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Tempête et chemin cathare mars 2007 English translation pending
by Lucbertrand · 2008-09-23 · 5 replies
Chemin cathare mars 2007

Voyage au pays des citadelles du vertige

Après bien des contretemps je suis enfin parti pour cette randonnée dans les contreforts pyrénéens au pays des vignobles et des châteaux perchés en haut de pics rocheux.

Lundi matin départ en train direction le sud. Cela me remémore mes escapades passées, en particulier la traversée des Pyrénées. Le temps n'est pas franchement beau et les prévisions très pessimistes. Après un hiver particulièrement doux, je me dis que cela va être un balade de plaisir dans une nature clémente. Eh bien non, juste avant que le train ne commence à freiner en approchant de Port la Nouvelle, une pluie particulièrement violente accompagnée d'un vent proche de la bourrasque semble me dire que le chemin cathare ce n'est pas forcément gagné. Le train stoppe, je cours sur le quai et me précipite à l’abri. J'en profite pour me préparer à partir dans la tourmente en espérant que l'intensité de la pluie veuille bien diminuer. A ces moments, on se demande ce que l'on fait, là, seul à vouloir prendre le chemin. Mais bien vite, dès que l'action s'engage, les incertitudes s'estompent, et on se retrouve à lutter contre les intempéries et ainsi le voyage commence. Je suis toujours surpris de voir avec quelle vitesse le corps puis l'esprit s'adaptent aux conditions. Très rapidement la volonté n'est plus tendue que vers la première étape à accomplir. Cette petite ville balnéaire et industrielle ne présente pas beaucoup de charme, tout du moins la partie que j'en ai traversée. Une fois en périphérie de l'agglomération je trouve les premières indications du chemin. Nous sommes bien en France, partout fleurissent signes et inscriptions de contestations en tous genres. Les panneaux indicateurs du chemin cathare sont badigeonnés à la peinture noire, la protestation fait rage contre les éoliennes, contre la ligne à haute tension et même contre Zoé. Qui est-elle?

Le chemin s'élève vers l'ouest, le vent de face est très violent et irrégulier. Je suis en pleine giboulées de Mars. La nature s'épanouit de toutes parts, fleurs et buissons de la garrigue. Ce ciel de contraste, dû au défilement de nuages à grande vitesse, associé à l'éclat donné par la pluie renforce l'intensité des couleurs. Le mauvais temps n'a pas que de mauvais côtés. Le panorama s'élargit à la mer et aux grands étangs côtiers. La marche est très agréable et le rythme soutenu. J'arrive à une longue ligne d'éoliennes. Un grand panneau explicatif donne à qui prend le temps de le lire une multitude d'informations à caractère économique et technique. J'apprends en particulier que ce type d'installation est automatisé à l'extrême. La machine régule sa mise en marche en fonction de la vitesse du vent, jusqu'à se mettre à l'arrêt à partir d'une vitesse supérieure à 90km/h. Toujours ce vent qui souffle en bourrasques et de face. J'ai l'impression d'être en permanence en train de monter.

Le village de Roquefort des Corbières est atteint. Manifestement nous sommes en pleine région viticole. Au détour d'une rue cohabitent sur un même support trois indications: cave, école maternelle et crèche. Je vois que l'on ne perd pas de temps pour l'éducation du consommateur. Au sortir de cette petite commune, à l'abri d'un mur de pierres sèches bordant un champ en jachère, bien protégé du vent je fais ma première halte. Le soleil se glisse entre les nuages et me prodigue une chaleur généreuse. La route est encore longue ce soir et la nuit tombe relativement tôt, donc debout et en route.

Dès que ma tête dépasse du muret, le vent se rappelle à moi. Le chemin monte et descend en serpentant à travers une multitude de collines. De toute évidence, le temps n'incite pas à la promenade, en plus de quinze kilomètres je n'ai toujours vu personne. Pour être précis, personne qui marche, car les vignerons courbés sous les rafales de vent s'affairent dans leurs vignobles. Ce qui est extraordinaire dans cette région des Corbières, c'est l'utilisation de toute surface relativement plate. La vigne a réellement sculpté le paysage des petits vallons enserrés au milieu de ces collines. Les grains se succèdent. Venant de l'ouest, la direction vers laquelle je me dirige, ils ne me surprennent pas. En effet, la couleur du ciel est un signe annonciateur qui en fonction de l'intensité du gris est un bon baromètre quand à la densité des gouttes. Je longe une crête dans un véritable déchaînement de vent. Un effet venturi est créé au collet par lequel l'itinéraire se faufile. J'en ai le souffle coupé. Deux ou trois virages dans une descente raide et je suis à l'abri. Que tout semble paisible subitement. Au fond une route vicinale déroule son ruban sombre puis, en face un nouveau vallon se dirige vers l'ouest. Là-bas dans le lointain le ciel est franchement noir. Il est 17h30. Il me reste à parcourir un peu moins de dix kilomètres avant l'étape escomptée. Vais-je être épargné par la tourmente? On verra bien. Je fonce. La descente jusqu'à la route est interminable, une multitude de zigzagues à niveau.



Enfin j'attaque la combe, elle s'enfonce vraiment dans le gros mauvais temps. Des gouttes énormes commencent à ponctuer la terre claire de grosses taches sombres, bientôt remplacées par une neige lourde et mouillée. Le vent est tellement puissant qu'en me protégeant derrière un arbuste, je suis épargné par les flocons qui partent presque à l'horizontale. Cependant, ce n'est pas une situation d'avenir, donc je m'arc-boute et fais front aux éléments déchaînés et repars. Au détour du chemin une bergerie, elle est vraiment la bienvenue , je m'y précipite. Elle est jonchée de paille. Qu'il fait bon s'y allonger en regardant à quelques mètres les éléments en furie . De toute évidence, ce coup-ci cela semble sérieux. Vais-je passer la nuit dans ce lieu? L'idée ne m'en est pas désagréable, bien au contraire. Cependant, la seule chose qui me gêne, c'est le manque d'eau et manifestement je n'en vois pas, malgré tout ce qui tombe. Je sors ma tente, l'étale au sol y pose mon sac de couchage, et me laisse aller dans sa douce chaleur. Après une bonne vingtaine de minutes les chutes du Niagara commencent à se tarir. L'ombre fait place à un rayon de soleil d'abord timide puis conquérant. Que la nature est belle dans ses excès. J'hésite entre rester et partir, dans quatre ou cinq kilomètres se trouve un village, Durban. Puis le soleil par son insistance me tire de mon indécision et m'invite à tout replier. En effet, ce n'est pas une promesse de dupe, le bleu au ciel se maintient. Encore quelques collines au sommet desquelles Éole essaie de me barrer la route et voilà mon village. Pour ce soir si possible pas de camping. Un hôtel au pied du premier château de l'itinéraire m'ouvre gentiment sa porte. A part quelques ouvriers employés par la commune je suis seul.

Après une bonne nuit, le seuil de l'hôtel franchi, de nouveau le vent m'attaque brutalement. Aucune accalmie n'est attendue ni pour aujourd'hui ni pour les jours prochains. Le château en ruine domine le petit bourg. Le temps est particulièrement menaçant et les premiers flocons de neige ne tardent pas à faire leur apparition. D'un pas alerte je rejoins le château. De ces conditions adverses naît un vif plaisir de la marche. Montées et descentes se succèdent dans ce relief très mouvementé des Corbières. Alternent aussi en fonction de l'orientation les zones de calme et de furie. Les points hauts sont particulièrement décoiffants. J'en éprouve une réelle difficulté à respirer face au vent. Après quelques heures de marche vivifiante apparaît le château d'Aguilar. Un peu plus tard en fin d'après-midi j'arrive au village de Tuchan. Par une petite route raide en lacets mon étape de la journée s'achève dans un adorable gîte perché, duquel une magnifique vue porte jusqu'à la frontière espagnole. De ce lieu j'embrasse d'un seul regard les trois premières étapes de la traversée des Pyrénées. Bien évidemment je suis le seul client. L'hôtesse, très sympathique, sans doute intriguée par un randonneur à cette époque et dans ces conditions, par sécurité demande à une amie de venir passer la soirée avec elle. Tout au long de la nuit le vent mugira inlassablement au gré de bourrasques rageuses. Le repas et le petit déjeuner sont excellents, tout particulièrement les confitures faites maison, dont je me gave à satiété en puisant dans de gros pots de verre.

Au matin le temps est dégagé, mais le vent toujours violent. Troisième jour de marche à être secoué dans tous les sens. J'en viendrais presque à regretter que le vent tombe, tellement les sensations procurées sont fortes. Mais je ne serai pas déçu car la tourmente va aller crescendo au cours des deux jours à venir. Le sentier surplombe la route qui conduit à Padern. Il s'engage dans une gorge où le vent s'engouffre en créant un effet venturi particulièrement puissant . L'impression ressentie sur le visage est semblable à celle que l'on éprouve lancé à pleine vitesse en moto sans casque, les lunettes sont indispensables si l'on veut garder les yeux ouverts. C'est tellement étonnant que cela me fait rire. L'équilibre est parfois compromis par les coups de boutoir de la bise. Mais pour les deux jours suivants je ne suis pas au bout de mes surprises, car les expériences à venir seront inimaginables.

Juste avant le village un joli pont, puis un peu après une étonnante publicité vantant le Terroir du Vertige. L'arrivée au centre de ce petit bourg est impressionnante. Un château en ruine domine du haut de sa falaise les maisons tassées sous les assauts de la tempête. Une épicerie-débit de boissons me permet une halte au calme. La tenancière, très expressive, me décrit toutes les sortes de voyageurs qui s'arrêtent chez elle. Son café fait dans une belle cafetière en verre est excellent et j'en consomme immodérément. Après une heure très agréable au cours de laquelle j'apprends beaucoup de choses au sujet de ce pays de contrastes, il est temps de retourner dans la grande soufflerie.

Un chemin très raide me conduit en quelques virages au château. Mais son accès est interdit car il est menacé d'effondrement. L'ambiance est austère et, l'absence de tout être humain dans cette tempête renforce la sensation d'éloignement. En effet, depuis ce matin je n'ai pas croisé une seule personne. Le panorama s'élargit. Des falaises saupoudrées de neige renforcent la sévérité du paysage. Je m'arrête pour faire une photo et je repars en sens inverse sans m'en rendre compte. Ce n'est que quelques dizaines de mètres plus loin, qu'un détail caractéristique me fait réaliser que je marche sur mes pas. Être soumis en permanence à ce vent très violent finit par altérer le jugement.



La neige adhère par plaques au chemin dans les petits creux, à découvert elle est balayée. Une fois un collet dépassé, la citadelle de Quéribus se révèle au regard dans toute sa puissance carrée. Que ce spectacle est grandiose dans ce paysage mis en exergue par des éléments véritablement en furie. Par une marche sur un vaste plateau je m'approche de cette forteresse, qui se révèle de plus en plus impressionnante au fur et à mesure que la distance diminue. Je débouche sur la route et le petit parking permettant aux visiteurs de venir en véhicule.

Aujourd'hui aucune voiture. Le guichet délivrant les billets est déserté, donc la visite sera gratuite. Rapidement je parcours l'étroit sentier menant au pied des remparts. L'escalier conduisant devant la porte d'entrée est complètement verglacé. Je me tiens vigoureusement à la rampe. Le vent devient tellement violent que je suis obligé de ramper afin de pouvoir progresser. Son intensité atteint son paroxysme au point d'entrée. Je dois mobiliser toute mon énergie pour ne pas renoncer. Je n'ai jamais ressenti une telle sensation, cela me ferait presque peur.

Le passage sous la clef de voûte est franchement incroyable, l'esprit des Cathares se déchaîne pour me rejeter. Sitôt à l'intérieur un phénomène stupéfiant se produit. Alors que je lutte pour ne pas être précipité vers le bas dans cet escalier verglacé, brutalement sans aucune transition un vent inverse me propulse vers le haut. Vraiment inimaginable, maintenant je suis poussé et je me demande si je ne risque pas d'être éjecté par dessus les remparts qui par endroits ne sont pas très hauts au-dessus des marches. Je trouve refuge dans un petit recoin et reprends mes esprits. Le haut du château me domine encore de plusieurs dizaines de mètres le long de cette lame rocheuse qui subit la fureur des éléments. Est-il raisonnable de continuer? Mais pris par l'envoûtement du lieu et la fascination de la tempête je suis inexorablement attiré. En rampant je m'élève, un peu inquiet cependant. J'essaie de coller au sol, m'aplatir au maximum, faire corps avec la pierre de l'escalier pour diminuer la pression de l'air. A ma gauche un peu avant l'édifice sommital, une pièce voûtée se présente. Je m'y réfugie. L'agression de cette bourrasque en furie prend fin comme par enchantement, j'avais l'impression de ne plus pouvoir y échapper, en quelque sorte d'en être le prisonnier. Que le changement est brutal. Je peux me mettre debout sans être bousculé en tous sens. Le hurlement de la tempête est vraiment stupéfiant. Les phénomènes aérologiques autour des remparts créent des dépressions et j'ai l'impression d'entendre une grosse pompe qui tourne à vide. Les murs semblent trembler, agités d'une vibration entrant en résonance avec les coups de boutoir de la tourmente. Je m'allonge et écoute longuement ce concert offert par la nature. Se gravent en moi des émotions que je ne suis pas prêt d'oublier. Une fois de plus l'endroit serait idéal pour passer une nuit de grandes sensations. Mais je n'ai pas d'eau, il reste quelques heures de jour et cette envie d'aller plus loin qui ne me lâche jamais.

Mobilisant mon courage, je retourne dans la grande soufflerie et rejoins l'entrée de la tour sommitale. J'en remonte l'escalier en colimaçon et débouche sur la terrasse qui domine les environs. La vision est pour le moins époustouflante, d'une réelle sauvagerie. De grosses nuées poussées par un très rapide flux d'ouest défilent et percutent la forteresse à une vitesse ahurissante. Pour sortir sur l'esplanade particulièrement exposée, je me colle littéralement au mur. Une fois arrivé à l'extrémité, je m'accroche à la roche du parapet pour faire une photo puis replonge le long de la muraille.

Il me faut maintenant quitter ce lieu magique sans succomber à un mauvais sortilège. La descente est très impressionnante, car la sensation d'être emporté et précipité au bas de la paroi est encore plus forte qu'à la montée. Arrivé devant la porte du château, je me méfie de l'inversion des courants d'air constatée auparavant. En effet je peine à m'approcher du porche comme si l'on voulait me retenir à l'intérieur, et dès que je l'ai franchi je suis violemment éjecté dans l'escalier verglacé. Heureusement je me tiens encore très fermement à la rampe.



Je parcours la sente ramenant à la route. Je viens de vivre une expérience unique. Sur le bitume quelques centaines de mètres plus loin, alors que je continue mon chemin vers l'ouest, un couple d'Anglais monte. L'homme me demande: Is it windy on top? Je lui réponds:Yes, it's terrific, worse than in Waterloo!

Mon humour ne doit pas être très bon, en tout cas pas anglais car cela ne le fait même pas sourire à moins que mon accent lui soit incompréhensible?

Je poursuis en direction de Duilnac où je compte dormir. Je distingue très nettement le village de Cucugnan, celui du curé, petit tertre juste éclairé par un rayon de soleil. En face sur une falaise s'étire la forteresse de Peyrepertuse. Elle est si bien intégrée au décor que l'on discerne difficilement ses différentes murailles des parois qui la soutiennent. Enfin j'atteins mon point de chute pour la nuit, le gîte communal. Pas un restaurant n'est ouvert. Après avoir arpenté dans la bise les rues du village, je rentre avec l'intention de me préparer une bonne soupe-purée. Un couple de retraités en reconnaissance pour un groupe d'amis est installé dans la salle à manger. Nous passons une soirée agréable à siroter leur cubitainer de rouge des Corbières.

Quatrième jour de tempête, aube de début du monde et couche nuageuse épaisse, un jour menaçant se lève. Il fait très sombre et le vent rugit toujours. Dans un air glacial je traverse le village désert, et poursuis face à l'ouest contre la tempête. La journée s'annonce prometteuse en émotions. Derrière moi dans le lointain se dresse la silhouette sombre et trapue de Quéribus, perchée au sommet de son rocher.

Que cette vision est impressionnante par ce matin sans lumière! La neige est plus présente, les sommets sont accrochés par de gros nuages lourds et noirs, et le vent hurle de plus belle. Penché je lutte pour progresser. A plusieurs reprises je suis bloqué par une bourrasque et même à deux reprises jeté au sol. Je n'avais jamais connu cela. Cependant, mon corps et mon esprit se sont complètement adaptés depuis quatre jours, et je me sens formidablement bien dans ce lieu et ces conditions, qui semblent si hostiles. La couche de neige atteint plusieurs centimètres. Parfois de la masse nuageuse inquiétante un rayon de soleil perce.

La combinaison étrange de cette lumière intense et ponctuelle avec la neige et la pénombre ambiante fait resplendir les couleurs de la végétation par touches fugaces, en particulier des lichens jaunes vifs qui colonisent nombre d'arbres.

Je traverse deux villages, proches l'un de l'autre. Ils sont déserts, leurs rues sont parcourues par une bise glaciale et mordante, de grandes plaques de verglas ne demandent qu'à provoquer une chute, et toujours pas âme qui vive. Les habitations semblent abandonnées, chacun se terrant chez lui. L'impression de désolation est accentuée par le fait que je ne vois aucune cheminée fumer. Peut-être les turbulences sont-elles trop fortes pour que les panaches de fumée puissent se former?

Je continue par la route en direction de Bugarach distant d'une dizaine de kilomètres. L'ambiance est franchement hivernale, tout est blanc. Les parois rocheuses lorsqu'elles se découvrent provisoirement sont complètement plâtrées.

Je croise deux chevaux qui piétinent leur prairie enneigée, je leur gratte le bout du museau et poursuis ma route, plié face aux assauts de la neige et du vent. Et dire que je pensais venir faire une balade dans le midi donc dans la chaleur. Mais dans le fond c'est bien mieux comme cela.

L'après-midi est bien entamée et déjà la lumière est crépusculaire, pourvu que je trouve un point de chute, car la tente cette nuit ça risque d'être sportif. Je fais le point à l'abri relatif d'un mur. Déplier la carte est un véritable problème, ajuster les lunettes de vue avec la neige en est un autre. Heureusement que la topographie du lieu est sans difficulté. Une fois dans le village de Bugarach, je repère le gîte et il est ouvert.

Je vais passer une soirée des plus étonnantes avec un être pour le moins habité par des pensées qui me sont étrangères. Il me racontera une multitude d'histoires d'esprits frappeurs et autres extra-terrestres, plus invraisemblables les unes que les autres, la CIA aurait répertorié quarante huit espèces différentes d'êtres venant des étoiles. Il m'en décrit certaines. Je suis vraiment replongé dans les aventures de David Vincent, feuilleton télévisuel de ma jeunesse, et comme je l'écoute avec attention et curiosité, il va marquer une pause me regarder et me déclarer: « manifestement vous semblez en savoir plus que vous voulez bien le dire». Je le fixe dubitatif, réprimant un fou rire sans rien laisser transparaître, et me contente d'un «ah bon!» laconique. Ferais-je partie des Men in black?

Le lendemain le temps s'est radouci, la neige a été remplacée par une pluie forte. L'envie de continuer dans ces conditions ne soulève pas mon enthousiasme. Mon narrateur de la nuit est lyonnais, et ce matin il rentre chez lui. Je lui demande s'il peut m'emmener. Il me laisse à la gare de Vienne. Durant les quelques heures du trajet il me contera encore une foule d'histoires complètement folles, manifestement tous les Terriens n'habitent pas la même planète.

