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Charpentier et infirmière cherche à faire du bénévolat English translation pending
Bonjour a vous , je suis nouveau sur ce forum et pas tres bon en informatique , je suis du québec et ma copine et moi aimerais depuis longtemps faire du bénévolat ou simplement aidé ailleur , je crois que nous possdeons tout les 2 un métiers qui peut aider beaucoup de gens dans le besoin, ce que je cherche sur ce forum cest quelquun qui pourrait nous dirrigé vers un endroit quon peut etre les 2 ensembles et pratiqué notre métier , nous avons pas dendroit en particulier mais nous voulons seulement rester ensemble pendant notre aide . donc si vous connaissez quelques liens qui puissent nous aidé a nous diriger ... jaimerais bien le savoir :)
merci !! alex
merci !! alex
Projet estival: Strasbourg - Le Mans à vélo English translation pending
Bonsoir,
J'ai le projet de rejoindre Strasbourg, au départ du Mans, cet été, en solo. Je suis en train d'étudier les différentes options pour relier l'est. Mais je me rends compte que voies vertes, pistes cyclables et autres routes "protégées" sont assez rares. Je suis à la recherche d'informations sur les trajets à privilégier, les tronçons à éviter, les hébergements.
Merci d'avance pour tous les conseils, avis et informations.
H.
Visites et activités sur deux jours à Nice? English translation pending
Bonjour à tous ;
notre fille nous a offert pour Noël, 2 nuits d'hôtel à Nice début Juin.
Nous y allons en avion depuis Genève, car nous sommes d'Annecy (35km).
Première chose : louer une voiture ou non?
Ensuite, que faire, que voir, privilégier la ville de Nice même, ou faire une escapade dans l'arrière pays????
Un peu compliqué car en fait cela fait 2 demies journées et une journée complète.
Nous acceptons tous les bons plans 😊
Merci à vous
Châteaux de la Loire: autres endroits proches à visiter? English translation pending
Bonjour!
J'ai l'intention de partir une dizaine de jours en Europe avec six autres personnes. J'aimerais visiter les Châteaux de la Loire, mais je sais bien que je n'en ai pas pour dix jours. Dans ce cas, quel(s) autre(s) endroit assez près pourrais-je visiter? Sachez que nous n'aurons pas de voiture, excepté peut-être pour la visite des Châteaux de la Loire (une personne que nous connaissons et qui a une van le ferait avec nous).
Merci!
J'ai l'intention de partir une dizaine de jours en Europe avec six autres personnes. J'aimerais visiter les Châteaux de la Loire, mais je sais bien que je n'en ai pas pour dix jours. Dans ce cas, quel(s) autre(s) endroit assez près pourrais-je visiter? Sachez que nous n'aurons pas de voiture, excepté peut-être pour la visite des Châteaux de la Loire (une personne que nous connaissons et qui a une van le ferait avec nous).
Merci!
Recherche d'ONG en Amérique du Sud English translation pending
Bonjour,
En octobre 2010 je souhaiterais rejoindre une ONG, en Amérique du Sud (plutôt en Argentine ou au Chili), pour me rendre utile quelques mois dans les domaines social, éducatif, écologie ... Je n'ai pas vraiment d'idée arrêtée, mais je n'ai pas non plus un gros budget!
Est-ce-que quelqu'un aurait des adresses à me conseiller?
Est-ce-que quelqu'un aurait des adresses à me conseiller?
Nordest brésilien avec des enfants English translation pending
Bonjour à tous
Je suis entrain de préparer notre dernier voyage de 4 semaines au Brésil dans le Nord Est. nous avons trois enfants de 13, 11 et 10. On voudrait arriver à Belem ou Sao Luis et descendre jusqu'à Maceio. Je n'arrive pas à savoir s'il faut visiter l'amazonie sachant qu'on aura fait le pantanal en avril? J'ai l'impression en lisant les guides qu' on ne voit pas grand chose et que les enfants se lassent très vite et deviennent vite très fatigants!
Pour le trajet au début on voulait le faire en voiture, mais les prix sont exorbitants de Sao Luis à Maceio 4300 Réais pour 30 jours de location avec l'amende (1 real par km) car on ramène la voiture à un endroit différent. Les billets via Gol sont moins chers que le bus! Donc on arrive à Sao Luis on fait les lençois, on reste 6 jours, ensuite vol pour Fortaleza on reste 8 jours, (jericoara, plus les sites incontournables autour), Ensuite vol pour natal 8 jours, et les plages incontournables, ensuite bus pour Maceio 8 jours et les sites incontournables. Etant donné notre budget limité (car tout est multiplié par 5, famille nombreuse, famille heureuse🤪!), nous ne pouvons pas louer une voiture pour la semaine pour echapper à la grande ville, l'idée est quand arrive à la grande ville, prendre un bus ou taxi pour aller se poser dans un petit village tranquille pas trop touristique donc pas trop cher, avec plage pas trop loin pour les enfants, et de ne louer une voiture que pour les trois derniers jours pour faire les visites ville, intérieur des terres... Est ce que vous connaissez des petits villages sympas pas trop touristiques et si vous avez des adresses familiales pas trop chères aux alentours des villes où on va arriver vous me seriez d'une grande aide?
Merci et au plaisir de vous lire
Acheter de la soie en Thaïlande (Bangkok ou Hua Hin)? English translation pending
Bonjour,
Je pars en Thailande le week-end prochain et on m'a demandé si je pouvais ramener 2-3 peignoirs en soie.
Problême: Je ne sais pas où trouver celà. Auriez vous des adresses à me recommander sur BKK ou HuaHin où je peux trouver des produits de qualité à prix raisonnable ?
Et une dernière question, concernant les tailles. Pour un 38, ca correspond à quoi en Thailande (il me semble que c'est different) ?
Merci à vous et kenavo
Je pars en Thailande le week-end prochain et on m'a demandé si je pouvais ramener 2-3 peignoirs en soie.
Problême: Je ne sais pas où trouver celà. Auriez vous des adresses à me recommander sur BKK ou HuaHin où je peux trouver des produits de qualité à prix raisonnable ?
Et une dernière question, concernant les tailles. Pour un 38, ca correspond à quoi en Thailande (il me semble que c'est different) ?
Merci à vous et kenavo
Tente pour une personne et un vélo? English translation pending
Bonjour,
Je suis à la recherche d'une tente sous laquelle je pourrais mettre mon vélo (+ moi + deux sacoches 25L).
Je ne sais pas si c'est une bonne idée.
En enlevant les roues et en couchant le vélo, il y a peut-être moyen de le glisser dans la tente? L'avez-vous déjà fait? Et avec quelle tente?
Merci pour votre aide.
Guide-Livre sur la Bolivie? English translation pending
Bonjour à toutes et tous ! 😉
Je suis bien ennuyé car je n'arrive pas à trouver un guide pour la bolivie un peu dans le style de la bibliothèque du voyageur de chez Gallimard :
http://www.gallimard-loisirs.fr/GuidesGallimardLoisirs/Control.go?action=gnav&page=/Collections/coll_bibliotheque_voyageur#
Bon, je ne cherche pas un guide du style Le Routard ou le Petit Futé, mais bien un guide plus généraliste, agréablement illustré.
Si quelqu'un a une piste à me donner, à l'avance un grand merci à vous !! 😉
Je suis bien ennuyé car je n'arrive pas à trouver un guide pour la bolivie un peu dans le style de la bibliothèque du voyageur de chez Gallimard :
http://www.gallimard-loisirs.fr/GuidesGallimardLoisirs/Control.go?action=gnav&page=/Collections/coll_bibliotheque_voyageur#
Bon, je ne cherche pas un guide du style Le Routard ou le Petit Futé, mais bien un guide plus généraliste, agréablement illustré.
