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Carnet de voyage à Bali en septembre 2009 English translation pending
by Moutarde68 · 2009-02-11 · 5 replies
voici le voyage que nous avons fait l'année dernière avec mon épouse... en rouge ce qui était prévu, en noir ce que nous avont réellement fait... bonne lecture (les pages font référence au lone.planete) PROGRAMME

-le Mardi 16/09: Arrivée à 12h00. Faire nos visas à l’aéroport. Wayan vient nous chercher et nous dépose à notre hôtel : WAKA MAYA.

Profiter de notre piscine privée et nous reposer. Nous aurons un afternoon tea. Nous verrons la plage de sable blanc de Sanur. Se restaurer : -meilleur milk shake à la banane de Bali : » café Batu Jimbar » - restaurant « Telega Naga » superbe réservation conseillée : 281234 1ère nuit à Sanur.

En réalité :

Voyage épuisant, nous n’avons presque pas dormi, par contre je conseille aux personnes qui voyage avec Singapour Airlines d’apprendre des rudiments d’Indonésien, la méthode est ludique et cela fait toujours plaisir de sortir quelques phrases au douanier ou au guide, c’est déjà un bon moyen pour se faire gratifier d’un sourire. Escale à Singapour, ne faites pas la même erreur que nous, n’échangez pas des euros contre des roupies, le taux de change n’est pas aussi bon qu’à Bali (pour info, les prix affichés dans l’aéroport de Singapour sont en dollars…mais des dollars cingalais !). Nous achetons un parfum à 36 euros (42 euros en dutty-free à Paris).après 2h20 de vol nous voilà enfin à Denpasar, la capitale de Bali, le deuxième avion est beaucoup plus vieux mais la nourriture y est de meilleur qualité. Le passage en douane est bouclé en moins d’un quart d’heure montre en main. Il faut juste penser au prix du visa 10 euros pour 10 jours, 20 euros au-delà. Desak est à l’heure comme prévue, ce petit bout de femme pétillante est né au Laos. Elle a failli mourir d’une polio à l’âge d’un an et demi, elle a 29 ans et deux enfants. Elle nous conduit d’abord chez l’organisateur de l’import. Il nous accueille les bras ouvert et veut nous inviter à déjeuner, invitations que nous refusons gentiment…son tarif semble correct, mais sur les conseils de Desak, nous attendons de voir avant de travailler ensemble. Puis nous nous rendons au SPA pour y commander les lulurs huiles et compagnies, 28 kilos de marchandises qui vont déjà nous encombrer. Après ces palabres épuisantes nous nous rendons enfin à notre hötel « Waka Maya »… une chambre de toute beauté, toit de chaume, sol en teck ou autre bois exotique, meuble balinais, piscine privative, salle de bains extérieur, baignoire en marbre, tout n’est que luxe et volupté. En soirée la voiture de l’hotel nous dépose au centre de Sanur. Après une petite promenade sur la plage nous mangeons dans un resto chinois « « pour 410 000 roupies nous mangeons comme des rois.

- le Mercredi 17/09. Wayan vient nous prendre le matin vers 10h pour partir vers l’Est de l’île. Nous visiterons une fabrique de batik à Gianyar. Nous visiterons (p 205) le temple de Pura Kehen un des plus beaux de l’Est balinais. Puis nous irons visiter le village de Bukit Demulih (p 207) sur le chemin une route latérale descend abruptement vers Tirta Buana, une piscine publique au creux de la vallée. Puis nous prendrons la route de Sidemen pour admirer les rizières. Puis dépôt à Ubud dîner et nuit à notre hôtel NATURA RESORT.

En réalité :

Première journée dans l’ambiance balinaise. Nous visitons une fabrique de sarongs. Les tissus sont de toutes beautés, mais un peu cher à notre goût (70 000 pièces). Pascale a besoin de 30 pièces, malheureusement il n’y a pas de stock (comme souvent dans les magasins). Visite d’un temple dans un jolie village Bukit Demulih, repas à 120 000 roupies et départ pour notre hôtel le « natura resort ».l’hôtel est luxueux, piscine privée, salle de bain intérieur et extérieur, lit extérieur, lecteur DVD et CD, machine à café….également dans le prix la navette pour UBUD car nous sommes à trois kilomètres du centre. Ce soir nous dinons au « lotus café », dans un cadre magnifique, au bord d’un plan d’eau (rempli de lotus, évidemment). Repas de brochette de poulet 160 000 roupies. Nous faisons un petit tour dans la ville avant de reprendre la navette.

- Le Jeudi 18/09 : Wayan vient nous chercher le matin vers 10h : Nous partirons vers l’Est. A ne pas rater les chutes de Tirta Gangga. .. Voir les plantations de caféiers et cacaotiers. Direction Candidasa déjeuner au « Water Garden Cafe » (p 225) puis nous prendrons la route principale qui part à l’Est de Candidasa jusqu’au col du Pura Gamang . Puis arrêt sur la splendide plage avec baignade de Pasir Putih (panneau indiquant Virgin beach Club ( p 225) retour vers l’hôtel.

Profiter de la fin de la journée pour se baigner dans notre piscine. Dîner au « lotus Cafe » (p 187).

En réalité :

Après un sommeil réparateur nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse du restaurant avec une vue magnifique sur la jungle. Desak vient nous chercher à l’heure pour nous rendre à Tirtaganga…calou est vraiment malade, elle souffre tellement qu’elle tombe dans les pommes…et qui doit ramasser les pommes ? Les restaurateurs du « benta bali » nous viennent en aide et offre un thé salé, remède efficace car calou reprends des couleurs après avoir bu cette mixture. Pour les remercier nous mangeons chez eux, le repas est bon et peu cher 70 000 roupies pour nous deux. Le Tirtaganga est dans un cadre idyllique avec un panorama sur la mer et les rizières. Après quelques kilomètres qui se transforment souvent en heure, nous allons à Pasir Putih. L’endroit est paradisiaque, la plage est un peu comme sur une carte postale des Seychelles, malheureusement la baignade est dangereuse les rouleaux sont méchants. Nous réussissons quand même à nous baigner entre deux séries de vagues. Je casse mes claquettes en courant dans une petite descente, les boutiques sont à des kilomètres je me retrouve nues-pieds sur du sol brulant. Puis direction GIANYAR et son marché où nous trouvons des tongs Hugo Boss à 30 000 roupies. Nous en profitons pour gouter une des spécialités balinaise le Bakso, boulettes de poulet mélangées à de la farine..Succulent. Nous trouvons également des batiks et négocions 30 pièces pour 2.250.000. Retour à l’hôtel pour y manger sur la terrasse, le repas est bon, surtout le dessert, nem de banane au chocolat avec confiture de groseille et glace à la fraise, entrée ;poisson fumé, salade verte, tomate, concombre, plat principal ;poulet sur petits légumes confits, pâtes de riz frit, carotte, courgette, mangue….

- Le Vendredi 19/09 : Journée libre à Ubud. Dépôt dans un SPA « Zen Bali Spa » pour une fin de journée détente (pour Kiki :Mandi Susu, pour Calou : exfoliating body scrubs traditinnal javanaise + herbal aromatic facial) Herbal Aromatic Facial - 1 hour This age-old procedure softens, moisturizes and firms the skin while promoting new cell growth.

First, a refreshing milk cleansing, peeling, and exfoliation treatment with natural herbal scrub, followed by a face, neck/shoulder massage and steam treatment. Then, relax deeply for 15 minutes while the facemask does its wonder! The treatment concludes with an application of refreshing iced towel and moisturizing cream. Rp. 75, 000 Honey - Cucumber Facial - 1 hour Literally the same as above except for the facemask that is an application of honey and fresh cucumber. Rp. 80, 000

puis diner » au tree monkey » puis spectacle au Palais d’Ubud ( p191) - En réalité :

Journée repos à l’hôtel, après le déjeuner nous allons au spa ZEN. Première surprise les prix ont sensiblement augmentés par rapport à l’année dernière, nous négocions ferme car nous avions réservé de France et personne ne nous avait signalé ce changement…le soin n’est pas terrible et les cabines sont défraîchies…puis diner au « casa luna », pour moi une paella indonésienne et pour calou du poulet cuit dans des feuilles de bananier et des haricots kilomètres au lait de coco…délicieux. Ensuite nous allons assister au spectacle de danse balinaise au palais d’Ubud. Le Samedi 20/09 : Wayan vient nous chercher vers 9h puis direction le Sud d’Ubud. Vers Batulan nous verrons des sculpteurs sur pierre, puis nous irons à Singapadu voir des artisans spécialisés dans la production de masque .

Ensuite direction Sukawati pour son « pasar seni » : marché quotidien sur 2 étages où on fabrique des ombrelles. Retour déjeuner à l’hôtel puis repos et détente pour un massage au Spa de l’hôtel. Puis dîner au « Casa Luna » (p 187).

En réalité :

Aujourd’hui nous allons à Sukavati et nous y trouvons des ombrelles à 260.000 les deux. Sur le même marché nous trouvons des cadeaux pour les enfants 325.000 puis retour sur Ubud pour acheter des statues du TIMOR 4.100.000. Retour à l’hôtel pour un massage d’1h45, pas exceptionnel. A 18h00 nous partons pour Ubud, puis petit tour et enfin diner au « trazo » d’un nasi goreng pour calou et d’un agneau australien pour moi. En dessert nous prenons chacun un fondant au chocolat…à fondre de plaisir !

-Le Dimanche 21/09 : Wayan vient nous chercher vers 10h direction le Nord d’Ubud. Nous irons faire du shopping chez les grossistes à Tengalalan puis direction Bedugul pour faire le marché aux fleurs, épices et artisanat. Puis promenade parmi les rizières environnantes. Déjeuner au « blue Yogi Cafe » ( p 198) Nous passerons devant les lacs Bratan, le temple Pura Ulun Danu sur le lac Tamblingan. Retour à notre hôtel. Dîner au « Ketut’s Place » (p 189).

En réalité :

Aujourd’hui, idée très originale de Desak nous nous déplaçons en moto. C’est vraiment grisant, nous sommes libres de nous arrêter où bon nous semble (location de la moto 50 000 par jour, un litre d’essence 8000). Nous allons à Tengalalan pour y acheter quelques bricoles. Nos dépenses en tout et pour tout, 100 000 verres, 50 000 les éléphants, 20 000 le sarong, 200 000 les plats en noix de coco, 10 000 les parkings. Au temple de Tirtha Empul nous nous baignons en compagnie de tous les bouddhistes dans les eaux sacrées, c’est un moment solennel et plein d’émotions. Puis nous partons nous balader dans les rizières sur des routes chaotiques…heureusement que nous avons les motos il serait impossible de passer en voiture. Retour à l’hôtel avec Desak et son mari Elie, pour boire un thé devant notre piscine. En soirée, toujours avec la moto, nous allons faire un tour à la forêt des singes et dans un petit village au nord d’UBUD. Après cette promenade nous allons boire un milkshake au « terazo » 65 000 puis prendre notre repas au « ketu’s place » qui n’est pas vraiment un restaurant mais plutôt une table d’hôtes…d’ailleurs il faut attendre tout le monde avant d’aller au buffet, buffet composé uniquement de mets balinais cuisinés dans les règles de l’art, c’est beau, bon, mais un peu épicé (prix 280 000 pour deux). Retour à l’hôtel vers les 20h30, il fait nuit noire depuis longtemps (le soleil se couche aux environs de 18h30), et c’est toujours aussi agréable de pouvoir se déplacer sur la moto !

- Le Lundi 22/09 : Wayan vient nous chercher pour visiter le Nord vers Lovina. Nous partirons vers Kintamani, et le Mt Batur 2ème volcan encore en activité à Bali.

Nous traverserons un splendide paysage de rizières en terrasses, des villages typiques. Arrêt pour visiter, le temple de Pejeng, le temple de Gunung Kawi et celui de Tirtha Empul. Les bassins sacrés et temple de Tampaksiring. Déjeuner au « Blu Yogi Café » (p 198), visite des sites intéressants, puis dépôt à notre hôtel à Lovina. Le Damai Lovina

En réalité :

Départ à 9h30 nous quittons notre hôtel pour celui de Lovina. En route nous faisons encore et toujours du shopping. Nous trouvons une lampe à 470 000. il est 11h30 et nous avons encore 3 heures de route. En prenant la direction des montagnes nous passons devant les greniers de Bali, culture en terrasse de tous les fruits et légumes qui se trouvent sur l’île. Nous déjeunons dans un self d’une cuisine typique pour 220 000 à trois personnes. Puis c’est la visite du temple Pura Ulun Danu sur le lac Tamblingan. En redescendant vers la mer nous nous arrêtons à Git-Git pour nous baigner dans une cascade. Une corde est tendu au-dessus de l’eau ce qui nous permets de nous prendre pour Tarzan le temps de quelques sauts. En remontant je donne au guide 30 000 car il me semble sympa et qu’il n’a apparemment pas beaucoup d’argent. Nous arrivons au Damai à 18h00. Le temps de prendre possession de notre chambre calou décide de vouloir une vue sur la mer, donc on déménage ! La nouvelle chambre est spacieuse, comme l’autre, avec un coin salon, un jacuzzi et une douche extérieur, comme l’autre….mais la différence c’est la vue….dont nous ne profitons pas ! Nous dinons au bord de la piscine d’un repas gastronomique que nous ne payons heureusement pas (compris dans le séjour, sinon 360 000 par tête de pipe). La présentation est superbe mais le repas n’a rien d’exceptionnel…

- Le Mardi 23/09 : Nous profiterons de la journée pour nous reposer. visiter Lovina.

En réalité :

Aujourd’hui, et pour deux jours, nous avons loué une moto à 110 000, l’expérience que nous avions faites à Ubud était tellement merveilleuse que nous voulions réitérer la chose. Cela nous permet d’aller où bon nous semble. D’abord Singaraja, ancienne capitale du temps des colonies et des invasions hollandaises. Nous allons au supermarché faire quelques emplettes, pour 26 000 ; 2 mangues, 1 pastèque, 3 petites bouteilles de lait, 1 gel cheveux. Puis retour sur Lovina, la route est assez dangereuse, il y a énormément de trafic, Singaraja est la deuxième plus grande ville de Bali et évidemment beaucoup de motos circulent sur ces routes chaotiques, donc prudence ! Au « Tanjung Alan » nous sirotons un verre de jus de mangue avec une vue sur la mer, puis nous enfourchons à nouveau la moto pour prendre notre repas au « spouky’s », nous sommes les seuls à table et mangeons un marlin un peu sec mais avec des légumes gouteux. Nous retournons au Damai pour profiter de la piscine et du jacuzzi. Je redescends à Lovina pour récupérer le linge que nous avions déposé la veille (15 000 pour 13 pièces, c'est-à-dire environ 1 euro 20 ! lavé repassé). Puis nous dinons dans notre chambre d’une salade composée (verte, tomate, concombre, maïs) et d’un nasi-goreng, tout est excellent.

-Le Mercredi 24/09 : Nous partirons tôt voir les dauphins, puis journée détente avec 1H de massage et dîner à l’hôtel.

En réalité

Comme c’était prévu nous partons très tôt, 6h00, pour aller voir les dauphins. A partir de Lovina il faut bien une demi-heure en bateau pour nous rendre sur le lieu en question. Nous profitons du levé de soleil sur les montagnes aux alentours, c’est de toute beauté. Les dauphins sont au rendez-vous, et les autres touristes aussi, mais pas dans les proportions que nous avions imaginées, il y a au maximum 20 bateaux et au moins 30 dauphins qui nous font tourner en bourrique. Ils plongent et ressortent la tête de l’eau pour respirer à des endroits inattendus. C’est une course poursuite sans arrêt pour être les premiers à les voir sortir. Après 1 heure de chasse nous retournons sur le rivage l’estomac dans les talons car nous n’avons pas véritablement déjeuner. Après un petit déjeuner bien consistant nous nous promenons dans les collines environnantes et déjeunons au « Kwizien » d’un gado-gado et d’un morceau de steak, le tout pour 131 000. Je remets de l’essence pour la dernière fois (20 000) et nous allons à « air Panas Banjar » des sources d’eaux chaudes soufrées (3000 x2 + le parking 1000) …l’eau y est vraiment très chaude mais ce n’est pas désagréable, des balinais batifolent avec nous mais ce ne sont pas d’excellent nageur, on dirait même qu’ils ont plutôt l’air d’avoir peur de l’eau. Nous enfourchons à nouveau notre deux roues et nous nous perdons un peu dans les collines…par hasard nous tombons sur un temple bouddhiste, avec un cheddi et quelques boudhas, mais le clou du spectacle est tout en haut, sous un cheddi en pierre se cache une belle salle en marbre sculpté de toute beauté…il s’agit de « Brahma Vihara Arama », l’entrée n’est pas payante mais nous faisons un don de 20 000 et payons le parking 1000. Puis nous redescendons à Lovina pour y manger une mangue et trouver un petit dauphin en bois (40 000 le tout). Nous retournons à l’hôtel pour profiter une dernière fois de la piscine et dinons au bord de celle-ci d’une bouillabaisse et d’un fondant au chocolat.

- Le Jeudi 25/09. Wayan vient nous chercher pour aller à Singaraja ancienne capitale du temps de la colonisation hollandaise, puis direction Sawang, village de forgerons spécialisés dans la fabrication des Gongs. partir pour l'Ouest nous resterons 2 nuits au Waka Shorea.

En réalité

Après notre dernière nuit dans cet hôtel nous prenons la direction du Waka Shorea. Nous ne faisons pas appel à Desak puisque le transfert d’un hôtel à l’autre est gratuit. Avant de partir il faut payer le solde 1 000 000 de roupies. Il faut bien 1h30 pour rejoindre le Waka, le chauffeur est un nerveux il use et abuse de son klaxon ! Nous arrivons à bon port, je lui donne 50 000 roupies pour la course même si ce n’est pas obligatoire. La réception du Waka est à l’opposé des infrastructures, il n’y a pas de route pour y aller, nous sommes obligé de prendre une navette fluviale. C’est l’occasion de traverser un lagon magnifique aux eaux cristallines. Les chambres ne sont pas à la hauteur de nos espérances, elles sont assez rudimentaires (le luxe nous manque, on s’habitue à ce confort !). Sur cette partie du monde le personnel est jeune et livré à lui-même. Les repas ne sont fameux, heureusement que la mer et les fonds marins sont là pour faire passer la pilule ! Nous passons la plupart de notre temps dans l’eau à barboter avec les poissons, c’est un véritable aquarium, les poissons multicolores sont à portés de nos mains, même calou qui avait une appréhension à nager au milieu des poissons se jette à l’eau…elle en sort ravie et n’a plus peur quand les poissons s’approche. Par contre un conseil, quand vous vous baignez n’oubliez pas de vous protéger, la crème solaire ne suffit pas, avec la réverbération du soleil il faut absolument nager avec un t-shirt !

- Le Vendredi 26/09 : Nous profiterons de cette journée pour visiter les alentours grâce aux guides locaux, baignades. Si c’est possible aller à Pematuran voir » Reen Seef Turtle » et terminer notre journée par un massage de 45mn.

En réalité

La deuxième journée au Waka ressemble à la première. A noter que vous êtes dans un parc protéger, il y a des animaux en liberté, des singes dans les arbres, des phacochères, des cerfs…la cohabitation est facile et tout le monde reste dans son petit monde. Par contre l’envers du décor laisse un peu à désirer, en effet, quand nous sommes allé nous promener derrière les chambres sur pilotis nous sommes tombés sur les services techniques de l’hôtel et là ce n’est pas très reluisant : des montagnes d’ordures sont laissées sur le sol et certainement depuis déjà quelques mois ! ce n’est pas vraiment un endroit que nous conseillons, même si les fonds sont superbe, nous ne restons sur notre faim.

- Le Samedi 27/09 Wayan viendra nous chercher le matin pour visiter la partie Sud .Nous irons en direction de Tabanan pour découvrir les forêts de bambous géants, plantations Cacaotiers et Girofliers. Voir le temple de Pura Tanah Lot. Dépôt des bagages à notre hôtel. Puis voir au coucher du soleil un spectacle de danse Kecak au temple Pura Luhur Watu. Nous pourrons nous restaurer sur le marché de nuit de Séminiak puis retour à notre hôtel Sesari bali.

En réalité

C’est sans regret que nous quittons le Waka tôt le matin du 27.09, pour retrouver Elie. Nouveau périple vers notre ultime destination le « sesari Bali » à Seminiak. Avant de partir nous réglons la note pour les deux repas du Waka 270 000. Donc direction « pura tanah lot », nous déjeunons sur place d’un repas sympathique, Elie prend un buffet végétarien, calou et moi nous nous contentons d’un plat de poisson chacun (232 000). Nous visitons le temple le plus célèbre de Bali, avec l’entrée la plus cher également 25 000 (10 000 par personne et 5000 de parking), mais cela vaut le détour, le site est vraiment grandiose. Nous continuons notre route vers Seminiak et nous arrêtons dans une pâtisserie, une vraie à la française, pour acheter des gourmandises pour 40 000. Un peu plus loin nous tombons sur une fabrique de statues en pierre de lave et achetons deux lampes pour 450 000. C’est sur les coups de 16h00 que nous arrivons à l’hôtel qui entre notre réservation et aujourd’hui a changé de nom. Il s’appelle maintenant l’ « aston bhavana villas », cela ne change rien, les villas sont vraiment de toute beauté, avec piscine privé, coin salon, coin cuisine, chambre immense, salle de bain extérieure, douche intérieur et extérieur, le luxe à son paroxysme …. Elie revient nous chercher le soir pour nous déposer au « ganestia café », nous avons juste le temps de filmer le couché de soleil et de nous installer sur la plage…une plage noir de monde, les tables s’alignent à perte de vue. Puis nous allons choisir la langouste dans le vivier, pour 2 deux kilos et à l’arrivée une addition salée (1 405.000) ! Pendant le repas des musiciens viennent nous chanter la sérénade, nous leurs donnons un gros pourboire (100 000) raison pour laquelle ils nous chantent trois chansons…la soirée était merveilleuse, les photophores sur les tables ont donné à la plage l’impression d’être sur une avenue au milieu d’un embouteillage.

- Le Dimanche 28/09 : Wayan viendra nous chercher pour visiter Denpasar. Se faire masser par un non-voyant au « Kube Dharma Bakti » (p 162). Le soir, nous dînerons sur la plage de Jimbaran, un plat de fruits de mer.Et là nous quitterons Wayan.

En réalité

Aujourd’hui nous allons dans la capitale, Denpasar n’est pas très belle mais le marché est vraiment une étape incontournable. Les couleurs, les senteurs se mélangent, le choix niveau fruits, légumes, épices, vêtements est incroyable, il faut plusieurs heures pour le tour du marché, nous y passons une partie de la matinée avant d’aller nous faire masser par les non-voyants. Pour la propreté il ne faut pas trop être regardant, nous sommes tous les trois dans la même pièce qui doit faire dans les alentours de 15 mètres carrés…le massage est assez violant, nous piquons des fous-rires à chaque cris, car chacun à notre tour nous subissons les fortes pressions des pouces qui s’enfoncent dans nos muscles. Dans l’après-midi nous allons dans une caverne d’ali baba, une boutique sur trois étages où l’on trouve toutes absolument de tout. Geneva, puisque c’est son nom, est le condensé de tous les cadeaux souvenirs que l’on peut rapporter de Bali. Le soir Elie vient nous chercher à l’hôtel pour aller diner chez lui. Nous passons une agréable soirée en compagnie d’autres clients, le repas est composé de mets épicés, de crevettes, poissons, poulets et riz parfumé. Nous terminons sur une note sucrée en mangeant des mangues.

- le Lundi 29/09 : Nous profiterons de notre piscine puis irons au gré de nos envies. Dîner au « Saté Bali » (p 122).

En réalité

Après une matinée passé à buller dans la villa et un déjeuner également à l’hôtel ( bami goreng et fusilli au poulet…un régal 114 000), nous retournons à Denpasar pour faire nos derniers achats. Une lampe pour Cathy, Des pots pour les massages des pieds (300 000) au « duta orchid », deux lampes pour le jardin 350 000 au buddha metta à Kuta. Puis nous retournons à Nusa Dua pour y récupérer les lulur, huiles et autres produits cosmétiques. Vu le poids de l’ensemble nous décidons de mettre la majorité de nos achats au cargo. Elie a l’habitude de travailler avec LIMAJARI, en affréteur français installé depuis de nombreuses années à Bali. Leurs tarifs sont corrects, environ 230 dollars le mètre cube (dégressif si vous avez plusieurs m3). Ils livrent soit à Fos-sur-Mer soit au Havre. En tout et pour tout nous en avons pour 1.5 m3, cela nous coûte 284 dollars, quand la marchandise arrive en France à ce prix il faut rajouter ; les frais portuaires, de déchargement, dédouanement, livraison, rechargement dans le camion…) en fin de compte la note est plutôt salé ; 500 euros + les 284 dollars. Mais c’est toujours moins cher que d’acheter la même marchandise en métropole…un petit conseil, quand vous acheter vos objets demander deux factures, la facture officielle et celle que vous présentez à la douane (au minimum -50%). Nous allons également à Jenggala Keramik, une boutique de céramique de luxe….avec des tarifs équivalent à nos boutiques française, ou presque… Le soir nous dinons au restaurant Italien qui fait l’angle de la rue où se trouve « aston villa » …j’ai carrément oublié son nom. Le repas est un peu quelconque mais nous mangeons pour deux francs six sous.

Le Mardi 30/09 : Vol prévu à 20h05, ce qui nous laisse le temps de profiter de notre chambre, visiter Denpasar, l’hôtel se charge de notre transfert.

En réalité

Voilà c’est fini….et nous n’avons pas envie que cela se termine, nous trainons les pieds pour faire nos valises et nous nous levons le plus tard possible pour profiter encore un peu des lieux. Le déjeuner n’est pas une réussite mais le restaurant où nous mangeons est le seul ouvert à cette heure ci…Elie vient nous chercher pour faire un dernier tour sur la plage, nous allons dans l’enclave de la baie de SAnur… pour faire un plouf dans la grande bleue et un petit tour dans la piscine d’un hôtel…il est déjà l’heure de partir, un dernier couché de soleil sur Denpasar et Elie nous dépose à l’aéroport. Nous dépensons nos dernières roupies en cacahuètes et autres cochonneries. Le vol est prévu à 20h05 arrivée à destination à 9h00 le lendemain matin. Ensuite RER jusqu’à la gare de l’est pour prendre notre TGV à 11h24. Nous arrivons à destination à 14h28 à la gare de Colmar. Le voyage fut long…trop long, il nous a fallu quelques jours pour reprendre le rythme, mais le lendemain il fallait malgré tout retourner travailler.

l'année prochaine nous partons pour les philippines ( il faut juste que l'on mette de l'argetn de coté...et ça c'est pas gagné😉)
Arnaque des Françaises en Tunisie English translation pending
by Rach79 · 2008-02-23 · 328 replies
Bonjour à tous,

J'ai voyagé à Djerba pendant les fêtes de fin d'année, et ce voyage m'a fait connaître la face cachée du tourisme tunisien: le tourisme sexuel...

Les femmes célibataires en voyage en Tunisie sont très sollicitées par les Tunisiens, qui les séduisent, entretiennent avec elles des relations longue durée à distance, mais les trompent, et les sollicitent énormément financièrement, avec mensonges à la clé: famille malade, manque d'argent, etc... Ils leurs proposent également des locations pour qu'elles reviennent les retrouver, mais le prix réel est souvent multiplié par 3, ils les piègent lors des sorties (pas d'argent au moment de payer); certains hommes vont jusqu'au mariage pour obtenir des visas pour la France, mais, hélas, plaquent leur épouse une fois obtenus les papiers.

Ces hommes choisissent la plupart du temps des femmes plus âgées qu'eux, ou des jeunes issues de milieux aisés, et dans tous les cas des femmes fragilisées par la vie, ou des femmes au coeur tendre.

Aucune femme n'est à l'abri. Tous ces hommes sont très habiles, et savent très bien jouer s'il le faut les gendres idéaux ou les bons copains; et aussi les amoureux transis.

Leurs actes sont révoltants car ils abusent de la philanthropie des voyageuses, et ils portent atteinte à tout le peuple tunisien, car beaucoup de femmes touchées par ce phénomène et leurs entourages finissent par penser que ces quelques opportunistes représentent une majorité.

Mesdames, soyez vigilantes lors de vos rencontres, les suspects ne travaillent pas tous dans le tourisme, et certains sont vraiment très très malins. Des réseaux se sont créés sur des forums pour parler de ces mauvaises expériences, et certaines femmes (le choc!) apprennent au bout de plusieurs années de relation que leur prince charmant est très connu des touristes qui vont en Tunisie...

Quant à vous, Messieurs, surveillez vos filles, vos nièces, vos soeurs, vos amies, et si vous n'adhérez pas à ce manège, aidez à combattre ce fléau en relayant l'information auprès des futures voyageuses!

Merci!
France, Suisse, Belgique? English translation pending
by Dukkha · 2007-12-29 · 12 replies
Bonjour a vous, je suis un Québécois qui désirerais voyager en Europe mais dans des pays francophones, alors j'aimerais avoir de l'information général sur les plus grands dont la france la suisse ou la belgique.Lequel serait le moins cher et le plus beau a visiter(peut-être travailler éventuellement) et lequel a la meilleur qualité de vie?

Merci d'avance
Compagnies aériennes "low cost" English translation pending
by Fenua · 2006-11-03 · 37 replies
Hello a tous ! Les compagnies low cost sont de plus en plus présentes dans le traffic aérien, du moins en moyen courrier. Aussi, il serait interessant ici de connaitre des expériences et récits sur les différentes compagnies ! Un peu en prolongement d'un post assez recent sur Sky Europe, mais pour l'ensemble de ce type de compagnies

Personnellement je ne voyage pas beaucoup en low cost (les destinations que j'utilise ne sont pas tres fréquentes par ces compagnies), mais j'ai quand meme quelques expriences :

FLY NIKI : ma préférée ! Je l'ai utilisée deux fois sur Zurich Vienne. Absoluement géniale ! C'est une compagnie low cost autrichienne, crée par Niki Lauda, et adossée à Air Berlin. Vols en A320 et A321. Destinations au départ d'autriche, a la fois vols vers destinations vacances, et "city shuttle", vers Zurich et Paris entre autre au départ de Vienne.

- ACHAT BILLET : sur www.flyniki.com carte interactive tres pratique. Tarifs TTC indiqué assez rapidement, reservation du siege possible à l'achat avec supplément (8€ par siege et par vol), carte de fidélité Air Berlin avec plusieurs niveaux de fidelité - ENREGISTREMENT : comptoirs communs Air Berlin, terminal 1bis à Vienne (en fait juste un terminal d'enregistrement low cost, l'embarquement se fait depuis le terminal commun). Possibilité d'enregistrement au centre ville de vienne, à la gare de Vienne Mitte, si utilisation du train CAT (city airport train) vers l'aéroport. par contre HLE à 60 minutes... ca fait pas mal ! - EMBARQUEMENT : attribution des places à l'enregistrement, pas de free seating, embarquement comme sur une compagnie classique, donc plus calme. - SERVICE A BORD : journal disponible gratuitement (en fait principaux titres autrichiens/viennois). Service de restauration à bord gratuit et copieux ! Sur un vol court : sandwich club + yaourt + boisson chaude + boisson froide. Service de vente à bord, et de dutyfree vers Zurich (hors UE) - AVION : des airbus, livrée des nouveaux A320 assez attrayante ! Sieges en cuir gris sans tetiere. Espacement correct entre les sieges. Vidéo à bord (un ecran toutes les 3 rangées environ) sur lesquelles sont diffusées les consignes de sécurité (sur mode dessin animé), divertissements pendant le vol, canal radio (casques vendus par le PNC) - PNC : tenues assez fun, tres décontractées ! PNC principalement féminin et tres jeunes, tres souriantes et sympatiques, attentives aux passagers, courtoises ! Des PNC comme on devrait en voir toujours !

Conclusion : J'ai utilisé 4 fois cette compagnie, toujours un bon souvenir. Par contre coté tarif, pas si low fare que ca, un peu comme Air Berlin, les meilleurs tarifs sont dur à avoir. Assez dans le haut de gamme de la catégorie, mais à recommander ! Pour info, un Aller retour quotidien Paris (CDG T3) Vienne. Par contre utilisation de l'aéroport de Schwechat à Vienne, tout pres du centre ville (train CAT ou RER S7) et tres agréable.

EASYJET SWITZERLAND : c'est la filiale suisse d'Easyjet. Avions immatriculés en suisse (HB) et personnel basé à Geneve et Bale sous contrats suisse. Je n'ai voyagé qu'avec eux, donc je ne generalise pas à l'ensemble d'Easyjet

- ACHAT BILLET : www.easyjet.com site assez pratique, plusieurs reservations possibles sur le meme dossier. par contre attention à la surtaxe carte bancaire annoncée à la fin. surtaxe des bagages volumineux (ski, snowboard). Franchise de 25 kgs en soute, en cabine pas de limite de poids ("dans la limite du raisonnable" selon le site). Par contre facturation à partir du 2e bagage enregistré par passager. - ENREGISTREMENT : L'enregistrement est sous traité, meme si le personnel porte des tenues Easyjet. C'est toujours un peu cahotique, personnel pas toujours tres aimable... Sur un Orly Geneve, l'agente m'a réclamé un passeport, alors qu'un carte d'identité suffit... voir meme un permis de conduire vu que le vol est considéré en national... en clair faut pas trop en demander ! Par contre limite des 40 minutes tres stricte, fermeture de l'enregistrement à l'heure précise meme si des passagers sont toujours dans la file d'attente ! - EMBARQUEMENT : pas d'attribution de siege, embarquement par groupes. Premier groupe "PB", priority boarding pour personnes agées, jeunes enfants... Puis groupe A, B, C et D selon la séquence d'enregistrement. A Bale pré-embarquement avant meme l'arrivée de l'avion dans des filtres assez exigu et passagers tassés, environ 15 minutes à attendre dans ces filtres, le pré-embarquement est généralement fini quand l'avion arrive au parking. L'embarquement un peu style "lacher les fauves", beaucoup de bousculades pour arriver le premier dans l'avion. Ca donne un peu l'impression que seuls les premiers arrivés pourront embarquer ! Par contre à Bale Mulhouse, terminal low cost pas tres attractif et saturé quand les 5 appareils sont présents. Embarquement à pied puis echelle sur la piste. - SERVICE A BORD : payant, mais prix raisonnables : 1€ le jus d'orange, 2, 5€ la boisson chaude, 5€ le sandwich. Correct et qualité satisfaisante. Duty free sur tous les vols easyjet switzerland, y compris Bale/Mulhouse - Nice et Paris, mais par sur Geneve - Nice et Paris (ces vols etant considérés vols domestiques alors que ceux au départ de Bale/Mulhouse sont considérés internationaux car partant de la zone non schengen de l'aéroport). - AVION : Uniquement A319 version 156 PAX (avec quatres issues aux ailes au lieu de deux). Interieur avec tons oranges assez sympa, siege inclinalbles. Par contre à l'avant aucune cloison, les sieges 1ABC sont donc face aux PNC et à la porte ! - PNC : autant le personnel intervenant n'est pas toujours tres aimable (sensation d etre un peu du betail...), autant le PNC est remarquable. Le commandant est tres rarement présent à l'embarquement/débarquement, mais annonce d'accueil par de commandant et au début de descente par le co-pilote. La maitre de cabine fait les annonces face aux passagers et se présente avec son prénom et ceux de ces collegues ! Personnel balois principalement francais, apparemment beaucoup d'anciens de Crossair, tri lingue francais allemand anglais, annconces et consignes de sécurité dans les trois langues. Personnel tres courtois, simple, attentif, mais tres respectueux et pas familier. Un peu style "on est ami" mais sans exces. Par contre lors du dernier vol de la journée, on les sent exténués par la fatigué ! En tout cas tres bons PNC

Conclusion : je n'ai jamais eu d'incident avec Easyjet, apparemment quand ca arrive ce n'est pas génial ! Les annulations sont fréquentes, surtout sur le dernier vol (a Bale couvre feu imposé). Quelques promos attractives, mais vols en week end pas toujorus bons marché (surtout le dimanche soir) et choix des horaires pas etendu (un vol par jours seulement sur certaines destinations). Service au sol pas génial (amabilité et fluidité assez limite), mais une fois a bord, ca se passe bien !
L'Indonésie, une si belle mosaïque English translation pending
by Xeta · 2019-08-26 · 206 replies
Disons-le tout de suite, d'entrée de jeu, j'ai été conquise par ce beau pays ... quelle splendeur, quelle beauté, quelles merveilles, quelle diversité, quelles rencontres 🙂

- la splendeur de ses rizières : des rizières plates, des rizières en toile d'araignée, des rizières en terrasse, des rizières en eau, des rizières avec du riz fraîchement planté, des rizières avec les tiges bien hautes et vertes du riz proche de la récolte - la beauté de ses temples : des petits temples au détour d'une rue, des temples imposants, le temple de Borobudur, unique en son genre - les merveilles de ses fonds marins : petits et gros poissons monochromes et multicolores, étoiles de mer rouges, bleues, à gros points noirs, des coraux mous, des coraux durs, des raies mantas, des tortues - la diversité de ses plages : du sable blanc, du sable rose, du sable noir, des galets bleus - les rencontres animalières : des orangs outans, des varans, des chauve-souris, des singes Thomas Leaf, des babouins, les petits et gros poissons

et partout une constante : la gentillesse des Indonésiens que nous avons trouvés si accueillants, souriants, serviables et globalement désintéressés.



Bonjour à tous, bienvenue dans mon carnet sur cette si belle destination.

