcations servant au transport et à la pêche sur le lac mais cela tend vraiment à disparaître , les bateaux qu nous verront étant principalement en bois ou en plastique. Quelques petites jetées en pierre permettent d’accrocher ces barques de même que les unités plus grosses servant au transport des touristes pour la visite des îles. A la nuit tombante, nous retournons chez notre hôte pour revêtir des costumes traditionnels à la grande joie de la grand’mère. C’est l’occasion de faire quelques photos rigolotes. Pour le souper, nous sommes conviés au restaurant de l’association locale qui organise l’hébergement des touristes. Nous dégusterons soupes et plats locaux qui ne feront pas toujours la joie des enfants. C’est encore l’occasion de vêtir les costumes locaux encore portés par les femmes âgées tous les jours et par les hommes, lors des festivités.

Mardi 3 Août : Lever à 7h, après une nuit que l’on pensait plus fraîche. Les maisons traditionnelles en adobe conservent bien la chaleur emmagasinée durant les chaudes journées d’autant que le vent froid n’a pas soufflé, ce que nous avions craint. Malgré tout, il a fallu pour certains se rendre aux toilettes durant la nuit et là ce fut une petite expédition (froid + nuit sans éclairage) !!! Pour la toilette, notre hôte nous apporte 2 cuvettes d’eau chaude. Quant au petit déjeuner, il est servi dans la cour de la ferme à l’extérieur. Il doit faire 5° !!! mais tout se passe bien et les bagages sont emmenés au bateau sur le dos de mulets. Nous quittons nos hôtes en leur remettant quelques petits cadeaux pour les remercier de leur chaleureux accueil. Nous descendons au petit port où nous attend notre bateau, une embarcation pour 28 personnes où nous serons les seuls occupants avec le capitaine et notre guide. Direction l’île de Taquile, 55 minutes de traversée sur une eau calme et un temps radieux. Le soleil réchauffe vite l’atmosphère. Nous quittons rapidement la côte où la vie pastorale s’éveille, pour rejoindre l’île et le petit port de la côte orientale. L’île est toute en longueur et relativement montagneuse. Il faut grimper un sentier tracé entre les champs séparés par des murets de pierre sèche. Nous passons sous des arches qui délimitent les 6 différentes communautés qui composent administrativement l’île. Après une petite heure de marche en côte qui nous permet d’admirer l’étendue du lac en direction de la Bolivie et de la Cordillère Royale, nous atteignons le village central où se déroule la fête des moissons à l’occasion de la St Jacques. Durant une dizaine de jours, il y a rassemblement de toutes les communautés de l’île pour fêter la fin des cultures. Les autorités masculines et féminines président ces festivités qui consistent en des danses traditionnelles réalisées en costumes folkloriques. Un alcool local est servi à ces autorités qui portent chacunes la chusca, le petit sac de toile où sont transportées les feuilles de coca. Chaque communauté dispose de vêtement typique et différent. Le bonnet long est porté par les hommes. Une de leurs occupations principales est le tricot en plus de vaquer aux travaux des champs et à l’élevage des ovins. Toutes ces festivités se déroulent sur la place centrale où se trouve également un centre artisanal communautaire. Les petits stands regorgent des différents articles réalisés à partir de la laine de lama, les moins chers, d’alpaga, plus coûteux la laine de vigognes est introuvable car trop coûteuse. Après le rituel des achats, nous nous rendons dans un petit restaurant lui aussi communautaire où nous mangeons, pour certains bien sûr, la truite du lac élevée en pisciculture depuis une vingtaine d’années. A la fin du repas nous continuons notre traversée de l’île pour rejoindre l’autre port situé en bas d’un escalier de plus de 500 marches tarabiscotées au milieu de terrasses de culture vivrière. Les enfants jouent au cerf-volant pour occuper l’après midi , étant en vacances pour deux semaines. Il nous faut maintenant rejoindre Puno via les îles Uros : cela prendra environ 2h ½ utilisées par certains pour s’allonger au soleil sur le pont supérieur de notre vedette. Le soleil brille, il fait bon : on se croirait sur la côte d’azur au printemps !!! Nous longeons la rive Ouest du lac où se trouvent des installations constituées de filets pour la pisciculture de la truite puis des îlots de roseaux où viennent se fournir les habitants de la région pour la construction des îles flottantes que nous partons visiter. Celles-ci sont situées de part et d’autre d’un chenal - Les cabanes de pêcheurs sont réalisées à partir de ces roseaux qui forment également la base de l’île flottante. Lorsque l’on y accoste, et que l’on marche dessus, une impression étrange donne l’impression que l’on va s’enfoncer. On est reçu avec tous les honneurs dus aux touristes. Explication sur la fabrication des îles, des cabanes et du mode de vie essentiellement tourné à l’origine vers la pêche. Aujourd’hui, c’est essentiellement le tourisme qui fait vivre ces îles. On nous fait visiter l’intérieur des cabanes et l’on nous présente tous les petits objets en roseau réalisés par les femmes du village. C’est incontestablement le site le plus touristique que nous aurons l’occasion de voir durant notre circuit. Cela semblait plus authentique lorsque cela nous avait été présenté dans certaines émissions télévisées. Malgré tout, même si l’ensemble semble être conservé artificiellement, cela permet de se faire une idée de la vie de ces tribus qui voulaient échapper à l’Inca lors de la conquête de leurs territoires, en s’isolant sur ces terres flottantes dans le but de conserver leur coutumes et leur langue : l’Aymara. Nous reprenons notre bateau pour venir au port de Puno. Cela prend 30 minutes. Nous y voyons d’anciens vapeurs abandonnés le long des quais. En effet, à part un petit chenal, l’accès au port semblerait bien difficile pour de telles embarcations. Comme d’habitude, une équipe nous attend pour nous accompagner à notre hôtel (Gran Puno inn) situé en plein centre. Les chambres qui nous sont allouées sont grandes et confortables et donnent sur un patio intérieur à la décoration très kitsch. Nous serons les seuls clients ce soir là. Comme tous les autres soirs, nous ferons une petite découverte de la ville et de son centre parcouru par une rue piétonne menant à la plaza de armas dominée par la cathédrale de type colonial. Nous trouverons un restaurant agréable (repas 15 soles ) où des groupes musicaux semblent se produire mais nous n’aurons droit qu’à de la musique pop des années 70. Une bonne douche permet de s’endormir rapidement.