Si quelqu'un a une piste à me donner, à l'avance un grand merci à vous !! 😉
Itinéraire de cinq semaines au Vietnam dès le 29 septembre English translation pending
Bonjour,
Nous sommes en train de préparer un voyage de 5 semaines, départ le 29 septembre, pour Hanoi, retour le 7 novembre de Ho Chi Minh ville.
Cinq jours à Hanoi, au total, répartis entre les trois étapes qui suivent Huit jours dans le Nord (Sapa et Bac Ha) principalement pour faire de la randonnée pédestre. Deux jours à Mai Chau (randonnée également) Cinq jours entre Cat Ba et la Baie d'Along Deux jours à Hue Deux ou trois jours à Hoi An Un jour à Da Nang (pour aller chercher le train de Nha Trang) Deux jours à la plage (Doc Let probablement) Trois ou quatre jours à Ho Chi Minh ville, avant et après le delta du Mékong Cinq jours dans le delta du Mékong.
Le programme est-il bien équilibré ? Toutes les idées d'ajout (ou de suppression) seront les bienvenues Merci d'avance pour vos suggestions Sophie & Christian
Cinq jours à Hanoi, au total, répartis entre les trois étapes qui suivent Huit jours dans le Nord (Sapa et Bac Ha) principalement pour faire de la randonnée pédestre. Deux jours à Mai Chau (randonnée également) Cinq jours entre Cat Ba et la Baie d'Along Deux jours à Hue Deux ou trois jours à Hoi An Un jour à Da Nang (pour aller chercher le train de Nha Trang) Deux jours à la plage (Doc Let probablement) Trois ou quatre jours à Ho Chi Minh ville, avant et après le delta du Mékong Cinq jours dans le delta du Mékong.
Le programme est-il bien équilibré ? Toutes les idées d'ajout (ou de suppression) seront les bienvenues Merci d'avance pour vos suggestions Sophie & Christian
Traitement anti-paludéen Lariam nécessaire pour l'Inde? English translation pending
Bonjour,
Je pars dans 10 jours en Inde avec agence de voyage. Par contre, mon médecin traitant vient de me prévenir que l'Inde est en alerte paludisme. Logiquement on devrait prendre le traitement anti-paludéen Lariam. Mais au vue de ce que je trouve sur Internet (effets secondaires et tout et tout), je n'ai aucune envie de gâcher le 1er grand voyage de ma vie ! Surtout qu'on ne part que 10 jours en circuit organisé ! J'aimerai avoir vos avis sur ce traitement. Est-il vraiment nécessaire ? Se protéger des moustiques suffit-il ?
Merci d'avance ! 😉
Je pars dans 10 jours en Inde avec agence de voyage. Par contre, mon médecin traitant vient de me prévenir que l'Inde est en alerte paludisme. Logiquement on devrait prendre le traitement anti-paludéen Lariam. Mais au vue de ce que je trouve sur Internet (effets secondaires et tout et tout), je n'ai aucune envie de gâcher le 1er grand voyage de ma vie ! Surtout qu'on ne part que 10 jours en circuit organisé ! J'aimerai avoir vos avis sur ce traitement. Est-il vraiment nécessaire ? Se protéger des moustiques suffit-il ?
Merci d'avance ! 😉
Partir pour la première fois au Japon avec un guide francophone? English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà j'ai donc comme projet de partir pour la première fois au Japon à la date du 17/04/2010 ou du 19/04/2010 .J'ai donc fais quelque recherche sur internet ne parlant pas anglais ni japonnais a mon grand regret je pensais partir en groupe organisé avec un guide francophone pour mon premier voyage.Je suis tomber sur deux sites proposant des circuits aux deux date sitée un peu plus haut. Le premier circuits me reviendrais à 3200 euros pour 8jours et 6 nuits avec possibilité d' extension de 1000 euros pour 3 jours supplémentaires tout compris. Le second circuits lui me reviendrais à 3200 euros la aussi tout compris pour 10 jours et 8 nuits avec la aussi pension complète.
Ma question étant la suivante cela est il cher pour des circuits organisé de 10 jours et est ce que cela vaut la peine de partir en groupe pour son premier voyage ou alors vaut il mieux trouver quelqu'un parlant asser bien l'anglais ou le japonnais pour partir ensemble ?
Merci pour vos réponses 🙂
Sazh
Voilà j'ai donc comme projet de partir pour la première fois au Japon à la date du 17/04/2010 ou du 19/04/2010 .J'ai donc fais quelque recherche sur internet ne parlant pas anglais ni japonnais a mon grand regret je pensais partir en groupe organisé avec un guide francophone pour mon premier voyage.Je suis tomber sur deux sites proposant des circuits aux deux date sitée un peu plus haut. Le premier circuits me reviendrais à 3200 euros pour 8jours et 6 nuits avec possibilité d' extension de 1000 euros pour 3 jours supplémentaires tout compris. Le second circuits lui me reviendrais à 3200 euros la aussi tout compris pour 10 jours et 8 nuits avec la aussi pension complète.
Ma question étant la suivante cela est il cher pour des circuits organisé de 10 jours et est ce que cela vaut la peine de partir en groupe pour son premier voyage ou alors vaut il mieux trouver quelqu'un parlant asser bien l'anglais ou le japonnais pour partir ensemble ?
Merci pour vos réponses 🙂
Sazh
Déroutage d'un A380 vers New York sur Boston après un atterrissage raté? (13 mars 2010) English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai un ami qui a pris l'A380 il y a 10 jours (samedi 13 mars je pense) de Paris New-York. Arrivé au-dessus de l'aéroport, l'appareil a été bien secoué par des turbulences, il a touché par terre et puis remis les gaz pour aller atterrir à Boston. Raison évoquée: trop de vent (80 km/h). Arrivé à Boston, on avertit les passagers que rien n'est prévu pour débarquer les passagers et qu'il va falloir faire preuve de patience. Et que de toute façon, il n'y a plus un hôtel de libre à Boston et qu'aucune liaison en car n'es possible pour l'instant vers NY (payant le lendemain bien entendu). Là-dessus, attente de 3h et panne de clim en sus.
Mon ami un peu excédé demande des explications à une hotesse qui lui rétorque qu'il devrait s'estimer heureux d'être en vie après les problèmes au-dessus de NY.
Je n'arrive pas trouver des news sur ce problème, et sur les recours pour mon ami. on lui a dit 0 recours car conditions climatiques exceptionnelles (vent à 80 km/h ?!?)
Merci par avance poru votre aide.
J'ai un ami qui a pris l'A380 il y a 10 jours (samedi 13 mars je pense) de Paris New-York. Arrivé au-dessus de l'aéroport, l'appareil a été bien secoué par des turbulences, il a touché par terre et puis remis les gaz pour aller atterrir à Boston. Raison évoquée: trop de vent (80 km/h). Arrivé à Boston, on avertit les passagers que rien n'est prévu pour débarquer les passagers et qu'il va falloir faire preuve de patience. Et que de toute façon, il n'y a plus un hôtel de libre à Boston et qu'aucune liaison en car n'es possible pour l'instant vers NY (payant le lendemain bien entendu). Là-dessus, attente de 3h et panne de clim en sus.
Mon ami un peu excédé demande des explications à une hotesse qui lui rétorque qu'il devrait s'estimer heureux d'être en vie après les problèmes au-dessus de NY.
Je n'arrive pas trouver des news sur ce problème, et sur les recours pour mon ami. on lui a dit 0 recours car conditions climatiques exceptionnelles (vent à 80 km/h ?!?)