Ces quatre jours sur un bout du chemin cathare me laisseront un souvenir fort par les émotions connues au contact des éléments déchaînés et de l'immense bien-être que l'on peut éprouver dans ces conditions adverses lorsqu'on se sent tout naturellement à sa place.

Légende des photos: 1)vignes et nuages 2)Padern 3)Prieuré de Molhet au-dessus de Padern 4)Quéribus 5) entrée de la forteresse 6)sommet de la forteresse

8)Quéribus 9)Cucugnan 10)aube à Duilnac 11)Quéribus 12)journée prometteuse 13)Peyrepertuse 14)jeu de lumière 15)rue verglacée 16) Pech de Bugarach
Découverte du Canada et du Québec: sites à visiter avec des enfants? English translation pending
by Kty78 · 2008-08-10 · 11 replies
🙂 Bonsoir à tous, avec ma petite famille (moi, mon mari et nos deux enfants agés de 6 ans 1/2 et de 4 ans 1/2) nous avons décidé de partir découvrir le canada et le quebec pour une quinzaine de jours, l'été prochain ...

Aussi, nous aimerions avoir des renseignements sur les sites à visiter avec des enfants, les villes qui pourraient les interesser ...

De plus, nous voudrions un hébergement qui permettrait d'être en contact avec les résidants (la formule "café couette" c'est comme cela qu'on dit pour les beds&breakfast !!!) car cela pourrait plaire aux enfants !!!😉

Bref, toutes vos suggestions sont les bienvenue, car pour un séjour réussi avec les enfants nous nous y prenons très tôt pour bien le préparer.

Merci à toutes et à tous...

En attendant de vous lire 😎😉
Croisière sur le Ruby Princess: Grenade-Dominique-Aruba-Bonnaire English translation pending
by Hémérocaille · 2008-07-29 · 16 replies
Bonjour, j'aimerais bien avoir vos impressions sur ces destinations. Quel sont les excursions à ne pas manquer. Nous prenons le Ruby Princess le 14 novembre 2009 à partir de Fort Lauderdale. Avez vous un hotel a me suggérer près du port et pas trop dispendieux. merci.
Prix du tour en hydravion au Québec? observation des castors et ours? English translation pending
by Lenakat22 · 2008-07-02 · 17 replies
Bonjour,

je pars d'ici une semaine pour un circuit de 3 semaines au Quebec et en Ontario...je viens de recevoir tous mes documents de voyage: ayant réservé pour 2 nuits ds une pourvoirie (le Sacacomie Lodge), je vois qu'il y a 2 activités qui m'intéressent: l'hydravion (vol de 20 min apparemment) et l'observation des castors et des ours....j'ai donc 2 questions: connaissez vous le prix du tour en hydravion? (nous sommes 4: 2 adultes, 2 enfants de 3 et 6 ans)

L'observation des ours et castors est elle possible avec des enfants 'l'ours je comprendrai que on...mais les castors?)

Je leur ai envoyé un mail...mais étant d'une nature impatiente si quelqu'un a ses renseignements je suis preneuse!! merci !!!!

Katell
Voyager avec son chien au Canada? English translation pending
by Biboolette · 2008-06-23 · 26 replies
Nous allons rendre visite à notre fille à Toronto et souhaitons visiter le Québec par la même occasion.Nous serons accompagnés d'un petit chien et nous nous posons plein de questions par rapport à l'accueil des chiens là- bas. Dans les parcs nationaux, les hébergements...? Quelqu'un qui aurait été dans cette même situation pourrait-il nous aider d'autant plus que nous sommes obligés de construire notre circuit en fonction de cela et c'est déjà bien compliqué sans!Nous partirons de Toronto le 10 aout pour revenir le 20. Merci pour votre aide!
Faire le survol des lignes de Nazca? (Pérou) English translation pending
by Milooze · 2008-06-03 · 26 replies
Salut à vous, je me demandais si faire le survol des lignes de Nazca vaux vraiment le coup par rapport au coût (50 euros)?(genre par rapport au Machu pichu) merci à vous
Séjour de vingt jours au Québec avec ma fille de 3 ans English translation pending
by Gwadatiti · 2008-05-04 · 19 replies
Bonjour, je suis toute nouvelle sur ce forum que je trouve formidable J'ai parcouru plusieurs fils de discussions qui m'ont aidé à faire ce circuit familial (mon mari, ma fille de 3 ans et moi ) au Quebec Ce que nous souhaitons c'est faire de courtes distances en voiture chaque jour et dormir sur place 1 nuit afin de ne pas trop être fatigués (plus de route que de visite non non non!...)

Voici donc ma première proposition, j'attends vos commentaires avec impatience merci encore

sam 5 juillet :arrivée à montréal puis 2 jours sur montréal (visites)

puis circuit au Québec du lundi 7 juil au sam 19 juillet

J1 : départ vers Trois rivieres / nuit à trois-Rivières J2 : départ vers Quebec en passant par le village Huron /nuit à Quebec J3 – visite de quebec + la chute montmorency -/nuit à Quebec J4 – visite de quebec + Ile d’Orléans - /nuit à Quebec J5- départ vers Baie saint Paul / île aux coudres / nuit à bais Saint Paul J6- départ pour tadoussac/ nuit à tadoussac J7 –CIMM centre d’interprétation des mammifères marins) /nuit à tadoussac Croisière pour observer les baleines J8-Départ pour Chicoutimi/ nuit à chicoutimi J9-départ pour le lac St Jean( hébertville)/nuit au lac St Jean J10-départ pour le zoo de saint félicien/ nuit à saint Félicien J11- départ pour la tuque/ nuit à la tuque J12 : départ pour grand-mère (visite du parc)/nuit à grand-mère J13 : retour sur Montréal

dim -lun - mar :3 jours sur montréal

mercredi 23 juillet : départ pour 1 semaine à halifax chez des amis peut être
Vos plus belles cascades... English translation pending
by Mirakl · 2008-04-02 · 75 replies
Bonjour,

Lorsque la nature nous livre sa force intime. Sans mascarades. Cascades.

Un sujet qui coule de source...

Storseterfoss; Norvège

Procédures pour un Algérien pour s'installer en Suisse? English translation pending
by Anissaikido · 2008-03-01 · 27 replies
salut je suis un algerien qui voudrait sinstaler en suisse jai les moyen finanacier mais je voudrait connaitre quelle est la procedure a suivre mercy d'avance
Avis sur itinéraire au Québec avec nos trois enfants English translation pending
by Veroetfred · 2008-01-18 · 17 replies
Bonjour, Nous serons au Québec cet été du 24 juillet au 17 aout avec nos 3 enfants (13, 11 et 4 ans) en vadrouille avec voiture. On passe 3 jours à Montréal. Avant de séjourner à Québec (nous avons réserver au palace Royal hotel jaro, intéressant pour leur chambre familiale et l'emplacement, on espère en tout cas!) on voudrait se poser 3 nuits au Mont Tremblant. Nous sommes à l'écoute d'adresse et d'idée sympas sur ce coin là. On poursuit après sur le lac Saint jean et Saint félicien (on a vu un gîte sympa à Metabetchouan) puis Sainte Rose du Nord (on est là preneur d'une bonne adresse) puis les Escoumins (on s'interroge avec la petite de 4 ans sur la meilleurs solution pour tenter de voir les baleines) puis Baie de saint Paul ( on est en recherce d'adresse aussi) puis Val Cartier ( on se dit que ça peut être agréable pour les enfants, on sera ravi d'avoir votre avis!), Pour finir 2 nuits à Montréal avant le retour sur Lyon. est-ce que ça vous parait un itinéraire avec nos 3 bambins? On vous remercie d'avance pour les bonnes adresses qui pourront rendre notre séjour encore plus extra. On se réjouit tous les 5 de vos réponses! bonne journée!
Avis sur itinéraire en Argentine English translation pending
by Jérémie53 · 2007-05-23 · 12 replies
Bonjour à tous,

Je pars en Bolivie/Argentine à partir le mois de Novembre pour 4 mois (2 mois pour chaque pays. Je souhaiterais avoir votre avis sur l'itinéraire de l'Argentine, savoir, si s'est un bon parcours, si les prix sont correct etc... J'ai fais cet itinéraire après avoir été sur plusieurs forum, site internet, etc...

En même temps, je lance une recherche pour trouver un compagnon de voyage intéressé pour faire le trajet avec moi.

Donc, les pages correspondent aux indications du lonely planet, en rouge le nombre de rouge que je souhaite resté dans chaque ville approximativement, en vert la durée et le prix des trajets en bus. ça parait très rationnel comme parcours, mais ça l'est beaucoup moins dans ma tête ! ;-) Merci d'avance !

de la Quioca.... JUJUY:(PAS Laverie, change, internet cf. page 217) (6 $US, 4h) 3 jours "Residencial los andes" residenciallosandes@infovia.com.ar 6$us SALTA:(PAS Laverie, change, internet cf. page 227) (3 $US, 2h) 3 jours "Hostel terra oculta" www.terraoculta.com 4$us (Batiment rouge) Excursion de 2 jours (60 €) "active argentina" Buenos Aire:(Laverie, change, internet cf. page 261) (37 $US, 22h) 7 jours "Milhouse youth hostel" www.milhousehostel.com 9$usSan Telmo: antiquaire, tango!musée eva peron (1.75 $US) (p.84)Musée Ernesto Che Gevara (entrée gatuite)Centre commercial: Once sur Corrientes, 4 km de plaza de mayo (p.85)Malba Museum musée d'art contemporain latino-américain av. Figueroa Alcorta 3415 12 $ar/adulte gratuit le mercrediVisite de Dulce de Leche Puerto Madryn: (Laverie, change, internet cf. page 365)(39 $US, 20h) 4 jours "El guallicho" www.Elgualicho.com.ar 6-7$us excursion 60 $US (à voir avec l'auberge de jeunesse)Départ 8:00 am retour 7:00 pm

### transit à Rio Gallegos pour changer de bus ###

Puerto Natales: (Laverie, change, internet cf. page 436) (25+12 $US, 20h+7h) 4 jours "Erratic rock hotel" www.erraticrock.com 10$us ou casa cecilia ou Backpacker's magallania: 3000 pch (cuisine)Parc national, classé par l'UNESCO, (prix entrée+carte=8000$ch)Randonnée de 4 jours "W"(cf. page 442) 10-15 € en bus natale->torres agence pas utileacheter carte de sentier à l'agence p@tagone6 $US/nuit en camping Ushuaia: (Laverie, change, internet cf. page 455) (42 $US, 14h) 4 jours "camping de la Pista del Andino" 3, 10 $us Prix entrée parc Terra del fuego 7 $us ushuaia:prison canal de beagle:plus grand cimetiere de bateau du monde El Calafate: (Laverie, change, internet cf. page 421) (30 $US, 7h) 5 jours "Calafate hostel" www.hostelspatagonia.com 8-12$us ou camping "Los Dos Pinos" www.losglaciares.com/losdospinos 2.5€usexcursion: 18-20 $US + prix entrée du parc (30 €ar) NATIONAL LOS GLACIAREwww.chaltentravel.com #########VIA ESQUEL############# Bariloche: (Laverie, change, internet cf. page 342) (32+7 $US, 19+4h) 3 jours "Zlbergue el gaucho" www.hostelelgaucho.comar 5, 5€usRandonnée des 7 lacs (guide du routard page 267) Mendoza: (Laverie, change, internet cf. page 291) (27 $US, 19h) 8 jours "winca's hostel" www.wincas-hostel.com.ar 6-7€us Visite de l'école

Santiago du chili: Visite de la ville et si le temps détour à Valparaiso et retour en france
Itinéraire définitif Phoenix-San Francisco et location de voiture English translation pending
by Jeanke · 2007-04-30 · 17 replies
Salut à tous,

Tout d'abord je voudrais vous tenir informés de l'avancement de notre projet. Grâce à votre aide (http://voyageforum.com/v.f?post=983121;#983121) nous avons pu établir un itinéraire définitif et réserver les hotels à chaque étape 😉 (départ le lundi 03/09/07 - retour le jeudi 20/09/07): J1/ Bruxelles - Phoenix (nuit à Phoenix) J2/ Phoenix - Grand Canyon (nuit à Grand Canyon) J3/ Grand Canyon (nuit à Grand Canyon) J4/ GC - [étape à midi à Antelope Canyon] - Monument Valley (nuit à Monument Valley) J5/ MV - Capitol Reef (nuit à Torrey) J6/ Capitol Reef - Bryce Canyon (nuit à Bryce) J7/ Bryce Canyon (nuit à Bryce) J8/ Bryce Canyon - Zion NP (nuit à Springdale) J9/ Zion - Las Vegas (nuit sur le Strip) J10/ LV - Death Valley (nuit à Furnace Creek) J11/ DV - Mammoth Lakes (nuit à Mammoth) J12/ ML - Yosemite (nuit à Fish Camp) J13/ Yosemite (nuit à Fish Camp) J14/ Yosemite - San Francisco (nuit à Nob Hill) J15/ SF (nuit à Nob Hill) J16/ SF (nuit à Nob Hill) J17/ SF (nuit à Nob Hill) J18/ SF - Bruxelles Nous avons également réservé nos billets d'avion chez Delta Airlines (427 € AR 😎)

Voilà ceci étant dit, nous en sommes à la location d'un véhicule et après avoir lu plusieurs messages nous avons encore malgré tout quelques questions: Apparemment Autoescape et Holidayauto se valent. Qu'en est-il pour AutoEurope (ils font une remise alléchante de 20% jusqu'au 8 mai)? Y a-t-il d'autres loueurs intéressants ? Le conducteur supplémentaire est-il automatiquement compris dans le prix ? Nous arrivons à SF le 14ème jour et nous pensions lacher la voiture ce jour-là pour économiser 4 jours de location. Pensez-vous qu'il faudrait la garder pour visiter la ville et ses environs ? Le taxi vers l'aéroport est-il cher ? Quelle gamme de voiture faut-il choisir pour avoir un certain confort pour un tel itinéraire ? + marque conseillée (chevrolet, pontiac, jeep) les CDW et LIS semblent être désormais prises en compte par les loueurs précités. A quoi dois-je encore faire attention lors de la location ? Merci d'avance 🙂
Quelques conseils pour séjour mi-mars à La Réunion? English translation pending
by Stef2006 · 2007-02-05 · 16 replies
Bonjour à tous,

Je pars mi-mars pour un séjour de 6 nuits à l'hôtel "Les Villas du Récif" à La Réunion.

Je sais d'avance que nous n'aurons pas assez de temps pour profiter pleinement des merveilles de cette île mais nous n'avons pas la possibilité de partir plus longtemps et nous avons souhaité combiné ce séjour avec 5 nuits à l'île Maurice à l'hôtel La Pirogue.

J'ai vu que de nombreux réunionais répondés très souvent aux questions posées au sujet de leur île, alors je me permets de vous demander votre avis sur ce séjour.

Nous avons longtemps hésité entre l'autotour et une réservation dans le même hôtel pour toute la semaine mais nous avons finalement choisi cet hôtel pour rester un peu plus dans le charme du voyage de noces. Par contre je pense que du coup nous allons faire beaucoup de route!

Je prévois de passer une journée pour chacun des 3 cirques ainsi que pour le Piton de la Fournaise, pensez-vous que cela soit possible sans râter trop de choses? Y'a t'il également des heures plus propices que d'autres pour se rendre sur ces sites?

Nous souhaiterions également survolé l'île en hélicoptère. Avez-vous de bonnes adresses et des avis sur la question?

Pour finir, à cette époque (mi-mars), que doit-on s'attendre à avoir comme climat? On entend vraiment beaucoup de choses de différentes à ce sujet.

Toutes les informations que vous pourrez me donner sont les bienvenues.

Merci par avance pour vos réponses.

Stéphanie
Vos coups de coeur au Brésil et en Bolivie English translation pending
by Paraguayen · 2006-10-03 · 21 replies
Salut,

Prochainement, je m’installe en Guyane rejoindre ma copine pour une durée de six à huit mois. Je pense consacrer 2 à 3 mois (voire plus, on ne sait jamais) pour visiter l’Amérique du sud, à priori tout seul. Je n’ai pas encore établi de parcours, bien que j’ai déjà quelques préférences ( le brésil, la Bolivie ). Si certain parmi vous pouvaient me donner leurs gros coups de cœur sur des coins qui sont « authentiques » (paysages, rencontres… enfin vous me comprenez quoi ! 😛 ) afin que je profile doucement mon trajet. Et puis quelques questions « terres à terres » :peut on entrer dans un pays en bus, sans avoir de date de sortie établie ? J’ai encore des truc à apprendre sur les paperasses et visa…L’insécurité est elle si importante ? (je reviens d’un mois à Madagascar, seul, sans rencontrer le moindre problème)Combien faut il conter de budget, grosso modo, par semaine (déplacement en bus, hôtels locaux, bouffe locale…). Question difficile, le coup de la vie étant différent d'un pays à l'autre.

Ok, je pose beaucoup de questions, mais j’aime pas les mauvaises surprises, genre se faire refouler à la frontière, c’est vexant. Je vous remercie d’avance pour vos conseils.
Retour du Bahia Principe San Juan Puerto Plata English translation pending
by Katryn · 2006-08-28 · 1 reply
Première fois en République Dominicaine et probablement pas la dernière ! Nous avons beaucoup aimé notre séjour là bas et nous avons maintenant de la difficulté à choisir entre Cuba et la République ! Un 4e séjour inoubliable dans le sud passé au Bahia Principe San Juan à Puerto Plata du 13 au 20 août 2006 ! :)

VOL : Cette année, pas de tempête de neige pour se rendre à Montréal. Hihihi! Nous sommes partis vers 5h45 de Québec et nous sommes arrivés à Montréal vers ± 8h30-8h45. Tout s’est vraiment très bien déroulé. Nous avons attendu la petite navette qui nous amène du stationnement à l’aéroport environ 10 minutes. Lorsque nous sommes arrivés dans l’aéroport il y avait déjà une grande file d’attente au comptoir d’Air Transat mais heureusement, il y avait 3 départs soit Cancun, Punta Cana et Puerto Plata. Plusieurs comptoirs étaient ouverts et l’attente n’a pas semblée interminable ! Grâce à des gens que nous avons connus, j’ai su que je devais allée chercher mes cartes touristiques au comptoir de Sunquest, car j’avais des billets d’avion électronique mais pas de carte touristiques. L’agence m’avait dit que tout sera OK au comptoir d’Air Transat mais en tout cas. Par la suite, nous avons passés les douanes. On avait peur que ça soit très long à cause du détournement qu’il y avait eu la semaine précédente mais ça a été très vite! Au début ils demandaient si nous avions des crèmes, bouteilles, etc. Ensuite on passait à la vérification des bagages à main comme d’habitude. Mon chum s’est fait questionné sur sa pompe à asthme mais comme il avait sa prescrption en main, il n’a eu aucun problème ! Finalement, on va prendre un bon déjeuner et on attend notre avion. Le vol s’est déroulé à merveille et on est décollés et arrivés pile à l’heure ! Départ 12h15 et arrivé 16h15 ! Rien à redire. On était situé dans des bancs à 2 au fond de l’avion et on avait plus de place c’était très bien. Ils nous on servi les fameux Subway pas fameux mais le service était excellent !

