Results for "Colon+|+46+>+96"
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Itinéraire aux Philippines English translation pending
Bonjour,
Je pense faire en bus le trajet suivant :
Manille, Baggio, Kabayan, Banaue, Batad, Bontoc avant d'aller sur Palawan et Cebu, Bohol, Negros.
1- Afin d'éviter de redescendre à Manille en bus, y a t-il des vols avion de Tuguegarao (au N/E de Bontoc) pour Palawan ou Cebu ?
2- Dans quel ordre est-ce mieux de faire ces îles sachant qu'ensuite je pense aller sur Phuket (Thaïlande) ou Bangkok et s'il y a des vols sans repasser par Manille ce serait bien ?
Merci à tous ceux qui ont fait ce circuit de me donner des tuyaux.
Mont Mayon et Legazpi English translation pending
Bonsoir à tous!
Nous souhaiterions avoir votre avis concernant le mont mayon et legazpi.
Combien de temps estimez-vous qu'il faut pour visiter le mont mayon?
Voit-on le cratère? Ou des coulées de lave ou une quelconque activité?
merci d'avance ;-)
Nous souhaiterions avoir votre avis concernant le mont mayon et legazpi.
Combien de temps estimez-vous qu'il faut pour visiter le mont mayon?
Voit-on le cratère? Ou des coulées de lave ou une quelconque activité?
merci d'avance ;-)
Recherche association/lieu pour séjour ado en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
J'organise un séjour de 3 semaines au Thailande durant l'été 2014 pour un groupe de 16 adolescents. Je souhaiterais leur permettre durant ce séjour de vivre un veritable moment d'échange et de rencontre avec la population locale.
Pour cela, je cherche un lieu où passer une semaine d'immersion. Une thematique serait un plus, comme le cirque, la protection de la faune/flore ou tout autre (pourvu que cela soit adapté à des 14-17 ans). La finalité de ce séjour etant un contact vrai avec nos hotes.
Merci d'avance pour votre aide
J'organise un séjour de 3 semaines au Thailande durant l'été 2014 pour un groupe de 16 adolescents. Je souhaiterais leur permettre durant ce séjour de vivre un veritable moment d'échange et de rencontre avec la population locale.
Pour cela, je cherche un lieu où passer une semaine d'immersion. Une thematique serait un plus, comme le cirque, la protection de la faune/flore ou tout autre (pourvu que cela soit adapté à des 14-17 ans). La finalité de ce séjour etant un contact vrai avec nos hotes.
Merci d'avance pour votre aide
Séjour 7 jours à Ho Chi Minh English translation pending
Bonjour,
J'envisage un séjour d'une semaine à Saigon début décembre. Quels sont les incontournables à faire dans la ville elle-même et dans la région ?
Merci d'avance
J'envisage un séjour d'une semaine à Saigon début décembre. Quels sont les incontournables à faire dans la ville elle-même et dans la région ?
Merci d'avance
Cambodge: le cinéma de Rithy Panh English translation pending
�� Depuis mon premier film, je ne cesse de remonter la piste qui mène au coeur de la même question qui a bouleversé mon existence et surtout celle de mon pays: pourquoi?» Toute la vie et l'œuvre du cinéaste franco-cambodgien Rithy Panh sont profondément marquées par le génocide des Khmers rouges. En attendant la sortie de son prochain film primé au festival de Cannes, découvrez son cinéma dans notre article avec des extraits de film: http://kramakhmershop.blogspot.fr/2013/08/le-cinema-de-rithy-panh.html
Avis sur itinéraire 18 jours aux Philippines pour janvier 2013 English translation pending
Bonjour à Tous,
Quelques temps déjà que je parcours le forum dédié aux philippines, des carnets de voyages etc.... voici donc le fruit de mon travail pour notre itinéraire en amoureux prévu en Janvier prochain, j'aimerais vos avis cet itinéraire n'est pas définitif et peut être amélioré.
Ce que nous recherchons, du calme, éviter les coins trop bondé de touristes (même si je sais qu'il y aura quand même du monde), éviter les attrapes touristes , de l'authenticité, nous aimons la randonnée, farniente, la plongée, la nature, les animaux....
Jour 1: Arrivé à Manille, bus de nuit direction Banaue. Jour 2: J'ai pris contact avec un guide qui nous propose 3 jours de trek (c'est lui qui a préparé l'itinéraire qu'en pensez vous ? je peux lui soumettre d'autre chose) voici sa proposition: il nous récupère à Banaue et nous emmène à Pula: Nuit à Pula chez une famille Jour 3: Départ pour Cambulo, déjeuner puis trek vers Batad, nuit en GH Jour 4: Matin balade dans Batad puis départ pour Banga-an, tricyle pour Banaue, bus de nuit pour Manille Jour 5: Vol pour Coron (Busuanga) arrivée en milieu de matinée, balade recherche d'un endroit pour dormir et d'une bangka pour nous emmener le lendemain (si vous avez des contacts ça m'interesse) Jour 6: Tour en Bangka pour voir: Lac Kayangan, white sand beach, twin lagoon, lac baraccuda. Jour 7: Bâteau pour El nido Jour 8 à 12: 5 jours pour découvrir El nido et les baccuit en bangka, plongée farniente, tour en moto..... Jour 13: départ pour Port Barton et l'ile de Cacnipa (faut-il réserver en avance ? ) Jour 14: Ile de Cacnipa Jour 15: passer la journée et la nuit à Port Barton ? Jour 16: Départ pour Roxas et Modessa island (anciennement coco loco island) la encore faut-il réserver en avance ? Jour 17: Journée sur Modessa island Jour 18: Départ pour puerto princessa, puis vol vers manille
voilà merci pour vos avis, critiques ect.... je ne comptais rien réserver afin de nous laisser le choix une fois sur place cela vous semble t-il judicieux?
J'ai bien envie aussi de faire une petite excursion d'1 journée au volcan Taal, j'ai lu qu'il était possible de le faire par soi même prendre un taxi de Manille 2H de route, faire la montée soi même sans prendre de guide et rentrer sur manille le soir, vous me confirmez que c'est bien possible en 1 jour ? je serais bien tentée de mettre cette balade le 1er jour de notre arrivée avant de partir pour Banaue, ou le dernier jour à notre retour de palawan.
A bientôt
Quelques temps déjà que je parcours le forum dédié aux philippines, des carnets de voyages etc.... voici donc le fruit de mon travail pour notre itinéraire en amoureux prévu en Janvier prochain, j'aimerais vos avis cet itinéraire n'est pas définitif et peut être amélioré.
Ce que nous recherchons, du calme, éviter les coins trop bondé de touristes (même si je sais qu'il y aura quand même du monde), éviter les attrapes touristes , de l'authenticité, nous aimons la randonnée, farniente, la plongée, la nature, les animaux....
Jour 1: Arrivé à Manille, bus de nuit direction Banaue. Jour 2: J'ai pris contact avec un guide qui nous propose 3 jours de trek (c'est lui qui a préparé l'itinéraire qu'en pensez vous ? je peux lui soumettre d'autre chose) voici sa proposition: il nous récupère à Banaue et nous emmène à Pula: Nuit à Pula chez une famille Jour 3: Départ pour Cambulo, déjeuner puis trek vers Batad, nuit en GH Jour 4: Matin balade dans Batad puis départ pour Banga-an, tricyle pour Banaue, bus de nuit pour Manille Jour 5: Vol pour Coron (Busuanga) arrivée en milieu de matinée, balade recherche d'un endroit pour dormir et d'une bangka pour nous emmener le lendemain (si vous avez des contacts ça m'interesse) Jour 6: Tour en Bangka pour voir: Lac Kayangan, white sand beach, twin lagoon, lac baraccuda. Jour 7: Bâteau pour El nido Jour 8 à 12: 5 jours pour découvrir El nido et les baccuit en bangka, plongée farniente, tour en moto..... Jour 13: départ pour Port Barton et l'ile de Cacnipa (faut-il réserver en avance ? ) Jour 14: Ile de Cacnipa Jour 15: passer la journée et la nuit à Port Barton ? Jour 16: Départ pour Roxas et Modessa island (anciennement coco loco island) la encore faut-il réserver en avance ? Jour 17: Journée sur Modessa island Jour 18: Départ pour puerto princessa, puis vol vers manille
voilà merci pour vos avis, critiques ect.... je ne comptais rien réserver afin de nous laisser le choix une fois sur place cela vous semble t-il judicieux?
J'ai bien envie aussi de faire une petite excursion d'1 journée au volcan Taal, j'ai lu qu'il était possible de le faire par soi même prendre un taxi de Manille 2H de route, faire la montée soi même sans prendre de guide et rentrer sur manille le soir, vous me confirmez que c'est bien possible en 1 jour ? je serais bien tentée de mettre cette balade le 1er jour de notre arrivée avant de partir pour Banaue, ou le dernier jour à notre retour de palawan.
A bientôt
Trajet Manille - El Nido English translation pending
Bonjour,
Nous souhaiterions faire un vol manille el nido notamment avec seair, mais nous ne trouvons pas la destination sur le site. Y a t-il eu des changements?
Selon vous quel est le meilleur moyen d'aller à el nido à partir de manille
Merci d'avance
Nous souhaiterions faire un vol manille el nido notamment avec seair, mais nous ne trouvons pas la destination sur le site. Y a t-il eu des changements?
Selon vous quel est le meilleur moyen d'aller à el nido à partir de manille
Merci d'avance
Excursions à partir de l'Hotel Occidental Grand Xcaret English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis toute nouvelle sur le Forum. Nous partons au Mexique du 25/10/2013 au 05/11/2013...avec nos deux enfants de 8 et 10 ans. Dois-je réserver des excursions avant notre départ?J'ai peur que les prix et arnaques en tout genre prolifèrent à l'hotel. Comment dois-je faire. Que me conseillez vous sur place pour passer un bon moment? Dois-je retirer de l'argent avant de partir? Avez vous déja séjourné dans cet hotel? Je voudrais que ce voyage soit mémorable et j'aimerais savoir quoi faire et ne pas faire.
Merci par avance de votre aide.😏
Je suis toute nouvelle sur le Forum. Nous partons au Mexique du 25/10/2013 au 05/11/2013...avec nos deux enfants de 8 et 10 ans. Dois-je réserver des excursions avant notre départ?J'ai peur que les prix et arnaques en tout genre prolifèrent à l'hotel. Comment dois-je faire. Que me conseillez vous sur place pour passer un bon moment? Dois-je retirer de l'argent avant de partir? Avez vous déja séjourné dans cet hotel? Je voudrais que ce voyage soit mémorable et j'aimerais savoir quoi faire et ne pas faire.
Merci par avance de votre aide.😏
En Australie pour un an et compagnon en dépression English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons décidé avec mon petit ami de partir en Australie pour un WHV d'un an.
Nous sommes en Australie depuis 3 mois et cela fait quelques semaines que mon copain déprime. Il était déjà un peu dépressif en France, mais je pensais que le fait de changer d'air l'aiderait. Le problème c'est que je suis la seule à avoir trouvé du travail ici et qu'il enchaine les faux espoirs, il pensait pouvoir trouver facilement mais c'est plus compliqué et du coup il ne fait plus rien. Il passe ses journées à dormir et on ne fait plus rien ensemble, je veux l'aider, je lui fais tout, la bouffe, les démarches administratives etc mais rien ne change, parfois je perds patience, le force à se lever, parfois ça va mieux, on discute, mais parfois c'est pire...Je passe mes journées à attendre qu'il se lève pour pouvoir faire quelquechose ensemble.
Il me dit qu'il ne vaut rien, qu'il n'a plus d'espoir pour rien, qu'il n'a envie de rien, parfois j'ai l'impression qu'il ne m'aime plus, il me dit de le laisser tranquille, que je mérite mieux que lui et que je dois trouver qqn d'autre, c'est horrible d'entendre ça!
Depuis qu'on est ici on a pas fait beaucoup de rencontre, je vois des gens par le biais de mon travail, mais lui non, on est en coloc mais tout le monde travaille et on ne les voit pas souvent. Je lui demande s'il veut rentrer en France, il me dit qu'il ne sait même pas ce qu'il veut, juste dormir. Je souffre énormément de ne pouvoir l'aider, je ne sais pas quoi faire, j'ai l'impression d'être dans une impasse. Je pense qu'il devrait voir quelqu'un, suivre un traitement mais quand je lui en parle il le prend mal, il dit que ça ne sert qu'à perdre de l'argent pour rien et puis surtout, ici, je ne sais pas vers qui il pourrait se tourner.
Je ne veux pas rentrer en France, je suis de nature positive et pour moi chaque problème a une solution, on a envisagé d'acheter un véhicule et faire du fruitpicking afin qu'on gagne tous les 2 de l'argent et qu'on fasse de nouvelles rencontres mais il ne sait pas si il en a envie, il a peur qu'on claque nos dernières économies dans un van pourri et qu'on ne trouve pas de travail, après il admet que c'est une solution, mais que ça l'enchante vraiment pas, il voulait trouver du travail dans sa branche. Je sais que si je décide qu'on le fasse il me suivra, mais si on enchaine les galères, ce sera pire et tout sera de ma faute, j'en ai marre d'endosser toutes les responsabilités, je me sens vraiment seule, voilà pourquoi j'écris ici. Bref je ne sais vraiment plus quoi faire.
Si quelqu'un a déjà été dans cette situation et peut me donner des clefs, des témoignages, même un peu de soutient ça m'aiderai beaucoup.
Merci
4 semaines au Philippines English translation pending
bonjour
je pars au moi de fevrier 2014 au philippines , je fai 1sem au nord puis j aimrai aller la 2eme sem a el nido .aisque de manille a el nido en bateau ca veau la penne??? merci d avence de meder 🙂
je pars au moi de fevrier 2014 au philippines , je fai 1sem au nord puis j aimrai aller la 2eme sem a el nido .aisque de manille a el nido en bateau ca veau la penne??? merci d avence de meder 🙂
Un seul endroit aux Philippines, ça serait où? English translation pending
Bonjour,
j'ai besoin de vos lumières de voyageurs ...
Je (re)pars au Vietnam en Février pour 4 semaines et je pensais inclure 1 tite semaine aux Philippines ( à voir niveau temps, budget ....).
Tout d'abord si vous ne deviez aller qu'à 1 seul endroit aux Philippines ça serait où ?!!!
Pour avoir côtoyer des filipos je sais que c'est un pays très différents des autres pays d'Asie du Sud-Est, du fait des influences espagnoles, américaines, nippones, mais qu'en est il de leur culture pré-coloniale ? Y'a t'il des temples, des cultures animistes ?
Ce pays m'attire depuis longtemps et fera l'objet d'un futur voyage plus long, mais je me disais qu'un pti avant goût ...
Ensuite, pensez-vous que c'est "tranquillou" pour une nana qui voyage seule ?!
Voili !!! Je vous remercie.
Carole
j'ai besoin de vos lumières de voyageurs ...
Je (re)pars au Vietnam en Février pour 4 semaines et je pensais inclure 1 tite semaine aux Philippines ( à voir niveau temps, budget ....).
Tout d'abord si vous ne deviez aller qu'à 1 seul endroit aux Philippines ça serait où ?!!!
Pour avoir côtoyer des filipos je sais que c'est un pays très différents des autres pays d'Asie du Sud-Est, du fait des influences espagnoles, américaines, nippones, mais qu'en est il de leur culture pré-coloniale ? Y'a t'il des temples, des cultures animistes ?
Ce pays m'attire depuis longtemps et fera l'objet d'un futur voyage plus long, mais je me disais qu'un pti avant goût ...
Ensuite, pensez-vous que c'est "tranquillou" pour une nana qui voyage seule ?!
Voili !!! Je vous remercie.
