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EuroVelo6: astuce pour le retour en train English translation pending
Petit partage d'experience : nous avons fait l eurovelo6 de MULHOUSE à VIENNE en juillet 2010 , et comme pour beaucoup d'entre nous c'est posé le problème classique du retour en train ...sans reservation , vous avez peu de chance d'avoir de la place a moins d'etre patient et d'attendre 4 à 5 jours ....Donc la solution nous a été donnée par un controleur Autrichien : il suffit de prendre les velos en bagage à main ....nous nous sommes donc mis à la recherche de housses pour emballer les velos ..apres 45km dans VIENNNE et 6 magasins ( a moins d'investir 200 euros par housses ) nous avons fini par nous rabattre sur la solution " bidouillage " a savoir , démontage complet y compris les guidons , les roues , les portes bagages mais pas les pedales...emballer le tout avec un grand sac plastique style poche poubelle ( nous avons utilisés des housses de pluie pour velo à 10 euros pièces ) scotcher le tout sans moderation , et accrocher avec une sangle pour les porter en bandoulière et le tour est joué ...moralité , pas de surcout pour le velo et surtout nous avons pu choisir notre train couchette ...aucun problème avec les controleurs ....par contre prevoyez du muscle car changer de train ( 3 changements pour rejoindre Mulhouse ) avec 2 velos en bandoulière , les sacoches et tout le barda il vaut mieux partir light ( nous n'avions que 2 sacoches par velos ...)
voila , ne stressez pas , nos compagnons ont réalises la meme operation en partant de BUDAPEST et tout c'est tres bien passé ..sinon l eurovelo6 c'est du grand bonheur , des paysages superbes , un balisage exceptionnel , des gens sympa , des rencontres , des anecdotes et des souvenirs plein la tête.....pour une première experience c'est super , nous avons fait le trajet en 14 jours jusqu'a VIENNE
Matériel pour traversée de l'Afrique à vélo English translation pending
Bonjour à tous!
Maintenant que nous avons bouclé notre matériel (heureusement, on prend la poudre demain pour un an et demi de Lyon jusqu'à l'ile de la reunion), je me dis que nos recherches peuvent aider de futur voyageurs.
Je propose donc ici nos choix.
Sont ils pertinents? Nous verrons au retour ;)
Les Vélos, éléments principaux de notre équipée. Pour tout savoir sur nos critères et nos choix. A venir : les photos des engins ! http://voyage.jeremiebt.com/materiel/velos/
Matériel et équipement Tout le matériel qui va nous accompagner. Ça va de la cuisine aux pièces de rechange en passant par les vêtements et la pharmacie. Et plein d’autres choses encore … http://voyage.jeremiebt.com/materiel/materiel-equipement/
Santé administratifs etc... sur ce topic ;) http://voyageforum.com/v.f?post=3595107;page=unread#unread
Bonne pioche !
Les Vélos, éléments principaux de notre équipée. Pour tout savoir sur nos critères et nos choix. A venir : les photos des engins ! http://voyage.jeremiebt.com/materiel/velos/
Matériel et équipement Tout le matériel qui va nous accompagner. Ça va de la cuisine aux pièces de rechange en passant par les vêtements et la pharmacie. Et plein d’autres choses encore … http://voyage.jeremiebt.com/materiel/materiel-equipement/
Santé administratifs etc... sur ce topic ;) http://voyageforum.com/v.f?post=3595107;page=unread#unread
Bonne pioche !
Mon vélo dans un train Corail entre Lyon et Mulhouse? English translation pending
Bonjour!
Voilà, j'ai pour projet d'aller faire un tour en Allemagne en vélo, avec le train (et mon copain, aussi). On dois d'abords faire Valence - Lyon, et là pas de problème : il y a un ter. Puis on aimerait aller jusqu'à Mulhouse pour ensuite passer la frontière à vélo (et ainsi éviter les trains internationaux).
Mais problème : entre Lyon et Mulhouse, il n'y a que des Corails et des TGV. On ne veux pas payer un supplément, donc pas de TGV. Mais pour le corail, aucune indication n'existe quand à la possibilité de transporter un vélo... Il n'y en a que pour les Lunéa et autres Téoz 🤪
Quelqu'un a des infos là dessus? J'ai bien essayé le 36 35, mais c'est plus que catastrophique. Et je préfèrerais trouver quelqu'un qui a déjà une expérience, avec les Corail + vélo.... Et dans l'idéal (soyons fou), qui aurait déjà fait ce type de trajet.
À part ça, si vous avez des suggestions pour visiter l'Allemagne du sud (baden-wuttenberg) à vélo, je suis preneuse aussi. 🙂
Merci d'avance!
Voilà, j'ai pour projet d'aller faire un tour en Allemagne en vélo, avec le train (et mon copain, aussi). On dois d'abords faire Valence - Lyon, et là pas de problème : il y a un ter. Puis on aimerait aller jusqu'à Mulhouse pour ensuite passer la frontière à vélo (et ainsi éviter les trains internationaux).
Mais problème : entre Lyon et Mulhouse, il n'y a que des Corails et des TGV. On ne veux pas payer un supplément, donc pas de TGV. Mais pour le corail, aucune indication n'existe quand à la possibilité de transporter un vélo... Il n'y en a que pour les Lunéa et autres Téoz 🤪
Quelqu'un a des infos là dessus? J'ai bien essayé le 36 35, mais c'est plus que catastrophique. Et je préfèrerais trouver quelqu'un qui a déjà une expérience, avec les Corail + vélo.... Et dans l'idéal (soyons fou), qui aurait déjà fait ce type de trajet.
À part ça, si vous avez des suggestions pour visiter l'Allemagne du sud (baden-wuttenberg) à vélo, je suis preneuse aussi. 🙂
Merci d'avance!
Dix-sept jours à vélo à travers les Préalpes françaises English translation pending
Préalpes juin 2010
Depuis bientôt un an nous projetions une randonnée à vélo de deux ou trois semaines à travers les bosses autour de la vallée du Rhône, en passant par la Chartreuse, le Vercors, le Mont Ventoux, la Montagne de Lure et puis par les monts d’Ardèche pour rentrer à Lyon. La période choisie n’a pas été très favorable au point de vue météorologique mais nous n’en avons pas moins pédalé. Certes l’itinéraire initial a subi des modifications importantes, dues à des chutes de pluie torrentielles et des prévisions de vent très violent, mais les 17 jours d’errance à deux roues que nous avons vécus nous ont permis de toujours connaître mieux ce fabuleux pays qu’est la France, et nous y avons éprouvé un grand plaisir dans l’effort physique.
Ce dimanche 6 juin, avec Jean nous démarrons de Lyon, tardivement, en suivant le bord du Rhône en direction de Crémieu, où nous rejoignons Evelyne qui complétera le trio. Tout commence sous les augures du temps incertain que nous subirons durant notre voyage. Sitôt tourné le coin de la rue, de gros nuages menaçants donnent la couleur, très sombre. Quelques gouttes sont les premiers signes d’alarme, mais dans notre enthousiasme du départ nous poussons d’autant plus sur les pédales, nous disant que l’étape du jour ne fera que 45km. Il est donc trois heures de l’après-midi. Après un court passage sur le goudron, nous voilà le long du canal de Jonage. Nous espérons remonter, par le chemin qui longe d’abord le canal, puis le Grand Large (plan d’eau) et finalement suivre le Rhône, jusqu’au confluent avec la rivière Ain. Le temps menaçant semble se cantonner à l’ouest alors que nous fonçons vers le nord-est avec l’espoir d’échapper à l’averse. Dans un premier temps, tout se déroule au mieux. Le chemin est très agréable, la végétation nous entourant bien verte, par endroits de grands arbres nous dominent donnant un air forestier à la balade.
Je me souvenais, pour l’avoir déjà fait à pied, que le chemin après le village de Jons pouvait être problématique. Effectivement mes souvenirs étaient exacts. Le chemin s’insinue entre un terrain de golf et des zones marécageuses le long du fleuve. Les ornières, sur ce qui n’est plus un chemin mais un sentier sinueux, deviennent profondes et larges. La pluie se met franchement de la partie. Une glaise visqueuse nous cloue littéralement au sol. La végétation envahit notre espace de roulement. Il nous faut coller la tête au guidon pour espérer passer sous les nombreuses branches qui gênent l’avancement. Cela implique la peine de la double douche. Avec nos vélos chargés d’une vingtaine de kilos la conduite devient mal aisée. Je me retrouve au fond d’une ornière de large taille dans une position d’équilibre précaire, les deux chaussures flottant sur une mare de boue. J’ai la sensation que je coule lentement. J’effleure juste la boue de mes semelles, reportant le gros de mon poids sur la selle, souhaitant que mes pieds ne soient pas immergés dans cette matière grise et gluante. Quelques kilomètres avant le confluent de l’Ain nous devons renoncer à suivre cette piste, et nous prenons le premier itinéraire de remplacement qui offre une issue non mouvante. Un peu au petit bonheur la chance nous rejoignons le village de Villette-d’Anthon. Au centre nous nous abritons alors que des trombes d’eau s’abattent de plus belle. Il ne fait pas très chaud. Cela promet pour la suite. Enfin la chute d’eau se calme, et miracle, il ferait presque beau. Nous décidons de reprendre, avant de nous rendre à Crémieu, le détour par le site du lieu de rencontre de l’Ain et du Rhône. Cet endroit est magnifique. Voir les eaux de deux cours d’eau qui se mêlent est toujours passionnant. Dans le cas présent il s’agit d’un fleuve et d’une rivière, tous deux au cours vif, le Rhône au flot puissant bien endigué et l’Ain, plus modeste qui court entre des plages de galets. Je me rends souvent sur ce lieu et ma curiosité pour ces eaux qui se rencontrent est toujours la même. Mission accomplie, je voulais absolument montrer à Jean cet endroit qui me plaît tant. Après avoir bien profité de ce spectacle, en une dizaine de kilomètres par une route fréquentée nous atteignons la jolie ville de Crémieu. Ancienne cité médiévale enserrée au milieu de plateaux calcaires, son histoire est riche et sa visite vaut le déplacement. Evelyne nous attend et voit deux tas de boue mobiles venir à sa rencontre. Les bords du Rhône nous ont laissé quelques souvenirs tangibles.
Lundi 7 juin
Départ par des routes détournées et tranquilles, et des villages déserts avec l’intention de rejoindre le lac d’Aiguebelelle. Les senteurs de fin de printemps nous accompagnent. Que le vélo dans la campagne est agréable à cette époque de l’année. Après les bourgs de Dizimieu et Soleymieu, ainsi que d’autres nous nous arrêtons à Brangues, village sur une butte. Je me souviens y être venu à l’occasion d’un marché du livre. De ce village sont originaires Stendhal et Paul Claudel. Concernant ce dernier, nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe, qui est située au fond d’une grande propriété. Le lieu exhale la tranquillité et la sérénité, une impression de permanence, même d’éternité par rapport aux outrages du temps. Cependant la sépulture, elle, n’est pas imprégnée de cette paix. Cette vaste tombe de marbre aux courbes arrondies, dont la surface par endroits est mangée d’une fine mousse, semble recouverte d’un voile de tristesse. L’épitaphe est étrange et génère un trouble au lecteur que je suis : ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel.
Après avoir pique-niqué sur la place du village nous reprenons notre route en direction du lac qui ponctuera notre étape de ce jour. Encore de charmants villages, la France en regorge, sur les 36000 communes que de lieux pittoresques ! Au cours de ces 17 jours nous en visiterons une multitude, tous plus jolis les uns que les autres. Arrivés dans la charmante petite ville de Saint-Genix-sur-Guiers, nous touchons aux premiers contreforts du massif de la Chartreuse. Eh bien évidemment ça commence à grimper dur. Après nous être égarés par des chemins caillouteux et très pentus, à la recherche du château du fameux Mandrin, aimé des pauvres car il détroussait les riches à leur profit, un aimable autochtone nous indique comment revenir sur notre route. Le premier col d’une longue série est franchi. Il s’agit du col de la Crusille, qui culmine fièrement à 573 mètres d’altitude. Après l’effort dans la montée, le plaisir de la descente est immédiat, et là on a plus l’impression de glisser que de rouler. Je suis toujours étonné de constater que mon vélo lancé à plus de cinquante voire soixante à l’heure, donne une grande impression de stabilité.
Après une agréable cure de vitesse à travers champs jusqu’à la modeste ville de Novalaise, nous faisons une constatation étrange, impossible de trouver le moindre ravitaillement en ce lundi après-midi. Dans les coins les plus reculés de l’Albanie ou du fin fond de la Pologne, il y a toujours une petite épicerie qui est ouverte ou qui vous accueille comme par enchantement lorsque vous demandez, mais là dans notre bon pays de France que nenni ! Pas très inquiets nous nous disons que sur le bord du lac d’Aiguebelette en ce mois de juin, le tourisme aidant, nous trouverons ce qu’il nous faut pour ce soir. Rapidement nous atteignons un camping remarquablement situé, juste en bordure d’eau, mais à l’aspect un peu glauque et à la propreté négligée. Enfin pour ce soir cela fera bien l’affaire. Une fois les tentes montées, renseignements pris, aucun moyen de se ravitailler. Un couple de retraités habitué des lieux, ayant pitié de nous, pauvres cyclistes affamés, nous offre deux sachets de riz qui nous permettent d’effectuer un excellent repas, tout en regardant les poissons du lac se livrer à leur dernière agitation avant la nuit. La surface d’huile est trouée par une myriade de petites ablettes fuyant en ordre dispersé devant ce qui me semble être une truite tentant de faire son dernier repas de la journée.
Mardi 8 juin
Bien qu’il n’ait pas plu cette nuit, la proximité du lac a généré une très forte humidité et je me retrouve avec une flaque dans ma tente. Aurait-elle vieilli prématurément? Je l’utilise depuis plus de trois ans de façon assez intensive, elle est particulièrement légère, un kilogramme deux cents, piquets compris, mais la contrepartie de la légèreté sans doute implique une durée de vie plus courte. Après un agréable petit déjeuner dans un décor idyllique, certes frugal à base du dernier croûton de pain que nous partageons en trois, nous décidons de commencer notre journée, qui promet d’être rude par le tour du lac. En effet ce contour, bien qu’il nous rallonge de quelque distance donne l’occasion d’admirer de magnifiques panoramas lacustres ponctués de barques de pêche multicolores, qui glissent paisiblement à la recherche des bons coins prometteurs en belles prises.
Nous nous arrêtons sur la rive sud du lac pour prendre un vrai petit déjeuner. Une boulangerie pâtisserie permet la consommation sur place, cela nous rappelle les grosses ventrées de gâteaux et autres forêts noires au cours de notre traversée de l’Allemagne le long du Danube. Mais je dois dire que les pâtisseries allemandes nous en avons abusé, mais jamais nous n’avons eu une sensation d’écœurement, ce qui n’est pas le cas ce matin. Enfin nous repartons bien rassasiés et sans trop de risque de prendre le coup de fringale si terrible à vélo. Très vite la route s’élève parmi les champs où l’herbe haute n’a pas encore été coupée. Des multitudes de fleurs rouges, jaunes ou bleues ponctuent les pâturages. Les senteurs toujours plus présentes, en particulier le tilleul, nous rapprochent de la nature. Un même trajet en voiture, en apparence permet de voir des paysages semblables et d’éprouver des sensations identiques, mais en réalité non. En effet d’une part la lenteur et d’autre part l’effort physique, forçant à de grandes inspirations sans la protection de l’habitacle d’un véhicule, abolissent un certain nombre de barrières à la nature. Contempler un champ, au milieu d’un foisonnement d’odeurs dues à l’herbe, aux fleurs ou aux arbres, nous projette au beau milieu de cette nature un peu plus comme acteurs que comme spectateurs. Une sorte de symbiose se crée, on se sent un peu moins intrus.
Nous n’avons pas toujours le loisir d’éviter les routes à grande circulation, mais en général nous y réussissons. Le temps semble se dégrader, cependant les sommets de la Chartreuse ne se dévoilent pas. La pluie nous cueille au pied du col de la Placette qui donne accès à Voreppe. Heureusement, elle est de courte durée. Encore une belle, raide et sinueuse descente, dans laquelle il faut rester prudent car la chaussée est humide. Arrêt dans cette agglomération, le temps de boire un café et de faire quelques courses car ce soir nous comptons dormir quelque part dans le Vercors.
Une question nous tracassait, comment passer Grenoble sans avoir à plonger dans un trafic important. La réponse nous est donnée par la carte série verte au 100 000 ième, édition 2010. En effet, une piste cyclable depuis Voreppe suit l’Isère vers l’aval sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elle nous conduira, de plus avec un bon vent dans le dos jusqu’au village de Cognin-les-Gorges, au pied de Malleval, hameau perché que nous comptons atteindre ce soir. On constate qu’en France les choses bougent en matière de pistes cyclables. D’une part de plus en plus de routes laissent un couloir protégé pour les cyclistes et d’autre part les vraies pistes cyclables sont toujours plus nombreuses, comme celle de l’Isère qui nous a-t-on dit allait de Grenoble à Valence.
Nous voilà au pied de la terrible montée de la gorge du Nan. Ce soir nous ne ferons que 900 mètres de dénivelé le long d’une route qui s’accroche entre hautes parois et ravins, et qui cherche son chemin au travers de la roche par des tunnels qui surplombent le vide. Enfin, après une montée très exigeante de plus de neuf kilomètres qui nous a demandé pas loin d’une heure et demie, au détour du dernier lacet les quelques maisons de Malleval apparaissent. Le lieu semble passablement désert, le camping est ouvert, l’ambiance venteuse et les mille mètres d’altitude rendent ce coin de montagne hostile. Evelyne et moi ne nous sentons pas trop l’âme campeuse ce soir après une étape assez longue, 90 kilomètres, et difficile. Je vais m’enquérir auprès d’une petite auberge des différentes possibilités de logement. Très gentiment le propriétaire nous ouvre un grand gîte pour nous trois. Nous y passerons une agréable et calme nuit.
Mercredi 9 Juin
La journée s’annonce belle. L’étape commence par une montée de quelques cinq cents mètres de dénivelé, qui conduit sur le plateau du Vercors. La nature est éclatante, la petite route pratiquement déserte. De vastes champs bien verts constellés de fleurs sont bordés de hautes falaises blanches qui barrent l’accès au plateau. Après une montée raide mais plaisante à travers prairies puis le long d’escarpements et finalement en traversant une jolie forêt de feuillus, nous atteignons le col du Mont Noir à 1431 mètres d’altitude.
Ce col porte un nom curieux, car cet endroit aurait été victime des brûleurs de loups. En effet, pour les traquer et les acculer, ils incendiaient certains secteurs. Mais parfois il arrivait que le feu se propage plus loin que prévu, c’est ainsi que ces zones brûlées auraient été qualifiées de noires, d’où le nom du col.
Il fait frais pour la saison, on ne se croirait pas en juin. Nous redescendons vers le col de Romeyère, quatre cents mètres plus bas, par lequel initialement nous voulions arriver. Mais on nous avait indiqué que la route était fermée suite à des éboulements. Entre Chartreuse et Vercors de nombreuses routes sont impraticables suite à des effondrements. Sont-ils dus aux rudes conditions de cet hiver ou alors s’agit-il d’un phénomène plus général, conséquence du changement climatique?