L'Indonésie, je l'avais initialement envisagée pour nos vacances en famille à la Toussaint 2018 mais pour différentes raisons (dont certaines bassement matérielles 😊), j'avais finalement choisi la Thaïlande qui fut une belle découverte. Ayant de la suite dans les idées et décidant de vaincre cette frustration 😛, je décidais donc de la reprogrammer pour cet été et estimais un budget grâce à l'aide précieuse de Lhorizon. Comme à son habitude, mon mari me donne carte blanche pour organiser. Objectif : contenter petits (deux garçons de 10 et 11 ans) et grands. Pour la première fois, nous décidons de partir un mois.

J'avais déjà collecté quelques informations au printemps 2018 grâce aux conseils des forumeurs et notamment de Lhorizon (décidément 😉), Kartoffel, OldPlatypus et Eiger. Vos carnets de voyage du forum m'ont également été très utiles, surtout pour la préparation de Bali, Java et Sumatra et j'ai ainsi dévoré les récits de Lhorizon, Marati, Muriel 18, Kate, Tokala, Max68 et Sambre01 et quelques autres (désolée si je ne vous nomme pas tous 😊).

L'Indonésie est un vaste archipel dont le choix des îles à visiter, si l'on ne tient pas à visiter Bali, n'est de prime abord pas évident. Certains lieux étaient à mon sens incontournables pour nos vacances : - Florès : énorme envie de découvrir cette île encore aux balbutiements du tourisme - Java : pour certains de ses volcans, le mont Bromo et le Kawah Ijen - Sumatra : pour les orangs outans

Bali était une étape qui nous permettait de rejoindre d'autres îles, par voie aérienne ou maritime. J'ai volontairement restreint la visite de cette belle île en raison de son fort développement touristique. J'ai par conséquent ciblé les endroits pas trop touristiques, même si je n'ai pas pu résister à certains endroits très courus.

Quelques détails logistiques en global avant d'entamer le récit de notre voyage : * billets d'avion : - pour les liaisons internes, j'ai fait des simulations sur de nombreuses combinaisons pour retenir les vols de Garuda et Air Asia qui alliaient un tarif pas trop onéreux et une durée de trajet pas trop longue et sans escales. Les vols internes ont été réservés en mars. - pour le trajet international, les prix des billets d'avion ont conditionné l'ordre de nos visites. Lors de mes réservations en novembre, il était financièrement plus intéressant de voyager à l'aller jusqu'à Bali et de repartir de Malaisie *logements : Habitués à voyager en couple en mode routard sans réservations d'hébergement, nous souhaitions des vacances un peu plus cadrées pour nos enfants, notamment sur les logements qui étaient tous réservés à l'avance. Soit en direct auprès des hébergements, soit sur Booking.com * billets de train Pour nos déplacements sur Java, ils ont été achetés en ligne au mois de juin via le site tiket (très simple d'utilisation) * croisière Komodo Trouvant les prix élevés pour une prestation à réserver depuis la France, je décidais d'attendre notre arrivée à Florès pour trouver un bateau qui nous permette de réaliser une croisière en quatre jours/trois nuits, avec idéalement seulement nous à bord.

J'espère que vous aurez plaisir à lire ce carnet et que ceux qui projettent de se rendre en Indonésie y trouveront des informations utiles 😎

Jour 0 - jeudi 11 juillet

Vol sur China Eastern prévu à 21h20 au départ de Roissy CDG. Nous arrivons au guichet d'embarquement vers 19h et sommes pris en charge immédiatement car il n'y a pas de file d'attente Le personnel reste ébahi devant la taille, et surtout le poids, de nos bagages : 3 sacs à dos en soute pour moins de 30 kg pour nous quatre. Quand on sait que chaque passager avait le droit à un bagage de 23 kg, moi je dis qu'on aurait mérité un surclassement 😇 Décollage ponctuel, hôtesses de l'air charmantes, le vol se déroule sans problème jusqu'à Shanghai.

Jour 1 - vendredi 12 juillet

Arrivée à Shanghai à 14h40, escale de 3h20. Initialement prévu à 18h, l'avion partira finalement avec 45 minutes de retard. Rien de particulier ; nous dormons tant bien que mal. Sauf quand certains se mettent à jacasser fort alors que manifestement, tout le monde dort, toutes les lumières étant éteintes 😠

Jour 3 - samedi 13 juillet

Magie des fuseaux horaires, partis le 11 juillet de France, nous atterrissons 22 heures après, dans la nuit du 12 au 13 juillet. Le retard au décollage n'a pas été résorbé en vol. Nous atterrissons donc à 1h15 du matin au lieu de 00h30 et devons attendre un temps certain (1h15 au bas mot) pour passer l'immigration. La récupération des bagages se fait heureusement rapidement. Le chauffeur réservé via notre hôtel nous attend comme convenu dans le hall de l'aéroport. L'avantage de cette heure tardive est qu'il n'y a pas d'embouteillages. Nous arrivons à l'hôtel peu après 3h00, ravis de pouvoir nous glisser dans des lits bien confortables non sans avoir oublié programmé nos réveils pour 10h15 afin de profiter du petit déjeuner de l'hôtel et découvrir quand même un peu Bali en journée.

Après quelques petites heures de sommeil réparateur, nous émergeons grâce au réveil et à la dépose de notre petit déjeuner sur notre terrasse. Pour cette (demi) nuit et la nuit suivante, nous logeons au Tropical Bali Hotel à Sanur, un hôtel dont la gérance est assurée par un couple de Français, Mathieu et Audrey, depuis plusieurs années. Le cadre est très agréable avec une belle végétation et une piscine. Nous profitons de ce début de matinée au calme avec ce qui sera le meilleur petit dej de toutes nos vacances.

Audrey nous brosse un plan des alentours et nous conseille d'acheter une carte SIM. Nous décidons de nous promener sur la promenade littorale jusqu'à remonter à la station balnéaire de Sanur et réservons via l'intermédiaire de l'hôtel un chauffeur qui nous retrouvera à un carrefour, facilement identifiable grâce à un fast-food avec un M jaune 🙂. Audrey nous prend en photo avec son téléphone afin d'envoyer ensuite notre bouille au chauffeur pour l'aider à nous reconnaître.

C'est parti pour une balade d'un peu plus d'une heure largement entrecoupée comme à notre habitude par de nombreux arrêts photos. Peu de touristes croisés lors de cette balade. Nous verrons surtout des Balinais qui vaquent à leurs occupations diverses et variées, des travaux, la pêche, confection d'offrandes.











Nous échangeons régulièrement des Hello et grands sourires.

Le photographe ...

photographié 🙂



Arrivée à Sanur, bien plus de monde. Nous apercevons les touristes embarquant sur les bateaux rapides en direction notamment de Nusa Lembogan et les Gili.



Nous photographions les bateaux à balancier typiques de cet endroit.



Nous quittons le front de mer pour nous diriger vers le point de rencontre prévu avec le chauffeur. Sur le chemin, nous en profitons pour faire des retraits d'espèces car nous n'avions pas réussi la veille à l'aéroport. Les distributeurs se trouvent dans des petits bâtiments climatisés réservés aux distributeurs. Les distributeurs délivrent soit des coupures de 50 000 roupies (auquel cas le montant maximal de retrait est de 2 500 000 roupies), soit des coupures de 100 000 roupies (retrait max de 3 000 000 roupies). Facilement repérables grâce aux étiquettes apposées sur les DAB. Plusieurs essais sont nécessaires car certains distributeurs nous rendent instantanément notre carte. Mon mari et moi réussissons finalement à opérer un retrait chacun. 15 krp = 1€ (environ)

Nous retrouvons notre chauffeur Komang (coordonnées en MP) et nous partons en direction du Pura Tanah Lot (pura = temple). Dans une petite boutique sur le trajet, nous achetons avec l'aide de notre chauffeur qui parle un anglais excellent une carte SIM de 8 Go pour 97 krp. En route, nous prendrons des photos insolites en Europe mais habituelles en Asie (peut-être pas au Japon, bien que je ne connaisse - pas encore - le pays 😉).





Moi qui apprécie peu les endroits bondés vais être servie au Pura Tanah Lot ! Mais je reste stoïque car je savais qu'il y aurait énormément de monde, l'endroit étant renommé. Une fois garés, il faut passer le long de nombreuses boutiques de souvenirs mais nous ne nous sommes pas sentis harcelés. Notre chauffeur nous indique qu'il nous attendra le temps nécessaire et nous conseille d'en profiter et de ne pas nous presser. Le surnom de Mont St Michel indonésien me semble adapté : le lieu est magnifique, le temple est situé dans la mer. Il y a effectivement beaucoup de monde. Ce temple est l'un des plus vénérés par les Balinais qui sont les seuls à pouvoir y pénétrer. Nous observons d'ailleurs plusieurs personnes et leurs offrandes.







Quelques photos de loin, de près. La marée monte mais nous verrons globalement le Tanah Lot à marée basse.





Le spectacle doit valoir le coup d'œil lorsque le temple est cerné par les flots à marée haute ! Nous assistons au coucher de soleil et décidons de dîner sur place histoire de laisser les voitures repartir un peu. Nasi goreng (riz sauté) pour notre fils cadet, mie goreng (nouilles sautées) pour notre fils aîné et ayam satay (brochettes de poulet servie avec une sauce aux cacahuètes) pour les parents. Le dîner fût bon. Celui des moustiques aussi semble-t-il, nous nous sommes fait dévorer pendant le repas 😠





Retour à l'hôtel, préparation de nos sacs car nous quittons déjà Bali le lendemain en direction de Florès.
Partis avec des à-priori mais revenus enchantés du Vietnam English translation pending
by Emoran · 2018-07-03 · 279 replies
ITINERAIRE

Bonjour, Comme dit dans le titre , c'est un pays que j'appréhendais pas mal , à cause de lectures relatant des déconvenues et arnaques. Mais finalement après avoir voyagé en Thailande , au Laos , au Cambodge et en Birmanie , on s'est décidé pour le Vietnam ...et on est revenus éblouis et ravis .

Voyage effectué du 8 mai au 7 juin dernier , à 2 couples de seniors . itinéraire :

- Vol Nantes- Bangkok via Amsterdam sur KLM ( 1 nuit à BKK) - Vol BKK- Hanoi avec air Asia ( 3 nuits à Hanoi) - Croisière en baie d'Halong ( 1 nuit sur la jonque ) - Tam Coc ( 3 nuits ) - Sapa ( 1 nuit ) - Bac Ha ( 2 nuits ) - Ha Giang ( 1 nuit ) - Dong Van ( 2 n ) - Bao Lac ( 1 n ) - Cao Bang ( 2 n ) - Hanoi ( 1 n ) - vol de Hanoi à Hué ( 2 n ) - Hoi An ( 3 n ) - plage de An Bang ( 4 n ) - Vol de danang à BKK ( 2 n ) Vol BKK- nantes via Amsterdam

Je peux évidemment détailler ce périple si de futurs voyageurs sont intéressés. J'ai tout organisé par moi-même pour l'essentiel . Larsay m'a aidée à trouver un véhicule avec chauffeur anglophone pour la boucle nord de 10 jours en partant de Tam Coc et en finissant à Hanoi . En ce moment , on est dans le tri des photos et des montages vidéos , ce qui nous permet de continuer visuellement ce magnifique voyage . la météo que j'appréhendais a été très favorable ....( très chaude même )

je suis donc prête à mon tour à aider des forumeurs intéressés.

Cordialement

à suivre éventuellement...
40 jours en Polynésie-Française, automne 2016 English translation pending
by Jcpo · 2017-01-31 · 23 replies
CARNET DE VOYAGE Polynésie Automne 2016 (Version avec photos : http://jcpo5blog.wordpress.com)

Voyage de 40 jours passés sur place et organisé 6 mois avant le départ pour 2 personnes, ma compagne (AM) et moi (JC).

Durant le séjour nous allons visiter toutes les iles sous le vent situées entre Tahiti Et Bora-Bora soit : Tahiti, Moorea, Raiatea, Tahaa, Huahine, Bora-Bora

Ensuite direction les Tuamotu pour 3 atolls : Tikehau, Rangiroa, Fakarava.

Retour à Tahiti pour quelques jours avant le retour en France.

Ce voyage pour Septembre à été organisé début Mars, avec dans l’ordre : Achat des billets Avion Aller-Retour, achat du Pass air Tahiti avec les dates pour chaque étape, réservation des hébergements AirB&B pour toutes les iles et pensions de famille pour les atolls

En mars certains vols pour les atolls étaient déjà complets pour les dates souhaitées initialement.

CALENDRIER Automne 2016

AOUT

SAM 27 Dep Bruxelles

DIM 28 Arr Tahiti 05:00

LUN 29

MAR 30

MER 31

SEPTEMBRE

JEU 1

VEN 2 Dep Tahiti arr Mooréa

SAM 3

DIM 4

LUN 5

MAR 6

MER 7 Dep Moorea arr Raitea Raiatea puis Tahaa JEU 8

VEN 9

SAM 10

DIM 11

LUN 12 Dep Raitea arr Huahine

MAR 13

MER 14

JEU 15

VEN 16

SAM 17 Dep Huahine arr Bora-bora

DIM 18

LUN 19

MAR 20

MER 21 Dep Bora-bora arr Tikehau

JEU 22

VEN 23

SAM 24

DIM 25 Dep Tikehau arr Rangiroa

LUN 26

MAR 27 Dep Rangiroa arr Fakarava

MER 28

JEU 29

VEN 30 Dep Fakarava arr Tahiti

OCTOBRE

SAM 1

DIM 2

LUN 3

MAR 4

MER 5 Dep tahiti

JEU 6

VEN 7 Arr Bruxelles 16:10

vendredi 26 aout – 13 h

Nous sommes installés dans le Thalys qui roule maintenant depuis 15 mn. Début du voyage pour Tahiti. Nous avons pris les billets d’avion pour Papeete début mars, puis le Pass Air Tahiti pour le circuit dans les îles. Des vols étaient déjà complets pour certaines dates en septembre. Puis recherche des locations qui se sont étalées sur un mois. Quelques surprises ce matin : en parcourant mes mails je constate que la réservation à notre arrivée à Tahiti a été annulée. Réservation qui avait été faite via le site Agoda.com. Je trouve ça franchement limite 2 jours avant notre arrivée là-bas. Agoda propose une autre pension de famille qui paraît moins bien. Conviviale, mais pas de piscine. Je ne donne pas suite et demande le remboursement. Une recherche sur RB&B propose un logement sympa à proximité. Je réserve immédiatement, heureusement c’est disponible. Nous quittons la maison vers 9 h 45 pour rejoindre la gare de Vaires à pied avec nos valises. Sur le trajet, au franchissement d’une bordure de trottoir, le système d’attache des roulettes de ma valise casse et il devient impossible de la faire rouler. Obligé de la tirer alors qu’un bord frotte sur le trottoir. C’est difficile et ça ralentit pas mal l’allure. De plus, la température monte (temps de canicule !). Nous rejoignons ainsi Gare du Nord. Nous nous mettons en quête d’une boutique de bagages. Nous en trouvons une dans une rue perpendiculaire à la Gare. Je rachète une valise de taille équivalente et transfère mes affaires dedans. L’autre est abandonnée sur le trottoir. Il s’agit d’un modèle à quatre roulettes bien fini, mais que je trouve moins pratique à l’usage. Pause boisson/sandwichs dans le hall de la gare en attendant l’affichage du quai de départ (moins de 20 mn avant !). Beaucoup de monde et les contrôles prennent du temps (là, c’est Vigipirate !). De la gare, nous nous rendons à pied à la location. La température (encore plus caniculaire en Belgique) et les rues parfois montantes nous donnent un coup de chaud. Arrivés à l’adresse nous sonnons une fois, puis deux. Pas de réponse. Une habitante rentre chez elle et nous en profitons pour passer dans le couloir. Il fait un peu moins chaud dans le hall. J’appelle Mariano (notre logeur) au portable. Je tombe sur répondeur et laisse un message. Je rappelle 5 mn plus tard et cette fois il décroche, me dit être sur une autre ligne et qu’il va me rappeler. Le temps passe, je rappelle. Il finit par me dire qu’il a eu un malaise dû à la chaleur (28° à Paris - 33° à Bruxelles) et qu’il s’est rendu aux urgences. Il me dit ensuite qu’il va contacter la voisine qui a les clefs. Le temps passe, déjà plus de 20mn écoulées. Il rappelle enfin et me dit qu’on pourra trouver les clefs dans un sac poubelle près de la porte d’entrée. Dernier avatar : l’ascenseur est en panne et nous sommes contraints de monter nos valises au 3ème par un escalier escarpé aux petites marches. Nous trouvons finalement les clefs et sommes bien contents de rentrer et de prendre enfin une douche. Mariano arrive quelques temps plus tard et se confond en excuses. Il n’a vraiment pas l’air bien.

Une fois douchés, comme il est tôt, nous rejoignons le centre de Bruxelles par le bus pour une ballade sur la Grand Place et les rues avoisinantes : une belle galerie couverte avec beaucoup de magasins de chocolats. Une ruelle avec pléthore de restaurants où les serveurs font l’article pour attirer le client. Ça rappelle le Quartier Latin à Paris. Un coup d’oeil sur Tripadvisor nous indique un bon resto proche : « Le Marmiton ». AM a envie de manger des moules. Le service est sympathique et la cuisine est bonne. Les moules sont belles et mon menu avec une carbonade flamande est bon lui aussi. Après le repas, nous repassons par la Grand Place pour aller reprendre le bus. Il fait moins chaud et beaucoup de monde flâne dans les rues. Retour au studio pour la nuit, un peu fatigués après cette journée.

Samedi 27 août – Dimanche 28 août Il est 14 h. Nous sommes dans le 1er avion qui vient de décoller vers Londres (British Airways). La nuit a été assez bonne malgré la chaleur dans le studio, par ailleurs confortable et bien agencé. Retour à pied à la gare et liaison en train jusqu’à l’aéroport facile et rapide. Beaucoup de contrôles au niveau de l’aéroport de Zaventem qui a tristement fait parler de lui au printemps dernier. Beaucoup de monde aussi, c’est la fin des vacances d’été. Toutes les étapes prennent du temps. Peu d’attente par contre avant de prendre l’avion. Nous devrons récupérer les valises à la 2ème escale (Los Angeles) pour les réenregistrer. A bord, c’est l’heure de la collation : des biscuits et une boisson. Rien à envier à Air France. Aéroport de Londres : j’ai essayé de prendre une boisson au distributeur qui fonctionne en Livres sterling. A priori accepte les euros, mais les pièces ne passent pas. La carte bleue n’est pas acceptée. Puis, installés dans le second avion (Air New Zealand), rangée centrale. Le changement à Londres a été assez long. D’abord un bus pour changer de terminal, puis un nouvel enregistrement et pas mal de marche pour rejoindre la porte d’embarquement. Nous voilà partis pour plus de 10 h destination Los Angeles. Los Angeles 21 h 30 heure française. Un peu dormi dans le vol. Le temps est passé vite avec le repas, un film et un peu de sommeil. En salle d’embarquement pour le vol suivant (Air Tahiti). Nombreux contrôles et formalités avant. Le vol est décalé d’une heure. Je vais essayer de dormir dans le prochain avion. Une chance, le vol n’est pas complet, du coup, nous avons pu occuper chacun une rangée de 4 places et dormir. Arrivée à Tahiti au petit matin avec comité d’accueil en musique tahitienne. Nous retirons de la monnaie locale (francs pacifique) au distributeur et prenons un taxi pour nous rendre à l’adresse de la location RB&B. J’ai un doute sur l’adresse et je n’ai pas pensé à prendre le numéro de tel. Du coup, on tourne avec le taxi, nous allons au bon endroit, mais nous le saurons plus tard. On demande à des personnes, mais nous ne trouvons pas. Le taxi nous dépose à l’Hôtel Méridien tout proche. De là, j’aurai du wifi et pourrai me connecter pour récupérer des infos. Je téléphone au propriétaire mais je tombe sur son répondeur… Maintenant certains de l’adresse nous partons à pied avec les valises. Une charmante dame nous voit depuis sa voiture et nous interpelle. Nous lui racontons notre histoire et elle nous emmène dans son véhicule à l’adresse voulue, se renseigne auprès des voisins et nous finissons par rencontrer le propriétaire qui nous accueille. Nous déposons les bagages chez lui, car nous arrivons un peu tôt après le départ de ses précédents hôtes et nous retournons à la plage de l’hôtel méridien. Premier bain en Polynésie avec Mooréa à l’horizon. Vers midi nous remontons pour essayer de trouver une adresse où déjeuner, mais c’est dimanche et tous les restaurants sont fermés. Fort heureusement, un SuperU local nous permet d’acheter des plats tout préparés. Nous retournons à l’Hôtel Méridien jusqu’à 14 h puis nous revenons au gîte pour s’installer et prendre une bonne douche. Après midi calme, quelques courses pour le repas du soir. Chaise longue au bord de la piscine. Nous réservons une voiture pour les jours suivants. Repas avec nos hôtes et coucher tôt.

Lundi 29 août Après une bonne nuit réparatrice, quelques courses pour le petit déjeuner. Je réserve un safari 4x4 au cœur de l’île pour le lendemain, puis attente de la location voiture à 10 h 30. Avec elle, nous avons fait la route de la côte Ouest jusqu’à son extrémité. Arrêt pour la visite des 3 grottes du Jardin d’Eau à Mara’a, puis arrêt dans un jardin botanique présentant diverses variétés de plantes et d’arbres. Nous reprenons la route pour chercher un endroit sympa pour la pause repas. Les quelques rares restaurants sont fermés, nous apprendrons plus tard qu’ici les gens vont plutôt aux « roulottes » le soir qu’au restaurant le midi, aussi il y en a peu. Nous nous arrêtons dans un centre commercial où une échoppe dans la galerie propose un sashimi de thon délicieux. Nous reprenons la route qui offre de belles vues boisées sur l’intérieur de l’île. Au retour, arrêt au Musée Gauguin qui malheureusement est fermé aussi (en travaux). D’ailleurs nous apprendrons également plus tard qu’à Tahiti, « c’est ouvert ou pas » ! C’est selon…

Mardi 30 août Journée consacrée à la rando 4x4 (organiseteur : Ciao Tahiti) au centre du volcan (l’île est un ancien volcan). A l’heure prévue, 8h45, la Land Rover arrive sur le parking du magasin FoodMart où nous avons rendez vous. Nous faisons connaissance avec Sébastien, notre chauffeur guide et un couple déjà présent dans le 4x4. Nous rejoignons ensuite Papeete où nous attend un autre jeune couple, en voyage de noce. Mariés depuisle WE dernier, ils ont pris l’avion le dimanche… La rando commence. La route se transforme rapidement en piste avec de nombreux trous remplis d’eau car il a plu cette nuit. Il pleut d’ailleurs souvent à Tahiti, en attestent les nuages souvent présents sur les hauteurs. L’eau ne manque pas, mais le beau temps revient rapidement après les averses. Les paysages sont éblouissants, la végétation luxuriante et il y a des cascades un peu partout. Notre guide nous arrête à un point baignade bienvenu car il fait déjà très chaud et l’eau paraît fraîche et agréable. Nous reprenons la piste. Des points de vue remarquables s’offrent à nous. Par endroit, la piste devient technique, avec des passages à gué et des rampes à 20%. Pour la pause midi, nous rejoignons le restaurant « La Maroto ». La terrasse offre un point de vue imprenable sur les hauteurs avoisinantes. Plusieurs choix de plats, un prix un peu élevé, mais le cadre est là. Il est d’ailleurs possible de rester la nuit dans les bungalows de l’hôtel pour admirer le lever du soleil le lendemain. Après le déjeuner, nous reprenons la piste qui monte en direction du tunnel de basalte que nous empruntons. Des gouttes d’eau tombent à l’entrée et à l’intérieur du tunnel, version douche. On débouche sur l’autre versant et sur une piste encore plus défoncée qui descend vers un lac d’altitude en contrebas. Nous nous arrêtons sur une plateforme pour contempler la vue et où nous pouvons faire demi-tour. Nous ne pouvons pas rejoindre la vallée car la route est bloquée depuis quelques années par un propriétaire grincheux (en procès avec les autorités pour le rétablissement de la route). Notre chauffeur nous tresse des couronnes de fougères. Ça va très bien sur la tête de la jeune mariée, un peu moins sur la nôtre. Environ 2 heures pour refaire la piste en sens inverse et revenir à notre point de départ. Une belle journée bien remplie avec une météo idéale, ciel peu nuageux sur des sommets qui restent bien visibles, ce qui n’est pas le cas tous les jours. Le soir, nous sortons pour commander un plat à emporter. Nous nous rendons aux roulottes, véritable institution tahitienne, où les portions sont généralement très copieuses.

mercredi 31 août Après le petit déjeuner et une discussion plaisante avec notre hôte, nous partons vers Papeete pour visiter le marché. On y trouve toute l’étendue des produits polynésiens, mono’i, fleurs, légumes, fruits, poissons, vêtements fleuris. Un balcon à l’étage permet d’apprécier la diversité des stands ainsi que les couleurs locales. Les prix restent toutefois un peu élevés sur ce marché assez touristique. Puis visite du Musée de la Perle (en fait également une boutique Robert Wan) où sont présentées l’histoire et la culture des perles. Une autre partie est consacrée aux costumes et armements de certains dirigeants, bien sûr ornés de perles. Au niveau de l’entrée, l’espace vente propose une grande variété de colliers, pendentifs, boucles d’oreilles à des prix très variés et pouvant s’élever jusqu’à 100.000 euros. Retour au gîte pour le repas. Je ne résiste pas à la pause piscine avant. Nous repartons ensuite direction Papeete. Arrêt à la Pointe Vénus qui offre une belle vue sur Moorea dans la brume. En faisant le tour de la Poine, nous tombons sur un artisan marquisien qui sculpte des objets en bois de rose : raies manta et autres sujets. En repartant, nous nous arrêtons devant une église rose bonbon fluo. Puis nous prenons la route de l’Est jusqu’aux trois cascades. La première est facilement accessible jusqu’au pied de la vasque. Le chemin qui conduit aux 2 et 3 est plus sportif, dans la pierraille et les blocs rocheux. Il est plus simple de passer dans le lit de la rivière. Bref arrêt car des nuées de moustiques attaquent. Nous retournons au gîte pour prendre une bonne douche car ce soir nous retrouvons Martine chez elle pour aller dîner. Nous la trouvons en compagnie de sa fille et de l’ami de celle-ci. Nous discutons un moment avant de nous rendre aux roulottes à la marina. Ici aussi les parts sont hyper copieuses, une seule assiette pour deux nous suffira.

Jeudi 1er septembre Réveillé tôt avec le jour qui se lève ici vers 5 h. Nous nous préparons et partons direction Papeete pour prendre la route de l’Est. Premier arrêt au trou du souffleur où un lavatube dans lequel s’engouffrent les vagues produit un souffle puissant (qui peut renverser une personne d’après le panneau). Au niveau de l’eau cela génère une pression et un souffle d’eau spectaculaire à intervalle régulier. Une petite plage de sable noir volcanique donne une impression de côte vierge. La route qui longe la côte Est est beaucoup plus sauvage et vierge que la côte Ouest. Elle est également plus ventée et l’océan y est plus houleux. Nous arrivons sur l’étroite bande de terre entre les deux parties de l’île (Tahiti Nui, le grand Tahiti et Tahiti Iti le petit Tahiti). De là, une route grimpe sur le plateau. Montée assez pentue et décor qui change complètement et se met à ressembler à la Normandie avec des vaches et des prairies. Le lagon à l’horizon donne un côté étrange. Au sommet du plateau de Taravao un belvédère permet d’admirer une vue magnifique sur les deux côtés de l’île principale entourée du lagon et de l’étroite bande de terre qui sépare la presqu’île. Nous redescendons et depuis la presqu’île nous roulons jusqu’au restaurant « Escale de France » en bordure du lagon. A cet endroit, une passe permettrait au paquebot «France » de rentrer dans le lagon et d’approcher la côte. Retour par la route Ouest. Ce soir, nous dînons avec Martine. Repas préparé par sa fille Géraldine et son copain. Une amie de Géraldine originaire des Marquises, étudiante à Papeete, est également là.

Vendredi 2 septembre Après le petit déjeuner avec Mederick, notre hôte, et échange d’adresses mail, nous quittons cet agréable gîte direction l’aéroport. Nous rendons la voiture au loueur qui nous dépose au terminal. Nous embarquons à l’heure prévue dans un ATR72 direction Moorea. Le vol n’est pas complet ce qui nous permet d’occuper chacun un hublot. Vol rapide : 10 mn, et altitude peu élevée. Arrivé superbe sur Moorea : on découvre toute l’île entourée des dégradés de bleus du lagon. Je contacte Lionel, notre nouvel hébergeur qui vient rapidement nous chercher à l’aéroport. Nous contournons l’île par l’Ouest, car le bungalow est plein Sud. Le bungalow est simple avec un intérieur tout en bois fort sympathique. Nous louons un scooter pour la durée de notre séjour. Il doit être livré vers 18 h. Ici, une seule route fait le tour de l’île, qui est assez grande, et un véhicule s’avère indispensable. Le scooter est livré en temps requis. Le temps de signer les papiers et il est déjà 19 h. Trop tard pour aller faire des courses. Nous nous rendons à pied à la pension la plus proche pour dîner mais tout à l’air fermé. Nous rentrons pour prendre le scooter et aller vers les commerces. A un certain moment, nous apercevons des tables de bois devant une habitation. En s’approchant, nous voyons qu’il s’agit d’une sorte de cantine familiale très couleur locale où il est possible de manger un steack frites (une institution ici, avec beurre-sauce). Les propriétaires nous accueillent gentiment et nous sommes contents de trouver cet endroit. Nous mangeons de bon appétit et retour au bungalow pour la nuit.

Jeudi 3 septembre Réveil vers 6 h et petit déjeuner avec notre hôte qui communique volontiers. Nous prenons ensuite la route vers le côté opposé de l’île. La route, en très bon état, laisse découvrir de très beaux paysages sur l’océan, le lagon et l’intérieur de l’île, montagneuse et verdoyante. Nous arrivons d’abord à la bais d’Opunohu. De là, une route plus étroite monte au Belvédère. A cet endroit, un point de vue magnifique s’offre sur les 2 baies : Opunohu et Cook, avec au centre l’éperon rocheux du mont Rotui. Redescente jusqu’au Lycée Agricole où nous en profitons pour boire un délicieux jus de fruits avant de se balader dans les plantations d’ananas, papayes, avocats et autres. Nous avons du sentier une très belle vue sur les massifs découpés qui nous entourent. La terre rouge contraste avec les différentes nuances de vert de la végétation. Nous redescendons ensuite en direction de la baie de Cook pour la contourner complètement. Arrêt shopping dans des boutiques de paréos et nous nous arrêtons pour la pause repas dans une pension au bord du lagon. Toutefois, il est passé 14 h et ce n’est plus possible. Nous revenons alors sur nos pas et nous arrêtons à une échoppe qui vend des sandwichs. Nous testons le sandwich au chao men, soit viande et nouilles. Pas terrible. Plus tard, nous reprenons la route et faisons arrêt sur une belle plage de sable blanc, la plage publique de Moorea où des arbres font office de parasol naturel en bordure du lagon. Il y a beaucoup de vent et nous n’y resterons pas très longtemps. Le vent souffle fort également sur la route de retour au bungalow. Nous ressortons le soir pour le repas et nous arrêtons à une roulotte où nous commandons le traditionnel plat de poisson cru au lait de coco. Nous ne prenons qu’une part mais ici la quantité est un peu juste pour deux, ce qui fait que nous nous arrêtons sur le retour dans une autre roulotte pour commander deux crêpes dessert. Puis route de retour avec toujours pas mal de vent.

Dimanche 4 septembre Après un petit déjeuner pris dehors au soleil, un peu aveuglant une fois qu’il a franchi les sommets en face du faré, nous prenons la route de l’Ouest qui monte en direction de l’aéroport. Petit arrêt au guichet du Lagoonarium pour prendre des renseignements pour la journée du lendemain. Nous continuons ensuite la route jusqu’au point où hier nous avons fait demi-tour après la baie de Cook et nous nous arrêtons à la grande plage de Temae, sable blanc et cocotiers en bord de plage. L’eau est très bonne à cette heure ci, on y rentre directement. Il y a dans l’eau un important courant et il faut faire attention à ne pas trop dériver. Quelques rochers accueillent des poissons variés et peu farouches. Après cette journée plage, nous retournons au bungalow en fin d’après midi, puis nous repartons pour le repas du soir pour tester la seconde roulotte, celle où nous avions pris les crêpes la veille. Une belle journée détente avec un ciel bien dégagé.

Lundi 5 septembre

Réveillés vers 6 h après une bonne nuit de sommeil qui va nous permettre de partir tôt pour le Lagoonarium et ainsi arriver dans les premiers et disposer d’un faré individuel selon les conseils que l’on nous a donné hier. Depuis la côte, on aperçoit le motu. Trajet en pirogue pour le rejoindre, accompagnés par un piroguier polynésien très sympa (comme pas mal de monde ici), qui prend plaisir à nous parler de son pays. Arrivée sur un motu arrangé façon Robinson Crusoe, très joliment fait. Il y a 7 farés à partager, ce qui donne de la place pour 14 couples. Nous nous mettons rapidement à l’eau. Pour que la découverte soit facilement accessible à tous, différents parcours de cordes sont tendus qui permettent de se déplacer en sécurité car le courant est très fort dans le lagon. Une fois dans l’eau avec les masques et tuba, c’est un festival : de nombreux poissons de toutes tailles et de toutes couleurs, des raies pastenague, et plus loin de petits requins pointe noire. Les fonds et les coraux méritent largement le coup d’œil. Puis vient l’heure du nourrissage. Les poissons se regroupent d’eux même à cet endroit juste avant l’heure. Un régal pour les yeux : nous sommes littéralement entourés de toutes sortes de poissons multicolores, les raies nous frôlent. On peut même les caresser : contact doux et un peu gluant. Il y a possibilité de manger sur place, mais il est conseillé de réserver avant. Repas sympathique accompagné d’eau de noix de coco fraîchement ouverte. Ensuite, après-midi tranquille à l’ombre du faré, position chaise longue. Avant de repartir, j’emprunte un kayak de mer pour m’approcher de la barrière de corail. Retour ensuite sur la côte par la même pirogue. Le jour tombe sur les hauteurs de l’île avec des rayons dorés. Puis retour au bungalow. Fin d’une excellente journée.

Mardi 6 septembre

Réveil plus tardif. Nous partons vers 10 h par la route Ouest. Le ciel est plus incertain qu’hier : peu ou pas de soleil. Le ciel est gris. Une fois passée la baie de Cook, nous nous arrêtons à l’usine de jus de fruits « Rotui » pour découvrir leurs produits dans la boutique et déguster. Prochaine visite de l’usine à 14 h mais comme ce n’est pas la saison des fruits une partie de la production ne tourne pas. Seuls les jus à base de concentré sont embouteillés. Nous reprenons alors la route vers la baie d’Opunohu. A la sortie de celle-ci un chemin monte à « Magic Mountain ». Le chemin est une propriété privée et il nous faut nous acquitter d’un droit d’entrée de 200 XFP. Une longue piste cimentée fini en virage. Nous laissons là la moto pour faire le reste de la montée à pied. Nous montons doucement car il fait très chaud et aussi parce que nous croisons des quads dans les deux sens. La piste est ombragée, ce qui doit être agréable quand le soleil tape. Au bout d’environ 30 mn, nous arrivons sur une plateforme et c’est la récompense : une vue à 360° permet de découvrir la baie d’Opunohu, la passe dans le lagon, toute la côte vers l’Est et l’intérieur de l’île montagneuse et verdoyante. C’est magnifique. Venant du large, nous distinguons des nuages gris et pluvieux qui se rapprochent. Nous redescendons rapidement et une légère pluie se met à tomber. Sur la route du retour, nous nous arrêterons plusieurs fois pour nous abriter. Nous arrivons à l’usine Rotui ¼ d’heure avant la visite. Du coup, celle-ci se fait uniquement sur la passerelle qui surplombe les installations de l’usine. Nous ne voyons que les machines à l’arrêt d’un côté et de l’autre le remplissage des boîtes cartonnées, seule partie qui fonctionne. Un agréable parfum de mangue flotte dans l’air. Des panneaux sur la fabrication des jus et sur l’historique de l’usine sont également intéressants à consulter. Nous repassons par la boutique et goûtons le rhum agricole, excellent. J’en achète une bouteille plus un apéritif local à base de jus alcoolisé, excellent également. Toutefois, les prix de la boutique d’usine se révèlent un peu excessifs. Le retour sera une alternance de pluie et de zones plus sèches. Nous convions notre hôte pour un apéro. Echange plaisant. Je découvre ensuite en relisant mes mails que nous changeons d’île demain et non pas après demain. Pour un peu nous rations l’avion. Nous partons pour Raiatea.

Mercredi 7 septembre Très bonne nuit et réveil vers 6 h. Après le petit déj, une légère averse et des nuages gris se dissipent pour laisser place au soleil et au ciel bleu.

Un petit trajet en scooter pour aller chercher le repas de midi aux magasins proches. Ce matin, on refait les valises pour le départ sur Raiatea à 16 h.

Vol à l’heure. Avant de se poser, l’avion longe la côte de Raiatea et après un virage on découvre l’île de Tahaa sur la droite (Raiatea sont quasi jumelles et partagent le même lagon). A l’aéroport, notre hébergeuse nous attend. Quelques courses pour le soir et le petit déjeuner et direction le gîte. Une allée sur le côté de la route nous y conduit, elle finit en piste. Nous arrivons sur un emplacement superbe d’où l’on découvre la côte, le lagon et huahine à l’horizon. Une belle piscine en surplomb nous attend, avec vue sur Tahaa. La vue est vraiment magnifique. Nous sommes orientés plein Est-ce qui permettra de voir le lever du soleil demain matin. Titaua s’occupe de nous réserver une voiture pour demain. J’irai la chercher avec elle quand elle conduira ses enfants à l’école.

Le gîte est très sympa, bien équipé et décoré avec goût. Un endroit très plaisant.