Merci par avance poru votre aide.
Quels modèles de roues pour un tour du monde à vélo? English translation pending
Bonjour à tous,
tout est dit dans le titre, en sachant que j'entends par "tour du monde", (un terme qui revient souvent dans les discussions d'où son utilisation), un périple de plusieurs mois avec tous les terrains possibles.
Si chacun peut détailler ses roues, quel moyeu, rayons, etc...et une fourchette de prix pour une paire si possible serait cool. Dites nous aussi si elles sont de qualité et votre ressenti.
Merci pour vos expériences.
Francoiis
tout est dit dans le titre, en sachant que j'entends par "tour du monde", (un terme qui revient souvent dans les discussions d'où son utilisation), un périple de plusieurs mois avec tous les terrains possibles.
Si chacun peut détailler ses roues, quel moyeu, rayons, etc...et une fourchette de prix pour une paire si possible serait cool. Dites nous aussi si elles sont de qualité et votre ressenti.
Merci pour vos expériences.
Francoiis
Hôtel Sandos Caracol Beach en juin English translation pending
Bonjour
Nous partons le 25 juin pour l'hôtel Sandos Caracol Beach pour deux semaines. Je n'ai pas lu de mauvais commentaires mais je n'ai rien trouvé de récent, ça date de 2008.
Pour Mimi, je la connais, je suis passée par elle en 2007, elle est super sympathique et les excursions sont très bien.
Si vous avez des commentaires sur cet hôtel ou d'autres infos. Merci Martine
Nous partons le 25 juin pour l'hôtel Sandos Caracol Beach pour deux semaines. Je n'ai pas lu de mauvais commentaires mais je n'ai rien trouvé de récent, ça date de 2008.
Pour Mimi, je la connais, je suis passée par elle en 2007, elle est super sympathique et les excursions sont très bien.
Si vous avez des commentaires sur cet hôtel ou d'autres infos. Merci Martine
Voyager sans gluten en Tunisie? English translation pending
bonjour,
ma conjointe ne peut pas manger de gluten et nous prévoyons voyager en Tunisie. j'aimerais savoir, selon vos expériences si c'est possible soit de faire notre marché en conséquence là-bas ou s'il est mieux d'apporter des profuits d'ici ou si le menu des restaurants est sans danger.
merci
Voyager avec un bébé au Cambodge ainsi qu'au Laos? English translation pending
Ns souhaitons partir mon ami et moi avec notre bébé, qui aura 1 an et demi au mois de janv/février, au Cambodge ainsi qu'au Laos.Comme toute maman, je ne souhaite prendre aucun risque pour mon bébé, je suis donc à la recherche du maximum d'infos que je pourrais trouver🙂, concernant les endroits (peut-etre) à éviter, assurance rapatriement (Bangkok?)à prendre ou pas.Nous ne sommes pas des Grands routards mais nous avons l'habitude de prendre des hotels plutot bas de gamme( budget limité), mais avec un bébé nous voyagerons, c'est sur, différemment .J'avais dans l'idée de louer (pourquoi pas) une maison, est-ce faisable facilement, pour pas trop cher ?
Une pédiatre me conseillait (les gros yeux que l'on a😠 lorsque l'on dit que l'on va voyager en Asie avec son bébé)d'utiliser pour lui, uniquement des petits pots, je trouve l'idée très bonne mais sont-ils faciles à trouver? Je ferais des réserves de quelques jours et ainsi de suite.Voilà, pleins pleins de questions que je me pose, merci d'avance pour les réponses😉
Bon voyage🙂
Quarante-trois jours d’enfer à Bangkok pour trois balles English translation pending
Voici la la mésaventure arrivée a un genevois, pratiquant le tir comme de nombreux suisses, et qui a pu connaitre les joies des geoles thailandaises. Le comble pour un gardien de prison 😉
Retour à Genève après 43 jours d’enfer à Bangkok ARRESTATION: Trois balles qui avaient glissé sous le fond d’un sac de sport ont anéanti les vacances de Philippe.Très éprouvé, ce gardien de prison raconte son calvaire dans les geôles thaïlandaises.
© Geôle thaïlandaise. Philippe a passé plus de deux jours, isolé, dans des conditions suffocantes et insalubres. | DR
ISABEL JAN-HESS | 15.03.2010 | 00:02
C’est une histoire kafkaïenne, digne des meilleurs scénarios de Hollywood, que vient de vivre Philippe en Thaïlande. En vacances pour quelques jours avec une amie, ce gardien de prison de 53 ans a été interpellé à la fin du mois de janvier à l’aéroport de Bangkok (lire nos éditions du 9 février). «Juste avant l’embarquement de retour, le scanner a mis en évidence trois cartouches de fusil d’assaut dans mon sac», explique ce tireur sportif chevronné, qui ignorait la présence de ces munitions.
Sous le double fond
Les balles s’étaient logées sous le double fond cartonné et collé au velcro. «Ils ont mis 25 minutes pour les sortir. Ils ont dû rescanner le sac pour les localiser.» Fatigué, mais soulagé d’avoir retrouvé le sol genevois après 43 jours de détention et d’assignation à résidence, Philippe revient sur ce quiproquo qui l’a plongé en enfer. «J’étais anéanti. Ce sac, je l’avais vidé des dizaines de fois depuis que je ne l’utilisais plus pour le tir», soupire ce baroudeur, qui n’avait jamais vécu pareille mésaventure. «En quelques secondes, mon amie et moi étions encerclés de policiers. Les questions fusaient dans un anglais incompréhensible.» Au poste de l’aéroport, les explications du tireur sportif ne convainquent pas les agents. «Ils s’énervaient et me répondaient que les cartouches provenaient d’armes de guerre.» Après plusieurs heures d’interrogatoire, le couple est emmené dans un autre commissariat, encadré par une cohorte de policiers. «L’un d’eux exhibait les trois balles dans un plastique, comme un trophée.»
64 heures sans rien à manger ni à boire
Passeport confisqué, le Genevois se retrouve dans un cachot avec deux autres prisonniers. Son amie est rapidement blanchie et les autorités lui rendent son passeport et son visa. «Elle est rentrée et m’a beaucoup soutenu depuis Genève.» Le maton genevois passera 64 heures derrière les barreaux de cette geôle insalubre, sans avoir aucune idée du sort qui lui est réservé. «Des heures interminables, sans boire ni manger. Par 40 degrés en compagnie de moustiques voraces. Comme dans un mauvais film.» Puis tout s’enchaîne. Son avocate genevoise, Me Brigitte Besson, lui trouve un avocat pénaliste parlant français et intervient depuis Genève pour réunir les preuves nécessaires à disculper son client. Philippe est conduit dans une résidence. Il est libre de ses mouvements mais ne peut quitter le territoire thaïlandais.
Encore pire que la prison
«C’était encore pire que la prison. Comme je ne savais pas ce qui m’attendait, je devenais parano. J’ai prié et même allumé des bâtons d’encens dans un temple. Je ne parlais à personne de peur d’avoir le moindre problème. Je n’étais plus moi-même. J’avoue avoir eu peur de sombrer dans la folie.» Durant près de six semaines, la vie de Philippe est rythmée par l’espoir et l’incertitude. «Heureusement, il ne savait pas qu’il risquait 2 à 20 ans de prison ferme pour trafic d’armes, précise son avocate. On ne le lui a dit qu’à son retour.» Lors d’une énième convocation au commissariat, un agent brandit le cliché au rayon X de son sac sur lequel apparaissait le chargeur de son appareil photo. «Il me disait: «C’est un détonateur d’explosif.» J’ai eu toutes les peines du monde à justifier sa présence dans mon sac, puisque mon amie était rentrée avec l’appareil.» Lorsque, le 5 mars, on lui annonce qu’il est blanchi et qu’il peut rentrer, le Genevois veut y croire. Mais un dernier rebondissement le conduit au Service de l’immigration, car son visa est échu. Résultat: une nouvelle détention avant d’être finalement escorté à son avion. «Les procédures sont d’un autre temps dans ce pays. J’ai, par exemple, dû rentrer par Paris. Pas question qu’ils me laissent embarquer pour la Suisse.»