Carole
Itinéraire de 21 jours complet au Philippines English translation pending
Bonjour,
Après une bonne dizaine de voyages en Asie (Thaïlande, Indonésie, Cambodge, Vietnam, Malaysie, Singapore, HK, Chine, Japon, etc), unami et moi (dans la trentaine) partons pour 21 jours (21 jours complets surplace) aux Philippines.
Nous aimons habituellement faire un peu de trek, beaucoupvoyager (bouger), ne pas trop s’attarder sur les plages à ne rien faire, bref voir du pays. Nous sommes surtout fan de beau paysages, plus que de lieux culturel et même si nous adorons le contact avec les locaux, ce n'est pas notre priorité sur un voyage aussi court en temps.
Voici mon programme.
Arrivé le 20 décembre 2013 à 9h20 à Clark avec le vol deQatar Airways. Repos la journée et organisation du trek sur le Pinatubo. 21 : Trek sur Pinatubo puis route sur Manille ou départpour Banaue ? 22 : Vol direct Manille – île de Coron (arrivé à 13:20) 23 Visite des lacs sur l’île de Coron. 24 Trajet Coron-El Nido. 25-27 : Au moins 2x1 jour d’excursion dans l’archipeldes Bacuit et 1 jour pour roder autout d’El Nido (que faire ?) 28 Trajet sur Port Barton 29 Trajet Port Barton Puerto-Princesa 30 Honda bay 31 Vol sur Cebu puis direction Olsob (pour aller voir lelendemain les requins Baleine oui je sais ils sont nourri, ce n’est pas bien, etc etc j’en ai lu pendant des heures à ce sujet..) 1 Nage avec les Requins (tôt le matin)puis direction Bohol. 2 Bohol, visite des Chocolate Hills 3 Trajet Bohol Cebu (en bateau) puis direction Boracay. 4-5 Boracay 6 Trajet Boracay Manille 7 Journée Manille – Volcan Taal 8-9-10 Boucle sur Banaue-Bontoc et retour sur Clark (pasidéal mais nous avons notre vol de retour à Clark)… 11 Vol retour à 12h05
Que dois-je modifier selon vous ?
Dans les variables, il y a Banaue. Ce n’est pas ma priorité.Le reste oui.
Fan de volcan, j’aimerais aussi aller voir le Mayon, maisvaut-il vraiment la peine de perde 2 jours pour cela ?
Un crochet à Negras pour faire du trek plutôt que banaue ?
Banaue à faire avant de descente à Palawan ?
Conserver cet itinéraire en supprimant Banaue en en rajoutant les 3 jous par-ci part-là?
Comme je l’ai dit, nous aimons bien bouger et passer 2 joursà la plage à Boracay est déjà bien bien suffisant pour nous.
Quand est-il du Palu dans ces destinations (bcp de Moustiqueen décembre-janvier ? ) Je ne prendrai pas de traitement préventif (j’en ai pris enTanzanie et j’ai été malade comme un chien pendant le voyage et deux amieselles, ont subit des effets secondaires pendant près d’une année…) : EnTanzanie je n’avais pas le choix, c’était impératif aux Philippines, je préfèretenter d’éviter les pires régions (j’ai vu que Bohol, Boracay c’était ok) et meprotéger au mieux (anti-moustique, manches longues / pantalon et moustiquaire)et avoir de la Malarone en cas de crise soupçonnée pour atténuer les effets.
Voilà merci d’avance pour vos commentaires et suggestion
Arrivé le 20 décembre 2013 à 9h20 à Clark avec le vol deQatar Airways. Repos la journée et organisation du trek sur le Pinatubo. 21 : Trek sur Pinatubo puis route sur Manille ou départpour Banaue ? 22 : Vol direct Manille – île de Coron (arrivé à 13:20) 23 Visite des lacs sur l’île de Coron. 24 Trajet Coron-El Nido. 25-27 : Au moins 2x1 jour d’excursion dans l’archipeldes Bacuit et 1 jour pour roder autout d’El Nido (que faire ?) 28 Trajet sur Port Barton 29 Trajet Port Barton Puerto-Princesa 30 Honda bay 31 Vol sur Cebu puis direction Olsob (pour aller voir lelendemain les requins Baleine oui je sais ils sont nourri, ce n’est pas bien, etc etc j’en ai lu pendant des heures à ce sujet..) 1 Nage avec les Requins (tôt le matin)puis direction Bohol. 2 Bohol, visite des Chocolate Hills 3 Trajet Bohol Cebu (en bateau) puis direction Boracay. 4-5 Boracay 6 Trajet Boracay Manille 7 Journée Manille – Volcan Taal 8-9-10 Boucle sur Banaue-Bontoc et retour sur Clark (pasidéal mais nous avons notre vol de retour à Clark)… 11 Vol retour à 12h05
Que dois-je modifier selon vous ?
Dans les variables, il y a Banaue. Ce n’est pas ma priorité.Le reste oui.
Fan de volcan, j’aimerais aussi aller voir le Mayon, maisvaut-il vraiment la peine de perde 2 jours pour cela ?
Un crochet à Negras pour faire du trek plutôt que banaue ?
Banaue à faire avant de descente à Palawan ?
Conserver cet itinéraire en supprimant Banaue en en rajoutant les 3 jous par-ci part-là?
Comme je l’ai dit, nous aimons bien bouger et passer 2 joursà la plage à Boracay est déjà bien bien suffisant pour nous.
Quand est-il du Palu dans ces destinations (bcp de Moustiqueen décembre-janvier ? ) Je ne prendrai pas de traitement préventif (j’en ai pris enTanzanie et j’ai été malade comme un chien pendant le voyage et deux amieselles, ont subit des effets secondaires pendant près d’une année…) : EnTanzanie je n’avais pas le choix, c’était impératif aux Philippines, je préfèretenter d’éviter les pires régions (j’ai vu que Bohol, Boracay c’était ok) et meprotéger au mieux (anti-moustique, manches longues / pantalon et moustiquaire)et avoir de la Malarone en cas de crise soupçonnée pour atténuer les effets.
Voilà merci d’avance pour vos commentaires et suggestion
Tente de voyage 2 personnes English translation pending
Bonjour
en cours de préparation de voyage (pays chaud), je suis à la recherche d'infos concernant l'acquisition de tente , quel genre de tente dois je faire l'achat , je suis intérressé par une tente style canadienne , peu etre plus long a monté mais plus spacieux que les tentes style gedcha automatique , car je souhaite mettre des lits de camps(le modéle est en coton , plus long a séché si pluie)pas de probléme de poids, je ne veux pas de tente de toit, avez vous des conseils concernant ce materiel
merci pour vos reponses
merci pour vos reponses
Petit passage à Mumbai, les tarifs English translation pending
Bonjour tout le monde,
Voila avec ma copine on va passer quelques jours a Mumbai, et comme je me suis déjà fais arnaquer pas un chauffeur de taxi a mon arrivée j'aimerai savoir si quelqu'un a des informations sur les prix d'une virée en taxi ou en autorickshaw, combien pour rejoindre l'ile d'elephanta depuis la porte de l'Inde?
Sinon depuis deux jours que je suis a Mumbai, apprécie son atmosphère même si au premier abord c'est un peu déconcertant ! De même pouvez vous me dire où je pourrais trouver des sarouels et des chemises en coton ou quoi ?
En vous remerciant !
Steevy
Sinon depuis deux jours que je suis a Mumbai, apprécie son atmosphère même si au premier abord c'est un peu déconcertant ! De même pouvez vous me dire où je pourrais trouver des sarouels et des chemises en coton ou quoi ?
En vous remerciant !
Steevy
Sac à dos photos English translation pending
Bonjour à toutes et tous
Question simple: existe t-il un sac à dos photo qui evite d'avoir le dos trempé de sueur au bout de 5 mn???
Pendant les vacances d'été, je voyage pas mal et surtout dans les pays chauds. J'ai un reflex avec son matériel. J'ai essayé un sac bandoulière mais pas pratique quand on se penche et poids sur le coté. j'avais un sac à dos photo mais j'étais toujours trempé dans le dos. Alors existe t-il un sac anti transpiration ou une astuce pour ne pas avoir le sac collé au dos?
Merci pour votre aide amis (ies) baroudeurs (euses)
Bernard du Nord
Question simple: existe t-il un sac à dos photo qui evite d'avoir le dos trempé de sueur au bout de 5 mn???
Pendant les vacances d'été, je voyage pas mal et surtout dans les pays chauds. J'ai un reflex avec son matériel. J'ai essayé un sac bandoulière mais pas pratique quand on se penche et poids sur le coté. j'avais un sac à dos photo mais j'étais toujours trempé dans le dos. Alors existe t-il un sac anti transpiration ou une astuce pour ne pas avoir le sac collé au dos?
Merci pour votre aide amis (ies) baroudeurs (euses)
Bernard du Nord
Itinéraire de 15 jours en Californie English translation pending
Bonjour !!!
Avec mon ami, nous sommes en train d'organiser notre itinéraire pour notre voyage de 15 jours en Californie en février 2014.
Nous souhaiterions avoir votre retour sur notre itinéraire, Qu'en pensez - vous? N'hésitez pas à nous communiquer quelques bonnes adresses d'hôtels ou de restos , nous sommes preneurs :)
Vendredi 31 janvier- Vol direct Paris - SFO, arrivée en début d'après midi. Du samedi 1 février au mercredi 5 février - Découverte de San Francisco + Sausalito . Jeudi 6 février - Prise en charge du véhicule de location, départ pour Yosemite Park, arrivée dans l'AM, nuit au Mariposa Lodge Vendredi 7 février- Découverte du Yosemite National Park, nuit au Mariposa Lodge. Samedi 8 février - Départ pour Monterey dans la matinée, arrivée dans l'après midi, visite de l'aquarium, nuit à Monterey. Dimanche 9 février- Monterey- Big Sur. Découverte de Carmel , Point Lobos, , Andrew Molera State Park, Julia Pfeiffer Burns State Park. Nuit au Big Sur River Inn. Lundi 10 février - Big Sur - Cambria. Piedras Blancas Colony, arrêt à Morro Bay, Buggy ou Quad dans les dunes de sables à Pismo Beach, nuit à Cambria. Qui connait le nom d'une entreprise qui peut organiser cette activité? Mardi 11 février - Cambria - Malibu Solvang, Santa Barbara, arrivée à Malibu dans l 'après midi, nuit à Malibu . Mercredi 12 février - Malibu - Santa Monica Venice Beach, Venice Canals, Beverly Hills, West Hollywood, Griffith Park – Griffith Observatory, nuit à Santa Monica. Jeudi 13 février- Santa Monica, Farmer's Market + plages . Départ pour l'aéroport Vol en milieu d'après midi . Vol direct LAX-Paris.
Je vous remercie pour vos conseils
Avec mon ami, nous sommes en train d'organiser notre itinéraire pour notre voyage de 15 jours en Californie en février 2014.
Nous souhaiterions avoir votre retour sur notre itinéraire, Qu'en pensez - vous? N'hésitez pas à nous communiquer quelques bonnes adresses d'hôtels ou de restos , nous sommes preneurs :)
Vendredi 31 janvier- Vol direct Paris - SFO, arrivée en début d'après midi. Du samedi 1 février au mercredi 5 février - Découverte de San Francisco + Sausalito . Jeudi 6 février - Prise en charge du véhicule de location, départ pour Yosemite Park, arrivée dans l'AM, nuit au Mariposa Lodge Vendredi 7 février- Découverte du Yosemite National Park, nuit au Mariposa Lodge. Samedi 8 février - Départ pour Monterey dans la matinée, arrivée dans l'après midi, visite de l'aquarium, nuit à Monterey. Dimanche 9 février- Monterey- Big Sur. Découverte de Carmel , Point Lobos, , Andrew Molera State Park, Julia Pfeiffer Burns State Park. Nuit au Big Sur River Inn. Lundi 10 février - Big Sur - Cambria. Piedras Blancas Colony, arrêt à Morro Bay, Buggy ou Quad dans les dunes de sables à Pismo Beach, nuit à Cambria. Qui connait le nom d'une entreprise qui peut organiser cette activité? Mardi 11 février - Cambria - Malibu Solvang, Santa Barbara, arrivée à Malibu dans l 'après midi, nuit à Malibu . Mercredi 12 février - Malibu - Santa Monica Venice Beach, Venice Canals, Beverly Hills, West Hollywood, Griffith Park – Griffith Observatory, nuit à Santa Monica. Jeudi 13 février- Santa Monica, Farmer's Market + plages . Départ pour l'aéroport Vol en milieu d'après midi . Vol direct LAX-Paris.
Je vous remercie pour vos conseils
Itinéraire de 3 semaines aux Philippines en septembre English translation pending
Bonjour, je pars pour les Philippines 3 semaines avec mon copain, du 3 au 24 septembre.
J'ai une vague idée de l'itinéraire, en ayant l'intention d'y caler un peu de trekking, quelques plongées mémorables et du wakeboard (j'en fais en France et j'ai découvert par hasard qu'il y avait plusieurs wakeparks là bas dont le CWC)
1ère semaine : Manille pour la 1ère journée J'ai pensé passer au wakepark de Angeles city pour faire un peu de wakeboard, pour me rapprocher du mont Pinatubo. Ensuite mont Pinatubo. Retour Manille pour repartir vers les rizières du Nord avec le bus de nuit. (je ne sais pas s'il y a moyen de faire facilement le trajet Angeles - Banaue autrement) pour faire quelques jours en excursion organisée et retour sur Manille.
2e semaine : avion Manille - Puerto Princesa Palawan pour 1 semaine voire plus Rivière souterraine / El Nido / Coron en fonction du temps qu'on aura, pour snorkeler et éventuellement caler quelques plongées sur épaves
3e semaine : Pour éviter des pertes de temps inutiles dans les trajets, je voulais me fixer sur un endroit mais je n'arrive pas à choisir... - Bohol pour chocolate hills, tarsiers, snorkeling, tour de l'île en scooter - Le sud-est de Luzon pour avoir l'occasion de passer au CWC qui serait le plus meilleur wakepark du monde selon certaines sources... et en profiter pour faire quelques plongées aux alentours, même si les requins baleines sont absents à Donsol pendant cette période (et les raies Manta ??). Faire l'ascension du mont Mayon. - aller traquer des supers sites de plongée vers Siquijor / île d'Apo, ou vers Mindoro pour Apo Reef, ou vers l'île de Malapascua, mais prévoir une semaine est probablement un peu long pour cela. (dans ce cas, prolonger Palawan)
Est-ce que le CWC vaut vraiment le coup ? à privilégier par rapport aux autres wakeparks du pays ? Est-ce qu'il est envisageable d'aller juste faire un tour à Malapascua pour la plongée ou est-ce que le temps que ça prend pour y aller minimise le bénéfice ? J'ai entendu que c'était le meilleur site de plongée du pays, en concurrence avec Apo Reef. Ca me briserait le coeur de ne pas faire l'un ou l'autre, mais ils sont tellement excentrés par rapport à l'itinéraire que j'avais fait.. Est-ce que la météo du mois de septembre serait un facteur de choix d'un endroit plutôt qu'un autre ?
1ère semaine : Manille pour la 1ère journée J'ai pensé passer au wakepark de Angeles city pour faire un peu de wakeboard, pour me rapprocher du mont Pinatubo. Ensuite mont Pinatubo. Retour Manille pour repartir vers les rizières du Nord avec le bus de nuit. (je ne sais pas s'il y a moyen de faire facilement le trajet Angeles - Banaue autrement) pour faire quelques jours en excursion organisée et retour sur Manille.