Jeudi 8 septembre

Je pars à 7 h ce matin avec Titaua et ses enfants. Elle me dépose chez le loueur de voitures. Passer par elle m’offre 50 % de réduction à « Raiatea location ». Sur le chemin de retour j’ai un peu de mal à trouver la voie qui monte au faré et je dois faire demi-tour plusieurs fois. Nous partons ensuite faire le tour de l’île. Très peu de monde sur les routes. Arrêt au Marae de Taputaputea : un lieu important et chargé d’histoire pour la culture polynésienne. Nous continuons par la côte Sud et Ouest avec des arrêts aux points de vue les plus intéressants. Nous cherchons ensuite une ferme perlière qui s’avèrera fermée. Arrêt pour le déjeuner au Raiatea Lodge, un hôtel qui fait également restaurant. Un bâtiment en retrait de la route, situé au bout d’une belle surface gazonnée, avec une piscine et un hall ouvert aménagé en terrasse de restaurant. Joli cadre et cuisine raffinée.

Après le déjeuner, nous nous mettons en recherche de deux autres fermes perlières sur la Côte Est. La première est fermée. La suivante est une construction sur pilotis au dessus du lagon. A l’intérieur, un beau choix de perles nues, en collier, en bracelets, etc… Nous achetons ici la commande de Patricia : 2 perles vertes à monter en boucles d’oreilles, ainsi que plusieurs cadeaux.

Puis, quelques courses pour le repas du soir sur le chemin du retour et direction le Faré Nyimanu, notre gîte.

Vendredi 9 septembre

Après une bonne nuit nous rejoignons la marina pour retrouver le guide avec lequel nous allons faire la ballade en kayak en remontant la rivière Apoamau. Dans le van il y a 2 jeunes gars originaires du Poitou et 3 américains. Nous rejoignons la Baie Faaroa où nous mettons les kayaks à l’eau, puis nous traversons la baie. Le vent souffle fort et m’arrache ma casquette qui restera dans le lagon de Raiatea. Pas moyen de la rattraper. Nous remontons la rivière. Vivien, notre guide, est incollable sur les plantes, les arbres et les coutumes locales. Plusieurs cocotiers surplombent la rivière et il prend bien garde à ce que l’on passe à l’écart pour éviter de se prendre une noix sur la tête. Chaque année, elles provoquent des accidents, mortels ou pas. L’eau limpide laisse entrevoir des anguilles. Le décor est joli avec la végétation luxuriante et la vue sur les sommets alentour. Nous remontons la rivière jusqu’à ce que de hauts fonds pierreux nous empêchent de progresser plus avant. Redescente ensuite du cours d’eau dans l’autre sens, jusqu’à la baie. Nous faisons face à un vent assez fort qui ralentit la progression. Traversée de la baie technique en raison de celui-ci. Ballade très sympathique et fort intéressante avec notre guide.

Retour à la marina et petit tour en ville au marché. Nous remontons ensuite au gîte pour le repas.

Après-midi shopping à Uturoa, achat de quelques cadeaux. Je me rachète une casquette locale. Tahiti et ses îles remplacera Odel Sri Lanka. 3500 XPF tout de même, un peu cher, mais indispensable.

Ensuite, nous rejoignons la route traversière qui part de la baie de Fa’aroa et rejoint la Côte Sud. Sur la route, quelques beaux points de vue sur la montagne. Retour au gîte par la même route en fin d’après-midi.

Samedi 10 septembre

Le réveil sonne à 5 h 45, car il faut rendre la voiture à 7 h 15 pour aller ensuite prendre le bateau pour Tahaa. Notre hôte vient nous dire au revoir et nous offre des colliers de coquillages pour notre départ. Puis nous nous rendons à l’embarcadère. Peu après 8 h, le bateau, un catamaran rapide, part pour Tahaa. L’arrivée le long des côtes de l’île est superbe lorsque nous arrivons à Fa’aha. Je demande au capitaine comment procéder pour avoir un véhicule et il appelle le loueur et me laisse son numéro. Une voiture de la pension vient nous chercher et nous emmène. Nous sommes conduits au bungalow. Celui-ci est situé en hauteur et fort sympathique. Redescendus à la pension, Léo et sa femme nous sautent dessus pour nous proposer une sortie sur un motu dès aujourd’hui. Nous leur signalons ne pas être intéressés car nous souhaitons nous rendre à la vallée de la vanille. Notre véhicule arrive et le loueur nous embarque pour signer le contrat. Bruno est un gars sympa et direct qui nous parle de la France et des problèmes actuels. En repartant de chez lui nous nous arrêtons à la vallée de la vanille. Visite commentée intéressante où l’on circule dans la plantation. Des produits à la boutique sous diverses formes : vanille en gousses, en poudre, en pâte, en extrait, ainsi que de l’huile de tamanu. Nous repartons et prenons une grosse averse. Nous nous rendons à Haamene où Bruno nous avait conseillé un snack sympa. Malheureusement, il est fermé ainsi que le restau tout proche également. Nous finirons par acheter une salade composée à la superette et retournerons la manger au bungalow. Une nouvelle averse tombe. Heureusement que nous ne sommes pas partis sur le motu. Après le repas, nous traversons l’île pour aller sur la Côte Ouest voir une ferme perlière également indiquée par Bruno. Pas de chance, elle est fermée, mais une charmante dame nous invite à y revenir demain matin. Nous redescendons sur la Côte Sud vers une autre ferme également indiquée par Bruno. A l’arrivée, une charmante jeune fille avec une pointe d’accent hollandais nous explique la culture des huitres perlières et les différentes qualités de perles, en illustrant ses propos en nous montrant de perles brutes sorties de casiers stockés au coffre. La boutique présente également des bijoux avec des perles montées. Ici c’est très haut de gamme et par conséquent, très cher.

Nous repartons sur la Côte Ouest et nous arrêtons chez un producteur de vanille et de rhum agricole « PariPari ». Un homme charmant, ancien bordelais installé ici, nous présente ses techniques de culture et de préparation des produits. Ses techniques sont différentes de celles de la vallée de la vanille et semblent plus abouties. Le rhum qu’il produit : 40°, 50° et 55°, dont le dernier très parfumé avec beaucoup d’arômes. Nous lui en achetons une bouteille.

Retour au bungalow et repas du soir à la pension. Un plat de poisson sauce vanille, très bon, ainsi que 3 boules de glace en dessert.

La famille du patron est réunie autour d’une table et fête visiblement son anniversaire. Le fils vient également nous proposer des sorties pour demain, c’est une habitude de la pension !

Dimanche 11 septembre

Nous avons eu chaud cette nuit. Ici, pas de vent comme à Raiatea. La température s’en ressent. Ce matin, nous retournons à la ferme perlière de la Côte Ouest qui était fermée hier. La propriétaire nous accueille chaleureusement et nous explique la technique de production des perles. Nous lui demandons ensuite comment nous pouvons nous rendre au Jardin de Corail. Elle passe un coup de fil et nous indique qu’un bateau va venir nous chercher au village voisin. Ici, il suffit de demander aux autochtones pour régler un problème.

Nous nous y rendons et le bateau arrive : une petite barque avec un charmant polynésien qui nous fait monter sur son embarcation. Environ une dizaine de minutes de trajet et nous accostons sur un motu à l’entrée du Jardin de Corail. Un premier bain avec masque et tuba dans une belle eau limpide. Des poissons partout. Ensuite, le repas nous est servi à l’ombre des arbres. Un grand plat de poisson cru mariné et du poulet avec des pommes de terre + un gâteau au dessert fait avec une farine de type arbre à pain.

Après le repas, nous faisons un petit tour en kayak marin puis je retourne à l’eau. Je remonte à pied au début du Jardin de Corail. Le courant me fait dériver sur toute la longueur du jardin. Les hauteurs d’eau varient peu et il y a toujours autant de poissons.

Vers 16 h nous réembarquons pour le retour en compagnie de la femme du piroguier, qui part faire des courses sur Tahaa. Puis retour au bungalow.

Lundi 12 septembre

Il a encore fait très chaud cette nuit. Je suis allé faire le plein de la voiture très tôt. Puis, petit déjeuner et reconduite de la voiture à la pension Le Passage. Bruno m’a ramené à l’Hibiscus.

Ensuite, nous passons la matinée dans l’espace bar/restaurant donnant sur la baie.

14h45. Nous sommes installés au bar de l’aéroport. Le transit s’est parfaitement déroulé. Nous avons quitté la pension avec un nouveau collier de coquillages. On nous a ramené en voiture jusqu’à l’embarcadère de Haamene. Ensuite, bateau rapide jusqu’au quai de Uturoa à Raiatea, puis taxi jusqu’à l’aéroport : 1000 XPF pour deux avec les bagages.

Nous patientons au bar de l’aéroport en attendant l’enregistrement des bagages. Une grosse averse se met subitement à tomber. La quantité d’eau est impressionnante. Les gouttières de l’aéroport se convertissent en cascades. Le soleil revient ensuite et notre vol est à l’heure. Juste 10 mn de vol pour rejoindre Huahine. Notre hôte, Smith, nous attend à l’arrivée. Excellent accueil. Il nous dépose en premier lieu au SuperU pour que nous puissions faire quelques courses avant la fermeture et part chercher sa femme, Jocelyne, qui est à son cours de Tamouré. Nous faisons sa connaissance en sortant du magasin. Elle est canadienne et anglophone.

Arrivés à la location, nous en faisons le tour avec les propriétaires. Un endroit très spacieux, bien équipé et bien aménagé. Nous ressortons pour le repas au restaurant Yacht Club qui propose un excellent choix de poissons dans un décor chaleureux.

Mardi 13 septembre

Levés à l’heure habituelle vers 6h30 et petit déj. dehors sur la terrasse devant la végétation. Notre hôte s’occupe d’aller nous réserver une voiture et va nous faire bénéficier d’un tarif intéressant. Nous partons à pied vers le centre de Huahine, environ 10mn à pied. Quelques commerces et une atmosphère très paisible.

Nous récupérons la voiture et partons vers le Nord de l’île où nous longeons le grand lac en bord de route. Arrêt à la rivière des anguilles sacrées aux yeux bleus. Ici, on ne les mange pas, elles sont sacrées. Un groupe accompagné d’un Tour Operator descend dans le lit de la rivière. Nous nous joignons à eux. Un guide nourrit les anguilles et elles viennent jusqu’à nos pieds. Des bêtes d’une taille impressionnante. On peut même les toucher.

Retour par la même route et arrêt aux pièges à poissons. Retour au gîte pour le repas après avoir acheté quelques produits locaux.

En début d’après-midi, nous prenons la route vers le Sud pour aller visiter le Jardin Botanique. Pas de chance, il est fermé. En repartant, nous franchissons le pont de Maroe qui relie les deux parties de l’île. Très beau point de vue de chaque côté. Ensuite, nous faisons le tour de Huahine Iti et nous arrêtons à un commerce où l’on trouve des pareos faits sur place avec des motifs inspirés des tatouages.

Le tour de Huahine Iti (la petite partie) offre de très jolis points de vue et la route borde le lagon sur certaines parties.

Retour au gîte avec d’aller avec Smith, notre hôte, au Yacht Club pour l’Happy Hour. La terrasse face à l’Ouest donne sur l’eau et offre une vue magnifique sur le coucher de soleil. Notre cocktail tahitien, le Matai, n’est pas mal non plus.

Mercredi 14 septembre

Ce matin, nous partons faire une randonnée sur l’unique sentier balisé de l’île. Le chemin démarre devant le bâtiment qui raconte l’histoire des marae. Le sentier grimpe agréablement à l’ombre des arbres. Nous surveillons toutefois le passage sous les cocotiers, on ne s’attarde pas dessous. La fin du chemin aboutit sur un marae « Le Mata’ire’a Rahi ». Quelques trouées dans la végétation laissent entrevoir la côte. Retour par le même chemin.

Nous reprenons la voiture et passons devant Faae et ses anguilles sacrées pour monter au belvédère. La route, pentue à 15 % laisse apparaître un sommet aux parois verticales. Une très belle vue sur la Côte Est et sur les motus s’offre à nous.

Demi tour et au retour arrêt à la ferme perlière accessible en pirogue. Cette ferme ci est installée au milieu de l’eau. De très belles perles et bijoux ici aussi.

Au retour, nous pensions prendre notre repas à la pension « chez Guinette », mais c’est fermé le mercredi. Nous retournons donc au Yacht Club. Je prends une papillotte de mahi mahi à la vanille, excellent ! Anne Marie prend du mahi mahi grillé, très bon également.

Nous repartons vers 5 h 30 quand la chaleur devient un peu moins forte et nous dirigeons vers la plage de l’ancien Sofitel. Une très belle plage, sans barrière de corail, donc des vagues assez fortes balaient le rivage. Nous sommes les seuls sur cette plage.

Fin de journée et traditionnel Happy Hour au Yacht Club pour admirer le coucher de soleil qui ce soir est absolument magnifique car il n’y a pas de nuages. Nous admirons le disque solaire qui vient toucher la surface de l’océan avant de disparaître.

Jeudi 15 septembre

Nous sommes réveillés par une forte pluie cette nuit et par des rafales de vent. Pourtant, le matin, tout est déjà sec. Nous retournons au jardin botanique pour essayer d’y entrer malgré tout si personne ne surveille car le site est fermé.

Une fois sur place, nous constatons que malheureusement une voiture est garée à l’intérieur et un polynésien (le gardien ?) nous informe que c’est fermé et qu’il n’est pas possible d’entrer. Nous continuons alors notre route jusqu’à la pointe de l’île et prenons le sentier qui borde la côte. Nous passons devant une petite plage sauvage et ombragée qui donne envie d’y revenir. Le sentier dessert des habitations. Nous faisons demi tour avant la fin. Puis, quelques courses avant de rentrer au gîte pour le repas.

Nous retournons passer l’après midi sur cette plage. Nous y sommes également tout seuls. L’eau est bonne, on y rentre directement. Dans l’eau, des petits poissons rayés noir et blanc dans les coraux violets. Ici, l’eau est un peu plus trouble mais le paysage est originel.

Fin d’après-midi : retour au gîte et traditionnel Happy Hour. Nous testons chaque jour un nouveau cocktail tahitien.

Vendredi 16 septembre

Assez mal dormi cette nuit. C’est la pleine lune, il y a peut être un lien. Réveillé avec la pluie ce matin et un ciel très nuageux, mais comme souvent, une heure après le soleil revient.

Visite du Musée Archéologique sur le site du Marae de Maeva. Un témoignage intéressant de la culture maori. Des pirogues, des armes, et de très belles peintures à la terre sur tapa (tissu fait à partir de l’écorce des arbres).

En sortant, la pluie recommence à tomber légèrement et nous empêche de flâner sur le site.

Arrêt dans le centre de Fare. C’est jour de marché ce matin et il y a de nombreux vendeurs de fruits et de légumes locaux. Anne-Marie cherche un pain local, le « pain coco » que nous ne trouvons nulle part.

L’après-midi, nous retournons à la plage de la veille. Fin d’après-midi avec l’happy hour habituel en compagnie de nos hôtes et un autre jeune couple. Ambiance musicale le vendredi. C’est très sympathique.

Samedi 17 septembre

La nuit a été meilleure que la veille. Une fois la toilette faite, je prends un des vélos de la location pour aller chercher le pain. Le vélo a vécu et je ne ferai pas une longue distance avec… Pas de frein, il faut freiner en rétro-pédalant… une habitude à prendre. Ici, pas mal de vélos sont comme ça.

Changement d’île ce jour en direction de Bora Bora en fin d’après-midi.

Restitution de la voiture pour 9 h 30. En fin de matinée, petite ballade en passant devant le Yacht Club jusqu’à une belle plage toute proche à l’eau limpide. On se dit qu’on pourrait y revenir avant le départ, mais après le repas une bonne averse tombe et le temps reste incertain.

A 16 h, Smith nous emmène et nous montre son autre location en bord de plage où loge un jeune couple rencontré hier pendant l’Happy Hour. Ils partent également pour Bora Bora.

L’avion décolle à l’heure prévue et le vol passe à proximité du lagon de Raiatea et Tahaa, offrant une vue magnifique, ainsi qu’à l’arrivée sur Bora Bora. Une fois descendus de l’avion, le bateau nous emmène. L’aéroport se trouvant sur un atoll autour de l’île. La traversée du lagon de Bora ajoute au dépaysement.

Cécile, notre hôte, nous attend à l’arrivée et nous emmène au studio que nous avons réservé en faisant un crochet pour quelques courses pour demain le petit déj.

Le studio est spacieux, mais équipé de façon sommaire pour le coin cuisine et pour la salle de bain. L’environnement n’est pas formidable non plus et la terrasse est commune avec la pizzeria d’à côté (nous y mangerons le soir). Le gérant est sympa et l’on discute avec lui. Il nous rapportera la bouteille d’eau que nous avons oubliée. L’environnement est bruyant avec les clients, les chiens et la circulation (le studio se trouve en bord de route). Heureusement, il y a la clim, bien que bruyante elle aussi. Ça ne vaut pas Huahine…

Dimanche 18 septembre

Quelques courses au petit commerce situé à 50 m environ, car nous sommes dimanche et le dimanche les restaus sont fermés. Nous avons même acheté une boîte de cassoulet !

Ensuite, ballade à pied jusqu’à la pointe Matira et passant par l’hôtel Maitai où Cécile nous a parlé de kayaks de mer.

Nous nous renseignons également sur les tarifs de location de scooter et de vélos.

La plage publique de Matira est très belle et il n’y a personne à cette heure car une petite averse vient de tomber.

Au retour, en nous arrêtant dans un autre petit commerce, nous trouvons enfin le fameux pain coco. Une fois revenus au bungalow une nouvelle averse tombe. Le temps s’éclaircit l’après midi et la pluie s’arrête. Nous en profitons pour retourner à la plage à côté de l’hôtel intercontinental. Le ciel est voilé et il ne fait pas trop chaud sur la plage, mais l’eau est bonne et la plage descend en pente douce. Nous profiterons du coucher de soleil à cet endroit. Toutefois, des nuages bas sur l’horizon cachent le soleil dans les dernières minutes.

Lundi 19 septembre

Journée excursion sur le lagon avec Lagoon Service. Un petit coup de stress au départ, nous avons eu peur d’être oubliés sur le ponton, mais grâce au coup de fil d’un piroguier d’une autre organisation tout s’arrange. Le bateau de Lagoon Service vient nous chercher et tout de suite une bonne ambiance s’installe dans la pirogue. Le piroguier chante en s’accompagnant d’un yukulélé. Trois arrêts masque et tuba : le premier avec environ 1,60 m d’eau nous permet de voir des raies pastenague, des requins pointe noire et des rémoras.

Le second avec3 à 5 m de profondeur d’eau au dessus du corail regorge de poissons tropicaux. 3ème arrêt après avoir emprunté la passe et après la barrière de corail avec 8 à 15m d’eau. Beaucoup de requins pointe noire et de requins citron, beaucoup plus gros, qui restent au fond de l’eau. Le fond est tapissé de corail et la limpidité de l’eau laisse voir tous les détails sans problème. Ici, le piroguier va nourrir les requins, impressionnant !

Puis arrêt repas sur un motu très bien aménagé et ombragé. Plusieurs plats en libre service nous sont offerts sur une assiette tressée en feuille de cocotier.

Après le repas, nos accompagnateurs nous montrent comment tresser les palmes et comment décortiquer, ouvrir et gratter les noix de coco.

Tout le monde rembarque à bord des pirogues et nous continuons la ballade retour en redéposant les passagers sur leurs divers hôtels.

Une excellente journée à tout point de vue. Super météo et super ambiance. La peau a été un peu rougie par le soleil.

Le soir repas à la roulotte Matira.

Mardi 20 septembre

Ce matin, nous louons des vélos pour faire le tour de Bora Bora. Nous suivons les conseils et faisons la route dans le sens anti horaire. La route longe la côte et laisse apercevoir de jolis points de vue. Sur la route, une seule côte importante et au sommet de celle-ci une très belle vue de part et d’autre sur les deux baies de l’île. Une dame nous aperçoit et nous porte à lire des légendes sur l’île. Comme elle a l’air d’en vivre un peu, nous lui laissons 200XPF pour la peine.

Nous nous arrêtons sur la côte Ouest dans une fabrique artisanale de paréos. De très jolis motifs et là nous voyons la façon de les fabriquer. L’endroit est connu des tour operator visiblement. On continue la route jusqu’à la ville principale où un arrêt repas sera le bienvenu sur une petit place bordée de belles bijouteries proposant des perles. Au fond, un petit café « l’Aloes Café »propose une carte variée et intéressante avec des tables en terrasse, à l’ombre.

Ensuite, nous visitons les abords à pied. Les bijouteries proposent de très belles choses mais les prix sont élevés, nous sommes à Bora Bora.

Nous continuons ensuite la route pour arriver dans le prolongement de la plage de Matira qui présente une anse avec un beau sable blanc et des couleurs de lagon magnifiques. Cela mérite un arrêt. Quelques minutes de route ensuite avant de rejoindre le studio où une bonne douche sera appréciée après ce parcours.

Mercredi 21 septembre

Il est 10 h 15. Nous sommes à la terrasse de l’aéroport face à Bora Bora et son lagon. Les couleurs sont magnifiques à cette heure. Tout s’est bien enchaîné. Cécile est arrivée au studio un peu avant 9 h pour nous emmener à la navette. Une dizaine de minutes d’attente avant son départ. Le trajet en mer jusqu’à l’aéroport est vraiment joli. Le dépaysement est là.

Une fois à l’aéroport et l’enregistrement terminé il reste moins d’une heure d’attente avant le vol qui fera escale à Rangiroa. Pour l’instant, on profite de la vue.

Un vol d’une heure pour rejoindre Rangiroa. Puis on survole d’atoll de Tikehau et une partie de Rangiroa avant de se poser. La vue est superbe et permet de se rendre compte de la taille imposante de ces anneaux de corail. Redécollage 15 mn avant de se poser à Tikahau.

A l’arrivée, Jean-Louis, le gérant de notre pension, nous attend et nous remet deux colliers de fleurs qui embaument. C’est la première fois que nous avons droit à des colliers de tiaré.

Il nous conduit à la pension qui se trouve tout au bout de cette partie d’atoll. La pension, sympathique, est située en bord de lagon et possède sa plage.

Nous empruntons les vélos en libre service pour aller chercher deux repas au snack : 2 hamburgers frites… mais il est tard, presque 15 h. Le reste de l’après midi, nous le passons à la plage près de la pension. Baignade avec masque et tuba. On voit de requins pointe noire en bord de plage, plus une raie.

Soleil couchant orienté Ouest. Puis repas à la pension à 19 h. Sont également ici un jeune couple italien et une française, Sabine. Le couple part demain.

Jeudi 22 septembre

Température cette nuit assez chaude. Petit déjeuner tous ensemble. Le jeune couple italien parle l’anglais mais peu le français.

Ensuite, ballade en vélo jusqu’au petit bureau de poste et au commerce local. Difficile de se perdre ici, une seule route droite centrale va de l’aéroport au village et c’est tout. Un petit arrêt à la boutique pour prendre de l’eau, qui s’évapore vite ici.

Retour plage et masque et palmes jusqu’au petit motu tout proche. J’en fais le tour à pied. Dessus, de la végétation et un cocotier, puis les traces d’une habitation détruite par un cyclone quelques années auparavant.

A midi, Jean-Louis nous sert les restes qui n’ont pas été mangés la veille au soir. Début d’après-midi très chaud et lecture derrière la pension, à l’ombre d’arbustes. Retour à la plage en fin d’après-midi et ballade en canoë jusqu’au petit motu. Malheureusement, le canoë prend l’eau et s’alourdit progressivement durant le parcours.

Repas le soir à la pension, précédé d’un apéro durant lequel nous finissons la bouteille de rhum achetée à Tahaa avec le couple arrivé ce jour.

Vendredi 23 septembre

Journée consacrée à une sortie bateau dans le lagon. Départ vers 9 h. le bateau s’arrête à une ancienne ferme perlière depuis laquelle on pouvait observer des raies manta. Mais il n’y en a pas. Second arrêt pour pêcher le poisson qui fournira le repas de midi. Ensuite, nous nous arrêtons à l’île aux oiseaux qui, comme son nom l’indique, est habitée par une multitude d’oiseaux, des sternes, noirs avec le dessus de la tête blanc, et peu farouches, ils se laissent approcher de très près. On voit également quelques oiseaux tout blancs.

Nous rejoignons ensuite lemotu pour le repas. Une baignade le temps que les poissons pris ce matin soient cuits, puis repas. Tout le monde se retrouve autour d’une grande table ronde. Du poisson cru au lait de coco, du riz au lait de coco, de la salade de bénitiers et un poisson grillé par personne. Je prends un rouget et AM un poisson perroquet.

Après le repas, pause d’une heure environ avant de reprendre le bateau pour visiter une communauté chinoise particulière qui vit en autarcie sur un motu « le Jardin d’Eden ». Ils cultivent légumes et végétaux et élèvent porc, poules et coqs. Leur approche et leur discours fleure bon la secte.

Nous repartons ensuite avec le bateau. Une pause baignade sur un motu aux sables roses avant de repartir au niveau de la ferme perlière où l’on tentait d’apercevoir des raies manta ce matin. Après un moment de recherche sans succès nous nous apprêtons à rentrer quand le capitaine en voit une. Elle reste un moment sur place pour le plaisir de tous et évolue avec grâce dans l’eau.

Retour ensuite au point de départ. Du monde ce soir à la pension avec les nouvelles arrivées. Nous sommes 9 à table.

Samedi 24 septembre

Pas d’activité prévue ce jour, nous prenons les vélos vers 9h30 pour aller jusqu’à l’aéroport. Il fait déjà chaud, environ 30°. Arrêt au retour au club avec lequel nous sommes partis hier pour récupérer la clef USB qui contient les images filmées de la raie manta. Malheureusement, nous faisons chou blanc car ils n’ont pas réussi à récupérer la vidéo. Ça a été possible sur une autre clé, je verrai donc ce soir si le transfert est possible.

Arrêt à la boutique du club de plongée et à l’épicerie pour le ravitaillement en eau. De retour à la pension, une baignade est la bienvenue pour se rafraîchir. Nous passons le reste de la matinée à la plage.

Pas très faim à midi, nous nous contentons de 3 bananes données ce matin et de biscuits avec une bière hinano.

Petite pause en début d’après-midi suivie à nouveau de plage et bain.

Dimanche 25 septembre

Levés tôt pour finir les valises et prendre le petit déjeuner. Ensuite, nous partons pour assister à une messe en polynésien à 8 h. Un office sympathique, touchant, accompagné de chants particulièrement mélodieux et joyeux. Ici, les personnes de confessions différentes peuvent assister ensemble à l’office. Le prêtre nous accueille et le discours est fraternel, avec des gestes propres à l’endroit, comme les embrassades. En sortant de l’église, nous faisons de mini courses, puis le prêtre nous raccompagne à la pension avec son véhicule. Un dernier bain est vraiment le bienvenu par cette chaleur.

Ensuite, nous sommes invités par une des paroissiennes à prendre l’apéritif chez elle sur la plage. Beau moment de partage.

Puis retour à la pension pour boucler les valises et attendre l’heure du départ à 14 h 30.

Notre chambre à Rangiroa surplombe l’océan. Les vagues se brisent sur les rochers juste en bas de la chambre. Nous allons être bercés par le bruit des vagues, pas besoin de musique d’ambiance.

Repas le soir au snack intitulé « Chez Obélix », juste à côté. Le patron lui ressemble un peu. Quelqu’un d’entier et de sympathique. Nous prenons le temps de discuter avec lui.

Lundi 26 septembre

Journée consacrée au Lagon Bleu (un lagon dans le lagon). Environ 1 heure de bateau pour rejoindre l’endroit. La passe d’entrée est étroite et peu profonde. Elle nécessite une bonne connaissance de l’endroit, mais notre capitaine est un expert. Encore quelques dizaines de mètres et le bateau jette l’ancre. Nous rejoignons le motu à pied avec de l’eau jusqu’à la ceinture. Les requins à pointe noire nous accompagnent. Une fois sur l’île, le paysage s’ouvre sur le magnifique lagon bleur. Des langues de sable blanc et de superbes dégradés de bleu. Ballade à pied jusqu’au premier motu, puis jusqu’au second. Le capitaine en profite pour tresser des chapeaux et ouvrir les noix de coco. Le retour est possible en traversant le lagon à la nage. L’eau est belle mais toutefois un peu trouble et ne laisse pas voir beaucoup de poissons.

Ensuite, repas et puis l’on repart. Un arrêt avant de rejoindre la passe dans un endroit où il y a nombre de requins pointe noire plus un requin citron qui avoisine les 3 mètres.

Une fois la passe franchie, le retour est sportif, le vent et la houle se sont levés. Le bateau saute et tape sur les vagues. Heureusement, notre capitaine est un expert et il restera concentré pendant ce trajet bien agité (environ 1 heure).

Une fois arrivés à la passe, le courant sortant est fort, on voit l’eau qui bouillonne. Se mettre à l’eau serait dangereux et nous n’y allons pas.

Retour à la pension et douche bienvenue. Nous retournons Chez Obélix pour le repas du soir et nous retrouvons à table avec un charmant couple. Un bon moment pour terminer cette journée.

Mardi 27 septembre

Aujourd’hui, départ pour Fakarava vers 12. Début de matinée Chez Olga. Le vol est à l’heure. Un bon snack à l’aéroport nous permet de déjeuner avant le départ. Puis vol de 40 mn. Superbe vue au dessus des atolls d’Arubua et d’Apataki.

A l’arrivée, notre hôte de la Pension Marama nous attend. Nous héritons d’un bungalow simple mais sympathique, bien aéré, avec des ouvertures de tous côtés. Il y a également une petite terrasse. Le fond du terrain est orienté face à l’océan.

Les blocs sanitaires sont proches et spacieux. L’ensemble est agréable, avec un grand espace cuisine très bien aménagé.

Des vélos en bon état nous attendent, que nous empruntons l’après-midi. Ils nous permettent de découvrir les environs.

Mardi 28 septembre

Ce matin, visite guidée de Fakarava avec un guide polynésien qui nous délivre des informations riches et variées sur les plantes, les arbres, les fleurs et leurs vertus, ainsi que sur les coutumes. Nous sommes allés jusqu’à la passe de Garuae en passant par une magnifique plage sauvage (pk 19).

De retour à la pension, on nous conseille le « snack Elda » pour le repas et on nous y emmène en voiture. Là, nous dégustons un délicieux carpaccio de viande avec une excellente sauce et ensuite une glace. A la fin du repas, quelqu’un nous ramène à la pension.

Pause durant les heures chaudes de début d’après-midi, puis, en fin d’après-midi nous irons assister à la conférence gratuite organisée par notre guide sur les multiples vertus du cocotier à la pension Havaiki.

Je fais une rencontre assez incroyable à notre pension cet apm : alors que nous étions à l’accueil, Antoine le chanteur vient ici faire voler son drone en compagnie de sa fille Léna et de son gendre. Nous avons discuté drone et je lui ai laissé mes coordonnées.

A partir de 17 h, nous allons à la conférence sur la noix de coco, mais nous n’y apprenons rien de nouveau par rapport aux ballades précédentes.

Repas au resto Havaiki. Joli cadre, mais à part l’entrée, le reste du menu n’a rien de fantastique.

Au retour, Antoine était à la réception de notre pension (il connaît bien Jacques, notre hôte). Il nous montre son sur PC le début de la vidéo qu’il va présenter chez Drucker le 30 octobre.

Jeudi 29 septembre

Quelques courses ce matin pour assurer le repas à la pension ce midi et ce soir. Ensuite nous retournons à la pension Havaiki où notre guide d’hier nous avait montré des requins dormeurs près du ponton. Je m’en approche avec masque et tuba : ils sont allongés sur le fond, au repos et ne se déplacent que lorsqu’on les approche de trop près. L’eau est un peu trouble. J’arrive pourtant à prendre une vidéo et des photos : ils sont totalement inoffensifs car dépourvus de dents.

Retour à notre pension après la pause plage pour terminer notre apéro « Tahiti Drink, l’Original » et prendre notre repas.

Après-midi plage dans le prolongement de notre bungalow, côté océan. De ce côté, la plage est constituée en grande partie de morceaux de corail et les vagues qui se brisent sur le récif forment des rouleaux qui sont déjà impressionnants lorsqu’on s’en approche. Un petit tour en vélo après le coucher du soleil et avant le repas pour terminer la journée.

Vendredi 30 septembre

Dernière nuit à Fakarava et elle a été bonne. Nous avons passé de très bonnes nuits dans ce bungalow ouvert sur 4 côtés, avec la brise qui vient de l’océan.

Le matin, nous retournons à la belle plage de la pension Havaiki et pour le midi nous commandons « Chez Elda » une pizza à emporter que nous consommons finalement sur place, plus simple.

Retour à notre pension pour prendre une bonne douche et libérer le bungalow. Jacques nous reconduit à l’aéroport. Le van est plein, nous sommes 8 à repartir.

L’avion est à l’heure. Il faut 1 h 10 de vol pour rejoindre Tahiti. Nous avons une belle vue sur Fakarava en décollant.

Le retour à Tahiti nous fait bizarre à cause du bruit, de la circulation et de la pollution de Papeete.

Taxi pour rejoindre l’adresse de Martine qui habite dans le Quartier de l’Evêché (2500 XFP). Nous récupérons les clefs de son appartement chez des voisins et nous nous installons. Il fait chaud et la clim est la bienvenue, ainsi qu’une bonne douche.

Le soir, nous nous rendons à la Marina à pied, ce n’est pas très loin du domicile de Martine, pour un repas aux roulottes, nombreuses à cet endroit. L’ex-bateau du Club Med est à quai ainsi qu’un bateau de croisière. Il y a beaucoup de monde à cet endroit, nous ne sommes plus habitués.

Mise en route de la clim dans la chambre, sinon nous ne pourrons pas dormir car il fait vraiment très chaud. Le lit est confortable, mais le sommeil un peu moins bon que les nuits précédentes.

Samedi 1er Octobre

Réveillés dès 6h comme d’habitude. Après le petit déjeuner, nous allons faire quelques courses dans un commerce proche, puis retour à l’appartement pour organiser la journée.

Un petit tour dans le centre ville et le marché couvert où l’on achète des fruits et des légumes, ainsi que du thon préparé. Une très bonne sieste après le repas et après-midi calme en attendant la voiture vers 17 h 45.

Nous nous rendons à l’Hôtel Intercontinental pour 20 h 30 car il paraît qu’il y a un spectacle tahitien. Très joli cadre et environnement luxueux. Nous nous installons dans de confortables fauteuils dans l’espace cocktail, mais malheureusement nous apprenons qu’il n’y a pas de spectacle ce soir contrairement aux infos du site. Nous nous limiterons donc à la consommation du cocktail et d’une ballade dans le parc de l’hôtel.

Dimanche 2 octobre

Il a plu dans la nuit et il continue de pleuvoir ce matin. Le ciel est bas et chargé, heureusement que nous avons la voiture. Nous retournons à Punauia faire un petit coucou à Chantal, avec qui nous avions sympathisé au début de notre séjour. Nous retournons également à la boulangerie dont les viennoiseries sont si bonnes, pour le petit déjeuner de demain et le retour de Martine.

Comme il pleut toujours, nous allons au Musée de la Polynésie et des Iles. Intéressant à visiter pour les aspects géographiques, culturels, civilisation et témoignages du passé. Un espace extérieur offre des variétés de fleurs, de plantes et arbres locaux. Un magnifique manguier donne de délicieux fruits en ce moment.

Nous retournons à l’appartement pour le repas. Le ciel s’éclaircit en ce début d’après midi. Nous nous rendons en voiture à la marina pour une ballade à pied. Le soleil est revenu et il fait chaud. Vers 15 h 30 je pars à l’aéroport pour rendre la voiture et attendre Martine qui revient de Ahe. C’est moi qui l’attend à Papeete, c’est étonnant alors que c’est elle qui vit ici maintenant.

Retour à l’appartement. Nous passerons la fin d’après-midi et la soirée à discuter agréablement avant d’aller se coucher un peu plus tard que d’habitude.

Lundi 3 Octobre

Ce matin Martine est avec nous. Nous rejoignons le centre de Papeete. Martine emmène Anne-Marie dans les magasins de tissus qu’elle connaît. Il ya un très grand choix de tissus tahitiens.

Ballade en ville en passant devant les murs peints qui font l’objet d’un concours annuel international, l’Ono’u, avec de très jolies réalisations. Retour au marché où je m’achète un T-shirt local. Nous en profitons pour boire un jus de fruit frais.

Nous continuons la ballade en passant devant la cathédrale. A l’heure du repas, nous allons dans un snack que connaît Martine, qu’elle fréquente régulièrement à côté de son boulot où nous la raccompagnons ensuite.

C’est le début d’après-midi, il fait chaud et nous rentrons à l’appartement pour nous reposer. Ensuite nous passons un petit moment sur la terrasse piscine de l’immeuble. Martine rentre et repart à son cours de yukulélé où nous la rejoignons vers 18 h 30. Le cours forme un bel ensemble avec des morceaux très mélodieux.

Nous partons dîner ensuite dans un restaurant chinois proche, le « Pitate Mamae ». la cuisine y est très bonne et copieuse. Je prends du sauté de bœuf à l’ananas, excellent, suivi d’un sorbet. Retour à l’appart et couché plus tôt ce soir.

Mardi 4 Octobre

La nuit a été meilleure et nous nous levons un peu plus tard : 7 h 30.

Ce matin, AM a de plus en plus mal aux dents (ça fait quelques jours) et Martine appelle sa collègue pour lui demander une adresse de dentiste. Le RDV est pris pour 11 h chez un dentiste proche. Je pars en même temps qu’elles pour aller au marché et prendre un plat à emporter pour le repas de midi.