Mercredi 4 Août : Départ à 8 heures après un petit déjeuner copieux et une bonne nuit réparatrice . Nous quittons Puno en grimpant un petit raidillon qui permet de jouir d’une vue très étendue sur la ville, le port, les îles Uros et l’immensité du lac Titicaca que nous quittons avec regret. Comme les autres jours, le temps est radieux et frais. Nous traversons Juliaca puis montons tranquillement un col situé à 4525 m qui domine les lagunes de Lagunillas près desquelles nous rencontrons quelques troupeaux de lamas et alpagas ce qui permet de faire quelques clichés de plus. C’est toujours l’altiplano, qui nous suivra toute la journée. De grandes étendues herbeuses où coulent, dans le fond des vallons, des rivières aux larges méandres tant la dénivellation est faible. De nombreux marécages couvrent souvent ces étendues planes et forment une zone très prisée des oiseaux migrateurs. Juste avant d’arriver à Chivay, notre étape du soir, nous grimpons au col de Tamba Pata situé à près de 4900m. Nous nous y arrêtons afin de profiter du merveilleux point de vue malheureusement perturbé par une nébulosité laiteuse d’altitude . Nous pouvons observer vers le Nord, des volcans comme l’Ampato dont le sommet à près de 6000 m est enneigé. Des centaines de petits cairns sont disposées au bord de la route, souvenirs ex voto déposés après un passage scabreux au cours de tempêtes de neige. Nous arrivons au Colca inn, hôtel agréable situé dans la rue principale de Chivay où l’on accède après s’être acquitté d’un octroi. Nous pouvions aller à des bains chauds situés en dehors de la ville mais nous déclinons la sortie. Nous irons visiter, à pied, le village et le marché où l’on trouve tous les produits agricoles utilisés dans la gastronomie locale (pommes de terre, maïs, avocats, goyaves) ainsi que la quincaillerie, les textiles pour la confection de vêtements (jupes ) réalisés sur place par des couturières. A 19 h, notre guide vient nous chercher pour nous conduire à un restaurant typique où à la gastronomie locale viendront s’ajouter des danses folkloriques accompagnées par des instruments comme la quenà et la flûte de Pan. A 21 h, nous rejoignons l’hôtel après avoir traversé un village encore bien animé de vie locale malgré la fraîcheur déjà tombée de la nuit.

Jeudi 5 Août : Départ matinal pour le canyon de Colca afin de se rendre à la Cruz del Condor. 50 km de piste poussiéreuse le long de la vallée du rio Colca qui s’enfonce de plus en plus dans la montagne. Nous traversons quelques petits villages d’où émerge le clocher d’église d’époque coloniale. Sur la rive opposée, des terrasses agricoles dessinent les courbes du terrain en de multiples couleurs. Des sommets de plus en plus hauts surplombent la vallée qui devient de plus en plus aride au fur et à mesure que nous la descendons. La rivière s’enfonce au fond d’un ravin qui se transforme en gorge, en défilé puis en canyon. Nous traversons une zone de fracture de la croûte terrestre qui s’est ouverte lors d’un tremblement de terre au début des années 2000. C’est assez impressionnant dans la mesure où la cassure de la chaussée approche des 5 mètres ce qui prouve la violence de la secousse tellurique. Après 90 mn de route nous atteignons la Croix du Condor et son parking où de nombreux minibus de touristes sont déjà présents. Après le Machu Picchu, c’est le 2ème site où nous rencontrons autant de visiteurs. Le temps est magnifique et le vent léger soulève une poussière grise. C’est grâce à ce souffle d’air dû au défilé au fond duquel coule la rivière Colca que l’on peut voir les condors qui profitent des courants pour planer jusqu’à nous frôler. Ils apparaissent au bout d’une trentaine de minutes. C’est un, puis deux et trois oiseaux qui viennent dont on ne sait où. Les appareils photos crépitent mais il est bien difficile de savoir si les clichés sont réussis, si l’on aura l’oiseau en entier ou en morceaux. Heureusement que le numérique a remplacé l’argentique !! La zone permettant de voir les oiseaux au bord du canyon est vaste et étendue ce qui permet un étalement du flot de touristes, important au cours de la première partie de la matinée, seules heures où les condors viennent flotter dans les courants d’air. Nous pouvons même voir se poser un jeune à quelques mètres de nous ce qui assure la qualité des clichés. Nous restons près de 90 minutes à longer le défilé en tentant de voir un maximum d’oiseaux. Nous retournons ensuite à Chivay par la même route. En chemin, nous nous arrêtons à Maca et Yanque, villages où nous visitons de magnifiques églises baroques d’un blanc immaculé ressortant dans un ciel bleu sans nuage. A Chivay, nous prenons notre repas au restaurant Wititi où est présenté un copieux buffet permettant de rassasier petits et grands. Durant près de 2 heures nous empruntons la même route qu’en venant de Puno. Nous nous arrêtons de nouveau au col où cette fois, le ciel radieux permet de refaire des photos des volcans et des stands d’artisanat. Nous croisons aussi des troupeaux de lamas et d’alpagas gardés par des femmes vêtues de costumes traditionnels très colorés. C’est ensuite la traversée de l’altiplano jusqu’à l’approche d’Arequipa qui s’effectue dans une vallée industrieuse où la circulation importante ralentit notre progression. Entre temps, nous avions vu des vigognes, variété de lamas sauvages en traversant la réserve d’Aguas Blancas. Arequipa, la ville blanche située à 2350 m d’altitude nous accueille par des embouteillages dont nous n’avions plus l’habitude. Nous sommes déposés à l’hôtel Santa Marta où nous disposerons d’une chambre à 4 lits. La proximité du centre ville nous permet de partir rapidement à la découverte de ….la plaza de armas. Celle-ci est certainement la plus réussie d’un point de vue architecturale. Unité de construction sur 3 côtés, le quatrième étant garni par la cathédrale bâtie longitudinalement à la place. Les arcades abritent des restaurants, des commerces touristiques, des agences de tourisme. Au centre , un jardin où s’élève en son milieu une fontaine est le lieu de rendez-vous des locaux, les touristes préférant s’asseoir sur les marches des escaliers situés au pied de la cathédrale. Avec la baisse de l’altitude par rapport aux soirées précédentes, nous pourrons dîner à la terrasse d’un restaurant surplombant la place merveilleusement illuminée à la nuit tombée.

Vendredi 6 Août : Aujourd’hui nous allons passer à visiter la ville blanche. Faite d’une pierre volcanique blanche, Arequipa est aux pieds de plusieurs volcans dont le Misti et le Chachani. Ceux-ci sont en sommeil depuis des siècles mais leur réveil brutal peut anéantir la ville comme l’a fait auparavant le Vésuve en ensevelissant Pompéï et Herculanum en 79 notre ère. Ce matin, notre guide nous emmène au Musée Santuarios Andinos où se trouve la momie prénommée « Juanita », jeune fille trouvée près du sommet du volcan Ampato à près de 6000 m lors de l’éruption d’un volcan voisin. Le musée présente les objets et offrandes retrouvés dans la tombe de la jeune martyr sacrifiée au XVème siècle à l’occasion de cérémonies chamaniques. La momie est présentée dans un cube de verre protégé des détériorations possibles grâce à une atmosphère contrôlée en température et hygrométrie. Après cette visite émouvante, le guide nous emmène au monastère de Sta Catalina, une ville dans la ville, construit en 1570. Un imposant mur d’enceinte séparait les religieuses cloîtrées à vie de la population locale. Les cellules où elles pouvaient vivre avec un certain luxe autorisé par la mère supérieure, sont ouvertes à la visite de même que les différents cloîtres , les chapelles, les lieux de vie tels que les jardins potagers, les cuisines, les lavoirs. Comme dans toute ville, on retrouve des rues, des places, des fontaines. La couleur rouge domine sur les murs dans les allées cheminant entre les différents bâtiments. Les tableaux aux motifs religieux peints entre le XVI et le XVIII ème siècle sont regroupés et présentés dans les anciens dortoirs et salles à manger aux hautes voûtes. Après la visite guidée, nous pouvons retourner faire un tour dans les parties les plus attractives en particulier le belvédère d’où l’on jouit d’une vue panoramique sur la ville et son environnement de volcans. A la sortie du monastère il est temps d’aller manger ce que nous faisons dans un pub irlandais installé dans une voie piétonne située derrière la cathédrale. L’après midi se passe à flâner dans le vieux centre où nous découvrons d’anciennes façades magnifiques de palais et d’églises. Nous entrons dans le cloître de la Compagnie qui abrite, de nos jours, des boutiques et en particulier un bar proposant un grand choix de vins de Bordeaux. Nous allons ensuite nous poser un peu sur les marches de la cathédrale afin de profiter de la vue sur la plaza de armas au cours de cette douce après midi. Nous reprenons ensuite le cours de nos pérégrinations à la recherche de quelques achats à faire. C’est à ce moment que Maman est prise d’un léger malaise qui nous contraint à rejoindre l’église de la Compagnie pour qu’elle puisse un peu se reposer. Cette église édifiée par les Jésuites au XVII ème siècle possède un retable magnifique et une coupole multicolore surplombant la croisée du chœur et de la nef. Nous nous en retournons ensuite à l’hôtel situé à peu de distance du centre. Les enfants se jettent sur internet pour occuper le temps qu’il reste avant de prendre le bus de ligne dans lequel nous passerons la nuit. J’en profite pour visiter un peu le quartier et en particulier l’église Sta Marta. En retournant à l’hôtel, j’entends de la salsa ce qui me mène à un dancing où joue un orchestre mené par une chanteuse très aguicheuse pour l’assistance très machiste peu habituée à voir un touriste s’encanailler. Nous allons chercher en ville quelques victuailles pour s’alimenter parce que personne n’a suffisamment faim pour aller au restaurant. A 20 h, le chauffeur vient nous chercher pour nous accompagner à la gare routière. A 22h, nous embarquons dans le bus de la compagnie « Cruz del sur » qui nous emmènera à Nazca . Le confort est au rendez-vous de même que le service.