Dans ce matin à l’air vivifiant, les couleurs sont tranchées, qu’il s’agisse des prés, des fleurs, des arbres, des parois ou des nuages. Rapidement nous rejoignons le village de Rencurel. Je trouve que pour un plateau nous descendons beaucoup, certes la vitesse est agréable, mais nécessairement il va falloir reprendre l’altitude perdue. Dans ce minuscule village balayé par un vent froid, bien qu’il vienne du sud, nous nous blottissons dans un bar bien sympathique l’espace d’un café. Mais le temps passe vite et l’heure du repas n’est pas loin. Nous poussons jusqu’à la Balme de Rencurel. Là, une épicerie nous fournit le minimum, et dans un recoin de la fontaine municipale protégée du vent, bien installés au soleil nous profitons de notre pause de midi. Un pêcheur de truites marque l’arrêt sur le pont à proximité. J’en profite pour l’interroger sur la population de truites de la Bourne. Ce torrent descend vers la très célèbre paroi d’escalade de Presles, qui abrite la curieuse grotte de Choranche avec ses fistuleuses parmi les plus longues au monde. Il s’agit de multitudes stalactites de la section d’un cheveu ou presque et qui font, si je me souviens bien, un ou deux mètres de long. Pour en revenir à notre pêcheur, il se plaint du fait que les écologistes s’opposent depuis quelques années au rempoissonnement des cours d’eau de la région, d’où une très nette baisse de l’intérêt de la pêche. Effectivement doivent-ils se mêler de tout ? C’est un autre débat, mais ne lançons pas la polémique, même si je suis séduit par la proposition du pêcheur préconisant de les mettre eux (les écologistes) dans un zoo !
Il faut s’arracher à notre douce torpeur et regagner l’altitude perdue. Par un raccourci à la pente redoutable, supérieure à 10% nous regagnons les 900 mètres. Un vent bien établi de face nous donne la sensation d’une belle côte sur les vingt kilomètres qui viennent. J’ai un petit coup de barre et Jean propose gentiment de prendre une partie de mes affaires. En effet j’ai emmené du matériel d’escalade. Est-ce vraiment utile ? La suite nous le dira. Après avoir traversé Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Agnan-en-Vercors nous arrivons au hameau de Rousset. Le vent ne faiblit pas et le col du Rousset dresse devant nous ses grands virages. Mais la route est dessinée et l’effort modéré, d’autant plus que selon les virages le vent est avec ou contre nous.
Enfin le col est atteint, un tunnel de 700 mètres de long nous épargne les derniers efforts de la montée. Ce n’est jamais très agréable à vélo de circuler dans ces espaces clos, mais en l’occurrence il est bien éclairé. L’arrivée sur le versant sud est époustouflante. Une descente de plus de vingt kilomètres nous conduit directement à Die. Le vent est si violent, que parfois les bourrasques nous arrêtent en pleine descente et nous devons mettre pied à terre. Cela déplaît tout particulièrement à Evelyne, sans doute du fait de son poids plume.
Enfin la ville, nous nous procurons pour commencer une bouteille de clairette que nous savourerons au camping. Le temps est particulièrement sec, ce vent du sud me fait penser au vent d’Autan à Toulouse. Du camping municipal, à l’accueil très sympathique, nous avons une vue magnifique sur la montagne de Glandasse et sa magnifique paroi aux escalades célèbres, la voie de la Pentecôte et le pilier Leprince-Ringuet, pour n’en citer que deux. La soirée sera bien agréable assis dans l’herbe, le climat du midi prenant le dessus, ce qui se voit en particulier au changement de végétation.
Jeudi 10 juin
La nuit fut venteuse mais en contrepartie la sécheresse a régné, donc pas de tente à faire sécher. Si tous les matins l’état d’humidité du matériel de camping était aussi faible, alors cela deviendrait un vrai plaisir. Mais malheureusement, souvent cela s’apparente, il faut bien le reconnaître, à une corvée. Je sais que je risque de faire hurler les puristes et les inconditionnels de la tente. Mais cela n’est que mon humble avis.
La journée commence par un trajet d’une dizaine de kilomètres le long de la Drôme jusqu’au village de Pontaix. Splendide et austère hameau qui se niche au pied d’une falaise. Les murs de ses maisons canalisent littéralement la rivière. Aujourd’hui elle ne charrie pas beaucoup d’eau, elle étale son onde claire sur des plages aux galets lumineux. Au-dessus du village au sommet d’une colline, aux flancs abrupts, les ruines d’un très vieux château se découpent sur un ciel aux teintes grisées. Il se dégage de ce lieu une impression de quiétude et de bien-être. Mais nous ne sommes qu’au début de notre étape du jour, donc je prends juste le temps de faire quelques photos et nous reprenons la route. Une départementale sans circulation nous conduit au départ de la sauvage vallée qui perce les collines de la Provence drômoise jusqu’à Rémuzat.
La montagne des Trois Becs dévoile son imposante paroi de deux cent cinquante mètres de haut, appelée par les alpinistes la Pelle. Je reste hypnotisé par ce spectacle. En effet ma jeunesse défile dans ma mémoire. Cette paroi je l’ai gravie cinq fois, et à chaque reprise le plaisir était aussi intense. Voie d’escalade qui serpente au milieu de surplombs et qui toujours procure un itinéraire de toute beauté. En particulier, je me souviens de ce passage sur une dalle verticale au-dessus d’un surplomb, que l’on traverse de gauche à droite les pieds posés sur de petits silex qui sortent du rocher. On y ressent une forte impression de vide. Et puis le souvenir me revient de cette fois où nous avions débuté tardivement. La nuit avait failli nous bloquer un peu avant le sommet. Cette dernière longueur de corde heureusement pas trop difficile, cependant pas éloignée de la verticale, je l’avais parcourue à vive allure dans les ténèbres qui commençaient à prendre possession de l’espace. Et à chaque fois, l’arrivée au sommet de cette montagne dans un grand pré en pente était un bonheur. Souvent nous débouchions en fin d’après-midi dans des herbes éclairées par un soleil rasant déjà bien loin à l’ouest. En fin d’automne nous trouvions d’immenses chardons dont parfois nous cueillions une ou deux magnifiques corolles, qui allaient décorer notre bibliothèque.
Nous roulons et les perspectives se succèdent, au revoir montagne des Trois Becs. La vallée plein sud nous accueille avec un fort vent de face que nous allons combattre toute la journée dans une chaleur épuisante. Le premier village rencontré, Saint-Benoit-en-Diois, arbore sur un monticule une surprenante église, dont la silhouette est rehaussée par quatre cyprès qui se lancent à l’assaut du ciel. Chacun de ces villages traversés a sa propre personnalité, son cachet propre, son atmosphère particulière. Je suis toujours étonné de cette diversité, de cette originalité de ces trente six mille communes de France. La vallée passe quelques verrous calcaires au travers desquels l’eau a creusé son chemin. La roche calcaire est toujours superbe et cela pour de multiples raisons. Tout d’abord, généralement elle est de couleurs éclatantes. Dans les zones verticales, elle prend une belle teinte gris clair, souvent promesse d’exaltantes escalades, les pieds en adhérence sur une matière rugueuse à souhait et les doigts enfoncés dans de petites prises en forme de goutte d’eau justement creusées par l’eau. Dans les zones en surplomb les couleurs varient entre le jaune et le rouge. Et toujours, on a tout loisir d’observer des strates épousant toutes les formes et montrant toutes les épaisseurs, au gré des plissements qui au cours des âges ont pétri cette fantastique matière, créée au fond des mers par des organismes vivants qui se déposaient et formaient ces couches de sédiments, qui à leur tour surgiraient du tréfonds des mers pour s’élever en somptueuses montagnes.
La vitesse du vélo est idéale afin d’admirer à profusion toutes ces beautés de la nature. Je me rends compte que ce mode de déplacement me plaît par ces découvertes à petit rythme qu’il autorise et qui se renouvellent à l’infini au long de la route ou du chemin. L’effort physique me convient aussi, mais contrairement à certains, je ne me sens pas motivé pour enfiler les cols les uns derrière les autres lorsque je connais déjà la route. De ce fait, hors les voyages j’ai beaucoup de mal à me motiver pour aller m’entraîner autour de chez moi sur des itinéraires que nécessairement je connais.
Que cette vallée étroite et sinueuse se révèle sauvage, une petite rivière, dont je ne me souviens pas du nom, déroule ses méandres amples et parsemés de galets éclatants. Le village de Saint-Nazaire-le-Désert, le bien nommé, est atteint. Nous arrivons deux minutes après les douze heures trente fatidiques, heure de fermeture de la petite épicerie. Donc nous nous contenterons d’une boîte de maquereaux, d’un petit morceau de gruyère et de quelques fruits secs. Assis à l’ombre nous souffrons cependant sous une chaleur accablante et sous les coups de boutoir de ce vent du sud rageur. Dans un recoin du village un bar sympathique caché au détour d’une mignonne placette, nous autorise à remplir notre rite sacré quotidien du café après le déjeuner.
A nouveau sur la route, par des itinéraires dérobés, la progression s’effectue par bosses, vent adverse et chaleur en direction de notre but de la journée, Rémuzat. Une longue descente finale donne une touche particulièrement agréable à cette belle étape à travers le Diois et la Drôme Provençale.
Rémuzat est célèbre pour sa magnifique falaise qui domine de façon imposante le site. Si vous la regardez, vous ne tarderez pas à apercevoir d’immenses vautours qui planent nonchalamment le long des à-pics. Au fond d’une ruelle nous dégottons un gîte absolument adorable, implanté dans une ancienne maison de notables, construite depuis plusieurs centaines d’années. Les prix sont modiques, et l’accueil très chaleureux. J’y reviendrai un jour pour arpenter les chemins autour de ce pittoresque village.
Vendredi 11 juin
Le lieu de Rémuzat est vraiment très agréable, et en ce début de mois de juin il n’y a pas grand monde. Dans ce gîte, à part nous, sont hébergées trois femmes habituées du coin qui viennent chaque année pour se promener au milieu de la garrigue et des barres rocheuses.
Aujourd’hui notre but se situe dans les environs de Malaucène, village mythique au pied du Mont Ventoux. Le premier tronçon de notre itinéraire nous mène le long de la magnifique gorge de l’Eygues, rivière bordée de jolies et longues falaises. Au passage nous admirons le pittoresque village de Saint-May, perché sur son verrou dans un méandre du cours d’eau. Cette première partie au petit matin, en descente, dans un décor superbe de roches multicolores et plissées, le long d’une jolie rivière et de plus avec une circulation raisonnable, est un vrai bonheur.
Au cours de la pratique du vélo, contrairement à celle de la marche à pied, les moments agréables et les difficiles alternent souvent sans crier gare. Une côte, une descente, un vent contraire ou favorable dû à un changement de direction et le rythme et les conditions d’effort s’inversent spontanément. A pied par contre, la pente raide fera prendre un rythme lent, la descente elle bien souvent obligera à freiner son allure, ce qui générera une forme de fatigue due à cet effort de retenue. On ne ressent pas ce passage brutal de l’effort physique à la joie de la vitesse sans peine. Mais attention, je ne dénigre surtout pas la marche à pied. Au fond de mon cœur, le voyage à pied tient une très grande place. A une allure plus faible, il permet cependant d’atteindre des lieux auxquels le vélo ne donne pas accès. La liberté est plus grande dans les zones accidentées. Traverser les Alpes par un chemin de grande randonnée ou traverser les Pyrénées par la Haute Route des Pyrénées représentent des aventures, qui m’enthousiasment beaucoup plus que de parcourir les grands cols de ces montagnes à vélo.
Revenons à notre vallée de l’Eygues que nous allons maintenant quitter pour escalader le col de d’Ey qui culmine à 962 mètres, ce qui donne approximativement 500 m de dénivelé pour 6 kilomètres. Cette montée est rendue très agréable du fait de la présence d’une multitude d’adolescents lancés avec leurs professeurs de collège dans un voyage à deux roues d’une semaine autour de la vallée du Rhône. Nous nous retrouvons tous au col, et le lieu retentit de tous les cris de joie de ces enfants heureux d’avoir gravi leur dernière difficulté. En effet leur périple s’arrêtera à Buis-les-Baronnies après quelques 6 kilomètres de descente. En quittant le col nous croisons un couple lourdement chargé, qui chacun à un rythme lent escalade la pente raide sur son vélo couché. Ils n’ont pas l’air de peiner et la position semble très confortable.
Halte de midi dans cette charmante petite agglomération capitale des Baronnies, assis sur un banc public nous déjeunons. Ensuite une courte promenade à travers le centre ville aux rues étroites nous permet de sentir l’âme de cette cité. Nous prenons notre temps, car l’étape de cet après-midi n’est pas très importante. Nous avons rendez-vous vers les 17 heures chez Nadine au Hameau des Valettes à quelque distance au nord de Malaucène. En chemin nous passons le village de Mollans-sur-Ouvèze, au-dessus duquel trône une incroyable église, perchée sur un immense rocher plat. Un camarade m’avait dit qu’elle avait été construite par un notable de la région, ayant fait le vœu de la bâtir si son fils revenait de la première guerre mondiale. Le vœu a manifestement bien été exaucé.
Notre arrivée à Malaucène me surprend par le nombre de cyclistes qui s’y trouvent. En effet il s’agit de l’un des trois accès au Mont Ventoux. A l’heure qu’il est, nombreux sont ceux qui en descendent, le pourcentage d’étrangers est important. On sent que le lieu respire la fête de la petite reine. En fin d’après-midi nous effectuons les cinq kilomètres qui nous conduisent à notre point de rendez-vous. La pluie se met de la partie. Nadine nous accueille dans son adorable petite maison de village.
Samedi 12 juin
Aujourd’hui nous devrions faire une facile balade de récupération sans les sacoches. Je me réjouis d’avance d’un petit effort dans cette région aux mille beautés. Mais la balade de santé va en définitive se transformer en un tour du Mont Ventoux, qui se déroulera tout de même sur 118 kilomètres. Nadine est une pédaleuse effrénée, elle a déjà parcouru de nombreux kilomètres à travers le monde, et elle compte à son actif au moins une quinzaine de montées au Mont Ventoux par tous ses itinéraires. Quand je la vois pédaler à vive allure en côte sans la moindre peine, je me demande si elle n’aurait pas un petit moteur caché dans le cadre, ce dont on a soupçonné Cancellara ces derniers jours.
Nous démarrons notre circuit par la départementale 40 qui contourne le Mont Ventoux par le nord. Toujours ce satané vent du sud en pleine figure qui ne veut pas s’arrêter. Cela fait presque depuis notre départ de Lyon, qu’en général, nous pédalons contre le vent. La vue sur le Mont Ventoux est impressionnante. Mais rapidement le temps se détériore et les nuages nous cachent le sommet. Nous effectuons une halte à la fontaine de Saint-Léger-du-Ventoux et nous repartons sur un bon train. Ces coins sont très fréquentés par les cyclistes. Un petit détour par une pente terriblement raide mais heureusement courte nous mène au joli village de Montbrun-les-Bains. Aujourd’hui samedi jour de marché, les étals se parent de toutes les couleurs et de toutes les senteurs. La rue centrale a été fermée à la circulation et le marché se développe au beau milieu de la chaussée. De nouveau sur la route, nous passons Revel et marquons une pause prolongée à Sault, autre village légendaire sur le chemin du Ventoux.
Une grande partie de plaisir nous attend dans un décor réputé, il s’agit de la descente des gorges de la Nesque. Sur une trentaine de kilomètres nous nous adonnons aux joies de la vitesse sur une route sinueuse surplombant une gorge profonde aux roches éclatantes donnant sur des profondeurs impressionnantes. Arrêt à un belvédère, où nous faisons la photo classique de groupe dans l’un des méandres les plus caractéristiques de la rivière. Un homme vend des bouquets de lavande et une multitude de produits dérivés de cette plante extraordinaire. Son coffre de voiture lui sert d’échoppe. Il l’a agencé avec beaucoup de goût et un esthétisme certain. Il m’autorise à faire une photo de son étalage.
Une fois la descente terminée, les cent kilomètres au compteur ne sont pas loin et il nous faut encore en effectuer une vingtaine, en particulier quelques côtes raides pour rejoindre notre tranquille maison de village au Hameau des Valettes. Nous passons quelques affleurements d’ocre, qui ont rendu la région célèbre. Avant de rentrer dans le bourg, Nadine s’arrête dans un champ de cerises appartenant à son cousin et nous invite à une merveilleuse dégustation sur l’arbre. Ce seront les seules cerises dignes de ce nom que je mangerai en ce mois de juin particulièrement froid et peu ensoleillé. Eh bien ! En définitive, cette journée de repos aura été bien occupée.
Dimanche 13 juin
Après une agréable soirée et une bonne nuit, ce matin plusieurs choix sont possibles. Le premier consiste en une montée au Mont Ventoux par Malaucène. Jean et René, le compagnon de Nadine, vont opter pour cette alternative. En ce qui me concerne la motivation n’est pas énorme, et la fatigue accumulée depuis une semaine, un argument supplémentaire pour proposer un circuit plus clément. Evelyne n’est pas non plus très enthousiaste pour une grosse défonce. Nadine nous emmène pour un tour plus « cool ». Nous partons pour une boucle qui fera tout de même une quarantaine de kilomètres avec quelques montées sévères et un timing final serré pour arriver à temps pour préparer le repas. Dans une belle nature de printemps qui explose de toutes parts, nous passons d’abord à l’abbaye du Barroux, puis nous visitons le village du même nom. Il est de toute beauté, bien établi sur une butte, enserré dans son ancien mur de protection, et abritant en son sein un château de grande taille. Puis nous prenons la direction du très pittoresque village de la Roque Alric, tout à fait étonnant. En effet ses maisons semblent lancées à l’assaut du rocher qui les domine, ce qui lui donne une touche magnifique. Bien évidemment une belle luminosité comme le midi de la France sait en distiller ajoute à l’esthétique du site. Notre chemin se poursuit en passant à proximité des dentelles de Montmirail, roches réputées pour l’escalade qui affichent leur verticalité éclatante de blancheur. Je suis toujours étonné de constater la diversité des paysages en France et la rapidité avec laquelle on passe de l’un à l’autre, qu’il s’agisse de sites naturels ou de constructions. Puis notre route va nous conduire vers un col, qui a une particularité bien singulière. En effet lorsqu’on en atteint le sommet avec le panneau nous indiquant que nous y sommes, et bien on continue à monter pendant plusieurs kilomètres à flanc de montagne. Enfin arrive le moment de nous lancer dans une belle descente vers Malaucène. Mais Nadine pressée de rentrer pour commencer le repas, nous avait littéralement déposés sur le bord de la route au bas de la côte. Comment fait-elle ? Enfin nous arrivons au centre de Malaucène. Nous y retrouvons nos deux camarades, qui de retour du Mont Ventoux prennent tranquillement une bière au centre du village. Nous rentrons tous les quatre et retrouvons Nadine qui s’active en cuisine. Encore un moment très agréable en perspective autour de plats concoctés avec goût et qui nous laissera un excellent souvenir.
En ce dimanche après-midi, Nadine et René vont devoir partir. Eh oui ! Demain matin il leur faut aller au boulot. Donc nous nous retrouvons à trois Jean, Evelyne et moi. Nous quitterons cet endroit charmant pour poursuivre notre périple itinérant.
Lundi 14 juin
Aujourd’hui avec une petite pointe de tristesse, nous laissons ce charmant Hameau des Valettes, avec cependant l’espoir d’y revenir, Nadine nous ayant proposé de nous retrouver l’année prochaine pour quelques jours de pédalage intensif.