Service diplomatique exemplaire
Rentré jeudi, le maton tente de retrouver une vie normale, mais les bruits, les odeurs et les souffrances resteront à jamais gravés en lui. «Rien ne sera comme avant. Et je ne remettrai plus jamais les pieds en Thaïlande. C’est clair.» Sa plus grande joie et ses remerciements vont à ses proches qui l’ont soutenu sans faille depuis le début. «Le premier secrétaire de l’ambassade, Bernhard Bienz, a aussi été formidable. Il ne m’a jamais lâché. Il s’est démené pour moi. Avec le recul, je reste convaincu qu’il y a des choses positives à retirer d’une épreuve pareille. Et cette aventure a probablement aussi consolidé mon couple. On n’a jamais été aussi heureux de se retrouver.»
Aucune enquête en cours à l’aéroport de Genève Philippe avait passé les contrôles de sécurité à Cointrin avec trois cartouches dans son bagage à main. Comment Philippe a-t-il pu passer les contrôles de sécurité des aéroports internationaux de Genève (AIG), d’Abu Dhabi, aux Emirats, et de Bangkok en se rendant à Ko Samui le 13 janvier dernier? Erreur humaine ou défaillance technique? Des questions auxquelles personne n’a encore répondu. Du coté de l’AIG, aucune enquête n’est en cours. «Les seules informations dont nous disposons sont celles, très approximatives, parues dans la presse, explique Bertrand Stämpfli, porte-parole de l’AIG. Aucune instance judiciaire ni policière ne nous a sollicités.» Bertrand Stämpfli rappelle encore que les systèmes de sécurité sont prévus pour déceler la moindre trace d’armes ou d’explosifs. «Et le personnel est spécifiquement formé à ce type de reconnaissance. Mais on sait aussi qu’aucun système n’est infaillible. Pourtant, dans le cas précis, il est étonnant que cette personne ait pu passer entre les mailles de trois aéroports.» Le porte-parole ajoute encore que plus de deux mois après les faits, il serait difficile de remonter la trace du passager. (ijh)
Tribune de Genève, lundi 15 mars
Retour à Genève après 43 jours d’enfer à Bangkok ARRESTATION: Trois balles qui avaient glissé sous le fond d’un sac de sport ont anéanti les vacances de Philippe.Très éprouvé, ce gardien de prison raconte son calvaire dans les geôles thaïlandaises.
© Geôle thaïlandaise. Philippe a passé plus de deux jours, isolé, dans des conditions suffocantes et insalubres. | DRISABEL JAN-HESS | 15.03.2010 | 00:02
C’est une histoire kafkaïenne, digne des meilleurs scénarios de Hollywood, que vient de vivre Philippe en Thaïlande. En vacances pour quelques jours avec une amie, ce gardien de prison de 53 ans a été interpellé à la fin du mois de janvier à l’aéroport de Bangkok (lire nos éditions du 9 février). «Juste avant l’embarquement de retour, le scanner a mis en évidence trois cartouches de fusil d’assaut dans mon sac», explique ce tireur sportif chevronné, qui ignorait la présence de ces munitions.
Sous le double fond
Les balles s’étaient logées sous le double fond cartonné et collé au velcro. «Ils ont mis 25 minutes pour les sortir. Ils ont dû rescanner le sac pour les localiser.» Fatigué, mais soulagé d’avoir retrouvé le sol genevois après 43 jours de détention et d’assignation à résidence, Philippe revient sur ce quiproquo qui l’a plongé en enfer. «J’étais anéanti. Ce sac, je l’avais vidé des dizaines de fois depuis que je ne l’utilisais plus pour le tir», soupire ce baroudeur, qui n’avait jamais vécu pareille mésaventure. «En quelques secondes, mon amie et moi étions encerclés de policiers. Les questions fusaient dans un anglais incompréhensible.» Au poste de l’aéroport, les explications du tireur sportif ne convainquent pas les agents. «Ils s’énervaient et me répondaient que les cartouches provenaient d’armes de guerre.» Après plusieurs heures d’interrogatoire, le couple est emmené dans un autre commissariat, encadré par une cohorte de policiers. «L’un d’eux exhibait les trois balles dans un plastique, comme un trophée.»
64 heures sans rien à manger ni à boire
Passeport confisqué, le Genevois se retrouve dans un cachot avec deux autres prisonniers. Son amie est rapidement blanchie et les autorités lui rendent son passeport et son visa. «Elle est rentrée et m’a beaucoup soutenu depuis Genève.» Le maton genevois passera 64 heures derrière les barreaux de cette geôle insalubre, sans avoir aucune idée du sort qui lui est réservé. «Des heures interminables, sans boire ni manger. Par 40 degrés en compagnie de moustiques voraces. Comme dans un mauvais film.» Puis tout s’enchaîne. Son avocate genevoise, Me Brigitte Besson, lui trouve un avocat pénaliste parlant français et intervient depuis Genève pour réunir les preuves nécessaires à disculper son client. Philippe est conduit dans une résidence. Il est libre de ses mouvements mais ne peut quitter le territoire thaïlandais.
Encore pire que la prison
«C’était encore pire que la prison. Comme je ne savais pas ce qui m’attendait, je devenais parano. J’ai prié et même allumé des bâtons d’encens dans un temple. Je ne parlais à personne de peur d’avoir le moindre problème. Je n’étais plus moi-même. J’avoue avoir eu peur de sombrer dans la folie.» Durant près de six semaines, la vie de Philippe est rythmée par l’espoir et l’incertitude. «Heureusement, il ne savait pas qu’il risquait 2 à 20 ans de prison ferme pour trafic d’armes, précise son avocate. On ne le lui a dit qu’à son retour.» Lors d’une énième convocation au commissariat, un agent brandit le cliché au rayon X de son sac sur lequel apparaissait le chargeur de son appareil photo. «Il me disait: «C’est un détonateur d’explosif.» J’ai eu toutes les peines du monde à justifier sa présence dans mon sac, puisque mon amie était rentrée avec l’appareil.» Lorsque, le 5 mars, on lui annonce qu’il est blanchi et qu’il peut rentrer, le Genevois veut y croire. Mais un dernier rebondissement le conduit au Service de l’immigration, car son visa est échu. Résultat: une nouvelle détention avant d’être finalement escorté à son avion. «Les procédures sont d’un autre temps dans ce pays. J’ai, par exemple, dû rentrer par Paris. Pas question qu’ils me laissent embarquer pour la Suisse.»
Service diplomatique exemplaire
Rentré jeudi, le maton tente de retrouver une vie normale, mais les bruits, les odeurs et les souffrances resteront à jamais gravés en lui. «Rien ne sera comme avant. Et je ne remettrai plus jamais les pieds en Thaïlande. C’est clair.» Sa plus grande joie et ses remerciements vont à ses proches qui l’ont soutenu sans faille depuis le début. «Le premier secrétaire de l’ambassade, Bernhard Bienz, a aussi été formidable. Il ne m’a jamais lâché. Il s’est démené pour moi. Avec le recul, je reste convaincu qu’il y a des choses positives à retirer d’une épreuve pareille. Et cette aventure a probablement aussi consolidé mon couple. On n’a jamais été aussi heureux de se retrouver.»