2e semaine : avion Manille - Puerto Princesa Palawan pour 1 semaine voire plus Rivière souterraine / El Nido / Coron en fonction du temps qu'on aura, pour snorkeler et éventuellement caler quelques plongées sur épaves
3e semaine : Pour éviter des pertes de temps inutiles dans les trajets, je voulais me fixer sur un endroit mais je n'arrive pas à choisir... - Bohol pour chocolate hills, tarsiers, snorkeling, tour de l'île en scooter - Le sud-est de Luzon pour avoir l'occasion de passer au CWC qui serait le plus meilleur wakepark du monde selon certaines sources... et en profiter pour faire quelques plongées aux alentours, même si les requins baleines sont absents à Donsol pendant cette période (et les raies Manta ??). Faire l'ascension du mont Mayon. - aller traquer des supers sites de plongée vers Siquijor / île d'Apo, ou vers Mindoro pour Apo Reef, ou vers l'île de Malapascua, mais prévoir une semaine est probablement un peu long pour cela. (dans ce cas, prolonger Palawan)
Est-ce que le CWC vaut vraiment le coup ? à privilégier par rapport aux autres wakeparks du pays ? Est-ce qu'il est envisageable d'aller juste faire un tour à Malapascua pour la plongée ou est-ce que le temps que ça prend pour y aller minimise le bénéfice ? J'ai entendu que c'était le meilleur site de plongée du pays, en concurrence avec Apo Reef. Ca me briserait le coeur de ne pas faire l'un ou l'autre, mais ils sont tellement excentrés par rapport à l'itinéraire que j'avais fait.. Est-ce que la météo du mois de septembre serait un facteur de choix d'un endroit plutôt qu'un autre ?
Cyber Shot DSC W170 Sony English translation pending
Bonjour,
Utilisant de petit numérique depuis plusieurs années avec satisfaction, lors de mes dernières vacances, il a fait un caprice en refusant de prendre quelque cliché que ce soit et affichant "utiliser une batterie compatible", or la batterie utilisée est celle d'origine, et de plus, elle venait d'être chargée .
J'ai sorti la batterie en ai essuyé les plots et tout remis en place , mais rien n'y a fait, il s'est éteint aussitôt, empêchant toute prise de vue . Il ne m'était pas possible d'afficher les photos de la carte mémoire .
Ce problème est-il dû au vieillissement de la batterie ou à une autre cause ?
Merci a qui pourra me répondre . Bonne journée .
Utilisant de petit numérique depuis plusieurs années avec satisfaction, lors de mes dernières vacances, il a fait un caprice en refusant de prendre quelque cliché que ce soit et affichant "utiliser une batterie compatible", or la batterie utilisée est celle d'origine, et de plus, elle venait d'être chargée .
J'ai sorti la batterie en ai essuyé les plots et tout remis en place , mais rien n'y a fait, il s'est éteint aussitôt, empêchant toute prise de vue . Il ne m'était pas possible d'afficher les photos de la carte mémoire .
Ce problème est-il dû au vieillissement de la batterie ou à une autre cause ?
Merci a qui pourra me répondre . Bonne journée .
Quelle destination choisir pour un voyage en couple en Turquie? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Nous sommes un jeune couple et nous envisageons profiter des vacances d'été à partir de 9/10 Août. Notre choix s'est reposé sur la Turquie. Etant donné que ça sera notre première voyage vers ce pays magnifique, nous voudrons savoir quelle destination choisir, sachant qu'on veut profiter à la fois du charme de la ville ainsi que la mer.
En faisant un petit tour sur les divers forum, la majorité conseille Antalya, Bodrum et Izmir...Lequel choisir alors !!
Nous cherchons des excursions, des visites des villes et bien évidemment profiter de la mer sans être dérangés (Club Maramara est bien le cas..)
Par conséquent, pouvez vous nous éclaircir la route et nous proposer les meilleurs destinations à travers vos expériences.
Merci d'avance
Nous sommes un jeune couple et nous envisageons profiter des vacances d'été à partir de 9/10 Août. Notre choix s'est reposé sur la Turquie. Etant donné que ça sera notre première voyage vers ce pays magnifique, nous voudrons savoir quelle destination choisir, sachant qu'on veut profiter à la fois du charme de la ville ainsi que la mer.
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Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle: partir et revenir du cap Finisterre English translation pending
Bonjour à tous,
Je compte partir un mois environ de Perpignan, et je voudrais économiser au max.
Je pensais faire Perpignan-Barcelone en covoiturage. Ensuite de Barcelone je voudrais aller à Pampelune : en train? en car?
Enfin pour revenir du Cap finisterre, aucune idée, je prends les vôtres 😉!
Dernière question concernant le duvet : est-il nécessaire d'en prendre un, j'ai un sac à viande en coton (exit le synthétique, je n'aime pas quand il fait chaud)? Les auberges ont-elles toujours des couvertures? Je voulais aussi prendre un duvet au cas où je puisse quelquefois dormir dehors (pas seule mais si on est plusieurs)...qu'en pensez-vous?
Merci d'avance et Buen camino!
Musyne
Dernière question concernant le duvet : est-il nécessaire d'en prendre un, j'ai un sac à viande en coton (exit le synthétique, je n'aime pas quand il fait chaud)? Les auberges ont-elles toujours des couvertures? Je voulais aussi prendre un duvet au cas où je puisse quelquefois dormir dehors (pas seule mais si on est plusieurs)...qu'en pensez-vous?
Merci d'avance et Buen camino!
Musyne
Partir à Singapour pour suivre mon copain? English translation pending
Bonjour,
Je vis en Australie depuis 1 an et demi avec mon copain. Il vient de recevoir une proposition de contrat à Singapour et nous ne savons pas vraiment si nous tentons l'aventure ou pas...On lui propose un salaire de 4000 par mois pour 2ans. J'en appel donc à tous les français qui peuvent nous aider à prendre cette décision: - ai-je des chance de trouver un travail la bas? (je suis graphic designer 3ans d'exp. et un niveau d'anglais correct, en Australie j'étais freelance) Je m'inquiète vraiment sur ce point car je ne voudrais pas être coincé la bas sans rien! - 4000$ est ce suffisant au début pour 2 si je ne trouve pas de boulot? - Nous ne sommes pas mariés, quel visa me conseillez vous?
Pour info nous avions décidé de partir au Canada avec un WHV, du coup si nous acceptons nous faisons le choix de Singapour. merci d'avance pour vos réponses, Aurélie
Je vis en Australie depuis 1 an et demi avec mon copain. Il vient de recevoir une proposition de contrat à Singapour et nous ne savons pas vraiment si nous tentons l'aventure ou pas...On lui propose un salaire de 4000 par mois pour 2ans. J'en appel donc à tous les français qui peuvent nous aider à prendre cette décision: - ai-je des chance de trouver un travail la bas? (je suis graphic designer 3ans d'exp. et un niveau d'anglais correct, en Australie j'étais freelance) Je m'inquiète vraiment sur ce point car je ne voudrais pas être coincé la bas sans rien! - 4000$ est ce suffisant au début pour 2 si je ne trouve pas de boulot? - Nous ne sommes pas mariés, quel visa me conseillez vous?
Pour info nous avions décidé de partir au Canada avec un WHV, du coup si nous acceptons nous faisons le choix de Singapour. merci d'avance pour vos réponses, Aurélie
Facile, Tu Montes Et Tu Descends (Papouasie 2000, Perdus Dans La Jungle) English translation pending
Un petit texte, extrait de mon blog...
INTRODUCTION
La Papouasie, ça te dit quelque chose? La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Tu n'as jamais entendu parler de tout ça ? Très bien, voici un petit topo historico-politico-ethnico-socioculturel sur la région, ne me remercie pas, c'est tout naturel. Que ceux que ce genre de paragraphe fatigue me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l'histoire... Irian Jaya est le nom qu’ont donné les colons indonésiens à la partie occidentale de l'île de Papouasie Nouvelle-Guinée, qui avait été nommée ainsi d'après les colons blancs. Cette île, plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me dis-tu ? Tu as bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, tu vas vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays, pétrole, gaz, étain, nickel, argent, uranium, pour ne citer que quelques-unes des ressources dont l’Indonésie regorge, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'��tait agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J'en vois qui commencent à s'assoupir, passons à l'histoire proprement dite... Tu prends le train en route, car au niveau de la chronologie du blog tu es dans le chapitre VIII, mais c'est pas très difficile à suivre : avec mon pote le Géko on était en Papouasie, et après un petit trip dans l'interieur on avait décidé de se faire un peu de plage afin de tester le corail papou, la baie de l'oiseau de paradis et la réserve marine du même nom, ça faisait rêver...
Premier Tome, Chapitre VIII - FACILE, TU MONTES ET TU DESCENDS... (La Papouasie, ou comment une marche facile de deux heures partie la fleur au fusil s’achève en Bérézina de trois jours)
Le trip de Manokwari jusqu'à Ransiki n'est pas très long, tout juste cinq-six heures, c'est celui qui est relaté au chapitre précédent. On passe de nouveau les rivières à gué et de nouveau on a droit aux memes histoires, oui, en saison des pluies ça doit être chaud pour sûr, vu que oui, y a même eu des fois des pick-up emportés par les flots impétueux. Arrivés à Ransiki on retourne dormir chez notre pote le chef du canton, et le lendemain on va sur la plage chercher s'il y a pas un bateau pour l'île de Rumberpon dans la baie du paradisier. On demande des infos au bureau des gardes de la réserve mais les corrompus de service semblent plus intéressés par nos sous que par autre chose : non non, y a pas de transports locaux, par contre on peut vous dépanner et vous emmener là-bas avec notre bateau si vous payez l'essence (à prix prohibitif bien sûr), qu'ils disent. Pardi ! On allait te le dire, on est venus ici exprès pour vous filer des sous !!! On marche encore un peu et arrive finalement à ce qui tient lieu de port. Pas de bateau, et les quelques pélos qu'il y a ne savent pas s'il va y en avoir un ou pas. Le problème chez les papous, c'est que l'organisation c'est pas leur fort, à tel point qu'à côté d'eux les indos ont l'air bien organisés, ce qui n'est pas peu dire, si, si !! Et c'est d'ailleurs rigolo d'entendre les indos se plaindre des papous et leur reprocher exactement ce que nous on reproche aux indos, mais c'est pas la peine d'en faire une polémique, revenons à nos moutons. Ce que je voulais dire c'est qu'ici en Papoua, et contrairement à la plupart des autres endroits en Indo, y a pas de liaison régulière, faut attendre qu'il y ait un bateau qui passe ou un qui se décide à bouger. Les indos, eux, ils ont toujours une sorte d'horaire, genre tous les jours à 10 heures (même si ça part à 11 ou à 12) et c'est donc plus facile pour s'organiser. Mais en Papoua, néant... C'est pas grave, on attend et hèle quiconque passe par là. Il y en a un qui va un peu plus bas à Wasior, il passe par Rumberpon et pourrait nous y déposer, sauf qu'à la vue des deux blanquets ses yeux se mettent à briller et tout d'un coup lui prend la folie des grandeurs, le voilà qui s’imagine propriétaire d'un paquebot pour croisières de luxes et qui nous annonce un prix pharaonique. Avec le Géko et moi il lui arrivera rien, retourne à ta barque mon gars, tu t'es trompé de clients ! Finalement se pointe un papou qui a du avoir la polio étant petit car ses jambes sont hyper maigres (tellement que les miennes paraissent musclées à côté), ce qui contraste avec son torse et ses bras costauds. Il a un bateau et va à Rumberpon, et il a déjà quelques passagers donc avec nous deux en plus ça fait son affaire, on peut partir tout de suite. Son prix est cinq fois inférieur à celui de l’égyptien de tout à l'heure et on accepte le deal. C'est un swangi, que nous disent les locaux. Un quoi ? Un sorcier, qu’ils répondent. Oui bon nous on s'en fout, l'essentiel est qu'il aille où on veut, et puis si c'est un sorcier au moins on risquera pas de couler ! Une fois dans le bateau j'avise une fuite dans la coque. Je suis habitué à ces bateaux foireux, mais là quand même ça pisse pas mal. Je le dis au sorcier-capitaine et il me répond, en me jetant un gros bol en plastique : ah ouais t'as raison, tiens, écope !! C'est parti, me v'là devenu écopeur et faut pas chômer parce que sinon même toute la magie du gars nous fera pas flotter. Pendant le voyage, qui dure deux heures, on trouve bien sûr moyen de parler avec les autres passagers. Ils nous disent qu'il y a une belle plage de l'autre côté de l'île mais qu'il faut chartériser un bateau pour y aller car il n'y a pas de liaisons régulières. Chartériser c'est pas le genre de la maison, mais c'est faisable à pied facilement d'après eux (vous verrez très bientôt comment ça a été facile, ceci dit pour vous fidéliser mes chers lecteurs). Arrivés au bled-chef-lieu de l'île, Jembekiri, le sorcier-batelier était déjà prêt à nous emmener de l'autre côté de l'île, contre monnaies sonnantes et trébuchantes bien sûr. Reste tranquille Merlin, on va se le faire à pied ! On demande chez qui on peut dormir, on nous indique une case. Les occupants sont un couple adorable, qui nous accueille avec un grand sourire. Ils n’avaient pas d'enfants, et on peut les comprendre après avoir vu tout ce que le bled comptait de minots se précipiter chez eux pour voir les deux curiosités au long nez et à la peau blanche. Il en sortait de partout et même la porte fermée n’avait pas réussi à les contenir, ils étaient rentrés par les fenêtres ! Pas de quoi se formaliser, c'étaient de gentils gosses, mignons comme tout et intéressés de voir ces deux bizarreries venues d’un autre monde, chose ma foi compréhensible. Si seulement ça pouvait faire la même chose avec les filles... Quand on était allés se laver au puits rebelote, mais là on s'était fait mater par tout le village, c'est dur des fois la célébrité... Le soir venu nous donne l'occasion de voir les locaux s'adonner à l'un de leur sports favoris : mâcher du bétel entre voisins et commérer. Nos hôtes s'en étaient fait une orgie, c'est qu'ils en avaient des quantités industrielles car ils étaient les heureux propriétaires de plusieurs arbres à pinang (le nom local de la noix de bétel). Ils faisaient un trafic pas possible avec les autres villageois et il y avait des histoires de crédits pas honorés etc., comme quoi rien de nouveau sous le soleil, on n'a rien inventé. Après une nuit dans un lit papou (c’est à dire par terre sur un sol fait de lattes gondolées, rien de tel pour le dos) on est prêts à partir... On demande le chemin pour passer de l'autre côté de l'île à un papou. Pas de problème, qu'il dit, tu montes jusqu'en haut de la montagne chauve qui est au milieu de l'île et puis tu redescends, c'est facile, y a qu'à suivre le sentier et ça prend deux heures. Vous avez besoin d'un guide ? Non ben écoute si c'est si facile que ça c'est pas la peine, on va se le faire tout seuls comme des grands ! C'est sûr que deux heures pour eux ça en fait quatre pour nous, d'autant plus qu'on a les sacs, mais en partant comme ça tôt le matin on a largement le temps. Mais il y a bien un sentier tout du long ? Oui oui, de sûr ! Bon, « de sûr » ça veut pas dire grand chose dans ce pays, mais ça a l'air faisable. Nous voilà partis, la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait... Après