Notre objectif de la journée se trouve plein est et se nomme Banon, petit village réputé, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la vallée de la Durance. Nous devons reprendre sur les trente premiers kilomètres l’itinéraire que nous avons suivi avant-hier, de plus aujourd’hui nous avons nos bagages. Mais tout se passe très bien et la vue permanente sur le Mont Ventoux que l’on contourne par le nord est un spectacle suffisamment grandiose pour que nous ne trouvions pas le temps de nous ennuyer. Nous en profitons pour monter au village de Brantes. Encore un lieu perché, il nous faut laisser nos vélos à l’entrée et y pénétrer par un long escalier de pierre multi centenaire. Nous nous promenons parmi les vieilles maisons rénovées et nous laissons envoûter par le charme du lieu qui fait face au Mont Ventoux. Puis reprenant notre chemin, rapidement nous marquerons l’arrêt pour la pause de midi dans le très tranquille minuscule hameau de Savoillan. Une charmante boulangerie donnant sur l’église, exhale une bonne odeur de pain cuit au feu de bois, nous en avons l’eau à la bouche. Après que nous ayons effectué quelques achats, la boulangère nous autorise à nous assoir à la table devant sa vitrine. Qu’il est agréable de voyager de la sorte tout en prenant son temps et de se laisser guider dans nos haltes par le hasard, toujours heureux. Cela nous permet de nous imprégner de toutes ces atmosphères de Haute Provence, et bien entendu des auteurs comme Giono ou Bosco nous viennent à l’esprit.
Nous repartons après le rituel café du midi pour les quelques 35 kilomètres qui mènent à Banon. Le ciel est magnifique, de gros cumulus éclatants bourgeonnent tout en laissant de grandes trouées bleues. Des averses sont tombées car par endroits la route est mouillée, mais jamais nous ne recevons une goutte. L’altitude relative, le vent, la nature mouillée et la luminosité s’associent pour nous offrir des paysages de toute beauté. Le plaisir de pédaler est immense, cette nature on en fait vraiment partie, et puis ces odeurs de fleurs toujours présentes, donnent encore plus cette sensation d’intégration de nos corps au milieu naturel.
Nous atteignons le charmant village de Banon. Un cyclotouriste hollandais nous entretient sur son périple à travers la France. Souvent les personnes qui pratiquent le voyage à vélo sont seules, et les Français sont très peu nombreux. Les Allemands et les Bataves fournissent le gros des effectifs. Les vélos lourdement chargés sont souvent regardés avec curiosité en France. Les cyclistes sur leur vélo de course nous regardent souvent avec un certain dédain. Je me souviens d’une réflexion entendue dans un groupe qui nous croisait à vive allure l’année dernière en Corse, l’un des participants nous apercevant avait fait le commentaire suivant : « Eh bien ! Du vélo comme ça non merci ! ». Heureusement tous n’ont pas cette attitude, certains vont même jusqu’à nous encourager. Parfois la vue de ces deux roues lourdement chargés provoque des commentaires étranges. Il y a quelques jours, à l’entrée d’un village un groupe de randonneurs se préparait au départ. Une femme nous remarque et dit à ses compagnons : « Tiens voilà des sacochards ». Quel terme horrible !
Banon, ravissant village provençal, nous y découvrons quelques boutiques d’alimentation qui proposent des produits de qualité, en particulier le fameux fromage qui porte le nom du lieu. Après quelques achats nous rejoignons le camping un peu excentré. Dilemme, plante-on la tente ou loue-t-on un mobil home ? Le temps semble beau, l’air absolument pas humide, Jean opte pour la tente, Evelyne pour le mobil home, et moi je reste relativement indécis. Mais en finale, nous choisissons la solution en dur. Grand bien nous en a pris. A partir de onze heures du soir la pluie va se mettre à tomber et durant trente six heures ce sera un véritable déluge. J’ai rarement vu une pluie aussi violente durant une si longue période. D’ailleurs les résultats ne se sont pas fait attendre, des inondations catastrophiques ont eu lieu un peu plus au sud dans le Var, en particulier à Draguignan.
Mardi 15 juin
Une bonne partie de la nuit les précipitations ont martelé le toit de notre abri. Il fait froid et humide, on ne se croirait pas au mois de juin dans le sud de la France. La journée s’annonce morose, nous sommes quasiment dans les nuages et le mauvais temps semble très bien installé. Il va falloir nous armer de patience. Un petit intermède de repos ne fera pas de mal. De plus j’ai un livre extrêmement intéressant, journal d’un conjuré 1938-1944, d’Ulrich von Hassel. Ce diplomate qui s’était toujours opposé au national-socialisme, décrit de l’intérieur l’Allemagne de cette époque. Il analyse les doutes et les espoirs des hommes influents, en particulier, il montre l’état d’esprit des généraux qui au gré des victoires ou des défaites de Hitler pouvaient être plus ou moins enthousiastes et se montrer favorables ou non au système nazi.
Nous ne passons pas la journée dans notre baraque. A la première petite interruption des averses, je prends mon vélo et pars au centre de Banon. J’y découvre, vraiment étonné, une très grande librairie, le Bleuet. Dans un si petit village, pourquoi un établissement d’une telle taille. Les ouvrages disponibles sont très nombreux, certaines collections sont complètes, plus importantes que dans les grandes librairies réputées que j’ai l’habitude de fréquenter à Paris, Lyon ou Bordeaux. Manifestement, il doit y avoir beaucoup d’intellectuels ou passionnés de lecture qui se cachent dans la campagne environnante. Au demeurant, profitant de l’aubaine je passe un bon moment alors que le temps reste maussade.
Mercredi 16 juin
Ce matin nous avons franchement froid, au point que je me mets à grelotter. Je n’aime vraiment pas cette humidité. Il nous faut prendre des décisions, on ne peut rester cloués une journée de plus dans notre camping, cette situation est très mauvaise pour le moral. Seul le mouvement ramène la paix dans les esprits. Nous décidons de rouler jusqu’au village de Sait-Etienne-les-Orgues, situé au pied de la Montagne de Lure. Une fois sur place nous aviserons. Nous laissons nos bagages avec l’intention de revenir passer une troisième nuit à Banon. Nous voilà partis, il ne pleut pas, mais les reliefs sont accrochés par des bancs de nuages pas très prometteurs de beau temps. Une fois notre village atteint, au bistrot de la place nous prenons un café et interrogeons le propriétaire sur le temps et les conditions sur Lure. Il nous dissuade d’y aller, nous relatant la mésaventure de cyclistes qui les jours précédents ont été soumis à un véritable bombardement de grêlons. Comme si les éléments l’entendaient, la pluie reprend. Armons-nous de patience. Il est midi, profitons de ces conditions pour tranquillement déguster le plat du jour proposé. A la fin du repas, il ne pleut plus et le temps semble s’améliorer. Jean propose de faire « pour voir » les premiers kilomètres sur la route de la montagne de Lure. On se doute bien que ça y est nous y sommes et que pour nous arrêter il va falloir des grêlons gros comme des œufs de poule.
En effet, un bon rythme est pris, la route bien tracée ne présente pas de pente trop raide. Le temps tout de même incertain, nous motive pour profiter de cette fenêtre favorable, et nous avons tendance à appuyer sur les pédales. Le soleil de début d’après-midi réchauffe l’atmosphère. Vers les 1500 mètres d’altitude nous rentrons dans le brouillard et l’air se rafraîchit. Maintenant nous irons au sommet quoiqu’il arrive. La route passe à un kilomètre sous le sommet. Par un accès en mauvais état et très raide nous nous dirigeons vers les antennes qui matérialisent le sommet que nous convoitons, à l’altitude de1826 mètres. Les jeux de lumières parmi les nuées qui circulent sont magnifiques et les contrastes très accentués. Nous y sommes, cet endroit baigné dans le brouillard nous apparaît quelque peu fantomatique et mystérieux. La montagne y gagne en grandeur. Nous sommes contents d’avoir effectué cette randonnée malgré le temps plus qu’incertain. Et puis cette montagne de Lure constitue l’un des passages importants de notre circuit. Cependant le plaisir du sommet ne s’éternise pas, toujours un peu inquiets, des fois que l’orage se déclenche, l’endroit deviendrait assez malsain. Donc nous nous lançons dans une longue descente. Les premiers kilomètres sont vivifiants, puis nous sortons du brouillard et la chaleur revient. De retour au bar de la place, nous prenons un rafraîchissement et rentrons à Banon. La journée qui ne semblait pas très prometteuse nous aura cependant permis une belle escapade d’un peu plus de 80 kilomètres.
Jeudi 17 juin
Les conditions de temps n’étant pas très favorables, nous apportons une modification radicale à notre itinéraire. Au lieu de partir sur le Luberon, puis de remonter par la vallée du Rhône ou par les monts d’Ardèche, de peur du fort mistral, nous préférons remonter directement en direction du Dévoluy.
Ce jour nous donne l’occasion de vivre une étape mémorable entre toutes. En effet, pour éviter de reprendre une route déjà empruntée, nous décidons de quitter Banon en direction de l’un des cols sur la crête de la Montagne de Lure, afin de descendre directement dans la vallée du Jabron, d’où nous mettrons le cap sur le village d’Orpierre. Seul petit hic, l’itinéraire choisi est normalement utilisé par les randonneurs à pied. Mais nous verrons bien, un peu d’aventure a plutôt tendance à aiguiser notre curiosité.
Ce matin encore les sommets sont accrochés par des nuages qui ne sont pas présage de temps sec. Mais la nature après les grandes pluies des jours derniers semble toute propre, et elle luit de mille feux, vert tendre de l’herbe, lumières multicolores des différentes fleurs, où le jaune des pissenlits et des boutons d’or domine, suivi de près par le rouge ponctué de noir des coquelicots.
Nous entrons dans une étroite vallée qui conduit au bout du monde, au village de Saumane. Le lieu dépassé, la route devient presque chemin et puis le goudron prend fin. Le sentier raide assez plat nous permet pendant quelques kilomètres de rester sur nos montures. Nous nous demandons où nous allons. Au-dessus de nous un versant raide et boisé va se perdre dans le brouillard. Notre itinéraire se trouve là quelque part entre arbres et brume. Un carrefour en Y nous fait hésiter. Heureusement dans la forêt se trouve un bûcheron, il nous renseigne. Plus de doute notre voie en direction du col Saint-Vincent va nous occasionner une bonne séance de sport en poussant les vélos. Un chemin très raide parsemé de gros cailloux donne le ton. Nous voilà tous les trois à pousser dans la pente. Cela nous rappelle des expériences passées au fond de la Slovaquie. Pas de répit, ni du côté de la déclivité ni de celui de la grosseur des cailloux qui bloquent en permanence les roues. De plus pour que le jeu soit encore plus plaisant, la pluie se met de la partie. Cette manutention de bicyclettes est franchement épuisante, la douleur se fait sentir aux articulations des poignets. Et puis la pente se redresse, il faut alors se mettre à deux pour pousser un seul vélo. Le sol détrempé laisse l’eau s’écouler et par endroits on se croirait dans le lit d’un torrent. Mais avec opiniâtreté, nous poussons prenant l’eau par le haut et par le bas. Nous avons vraiment l’impression de monter dans le ciel avec nos vélos. Si nous croisions des randonneurs, ils nous prendraient probablement pour des fous, mais dans cette ambiance très humide nous sommes seuls. Enfin au détour d’un raidillon, je pars sans mon vélo et quelques dizaines de mètres après un espace plat apparaît. Il est verdoyant, et il arbore un magnifique panneau annonçant col Saint-Vincent 1287 mètres. Je pousse un cri de joie et rejoins mes compagnons pour un dernier effort. Ce col je me souviens y être passé en sens inverse, à pied, il y a trois ans lorsque j’avais réalisé une magnifique randonnée de 9 jours du Vercors à la Méditerranée. Tout était très différent, on était en automne, les arbres prenaient toutes les teintes de cette magnifique saison et il faisait très beau. En 9 jours je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un seul nuage, seulement les habituelles brumes matinales saisonnières qui donnent un véritable cachet à la nature en y ajoutant une touche de mystère.
Au col nous ne nous attardons pas, car nous sommes trempés et le refroidissement guette. Nous plongeons sur la vallée du Jabron. Le chemin est si raide et si mal pavé que nous ne pouvons pas enfourcher nos montures, bien qu’il s’agisse d’une descente. Mais ces grandes forêts de feuillus, à la frondaison encore tendre, sont si belles sous la pluie que nous éprouvons un vrai plaisir à nous trouver en ces lieux si peu propices au vélo, surtout avec des bagages. Cependant, par endroits nous nous risquons à enfourcher nos deux roues. Il faut faire attention de ne pas tomber, entre cailloux et terre glissante. Bien doser la pression sur les freins est indispensable pour conserver un équilibre subtil et précaire. Dans les grands lacets il nous faut descendre à pied et avancer avec précaution, pour ne pas se faire emporter dans une glissade glaiseuse par le poids de nos engins. Enfin, nous sommes sous la couche nuageuse et voyons le fond de la vallée. Nous n’allons pas tarder à nous retrouver sur un terrain presque plat. Le chemin s’élargit, nous prenons de la vitesse et arrivons en vue de la première voiture rencontrée depuis bientôt trois bonnes heures. Ses occupants doivent vraiment se demander d’où nous venons.
Cette matinée a été éprouvante du fait de cette pratique du vélo dans des conditions particulières. Je ne crois pas que nombreux soient les cyclotouristes chargés qui ont emprunté le col Saint-Vincent. C’est sans doute un bon avant-goût pour le périple que nous envisageons à travers l’Amérique du Sud dans deux mois, l’altitude en moins bien sûr, parce que dans les Andes on évolue généralement vers les 4000 mètres.
De retour sur le bitume, on a l’impression d’avoir des ailes. Le temps se stabilise et un rayon de soleil nous gratifie de sa chaleur. Dans cette vallée du Jabron, nous marquons la pause et mangeons à belles dents, car les cailloux et la boue nous ont ouvert l’appétit. Mais le lieu est désert, pas le moindre petit bar pour le rituel café. Donc un peu frustrés nous repartons. Dans le village Les Omergues, enfin le bistrot tant désiré. Il arrive d’autant mieux que la pluie fait une fois de plus son apparition, et il fait froid. A l’intérieur de la salle une douce chaleur. Nous allons devoir nous faire violence pour reprendre notre chemin. Le moment redouté arrive, nous enfilons nos imperméables et stoïquement nous attaquons le col qui nous sépare de Séderon. Les muscles se réchauffent, la beauté du relief aidant, le plaisir revient.
Après Séderon, ne pas louper la petite route qui conduit au col Saint-Pierre. Après quelques hésitations nous attaquons cette dernière difficulté de la journée, qui monte à plus de mille mètres. Il s’agit d’une belle rampe de cinq kilomètres qui s’élève en courbes raides. Au milieu de la montée, un monument commémoratif rappelle la résistance au nazisme, qui dans la région fut active et en en a payé le prix fort.
Le dernier effort de cette journée terminé, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers Orpierre en passant par le village de Laborel. Dans le lointain Orpierre est bien balisé par son fameux Quiquillon, flèche de calcaire de 150 mètres de haut qui attire une multitude de grimpeurs.
Vendredi 18 juin
La journée d’hier a laissé quelques traces dans les cuisses, les mollets les bras et les poignets. Nous aspirons à nous reposer. Le cadre est propice à cette activité, un joli village enserré entre des parois calcaires qui de toutes parts dressent leurs à-pics.
Samedi 19 juin
Aujourd’hui nous allons partir pour la journée dans le but d’assister à une messe au monastère de Rosans. Il héberge des sœurs bénédictines. Je ne suis pas particulièrement pratiquant, mais prendre part à un office au sein d’un ordre régulier a toujours provoqué chez moi une forte émotion, d’une part sans doute du fait du lieu reculé où ces ordres généralement s’établissent, d’autre part du fait du côté confidentiel, bien souvent très peu de fidèles assistent à la messe. Ce jour en dehors de notre petit groupe, un quatrième ami s’étant joint à nous, une seule personne était présente. Au retour nous avons effectué une visite guidée du prieuré de Saint-André-de-Rosans. Petit intermède très instructif sur la vie de la région au cours des siècles. Cela nous a permis d’admirer de belles mosaïques multi centenaires. Encore une agréable et intensive journée de vélo (plus de 90km) à but culturel, le long de superbes petites routes sauvages et accidentées loin de la circulation, au contact d’une nature épanouie par l’abondance d’eau que cette année a apportée.
Dimanche 20 juin
Matin froid et venteux, les ruelles d’Orpierre sont de vraies glacières traversées par une bise aigre. Le courage nous manque et nous ferons une journée de visite de la magnifique vallée du Jabron, mais en voiture. Au moment de partir deux Allemandes aux vélos lourdement chargées stationnent sur la place du village. Immédiatement nous les abordons. Elles ne sont pas toutes jeunes, à mon avis 65 ans, voire sans doute plus pour l’une d’elles. Elles arrivent de Stuttgart à travers les massifs montagneux français, Vosges, Jura, Chartreuse, Vercors. Ce trajet elles l’ont accompli en douze jours, belle performance eu égard à leur chargement, les mauvaises conditions des deux semaines passées et puis de leur âge.
Lundi 21 juin
Nous nous retrouvons seuls avec Jean, Evelyne étant repartie en voiture avec François pour Crémieu. Nous allons vivre le dernier jour de notre périple dans les Préalpes. Notre intention est de rejoindre Veynes, d’y déposer nos affaires à l’hôtel et de gravir quelques cols cachés au cours de l’après-midi. Une fois de plus le vent sera contraire et nous obligera à forcer sur les pédales. Un petit café dans un bistrot du centre ville de Serres, nous procure un agréable moment. J’aime beaucoup cette petite agglomération au pied d’un gros rocher. On n’y recherche pas le calme, car c’est un axe routier très fréquenté, mais le lieu est très esthétique, et de voir ces foules de voitures de camping-cars et de motos, dont beaucoup d’étrangers déferler, cela donne un petit goût de vacances !
A Veynes, l’agréable hôtel du centre, établissement au charme désuet, à l’ombre d’une place ombragée par des platanes centenaires, nous propose une chambre de tout confort. Nous déjeunons sur place, laissons nos bagages et partons pour notre dernière petite virée. Deux jolis cols déserts, col de la Bachassette et col des Verniers, cachés au milieu de montagnes érodées, nous laisserons nos dernières sensations de ces deux semaines d’errance. A la descente du second des vues de toute beauté nous dévoilent le Pic de Bure et la crête de Bergers, cimes du Dévoluy qu’affectionnait particulièrement René Desmaison. Je reste à rêver sur ces montagnes, me disant que bientôt d’autres horizons bien plus lointains vont s’ouvrir. Demain nous prendrons le train direction Lyon, et chacun rentrera chez lui dans l’attente du prochain rendez-vous.
Depuis bientôt un an nous projetions une randonnée à vélo de deux ou trois semaines à travers les bosses autour de la vallée du Rhône, en passant par la Chartreuse, le Vercors, le Mont Ventoux, la Montagne de Lure et puis par les monts d’Ardèche pour rentrer à Lyon. La période choisie n’a pas été très favorable au point de vue météorologique mais nous n’en avons pas moins pédalé. Certes l’itinéraire initial a subi des modifications importantes, dues à des chutes de pluie torrentielles et des prévisions de vent très violent, mais les 17 jours d’errance à deux roues que nous avons vécus nous ont permis de toujours connaître mieux ce fabuleux pays qu’est la France, et nous y avons éprouvé un grand plaisir dans l’effort physique.