Samedi 7 Août : Arrivée à 7h à Nazca, ville sale et poussiéreuse où nous attend une nouvelle équipe de chauffeur et guide. Nous prenons le petit déjeuner dans un bar de la ville qui s’éveille tout juste. Nous partons visiter le cimetière de Chauchilla situé à une vingtaine de kilomètre au sud. Dans une plaine sablonneuse s’ouvrent des trous correspondant à des tombes de la civilisation pré-incaïque Icachincha. Les momies réelles ont été déplacées mais des copies ont été remises en situation, associées aux offrandes jointes lors des enterrements. Un petit musée présente des momies bien réelles dont l’une présente une chevelure de près de 2m. Nous repassons à Nazca où nous arrêtons voir un potier travaillant la terre comme les Incas et modelant de superbes copies d’objet ancien. Maintenant, direction plein Nord sur la panaméricaine pour voir les lignes de Nazca . Nous avons décidé de ne pas faire l’excursion en avion suite aux lectures de forums indiquant le risque de mal au cœur résultant des virages très courts pris par les pilotes pour voir les différentes lignes. Nous monterons sur le mirador ce qui nous permet de voir 3 figures dont une est coupée en deux par la panaméricaine. Les lignes sont incrustées dans le sol d’une plaine caillouteuse. Peu d’explications plausibles sont avancées sur les raisons de leur création. Nous rejoignons l’oasis de Huacachina pour midi après avoir traversé la principale région viticole du Pérou autour de Pisco et d’Ica. Les vents d’ouest ont apporté des sables venus de l‘océan et qui se sont déposés sur les premiers obstacles qu’ils ont rencontrés. Cela a créé un paysage de dunes au milieu duquel s’est maintenue une lagune qui fait la joie des touristes même si les eaux ne sont pas d’une limpidité parfaite. Les pentes des dunes se prolongent jusqu’à la lagune bordée d’établissements touristiques tels qu’hôtels, restaurants, boutiques de locations de sandboards et de quads pour dévaler ou avaler les dunes. La chaleur, au rendez-vous, nous permet de manger à la terrasse d’un de ces restaurants situé au raz de l’eau. Après le repas nous faisons le tour de la lagune avant de continuer notre route jusqu’à Paracas, notre escale de ce soir. Nous dormons au « Refuge du pirate », un hôtel situé en quasi bordure de la plage, qui est également tour opérateur pour l’organisation des visites aux îles Ballestas. Il est typique de l’architecture péruvienne, fait de bric et de broc, d’escalier sans rambarde, de fenêtre donnant sur un vis-à-vis placé à 2 mètres ou directement sur un couloir, mais propre et doté de sanitaire où l’eau chaude arrive souvent avec parcimonie. Nos chambres sont au 2ème donnant directement sur une terrasse très agréable certainement en été. Nous en profiterons pour assister au très beau coucher de soleil. D’ici là, nous irons parcourir la promenade de la plage où se trouvent restaurants et boutiques de souvenirs. Un attroupement nous interpelle. Un homme nourrit des pélicans avec des déchets de poissons, histoire de se faire un peu d’argent de la part des touristes. La plage de sable doit être bien occupée durant l’été mais en cette période, c’est plutôt calme. De retour à l’hôtel, en attendant le coucher de soleil sur la terrasse, nous sommes attirés par des chants de coqs. Nous apercevons sur un terrain doté de gradins quelque peu garnis, deux hommes portant sous le bras des coqs qu’ils vont bientôt mettre en position pour se combattre. Ce sport est très fréquent au Pérou et doit faire l’objet de paris. Les combats ne durent qu’une ou deux minutes et les propriétaires viennent rapidement mettre fin avant toute issue fatale. Avant le coucher de soleil, nous verrons une dizaine de ces combats. Le soir, nous dégusterons un repas de poissons en particulier de céviche (poissons crus au citron vert) et de chicharron de calmar (beignets).