une petite marche on arrive en haut de la montagne chauve, c'est vrai qu'elle est sacrément pelée. De là on rentre dans la forêt et on commence à descendre après avoir passé un petit plateau. On croise un cerf, ou un daim, ou une biche, ou un je sais pas trop c'est quoi que c'est alors on va dire une espèce de cervidé. Le chose ne fait ni une ni deux, il se barre en faisant des bonds prodigieux et en bramant pire qu'un soûlard de chez nous, m'est avis que celui-là il a dû avoir maille à partir avec les flèches des papous... Et soudain, premier couac, plus de chemin ! Il y avait une petite rivière, et il semblait logique de la suivre car comme chacun sait toutes les rivières mènent à la mer. On la suit donc, alternant marche-pataugeage sur les rives et trempette dans la rivière quand c'est plus facile. On voit un serpent énorme, jaune, et de bien trois mètres de long (pas si énorme que ça alors diront certains d'entre vous et j'acquiesce, seulement il faut comprendre que dans un livre on est obligé des fois d'en rajouter un peu, c'est ça qui fait vendre), mais le reptile se carapate dès qu'on s'approche, décidément on n'a pas trop la côte par ici... Au bout d'un certain temps, deuxième couac, v'là t'y pas que la rivière (qui se rétrécissait depuis déjà un moment) a la mauvaise idée de disparaître sous la terre. OK d'accord, on est au milieu de la forêt, plus de sentier, plus de rivière, on est un peu perdus quoi, d'autant plus que ça fait déjà bien plus que deux heures qu'on marche. Notre moral déjà bien effrité s'effondre et le Géko et moi on s'assoit par terre, en pleurs. On est perduuuuuuuus, qu'est ce qu'on va faireeeee, on va mourir ici !!! Meuhhh non je plaisante, ça ne nous est pas venu à l'idée, même pas une seconde, je disais ça juste pour rajouter un peu d'intensité dramatique à la situation... Il fallait qu'on aille vers l'est, et en se repérant par rapport aux rares rayons de soleil qui arrivaient à percer la canopée on arrivait à peu près à se diriger. Allons-y, ça doit plus être bien loin de toute manière. On entendait beaucoup d'oiseaux et soudain, des voix humaines. Hey, y a quelqu'un ? que je crie. On est perdus et ça serait sympa et une bonne occasion d'améliorer les relations franco-papoues si vous aviez l'aimable obligeance de venir nous montrer le chemin ! Pas de réponse. Je recrie la même chose mais toujours pas de réponse, ils sont bouchés ou quoi ? On continue à les entendre parler, c'est étrange quand même... Tout d'un coup la lumière de la compréhension nous envahit de sa clarté : c'étaient des oiseaux ! Ils disaient toujours la même chose, et même si ça ressemblait bel et bien à des voix humaines ce n'étaient que les cris d'une race de volatiles qu'on sait même pas de laquelle il s'agit car on n'est pas ornithologistes et qu'en plus Iwein n'est pas là. Fausse joie donc... On arrive à un marécage, un bon marais bien plein de gadoue bien profonde et bien grasse qui fait plitch plitch quand on marche, dommage qu'il n'y avait pas de sangsues car la fête aurait été complète. Après un laps de temps, impossible à quantifier parce qu'on n'a pas de montre et que même si on en avait eu une on aurait franchement pas eu l’idée de la consulter, voilà une mangrove. C'est bon signe, on se rapproche, qui dit mangrove dit mer pas loin. Pourquoi ? Ben parce que les arbres à mangrove ils poussent dans de l'eau boueuse semi-salée, donc en toute logique ça veut dire que quand mangrove il y a, eau salée il y a, et quand eau salée il y a, mer pas être loin, vous voyez ce que je veux dire ? Bien, alors continuons... Qu'est ce qu'on fait ? Bon, l'île est pas petite mais elle est pas immense non plus, et comme ça fait déjà un brave moment qu'on marche on est bientôt arrivés pour sûr, la mangrove doit pas être trop étendue. Allez, rentrons-y gaiement et d'ici peu on arrivera à la mer qu'on se dit, affichant en cela un bel optimisme digne de la méthode Coué. Ensuite on pourra trouver la plage qui était, je le rappelle pour ceux qui ont manqué le début, le but de cette balade. Ouais ben cette mangrove elle prend bien la tête quand même, y a des racines aériennes de plus d'un mètre de haut qu'il faut escalader pour passer, avec nos sacs sur le dos c'est mariole et c'est pas le top pour se faufiler et se glisser entre les racines et les branches. Mais en plus c'est qu'elle est pas si petite que ça, le jour tire à sa fin et on y est toujours. Il va falloir qu’on dorme là et heureusement qu'on a nos hamacs, parce que dormir par terre dans un tel endroit, oublie. Le mien inclut une moustiquaire et une bâche qui fait office de toit mais celui du Géko n'a rien de tout cela, c'est juste un hamac de base. Pas de pot amigo car y a du moustique (ben oui, c'est ça une mangrove mon gars), et si jamais il pleut ça va être dur. Ça a pas raté, après une demi-heure il se met à pleuvoir, c’était à prévoir remarque. Remarque encore, on avait bien essayé de faire un feu, seulement avec le taux d'humidité aussi bien dans l'air que dans le bois on avait rapidement abandonné, tant pis, on va jeûner, il parait que c'est bon pour la santé. Pendant la nuit (qui a dû sembler longue au pauvre Géko trempé) on entendit des gros ploufs à plusieurs reprises, et sachant qu'il y a des crocos dans le coin c'était pas de très bonne augure mais que faire, pas encore de quatre étoiles dans le coin... Le matin de bonne heure (et de bonne humeur comme dirait un pote) on remballe tout et se met en condition pour la suite des réjouissances. J'avais plus d'eau à boire et y avait pas de rivière, seulement une grosse mare d'eau saumâtre. C'est pas grave, j'ai mes gougouttes exprès pour ça... Beurk, c'est vraiment dégueu, à moitié salé, mais c'est ça ou rien. Allez c'est pas le tout mais faut quand même qu'on y arrive à cette plage à la c..., en avant 'arche !!! Après une bonne session de marche-escalade nous voilà arrêtés par un étang. Peut-être qu'il est pas profond, essayons de le passer. Je pose prudemment un pied, il s'enfonce en moins de deux jusqu'au genou. Des sables mouvants, c'est bien notre veine ! Qu'est ce qu'on fait ? On se le fait à la nage, que je dis ? Non, arrêtons les conneries, qu'il dit le Géko, on va essayer de le contourner et on va bien finir par arriver quelque part. On n'en voyait pas la fin de cet étang de m... et là quand même, à force à force le doute s'installe, et même s'insinue insidieusement, en nous, surtout chez le Géko qui est bien plus rationnel que moi qui suis un abruti jusqu’au-boutiste. Laisse tomber, le mieux est de rebrousser chemin, qu'il dit. Tu crois ? Mais on n'est peut-être plus très loin, non ? que je réponds. Sa réponse fut imparable : peut-être, mais vu qu'on a marché en zigzaguant on sait pas où on va arriver de l'autre côté de l'île, l'endroit où on veut aller pourrait être n'importe où au sud ou au nord, et rien n'indique qu'on soit pas obligés de se retaper la mangrove le long de la côte. De toute façon on saurait même pas vers quelle direction marcher, vu qu'on est quand même un peu paumés ! Imparable sa réponse, et imparée, j'envoie un : ouais c'est vrai le Gégé, t'as raison, allez, on tourne bride, retour à la case départ ! Plus facile à dire qu'à faire, pour commencer il faut repasser cette chère mangrove qui pue le moisi. Pas trop envie mais pas trop le choix non plus, c'est qu'il fallait en sortir de cette saleté. Parce qu'on s'amuse on s'amuse, mais y a quand même des choses plus importantes à faire, sans parler de l'immense perte pour l'humanité que représenterait notre disparition prématurée... Après un petit déj' de nouilles instantanées crues qui restera dans les annales nous voilà repartis en sens inverse, rien de tel qu’une p'tite mangrove dans le bon air frais du matin pour se mettre en jambes ! Après l'avoir franchie sans regrets (ce qui nous prend quand même quelques heures mine de rien, là comme ça raconté en deux lignes ça a pas l’air mais sur place ça avait été une autre histoire) nous voilà de nouveau dans le marais, mais pas dans le même quartier qu'à l'aller, celui-ci est pire. Beaucoup plus de gadoue, des espèces de grosses plantes aux feuilles coupantes qu'il nous faut écarter en nous blessant les mains (on n'avait pas pris de coupe-coupe car on était sensés être partis pour une marche facile de deux heures, pour ceux qui n'auraient pas suivi la progression), et surtout un genre de taon qui fait un mal pas possible quand il pique, un vrai vampire qui n'a rien à envier à nos politiques. On finit par le passer et pousse un soupir de soulagement, hélas prématuré. Et oui, c'est pas fini, maintenant c'est la forêt et ça fait encore un bon bout, surtout sans GPS. Du coup la nuit s'annonce et il faut faire le camp. J'en entends qui disent : petits joueurs ! Ouais, possible, ou disons qu'on n'est pas stakhanovistes au point de marcher la nuit. On s'arrête près d'un petit cours d’eau, au moins on crèvera pas de soif, c'est toujours ça. Allez hop, un paquet de pâtes crues et au pieu, vu qu’on est un peu fatigués quand même on tournera pas longtemps dans les hamacs. Mon caleçon est un peu crado (on le serait à moins), je le rince dans la rivière et le mets à sécher sur une branche. Avant de rentrer dans mon hamac j'aperçois Vénus à travers le feuillage, elle est magnifique comme toujours (saviez-vous que c'est le troisième objet céleste le plus brillant, juste après le soleil et la lune ?) et ça me fait penser qu’il y a des moments qu'on aimerait partager à deux mais bon, va trouver une fille qui voudrait te suivre dans ce genre de trip... Il repleut cette nuit, pauv' Géko !! Le lendemain matin je remets mon caleçon et tout de suite sens des démangeaisons qui deviennent très vite douloureuses sur une partie de mon anatomie dont la pudeur et la décence m'interdisent de dire le nom. Mais c'est que ça fait carrément mal dis, il doit y avoir une saleté d'insecte qui est passé par là cette nuit et y a laissé une substance urticante ! Le rire du Géko quand il me voit me précipiter cul nu dans la rivière ! Aaaaaaaah, ça fait du bien ! Du coup la partie de mon anatomie précédemment citée a doublée de volume, ce qui ne serait pas pour déplaire à certaines tu me diras, sauf qu'hélas il n'y a personne pour en profiter. Malgré cela il faut toujours voir le bon côté des choses, avec mon caleçon mouillé (parce que je l'ai rincé bien sûr, je suis pas aussi stupide que tu le penses) j'aurai pas trop chaud aux fesses. Après la forêt voici maintenant des collines où poussent des fougères qui sont si serrées qu'il est presque impossible de passer à travers. En plus elles sont salement escarpées ces collines, c'est physique je vous assure. On essaye de les contourner mais c’est encore pire, il y a des crevasses très profondes, creusées sûrement par les pluies et subséquemment l'érosion, dont on évalue mal la profondeur, m'ouais, c'est pas le moment de se casser une gambette car le SAMU est plutôt mal organisé par ici... On finit quand même, au prix de quelques litres de sueur, par trouver un passage à travers une petite étendue d'eau pas profonde. Le naps, il commence à avoir soif le pauvre, car tel est son talon d'Achille, il faut qu'il boive beaucoup. Mais alors l'eau elle est vraiment trop pourrie, trouble et pleine de petits vers qui y gigotent allègrement, je suis pas sûr que même mes gouttes puissent y faire quelque chose. Laisse tomber, on verra plus tard... Finalement on retrouve la montagne chauve, signe qu'on est presque arrivés à bon port et prêts à latter ce papou qui nous avait dit : c’est facile, tu montes et tu descends, y en a pour deux heures ! Mais il fait très chaud car il n'y a pas d’ombre et le naps s'affaiblit à vue d'œil, il est à moitié déshydraté peuchère. Va t-il donc finir ses jours ici, misérablement et sans tambours ni trompettes ? Ne connaîtra-t-il jamais ses petits-enfants ? Et bien non, le destin en avait décidé autrement et soudain, une flaque d’eau, chose étrange sur cette montagne pelée exposée aux rayons puissants que darde le soleil de l’équateur... Un mirage ? Non, c'est une vraie de vraie, probablement un reste de la dernière pluie. Elle est pas grosse mais il y a quelques litres, largement assez pour étancher ma soif intense. Ensuite c'est du facile, on descend de l'autre côté de la montagne et on retrouve le village que nous avions quitté trois jours auparavant la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait (pour reprendre une phrase du début de l’histoire et pour voir ceux qui n'ont pas dormi pendant le récit). Nous voilà donc, sales, hirsutes, les mains coupées, et moi avec mon pantalon thaï qui est devenu un short (c'est pas costaud ces futes, ils sont pas chers, mais c'est fait pour se la jouer sur les plages en Thaïlande, c'est pas fait pour monter et descendre en deux heures). Les locaux hallucinent : ah ben ça alors ! Mais vous avez pas eu de problèmes ? Y a plein de crocodiles, et puis y a les swangi et les mauvais esprits ! On n'en a pas rencontré, et c'est tant mieux pour eux parce que je crois bien qu'on les aurait brûlés à petit feu pour se passer les nerfs ! Bon, il est où l’autre ? Ah, te voilà toi !!! Alors comme ça tu montes et tu descends et y en a pour deux heures ? Oui, dit-il, mais il faut prendre à droite de la mangrove jusqu'à la mer, puis faire un feu pour que vienne un bateau qui te fait passer de l'autre côté de la baie, ensuite tu remarches un peu et tu y es... Mais tu avais dit qu'il y avait un chemin ! Ben le chemin a dû disparaître sous la végétation parce que nous on passe rarement par là, on prend le bateau ! T'aurait pu nous expliquer le coup de la mangrove, du feu et tout et tout quand même !!! Le pauvre n'a pas inventé la poudre d'escampette, c'est toujours pareil, qu'est ce que tu veux dire ? Il est pas méchant et ne s’est pas rendu compte... Vous voulez y retourner ? Maintenant vous savez comment on fait ! Non ça va, merci, finalement on va prendre un bateau ! Le mec qui a le bateau s'appelle Martin Luther et quoiqu'il en soit il nous emmène à bon port à bon prix. On passe d'abord par un petit village où les gens ont l'air sympas, et on montre nos faces blanches au chef afin qu'il sache quels invités de marques sont sur sa commune. Puis on repart et après dix minutes nous voilà arrivés. Nos yeux stupéfaits découvrent une superbe plage sauvage, au sable blanc si fin qu'il en est poudreux et à l'eau turquoise transparente, époustouflante de beauté naturelle... Quelques papous y vivent et ils nous laissent une de leurs cabanes. Ils vivent de la récolte des concombres de mer qu'ils font sécher au feu et qu'ils revendent ensuite à bon prix à des chinois pour le marché malaisien, c'est très recherché à ce qu'ils nous disent. Tout cela est intéressant mais nous on est venus pour le corail alors on sort masques et tubas et hop, à la baille ! Et là la déception, avec un grand D, y a rien, et quand je dis rien c'est vraiment rien de rien... L'eau turquoise si belle c'est parce que le fond de la mer est sableux, y a pas un pet de corail les amis. La plage est paradisiaque, certes, mais on s'en fout, nous on voulait du corail. En plus les locaux nous prennent un peu beaucoup pour des dollars sur pattes et on pourrait dire que même si c'était pas un cauchemar c'était pas le rêve non plus. Tout ça pour ça, grrrrrrr !!! Du calme du calme, on va se poser un peu, on n'est pas aux pièces... On profite de l'occasion pour