Ce dimanche 6 juin, avec Jean nous démarrons de Lyon, tardivement, en suivant le bord du Rhône en direction de Crémieu, où nous rejoignons Evelyne qui complétera le trio. Tout commence sous les augures du temps incertain que nous subirons durant notre voyage. Sitôt tourné le coin de la rue, de gros nuages menaçants donnent la couleur, très sombre. Quelques gouttes sont les premiers signes d’alarme, mais dans notre enthousiasme du départ nous poussons d’autant plus sur les pédales, nous disant que l’étape du jour ne fera que 45km. Il est donc trois heures de l’après-midi. Après un court passage sur le goudron, nous voilà le long du canal de Jonage. Nous espérons remonter, par le chemin qui longe d’abord le canal, puis le Grand Large (plan d’eau) et finalement suivre le Rhône, jusqu’au confluent avec la rivière Ain. Le temps menaçant semble se cantonner à l’ouest alors que nous fonçons vers le nord-est avec l’espoir d’échapper à l’averse. Dans un premier temps, tout se déroule au mieux. Le chemin est très agréable, la végétation nous entourant bien verte, par endroits de grands arbres nous dominent donnant un air forestier à la balade.
Je me souvenais, pour l’avoir déjà fait à pied, que le chemin après le village de Jons pouvait être problématique. Effectivement mes souvenirs étaient exacts. Le chemin s’insinue entre un terrain de golf et des zones marécageuses le long du fleuve. Les ornières, sur ce qui n’est plus un chemin mais un sentier sinueux, deviennent profondes et larges. La pluie se met franchement de la partie. Une glaise visqueuse nous cloue littéralement au sol. La végétation envahit notre espace de roulement. Il nous faut coller la tête au guidon pour espérer passer sous les nombreuses branches qui gênent l’avancement. Cela implique la peine de la double douche. Avec nos vélos chargés d’une vingtaine de kilos la conduite devient mal aisée. Je me retrouve au fond d’une ornière de large taille dans une position d’équilibre précaire, les deux chaussures flottant sur une mare de boue. J’ai la sensation que je coule lentement. J’effleure juste la boue de mes semelles, reportant le gros de mon poids sur la selle, souhaitant que mes pieds ne soient pas immergés dans cette matière grise et gluante. Quelques kilomètres avant le confluent de l’Ain nous devons renoncer à suivre cette piste, et nous prenons le premier itinéraire de remplacement qui offre une issue non mouvante. Un peu au petit bonheur la chance nous rejoignons le village de Villette-d’Anthon. Au centre nous nous abritons alors que des trombes d’eau s’abattent de plus belle. Il ne fait pas très chaud. Cela promet pour la suite. Enfin la chute d’eau se calme, et miracle, il ferait presque beau. Nous décidons de reprendre, avant de nous rendre à Crémieu, le détour par le site du lieu de rencontre de l’Ain et du Rhône. Cet endroit est magnifique. Voir les eaux de deux cours d’eau qui se mêlent est toujours passionnant. Dans le cas présent il s’agit d’un fleuve et d’une rivière, tous deux au cours vif, le Rhône au flot puissant bien endigué et l’Ain, plus modeste qui court entre des plages de galets. Je me rends souvent sur ce lieu et ma curiosité pour ces eaux qui se rencontrent est toujours la même. Mission accomplie, je voulais absolument montrer à Jean cet endroit qui me plaît tant. Après avoir bien profité de ce spectacle, en une dizaine de kilomètres par une route fréquentée nous atteignons la jolie ville de Crémieu. Ancienne cité médiévale enserrée au milieu de plateaux calcaires, son histoire est riche et sa visite vaut le déplacement. Evelyne nous attend et voit deux tas de boue mobiles venir à sa rencontre. Les bords du Rhône nous ont laissé quelques souvenirs tangibles.
Lundi 7 juin
Départ par des routes détournées et tranquilles, et des villages déserts avec l’intention de rejoindre le lac d’Aiguebelelle. Les senteurs de fin de printemps nous accompagnent. Que le vélo dans la campagne est agréable à cette époque de l’année. Après les bourgs de Dizimieu et Soleymieu, ainsi que d’autres nous nous arrêtons à Brangues, village sur une butte. Je me souviens y être venu à l’occasion d’un marché du livre. De ce village sont originaires Stendhal et Paul Claudel. Concernant ce dernier, nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe, qui est située au fond d’une grande propriété. Le lieu exhale la tranquillité et la sérénité, une impression de permanence, même d’éternité par rapport aux outrages du temps. Cependant la sépulture, elle, n’est pas imprégnée de cette paix. Cette vaste tombe de marbre aux courbes arrondies, dont la surface par endroits est mangée d’une fine mousse, semble recouverte d’un voile de tristesse. L’épitaphe est étrange et génère un trouble au lecteur que je suis : ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel.
Après avoir pique-niqué sur la place du village nous reprenons notre route en direction du lac qui ponctuera notre étape de ce jour. Encore de charmants villages, la France en regorge, sur les 36000 communes que de lieux pittoresques ! Au cours de ces 17 jours nous en visiterons une multitude, tous plus jolis les uns que les autres. Arrivés dans la charmante petite ville de Saint-Genix-sur-Guiers, nous touchons aux premiers contreforts du massif de la Chartreuse. Eh bien évidemment ça commence à grimper dur. Après nous être égarés par des chemins caillouteux et très pentus, à la recherche du château du fameux Mandrin, aimé des pauvres car il détroussait les riches à leur profit, un aimable autochtone nous indique comment revenir sur notre route. Le premier col d’une longue série est franchi. Il s’agit du col de la Crusille, qui culmine fièrement à 573 mètres d’altitude. Après l’effort dans la montée, le plaisir de la descente est immédiat, et là on a plus l’impression de glisser que de rouler. Je suis toujours étonné de constater que mon vélo lancé à plus de cinquante voire soixante à l’heure, donne une grande impression de stabilité.
Après une agréable cure de vitesse à travers champs jusqu’à la modeste ville de Novalaise, nous faisons une constatation étrange, impossible de trouver le moindre ravitaillement en ce lundi après-midi. Dans les coins les plus reculés de l’Albanie ou du fin fond de la Pologne, il y a toujours une petite épicerie qui est ouverte ou qui vous accueille comme par enchantement lorsque vous demandez, mais là dans notre bon pays de France que nenni ! Pas très inquiets nous nous disons que sur le bord du lac d’Aiguebelette en ce mois de juin, le tourisme aidant, nous trouverons ce qu’il nous faut pour ce soir. Rapidement nous atteignons un camping remarquablement situé, juste en bordure d’eau, mais à l’aspect un peu glauque et à la propreté négligée. Enfin pour ce soir cela fera bien l’affaire. Une fois les tentes montées, renseignements pris, aucun moyen de se ravitailler. Un couple de retraités habitué des lieux, ayant pitié de nous, pauvres cyclistes affamés, nous offre deux sachets de riz qui nous permettent d’effectuer un excellent repas, tout en regardant les poissons du lac se livrer à leur dernière agitation avant la nuit. La surface d’huile est trouée par une myriade de petites ablettes fuyant en ordre dispersé devant ce qui me semble être une truite tentant de faire son dernier repas de la journée.
Mardi 8 juin
Bien qu’il n’ait pas plu cette nuit, la proximité du lac a généré une très forte humidité et je me retrouve avec une flaque dans ma tente. Aurait-elle vieilli prématurément? Je l’utilise depuis plus de trois ans de façon assez intensive, elle est particulièrement légère, un kilogramme deux cents, piquets compris, mais la contrepartie de la légèreté sans doute implique une durée de vie plus courte. Après un agréable petit déjeuner dans un décor idyllique, certes frugal à base du dernier croûton de pain que nous partageons en trois, nous décidons de commencer notre journée, qui promet d’être rude par le tour du lac. En effet ce contour, bien qu’il nous rallonge de quelque distance donne l’occasion d’admirer de magnifiques panoramas lacustres ponctués de barques de pêche multicolores, qui glissent paisiblement à la recherche des bons coins prometteurs en belles prises.
Nous nous arrêtons sur la rive sud du lac pour prendre un vrai petit déjeuner. Une boulangerie pâtisserie permet la consommation sur place, cela nous rappelle les grosses ventrées de gâteaux et autres forêts noires au cours de notre traversée de l’Allemagne le long du Danube. Mais je dois dire que les pâtisseries allemandes nous en avons abusé, mais jamais nous n’avons eu une sensation d’écœurement, ce qui n’est pas le cas ce matin. Enfin nous repartons bien rassasiés et sans trop de risque de prendre le coup de fringale si terrible à vélo. Très vite la route s’élève parmi les champs où l’herbe haute n’a pas encore été coupée. Des multitudes de fleurs rouges, jaunes ou bleues ponctuent les pâturages. Les senteurs toujours plus présentes, en particulier le tilleul, nous rapprochent de la nature. Un même trajet en voiture, en apparence permet de voir des paysages semblables et d’éprouver des sensations identiques, mais en réalité non. En effet d’une part la lenteur et d’autre part l’effort physique, forçant à de grandes inspirations sans la protection de l’habitacle d’un véhicule, abolissent un certain nombre de barrières à la nature. Contempler un champ, au milieu d’un foisonnement d’odeurs dues à l’herbe, aux fleurs ou aux arbres, nous projette au beau milieu de cette nature un peu plus comme acteurs que comme spectateurs. Une sorte de symbiose se crée, on se sent un peu moins intrus.
Nous n’avons pas toujours le loisir d’éviter les routes à grande circulation, mais en général nous y réussissons. Le temps semble se dégrader, cependant les sommets de la Chartreuse ne se dévoilent pas. La pluie nous cueille au pied du col de la Placette qui donne accès à Voreppe. Heureusement, elle est de courte durée. Encore une belle, raide et sinueuse descente, dans laquelle il faut rester prudent car la chaussée est humide. Arrêt dans cette agglomération, le temps de boire un café et de faire quelques courses car ce soir nous comptons dormir quelque part dans le Vercors.
Une question nous tracassait, comment passer Grenoble sans avoir à plonger dans un trafic important. La réponse nous est donnée par la carte série verte au 100 000 ième, édition 2010. En effet, une piste cyclable depuis Voreppe suit l’Isère vers l’aval sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elle nous conduira, de plus avec un bon vent dans le dos jusqu’au village de Cognin-les-Gorges, au pied de Malleval, hameau perché que nous comptons atteindre ce soir. On constate qu’en France les choses bougent en matière de pistes cyclables. D’une part de plus en plus de routes laissent un couloir protégé pour les cyclistes et d’autre part les vraies pistes cyclables sont toujours plus nombreuses, comme celle de l’Isère qui nous a-t-on dit allait de Grenoble à Valence.
Nous voilà au pied de la terrible montée de la gorge du Nan. Ce soir nous ne ferons que 900 mètres de dénivelé le long d’une route qui s’accroche entre hautes parois et ravins, et qui cherche son chemin au travers de la roche par des tunnels qui surplombent le vide. Enfin, après une montée très exigeante de plus de neuf kilomètres qui nous a demandé pas loin d’une heure et demie, au détour du dernier lacet les quelques maisons de Malleval apparaissent. Le lieu semble passablement désert, le camping est ouvert, l’ambiance venteuse et les mille mètres d’altitude rendent ce coin de montagne hostile. Evelyne et moi ne nous sentons pas trop l’âme campeuse ce soir après une étape assez longue, 90 kilomètres, et difficile. Je vais m’enquérir auprès d’une petite auberge des différentes possibilités de logement. Très gentiment le propriétaire nous ouvre un grand gîte pour nous trois. Nous y passerons une agréable et calme nuit.
Mercredi 9 Juin
La journée s’annonce belle. L’étape commence par une montée de quelques cinq cents mètres de dénivelé, qui conduit sur le plateau du Vercors. La nature est éclatante, la petite route pratiquement déserte. De vastes champs bien verts constellés de fleurs sont bordés de hautes falaises blanches qui barrent l’accès au plateau. Après une montée raide mais plaisante à travers prairies puis le long d’escarpements et finalement en traversant une jolie forêt de feuillus, nous atteignons le col du Mont Noir à 1431 mètres d’altitude.
Ce col porte un nom curieux, car cet endroit aurait été victime des brûleurs de loups. En effet, pour les traquer et les acculer, ils incendiaient certains secteurs. Mais parfois il arrivait que le feu se propage plus loin que prévu, c’est ainsi que ces zones brûlées auraient été qualifiées de noires, d’où le nom du col.
Il fait frais pour la saison, on ne se croirait pas en juin. Nous redescendons vers le col de Romeyère, quatre cents mètres plus bas, par lequel initialement nous voulions arriver. Mais on nous avait indiqué que la route était fermée suite à des éboulements. Entre Chartreuse et Vercors de nombreuses routes sont impraticables suite à des effondrements. Sont-ils dus aux rudes conditions de cet hiver ou alors s’agit-il d’un phénomène plus général, conséquence du changement climatique?
Dans ce matin à l’air vivifiant, les couleurs sont tranchées, qu’il s’agisse des prés, des fleurs, des arbres, des parois ou des nuages. Rapidement nous rejoignons le village de Rencurel. Je trouve que pour un plateau nous descendons beaucoup, certes la vitesse est agréable, mais nécessairement il va falloir reprendre l’altitude perdue. Dans ce minuscule village balayé par un vent froid, bien qu’il vienne du sud, nous nous blottissons dans un bar bien sympathique l’espace d’un café. Mais le temps passe vite et l’heure du repas n’est pas loin. Nous poussons jusqu’à la Balme de Rencurel. Là, une épicerie nous fournit le minimum, et dans un recoin de la fontaine municipale protégée du vent, bien installés au soleil nous profitons de notre pause de midi. Un pêcheur de truites marque l’arrêt sur le pont à proximité. J’en profite pour l’interroger sur la population de truites de la Bourne. Ce torrent descend vers la très célèbre paroi d’escalade de Presles, qui abrite la curieuse grotte de Choranche avec ses fistuleuses parmi les plus longues au monde. Il s’agit de multitudes stalactites de la section d’un cheveu ou presque et qui font, si je me souviens bien, un ou deux mètres de long. Pour en revenir à notre pêcheur, il se plaint du fait que les écologistes s’opposent depuis quelques années au rempoissonnement des cours d’eau de la région, d’où une très nette baisse de l’intérêt de la pêche. Effectivement doivent-ils se mêler de tout ? C’est un autre débat, mais ne lançons pas la polémique, même si je suis séduit par la proposition du pêcheur préconisant de les mettre eux (les écologistes) dans un zoo !
Il faut s’arracher à notre douce torpeur et regagner l’altitude perdue. Par un raccourci à la pente redoutable, supérieure à 10% nous regagnons les 900 mètres. Un vent bien établi de face nous donne la sensation d’une belle côte sur les vingt kilomètres qui viennent. J’ai un petit coup de barre et Jean propose gentiment de prendre une partie de mes affaires. En effet j’ai emmené du matériel d’escalade. Est-ce vraiment utile ? La suite nous le dira. Après avoir traversé Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Agnan-en-Vercors nous arrivons au hameau de Rousset. Le vent ne faiblit pas et le col du Rousset dresse devant nous ses grands virages. Mais la route est dessinée et l’effort modéré, d’autant plus que selon les virages le vent est avec ou contre nous.
Enfin le col est atteint, un tunnel de 700 mètres de long nous épargne les derniers efforts de la montée. Ce n’est jamais très agréable à vélo de circuler dans ces espaces clos, mais en l’occurrence il est bien éclairé. L’arrivée sur le versant sud est époustouflante. Une descente de plus de vingt kilomètres nous conduit directement à Die. Le vent est si violent, que parfois les bourrasques nous arrêtent en pleine descente et nous devons mettre pied à terre. Cela déplaît tout particulièrement à Evelyne, sans doute du fait de son poids plume.
Enfin la ville, nous nous procurons pour commencer une bouteille de clairette que nous savourerons au camping. Le temps est particulièrement sec, ce vent du sud me fait penser au vent d’Autan à Toulouse. Du camping municipal, à l’accueil très sympathique, nous avons une vue magnifique sur la montagne de Glandasse et sa magnifique paroi aux escalades célèbres, la voie de la Pentecôte et le pilier Leprince-Ringuet, pour n’en citer que deux. La soirée sera bien agréable assis dans l’herbe, le climat du midi prenant le dessus, ce qui se voit en particulier au changement de végétation.
Jeudi 10 juin
La nuit fut venteuse mais en contrepartie la sécheresse a régné, donc pas de tente à faire sécher. Si tous les matins l’état d’humidité du matériel de camping était aussi faible, alors cela deviendrait un vrai plaisir. Mais malheureusement, souvent cela s’apparente, il faut bien le reconnaître, à une corvée. Je sais que je risque de faire hurler les puristes et les inconditionnels de la tente. Mais cela n’est que mon humble avis.
La journée commence par un trajet d’une dizaine de kilomètres le long de la Drôme jusqu’au village de Pontaix. Splendide et austère hameau qui se niche au pied d’une falaise. Les murs de ses maisons canalisent littéralement la rivière. Aujourd’hui elle ne charrie pas beaucoup d’eau, elle étale son onde claire sur des plages aux galets lumineux. Au-dessus du village au sommet d’une colline, aux flancs abrupts, les ruines d’un très vieux château se découpent sur un ciel aux teintes grisées. Il se dégage de ce lieu une impression de quiétude et de bien-être. Mais nous ne sommes qu’au début de notre étape du jour, donc je prends juste le temps de faire quelques photos et nous reprenons la route. Une départementale sans circulation nous conduit au départ de la sauvage vallée qui perce les collines de la Provence drômoise jusqu’à Rémuzat.
La montagne des Trois Becs dévoile son imposante paroi de deux cent cinquante mètres de haut, appelée par les alpinistes la Pelle. Je reste hypnotisé par ce spectacle. En effet ma jeunesse défile dans ma mémoire. Cette paroi je l’ai gravie cinq fois, et à chaque reprise le plaisir était aussi intense. Voie d’escalade qui serpente au milieu de surplombs et qui toujours procure un itinéraire de toute beauté. En particulier, je me souviens de ce passage sur une dalle verticale au-dessus d’un surplomb, que l’on traverse de gauche à droite les pieds posés sur de petits silex qui sortent du rocher. On y ressent une forte impression de vide. Et puis le souvenir me revient de cette fois où nous avions débuté tardivement. La nuit avait failli nous bloquer un peu avant le sommet. Cette dernière longueur de corde heureusement pas trop difficile, cependant pas éloignée de la verticale, je l’avais parcourue à vive allure dans les ténèbres qui commençaient à prendre possession de l’espace. Et à chaque fois, l’arrivée au sommet de cette montagne dans un grand pré en pente était un bonheur. Souvent nous débouchions en fin d’après-midi dans des herbes éclairées par un soleil rasant déjà bien loin à l’ouest. En fin d’automne nous trouvions d’immenses chardons dont parfois nous cueillions une ou deux magnifiques corolles, qui allaient décorer notre bibliothèque.
Nous roulons et les perspectives se succèdent, au revoir montagne des Trois Becs. La vallée plein sud nous accueille avec un fort vent de face que nous allons combattre toute la journée dans une chaleur épuisante. Le premier village rencontré, Saint-Benoit-en-Diois, arbore sur un monticule une surprenante église, dont la silhouette est rehaussée par quatre cyprès qui se lancent à l’assaut du ciel. Chacun de ces villages traversés a sa propre personnalité, son cachet propre, son atmosphère particulière. Je suis toujours étonné de cette diversité, de cette originalité de ces trente six mille communes de France. La vallée passe quelques verrous calcaires au travers desquels l’eau a creusé son chemin. La roche calcaire est toujours superbe et cela pour de multiples raisons. Tout d’abord, généralement elle est de couleurs éclatantes. Dans les zones verticales, elle prend une belle teinte gris clair, souvent promesse d’exaltantes escalades, les pieds en adhérence sur une matière rugueuse à souhait et les doigts enfoncés dans de petites prises en forme de goutte d’eau justement creusées par l’eau. Dans les zones en surplomb les couleurs varient entre le jaune et le rouge. Et toujours, on a tout loisir d’observer des strates épousant toutes les formes et montrant toutes les épaisseurs, au gré des plissements qui au cours des âges ont pétri cette fantastique matière, créée au fond des mers par des organismes vivants qui se déposaient et formaient ces couches de sédiments, qui à leur tour surgiraient du tréfonds des mers pour s’élever en somptueuses montagnes.