Après le repas, nous allons sur la Côte Ouest au PK 18 où se trouve une belle plage avec vue sur Moorea au loin. L’eau est à bonne température. Des arbres à proximité de la plage donnent une ombre agréable. Retour ensuite à l’appartement.

Chantal, que nous avions invitée à venir dîner (coïncidence extraordinaire, elle avait occupé l’appartement actuel de Martine 2 ans plus tôt) arrive vers 19 h. nous buvons l’apéro et repartons ensuite par la Côte Ouest au restaurant « Casa Bianca » à côté de la marina Taina. Une agréable terrasse avec des bateaux à proximité et Moorea à l’horizon. Un espace aéré où la cuisine est bonne. Nous restons jusqu’à la fermeture de l’établissement.

Mercredi 5 Octobre

Le jour du départ à 23 h 59.

Lever vers 7 h. Martine se prépare et part au travail. Nous la rejoindrons pour le repas de midi. Nous sortons dans la matinée pour aller voir une expo photo d’un ami de Médérick (notre premier hébergeur), mais nous ne trouvons pas l’endroit. J’avais vu où ça se situait, mais ce n’était pas assez précis. Nous rejoignons Martine un peu avant midi au snack « Chez Julien ». Puis nous retournons avec l’adresse exacte cette fois pour voir l’expo photo. C’est une adresse qui fait également restaurant et bar. Expo moyenne.

Puis nous retournons à l’appartement pour une bonne sieste avant de boucler nos valises.

Avec Martine, nous allons dîner aux roulottes près de la marina, à celle qu’elle aime bien. Il n’y a plus de brochettes de bœufs, je prends brochette de thon à la place. Il y a moins de monde en semaine que le WE, mais moins de roulottes aussi.

Retour à l’appartement pour prendre les valises et direction l’aéroport de Faa’a. Une fois les valises enregistrées, Martine nous remet les traditionnels colliers de coquillages. Nous allons ensuite boire quelque chose en attendant d’aller en salle d’embarquement. Nous y rencontrons le jeune couple qui était avec nous à Tikahau. Puis vient l’embarquement. Il y a deux vols air Tahiti Nui à 20 mn d’écart et le nôtre n’est pas complet. Une fois tout le monde embarqué, je me déplace vers le fond vers une rangée de 4 places libres où je m’allonge après le décollage. Peu de temps après distribution des repas. Je n’ai pas faim et ne prends qu’une boisson.

Je m’endors rapidement ensuite, juste un réveil après 2 h 50 de vol pour une pause pipi et boire un coup. Je me rendors ensuite jusqu’à l’annonce sonore pour le petit déjeuner, 1 h 30 avant l’atterrissage.

Arrivée à Los Angeles. Les formalités et la correspondance se font facilement. Il est maintenant 13 h et le prochain embarquement est dans 3 h.

J’ai été prévenu par mail et texto que le vol Londres-Bruxelles était annulé et que British Airways va nous proposer un autre vol, à voir à notre arrivée à Londres.

A notre arrivée, après un vol sur Air New Zealand qui nous paraît interminable (peu de place pour bouger), nous nous rendons au comptoir de BA qui nous informe que tous les vols pour Bruxelles sont supprimés, visiblement à cause d’une grève en Belgique. Nous avons la possibilité de changer la destination et nous en profitons pour prendre un vol pour Paris et nous nous retrouvons avec un billet pour CDG et un vol qui part dans 2 heures. J’en profite pour prévenir et annuler la réservation RB&B qui ne rembourse que 10 euros sur les 69, mais nous sommes très contents de revenir à Paris directement et à la maison un jour plus tôt.

Une fois dans l’avion, 40 mn de vol seulement et nous nous retrouvons à CDG avec un ciel gris et bas et seulement 13° C. Ça fait vraiment bizarre. Nous attendons le bus 19 qui nous dépose à Vaires. Une fois à la Gare de Chelles, le bus est envahi par une marée humaine car il n’y a plus de trains sur le ligne de Meaux à cause d’un problème à Lagny… Bienvenue en RP !!! Le bus est bondé et un échange difficile s’instaure entre les personnes tassées comme des sardines dans l’allée centrale et celles qui veulent à tout prix monter alors qu’il n’y a plus de place. Nous ne sommes définitivement plus en Polynésie. 10 mn de marche avec les valises pour retrouver la maison dans laquelle il fait 17°C à l’intérieur. Changement de climat !

LOCATIONS AirB&B Tahiti : Puna'auia « club Med » www.airbnb.fr/rooms/3258064

Moorea : Bungalow cote sud www.airbnb.fr/rooms/11540540

Raiatea : Fare Nyimanu www.airbnb.fr/rooms/11540540

Tahaa : Pension Hibiscus Tripadvisor.com

Huahine : Franky’s fare www.airbnb.fr/rooms/2565411

Borabora : Matira studio www.airbnb.fr/rooms/3200341 Pensions Tikehau : Pension Coconut Beach, Booking.com

Raiatea : Pension Turiroa Village, Agoda.com

Fakarava : Relais Marama, Tripadvisor.com
Carnet oublié de 2007... Californie-Nevada-Utah-Arizona (avec incursion de 24 heures à White Pocket) English translation pending
by Kashtin · 2013-08-01 · 32 replies
Bonjour tout le monde,

En 2007, j'ai écrit un carnet de voyage non destiné à être publié. Par contre j'ai posté sur VF les photos de ce carnet (dont on peut encore voir les liens dans mon profil), mais l'hébergeur, MaBul, avait mis la clef sous la porte, et j'ai perdu toutes mes photos triées parce que j'avais eu l'excellente idée de ne pas faire de sauvegarde 🤪. Il faut donc que je les retrie toutes et comme je mets déjà un temps infini à poster un carnet par an, je n'ai jamais trouvé le temps de m'en occuper. Mais aujourd'hui j'ai pris la décision mettre en ligne au moins le texte, en attendant la suite photographique, c'est toujours mieux que rien. En fait, le déclic a été la question de djlevar, tout à l'heure, à qui je m'apprêtais à répondre. 2007 a été l'année où on a découvert White Pocket, à l'époque personne n'y avait encore été (seuls) excepté Sedonax et deux ou trois de ses amis. Encore une fois, j'avais écrit ce texte pour nous et n'avais pas voulu le publier, par pudeur sans doute, c'était la première fois 😉... Il comporte donc des parties plus rédigées, entrecoupées de notes. Le tout perd bien sûr beaucoup sans les photos que je ne désespère pas d'insérer un jour.

Itinéraire:

2 et 3 mai: San Francisco, Golden Gate Park (jardin japonais). Muir Woods. Alamo Square, etc. 4 : Route pour Redwood NP via Bodega Bay par la Hwy 1. Allée des Géants. Nuit à Garberville. 5 : Allée des Géants puis direction Reno et la Hwy 50, NV. Nuit à Yuba City. 6 : Ely, Hwy 50. 7 : Arrivée à Moab. 8 : Potash Road. Corona Arch. Delicate Arch.

9 : Negro Bill Canyon. Onion Creek. Fisher Towers. 10 :Départ tôt de Moab; Crack Canyon (seule la toute première partie du canyon est bien) puis passer par Hanksville pour attaquer la piste de Cathedral Valley en début d'après-midi. Nuit au campground.

11 : Burr Trail, Deer Creek et Long Canyon. Devil’s Garden (sur HRR). Nuit à Escalante. 12 : Hole-in-the-Rock-Road. Peek-a-Boo (slot canyon). Sunset Arch. Devil’s garden. Nuit à Escalante. 13 :Willis Creek le matin (sur Stuckumpah road. Grosvenor Arch. Yellow Rock. Nuit à Page, Chez Lulu.

14 : Wire Pass le matin. R-V avec Kent et Sue au croisement de la 89A et de la CCR à 14 heures. Coyote Buttes South et White Pocket. Nuit dans le 4x4. 15 : Coyote Buttes South. Lee’s Ferry, Marble Canyon. Nuit au Lee’s Ferry Lodge.

16 : Horseshoe Bend. Grand Canyon North Rim. Nuit au camping. 17 : Matin GCNR puis route pour Water Canyon (p. 82-83). Après-midi et coucher de soleil à Coral Pink Sand Dunes (p. 86). Nuit à Mount Carmel (Golden Hills Motel). 18 : Départ pour la section Kolob de Zion via la Hwy. Route pour Snow Canyon. Nuit au camping. (Voir éventuellement le cousin de Sylvie au Bit and Spur Ranch). 19 : Snow Canyon puis départ pour Valley of Fire. Nuit à Las Vegas (Super 8). 20 : Death Valley. Artist Drive. Zabriskie Point. Sand Dunes, etc. 21 et 22 : Sequoia NP et Kings Canyon. Nuits à Three Rivers. 23 : Route pour la côte. San Luis Obispo. Nuit à Morro Bay. 24 et 25 : Big Sur (Nuit au PBSSP campground).

26 et 27 : San Francisco. 28 : Départ Paris. 29 : Arrivée Roissy.

Mercredi 2 mai. San Francisco

Le vol avec Air France ne nous a jamais paru aussi peu long, nous ne savons pas pourquoi. Les hôtesses étaient certes particulièrement aimables, et à Roissy le fait de s’être enregistrés sur Internet nous a évité les longues files d’attente. Mais nous avons quand même eu onze heures de vol et n’avons pas regardé un seul film. Alain a lu, moi j’ai abondamment joué aux échecs avec l’ordinateur et consulté la carte de positionnement de l’avion. Nous avons bu du champagne en apéritif et nous sommes tortillés sur nos sièges, coincés comme des sardines dans une boîte.

À l’aéroport de San Francisco nous filons chez Alamo avec l’espoir d’avoir un « vrai 4 x 4 », c’est-à-dire avec réellement quatre roues motrices qui nous permettront d’aller, entre autres, à Cathedral Valley et surtout à Coyote Butte South. Sur les conseils de Philippe nous tentons d’expliquer qu’allant au Colorado (mais alors pourquoi aurait-on atterri à San Francisco ?...) nous risquons fort d’emprunter des routes enneigées et qu’il nous faut donc bien un 4WD. Pas de problèmes ! On nous donne le contrat, puis on part choisir le 4 x 4 qui nous convient. Manque de chance : aucun Trailblazer ou Durango, juste une flopée de Toyota Highlander inconnus au bataillon, plus un Buick gigantesque et un Rendez-Vous. Nous guettons la personne qui passera par là et pourra peut-être nous renseigner… Nos repères – le bouton sur le tableau de bord ou le T près du levier de vitesse – ne servent plus à rien. Une heure plus tard, un baroudeur américano-nicaraguayen, nous ne savons pas trop, nous dit qu’il pense « que ça doit être bon ». Nous fourrons nos bagages à l’arrière et en route pour Lombard Street et le Travelodge Presidio !

Avec le plan de San Francisco nous trouvons Lombard Street sans problème. Le motel est très bien et au calme, tout près de l’immense espace vert du Presidio, autrefois base militaire…

Après une demi-heure passée dans un cyber-café, un peu plus bas, juste le temps de perdre quelques dollars car l’ordinateur n’a pas l’air au point, nous rentrons à la chambre attendre l’amie de Martine, Marian Baldwin, avec qui nous avons pris contact par mail. Elle doit venir nous apporter une glacière, un réchaud et un maillet à tête caoutchoutée à la sortie de son travail, vers 6 heures.

Nous attendons, attendons, tandis que la fatigue nous ferme quasiment les paupières. Enfin à 20 heures elle arrive, pour nous il est 5 heures du matin… Elle est chaleureuse et très gentille, elle a acheté le maillet spécialement pour nous, prétextant qu’elle en aurait certainement besoin un jour (elle a soixante-neuf ans). Nous parlons un moment puis elle repart après nous avoir invités à manger à notre retour le 27. Elle compte également nous faire visiter le musée de la Californie, à Oakland où elle habite.

Il fait un froid de canard, il a même plu en fin d’après-midi.

Jeudi 3 mai. San Francisco

Ce matin, nous partons pour Muir Woods en empruntant le Golden Gate Bridge, gratuit dans ce sens. Impression bizarre d’être enfin vraiment sur ce pont que j’ai vu tant de fois sur la webcam. Il fait gris.

Beaux redwoods au tronc orange et quelques séquoias. Il n’y a personne ou presque à Muir Woods. C’est calme et reposant. De rares rayons de soleil parviennent jusqu’au sol. Au retour, juste avant le Golden Gate, nous prenons à droite en direction de la Golden Gate Recreation Area (GGRA). Nous nous arrêtons d’abord près du pont et prenons un sentier bordé de magnifiques pavots de Californie (Escholtzias) orange vif. Ils sont vraiment superbes !

La route du GGRA, qui continue le long de la côte, est donnée comme étroite, très ventée et pentue. Les fleurs sont splendides : massifs de lupins mauves, paintbrushes, lis blancs, grosses fleurs étoilées blanches, crème et violette de figues marines (Carpobrotus edulis) qui recouvrent les talus. Le ciel s’est complètement dégagé, le soleil avive les couleurs. Au retour, le pont est payant…

Nous nous promenons dans la partie tortueuse de Lombard Street, entre Leavenworth et Hyde. La rue, très en pente, ondule comme un serpent et est bordée de très jolies maisons, certaines enfouies sous les fleurs. Nous partons ensuite pour Coït Tower, d’où l’on a une très belle vue à 360°, notamment sur la baie de San Francisco et Alcatraz. Nous suivons les conseils de Bousquet, (aujourd'hui Trois14) de voyageforum, qui déconseillait de monter dans la tour, d’où, pour près de cinq dollars, on ne voyait rien de plus. Mais je remarque que des arbres touffus ont été plantés sur l’esplanade, de façon à boucher la vue, justement. Il n’y a pas de petits profits.

Les rues, de véritables montagnes russes, ont pour la plupart dans ce coin de San Francisco des perspectives sur la mer. Elles sont ombragées d’arbres aux longues fleurs plumeuses rouge magenta, des bottle-brush trees. Nous voyons passer le cable-car que j’espère bien prendre, sinon aujourd’hui, du moins à notre retour, le 26 ou le 27. Il y a des gens accrochés partout, sur les marchepieds, complètement collés à ceux qui sont assis perpendiculairement à la rue.

Vendredi 4 mai. Route vers le nord (Californie)

Ce matin il pleut sur San Francisco. Ciel gris et bas, froid, froid, froid… Nous avons déjeuné sommairement d’un continental breakfast puis nous avons pris la direction de la 101 North jusqu’à Bodega Bay. Comme son nom l’indique il s’agit d’une large baie, occupée par une armée de goélands peu farouches, qui a servi de décor aux Oiseaux de Hitchcock. À l’époque c’étaient des corbeaux, à moins que les goélands n’aient été peints en noir… Sous un ponton de bois une otarie batifole en éternuant. Nous mangeons un bon fish and chips très frais mais pas salé du tout, dans une espèce de cantina tenue par des Mexicains.

De retour sur le parking, quelle n’est pas notre surprise de voir la portière du passager grande ouverte ! Alain avait oublié de refermer la porte, spécialité de voyage (uniquement !). Mais rien n’a été touché ni volé.

Cap sur le Redwood National Park et les grands arbres de l’ancienne rain forest. La côte est superbe, les falaises escarpées, le Pacifique bleu sombre. Dans le ciel, des condors, sur le sol, des tapis de fleurs, sur la mer, des crêtes d’écume blanche. Iris mauves, pourpiers rose vif, lupins violets, escholtzias flamboyants.Tout est couvert, comme hier au GGRA, de tapis de figues marines aux grosses fleurs étoilées.

Dans une courbe de la route, d’extraordinaires hampes bleu lavande, certaines de plus de trois mètres, dissimulent quelques toits anthracite. Et toujours ces eucalyptus dont certains sont en fleur (très jolis pompons crème), la tête dans les nuages et le tronc laissant pendre de longues lanières d’écorce, à l’odeur de pipi de chat si éloignée, sur cette côte californienne, des parfums épicés portugais. Des cyprès gris émeraude, tourmentés à l’extrême, laissent deviner la force du vent du large qui les couche un peu plus à chaque nouvel assaut. Les montagnes surplombent la route, herbe rase et arbres clairsemés, ou recouvertes de forêts profondes.

Entre Fort Bragg et Leggett, sombres forêts de redwoods adolescents, pourtant déjà immensément grands. Peu de faune, excepté les condors qui planent dans les courants ascendants. Plages de sable gris jonchées de bois flotté, pas autant qu’à Anticosti cependant.

À Philippsville, au Visitor Info, gift shop, etc., un vieux monsieur très aimable, en tablier gris, nous recommande de retourner dormir à Garberville où nous sommes passés quelques miles auparavant. Nous suivons ses conseils : nous dormons dans un Best Western aux chambres superbes ($108 ), le Humboldt House Inn. Le village a une atmosphère « spéciale ». Bande de jeunes Américains pas vraiment engageants. De fait, on ne doit paraît-il rien laisser dans la voiture pour la nuit. Les autres motels sont sinistres.

Samedi 5 mai. Redwood NP

Après un excellent petit déjeuner au Best Western, nous prenons la Hwy 101 et sortons à l’entrée nord du Redwood NP, c’est-à-dire à Pepperwood. Nous redescendons par la scenic drive, toute de verticalité végétale. Les redwoods sont gigantesques, certains font plus de 390 pieds de haut (environ cent vingt mètres), leur écorce marron-rouge est douce comme une chevelure soyeuse et tiède sous les rayons du soleil. Nous empruntons vers l’est la Honeydrew sur les conseils du vieux monsieur d’hier, puis un sentier qui mène aux tall trees. Les cimes se perdent dans la lumière bleutée qui arrive difficilement jusqu’au sol entièrement tapissé du même oxalis (oxalis aticulata) que celui de Paris, du moins de la même famille (les fleurs, roses également, sont néanmoins plus grandes). À tous les étages, l’œil est attiré par les éclats vert fluo du lichen ou des aiguilles touchés par un éclat de soleil.

En rejoignant l’Avenue of Giants, nous passons devant Immortal Tree et faisons quelques photos, toujours aussi difficiles à prendre étant donné les dimensions démesurées de tous ces arbres. Plus loin, pour passer sous Thrue Tree il faut payer $ 2 par personne… Certains ont flairé le filon… c’est ridicule, mais nous payons quand même !

Nous nous arrêtons sur le bord de la route et mangeons une salade. La route redescend ensuite jusqu’à la Hwy 20 East. Très long lac, atmosphère désagréablement balnéaire, forte densité de population sur les rives, ligne continue qui n’en finit pas et voitures qui traînent. Puis, d’un coup, apparaissent des badlands, ocre et crème.

Autour de Williams, à l’infini, s’étend ce qui semble être des rizières. Du riz, ici ?

Yuba City. Encore une impression désagréable… Nous prenons cependant une chambre pour la nuit au Days Inn, tenu par des Indiens (d’Inde) très aimables. Heureusement, car il est vraiment limite. Tout d’abord la porte est bloquée et il faut aller chercher quelqu’un à la réception. Ensuite il n’y a qu’une seule serviette de bain pour deux. Retour à la réception j’emboîte le pas du gérant (ou de son frère) qui a un mal fou à ouvrir la porte d’une petite pièce, sur les rayons de laquelle traînent deux ou trois serviettes dont je ne sais même pas si elles sont propres…

Dimanche 6 mai. Loneliest Road of America (Nevada)

Finalement, le motel était vraiment plus que moyen. Les taies d’oreiller étaient sales (il a fallu les couvrir avec une serviette de bain), les lampes de chevet ne marchaient pas (retour à la réception !)… Nous traversons la Sierra Nevada blanche de neige. Le froid est cinglant… C’est superbe ! Un condor plane paresseusement au-dessus des cimes.

Jusqu’à Fallon, la Hwy 50 (au-delà de Reno, petite Las Vegas… à fuir) porte mal son nom de Loneliest Road of America : la circulation est ininterrompue. Ensuite le flot se tarit peu à peu. Plus loin, elle est magnifique, sauvage, intacte. Les badlands succèdent aux badlands, cernées de tous côtés par les sommets enneigés des ranges. Le silence est total dans cette Amérique d’avant Colomb traversée par un ruban d’asphalte du XXIe siècle. Par moments, on aperçoit de longues étendues de sable blanc soulevé en une multitude de mini-tornades par un vent violent. Il flotte alors au-dessus comme des embruns. Elles alternent avec un désert de sauge gris-vert parsemé de quelques genévriers. Roche grise veinée de rouge, ocres de l’argile, dunes d’ivoire, ciel uniformément bleu… Nous sommes à 2500 m d’altitude, et les sommets enneigés sont à 4000.

Entre Fallon et Ely, seulement deux villages : Austin, 2500 m, montagnes et cow-boys. Eureka, village d’altitude également. C’est un autre monde, complètement à l’écart. Les maisons, dont beaucoup sont en bois, s’alignent de chaque côté de la route.

Partis à 7 h 30 de Yuba City, nous arrivons à Ely, Nevada, à 17 h 45. L’agglomération est beaucoup plus grande qu’Eureka et Austin, Main Street est beaucoup plus large et nous y trouvons un Best Western, heureusement sans casino, face à un petit parc bordé d’arbres immenses. Il est bien, pas trop cher ($ 68,48), mais malheureusement bruyant car les double vitrages ont tout autour un jour de deux centimètres…

Lundi 7 mai. Loneliest Road of America

On a entendu les camions une partie de la nuit et nous avons mal dormi. Il est d’ailleurs étonnant de voir la différence entre la Hwy 50 en amont de Ely et en aval. On ne comprend pas bien d’où viennent et où vont ces camions puisqu’il n’y a en amont absolument aucune circulation. On en conclut qu’Ely est le terminus. Au Best Western, groupe de motards venant du Canada.

La Hwy 50 est très variable jusqu’à la fin. De très beaux passages, d’autres quelconques. Nous apercevons une étendue sans fin, étincelante sous le soleil, que nous n’arrivons pas à identifier. En allant voir de plus près, nous nous apercevons que c’est un désert de sable gris-beige (Ferguson Desert), recouvert d’une longue nappe de brume blanche. De chaque côté de la route, des caravanes… Nous arrivons le soir à Moab, dans la maison que nous prêtent les amis de Philippe et Elizabeth : Dave et Kay.

Mardi 8 mai. Moab (Utah)

La maison est très agréable. Kay et Dave (ou bien est-ce Sharon ?) ont épinglé partout de petits mots gentils pour les « guests » : servez-vous, prenez ceci et cela, mangez telle chose, elle est là pour vous, lisez ceci, etc.

De bon matin, nous partons pour Negro Bill Canyon. Très joli et charmant canyon, bordé de toutes sortes de fleurs (ancolies blanches, fleurs de Prickly Pears, etc.), menant à Morning Glory Arch, sombre et humide. Deux cordes pendent du haut de l’arche, attendant l’homme araignée qui descend subitement à toute allure le long de son fil.

Nous faisons la connaissance d'une Américaine très sympa avec qui nous avons fait une partie de l’aller, nous doublant et nous redoublant, puis tout le chemin du retour. Le ruisseau est haut, et quand l’après-midi nous demandons aux rangers du Visitor Center si nous pouvons aller à Onion Creek et sur la Shafer Trail, la réponse est catégorique : Non ! Philippe nous a dit, par mail, que la Toyota Highlander est un sous-4 x 4 et qu’il ne se risquerait pas sur la Shafer Trail. Nous ne savons que faire pour demain, à Cathedral Valley…

Ce soir, enfin, nous sommes allés à Delicate Arch. L’arche se mérite… mais les couleurs du soleil couchant sont décevantes et il y a trop de monde. Elle est posée en équilibre au bord d’un canyon avec, au fond, les sommets enneigés des La Sal Mountains et plus près, sur l’autre versant, des badlands d’un vert de Cian. Lorsque le soleil est près de disparaître à l’horizon nous reprenons vivement le chemin du retour, car il est à de nombreux endroits peu ou pas du tout balisé, et en tout cas dans l’obscurité impossible à repérer. Tandis que nous redescendons à toute allure, nous croisons un groupe d’une centaine de jeunes, parmi lesquels nombre de gros, tranquilles, traînant le pas, complètement inconscients, à cette heure entre chien et loup, de ce qui les attend quand ils feront demi-tour. Les plus inconscients étant les accompagnateurs…

Mercredi 9 mai. Moab

Ayant définitivement abandonné l’idée de faire la Shafer Trail avec le Toyota, et en raison des pluies récentes qui ont rendu la piste glissante, nous partons sur la Potash Road. Indian Writings sur la falaise ocre. Nous allons jusqu’à la mine de potasse puis rebroussons chemin et nous arrêtons sur un petit parking pour aller à Corona Arch. Personne à l’horizon, le ciel est d’un bleu éclatant, les fleurs de cactus ont des couleurs très pures, roses ou jaunes, et des pétales comme du papier crêpon. Je ne peux m’empêcher de les photographier sous toutes les coutures.

Une corde, une échelle, et nous apercevons Corona Arch au loin, précédée de Bowtie, vraiment gigantesque !

L’après-midi nous décidons, contrairement à ce que nous ont conseillé les rangers hier, de passer à Onion Creek avant d’aller à Fisher Towers. En vingt-quatre heures les eaux ont dû baisser puisqu’il n’a pas plu, et on tente de passer. Comme je m’attendais à avoir de l’eau aux portières ou presque et qu’elle n’arrive qu’à mi-roues, cela nous paraît extrêmement facile. De plus le canyon est magnifique, la piste ocre-rouge se faufile entre des tours de grès sombre puis des badlands aux teintes métalliques, gris clair et vert-de-gris, des bouquets orangés de globe-mallows poussent sur les bas-côtés… Nous passons et repassons la rivière une bonne dizaine de fois avant de déboucher sur une grande plaine d’où émergent quelques rares habitations. Nous faisons alors demi-tour pour rejoindre la 128 et la piste de Fisher Towers, deux miles plus loin. Le sentier descend sur la droite et se glisse au milieu de la roche rouge et de bouquets de fleurs blanches ou jaunes qui dessinent des ombres délicates sur le sable, surplombé par Titan que nous contournons, une des gigantesques « towers » de grès doré qui va bientôt virer au rouge sang sous les rayons du soleil couchant. C’est vraiment très beau, d’autant que le ciel est chargé de nuages anthracite. Le contraste est magnifique.

Jeudi 10 mai. De Moab à Cathedral Valley

Ce matin, nous partons tôt de Moab pour Cathedral Valley, via la Goblin Valley et Crack Canyon.

Nous remontons la 191 nord, puis l’autoroute 90 ouest et la 24 sud avec à droite le San Rafael Reef et à gauche le San Rafael Desert. Le long de la piste qui mène à Crack Canyon nous trouvons les mêmes barrières triple que dans le Montana, celles que je n’ai jamais pu photographier pour cause de ligne continue interminable… (Quand, au bout de dizaines de miles, on arrivait à doubler une voiture, on ne prenaistpas le risque de rester coincés à nouveau.) Au départ de la piste un pick-up, avec sur le plateau différentes affaires, des jerricans, etc. Cette confiance réciproque est très agréable, il y a certainement peu d’endroits où l’on pourrait laisser le 4 x 4 plein en sachant que personne ne viendrait tenter de voler quoi que ce soit.

Les pistes se croisant et se recroisant, nous posons des repères – pierres ou branches posées sur le sol et indiquant la direction, photos – pour être sûrs de ne pas se perdre dans ce coin où il n’y a pas un chat – du moins « petit » chat, car nous suivons un moment les traces d’un puma. Nous passons à côté de l’arbre mort et tourmenté sur lequel Philippe a photographié Elizabeth, oiseau posé sur la branche.

Le premier tronçon de Crack Canyon est très court, et d’après Philippe seule la première partie en vaut la peine. Les parois du canyon, constellées de trous, ressemblent un peu à Bandelier, dans le Colorado.

Sur le chemin du retour, notre satisfaction d’avoir posé des repères est de courte durée, car les photos prises se révèlent inutilisables, la lumière trop crue atténuant tous les contrastes. On ne voit qu’un écran gris pâle. Le problème est que nous ne savons plus quelle piste prendre : celle de gauche qui monte légèrement ou celle de droite ? Alors que nous discutons, l’un étant pour la gauche, l’autre pour la droite, l’angoisse nous étreint subitement. Il fait déjà très chaud, nous n’avons que peu d’eau, et durant quelques brèves minutes qui nous semblent des heures, nous sommes vraiment perdus. Ce qui signifie totalement nus, sans plus aucun repère, terriblement vulnérables dans un environnement qui passe sans transition d’enthousiasmant à hostile. Et puis nous décidons de prendre la piste de droite, et peu après nous reconnaissons au loin le relief et rejoignons le Toyota. Mais l’alerte a été salutaire et nous nous souviendrons que deux précautions valent mieux qu’une.

Cathedral Valley, une merveille! Et le primitive campground, le silence de la terre… Vue magnifique sur le royaume du puma…

Vendredi 11 mai. Direction Escalante

Quel réveil au milieu des junipers dans la lumière pure du petit matin ! Pistes pas claires pour rejoindre la U-72 et éviter le Ford impraticable de la piste qui mène à Torrey. Neige et forêts d’aspens, avec tous leurs yeux tristes qui nous regardent passer. Troncs blancs sur ciel très bleu. 2800 mètres.

Route superbe de Torrey à Boulder, encore plus belle de Boulder à Escalante (10 miles avant). Burr Trail. Bonne route goudronnée. Deer Creek moyen mais au milieu de sublimes navajos sandstones crème. Magnifique Long Canyon. Longue estafilade pourpre. Problème sur la voiture : MAINT REQD. Ça nous prive de Lower Calf Creek. Soir au Devil’s Garden, lieu enchanté. Accueil très aimable de Catherine Barney au B&B. Aussi aimable que l’est peu celui de son mari.

Samedi 12 mai. Escalante

Petit déjeuner avec six Américains, la trentaine, sympa.

Départ pour Sunset Arch sur la Hole-in-the-Rock road puis Forty Miles Road. Il fait très chaud ce qui ne décourage pas une multitude de lièvres qui déambulent entre les cactus aux fleurs comme des pivoines roses. L’arche perd beaucoup de n’être pas au soleil couchant. Pour l'avoir toujours dans l'angle de vision à partir du Water Tank qui, lui, se trouve sur une petite hauteur, j’ai repéré à l’horizon, à flanc de montagne, une tache claire qui a l’allure d’une prairie et est toujours visible malgré les déclivités du terrain. L’arche est exactement dans son axe. Au retour je crois mourir de chaleur. Nous n’avons pas de chapeau et je me sers de mon tee-shirt pour me protéger la tête. Le désert à cette heure est un vrai brasier. Abandon de Willow Gulch. Vaches très belles, noires, fauves, même une vache indienne… en liberté sur ces milliers d’hectares.

Ensuite direction Peek-a-Boo sur le BLM 252. Très bel endroit. Du petit parking, on domine tous les canyons. Descente très chaude jusqu’au Dry Fork. Alain a le vertige au tout début de Peek-a-Boo et deux Américains se proposent spontanément pour l’aider à redescendre. Ils nous indiquent un passage sur la gauche qui rejoint le sommet. C’est fatiguant car il fait toujours très très chaud, mais nous arrivons finalement dans le slot canyon. Arrêtés par un passage trop haut à redescendre (et donc à remonter car Alain ne compte pas retourner à l’entrée), d’environ 2,50 mètres. Nous prenons ensuite Dry Fork, narrow canyon tapissé de sable, en travers duquel, à une hauteur respectable, un arbre s’est coincé lors d’un flash flood. Au retour j’entends soudain près de mon pied gauche une espèce de crépitement sifflé et j’aperçois un petit serpent à sonnette en position d’attaque… Je fais un bond de côté, heureusement je n’ai pas peur des serpents (si ça avait été une araignée…). Alain, c'est l'inverse, seuls les serpents l'impressionnent. Mais il finit par passer en courant. Lorsque nous reprenons la piste, nous nous arrêtons une nouvelle fois à Devil’s Garden pour pique-niquer.

Dimanche 13 mai. Cottonwood Canyon Road

Au petit déjeuner, nous faisons par hasard la connaissance de Matthieu (Manfr sur VF) et de son amie Dorothée dont Philippe nous avait parlés avant de partir. Ils vivent dans le Doubs, dans une très belle maison en bois au milieu d’une forêt, avec une vue superbe sur les alentours. Départ pour Willis Creek, agréable narrow canyon, mais trop court à notre goût. Ensuite nous empruntons la Cottonwood Canyon Road, très belle au début, du moins dans sa première partie. Roche flamboyante, badlands blanc crème, ciel bleu. Dans la seconde partie, elle devient triste et grise et ressemble aux environs de Collioure…

Yellow Rock. Nous trouvons l’entrée du petit canyon une fois passée la rivière à sec bordée de cottonwoods, et commençons à grimper la pente très raide et glissante. Aux trois quarts, subitement, le vertige tétanise Alain qui ne peut plus faire un pas ni en avant ni en arrière. Nous redescendons très lentement, ses pas dans les miens…

Nous apercevons finalement la montagne d’or de l’autre côté, dans les «chorons »… tout gris, gris, gris, sur la piste qui monte raide. Nous ne dormirons pas non plus cachés au pied des gros rochers où avaient dormi Marie et sa famille, la piste étant fermée par des barbelés. Fin de la CCR. Visitor Center Utah, passage Arizona. Visitor Center du Dam, à Page, ultra-sécurisé, flics à l’entrée, portique de détection de métaux, etc. La nuit nous avons dormi Chez Lulu à Page : très bon motel, 54 $ , ultra-propre et accueil très aimable.

Lundi 14 mai. Coyote Buttes South et White pocket (Arizona). Nuit sur place

Nous partons à 8 heures pour Wire Pass sur la House Rock Valley Road. Sur le parking, un condor nous attend, avec une marque sur l’aile, A7, et un émetteur. Il meurt apparemment de soif et de faim (il passe son temps à picorer les insectes collés sur les pare-chocs des voitures garées là) et ne peut s’envoler. Nous lui remplissons d’eau une gamelle et la lui laissons à l’ombre.

Le chemin est agréable et suit le lit de la rivière, emprunté plus tôt par un puma si l’on en juge aux traces des coussinets imprimées dans le sable saumon. Très vite, nous sommes arrêtés dans le slot canyon par un gros rocher qui bloque le passage. Mais le canyon continue deux mètres plus bas, et même si nous pouvions descendre en sautant nous ne pourrions pas remonter car les eaux ont emporté les pierres qui devaient se trouver là.

Retour au parking pour prendre la voiture et rejoindre le point de rendez-vous avec nos amis Kent et Sue à la jonction de la House Rock Valley Road et de la 89A. Nous arrivons au croisement, au milieu de nulle part, vers midi et eux comme convenu vers 14 heures.

Direction Coyote Buttes South, eux devant avec leur 4 x 4 Nissan XTerra et nous derrière dans le petit Toyota Highlander qui ne fait pas le poids mais que Kent a pourtant jugé tout à fait capable de ne pas s’enliser dans le sable mou et profond. Il n'a pas plu depuis longtemps, la piste est très sableuse, rocheuse, etc. J’applique la tactique de tourner constamment le volant de droite à gauche et je calcule comment prendre les rochers pour ne pas frotter le dessous de caisse, qui râcle par contre le sable à plusieurs endroits.

Au final j'ai attrapé un mal de tête carabiné, mais nous sommes passés sans problème. Kent filait devant et je n'avais qu'une peur: qu'il nous attende au détour d'une courbe et nous scotche par là même dans le sable.

Au croisement pour White Pocket nous montons dans le 4 x 4 de Kent. Il conduit au jugé, sans GPS. Hésitation par moments à certains croisements… Piste qui me semble longue et qui n’est pas facile, sauf pour Kent. Je me cogne deux fois le haut du crâne contre le toit de la voiture tellement il conduit vite. Nous arrivons finalement dans un décor extraordinaire, multiples formations rocheuses toutes plus étranges les unes que les autres, ors et cuivres à nouveau, sable orange constellé de moqui marbles, petites pierres qui ressemblent à du fer et qui, lorsqu’on les heurte les unes contre les autres, produisent un bruit métallique. Nous en faisons une provision. Stries, strates, spirales, tourmente de grès, c’est extraordinaire.

Lorsque le soleil se couche nous reprenons la voiture, retournons à Power Flat et filons sur CBS dans nos deux voitures. Piste acrobatique mais aucun problème d’ensablement. Nous pique-niquons de thon et d’ananas arrosés d’un bon Yellow Tail sous l’œil des lièvres du désert aux oreilles démesurées, puis nous couchons dans le 4 x 4 tandis que Kent et Sue étalent par terre leur bâche et leurs sacs de couchage. Des milliers d’étoiles brillent dans le ciel noir.

Mardi 15 mai. Coyote Buttes South

Dans la nuit, petits coups sur la voiture. Je regarde par la vitre, ne vois rien d'autre que Kent qui passe l'inspection autour de leurs duvets, pis se recouche. Milliers d'étoiles... Réveil au lever du soleil, vers 5 heures. Le ciel est rose à l’horizon, silence de premier jour du monde. Nous enfilons polaires et blousons, buvons quelques gorgées de jus de fruit, mettons de l’eau dans les sacs à dos, et nous voilà partis pour les teepees. Le soleil éclaire tout juste le haut de la roche. Petits levreaux… encore vivants. Nombreuses traces. Formation de dentelles de grès absolument partout, nous faisons très attention de n'en écraser aucune .

Prairie spiderwort. Retour voiture vers 9 h 30-10 heures. Nous repartons à pied pour les teepees pendant environ une heure.

Départ pour Paw Hole. Piste always difficult. Sue et Kent téléphonent pour le condor que nous avons vu hier, marqué A7. Kent grimpe sur le toit de la voiture. Paw Hole : teepees brun-rouge. Sue reste dans la voiture. Très chaud.

Départ pour le motel. Passage pour les 4 x 4 très difficile d’après Philippe, mais je ne l’ai pas vu… Lees Ferry Lodge. Jolies chambres. Très curieux motel avec tout un tas d’annexes bizarres. Douche puis départ pour Marble Canyon et Lees Ferry avant repas du soir offert par Sue et Kent.