inspecter notre attirail parce que durant notre petite escapade dans la forêt les sacs avaient été bien détrempés par les pluies successives. Chez moi ça va à peu près vu que mes affaires sont toujours enveloppées dans des sacs plastiques, c'est que ça fait déjà un moment que je me promène sous ce climat et j'ai appris à tout protéger de l'eau du ciel. Chez le Géko ça va déjà moins et ça avait même commencé à moisir pour cause qu'il ne connaissait pas encore la combine plastique, c'est le métier qui rentre comme qui dirait, on passe tous par cette étape à un moment ou à un autre... Il y a un grand balèze sourd-muet qui passe des fois dire bonjour et lui n'a rien à voir avec les autres, lui c'est un pur et ça sauve un peu les meubles car on passe des bons moments avec lui à discuter par gestes, il est très fort en mime et la communication passe impeccable. On se repose quelques jours mais ça le fait vraiment pas, lézarder sur une plage, si belle soit-elle, c'est pas notre truc, et puis l'ambiance mercantile devient un peu lourde à force. On part à pied pour le petit village, maintenant il faut qu'on retourne à Jembekiri et ensuite sur le continent, Rumberpon ça va aller. Le prof de religion du coin, qui a un bras atrophié - je suppose - par la polio, essaie de nous embobiner pour qu'on chartérise son bateau. Il est mal tombé, notre patience s'est considérablement amenuisée ces derniers temps et on lui fait remarquer que la religion qu’il enseigne est étrange car elle lui donne le droit de mentir aux gens. On va chez le chef du village tenter notre chance et coup de pot on y rencontre un indo qui a un bateau. Il est en train de vendre au chef sucre, café et autres produits de première nécessité (qui seront ensuite revendus avec un bon bénef' aux administrés) et il nous propose de nous ramener à Jembekiri. On devine à ses yeux qu'il est content de jouer un bon tour aux papous, car grâce à lui on évite de chartériser le bateau du prof... Ils sont quand même bizarres ces papous, ils ont des bateaux, ils sont chez eux, alors pourquoi faut-il que ce soient des indos qui fassent le business ? À croire qu'ils sont pas capables d'aller eux-mêmes sur le continent... Une question de flemme ? Pas tant que ça, d'après les intéressés c'est plutôt le fait qu'ils ont de grandes familles et qu'un commerce ne marcherait pas, entre les crédits pas honorés et les gratuits la banqueroute ne tarderait guère à frapper à leur porte, oui, c'est plausible, le raisonnement se tient... Nous voilà donc de retour au bled de nos potes les mâcheurs de bétel, et maintenant faut trouver quelque chose pour repartir sur le continent fissa car de nouveaux Pelni nous appellent, y en a justement un dans quelques jours... Apparemment y a personne qui y aille et ils commencent à nous fatiguer tous à suggérer lourdinguement qu'on devrait chartériser, c'est que vu la distance c'est pas donné. On en est toujours au même point le soir, quand soudain passe le père de l'indo qui nous a ramenés ce matin. Il part demain après-midi, dit-il, mais pas directement pour la grande terre (c'est comme ça qu'on dit par ici), il va pêcher le requin d'abord. Il installera ses appâts puis campera sur la plage, et le lendemain il relèvera ses prises et ira finalement sur le continent pour vendre ce qu'il aura attrapé. Si ce programme nous convient alors on peut venir... On n'a pas vraiment le choix, et puis ça doit sûrement être intéressant à voir, allez OK, tope-là !! Le lendemain nous voilà partis avec armes et bagages. Pour commencer il faut pêcher le poiscaille qui servira d'appâts. Le benjamin de la famille a l'œil et repère vite des bancs de thons rapport aux mouettes qui tournoient et attrapent les petits poissons qui venaient se réfugier près de la surface les pauvres, chassés qu'ils étaient par lesdits thons un peu plus bas. Sale gosse tiens, du haut de ses dix ans il faut le voir donner des ordres aux deux papous qui sont avec nous, il sait qu'il est le fils du boss et fait preuve d'une arrogance précoce que je sanctionnerais bien d'une calbotte, mais j'ai pas envie de finir comme appât à squales alors je la ferme. Une fois la pêche finie ils nous débarquent sur une île, le petit et moi, avec la mission de préparer le campement pendant qu'ils iront poser la ligne à requin avec les flotteurs. C'est pas de la rigolade, les hameçons sont longs comme une main et larges comme un doigt, je suis curieux de voir ce qu'ils vont attraper... Avec le minot (qui ne fait pas le chaud avec moi, il a dû sentir qu'il faut pas titiller frère aîné naps au niveau de la discipline) on commence à installer la bâche mais tout d'un coup, et comme c'est souvent le cas en ces latitudes, se lève un vent violent et il se met à pleuvoir. On a du mal à tenir la bâche dont la prise au vent fait qu'elle menace à tout instant de s'envoler. Le petit ma foi n'est qu'un petit et n'a pas beaucoup de force hormis celle qu'il tient de son rang, mais celle-ci n'est pas physique et ne nous est donc d'aucune utilité en ce moment critique. On y arrive malgré tout, heureusement que le naps, bien que pas épais, a un peu de force quand même, conséquence et résultante de toutes ces heures passées à nager (ceci dit pour mes admiratrices, s'il en reste toujours après toutes les méchancetés que j'écris, et le pire, vous n'avez pas encore tout lu). Mais tout est mouillé, alors tintin pour faire du feu... Les autres rentrent, il fait nuit, et ben on la saute vu qu'on peut pas cuisiner, au dodo tout le monde sur le sable mouillé ! Pendant la nuit il y a des espèces de trucs non identifiés et non identifiables qui nous gnaquent, et aussi des genres de chenilles des sables qui nous prennent pour une autoroute, une nuit délicieuse en quelque sorte, c'est pas toujours romantique une plage... Au lever du soleil debout la compagnie, on va relever les appâts. On arrive à l'endroit où ils ont installé la ligne, c'est signalé par des bouées. Le tractage de la corde commence. Tout d'abord c'est un gros poison que je sais pas comment que ça s'appelle cette créature, pauvre victime de sa voracité. Ensuite ce sont un puis deux requins de corail, un requin léopard (sorte de requin à poids pour qui ne voit pas de quoi il s'agit, il est magnifique soit dit en passant) et finalement un petit requin marteau. Ils sont tous déjà morts, à part le léopard qui a presque réussi, dans un ultime réflexe de défense, à mordre le papou qui le tirait hors de l’eau. Maintenant direction le continent, le boss est content, ce sont de belles prises et il va se faire un gros paquet de fric en vendant les ailerons. Et la viande ? demandons-nous innocemment. Personne ne la mange, le requin c'est pas bon (ah bon ?) et puis beaucoup ont peur, s'ils en consommaient, d'être ensuite pris pour cible quand ils sont dans l'eau parce que les autres requins sentiraient qu'ils ont bouffé un de leurs congénères ! Ça doit être une application de la théorie des champs morphogénétiques cette histoire, mais laissons ça de côté. Par contre vendre les ailerons, pas de problème, je vois le genre... À à peine quelques centaines de mètres du rivage, l'axe de l'hélice casse, c'était trop beau. Heureusement on est presque arrivés et en pagayant on accoste sur la terre ferme, cette terre ferme qu'on avait bien failli ne jamais revoir le Gégé et moi (j’exagère ? Exact, mais comme je te le disais déjà plus haut je suis obligé, c'est ça qui fait vendre). Tchao les gars et merci pour tout, nous on repart sur Manokwari, faut que j'achète un nouveau pantalon ! On saute dans et sur un transport, on fait route vers là où vous savez et tiens, de loin on voit une face blanche qui fait signe à notre pick-up de s'arrêter. Et devinez qui c'est ? Oui, bravo et un bon point, c'est le Iwein, couvert de boue des pieds à la tête, il sort de la jungle mais ça on avait compris. On se raconte nos histoires respectives et il rigole beaucoup en entendant la nôtre (aujourd'hui encore, quand on en reparle il se marre, pourtant ça fait dix ans). Retour au semi-boxon du début de chapitre et ensuite Pelni en direction de Jayapura, il nous refallait un visa et Iwein aussi donc nous fîmes route ensemble. Ce qu'on ne savait pas encore c'est que ça allait être plus coton que la fois précédente... À cette époque il y avait un peu d'instabilité à Jayapura à cause des mouvements indépendantistes (des empêcheurs de coloniser en rond, des ingrats tiens, les indos viennent, coupent leur forêt et prennent leur or et leur pétrole et ces gens sont même pas contents, c’est fou ça !) et l'ambassade de Nouvelle Guinée nous avait dit que la frontière était plus ou moins fermée le jour où on voulait passer. Seulement on était courts en visa et on y était allés quand même, on sait jamais. Las ! Pas un rat au poste à part un douanier qu'on sait pas ce qu'il foutait là, et qui avait pas trop l'air de le savoir non plus. Ce qu'il savait néanmoins c'est qu'il avait refusé de nous tamponner en nous expliquant qu'il fallait qu’on retourne à Jayapura pour cette formalité, et qu'il aurait pas dit « non » non plus à un petit backchiche pour son info. Mais vous savez quoi ? Il a pu se l'accrocher !!!!!!!! Bon, et comment on va rentrer maintenant ? Dans le no man’s land entre les deux pays il y avait un 4/4 et je sais pas ce qu'ils magouillaient les mecs, ils chargeaient des trucs et des machins dans le coffre que ça en avait l'air pas catholique comme aurait dit l'autre maffiosi du vatican. Enfin leurs combines c'était pas notre problème, c'était la seule bagnole dans un rayon de X kilomètres et c'était ça qui comptait. Le Iwein va les voir, sans peur, sans reproches et sans complexes, et leur demande, très poliment comme le lui a appris sa maman, s'il y aurait pas moyen de se faire ramener à Jayapura. Le conducteur ça le mettait pas aux anges, mais un qui avait l'air haut placé nous avait arrangé le coup. Nous voilà donc installées dans la voiture, et c'est tant mieux parce que sinon je sais pas comment on aurait fait... À Jayapura le bureau de l'immigration était fermé (faut pas trop leur en demander bien sûr) et donc il fallait attendre le lendemain pour le tampon. L'emmerdant c'est que c'était le dernier jour de notre visa Géko-naps et qu'on allait se retrouver à dépasser la limite, ce qui coûte 20 dollars par jour et une énorme prise de tête (vous commencez à savoir comment marche ce pays). Pas le choix hélas, le lendemain à la première heure on se présente au bureau, donne le passeport en essayant de réprimer un tremblement nerveux et... ...incroyable, ils ont même pas vu qu’on avait un jour de retard (ils savent pas trop bien compter, tant mieux et Dieu est grand) ! Ce coup-ci on la passe donc cette frontière, et après un deux heures à l'arrière d'un pick-up sur une piste défoncée on arrive à Vanimo. On se trouve une petite chambre (c'est vite fait, y a guère le choix, un seul hôtel en tout et pour tout) et puis on veut aller se sustenter. Oui mais on n'est plus en Asie, on est en Mélanésie et y a pas tous ces petits stands de bouffe ubiquistes, en plus à cinq heures du soir tout est fermé et comme il est déjà six heures c'est mort. Y a bien possibilité de grailler au resto de l'hôtel mais c'est trop cher (ça aussi c'est la Mélanésie, c'est plus la même gamme de prix), tant pis, on oublie, on se rattrapera demain. Le lendemain à l'ambassade indonésienne on va demander notre visa pour retourner dans leur pays (c'est pas un point de passage avec visa à l'arrivée, il faut en demander un au préalable, NDLR) et les employés nous disent que la frontière est fermée. Ah non les gars, vous êtes mal renseignés, on l'a passée hier ! Ah bon ?, qu'ils disent... Une fois le visa en poche on repart en pick-up. Arrivés presque à la frontière le chauffeur s’arrête car, et décidément Dieu est très grand, il avait reconnu (le chauffeur, pas Dieu car lui n'a pas besoin de reconnaître vu qu'il est omniscient, je sais pas si vous me suivez mais c'est pas grave, j'ai l'habitude, je suis un incompris) le douanier qui s'apprêtait à rentrer chez lui, pour cause de pas de clients car c'est bel et bien fermé aujourd’hui. On parlemente, heureusement le gars est sympa et veut bien nous faire passer, et ce sans rien demander (la Papouasie Nouvelle Guinée c’est pas l'Indo, les gens sont honnêtes et la notion de backchiche leur est inconnue, pourvu que ça dure). On marche avec lui le dernier kilomètre jusqu'à la colline-frontière, car la barrière est baissée et le pick-up peut pas passer, on arrive en haut et il nous tamponne. Pour rentrer en Indo il faut sauter la palissade, tout est fermé et y a personne. On rentre donc en clandos et Dieu étant toujours aussi grand y avait même un minibus qui traînait par là, faciiiile !! À Jayapura on va directement au bureau de l'immigration, qui cette fois est encore ouvert, on se fait apposer la précieuse estampille en réussissant à éviter de payer ce que le corrompu de service réclame (faut dire qu'il avait pas été malin, il avait demandé les sous après nous avoir tamponnés) et le tour est joué, mais toute cette affaire a quand même été un peu tendue... Ensuite Iwein est resté sur place, il fallait qu'il reparte dans la forêt voir ses piafs je sais pas quoi, tandis que Gégé et votre serviteur partaient vers Sulawesi, enfin vers l'ouest en tout cas. Une amitié était née avec Iwein car pendant les quelques jours qu'on avait passés ensemble on avait eu le temps de discuter et de faire plus ample connaissance et, même si je ne le savais pas encore à l'époque, on allait se revoir plusieurs fois dans les années suivantes ; et une passion était née de même avec la Papouasie, ça y est, j'étais amoureux... J'y suis retourné à maintes reprise depuis et n'ai jamais été déçu, c'est vraiment la partie de l'Indonésie que je préfère car les moustachus n'ont pas encore tout détruit (bien qu'ils s'y emploient, faites leur confiance pour ça), mais c'est une autre histoire...
(à suivre)
INTRODUCTION
La Papouasie, ça te dit quelque chose? La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Tu n'as jamais entendu parler de tout ça ? Très bien, voici un petit topo historico-politico-ethnico-socioculturel sur la région, ne me remercie pas, c'est tout naturel. Que ceux que ce genre de paragraphe fatigue me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l'histoire... Irian Jaya est le nom qu’ont donné les colons indonésiens à la partie occidentale de l'île de Papouasie Nouvelle-Guinée, qui avait été nommée ainsi d'après les colons blancs. Cette île, plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me dis-tu ? Tu as bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, tu vas vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays, pétrole, gaz, étain, nickel, argent, uranium, pour ne citer que quelques-unes des ressources dont l’Indonésie regorge, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'��tait agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J'en vois qui commencent à s'assoupir, passons à l'histoire proprement dite... Tu prends le train en route, car au niveau de la chronologie du blog tu es dans le chapitre VIII, mais c'est pas très difficile à suivre : avec mon pote le Géko on était en Papouasie, et après un petit trip dans l'interieur on avait décidé de se faire un peu de plage afin de tester le corail papou, la baie de l'oiseau de paradis et la réserve marine du même nom, ça faisait rêver...