Dimanche 8 Août : Dernier jour au Pérou, mais pas le moins occupé. Il faut se préparer pour prendre l‘avion ce soir à Lima, mais d’ici là, nous ferons une minicroisière pour visiter les îles Ballestas. Réveillés aux aurores par le chant des coqs de combat encagés au-dessus du stade de leurs exploits, nous prendrons le petit déjeuner sur la terrasse embrumée par la bruine matinale qui enveloppe la plage. A 8h, notre hôte, organisatrice de notre sortie en mer nous accompagne à l’embarcadère où une taxe de 1 sole nous est demandée. Nous nous mettons sagement en rang et en file par 2, par bateau dans l’attente de l’embarquement. C’est le matin tôt qu’ont lieu les visites des îles en raison des risques d’arrivée du mauvais temps dans la journée. Les bateaux comportent une quarantaine de places toutes découvertes. A cette période de l’année, il est préférable d’être bien équipé contre le froid et les embruns. Le temps est gris mais sans vent. Un accompagnateur nous donne les consignes de sécurité et tout au long du parcours nous donnera des renseignements sur les sites que l’on verra, les oiseaux et les mammifères que l’on croisera . Dès la sortie du port, les deux moteurs sont lancés à pleine puissance afin de rejoindre, au plus vite, l’extrémité de la presqu’île tout d’abord, afin de voir le chandelier que l’on devine sur la falaise surplombant la côte. Ce candélabre tracé dans le sable serait-il un repère pour les cap-horniers, aucune explication n’est apportée sur sa signification. Après un arrêt de quelques instants pour immortaliser la figure bien visible malgré les embruns nous prenons la direction du large pour nous rendre à l’archipel des îles Ballestas. Ces îles sont les lieux de reproduction de nombreuses espèces d‘oiseaux (fous de Bassan, pétrels, cormorans, pingouins de Humboldt ) et de mammifères marins dont les lions de mer que l’on verra en grand nombre posés sur les rochers. Les nombreux bateaux de touristes qui croisent dans les parages ne semblent en aucun cas les déranger. Par contre, les nombreux arrêts occasionnent chez certains passagers des désagréments nauséeux. Dans l’île principale, nous verrons une installation permettant l’extraction et le transport du guano exploité depuis le milieu du XIX ème siècle. Actuellement, il n’y a pas de présence humaine en permanence sur ces îles exploitées seulement tous les 7 ans afin que les ressources en guano se régénèrent. Le mal de mer ne touchant personne de notre famille, tout le monde profite au maximum du paysage sur les îles au relief très découpé avec des arcs rocheux sous lesquels s’engagent les bateaux pour rejoindre d’autres îles. La croisière dure environ deux heures. De retour à l���hôtel, fermeture des valises pour le grand retour après s’être débarrassé des Kways et autre fourrure polaire bien utiles sur le bateau. Pour nous accompagner à l’aéroport notre dernière destination péruvienne, seul est nécessaire notre chauffeur qui aura à rouler près de 500 km. Nous emprunterons essentiellement la panaméricaine qui nous permet d’apercevoir l’océan une grande partie du trajet . Le paysage est essentiellement désertique et la côte relativement découpée avec des falaises tombant à pic dans l’eau. La houle crée en arrivant sur le rivage d’importants rouleaux favorables à la pratique du surf même en cette période hivernale. En approchant de Lima, c’est une multitude de stations balnéaires que l’on aperçoit en bordure de l’océan. Les derniers kilomètres s’effectuent sur une autoroute peu fréquentée en ce dimanche ce qui n’est pas le cas des boulevards périphériques de la capitale qui sont eux bien embouteillés à proximité des centres commerciaux et de loisir. Nous traversons ainsi tout Lima avant de rejoindre dans les temps l’aéroport où nous prenons congé de notre chauffeur. Pour que l’on est pas trop de regret, ce dernier jour sera le seul où les soleil ne se sera pas montré. Nous enregistrons les bagages puis faisons le tour des commerces pour attendre l’heure de l’embarquement. Pour occuper le temps, notre fils se mettra à remplir son cahier de devoir de vacances jusque là oublié au fond du sac !! Une obligation à laquelle nous ne pourrons s’échapper : c’est le paiement de la taxe d’aéroport de 360 soles. A 19h45, l’airbus A340 d’Ibéria décollait pour Madrid : fin du circuit Pérou avec pleins d’images dans la tête.

Lundi 9 Août : Vol sans histoire avec une arrivée à Madrid avec 30 minutes d’avance. Il est 14h ici mais 7h au Pérou : c’est pourquoi, le second repas servi dans l’avion est le petit déjeuner. A la différence de l’aller, nous n’avons pas un temps de transit suffisamment long pour retourner visiter Madrid. Nous patientons donc en changeant de terminal où nous retrouvons des français rencontrés au début du circuit à Mancos dans la Cordillère Blanche. Comme nous , leur trek s’est bien passé., mais nous n’aurions pas pris leur place: la marche : oui mais en petite quantité !!! Aucun problème sur le vol de Paris où nous arrivons vers 21h30. Avons trouvé un taxi rapidement et une heure plus tard nous retrouvions notre chez nous , prêts à repartir…. Pour l’ Aveyron quelques jours plus tard. Nous remercions notre Tour operateur local :Walter Candia Valer et son agence pour l’excellent circuit qu’il nous a concocté, son efficacité et les visites qu’il nous a rendu pour prendre soin de nous et vérifier le respect des prestations promises. Les guides, chauffeurs pour leur travail efficace. Le Pérou en général pour nous avoir gratifié d’un très beau temps pas aussi froid que prévu. Les Péruviens pour leur accueil et leur amabilité.

Pour voir plus de photos:
http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Pérou -Peru
Périple de trois/quatre mois Crouesty - Tel-Aviv (Israël) - Sète à la voile entre février et avril 2011 English translation pending
by Stehan44 · 2010-09-25 · 15 replies
Je projette de faire sur un First 211 équipé d'un raymarine ST1000 accouplé à une girouette anémometre ST 60, il y a un sondeur, speed, groupe électrogène, radeau de survie + annexe gonflable enfin tout l'équipement obligatoire. J'envisage de rajouter un détecteur mer veille, une éolienne, panneau solaire. Je pars en solitaire du crouesty en prenant le canal du midi, rematage Esteban Cap D'Agde, Marseille, Lavandou, Monaco, Barcaggio, Campo nell'Elba, Porto Ercole (Italie), Rome(Italie), Terracina(Italie), Punta Lagno(Italie), Capo Palinuro(Italie), Campora San Giovanni(Italie), Messina(Italie), Canne(Italie), Patrai(Grèce), Corinth(Grèce), Lavro(Grèce), Syros, Donoussa(Grèce), Paloi(Grèce), Green Platan(Turquie), Kas(Turquie), Latchi(Chypre), Akrotiri(Chypre), Tel-Aviv(Israël) en vélo Jérusalem(Israël) en vélo Tel-Aviv(Israël), Port Said(Égypte), Alexandrie(Égypte), Sitia(Crète), Réthymnon(Crète), Kapsali(Crète), Siracusa(Italie), Gzira(Malte), Sidi Daoud(Tunisie), Teulada(Italie), Portoscuso(Italie), Bosa(Italie), arrivé à Sète. Voilà le parcours 4500 milles marins ou 8300 kms je pense le faire en 3 à 4 mois. La date de départ n'est pas encore définie mais je pense entre février et avril 2011. Si vous avez des idées je suis preneur.
Transport pour le trajet de Foz do Iguaçu jusqu'à Sucre? English translation pending
by Mariecyrille · 2010-08-16 · 15 replies
Bonjour,

Quequ'un à t-il déjà fait ce trajet? Quel moyen de transport? Combien de temps? Quel est le coût? Merci d'avance.
Rio de Janeiro-Lima en bus ou avion? English translation pending
by Zayb · 2010-08-16 · 4 replies
Bonjour! Je cherche le moyen le plus économique de me rendre de Rio de Janeiro jusqu'à Lima. Par avion, cela semble plutôt cher. En bus, ca serait surement plus abordable, mais je ne trouve pas de compagnie qui fait le trajet. Serait-ce parce qu'il n'y a pas de trajet direct et qu'il faut que je me rende dans une autre ville pour ensuite me rendre à Lima? Et puis si vous savez ce couterait combien environ j'aimerais le savoir aussi. Merci beaucoup d'avance!!!

Z.
Comment se rendre dans la jungle de l'Orient en Équateur? English translation pending
by Morgane02 · 2010-07-08 · 4 replies
Bonjour,

Mon copain et moi passons le mois d'août en Equateur, et nous souhaiton consacrer une partie de notre voyage à la forêt dans l'Est du pays. Nous ne connaissons pas du tout la forêt amazonienne, et ne pouvons bien entendu y aller seuls. Ceci dit, nous ne sommes pas très partisans des plans "touristiques" ou trop "gringo tour". Alors si quelqu'un peut nous indiquer des chouettes guides, ou de chouettes agences avec qui partir une semaine par exemple dans la forêt, merci mille fois d'avance!