La vitesse du vélo est idéale afin d’admirer à profusion toutes ces beautés de la nature. Je me rends compte que ce mode de déplacement me plaît par ces découvertes à petit rythme qu’il autorise et qui se renouvellent à l’infini au long de la route ou du chemin. L’effort physique me convient aussi, mais contrairement à certains, je ne me sens pas motivé pour enfiler les cols les uns derrière les autres lorsque je connais déjà la route. De ce fait, hors les voyages j’ai beaucoup de mal à me motiver pour aller m’entraîner autour de chez moi sur des itinéraires que nécessairement je connais.
Que cette vallée étroite et sinueuse se révèle sauvage, une petite rivière, dont je ne me souviens pas du nom, déroule ses méandres amples et parsemés de galets éclatants. Le village de Saint-Nazaire-le-Désert, le bien nommé, est atteint. Nous arrivons deux minutes après les douze heures trente fatidiques, heure de fermeture de la petite épicerie. Donc nous nous contenterons d’une boîte de maquereaux, d’un petit morceau de gruyère et de quelques fruits secs. Assis à l’ombre nous souffrons cependant sous une chaleur accablante et sous les coups de boutoir de ce vent du sud rageur. Dans un recoin du village un bar sympathique caché au détour d’une mignonne placette, nous autorise à remplir notre rite sacré quotidien du café après le déjeuner.
A nouveau sur la route, par des itinéraires dérobés, la progression s’effectue par bosses, vent adverse et chaleur en direction de notre but de la journée, Rémuzat. Une longue descente finale donne une touche particulièrement agréable à cette belle étape à travers le Diois et la Drôme Provençale.
Rémuzat est célèbre pour sa magnifique falaise qui domine de façon imposante le site. Si vous la regardez, vous ne tarderez pas à apercevoir d’immenses vautours qui planent nonchalamment le long des à-pics. Au fond d’une ruelle nous dégottons un gîte absolument adorable, implanté dans une ancienne maison de notables, construite depuis plusieurs centaines d’années. Les prix sont modiques, et l’accueil très chaleureux. J’y reviendrai un jour pour arpenter les chemins autour de ce pittoresque village.
Vendredi 11 juin
Le lieu de Rémuzat est vraiment très agréable, et en ce début de mois de juin il n’y a pas grand monde. Dans ce gîte, à part nous, sont hébergées trois femmes habituées du coin qui viennent chaque année pour se promener au milieu de la garrigue et des barres rocheuses.
Aujourd’hui notre but se situe dans les environs de Malaucène, village mythique au pied du Mont Ventoux. Le premier tronçon de notre itinéraire nous mène le long de la magnifique gorge de l’Eygues, rivière bordée de jolies et longues falaises. Au passage nous admirons le pittoresque village de Saint-May, perché sur son verrou dans un méandre du cours d’eau. Cette première partie au petit matin, en descente, dans un décor superbe de roches multicolores et plissées, le long d’une jolie rivière et de plus avec une circulation raisonnable, est un vrai bonheur.
Au cours de la pratique du vélo, contrairement à celle de la marche à pied, les moments agréables et les difficiles alternent souvent sans crier gare. Une côte, une descente, un vent contraire ou favorable dû à un changement de direction et le rythme et les conditions d’effort s’inversent spontanément. A pied par contre, la pente raide fera prendre un rythme lent, la descente elle bien souvent obligera à freiner son allure, ce qui générera une forme de fatigue due à cet effort de retenue. On ne ressent pas ce passage brutal de l’effort physique à la joie de la vitesse sans peine. Mais attention, je ne dénigre surtout pas la marche à pied. Au fond de mon cœur, le voyage à pied tient une très grande place. A une allure plus faible, il permet cependant d’atteindre des lieux auxquels le vélo ne donne pas accès. La liberté est plus grande dans les zones accidentées. Traverser les Alpes par un chemin de grande randonnée ou traverser les Pyrénées par la Haute Route des Pyrénées représentent des aventures, qui m’enthousiasment beaucoup plus que de parcourir les grands cols de ces montagnes à vélo.
Revenons à notre vallée de l’Eygues que nous allons maintenant quitter pour escalader le col de d’Ey qui culmine à 962 mètres, ce qui donne approximativement 500 m de dénivelé pour 6 kilomètres. Cette montée est rendue très agréable du fait de la présence d’une multitude d’adolescents lancés avec leurs professeurs de collège dans un voyage à deux roues d’une semaine autour de la vallée du Rhône. Nous nous retrouvons tous au col, et le lieu retentit de tous les cris de joie de ces enfants heureux d’avoir gravi leur dernière difficulté. En effet leur périple s’arrêtera à Buis-les-Baronnies après quelques 6 kilomètres de descente. En quittant le col nous croisons un couple lourdement chargé, qui chacun à un rythme lent escalade la pente raide sur son vélo couché. Ils n’ont pas l’air de peiner et la position semble très confortable.
Halte de midi dans cette charmante petite agglomération capitale des Baronnies, assis sur un banc public nous déjeunons. Ensuite une courte promenade à travers le centre ville aux rues étroites nous permet de sentir l’âme de cette cité. Nous prenons notre temps, car l’étape de cet après-midi n’est pas très importante. Nous avons rendez-vous vers les 17 heures chez Nadine au Hameau des Valettes à quelque distance au nord de Malaucène. En chemin nous passons le village de Mollans-sur-Ouvèze, au-dessus duquel trône une incroyable église, perchée sur un immense rocher plat. Un camarade m’avait dit qu’elle avait été construite par un notable de la région, ayant fait le vœu de la bâtir si son fils revenait de la première guerre mondiale. Le vœu a manifestement bien été exaucé.
Notre arrivée à Malaucène me surprend par le nombre de cyclistes qui s’y trouvent. En effet il s’agit de l’un des trois accès au Mont Ventoux. A l’heure qu’il est, nombreux sont ceux qui en descendent, le pourcentage d’étrangers est important. On sent que le lieu respire la fête de la petite reine. En fin d’après-midi nous effectuons les cinq kilomètres qui nous conduisent à notre point de rendez-vous. La pluie se met de la partie. Nadine nous accueille dans son adorable petite maison de village.
Samedi 12 juin
Aujourd’hui nous devrions faire une facile balade de récupération sans les sacoches. Je me réjouis d’avance d’un petit effort dans cette région aux mille beautés. Mais la balade de santé va en définitive se transformer en un tour du Mont Ventoux, qui se déroulera tout de même sur 118 kilomètres. Nadine est une pédaleuse effrénée, elle a déjà parcouru de nombreux kilomètres à travers le monde, et elle compte à son actif au moins une quinzaine de montées au Mont Ventoux par tous ses itinéraires. Quand je la vois pédaler à vive allure en côte sans la moindre peine, je me demande si elle n’aurait pas un petit moteur caché dans le cadre, ce dont on a soupçonné Cancellara ces derniers jours.
Nous démarrons notre circuit par la départementale 40 qui contourne le Mont Ventoux par le nord. Toujours ce satané vent du sud en pleine figure qui ne veut pas s’arrêter. Cela fait presque depuis notre départ de Lyon, qu’en général, nous pédalons contre le vent. La vue sur le Mont Ventoux est impressionnante. Mais rapidement le temps se détériore et les nuages nous cachent le sommet. Nous effectuons une halte à la fontaine de Saint-Léger-du-Ventoux et nous repartons sur un bon train. Ces coins sont très fréquentés par les cyclistes. Un petit détour par une pente terriblement raide mais heureusement courte nous mène au joli village de Montbrun-les-Bains. Aujourd’hui samedi jour de marché, les étals se parent de toutes les couleurs et de toutes les senteurs. La rue centrale a été fermée à la circulation et le marché se développe au beau milieu de la chaussée. De nouveau sur la route, nous passons Revel et marquons une pause prolongée à Sault, autre village légendaire sur le chemin du Ventoux.
Une grande partie de plaisir nous attend dans un décor réputé, il s’agit de la descente des gorges de la Nesque. Sur une trentaine de kilomètres nous nous adonnons aux joies de la vitesse sur une route sinueuse surplombant une gorge profonde aux roches éclatantes donnant sur des profondeurs impressionnantes. Arrêt à un belvédère, où nous faisons la photo classique de groupe dans l’un des méandres les plus caractéristiques de la rivière. Un homme vend des bouquets de lavande et une multitude de produits dérivés de cette plante extraordinaire. Son coffre de voiture lui sert d’échoppe. Il l’a agencé avec beaucoup de goût et un esthétisme certain. Il m’autorise à faire une photo de son étalage.
Une fois la descente terminée, les cent kilomètres au compteur ne sont pas loin et il nous faut encore en effectuer une vingtaine, en particulier quelques côtes raides pour rejoindre notre tranquille maison de village au Hameau des Valettes. Nous passons quelques affleurements d’ocre, qui ont rendu la région célèbre. Avant de rentrer dans le bourg, Nadine s’arrête dans un champ de cerises appartenant à son cousin et nous invite à une merveilleuse dégustation sur l’arbre. Ce seront les seules cerises dignes de ce nom que je mangerai en ce mois de juin particulièrement froid et peu ensoleillé. Eh bien ! En définitive, cette journée de repos aura été bien occupée.
Dimanche 13 juin
Après une agréable soirée et une bonne nuit, ce matin plusieurs choix sont possibles. Le premier consiste en une montée au Mont Ventoux par Malaucène. Jean et René, le compagnon de Nadine, vont opter pour cette alternative. En ce qui me concerne la motivation n’est pas énorme, et la fatigue accumulée depuis une semaine, un argument supplémentaire pour proposer un circuit plus clément. Evelyne n’est pas non plus très enthousiaste pour une grosse défonce. Nadine nous emmène pour un tour plus « cool ». Nous partons pour une boucle qui fera tout de même une quarantaine de kilomètres avec quelques montées sévères et un timing final serré pour arriver à temps pour préparer le repas. Dans une belle nature de printemps qui explose de toutes parts, nous passons d’abord à l’abbaye du Barroux, puis nous visitons le village du même nom. Il est de toute beauté, bien établi sur une butte, enserré dans son ancien mur de protection, et abritant en son sein un château de grande taille. Puis nous prenons la direction du très pittoresque village de la Roque Alric, tout à fait étonnant. En effet ses maisons semblent lancées à l’assaut du rocher qui les domine, ce qui lui donne une touche magnifique. Bien évidemment une belle luminosité comme le midi de la France sait en distiller ajoute à l’esthétique du site. Notre chemin se poursuit en passant à proximité des dentelles de Montmirail, roches réputées pour l’escalade qui affichent leur verticalité éclatante de blancheur. Je suis toujours étonné de constater la diversité des paysages en France et la rapidité avec laquelle on passe de l’un à l’autre, qu’il s’agisse de sites naturels ou de constructions. Puis notre route va nous conduire vers un col, qui a une particularité bien singulière. En effet lorsqu’on en atteint le sommet avec le panneau nous indiquant que nous y sommes, et bien on continue à monter pendant plusieurs kilomètres à flanc de montagne. Enfin arrive le moment de nous lancer dans une belle descente vers Malaucène. Mais Nadine pressée de rentrer pour commencer le repas, nous avait littéralement déposés sur le bord de la route au bas de la côte. Comment fait-elle ? Enfin nous arrivons au centre de Malaucène. Nous y retrouvons nos deux camarades, qui de retour du Mont Ventoux prennent tranquillement une bière au centre du village. Nous rentrons tous les quatre et retrouvons Nadine qui s’active en cuisine. Encore un moment très agréable en perspective autour de plats concoctés avec goût et qui nous laissera un excellent souvenir.
En ce dimanche après-midi, Nadine et René vont devoir partir. Eh oui ! Demain matin il leur faut aller au boulot. Donc nous nous retrouvons à trois Jean, Evelyne et moi. Nous quitterons cet endroit charmant pour poursuivre notre périple itinérant.
Lundi 14 juin
Aujourd’hui avec une petite pointe de tristesse, nous laissons ce charmant Hameau des Valettes, avec cependant l’espoir d’y revenir, Nadine nous ayant proposé de nous retrouver l’année prochaine pour quelques jours de pédalage intensif.
Notre objectif de la journée se trouve plein est et se nomme Banon, petit village réputé, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la vallée de la Durance. Nous devons reprendre sur les trente premiers kilomètres l’itinéraire que nous avons suivi avant-hier, de plus aujourd’hui nous avons nos bagages. Mais tout se passe très bien et la vue permanente sur le Mont Ventoux que l’on contourne par le nord est un spectacle suffisamment grandiose pour que nous ne trouvions pas le temps de nous ennuyer. Nous en profitons pour monter au village de Brantes. Encore un lieu perché, il nous faut laisser nos vélos à l’entrée et y pénétrer par un long escalier de pierre multi centenaire. Nous nous promenons parmi les vieilles maisons rénovées et nous laissons envoûter par le charme du lieu qui fait face au Mont Ventoux. Puis reprenant notre chemin, rapidement nous marquerons l’arrêt pour la pause de midi dans le très tranquille minuscule hameau de Savoillan. Une charmante boulangerie donnant sur l’église, exhale une bonne odeur de pain cuit au feu de bois, nous en avons l’eau à la bouche. Après que nous ayons effectué quelques achats, la boulangère nous autorise à nous assoir à la table devant sa vitrine. Qu’il est agréable de voyager de la sorte tout en prenant son temps et de se laisser guider dans nos haltes par le hasard, toujours heureux. Cela nous permet de nous imprégner de toutes ces atmosphères de Haute Provence, et bien entendu des auteurs comme Giono ou Bosco nous viennent à l’esprit.
Nous repartons après le rituel café du midi pour les quelques 35 kilomètres qui mènent à Banon. Le ciel est magnifique, de gros cumulus éclatants bourgeonnent tout en laissant de grandes trouées bleues. Des averses sont tombées car par endroits la route est mouillée, mais jamais nous ne recevons une goutte. L’altitude relative, le vent, la nature mouillée et la luminosité s’associent pour nous offrir des paysages de toute beauté. Le plaisir de pédaler est immense, cette nature on en fait vraiment partie, et puis ces odeurs de fleurs toujours présentes, donnent encore plus cette sensation d’intégration de nos corps au milieu naturel.
Nous atteignons le charmant village de Banon. Un cyclotouriste hollandais nous entretient sur son périple à travers la France. Souvent les personnes qui pratiquent le voyage à vélo sont seules, et les Français sont très peu nombreux. Les Allemands et les Bataves fournissent le gros des effectifs. Les vélos lourdement chargés sont souvent regardés avec curiosité en France. Les cyclistes sur leur vélo de course nous regardent souvent avec un certain dédain. Je me souviens d’une réflexion entendue dans un groupe qui nous croisait à vive allure l’année dernière en Corse, l’un des participants nous apercevant avait fait le commentaire suivant : « Eh bien ! Du vélo comme ça non merci ! ». Heureusement tous n’ont pas cette attitude, certains vont même jusqu’à nous encourager. Parfois la vue de ces deux roues lourdement chargés provoque des commentaires étranges. Il y a quelques jours, à l’entrée d’un village un groupe de randonneurs se préparait au départ. Une femme nous remarque et dit à ses compagnons : « Tiens voilà des sacochards ». Quel terme horrible !
Banon, ravissant village provençal, nous y découvrons quelques boutiques d’alimentation qui proposent des produits de qualité, en particulier le fameux fromage qui porte le nom du lieu. Après quelques achats nous rejoignons le camping un peu excentré. Dilemme, plante-on la tente ou loue-t-on un mobil home ? Le temps semble beau, l’air absolument pas humide, Jean opte pour la tente, Evelyne pour le mobil home, et moi je reste relativement indécis. Mais en finale, nous choisissons la solution en dur. Grand bien nous en a pris. A partir de onze heures du soir la pluie va se mettre à tomber et durant trente six heures ce sera un véritable déluge. J’ai rarement vu une pluie aussi violente durant une si longue période. D’ailleurs les résultats ne se sont pas fait attendre, des inondations catastrophiques ont eu lieu un peu plus au sud dans le Var, en particulier à Draguignan.
Mardi 15 juin
Une bonne partie de la nuit les précipitations ont martelé le toit de notre abri. Il fait froid et humide, on ne se croirait pas au mois de juin dans le sud de la France. La journée s’annonce morose, nous sommes quasiment dans les nuages et le mauvais temps semble très bien installé. Il va falloir nous armer de patience. Un petit intermède de repos ne fera pas de mal. De plus j’ai un livre extrêmement intéressant, journal d’un conjuré 1938-1944, d’Ulrich von Hassel. Ce diplomate qui s’était toujours opposé au national-socialisme, décrit de l’intérieur l’Allemagne de cette époque. Il analyse les doutes et les espoirs des hommes influents, en particulier, il montre l’état d’esprit des généraux qui au gré des victoires ou des défaites de Hitler pouvaient être plus ou moins enthousiastes et se montrer favorables ou non au système nazi.
Nous ne passons pas la journée dans notre baraque. A la première petite interruption des averses, je prends mon vélo et pars au centre de Banon. J’y découvre, vraiment étonné, une très grande librairie, le Bleuet. Dans un si petit village, pourquoi un établissement d’une telle taille. Les ouvrages disponibles sont très nombreux, certaines collections sont complètes, plus importantes que dans les grandes librairies réputées que j’ai l’habitude de fréquenter à Paris, Lyon ou Bordeaux. Manifestement, il doit y avoir beaucoup d’intellectuels ou passionnés de lecture qui se cachent dans la campagne environnante. Au demeurant, profitant de l’aubaine je passe un bon moment alors que le temps reste maussade.
Mercredi 16 juin
Ce matin nous avons franchement froid, au point que je me mets à grelotter. Je n’aime vraiment pas cette humidité. Il nous faut prendre des décisions, on ne peut rester cloués une journée de plus dans notre camping, cette situation est très mauvaise pour le moral. Seul le mouvement ramène la paix dans les esprits. Nous décidons de rouler jusqu’au village de Sait-Etienne-les-Orgues, situé au pied de la Montagne de Lure. Une fois sur place nous aviserons. Nous laissons nos bagages avec l’intention de revenir passer une troisième nuit à Banon. Nous voilà partis, il ne pleut pas, mais les reliefs sont accrochés par des bancs de nuages pas très prometteurs de beau temps. Une fois notre village atteint, au bistrot de la place nous prenons un café et interrogeons le propriétaire sur le temps et les conditions sur Lure. Il nous dissuade d’y aller, nous relatant la mésaventure de cyclistes qui les jours précédents ont été soumis à un véritable bombardement de grêlons. Comme si les éléments l’entendaient, la pluie reprend. Armons-nous de patience. Il est midi, profitons de ces conditions pour tranquillement déguster le plat du jour proposé. A la fin du repas, il ne pleut plus et le temps semble s’améliorer. Jean propose de faire « pour voir » les premiers kilomètres sur la route de la montagne de Lure. On se doute bien que ça y est nous y sommes et que pour nous arrêter il va falloir des grêlons gros comme des œufs de poule.