ACCEUIL : Nous sommes arrivés à l’aéroport vers 16h15. Le passage aux douanes et à l’immigration est vraiment plus facile qu’à Cuba, ça nous a surpris, vraiment. Il n’y avait pas d’air climatisé à l’aéroport mais on ne sentait pas trop la chaleur. Tout est très bien indiqué là bas pour aller aux endroits appropriés. Après avoir été chercher nos bagages, on sortait directement dehors et plusieurs T.O. s’y trouvaient avec leurs pancartes et nous indique les autobus à prendre. Comme nous avions réservés notre forfait avec Sunquest, nous étions situés dans le Club Diamond de l’hôtel et nous avions un petit autobus climatisé réservée pour notre petit groupe. C’était pas mal ! Tant que l’autobus est climatisée :) La seule chose c’est que nos bagages étaient placés pas en dessous de l’autobus mais dans une petite remorque fermée qu’ils ont attachée à l’autobus… mais, il y a tellement de bosses et de trous sur leurs routes qu’un autre automobiliste nous a avertis que les portes de la remorque étaient ouvertes… MES BAGAGES !!! Mais non finalement, nous n’avions rien perdu. Fiouff ! Arrivés à l’hôtel, premièrement c’est magnifique. Ensuite, les « bellboy » transfert les bagages de l’autobus dans le chariot à bagages attaché à une petite dans laquelle nous prenons place. Cette petite navette nous amène à notre réception privée (hum hum!) pour la section Diamond. Là bas on nous sert un drink (jus d’orange) et on nous attribue nos chambres. On nous remet des genre de signets avec le numéro de notre chambre que nous devons allez mettre après nos bagages pour que le « bellboy » nous les apporte. Nous nous dirigeons vers notre chambre et à peine 2 minutes plus tard, voilà nos bagages ! Tout s’est fait très rapidement et sans problème !

CHAMBRE : À notre arrivée, la chambre n’était pas très propre (petites graines sur le plancher, canette de bière vide dans le frigo), la porte patio était ouverte à moitié et l’air climatisé était éteinte. Ouf, on était un peu découragé et il faisait chaud !!! Alors on a vite fermer la porte patio, fermer les rideaux pour ne pas faire entrer la chaleur du soleil et nous avons défait nos bagages en se disant que si le lendemain ce n’était pas mieux après le passage de la femme de chambre, on irait à la réception pour demander ce qu’il se passait. Après avoir défait nos bagages nous sommes allés au souper et au spectacle et en revenant, il faisait beaucoup moins chaud mais quand même… Nous avons donc placé l’air climatisé plus en notre direction pour la nuit et arrêter le ventilateur au plafond pour garder l’air frais vers le bas. Le lendemain matin, on avait gelé tous les deux pendant la nuit…!!! Finalement, tout est rentré dans l’ordre avec l’air climatisé et la chaleur et la femme de chambre nous a fait un ménage impeccable le lendemain et tous les autres jours de la semaine ! La chambre était vraiment très belle. Elle comprend un lit ¾ plutôt dur mais moi je m’en fou un peu tant que je suis dans le sud !! La salle de bain est assez grande et comprend un bain douche dans lequel le débit d’eau n’est pas la chute Niagara 😛 La femme de chambre nous redonnait des savons tous les jours parce que mon chum en fait la collection à la maison alors ils les a tous volés héhé..!! Il y a un meuble avec 4 tiroirs et un grand garde robe avec des tablettes et des supports. Par trop de supports par exemple il a fallu plier beaucoup de vêtements. Il y a une télévision et une cafetière (la femme de chambre nous redonne du café lorsque nous en avons plus). Il ya un mini frigo rempli d’un 7up, d’un coke, d’une grosse bouteille d’eau et 2 bières chaque jour. Le balcon est très grand et les portes patio sont magnifiques. Nous avions vu sur la mer mais avec beaucoup de végétation en même temps.

PISCINES : La piscine était très belle. Il y a des chaises partout autour et à certains endroit, 3 rangés de large. Il faut s’y prendre tôt le matin, car les gens mettent leur serviettes tôt mais partent faire autre chose donc il y a plein de chaises non-occupées mais que l’on ne peut pas prendre. À la fin de la semaine on a fini par faire pareil si on ne voulait pas se retrouver à une table. Donc, la piscine est très grande. Elle est creuse par endroit et peu profonde à d’autres. Il y a une autre petite piscine collée sur la grosse qui est pour les enfants (bébés je dirait) mais c’est rare qu’ils y allaient.. pourtant il ne manquant pas d’enfants !!! Juste à côté de cette petite piscine la grosse piscine commençait comme si nous entrions dans la mer. J’ai trouvé ça vraiment bien. Il y a plusieurs bars à proximité dont un dans l’eau. La piscine était nettoyée très souvent et elle était, selon moi, très propre pour le nombre de personne qu’il y avait dedans à chaque jour. Tous les matins on voyait les gars qui la nettoyait et on en voyait toujours un dans la journée qui se promenait avec son filet pour ramasser les saletés et les verres. La musique comment vers 10h-10h30 lorsque l’animation commence et elle est plutôt de party. Ce n’est pas de la petite musique tranquille exotique comme j’ai vu à d’autres endroits. Si nous voulions de la tranquillité (ce qui n’est jamais arrivé hihi), comme nous faisions partie du Club Diamond, nous avions notre petite piscine privée juste à côté du restaurant du Club Diamond. Il n’y avait pas de musique et elle était quand même petite. Les chaises sont vertes plutôt que bleues et elle est située juste à côté de la plage. Là aussi on y trouve une petite piscine pour enfants. Je dis tranquillité mais il y avait beaucoup d’enfants à cette piscine aussi et comme c’est plus petit, je trouvais que l’on entendait encore plus crier qu’à la piscine principale.

PLAGE : La plage est très longue. Plusieurs personnes m’ont dit qu’elle n’était pas belle mais moi je l’ai trouvé belle !! C’est vrai que le sable est plus brun mais il est très doux quand même. C’est aussi vrai que l’eau n’est pas transparente et qu’elle est foncée mais elle était vraiment chaude. Ça n’égale en rien les plages de Cuba c’est certain mais c’est très différent et j’ai beaucoup aimé cet aspect aussi. Il y a beaucoup plus de palmier sur cette plage et c’est ce que j’ai trouvé beau. J’ai aussi vu les fameuses roches pour couper les vagues mais j’ai trouvé ça bien et les gens avaient l’air d’aimer ça aussi, car j’ai vu plein de mode se faire bronzer dessus!! Le sable était brûlant même que je me suis brûler sous les pieds. Ça fait pas du bien ça hein !... Il y a beaucoup de sport nautique à faire et le monde en faisait beaucoup c’est la première fois que je voyais ça. À droite de la plage (quand on regarde la mer) il ya un petit marché aux puces. Moi je n’ai pas aimé l’expérience là bas, car on se fait achalé pour entrer dans leur « commerce » et ils nous incitent à acheter. En plus c’est cher il faut toujours négocier. Pour ça, j’aimais mieux Cuba. Enfin, on y a acheté quelques beaux trucs et on est partis. On n’y est jamais retournés. On m’avait parler qu’à gauche de la plage il y avait des marchands de coquillages mais on est pas allés, car on ne pouvait pas en ramener à Québec et je savais que si j’y allais, j’en achèterais. Sur la plage aussi on retrouve une section « privée » pour le Club Diamond et elle est différenciée par des chaises vertes, comme la piscine. Par contre, je ne sais pas trop comment ils font pour savoir si c’est vraiment des gens du Club Diamond qui sont vraiment couchés sur ces chaises. Je ne crois pas qu’ils vont vérifier la couleur de votre bracelet chaque fois que vous vous asseyez sur une chaise! Héhé ! 😉

RESTAURANTS : Comme nous étions dans le Club Diamond, nous avions notre restaurant buffet privé. C’était pratique, car il y avait beaucoup moins de monde. Ce buffet offrait les 3 repas soit le déjeuner, le dîner et le souper. Par contre, comme nous aimons quand ça bouge, nous allions toujours au restaurant buffet principal La Brisa qui offre aussi les 3 repas. Pour le déjeuner, le buffet ouvre à 7h, le dîner à 13h et le souper à 19h. C’était vraiment très bon et très varié. On y trouvait une petite section pour enfants où l’on pouvait trouver des hot-dogs, des hamburgers. etc. Il y avait aussi une section pâtes, grillades, légumes, spagetthi, lasagne, crudités, salades, desserts et j’en passe. C’est certain qu’à la fin on fini par se tanner mais on a particulièrement apprécié la nourriture là bas. Mon chum a été vraiment surpris d’y voir du canard ! Tant qu’à moi j’ai été surprise de voir des wraps au poulet qui étaient vraiment bons ! Les déjeuners c’est toujours la même histoire pour nous, on se tanne. Ça revient toujours au même c’est certain et on fini, en milieu de semaine, par sauter ce repas. Par contre, les muffins à la vanille, je les ai trouvés particulièrement bons!! Pour les 2 buffets, on doit être habillés pour y aller, le port du maillot seulement n’est pas permis Sinon, nous n’avons pas essayer les restaurants à-la-carte, car nous trouvions satisfaction au buffet. Je sais qu’il y avait un mexicain, un italien et un de fruits de mer. Je ne sais pas si il y en avait d’autre, je crois que oui mais je n’ai entendu aucun commentaires sur ces restaurants donc je ne peux me prononcer. Désolée ! Aussi il y avait un casse-croûte self-service sur la plage. On y trouvait des hot-dogs, hamburgers, nachos et plusieurs petites collations et des boissons. J’étais contente de voir qu’on pouvait faire griller nos pains, car d’habitude dans le sud (en tout cas aux endroits où je suis allée), le pain était froid. Là bas, on peut y aller en maillot, pas de problème ! Il y a aussi un snack-bar ouvert en soirée et la nuit sur le Pueblo Principe, là où les soirées commencent, pour ceux qui veillent un peu plus tard. Il est situé juste en face de la discothèque, du bar et du karaoké et juste à côté du casino !

BARS : Il y avait tellement de bar que je les comptais même plus. J’en ai vu quelques un sur la plage, 1 dans la piscine, 2-3 autour de la piscine, 1 près de chaque piscines dans les différent club comme le Club Diamond et le Club Golden, un sur la Pueblo Principe et un dans la discothèque et ah oui un dans le casino. En tout cas, personne ne va mourir de soif là-bas c’est certain !!!! Il y avait un bon service et les drinks étaient très bons aussi. Comparativement à Cuba, les drinks sont moins fort donc mon chum n’était pas saoul à 3h de l’après-midi 🙂

ANIMATION : L’animation est vraiment excellente. À partir de 10h le matin jusqu’aux petites heures du lendemain matin, ça n’arrête pas. Toujours des activités et les animateurs sont partout ! Dans la journée on retrouver les animations classiques comme l’aqua-gym, la leçon de danse, des jeux de dards, des compétitions de nage et plein d’autres choses. Le soir, la mini disco pour enfant commençait à 8h30 et vraiment c’était excellent. Même nous, les grands, on aimait ça.. !! Cette mini disco durait jusqu’à 9h. De 9h à 9h30, il y avait un jeu avec les enfants et ça participait vraiment bien. Ensuite il y avait le Ice breaking Show pour nous faire patienter jusqu’à 10h pour le spectacle. Les spectacles avaient un thème différent chaque soir. Pratiquement chaque soir il y avait des numéros de danse. C’était très bien. Ensuite à 11h lorsque le spectacle se termine, tout le monde se dirigeait vers la Pueblo Principe pour terminer la soirée. Un autre spectacle commençait dans cette rue à 11h30 jusqu’à je ne sais pas qu’elle heure parce qu’on était brûlés et on allait se coucher. Lorsqu’il pleut trop fort, le spectacle sur la Pueblo est annulé et tout le monde qui le désire se rend dans la discothèque où l’on retrouve encore une fois les animateurs.

SERVICE : Le service c’est ce qui m’a déçu. Sauf le service aux chambres. La chambre était impeccable, rien à dire. Par contre, se faire comprendre sur le site était l’enfer ! C’était la première fois que ça nous arrivait. Les barmans/barmaid parlaient pratiquement juste l’espagnol. Pourtant les Anglais avaient l’air de bien se faire comprendre. Nous, on parlait anglais et franchement on parle pas tout croche et ça prenait trois ou quatre fois avant de se faire comprendre et même souvent on abandonnait. En français, c’était encore pire... !! Donc on demandait le strict minimum. Par contre, à la réception privée du Club Diamond, le personnel parlait très bien l’anglais. C’est un des points négatifs que j’ai trouvé pour cet hôtel. Sinon, si on parle de la qualité et de la rapidité du service aux restaurants et aux bars, c’était très bien nous étions servis rapidement et jamais d’attente.

HÔTEL : L’hôtel a une végétation tout simplement magnifique. Sans être trop encombrante, il y en a beaucoup et elle est bien entretenue. Le site est plutôt sur le sens de la longueur et il est très grand. Un service de navette est disponible pour ceux qui en ont besoin ou qui ont trop chaud, comme nous, hihi ! Pour les adeptes de la marche sur la plage, c’est l’idéal. À l’entrée du site, il y a une grande rue qui s’appelle la Pueblo Principe. Je crois que l’on retrouve cette rue dans tous les Bahia Principe. Sur cette rue il y des boutiques, des bars, un casse-croûte, le restaurant de fruits de mer, le casino, la discothèque, et le karaoké et une scène où le spectacle se continue à 11h30. Faites quand même attention parce que le prix des articles dans ces boutiques sont un peu cher, je vous conseille d’aller marchander dans les petit kiosques sur la plage. Par contre, si vous n’aimez pas vous faire achaler quand vous magasiner, n’allez pas sur la plage mais plutôt dans les boutiques, car les vendeurs sont très harcelants. La boutique sur la Pueblo Principe « Tienda Artisanal » a vraiment de beaux trucs !!! Sur le site, tout est bien disposé et à la disposition des clients. La décoration est vraiment belle et tout le site est très propre. On y retrouve des blocs de 8 chambres sur 2 étages et des blocs sur 3 étages mais je ne sais pas exactement combien il y a de chambres.

REPRÉSENTANT : Le représentant à destination était Angel. Il était très sympathique et nous a bien expliquer le fonctionnement de la République et de l’hôtel. Par contre encore là, peut aurions-nous été mieux en parlant anglais, mais je crois qu’il ne comprenait pas bien le français donc on n’a pas trop insisté sur la jasette. Pas parce que mon chum n’a pas essayé…! 🤪

ACTIVITÉS : Malheureusement là bas nous ne pouvons pas faire de scooter. C’est ce que nous avons trouvés un peu triste de ne pas vraiment pouvoir sortir de l’hôtel. Nous n’avons pas non plus essayé les guaguas mais nous aurions peut-être dû. Nous aurions vraiment aimé aller visiter Cabarete mais nous n’avons pas osés. Par contre, nous avons pris l’excursion visite/magasinage à Puerto Plata et magasinage à Sosua. C’était 42$/US par personne et ça comprenait le repas du midi. Nous partions à 7h15 et nous revenions vers 16h30. Nous allions visiter fabrique de rhum Brugal à Puerto Plata, le musée d’ambre et de Larimar dans lequel il y avait des bijouteries où l’on pouvait acheter des bijoux fait de ces matériaux. Ensuite, nous allions visiter une forteresse à Puerto Plata de laquelle nous avions une vue vraiment magnifique. Par la suite, on se dirige vers une boutique qui s’appelle Rainbow où l’on trouve encore une fois des bijoux d��ambre ou de larimar ainsi que plusieurs autres souvenirs typique. Pour l’heure du dîner on nous amène dans une pizzera où l’on nous sert un buffet avec du poulet, du riz, des pâtes, de la salade, etc. Les breuvages ne sont pas inclus. Après le dîner, nous reprenons la route vers l’hôtel mais nous faisons un arrêt d’une heure et demie je crois dans un marché aux puces sur le bord de la mer. On y trouve encore du larimar et de l’ambre mais ce ne sont pas nécessairement des bijoux fait en vrai argent ou or. Attention ! Aussi pour ceux et celles qui ont peur des tarentules, sachez que c’est la mode là bas d’en vendre de belles grosses encadrées… YERK!!! 😕 C’était pas trop long que j’étais sortie de la boutique. Encore une fois à cet endroit les marchands sont très insistants et il faut négocier, car il essaie de vous vendre tout très cher. Là bas on a pu parler français, car il y avait plusieurs marchands qui venait d’Haïti. C’était très agréable et ils parlaient très bien le français. Ensuite, quand tout le monde est de retour dans l’autobus, on reprend la route pour l’hôtel. C’était une belle excursion et nous avons beaucoup aimé. Le rhum que l’on a pu acheter à l’usine de rhum était beaucoup moins cher que celui que l’on retrouvait à l’hôtel et même chose pour les souvenirs. Par contre, c’est plus dispendieux qu’à Cuba où l’on peut acheter 2 bijoux pour 3$. Ce n’est pas du tout la même chose. Personnellement, j’aime mieux Cuba pour ces petits marchés aux puces. La prochaine fois que nous allons à Puerto Plata, nous irons visiter Cabarete sans aucun doute. Ça m’a sembler tellement beau et agréable lorsque nous sommes passer dans ce village que la prochaine fois ce sera la destination #1 !

Finalement, encore une fois ce fut un voyage plus que réussi. Un hôtel qui nous a vraiment charmer et que je recommanderais à n’importe qui. La nourriture était excellente ce qui faisait très différent de Cuba. C’est une destination où je retournerais sans problème. Par contre, ce que nous avons trouvé particulier c’est que tout est tard. Comparer aux autres hôtels où nous sommes allés. Le souper à 19h et le spectacle qui se termine à 23h. Un autre qui commence à 23h30 et se termine à… ? Pour nous qui se levions tôt le matin pour profiter du soleil, et par le fait même étions brûler par le soleil, à 22h, on avait sommeil ! Sinon, à tous ceux qui prévoit partir pour cet hôtel, vous ne serez pas déçus, à part, comme je l’ai dit, si vous rechercher une plage de sable blanc et d’eau turquoise transparente. Ce n’est pas la place, malgré qu’elle soit vraiment jolie et qu’elle ait sont charme particulier ! Bon voyage à tous ! 😎 Mon montage photos à l’adresse suivante :
http://community.webshots.com/user/etwalee (aujourd’hui nous somme le 28 août 2006 et je devrais mettre mes photos sur Internet d’ici 2 ou 3 jours mais je veux inscrire que mes photos sont disponibles quand même vu que ce résumé sera sur ce site pendant longtemps ! Merci de votre compréhension !)

Points positifs :

Beauté du site Animation Piscine

Points négatifs :

Personnel qui parle quasiment que l’espagnol Activités en soirée un peu tard
Climat fin juin au Québec? English translation pending
by Gosselin · 2006-05-25 · 43 replies
Bonjour ! Ns partons fin juin au Québec pour 9 jours.Ns allons faire Montréal, Québec et la région de Tadoussac (pour voir le fjord du Saguenay et les baleines).Ns ne savons pas quelle garde robe mettre ds nos valises.Faut-il emporter aussi des anti-moustiques ?Merci à vous pour vos réponses ! DELPHINE
Saint-Jacques de Compostelle et VTT English translation pending
by Amiralbibi · 2006-05-19 · 16 replies
Bonjour les gens.

Voilà en mai 2007, on a prévu (mon meilleur ami, sa femme et moi) de faire un bout du chemin de Saint-Jacques côté Espagne. (De Pampelune à Saint-Jacques - Pour le chemin, on a pas encore choisi). Ce sera notre premier périple au long court. (environ 800km sur 10 jours). Donc, j'ai plein de questions. Les réponses que j'ai déjà trouver avec le mode "recherche" n'y ont pas totalement répondu.