Marie Morgane
Circuit de trente-trois jours au Brésil cet été English translation pending
by Divevador · 2010-06-16 · 9 replies
Bonjour à tous, Je suis en train de préparer mon séjour au Brésil pour cet été (été à nous : Aout2010) et je souhaite vous soumettre mon itinéraire pour avoir vos avis éclairés et des conseils pour enrichir celui-ci :

Jour 1 à Jour 4 : Rio de Janeiro Jour 5 à Jour 7 : Iguaçu Jour 8 à Jour 9 : Salvador de Bahia Jour 10 : Baie de tous les Saints en bateau Jour 11 : ???? (besoin de conseil 😉) Jour 12 à Jour 14 : Moro de Sao Paulo pour la plage Jour 15 : Manaus (visite ville) Jour 16 à Jour 19 : Foret Amazonienne Jour 20 : Manaus (Séparation des eaux et dauphins pour ma fille (besoin de conseil) Jour 21 : Petropolis Jour 22 à Jour 23 : Ouro Pretro Jour 24 à Jour 25 : Tirandes Jour 26 à Jour 28 : Parati Jour 29 à Jour 31 : Ilha Grande Jour 32 : Rio Jour 33 : Rio et Décolage retour

Je suis preneur de tous conseils pouvant me permettre d'améliorer ce circuit ainsi que de conseils sur les choses à voir sur chacune de mes étapes. Deplus, je vais faire du snorkeling durant ces vacances . Je suis donc aussi très interessé sur vos conseils à ce sujet (Les meilleurs spots sur les différentes étapes mer (Moro de Sao Paulo, Parati, Ilha Grande, etc....)

D'avance merci
Idées d'itinéraires pour un mois et demi au Brésil, du 1er juillet au 12 août? English translation pending
by Zfly · 2010-06-02 · 12 replies
Bonjour à tous ! Merci pour toute vos contributions sur ce forum, beaucoup de bons conseils et de bonnes idées! C'est beau l'entraide !!

Pour ma part, je cherche des idées d'itinéraires pour un voyage d'un mois et demi à partir de Sao Paulo, disons du 1er juillet 2010 au 12 aout. Je vis actuellement à Sao Paulo, perto de l'aeroporto Congonhas, pour un stage en entreprise. Je compte ensuite profiter un max de ce pays, sa culture! J'aime la musique, les rencontres, les paysages magnifiques et la nature ! Et je commence à parler le portugais! (2 mois dejà ici!) J'ai pensé aux chutes d'Iguaçu, , faire un tour dans le sud du pays, voir en Argentine, ou plus loin ! Ou visiter le Nord, voir même l'Amazonie !

Problème de budget serré, et je ne connais personne sur ce continent. Des gens ouvert à de nouvelles rencontres?

Je vous embrasse! à bientôt !

PS: comment sa se passe pour vous les voyages? Je suis nouveau dans le domaine ;)
Trek dans le parc Lençois Maranhenses (Brésil) English translation pending
by Ab16 · 2010-05-28 · 16 replies
😏Bonjour, j'aimerais faire un treck dans le parc lençois maranhenses début juillet. j'ai contacté l'agence terra nordeste qui propose plusieurs itinéraires pour la traversée du parc. Quel itinéraire me consseillez-vous et quelqu'un est-il déjà passé par cette agence où me consseillez-vous une autre agence?
Tout quitter et s'installer définitivement en Amérique du Sud? English translation pending
by Adolfo · 2010-05-10 · 92 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Je suis un chef d'entreprise français de moins de quarante ans qui a toujours voulu vivre simplement. J'ai dû revenir en France à chaque fois pour des raisons personnelles ou rester bloqué en France pour les mêmes raisons (impossibilité de devenir résident dans le pays d'accueil, mariage, arrivée de ma fille, expatriation prévue et annulée)...

Jusqu'à aujourd'hui, j'ai vécu en France, au Canada, en Chine et en Espagne et je ne suis jamais allé en Amérique du Sud. Je suis parfaitement bilingue Castillan cependant. Pour mieux me cerner, j'ai également vécu seul sur une île de 8 hectares (20 acres) pendant 3 ans et la solitude ne m'a posé de problème si ce n'est que je parlais seul parfois ;-). Les plus belles années de ma vie! Je vis très simplement (pas d'alcool, pas de tabac, surtout pas de télé) et adore les animaux.

Je ne veux pas m'étendre sur mes motivations car cela serait trop long et trop personnel, je dois donc prendre un raccourcis pour décrire mes raisons et je tiens à présenter mes excuses à ceux qui pourrait être choqués d'avance car c'est pas le but. Bref, c'est plus nuancé que ça mais je trouve les occidentaux beaucoup trop snobs pour moi et trop loin des priorités en vue du bonheur qui semble être les miennes (santé, sécurité, éducation des enfants). Néanmoins, je précise que j'adore le confort et les belles choses mais déteste le côté m'as-tu vu omniprésent dans notre culture.

Je souhaite donc partir m'installer définitivement en Amérique du Sud car je ne tiendrais plus longtemps ici et préfère partir avant de devenir un ours.

En lâchant tout aujourd'hui, je vais perdre beaucoup et je ne serai pas vraiment aisé mais disposerais tout de même d'un capital de départ total de 150 000€ a priori ce qui me semble juste suffisant pour mon projet car cela devra couvrir la création de mon business et/ou l'achat de mon logement (cela pourrait être lié).

Je voudrais donc acheter une ferme dans un endroit où il fait beau peu m'importe la proximité (50 km) de la mer même si c'est un plus. Je souhaite un endroit en zone non sismique et loin des cyclones où la sécurité n'est pas un problème (enlèvement, violence, expropriation, stabilité politique).

D'emblée, j'ai à mon grand regret, car j'avais trouvé ce bien conforme à 100% à mon projet :
http://immobilier-etranger.vivastreet.fr/...u-venezuela/13166131, éliminé le Venezuela (M. Hugo Chavez exproprie vraiment à tour de bras en ce moment et que cela soit pour la bonne cause m'indiffère finalement car je ne veux pas financer la révolution avec un capital que j'ai gagné en bossant dur et avec honnêteté pour devenir un déshérité à mon tour.)

Pour d'autres raisons j'ai écarté la Bolivie (enlèvements trop nombreux) et le Chili (sismique). Le Brésil, lusophone, n'est pas non plus sur ma liste.

La Colombie me semble beaucoup plus sympa que ce que l'on peut imaginer...

Mes questions : 1- Quel pays vous semble le plus propice au projet décrit plus bas? 2- Quels sont les couts cachés culturels que je dois inventorier (corruption, frais coutumiers, taxes à l'export etc...) 3- Globalement quel est le coût de la vie?

Mon projet est d'acheter une ferme et des terres et avoir ces activités et n'aurais plus d'autre revenus que ceux de mes activités. J'embaucherai des locaux et de préférence les plus pauvres histoire d'apporter ma part à la ruche.