En effet, un bon rythme est pris, la route bien tracée ne présente pas de pente trop raide. Le temps tout de même incertain, nous motive pour profiter de cette fenêtre favorable, et nous avons tendance à appuyer sur les pédales. Le soleil de début d’après-midi réchauffe l’atmosphère. Vers les 1500 mètres d’altitude nous rentrons dans le brouillard et l’air se rafraîchit. Maintenant nous irons au sommet quoiqu’il arrive. La route passe à un kilomètre sous le sommet. Par un accès en mauvais état et très raide nous nous dirigeons vers les antennes qui matérialisent le sommet que nous convoitons, à l’altitude de1826 mètres. Les jeux de lumières parmi les nuées qui circulent sont magnifiques et les contrastes très accentués. Nous y sommes, cet endroit baigné dans le brouillard nous apparaît quelque peu fantomatique et mystérieux. La montagne y gagne en grandeur. Nous sommes contents d’avoir effectué cette randonnée malgré le temps plus qu’incertain. Et puis cette montagne de Lure constitue l’un des passages importants de notre circuit. Cependant le plaisir du sommet ne s’éternise pas, toujours un peu inquiets, des fois que l’orage se déclenche, l’endroit deviendrait assez malsain. Donc nous nous lançons dans une longue descente. Les premiers kilomètres sont vivifiants, puis nous sortons du brouillard et la chaleur revient. De retour au bar de la place, nous prenons un rafraîchissement et rentrons à Banon. La journée qui ne semblait pas très prometteuse nous aura cependant permis une belle escapade d’un peu plus de 80 kilomètres.
Jeudi 17 juin
Les conditions de temps n’étant pas très favorables, nous apportons une modification radicale à notre itinéraire. Au lieu de partir sur le Luberon, puis de remonter par la vallée du Rhône ou par les monts d’Ardèche, de peur du fort mistral, nous préférons remonter directement en direction du Dévoluy.
Ce jour nous donne l’occasion de vivre une étape mémorable entre toutes. En effet, pour éviter de reprendre une route déjà empruntée, nous décidons de quitter Banon en direction de l’un des cols sur la crête de la Montagne de Lure, afin de descendre directement dans la vallée du Jabron, d’où nous mettrons le cap sur le village d’Orpierre. Seul petit hic, l’itinéraire choisi est normalement utilisé par les randonneurs à pied. Mais nous verrons bien, un peu d’aventure a plutôt tendance à aiguiser notre curiosité.
Ce matin encore les sommets sont accrochés par des nuages qui ne sont pas présage de temps sec. Mais la nature après les grandes pluies des jours derniers semble toute propre, et elle luit de mille feux, vert tendre de l’herbe, lumières multicolores des différentes fleurs, où le jaune des pissenlits et des boutons d’or domine, suivi de près par le rouge ponctué de noir des coquelicots.
Nous entrons dans une étroite vallée qui conduit au bout du monde, au village de Saumane. Le lieu dépassé, la route devient presque chemin et puis le goudron prend fin. Le sentier raide assez plat nous permet pendant quelques kilomètres de rester sur nos montures. Nous nous demandons où nous allons. Au-dessus de nous un versant raide et boisé va se perdre dans le brouillard. Notre itinéraire se trouve là quelque part entre arbres et brume. Un carrefour en Y nous fait hésiter. Heureusement dans la forêt se trouve un bûcheron, il nous renseigne. Plus de doute notre voie en direction du col Saint-Vincent va nous occasionner une bonne séance de sport en poussant les vélos. Un chemin très raide parsemé de gros cailloux donne le ton. Nous voilà tous les trois à pousser dans la pente. Cela nous rappelle des expériences passées au fond de la Slovaquie. Pas de répit, ni du côté de la déclivité ni de celui de la grosseur des cailloux qui bloquent en permanence les roues. De plus pour que le jeu soit encore plus plaisant, la pluie se met de la partie. Cette manutention de bicyclettes est franchement épuisante, la douleur se fait sentir aux articulations des poignets. Et puis la pente se redresse, il faut alors se mettre à deux pour pousser un seul vélo. Le sol détrempé laisse l’eau s’écouler et par endroits on se croirait dans le lit d’un torrent. Mais avec opiniâtreté, nous poussons prenant l’eau par le haut et par le bas. Nous avons vraiment l’impression de monter dans le ciel avec nos vélos. Si nous croisions des randonneurs, ils nous prendraient probablement pour des fous, mais dans cette ambiance très humide nous sommes seuls. Enfin au détour d’un raidillon, je pars sans mon vélo et quelques dizaines de mètres après un espace plat apparaît. Il est verdoyant, et il arbore un magnifique panneau annonçant col Saint-Vincent 1287 mètres. Je pousse un cri de joie et rejoins mes compagnons pour un dernier effort. Ce col je me souviens y être passé en sens inverse, à pied, il y a trois ans lorsque j’avais réalisé une magnifique randonnée de 9 jours du Vercors à la Méditerranée. Tout était très différent, on était en automne, les arbres prenaient toutes les teintes de cette magnifique saison et il faisait très beau. En 9 jours je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un seul nuage, seulement les habituelles brumes matinales saisonnières qui donnent un véritable cachet à la nature en y ajoutant une touche de mystère.
Au col nous ne nous attardons pas, car nous sommes trempés et le refroidissement guette. Nous plongeons sur la vallée du Jabron. Le chemin est si raide et si mal pavé que nous ne pouvons pas enfourcher nos montures, bien qu’il s’agisse d’une descente. Mais ces grandes forêts de feuillus, à la frondaison encore tendre, sont si belles sous la pluie que nous éprouvons un vrai plaisir à nous trouver en ces lieux si peu propices au vélo, surtout avec des bagages. Cependant, par endroits nous nous risquons à enfourcher nos deux roues. Il faut faire attention de ne pas tomber, entre cailloux et terre glissante. Bien doser la pression sur les freins est indispensable pour conserver un équilibre subtil et précaire. Dans les grands lacets il nous faut descendre à pied et avancer avec précaution, pour ne pas se faire emporter dans une glissade glaiseuse par le poids de nos engins. Enfin, nous sommes sous la couche nuageuse et voyons le fond de la vallée. Nous n’allons pas tarder à nous retrouver sur un terrain presque plat. Le chemin s’élargit, nous prenons de la vitesse et arrivons en vue de la première voiture rencontrée depuis bientôt trois bonnes heures. Ses occupants doivent vraiment se demander d’où nous venons.
Cette matinée a été éprouvante du fait de cette pratique du vélo dans des conditions particulières. Je ne crois pas que nombreux soient les cyclotouristes chargés qui ont emprunté le col Saint-Vincent. C’est sans doute un bon avant-goût pour le périple que nous envisageons à travers l’Amérique du Sud dans deux mois, l’altitude en moins bien sûr, parce que dans les Andes on évolue généralement vers les 4000 mètres.
De retour sur le bitume, on a l’impression d’avoir des ailes. Le temps se stabilise et un rayon de soleil nous gratifie de sa chaleur. Dans cette vallée du Jabron, nous marquons la pause et mangeons à belles dents, car les cailloux et la boue nous ont ouvert l’appétit. Mais le lieu est désert, pas le moindre petit bar pour le rituel café. Donc un peu frustrés nous repartons. Dans le village Les Omergues, enfin le bistrot tant désiré. Il arrive d’autant mieux que la pluie fait une fois de plus son apparition, et il fait froid. A l’intérieur de la salle une douce chaleur. Nous allons devoir nous faire violence pour reprendre notre chemin. Le moment redouté arrive, nous enfilons nos imperméables et stoïquement nous attaquons le col qui nous sépare de Séderon. Les muscles se réchauffent, la beauté du relief aidant, le plaisir revient.
Après Séderon, ne pas louper la petite route qui conduit au col Saint-Pierre. Après quelques hésitations nous attaquons cette dernière difficulté de la journée, qui monte à plus de mille mètres. Il s’agit d’une belle rampe de cinq kilomètres qui s’élève en courbes raides. Au milieu de la montée, un monument commémoratif rappelle la résistance au nazisme, qui dans la région fut active et en en a payé le prix fort.
Le dernier effort de cette journée terminé, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers Orpierre en passant par le village de Laborel. Dans le lointain Orpierre est bien balisé par son fameux Quiquillon, flèche de calcaire de 150 mètres de haut qui attire une multitude de grimpeurs.
Vendredi 18 juin
La journée d’hier a laissé quelques traces dans les cuisses, les mollets les bras et les poignets. Nous aspirons à nous reposer. Le cadre est propice à cette activité, un joli village enserré entre des parois calcaires qui de toutes parts dressent leurs à-pics.
Samedi 19 juin
Aujourd’hui nous allons partir pour la journée dans le but d’assister à une messe au monastère de Rosans. Il héberge des sœurs bénédictines. Je ne suis pas particulièrement pratiquant, mais prendre part à un office au sein d’un ordre régulier a toujours provoqué chez moi une forte émotion, d’une part sans doute du fait du lieu reculé où ces ordres généralement s’établissent, d’autre part du fait du côté confidentiel, bien souvent très peu de fidèles assistent à la messe. Ce jour en dehors de notre petit groupe, un quatrième ami s’étant joint à nous, une seule personne était présente. Au retour nous avons effectué une visite guidée du prieuré de Saint-André-de-Rosans. Petit intermède très instructif sur la vie de la région au cours des siècles. Cela nous a permis d’admirer de belles mosaïques multi centenaires. Encore une agréable et intensive journée de vélo (plus de 90km) à but culturel, le long de superbes petites routes sauvages et accidentées loin de la circulation, au contact d’une nature épanouie par l’abondance d’eau que cette année a apportée.
Dimanche 20 juin
Matin froid et venteux, les ruelles d’Orpierre sont de vraies glacières traversées par une bise aigre. Le courage nous manque et nous ferons une journée de visite de la magnifique vallée du Jabron, mais en voiture. Au moment de partir deux Allemandes aux vélos lourdement chargées stationnent sur la place du village. Immédiatement nous les abordons. Elles ne sont pas toutes jeunes, à mon avis 65 ans, voire sans doute plus pour l’une d’elles. Elles arrivent de Stuttgart à travers les massifs montagneux français, Vosges, Jura, Chartreuse, Vercors. Ce trajet elles l’ont accompli en douze jours, belle performance eu égard à leur chargement, les mauvaises conditions des deux semaines passées et puis de leur âge.
Lundi 21 juin
Nous nous retrouvons seuls avec Jean, Evelyne étant repartie en voiture avec François pour Crémieu. Nous allons vivre le dernier jour de notre périple dans les Préalpes. Notre intention est de rejoindre Veynes, d’y déposer nos affaires à l’hôtel et de gravir quelques cols cachés au cours de l’après-midi. Une fois de plus le vent sera contraire et nous obligera à forcer sur les pédales. Un petit café dans un bistrot du centre ville de Serres, nous procure un agréable moment. J’aime beaucoup cette petite agglomération au pied d’un gros rocher. On n’y recherche pas le calme, car c’est un axe routier très fréquenté, mais le lieu est très esthétique, et de voir ces foules de voitures de camping-cars et de motos, dont beaucoup d’étrangers déferler, cela donne un petit goût de vacances !
A Veynes, l’agréable hôtel du centre, établissement au charme désuet, à l’ombre d’une place ombragée par des platanes centenaires, nous propose une chambre de tout confort. Nous déjeunons sur place, laissons nos bagages et partons pour notre dernière petite virée. Deux jolis cols déserts, col de la Bachassette et col des Verniers, cachés au milieu de montagnes érodées, nous laisserons nos dernières sensations de ces deux semaines d’errance. A la descente du second des vues de toute beauté nous dévoilent le Pic de Bure et la crête de Bergers, cimes du Dévoluy qu’affectionnait particulièrement René Desmaison. Je reste à rêver sur ces montagnes, me disant que bientôt d’autres horizons bien plus lointains vont s’ouvrir. Demain nous prendrons le train direction Lyon, et chacun rentrera chez lui dans l’attente du prochain rendez-vous.
Les géants de la route (vélo, tour de France) English translation pending
C'est parti pour le 107e Tour de France.
Le festival Cancellara.....avec un vrai vélo, est commencé!
C, est le genre de coureur que j'affectionne particulierement et pourtant pas mon favori.
Cette année le jeune prodige luxembourgeois Andy Schleck va mettre tout le monde d, accord incluant Contador le prétentieux et le revenant Amstrong....
Bref, ils sont 190 coureurs, tous super-clean, à courir pour un hypothétique maillot jaune.....( les autres maillots, c, est du bonbon pour consoler les enfants) Par respect pour la pédale, il est formellement interdit d, émettre le moindre soupçon quant à l, intégrité des géants....😉
Bref, ils sont 190 coureurs, tous super-clean, à courir pour un hypothétique maillot jaune.....( les autres maillots, c, est du bonbon pour consoler les enfants) Par respect pour la pédale, il est formellement interdit d, émettre le moindre soupçon quant à l, intégrité des géants....😉
Retour de Roumanie à vélo en août 2010 English translation pending
Bonjour, nous partons à 3 + 3 vélos sur l'eurovélo6 .Retour sur Lyon prévu dans la 1ère quinzaine d'Aout 2010. Blue Air prend les vélos, mais je n'arrive pas à les contacter.Qui a déjà pris cette compagnie, comment peut-on avoir un billet sans pouvoir le réserver par internet , ne sachant pas exactement quand nous rentrons ?
Merçi
Robix
Se rendre à l'aéroport de Prague avec son vélo? English translation pending
Bonjour,
Est ce que quelqu'un sait si on peut se rendre en vélo à l'aéroport de Prague , et s'il faut démonter le vélo pour l'embarquer ? (Easy Jet, ou Smart Wings) Je devrais revenir de Prague vers le 12/06/10 Merci pour vos renseignements
Est ce que quelqu'un sait si on peut se rendre en vélo à l'aéroport de Prague , et s'il faut démonter le vélo pour l'embarquer ? (Easy Jet, ou Smart Wings) Je devrais revenir de Prague vers le 12/06/10 Merci pour vos renseignements
Vélo dans l'avion pour Bangkok sans surplus: quelle compagnie aérienne? English translation pending
Bonjour,
Au départ de Paris ou Geneve, savez vous quelles sont les compagnies, pour un billet en classe éco, qui ne font pas payer de surplus pour le poids d'un vélo (et donc un bagage supplémentaire par la même) ?
Merci d'avance N
Au départ de Paris ou Geneve, savez vous quelles sont les compagnies, pour un billet en classe éco, qui ne font pas payer de surplus pour le poids d'un vélo (et donc un bagage supplémentaire par la même) ?
Merci d'avance N
Transport des vélos avec Ryanair English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
Je m'appelle Sarah, j'ai 24 ans et habite Liège en Belgique. Après un premier voyage à vélo en 2007, je projette de repartir cet été pour parcourir toute la côte atlantique française à vélo (et un petit bout du nord de l'Espagne aussi). Pour ce faire, j'ai décidé d'opter pour un aller simple en avion jusque Santander (ES) et un retour à vélo. Ceci-dit, je dois dire que j'ai quelques appréhensions concernant le transport de mon vélo sur un vol Ryanair (voire même sur tout autre compagnie d'ailleurs!) J'aurais donc aimé avoir quelques avis sur le sujet. Sur le site, ils précisent que les pédales doivent être retirées, le guidon fixé latéralement et que le vélo doit être emballé dans une housse ou dans un carton. Or, d'après ce que j'ai pu lire sur plusieurs forums, il serait p-e mieux de ne pas l'emballer (juste protéger ce qui doit l'être: selle, dérailleur, commandes, etc et dégonfler les pneus), cela permet aux bagagistes de reconnaitre qu'il s'agit d'un vélo et ils y feraient - semble-t-il - bien plus attention. (de plus, les housses vélo ne sont pas données et deviennent encombrantes pour prendre la route, et le carton, ben il faut encore s'en procurer un!) Mais, qu'en est-il vraiment? Y a-t-il des risques importants de casse? Sommes-nous obligés de l'emballer? La compagnie décline, je suppose, toute responsabilité! Quelqu'un aurait-il eu une mauvaise expérience? Ou, au contraire, quelqu'un pourrait-il me rassurer? De ce que j'ai pu lire sur les forums, Ryanair serait encore ce qu'il y a de mieux pour le transport des vélos (contrairement aux compagnies qui passent par de gros aéroports)
Pour ce qui est des bagages, je ne sais pas vraiment comment m'organiser non plus. J'aurai à priori: - 4 sacoches (2 avant et 2 arrière) - 1 sacoche-guidon - 1 boudin (pour tente, sac de couchage et matelas)
Je pensais reserver deux valises en soute et m'arranger pour mettre mes sacoches et mon boudin dans deux sacs (style sacs de voyage africains là) de moins de 15 kilos chacun. (Je suppose que si je réserve deux valises de 15kg en soute, je ne peux pas m'amener avec un sac de 30kg!?) Je prendrais alors la sacoche-guidon et les pédales avec moi en cabine. Qu'en pensez-vous? Comment aviez-vous fait avec vos bagages?
Je remercie d'avance tout ceux qui prendront le temps de répondre à ces quelques questions! Bonne après-midi!
Sarah
Je m'appelle Sarah, j'ai 24 ans et habite Liège en Belgique. Après un premier voyage à vélo en 2007, je projette de repartir cet été pour parcourir toute la côte atlantique française à vélo (et un petit bout du nord de l'Espagne aussi). Pour ce faire, j'ai décidé d'opter pour un aller simple en avion jusque Santander (ES) et un retour à vélo. Ceci-dit, je dois dire que j'ai quelques appréhensions concernant le transport de mon vélo sur un vol Ryanair (voire même sur tout autre compagnie d'ailleurs!) J'aurais donc aimé avoir quelques avis sur le sujet. Sur le site, ils précisent que les pédales doivent être retirées, le guidon fixé latéralement et que le vélo doit être emballé dans une housse ou dans un carton. Or, d'après ce que j'ai pu lire sur plusieurs forums, il serait p-e mieux de ne pas l'emballer (juste protéger ce qui doit l'être: selle, dérailleur, commandes, etc et dégonfler les pneus), cela permet aux bagagistes de reconnaitre qu'il s'agit d'un vélo et ils y feraient - semble-t-il - bien plus attention. (de plus, les housses vélo ne sont pas données et deviennent encombrantes pour prendre la route, et le carton, ben il faut encore s'en procurer un!) Mais, qu'en est-il vraiment? Y a-t-il des risques importants de casse? Sommes-nous obligés de l'emballer? La compagnie décline, je suppose, toute responsabilité! Quelqu'un aurait-il eu une mauvaise expérience? Ou, au contraire, quelqu'un pourrait-il me rassurer? De ce que j'ai pu lire sur les forums, Ryanair serait encore ce qu'il y a de mieux pour le transport des vélos (contrairement aux compagnies qui passent par de gros aéroports)
Pour ce qui est des bagages, je ne sais pas vraiment comment m'organiser non plus. J'aurai à priori: - 4 sacoches (2 avant et 2 arrière) - 1 sacoche-guidon - 1 boudin (pour tente, sac de couchage et matelas)
Je pensais reserver deux valises en soute et m'arranger pour mettre mes sacoches et mon boudin dans deux sacs (style sacs de voyage africains là) de moins de 15 kilos chacun. (Je suppose que si je réserve deux valises de 15kg en soute, je ne peux pas m'amener avec un sac de 30kg!?) Je prendrais alors la sacoche-guidon et les pédales avec moi en cabine. Qu'en pensez-vous? Comment aviez-vous fait avec vos bagages?