Aucune enquête en cours à l’aéroport de Genève Philippe avait passé les contrôles de sécurité à Cointrin avec trois cartouches dans son bagage à main. Comment Philippe a-t-il pu passer les contrôles de sécurité des aéroports internationaux de Genève (AIG), d’Abu Dhabi, aux Emirats, et de Bangkok en se rendant à Ko Samui le 13 janvier dernier? Erreur humaine ou défaillance technique? Des questions auxquelles personne n’a encore répondu. Du coté de l’AIG, aucune enquête n’est en cours. «Les seules informations dont nous disposons sont celles, très approximatives, parues dans la presse, explique Bertrand Stämpfli, porte-parole de l’AIG. Aucune instance judiciaire ni policière ne nous a sollicités.» Bertrand Stämpfli rappelle encore que les systèmes de sécurité sont prévus pour déceler la moindre trace d’armes ou d’explosifs. «Et le personnel est spécifiquement formé à ce type de reconnaissance. Mais on sait aussi qu’aucun système n’est infaillible. Pourtant, dans le cas précis, il est étonnant que cette personne ait pu passer entre les mailles de trois aéroports.» Le porte-parole ajoute encore que plus de deux mois après les faits, il serait difficile de remonter la trace du passager. (ijh)
Tribune de Genève, lundi 15 mars
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie) English translation pending
(Première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D3185490/ )
LA VERSION AVEC PHOTOS ET UN TEXTE PLUS COMPLET (notamment en ce qui concerne les geysers de Yellowstone) SE TROUVE ICI : http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ (Boucle Salt Lake City - Salt Lake City via Yellowstone)
Yellowstone ayant démesurément grossi – de cinq pages prévues initialement, il y en a désormais onze (trois pour le seul sud-ouest du parc) –, ce carnet comprendra donc un « décrochage »: « Yellowstone en long, en large et en travers » : http://voyageforum.com/v.f?post=3360708;#3360708

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Deuxième partie
Black Canyon of the Gunnison, Colorado National Monument Dinosaur National Monument, Island Park Overlook, McKee Springs Dinosaur NM, Sound of Silence et Desert Voices, Jones Hole Trail Dinosaur NM, Yampa Bench Road, Gates of Lodore Des Gates of Lodore à Flaming Gorge Grand Teton, Jackson Hole, Yellowstone Antelope Island
Mardi 26 mai
En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor, et en route pour le Black Canyon of the Gunnison, par la Rive Sud puisque la Rive nord, en fait une piste, est encore fermée à cause de la neige et qu’aucun pont ne les relie. Du Gunnison Point – au Visitor Center –, on a une vue en enfilade vertigineuse et saisissante d’une bonne partie de ce canyon sombre comme la nuit et d’une beauté rude, dont les roches les plus anciennes datent de… deux milliards d’années ! La faille qui court sur 25 kilomètres à l’intérieur du parc est extrêmement étroite, ne laissant que peu de soleil pénétrer dans les profondeurs si inhospitalières qu’aucun Indien (ici les Utes) ne s’y est jamais installé.
Comme le temps est couvert, et que la pluie n’est pas loin, encore à l’abri des gros nuages noirs qui nous arrivent dessus à toute allure, nous continuons sur Pulpit Rock, puis Cross Fissures. La vue est constamment superbe. A Rock Point, où l’on arrive par un chemin de sable bordé d’immenses lupins d’un bleu intense, le temps se gâte définitivement. A partir de là et jusqu’à High Point ce sera une course constante entre deux averses de grêle. Guetter un rayon de soleil, courir sur le sentier qui nous mène au point de vue, se prendre une douche glacée en retournant à la voiture, écouter tambouriner la pluie sur le toit et repartir au point de vue suivant. Devils lookout. Là je perds l’obturateur du Canon en courant sous la pluie torrentielle et en sautant pour éviter les flaques d’eau sur le sentier inondé. Je ne m’en rends compte qu’une fois à la voiture et il me faut faire le chemin inverse pour essayer de le retrouver… au pied d’un buisson. Chasm View. Nous restons ensuite bloqués à Painted Wall, immense falaise à pic parcourue de veines d’or qui plonge dans le torrent gris acier 700 mètres plus bas, à attendre que neige fondue, grêle et éclairs cessent de nous mitrailler. Puis Cedar Point, Dragon Point, Sunset View et High Point. Nous faisons le retour d’une traite, avec une visibilité réduite à quelques mètres. Ce canyon, si noir quand les autres sont si rouges, si différent, magnifique, restera un de nos meilleurs souvenirs malgré le temps détestable.
De nouveau quelques courses à Montrose, un plein d’essence au Wal mart et en route pour Colorado National Monument au soleil déclinant. Au loin le ciel est de plomb mais pour une fois nous échappons aux orages. Le parc, qui domine l’immense plaine de Grand Junction où coule le Colorado, fermée au nord par des montagnes striées verticalement, est assez décevant car pas assez sauvage à mon goût. La route suit plus ou moins la corniche, avec de belles colonnes de ocre-rouge et de petits tunnels qui transpercent la montagne de grès, jusqu’au Visitor Center et le camping voisin. Il y a un monde fou, des colonies de vacances, et nous ne trouvons qu’une place très moyenne au bord de la route. A peine sortis de la voiture nous sommes assaillis par des nuées de coléoptères… Mauvaise nuit.
Mercredi 27 mai
Départ à 8 h 30 pour Vernal et le Best Western Antlers à des années-lumière de l’horrible Days Inn de l’année précédente ! Nous posons nos affaires et partons pour les pétroglyphes de McKee Spring. Tout est assez mal indiqué, nous nous fions au Photographing the Southwest (de Vernal, il faut prendre Main Street, Vernal Road, la 500 North puis intersection à droite direction Buckskin Hills ; au ranch à droite. Pour la Jones Hole Road idem, mais ne pas tourner à droite). Au moment d’arriver, la pluie se met à tomber, c’est bien notre chance ! La piste étant impassable lorsqu’elle est mouillée, nous courons jusqu’au sommet et redescendons aussi vite pour aller mettre le 4 x 4 à la limite de l’averse, en attendant que le temps s’améliore, puis faisons demi-tour pour rejoindre Island Park overlook. Là nous sommes attendus de pied ferme par des nuées de moustiques affamés. Malgré le soleil qui perce les nuages j’enfile le K-way, mets la capuche, les lunettes de soleil et les mains dans mes poches… A Ruple Banch c’est encore pire, on dirait qu’ils sont dix fois plus gros, cousins des maringouins québécois, à s’agiter tout autour du pare-brise et des portières, prêts à l’attaque. Je sors une seconde faire une photo à toute allure puis me précipite à l’intérieur pour quitter ce coin infernal.
Retour au McKee Spring sous le soleil. Tout compte fait nous préférions la pluie car là aussi les moustiques ont fait leur apparition, c’en est infesté et comme ils m’adorent, je suis piquée de tous les côtés. Nous n’avions jamais vu ça dans nos voyages aux Etats-Unis, et c’est la mort dans l’âme que nous décidons d’annuler le camping le lendemain à Echo Park, car là-bas ce serait un enfer. Nous réservons donc une deuxième nuit au Best Western Antlers. Adieu les économies !