Mercredi 16 mai. Grand Canyon Rive Nord

Déjeuner rapide au motel puis départ pour Horseshoe Bend avec Kent et Sue. Magnifique point de vue. Colorado vert émeraude, hirondelles, sable roux. Page. Safeway avec Kent et Sue. Ils nous offrent des cerises et du bon pain, puis nous nous quittons… Sue a un rendez-vous l’après-midi à Page.

Nous partons pour le Grand Canyon. Peu après sur la route nous apercevons les lumières de voiture de police, c’est un accident sur le bas-côté, une forme recouverte d’un drap bleu… Bifurcation pour la rive nord. De chaque côté de la route, la forêt a brûlé. Les kilomètres défilent, sans changement, c’est triste et gris.

Arrivée au camping sous les grands pins, il n'y a quasi personne. Une fois la tente montée nous partons vers la corniche. Beaux points de vue mais la brume masque en partie les merveilles du canyon. On pourrait être tranquilles dans le camping. Dommage que le voisin, de l'autre côté du sentier, mette sa génératrice en marche et nous empeste, alors que lui se met à l'abri derrière son camping-car. Le bruit est de plus insupportable. Le plus agaçant c'est qu'il y a de la place partout et qu'il est venu s'installer juste à côté de nous.

Par contre nous allons avoir un spectacle des plus extraordinaires, à une dizaine de mètres de nous. Une break arrive, en sortent apparemment un père et son fils d'une trentaine d'années. Et ils commencent à s'installer: la tente est immense et comprend des lits pliants. Puis ils passent à la cuisine: tout y est, la batterie de casseroles et de poêles au grand complet, les multiples étagères, les tringles où seront suspendues louches, écumoires et tout ce qui peut se balancer au bout d'un crochet, les torchons, maniques, un petit buffet et ses tiroirs... C'est ahurissant!! De vrais malades...

Jeudi 17 mai. En route pour les Sand Dunes via Hildale (Utah)

Nuit courte et réveils incessants. Un oiseau s’égosille à 5 heures du matin au-dessus de nos têtes. Nous déjeunons puis plions bagage pour le Cap Royal et le Point Impérial. C’est très beau, bien sûr, car le Grand Canyon est éblouissant d’un bout à l’autre, mais moins prenant que sur la rive sud. Pluie lorsque nous repartons vers la 89A, direction Colorado City et Water Canyon. Petit crapaud ou grenouille jaune dans une flaque à l’aplomb d’un rocher.

Hildale, village de mormons traditionalistes. Les maisons sont gigantesques et peuvent abriter les familles nombreuses issues de pratiques polygames. Les femmes, en robes longues, ont un peu des allures de bonnes sœurs... De hautes barrières ou palissades entourent les propriétés à l'entrée desquelles sont accrochés des panneaux de bienvenue: « Passez votre chemin! » Hum... Tout est clos, fermé, inamical. Nous partons par Cane Beds pour les Sand Dunes et arrivons au coucher du soleil. Sable roux orangé qui coule entre les doigts comme de l’eau. Dommage que les quads pétaradants s’en mêlent et strient les dunes dorées de larges traces de pneus.

Motel Golden Hills à Mount Carmel Junction, 54 $. Bien pour le prix, patron aimable.

Vendredi 18 mai. Snow Canyon

Départ par la 89 North. Nous poussons jusqu’à Red Canyon aux roches rouge sang, puis redescendons pour prendre la 14 West. Les paysages sont austères et désolés, parsemés d'épinettes sombres, sous lesquelles s'entasse encore un peu de neige. La route pour Cedar Breaks (un petit Bryce) est encore fermée de l’hiver.

Cedar City est une ville qui ressemble à Sept-Îles, au Québec. Très étendue, avec de petites maisons, de larges avenues, une circulation incessante sur Main Street. Nous faisons quelques courses dans un Wal-Mart puis direction la partie Kolob de Zion – même si l'après-midi est déjà bien avancée. Six miles de falaises rouges pour lesquelles nous devrions payer pas moins de 25 $ ! Le Visitor Center est sur le point de fermer, nous attendons avec quelques autres personnes, qui tournent en rond, l’air innocent, que le ranger quitte les lieux (à 16 h 30), puis empruntons la route de bitume rouge foncé. Très beaux points de vue, typiques de Zion, mais le tour est vite fait… Autoroute 15 South, arrivée dans St George, genre Albuquerque. Intense circulation qui ne présage rien de bon pour Las Vegas, demain…

La route de Snow Canyon est presque toute dans les banlieues. Puis, sans transition, elle emprunte le Snow Canyon, et c’est un autre monde. Nous arrivons au camping où il reste une place, la 24, à côté d’une caravane, la 25, dommage… mais le décor est tellement beau ! Des touffes de sauge et une quinzaine de mètres nous séparent de nos voisins. La 26, cinquante mètres plus loin, est beaucoup mieux, en contrebas, à l’ombre de gros rochers, totalement à l’écart. Le soir tombe, superbe et silencieux…

Samedi 19 mai. Etape à Las Vegas (Nevada)

Petit matin rose sur les montagnes en face. Nous allons faire un tour dans les Petrified Dunes, de grosses carapaces de tortues fossilisées. Ici et là, immenses hampes jaunes d’agaves (Agave Utahensis). La route qui traverse Snow Canyon est encore plus courte que la section Kolob de Zion. Au bout, nous tombons sur la Hwy 18 et sur la circulation des abords d’une ville importante. Nous faisons demi-tour et nous réfugions dans le silence du canyon. Au camping, nous plions la tente et voyons passer deux volatiles, mi-road-runner tellement il court vite, mi-coq de bruyère.

Et maintenant, à nous Las Vegas (façon de parler, c'est juste l'étape d'un soir) ! La route qui y mène en évitant St George passe par Shivwits, la réserve indienne des Paiutes. Tout est gris, austère, les badlands monochromes se succèdent, et les quelques arbres qui s’étaient entêtés à pousser ont brûlé dans un gigantesque incendie. Nous faisons le détour par la belle mais brûlante – comme son nom l’indique – Valley of Fire. Passé le Visitor Center (6 $ dans une enveloppe), nous allons voir le Mouse’s Tank en passant par Petroglyph Canyon où l’on peut effectivement voir de beaux pétroglyphs. Alain a pris un autre chemin, je vais donc seule jusqu’au réservoir, avec juste un demi-litre d’eau. La chaleur est épouvantable, une vraie fournaise ! En deux minutes je n’ai plus d’eau mais la balade étant courte je ne m’en fais pas plus que ça. Au bout, le petit réservoir est coincé dans la roche et l’eau doit être près de l’ébullition… Je suis sans chapeau et je fais donc le trajet du retour en recherchant le plus possible l’ombre des rochers, mais très vite moi aussi je suis brûlante. J’ai une soif infernale et quand enfin j’arrive à la voiture c’est pour constater qu’Alain n’est pas là, et que je n’ai pas les clefs. Je me réfugie à l’ombre des toilettes mais je suis proche du malaise, et surtout je me demande s’il ne s’est pas perdu… Un petit quart d’heure plus tard, enfin, il est de retour et avec lui je vais avoir accès à l’eau salvatrice…

Las Vegas : ville tapie dans le désert de feu. La circulation est intense sur le Strip et s’écoule sur six à sept voies. Nous avons bien choisi notre jour pour faire une étape ici puisque nous sommes samedi soir : foule innombrable, bruit permanent, haut-parleurs braillant des chansons de superpermarché, limousines en veux-tu en voilà. Alain trace la route d’un côté du Strip puis de l’autre, au pas de charge, et je le suis en trottinant. Nous doublons tout le monde à un train d’enfer et arrivons au Super 8 sur les genoux et sans avoir rien vu… Le motel 8 aurait pu être bien sans un car scolaire dont les jeunes ont fait la java toute la nuit, notamment dans la piscine juste sous nos fenêtres, sous l'œil bienveillant de leurs profs, allongés dans des chaise-longues.

Dimanche 20 mai. Death Valley (Californie)

Nous avions prévu d’aller chez Alamo faire voir ce problème de MAINT REQD mais nous laissons tomber, nous verrons bien…

La route entre Las Vegas et Death Valley est grise, grise, grise… Décidément, le désert dans toute cette région est terriblement austère, désolé et triste, terreux… envolé, le sable rose saumon. Les quelques rares plantes qui poussent sont recouvertes de poussière cendrée, et pour comble de malchance il y a aujourd’hui un vent furieux qui soulève des nuages que nous avions pris tout d’abord pour de la fumée d’incendie. La chaleur à l’extérieur de la voiture commence à être très élevée.

A Shoshone, écrasé sous le ciel immense, au croisement de nulle part, l’essence est à 4,20 $ le gallon – ce qui est le prix le plus élevé que nous ayons jamais vu. Là, sous un arbre, se trouve un petit café sympa où nous prenons deux bons thés d’Assam à l’abri du soleil avant de reprendre la route pour 72 miles supplémentaires dans la fournaise.

Lorsque nous nous arrêtons, j’ai tout juste le temps de sortir deux secondes prendre une photo avant de remonter dans la fraîcheur du 4 x 4 climatisé, l’inverse du Québec en hiver où dans les mêmes deux secondes j’attrapais l’onglée. A Bad Water, mer de sel à 86 mètres au-dessous de son niveau normal, deux canards barbotent tranquillement dans un court-bouillon juste un peu trop salé, exemple vivant de l’acclimatation en milieu extrême. Le vent brûlant dessèche la peau, les yeux, la bouche… Il est impensable de sortir sans une bouteille d’eau avec soi. Nous l’apprendrons plus tard, il fait 118° F, c’est-à-dire 48 °C à l’ombre mais… il n’y a pas d’ombre !

Sur la droite, la petite route à sens unique d’Artist’s Drive; couchées au pied des montagnes, des badlands aux très belles couleurs pastel, dans un camaïeu de vert pâle, de rose, d’ocre, de Sienne. Il y a paraît-il à Death Valley 1042 espèces de plantes (nous n’en avons vu qu’une, une espèce de petit houx blanc et poussiéreux), 51 espèces de mammifères (native mammals), 346 espèces d’oiseaux, 36 classifications de reptiles, 6 types de poisson et 5 espèces d’amphibiens. Où sont-ils donc ??? Sans oublier le bighorn sheep dans les hauteurs. Mais dans les hauteurs, justement, ni verdure ni bosquets… les chèvres invisibles brouteraient-elles la roche ?

Zabriskie Point, que nous ne verrons pas au coucher du soleil car nous voulons être à ce moment-là dans les dunes de Stovepipe Wells, est un endroit magnifique, une infinité de plissures dorées.

Nous nous baladons dans les dunes de Stovepipe Wells, douces et soyeuses dans la lumière qui tombe, après avoir pris notre chambre au motel, la dernière qui donne sur le désert. Très vite, le soleil disparaît à l’horizon. Le soir, à 10 heures, il ne faut pas dix minutes pour que le vent toujours brûlant sèche le linge installé sur le petit banc. Dans la nuit noire, le souffle chaud du dragon a quelque chose d’irréel…

Lundi 21 mai. Death Valley-Three Rivers

Au moment de quitter le motel, en chargeant les affaires dans le 4 x 4, nous nous apercevons qu’un oiseau a élu domicile dans le moteur…, et qu'il ne compte pas nous abandonner les lieux aussi facilement.

La route de Stovepipe Wells à Ridgecrest, encore désertique, grimpe à 2300 pieds puis redescend et traverse une étrange vallée craquelée, un immense puzzle d’argile créé par les fentes de dessiccation. Lorsqu’elle sort du parc, tout devient gris, jusqu’aux mines de borax, ou borate de sodium, de Trona, sinistre petite agglomération s’il en est, principalement habitée par les mineurs qui doivent être particulièrement mal payés si l’on en juge à l’aspect misérable des habitations, à la limite du bidonville. Nous avons rarement vu un village aussi peu esthétique, tout de verticalité des poteaux électriques et des poteaux métalliques plantés un peu partout. Le paysage déjà désolé, terne, poussiéreux, est noyé dans une brume de particules de sable arrachées au désert, où sont posés mobil-homes sur le déclin et cabanes décrépies, tous entourés d’un incroyable capharnaüm : outils, innombrables carcasses de voiture, ferraille, etc. Par-dessus tout, et comme si cela ne suffisait pas, trônent deux énormes usines d’extraction du borax. Ici, les chorons sont blancs.

La circulation, absente auparavant, augmente très vite, notamment les camions.

Ridgecrest - Bakerfield, passage de la Lune à la Terre en un temps record, le changement est brutal et radical. Nous pensions qu’en remontant vers le nord nous laisserions derrière nous le flot de la circulation pour Los Angeles, mais tout le monde remonte avec nous. L’autoroute traverse d’immenses étendues de vignes copieusement arrosées par les gaz d’échappement de milliers de véhicules qui passent par là quotidiennement, à nous dégoûter du vin californien.

Un peu avant Three Rivers nous traversons des orangeraies couvertes de fruits (et dépassons quelques camions aux remorques débordant d'oranges appétissants qui nous font bien envie), mais dont le sol est aussi stérile que sous les oliveraies d’Andalousie. Toute l’autoroute, de Bakersfield à Visalia, est bordée de cultures diverses, vignes, fruitiers, et d’habitations. Puis en obliquant vers l’est des collines de velours cuivré apparaissent, piquées çà et là d’arbres vert foncé, comme au Montana. C’est très beau.

Lac bleu marine serti dans les collines et, à l’horizon, les sommets granitiques de la Sierra Nevada qui abritent les séquoias géants sur fond de ciel anthracite. Nous achetons sur le bord de la route un sac d’oranges fraîchement cueillies, 4 $ pour 3,7 kg, une tomate (1 $ !), des pistaches locales (5 $) et de la papaye séchée (un régal, 2,75 $). Les oranges sont beaucoup moins bonnes que celles de Sue et Kent, mais nous avons acheté au Village Market de Three Rivers un juicer et nous nous sommes faits des jus. Sur le bord de la route, une énorme vache métallique, plus vraie que nature, qui vend du miel…

Mardi 22 mai. Sequoia NP

Le Best Western de Three Rivers est vraiment très bien et le petit déjeuner également, avec moules pour faire des gaufres. Bonne nuit au calme. La route pour Sequoi NP monte et tourne – chaque virage offre une vue magnifique sur les monts rocheux enneigés —, bordée d’une multitude de Buckeyes en fleur aux longues hampes de miel qui donneront de gros fruits ressemblant aux marrons que les Indiens faisaient bouillir plusieurs fois avant de les consommer. Merveille des fleurs d’agaves, une profusion de grosses fleurs crème sur de longues tiges rigides de plus de trois mètres de haut qui se détachent sur un ciel d’un bleu profond.

Moro Rock : à 2000 mètres d’altitude, un dôme de granit de 75 mètres de haut que nous gravissons marche après marche. Du sommet nous dominons tout le parc. D’un côté la vue porte jusqu’à la côte polluée de Los Angeles, à plus de cent miles. De l’autre l’horizon est barré par la Great Western Divide et ses quatorze monts, dominés par le Tripple Divide Peak, 12 634 pieds, soit 3 850 mètres.

Crescent Meadows. Balade sous les séquoias au tronc orange flamboyant dans le soleil, longues stries verticales. Ici, c’est le royaume de l’ours noir mais nous ne voyons qu’une biche et son faon, probablement des cerfs-mulets, un écureuil à la longue queue grise et touffue qui pose pour nous sur une branche et un tamia joueur. Sur le sol sombre et quasi stérile sont piquées d'étrange fleurs rouge vif, probablement épiphytes, très belles s (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit du Sarcodes sanguinae, aussi appelé Snow Plant).

Nous reprenons la route pour voir le séquoia tant attendu et si mal nommé General Sherman. Nous nous garons tout d’abord sur le parking « handicapés », le parking pour les autres utilisateurs étant à Perpette-les-Coucous. Visite rapide – et mal à l’aise à cause du stationnement – de l’arbre le plus gigantesque que nous ayons jamais vu, âgé approximativement de deux mille quatre cents à deux mille sept cents ans. Toutes ses mensurations dépassent l’imagination, en particulier sa circonférence de trente et un mètres ! Il est apparemment en pleine forme et on a du mal à imaginer qu’il puisse un jour avoir une fin, d’autant que comme les autres séquoias il est invulnérable aux divers parasites et à la brûlure des flammes. Nous pourrions rester des heures à l’admirer mais l’après-midi est bien entamée. Finalement, après Wuksachi, nous faisons demi-tour dans la lumière cuivrée du soleil, dans laquelle les fleurs d’agaves suprêmement belles prennent des teintes de miel d’acacia. Longue descente en low gears.

Mercredi 23 mai. Plein ouest vers la côte

Après un bon petit déjeuner d’excellents muffins, nous quittons à regret l’excellent Best Western tenu par des Indiens (d’Inde) où nous reviendrons sûrement. L’essence est à nouveau de plus en plus chère, 3,40 $ au meilleur prix. Nous passons Visalia et laissons peu à peu derrière nous un paysage de collines rasées, marron clair, pauvre terre sur laquelle poussent vaillamment quelques arbres. Vague ressemblance avec certains coins du Montana, mais néanmoins les couleurs étaient plus vives, et les contrastes plus tranchés.

Nous nous retrouvons progressivement dans une Beauce traversée par un nombre impressionnant d’énormes camions roulant, comme toujours, à tombeau ouvert. D’après la carte, nous avions pensé emprunter une petite route transversale mais elle a plus l’allure d’une autoroute aux heures de pointe.

Arrivée à San Luis Obispo. Dès la sortie de la Hwy 40, nous sommes plongés dans l’atmosphère d’une ville sud-européenne. C’est un mélange d’architecture espagnole et de végétation luxuriante proprement américaine.

Salade à Natural Coffee bonne, mais c’est la goutte d’eau depuis trois semaines que nous en mangeons. Plutôt que de dormir là, nous décidons de pousser jusqu’à Morro Bay, au bord du Pacifique. Il flotte au-dessus du village une épaisse brume de mer à l’odeur d’iode prononcée, qui décapite le sommet du dôme gris foncé d’un gros rocher volcanique planté dans l’océan et nous cache les cheminées d’une vilaine usine qui, d’après Le Routard, gâche le paysage; l’humidité est transperçante. L’été il doit y avoir foule mais en cette saison tout est encore tranquille. Peu de monde dans les rues bordées de bottle-brush trees, ces arbres aux si jolies fleurs rouges et plumeuses. Les maisons ont des couleurs pastel… Tout le long de l’embarcadère, les maisons de bois abritent boutiques et restaurants de poissons.

Après de nombreuses hésitations, nous nous décidons pour le Fireside Inn, 59 $ plus taxes. La chambre a l’air bien et nous avons vue, par-dessus les toits et le chat de la girouette, sur le gros mammelon de granit qui est bientôt avalé totalement par la brume. Le soir, nous allons au bout du port manger un halibut et un saumon grillé à la Great American Fish Company, presque au bout de l’embarcadère. Pendant que nous attendons nos plats, l’électricité est subitement coupée… C’est bien notre chance ! Le serveur nous propose de partir car le restaurant ferme une demi-heure plus tard, mais nous choisissons d’attendre, affamés que nous sommes, et les plats finissent par arriver ! La vue sur la mer est bien agréable, même si le rocher a maintenant disparu dans un coton gris cendré, comme tout le reste…

Morro Bay est plongé dans le noir, nous rentrons dans la pénombre et nous couchons comme les poules, à 20 h 30.

Jeudi 24 mai. Big Sur

Le gérant du motel doit être d’une radinerie phénoménale ! Le motel est de la qualité d’un Best Western mais il y a deux malheureux petits savons minables et un minuscule sachet de shampoing pour deux dans la salle de bains, pas de sac en plastique dans le bac à glaçons, et le matin le gérant fait lui-même le ménage avec sa femme. Le continental breakfast se réduit à un petit carton caché sous le comptoir et qui n’est sorti qu’à la demande, contenant une dizaine de la plus mauvaise pâtisserie industrielle sous cellophane. Nous pouvons prendre un sachet chacun. Ni thé ni café… à nous de les faire dans les chambres !

Avant de prendre la Hwy 1 qui longe – du moins le croyons-nous – la côte, nous allons faire le tour du rocher puisque c’est marée basse et que l’on peut passer à gué. Tour est un bien grand mot, la route s’arrêtant à cent mètres sur la gauche, à l’entrée d’une petite plage de sable gris sur laquelle je trouve l’unique coquillage des environs. Les « vagues traîtresses » sont là, qui guettent, la corne de brume souffle sa chanson triste… Sur le côté droit du rocher, une longue plage s’étire à perte de vue sur laquelle viennent mourir d’énormes rouleaux parsemés de surfeurs, noirs comme les ravens. Nombreux panneaux d’interdiction : courants, vagues, etc.

La route de Big Sur, soi-disant étroite et tortueuse, est une véritable autoroute, elle aussi noyée dans une brume cotonneuse qui avale tout. La vue se perd au milieu, nous ne distinguons ni la mer, ni la côte, ni les falaises, ni la montagne que nous devinons au-dessus de nous, sur la droite. A Piedras Blancas, une opportune trouée dans la brume nous permet d’apercevoir un petit parking sillonné par une multitude d’écureuils qui attendent le client, il y en a tellement que le niveau de saturation est quasi atteint… il en sort de partout, des petits, des parents, grands-parents, arrière-arrière… et puis nous entendons le grognement d’un phoque… Nous nous approchons de la barrière qui surplombe le rivage et là, surprise !, il y en a des centaines, couchés sur la plage, recouverts de sable; ils s’en envoient régulièrement de grandes giclées d’un mouvement nonchalant de leurs longues nageoires qu’ils utilisent aussi comme une main pour se gratter le ventre dans une attitude tout aussi décontractée; certains ont les « pieds » l’un sur l’autre. Il y a aussi des éléphants de mer, énormes, au drôle de museau. Tous sentent effroyablement mauvais, c’est difficilement supportable.

On the road again… A Gorda, une fois n’est pas coutume, nous tombons sur un type plus que détestable dans un General Store. Agressif, teigneux et mauvais. Nous voulions juste prendre un thé mais l’eau n’était pas chaude et nous sommes ressortis.

Big Sur n’existe pas en tant que tel : un motel doublé d’une épicerie et d’une pompe à essence où les prix ne sont pas affichés, cela reproduit quatre ou cinq fois à l’identique à un ou deux miles d’intervalle, et c’est déjà fini… La Henry Miller Memorial Library se niche dans la verdure au milieu des redwoods dans un virage au-dessus des falaises couvertes de fleurs qui dominent le Pacifique. La maison tout en bois est petite et composée de trois salles dont deux minuscules; dans l’une tous les livres sont sous vitrine.

Le Pfeiffer Big Sur campground est immense et s’étire dans une sombre forêt qui absorbe la majorité de la lumière du jour et vient buter à l’à-pic d’une haute paroi rocheuse. Nous avons l’impression qu’il nous manque de l’oxygène, pourtant si nous le comparons aux campings de France (où nous n’avons jamais campé) il n’y a rien de commun.

A côté de notre emplacement, c’est-à-dire à sept ou huit mètres, cinq ou six motards mettent leur musique à fond et se croient seuls au monde. En face, une énorme caravane qui pourrait abriter un régiment tout entier, des fauteuils, des tables, une batterie de cuisine, et la cuisine qui va avec… Plus loin encore, c’est une colonie de vacances qui s’égosille… Qu’il est loin le primitive campground de Capitol Reef…

Des geais bleus veillent sur tout le monde et sur tout ce qui se mange. Rapide comme l'éclair, l'un d'eux se fait avoir en embarquant notre petite boîte d'allumettes. Le soir tombe et avec lui la fraîcheur et l’humidité qui ne nous ont pas quittés depuis que nous sommes arrivés sur la côte californienne. Les motards éteignent leur musique, les caravanes leurs groupes électrogènes, et le silence se fait soudain profond.

Vendredi 25 mai

Nous avons assez bien dormi. Les motards plient bagages et nous craignons de les regretter ce soir…

La route pour Point Lobos est bordée d’une végétation flamboyante de figues marines (Carpobrotus edulis) aux mille « feuilles » en forme de flammes dardées vers le ciel et aux fleurs mauves, jaunes et roses, au mileu desquelles pointe la splendide Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis). C’est un véritable jardin: des rouges profonds, des verts tendres, des orange ssaumonnés… Mais la brume est quasi permanente. Ce qui est aussi permanent ce sont les barrières, barbelés, grillages qui interdisent l’accès à la côte sur toute sa longueur. Un seul passage, au Garrapata State Park, qui offre généreusement, moyennant contribution, bien sûr – sauf pour nous qui avons scotché sur le pare-brise la preuve de notre appartenance au Pfeiffer BSSP campground –, deux miles de côte où poser ses pieds. Mais nous n’y descendrons pas, préférant explorer la jolie presqu’île de Point Lobos.

Avec des allures de côte finistérienne, elle abrite une variété de cyprès endémiques, le cyprès de Lambert, recouvert d’un superbe lichen orange vif, le seiridium cardinale, qui provoque la mort de l'arbre si les branches atteintes ne sont pas coupées à temps. En contrebas de Whalers Cove, dans la partie granitique de la presqu’île, au milieu des vagues de la petite crique, nous apercevons, sous une couverture d’algues, une loutre qui fait la planche. Elle est adorable – comme toutes les loutres d’ailleurs.

A Sea Lion Point, près des otaries qui aboient – d’où le nom de Point Lobos donné par les Espagnols en les entendant, ils les avaient prises pour des loups (on se demande quand même pourquoi vu que les loups n’aboient pas…) –, des plaques de grès ocre aux formes très étranges qui ressemblent un peu aux formations de White Pocket. Jusqu’au pied des falaises dans lesquelles nichent goélands, pigeons et guillemots, la côte est recouverte là encore des longues langues de feu de la figue marine mêlées à toutes sortes de fleurs aux couleurs magnifiques.

Nous partons pour Monterey visiter l’aquarium qui est, paraît-il, extraordinaire. En fait il n’a rien de commun avec ceux de Vancouver ou de Monaco et l’entrée est très chère (25 $), mais nous avons droit aux nourrissages des loutres joueuses, que nous pourrions observer pendant des heures. Au sous-sol, il y a une profusion d’anémones toutes plus belles les unes que les autres, dont les couleurs blanc, vert pâle, violet, contrastent violemment dans l’obscurité.

Le soir, fish & chips au Old Fisherman’s Wharf. C’est bon mais nous en avons déjà assez des fritures; excellent clam showder.

Nous avons très mal calculé car nous sommes obligés de redescendre sur Big Sur pour refaire demain la route en sens inverse, alors que nous aurions pu dormir dans le coin. Il n’y a personne à la place des motards et de l’autre côté deux petites tentes avec des jeunes très discrets. Par contre en face et tout autour, radios, cris, etc. Quel cirque ! On est vendredi et donc le premier jour du week-end, mais pas n’importe lequel : celui du Memorial Day. Il fait un froid de canard, l’air est humide mais dans la tente il fait bien chaud et encore plus dans les duvets.

Samedi 26 mai. San Francisco

Réveil et lever à 6 h 30. Nous déjeunons sommairement avec les geais bleus et commençons à faire le tri de la voiture que nous devons rendre à 14 heures à San Francisco. C’est l’un des moments les plus pénibles d’un voyage, qui annonce la fin et le retour sur l’autre continent. Il fait encore gris et froid. La brume est là, persistante, et l’autoroute bondée jusqu’à San Francisco. Lorsque nous nous éloignons quelque peu de la côte, en direction de l'est, nous voyons que le ciel, au-delà, est tout bleu ! Arrivée au golden Gate Hotel et retour de la voiture chez Avis. La chambre est minuscule mais mignonne, avec w-c et douche lilliputiens sur le palier, à un mètre de la porte. Nous faisons un tour dans Chinatown, décevant. City Light House aux belles peintures murales. Cookies en rentrant à l’hôtel. Nous restons là, au chaud, et fatigués.

Dimanche 27 mai. San Francisco, Oakland

Petit déjeuner de croissants ramollis puis en route pour le jardin japonais du Golden Gate Park. Il fait encore gris et froid et nous sommes frigorifiés en passant dans certaines rues. Au Civic Center, après Union Square, une file interminable attend le cable-car… Je ne suis pas près de le prendre, il vaut mille fois mieux marcher dans ces rues en montagnes russes. Le trolley n° 21 (1,50 $ chacun), qui longe des trottoirs gris et assez sales bordés de belles voire très belles maisons, nous mène au Golden Gate Park, en passant à Alamo Square où s’alignent les Seven Sisters, à savoir sept maisons victoriennes pressées les unes contre les autres. A l’aéroport, dans la boutique du MoMA, nous verrons un livre consacré à ces maisons et à leurs intérieurs d’un luxe inouï, ce que ne laissent pas forcément deviner leurs façades pourtant très riches.

Nous tournons et retournons dans le Golden Gate à la recherche de ce fameux jardin japonais introuvable. L’un nous dit d’aller à droite, il a l’air de connaître parfaitement les lieux, l’autre, tout aussi certain de ce qu’il dit, nous indique la direction opposée, un troisième encore une autre direction. Finalement, un couple d’Américains – qui bien sûr "adoooorent Paris" – nous y amènent. 4 $ l’entrée par personne. Il y a foule, et ce qui devait faire le charme d’un tel endroit, à savoir le silence et la solitude, n’est pas au rendez-vous, sans compter que le bruit de la circulation est nettement perceptible.

Arrêt sur le retour à Alamo Square. Froid encore et toujours.

En rentrant, Alain appelle Marian qui nous attend un peu plus tard à une station de métro (le Bart) d’Oakland !! Il nous faut donc repartir… Le métro, plutôt un RER, fonce dans le noir, sous la baie, à une vitesse incroyable. Les distances entre deux stations paraissent immenses. Au bout d’une demi-heure nous arrivons à Rockridge, comme convenu, mais nous ne la voyons pas parmi les gens qui attendent les passagers. Le musée de la Californie que Marian voulait nous montrer ferme à 17 heures et il est déjà 16 h 15… Au bout d'un moment Alain se décide à sortir de la station et elle est là, qui nous attend depuis longtemps !

Elle nous fait faire un tour en voiture d’Oakland, très vert, enfoui dans la végétation. Berkeley University, puis resto italien excellent avec ses deux filles très sympa, Erika l’aînée et Jessica la plus jeune, et le bébé de Jessica, Julian. Marian nous raccompagne jusqu’à l’hôtel, c’est-à-dire à au moins quinze miles de chez elle.

Lundi 28 mai. Départ

Dernier jour... Marian vient nous chercher à midi (l’avion décolle à 15 h 55) pour nous accompagner à l’aéroport. C’est vraiment extrêmement gentil de revenir à San Francisco, car elle a un rendez-vous à 13 h 30 à Oakland...
Billet électronique pour MSC Croisières English translation pending
by PAP86 · 2012-07-23 · 26 replies
hello tous,

Je tombe par hasard sur cette annonce de MSC relayée comme toujours par le Blog AZUR CROISIERES :

http://www.azur-croisieres.com/blog/20120709msc-croisieres-passe-aux-billets-electroniques/

Donc Alexandre, tu peux être rassuré : pour le Yacht Club (mais rien que pour lui), le carnet de voyage reste la règle... Pour les autres, c'est sans alternative le billet à imprimer chez soi, mais on peut aussi le faire faire par son agence... Encore heureux, car en croisière, c'est fou le nombre de gens, surtout des "major-seniors" (>80 ans) qu'on rencontre, et qui n'ont pas d'ordinateur...

On remarquera une fois de plus à quel point l'écologie peut être un argument "tendance" pour, simplement, faire des économies... 😠 (parce que faire imprimer les billets par le client, c'est faire des économies non négligeables, ne serait-ce qu'en encre d'imprimante... 🤪 )

Mais bon, comme je le disais pas ailleurs, le prix des croisières a terriblement baissé depuis 2000... on peut pas vouloir le beurre et l'argent du beurre... 🤪
Birmanie 2012: les prix explosent! English translation pending
by Clavdia · 2012-03-03 · 80 replies
Depuis le début de l'année, les prix s'envolent en Birmanie. C'était à prévoir, car les touristes affluent en masse tout à coup, persuadés que la démocratie est enfin au rendez-vous ...

Malheureusement, en raison de la situation économique désastreuse de ce pays, les infrastructures ont de la peine à suivre. Il n'y a pas suffisamment de voitures pour satisfaire la demande, les hôtels sont pleins malgré une augmentation massive des tarifs depuis le 1er février 2012. A titre d'exemple, une chambre à 23$ en 2011 est à 62$ aujourd'hui. A Chaung Tha, le bungalow au prix de 22$ passe quant à lui à 59$.
Procédures d'appel suite à un refus de parrainage d'un Cubain au Canada? English translation pending
by Pouxye · 2010-06-10 · 63 replies
Bonjour à tous,

Je suis mariée depuis le 4 novembre 2009 avec un Cubain que j'ai rencontré en février 2008. Mon mari a eu son entrevue le 23 mars 2010 et son visa lui a été refusé. Dans la lettre explicative, ils remettent en quesiton l'authenticité de notre relation, ce qui est évidemement pas fondé !!! J'ai débuté les procédures d'appel et j'ai décidé de la faire sans avocat. J'ai cherché beaucoup sur le forum des commentaires de personnes qui seraient passées par le même procésus et je n'en ai trouvé aucun.

Si vous avez des infos d'expériences vécues sur le sujet, j'aimerais bien que vous les partagiez avec moi, ça m'aiderait à y voir plus clair.

Merci beaucoup de votre aide, c'est très précieux pour moi ! :)
Itinéraire Mexico-Panama: bons plans, hôtels, bus etc... English translation pending
by Hanzade · 2010-04-27 · 17 replies
c'est partie je me lance! voici mon itineraire de 48j en amerique central...preparé grace à vous via ce forum! j'espere que ca aidera ceux qui preparent le meme voyage ... et j'attends bien sur les commentaires de ceux qui connaissent deja!

Mon but n'est pas de tout voir (normal en 45j ca fait un peu court)mais d'avoir un apercu de chacun de ces pays...je ne veux pas non plus que mon voyage devienne une course contre la montre alors j'ai essayé dans mon itineraire d'alterner les grosses distances en bus ( en gras) avec des journées de "repos" au meme endroit. Des que possible je prefere me baser à un endroit et rayonner en bus dans la journee plutot que de changer chaque nuit d'hotel...

Mon budget est de 30euros/j, sachant que je compte dépenser moins au nicaragua et honduras, et plus au costa rica...au final ca devrait s'équilibrer!

Dans mon itineraire j'ai rajouté qq bon plan hotel, des distances et prix de bus (quand je les ai trouvé) et le prix de certaines excursions...j'ai mis tellement de temps à reunir tt ca, j'espere que ca vous aidera!

J1: bus de Mexico-Palenque compagnie ADO, 13h de nuit, 800pesos J2: Palenque 120p J3: visite de Bonampak/Yaxchilan et nuit à la frontiere agence Kukulkan à Palenque 660p

J4: traversé de la frontiere avec Guatemala pour rejoindre Flores ou El Remate J5: Tikal entrée 150 quetzal J6: transfert de Flores à Coban ou Guatemala city J7: transfert de Coban ou Guatemala city à Panajachel J8-J10: Lago Atitlan (San Pedro) et si ca tombe un jeudi ou dimanche excursion au marché de Chichicastengo J11: Lago Atitlan-Antigua 2h de bus J12: Antigua J13: Volcan Pacaya

J14: Antigua-Copan (Honduras) 6h, 25$ en shuttle J15: visite de Copan et transfert à Tela entrée: 30$ bus 5h 24$ J16-J17: Tela J18: Tela-La Ceiba- Roatan bus Tela-la ceiba 1h, ferry 1h 20$ J19-J20: Roatan idée d'hotel pas cher: nativeonroatan.com, Valery's youth hostel, coconut tree J21: Roatan-La Ceiba-Tegucigalpa bus la ceiba-tegu 7h

J22: Tegucigalpa-Leon (Nicaragua) J23: Leon idée hotel: your nice home, tortugabooloda J24: Granada hotel: hospedajevaleria.com J25: Volcan Massaya et marché de Massaya J26: Granada-Ile Ometepe bus jusqu'a Rivas + ferry 60c + bus 30c ou taxi 25$ ou ferry depuis San Carlos (proche granada) (4h)+ taxi 20$ idée finca: goelencanto.com, ometepezopilote.com, fincamagdalena.com J27-28: ile Ometepe

J29: Ile Ometepe-Rivas-Liberia(Costa Rica) posada del tope 5$/nuit J30: Rincon de la Vieja shuttle depuis Liberia 15$ AR entrée parc 10$ hotel "cher" 60$/2 J31: Rincon de la Vieja-Liberia J32: Liberia-Monteverde 4h bus 7$ monteverdebackpacker.com J33: Monteverde J34: Monteverde-Arenal bus: 8h 3$ ou taxi/ferry/taxi: 3h 18$ ou cheval/taxi: 5h arenalbackpackersresort.com J35: Arenal J36: Arenal-San Jose bus 5h 4$ hotel Pangea J37: selon la meteo excursion au volcan Irazu ou Poas prix de 67-89$, excursion proposé par hotel Pangea J38: San José-Corcovado (Palmas ou Puerto Jimenez) bus 9H J39-J40: Parc Corcovado prix d'un guide à la journée 125$ la Sirena nuit (dortoire) : 8$ petit dej: 11$ dejeuner: 15$ diner: 20$ itineraire: J1: palma-los patos-la sirena (J2: la sirena ) si on a le temps et l'argent... J3: la sirena-la leona-puerto jimenez J41: Puerto Jimenez J42: Puerto Jimenez-David (Panama)

J43: David-Panama City J44: Panama City J45: vol Panama-Mexico

Il me reste 3j en plus...je ne prevois rien car c'est ma marge de sécurité!😎

voili voilou...alors vous en pensez quoi? niveau temps c'est bon ou vraiment trop la course? et niveau budget?

j'attends vos com' avec impatience...
Retour d'une croisière sur le Costa Concordia du 6 au 17 mars 2009 English translation pending
by Alexandre867 · 2009-03-21 · 78 replies
Bonjour,

Nous voila de retour de notre croisière sur le costa concordia, la semaine a été tellement mouvementée que nous n'avons pas eu le temps de mettre le retour sur le forum.