Je remercie d'avance tout ceux qui prendront le temps de répondre à ces quelques questions! Bonne après-midi!
Sarah
Voyage à vélo sur environ deux mois en République Dominicaine English translation pending
Bonjour!
je suis en train de planifier un voyage en Republique Dominican qui débuterait vers le 1er Juin. Mon objectif est de faire pas mal le tour du pays (une passage a Haiti n'est pas impossible) en vélo sur environ 2 mois. Je pensais tout d'abord faire ce voyage seul, mais la sécurité relativement faible du pays pour les touristes seuls me fait douter. J'invite donc ici quiconque étant intéressé par un tel voyage. Vous pouvez répondre dans cette discussion ou m'envoyer un message privé pour qu'on en discute plus en détails!
je suis en train de planifier un voyage en Republique Dominican qui débuterait vers le 1er Juin. Mon objectif est de faire pas mal le tour du pays (une passage a Haiti n'est pas impossible) en vélo sur environ 2 mois. Je pensais tout d'abord faire ce voyage seul, mais la sécurité relativement faible du pays pour les touristes seuls me fait douter. J'invite donc ici quiconque étant intéressé par un tel voyage. Vous pouvez répondre dans cette discussion ou m'envoyer un message privé pour qu'on en discute plus en détails!
Meilleur endroit pour louer une maison en Suède, non loin de Stockholm ou Goteborg? English translation pending
Je souhaite louer une maison en suede avec un bébé. J'ai vu sur le web que c' est assez facile et pas trop cher mais je n'ai aucune idée sur la région précise.
Il faut que ce soit pas trop loin de Stockholm ou Goteborg, dans une région sympa puisqu'on va y rester toute la durée du séjour, si possible au bord d'un lac.
Des idées ?
Il faut que ce soit pas trop loin de Stockholm ou Goteborg, dans une région sympa puisqu'on va y rester toute la durée du séjour, si possible au bord d'un lac.
Des idées ?
Mon nouveau vélo pas cher! English translation pending
bonjour à tous!
Juste un p'tit mot ou plutôt témoignage... on peut tout à fait se trouver un vélo pour cyclocamping pas cher!
Je viens de me trouver un "demi-course" peugeot qui doit avoir au moins 15 ans, on dirait qu'il sort du magasin, pas un point de rouille! et je ne l'ai payé que 50 euros! Bon par contre c'est sûr c'est les vitesses au cadre... mais en même tps c'est plus facile à réparer! et du coup j'aime bien le côté un peu décalé...
bon pour le moment je suis plutôt enthousiaste... mais faut que le vélo fasse ses preuves sur qq jours! et que je fasse qq modifications: pédales, porte-bagage, pneus et peut être le guidon...
Sinon j'étais partie sur un CRS2 à 479€... ça vaut le coup de tenter l'aventure avec un bon vieux peugeot!
Voilà! bons préparatifs à tous car je pense que je ne suis pas la seule à rêver aux balades du printemps ou de l'été prochain! :)
céline.
Juste un p'tit mot ou plutôt témoignage... on peut tout à fait se trouver un vélo pour cyclocamping pas cher!
Je viens de me trouver un "demi-course" peugeot qui doit avoir au moins 15 ans, on dirait qu'il sort du magasin, pas un point de rouille! et je ne l'ai payé que 50 euros! Bon par contre c'est sûr c'est les vitesses au cadre... mais en même tps c'est plus facile à réparer! et du coup j'aime bien le côté un peu décalé...
bon pour le moment je suis plutôt enthousiaste... mais faut que le vélo fasse ses preuves sur qq jours! et que je fasse qq modifications: pédales, porte-bagage, pneus et peut être le guidon...
Sinon j'étais partie sur un CRS2 à 479€... ça vaut le coup de tenter l'aventure avec un bon vieux peugeot!
Voilà! bons préparatifs à tous car je pense que je ne suis pas la seule à rêver aux balades du printemps ou de l'été prochain! :)
céline.
Transport d'un tandem avec EasyJet English translation pending
Bonjour, nous aimerions partir en mai au portugal avec la compagnie Easyjet et nous nous demandions si celle-ci accepte facilement un tandem non demontable. Merci d'avance pour vor reponses.😉
Avis sur le vélo Trets Hase English translation pending
Bonjour
Nous réfléchissons en vue d'un long voyage au différents modèles pour des enfants de 5 et 7 ans et aimerions des avis sur le Trets. Nous possédons déjà un tandem Pino qui permet d'avoir un enfant devant, mais cherchons la meilleure solution pour rouler plusieurs mois. Un petit vélo à alterner entre les deux de 5 et 7 nous parait peut être un peu difficile pour eux, et les 2 autres enfants sont trop grands pour envisager d'alterner avec les plus petits. Du coup le Trets apparaît comme une bonne solution (mais chère +++) entre autonomie et possibilité de se reposer
L'accrochage, décrochage au vélo adulte se fait il facilement et rapidement ? Que fait on de la barre de l'attelage dans cette configuration ? Peut on facilement modifier les réglages pour alterner à volonté des enfants de taille différente ? Au niveau encombrement, est il facile de le plier (faisable ?) et de le transporter ?
Tous les retours de ceux qui utilisent ce vélo, notamment au long cours nous intéressent.
Nous réfléchissons en vue d'un long voyage au différents modèles pour des enfants de 5 et 7 ans et aimerions des avis sur le Trets. Nous possédons déjà un tandem Pino qui permet d'avoir un enfant devant, mais cherchons la meilleure solution pour rouler plusieurs mois. Un petit vélo à alterner entre les deux de 5 et 7 nous parait peut être un peu difficile pour eux, et les 2 autres enfants sont trop grands pour envisager d'alterner avec les plus petits. Du coup le Trets apparaît comme une bonne solution (mais chère +++) entre autonomie et possibilité de se reposer
L'accrochage, décrochage au vélo adulte se fait il facilement et rapidement ? Que fait on de la barre de l'attelage dans cette configuration ? Peut on facilement modifier les réglages pour alterner à volonté des enfants de taille différente ? Au niveau encombrement, est il facile de le plier (faisable ?) et de le transporter ?
Tous les retours de ceux qui utilisent ce vélo, notamment au long cours nous intéressent.
Blog: partage expérience d'un mois à vélo en Irlande (2008) English translation pending
Bonjour a tous;
Il y a deux ans tout juste je préparais ma première grande expédition; m'attaquer en vélo à la cote ouest de l'Irlande sur le mois de septembre , j'ai préparé ce voyage grâce en grande partie à des forum comme celui ci donc c'est à moi de partager mon expérience, car on est un peu perdu quand on ne sais pas où on met les pied!!🏴☠️ Afin de faire partager mon voyage à toute ma famille (et surtout que le téléphone coutait trop cher), je tenais jour par jour un blog (road book interactif...), vous pourrez y trouver des infos sur les prix, les campings, le vélo bien sur et surtout les paysages car j'ai vraiment balayé a coup de pédales les 3/4 de la cote ouest (1200 bornes de vélo au final) ; je préfère mettre le lien qui évite d'écrire une tartine qui serait ennuyeux sans photos... De petits liens valent mieux que de grands discours!!
Voici le lien du blog http://irishtrip1.skyrock.com/ (les premières semaines ne traitent pas trop du voyages vélo allez plus loin)
La fin du voyage n'a pas été mise sur le blog (dans le DONEGAL aux falaises de Slieve league) , n'hésitez pas à me contacter. Bonne route!😉
djeleu


Il y a deux ans tout juste je préparais ma première grande expédition; m'attaquer en vélo à la cote ouest de l'Irlande sur le mois de septembre , j'ai préparé ce voyage grâce en grande partie à des forum comme celui ci donc c'est à moi de partager mon expérience, car on est un peu perdu quand on ne sais pas où on met les pied!!🏴☠️ Afin de faire partager mon voyage à toute ma famille (et surtout que le téléphone coutait trop cher), je tenais jour par jour un blog (road book interactif...), vous pourrez y trouver des infos sur les prix, les campings, le vélo bien sur et surtout les paysages car j'ai vraiment balayé a coup de pédales les 3/4 de la cote ouest (1200 bornes de vélo au final) ; je préfère mettre le lien qui évite d'écrire une tartine qui serait ennuyeux sans photos... De petits liens valent mieux que de grands discours!!
Voici le lien du blog http://irishtrip1.skyrock.com/ (les premières semaines ne traitent pas trop du voyages vélo allez plus loin)
La fin du voyage n'a pas été mise sur le blog (dans le DONEGAL aux falaises de Slieve league) , n'hésitez pas à me contacter. Bonne route!😉
djeleu


Faire un vol Air Corsica avec vélos? English translation pending
Bonsoir !
Quelqu'un a-t-il déjà voyagé avec air corsica ?
Le transport des vélos est-il aisé ?
Nous avons déjà été échaudé 2 fois avec la SNCF (l'été dernier nous sommes rentrés sans nos vélos!) alors l'été prochain nous essayons l'avion mais pas sans appréhension !
Lyon-Bastia et retour Figari-Lyon. Pour l'emballage des vélos à Lyon pas trop d'angoisse
mais au retour ce ne sera pas la même chose : trouverons-nous des cartons à Figari ?
Comment emballer les vélos de façon "règlementaire" enfin pour que ça convienne à la compagnie et que les vélos arrivent sans dommage ? 😕
Si vous avez déjà testé j'attends vos témoignages.
Merci d'avance car je me suis un peu emballée j'ai les billets d'avion et maintenant je me pose plein de questions....
Nadine
Tour Belgique - Crimée (Ukraine) à vélo English translation pending
un ami polonais me propose de faire le tour de Crimée au départ de la Pologne....moi, je démarrerai de Belgique. Càd. ... Russie-Ukraine-Moldavie... à quoi dois-jois-je m'attendre ? qqu'un a-t-il fait le voyage ? > > > de quels documents (passeports-visa...) dois-je m'équiper ?... , devises, échange de monnaie, ?... à quoi dois-je veiller pricipalement ?
Merci pour vos conseils avisés !
Merci pour vos conseils avisés !
Pourquoi et où partez vous à vélo? English translation pending
Salut à tous,
Bravo pour ce forum ! Je m'interroge quand même de voir autant de " post " aussi divers et aussi riches sur la question du voyage à vélo .
Cyclo tranquille depuis très longtemps, j'ai l'impression qu'il y a maintenant des destinations un peu à la mode, des pays qui se sont ouverts, des routes qui font rêver, et des boucles qui peuvent être bouclées. Des vélos et accessoires qui se fabriquent pour répondre à la demande de plus en plus grandissante. Des blogs qui foisonnent, des bouquins et des films qui naissent chaque instant, des festivals pour rassembler et s'exposer.
Le monde du voyage et du vélo est en plein essor. J'aurais envie d'en savoir plus sur les cyclos ... occasionnels, passionnés, fanatiques...etc.
Alors si vous avez envie de répondre cela pourrait lancer une discussion sur la sociologie du voyage à vélo.
Quel genre de cyclo êtes vous ?
Si vous deviez partir pour une première expérience cyclo , seul(e), à deux, en famille, en groupe. Quel serait votre premier désir ?
Qu'est ce qui vous fait rêver le plus ?
Quelle a été votre première expérience ?
Si vous deviez partir une deuxième fois . Ou iriez vous cette fois ci ?
En général qu'attendez vous d'un voyage à vélo ?
Qu'est ce qui vous pousse à avoir ce désir ?
Qu'est ce qui vous fait revenir ?
Pourquoi partir maintenant ?
Merci d'avance.🙂
Sak
Bravo pour ce forum ! Je m'interroge quand même de voir autant de " post " aussi divers et aussi riches sur la question du voyage à vélo .
Cyclo tranquille depuis très longtemps, j'ai l'impression qu'il y a maintenant des destinations un peu à la mode, des pays qui se sont ouverts, des routes qui font rêver, et des boucles qui peuvent être bouclées. Des vélos et accessoires qui se fabriquent pour répondre à la demande de plus en plus grandissante. Des blogs qui foisonnent, des bouquins et des films qui naissent chaque instant, des festivals pour rassembler et s'exposer.
Le monde du voyage et du vélo est en plein essor. J'aurais envie d'en savoir plus sur les cyclos ... occasionnels, passionnés, fanatiques...etc.
Alors si vous avez envie de répondre cela pourrait lancer une discussion sur la sociologie du voyage à vélo.
Quel genre de cyclo êtes vous ?
Si vous deviez partir pour une première expérience cyclo , seul(e), à deux, en famille, en groupe. Quel serait votre premier désir ?
Qu'est ce qui vous fait rêver le plus ?
Quelle a été votre première expérience ?
Si vous deviez partir une deuxième fois . Ou iriez vous cette fois ci ?
En général qu'attendez vous d'un voyage à vélo ?
Qu'est ce qui vous pousse à avoir ce désir ?
Qu'est ce qui vous fait revenir ?
Pourquoi partir maintenant ?
Merci d'avance.🙂
Sak
Ma chériecyclette... English translation pending


Au début, partir pour 10 mois, ne plus avoir pignon sur rue, ça paraissait long... Long et excitant à la fois, car même si je n’y faisais pas attention, tu étais toujours là comme une amie, prête à me rendre service, à me montrer toutes sortes de lieux inconnus… Et puis, très vite, à la moindre égratignure, j’ai partagé tes blessures, tes fatigues et tes coups de pompe. Heureusement, en Afrique, la selle était toujours molle, le contact pas trop dur...

Selle que j’aime, la seule, l’unique, c’est toi ! Es-tu une bicyclette ou bien un véloci-pède ? A moins que tu ne sois un travelo ! Travel vélo ! Très jaloux de tes suceurs de boyaux, j’ai vite perdu les pédales et ils se sont pris des béquilles. J’pouvais vraiment pas les encadrer ces déjantés et tu as su tirer la sonnette. Faut pas dépasser les bornes non plus ! Ah, la jante féminine, c’est pas du bidon… Tu as su susciter une relation cyclozophrénique, très passionnelle! 🤪😏
Parfois, je te bichonne, je te brosse les dents et je t’enduis d’huile...

Mais mon bonheur quotidien, c’est de te prendre chaque jour, de t’enfourcher et faire corps avec toi. Nous ne faisons plus qu’un. 😊 Avec toi, pas de règles ! Il t’arrive d’être à plat comme ça au détour d’un chemin.
Alors, je te retourne pour mieux te déshabiller... 😮

...mettre ta chambre à nu et mouiller l’orifice de mes lèvres humides... 😮 L’abcès réparé, la valve glisse dans l’ouverture et accueille les va-et-vient incessants de la pompe. Des coups de pompe qui, curieusement, te font repartir à bloc...

... une fois le capuchon protecteur remis sur l’embout. 😛 Nous nichons ensemble dans des trous perdus mais pourtant, de toi, je te le confesse, que sais-je ?

Ton souteneur s’appelle M'sieur Béquille mais à part ça, j’en connais pas un rayon sur toi à vrai dire…

Tu ne m’apportes vraiment rien sur un plateau. En attendant d’en savoir plus, je ronge mon frein. Un beau jour, je vais péter un câble, j’te roulerais bien encore un ptit patin tu sais 🤪😊 - --
Voilà, pour les vélobnubilé(e)s qui voudraient connaître la suite de cette histoire, rendez-vous sans doute à la rencontre vélo vf "EurovéloGex" du premier weekend de juillet 2010 dans l'Ain.
Au plaisir 😉
Fred
Choix d'un vélo pour faire du cyclo-camping English translation pending
Je souhaite m'acheter un nouveau vélo pour faire du cyclo camping. Je compte pouvoir aller sur des chemins/pistes/sentiers même chargé (évidemment sans aller jusqu'à faire du VTT) sans avoir peur d'abimer le vélo.
4 modèles ont retenu mon attention :
- Le CYFAC Réplica Paris Pékin pour lequel j'ai déjà entamé une discussion sur le forum
- Le Patria TERRA, équipé shimano LX, pour lequel j'ai du mal à trouver des infos (hormis en allemand sur leur site internet). Rando Cycles m'a donné cependant quelques éléments car je compte le prendre chez eux. je suis preneur des différents avis sur ce vélo.
- Le modèle Basic de chez Rando Cycles avec un cadre Surly LHT, groupe Shimano LX, roues 26" Rigida Sputnik, selle B17, etc.. Celui-ci a l'avantage d'être le moins cher et dont le cadre a semble t'il bonne réputation, même si c'est de "l'industriel"
- Cycles Pierre Perrin : Cadre acier sur mesure avec tubes Dedacciai sat 14.5, fourche Reynolds (je ne me souviens plus la référence), Pédalier 44*32*22 Shimano SLX avec cuvettes XT, pédales Shimano A530, direction BBB à cartouches, frein V-Brake shimano XT, dérailleur avant Shimano SLX, dérailleur arrière Shimano XT, manettes de dérailleur shimano SLX, tige de selle Ritchey Comp, selle B17, moyeux XT, jantes 26" Mavic XC717 36 rayons inox dt, roue libre SRAM 970, potence BBB, cintre multiposition x act, garde boue inox (SKS je crois) et portes bagages Tubus Cargo/Tara. Les tubes utilisés pour le cadre me paraissent bien (toutefois je suis preneur de vos avis). Par contre quelle est la différence entre la série Shimano SLX et la série LX ? Laquelle me conseillerez vous ? Concernant les roues, la jante Mavic XC 717 avec rayons inox DT vous parait un bon choix ? Que pensez vous du jeu de direction à cartouches BBB ? Je suis preneur de toutes vos remarques. Je sais ça fait beaucoup de questions😊
Pour information les prix du CYFAC Réplica, version que devrait vendre RANDO CYCLES avec groupe shimano LX, et du "Cycles Pierre Perrin" sont très proches. Le Patria Terra est un peu moins cher, mais les éléments ne sont pas tous équivalents.
4 modèles ont retenu mon attention :
- Le CYFAC Réplica Paris Pékin pour lequel j'ai déjà entamé une discussion sur le forum
- Le Patria TERRA, équipé shimano LX, pour lequel j'ai du mal à trouver des infos (hormis en allemand sur leur site internet). Rando Cycles m'a donné cependant quelques éléments car je compte le prendre chez eux. je suis preneur des différents avis sur ce vélo.
- Le modèle Basic de chez Rando Cycles avec un cadre Surly LHT, groupe Shimano LX, roues 26" Rigida Sputnik, selle B17, etc.. Celui-ci a l'avantage d'être le moins cher et dont le cadre a semble t'il bonne réputation, même si c'est de "l'industriel"
- Cycles Pierre Perrin : Cadre acier sur mesure avec tubes Dedacciai sat 14.5, fourche Reynolds (je ne me souviens plus la référence), Pédalier 44*32*22 Shimano SLX avec cuvettes XT, pédales Shimano A530, direction BBB à cartouches, frein V-Brake shimano XT, dérailleur avant Shimano SLX, dérailleur arrière Shimano XT, manettes de dérailleur shimano SLX, tige de selle Ritchey Comp, selle B17, moyeux XT, jantes 26" Mavic XC717 36 rayons inox dt, roue libre SRAM 970, potence BBB, cintre multiposition x act, garde boue inox (SKS je crois) et portes bagages Tubus Cargo/Tara. Les tubes utilisés pour le cadre me paraissent bien (toutefois je suis preneur de vos avis). Par contre quelle est la différence entre la série Shimano SLX et la série LX ? Laquelle me conseillerez vous ? Concernant les roues, la jante Mavic XC 717 avec rayons inox DT vous parait un bon choix ? Que pensez vous du jeu de direction à cartouches BBB ? Je suis preneur de toutes vos remarques. Je sais ça fait beaucoup de questions😊
Pour information les prix du CYFAC Réplica, version que devrait vendre RANDO CYCLES avec groupe shimano LX, et du "Cycles Pierre Perrin" sont très proches. Le Patria Terra est un peu moins cher, mais les éléments ne sont pas tous équivalents.