Premier Tome, Chapitre VIII - FACILE, TU MONTES ET TU DESCENDS... (La Papouasie, ou comment une marche facile de deux heures partie la fleur au fusil s’achève en Bérézina de trois jours)
Le trip de Manokwari jusqu'à Ransiki n'est pas très long, tout juste cinq-six heures, c'est celui qui est relaté au chapitre précédent. On passe de nouveau les rivières à gué et de nouveau on a droit aux memes histoires, oui, en saison des pluies ça doit être chaud pour sûr, vu que oui, y a même eu des fois des pick-up emportés par les flots impétueux. Arrivés à Ransiki on retourne dormir chez notre pote le chef du canton, et le lendemain on va sur la plage chercher s'il y a pas un bateau pour l'île de Rumberpon dans la baie du paradisier. On demande des infos au bureau des gardes de la réserve mais les corrompus de service semblent plus intéressés par nos sous que par autre chose : non non, y a pas de transports locaux, par contre on peut vous dépanner et vous emmener là-bas avec notre bateau si vous payez l'essence (à prix prohibitif bien sûr), qu'ils disent. Pardi ! On allait te le dire, on est venus ici exprès pour vous filer des sous !!! On marche encore un peu et arrive finalement à ce qui tient lieu de port. Pas de bateau, et les quelques pélos qu'il y a ne savent pas s'il va y en avoir un ou pas. Le problème chez les papous, c'est que l'organisation c'est pas leur fort, à tel point qu'à côté d'eux les indos ont l'air bien organisés, ce qui n'est pas peu dire, si, si !! Et c'est d'ailleurs rigolo d'entendre les indos se plaindre des papous et leur reprocher exactement ce que nous on reproche aux indos, mais c'est pas la peine d'en faire une polémique, revenons à nos moutons. Ce que je voulais dire c'est qu'ici en Papoua, et contrairement à la plupart des autres endroits en Indo, y a pas de liaison régulière, faut attendre qu'il y ait un bateau qui passe ou un qui se décide à bouger. Les indos, eux, ils ont toujours une sorte d'horaire, genre tous les jours à 10 heures (même si ça part à 11 ou à 12) et c'est donc plus facile pour s'organiser. Mais en Papoua, néant... C'est pas grave, on attend et hèle quiconque passe par là. Il y en a un qui va un peu plus bas à Wasior, il passe par Rumberpon et pourrait nous y déposer, sauf qu'à la vue des deux blanquets ses yeux se mettent à briller et tout d'un coup lui prend la folie des grandeurs, le voilà qui s’imagine propriétaire d'un paquebot pour croisières de luxes et qui nous annonce un prix pharaonique. Avec le Géko et moi il lui arrivera rien, retourne à ta barque mon gars, tu t'es trompé de clients ! Finalement se pointe un papou qui a du avoir la polio étant petit car ses jambes sont hyper maigres (tellement que les miennes paraissent musclées à côté), ce qui contraste avec son torse et ses bras costauds. Il a un bateau et va à Rumberpon, et il a déjà quelques passagers donc avec nous deux en plus ça fait son affaire, on peut partir tout de suite. Son prix est cinq fois inférieur à celui de l’égyptien de tout à l'heure et on accepte le deal. C'est un swangi, que nous disent les locaux. Un quoi ? Un sorcier, qu’ils répondent. Oui bon nous on s'en fout, l'essentiel est qu'il aille où on veut, et puis si c'est un sorcier au moins on risquera pas de couler ! Une fois dans le bateau j'avise une fuite dans la coque. Je suis habitué à ces bateaux foireux, mais là quand même ça pisse pas mal. Je le dis au sorcier-capitaine et il me répond, en me jetant un gros bol en plastique : ah ouais t'as raison, tiens, écope !! C'est parti, me v'là devenu écopeur et faut pas chômer parce que sinon même toute la magie du gars nous fera pas flotter. Pendant le voyage, qui dure deux heures, on trouve bien sûr moyen de parler avec les autres passagers. Ils nous disent qu'il y a une belle plage de l'autre côté de l'île mais qu'il faut chartériser un bateau pour y aller car il n'y a pas de liaisons régulières. Chartériser c'est pas le genre de la maison, mais c'est faisable à pied facilement d'après eux (vous verrez très bientôt comment ça a été facile, ceci dit pour vous fidéliser mes chers lecteurs). Arrivés au bled-chef-lieu de l'île, Jembekiri, le sorcier-batelier était déjà prêt à nous emmener de l'autre côté de l'île, contre monnaies sonnantes et trébuchantes bien sûr. Reste tranquille Merlin, on va se le faire à pied ! On demande chez qui on peut dormir, on nous indique une case. Les occupants sont un couple adorable, qui nous accueille avec un grand sourire. Ils n’avaient pas d'enfants, et on peut les comprendre après avoir vu tout ce que le bled comptait de minots se précipiter chez eux pour voir les deux curiosités au long nez et à la peau blanche. Il en sortait de partout et même la porte fermée n’avait pas réussi à les contenir, ils étaient rentrés par les fenêtres ! Pas de quoi se formaliser, c'étaient de gentils gosses, mignons comme tout et intéressés de voir ces deux bizarreries venues d’un autre monde, chose ma foi compréhensible. Si seulement ça pouvait faire la même chose avec les filles... Quand on était allés se laver au puits rebelote, mais là on s'était fait mater par tout le village, c'est dur des fois la célébrité... Le soir venu nous donne l'occasion de voir les locaux s'adonner à l'un de leur sports favoris : mâcher du bétel entre voisins et commérer. Nos hôtes s'en étaient fait une orgie, c'est qu'ils en avaient des quantités industrielles car ils étaient les heureux propriétaires de plusieurs arbres à pinang (le nom local de la noix de bétel). Ils faisaient un trafic pas possible avec les autres villageois et il y avait des histoires de crédits pas honorés etc., comme quoi rien de nouveau sous le soleil, on n'a rien inventé. Après une nuit dans un lit papou (c’est à dire par terre sur un sol fait de lattes gondolées, rien de tel pour le dos) on est prêts à partir... On demande le chemin pour passer de l'autre côté de l'île à un papou. Pas de problème, qu'il dit, tu montes jusqu'en haut de la montagne chauve qui est au milieu de l'île et puis tu redescends, c'est facile, y a qu'à suivre le sentier et ça prend deux heures. Vous avez besoin d'un guide ? Non ben écoute si c'est si facile que ça c'est pas la peine, on va se le faire tout seuls comme des grands ! C'est sûr que deux heures pour eux ça en fait quatre pour nous, d'autant plus qu'on a les sacs, mais en partant comme ça tôt le matin on a largement le temps. Mais il y a bien un sentier tout du long ? Oui oui, de sûr ! Bon, « de sûr » ça veut pas dire grand chose dans ce pays, mais ça a l'air faisable. Nous voilà partis, la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait... Après une petite marche on arrive en haut de la montagne chauve, c'est vrai qu'elle est sacrément pelée. De là on rentre dans la forêt et on commence à descendre après avoir passé un petit plateau. On croise un cerf, ou un daim, ou une biche, ou un je sais pas trop c'est quoi que c'est alors on va dire une espèce de cervidé. Le chose ne fait ni une ni deux, il se barre en faisant des bonds prodigieux et en bramant pire qu'un soûlard de chez nous, m'est avis que celui-là il a dû avoir maille à partir avec les flèches des papous... Et soudain, premier couac, plus de chemin ! Il y avait une petite rivière, et il semblait logique de la suivre car comme chacun sait toutes les rivières mènent à la mer. On la suit donc, alternant marche-pataugeage sur les rives et trempette dans la rivière quand c'est plus facile. On voit un serpent énorme, jaune, et de bien trois mètres de long (pas si énorme que ça alors diront certains d'entre vous et j'acquiesce, seulement il faut comprendre que dans un livre on est obligé des fois d'en rajouter un peu, c'est ça qui fait vendre), mais le reptile se carapate dès qu'on s'approche, décidément on n'a pas trop la côte par ici... Au bout d'un certain temps, deuxième couac, v'là t'y pas que la rivière (qui se rétrécissait depuis déjà un moment) a la mauvaise idée de disparaître sous la terre. OK d'accord, on est au milieu de la forêt, plus de sentier, plus de rivière, on est un peu perdus quoi, d'autant plus que ça fait déjà bien plus que deux heures qu'on marche. Notre moral déjà bien effrité s'effondre et le Géko et moi on s'assoit par terre, en pleurs. On est perduuuuuuuus, qu'est ce qu'on va faireeeee, on va mourir ici !!! Meuhhh non je plaisante, ça ne nous est pas venu à l'idée, même pas une seconde, je disais ça juste pour rajouter un peu d'intensité dramatique à la situation... Il fallait qu'on aille vers l'est, et en se repérant par rapport aux rares rayons de soleil qui arrivaient à percer la canopée on arrivait à peu près à se diriger. Allons-y, ça doit plus être bien loin de toute manière. On entendait beaucoup d'oiseaux et soudain, des voix humaines. Hey, y a quelqu'un ? que je crie. On est perdus et ça serait sympa et une bonne occasion d'améliorer les relations franco-papoues si vous aviez l'aimable obligeance de venir nous montrer le chemin ! Pas de réponse. Je recrie la même chose mais toujours pas de réponse, ils sont bouchés ou quoi ? On continue à les entendre parler, c'est étrange quand même... Tout d'un coup la lumière de la compréhension nous envahit de sa clarté : c'étaient des oiseaux ! Ils disaient toujours la même chose, et même si ça ressemblait bel et bien à des voix humaines ce n'étaient que les cris d'une race de volatiles qu'on sait même pas de laquelle il s'agit car on n'est pas ornithologistes et qu'en plus Iwein n'est pas là. Fausse joie donc... On arrive à un marécage, un bon marais bien plein de gadoue bien profonde et bien grasse qui fait plitch plitch quand on marche, dommage qu'il n'y avait pas de sangsues car la fête aurait été complète. Après un laps de temps, impossible à quantifier parce qu'on n'a pas de montre et que même si on en avait eu une on aurait franchement pas eu l’idée de la consulter, voilà une mangrove. C'est bon signe, on se rapproche, qui dit mangrove dit mer pas loin. Pourquoi ? Ben parce que les arbres à mangrove ils poussent dans de l'eau boueuse semi-salée, donc en toute logique ça veut dire que quand mangrove il y a, eau salée il y a, et quand eau salée il y a, mer pas être loin, vous voyez ce que je veux dire ? Bien, alors continuons... Qu'est ce qu'on fait ? Bon, l'île est pas petite mais elle est pas immense non plus, et comme ça fait déjà un brave moment qu'on marche on est bientôt arrivés pour sûr, la mangrove doit pas être trop étendue. Allez, rentrons-y gaiement et d'ici peu on arrivera à la mer qu'on se dit, affichant en cela un bel optimisme digne de la méthode Coué. Ensuite on pourra trouver la plage qui était, je le rappelle pour ceux qui ont manqué le début, le but de cette balade. Ouais ben cette mangrove elle prend bien la tête quand même, y a des racines aériennes de plus d'un mètre de haut qu'il faut escalader pour passer, avec nos sacs sur le dos c'est mariole et c'est pas le top pour se faufiler et se glisser entre les racines et les branches. Mais en plus c'est qu'elle est pas si petite que ça, le jour tire à sa fin et on y est toujours. Il va falloir qu’on dorme là et heureusement qu'on a nos hamacs, parce que dormir par terre dans un tel endroit, oublie. Le mien inclut une moustiquaire et une bâche qui fait office de toit mais celui du Géko n'a rien de tout cela, c'est juste un hamac de base. Pas de pot amigo car y a du moustique (ben oui, c'est ça une mangrove mon gars), et si jamais il pleut ça va être dur. Ça a pas raté, après une demi-heure il se met à pleuvoir, c’était à prévoir remarque. Remarque encore, on avait bien essayé de faire un feu, seulement avec le taux d'humidité aussi bien dans l'air que dans le bois on avait rapidement abandonné, tant pis, on va jeûner, il parait que c'est bon pour la santé. Pendant la nuit (qui a dû sembler longue au pauvre Géko trempé) on entendit des gros ploufs à plusieurs reprises, et sachant qu'il y a des crocos dans le coin c'était pas de très bonne augure mais que faire, pas encore de quatre étoiles dans le coin... Le matin de bonne heure (et de bonne humeur comme dirait un pote) on remballe tout et se met en condition pour la suite des réjouissances. J'avais plus d'eau à boire et y avait pas de rivière, seulement une grosse mare d'eau saumâtre. C'est pas grave, j'ai mes gougouttes exprès pour ça... Beurk, c'est vraiment dégueu, à moitié salé, mais c'est ça ou rien. Allez c'est pas le tout mais faut quand même qu'on y arrive à cette plage à la c..., en avant 'arche !!! Après une bonne session de marche-escalade nous voilà arrêtés par un étang. Peut-être qu'il est pas profond, essayons de le passer. Je pose prudemment un pied, il s'enfonce en moins de deux jusqu'au genou. Des sables mouvants, c'est bien notre veine ! Qu'est ce qu'on fait ? On se le fait à la nage, que je dis ? Non, arrêtons les conneries, qu'il dit le Géko, on va essayer de le contourner et on va bien finir par arriver quelque part. On n'en voyait pas la fin de cet étang de m... et là quand même, à force à force le doute s'installe, et même s'insinue insidieusement, en nous, surtout chez le Géko qui est bien plus rationnel que moi qui suis un abruti jusqu’au-boutiste. Laisse tomber, le mieux est de rebrousser chemin, qu'il dit. Tu crois ? Mais on n'est peut-être plus très loin, non ? que je réponds. Sa réponse fut imparable : peut-être, mais vu qu'on a marché en zigzaguant on sait pas où on va arriver de l'autre côté de l'île, l'endroit où on veut aller pourrait être n'importe où au sud ou au nord, et rien n'indique qu'on soit pas obligés de se retaper la mangrove le long de la côte. De toute façon on saurait même pas vers quelle direction marcher, vu qu'on est quand même un peu paumés ! Imparable sa réponse, et imparée, j'envoie un : ouais c'est vrai le Gégé, t'as raison, allez, on tourne bride, retour à la case départ ! Plus facile à dire qu'à faire, pour commencer il faut repasser cette chère mangrove qui pue le moisi. Pas trop envie mais pas trop le choix non plus, c'est qu'il fallait en sortir de cette saleté. Parce qu'on s'amuse on s'amuse, mais y a quand même des choses plus importantes à faire, sans parler de l'immense perte pour l'humanité que représenterait notre disparition prématurée... Après un petit déj' de nouilles instantanées crues qui restera dans les annales nous voilà repartis en sens inverse, rien de tel qu’une p'tite mangrove dans le bon air frais du matin pour se mettre en jambes ! Après l'avoir franchie sans regrets (ce qui nous prend quand même quelques heures mine de rien, là comme ça raconté en deux lignes ça a pas l’air mais sur place ça avait été une autre histoire) nous voilà de nouveau dans le marais, mais pas dans le même quartier qu'à l'aller, celui-ci est pire. Beaucoup plus de gadoue, des espèces de grosses plantes aux feuilles coupantes qu'il nous faut écarter en nous blessant les mains (on n'avait pas pris de coupe-coupe car on était sensés être partis pour une marche facile de deux heures, pour ceux qui n'auraient pas suivi la progression), et surtout un genre de taon qui fait un mal pas possible quand il pique, un vrai vampire qui n'a rien à envier à nos politiques. On finit par le passer et pousse un soupir de soulagement, hélas prématuré. Et oui, c'est pas fini, maintenant c'est la forêt et ça fait encore un bon bout, surtout sans GPS. Du coup la nuit s'annonce et il faut faire le camp. J'en entends qui disent : petits joueurs ! Ouais, possible, ou disons qu'on n'est pas stakhanovistes au point de marcher la nuit. On s'arrête près d'un petit cours d’eau, au moins on crèvera pas de soif, c'est toujours ça. Allez hop, un paquet de pâtes crues et au pieu, vu qu’on est un peu fatigués quand même on tournera pas longtemps dans les hamacs. Mon caleçon est un peu crado (on le serait à moins), je le rince dans la rivière et le mets à sécher sur une branche. Avant de rentrer dans mon hamac j'aperçois Vénus à travers le feuillage, elle est magnifique comme toujours (saviez-vous que c'est le troisième objet céleste le plus brillant, juste après le soleil et la lune ?) et ça me fait penser qu’il y a des moments qu'on aimerait partager à deux mais bon, va trouver une fille qui voudrait te suivre dans ce genre de trip... Il repleut cette nuit, pauv' Géko !! Le lendemain matin je remets mon caleçon et tout de suite sens des démangeaisons qui deviennent très vite douloureuses sur une partie de mon anatomie dont la pudeur et la décence m'interdisent de dire le nom. Mais c'est que ça fait carrément mal dis, il doit y avoir une saleté d'insecte qui est passé par là cette nuit et y a laissé une substance urticante ! Le rire du Géko quand il me voit me précipiter cul nu dans la rivière ! Aaaaaaaah, ça fait du bien ! Du coup la partie de mon anatomie précédemment citée a doublée de volume, ce qui ne serait pas pour déplaire à certaines tu me diras, sauf qu'hélas il n'y a personne pour en profiter. Malgré cela il faut toujours voir le bon côté des choses, avec mon caleçon mouillé (parce que je l'ai rincé bien sûr, je suis pas aussi stupide que tu le penses) j'aurai pas trop chaud aux fesses. Après la forêt voici maintenant des collines où poussent des fougères qui sont si serrées qu'il est presque impossible de passer à travers. En plus elles sont salement escarpées ces collines, c'est physique je vous assure. On essaye de les contourner mais c’est encore pire, il y a des crevasses très profondes, creusées sûrement par les pluies et subséquemment l'érosion, dont on évalue mal la profondeur, m'ouais, c'est pas le moment de se casser une gambette car le SAMU est plutôt mal organisé par ici... On finit quand même, au prix de quelques litres de sueur, par trouver un passage à travers une petite étendue d'eau pas profonde. Le naps, il commence à avoir soif le pauvre, car tel est son talon d'Achille, il faut qu'il boive beaucoup. Mais alors l'eau elle est vraiment trop pourrie, trouble et pleine de petits vers qui y gigotent allègrement, je suis pas sûr que même mes gouttes puissent y faire quelque chose. Laisse