Quotidien : -Agriculture (pour nourrir l'équipe et moi-même) -polyculture, -petit élevage, - élevage de chevaux. -Tourisme - Tourisme "équestre" -Petit Export (Fret maritime) Produits artisanaux (contrat avec un distributeur unique)

Je vous remercie de m'apporter de vos réponses éventuelles. J'ajoute que ceux ou celles qui serait partant(e)s pour ce genre d'aventure s'ils ont le même profil et la bonne motivation seraient les bienvenu(e)s ou du moins que je ne suis pas complètement fermé à l'idée ;-)
Trek du condoriri à côté de La Paz English translation pending
by Miloune53 · 2010-02-14 · 18 replies
bonjour, nous souhaitons faire un petit trek fin juillet 2010 dans la cordillère royale à côté de la Paz. Nous pensons au trek du condoriri sur 3 jours à partir du lac de Tuni. Nous cherchons des personnes intéressées pour ce trek aux mêmes dates car plus le groupe est important, plus le coût par personne diminue... Nous sommes un couple d'une trentaine d'année, amoureux de la montagne bien sûr... On aime marcher tranquille pour profiter au maximum des paysages... Pour info, voici les prix de ce trek avec terra andina... Base 2 pers. : 290/pers. Base 3 pers. : 240/pers. Base 4 pers. : 210/pers. Base 5 pers. : 190/pers. Base 6/7 pers. : 180/pers. N'hésitez pas à me contacter pour plus d'infos... Par ailleurs, je suis preneuse de tous les avis de personnes ayant réalisé des randos dans ce coin ou avec cette agence, ou encore des bons plans pour d'autres agences... Merci beaucoup
Traquenard: amende de vignette sur les autoroutes slovènes English translation pending
by Didi84 · 2009-08-27 · 155 replies
Message un peu long mais à lire absolument car mon histoire peut vous arriver également 🤪

Je viens exprimer mon indignation quant aux pratiques inqualifiables des agents de la DARS (controleurs des autoroutes slovènes que nous avons d'abord pris pour des douaniers) et mettre en garde les voyageurs qui veulent se rendre en Slovénie. Que ma mésaventure familiale, puisse après tout, aider d'autres vacanciers !!!!!! Nous logions sur Trieste en Italie et nous avons décidé d'aller visiter les fameuses grottes de Postojna (les plus visitées d'europe !!!) qui ne sont qu'à 47 km (sortie d'une demie journée). Pour gagner du temps je prends l'autoroute à Trieste et je suis la direction de la Slovénie.J’arrive alors au poste frontière. Passant entre deux états européens aucun contrôle n'est effectué (pas de douaniers en vue), nous voyons seulement une pencarte avec un pictogramme moyennement compréhensible (orange avec le dessin d'une voiture). Voilà, nous sommes en Slovénie et nos ennuis commencent. Je fais à peine 50 m après le poste frontière, j’ai le choix entre continuer sur l'autoroute ou prendre la nationale. J’opte pour l'autoroute pour aller plus vite. J’arrive au péage d'entrée. Je m’approche de la cabine et j'appuie sur le bouton de distribution de ticket mais rien ne sort. Je tente l'expérience plusieurs fois mais en vain ... Je constate que des agents slovènes sont postés sur le bas côté du péage. Voyant que j’ insiste inutilement pour la prise d'un ticket, l'un des agents (une femme) me fait signe d'avancer et me demande de me garer. Elle me demande les papiers d'identité (nous pensons alors que c'est un contrôle douanier). Sur ces entres faits, elle s'approche d'une autre voiture qui vient se stationner à côté de la mienne. Apparemment elle connaît le conducteur et commence à bavarder avec lui, nous laissant en plan au moins dix bonnes minutes (bonjour la courtoisie vis à vis des étrangers) sa conversation terminée, elle daigne enfin revenir vers nous et me demande alors les papiers du véhicule, et de la suivre dans son fourgon. Quelle n’est pas mon indignation quand elle me sort un papier écrit en français concernant la soit disant infraction que je venais de commettre, 300 euro d'amende, (ramenée à 150 pour avoir payé sur place 😕) pour être entré sur l'autoroute sans cette "putain"de vignette (que j'aurai achetée si cela avait été mieux indiqué soit à la frontière soit sur la cabine de péage) !!!! alors que c'est elle qui m'avait fait signe pour entrer sur l'autoroute en voyant mon acharnement à vouloir à tout prix prendre un ticket pour accéder à l'autoroute. Aucun choix nous a été donné de faire demi tour, aucune discussion possible pour ne payer que le prix de la vignette c’est a dire 15 euro. Une indifférence totale de la part de l'agent qui n'à eu aucune indulgence, fait aucune prévention mais seulement de la répression sur le dos de touristes (nous étions à ses yeux de simples fraudeurs). Quel traquenard !!!!! De la pure escroquerie😠😠. Mais comment peut on se poster à l'entrée d'un péage pour verbaliser les touristes qui n'ont toujours pas utilisé leur réseau autoroutier. Mais qu'elle infraction ai je pu commettre sans avoir encore emprunté leur autoroute ? Une sanction démesurée (150 euro d'amende fait très mal à un budget vacances) comparé à l'infraction soit disant commise. Vive l'entrée de la Slovénie dans l'Union Européenne !!!! Cette mésaventure montre qu'une chose, c'est que l'état Slovène accueil très bien ses touristes et semble vouloir renflouer ses caisses sur leur dos. Je pense ne pas être le seul à avoir été abusé de la sorte. Essayons de nous regrouper pour en faire part aux instances européennes.😉
Vivre en République Dominicaine English translation pending
by Katpier · 2009-08-05 · 36 replies
Nous aimerions correspondre avec des gens qui resident en Republique Dominicaine afin de savoir le cout de la vie.
Artisanat d'Amérique du Sud? English translation pending
by Sabrinavljo · 2009-07-09 · 7 replies
Bonjour à tous, je voudrais vendre de l'artisanat du monde et en particulier d'amérique du sud cet hiver, pour cela je cherche des infos sur : - les meilleures villes pour acheter de l'artisanat (laine, bijoux) Lima ou la Paz ? - la meilleure façon de les acheminer ? (je vais m'y rendre bientot) - déclaration douane ? nécessaire ou pas ? (je ne vais pas ramener de grande quantité) - enfin toutes les infos et expériences me seront utiles ... Merci d'avance pour votre aide. Amicalement Sabrina
Visiter l'Amazonie plutôt en Équateur ou au Pérou? English translation pending
by Ketchupi · 2009-06-24 · 12 replies
Bonjour,

Dans le cadre de notre tour du monde, nous souhaitons nous rendre en Amazonie, et souhaiterions savoir quel est le meilleur endroit pour y aller. Sur les guides, les prix en Equateur sont 3 fois plus cher qu'au Pérou? Est-ce réellement le cas? Est-ce plus beau en Equateur qu'au Pérou? ou le contraire?

Merci pour vos retours et ressentis.
Car Vénézuela-Colombie (Caracas-Bogota)? English translation pending
by Chocobogota · 2009-06-22 · 12 replies
Bonjour à tous !

Je voudrais me rendre à Bogotá cet été et au moment de l'achat du billet je me rends compte qu'il est bien moins cher de se rendre à Caracas, au Vénézuela. Je pensais alors prendre un car pour faire la distance Caracas-Bogotá (ce qui n'est pas à côté je sais) ou alors un car pour atteindre au moins la Colombie et continuer ensuite avec un vol intérieur. Quelle est la sécurité sur ce genre de trajet? Quelle compagnie de car choisir et quel est le coût d'un tel "périple"? Etant une femme et seule (rejoignant mes amis en Colombie) est-ce que je courre un risque? Avez-vous déjà mené ce voyage?

Merci par avance à vous tous ! Chocobogota.
Vivre un an en Équateur English translation pending
by HappyChica · 2009-05-22 · 6 replies
Bonjour à tous,

Je suis une étudiante de 20 ans et je pars en Septembre vivre un an en Equateur. Je vais travailler dans la province de Guayas avec une ONG. Je vais certainement être amenée à pas mal bouger dans la Province entre Tamarindo (dans le canton Santa Lucia) et Guayaquil, mais je vivrais très certainement dans un logement de l'ONG près de Tamarindo.