Jeudi 28 mai
Ce matin, ciel tout bleu, enfin… Au programme Sound of Silence et Desert Voices. Nous prenons l’unique brochure bien fatiguée dans la boîte en métal du Trailhead et la redéposerons au retour. Sound of Silence, bordé par endroits d’une infinité de Scarlet Globe Mallow (Sphaeralcea munroana) orange vif, est toujours aussi beau et contrairement à l’an dernier nous en profitons pleinement, étant chargés tous deux d’un gallon d’eau. Il fait déjà très chaud… A Desert Voices ce sont les fragiles Mariposa Lily pourpre (Calochortus macrocarpus) qui bordent le sentier. On en a plus qu’assez des moustiques et nous décidons, une fois au parking, de repasser par le motel prendre l’anti-moustiques que nous avons oublié sur le lit, avant d’aller au bout de la Jones Hole Road faire une partie du trail et de tester l’Off en prévision du camping du lendemain aux Gates of Lodore.
Route d’altitude, très belle et variée. Immenses pâturages de centaines de milliers d’hectares certainement, veloutés de vert bronze et vert amande. La fin de la route plonge jusqu’à l’entrée du Creek et des bassins d’élevage de truites, surplombés de falaises aussi hautes et impressionnantes qu’à Zion. Un panneau annonce que John W. Powell et sa troupe s’arrêtèrent là et firent un repas de truites… sauvages. Ici, peu de moustiques, mais des milliers de grosses cigales qui frottent leurs ailes finement striées d’orange dans un crépitement ressemblant un peu à une averse de grêle sur un toit de tôle, et qui dévorent aussi goulûment que des criquets la moindre feuille tendre à leur portée. Il y en a partout, certaines se prennent dans nos cheveux, et on se demande ce qu’il restera dans quelques jours… des branches dénudées, des arbres nus comme en plein hiver alors que le printemps commence tout juste… A deux miles du début du sentier, à Ely Creek, le bas de la falaise est orné de beaux pétroglyphes ocre-rouge, en partie dissimulés par la végétation. Nous continuons un certain temps sur le sentier mais il commence à se faire tard et nous nous promettons de revenir une autre année. Retour sur Vernal dans la lumière douce du soleil couchant.
Vendredi 29 mai
Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles de cervidés qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles d'antilopes, qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… mais tout à fait étonnants. Seule Antilope du continent américain, vingt millions d'années plus tard et de nombreuses mutations, elle est encore là, après avoir risqué l'extinction totale. Les pronghorns sont à la fois ruminants et cueilleurs, ce qui leur permet de survivre l'hiver lorsque la couche de neige est trop épaisse. C'est également l'animal le plus rapide du continent, avec des pointes à plus de 86 kilomètres à l'heure! A cette vitesse leurs bonds peuvent atteindre 6 mètres! Le mâle court le museau (à l'extrémité noire, contrairement à la femelle) pointé vers le sol et les femelles le museau droit devant elles... Autre particularité: il peut « ouvrir » et « fermer » ses poils à volonté, en été pour se rafraîchir, en hiver pour se réchauffer. La tâche blanche de la croupe sert d'avertisseur de danger: poils collés au corps quand tout est calme, hérissée en tous sens quand ça va mal... A ce moment-là, et dans la fuite, c'est un phare pour ceux qui suivent...
Il a plu récemment sur la piste d’Echo Park mais elle reste assez bonne et nous rejoignons sans problème l’embranchement de la Yampa Bench Road, longue de quarante miles (soixante-cinq kilomètres) qui ressort sur la 40. Nous ne sommes pas vraiment tranquilles car le soleil brûlant est constamment obscurci de gros nuages porteurs de pluie qui finissent par crever au-dessus de la piste, à quelques kilomètres devant nous. De gros rideaux gris relient le ciel et la terre, ce qui n’augure rien de bon pour la suite, car si nous sommes coincés ici ça s’annoncera très mal, puisque nous comptons remonter sur les Gates of Lodore et le Wyoming… En attendant nous guettons les points de vue paraît-il magnifiques sans les voir, sauf vaguement, une ou deux fois, à l’aplomb de la piste. Où sont passés Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook ? Finalement nous trouvons qu’Echo Park est bien plus belle et nous nous demandons si la Yampa Bench vaut bien le risque d’être coincés par la pluie à un moment ou un autre de ses soixante-cinq kilomètres.
Nous traversons un paysage tout de gris-argent et de vert, squelettes d’arbres ayant roussi quelques années plus tôt, avant de rattraper la pluie à la sortie du parc. Le TrailBlazer rechigne, fait mine de patiner par endroits, la bentonite se transforme peu à peu en savonnette et j’accélère pour retrouver une piste sèche, au-delà de l’averse. Ouf, nous sortons de ce guêpier et filons sur la 40 pour rejoindre à Maybell l’unique pompe à essence du coin avant Dutch john, à deux cents kilomètres de là. En fait de petite ville ce n’est pas même un village : un restaurant, une pompe à essence, un General store… Il y a aussi paraît-il une école, en fait le minimum pour tous les ranchers isolés de cette région perdue aux confins nord-ouest du colorado. Nous faisons le plein, et en route pour les très isolées Gates of Lodore ! C’est justement cet isolement qui nous a attirés, le fait que personne n’aille par là, un peu comme lorsque en plein hiver, au Québec, nous remontons sur Sept-Iles et au-delà alors que passé Tadoussac il n’y a plus une moufette sur la route.
La 318 West est une route étroite, complètement déserte et isolée. Nous arrivons très vite à l’embranchement de Deerlodge mais ne faisons pas le détour pour voir à quoi ça ressemble. Ensuite il n’y a plus rien avant 50 miles, que de gros nuages sombres sur la gauche qui laissent traîner leur chevelure sur les crêtes, un ranch ici ou là, voire un cavalier solitaire chevauchant au galop, au pied des colline, en contrebas. A un moment nous avons la surprise de voir un panneau indiquant de l’essence. Curieux, nous prenons la piste sur la droite, et arrivons au bout d’un mile à une pompe antédiluvienne où le prix n’est même pas affiché, jouxtant une aire pour camping-cars pour le moins étrange à cet endroit… La piste de seize miles pour Gates of Lodore est excellente et nous la faisons en un rien de temps. Les emplacements du camping totalement vide s’étirent le long d’une allée qui borde la Green River. Pas extraordinaire. Sur la gauche, le long d’un pré, de gros peupliers de Virginie boulottés comme sur le Jones Hole Trail, par les cigales ; sur la droite des bosquets au-dessus de la rivière et des fourmilières un peu partout. Nous nous installons tout au bout à droite sur le dernier emplacement, le n° 11, pour être tranquilles au cas où quelqu’un arriverait, puis grimpons par le Nature Trail au-dessus de la Green River. Il est court, très court, deux miles aller retour – et bordé de nombreuses fleurs, notamment de touffes jaune d’or de Yellow Buckwheat (Erigonium flavum) et de Claret Cup Cactus rouge sang. Du coup nous poursuivons un peu au-delà, dans le chaos de roches au pied de la falaise pourpre, pour inspecter une grotte . La visite sera vite faite, comme le demi-tour, à la vue d’une énorme crotte d’ours fraîche… En discutant le lendemain matin avec le très sympathique ranger indien, il nous confirmera que les lieux sont fréquentés par un couple d’ours noirs qui a réchappé aux chasseurs et que l’énorme crotte appartient très certainement à l’un d’eux. En approchant du camping, encore sur les hauteurs, nous entendons des cris et des rires et à un détour du sentier nous voyons soudain une dizaine de personnes et trois 4 x 4 installés exactement en face de nous, à trois mètres de notre emplacement, en train de sortir un matériel pour soutenir un siège ! Nous sommes sidérés car tous les autres emplacements sont vides et là nous sommes vraiment les uns sur les autres… Ils vont mettre des zodiacs à l’eau, probablement les parties dont parle Laurent Martrès dans le Photographing the Southwest. Ils sont tout sauf discrets et ne peuvent être plus près… Nous déménageons illico à une cinquantaine de mètres., sur l’emplacement n° 4, du côté des peupliers, en espérant que les cigales ne vont pas pleuvoir sur nos têtes. Chose étonnante, ici il n’y a encore aucun moustique, on est trop haut et ils ne sont pas encore arrivés, dixit le ranger ». Les Gates of Lodore sont à la fois près et trop loin…