Je commence par le 5 donc un jour avant car le mauvais temps était de la partie, nous prenons l’autoroute direction le grand st Bernard, pas de problème de route jusqu’à Orsière, on s’arrête pour mettre les chaînes, un chauffeur poids lourds vient voir les chaînes et dis qu’il ne faut pas trop rouler car cela peut chauffer, je m’arrête une nouvelle fois pour retendre les chaînes, nous allons sans problème jusqu’à l’entrée du passage couvert ou j’enlève les chaînes, une série de poids lourd italiens mettent les chaînes (les poids lourd peuvent venir de l’Italie, mais les suisses interdisent les poids lourds direction l’Italie, dur à comprendre comment la suisse réfléchis)

Nous passons le tunnel du tunnel du grand st bernard, payons CHF42.50 aller-retour, une fois l’autre côté du tunnel et en bas du couvert, nous avons une bonne surprise, les routes italiennes sont mieux dégagées que les routes suisses, nous rejoignons l’autoroute à péage, direction Genova.

Nous arrivons à Savone vers 15h, sortie de l’autoroute, payons 18.50€, direction l’hôtel.

On se prépare pour aller à Varazze manger une pizza · on découvre un bistrot pour boire l’apéro dans un endroit très sympa, mais alors il y a des bistrots qui pourraient prendre exemple, on commande un porto et un martini, on reçoit avec des amuses-bouches (pizzas aux oignons, chips, olives vertes, saucissons piments, feta, cacahuètes) tout sa pour 9€ · on va manger la pizza, on prend une pizza aux jambons crus avec de la mozzarella au buffle et une pizza aux champignons, oignons, la pizza au buffle était vraiment excellente, 2 cafés (le café 1€), une bouteille d’eau, total 24.50€, pour l’endroit ce n’est pas cher

Vendredi 6 mars / Savone / Embarquement

Réveille à 6h30 et petit-déjeuner

7h30 · On remonte à la chambre pour prendre les dernières affaires et aller au garage prendre la voiture, direction parking Costa.

8h30 · on arrive pour déposer bagages et voiture, il fait froid et courant, on paie 110€, il remet une quittance.

8h50 · On reçoit le numéro 1 et on monte au guichet de renseignement et on nous montre la salle réservée pour les suites « Pala lougne », une hôtesse arrive et parle le français, on nous propose 2 cafés long gratuit, on reçoit 2 cafés fait machine expresso, un peu plus tard, on demande une bouteille d’eau gazeuse, on reçoit 1litre et demi gazeuse gratuit aussi.

12h00 · On ce rend à l’embarquement avec ceux qui on le numéro 1, les handicapés, les cartes pearl, les suites, nous attendons sur la douane · On passe les portiques de sécurités, la douane, la photo d’embarquement, la sécurité Costa, il prenne une photo, on entre dans le bateau où on nous prend les passeports à cause d’Alexandrie 12h30 · On va au buffet, on prend de la salade de crevette, des pizzas dont une aux brocolis, du poisson dit tendrex aux basilics et tomates concassées, mousse de mangue, mille feuilles aux amendes 13h · On va découvrir la cabine, il y a une bouteille de champagne, un saladier de fruit frais, les documents en allemand (today et excursions), on fait connaissance de Miguel le major d’homme, il amène pour Marie (anniversaire) les fleurs, une assiette de canapé, le menu de coussin 14h · On monte au samsara pour prendre rendez-vous pour les massages, nous faisons connaissance de Paula qui parle le français et nous visitons l’espace samsara 14h45 · On reçoit les valises 15h15 · On va à la séance d’information voir comment cela ce passe avec l’hôtesse francophone Anne Laure 15h45 · On va visiter le bateau, faire une partie de carte et boire un jus d’orange frais pressé · Retour à la cabine, il est arrivé les peignoirs, les coussins spéciaux, vidons les valises 17h15 on va à l’exercice de sauvetage 18h · On devait partir à 18h, mais une personne doit être débarqué, il semble décédé, nous partons à 18h45 19h · On se prépare pour aller manger au samsara 19h30 · On va au restaurant Samsara o On commande le repas, on demande la carte du 2ème restaurant et une bouteille d’eau gazeuse o Terrine de st jacques et crevettes, très bon (je pensais vu le terme de la carte que c’était froid, mais cela ressemblait plus à un gratin) o Pennes à la tomate et à l’ail, très bon o Côte d’agneau avec de la chapelure à l’ail, pomme pont neuf, artichauts, excellent, agneau très tendre, très réussi o Glace café pour marie, mais pas de glace café aux cartes, la serveuse accepte la demande sans problème à Marie, glace excellent o Tranche de mangue légèrement glacé avec garniture de fraise, excellent o Le service suit sans problème, toutes demandes d’autres passagers sont acceptées hors carte o A la sortie du restaurant samsara, il y avait les passagers du second service qui attendent dans le couloir, il était difficile de passer 21h15 · On va boire un café au bar londra, il n’y a pas de musique, cela commence à 22h, bar sympa est tranquille, serveur aussi très cordiale 22h · Retour à la cabine pour passer une bonne nuit, la journée était longue depuis le réveille à l’hôtel

Pour un premier jour, cela semble déjà pas mal, il y a de l'amélioration dans la qualité de la nourriture, nous avons essayé au tant du menu samsara que du menu du grand restaurant.
Voie alternative au Machu Picchu par Santa Maria (Pérou) English translation pending
by Skywalker · 2008-05-23 · 12 replies
Comment se faire le Machu Picchu gratuit. voici tous les conseils. 1) Allez a Cuzco au Perou ( sisi c est important ) 2) Il faut se rendre a 7 heures du matin au terminal de bus de Cuzco qui s appelle Santiago OU Quillabamba pour les locaux c est le MEME terminal de bus qui porte 2 noms differents. C est un tout petit terminal d ou partent les bus pour Quillabamba justement A 7heure du matin donc, vous aurez le choix entre 2 compagnies de bus qui partiront a 8 heures et vous acheterez un billet a 15 soles pour "Santa maria" (5 a 7 heures de trajet ) 3) A Santa Maria vous devrez allez a "Santa Teresa" vous aurez le choix pour y aller entre prendre un taxi (cher ) ou un minibus collectif (10 soles) ou essayer de faire du stop en chopant un camion qui passera par la et qui vous demandera 6 ou 7 soles, c est ce qu on a fait avec 3 autres filles rencontrees dans le bus. 2 heures de trajet. 4) A Santa Teresa essayez de rapidement choper un minibus collectif avant 5 heures du soir pour la destination "hydroelectrica" le prix local est de 2 soles un aller, mais ce sera 4 soles si le taxi pars tard car il sera oblige de faire le retour a vide, 3 soles a notre retour en negociant car on est touriste meme en etant nombreux... 15 minutes de trajet. 5) A hydroelectrica vous etes a la fin des rails du train qui vient de Cuzco et qui va au Machu Picchu, il n y a plus qu a suivre les rails pendant 1h30 ( en marchant vite ) ou 2 heures ( en y allant tranquille ) 6) Avant d arriver a "Agua Calientes" ( la "ville machu Picchu" ) il y a une gare apellee "Puntas Ruinas" qui est l endroit le plus proche de la route et du sentier pedestre qui monte au Machu Picchu. La il doit etre entre 6h et 9 heures du soir et vous avez donc 2 choix qui s offre a vous: direction Agua Calientes, 15 /20 minutes plus loin a pied en suivant les rails ou la route pour aller prendre un hotel, acheter un ticket d entree a l office du tourisme (120 soles en mai 2008) et vous lever a 3 heures du matin pour monter au Machu et etre les premiers sur le site. ou bien a Puntas Ruinas vous tentez de vous faire le Machu Picchu en fraude, de nuit, et de dormir sur le site, evidemment la deontologie me dicte de vous conseiller la 1ere solution, cependant, on a choisi la 2 eme.... un local que l on questionne nous dit que il y a 3 postes de controle des tickets et que la haut il est impossible d acheter des tickets que c est possible seulement a Agua caliente. sachez que c est FAUX. Pour allez au Machu de "Puntas Ruinas" traversez d abord le pont juste en bas de la gare, evitez evidement de vous faire trop reperer et de crier a tut tete car il y a quelque petite habitation. De l autre cote du pont il y a une route a gauche, et une a droite, la gauche c est la route qu utilise les bus et voiture pour monter au Machu, pour les pietons direction a droite, puis 20 metres apres, un petit chemin balise part sur la gauche, c est le chemin pietonnier qui va au Machu, courage plus que 1h30 de grimpette. Evidement essayez de ne pas allumer de lampe pour toute la montee, choisisez un soir ou la lune eclaire bien ( pas necessairement la pleine lune mais au moins une petite lune avec un ciel degage ) sur le chemin vous traverserez plusieurs foix la route principale, verifiez bien que il n y a pas de voitures qui risqueraient de vous voir. Pour les postes de controle pas d inquietude ils n existent pas... vous verrez par contre 3 huttes avec un toit construites surement pour proteger de la pluie et se reposer, profiter en pour faire un casse croute. La 3 eme hutte indique que vous etes arives a l hotel du Machu Picchu et egalement a l entree du site... gros probleme se sera probablement allume, et il y aura peut etre des serveurs ou des gens dans l hotel qui risqueraient de vous reperer. Voici comment ca se presente, arrive en haut du chemin l hotel est sur la gauche, face a vous il y a un escalier, a votre droite un batiment qui sont en fait les toilettes, et au dessus des toilette des restaurants (qui seront fermer de nuit ) voici une photo (en rouge le chemin a suivre pour la 1ere solution): de nouveau 2 choix s offre a vous: soit vous fillez vers l escalier, la vous serez en pleine lumiere d un lampadaire, juste apres l escalier fillez a droite, prenez le 2 eme escalier qui sera face a vous, passez les tourniquets de metro et fillez a l ombre, bravo vous avez fait le plus dur et vous etes a l ombre. C est le chemin en rouge sur la photo. un peu plus loin la porte d entree, fermee vous barre la route, mais il est assez facile d escalader sur le cote droit pour passer de l autre cote ( mais ne le faite quand meme que si vous etes sur d y arriver il y a 3 metres de vide en dessous ) et voila vous etes au Machu Picchu la 2 eme solution est selon moi moins risquee mais on ne l as pas faite car il faut une corde ( que l on avait pas ) arrivez en haut du chemin, ne sortez pas vers l escalier eclaire par le lampadaire, fillez sur la droite a travers la foret pour longer le batiment des toilettes a votre droite, continuez 20 metres deriere et vous verez sur votre gauche un mur bien lisse de 3 metres de haut, qui menera deriere la porte d entree du Machu, la difficulte sera alors de reussir a acrocher la corde a la rembarde du mur et de vous hisser, pour cela soit vous avez un crochet au bout de la corde ( attention au bruit..) soit vous testez un bout de la corde et essayez de faire passer la corde a travers la rembarde, a vous de trouver un moyen... peut etre en faisant la courte echelle a quelqun ca devrait marcher egalement. 7) Sur le site, de nuit, on a vu aucun garde, par contre peut etre tomberez vous sur d autre fraudeurs comme vous, nous on etait les seuls, mais le lendemain des gens qui nous ont imite sont tombes sur un italien qui faisait pareil. Allez dormir quelque part sur le Machu, nous on a choisit sur la coline a gauche en rentrant celle qui donne la belle vue que tt le monde voit sur les photos, il y a de la foret juste a cote ou on peut se cacher... ( pres de la station meteo ) attention il peut faire froid... le probleme c est que il ne faut surtout pas prendre de tente je vous explique pourquoi juste apres. 8) Vers 5 heures, debout, a 5h30 ou 6h le site ouvre, les 1er touristes arrivent, avec les 1er gardes... je vous conseille de rester en foret ( vers la station meteo qui est en direction du "punte del inca" (indique par des panneau)) des que les touristes afluent, sortez tranquillement de la foret par le chemin principal comme si vous veniez de par la (ou que vous veniez d allez pisser dans la foret ) mais gare aux gardes, faites vous voir des touristes mais pas des gardes qui pourraient se douter de quelque chose. Une fois melanges aux touristes faite comme eux, photos et sourire... maintenant ATTENTION pour pas vous faire chopper il est INDISPENSABLE de ne PAS avoir de gros sacs a dos car ils sont interdits sur le site car il est interdit d y manger !!!!!! donc petit sac a dos de rigeur 35 litres maxi, cachez votre duvet au fond, l ideal etant meme de pas en avoir!!! comme ca si on vous chope on croira moins que vous avez pu dormir sur le site sans duvet... vous avez juste egare votre ticket.. Sans ticket vous pourrez tenter de grimper en haut du Huayna pichu mais selon les gens il peut avoir un controle des billets pour aller, et aussi pour revenir du huayna pichu. Nous on ne l a pas fait mais un guide nous a dit qu il note juste un nom et ne verifie pas les billets, a vous de voir.. Pour sortir du site normalement il n y a aucun controle, cependant ne prenez pas de risque inutile.. sortez avec un gros groupe de touristes et verifiez avant qu ils ne regardent rien... Apres evidement sur le site, ne faite rien pour vous faire specialement reperer, n evitez pas particulierement les gardes ca paraitrait louche.. faites des photos, souriez, ne regardez pas autour de vous comme des fugitifs, ne criez pas a tout vos potes que vous etes rentrer en fraude, car il y a pleins de guides locaux qui parlent votre langue et qui hesiterait pas a cafter... et l ideal, melez vous a un groupe... Steph et moi on a eu aucun probleme, par contre les 3 filles qui etaient avec nous se sont fait controler a cause d un duvet qui sortait d un sac, et le sac etait trop grand... heureusement elles ont ete malines, on dit que c est nous qui avions les billet de tt le monde, elles sont remontees prendre un billet d une amie qui avait paye son entree, et une est redescendue montrer le billet aux gardes, pendant que les 2 autres sont parties se faire oublier sur le chemin de la station meteo et sont montees tt en haut de la montagne face au huayna pichu. apres elles on visite le machu en evitant le seul garde qui les avait controle, et elles ont change de fringue. Le lendemin par contre les gens qui nous ont imite se sont fait prendre ( a cause des gros sacs ), ils on reussit a negocier et faire croire qu ils avaient perdu leur ticket, mais c etait juste, ils n ont finalement eu que a payer un ticket d entree, mais au depart on leur demandait 200 dollards d amende...A vos risques et perils donc... Sachez au cas ou que il est possible d acheter ses billets a l entree du Machu Picchu, cependant ce n est pas un grand nombre de ticket, c est juste pour les cas d urgence de gens qui ne savaint pas que il fallait les acheter a Agua calientes... Bonne ballade total du prix: taxi pour terminal santiago: 3 soles Cuzco - Santa maria: 15 soles Santa maria - santa teresa: 6 a 10 soles Santa teresa - hydroelectrica: 4 soles idem pour le retour total: entre 56 et 64 soles ( 12 a 15 euros ) ( + 120 soles ( 30 euros ) d entree si vous payez ) + un hotel a agua caliente si vous dormez pas sur le machu + un hotel a santa teresa ou maria la 2 eme nuit
Mariage à Varadero avec un Cubain English translation pending
by Chanelle80 · 2008-03-11 · 396 replies
Bonjour je compte me marier en juin 2008 avec mon conjoint qui est cubain moi je suis canadienne. J'aimerais savoir si quelqu'un l'a déja fait a varadero et comment je fais pour l'organiser. Y a il un palais de justice ... Pour la réception après..... on m'a dit que c'etait impossible dans un hotel . Aidez-moi svp...
Les petites "galères"? English translation pending
by José · 2004-01-12 · 161 replies
Tiens pour changer ...

Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?

Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.

« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.

Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.

Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d���autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.

J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.

La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?

La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.

Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.

Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »

José
Trip to Japan in autumn 2025 with a child
by Gange · 2025-01-18 · 72 replies
Hi everyone, So great to be back on this forum😉

I just lightened my wallet by 3000 € for 3 tickets: Paris > Tokyo > Osaka > Paris (well, not just mine—I’m exaggerating, there are two of us). For my daughter’s 10th birthday, we’re heading to Japan—it’s her "decade gift," though I thought she’d pick London🏴‍☠️. But I’ve been dreaming of going back to Japan since my 2013 trip, so I’ll admit this trip is (a lot) for me too. We’re traveling during school holidays, so the ticket prices are unfortunately sky-high. Maybe I could’ve gotten a better deal if I’d waited, but who knows... oh well, it’s done now. We leave at the end of October, so we still have a few months to prepare. That said, I’d rather start early to make sure we don’t miss anything (like the Ghibli Museum—I couldn’t go last time, and anyway, I’ll have to wait until September to book). Last time, there were three adults, so it was pretty straightforward. Eleven years later, well, now it’s two adults with a 10-year-old😛.

So I’m wondering how many days to spend in Tokyo. My daughter idealizes the city (that’s why she wants to go to Japan), and she’s really drawn to Japanese culture and food. Actually, what first got her interested in Japan were all the *kawaii* character products... Tokyo is such a fascinating city, but it can also be exhausting—especially for a kid, and I’m not sure what to expect. Beyond Tokyo, honestly, I’m not entirely sure. I was thinking of Hakone and maybe stopping by Fujikyu Highlands. Then heading down to Osaka for a few days in Kyoto before flying home (our return flight is from Osaka). We only have 11 days there (not counting the arrival day, and since our flight leaves at 11:30 PM on departure day, we’ll have the whole day), so it’s not a ton of time. I already spent a week in Kyoto on my last trip (huge crush on it), and I’d love to have two months there, but... well, you know how it is.

For example: 5 days in Tokyo 2 days in Hakone 4 days in Osaka/Kyoto

What do you think? If you’ve done this trip with kids, do you have any tips for family-friendly accommodations in Tokyo and Hakone? My daughter would love to try an onsen. We have a decent budget, but it’s not unlimited. We’d like to book as we go to spread out the costs a bit.

Thanks in advance for your thoughts
Botswanamakwa: de la quadrature de la diagonale du fou English translation pending
by AirOne · 2015-11-04 · 349 replies
Ce voyage qui suit une vaste diagonale allant grosso modo du parc Chobe aux parcs du Namakwa trouve son origine dans une discussion entre 2 fort rhumeurs célèbres hélas aujourd'hui disparus, l'abus de rhum sans doute... Ah ! Attendez, on me signale dans mon oreillette qu'ils seraient toujours vivants, ce qui, vous en conviendrez, est tout de même assez exceptionnel ! Ha ! Ha ! Par respect pour leur famille je tairai les pseudo de Max68 et de Voyajou.- - FAT BASTARD - (certaines photos, surtout parmi celles prises à Soweto, ne sont pas de moi, elles sont choisies au hasard du net en fonction de leur ressemblance avec ce que j'avais moi même vu) - Et c'est donc par un beau matin du mois d'Août que je débarquais à l'aéroport Tambo international de Johannesburg, précédé par ma troupe de femelles, poussant pour elles un caddie surchargé et la tête pleine de rêves du voyage à venir. Les formalités de passage de la petite dernière n'ont posé aucun problème, les certificats de naissance dûment traduits et estampillés par traducteur agréé sont acceptés : nous rejoignons le grand hall de l'aéroport et retrouvons notre loueur au bureau des informations. (pour ceux qui veulent savoir la vérité sur Southafrica4x4 c'est là, pour les autres qui veulent rester aveugles, lisez ci dessous)

"Ce bon vieux Carel ! Comment vas-tu old fellow !" " I'm fine, thank you Erwan ! allons découvrir ton magnifique 4x4 sur le parking !" - "Ah mais non...ça ne va pas du tout...mais alors pas du tout" Carel qui a la particularité d'être non seulement gras mais en plus visqueux, transpire abondamment et diffuse une odeur suave de vieille soupe alentours. "mais, je, enfin, c'est bien un defender puma 110 que tu as commandé ?" "Oui" "Avec 2 tentes de toit, matériel de camping, roue de secours additionnelle, téléphone satellite et tout et tout ?" "Oui" "so what ?" éructe -il son haleine fétide in my general direction. "Alors IL EST BLANC CASSE TON 4x4 !!! j'avais demandé BLEU MARINE, comme feu Voyajou !" (oui : à l'époque, j'ignorais qu'il fût encore de notre monde...) Les genoux cagneux de l'infâme s'entrechoquent évoquant curieusement l'Espagne. "Oh my god ! Oh my god ! Je ne savais pas que c'était si important ! Je n'ai plus de Puma bleu, je suis perdu, je vais être obligé de faire sepuku là, ici tout de suite..." "Bon...n'en venons pas à des extrémités aussi euh...extrêmes, tu n'es ni japonais, ni samouraï, une pendaison bien classique m'aurait tout aussi bien convenu, mais nous n'avons ni arbre, ni corde, ni katana. Pourtant, je ne peux pas accepter un defender blanc, c'est trop la honte, donc, soit tu m'en trouves un bleu, soit n'importe quoi d'autre pourvu que ce soit mieux...en attendant tu me loges bien sûr." "Of course of course" - Nous déposons nos sacs au Mapunbugwe hôtel au centre de Joburg. Hôtel pas terrible, les chambres sont grandes et propres, mais la peinture jaunasse les rend glauques et surtout, elles sont très mal chauffées. les couloirs sont limite stressants. Par contre le restau n'est pas mal du tout et le personnel est sympathique et prévenant. Nous décidons d'occuper l'après midi en faisant le fameux bike tour de Soweto, Je demande à la réception de me passer Lebo's back packer et nous prenons rendez vous pour un tour de 4h. Je rappelle l'ignoble juste avant le début du tour pour lui signifier que nous ne serons pas rentrés avant 17 h. "Oui Maîîîître, merci maîîîître , je vous verrai demain à 11 h maîîîître" "Soit, va en paix" Nous rejoignons Soweto en taxi. L'endroit est situé proche de terrains vagues, le voisinage n'est donc pas envahissant, la voie ferrée passe tout près.



Nous nous joignons à un groupe d'anglo australiens qui font le même tour que nous. Les vélos sont déglingués, mais en état de marche, il suffit de choisir ceux qui n'ont pas de roue à plat. Les mécanos gagneraient sans doute à graisser les chaines et les dérailleurs, il y aurait sans doute moins de casse ? C'est peut-être pour maintenir l'emploi que ce défaut criant de maintenance est perpétué : un mécano personnel va nous suivre pendant tout le périple. Notre groupe de blancs casqués, pédalant furieusement à le queue leu leu fait tâche, difficile de passer inaperçu, un des australiens a même eu l'idée saugrenue d'enfiler sa tenue safari kaki du plus mauvais goût...mais n'ergotons pas sur les goûts et les couleurs, c'est juste que...bon... (les 2 photos ci dessus ne sont pas de moi) Donc, on nous voit, on nous remarque et on nous le fait savoir "M'lophi ! M'lophi !" nous apostrophent les gamins en tendant des mains que nous nous faisons un devoir de checker l'une après l'autre au risque de nous péter la gueule. On rigole, on nous interpelle, on nous désigne, on nous salue, on nous demande du boulot, mais on ne nous menace jamais. Pourtant, il y a de la viande saoule à Soweto en ce dimanche qui décline, ça titube pas mal et certains regards sont franchement dans le vague, mais nous passons sans doute trop vite pour que toutes les connections se fassent dans ces cerveaux embrumés. Nous goûterons la" bière" locale (rien à voir avec de la bière), (les 3 photos suivantes ne sont pas de moi) nous visiterons les quartiers pauvres, classe moyenne et classe aisée qui se cotoient. - Nous passons près de chez Mandela et nous arrêtons dans un petit marché où divers exposants vendent des productions locales, surtout des vêtements de créateurs locaux, un peu d'artisanat de déco. Je suis surpris de constater la frilosité de nos camarades anglo saxons qui restent près de notre guide qui nous a pourtant laissé quartier libre et donné rendez vous dans 20 mn, l'endroit est plutôt hype et inspire confiance, un petit groupe joue du reggae, il y a des marchands de saucisse : c'est la fête du Dimanche. Nous finissons par le mémorial Hector Pieterson mort le 16 juin 76 lors du massacre perpétué par la police à l'encontre d'une manifestation pacifique d'étudiants qui protestaient contre l'enseignement obligatoire en africaner. Cette balade vaut le coup, allez-y et n'hésitez pas à prendre la journée complète. - Le lendemain, la pustule est là, suante et malodorante comme à l'accoutumée. "Toujours rien Maîîîîître, mais je vais tenter de joindre les autres loueurs pour voir s'ils en ont un bleu et..." "Il suffit manant ! Tu as eu tout le temps nécessaire pour ce faire! Je m'en vais quitter ce lieu en une calèche digne de mon rang : à savoir un Discovery 4 V6 TDI loué chez SMH, je te donne deux jours pour trouver ce que je t'ai ordonné, quand tu l'as, tu me le fais porter à Maun en Botswana, si tu ne le trouves point, tu seras 1000 fois maudit, la peste étouffera ta progéniture et la lèpre te rongera lentement, ton nez tombera et tu seras encore plus laid que maintenant...si possible..." "Maiiiiiiiis Maîîîîîîître je je..." "Il suffit : j'ai dit et il en sera ainsi !" La larve s'en va penaude, nous rejoignons Jakes de SMH pour prendre livraison du carrosse. - Ah oui, 2400 rd par jour, tout de même... 😮 Bon, en principe c'est le bubon qui paie, alors allons y ha ! ha ! Et on y va ! (ha, ha...😕) - Sauf que on part un peu tard , à 16 h 30, nous roulons sur la M1 de sinistre réputation : la consigne est claire, si quelqu'un vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas, si quelqu'un est mourant ensanglanté éviscéré membre amputé au bord de la route, vous ne vous arrêtez pas (éventuellement, vous pouvez rouler dessus pour l'achever mais en faisant attention de ne pas abîmer la voiture), si une voiture avec gyrophare vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas : vous conduisez jusqu'au prochain poste de police et vous vous arrêtez seulement là... Diable ! - C'est un peu excessif tout de même cette histoire de blessé... - Nous roulons sur la M1, guettant les gyrophares, (nous en verrons bien 2 ou 3 mais ils ne tenteront pas de nous intercepter) et redoutant de tomber sur un blessé en bord de route (ça risquait de me faire mal au serment d'Hippocrate cette histoire là...). Bientôt, le crépuscule, je cherche sur la manette à gauche du volant à allumer mes codes, pas moyen, il y a bien le clignotant, les pleins phares, mais pas de codes...ils doivent s'allumer tout seuls. La nuit tombe, il y a bien un éclairage à l'avant, mais il est assez lamentable, j'ai bien peur que ce ne soient que les LED, Sabine cherche dans le manuel (RTFM comme on dit...), mais c'est une photocopie en noir et blanc sur laquelle les photos sont mal passées). Pour couronner le tout, pas de parking ! Il nous faudra rouler 15 km de plus en veilleuses avant d'en trouver un, ce n'est qu'une fois arrêté que je trouverai le bouton d'allumage des phares qui se trouve sur le tableau de bord, mais à droite... Promis, la prochaine fois je regarde avant de démarrer...😊 Nous repartons non sans nous être sustentés dans l'abominable fast food qui a eu l'abominable idée de s'installer là, juste à l'abominable endroit où nous avons décidé de nous arrêter. Oh que c'est vil ! Oh que c'est pas bon ! Mais oh que c'est pas cher... Et puis, y'a des frites.

Bientôt l'ordinateur de bord nous recommande de sortir sur la R33 vers Modimolle, discipliné, j'obtempère. Je regrette un peu car la route est tout de même bien moins large, mais ceci dit, assez peu fréquentée et les camions ne sont pas difficile à doubler. pourtant, plus nous nous rapprochons de la frontière, plus ça devient désertique, de moins en moins de présence humaine et surtout, de plus en plus de bestioles en bord de route : de petites antilopes type steenbok, et bientôt des impalas et des koudous ! Nous sommes des stressés du koudous puisque le 4x4 qui nous était destiné aurait été détruit lors du contact avec un koudou ( lire la vérité sur la livraison du 4x4) , la fatigue aidant, les conversations s'en ressentent : "Gaffe! a koudou là!" "A koudou où?" "Bah là l'koudou, là agad' !" "Ah bah l'a pas vu l'koudou..." " Ah ben'aut'koudou là" "Où k'est l'koudou?" "Là ! 'Cor un aut'!" ... Fort heureusement nous approchons de Martin drift et ce dialogue lamentable va prendre fin, nous appelons le gérant du Bua nnete lodge, il va nous attendre au prochain carrefour, nous l'y rejoignons vers 23 h.

Gerald est une crème, il nous attendait la veille, j'avais adressé un mail, via safarinow puisqu'on ne peut pas régler en direct et que nous n'avons pas son adresse email, mais il ne l'a jamais reçu. Le personnel est donc venu la veille pour rien et il n'a pas réussi à les faire revenir aujourd'hui puisqu'il a été prévenu trop tard : il est désolé. Il nous montre l'accès aux cuisines nous donnant carte blanche, il suffit de se servir, bières sodas à volonté et bouffe autant que nous pourrons nous en préparer, ce soir comme demain matin. Gerald est large d'épaules et franchement bedonnant , son visage hâlé fait ressortir les yeux verts sous les cheveux bruns, un sourire permanent affiché et un bon gros rire qui ponctue chacune de ses sorties. Un garçon sympathique. (photo internet) Le lodge est vraiment bien et les photos exposées sur le site safarinow ne lui rendent pas justice, la chambre familiale est un petit chalet très lumineux, vaste avec une salle de bain très agréable, un très bon rapport qualité prix. Le petit dej se fera entre nous à regarder les antilopes, les autruches et les pintades au point d'eau, à 8h, nous partons vers la frontière. - Un poste frontière, c'est un endroit qui en dit souvent long sur ce qui vous attend par la suite, état des locaux, complexité des procédures, froideur de l'accueil. La sortie sud africaine passe sans problème, les papiers sont bien en règle pour notre mineure de fille, ceux de la voiture aussi. Nous attaquons la partie botswanaise et tombons sur une douanière fort souriante, bien en chair, les cheveux défrisés et une large sourire aux dents éclatantes affiché en permanence. Elle compulse nos passeports les uns après les autres, nous les rend avec une brochure magnifique du Botswana et conclut : " puis-je vous poser une question ? " "oui, bien sûr" "Pouvez vous me dire pourquoi les français sont toujours d'aussi beautifull people ?"...Là je suis un peu estomaqué...elle me drague ou quoi ? Face à mon air ahuri qui lui permet sans doute aussi de constater que c'est un éclairage avantageux qui nous aura fait paraître si lumineux, elle éclate de rire et nous souhaite la bienvenue dans son pays. Quelle belle entrée en matière ! 😎 Je passe au guichet suivant pour payer la taxe du véhicule, derrière la vitre s'abrite ma future victime : petite, sèche comme un coup de trique, les cheveux ramassés en un chignon trop strict, une proie facile... le regard lointain de l'aventurier aux joues creuses et un sourire énigmatique en coin je dépose sur le coin du guichet un " hello" suave et torride à la fois : elle va fondre, c'est sûr ! Délaissant le sourire, le hello et le regard de braise, elle attrape les papiers du véhicule, tamponne 2 ou 3 trucs et me tend un formulaire m'indiquant du doigt une suite de chiffre qui ne sont manifestement pas son numéro de téléphone mais bel et bien une somme à verser sans attendre. Je paye : même pas un regard de la part de la goujate ! Je m'éloigne accablé par l'évidence, les "beautifull people" désignaient mon épouse et ma progéniture ! A la limite, je gâche un peu le tableau. Dévasté par cette révélation, je m'installe au volant, blessé mais digne... "ben tu dis plus rien papa ?" "TA GUEULE !" - Nous filons vers Serowe, pour détendre l'atmosphère, Fanny nous fait une analyse topographique succincte du pays : " c'est plat...mis à part les montagnes, c'est plat..." Voilà qui résume assez bien le paysage... - Nous atteignons Serowe et entreprenons les premières courses, le supermarché est fort bien achalandé ainsi que le magasin d'alcool juste à la sortie, par contre, la station service n'a plus de diesel. nous en trouverons dans la station suivante. Un homme nous aborde, il porte son âge comme un fardeau et nous demande dans quelle direction nous allons, je lui indique Maun et lui propose de le déposer s'il va dans cette direction, il va dans l'autre sens et nous demande si nous ne pourrions pas lui donner la somme nécessaire pour payer un automobiliste qui le conduirait à bon port. Nous pourrions, mais ne donnons pas, il n'est pas fâché pour autant. - La route est définitivement plate, les paysages des pans apparaissent, déroulent leur tapis blanc où s'agitent de petites tornades de poussière, quelques ruminants errent ici et là, on se demande bien ce qu'ils espèrent trouver sur cette banquise salée et aride ? Nous approchons de la Boteti puis la longeons sans la voir, un éléphant nous rappellera que l'eau n'est pas si loin, nous le saluons, normal : c'est le premier et lui promettons de revenir le voir, il nous salue de la trompe et retourne à son ouvrage de destruction. Pauvre acacia, il a peut-être cru que notre présence allait lui permettre d'échapper à ce triste sort. - De bourricot en troupeau de vache nous continuons de dérouler l'asphalte, de longues et interminables lignes droites agrémentées de bétail, parfois une autruche ou un chien qui se jette sous vos roues. - La nuit va bientôt tomber, nous arrivons dans les faubourgs de Maun, ça déambule dur sur le bord de la route, gens, chiens, vaches, cochons, bourricots. Nous nous égarons un peu, ça m'apprendra à suivre T4A en ville, ça s'arrange en laissant le gps de la voiture faire le boulot, bientôt nous nous garons sur le parking défoncé de Okavongo River Lodge.

(Suite p 1 post 16)
Itinéraire de 3 semaines en Corée du Sud en transports locaux English translation pending
by Portobelo · 2014-06-29 · 19 replies
Voici le résumé de mon voyage en Corée du sud en avril 2014 avec les transports en commun. Comme l'argent est le nerf de la guerre, je vous ai mis tous les prix pour évaluer le coût global du voyage. Pour ceux qui ne veulent pas tout lire, je vous ai mis quelques conseils utiles à la fin.

Jour 1 : Arrivée matinale à l’aéroport de Seoul. Mes vacances commencent. Je demande à l’office du tourisme l’endroit où se trouve le bus pour me rendre directement à Sokcho. D’après des renseignements trouvés sur internet, il y a un bus direct depuis l’aéroport d’Incheon. Je demande à 3 endroits différents car leur anglais n’est pas terrible ni à l’office du tourisme ni même chez les sympathiques étudiants chargés d’aider les touristes. Je sors même ma carte du pays pour être sûre qu’ils aient bien compris où je veux aller. Inutile, je dois d’abord me rendre à la gare routière de Dong-Seoul avec le bus limousine (1h20 16000w11.30€) et là prendre un autre bus pour Sokcho (2h15 17300w 12.2€). A noter qu’à Sokcho, je verrai sur le tableau qu’il y a un bus direct pour Incheon ! Donc, il existe, ce fameux bus. J’ai réservé depuis l’Europe mes 2 premières nuits au House Hostel (www.thehouse-hostel.com) (20000w/nuit14.1€), guesthouse où Yoo, le patron sympa me donne beaucoup d’infos et parle anglais. Avec tout ce qu’il me conseille, il doit penser que je vais rester 1 semaine. La chambre n’est pas prête, il m’envoie donc me balader dans la petite ville jusqu’à 15h. Il drache comme on dit chez moi, je suis sans doute 1 mois trop tôt dans la saison. Je tente malgré tout de trouver une banque, pas si facile avec les inscriptions en coréen. J’ai bien changé un peu d’argent à l’aéroport mais pas assez, le taux étant souvent moins intéressant. Je vais me promener au marché aux poissons, il y a de drôles de bestioles et des moules impressionnantes. Je reviens à l’hôtel frigorifiée et trempée jusqu’aux chaussettes. Ca promet, je n’ai pas prévu tant de vêtements chauds. Avec le décalage horaire et la pluie, je n’ai même plus le courage de partir chercher à manger et je m’écroule sur le lit à couverture chauffante…jusqu’au lendemain à 5h30.