Inde du Sud avec trois enfants: Trivandrum-Mumbai en trente-neuf jours English translation pending
Itinéraire largement inspiré de celui de Ragamuffin. Merci à toi, je vais lire tes CR sur l'Indo, on y sera très bientôt.
Jour 1-2 : Trivandrum Hotel Greenland lodge, 650Rs la double. Zoo 25rs family ticket 25rs APN, marché, mariage. Jour 3 : Train 108rs puis ferry public pour Allepey 35 rs (2 adultes 2 kids). Lemon tree Heritage Home 350rs la double. Jour 4-9 : Train pour Ernakaulam 112rs (2 adultes 2 kids). Saphire Hotel 450 la double. Veegaland 360rs à 17km en bus aller 28rs retour 32rs. Parc sympa avec voitures à pédales proche de l'hôtel. Fort Cochin. Jour 10 : Train 144rs pour Mettupalayam. Nanda lordge 520rs chambre pour nous 5. Jour 11 : Toy train 26rs (2 adultes 2 kids) pour Ooty. Parc de jeux misérable. Jour 12-17 : Taxi pour Mysore 2200rs. Hotel Srikanth 325 la double. Gros regret de ne pas avoir pris le bus à 500rs pour nous 5 car route nickel. Il y a un parc aquatik, le palais bien sur 200rs, le cinéma, un musée du train, un zoo, Somnathpur bus 48rs + 5rs temple 100rs, Srirangapatnam, bus 8rs palais d'été de Tipu Sultan 100rs et la merveille, le Gumbaz entrée gratuite. Jour 18 : Bus pour Hassan, 76rs. 275 la double. Jour 19 : Bus pour Halebeedu 20rs, Belur 13rs et retour Hassan 25rs. Temples gratuits. Jour 20-21-22 : Bus pour Chitradurga : 111rs Shavashti lodge, 400rs. Visite du fort 100rs. Visite des grottes. Très bof. De là ascension de quelques centaines de marche pour, ce que je croyais, un temple tout en haut mais non, y avait juste un baton ! Vue superbe. Jour 23-26 : Bus pour Hospet 194rs pour nous 5, bus pour Hampi 10rs. Route très sympa à travers les ruines, bien mieux qu'en rickshaw. Garden paradise, 200rs la double (bungalow pourri mais cadre superbe). Rien visité météo exceptionnelle (inondations, morts…) Jour 27-28 : Bus pour Bagalkot 111rs puis Badami 20rs. Grottes 100rs Pas Pattadakal routes fermées. Jour 29-30 : bus pour Bagalkot 20rs puis Bijapur 65rs. Golgumbaz 100rs + 25rs APN. Ibrahim Rouza 100rs Jour 31-32 : Bus pour Gulbarga 4h 80rs puis bus pour Bidar 3h15 70rs. Tombeaux et fort. Jour 32-34 : train de nuit pour Aurangabad 147rs Arrivés à 5h du mat'. Visite d'Elora, bus 40rs AR, grottes 250rs. Jour 35 : bus pour Ajanta 80rs + 7rs traversée zone commerciale + 24rs AR bus pour grottes à 4km !!!!!! et grottes 250rs. Jour 35-39 Train de nuit pour Mumbaï.
Jour 1-2 : Trivandrum Hotel Greenland lodge, 650Rs la double. Zoo 25rs family ticket 25rs APN, marché, mariage. Jour 3 : Train 108rs puis ferry public pour Allepey 35 rs (2 adultes 2 kids). Lemon tree Heritage Home 350rs la double. Jour 4-9 : Train pour Ernakaulam 112rs (2 adultes 2 kids). Saphire Hotel 450 la double. Veegaland 360rs à 17km en bus aller 28rs retour 32rs. Parc sympa avec voitures à pédales proche de l'hôtel. Fort Cochin. Jour 10 : Train 144rs pour Mettupalayam. Nanda lordge 520rs chambre pour nous 5. Jour 11 : Toy train 26rs (2 adultes 2 kids) pour Ooty. Parc de jeux misérable. Jour 12-17 : Taxi pour Mysore 2200rs. Hotel Srikanth 325 la double. Gros regret de ne pas avoir pris le bus à 500rs pour nous 5 car route nickel. Il y a un parc aquatik, le palais bien sur 200rs, le cinéma, un musée du train, un zoo, Somnathpur bus 48rs + 5rs temple 100rs, Srirangapatnam, bus 8rs palais d'été de Tipu Sultan 100rs et la merveille, le Gumbaz entrée gratuite. Jour 18 : Bus pour Hassan, 76rs. 275 la double. Jour 19 : Bus pour Halebeedu 20rs, Belur 13rs et retour Hassan 25rs. Temples gratuits. Jour 20-21-22 : Bus pour Chitradurga : 111rs Shavashti lodge, 400rs. Visite du fort 100rs. Visite des grottes. Très bof. De là ascension de quelques centaines de marche pour, ce que je croyais, un temple tout en haut mais non, y avait juste un baton ! Vue superbe. Jour 23-26 : Bus pour Hospet 194rs pour nous 5, bus pour Hampi 10rs. Route très sympa à travers les ruines, bien mieux qu'en rickshaw. Garden paradise, 200rs la double (bungalow pourri mais cadre superbe). Rien visité météo exceptionnelle (inondations, morts…) Jour 27-28 : Bus pour Bagalkot 111rs puis Badami 20rs. Grottes 100rs Pas Pattadakal routes fermées. Jour 29-30 : bus pour Bagalkot 20rs puis Bijapur 65rs. Golgumbaz 100rs + 25rs APN. Ibrahim Rouza 100rs Jour 31-32 : Bus pour Gulbarga 4h 80rs puis bus pour Bidar 3h15 70rs. Tombeaux et fort. Jour 32-34 : train de nuit pour Aurangabad 147rs Arrivés à 5h du mat'. Visite d'Elora, bus 40rs AR, grottes 250rs. Jour 35 : bus pour Ajanta 80rs + 7rs traversée zone commerciale + 24rs AR bus pour grottes à 4km !!!!!! et grottes 250rs. Jour 35-39 Train de nuit pour Mumbaï.
Avis sur un vélo couché d'occasion / Nazca Explorer English translation pending
Bonjour ,
j'aimerais avoir quelques avis sur cette annonce, un explorer de Nazca à 800 euros. J'envisage un voyage autour du monde. Moi ça me semble être une bonne affaire, sachant qu'il vaut minimum le double. J'ai traduit l'annonce car je l'ai vu sur un site étranger, d'où certaines bizarreries dans l'annonce. J'ai joins la photo.
Nazca Explorer Bien les entretiens vélo. La preuve d'achat dans la possession (le premier propriétaire). Année de construction : sep. 2004 - Magura H 33 freins. Dual le Drive 3 x 8 Le miroir. Entasser la série. S.P.D pédales.
Bref très complète. Prix : € 800,
j'aimerais avoir quelques avis sur cette annonce, un explorer de Nazca à 800 euros. J'envisage un voyage autour du monde. Moi ça me semble être une bonne affaire, sachant qu'il vaut minimum le double. J'ai traduit l'annonce car je l'ai vu sur un site étranger, d'où certaines bizarreries dans l'annonce. J'ai joins la photo.
Nazca Explorer Bien les entretiens vélo. La preuve d'achat dans la possession (le premier propriétaire). Année de construction : sep. 2004 - Magura H 33 freins. Dual le Drive 3 x 8 Le miroir. Entasser la série. S.P.D pédales.
Bref très complète. Prix : € 800,
Recherche sacoche pour barre horizontale du cadre English translation pending
j'aimerai trouver une sacoche a fixer sur la barre horizontale de mon cadre, a la place de celle qui est sur mon guidon (même usage)
Avez vous des infos ?
Merci
Vol Paris-Seattle sur Air France: soixante-deux heures en avion! English translation pending
Bonsoir à tous
J'ai pas pu resister à partager celle-ci. J'ai beau aimer les trajets en avion, quand j'ai vu le résumé des vols 62h de vol !
Je sais que c'est bien plus court et que c'est une erreur d'affichage 😉 Mais l'informatique chez AF nous fait des drôles de surprises, des fois !!!
Si vous avez d'autres coquilles du genre à partager... N'hésitez pas !
Christian
J'ai pas pu resister à partager celle-ci. J'ai beau aimer les trajets en avion, quand j'ai vu le résumé des vols 62h de vol !
Je sais que c'est bien plus court et que c'est une erreur d'affichage 😉 Mais l'informatique chez AF nous fait des drôles de surprises, des fois !!!
Si vous avez d'autres coquilles du genre à partager... N'hésitez pas !
Christian
Vélo Cannondale Touring Ultra pour faire un tour d'Europe? English translation pending
bjr je viens de passer voir culture velo pres de chez moi et on me propose un cannondale touring ultra(26" derailleur xt et lx a l'av, tubus sur l'ar ect..)pour 1200e;le velo est pratiquement neuf 1500kms bien entrtenu;j'ai l'intention de faire un tour d'Europe en 2011; D'apres vous , je craque ou je vois ailleurs?merci de vos conseils
Mon avis sur un loueur de voitures (4x4) en Namibie English translation pending
Bonjour,
Je viens de rentrer d’un voyage de deux semaines en Namibie. Cela faisait la 5ème fois que je louais un 4x4 dans ce magnifique pays et je viens malheureusement de tomber sur un loueur à éviter. Il s’agit de « Okavango Car Hire ». Je m’étais tourné vers cette compagnie pour les raisons suivantes : appartenance à CARAN (l’association des loueurs namibiens), location de Defender diesel et tarifs intéressants. Je n’avais pas trouvé beaucoup de commentaires sur ce loueur et j’espère que le mien va en dissuader plus d’un !
Nous avions loué deux defender pour 8 personnes. Tous les échanges de mails s’étaient très bien passés. Lors de la réception des voitures nous avons déjà remarqué l’attention portée par le responsable à la moindre cuillère du set de camping. Nous avons passé 2h à tout compter et à faire le tour des voitures, il nous a montré ou se trouve le levier de vitesse, les pédales…. J’exagère un peu mais on n’était pas loin de croire qu’il pensait que nous n’avions jamais conduit de voiture !
Nous avons débuté notre voyage qui a été magnifique. Nous avons notamment bivouaqué une semaine dans la damaraland (Huab river, doros crater, guantagab river, ugab river messum crater, contournement ouest puis nord du brandberg, omaruru river vers Spitkoppe)
Nous avons fait très attention aux deux véhicules qui se sont de plus révélés très confortables sur pistes et sable (plus que les modèles Toyota que j’avais précédemment loués) Notre grande surprise a été lors de la restitution des véhicules. Nous sommes arrivés à 10h et ayant l’avion à 14h nous souhaitions partir à 11h pour l’aéroport. Les voitures n’avaient pas une seule bosse, le matériel de camping était au complet et pas abimé. Nous avons commencé à douter en voyant le responsable (enfin des employés, lui ne doit pas souvent faire de l’exercice !) laver l’un des defenders qui avait une peinture métallisée verte. Cela m’avait effectivement surpris de voir un véhicule de location pas blanc mais nous avons appris après qu’il a été acheté d’occasion le jour avant notre arrivée (50 000Km)….. … verdict, il y a des « scratches » sur la carrosserie… il ne voulait pas en démordre qu’elles étaient déjà la au début. Il est vrai que nous n’avions pas compté le nombre exacte lors de la réception de la voiture et nous avions simplement indiqué « small scratches » sur le papier d’état des lieux. Selon le responsable elles n’étaient plus « small » !! Il nous a ensuite trouvé une bosse sur le par buffle qui était déjà là au début j’en mettrais ma main à couper ! Nous étions chauffés à blanc avec le souci de pouvoir encore nous faire conduire à l’aéroport par le loueur ! Nous avons tous les 8 râlé et expliqué notre point de vue, cela n’a servi à rien.
Le responsable a fini par appeler un garagiste qui est venu pour évaluer les travaux de polish de la voiture. Je n’aurais pas été étonné de devoir payer entre 2000 et 3000 NAD (200 à 300 €). Il nous a sorite 300 NAD….30€ ! Toute cette discussion, l’énervement et l’attente pour 30€ ! Bon on était content mais à quoi cela lui a servi ? Il a perdu un client plus une partie de ceux qui vont lire mes avis sur les forums de voyage français et étrangers ! On s’est dit que nous avions de la chance de devoir partir à 11h sinon il aurait désossé la voiture pour nous trouver autre chose. Au final on s’est dit qu’il savait avant qu’on arrive ou chercher. Sur une voiture verte métallisée les rayures se voient évidemment beaucoup mieux que sur le defender blanc qui devait avoir les mêmes éraflures.
Pour finir ce sont deux employés locaux qui nous ont conduits à l’aéroport et le comble s’est que voyant ce qui s’était passé, ils ont tous les deux déballé leur sac sur leur employeur. En résumé ils sont sous payés, il n’y a aucune reconnaissance de leur travail, l’un doit nettoyer la piscine tous les jours 7/7, personne ne se baigne et s’il ne le fait pas c’est déduit de son salaire, une petite égratignure sur un véhicule c’est déduit du salaire, un retard c’est déduit du salaire mais les heures sup sont oubliées.
En résumé : mauvaise fois, antipathique, manque cruel de professionnalisme (il nous a rattrapé au super marché juste après avoir quitté la location après réception des voitures parce qu’il avait oublié de nous faire signer les reçus de CB pour la caution), radins (location d’une pompe à main, et des sacs de couchage en plus).
Vincent
Je viens de rentrer d’un voyage de deux semaines en Namibie. Cela faisait la 5ème fois que je louais un 4x4 dans ce magnifique pays et je viens malheureusement de tomber sur un loueur à éviter. Il s’agit de « Okavango Car Hire ». Je m’étais tourné vers cette compagnie pour les raisons suivantes : appartenance à CARAN (l’association des loueurs namibiens), location de Defender diesel et tarifs intéressants. Je n’avais pas trouvé beaucoup de commentaires sur ce loueur et j’espère que le mien va en dissuader plus d’un !
Nous avions loué deux defender pour 8 personnes. Tous les échanges de mails s’étaient très bien passés. Lors de la réception des voitures nous avons déjà remarqué l’attention portée par le responsable à la moindre cuillère du set de camping. Nous avons passé 2h à tout compter et à faire le tour des voitures, il nous a montré ou se trouve le levier de vitesse, les pédales…. J’exagère un peu mais on n’était pas loin de croire qu’il pensait que nous n’avions jamais conduit de voiture !
Nous avons débuté notre voyage qui a été magnifique. Nous avons notamment bivouaqué une semaine dans la damaraland (Huab river, doros crater, guantagab river, ugab river messum crater, contournement ouest puis nord du brandberg, omaruru river vers Spitkoppe)
Nous avons fait très attention aux deux véhicules qui se sont de plus révélés très confortables sur pistes et sable (plus que les modèles Toyota que j’avais précédemment loués) Notre grande surprise a été lors de la restitution des véhicules. Nous sommes arrivés à 10h et ayant l’avion à 14h nous souhaitions partir à 11h pour l’aéroport. Les voitures n’avaient pas une seule bosse, le matériel de camping était au complet et pas abimé. Nous avons commencé à douter en voyant le responsable (enfin des employés, lui ne doit pas souvent faire de l’exercice !) laver l’un des defenders qui avait une peinture métallisée verte. Cela m’avait effectivement surpris de voir un véhicule de location pas blanc mais nous avons appris après qu’il a été acheté d’occasion le jour avant notre arrivée (50 000Km)….. … verdict, il y a des « scratches » sur la carrosserie… il ne voulait pas en démordre qu’elles étaient déjà la au début. Il est vrai que nous n’avions pas compté le nombre exacte lors de la réception de la voiture et nous avions simplement indiqué « small scratches » sur le papier d’état des lieux. Selon le responsable elles n’étaient plus « small » !! Il nous a ensuite trouvé une bosse sur le par buffle qui était déjà là au début j’en mettrais ma main à couper ! Nous étions chauffés à blanc avec le souci de pouvoir encore nous faire conduire à l’aéroport par le loueur ! Nous avons tous les 8 râlé et expliqué notre point de vue, cela n’a servi à rien.
Le responsable a fini par appeler un garagiste qui est venu pour évaluer les travaux de polish de la voiture. Je n’aurais pas été étonné de devoir payer entre 2000 et 3000 NAD (200 à 300 €). Il nous a sorite 300 NAD….30€ ! Toute cette discussion, l’énervement et l’attente pour 30€ ! Bon on était content mais à quoi cela lui a servi ? Il a perdu un client plus une partie de ceux qui vont lire mes avis sur les forums de voyage français et étrangers ! On s’est dit que nous avions de la chance de devoir partir à 11h sinon il aurait désossé la voiture pour nous trouver autre chose. Au final on s’est dit qu’il savait avant qu’on arrive ou chercher. Sur une voiture verte métallisée les rayures se voient évidemment beaucoup mieux que sur le defender blanc qui devait avoir les mêmes éraflures.
Pour finir ce sont deux employés locaux qui nous ont conduits à l’aéroport et le comble s’est que voyant ce qui s’était passé, ils ont tous les deux déballé leur sac sur leur employeur. En résumé ils sont sous payés, il n’y a aucune reconnaissance de leur travail, l’un doit nettoyer la piscine tous les jours 7/7, personne ne se baigne et s’il ne le fait pas c’est déduit de son salaire, une petite égratignure sur un véhicule c’est déduit du salaire, un retard c’est déduit du salaire mais les heures sup sont oubliées.
En résumé : mauvaise fois, antipathique, manque cruel de professionnalisme (il nous a rattrapé au super marché juste après avoir quitté la location après réception des voitures parce qu’il avait oublié de nous faire signer les reçus de CB pour la caution), radins (location d’une pompe à main, et des sacs de couchage en plus).
Vincent
Votre avis sur le vélo Intec R-T-R04 Deore? English translation pending
J'aimerais avoir des avis sur le vélo Intec R-T-R04 deore (http://www.meilenweit.net/shop/product_info.php?products_id=99553). A priori ce vélo semble très intéressant.. L'est-il réellement ?
Chaussures ouvertes de vélo? English translation pending
Bonjour, existe-t-il des chaussures ouvertes (nu-pied) de vélo équipées de cales, pour mettre mes larges pieds
Merci
Dix jours à Amsterdam et aux alentours: circuits à vélo? English translation pending
mon mari et moi allons passer 10 jours à Amsterdam fin juillet et nous voudrions en profiter pour decouvrir à velo les alentours, en particulier nous aimerions aller à Lelystad en train puis traverser la digue à velo et revenir en train.Quelqu'un a t il déja fait ce circuit et peut il me donner des informations?(horaires, prix, difficultés)
Avez vous d'autres idées de circuits "faciles "à velo à partir d'Amsterdam?
Quelqu'un peut t 'il me donner des adresses de sites sur lesquels je pourrai télécharger des carte de circuits
Merci pour les renseignements
Retour à Saint-Jacques de Compostelle avec un vélo English translation pending
Bonjour . et merci a ceux qui vont pouvoir éclairer ma lanterne .je compte partir a compostelle en vélo par le Puy .
je vous demande comment rapatrier mon vélo et moi si possible lol.
cela semble problématique mais réalisable .
le maximum d infos sera bien venu.
MERCI
MERCI