Samedi 30 mai
Le soleil se lève à peine et colore de rose les collines au-dessus de la rivière tandis que les hautes falaises des Portes de Lodore, entre lesquelles glisse la Green River, restent plongées dans une ombre pourpre. Le silence ici est total, on entend juste chanter des oiseaux, tout près. Ça sent le bout du monde, la rivière coule paresseusement, aussi verte que son nom l’indique, un vert opaque assez proche de celui du Colorado. Petit à petit, les campeurs se réveillent, déjeunent, plie les tentes et rejoignent les zodiacs. Ils mettront plusieurs heures à décoller de la berge, et on finit par se demander s’ils ont très envie de passer trois jours à descendre les rapides de classe trois qui les attendent. Nous les guettons au bout du Nature Trail, sur le rocher qui surplombe la grande boucle avant les Portes. Ils sont descendus depuis le camping en se laissant dériver au fil du courant qui les porte doucement vers l’aval, ils rient et crient, et en tout cas économisent leurs forces. Un des zodiacs s’est déporté dans la boucle et avance encore plus lentement. Puis peu à peu ils disparaissent derrière la boucle suivante et le silence retombe. Nous plions bagage et nous arrêtons à la petite maison du ranger. Deux oiseaux magnifiques, tout près dans le sable, vont et viennent en tous sens, très agités, lançant sans arrêt un cri strident. Ce sont des Killdeers, ou pluviers kildirs (Charadrius vociferus), fréquentant habituellement les rivages . Voici encore un oiseau qui a une particularité étonnante : « En cas d’attaque réelle, l’un ou l’autre parent utilisera un moyen de défense différent. Si le fait de lancer des appels bruyants et de voler autour de l’ennemi ne suffit pas à l’éloigner, l’adulte fait alors une parade de distraction au cours de laquelle il feint d’avoir une aile cassée ou d’être blessé. L’oiseau se blottit sur le sol en laissant pendre une aile comme si elle était brisée. Il sautille d’une façon pitoyable en lançant son kill-dî-î sur un ton de souffrance extrême. L’intrus se dirige alors vers l’oiseau prétendument blessé ou réduit à l’impuissance, qui parvient toujours à s’éloigner, entraînant l’ennemi de plus en plus loin du nid et des petits. Lorsque ces derniers semblent hors de danger, l’adulte se remet miraculeusement et s’envole. Durant tout ce temps, les oisillons restent immobiles ou s’éparpillent dans toutes les directions. D’une façon ou d’une autre, ils sont par la suite presque introuvables. » Le ranger indien, si lucky comme il le dit de vivre ici isolé de tout, connaît parfaitement les environs et notamment tous les pétroglyphes. Il nous indique ceux d’Irish Canyon, sur une piste très « rough » et avec le conseil de faire demi-tour immédiatement s’il pleut pour ne pas être stuck in a muddy, autrement dit embourbés. Nous resterions bien ici, dans cet endroit si calme et si reposant, loin de tout, à regarder couler la Green River et à discuter avec lui, mais il est temps de partir pour d’autres horizons pas si éloignés d’ailleurs.
A l’entrée d’Irish Canyon, tout aussi désert que la piste des Gates of Lodore, beaux pétroglyphes à droite et à gauche de la route. Ensuite nous ratons l’embranchement et partons beaucoup trop loin. Nous revenons sur nos pas, guettant du coin de l’œil les gros nuages cotonneux amassés justement là où il ne faut pas, à savoir sur la piste… fermée au bout d’un moment par une barrière métallique gardée par deux énormes taureaux qui ruminent tranquillement, couchés sur le sol poussiéreux. Nous descendons, inspectons la barrière, l’un d’eux se lève aussitôt et nous regarde d’un œil torve… Je nous vois mal passer la barrière, la refermer avec les taureaux à nos côtés et partir tranquillement droit devant dans l’orage qui gronde.
Retour donc sur la route 318, toujours aussi déserte et qui se prolonge soudain en piste en repassant dans l’Utah ! On ne s’y attendait absolument pas . Il y a des travaux au tout début mais on est samedi et les engins sont arrêtés, elle semble fermée, ce qui serait catastrophique car ça signifierait refaire tout le chemin en sens inverse jusqu’à Vernal pour rejoindre Flaming Gorge ! Nous tentons de passer, on ne sait jamais, ne serait-ce que pour voir ce qu’il y a plus loin, et plus loin, justement, il n’y a rien, on continue, on continue… et soudain les travaux sont derrière nous. On est toujours au bout du monde, la piste est vraiment très belle, griffant les sommets, de plus en plus haut. Des étendues de velours à droite et à gauche, mêlées par endroits de longs sillons de roche rouge. Puis soudain c’est terminé, on retombe sur la 191 Sud et presque tout de suite on a une vue sur Flaming Gorge.
Arrêt au Visitor Center de Red Canyon, avec sa grande baie vitrée qui offre un vue en enfilade au-dessus du canyon, son puma empaillé aux yeux magnifiques, tous ses trésors… Nous comparons les mérites respectifs de Red Canyon, totalement désert, et de Canyon Rim. Le second a des places exceptionnelles… si nous sommes seuls, mais le risque que quelqu’un s’installe juste à côté de nous sur le minuscule parking n’est pas mineur. Comme nous dormons dans le 4 x 4, ce ne serait pas des plus agréables. Le premier est aussi très bien mais nous sommes étonnés qu’il n’y ait personne ; Philippe nous dira qu’il est désormais interdit d’y dormir, seul le pique-nique de jour est autorisé… Finalement nous choisissons Canyon Rim, l’emplacement n° 10, et nous faisons bien car personne ne viendra se coller à nous ; nous aurons à quelques pas, seuls de tout le camping, une vue plongeante sur les falaises pourpre et les eaux bleu sombre de la Green River, avec en prime un coucher de soleil mêlé de pluies et un arc-en-ciel somptueux ! La température est plus que fraîche… Nous faisons un feu pour nous réchauffer et nous mangeons une soupe de clams (clam chowder) bien chaude sous l’œil attentif d’un merle d’Amérique. Au moment d’installer le 4 x 4 pour la nuit il se remet à pleuvoir et nous sommes obligés de tout faire de l’intérieur, c’est-à-dire de passer les bagages et tout notre bardas sur les sièges avant, baisser les sièges arrière, etc. Mais ensuite qu'il est agréable d'écouter la pluie tambouriner sur le toit, bien au chaud dans nos épais duvets...
Dimanche 31 mai
La nuit a été moyenne. Nous retournons au Visitor Center à l’ouverture, ou deux rangers, un homme et une femme, attendent le client en compagnie du puma. Cet endroit de Flaming Gorge a l’air encore très peu fréquenté, l’hiver n’est pas très loin derrière nous et c’est très bien comme ça. Ils sont donc entièrement disponibles pour nous indiquer routes et pistes sympa qui nous réjouissent d’avance. Notre enthousiasme est pourtant soudain douché quand dans la conversation la ranger nous annonce qu’il y a sept heures de route de là à Jackson Hole. Très étonnés, nous lui faisons répéter le temps estimé, elle confirme, si si, ça tourne beaucoup, ce n’est pas comme l’autoroute, etc. Bon, Brown Lake ne sera pas pour cette fois-ci, le reste non plus, mais nous nous promettons de revenir, au moins deux jours.