Tout d'abord, nos montures seront des VTT. Le mien est un Décathlon Rockrider 5.3 de 2001 environ. Il a 5000 km au compteur et il est intact et entretenu. Je pense qu'il peut faire le parcours sans soucis. Et vous qu'en pensez-vous ?

Pour la bagagerie, j'avais un temps pensé aux sacoches, mais je vais certainement opté pour la remorque. Ce changement est en partie du à la lecture du forum et que chez le vélociste du coin, cela revient au même prix. Par contre, le choix du modéle n'est pas évident. Mon vélociste fait les Bob Yak et Bob Ibex, et également la Weber Monoporter. J'aimerai avoir vos avis, et surtout si possible, vos retours d'expérience. Je sais que la Bob est la plus répandu. C'est pourquoi, j'aimerai avoir un retour d'expérience sur la Monoporter !

Enfin, je vais terminer par le plus important à mes yeux. Je suis myope et j'ai donc besoin de lunettes de vue pour rouler. Sinon, c'est l'accident assuré, tellement je ne vois pas grand chose de clair sans mes lunettes. Par conséquent, pensez-vous que je doive me faire faire des lunettes de cycliste à ma vue ? Si oui, avec des verres solaires ou qui se teintent au soleil ?

Merci d'avance pour vos réponses et votre aide.

@+

PS : Les réponses du style "utilises la fonction recherche" seront modéremment appréciées, vu que j'ai déjà utiliser cette fonctionnalité et que j'ai eu le courage de parcourir les 15 premiers pages de discussion du forum. Et ce que j'ai lu n'a pas totalement répondu à mes questions. Cordialement ;)
Pourquoi voyagez-vous au Québec? English translation pending
by Scaro · 2006-03-19 · 14 replies
bonjour tout le monde je sais pas si vous pouvez m'aider mais dans mon cours de marketing a l'uniervisité je dois élaborer un nouveau concept touristique, alors je vous pause le question suivant:

Qu'est qui pourrait vous inciter a voyager au quebec?

j'apprécierais beaucoup votre aide parce que la je suis vraiment bloqué merci
Attractions en Floride English translation pending
by IzzabelleM · 2005-09-10 · 12 replies
Bonjour tout le monde!

Moi et mon copain projetons d’aller en Floride cet hiver, environ 13 jours. Nous sommes allés l’an passé, et cherchons des attractions différentes de celles qu’on a déjà vu.

Voici ce qu’on a vu l’an passé. MGM Studios (il pleuvait c’était dégeu) Magic Kingdom (trop hot!!) Miami (il ne faisait pas beau donc pas mal plate, avec le plutôt laid art déco) Les everglades (alligator farm, avec un tour de airboat, c’était bien) West Palm beach (Ile de Palm beach avec les grosses baraques) Les keys (on y retourne cette année)Et cette année on compte faire : Du snorkeling dans les Keys (pas à partir d’un bateau, c’est cher, et on a déjà notre équipement) Vous connaissez des bons endroits à partir du rivage? Nous avons entendu parler de John Pennekamp Coral Reef State Park… Universal Studios ; savez-vous si un système similaire à FASTPASS existe dans ce parc? L’an passé, à Magic Kingdom, la veille du jour de l’an c’était certainement une des journées les plus occupée, pourtant le plus qu’on a attendu était 40 min!! Puis je espérer la même chose à Universal? On va sûrement aller à St Augustine, voir le Castillo de san marco Peut-être aussi dans le coin de Ft Lauderdale, il parait qu’il y a des bons spots pour ramasser des coquillages (et encore p - e essayer de faire du snorkeling) Voici quelques options que j’envisageais : Cap Canaveral, trouvez vous que ça vaut le détour, ou c’est une arnaque? Dry Tortugas a l’air bien, mais cher (le ferry coûte 100!!), la visite vaut-elle vraiment le prix?? On aime bien faire du hiking, y a-t-il des trails intéressantes qui vous ont marquées? (Habituellement on en fait dans les montagnes ou canyons, mais il n’y a pas vraiment ça en Floride…) J’ai un livre qui avair l’air de dire que faire du canot à Blackwater River était vraiment bien (mais c’Est presque à côté de la Louisiane! Donc il me faudrait vraiment un commentaire hyper convaincant de quelqu’un super-émerveillé pour y aller….) Aussi on part du Québec, et je me disais que tant qu’à avoir (relativement) bcp de temps, on pourrait arrêter voir des choses dans les états au nord de la Floride dans lesquels on passe.. (Carolines, Geogie..) Connaissez vous des choses qui valent VRAIMENT le détour?MERCI BEAUCOUP POUR VOS COMMENTAIRES/SUGGESTIONS!!!
Votre livre culte? English translation pending
by Vincent120 · 2004-12-26 · 351 replies
quel rdt votre livre culte (en rapport avec voyage) ?

pour ma part voici un livre qui a sans doute confirmé mon attrait les voyages : l'usage du monde de Nicolas Bouvier.

si un livre vous a plu (mais vraiment très très beaucoup plu) n'hésitez pas à communiquer votre liste ici. merci
Partir sac au dos au Brésil English translation pending
by Miladye · 2004-11-07 · 28 replies
Voilà, nous sommes deux lyonnaises de 20 et 21 ans et nous aimerions dès que nous aurons réunis l'argent nécessaire partir au Brésil. Notre itinéraire est à peu près dessiné mais nous ne voulons surtout pas partir en voyage pré-organisé ...

Il y a des villes que nous voulons absolument visitées ( Rio de Janeiro, Sao paulo, Porto Alegre, Bandeirantes...) .. sinon le reste appartiendra à l'aventure..

Je suis espagnole et je parle couramment la langue, mais je n'est que quelques notions du portugais.

Nous n'avons cependant aucunes experiences dans ce genre de voyages. Et si certains d'entres vous ont déjà tentés laventure de partir sac aux dos à la découverte d'un pays, c'est avec plaisir que nous liront vos témoignages et vos conseils.

Y-a t-il des choses auxquelles il faut obligatoirement penser, comment bien prévoir son budget, tout ce genre de choses...

Merci par avance pour votre aide.
Delta de l'Okavango et pluie en avril (Botswana) English translation pending
by Donot · 2019-01-20 · 34 replies
Bonjour à tous,

Après avoir bien parcouru le forum, les carnets de voyage... je finalise un self drive sur l'AFS, la Namibie et le Botswana. Pour le parcours, j'ai repris les grands classiques de la région (et j'avoue même avoir presque repris l'intégralité d'un carnet dans lequel je me suis totalement retrouvé..... j'espère que je n'aurai pas de copyright à verser 😉), c'est notre premier séjour en Afrique australe. Nous avons été deux fois au Kenya et une fois en Tanzanie pour l'ascension du Kilimandjaro et un safari. Les conditions semblent être différentes d'un self drive d'après les récits des uns et des autres. Nous Partons du 15 mars au 25 avril.

J'ai un petit doute sur mes choix entre le 1er avril (passage frontière Namibie/Botswana) et le 6 avril (l'étape de Kasane). Le mois d'avril étant la fin de la saison des pluies, j'ai un peu peur de me trouver confronté à de grosses difficultés de circulation pour le Delta de l'Okavango, Moremi et Savuti.

Si certains peuvent m'éclairer de leur expérience et corriger les éventuelles incohérences du planning ci-dessous, je suis preneur.......

Au plaisir de vous lire. Laurent

1 16/03/19 Johannesburg Johannesburg The CURE 2 17/03/19 Johannesburg Upington 787 km 8h hotel étape 3 18/03/19 Upington Fish River Canyon 398 km 4h hobas camp site 4 19/03/19 Fish River Canyon Lüderitz 500km 6h Shark Island campsite 5 20/03/19 Lüderitz Namib Rand 386km 5h Namib rand family hideout 6 21/03/19 Namib Rand Sesriem 80km 1h10 Sesriem Campsite 7 22/03/19 Sesriem Rostock Ritz 134km 2h Rostock ritz campsite 8 23/03/19 Rostock Ritz Spitzkoppe 365km 4h30 Spitzkoppe campsite 9 24/03/19 Spitzkoppe Palmwag 344km 5h15 Hoada campsite/grootberg lodge 10 25/03/19 Palmwag Etosha 292km 3h45 Okaukuejo campsite 11 26/03/19 Etosha Etosha 70km 1h15 Halali campsite 12 27/03/19 Etosha Etosha 70 km 1h20 Namutoni campsite 13 28/03/19 Etosha Waterberg 323km 4h Waterberg Wilderness lodge 14 29/03/19 Waterberg Erindi 230km 3h45 Erindi Private Game 15 30/03/19 Erindi Erindi Erindi Private Game 16 31/03/19 Erindi Buitepos 472km 5h Kalahari Bush Breaks campsite 17 01/04/19 Buitepos Xakanaxa 631km 8h10 Xakanaxa campsites 18 02/04/19 Xakanaxa Xakanaxa Third Bridge campsite 19 03/04/19 Xakanaxa Savuti Savuti campsite 20 04/04/19 Savuti Savuti Savuti campsite 21 05/04/19 Savuti Mwandi View Mwandi View 22 06/04/19 Mwandi View Kasane 93km 1h30 Senyati campsite 23 07/04/19 Kasane Chutes Victoria Senyati campsite 24 08/04/19 kasane Gweta 393km 4h40 Gweta lodge 25 09/04/19 Gweta Nxai Pan NP 106km 3h15 baobab baines 26 10/04/19 Nxai Pan NP Nxai Pan NP 31km 2h south camp 27 11/04/19 Nxai Pan NP Mkgadakgadi NP 75km 3h30 Khumaga Camp 28 12/04/19 Mkgadakgadi NP Mkgadakgadi NP 53km 1h45 Khumaga Camp 29 13/04/19 Mkgadakgadi NP CKGR 150km 5h Kori campsite deception valley 30 14/04/19 CKGR CKGR 66km 4h30 Passarge campsite 31 15/04/19 CKGR CKGR 63 km 4h15 sunday Pan campsite 32 16/04/19 CKGR Khama Rhino 411km 8h30 Khama Rhino Sanctuary 33 17/04/19 Khama Rhino Khama Rhino Khama Rhino Sanctuary 34 18/04/19 Khama Rhino Blyde River Can 600km 7h20 Swadini resort 35 19/04/19 Blyde River Can Blyde River Can Swadini resort 36 20/04/19 Blyde River Can Kruger 208km 3h30 Park Olifant 37 21/04/19 Kruger Park Kruger Park Letaba 38 22/04/19 Kruger Park Kruger Park Satara 39 23/04/19 Kruger Park Kruger Park Skukuza 40 24/04/19 Kruger Park Kruger Park Pretoriuskop 41 25/04/19 Kruger Park Johannesburg 405 4h50 vol Paris
3 semaines au Québec et en Ontario en voiture English translation pending
by Ninietdédé · 2014-03-30 · 13 replies
Bonjour, je vais vous faire un récapitulatif de notre séjour au Québec du 31 aout au 22 septembre 2013.

Mais tout d'abord, je souhaiterais remercier Voyage Forum ainsi que les membres qui m'ont aidé à programmer notre circuit.🙂

Nous sommes un couple de 35 ans avec 2 filles de 4 et 9 ans et sommes partis le samedi 31 aout de l'aéroport de Bordeaux, avons fait une escale à Roissy pour arriver à Montréal à 20h40. Pour les filles se fut leur baptême de l'air et quel plaisir de les voir le nez collé au hublot lors du décollage. Arrivés à Montréal on devait prendre le bus 747 en sortant de l'aéroport et qui devait nous déposer à proximité de notre hôtel. On avait réservé à l'hôtel Vigier pour 2 nuits. Hôtel situé à proximité du centre et d'une station de métro. Le dimanche 1er septembre fut une journée ensoleillée avec 30° mais une journée bien chargée avec la Biosphère, le parc Olympique, le centre-ville, un petit tour au Mont Royal et pour finir au quartier chinois.

La biosphère

Montréal

Lundi 2 septembre, La Tuque. Rendez vous le matin chez le loueur de voitures pour récupérer la notre. Nous avons eu une KIA FORTE pour nos 3 semaines. Quel dommage qu’il ne fasse pas très beau cette journée là, que de beaux paysages, des lacs et des forêts. Nous avons fait un arrêt à Saint Elie de Caxton. Le soir nous avons dormi « au Gite du Parc » à la Tuque.

Mardi 3 septembre, Roberval. Direction le zoo de Saint Félicien, très beau et très bien pour les enfants. Ne pas hésiter à faire le tour en petit train pour observer les animaux en liberté. Nous avons passé la nuit au Motel Castille à Roberval avec une superbe vue sur le lac Saint Jean.

Mercredi 4 septembre, Chicoutimi. Visite du village historique de Val-Jalbert, ancienne pulperie avec ses maisons reconstituées et sa chute d’eau. Ne pas hésiter à monter les 740 marches pour avoir un panorama sur le lac Saint Jean et ses environs. Ensuite promenade dans Chicoutimi et nuit dans l’auberge de jeunesse « La Maison Price ».

Jeudi 5 septembre, Tadoussac, LesEscoumins. Nous avons choisi de longer le fjord du Saguenay par le nord. Que de paysages, ne pas hésiter à s’arrêter à Sainte Rose du Nord (la perle du fjord).Très joli village pausé au bord du fjord, et il faut monter au belvédère au dessus du village offrant une superbe vue sur le fjord.

Le Saguenay.

Arrêt à Tadoussac, très beau village avec ses toitures rouge et sa baie. Le soir nous nous sommes arrêtés aux Bergeronnes, à l’observatoire des baleines. Nous avons vu passer des bélugas, des phoques, rorquals et 2 baleines.Très beau spectacle aussi bien pour les grands que pour les petits. Pour la nuit nous avions réservé à La Maison de la Vieille Cote aux Escoumins.



Vendredi 6 septembre, Rimouski. Nous avons pris le traversier aux Escoumins jusqu’à Trois pistoles et avons passé l’après-midi dans le parc national de LA BIC. Encore une fois de superbes paysages, beaucoup de phoques qui se reposent sur les rochers, de très belles photos à faire. On passa la nuit au Motel Rimouski.

Samedi 7 septembre, Cap-Chat, Sainte Anne des Monts. Le ciel est très couvert et nous avons droit à de nombreuses averses durant la journée, c’est vraiment dommage car c’est vraiment très beau. Pour la nuit nous avions choisi Le Manoir sur Mer.

Dimanche 8 septembre, l’Anse auGriffon. Nous avons passé la journée dans le parc National de la Gaspésie. Beaucoup de marche mais cela vaut vraiment le coup. Des forêts immenses, des rivières, et avons même observé des saumons. La nuit se fit à L’auberge Griffon Aventure.

Lundi 9 septembre, Percé. La journée se passa dans le parc National Forillon. Nous avons eu droit à une journée très ensoleillée. L’eau du Saint Laurent y est très claire et d’un superbe bleue. Pour la nuit nous avions réservé à Nature Océan Chalet Camping.

Parc Forillon

Mardi 10 septembre, Maria. Visite de Percé et son célèbre rocher. Nous avions réservé un tour de bateau, mais celui-ci fut annulé faute de participants, grosse déception. Nous avons dormi à l’auberge du marchand à Maria.

Mercredi 11 septembre, Rimouski. Nous avons traversé la Gaspésie en prenant la 132. Que de forêts. Une grosse promenade le long de la Matapédia et avons parlé un bon moment avec un pêcheur à la mouche qui s’est fait un plaisir de nous montrer les photos d’un saumon de 15Kg pris la semaine précédente. Arrivés à Rimouski, petit tour dans le centre ville et nous avons passé la nuit au Motel du Soleil Couchant.

Jeudi 12 septembre, Québec. Arrêt à Rivière du loup pour voir ses chutes. Puis direction la chute de Montmorency. Dommage, il pleut et la nuit commence à tomber. On n’a pas réussi à faire de belle photo. Nous avons réservé pour 3 nuits au Motel Le Luxembourg.

Vendredi 13 septembre, Québec. Nous avons passé la journée dans le parc National de la Jacques Cartier. Toujours de sublimes paysages.

Samedi 14 septembre, Québec. Visite du centre de la ville de Québec. Il faut absolument voir le vieux Québec et le Petit Champlain. Le château vu de nuit est magnifique. On imagine ses rues en hiver avec de la neige, cela doit être magique.

Dimanche 15 septembre, Montréal. Direction Montréal avec un arrêt dans le village québécois d’antan de Drummondville. Il s’agit d’un village de 1810 reconstitué avec tous ses bâtiments et ses habitants habillés comme à l’époque.Cela a beaucoup plu aux filles surtout la maison du maquillage. Maison dans le village d'antan.

Nous avons eu de la chance le village fermait le soir de notre visite pour la période hivernale. Le soir nous avions réservé au The Quality Hôtel Midtown à Montréal où la piscine fut très appréciée.

Lundi 16 septembre, Ottawa. Nous quittons le Québec pour rejoindre la capitale du Canada, Ottawa. Nous avions entendu parler decette ville comme quoi elle n’était pas très intéressante en dehors de son musée des civilisations. En fait on a beaucoup aimé cette ville et nous n’avons même pas eu le temps de faire le fameux musée. Nous avions réservé pour 2 nuits au Travelodge Ottawa Hôtel où le complexe aquatique fut vraiment très apprécié.

Mardi 17 septembre. Toujours à Ottawa nous allons passer la journée au parc de La Gatineau. Toujours de grandes randonnées et de superbes vues.

Mercredi 18 septembre, Kingston. Ballade dans la ville de Kingston, de grandes étendues d’eau et tout plein d’iles à voir. La nuit se passa au First Canada Inns.

Jeudi 19 septembre, Toronto. Nous passons la journée à nous balader dans le centre de Toronto. Le bruit des sirènes de pompier, les bâtiments et les voitures de police nous donne vraiment l’impression d’être dans un film américain. Les buildings nous font lever la tête et le quartier de Dundas Street nous donne des petits airs de Times Square. Nous avons été mangés dans le quartier chinois. Tard dans la soirée nous sommes allés au pied de la CN Tower où l’on voit les ascenseurs monter à vives allures. Nous avons été dormir au Canada’s Best Value Inn pour 2 nuits.

Toronto

Vendredi 20 septembre. Nous voulions finir notre séjour avec quelque chose d’inoubliable etnous n’avons pas été déçus. Nous prenons la route de bonne heure pour nous rendre aux Chutes du Niagara.

Niagara Falls

On ne se lasse pas de les regarder, surtout les chutes Canadiennes. Le soir j’avais prévu de retourner dans le centre de Toronto pour monter en haut de la CN Tower et voir Dundas Street de nuit. Mais j’ai voulu aller voir où je devais rendre la voiture de location le lendemain après-midi. J’ai cherché plus de 2 heures avec l’adresse fournie par le loueur, j’ai demandé à la police, dans une station essence et même aux loueurs de voitures dans l’aéroport, personne ne connaissait ni le loueur ni l’adresse. Nous sommes rentrés à l’hôtel sans avoir trouvé le loueur et sans avoir pu aller voir Le CN Tower et le centre de Toronto de nuit.

Samedi 21 septembre. Sniff, sniff… J’ai passé une bonne partie de la matinée à obtenir la bonne adresse pour rendre la voiture. En fait le loueur de Montréal m’avait donné l’adresse de l’aéroport et non celle pour restituer la voiture. Nous sommes donc arrivés avec 3 heures d’avance à l’aéroport. Nous sommes montés dans l’avion des souvenirs et des images plein la tête.