J'attends Septembre avec beaucoup d'impatience, mais je me pose pas mal de petites questions pratiques. En lisant des discussions sur ce forum ces derniers mois j'ai pu choisir ma destination et me faire une idée de là où je partais, donc je pense être au bon endroit pour continuer à chercher des informations. Si certains savent répondre à une ou plusieurs de mes questions, je vous remercie vraiment d'avance: en ce qui concerne le visa, quel type de visa faut-il que je demande? étudiant, travail, échange culturel? Je ne serai pas inscrite à la Fac en Equateur, mais mon travail avec l'ONG ne sera pas non plus rémunéré... quelqu'un saurait-il me dire si 150€ par mois me suffiront pour vivre, sachant que je n'aurai pas à payer le logement et la plupart de mes repas et déplacements seront pris en charge par l'ONG: j'aurai donc juste des dépenses personnelles (sorties, voyages, visites, autres petites dépenses quotidiennes éventuelles...) Je peine à trouver des informations sur la province de Guayas: quelqu'un pourrait-il m'en dire plus? Je serai dans le canton Santa Lucia, c'est à dire el campo, mais j'aimerai aussi avoir des informations sur la Peninsula Santa Elena et bien évidemment Guayaquil. Je suis assez au courant pour tout ce qui est précautions sécuritaires dans les grandes villes d'Amérique Latine, mais je reçois aussi pas mal de discours contradictoires. J'essaye de ne pas écouter les Européens qui me parlent de sécurité en Amérique Latine/Equateur sans y être jamais allé Est-ce que quelqu'un connaissant bien la région pourrait-il donc m'éclairer un peu sur le sujet? Transports: j'ai beaucoup envie de voyager en Equateur et aussi au Pérou. Savez-vous si les voyages en bus sont recommandables? Mon premier souci est de faire des économies, donc je pense prendre des bus pour aller voir Quito, Cuenca, la Costa..., mais cela me semble par contre assez compliqué d'aller jusqu'à Lima en bus non? Par ailleurs, me déconseillez vous de faire ces trajets seule, ou est-ce qu'il n'y a aucun risque? Enfin, si vous avez des impressions ou souvenirs particuliers que vous voulez partager avec moi, je serai plus que ravie de les lire.

Merci beaucoup!

Camille :)
Où acheter de l'huile d'Olive à Séville? (Espagne) English translation pending
by Raymonde45 · 2009-05-11 · 8 replies
Bonjour,

Je pars pour le WE à Séville 😎 J'aimerais beaucoup ramener de l'huile d'olive. Est-ce que connait un endroit où en acheter de bonne qualité ? Je cherche de l'huile extra vierge, évidemment, si possible artisanale ou directement du producteur, et qui soit vendu en petites quantités (je ne compte pas ramener plus de 10l, ça doit tenir dans ma valise !!!!) mais néanmoins dans des bidons bien étanche.

J'en avais ramené de Barcelone, car j'étais en voiture, j'avais trouvé de l'huile pas mal et bio en bidons de 5l en supermarché (je crois que c'était Auchan !). Là, je ne sais pas du tout car je serai en avion et en centre ville, donc à pied uniquement.

Merci d'avance !
Trajet en bateau Pucallpa-Iquitos-Tarapoto (Pérou) English translation pending
by Jersim · 2009-05-08 · 32 replies
bonjour tout le monde,

une portion de mon prochain voyage, passe par iquitos arrivé depuis pucallpa, et depart de iquitos pour tarapoto.(en bateau) cela se fera entre le 20 juillet et le 5 aout (environ). Si quelqu'un a des infos sur les temps de trajet a cette periode, sur les excursions a iquitos voir plus loin qu'iquitos!! Et si par hasard des personnes se trouvent dans cette region, pourquoi pas ne pas partager un bout de chemin. a bon voyageur, salut.

merci d'avance... jerome
Où faire du shopping à Madrid? English translation pending
by Salsal1208 · 2009-04-23 · 19 replies
Bonjour les amis je voyage en espagne le 12 mai et j'y reste pour 1 semaine . j'ai réservé un hotel a 407 euro pour 2 personnes c'est le http://www.hotel-tribunal.com/ . est ce que vous pouvez me dire, SVP, si j'ai fais un bon deal ou il y a mieux que ça au meme prix ? ( j'ai prix en compte les 3 critéres suivants pour faire le choix: la distance, le prix et la qualité).

autre chose, j'ai besoin vraiment de rénover ma garde robe et je me demande ou je peux faire du bon shopping à madrid ( des jolis vétements à des prix préferentiels)?

la dérniere question, qu'est ce qu'il faut visiter à madrid ?

puisque c'est la premiere fois qu'on voyage a madrid mon mari et moi et pour un court séjour, j'ai décider de faire un petit guide avec toutes les précisions moyens de transport à utiliser, endroit à visiter, magasins a y rendre visite etc si vous avez des élements qui peuvent m'aider je serais trés reconnaissante .

merci beaucoup les amis et chapeau pour ce forum trés utile.

merci
Tour du Queyras en randonnée: vos retours d'expériences? English translation pending
by B3r3n · 2009-03-30 · 6 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Je me prépare une petite randonnée pour le début des vacances d'été, voire dés fin juin : le Tour du Queyras.

Habitant Nice, j'envisage même de partir de Larche vers le nord où je vois plein de lacs (mon péché mignon) qui m'emmèneront jusqu'à Maljassiet d'où je pourrais rejoindre GR5 et GR58.

Je souhaiterais des retours d'expérience sur le Tour du Queyras (le plus vert et avec le plus de Lacs possibles plutôt que du minéral) ainsi que du transport pour aller de Nice à Larche en transport en commun.

En plus, toute personne qui désire faire cette petite sortie de concert est la ou le bienvenu(e). Attention, je suis un gros marcheur 😛

Merci d'avance.
Avis sur programme de trois jours et demi à Rome English translation pending
by Lioune · 2009-03-19 · 18 replies
Bonjour, je pars du 4 au 7 avril à Rome pour la première fois. J'essaie d'organiser ces 3 jours et demi au mieux, mais j'ai l'impression de vouloir voir trop de choses. Pouvez-vous me dire svp si mon programme est faisable, et si non, quoi supprimer.

Savez-vous s'il y a beaucoup de monde à cette période (semaine avant Pâques, et si je dois m'attendre à faire de longue queue?

Samedi : Arrivée en début d'après-midi dans le quartier de Trastevere où je loge. Après midi, visite du quartier Trastevere : Santa Maria in Trastevere, Colline du Janicule (ou/et peut-être le quartier de Testaccio)

Dimanche : Matin : petit tour dans le marché de Trastevere Puis : Rome antique : (mais peut-être voir rapidement avant quartier du Celio?: San Stépfano Rodondo, Basilique San Clemente et S. Quattro Coronati, Saint Jean de Latran) Colisée, Palatin, Forum, Capitole, et peut-être après Palazzo Massimo alle Terme (c’est beaucoup je pense, mais ça vaut le coup!?). Retour par le quartier du Ghetto

Lundi : Vatican et Castel San Angelo

Mardi : Centre historique Trastevere → ponte sisto → Campo de Fiori → Plazza Navona → église Saint Louis des Français → Panthéon → Fontaine de Trevi → Piazza de Spagna (j’ai vraiment des doutes que se soit faisable avant 15H)

Puis Galerie Borghèse (réserver le créneau 15H 17H) Puis piazza Popolo et piazza de spagna si pas fait avant.

Retour à l'hotel pour récupérer la valise et direction aéroport pour 20H30-21H00.

voila, j'ai bien conscience d'avoir trop chargé mon programme mais en ne connaissant pas, c'est dur de savoir quoi enlever!