tomber, on verra plus tard... Finalement on retrouve la montagne chauve, signe qu'on est presque arrivés à bon port et prêts à latter ce papou qui nous avait dit : c’est facile, tu montes et tu descends, y en a pour deux heures ! Mais il fait très chaud car il n'y a pas d’ombre et le naps s'affaiblit à vue d'œil, il est à moitié déshydraté peuchère. Va t-il donc finir ses jours ici, misérablement et sans tambours ni trompettes ? Ne connaîtra-t-il jamais ses petits-enfants ? Et bien non, le destin en avait décidé autrement et soudain, une flaque d’eau, chose étrange sur cette montagne pelée exposée aux rayons puissants que darde le soleil de l’équateur... Un mirage ? Non, c'est une vraie de vraie, probablement un reste de la dernière pluie. Elle est pas grosse mais il y a quelques litres, largement assez pour étancher ma soif intense. Ensuite c'est du facile, on descend de l'autre côté de la montagne et on retrouve le village que nous avions quitté trois jours auparavant la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait (pour reprendre une phrase du début de l’histoire et pour voir ceux qui n'ont pas dormi pendant le récit). Nous voilà donc, sales, hirsutes, les mains coupées, et moi avec mon pantalon thaï qui est devenu un short (c'est pas costaud ces futes, ils sont pas chers, mais c'est fait pour se la jouer sur les plages en Thaïlande, c'est pas fait pour monter et descendre en deux heures). Les locaux hallucinent : ah ben ça alors ! Mais vous avez pas eu de problèmes ? Y a plein de crocodiles, et puis y a les swangi et les mauvais esprits ! On n'en a pas rencontré, et c'est tant mieux pour eux parce que je crois bien qu'on les aurait brûlés à petit feu pour se passer les nerfs ! Bon, il est où l’autre ? Ah, te voilà toi !!! Alors comme ça tu montes et tu descends et y en a pour deux heures ? Oui, dit-il, mais il faut prendre à droite de la mangrove jusqu'à la mer, puis faire un feu pour que vienne un bateau qui te fait passer de l'autre côté de la baie, ensuite tu remarches un peu et tu y es... Mais tu avais dit qu'il y avait un chemin ! Ben le chemin a dû disparaître sous la végétation parce que nous on passe rarement par là, on prend le bateau ! T'aurait pu nous expliquer le coup de la mangrove, du feu et tout et tout quand même !!! Le pauvre n'a pas inventé la poudre d'escampette, c'est toujours pareil, qu'est ce que tu veux dire ? Il est pas méchant et ne s’est pas rendu compte... Vous voulez y retourner ? Maintenant vous savez comment on fait ! Non ça va, merci, finalement on va prendre un bateau ! Le mec qui a le bateau s'appelle Martin Luther et quoiqu'il en soit il nous emmène à bon port à bon prix. On passe d'abord par un petit village où les gens ont l'air sympas, et on montre nos faces blanches au chef afin qu'il sache quels invités de marques sont sur sa commune. Puis on repart et après dix minutes nous voilà arrivés. Nos yeux stupéfaits découvrent une superbe plage sauvage, au sable blanc si fin qu'il en est poudreux et à l'eau turquoise transparente, époustouflante de beauté naturelle... Quelques papous y vivent et ils nous laissent une de leurs cabanes. Ils vivent de la récolte des concombres de mer qu'ils font sécher au feu et qu'ils revendent ensuite à bon prix à des chinois pour le marché malaisien, c'est très recherché à ce qu'ils nous disent. Tout cela est intéressant mais nous on est venus pour le corail alors on sort masques et tubas et hop, à la baille ! Et là la déception, avec un grand D, y a rien, et quand je dis rien c'est vraiment rien de rien... L'eau turquoise si belle c'est parce que le fond de la mer est sableux, y a pas un pet de corail les amis. La plage est paradisiaque, certes, mais on s'en fout, nous on voulait du corail. En plus les locaux nous prennent un peu beaucoup pour des dollars sur pattes et on pourrait dire que même si c'était pas un cauchemar c'était pas le rêve non plus. Tout ça pour ça, grrrrrrr !!! Du calme du calme, on va se poser un peu, on n'est pas aux pièces... On profite de l'occasion pour inspecter notre attirail parce que durant notre petite escapade dans la forêt les sacs avaient été bien détrempés par les pluies successives. Chez moi ça va à peu près vu que mes affaires sont toujours enveloppées dans des sacs plastiques, c'est que ça fait déjà un moment que je me promène sous ce climat et j'ai appris à tout protéger de l'eau du ciel. Chez le Géko ça va déjà moins et ça avait même commencé à moisir pour cause qu'il ne connaissait pas encore la combine plastique, c'est le métier qui rentre comme qui dirait, on passe tous par cette étape à un moment ou à un autre... Il y a un grand balèze sourd-muet qui passe des fois dire bonjour et lui n'a rien à voir avec les autres, lui c'est un pur et ça sauve un peu les meubles car on passe des bons moments avec lui à discuter par gestes, il est très fort en mime et la communication passe impeccable. On se repose quelques jours mais ça le fait vraiment pas, lézarder sur une plage, si belle soit-elle, c'est pas notre truc, et puis l'ambiance mercantile devient un peu lourde à force. On part à pied pour le petit village, maintenant il faut qu'on retourne à Jembekiri et ensuite sur le continent, Rumberpon ça va aller. Le prof de religion du coin, qui a un bras atrophié - je suppose - par la polio, essaie de nous embobiner pour qu'on chartérise son bateau. Il est mal tombé, notre patience s'est considérablement amenuisée ces derniers temps et on lui fait remarquer que la religion qu’il enseigne est étrange car elle lui donne le droit de mentir aux gens. On va chez le chef du village tenter notre chance et coup de pot on y rencontre un indo qui a un bateau. Il est en train de vendre au chef sucre, café et autres produits de première nécessité (qui seront ensuite revendus avec un bon bénef' aux administrés) et il nous propose de nous ramener à Jembekiri. On devine à ses yeux qu'il est content de jouer un bon tour aux papous, car grâce à lui on évite de chartériser le bateau du prof... Ils sont quand même bizarres ces papous, ils ont des bateaux, ils sont chez eux, alors pourquoi faut-il que ce soient des indos qui fassent le business ? À croire qu'ils sont pas capables d'aller eux-mêmes sur le continent... Une question de flemme ? Pas tant que ça, d'après les intéressés c'est plutôt le fait qu'ils ont de grandes familles et qu'un commerce ne marcherait pas, entre les crédits pas honorés et les gratuits la banqueroute ne tarderait guère à frapper à leur porte, oui, c'est plausible, le raisonnement se tient... Nous voilà donc de retour au bled de nos potes les mâcheurs de bétel, et maintenant faut trouver quelque chose pour repartir sur le continent fissa car de nouveaux Pelni nous appellent, y en a justement un dans quelques jours... Apparemment y a personne qui y aille et ils commencent à nous fatiguer tous à suggérer lourdinguement qu'on devrait chartériser, c'est que vu la distance c'est pas donné. On en est toujours au même point le soir, quand soudain passe le père de l'indo qui nous a ramenés ce matin. Il part demain après-midi, dit-il, mais pas directement pour la grande terre (c'est comme ça qu'on dit par ici), il va pêcher le requin d'abord. Il installera ses appâts puis campera sur la plage, et le lendemain il relèvera ses prises et ira finalement sur le continent pour vendre ce qu'il aura attrapé. Si ce programme nous convient alors on peut venir... On n'a pas vraiment le choix, et puis ça doit sûrement être intéressant à voir, allez OK, tope-là !! Le lendemain nous voilà partis avec armes et bagages. Pour commencer il faut pêcher le poiscaille qui servira d'appâts. Le benjamin de la famille a l'œil et repère vite des bancs de thons rapport aux mouettes qui tournoient et attrapent les petits poissons qui venaient se réfugier près de la surface les pauvres, chassés qu'ils étaient par lesdits thons un peu plus bas. Sale gosse tiens, du haut de ses dix ans il faut le voir donner des ordres aux deux papous qui sont avec nous, il sait qu'il est le fils du boss et fait preuve d'une arrogance précoce que je sanctionnerais bien d'une calbotte, mais j'ai pas envie de finir comme appât à squales alors je la ferme. Une fois la pêche finie ils nous débarquent sur une île, le petit et moi, avec la mission de préparer le campement pendant qu'ils iront poser la ligne à requin avec les flotteurs. C'est pas de la rigolade, les hameçons sont longs comme une main et larges comme un doigt, je suis curieux de voir ce qu'ils vont attraper... Avec le minot (qui ne fait pas le chaud avec moi, il a dû sentir qu'il faut pas titiller frère aîné naps au niveau de la discipline) on commence à installer la bâche mais tout d'un coup, et comme c'est souvent le cas en ces latitudes, se lève un vent violent et il se met à pleuvoir. On a du mal à tenir la bâche dont la prise au vent fait qu'elle menace à tout instant de s'envoler. Le petit ma foi n'est qu'un petit et n'a pas beaucoup de force hormis celle qu'il tient de son rang, mais celle-ci n'est pas physique et ne nous est donc d'aucune utilité en ce moment critique. On y arrive malgré tout, heureusement que le naps, bien que pas épais, a un peu de force quand même, conséquence et résultante de toutes ces heures passées à nager (ceci dit pour mes admiratrices, s'il en reste toujours après toutes les méchancetés que j'écris, et le pire, vous n'avez pas encore tout lu). Mais tout est mouillé, alors tintin pour faire du feu... Les autres rentrent, il fait nuit, et ben on la saute vu qu'on peut pas cuisiner, au dodo tout le monde sur le sable mouillé ! Pendant la nuit il y a des espèces de trucs non identifiés et non identifiables qui nous gnaquent, et aussi des genres de chenilles des sables qui nous prennent pour une autoroute, une nuit délicieuse en quelque sorte, c'est pas toujours romantique une plage... Au lever du soleil debout la compagnie, on va relever les appâts. On arrive à l'endroit où ils ont installé la ligne, c'est signalé par des bouées. Le tractage de la corde commence. Tout d'abord c'est un gros poison que je sais pas comment que ça s'appelle cette créature, pauvre victime de sa voracité. Ensuite ce sont un puis deux requins de corail, un requin léopard (sorte de requin à poids pour qui ne voit pas de quoi il s'agit, il est magnifique soit dit en passant) et finalement un petit requin marteau. Ils sont tous déjà morts, à part le léopard qui a presque réussi, dans un ultime réflexe de défense, à mordre le papou qui le tirait hors de l’eau. Maintenant direction le continent, le boss est content, ce sont de belles prises et il va se faire un gros paquet de fric en vendant les ailerons. Et la viande ? demandons-nous innocemment. Personne ne la mange, le requin c'est pas bon (ah bon ?) et puis beaucoup ont peur, s'ils en consommaient, d'être ensuite pris pour cible quand ils sont dans l'eau parce que les autres requins sentiraient qu'ils ont bouffé un de leurs congénères ! Ça doit être une application de la théorie des champs morphogénétiques cette histoire, mais laissons ça de côté. Par contre vendre les ailerons, pas de problème, je vois le genre... À à peine quelques centaines de mètres du rivage, l'axe de l'hélice casse, c'était trop beau. Heureusement on est presque arrivés et en pagayant on accoste sur la terre ferme, cette terre ferme qu'on avait bien failli ne jamais revoir le Gégé et moi (j’exagère ? Exact, mais comme je te le disais déjà plus haut je suis obligé, c'est ça qui fait vendre). Tchao les gars et merci pour tout, nous on repart sur Manokwari, faut que j'achète un nouveau pantalon ! On saute dans et sur un transport, on fait route vers là où vous savez et tiens, de loin on voit une face blanche qui fait signe à notre pick-up de s'arrêter. Et devinez qui c'est ? Oui, bravo et un bon point, c'est le Iwein, couvert de boue des pieds à la tête, il sort de la jungle mais ça on avait compris. On se raconte nos histoires respectives et il rigole beaucoup en entendant la nôtre (aujourd'hui encore, quand on en reparle il se marre, pourtant ça fait dix ans). Retour au semi-boxon du début de chapitre et ensuite Pelni en direction de Jayapura, il nous refallait un visa et Iwein aussi donc nous fîmes route ensemble. Ce qu'on ne savait pas encore c'est que ça allait être plus coton que la fois précédente... À cette époque il y avait un peu d'instabilité à Jayapura à cause des mouvements indépendantistes (des empêcheurs de coloniser en rond, des ingrats tiens, les indos viennent, coupent leur forêt et prennent leur or et leur pétrole et ces gens sont même pas contents, c’est fou ça !) et l'ambassade de Nouvelle Guinée nous avait dit que la frontière était plus ou moins fermée le jour où on voulait passer. Seulement on était courts en visa et on y était allés quand même, on sait jamais. Las ! Pas un rat au poste à part un douanier qu'on sait pas ce qu'il foutait là, et qui avait pas trop l'air de le savoir non plus. Ce qu'il savait néanmoins c'est qu'il avait refusé de nous tamponner en nous expliquant qu'il fallait qu’on retourne à Jayapura pour cette formalité, et qu'il aurait pas dit « non » non plus à un petit backchiche pour son info. Mais vous savez quoi ? Il a pu se l'accrocher !!!!!!!! Bon, et comment on va rentrer maintenant ? Dans le no man’s land entre les deux pays il y avait un 4/4 et je sais pas ce qu'ils magouillaient les mecs, ils chargeaient des trucs et des machins dans le coffre que ça en avait l'air pas catholique comme aurait dit l'autre maffiosi du vatican. Enfin leurs combines c'était pas notre problème, c'était la seule bagnole dans un rayon de X kilomètres et c'était ça qui comptait. Le Iwein va les voir, sans peur, sans reproches et sans complexes, et leur demande, très poliment comme le lui a appris sa maman, s'il y aurait pas moyen de se faire ramener à Jayapura. Le conducteur ça le mettait pas aux anges, mais un qui avait l'air haut placé nous avait arrangé le coup. Nous voilà donc installées dans la voiture, et c'est tant mieux parce que sinon je sais pas comment on aurait fait... À Jayapura le bureau de l'immigration était fermé (faut pas trop leur en demander bien sûr) et donc il fallait attendre le lendemain pour le tampon. L'emmerdant c'est que c'était le dernier jour de notre visa Géko-naps et qu'on allait se retrouver à dépasser la limite, ce qui coûte 20 dollars par jour et une énorme prise de tête (vous commencez à savoir comment marche ce pays). Pas le choix hélas, le lendemain à la première heure on se présente au bureau, donne le passeport en essayant de réprimer un tremblement nerveux et... ...incroyable, ils ont même pas vu qu’on avait un jour de retard (ils savent pas trop bien compter, tant mieux et Dieu est grand) ! Ce coup-ci on la passe donc cette frontière, et après un deux heures à l'arrière d'un pick-up sur une piste défoncée on arrive à Vanimo. On se trouve une petite chambre (c'est vite fait, y a guère le choix, un seul hôtel en tout et pour tout) et puis on veut aller se sustenter. Oui mais on n'est plus en Asie, on est en Mélanésie et y a pas tous ces petits stands de bouffe ubiquistes, en plus à cinq heures du soir tout est fermé et comme il est déjà six heures c'est mort. Y a bien possibilité de grailler au resto de l'hôtel mais c'est trop cher (ça aussi c'est la Mélanésie, c'est plus la même gamme de prix), tant pis, on oublie, on se rattrapera demain. Le lendemain à l'ambassade indonésienne on va demander notre visa pour retourner dans leur pays (c'est pas un point de passage avec visa à l'arrivée, il faut en demander un au préalable, NDLR) et les employés nous disent que la frontière est fermée. Ah non les gars, vous êtes mal renseignés, on l'a passée hier ! Ah bon ?, qu'ils disent... Une fois le visa en poche on repart en pick-up. Arrivés presque à la frontière le chauffeur s’arrête car, et décidément Dieu est très grand, il avait reconnu (le chauffeur, pas Dieu car lui n'a pas besoin de reconnaître vu qu'il est omniscient, je sais pas si vous me suivez mais c'est pas grave, j'ai l'habitude, je suis un incompris) le douanier qui s'apprêtait à rentrer chez lui, pour cause de pas de clients car c'est bel et bien fermé aujourd’hui. On parlemente, heureusement le gars est sympa et veut bien nous faire passer, et ce sans rien demander (la Papouasie Nouvelle Guinée c’est pas l'Indo, les gens sont honnêtes et la notion de backchiche leur est inconnue, pourvu que ça dure). On marche avec lui le dernier kilomètre jusqu'à la colline-frontière, car la barrière est baissée et le pick-up peut pas passer, on arrive en haut et il nous tamponne. Pour rentrer en Indo il faut sauter la palissade, tout est fermé et y a personne. On rentre donc en clandos et Dieu étant toujours aussi grand y avait même un minibus qui traînait par là, faciiiile !! À Jayapura on va directement au bureau de l'immigration, qui cette fois est encore ouvert, on se fait apposer la précieuse estampille en réussissant à éviter de payer ce que le corrompu de service réclame (faut dire qu'il avait pas été malin, il avait demandé les sous après nous avoir tamponnés) et le tour est joué, mais toute cette affaire a quand même été un peu tendue... Ensuite Iwein est resté sur place, il fallait qu'il reparte dans la forêt voir ses piafs je sais pas quoi, tandis que Gégé et votre serviteur partaient vers Sulawesi, enfin vers l'ouest en tout cas. Une amitié était née avec Iwein car pendant les quelques jours qu'on avait passés ensemble on avait eu le temps de discuter et de faire plus ample connaissance et, même si je ne le savais pas encore à l'époque, on allait se revoir plusieurs fois dans les années suivantes ; et une passion était née de même avec la Papouasie, ça y est, j'étais amoureux... J'y suis retourné à maintes reprise depuis et n'ai jamais été déçu, c'est vraiment la partie de l'Indonésie que je préfère car les moustachus n'ont pas encore tout détruit (bien qu'ils s'y emploient, faites leur confiance pour ça), mais c'est une autre histoire...