Ce qui a le plus marqué mes filles, ce sont les baleines. Nous on parle toujours de ce que nous avons pu découvrir. Vraiment au dessus de nos espérances. C’était la première fois que nous partions aussi longtemps en voyage et c’est vraiment inoubliable.

Ce qui nous a marqué dès notre arrivée au Québec, c’est la politesse et la gentillesse des gens, la propreté des villes.

Nous avons vu des paysages magnifiques, de l’eau et des forêts à perte de vue. Nous avons fait 4000Km sur nos 3 semaines.

POUR INFOS : -Le parking pour notre voiture à Bordeaux pour 3 semaines chez Park and Trip = 80€. -Nos billets d’avion A/R Bordeaux-Montréal avec Air France = 2400€. -Réservation dans 16 hôtels différents avec Booking pour la totalité du voyage = 1500€ -Location de voiture pour 3 semaines Km illimités avec BSP Auto =780€. -Carburant pour 4000km = 400€. -Ferry pour la traversé les Escoumins / Trois Pistoles = 75€

Pour les hôtels nous cherchions des hôtels dans les prix les plus bas et si possibles avec petits déjeuners et à proximité des sites à visiter.

Pour les hébergements, un bravo à Nathalie pour son gite à La Tuque, très proche de ses clients. Bravo aussi à Nature Océan à Percé, de très agréables chalets avec une superbe vue et des gens une fois de plus très agréables.

Pour les repas, si il y avait un micro-onde dans la chambre de l’hôtel on s’achetait des repas préparés ou alors on se faisait des Fast- Food ou même si possible on mangeait dans les quartiers chinois.

La totalité du séjour nous est revenu à environ 6900€.

Voici un tour rapide de nos 21 jours au Québec.
"Vicky Cristina Barcelone": dernier film de Woody Allen English translation pending
by Arrawak · 2008-10-09 · 34 replies
😉qui a vu le film..............."Vicky Cristina Barcelone, " Qu'en avez-vous pensé? Moi, vu hier, j'ai adoré la musique, l'art en Espagne, la guitare. Les dialogues. Et bien sûr la bombe latina, Pénélope Cruz. A voir.
Journal d'une Parisienne: seule avec son sac à dos en Inde du Nord English translation pending
by Imli · 2007-03-04 · 11 replies
3 Mars 05 DELHI Une vraie souris vient de me passer sous le nez, alors que j'allumais l'ordinateur .... Elle doit faire partie du processus de connection.

J'ai donc mis le pied en Inde comme d'autres ont mis le pied sur Mars. Tout devait être différent et pourtant, je ne me sens pas aussi étranger que ça (aurais je des origines martiennes?). A peine une vague sensation d'apesanteur due à la fatigue. ?Le voyage fut un étrange mélange initiatique. Je n'ai jamais eu autant de correspondances (Paris, Behaim, Abu-Dhabi, Muscat, Delhi...enfin). Tous à vos atlas, BANDE DE FLEMMARDS! Comble de malchance, je fut poursuivie pendant tout ce périple par un groupe de touristes quadra franchouillards qui (comme le veut le règlement du beauf à l'étranger) n'ont pas cessés de faire des commentaires douteux, râler… bref, se faire remarquer. Passons, peut être qu'un jour, l'âge aidant, j'en serais réduite à voyager avec leurs semblables... ?Par contre je recommande vivement la compagne Gulf Air. Leurs hôtesses portent un voile qui tombe gracieusement de leur petit chapeau sur leurs épaules. On dirait un mixe entre la Fée Bleue et Shéhérazade.??Comme le vol est long, les passagers tentent tant bien que mal de se dégourdir les jambes. Il en résulte une imitation presque parfaite du bagnard dans sa coure de récréation, l'uniforme en moins. A pas comptés, ils tentent de faire circuler le sang dans leurs jambes engourdies et comme l'avion est petit, ils tournent vite sur eux mêmes. ?Enfin Delhi, j'enlève mon pull avec bonheur (promis, j'ai eu une pensée pour vous), je dégaine mes lunettes de soleil et en route pour l'aventure! ?J'ai bien fait de demander qu'on vienne me chercher. A l'extérieur de l'aéroport, une foule de chauffeurs de tout poils sont à l'affût du touriste. Par contre, il devient rapidement évident que la conduite ici est une affaire de Karma. De toute façon, notre fin sur terre est déjà écrite, alors autant foncer et s'en remettre aux divinités locales. Les voitures slaloment dangereusement, ne laissant que peu de chance aux piétons. Pas de refuge possible pour eux, les trottoirs servant ont tout sauf à marcher dessus. Traverser relève du suicide collectif. Les rues sont toutes à double sens, même les plus étroites. On roulera au besoin sur ces fameux trottoirs. Enfin, pour ceux qui poussent le masochisme à l'extrême, nous proposons la moto. Tout sert de casque pourvu que ce ne soit pas homologué (casque de chantier, de football américain, je m'attends même à croiser un saladier pourvu que ce soit la bonne taille) ?Me voici arrivé à mon hôtel après, deux accrochages, trois dérapages et une bonne dizaine de grosses frayeurs (la routine quoi). La rue est sordide, nous sommes en plein Old Delhi, j'adore.

Un drôle d'escalier en marbre aux marches surdimensionnées m'amène jusqu'a la terrasse sur laquelle donne ma chambre. Là aussi, le faux marbre du sol contraste avec l'étroitesse et le kitsch du décors. ?C'est sur cette terrasse que je fais la connaissance de Penina, une française. Elle est sur la fin de son voyage, c'est elle qui m'initiera aux joies du négoce. ?C'est tout un art. Il faut avant tout avoir le temps. On se pose, on boit un thé avec le vendeur. Il invoque sa famille à nourrir, on montre notre portefeuille que crie famine. Petit sourire échangé, personne n'est dupe. On regarde d'autres objets. "special price". Il faut savoir doser. Parfois j'ai honte mais à la fin de la transaction, quand Penina ressort en ayant payé un prix dérisoire, le vendeur lui glissera: "you are clever " (tu es maline). C'est de bonne guerre. ?J'ai le sentiment que dans cette ville, on a concentré un maximum d'échoppes, de voitures, de passants dans un minimum de place. On a vite l'impression que le ciel est tout juste au dessus de nos têtes à cause de la toile que forment les câbles électriques. Ils sont emmêles, dérives, coupés, je n'ose imagine le boulot de l'EDF locale... ?Il est tard maintenant et la rue grouille encore. Beaucoup de klaxon, des chiens qui se battent, on se hèle d'un balcon à l'autre. ?Penina est partie aujourd'hui, à moi de mettre en pratique son enseignement. ?Ben voila le premier de la série. Je vous embrasse tous. Je m'amuse comme une folle et mon système digestif tient le coup.

4 Mars  DELHI J'ai trouvé un ange gardien! Mr Singh. Il est sikh (religion) et chauffeur de taxi (profession).?La première fois que je l'ai rencontré, j'étais avec Penina. Il était tard, nous avions eu une mauvaise expérience avec un chauffeur un peu agressif à cause du faible taux de sang qui flottait dans l'alcool de ses veines. Et là, on a croise ce type au turban impeccable. La moustache digne du baron de Munchausen. J'AVAIS TROUVE MON MARAJAH !! Il sera mon guide sur Delhi. ?Le sikhisme est une religion qui regroupe deux pour cent de la population indienne. Malgré ce faible nombre, il s'agit d'une minorité religieuse (et non ethnique) solidaire, entreprenante, très présente dans le domaine de l'économie. Le sikhisme qui prescrit l'honnêteté et le service de la société, en fait des interlocuteurs surs. ?Malgré leur longue barbe, ils sont loin d'être des hippies attardés, bien au contraire.?Leur religion suit les préceptes de Guru Nanak (né en 1469) qui déclara: " il n'y a pas d'indous, il n'y a pas de musulmans, il n'y a qu'un Dieu, la Vérité suprême". Ce bricoleur des religions rejeta les castes de l'indouisme tout en conservant la croyance en la réincarnation. De l'islam, il retint la simplicité, l'absence de représentation divine, la prière et le dogme du Dieu unique. Il butina même chez les zoroastriens et les juifs. ?Les puristes suivent la loi des cinq K: Ils doivent laisser pousser leur barbe et leurs cheveux (kesh en Indien).Ils gardent donc leurs cheveux sous un magnifique turban plié au centimètre prés et protégent leur barbe dans une résille nouée sur la tête quand ils se déplacent en moto par exemple. Ils placent un peigne d'ivoire ou de bois dans leur chignon (konga). Ils portent un bracelet en argent au poignet droit pour se souvenir que leurs mains ne doivent pas tricher ou faire de mal (kara). Kacca désigne le caleçon court que certains portent encore. Enfin, ils portent parfois un poignard à la ceinture (kirpan). ?Outre ces percepts, les siks ne doivent pas boire d'alcool ou fumer ce qui m'arrange particulièrement pour le cas de mon chauffeur de taxi.

Ce matin, j'ai continué mon voyage initiatique à la gare centrale pour acheter, à l'avance, mes billets pour les étapes suivantes. Mon chevalier ne m'a quitté qu'une fois devant la porte même de l'International Tourist Bureau, m'évitant ainsi de tomber entre les griffes des nombreux rabatteurs, faux guides et autres types louches. ?Me voici donc dans le temple du transport ferroviaire (un temple de plus ou de moins, on n'est plus a ça prés dans ce pays). Petit coup d'oeil à mes confrères touristes. Il en vient de toutes part; Japon, Australien, Allemagne.... Par contre, pour ce qui est de cette brochette, ils ont tous un point en commun: ce sont de véritables épaves!! (J’exclue tout de suite nos amis asiatiques qui sont comme d'hab, tirés à quatre épingles). ?Ici, tout est fait pour vous faciliter la vie mais dans une logique toute locale. Après donc une heure de queue, j'accède au guichet..... Perdu!! Vous devez reculer de trois cases pour aller chercher le nom exacte du train que vous voulez (ne passez pas par la case départ, ne touchez pas vingt mille francs) ..... Par contre, si vous voulez les trains en partance pour d'autres gares, reculez de trois cases et soyez heureux de ne pas avoir de gage. ?Enfin, je sors victorieuse. Ca vaut bien un thé massala à l'hôtel devant une série TV indienne. Lors de mon séjour au Burundi, mon amie indienne Shiwa m'a fait découvrir ces deux piliers de la culture indienne. J'en use et abuse avec délice depuis mon arrivée ici. Quand je vais revenir en France je serais incollable sur les dernières nouveautés!! ?Faisant fi des guides touristiques j'ai résolument tourné le dos aux monuments locaux pour suivre, à son invitation, mon marajah jusqu’a son temple. Ce n'est pas tant les musées que je veux voir. Quoi de mieux que d'entrer dans un temple sikh par la porte de service. Pendant le trajet, je regarde les yeux de chat de mon chauffeur dans le rétroviseur. Il a l'air particulièrement fier de m'emmener là-bas. C'est en partageant les cultures qu'on arrive à mieux se comprendre. ?Avant d'entrer, je me couvre la tête avec mon étole. Le temple est immense, tout en marbre. En passant déposer nos chaussures, on se fait offrir un thé et des petits gâteaux par le gardien. Pendant que Mr Singh papotte avec ses amis, je me fais toute petite, c'est le vestiaire des hommes après tout!! (jalouses hein??). Des chaussures s'alignent sur toute la hauteur du mur. ?Dans le temple, l'ambiance est recueillie. Ca fait du bien après la folie des rues de Delhi. Un prêtre psalmodie accompagné par une musique entêtante. ?Le temple a été construit sur une source miraculeuse. Le matin, beaucoup de personnes viennent se baigner dans le grand bassin. Sur le côté, des "moines" armés de bouilloires, proposent de boire l'eau bénie. J’avoue avoir essayé. Peut être retrouverais je quelques neurones grâce à elle (sinon ce sera juste une bonne diarrhée). ?Un peu plus loin, sous un préau, le temple offre un repas simple aux nécessiteux mais aussi à qui veut. Tout provient de généreux donateurs. Cette religion me semble pleine de sens, à l'échelle humaine.

Mon voyage commence bien.

5 Mars AGRA On vit tellement plus de choses quand on voyage seul! On a peut être l'air plus abordable et on va plus vers les autres. Quand on voyage à deux, on a un interlocuteur privilégie, pas besoin d'aller voir ailleurs. De plus le binôme peut vite être ressentit comme un cercle fermé. Depuis mon arrivée en Inde j'ai fait beaucoup de rencontres intéressantes. Je dois avouer que mon coté ours est aussi en cause; j'aime bien disposer de mon temps et de mon espace. Ca fait du bien de choisir les moments ou on veut de la compagnie et ceux ou on préfère se replier dans ses pénates. ?Je viens d'arriver à Agra après deux heures de train. J'ai le dos en compote et pourtant, je retrouve toute mon énergie en arrivant à l'hôtel. Les chambres entourent un petit jardin ou on peut manger sur le pouce et, contrairement à Delhi, ON EST AU CALME!! ?Très vite, je prends possession des lieux. Mon pyjama sous l'oreiller, je sors mes sachets de thé et quelques pommes sur la table de nuit, je brûle un bâton d'encens. Cette fois, ma chambre a la couleur d'un chamalow. Au plafond, un ventilateur suspendu par des fils électriques qui ne lui transmettront jamais l'énergie vitale faute de branchement. Plutôt étonnant comme déco. Dans la salle de bain je tends ma corde a linge et je fais bouillir de l'eau dans le seau (merci la résistance chauffante burundaise) pour me doucher. Je veux bien jouer les routardes mais pas question de se négliger. Mieux vaut être belle et rebelle que moche et re-moche. Sur ma table de nuit trônent ma crème de jour et ma crème de nuit (que j'utilise à bon escient, comprenne qui pourra). Détail intéressant de ma salle de bain: l'eau usée du lavabo s'écoule .... sur mes pieds. Le siphon ayant été coupé, tout va directement dans la grille d'évacuation de la douche située par terre, juste à côté. ?Au resto de l'hôtel je rencontre Beckie, infirmière vétérinaire australienne. Ce soir, elle part en direction du Nepal. On passera l'après midi ensemble. Mon alliance l'a bien fait rire. Elle utilise le même subterfuge. ?Paradoxe du voyageur solitaire, on n'est jamais seul

6 Mars AGRA Ce matin, je me suis levée avant le soleil pour aller visiter le Taj Mahal.

L'histoire raconte que l'empereur Shah Jahan l'aurait fait construire pour recevoir le corps de sa femme Mumtaz Mahal, morte alors qu'elle accouchait de son quatorzième enfant. Sa mort laissa le souverain fou de chagrin. Il fit alors la promesse de construire, en sa mémoire, un monument qui n’a pas son pareil dans le monde. Comme aucun architecte du royaume n'était capable de concevoir projet à la dimension de la douleur de l'empereur, celui-ci aurait alors convoqué l'architecte Perse le plus célèbre et tué sa fiancée. Comprenant enfin toute la peine du sultan, il créa le Taj Mahal. S'en suivirent vingt années de labeur (1631-1653) pour des milliers d'artisans venus pour certains du Moyen Orient ou d'Europe. Certains furent ensuite amputés des mains ou des pouces pour qu'ils ne puissent plus jamais reproduire une telle perfection. ?Une autre version tendrait à montrer le souverain sous un jour moins poétique. En effet, l'agencement du jardin en quatre parties sépares par des bassins symboliserait le paradis ou coule des rivières d'eau fraîche, de lait, de miel et de vin. Ces bassins se rejoignent en un point central qui représenterait le bassin céleste de l'abondance. Certaines calligraphies de la porte principale citent un des deux seuls passages du Coran ou Dieu s'adresse directement aux hommes: "Entrez dans mon paradis". Le Taj serait ils alors la représentation du paradis? ?Jusque là, me direz vous, tout va bien... Le problème c'est que la tombe n'est pas située au centre du jardin comme le voudrait la tradition mais au fond de celui ci. On sait depuis peu que le père de Shah Jahan possédait dans sa bibliothèque, un texte Sufi décrivant le plan de l'assemblée du jugement dernier. Celui-ci correspond exactement aux plans du Taj Mahal. Le Taj serait alors une symbolisation du trône de Dieu. Notre empereur ne serait il alors qu'un mégalo bouffit de vanité?? ?Même chose pour sa mort. La version la plus répandue dit que l'empereur serait resté inconsolable après la mort de sa belle. Il fut emprisonné par un de ses fils dans le fort d'Agra d'ou il contempla le Taj jusqu'a sa mort en 1666. Une autre version indique qu'il serait mort d'une over dose d'opium et d'aphrodisiaque. Moins poétique tout d'un coup... ?Alors, doit on croire en l'amour ou n'est ce qu'un miroir aux alouettes? Pour ma part, fidèle à mon cynisme légendaire, je retire une conclusion de tout ça. Il n'est pas d'amour parfait. Les années érodent la pierre, les sentiments se révèlent parfois moins nobles, se fatiguent avec le temps. ?Mais revenons à nos moutons. Je ne tenterais pas de décrire le Taj. Nombreux sont ceux qui se sont essayés à cet exercice et je ne me mesurerais pas à eux. Par contre, face à tant de beauté, je réalise à quel point les hommes sont capables de rejoindre Dieu et faire des miracles quand ils veulent bien s'en donner la peine. ?Le soleil commence à se lever. Les touristes pressent le pas pour voir le Taj s'illuminer et se refléter dans son miroir minéral. Il n'y a pas que les touristes d'ailleurs. Une nuée de moustiques me fait rapidement une auréole. ?Personne ne parle, on n'entend que les cris des singes, quelques oiseaux et le bruit étouffé de la ville qui se réveille. ?Derrière le Taj, en toile de fond, il n'y a rien que le ciel comme une porte vers l'éternité. Un pur moment de beauté. ?L’Inde est un pays où cohabitent la grâce la plus divine et la misère la plus infernale.