Je compte vraiment sur votre partage d'expériences. merci d'avance.
Mission humanitaire autour de mars 2010 en Argentine/Chili English translation pending
by Anoukaza · 2009-03-18 · 13 replies
Bonjour, je suis étudiante en medecine et je prend une année sabatique durant l'année scolaire 2009 2010 pendant laquelle je souhaiterai partir en Amérique du Sud pour tourisme mais aussi pour effectuer une mission humanitaire de 2 à 3 mois .Je recherche donc des contacts avec des responsables d'organismes ou d'ONG pouvant me conseiller sur les destinations et les différentes missions.

Le but de cette expérience est d'abord et avant tout de me familiariser avec une nouvelle culture et de partager mes expériences. Pour ma part, les projets les plus intéressants s sont ceux qui concernent la prévention (santé, contraception, grossesses, VIH, campagne de vaccinations etc) mais je suis aussi interressée par les "chantiers humanitaires" et le domaine de l'environnement.

N'hésitez pas à me faire parvenir vos commentaires concernant vos expériences ainsi que vos suggestions... merci d'avance
Adaptateur/convertisseur pour Cuba English translation pending
by Mixhle · 2009-03-10 · 13 replies
Bonjour,

J'ai bien fait le tour de toutes les questions précédemment posées sur le thème mais je n'ai pas trouvé mon bonheur. Effectivement, la plupart des personnes ayant demandé ça partait en hôtel (voire hôtel-club) et/ou était québécoise or je vais loger en Casas particulares et je suis française, donc les normes de nos appareils ne doivent pas être les mêmes. Donc, ma question : comment recharger appareil photo (essentiel) et téléphone portable (moins important) ? Un adaptateur oui mais un convertisseur aussi ou pas ?

Merci de vos réponses et aussi de m'indiquer où je peux me fournir pour ce genre de matériel.

Hasta luego
Comment passer la frontière Brésil-Bolivie de façon sécuritaire? English translation pending
by Elenmaltais · 2009-01-20 · 5 replies
Comment passer la frontière du Brésil à la Bolivie le plus sécuritairement?
Balade à vélo Madrid-Grenade ou Alicante-Grenade? English translation pending
by Tandemyann · 2009-01-17 · 10 replies
On prépare notre balade ibérique familiale : Andalousie - Portugal - Gallice - chemin du Puy retour (ou presque) en 5 bons mois mais on ne sait pas d'où démarrer puisque on a le choix entre Alicante et Madrid à tarif intéressant.

On sera chargés et lents (3 enfants, 2 tandems, une remorque). Qu'est ce que vous feriez vous? Des idées de trajet?

Merci
Maison au bord de la mer pour sept nuits à Kribi fin avril? (Cameroun) English translation pending
by Multiculture · 2009-01-14 · 23 replies
Bonjour les forumistes....est-ce possible de trouver une maison au bord de la mer isolé mais sécuriser pour 7 nuits a Kribi...j'aimerais y passer ma lune de miel...200 000 cfa environ pour la semaine avec cuisinette...et avoir l'impression d'etre seul au monde...ou si vous avez autre chose a me proposer ....et pensez-vous qu'il faut réserver beaucoup d'avance pour cette date?...est-ce la saison des pluie qui commence en fin avril...merci pour votre aide.. Mireille
Trois mois en Amérique du Sud de juillet à octobre English translation pending
by Biojira · 2009-01-02 · 8 replies
Bonjour,

je pars en Juin 2009 pour un tour du Monde. Je compte être en Amérique du Sud, de Juillet à Octobre.

Je souhaite votre avis sur mon itinéraire, savoir si je passe à côté de choses à ne pas rater, ou au contraire, si certaines étapes vous semblent inutiles. J'aimerai également savoir si c'est réalisable question durée, si je ne suis pas un peu trop optimiste ! Le trajet que je vous donne, ce sont les grandes lignes, je ne compte pas faire ça d'une traite, mais m'arrêter dans les villes ou lieux à voir.

Fin Juin, début Juillet, arrivée à Quito en avion depuis Los Angeles.

En bus/train, aller de Quito jusque Lima, en passant par Cuenca et Loja en Equateur, et longer la côte Pacifique au Pérou.

Toujours en bus/train, de Lima aller jusque Nazca, puis Cuzco (Machu Pichu).

De Cuzco, rejoindre La Paz en bus/train en passant par le lac Titicaca.

Là c'est encore un peu flou. Je rêve d'aller voir les chutes d'Iguazu. J'ai lu qu'il était possible de Santa Cruz en Bolivie, rejoindre par avion Campo Grande au Brésil, puis les chutes en bus. Et, des chutes, reprendre l'avion jusque Buenos Aires. D'un autre côté, rejoindre Buenos Aires par le bus/train depuis la Bolivie, en passant par Salta, Cordoba, les paysages ont l'air sublime. Et éventuellement, selon le budget, faire un A/R depuis Buenos Aires en avion vers les chutes d'Iguazu. J'ai besoin de vos avis et conseils !!

Depuis Buenos Aires, rejoindre Ushuaia en longeant la côte en bus/train (durée ?! beauté des paysages traversés ?! il vaut mieux prendre l'avion ?!).

D'Ushuaia, prendre le bateau jusque Puerto Montt au Chili.

Et de Puerto Montt, remonter jusque Santiago en bus/train.

Selon le temps, peut-être monter un peu plus haut, la région d'Autofagasta vaut-elle le coup, surtout si je suis passé par Salta quelques semaines avant ?!

Et là, selon le budget, faire un A/R sur l'île de Pâques depuis Santiago.

Et départ pour Auckland .... je ne crois pas qu'il soit possible de faire en avion Santiago - île de Pâques - Auckland.

Je suis preneur de tous vos conseils, vos remarques !!!

Merci !!! 😉
Départ pour Cayo Coco: quoi apporter comme cadeaux aux Cubains? English translation pending
by Calinda41 · 2008-11-20 · 10 replies
Bonjour à tous

Septième voyage à Cuba .....J'apporte toujours des cadeaux et des vêtements pour le staff de mon resort

Mais depuis les ouragans de septembre ..........😕

Qu'est-ce que les cubains ont vraiment besoin ????? nous sommes un groupe de 12 et tant qu'à faire nous allons leur apporter des choses nécessaire et qu'ils ont vraiment besoin.

merci de nous donner des idées ..............nous avons encore quelques jours pour magasiner

bonne soirée Calinda41
Quatre jours à Rome: visites, restaurants? English translation pending
by Widoo · 2008-09-11 · 29 replies
Bonjour !

Comme ça avait bien marché pour mon séjour à Vienne cet été, je reviens sur ce forum pour des conseils, vu que je pars 4 jours à Rome à la mi novembre. J'ai un guide donc je sais à peu près ce que je ne dois pas louper (Vatican, Colisée, Villa Borghèse, Fontaine Trévi, Trastevere...) MAIS histoire de pas perdre trop de temps et pas trop se fatiguer (je serai avec ma moman, qui n'est certes pas un vieux fossile mais pas aussi djeune que moi !), quels sont les trucs pas indispensables ? Exemple, on m'a dit: "le colisée, ca suffit de le voir de l'extérieur, pas la peine d'y entrer". Et inversement, quels sont les trucs pas forcément indiqués dans les guides, à voir absolument ? Et j'aimerais qq adresses de bons restos (vraiment bons) mais pas ruineux (genre pas plus de 20/30 euro par personne). Merci :)

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