Jour 2 : à 7h, personne au pt dej. Moi qui croyais croiser des routards pour leur demander des tuyaux ! On se sert soi-même : toasts, beurre, confiture, thé… Je pars en bus (1100w 0.80€) vers le Seoraksan NP (3500w 2.5€), dans le bus, au détour de la route, j’aperçois les montagnes enneigées. Je m’extasie autant que 2 touristes de Chine du sud qui découvrent la neige. C’est soleil et ciel bleu aujourd’hui et mes chaussures ont séché. Le bonheur. Dans le parc, il y a dû neiger pendant la nuit et le personnel tente de dégager les chemins principaux. Il est encore relativement tôt. J’admire l’optimisme sud-coréen :certains sont en talons hauts, crocks et même en charentaises pour patauger dans la neige fondue. Je me dirige vers l’Ulsan Bawi, le toit des temples est enneigé, je n’avais jamais vu de temple sous la neige. Dès que je m’éloigne, il n’y a plus personne et la neige est intacte. Je n’ai pas l’intention de grimper au sommet de l’Ulsan Bawi, le chemin est de plus en plus glissant, en plus je suis arrosée par des« clottes » de neige tombant des arbres, je protège mon appareil-photo et je fais demi-tour. Il y a une autre balade qui va vers des cascades que je fais aussi puis je prends le téléphérique (9000w a/r 6.3€). D’en haut, on voit la mer et la ville de Sokcho. Le temps se couvre et il neigeotte. Je rentre à Sokcho. En ville, je tente un resto de fruits de mer, Yoo m’a écrit le nom d’un resto qui sert des plats typiques. Je crois reconnaître le logo du resto, en fait, ce que j’ai reconnu, c’est le terme « restaurant ». Je commande un« hot-pot » (18000w 12.6€) d’après photo et reçois différentes sortes de kimchi (chou à l’ail) et d’épices, du riz puis un caquelon fumant avec un bouillon de légumes et plusieurs fruits de mer. Le plat bouge tout seul ! En fait, certains coquillages ont cuit au fond du bouillon pendant que de grosses huîtres s’agitent au dessus ! J’apprendrai plus tard que ce sont des ormeaux. La patronne rit de ma tête horrifiée, elle décortique les coquillages, pousse au fond ceux du dessus et les coupe avec une grosse paire de ciseaux (ils sont tellement gros que je ne pourrais les avaler d’une pièce). Finalement, c’est très bon, un peu fade mais je n’ai pas osé mettre trop d’épices rouges et je n’en ai pas mis assez à voir la tête de la patronne. J’ai bien demandé si la sauce rouge piquait mais elle a cru que je voulais du plus piquant et m’a ramené une huile au wasabi qui déménage. Après, je vais au marché couvert ainsi que dans la rue principale. C’est nettement plus agréable sous le soleil. Je suis abordée par des étudiants qui me demandent dans un anglais hésitant s’ils peuvent faire un selfie avec moi. Si je comprends bien, il s’agit d’un exercice pour l’école. Au 5e groupe, je me dis qu’ils auront tous la même photo ! J’aurais peut-être dû monnayer ma bobine ?? Court repos dans la chambre et je pars sous le pont au village Abai, sorte de presqu’île qu’on atteint par un bac (400w) où les clients aident le batelier à la manœuvre. Le village est assez désert, il s’agit plus d’une rue pleine de restos. J’ai une adresse dans le lonely planet que j’essaie de trouver grâce au n°tel, les chiffres étant la seule chose écrite dans notre alphabet. Je ne trouve pas le resto et c’est mon instinct qui me guide pour goûter l’autre spécialité de Sokcho qu’est le calamar farci (11000w 8€), c’est délicieux. Il fait froid quand la nuit est tombée et je rêve d’un chocolat chaud.. que je trouve au caffe bene, une chaîne qui sert pâtisseries et cafés. Je paie un prix européen (5500w 3.9€) pour mon chocolat que j’apprécie à sa juste valeur après cette si belle journée qui annonce le début de mes vacances.

J3 : à 8h, beaucoup plus de monde au pt dej, je vais prendre le bus (6300w 4.5€) pour Gagneung où j’ai l’intention de visiter un sous-marin nord-coréen capturé en 1996. La gare routière est loin du centre et la charmante dame de l’office du tourisme parle… chinois et japonais, ce qui ne fait pas mon affaire. Heureusement, dans tout le pays, un n° tel 1330 est disponible en anglais pour les touristes. Je me fais donc expliquer (après plusieurs coups de fil car je change d’idée à plusieurs reprises) que la gare routière est loin du centre, que je devrais prendre un 1er bus vers le centre puis un autre vers le sous-marin qui est sur la côte à plusieurs km au sud de la ville. Les bus sont très peu nombreux. Un train touristique longe la côte jusqu’à Samcheok (prononcer « ça me choque »). Personne ne peut me dire si je pourrai laisser ma valise à la gare routière du centre pour reprendre le train après. Je décide de dormir là mais le quartier est assez tristounet et finalement j’abandonne mon idée de sous-marin et de loger à Gangneug pour aller à Samcheok en bus (5300w 3.7€). A l’office du tourisme de Samcheok, je peux poser plein de questions, la demoiselle devait s’ennuyer, je n’ai croisé aucun touriste. Elle m’envoie à l’international motel tout proche (50000w35.3€), un love-motel, c’est-à-dire un hôtel pour couples illégitimes qui se retrouvent là pour une nuit ou quelques heures. Une immense télé, un pc (qui ne fonctionne pas), un câble pour charger son portable. La chambre est grande mais il n’y a pas de draps, je demande à la dame qui nettoie qui m’explique que je dois m’enrouler dans le couvre-lit. Je regrette de ne pas avoir mon sac à viande. J’espère qu’ils le lavent, ce couvre-lit. Je prends le bus 60 (1600w1.1€) pour me rendre aux grottes de Hwangseongul (4000w), 40 min de route où je pique du nez mais le paysage semble joli quand je réussis à ouvrir un œil. Je prends le monorail (4000w 2.8€ou 7000 a/r) pour monter à l’entrée des grottes qui sont assez kitsch avec des lumières de toutes les couleurs. Je redescends à pied de très nombreux escaliers et rate de justesse le bus (1600w) qui a dû passer 5 min avant l’heure prévue. Il ne reste plus qu’à attendre le suivant pendant 90 min. C’est la rançon quand on n’est pas motorisé. En même temps, je peux comprendre : à l’aller, on était 3, au retour, on est 2. Je soupe d’un plat de pâtes (7500w avec un soda 5.3€) noyées dans une sauce crèmeuse aux fruits de mer dans un Han’s Deli d’où je me fais virer à 21 h, contrairement aux heures d’ouverture sur la porte qui indiquent 22h.

J4 : je me rends au parc Haesindang (bus 1600w + entrée 3000w 2.1€), plus connu sous le nom de parc aux penis ! J’ai fait une grass mat imprévue et me retrouve seule au bord de la route quand le chauffeur me fait signe de descendre. Je descends vers la mer, c’est la bonne direction : le parc est au fond à gauche. Il y a pas mal de familles en ce dimanche ensoleillé, l’endroit est agréable, sur une butte en bord de mer et des pénis, il y en a pour tous les goûts, si je peux dire. L’histoire dit qu’une jeune vierge s’est noyée avant d’avoir connu l’amour et empêchait les pêcheurs d’attraper du poisson. Un pêcheur urinant dans la mer a obtenu du poisson et on a construit toutes sortes de statues pour lui faire plaisir ! Je me dépêche un peu pour ne pas rater le bus (1600w), il n’y en a plus entre 12h05et 14h. A la gare routière, je prends le bus 21-1 (1500w) vers la gare ferrovière de Dong-hae d’où je prends un train normal vers Jeongdorgjin à 2600w 1.8€ (pas le touristique seatrain avec tous les sièges tournés vers la mer quiva de Samcheok à Gangneug pour 15000w). Tout le bord de mer est cerné de barbelés, on est près de la frontière et il faut éviter que des réfugiés n’accostent. Là, je dois prendre un bus (1200w) pour mon sous-marin (non, je ne lâche pas l’affaire). Je me suis fait écrire en coréen l’endroit où je voulais aller : unification park. Un jeune couple cherche avec moi l’arrêt de bus, et on ne trouve pas. Un chauffeur de taxi veut m’emmener et m’attendre pour 20000w. La demoiselle coréenne semble très gênée de me traduire le prix du taxi. On finit par trouver le bus, il y en a 1 par heure et je visite mon sous-marin nord-coréen (3000w 2.1€) ainsi que le navire qui se trouve à côté. Je pensais prendre un taxi pour retourner à la gare mais il n’y en a pas. L’endroit est effectivement assez isolé. Donc ce sera le bus (1200w) J’arrive tout juste à temps à la gare pour attraper le train (2600w) qui me ramène à Samcheok via Dong-hae (1500w). Je n’ai fait qu’une grande partie de ce que propose le train touristique mais je ne trouve pas que la vue soit si belle. Bien sûr, il y a la mer mais aussi des zones plus industrielles. Je soupe d’un plat de pâtes (5500w 3.9€) qui arrive très rouge, le serveur m’explique que c’est très piquant. C’est la bouche anesthésiée que je retourne à l’hôtel. La nuit est très mauvaise. Mes voisins semblent être 4 et discutent, crient et claquent les portes jusqu’à 4h du matin. Finalement, les love-motels attirent sans doute une faune particulière. Je dois me lever à 5h15, c’est curieux, je ne trouve plus le moyen d’arrêter mon réveil pendant que je prends une douche !

J5 : c’est un peu au pif que je vais tôt à la gare routière, je cherche un bus pour Dong-hae (1400w moins cher qu’hier ???) où j’ai un train (11000w 7.8€) pour Andong, qui part à 7h. La gare s’éveille et je trouve un bus. J’ai demandé à l’office du tourisme qu’ils me réservent une chambre au Happy guesthouse (25000w 17.7€), j’y arrive à 11h et la chambre n’est pas prête. Bon, je peux comprendre mais le lendemain, je réalise que je suis la seule cliente dans l’hôtel. On m’offre un délicieux thé au gingembre. Je laisse mes bagages et pars immédiatement au village d’Hahoé, classé par l’Unesco, à 40 min de bus (n° 46 1200w 0.8€). Je commence par le musée des masques (2000w 1.4€) qui sont très bien mis en valeur. Puis le village traditionnel (3000w 2.1€), toujours habité. Je reviens par une belle allée d’arbres en fleurs, bruissant sous les insectes. Au retour, (bus 1200w) je m’arrête dans une fabrique de papier où un charmant Mr m’explique le processus de fabrication. Ils en font plein d’objets en papier mâché. Un groupe de bonzesses en gris fait du shopping, je croyais que c’étaient les ouvrières de l’usine ! Au retour, on m’explique qu’il n’y a pas d’arrêt de bus et que je dois le héler (bus 1200w). Je ne suis pas trop rassurée, au bord d’une route rapide sans aucun endroit pour me planquer. J’ai l’impression d’être sur la bande d’arrêt d’urgence d’une autoroute. La patronne de l’hôtel est arrivée, elle me donne des infos et me conseille un resto dans le marché couvert que j’ai beaucoup de mal à trouver. Il faut dire que c’est dans une allée latérale où il n’y a personne. Je mange un « Korean table » (4000w 2.8€) , toutes sortes de petits plats, dont du maquereau, spécialité du coin. Je mange froid car un couple (à 3 personnes, on remplit quasi tout le resto) essaie de comprendre d’où je viens et ce que je fais là. Avec le portable, ils essaient de se connecter pour avoir une carte de l’Europe mais ne savent pas où est la Belgique. On n’y arrivera pas. La chambre est constituée d’un futon sur ondol (chauffage au sol), la nuit sera chaude et je me sens comme l’huître sur le bouillon. Le défaut des ondol, c’est qu’il n’y a aucune possibilité de réglage.

J6 : je visite le temple (bus 67 1200w) du Dosan Seowon (entrée 1500w 1€), endroit merveilleux d’une académie confucéenne. Curieusement, il est à peine cité dans le lonely planet mais fait 3 étoiles dans le guide vert. Il est à 34 km au nord d’Andong et il n’y a que 4 bus par jour mais il vaut vraiment la peine. J’étais seule à mon arrivée matinale. J’attends le bus retour alors qu’un Mr m’apporte une pâte de riz recouverte de haricots rouges légèrement sucrés en m’expliquant que je dois goûter cette spécialité typique. En tout cas, ça cale ! A l’office du tourisme, on m’a donné les horaires de train pour Daegu. Malheureusement, quand j’arrive à la gare, l’horaire a changé depuis décembre et j’ai raté le train de peu. Donc, je vais prendre un bus pour Daegu (10000w 7€). J’avoue préférer le train que je trouve plus confortable et moins dangereux (le 2er jour, on a eu un accident avec le bus, heureusement pas grave, mais qui nous a retardés). La nouvelle gare routière d’Andong est très loin, à plus de 30 min de bus du centre (1200w) J’ai à nouveau demandé à l’office du tourisme qu’on me réserve la chambre. Arrivée à Daegu, je sais que je dois prendre le bus 814 (1200w) mais dur, dur de trouver l’arrêt. Je rame un peu avec ma valise. J’ai des doutes sur l’hôtel en arrivant : c’est assez glauque, bien que renseigné dans le lonely planet. Je ne comprends pas bien l’intérêt de m’avoir fait traverser la ville pour aller dans cet hôtel. Il s’appelle Rojan, Rozan ou Lausanne selon ce qui est écrit à l’entrée, sur les papiers ou sur les oreillers (25000w 17.6€). Je suis dans un quartier de buildings avec quelques restos simples et beaucoup de love-motels. Je trouve un resto avec un accès internet où je choisis un des 3 plats en photo (7500w 5.3€).

J7 : je vais au temple d’Haeinsa (bus-metro-bus 1200-1200-7100w 6.7€ en tout, idem au retour, j’aurais bien fait de prendre la carte T-money dont je parle plus loin) où on prépare les fêtes de Bouddha qui ont lieu dans quelques semaines. Entrée 3000w. Il y a de la musique et beaucoup de monde, on offre même à manger. Je croise un groupe de Français (mes premiers blancs !) En ville, métro jusqu’au marché médicinal puis musée de la médecine traditionnelle. Passage au Department Store Hyundai chic et cher, passage au -1 où, comme souvent, se concentrent des stands de nourriture. Je choisis différentes sortes de ravioli (5700w 4€). Le soir, je retourne au resto d’hier, Lu, où je prends du porc frit (12000w 8.5€) en montrant l’assiette d’un convive. Je ne savais pas si c’était de la viande ou du poisson mais le serveur a eu une illumination et m’a dit fièrement « pig ». C’est servi avec une sauce gluante, sucrée, c’est bon, bourratif et très hypercalorique. A la télé dans le resto, c’est la « nouvelle star » version locale.

J8 : départ vers Gyeong-ju, (bus 1200w jusqu’à la gare routière puis 4900w 3.5€ ) l’ancienne capitale. Je vais au Show motel car les mails que j’ai envoyés du resto m’ont permis d’apprendre que le Nabhi guesthouse et le traditionnel Sarangchae (c’est un Hanok, une maison traditionnelle où j’aurais voulu loger) n’ont plus de chambres singles. Le Show Motel est un love-motel et ne s’en cache pas : photos de femmes dénudées dans les couloirs… Heureusement que j’ai vu des groupes et des familles sortir. Il est tôt et la chambre n’est pas prête (refrain connu), je fais un peu de cinéma et on me dit d'attendre 30 min. La charmante gérante m’apporte un café pour me faire patienter, je déteste ça, je cherche où m’en débarrasser mais il n’y a qu’une plante verte synthétique et je bois le café jusqu’à la lie ! Je demande un reçu pour la chambre (partout, on paie d’avance) car j’ai lu que depuis début avril, on peut se faire rembourser la tva à l'aéroport(10%), je reçois… 2 brosses à dents. La compréhension est toujours difficile. 15 min plus tard, la chambre est prête : woaow, j’ai une chambre immense avec lit king size, miroirs au plafond, bain à bulles, sofa mauve, frigo, jus offerts, appareil pour nettoyer les verres aux UV (je croyais que c’était un micro-ondes), lumière tamisée à couleur variable, wc chauffant, lit aussi, télé énorme, petites crèmes en tous genres (si tu comprends le coréen, sinon tu risques de mettre du cirage sur ta figure et de la mousse à raser sur tes chaussures), préservatifs et pc avec internet. C’est très kitsch et la nuit ça clignote de partout à l’extérieur, comme à Las Vegas. Il ne manque qu’ un beau mec... mais peut-être que si je demande gentiment....Tout ça pour 50000w 35.3€. La chambre est tellement agréable que j’ai du mal à la quitter. L’après-midi, je vais au temple Bulguksa (bus 1200w) et de là, je prends directement un autre bus (1500w 1 seul par heure et il va partir) pour la grotte Seokguram (entrée 4000w 2.8€). Le chemin à pied vers la grotte est agréable mais il fait frais et il y a du vent, je regrette ma veste. Le Bouddha est derrière une vitre et est un peu éteint, je suis un peu déçue, en plus on le visite à la chaîne. A Bulguksa (entrée 4000w), beaucoup de groupes scolaires, un monde fou, ça me change. C’est un très bel endroit, j’ai beaucoup aimé. Je soupe d’un bibimpad, riz frit avec un œuf, (5000w 3.5€) dans un des nombreux restos près de l’hôtel, ils ont un menu en anglais, ouf.

J9 : le jacuzzi ne fonctionnait pas, je l’explique à la charmante gérante et je reçois… une bouteille d’eau. Je visite les tumuli de Daereung-won (2000w 1.4€) avec entre autres la tombe de Cheonmachong puis le parc Wolseong avec l’ancien observatoire Chemseong-dae, la forêt du coq, le romantique parc Anapji (2000w). Je finis au musée national, gratuit comme quasi tous les musées après avoir traversé les champs de colza où les Coréens se font photographier. A nouveau, beaucoup de groupes scolaires au musée. Je rentre en bus (1200w). Sur photo, je choisis des ravioli genre gyozi japonais et je me retrouve avec des galettes (4500w 3.2€). La restauratrice me montre comment mélanger le chou avec la sauce (je n’aurais pas dû, c’est extrêmement piquant) et rouler agilement le tout, avec les baguettes, dans une galette façon canard laqué. Elle me donne la becquée.

J10 : départ matinal vers Busan (bus 4800w 3.4€), je quitte à regret le show motel. C’est le week-end, le prix des hôtels augmente.Les love motels sont plus chers (90000w) et l’hôtel que j’avais repéré a changé de nom, il est plein. Je me retrouve dans un autre, dans les environs, très bien situé mais pas terrible : Lexus hotel (60000w 42.4€) la chambre sent le tabac, malgré le panneau interdiction de fumer, il y a un cendrier dans la chambre. Il y a des travaux bruyants dans l’immeuble en face. J’arrose mes pieds en me lavant les mains, la tuyauterie n’étant pas raccordée. Le pc est plein de poussière et ne risque pas de fonctionner. Je retourne à la réception car je voudrais vérifier les vols vers Jeju et j’ai besoin d’internet, il n’y a pas de wifi. On me change de chambre, la suivante a une douche moins sophistiquée mais semble un peu plus fraîche et le pc est récent. Mais à nouveau pas de vrais draps ! Je vais au marché aux poissons Jagalchi, je cherche le marché Gukje et je tombe sur un autre marché en me promenant. Je cherche un train touristique qui est sur une île, le paysage devrait être joli avec de belles falaises mais ça semble compliqué d'y arriver. Je grimpe au sommet d’un centre commercial, belle vue vers le port et les ponts. La ville est grise et pas très belle. Elle est très étendue et heureusement, il y a un métro. J’ai acheté un pass (4500w 3.2€) pour la journée. Les gens sont souvent habillés de vêtements de sport « techniques ». On croirait qu’ils vont escalader l’Annapurna. Il y a des chaînes internationales de vêtements de sport type Columbia, Millet, .. mais aussi des magasins sans marque connue (du moins de moi) beaucoup moins chères. L’avantage, c’est que beaucoup de personnes âgées marchent en baskets, et c’est assez sécurisant contre le risque de chutes chez ces personnes frêles et certainement ostéoporotiques. Ces baskets sont très colorées, fluo, de même que les vêtements. Passé un certain âge, les femmes ont toutes une permanente et les cheveux teints, difficile de leur donner un âge. Dans le métro, à plusieurs reprises, des hommes ont voulu me céder leur place dans la zone réservée aux handicapés. Je me demande s’ils ont autant de mal que moi pour définir mon âge mais j’ai brutalement pris un coup de vieux ! Les gens sont adorables mais globalement pas très galants, il m’est arrivé plusieurs bousculades dans le métro et les ascenseurs, les hommes ne laissant spécialement passer les femmes et les ajummas, les dynamiques vieilles dames, savent s’imposer. Une fois qu’on a compris, on laisse passer. Dans la rue, des stands fermés incitent les clients à se faire tirer les cartes. Au sommet d’un autre centre commercial, il y a une sorte de zoo avec des hamsters, des biches, des oiseaux, 3 chiens qu’on promène à tour de rôle pour les faire caresser par les enfants qui en ont peur. Il y a même un très jeune ourson. Que diraient les ligues de défense des animaux ? Je vais faire un tour au plus grand shopping mall du monde (c'est eux qui le disent) où il y a une patinoire, un spa et des milliers de stands luxueux. Tout près, le nouveau Busan cinema center, très design. Le soir, je me promène dans une rue très animée pleine de restos et choisis un bulgogi, un bbq coréen : grillade à table de fines tranches de porc.(8000w 5.6€) Dans le frigo de la chambre, il y a des jus dont un infect goûté auparavant (on dirait un jus de maïs), je vais à la réception essayer de le changer et la vieille dame me donne… 2 préservatifs !!!

J11 : il pleut, je vais au temple de Beo-meosa, au nord de la ville dans les collines, on y accède en métro (j’ai repris un pass à 4500w) puis en bus (1200 et curieusement 1300 au retour). Je discute avec un vieux monsieur qui parle très bien anglais. Je vais faire un tour à la plage de Haeindae, c’est blindé d’hôtels de luxe. En haute saison, ça doit être bourré. Je mange un pajeon (1000w) près de la plage dans une boutique de rue, c’est une délicieuse galette aux oignons et patates douces. Le soir, je prends des ravioli (2000w 1.4€) en rue puis une gaufre au chocolat (2700w 1.9€) dans une chaîne qui se dit belge. Moins sucrée que chez nous mais je suis en manque de chocolat.

J12 : j’ai fait réserver un vol pour l’île de Jeju à l’office du tourisme. J’avais tenté d’aller dans une agence de voyage, renseignée à l’office du tourisme, au 1er étage d’un bâtiment quelconque, je ne l’aurais jamais trouvée; ils dégagent un canapé pour que je puisse m’asseoir face à des instruments de gymnastique mais ils ne me comprennent pas et me proposent un vol assez cher avec Korean. J’ai beau dire low cost company, cela ne va pas. Finalement, c’est l’office de tourisme qui appellera Air Busan.Ce vol a lieu l’après-midi et je profite de la matinée pour me rendre en métro (1300w) au jjimjil-bang, un spa traditionnel : le spa Hurshimchung(8000w 5.6€), le principe : une 1ere pièce où on range ses chaussures dans un casier à clé, la même clé sert pour un autre casier dans une 2e pièce pour laisser ses vêtements. En théorie, on peut laisser ses valeurs à l’accueil mais j’ai tout laissé dans mon sac dans le casier et tout retrouvé. On se retrouve à poil (hommes et femmes séparés), on entre dans sous une belle coupole lumineuse, on se douche (assis comme au Japon) après avoir pris un minuscule carré d’éponge, puis différents bains (dont un fluo au citron, un au café peu odorants) des grottes, saunas, hammam.. où se prélasser. Un endroit avec des jets très puissants qui tombent de haut où une mammy m’explique comment m’installer avant que le jet ne me broie. Je retourne à l’hôtel récupérer ma valise. Métro (1300w) et light rail (1300w) vers l’aéroport. L’employé m’explique que tous les vols sont complets avant de comprendre que j’avais réservé par tél (sans avoir payé). Heureusement, ils retrouvent mon nom. Le vol Busan-Jeju puis Jeju-Seoul me coûte 159000w 112.5€. Mon sac cabine est bloqué au contrôle et passé à l'aspirateur puis le contenu est envoyé dans une machine genre spectromètre, je n’ai jamais vu ça. Ils ont certainement trouvé des poils de mon chien ou de l’eau de Javel du spa ! Ils inscrivent mon nom sur une liste. Bizarre. A Jeju, il faut 1h25 de bus (5500w 3.9€) pour rejoindre le sud de l’île, on dit à l’hôtesse à quel hôtel on va et elle nous dit à quel arrêt descendre. J’ai réservé au Hiking inn à Seogwipo. On s’arrête devant tous les hôtels de luxe. J’ai un peu de mal à trouver l’hôtel , pourtant pas loin de l’arrêt de bus, car il n’est pas sur mon plan. Le gérant est un peu rustre, il faut dire que, depuis la veille, le prix serait passé de 22000 à 25000w 17.6€, contrairement à ce qui est écrit à l’entrée et sur internet. Je reste 3 nuits et ça fait plus de 10 % d’augmentation. Je râle pour le principe, ça n’est quand même pas très cher. Mais je me demande s’il n’essaie pas de mettre la différence dans sa poche. Il est vrai que ce sera corrigé sur internet après quelques jours. La chambre est petite mais lumineuse et au 6e, il y a une terrasse avec une belle vue vers la mer et le coucher de soleil (mais pas d’ascenseur !). Les pc sont en panne mais il y a du wifi et la laundry est gratuite. La journée se termine avec une soupe aux nouilles à 6500w 4.6€ dans un resto chinois des environs.

J13 : je vais visiter les chutes Cheonjiyon (2000w1.4€), assez touristique. Après 2 semaines sans croiser de touristes, cela me change. Tout le monde se prend en photo devant les chutes. Au retour, une touriste asiatique hurle, il y a un serpent dans l’eau. Après, je vais faire un tour en sous-marin (55000w 38.8€) construit par des Finlandais, je n’ai pas réservé mais ils me trouvent une place pour le prochain départ. On descend à – 40 m, là il fait très sombre mais il y a des coraux. A 20m, un plongeur donne à manger aux poissons qui rappliquent tous pour le dîner. Ils doivent connaître l’heure ! On reste 20 à 25 min sous l’eau, c’est un peu l’industrie. Je fais le tour de la presqu’île toute proche, il y a des oiseaux et c’est très joli. Ensuite, je me rends à pied aux autres chutes Jeongbang (2000w), des chutes qui tombent directement dans la mer, ce qui est rare. Je suis fatiguée ce jour-là, mange rapidement un riz frit aux crevettes dans le resto de la veille (6000w 4.2€) et rentre à l’hôtel d’où je tel en Belgique (c’est gratuit via skype à l’hôtel)

J14 : j’ai quelques cartes à envoyer et me rends à la poste. Il y a une immense télé (comme dans beaucoup de lieux publics, banques, gares, …) je vois un morceau bleu flottant sur l’eau et crois d’abord qu’on a retrouvé l’avion de la Malaysian qui a disparu il y a déjà plusieurs semaines puis d’autres images montrent un ferry en train de couler. Je demande à l’employé si cela se passe en Corée mais il ne me comprend pas. J’apprendrai via CNN à l’hôtel qu’il s’agit d’un ferry reliant Seoul à Jeju. Je fais le trajet inverse demain en avion. J’avais repéré le site pour faire le trajet en ferry mais les sites internet ne sont qu’en coréen et je ne comprenais pas les prix très variables. Aujourd’hui, j’ai décidé de me rendre au tunnel de lave de Manjanggul (2000w), au nord-est de l’île. J’ai enfin acheté une carte T-money (cf plus loin). Il s’agit d’un tunnel de 13 km dont on parcourt 1 km dans un boyau creusé lors d’une éruption. C’est « voyage au centre de la terre », on réalise qu’elle bouillonne, notre belle planète. Jules Verne aurait adoré. Il me faut 2 h de bus pour parvenir à un croisement, de là il reste 2.5 km à pied, très peu de voitures passent. Peu avant d’arriver, il y a une sorte de parc d’attraction avec un labyrinthe de verdure, j’entends les enfants rire. Au retour de la visite, je m’apprête à refaire les 2.5 km à pied (il y a un hypothétique bus qui passe rarement) quand une voiture s’arrête et me prend en stop. Une famille avec 2 enfants. Ils ne parlent pas anglais, je leur offre des bonbons Napoléon au citron ramenés de Belgique que les enfants adorent mais le Papa fait la grimace. Ca ne doit pas faire partie de leurs goûts. Ils m’expliquent, désolés, qu’ils tournent au bout de la route dans une autre direction que moi. Nos routes se séparent. Je comptais grimper au sommet de la presqu’île d’Ilchulbong, cette espèce de bol qu’on voit sur les vues aériennes de Jeju mais entretemps, il pleut et je me contente de la prendre en photo de loin. En plus, il est tard. Je rentre à Seogwipo. Je m’achète des beignets de calamars frits en rue (3000w 2.1€) et une glace dans un supermarché. Je rentre dans la chambre où des images terribles passent en boucle sur toutes les chaînes.

J15 : drache nationale, je décide de me rendre quand même au village traditionnel de Seongeup, c’est la même route vers l’est qu’hier. Je manque de rater l’arrêt car le chauffeur en grande discussion m’a oubliée. En général, je me place à l’avant pour que le chauffeur m’indique où descendre. On annonce bien l’arrêt mais il faut arriver à comprendre. Puis je dois changer de bus. Une dame m’emmène au nouvel arrêt puis rebrousse chemin. Cela ne l’a pas dérangée malgré la forte pluie de faire un détour pour me montrer l’arrêt. Toujours l’extrême gentillesse coréenne. Arrivée sur place, je ne trouve pas. Je suis stupide, il y a un parking rempli de cars, je n’ai qu’à suivre le flot de touristes qui en descendent. Il pleut toujours assez fort.C’est plus petit que je n’imaginais, des maisons aux jolis toits de chaume, avec une cuisine et des jarres traditionnelles et les groupes planqués à l’abri de la pluie dans l’espace commun de la maison pour prendre un thé, les statues de grands-pères : personnages typiques de Jeju-do, les Dolharubang . Cela ne valait peut-être pas la longueur du trajet. Je rentre trempée à l’hôtel, le mauvais temps ne donne pas envie de visiter plus. Je retrouve une jeune Bretonne en manque de fromages, croisée la veille. Cela me permet de parler français. En fait, il s’agit d’une jeune femme d’origine coréenne, adoptée en France et qui fait un voyage initiatique dans son pays d’origine. Elle doit avoir encore plus de mal que moi, car, moi, c’est écrit sur ma figure, que je ne parle pas coréen. J’ai choisi de prendre un bus qui traverse l’île du sud au nord, plutôt que d'en faire le tour comme à l'aller, pour passer près du mont Hallasan et avoir de beaux paysages. Malheureusement, à cause de la météo, on est dans le brouillard et on ne voit rien ! Il y a un monde fou à l’aéroport, la ligne Jeju-Seoul est la plus fréquentée du monde, 10 millions de passagers par an, tous les vols ont du retard. Je suis un peu inquiète, j’en ai encore au moins pour 1h de métro entre l’aéroport de Gimpo et mon hôtel à Seoul , le Mini hotel Honk (47600w 33.6€) et vais arriver vers minuit. En fin de compte, il y a même des gens debout dans le métro de Seoul vu la foule à cette heure tardive. Mon hôtel est très bien situé proche de Jongno-3 où se croisent 3 lignes de métro. Une belle volée d’escaliers pour sortir du métro, contrairement à Busan pas d’ascenseurs mais une rampe avec un siège pour chaises roulantes. Cela ne fait pas mon affaire ! Un monsieur m’aide à monter la valise et je dois presque courir pour arriver à le suivre. Ils ont bien ma réservation à l’hôtel (vive booking.com) faite depuis la Belgique, je voulais absolument être dans ce quartier très central. Je décide de repartir chercher quelque chose à grignoter. Je m’étais juste contentée d’un snack à Paris-baguette à l’aéroport (4000w 2.8€). Il faut savoir que toutes les boulangeries ont un nom à consonance française : Paris-croissant, Touslesjours, Le pain de Papa… En rue, c’est encore très animé, des vendeuses préparent des calamars et du porc frit dans des aubettes. Finalement, je fais un tour dans le quartier, je ne me sens pas du tout en insécurité. Le Mc Do local est encore ouvert de même que d’autres commerces. Je rentre à l’hôtel avec un sachet de calamars (3000w 2.1€). La chambre est minuscule. Comme partout, on enlève ses chaussures avant d'entrer, 2 lits jumeaux occupent tout l’espace et le petit frigo se trouve sur…l’appui de fenêtre. Dans la salle de bain, la douche est branchée sur le robinet du lavabo (attention à ne pas oublier de basculer la manette sinon on est arrosé en se lavant les dents) et encore, il semblerait que j’aie réservé une chambre double. Le gérant voudrait me mettre dans une single mais dit que tout est plein. Heureusement. Je jetterai un œil plus tard sur d’autres chambres où les doubles n’ont parfois la place que pour des lits superposés. A Andong, il n’y avait pas de lavabo mais un robinet placé à 20 cm du sol, je me lavais les dents sous la douche par facilité ! Je fais sécher mes affaires sur le 2e lit. Avec la pluie à Jeju, même la valise en toile a percé.

J16 : le premier de mes 4 jours à Seoul, je traverse la rue Insadong, pleine de boutiques de souvenirs, c’est curieux comme ça prend du temps de faire ces quelques centaines de mètres ! J’attaque par le Changdeokgung palace, un des nombreux palais de Seoul, c’est immense. Je prends un pass pour les principaux palais à 10000w 7€. Je profite d’une visite en anglais avec une jolie guide en costume traditionnel.Tout près, il y a le Biwon qui ne se visite qu’avec un guide. Il s’agit du jardin secret avec des arbres magnifiques, très romantique. Je me perds un peu pour trouver l’entrée d’un autre palais et finalement, je me balade dans le quartier. J’ai le temps, j’ai 4 jours entiers à Seoul , dont 1 prévu à Suwon où je n’irai jamais, faute de temps. Je passe à la cinémathèque, c’est amusant de voir les affiches en coréen de célèbres films américains. Dans le même bâtiment, il y a aussi une salle de spectacles et j’ai bien l’intention d’en voir. Pas de poste en anglais à la télé, je consulte ma tablette grâce au wifi et constate qu’en Europe, on parle de la colère des familles qui se plaignent de la lenteur des secours, ce qu’on ne voit absolument pas sur les chaînes coréennes. Petite balade nocturne le long de la rivière romantique, la Cheonggyecheon, et dans le quartier commerçant où toutes les boutiques sont ouvertes. La Corée est réputée pour ses cosmétiques et il y a de nombreuses chaînes qu’on retrouve partout : Faceshop (aucune allusion à son concurrent Body shop !), Aritaum… Je termine par un poulet aux calamars à 9000w 6.4€.

J17 : Je commence assez tôt ma journée par le temple Deoksugung, quand je suis à l’intérieur, je vois passer la relève de la garde à laquelle je vais assister. Les gens se prennent en photo avec les gardes mais gare à celle qui s’approche de trop près et les touche. Un mouvement sec la rappelle à l’ordre ! Les gardiens restent sérieux et stoïques. J’en vois néanmoins un esquisser un sourire lorsqu’un petit garçon costumé est fier de poser avec lui. Peut-être occupera-t-il sa place dans quelques années ? Je passe par l’hôtel de ville, en rue des affiches de propagande pour dépister le cancer du colon. Il y a une copie de la tour de l’observatoire de Gyeong-ju, en me rapprochant je constate qu’elle est faite… en phares de voitures. Excellent recyclage ! Je passe à l’office du tourisme pour acheter un ticket à moitié prix (25000w 17.7€) pour un spectacle traditionnel ce soir : Miso. Je tente de grimper au sommet d’un centre commercial pour avoir une vue de Seoul, je me retrouve dans un étage de bureaux et finalement, ce sera depuis les toilettes que j’aurai une fenêtre vers la ville. En bas de l’immeuble, il y a une colonne où de célèbres chanteurs locaux ont imprimé leur main. Des jeunes s’extasient dans ce passage. Je me rends à pied à Bukchon, quartier traditionnel, moins animé que je ne pensais mais j’y passe quelques heures avant de me rendre au marché de Namdaemun où on trouve de tout. Je fais aussi un peu de shopping souterrain. Il y a de nombreuses boutiques dans les métros et des repas pas chers vite préparés. De là, je vais au spectacle. Miso n’est pas compliqué à suivre, c’est l’histoire d’un gouverneur envoyé sur l’île de Jeju et qui y trompe sa femme.Celle-ci le suit et l’espionne. A la fin, ils se réconcilient. Histoire universelle. Il y a quelques explications en anglais avant le spectacle. Chants, théâtre, danses et jolis costumes. On m’avait dit que les photos étaient interdites et j’ai laissé mon appareil à l’hôtel mais après le spectacle, tout le monde se fait photographier avec les acteurs. Je rentre à pied par la rivière. Je me fais virer de plusieurs restos qui vont fermer et finis au Mc Do local, le Lotteria (menu à 6300w 4.4€)

J18 : je visite le palais de Changgyeonggung puis je veux me rendre au sanctuaire Jongmyo mais j’ai un peu de mal à trouver l’entrée. En fait, j’ai fait le tour par les 3 faces sans entrée. Il ne se visite qu’avec un guide. Je reviendrai demain car je devrais attendre longtemps pour une visite en anglais. Autour, des hommes âgés jouent à un jeu traditionnel, certains font du tai-chi. Je retourne le long de la rivière, il y a une zone où chacun peut écrire un vœu. La rivière faisant plus de 5 km, je ne sais pas où cela se trouve, à l’office du tourisme non plus ! La personne doit téléphoner pour se renseigner. Elle semble très gênée et je me moque gentiment d’elle en disant qu’elle travaille trop pour avoir le temps de visiter sa ville. Je me rends au musée national car je réalise qu’il est fermé demain. Il est dans le sud de la ville et j’y vais en métro. Malheureusement, pas le temps de trop approfondir, ce soir, j’assiste à un spectacle d’arts martiaux, Jump à 25000w. Je pensais que c’était à 20h à 2 pas de mon hôtel mais j’apprends qu’ils ont déménagé récemment et c’est beaucoup plus loin, à 18h. J’ai 3 changements de métro à faire. Mon planning est mis à mal. C’est assez burlesque et le public participe, du moins quand il comprend. L’acteur choisit quelqu’un au premier rang mais la personne ne répond pas, elle est de Hong-Kong. Le suivant est de Singapour ! Il finit par trouver une (jolie) Coréenne. Pour Miso et Jump, j’ai acheté les places les plus chères mais c’est totalement inutile, on voit très bien de partout. Par contre, j’ai essayé de me décaler de quelques places sur la même rangée dans le théâtre et j’ai eu un rappel à l’ordre immédiat. Une personne est arrivée en retard et l’ouvreuse a fait se lever toute la rangée pour que cette personne ait sa place alors qu’il y en avait plein d’autres libres. Le règlement, c’est le règlement ! Je rentre à pied, mange une soupe de nouilles et j’assiste à une veillée devant un temple pour pleurer les lycéens morts dans la catastrophe du ferry.