7 Mars AGRA Mon hôtel est décidément plein de surprises. L'électricité est coupée dans la journée, ce qui, en soi, n'est pas un réel problème, sauf si on cumule, le fait que mes toilettes ne sont équipés d'aucune autre source de lumière et que la corde sur laquelle je viens d'étendre mon linge passe au dessus des toilettes. Je me retrouve donc sur le trône, ma lampe frontale sur la tête, mes chaussettes me dégoulinant dans le cou! J'avais prévu de passer une après midi au calme, recluse à l'hôtel, me refusant de faire du shopping dans cette ville attrappe touriste, mais mes voisins américains ont su me convaincre. Je ne regrette pas. Ils avaient dégotés pour le dîner, une terrasse qui surplombait la ville. Vue imprenable sur le Taj, des guirlandes qui clignotent, le tout sur un air de Bob Marley. Tables sur une surface à peine plus grande que ma chambre d'hôtel. De là, je voyais la ville labyrinthe sous un autre oeil. Loin des rabatteurs, je pouvais voir la vraie Agra. Sur une terrasse, des gamines qui jouent, un peu plus loin une ribambelle de singes qui se chamaille. Le muezzin du coin commence à rappeler ses fidèles à l'ordre. Je respire. Le retour fut nettement moins calme. Il faisait nuit noire quand nous sommes montés à bord de l'auto rickshaw. J'avais quelques réticences, quelque chose clochait mais impossible de savoir quoi. Après quelques minutes de route, j'ai réalisé que le véhicule n'avait tout simplement pas de phare. Nous roulions à l'aveugle. On a bien tente de tenir ma lampe de poche à bout de bras mais les tressautements incessants dus au mauvais état de la chaussée nous faisaient passer, aux yeux des autres chauffeurs, pour un véhicule en proie à quelques démons. De plus, cerise sur le gâteau, vu que les rickshaw n'ont de toute façon pas de clignotant (décidément, à part une banquette et des roues c'est plutôt minimaliste) son fils de sept ans assis à ses cotés, était chargé de tendre la main si d'aventure il lui prenait l'idée saugrenue de tourner. Nous étions d'ailleurs tellement rassurés qu'à chaque virage nous agitions nous aussi les bras comme les naufragés de la méduse.... Nous sommes tout de même arrivés à l'hôtel sains et saufs (ce n'était pas notre heure de mourir)

8 Mars FATEHPUR SIKRI Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les plafonniers diffusent une lumière jaunâtre. On se croirait dans un aquarium mal entretenu. J'ai passé la journée à Fatehpur Sikri et pourtant ce fut trop court. Bâtie par l'empereur Akbar en 1572 (donc quelques centaines d'années avant notre copain Shah Jahan le mégalo en amoure) pour y installer se cour, elle fut abandonnée quinze ans plus tard suite à une baisse du niveau de la nappe phréatique. A vingt six ans, Akbar avait tout ce qu'un monarque pouvait désirer: le pouvoir absolu, un harem (cinq cent femmes, quelle santé!).... mais pas d'héritier. Il vint sur la colline de Sikri consulter un hermite renommé. La bénédiction du saint homme lui apporta trois fils l'année suivante (rentable). Plein de gratitude Akbar décida d'élever sa nouvelle capitale à Sikri. Le temple de marbre blanc dans lequel repose le corps de l'hermite sert de " Darty local". On fait un voeu en achetant des offrandes. Pas plus de trois (ça lui fait déjà pas mal de boulot à notre copain l'hermite, vu le nombre de visiteurs! Pas de répit même pour les défunts) On accroche un bout de ficelle rouge à l'un des magnifiques panneaux ajourés (fait d'un seul bloc de marbre. Imaginez, deux mètres sur deux) et là, c'est garantit sur facture... votre voeu se réalisera (en vingt quatre heures chrono?). J'avoue avoir craqué. J'ai mis mon bout de ficelle. En règle générale je ne crois pas à ce genre d'histoire mais ici, je me laisse porter, je pense que j'aime croire un peu à la magie de l'Inde.?Akbar semble avoir été un homme plein de sagesse tout en gardant un côté enfantin. En plus de son harem, il avait trois femmes: une indoue, une musulmane et une chrétienne. Pour chacune il fit bâtir un pavillon. Chaque pavillon est orné de peintures, de détails architecturaux s'inspirant de leur culture.?Dans la grande cour, un trône très simple, au milieu d'un jeu inscrit sur le sol. Il s'agit d'une sorte d'échiquier géant dont les pions étaient des esclaves et des femmes nues que le souverain déplaçait à son gré (ça va en faire revers plus d'un). Un peu plus loin, sur une plate-forme entourée de bassins, une scène sur laquelle les plus célèbres musiciens venaient faire concert. A certaines grandes occasions, Akbar faisait remplir ce bassin de pièces d'or et d'argent qui étaient ensuite distribuées aux pauvres. J'ai même visité les restes d'un hôpital. Plutôt sommaire mais les entrelacs qui ornent les piliers m'ont fait rêver. Vers la fin de ma visite, je me suis assise pour dessiner un peu. Il est tard, les touristes ont déjà regagnés leur bus climatisé. Le palais respire enfin. Le soleil fait flamboyer les murs de grés rouge. J'ai paye mon guide et pourtant il reste assis à coté de moi. Lui qui n'a cessé de m'abreuver de détails historiques, architecturaux, est devenu soudain muet. Je suis fascinée par cet endroit. Le moindre piller, la moindre poutre est richement décorée. Les linteaux ondulent gracieusement comme des trompes d'éléphant. Art Jain, mongol, indou, persan, turc, boubhique, chinois, il a su prendre le meilleur de chacun. Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les enfants de ma voisine se sont endormis sur ses genoux. Dehors, les grenouilles se sont réveillées et sifflent cachées par les herbes hautes. Ca sent la terre humide. L'air est frais. Après une heure de route à travers la campagne, on arrive aux portes d'Agra. Les échoppes, les maisons sont éclairées par des bougies faisant apparaître la route en pointillés. Leur lumière chaude et vacillante transforme le moindre étal en caverne d'Ali Baba. Les guirlandes de sachets de bonbons brillent comme des bijoux. Les plats d'alu deviennent de riches plateaux d'argent. La nuit a effacé la misère, laissant place au rêve.

10 Mars vers KHAJURAHO Désolée pour le retard (vous commencez à prendre de mauvaises habitudes !!!) mais la connection locale est des plus aléatoires...

Les trajets en Inde sont toujours une rude épreuve. Je me disais qu'avec mon entraînement étant jeune, ça ne devrait pas trop poser de problème (à cinq dans une Renault 14 pour passer des vacances dans le sud de la France). Ben je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate.?Au Burundi, je regardais d'un oeil amusé les minibus ou la capacité de l'homme à se comprimer était utilisée à son maximum. Une fois dedans ça ne m'amuse plus du tout. J'avais de la chance (!!), j'étais collée contre la fenêtre, les genoux encastrés dans le fauteuil de devant. Par contre, au bout de la banquette, ma voisine avait l'entre jambes des passagers debout dans l'allée qui s'imposaient a elle à chaque secousse (Y'en a qui ont fait le voyage debout… si, si).?Juste avant d'atterrir dans cette boite à sardine sur roulettes, j'ai du prendre la train d'Agra à Jhansi. Trente cinq minutes de retard, la routine. J'étais assise à coté d'un ponte de l'assurance vie indienne, qui ne s'est pas fait prier pour dégainer son lap top dernier cris et me montrer les centaines de photos de ses collaborateurs, sa famille, le mariage de l'oncle Alphonse... Je m'extasie, pousse des "ah" des "oh" aux moments appropriés. Là ou ça s'est complique, c'est quand il a embrayé sur le mariage en France, les relations avant mariage et là je le voyais venir avec ses grosses babouches! Je tente bien de défendre notre moralité mais sans grande conviction. Pas évident. On doit passer pour de sérieux débauchés à leurs yeux! Les ados sortent à tour de bras les uns avec les autres, on vit ensemble hors mariage, on divorce au moindre petit problème. Je suis très mal placée pour défendre la vertu, par contre je pense qu'on se passerait bien de tout ce petit manège si seulement on trouvait le bon.?Eh ! Oh! pendant que vous êtes tranquillement en train de lire ces lignes, au fond de votre canapé douillet, je vous signale que je suis toujours dans le car! On a quitte Jhansi à treize heures trente. Dans le guide du routard ils disaient cinq à six heures de route. Je ne sais plus comment me mettre. Remarquez, je n'ai pas beaucoup le choix. On s'arrête, pause pipi. Ouf! je déplie enfin mes jambes. Pas la moindre toilette recommandable aux yeux des services d'hygiène. Ma vessie attendra. Le bus est pris d'assaut par des gamins qui vendent des légumes dans des assiettes en feuille de bananier. Pour la dernière partie du calvaire, le chauffeur m'achèvera en mettant sa cassette préférée de musique locale. Je vous vois rigoler d'ici. Oui! J’adore toujours la musique indienne, mais perclue de rhumatismes, dans un bus glauque, la vessie comme un ballon de football, j'avoue que mes sens étaient quelque peu altérés. Et puis vu la qualité de la chaîne et le niveau sonore, j'aurais plus penché pour un cochon qu'on égorge que pour une douce mélopée a l'eau de rose. Je n'ai pas vu la tête de l'hôtel dans lequel j’atterrissais. Une douche, une soupe et extinction des feux. O joie!

?11 Mars KHAJURAHO Je me réveille sur un air de musique transcendantale. Dans quel Eden ai-je atterris ? Un petit bassin ou une statue de Buddha fait trempette au milieu des nénuphars, des fleurs fraîches sur chaque table du resto... j'ai complètement oublie la journée d'hier. L'hôtel est tenu par un swami à la longue barbe. Possibilité de cours de yoga le matin pour les lève tôt (donc pas moi). Je retrouve mes voisines de bus. Deux minettes belges. On sympathise autour d'un tchai et nous voila parties à la découverte des alentours. On est rapidement entourées par une horde de gamins. Un peu paumées, on les suit. Du haut de leurs quinze ans ils se révéleront des guides fort intéressants. La ville est surtout connue pour les sculptures érotiques qui ornent certains de ses temples. Les touristes se jettent dessus avec l'avidité de l'ado boutonneux sur le porno du samedi soir. En fait, elles ne représentent que cinq pour cent de l'ensemble de la surface sculptée. Le reste décrivant des scènes de vie pleines de grâce (une jeune femme ôtant une épine de son pied, une autre se maquillant). En fait, on a plus été marquées par une petite école ou un des gamins a absolument tenu à nous emmener. C'est son école. Il semble tellement fier. En fait, il y a deux pièces de plein pied qui donnent sur une courette. L'une sert de bureau, l'autre de salle de classe. Les murs sont en torchis. Le professeur nous fait signe d'entrer. Ils doivent être une dizaine de gamins, dépenaillés, assis par terre, une ardoise sur les genoux. Ils se lèvent tous à notre entrée pour nous saluer. Je suis un peu gène de troubler ainsi la classe. Le village est divisé en quatre "arrondissements" en rapport avec les différentes castes. Chacun ayant ses propres temples, ses propres centres de soins. Par contre, cette école ne fait aucune différence. Six instituteurs ont décide de la monter en dépit de tout. La plupart des élevés n'ont pas de quoi se payer les cahiers ou même l'uniforme. On a été touches par cette initiative. C'est pas tout, mais je suis en Inde depuis plus d'une semaine et je n'ai pas achète le moindre vêtement.... pas normal ça... mes hormones féminines en auraient elles pris un coup dans l'aile? Prince saura remédier à tout ça. Prince tient un magasin de vêtements, de tissus, de saris en tout genres (your sexy mother f...). C'est un commerçant mais surtout, je le sens passionné par ce qu'il vend. Voyant mon intérêt, il me sort ses plus beaux brocards. Il en dessine lui même les motifs, s'inspirant de certaines fleurs, de motifs vu sur les temples. Tout est filé, brodé à la main. Je tombe sous le charme. Au bout de dix minutes, son comptoir est recouvert de tissus multicolores. Si je m'écoutais, je ferais des folies. Dans ce pays les vêtements féminins sont tellement gracieux! Par contre ma peau couleur lavabo me déprime. J'ai l'air maladive. Finalement, je me laisse tenter par un punjabi en coton (tunique longue fendue + pantalon + châle) simple mais aux broderies travaillées. Mais pour mon prince aux yeux de velours, même le vêtement le plus simple doit être parfait. Son tailleur prendra mes mesures et fera les retouches pendant que nous conversons de choses et d'autres autour d'un thé comme deux vieux amis. Et les aventures continuent! En ce moment, à Khajuraho, se déroule le festival de Shivaratri. Il réunit tous les adeptes de Shiva pour fêter sa naissance. A cette occasion, une grande foire est organisée. Nous nous y rendons à la nuit tombée. On y trouve des étals de bijoux, des saris, des ustensiles de vaisselle et puis il y a ... la fête foraine avec ses deux grandes roues! On a fait un tour avec un de nos petits guides, il était ravi. En rentrant à l'hôtel, on s'est arrête pour regarder un vieux film indien projeté sur la place. Il y avait la une trentaine de personnes assises par terre. Du plus jeune au plus vieux, tous vibraient devant les roucoulements d'un héros grassouillet sortit tout droit d'une gravure pieuse. On touche le fond quand notre demi Dieu s'entiche d'une belle paysanne (fondu enchaîne pendant dix minutes sur les deux visages illumines d'amour) On hulule de plaisir.!!

14 mars KHAJURAHO Ce matin, j'ai vécu un véritable film indien, avec la musique et tout... Nous voici, Prince et moi, filant sur la route, chevauchant son fidèle tonnerre mécanique (pour le coup, c'est pas Jolly Jumper, ce sera Honda). Plan large. Prince chante (ça fera la musique de fond). La route est déserte, il fait encore nuit. Il est six heures du matin. Lui, mal rasé, porte un col roulé, un jean. Renforcer le côté "on the road again". Elle: treillis, cheveux au vent (prévoir de toute urgence une coiffeuse à l'arrivée pour récupérer tout ça!) Mais qui m'a foutu des cheveux aussi paillasson!! On fait du remplissage pendant les dix huit kilomètres de route avec des flash back en tout genre: Elle entre pour la première fois dans son magasin. Il lui fait essayer un punjabi. Rires autour d'un verre de Tchai. Petit signer de la main quand elle passe devant son magasin en allant au temple (pas mal l'idée de radinner un petit coup de religion). ??STOP la musique ! Retour à nos deux amis sur leur moto. Arrivée sur les falaises qui surplombent les chutes d'eau de Khajuraho. Plan fixe d'eux sur la moto genre poster d'ado pré pubère. Note pour plus tard: penser à dégotter un hélico pour un plan tournant plongeant. Sensation de liberté. "je suis le maître du monde" et tout le tintouin. Passage obligé par un petit chemin escarpé où elle se tordra la cheville (un peu mais pas trop, faut encore qu'elle puisse se trémousser la grognasse). Il lui tend la main pour l'aider (gros plan de cinq minutes). Le soleil se lève. Timing parfait. On caille ici. Penser à voir avec le syndicat d'initiative si on ne peut pas monter le thermostat de quelques degrés. Des acteurs nus sous les pull-overs, c' est pas du tout vendeur! De retour à Khajuraho, chacun reprendra sa place. Lui derrière son comptoir, elle dans son hôtel de luxe. C'était leur dernière journée ensemble. Renforcer le côté dramatique, la fracture culturelle par un retour, pour elle, aux vêtements européens alors qu’elle portait des punjabis avant. Dernier acte: Musique déchirante, violons à fonds les ballons. Sur le marchepied du bus qui l'emmène à Varanasi. Il arrive au dernier moment. Mèche rebelle mais pas trop, on dose le gel poupée, on dose le gel... Il lui tend un paquet qu'elle ouvrira pendant le trajet. TADAAAM: super sari rouge et or. Merci la fée clochette. LARME obligatoire. Genre le truc discret que tu ne peux pas louper tellement c'est gros. Plan final. De retour en France, pour le mariage de son amie, la belle héroïne porte le fameux sari. Retour de la musique utilisée sur la route au début, genre elle se souvient, enfin bref tu vois le truc Coco. Bon, le making-off est nettement moins beau: Je n'ai pas arrête de renifler et de larmoyer pendant tout le trajet sauf quand un moucheron a eu la bonne idée de venir se coincer dans mon oeil!.?Le paysage était magnifique, lunaire mais vu la saison, la chute d'eau tenait plus du Mannkenpiss que des chutes du Niagara. Pas grave, J'ai vu la ville se réveiller. Un peu de calme avant la foire.?Le dernier acte n'est que pure fiction mais comment arrêter le génie créateur une fois lancé? Je m'y voyais déjà, je vous jure que j'entendais même la musique de fonds.... Je n'ai peut être pas joué dans une super production Bollywoodienne mais en tout cas j'ai réellement rencontre un ami à KHAJURAHO. Ce midi, il m'a (pour de vrai, je vous dit!) invité à venir manger dans sa famille qui habite une grande maison un peu plus loin. Les quatre frères habitent ensembles avec leurs femmes et tous les marmots. Première fois que je mangeais vraiment à l'indienne, j'avais intérêt à assurer. Du coin de l'oeil je guettais Prince et reproduisais ses gestes. Il faut manger de la main droite, pas facile au début mais c'est marrant, et puis il y a le joker (y'a toujours une cuillère qui traîne). On s'est assis sur une natte devant la TV. Les femmes nous ont préparées un thali du tonnerre et les enfants faisaient le service veillant à ce que je ne manque pas de chapatti (galette de pain). Le thali c'est un peu comme un plateau TV. Sur une assiette compartimentée on met du Dhal (lentilles en sauce), des légumes, de la chutney, du choux macéré aigre doux, un bol avec du raisin, un autre avec de la papaye et du riz. Le contenu peut varier mais c'est souvent un mixe entre le chaud et le froid, le salé et le sucré, l'acide et le doux. On pioche sans ordre. J'adore. Toute la famille fut adorable. Je regrette de devoir repartir demain et de ne pouvoir les connaître plus. J'aurais bien voulu parler avec les filles. Insatisfaite. C'est déjà un premier pas.

15 Mars KHAJURAHO J'ai passé presque tout mon séjour à Khjuraho avec Prince et j'ai dépense tout mon budget prévu pour cette ville dans son magasin. C'est de bonne guerre. Je l'ai chargé, lui et ses couturiers de me confectionner une tenue indienne spéciale. Alors je passe régulièrement voir l'avancée des travaux. Après, je me mets dans un coin du magasin pour observer les femmes qui viennent choisir leur sari, la pièce de coton qui ira avec pour le débardeur (il a des centaines de tissus de nuances différentes, on se croirait "au bonheur des dames"), le châle. On prend le temps, on cherche au détail près. Et puis, entre deux clientes, Prince me raconte sa vie. Il est Jain. C'est une religion minoritaire en Inde. Non violents, ils refusent les armes et ne mangent aucun animal. Ils sont très respectés par les indiens. L'origine du Jainisme remonte au VI éme siècle av JC. Les Jains doivent respecter cinq règles majeures: Ne pas voler (mouaich, mouaich, je doute encore de la justesse des prix qu'il m'a proposé), se détacher des bien matériels, rester chaste, ne tuer aucun être vivant et ne pas manger la nuit (au cas ou une bestiole se serait noyée dans la soupe). Ceux qui respectent ces principes à la lettre se baladent avec un foulard sur le visage comme les cow-boy pour ne pas avaler d'insecte en respirant. De même, les moines ne prennent jamais le bus (le pare brise est un véritable cimetière a moucheron). Mon Prince est loin de tout ça mais il tente de conserver une âme pure pour atteindre petit à petit la délivrance via la réincarnation. Il faut aussi savoir que leur éloignement de tout ce qui est matériel n'est pas du tout contradictoire avec un possible enrichissement (ouf! on avait eu peur). Comme il leur est interdit de tromper leur prochain, cela en fait des personnes dignes de confiance, très présents dans le domaine des affaires, du commerce ou de la joaillerie. Un jour, les parents de Prince, lui trouveront une jolie petite Jain, ils se marieront et auront pleins d'enfants. Ca fait longtemps que je m'interroge sur ce concept du mariage arrangé, à première vue choquant pour une européenne comme moi, qui a brûlé son sous-tif depuis longtemps. Pourtant, la vie aidant, je me demande si ce n'est pas plus réaliste. Je refuse l'idée d'imposer quelqu'un, par contre si on voit le mariage comme une sorte d'association et non comme une union ultra romantique de deux coeurs.. et tout le blabla, on se détache alors des sentiments encombrants et éphémères. En gros, il faut qu'elle trouve un type pas trop moche (on ne va pas non plus ramener du boulot humanitaire à la maison!!), qui gagne sa vie, qui semble sérieux... et l'affaire est dans le sac. Pas d'amour donc pas de dépendance, pas de douleur. On prend soin l'un de l'autre mais le bonheur de l'une dépendra pas des "preuves d'amour" de l'autre. Ils sont partenaires. Bon, le hic, c'est que vu à travers les yeux de Prince, la femme vaut quatre vingt cinq pour cent de l'homme et là je tique. C'est cinquante, cinquante ou rien. Je ne suis pas Jain mais les affaires sont les affaires. Et puis, vu que les filles indiennes sont nourries de films à l'eau de rose, depuis leur plus tendre enfance, comment se fait-il qu'elles ne nous rejoignent pas dans cette quête absurde du prince charmant?? Contradictoire. En fait, je pense qu'un mariage arrangé a autant de chance de réussir qu'un mariage basé sur les sentiments.