(à suivre)
Vêtements pour l'Inde du Sud et le Sri Lanka en juillet-août? English translation pending
Bonjour,
Je pars en Inde du sud et ensuite au Sri Lanka, demain. jusqu'au 16 août. Je prends quoi comme vêtements d'après vous ?
Deux pantalons, deux shorts et un sous pull-feront-il l'affaire ?
Je pars en Inde du sud et ensuite au Sri Lanka, demain. jusqu'au 16 août. Je prends quoi comme vêtements d'après vous ?
Deux pantalons, deux shorts et un sous pull-feront-il l'affaire ?
Trois semaines en camping-car en Norvège English translation pending
Bonjour,
Avec mon ami, nous partons le 17 juillet de Bordeaux pour la Norvège. Nous envisageont de prendre le ferry au Danemark pour la Norvège Nous avons 3 semaines et nous souhaitons aller jusqu'aux Lofoten avec notre camping car
Pouvez vous me donner des renseignements sur le Ferry ? Comment se passe la traversée ? Faut il réserver à l'avance ? Quelle est la ville de départ et celle d'arrivée ?
Pour la Norvège, nous pensons aller aux Lofoten directement et redescendre la côte plus tranquillement.
Quels sont les points importants à visiter car j'ai beau lire le guide du routard, je suis un peu perdue
Merci d'avance pour tous vos conseils.
cOCO
Excursion en dromadaire dans le désert à Merzouga (Maroc) English translation pending
Bonjour, quelqu'un pourrait me donne des détails de son excursion de nuitée dans le désert à Merzouga. Je prévois y aller en aout prochain, oui je sais qu'il va faire chaud, mais c'est les seules dates qui me conviennent.
Comment ça marche.
Si je loue pour 2 soirs mon hotel peut m'organiser une excursion? le tarif de l'hotel comporte la chambre et l'excursion??
Que dois-t'on avoir comme vêtement pour la balade en dromadaire ainsi que le coucher dans le désert. En aout les nuits sont comment?
merci de me renseigner.
Croisière au Canada et en Nouvelle-Angleterre English translation pending
Bonjour,
Nous partons le 21 juillet pour une croisière de 7 jours ''Canada et Nouvelle-Angleterre'' avec la compagnie Carnival. Nos escales sont les suivantes: Portland (Maine), St-John (Nouveau Brunswick), Halifax (Canada) et Sydney (Canada). Si certains d'entre vous ont des informations concernant ces villes et les attractions intéressantes, je serai preneuse! Nous aimons beaucoup faire des excursions par nous-mêmes !
Merci beaucoup!
Quel sac de couchage pour le Kenya + Tanzanie en janvier et février? English translation pending
Bonjour à tous!
Je pars pour 3 semaines au Kenya et en Tanzanie en janvier et/ou février 2014 et je suis déjà en pleins préparatifs!
Mais: j'aurais besoin de vos conseils:
Je suis à la recherche d'un sac de couchage XL en largeur (donc plus de 80cm) et pas trop fin d'épaisseur. Avec à l'intérieur de préférence du coton et qui ne prend pas beaucoup de place une fois emballé, car je suis très limitée dans la place.. :)
Alors, j'en ai trouvé un, mais je ne sais pas s'il convient pour le Kenya et la Tanzanie, question chaleur la nuit ...
C'est le " Sleeping Pod XL de Gelert " ... Dans la description ils disent -4,8C à +1C degrés...
Est-ce suffisament chaud?
Me conseillez-vous un autre aussi large et plus chaud?
D'avance merci !! :)
Je pars pour 3 semaines au Kenya et en Tanzanie en janvier et/ou février 2014 et je suis déjà en pleins préparatifs!
Mais: j'aurais besoin de vos conseils:
Je suis à la recherche d'un sac de couchage XL en largeur (donc plus de 80cm) et pas trop fin d'épaisseur. Avec à l'intérieur de préférence du coton et qui ne prend pas beaucoup de place une fois emballé, car je suis très limitée dans la place.. :)
Alors, j'en ai trouvé un, mais je ne sais pas s'il convient pour le Kenya et la Tanzanie, question chaleur la nuit ...
C'est le " Sleeping Pod XL de Gelert " ... Dans la description ils disent -4,8C à +1C degrés...
Est-ce suffisament chaud?
Me conseillez-vous un autre aussi large et plus chaud?
D'avance merci !! :)
Résumé de ma croisière à bord du Carnival Liberty en avril 2013 English translation pending
Bonjour,
Date: 20 au 27 avril 2013
Escales: Cozumel, Belize, Honduras (Roatan) et Grand Cayman.
2 copines.
Nous sommes arrivées à 10:00 à l'aéroport de Miami et avons pu nous enregistrer sur place. Nous sommes donc passées devant les files pour embarquer (après la fameuse photo) à bord du bateau et aller casser la croûte vers 12:00.
Cabine 8453 intérieure. Assez spacieuse. Un peu de grondement à certaines périodes mais ça n'a pas dérangé ma coloc.Les lits sont confortables.
Service de cabine assuré par Jesus. Impeccable.
Restaurant attitré pour le soir le Golden Olympian, à l'autre bout du bateau alors que le Silver était juste en bas. Buffet le Lido juste à l'étage supérieur. Excellent choix. Desserts trop intéressants. Nous avons essayé le Mongolian Wok (bien mais un peu d'attente). Guy's burger Joint. Miam! cochon, bonnes frites mais très gras.
Pour déjeuner, quand il était ouvert à l'heure désirée, nous avons opté pour Golden Olympian. Plus relax, pas d'attente et l'omelette semble meilleure.
Toujours le café, le thé et l'eau à volonté autours du buffet (de même que pour la crème glacée molle et le yougourt glacé (deux stations à découvrir au 9ème). Forfait d'une cinquantaine de dollars pour les sodas à volonté durant la semaine.
La nourriture a été excellente. La propreté des lieux était impeccable aussi.
Aux alentours des spas et des piscines extérieures, c'est souvent le party. Musique très forte. Piscines pleines de gens qui prennent leur apéro. Nous avons préféré nous installer un peu à l'écart sur les chaises longues,
Scéance d'étirement à 7:00 am au gym suivi des exercices d'abdominaux à 7:30. Nous avons aussi utilisé les appareils. Les classes de yoga durent 45 minutes et coûtent 12.00$. J'en ai suivi deux (Identiques) c'est un peu avancé comme yoga. De plus, le tangage du bateau rend les exercices d'équilibre un peu difficiles. Mais j'ai trouvé que ça en valait la peine.
Les escales et les excursions.
Cozumel: Nous sommes allées au parc Chankannaab. $12.00 le taxi, $109.00 pour nager avec les dauphins. 16.00$ pour louer l'équipement de snorkel (t-shirt et une consommation gratuite) $9.50 le dîner. Nous sommes arrivées à 10.00 (notre heure, il était 9:00 à Cozumel) et sommes revenus au bateau non sans avoir assité au spectacles des otaries et avoir magasiné un peu. En fait, ce n'est pas beaucoup moins cher qu'avec le navire mais on y est demeurées plus longtemps. L'excursion avec les dauphins coûte $135.00 sur le bateau et inclus le lunch. Attention! à 189.00 c'est le royal swim. Plus sauté encore. Je ne sais pas si ils vont au parc Chankannaab par contre.
Belize: Visite des cavernes sur tubes et marche dans la foret tropicale (vous marchez avec votre tube, votre veste de sauvetage et votre stock) acheté au quai. Ça a coûté 50.00$ Notre guide n'a pas été du tout à la hauteur. Il ne nous a pas expliqué grand chose et s'est inquiété tout le long du fait qu'on était onze et qu'il n'avait reçu l'argent que pour 9 personnes. En d'autres temps, ça aurait probablement été plus agréable. En avril, le niveau de l'eau était un peu bas. À faire plus tôt en saison. L'excursion sur le bateau coûte 85.00$ En fait, c'est la visite de Altun Ha (site maya) qui nous aurait intéressées mais le tour était unilingue anglais ce qui causait problème. Les gens qui y sont allés ont été très satisfaits. Roatan: Taxi $25.00 pour aller à la plage West End beach (les prix sont fixes). 5.00 la chaise longue et 10.00 l'équipement d'apnée. Apnée correct. Vendeurs et masseuse (10.00 seulement mais je n'avais pas le temps) un peu achalants mais on était tellement pas nombreux. Un peu de magasinage. Coin plutôt bohème, relax. Retour 25.00$ (le même taxi revient vous chercher). Au retour, les boutiques près du quai sont un peu plus originales et plus terroirs. Possibilité d'acheter timbres et carte postale et la dame nous assure qu'elle les postera. Je m'en suis envoyée une et elle a mis un mois pour arriver au Canada. Grand Cayman. On a acheté l'excursion des raies et des tortues avec le bateau. On en a eu pour notre argent. L'activité favorite de ma copine. Dernière journée en mer très venteuse. Ce fut un voyage très amusant, très relaxant. Il a fait beau et chaud. Je ne conseillerai ni déconseillerai ce bateau ni cet itinéraire. Je suis contente de l'expérience et j'ai passée une très belle semaine. 🙂
Belize: Visite des cavernes sur tubes et marche dans la foret tropicale (vous marchez avec votre tube, votre veste de sauvetage et votre stock) acheté au quai. Ça a coûté 50.00$ Notre guide n'a pas été du tout à la hauteur. Il ne nous a pas expliqué grand chose et s'est inquiété tout le long du fait qu'on était onze et qu'il n'avait reçu l'argent que pour 9 personnes. En d'autres temps, ça aurait probablement été plus agréable. En avril, le niveau de l'eau était un peu bas. À faire plus tôt en saison. L'excursion sur le bateau coûte 85.00$ En fait, c'est la visite de Altun Ha (site maya) qui nous aurait intéressées mais le tour était unilingue anglais ce qui causait problème. Les gens qui y sont allés ont été très satisfaits. Roatan: Taxi $25.00 pour aller à la plage West End beach (les prix sont fixes). 5.00 la chaise longue et 10.00 l'équipement d'apnée. Apnée correct. Vendeurs et masseuse (10.00 seulement mais je n'avais pas le temps) un peu achalants mais on était tellement pas nombreux. Un peu de magasinage. Coin plutôt bohème, relax. Retour 25.00$ (le même taxi revient vous chercher). Au retour, les boutiques près du quai sont un peu plus originales et plus terroirs. Possibilité d'acheter timbres et carte postale et la dame nous assure qu'elle les postera. Je m'en suis envoyée une et elle a mis un mois pour arriver au Canada. Grand Cayman. On a acheté l'excursion des raies et des tortues avec le bateau. On en a eu pour notre argent. L'activité favorite de ma copine. Dernière journée en mer très venteuse. Ce fut un voyage très amusant, très relaxant. Il a fait beau et chaud. Je ne conseillerai ni déconseillerai ce bateau ni cet itinéraire. Je suis contente de l'expérience et j'ai passée une très belle semaine. 🙂
Hébergements pas chers aux Philippines? English translation pending
Bonjour à tous,
nous partons au mois de mars 2014 aux Philippines pour 15 jours et, accro respectivement de la plongée et du snorkeling, nous voulons voir les requins baleines à Donsol (ou ailleurs si vous connaissez un autre site) : nous pensons y consacrer 4 jours avec les transferts avion puis aller à Busuanga ou el Nido.
Pensez vous cela réalisable avec les transferts avion? connaissez des lieux d'hébergement cheap sur ces destinations? Est il facile d'aller de Manille à El Nido par avion
Nous avons quelques T.O mais les pris sont assez prohibitifs!
Merci de me répondre.
Douze jours dans les Visayas (El Nido) et Palawan English translation pending
Est'il possible en 12 jours de faire à la fois Palawan (El Nido) et les Visayas!Merci pour vos réponses.