J19 : visite du shrine Jongmyo puis repérage des derniers achats, je dois encore changer de l’argent et je calcule combien il me faut. A Seoul, il y a des bureaux de change, notamment dans la rue Insadong et au marché de Namdaemun à un taux plus intéressant qu’à la banque. Ailleurs j’ai toujours changé du cash dans les banques. Je n’ai pas utilisé ma carte bancaire dans les distributeurs. A côté de mon hôtel, il y a un magasin de vêtements de sports que je dévaliserai ce soir. Je vais à l’immense palais Gyeongbokgung, le dernier que je voulais voir. A un moment, je me repose sur un banc avant d’attaquer le musée folklorique et une dame âgée se rapproche discrètement, poussée par sa fille qui veut absolument une photo avec moi. J’accepte de bon cœur et nous papotons.. avec les mains. Dans le musée, un groupe de femmes s’extasie devant une vitrine. Je pense qu’il s’agit d’un magnifique Bouddha mais quand elles s’en vont, je m’aperçois que c’est une représentation d’une série de desserts ! Les gourmandes. Un joli petit lac avec un temple octogonal termine ma visite. Je vais au quartier moderne de Gangnam, eh oui, celui de Psy. Buildings modernes, écrans vidéos immenses diffusant des pubs. La journée se termine par du shopping et le rangement de mes achats dans la valise !

J20 : départ en métro vers Incheon, je dévale les nombreux escaliers avec ma très lourde valise. Mon avion est le seul du panneau d’affichage annoncé en retard. C’est à regret que je quitte la Corée. Snif. Adieu la Corée et surtout les très gentils, serviables, adorables Coréens.

Trucs et astuces :

Faites vous traduire en écriture locale quelques phrases types (où est l’arrêt de bus, avez-vous une chambre, puis-je laisser mon sac, quel train…) Ca permet d’engager la conversation avec les locaux qui sont prêts à rendre service malgré l’absence de communication en anglais.

Si vous arrivez tôt en ville, logez dans un love-motel. Ils ne chicanent pas trop pour vous donner la chambre plus tôt (du moins hors saison). Ailleurs, ils refusent systématiquement de donner la chambre avant l’heure officielle de check-in, parfois tout simplement parce que le responsable n’est pas là. Pas de pt dej ni de possibilité de faire laver ses vêtements dans les love-motels.

Louez un vélo pour visiter Gyeong-ju. C’est à peu près plat et il y a des pistes cyclables à l'abri des voitures.

A Jeju, il pourrait être utile de louer une voiture. Les bus vont partout ou presque mais ils ne passent pas tjs très souvent, c’est un gain de temps énorme et permet aussi de loger dans un hôtel plus luxueux mais plus isolé, face à la mer.

Evitez le week-end pour les spas, il y a beaucoup d’enfants (du moins chez les femmes) qui courent et crient. Ce n’est pas vraiment calme.

Le métro : à Busan, 5 lignes, pas très compliqué. A Seoul, beaucoup plus. Pas trop compliqué pourtant. Comme partout, repérez la ligne, le nom de la station où vous allez, un bandeau défile en anglais dans la station et dans le métro. Le bandeau au dessus de la porte quand on attend le métro annonce la direction et le nom de la station suivante plutôt que le terminus de la ligne. Bon à connaître quand on est pressé. A votre station, repérez le n° de la sortie. Certaines stations sont très longues, ont un centre commercial et parfois 15 sorties. 2 sorties peuvent être éloignées de plusieurs centaines de mètres. Dans les brochures touristiques de Seoul, pour les lieux importants, ce n° est souvent indiqué.

2 sites utiles pour les transports en bus :

http://asiaenglish.visitkorea.or.kr/ena/TR/korea_terminal.jsp

http://www.kobus.co.kr/web/eng/index.jsp

Pour utiliser les bus, en entrant par l’avant, vous jetez la monnaie dans un bac devant vous. Si le compte n’est pas juste, le chauffeur rend la monnaie que vous récupérez dans un autre bac à gauche. Si vous n’avez qu’un gros billet (pas trop gros quand même !) il y a aussi une machine qui fait le change.

Plusieurs fois, j’ai remarqué que le mot de passe pour le wifi était le n° tel de l’endroit, s’il est indiqué à l’ext, vous pouvez tjs essayer. C’était peut-être un hasard.

La touche à droite de la barre d’espacement sert à changer l’alphabet sur le clavier. Bon à savoir si vous êtes seul dans la chambre du love-motel avec le pc !

Bien se renseigner à Seoul sur les jours de fermeture des temples et les horaires en anglais de ceux qu’il faut faire en visite en groupe. J’ai beaucoup aimé le musée folklorique dans l’enceinte du palais Gyeongbokgung

Pour ceux qui veulent aller au Spa Hurshimchung : prendre le métro jusqu’à la station Oncheonjang, sortir à la 5, prendre le pont qui surplombe la route (ça évite un long détour), traverser le shopping center par le 1er étage, descendre les escalators, traverser la route et tourner à gauche puis à droite. Le spa est le gros bâtiment à dr qui est relié par une passerelle à l’hôtel Nongshim à g. Entrer dans le bâtiment et prendre l’escalator jusqu’au 1er étage. Vous y êtes. Il faut compter 10-15 min de marche depuis le métro. Sinon, il y a celui plus chic du Spa land au grand shopping mall.

Si vous êtes fauché (ou radin) :

En avril 2014, 1€ vaut 1415 won.

Grimpez au sommet des centres commerciaux pour avoir une vue aérienne gratuite des villes

Descendez au sous-sol des mêmes centres commerciaux pour goûter les spécialités locales, il y a souvent des dégustations.

Prendre une carte T-money pour les transports en commun. Le principe : vous achetez cette carte pour 2500w dans le métro ou un des très nombreux magasins, 7 eleven, C&U. Vous la chargez de quelques dizaines de milliers de wons, soit dans les magasins soit aux appareils automatiques des métros. Dans le métro, on la scanne à l’entrée et à la sortie, le montant est débité selon la distance avec 100w de moins qu’en payant cash. Le transfert métro-bus semble gratuit (je n’en ai pas eu besoin) Dans les bus, on scanne à l’entrée et AUSSI en sortant (ne pas oublier, sinon le montant est débité 2x au paiement suivant), idem pour les 100w de moins mais surtout, si on change de bus, le transfert est gratuit. En payant un bus cash, si on prend une correspondance, il faut repayer. Les 2500w sont donc vite rentabilisés et cela évite d’avoir de la monnaie en poche. La même carte est valable dans plusieurs villes :Busan, Jeju, Seoul.. Elle peut aussi servir à payer de petits achats dans le métro ou pour un hamburger. Si il reste un certain montant le dernier jour, on peut se le faire rembourser avec des frais de 500w (on ne récupère pas les 2500w de départ)

Pour les spectacles, allez au Korea national tourist office le long de la rivière (c’est le seul où on peut acheter ces tickets spéciaux), ils offrent à partir de midi des billets à moitié prix pour le soir même. Il y a aussi un tel gratuit et un accès internet. Metro Jonggak, sortie 5, descendre vers le sud, traverser la rivière et prendre immédiatement à droite sur une centaine de m. L’office du tourisme est au sous-sol du grand building. Il est indiqué sur les plans touristiques.

Pour aller à Seoul depuis l’aéroport d’Incheon, prendre le train Arex : attention, il y a 2 types de trains arex : l’express qui va sans s’arrêter jusqu’à la gare de Seoul station en 43 min et qui coûte 14500w 10.2€ et le train normal (all stop line) qui s’arrête aussi aux 9 stations intermédiaires pour 4050w 2.9€ ! Seul ce 2e peut être payé avec la carte T-money qui, dans ce cas, vous permettra de prendre ensuite le métro sans coût supplémentaire. Le train all stop line met seulement 10 min de plus, mais il y en a toutes les 10 à20 min, contrairement à l’express qui ne circule que toutes les 30 min. Ne pas oublier avant de quitter l’aéroport de prendre un plan de la ville avec le plan du métro à l’office du tourisme et d’acheter une carte T-money (cf plus haut). Si vous êtes vraiment très très très fauché, vous pouvez descendre à Gimpo et prendre une ligne de métro à partir de là, vous gagnerez encore 500w. Si vous êtes chargé, le bus limousine (qui n’a rien d’une limousine, c’est un car classique, confortable) est plus cher, +- 15000w 10.6€ selon la distance entre Incheon et le centre de Seoul.

Achetez le pass (à l’entrée d’un des palais, 10000w, valable 1 mois) pour les 5 palais et sanctuaire à Seoul. C’est rentable dès que vous faites au moins le Changdeokgung avec le Biwon (8000w en visite combinée) et le Gyeongbokgung

Le we, les prix augmentent souvent dans les hôtels (surtout dans les love-motels) Essayer toujours de payer cash dans les hôtels si c’est parfois 10 % de plus par carte bancaire. Essayer de contacter directement les hôtels, les prix sont tjs plus intéressants que de passer par un site de réservations mais ce n’est pas tjs facile, le site de l’hôtel est souvent uniquement en coréen. Tentez d’envoyer un message en anglais si vous trouvez une adresse mail. Hors saison, il n’est pas nécessaire de réserver. Moi, je le faisais juste 1 ou 2 jours avant pour être sûre d’avoir l’hôtel que je voulais. Il ne semble pas habituel de vouloir visiter la chambre avant de l’accepter, j’ai parfois dû choquer un hôtelier.

Le pass à la journée à 4500w pour le métro de Busan est rentable dès le 4e trajet, celui de Seoul est beaucoup plus cher,15000w et permet de faire 20 trajets/j, il ne m’a pas été nécessaire.

Pour le vol vers Jeju, regardez sur internet les prix des différentes compagnies (air busan, air jeju, twayair..) et si vous n’avez pas la possibilité de le réserver par carte bancaire (je n’ai pas voulu utiliser ma carte sur le pc de la chambre), allez demander dans un office du tourisme qu’ils téléphonent à la compagnie aérienne que vous aurez choisie. Moi, j’ai voulu leur demander de chercher sur internet mais ils voulaient appeler Korean airways. J’ai demandé Air Busan moins cher mais n’ai pu comparer.

Voilà, j’espère avoir pu aider ceux qui partiront dans ce beau pays et je remercie aussi les contributeurs qui m’ont aidée à préparer ce voyage.
Compte rendu voyage femme solo Sri Lanka 2011 English translation pending
by Greenfairy · 2013-09-01 · 8 replies
Je pensais avoir mis en discussion public mon compte rendu mais non je l'avais seulement envoyé en message privé à ceux qui me demandaient des infos.

Voila mon ptit compte rendu. Après chaque voyage est une expérience unique, qui nous est propre, mon regard sera peut être différent du votre une fois sur place.

Mon trip s'est bien passé ds l'ensemble mais c'est vrai que j'ai croisé peu de "routards" comme moi (environ 8 en tout et pour tout !!! par contre des bus remplis de vieux en voyage organisé ça ne manque pas !) J'ai voyagé solo.

La vie (pour un touriste) est relativement chère par rapport aux pays d’Asie que j’ai parcouru. Pour les prix du Lonely Planet tu peux tout multiplier par 2 -> pour les hôtels et guesthouses, les entrées des temples, musées, parcs ... les bus sont supers et pas chers du tout mais bondés et les routes assez pourries. Le prix d’une course en tuk-tuk varie selon l’endroit, la tête du client et l’humeur du chauffeur avec qui il est très très difficile de négocier. Les clopes c'est environ 3,50 euros. L'artisanat est cher (attention aux "villages artisanaux" .... arnaque à touristes)

J'te conseille d'aller à Negombo sans passer par Colombo à ton arrivée (garde la capitale pour ton dernier jour ! et l’aéroport est plus prêt de Negombo).

Le Sri Lanka est vraiment une ile magnifique. Un petit joyau de l’océan indien, il y a une grande diversité des paysages, on passe de la plage aux montagnes, par la jungle tropicale ou la forêt continentale, il y a plein de cascades, rivières et le centre est tapissé par les plantations de thé. Il y a aussi une faune incroyable : éléphants sauvages, varans, mangoustes, singes, écureuils, caméléons, papillons, libellules ….

Les ruines et sites antiques du triangle culturel sont superbes, j’ai adoré le rocher de Sigirya, pour ses fresques (“les demoiselles” qui étaient les femmes du harem) son panorama et le couché de soleil qui était époustouflant.

Les gens sont d’un naturel souriant, accueillant et le contact avec les femmes et les enfants est très facile, mais il s’avère cependant plus délicat avec les hommes lorsque l’on est une femme voyageant seule. Les regards sont insistants, je me suis faite suivre plusieurs fois et lorsque la nuit est tombée et que l’arrack (alcool de noix de coco) coule à flot dans les troquets mieux vaut éviter de sortir seule(es), ils ont le sang chaud ! … on m’a rapporté beaucoup d’histoires de tentatives ou d’agressions. Donc attention, reste vigilante, fais toi accompagner d'un gars si tu veux sortir le soir. Mais aucun geste déplacé à mon encontre, mais bon des fois ça peut devenir vite assez pesant.

J’ai été reçue comme une princesse par la famille chez qui je suis allée ainsi que par les hôtes des guesthouses qui sont toujours aux petits soins et se soucient du bien être de leurs clients. Plusieurs fois dans les trains des familles ont partagé à manger et offert un thé avec eux. J’ai fait de belles rencontres.

Les sri lankais adorent partager leur culture, leur histoire et sont relativement curieux de la nôtre. Je les ai trouvé ouverts d’esprit, éduqués.

La pauvreté n’est pas aussi flagrante qu’en Inde, il y a quelques bidons villes dans les grandes agglomérations de Colombo et Kandy. Les côtes Est et Ouest portent encore les stigmates du tsunami de 2004, alors que la côte Sud ne laisse paraitre aucune trace (c’est l’endroit où il y a le plus de touristes et d’hotels …).

J’ai été relativement déçue par la cuisine “de base” sri lankaise (enfin je n’ai pas testé les restaurants d’hôtel de grand standing …) qui est vraiment moins variée et savoureuse qu’en Inde mais tout aussi épicée. J’ai mangé que des rice curry et des nouilles sautées pendant mon séjour !!! Par contre un vrai régal au niveau des fruits frais !

C’était un beau voyage mais je n’ai pas ressenti le coup de coeur que j’espérais.

Voila les endroits que j'ai visite et les G.H dont je me rappelle :

- Colombo : je suis allée à l'auberge de jeunesse pour femmes YWCA .... pas cher en dortoir (chambre pr 2 pers) avec la bible sur la table de chevet et le pti jésus sur la croix en face de mon lit, tenue par des bonnes sœurs (fermeture des portes à 21H, pas le droit de descendre des chambres après 21h30 ! même pour fumer une clope dans le patio ! lever à 6h30 avec la soeur qui passe ensonnant sa cloche dans le couloir) !!!!

- Negombo : Beach Villa Guesthouse, la plage est vraiment dégueulasse, l'eau de la mer est douteuse, la guesthouse est pas chère mais c'est pas super propre (draps, taies oreillers pas lavés entre 2 clients) et la bouffe pas top mais autour y'a plein de ptis restau sympa ou manger pas cher et copieux ! J'ai flâné ds Negombo 2 jours et à part quelques temples rien de spécial.

- Kandy : Shangri La G.H, chère mais super, le couple de proprios a fait ses études en france, super sympas, intéressants, la femme de ménage Anoma est super elle m'a invité a manger ds sa famille. Kandy c'est chouette j'ai bien aimé cette ville bruyante, y'a le temple de la dent (cher mais beau), un temple sur une montagne prés du centre ville, le marché, le jardin botanique (attention entrée a 1000rps), les danses de kandy que j'ai vu près du temple de la dent étaient bof bof vraiment pour le touriste de base.

- Sigiriya : Lakmi Lodge, un peu cher mais génial, proprio en or, gentil, serviable, chambre propre, petite hutte perchée ds un arbre pour prendre les pti dej en face du rocher forteresse !!! Pour se baigner nickel à 500 mètres un superbe hôtel avec piscine 200 Rps pour avoir accès à la piscine. Village artisanal arnaque.

- Polonaruwan : me rappelle plus la GH mais visites des ruines et sites antiques super chouettes, attention a un pti vendeur de statuette près des temples qui se nomme Indika, c'est un séducteur doublé d'un pti escroc malin 😉 !!!

- Bandulla : Green quelquechose (ds le Lonely) c'est super pourri, glauque et excentré (chambre peinte en verte, hyper humide, bruyante et ambiance très bizarre !) .... Voir plutôt logement à Ella mais le train de Badulla a Kandy (13h !!!) vaut le coup pour voyager au milieu des plantations de thes en terrasse.

- Tricomalee : plages magnifiques d'Upevelli mais désertes G.H le long de la plage d'Upevelli.

- Unuwatuna : plages superbes, quelques touristes !!! Restau "The Cave" sur la plage, proprio super sympa, ouvert, avec une ptite hutte ds un arbre.

- Galle : magnifique centre ancien, se balader et se perdre ds les rues

voilà
Regard rapide sur la France English translation pending
by GeorgesOZ · 2013-07-17 · 879 replies
Une fois n’est pas coutume, je vais parler de mon propre pays, la France, où j’ai fait récemment un voyage assez court à partir de Bangkok (où je vis). Je pourrai donc vous donner quelques impressions d’un Français longtemps absent (cela fait 34 ans que je ne vis plus en France) aussi bien que les premières impressions d’une étrangère, ma compagne Thaïe Y. C’était son premier voyage en France, elle n’avait voyagé jusque-là que dans plusieurs pays d’Asie et en Inde.

Paris, la Saleté

Commençons par Paris. Le contraste avec Bangkok est extrême et, j’ai le regret de le dire, ce n’est pas tout à l’honneur de Paris. J’ai été choqué par la saleté de cette ville, et même si Bangkok n’est pas le summum de la propreté non plus, au moins ce n’est pas parce que les gens la salissent délibérément comme c’est le cas pour Paris : presque partout, les trottoirs sont jonchés de papiers gras, de bouteilles de plastique ou de verre (souvent cassées), de mégots jetés à tours de bras. Sans compter les innombrables crottes de chiens et traces d’urine (pas toujours de chiens….). C’est une véritable honte…. La vétusté du métro ne fait pas bonne impression non plus. On comprend que c’est un vieux système, soit, mais pourquoi donc y-a-t-il tant de dégradations abusives, graffiti et autres ? Il faut voir la propreté des 2 systèmes de métro de Bangkok, le BTS et le MRT ! Il ne viendrait à l’idée de personne de dégrader l’équipement avec des gribouillis, et je suis sûr que si quelqu’un voulait s’y risquer, il y aurait immédiatement des réactions de la part des autres usagers, sans parler de la sécurité qui ne perdrait pas une seconde pour intervenir.

Tiens, ce matin, j’ai compté les mégots qui trainaient par terre sur mon trajet quotidien, sortant d’une station du MRT, à Bangkok. Il y en avait, c’est vrai, mais c’était 1 mégot là où il y en aurait plutôt des dizaines à Paris !

Les abords de Paris, venant en train, que ce soit de CDG ou d’ailleurs, sont tristes à en pleurer. On ne peut bien évidemment pas s’attendre à voir de beaux sites le long des voies ferrées, et on peut se faire une raison de la grisaille. Mais de nouveau, tous ces graffiti, pas un mur qui n’en soit couvert ! J’ai entendu dire que certaines gens appellent ça de « l’art », de « la culture ». C’est une plaisanterie, non ?

On croise beaucoup trop de gens aux mines louches, partout et à toute heure. On ne se sent pas en sécurité. Les regards auxquels ma compagne a souvent eu droit, de mecs qui doivent avoir de belles saletés traînant dans la tête, et souvent, je vais le dire, qui ne me semblaient pas être si Français que ça. Sans doute Y est-elle trop mignonne pour pouvoir se promener tranquillement à Paris…. À Bangkok, je vois fréquemment des femmes seules très tard le soir et même en pleine nuit, encore à vendre qqc dans la rue ou rentrant chez elles : elles ne semblent pas avoir à se préoccuper de quelque mauvaise rencontre. Personnellement, je suis convaincu que je ne risque absolument aucun vol dans le BTS ou le MRT, que j’utilise fréquemment.

Paris, les hôtels

À notre arrivée à Paris, nous avions passé une nuit dans un 2 étoiles à 75 euros, dans le 9-ème. C’était franchement miteux, la chambre était exiguë à l’extrême, nous ne pouvions à peine tenir à deux dans l’ascenseur, et la propreté des couloirs et des escaliers était approximative. Pas génial. À notre retour à Paris, nous étions logés dans un 3 étoiles à 140 euros la nuit. C’était un peu plus correct, certes, mais avec nos bagages, nous tenions encore à peine dans la chambre, qui avait une vue magnifique … sur des toits en zinc parsemés de mégots (et oui, encore !) et un mur aveugle à 3 mètres de notre fenêtre. Je ne vais pas faire de statistiques à partir d’une expérience aussi limitée, évidemment, mais disons que l’impression est d’avoir à payer bien cher pour pas grand-chose.

Sur le sujet des hôtels, nous étions bien mieux logés, à 80 euros la nuit, dans un 3 étoiles à Chamonix, propre et parfaitement situé. Par contre, nous avions aussi essayé un hôtel à 3 étoiles, ailleurs en province, trouvé par l’intermédiaire des Logis de France, et nous avions été déçus. La chambre était correcte sans plus, les lieux communs avaient un vague parfum de pisse de chien, le petit déjeuner était satisfaisant sans plus. J’ai l’impression que les hôtels se font la vie facile, ils se font des étoiles en te collant un sèche-cheveux dans la s.d.b. et une cafetière. Ah, précisons : on a bien la machine pour bouillir l’eau et quelques sachets de granulés, mais par contre pas d’eau. Ça aussi, c’est un truc qui me tue, venant d’Asie où on a presque toujours 1 ou 2 petites bouteilles d’eau potable mises à disposition gratuitement dans la chambre.

Les Restaurants

Tant de restaurants où on mange mal même en payant 25 à 35 euros par personne. Dans une brasserie à côté de Bercy, les garçons nous faisaient l’article sur les plats « recommandés », l’un d’eux d’ailleurs presque arrogant « je sais tout mieux que vous, monsieur ». Y n’a pas touché à son plat, moules et autres fruits de mer ratatinés par la congélation…. Ce n’est pas qu’à Paris, d’ailleurs. Pas une seule fois, nous avons eu du bon pain, mais du pain mou comme des concombres vieux d’une semaine. La France, le pays où on fait le meilleur pain au monde ! Une pizza qu’on nous a servie, en province, semblait venir tout droit de ces peintures de Salvador Dali, les montres molles, vous savez ? Chez un traiteur italien dans le 16-ème, des lasagnes à peine cuites … et à prix d’or.

Certes, les rues de Paris sont bien animées, et quand on s’y promène on a l’impression qu’il y règne une super ambiance. Il y a des restaurants et des cafés partout. Il faisait beau, les terrasses étaient pleines à craquer. Mais de mon expérience, limitée je le reconnais (si qqn sait mieux, au secours, venez-nous le dire !), je suis pratiquement sûr qu’ils ne servent en fait rien de si bon à manger que ça. Pour changer, nous avions essayé un traiteur chinois, dans la rue Montorgueil : aucun goût, pas de texture, médiocre.

Nous avons aussi essayé du haut de gamme, à l’occasion d’une retrouvaille avec des amis. C’était en province, nous avons payé 150 euros pour 2. Quand Y a vu son poisson, qui avait peut-être 2 minutes de cuisson, elle me l’a immédiatement repassé. Elle m’avait déjà fait le coup avec du canard à peine cuit. Je lui avais commandé du canard, elle aime ça, c’est ce qu’elle cible chaque fois qu’elle en trouve, en Thaïlande. Je me suis rendu compte que les Thaïs n’apprécient pas la nourriture peu cuite. Bon, c’est leur problème, et acceptons donc l’approche française : si c’est bon et de bonne qualité, ce sera meilleur peu cuit. Mais quid des quantités ridicules qu’on nous a servies ? Franchement, je n’ai strictement rien à cirer des petites décorations frivoles qu’on ajoute aux assiettes, petits coulis de sauce « machin » ou petit brin d’herbe « chose ». Ce que je demande, c’est à avoir qqc de bon à manger et en quantité suffisante pour bien en profiter et sortir de table repu. Y a gloussé de rire quand elle a vu mon entrée, du pâté de foie de canard avec une sauce aux fruits exotiques. Ça n’a pas raté, elle l’a ressorti au chauffeur de taxi qui nous a pris à l’aéroport de Bangkok, à notre retour: « du beurre au durian ! » …. à prix d’or (ou presque). D’ailleurs, au taxi qui lui demandait comment s’était passé son voyage, elle a résumé le chapitre « nourriture » en 4 mots : « paeng laé mâi aròy », « cher et pas bon ». Moi, Français, j’en rougissais de honte.

Ces restaurants qui prétendent faire de la bonne cuisine, quelle foutaise ! J’ai l’impression que certains cuisiniers se masturbent la cervelle, de la même façon que ces architectes qui conçoivent des projets immobiliers « où les gens se sentiront bien et où ils auront plaisir à se retrouver dans une atmosphère conviviale», avec force statues grotesques ornant les lieux communs et peintures bizarres sur les murs.

Chacun ses goûts. Je suis comme Y, je suis content d’être de retour à Bangkok. Ici, je mange très bien chaque jour pour, souvent pour à peine plus d’un euro, et parfois c’est simplement délicieux. En tout cas, ce n’est jamais de la nourriture sortie du congélateur et passée au micro-ondes.

On m’a dit que 85% des restaurants en France ne font pas leur propre cuisine. C’est une honte ! Combien de temps les visiteurs vont-ils encore croire qu’on mange bien en France ? Je crois qu’on mange mieux pour les mêmes prix à Londres, à Berlin, à Barcelone…. Je crois que la France s’est bien laissé aller sur l’un de ses points forts traditionnels. De la bonne nourriture, il ne restera bientôt que les titres et les mots ronflants « le plat de machin-chose et sa petite grillotte des bois » (ou je ne sais encore quelle bêtise dans le genre). Je souligne le « sa », ça me gonfle, cette préciosité que les restaurateurs donnent à des plats qui le plus souvent sont simplement médiocres.

Le Vin

Aaah ! Je vais enfin pouvoir donner dans le positif ! Au moins là, valeur sûre, du bon et agréable à boire et à des prix corrects. Grand merci aux viticulteurs Français, je leur tire mon chapeau. Y entre autres s’est découvert un penchant pour le rosé, elle était heureuse et moi aussi. À CDG, avant d’embarquer, nous avons acheté quelques bouteilles de « Jolies Filles »…..

Les Gens

Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, suite aux vilaines choses que j’ai dites ci-dessus au sujet d’une certaine racaille un peu trop présente à Paris, je dois dire que j’ai été agréablement surpris par l’attitude des gens dans les commerces, partout où nous sommes allés. J’avais de mauvais souvenirs d’il y a bien longtemps. Je m’étais pris de bec un jour avec un groupe de vendeuses au Printemps (ou aux Galeries Lafayette ?), qui étaient à papoter pendant plusieurs minutes en m’ignorant totalement, pauvre cloche de client que j’étais, planté à 2 pas d’elles et ayant l’audace de vouloir leur demander un renseignement. Un bel exemple de l’attitude arrogante que les Français peuvent avoir. Croyez-moi, je ne suis pas le seul à le dire, la réputation des Français à ce sujet est faite dans le monde entier.

Mais non, cette fois, je n’ai eu que du bonheur avec les gens rencontrés dans les commerces. Peut-être du fait de la présence de Y, ambassadrice de charme du Royaume du Siam???? Nous étions allés, par exemple, dans un magasin spécialisé moto, sur l’avenue de la Grande Armée (Team Axxe), pour nous équiper un peu de tout. On nous a très bien servis, avec patience et plaisamment. Très bien, j’y retournerai !

Impressions finales

Donc, pour moi qui suis Français, je me vois obligé d’apporter quelques critiques sévères sur certains aspects de mon pays : la saleté de Paris, la médiocrité des restaurants, l’attitude de certaines gens (Français ou autres). Bien sûr, j’ai toujours énormément de plaisir à rencontrer des gens sympas et intéressants, il y en a aussi tellement ! Mais en bas de la page, je marquerai : « France = peut mieux faire ».

Et Y, venue pour la première fois en Europe, qu’a-t-elle retenu ? Saleté de Paris et nourriture médiocre, beauté des paysages (campagne de Bourgogne, Alpes autour de Chamonix), vins agréables à boire. Quant aux gens, elle n’en a retenu que les bons aspects, car heureusement elle est d’une bonne disposition et ne s’est pas trop fixée sur toute cette racaille qui traîne à Paris. Je crois que même si elle allait en Enfer, elle se ferait des copains avec les diables ! Non, plutôt, elle a des souvenirs heureux de ses contacts avec les Français, qui ont toujours été des contacts gentils et bon-enfant. Son approche personnelle y aidant.
Pensez-vous que le bath va augmenter avant la fin de l'année 2010? (août 2010: 1 euro = 40 baths) English translation pending
by Kamoul73 · 2010-08-17 · 355 replies
le bath est un niveau tres bas😠🏴‍☠️ pensez vous quil va augmentez dici la fin de lannee jcompte me rendre en thailande en fin danné....

En decembre 2009 : 1 euro / 47 bath ... 😊
Qui connait le Méridien à Patong (Pukhet)? English translation pending
by Agnèslehavre · 2009-10-01 · 43 replies
J'y serai le 21 décembre avec ma fille de 12 ans. Les restaurants de l'hotel y semblent chers. Y a t'il des paillottes à proximité à pied ? Je ne souhaite pas sortir le soir avec elle. Les taxis devant l'hotel sont hors de prix. Est ce loin pour prendre un autre moyen de locomotion pour Patong ? Merci😏
République Dominicaine: pays dangereux! English translation pending
by PAbayahibe · 2008-11-20 · 55 replies
Bonjour Trop c'est TROP..A en croire TOUS les representants des TO des Hotels '' All inclusive''..La Republique Dominicaine est un pays DANGEREUX.. Les discours a l'interieur des Hotels sont toujours les memes quelque soit le TO.. SURTOUT ne SORTEZ pas de l'HOTEL..c'est dangereux.. Mais bon DIEU pourquoi vendez vous une destination ou tout le monde se fait aggresser..voler..violer..tuer des la sortie de l'Hotel..????.A vous entendre Chers Representants ..la RD serait cela.. Et tout y passe ..Marchands de cigars escrocs..ce serait des feuilles de banane..Excursions Pirates ..les agences exterieurs sont Illegales ..Les vendeurs de Tableaux sont des voleurs..les bons restos il n'y en a pas ..SAUF..celui que l'on vous indiquera.. NO por FAVOR..arretez de denigrer la RD et ses habitants et tous ceux qui travaillent pour le plaisir des Touristes.. Arretez de VENDRE vos produits en diffamant ceux qui vous derangent.. A VOUS TOUS qui viendrez en REPUBLIQUE DOMINICAINE ..un seul conseil..si vous entendez des discours de ce genre de la part de votre representant..rapportez le aupres des commercants a l'exterieur des Hotels.. Un comite est en place pour faire cesser ces discours mensonges et degradant pour la RD et les DOMINICAINS.. envers le Ministere du Tourisme qui en souffre aussi.. AMITIES
Mésaventure en République Dominicaine: que la mienne serve à d'autres! English translation pending
by Teken · 2006-07-07 · 194 replies
Bonjour, je voudrais attirer votre attention sur un problème (d'arnaque) que j'ai eu lors de nos vacances fin avril début mai 2006 en République Dominicaine (hôtel Grand Paradise Bavarro amhsa marina) à Punta Cana. Après quelques jours à l'hôtel, nous avons été solicité par des rabatteurs employés à cet effet qui nous demande de leurs acccorder quelques instants pour un sondage sur notre séjour. En définitive nous sommes acceillis dans une salle à l'écart des autres touristes et une autre personne prend le relais et pendant 2 à 3 heures essaye de vous vendre un' Pack vacances révolutionnaire'. C'est à dire avec des prestations supérieures à notre séjour (via notre agence de voyage) mais 50% moins cher, avec chiffre à l'appui. Ce type de vacance devait nous permettre de voyager partout dans le monde à n'importe quelle date, plusieurs fois par an pour les mêmes conditions. Nous sommes méfiant, alors intervient une 3ème personne qui se présente comme le directeur du Club de vacances et nous fait une proposition beaucoup plus alléchantes, qu'il est le seule à pouvoir nous faire cette proposition, mais elle n'est valable que quelques heures et qu'il faut conclure le contrat rapidement avec le paiement. Après réflexion et fatigue d'être dans cette salle et bourrage de crâne nous acceptons ce contrat, avec visite des chambres spécifiques VIP. Nous devions régler 50% immédiat et le reste à payer sur 1 an par mensualité, au total 9800 dollars. Au niveau du paiement notre carte bancaire ne passait pas. Nous avons effectué un chèque en euros. A notre retour en France, nous devions attendre notre inscription auprès d'une société internationnale RCI afin d'obtenir un N° d'adhérent pour ces 37 semaines acquises. Nous l'avons obtenu non pas au bout de 16 semaines comme mentionné sur le contrat, mais au bout de 3 semaines. Et c'est à partir de là, que nous nous sommes rendus compte que pas de prestations supérieures, que l'on ne pouvait disposer que d'un seul voyage par an en République Dominicaine, sinon faire une demande d'échange, en espérant que cela est posible, le vol en avion devait nous revenir aux alentours de 1300 euros. Hors les vols que l'on nous propose pour 3 adultes et 1 enfant de moins de 12 ans s'élèvent aux environs de 5000 euros. Bref on découvre l'étendu des dégâts, surtout que lorsque l'on téléphone à l'hôtel en demandant le club de vacances on n'arrive plus à les avoirs. Et lorsque on arrive à les avoirs on nous fait attendre au téléphone ou de rappeler. Et ceci sur plusieurs semaines. Nous leurs avons envoyé différents mails dont j'ai gardé les traces, dont pour certains ils ont répondu. Après des recherches sur internet, nous nous sommes rendu compte que d'autres personnes s'étaient faites arnaquer sur le même principe et dans d'autre pays. Pour eux le contrat est respecté, et voir avec RCI pour le reste. Actuellement cette société 'OVAC opciones vacacionales' est situé à Saint Domingue et à des points dans différents hôtel du pays. Je ne vous embêterais pas plus longtemps à lire cette histoire qui est déja bien longue, mon bilan aujourd'hui : -de lourdes factures de téléphone ( divers appels vers la république) -perte de 4261 Euros -ne plus pouvoir emmener mes enfants en vacances cet été puisque ces escrocs sont partis avec mes économies Le but de mon message sur ce forum est d'avertir les prochains touristes via la république dominicaine de ne contracter aucun contrat dans cet hôtel via l'organisme VRC vacaciones qui pratique une sorte de timeshare mal fait dont certains sites déjà dénoncent. Dommage que je n'ai pas eu l'opportunité d'avoir ces renseignements avant. Il faut que ce genre de choses cessent car chaque jour des touristes de tout horizon se font piéger par ces escrocs qui n'hésitent pas à mettre des familles sur la paille. Je ne peux plus pour l'instant partir en vacances mais à ceux qui partent bonnes vacances et surtout soyez vigilant !
Une rencontre à Mons (Belgique): 26 février 2005 English translation pending
by Simba · 2005-02-02 · 236 replies
Lieu : Dans la Case de Simba! (l'adresse vs sera fournie en Pv)
Location de voiture pour les États-Unis à proximté de Montréal? English translation pending
by Ramzy38 · 2008-01-05 · 2 replies
bonjour,

je vais séjourner en famille à montreal puis souhaite me rendre à new york en voiture. cependant une voiture louée au canada et abandonnée aux états unis génère des frais d'abandon importants. j'aimerai savoir si certains ont déjà passé la frontiere canada etats unis en train par exemple et ont loué une voiture aux E.U dans une ville proche de la frontière, puis l'ont laissé à new-york. merci
Travailler et vivre à Genève, Lausanne ou bien Neuchâtel? English translation pending
by Vpix · 2007-10-25 · 8 replies
Bonjour,

Après avoir pas mal voyagé, je souhaite me poser qlq temps. J'habite en Alsace a la frontiere de la suisse. Le pb est que je parle mal allemand donc c presque impossible de trouver un taf sur Bâle pour pouvoir rentrer chez moi le soir. J'ai vu qu'il y a pas mal d'offres en tant que Technical Support Representative ou Customer Support Representative dans l'informatique sur Neuchatel, Lausanne ou bien Geneve. G déjà de l'expérience ds ce domaine (+je parle angl et espagnol) donc je devrais pouvoir décrocher un job. 1/ Quelle ville me conseillez-vous? en tenant compte du cout de la vie (je pourrais peut-être pas être frontalier), de la beauté de la ville et aussi de la beauté des paysages environnant (et oui, je fais bcp bcp de rando..en même temps tout est + ou - proche)? 2/ QQn at-il déjà travailler dans les call-center en Suisse? Comment ça se passe, ambiance, salaires? Merci d'avance pour vos réponses Vince
Toscane seule et en voiture English translation pending
by Canelle2B · 2017-09-29 · 8 replies
Bonjour ,

Je viens de prendre mes billets de bateau pour partir en Toscane seule , mi octobre . Arrivée le vendredi a 17H30 a Livourne , je files sur Lucca ou je dormirais le vendredi soir et le samedi soir . Le dimanche soir je dors sur Sienne de meme que le lundi et mardi soir et le mercredi soir je dormirais sur Livourne pour un départ le jeudi matin .

Je n 'ai pas prévu de faire Pise que j 'ai déja fait et je ne penses pas Florence non plus que j 'ai vu également .

Je pensais visiter Lucca le samedi , une journée est elle suffisante ou dois je m'y attarder un peu le dimanche ? Ensuite je pensais rejoindre Sienne en passant par la route plus typique plutot que par l'autoroute qui va du coté de Florence , en faisant une halte si je pars de Lucca assez tot .

Pour termine lundi visite de Sienne , mardi Sienne ou alentours et mercredi départ le matin pour rejoindre Livourne en passant par les villages .

Quels sont les villages que vous me conseilleriez ? Je souhaites aller a San Gimignano .

Si vous avez des idées à me donner .

Merci beaucoup

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