16 Mars VARANASI J'écris à la lumière d'une chandelle. L'électricité vient d'être coupée, mon ventilateur s'est mis en grève, j'ai juste eu le temps de faire chauffer l'eau de mon thé. Il fait noir dans la ville. Il n'y a que les ghâts (les marches qui donnent sur le fleuve) qui brillent. C'est l'heure de la prière, l'heure de faire Puja. Des centaines de petites bougies brillent comme autant de prières entre les bras de la Mère Gange. Bienvenue donc dans le plus grand bénitier du monde. Je suis arrivée ce matin par le train de nuit. Mon hôtel a presque les pieds dans l'eau.?Vue imprenable sur le Gange. Un petit dej me remettra vite sur pieds. Me voici face à un des plus beaux vestiges de la colonisation britannique; j'ai nomme le porridge. Si on y ajoute des bananes, on a de quoi faire un mastic qui bétonnera tous les systèmes digestifs, même les plus expressifs. La cérémonie de Puja a lieu vers dix neuf heures. C'est une sorte de prière universelle pendant laquelle a lieu l'offrande de la lumière au fleuve. En bordure du ghât, trois petites avancées sur pilotis. Les fidèles s'asseyent sur les marches en bordure du Gange. Sur le coté, les musiciens. Les cloches rythment la prière de façon entêtante. Pendant toute la cérémonie, des femmes proposent des petites coupelles fleuries. On allume la bougie en son centre et on la laisse dériver au fil de l'eau. Les fleurs sont fraîches, leur parfum se mélange à celui de l'encens et participe à l'enivrement collectif.?Ca commence avec les chants. D'une voix grave, les Brahmanes psalmodient en frappant dans leurs mains. Puis, trois d'entre eux s'avancent sur les jetées. Ils sont jeunes, vêtus d'un Tshirt d'un blanc immaculé et d'un pantalon bouffant brode d'or. Leur peau brille à la lumière des bougies. D'une main, ils agitent une cloche et de l'autre ils tiennent des bâtons d'encens avec lesquels ils ponctuent des demi cercles de fumé qui se dissolvent dans l'air à peine formés. Avec une parfaite synchronisation, ils vont bénir les quatre points cardinaux. Leur poignet est souple, gracieux. Ils feront de même avec des éventails, des torches. La chorégraphie est simple et pleine de recueillement. Sur une petite table, face à eux, sont disposés les accessoires pour la cérémonie. Des pétales de fleur fushia et orange jonchent le sol autour de leur tapis de prière. Les voici soufflant dans un gros coquillage. Ils se tiennent parfaitement droits, le visage tourné vers le ciel. Plus personne ne bouge, les cloches se sont tues, on n'entend plus que le son grave de ces cornes de brume qui résonne dans la nuit. Les barques se sont amassées autour du ghât. Leurs coques s'entrechoquent et craquent. Tiens, un groupe qui débarque.... mais ce sont mes franchouillards quadra que j'avais croise dans l'avion!! Y'a vraiment qu'eux pour avoir le culot de se balader aussi nonchalamment en plein milieu d'une cérémonie religieuse. Fidèles à eux même. Que diraient-ils si un car de touriste japonais se déversait en pleine messe dominicale pour prendre des photos??

17 Mars Je viens de passer sous le rouleau compresseur local. Traduction: je viens de découvrir les joies du massage Ayurvédique. Certains disent que c'est énergisant. Je veux bien le croire. A force de me faire pétrir, pincer et tordre dans tous les sens, je suis ressortie aussi rouge qu'un homard. Toutes mes articulations y sont passées. Il a même fait craquer le bout de mon petit orteil!. Sur le ventre, j'avais l'impression qu'un chat de cinquante kilos me malaxait le dos de ses grosses pattes (vous savez, ils font ça avant de se coucher en boule). Sur le ventre, il a été surpris par mon piercing au nombril. Moi, je dis que face à tous les yogis locaux, je suis une petite joueuse. Chochotte va!. Les jambes en l'air. Mieux que des bas à varice. Il fait remonter tout le sang jusqu'aux orteils, en exerçant des pressions de la cuisse jusqu'au pied. J'avais la jambe exsangue et le pied comme une tomate trop mure. Le massage des paupières fut surprenant. Et vas y que je te pincouille la aussi (bof, bof).?Comme dirait Ma Grand Meren, ce fut.... intéressant. Je ne sais pas si mon énergie vitale en fut renforcée mais en tout cas, j'arrive maintenant à me gratter l'oreille avec le pied! En poussant ma ballade du soir, je suis arrivée au ghât de crémation. Ce matin, j'étais censée être au paradis (..), j'approche maintenant les portes de la mort. Face au temple de Shiva, on trouve une plate forme pour chaque caste. Les brahmanes sont les plus proches de temple. Plus on descend dans les castes, plus on s'éloigne du temple. Lors d'un décès, le corps est sortit de la maison, sur le dos (il ne doit pas rester dans une pièce close). Puis il sera embaumé. Par les hommes si le défunt est un homme, par les femmes si c'est une femme. On l'enveloppe les jeunes et les adultes d'un tissu blanc, le orange pour les vieillards, le fuschia pour les femmes mariées. Le ghât est interdit aux femmes, trop expressives, elles pourraient troubler l'ascension de l'esprit du défunt vers le Nirvana. Ce sont donc les hommes qui portent le corps sur un brancard de bambous. Ils entrent avec dans le fleuve pour lui faire prendre son dernier bain. Puis le fils ainé va se faire raser la tête (sur le sol, près de la jetée, il reste encore des mèches). Vêtu d'un pagne blanc, c'est lui qui mettra le feu au bûcher. Depuis quelques temps, l'Inde connaît une pénurie de bois, ça coûte très cher. Les familles les plus riches ajoutent des rondins de santal, les autres se contenteront de sachets de copeaux. ?Le corps mettra près de trois heures à brûler. Chez les hommes, c'est le torse qui met le plus de temps (symbole de leur force) et les hanches pour la femme (siège de leur fertilité). Personne ne pleure pendant la cérémonie. Il faut être heureux, le défunt arrive à l'étape finale (mourir a Varanasi, c'est l'assurance d'un aller simple pour le paradis). C'est là que brûle jour et nuit le feu sacré laissé par shiva. Entretenu par des prêtres, il est le seul à pouvoir mettre le feu aux bûchers. Après quelques temps, le fils aîné toucher la tête du défunt à travers les flammes avec un bambou, la faisant éclater. Il versera alors du beurre dessus. Une fois le corps réduit en cendres, elles seront dispersées dans le Gange. Un peu plus loin, les orpailleurs passent inlassablement l'eau au tamis à la recherche de bijoux, de dents en or, voir même de prothèse totale de hanche... Le soir sera l'occasion d'une fête en famille. Les larmes seront pour plus tard quand chacun se retrouve seul chez soi. C'est étonnant de voir ces bûchers. Des centaines de corps sont brûlés chaque jour. Jour et nuit, ils arrivent de l'Inde entière pour passer cette dernière étape. Il y a même un hospice ou les personnes en fin de vie viennent attendre la mort. La mort est vécue au grand jour, à ciel ouvert. Elle fait partie de la vie. J'entend des cloches, quelques mètres plus loin, on célèbre Puja. La vie continue. Les indous ne regardent pas en arrière.

18 Mars Le Gange est un fleuve pur, c'est un fait, par contre il est tellement sale qu’aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille. C'est pas de moi c'est Mark Twain qui l'a dit. On y fait sa toilette le matin, on y lave son linge, on y jette des cadavres mal incinères et les usines du coin y déversent leurs produits chimiques. Si on résiste à un bain dans un tel bouillon de culture, alors on doit être effectivement béni des Dieux. Une ballade sur les Ghâts n'est pas de tout repos ou pleine de spiritualité comme on pourrait le penser. Ca relève plus du parcours du combattant. On commence par un slalom géant entre les étrons qui jonchent le sol. Singes, buffles, vaches, chiens, humains, chacun y va de son petit paquet. Ce serait ridicule de devoir être rapatriée pour cause de " Triple looping incontrôlé sur bouse de vache sacrée" . Petit assouplissement du cou et des poignets avec une série de hochements de la tête et de rotations de la main pour décourager les rabatteurs en tout genre. Le tout en marchant, le scanner anti-étron en alerte et avec le sourire s'il vous plait. Superbe. Pause buvette sur le coin d'une marche. Il y a toujours des gamins qui arpentent le Ghât avec une bouilloire remplie de tchai. Ils me le versent dans un petit godet en terre cuite. Je me brûle les lèvres mais ça fait du bien. Puis viens l'épreuve d'escalade car comme le niveau du Gange est au plus bas, je dois gravir une trentaine de marches de hauteur inégales avant d’atteindre mon hôtel (sans compter celles pour passer d'un Ghât à l'autre ou celles pour monter à ma chambre nichée au quatrième étage). Dur, dur d'être un touriste à Varanasi. Nous sommes en terre Sainte, un petit catéchisme local s'impose. Le premier qui déserte le cours, je lui fais une tête au carré!. Selon les écritures locales, plus de trois cent trente millions de divinités formeraient le panthéon indou. On va donc essayer de faire simple sinon on n'est pas rendu. G.... Generator.... Brahmâ?O.... Organiser.... Vishnou?D.... Destroyer.... Shiva Brahmâ est le créateur de l'univers. Une fois qu'on a dit ça on comprend qu'il soit un peu loin des préoccupations des pauvres humains. Vishnou a pour rôle de protéger l'univers. Shiva est le destructeur sans qui aucune création ne serait possible. Marié à Parvati, il eut un fils qui naquit en son absence. Ganesh. Celui-ci grandit sans connaître son père (pas d'appareil photo à l'époque). A son retour, Shiva demanda à voir sa femme mais son fils lui fit obstacle, refusant à cet intrus le droit d'entrer. Furieux, Shiva le décapita, pour découvrir qu'il avait levé la main sur son propre fils. Il décida alors de remplacer sa tête par celle de la première créature vivante qu'il croiserait et ce fut... un éléphant. Jovial, dodu, Ganesh est le dieu de la chance et le patron des scribes. Je l'aime bien. Il a l'air un peu moins sérieux et moins intimidant que les autres. Varanasi est dédie à Shiva. Les adorateurs de Shiva se reconnaissent aux trois traits blancs horizontaux traces sur le front. Les sectateurs de Vishnou portent un "U" jaune entre les sourcils avec une ligne rouge au centre. Voila, voila, méditez maintenant pauvres mortels.

20 Mars Je sens que je suis en train de m'accomplir totalement. Pas à pas, expérience après expérience, je m'approche chaque jour un peu plus de la perfection. Ce soir je crois que je frise le Nirvana...... JE VAIS VOIR UN FILM INDIEN DANS UN CINEMA INDIEN!!!! (Raaaaaa lovely). J'y vais avec Lucky. Un gamin des rues que j'ai rencontre à mon arrive, un petit caïd. Dans le rickshaw, du haut de ses vingt ans, il fusillait du regard quiconque me dévisageait un peu trop. Le cul entre deux chaises, il joue les mauvais garçons devant ses copains et les touristes mais, en véritable gentleman, il ne manquera pas de me raccompagner jusqu'au bout de ma rue une fois le soir tombé. Ses phrases sont ponctuées de "m'dam", impossible de lui faire prononcer mon prénom. Les seuls mot de français qu'il connaisse sont "lâche moi les baskets". Le cinéma est à l'autre bout de la ville, un véritable monument de béton. La salle est gigantesque, bétonnée elle aussi. On a pris des billets premiers classe pour être au balcon. Il y a même des ventilateurs au plafond pour rafraîchir un peu l'air (souvenez vous qu'un film dure en moyenne quatre heures). On se prend un coca, on se cale dans les vieux fauteuils et c'est partit! Le film fut un régal de musiques, de paillettes, de larmes et de rebondissements. Au début, on a l'impression que la pellicule a été recolorée (un peu comme dans les films de J. Tati) mais on oublie vite. Pas de sous titre mais mon voisin me traduisait les passages clef. Il faut dire que l'intrigue est souvent prévisible (un mélange de tous les soaps connus sur le petit écran avec une grosse touche de morale indienne). On ajoute du piment avec des coupures de courant aux moments cruciaux. Et pour couronner le tout, encore mieux que le cinéma 3D, nous avons ici le cinéma inter-actif. Dans la salle, certains chantent, d'autres s'esclaffent. Quelques rangs plus bas, un bébé pleure (pas question de louper le film du samedi soir a cause du dernier né, on radine toute la marmaille). Je peux mourir en paix, j'ai vu mon film et je suis à Varanasi. Que demande le peuple??

22 Mars VARANASI ( ben si...) Grosse trouille ce matin. La ville, tout comme l'Inde d'ailleurs, est peuple de singes. Il doit y avoir une famille qui loge pas loin de ma chambre. Jusque là, je gère. Chacun fait sa vie. Là ou ça pose un problème c'est quand, alors que je tente de me réveiller sur mon balcon, je me retrouve nez a nez avec un gros mâle grimaçant et sifflant. J'ai vite battu en retraite, lui claquant la porte au nez. Il n'avait pas l'air commode du tout et ses dents étaient bien affûtées (quoique j'ai cru entrevoir un reste de salade coince entre ses canines). Je n'ai aucune envie de me faire refaire le visage par ce type de chirurgien plastique. Ils sont tellement habitués aux humains qu'ils ne sont même pas effrayés quand on les chasse du bras. Bien au contraire, ils contre attaquent et c'est moi qui doit fuir. Ou va le monde, ma brave dame. J'en viens même à regretter mes bons gros pigeons parisiens Comme faune locale, c'est tout de même plus rassurant. Heureusement que j'ai des grillages à mes fenêtres. Lors de leur ascension de la façade, ils ne manquent pas de pousser ma fenêtre entre ouverte pour voir si il n'y a rien à chiper. Changements de plans donc. J'ai décide de rester à Varanasi pour fêter Holi (la fête des couleurs) il parait que c'est particulièrement animé dans cette ville. J'avais mon sac sur le dos, mon billet de train en poche mais j'ai changé d'idée au dernier moment. Grisant. Pas d'obligation de suivre le plan de route, il faut saisir les occasions quand elles se présentent. La ville vaut le coup qu'on s'y attarde. Il y a des indiens qui payeraient cher pour être à ma place. Et puis, je n'ai pas trop envie de retrouver le bruit de Delhi. Je partirais d'ici à la fin mois pour aller vers le Rajastan. Je verrais Richikech et Amritsar une autre fois.

23 Mars Impossible pour les indiens de prononcer mon prénom, me voici donc rebaptisée Imli (c'est le mot en hindi pour designer le tamarin). Ca fait près d'une semaine que je suis immergée dans la vie indienne. J'ai quitte le monde des touristes pour partager la vie d'une famille, celle de Lucky. Il n'y a que lui qui parle anglais mais on arrive à se comprendre un peu. Chaque jour, il m'invite à déjeuner chez lui et sa maman me prépare un bon thali. Après avoir passé un rideau de linge qui sèche, je me retrouve dans une petite pièce aux murs noirs de suie. La lumière vient d'une petite lucarne. On me fait prendre place sur une des nattes au sol. Les seuls meubles sont des étagères couvertes d'ustensiles divers et un petit hôtel avec des images pieuses et des statues. Seules touches de couleur au tableau. C'est petit, sombre et pourtant, tout doucement, j'ai senti la chaleur du foyer. Pas besoin de décoration hi tech. Lucky taquine son petit cousin, ses soeurs me regardent manger, rigolant de mes débuts laborieux. Pas facile de manger du yaourt avec les doigts. Puis, après s'être bien lavé les mains, la plus jeune me coiffe, me passe de l'huile sur les cheveux et me les remonte en chignon. Avec mon punjabi, mon bindi (point sur le front) et mes bracelets, elles disent que je ressemble à une véritable indienne. Si seulement ça pouvait être vrai. Je suis frustrée de ne pas pouvoir parler plus avec elles. Foutue barrière de la langue! Parfois, j'ai l'impression que notre culture a trop aplanit les relations. Ici, on touche les pieds de quelqu'un pour marquer son profond respect. C'est un geste très important. Et nous, que nous reste- t- il pour signifier la hiérarchie? Peut être avons nous oublié certaines valeurs...

24 Mars Quelle image ont-ils de la femme blanche? J'ai souvent l'impression qu'ils nous voient comme des filles faciles. C'est certain, on ne colle pas beaucoup avec le cliché de la femme soumise, un tantinet neuneu et homo-dépendante de la version indienne. Mais quand je vois une affiche de film "hot" avec que des blanches comme actrices, je ne peux pas non plus l'accepter. Difficile pour eux de nous comprendre. Pourtant on est loin du temps ou le summum du sensuel était représente par une pauvre pucelle se dandinant sous la mousson avec le sari qui lui colle aux mollets. Tout ce que je vois dans les films indiens relève plutôt du nombril à l'air, du décolleté plongeant et de l'image suggestive... Par contre, bobonne, à la maison, c'est sari ou punjabi obligatoire. Intéressant. Quelle hypocrisie.

27 Mars VARANASI ( toujours...) Aujourd'hui c'est la fête de Holi (personne n'a été foutu de me dire la signification, je vous ferais donc grâce de mes explications dignes d'un guide touristique). Quelques jours avant la date fatidique, on a vu apparaître des marchands de poudre de couleur, de pistolets à eau, de chapeaux de carnaval. Petites montagnes de pigments rouges ou verts. Les yeux des gamins brillent déjà. On fait ses réserves, choisissant avec soin la couleur de ses munitions. Le jour J arrive enfin! Ca commence très tôt. A sept heurs les hostilités sont déclarées. Les particuliers font hurler leur chaîne hi-fi et les premières bombes à eau sont lancées. Bataille rangée d'un toit à l'autre. Impossible de circuler dans les rues sans être bombardé. Les vaches et les singes ne sont pas oubliés (la vache Milka n'a qu'a bien se tenir). On sort l'alcool, les cigarettes, aujourd'hui tout est permis. Les forces de police ferment les yeux. Pendant six heures ce ne seront que des cris, des rires, des courses poursuite. Même les couloirs de mon hôtel sont le siège d'une lutte Touristes/ Indiens. Des rivières de couleur dégringolent dans les escaliers. Les hommes poussent des cris guerriers, les enfants hurlent de joie. On se barbouille le visage, les vêtements prennent les couleurs d'arlequin. Les murs sont mouchetés. Toute la ville est repeinte de fushia, d'ocre et de bleu. C'est féerique, on se croirait dans un tableau de Kandinsky. Je croise un gamin hilare, son visage est pourpre et ses yeux brillent comme des billes, on dirait un diablotin. Un gros bonhomme moustachu passe en vélo. Il a un petit chapeau doré comiquement posé sur le haut de son crâne. Son marcel est repeint aux couleurs de l'arc en ciel et sa moustache s'est transformée en un buisson d'un vert éclatant. Vers quatorze heures tout se calme. On écope, on nettoie à grandes eaux, on essuie. Tout Varanasi va se laver dans le Gange qui prend alors des reflets irréels. Un peu comme une immense tache d'huile. L'après midi se passe en famille ou avec des amis. On sort ses plus beaux vêtements. La maman de Lucky nous a fait un thali spécial avec du poulet (ne croyez pas qu'en Inde, on soit végétarien par goût du bio).

31 Mars stand by Juste un petit message pour dire que je suis toujours en vie, toujours à Varanasi et ....... peut être en Indonésie. A suivre.

3 Avril vers JAIPUR (enfin...) Je décolle enfin de Varanasi. A croire que la ville m'avait ensorcelée. La quitter semble relever de l'exploit. A force de suivre Lucky dans le labyrinthe du Chowk (vieux quartier qui borde le Ghat principal), on a fini par devenir inséparables. Il travaille chez un détaillent en soieries. On y passait des heures entières, affalés sur les tapis, à boire du thé avec ses amis. Tous les commerces se pressentent de la même façon. On enlève les chaussures à l'entrée avant de passer sur un matelas qui recouvre tout le sol de la pièce. Là, assis en tailleur, un thé à la main, on peut commencer les affaires. J'étais même devenue l'interlocutrice spécial touriste français. A chaque client, c'était un festival de couleurs. Le sol était vite recouvert de dizaines de châles, de couvres lits brodes d'or, de brocards. On me "remerciait" en m'offrant une étole ou une pashmina de temps en temps. Le midi, on allait manger chez Lucky, bref, la routine a commence à s'installer. On a écume tous les cinémas de la ville, sillonné toutes les ruelles en moto. A la fin, Luckyse se prenait presque pour mon mari, refusant que je parle aux étrangers, que je sorte seule, veillant à ce que je ne dévoile pas trop de ma personne. Il s'est presque battu avec un policier qui me regardait d'un peu trop près. Je veux bien jouer le jeu cinq minutes, mais à la fin ça devient insupportable Il était grand temps de partir. Le temps de troquer mon punjabi contre le treillis, je saute dans le premier train qui passe direction le Rajasthan!.... Je crois que les dieux de Varanasi ont du bien rigoler! Dix huit heures de train!!! Coincée sur une couchette à peine plus large que mon derrière, le nez colle au plafond avec, en guise d'air conditionné, des ventilateurs brassant l'air chaud et la poussière ambiante. Mon coté aventurier en a pris un coup. A la sortie du train je ressemblais plus à un mix entre un épouvantail et une sorcière.

8 Avril JAIPUR Jaipur est une ville très structurée. Grandes artères, rues bien perpendiculaires. Il semble y avoir un véritable projet d'urbanisme. C'est la première fois que je croise des feux de signalisation! Ca fait tout drôle après les rues sinueuses de Varanasi. C'est même un peu trop. Trop bruyant, trop carré, trop urbain. En fait il semble y avoir tous les défauts de la ville sans les avantages. Heureusement, mon hôtel est un paradis de calme et de verdure. C'est un ancien petit palais. Le soir, je me prélasse dans un des transats sous un bougainvillier. L'air sent bon le jasmin et l'herbe fraîche. Il y a même un paon qui se dandine dans l'allée. L'hôtel est un ensemble de petites courres intérieures, de patios, d'escaliers secrets, cachés par une façade recouverte de buissons fleuris. Je n'ai pas beaucoup vu la ville. Juste ce qu'il faut. Ça fait du bien de se couper un instant de la réalité indienne. Une petite parenthèse dans la parenthèse, le matin j'oublie presque que je suis en transit. J'ai l'impression de me réveiller dans ma maison de campagne...

9 AVRIL PUSHKAR Arrgghhh! Je suis maudite! Ce matin, j'ai levé le camp de Jaipur. Adieu veaux, vaches, cochons, le fugitif repart vers de nouvelles aventures. Jusque là, la routine. Ca se complique quand, arrivée à mon nouvel hôtel, je réalise que pour des raisons obscures, ma bouche est bloquée. Impossible d'avoir un écart de plus d'un centimètre entre les deux mâchoires sous peine de voir mon dentier me dégringoler sur les genoux! Vais je devoir me mettre au régime calibré avant l'age fatidique? Je clôture mon stade oral de façon plutôt rédhibitoire. Je suis trop jeune pour boire mes biscottes noyées dans mon Nesquick avec le beurre qui surnage! Et puis, ou vais-je trouver un presse purée dans ce bled pourris? Je n'en suis pas encore au trismus mais quel est l'imbécile qui a trifouille ma poupée vaudou en lui plantant des aiguilles dans la bouche? Qu'il se montre, je n'en ferais qu'une bouchée... enfin, presque. Je ne vais quand même pas aller voir le rebouteux du coin. Même ma copine infirmière Caro, qui fait du rapatriement sanitaire, m'a laisse tomber comme une vieille chaussette. Pas assez grave pour envisager un retour au bercail aux frais de la princesse! Dix neuf heures, Hourra! Je suis décoince (vous en doutiez?) Apres avoir brûle maint et maint bâtons d'encens (doit bien y avoir un dieu spécial problèmes dentaires dans le coin), massé, farfouillé, mastiqué au risque de me faire prendre pour une nouvelle race de ruminant, ma mâchoire à enfin recouvré la raison. Ouf! pas besoin de mettre un gant en latex et passer par "l'autre voie". Comprenne qui pourra (merci mon ostéopathe). Et vive la grenouille à grande gueule ! (ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire n'ont qu'a se manifester, je me ferais un plaisir de leur raconter.) L'Inde, pays aux mille dieux et aux mille prières. Jour et nuit, elles montent vers le ciel telles les volutes de fumée d'une gitane maïs. Et c'est justement le problème. Il est trois heures du mat et le vieux d'en face a décide de tenter sa chance, des fois qu'un dieu serait encore à l'écoute. Le voila qui tambourine avec conviction sur sa plus belle casserole en guise de banjo et braille à s'en faire péter les plombages. On dirait un mélange de sirène de pompiers et de fado chanté par un asthmatique. N'y a t il personne qui veuille abréger ses souffrances? Le seul effet kiss-cool observé c'est une accélération bruyante du transit de mon voisin de chambre et une reprise en choeurs par tous les canidés du coin. Puis, une fois qu'il a bien massacré son ustensile de cuisine, il retourne se coucher (Seb c'est bien?).?ET MOI ALORS? A cause de lui j'ai les yeux en position plein phare, impossible de retrouver le fil mon rêve qui semblait pourtant des plus philosophiques. Demain, c'est décidé, je vais danser la macaréna sous ses fenêtres à deux heures du mat!!

11 Avril PUSHKAR C'est la tanshumance! Je descends de mon village bleu à flanc de colline pour me perdre dans le quartier musulman d'Ajmer, la grande ville dans la plaine. J'ai passé toute la matinée dans la mosquée, il faut dire que les alentours sont un mixe entre la foire et la coure des miracles qui ne donne pas envie de prolonger le stationnement. Un type coincé en position grand écart fait le crabe dans la rue, un autre se déplace en se roulant par terre, il y a même un chien qui avance en équilibre sur ses pattes avant, les pattes arrière difformes. Mieux vaut battre en retraite. Avant d'entrer dans le lieu saint, je confie mes chaussures au portier et je me couvre la tête. Dans l’enceinte, une milice est chargée de faire respecter les bonnes manières. Portant une étole genre miss monde et un bâton de guignol, ils traquent tout écart de conduite. Ce serait de mauvais goût de se prendre une prune pour outrage à divinité. Je me pose dans un coin de la coure dallée de marbre et je regarde. C'est un lieu de prière, mais aussi un lieu de vie. Un petit bonhomme s'approche de moi en gazouillant. Il a les yeux soulignés au crayon noir et une ficelle autour de son proéminent bidon. Une fillette me demande de poser avec elle pour une photo (il est important de savoir que tout bon indien se doit de tirer une tronche de six pieds de long lors de cet exercice... pas le moindre petit rictus). C'est une procession incessante de visiteurs. Les hommes portent des djellabas blanches magnifiquement brodées. Ce soir, à Pushkar, c'est mégateuf!. C'est le nouvel an indien, on sort les dieux des temples et de la naphtaline pour leur faire faire un petit tour de la ville. Chaque soir c'est la permission de minuit pour un dieu différent, et ça va durer dix jours!. Les familles ont dessinées des fleurs, des motifs géométriques avec de la poudre de couleur devant leur perron pour accueillir la procession. La rue est parée d'un tapis aux couleurs flamboyantes. Les femmes accrochent des fleurs dans leurs cheveux.?Les chars sont précèdes par une fanfare dominée par le son du Bontempy sur lequel s'acharne un des musiciens. Puis vient... un énorme moteur monte sur roulettes qui servira à alimenter les lustres portés par des dizaines de gamins des rues pour faire une haie d'honneur. Enfin, le char, entouré de brahmanes distribuant des copeaux de noix de coco et autres sucreries. On en reçoit une poignée, on partage avec son voisin. Tous les sens sont à la fête. La foule se presse pour recevoir la bénédiction, toucher le char. Les sâdhus en tous genres sont aussi de la partie. A la base, le sâdhu est un mendiant religieux. Ils sont reconnaissables à leur allure souvent excentrique. Vêtus d'orange, le corps couvert de cendres, le cou chargé d'amulettes et le crâne recouvert d'une forêt vierge qui ferait rêver nos amis rasta symbole de leur puissance. Le sâdhu devient siddha, soit hermite soit ascète après de dures pénitences et diverses formes de mortifications. Certains ont décidé de passer leur vie sur un pied, d'autres se coupent un bras, tout ça pour atteindre la délivrance du cycle infernal des renaissances.?Ca c'est la version locale, mais on a aussi le Western sâdhu, race particulièrement endémique si on considère qu'elle possède la faculté de troquer ses fripes contre un costume trois pièces une fois revenu sur leur pays d'origine. Leur but est encore obscur mais il semble que pour y parvenir, ils doivent porter les vêtements les plus miteux, traîner la savate et afficher une pilosité amazonienne...

18 Avril JAISALMER Mon voyage aura été marqué par de nombreuses rencontres. Chaque ville que je traverse m'apporte une nouvelle histoire. Il faut être patient, laisser les choses venir. L' Inde ne s'apprivoise pas en deux jours. Apres un certain temps, une fois que vous faites bien partie du décor, le miracle s'opère. Je crois qu'ici, j'ai atteint la perfection. Jaisalmer est une ville fortifiée au milieu du dessert du Tahr. Son épaisse muraille ocre renferme un trésor. C'est ici que se trouvent les plus beaux have lis de toute l'Inde. Ce sont des palais construits au XVIII ème siècle par de riches marchands. Certains sont officiellement visitables mais je me rends vite compte que presque toutes les façades de la ville sont richement ouvragées. On dirait de la dentelle, mais en plus beau, avec une variété incroyable de motifs. Je ne m'en lasse pas. Mon hôtel est à l'intérieur du fort. Le soir, assise sur la terrasse, je me prends pour une maharani attendant son Lawrence d'Arabie (ouaich, un peu anachronique, mais Peter O'Toole avait de si beaux yeux bleus...). Les habitations couvrent encore quelques kilomètres autour des remparts et puis...c'est le désert. Pas les dunes de sable comme dans le désert des tartares, mais une plaine aride ou ne poussent que des buissons hirsutes et des éoliennes à perte de vue. Et puis, il y a eu la rencontre avec ces deux soeurs. Deux gitanes qui alpaguent le touriste à la sortie du fort pour leur vendre quelques breloques. Comme elles sont parées de leurs plus beaux atours, je joue le jeu du "bakchich contre photo". Jusque là, relations professionnelles. Le lendemain, je les retrouve pour leur offrir quelques T shirts que je dois jeter par dessus bord de mon sac à dos sous peine de surpoids fatal pour la suite du périple. Elles semblent ravies. Ce soir, elles m'ont invitées à boire un thé chez elles et écouter de la musique. Je les suis en dehors de la ville et me voici assise dans la courette d'une maison en torchis, un gamin dans les bras. Les hommes jouent du violon pendant que les deux soeurs dansent et chantent. Pour l'occasion, elles m'ont décorées de leurs bijoux traditionnels. On pose pour la photo. Une fillette aux cheveux ébouriffés danse devant moi. Sa robe est mocharde mais ses yeux brillent comme ceux d'un chat et ses hanches ondulent gracieusement. Petit moment de pur bonheur. C'est simple et beau comme un Kinder-Surprise.

26 Avril BOMBAY Dernière étape du voyage:Bombay. Retour à la civilisation mais ce n'est pas pour autant la fin des aventure, bien au contraire. Coup de chance, un de mes amis indien que j'ai connu au Burundi est lui aussi de passage dans le coin. Il insiste pour que je loge dans un des studios qui appartiennent à sa famille. Jusque là, plutôt idyllique comme tableau surtout vu le prix d'une chambre d'hôtel ici et vu l'état de mes finances... Mais c'est sous estimer l'esprit farceur qui plane constamment au dessus de mon crâne gracile! En fait, l’appart est parfait, mais c'est comme acheter une robe chez un grand couturier et se rendre compte qu'on ne peut même pas monter les escaliers avec. Beau mais pas pratique. Canapés dans le plus pur style post néo gréco romain, sol en marbre, la classe. Mais quand il s'agit de passer aux choses concrètes genre: qu'est ce qu'on mange ce soir? C’est une autre paire de bretelles. Les placards de la cuisine sont remplis ...... de cahiers, de cirages, de bouteilles de fly-tox. Ah, quelques bouteilles d'alcool, (on avance petit à petit vers le rayon alimentaire) et une cinquantaine de bouillons Knorr. Ce soir, donc, on révise Maïté version Koh-Lanta. Faute de casserole, j'ai du faire bouillir mes nouilles dans une poêle tellement petite qu'on pourrait la qualifier de HLM pour omelette! Me voici en train d'égorger une boite de concentré de tomate (la seule dont la date d'expiration n'avoisine pas le néolithique). Le plan de travail porte encore les traces de notre lute acharnée. Papa, tu aurais été fier de moi! Deuxième épreuve: Bombay est la seule ville d'Inde ou il est presque mal vu pour une jeune (si, si, j suis encore jeune) femme de porter le punjabi. Pas de chance, je n'ai plus que ça dans ma garde robe. A cela il faut ajouter le fait que Vinod (mon ami indien) ne fréquente que des gens super branchouillés et j'avoue qu'après deux mois de voyage je ne me sens pas trop dans ce trip. Panique à bord, donc, comment ressembler à quelque chose de correct quand on n'a plus que des tongs, un sac à patate en guise de robe et .....Pas le moindre sac à main coordonné! Je fonce dans le premier magasin du coin et fait péter ma carte bleue. J'en ressors habillée dans le plus pur style minette rose bonbon, un régal. Il fallait au moins ça pour tenir la route face à la jeunesse dorée locale. En trois jours, avec Vinod et sa bande, on a écumé tous les bars fashion de la ville. Ca fait tout drôle, mais j'avoue que ça m'a fait du bien de retrouver tout ça! J'ai presque fait une over-dose de crevettes et autres produits de mer (ras le bol du poulet et du régime végétarien). Ce soir, Vinod retourne au Burundi, moi je reste encore quelques jours. Je vais tenter de survivre dans cet univers.

La suite au prochain épisode.
Itinéraire en Malaisie: Taman Negara ou Cameron Highlands English translation pending
by Olivier75015 · 2018-01-15 · 9 replies
Bonjour,

Je me permets de vous faire part de l' itinéraire que j' envisage ce prochain mois de Juillet en Malaisie et j'aimerais avoir vos avis sur ce dernier et le choix "cruel" entre Taman Nagara ou Cameron Highlands ( ou les deux ) : le voici :

> Quelques jours de repos aux Perenthians en arrivant : 8 nuits

> Puis vol vers Penang ( la perle de l Orient ?? ) : 3 nuits car nous devrions prendre le vol du soir , et je compte rester deux jours complets à George Town et/ou se promener un peu sur l' île ? Votre avis SVP . Je peux rallonger ce séjour si cela est intréssant.

> Ensuite trajet vers le Cameron Highlands, ce devrait être une journée de bus et rester 3 nuits aussi donc deux jours complets,

> Puis départ vers Taman Negara, je pense que cela doit être faisable directement en une journée de bus ? : Je prévois de rester 5 nuits. Ou inverser avec Cameron Highlands selon avis. Nous aimons beaucoup les longues marche ou le trek , mais de jour seulement, et retourner le soir dans un bon lit : Nous n' avons plus trente ans....

> Et retour à Kuala que nous connaissons déjà.

Merci de vos avis et suggestions seront les bienvenues.

Une dernière chose : Si vous connaissez des GH sympas dans les 30-40 € sur George Town, Cameron Highlands et Taman Negara ce serait super. Bonne soirée Olivier
Guest house dans le Teman Nagara et Kulala Lumpur English translation pending
by Collacots · 2008-08-07 · 4 replies
Apres quelques jours detente sur Besar Perhenthian, je fais une escale dans les Cameron Highlands avant de tracer samedi vers le Teman Negara puis Kuala Lumpur mardi ou mercredi..... A nouveau je fais appel a votre aide: Qui peut me conseiller une bonne guesthouse pas chere dans les alentours de Teman Nagara?Je compte faire un trek de 2 jours:qui a des bons plans ?des guides fetiches? Quant a Kuala Lumpur:idem pour des conseils de guesthouse:conviviale mais ou il est possible de dormir cependant....Donc calme en meme temps..... Qui a des trucs originaux a me recommender en ville ou a l'exterieur? Enfin, j'aimerais avoir ma dose de soleil avant de monter dans l'avion, alors si qq'un connait des terrasses ou l'on peut faire bronzette a KL, let me know>>>> Ma proposition de boire un verre avec ceux qui sont dans les alentours (Teman Nagara ou KL)aux memes dates que moi tient toujours, alors n'hesitez pas a m'envoyer un pti message.... tanki Solene
Que préférez-vous: l'accueil en Malaisie ou au Vietnam? English translation pending
by Irmine · 2010-01-02 · 21 replies
Perso, je serai volontiers allée aux USA mais faisont des concessions alors malaisie ou vietnam? Les paysages les sites sont importants, mais je privilégie l'accueil...Alors qu'en dites vous? Nous sommes un couple avec un ado Bonne année
Malaisie avec enfants de 4 et 8 ans English translation pending
by Envallis · 2018-02-01 · 17 replies
Bonjour,

Toujours à la recherche d'un point de chute pour juillet prochain sur 2 semaines, on creuse l'hypothèse "Malaisie".

Après avoir un peu bouquiné et surfé sur le net, cette destination semble plutôt facile, dépaysante, et à la bonne météo au bon moment.

On imagien un voyage comme suit :

J1 arrivée à KL J2/3 : visite KL j4 : transfert vers Cameron Highlands (on opterait pour un transfert privé avec les enfants) j5/6 : Cameron Highlands. Sur place, activité possibles pour enfants (en plus de la visite plantation de thé et papillons) ? 2 jours n'est-ce pas trop long (d'autant plus que le transfert est court depuis KL, 1h30 si j'ai bien noté) j7 : là ca coince. On serait tenté d'aller vers Taman Nagara pour redescendre vers les Perenthians, mais je n'ai pas vraiment l'impression que c'est adapté pour des enfants... L'autre option c'est aller vers Penang, mais après il faut tout retraverser pour les Perenthians... j8/9 : Penang ou Taman Nagara ?? j10 : transfert vers Perenthians j11 à j14 : Perenthians j15 retour KL puis Paris

Merci de vos retours/commentaires/propositions alternatives sur ce trajet 😉

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