La 191 North jusqu’à Rock Springs est une route d’altitude, sauvage et très belle, qui traverse de hauts plateaux sur lesquels broutent des troupeaux de pronghorns et des chevaux aux longues crinières noires. Neige sur les sommets. Plus loin, de fines silhouettes de fer forgé plantées sur une potence indiquent que l’Oregon Trail, piste qu’empruntèrent les pionniers pour traverser les territoires indiens, coupe la route à cet endroit. Nous en verrons plusieurs, à chaque fois différentes des précédentes, se détacher sur le ciel changeant. A l'horizon des étendues herbeuses qui bordent la route, à la limite de la neige, broutent des troupeaux de pronghorns. Et toujours les si jolies silhouettes de fer forgé que je ne peux m'empêcher de photographier. Nous approchons de Grand Teton, la neige est désormais partout présente sur les hauteurs, l'air est plus vif et le ciel se couvre par moments de façon inquiétante.
Plus nous nous rapprochons de Jackson, plus le temps se gâte, et finalement nous entrons dans la petite ville sous une pluie torrentielle. Nous traversons la pelouse verdoyante plantée d’arbres en fleur du Burtrail Lodge et nous engouffrons dans la chambre tout en bois de cèdre. Très bien mais sonore, comme toutes les cloisons de ce type. Un couple scrute à la jumelle les pentes gris acier qui surplombent le motel. Je les imite mais ne vois vraiment pas ce qui les intéresse, peut-être cherchent-ils simplement à repérer un animal… Nous partons faire quelques courses à Albertson et au magasin bio. Là encore, la ville a changé en presque dix ans.
Lundi 1er juin
A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira de soixante-dix kilomètres de diamètre qui ne demande qu’à exploser: elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake. De Upper à Lower Geyser Basin...
Mardi 2 juin
La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin, où les rives de la Firehole River sont tapissées de Yellow Monkey Flowers. Les dépôts minéraux y sont magnifiques, et ils laissaient pourtant de marbre ceux qui passaient à côté.
Mercredi 3 juin
C'est à Upper Geyser Basin qu'est située la plus grande concentration de geysers au monde...
Mercredi 3 juin (suite)
Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, un des plus petits bassins de geysers du parc, caldeira dans la caldeira, baie plus récente et beaucoup plus profonde que le lac Yellowstone qu'elle borde, résultant d’une explosion qui ne date que de 125 000 ans (certains disent 160 000). Ici, l'eau est partout, froide ou brûlante, liquide ou vaporeuse, dans le ciel et sur nos têtes, sous nos pieds, à l'horizon de plomb... Son activité géothermique décroît cependant depuis le milieu des années 1970; il en résulte une baisse de la température de l'eau et par là même le développement d'algues et de cyanobactéries – les plus anciens des êtres vivants..., déjà présents sur Terre il y a 3,8 milliards d'années!
Mercredi 3 juin (suite)
Belle vue en enfilade sur les Lower Falls dans le « Grand Canyon ». Les nuages laissent filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Ici, on comprend pourquoi le parc s'appelle Yellowstone...
Jeudi 4 juin (suite)
C'est ici, à Norris Geyser Basin, que se trouvent les eaux les plus acides de Yellowstone. Vermillion Spring.
Jeudi 4 juin (suite)
A Porcelain Basin, sans doute le lieu le plus actif du parc, il y a des dizaines de petits geysers, sources, piscines qui n'ont pas de noms autres qu'un numéro. De plus, ça bouge sans arrêt, les uns meurent, les autres naissent... Au premier plan, Colloidal Pool.
Vendredi 5 juin
Lamar Valley. Il y a beaucoup de monde sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi Bighorn Sheep (celui-ci je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...).
Samedi 6 juin
Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Lower Terraces. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu’entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…). Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite), mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire. Ici, comme ailleurs dans le parc, les couleurs sont données par les thermophiles, mais on pense désormais que la croissance fulgurante du travertin serait due à la présence de ces micro-organismes dans l'eau.
Samedi 6 juin (suite)
UpperTerraces. La route sinue dans les bois, dans lesquels sont cachées des formations qui ne ressemblent en rien aux terrasses du bas. Par exemple Orange Spring Mound, t° 157 °F (70 °C): son nom vient du fait que la source étant moins chaude que les autres à Mammoth, elle permet aux cyanobactéries orange de se développer.
Gibbon Geyser Basin. Artist Paint Pots. Le chemin longe de petites mares de boue glougloutantes crémeuses à souhait. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes, notamment celle-ci, la plus belle!
Après avoir bientraîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake. West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage. Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !
Dimanche 7 juin
Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco… Nous nous sommes rendu compte d’une chose : les Américains ne courent jamais sous la pluie. Qu’ils soient en short, T-shirt et tongs, ils conservent sous les déluges glacés la même allure relax… Salt Lake City est encore une ville qui s’étiiiiiiire à n’en plus finir, du nord au sud. Nous la visiterons une autre fois. Aujourd’hui le temps nous manque car nous comptons aller à Antelope Island – la plus grande des dix îles que compte le Great Salt Lake – puis rendre le TrailBlazer à l’aéroport à 19 heures. Nous prenons la sortir 332 puis la longue ligne droite reliant l’île à la terre. Entrée 9 $, le pass n’est pas accepté. Les eaux lisses du Great Salt Lake sont colonisées par des centaines de canards noirs et de mouettes. Nous nous arrêtons pour pique-niquer à Bridger Bay, mais à peine sortis de la voiture, une nuée de moucherons nous assaillent. Les milliers d'oiseaux qui arpentent l'île ou la survolent en sont sans doute responsables. La table est d'ailleurs décorée de guano du plus effet mais pas des plus appétissants. Si l'on ajoute le vent qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, l'unique aire de pique-nique de l'île laisse à désirer. tout en mangeant mon sandwich, je m'approche de la rive et aperçois une de ces drôles de boule qu'on appelle des Tumbleweeds (« herbe qui tourne »).
Très belle île sauvage et désertique dans les tons pastel de rose, de brun et d’orange. De l’extrémité de Bull Point, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! De l’extrémité de Bull Point, où nous observons quelques-uns des six cents bisons qui peuplent l'île, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! Il faut dire que ça fait bien une heure que nous n'avons pas vu une goutte d'eau tomber du ciel... Nous apercevons un mule deer (un cerf mulet, ceux qui ont de grandes oreilles) au milieu des genêts et des tamaris, mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, il a déjà disparu dans la végétation. Un rayon de soleil se pose sur l'eau juste en face de nous.
Il est temps maintenant de quitter Antelope où nous ne regrettons vraiment pas d'être venus. Sur la route de l’aéroport, les ennuis commencent : un voyant s’allume au tableau de bord indiquant que nous avons un problème de pneu. Il ne manquait plus que ça ! Soit nous avons crevé, soit, comme sur la Laguna, c’est une baisse de pression, mais nous ne pouvons nous arrêter. Comble de malchance, nous devons rendre le réservoir vide, donc nous avons calculé assez juste, mais il y a d’énormes embouteillages qui nous font rouler au pas alors que nous sommes, bien qu’à Salt Lake, à une quarantaine de kilomètres. Nous finissons par trouver une voie de dégagement et vérifions le pneu qui n’a pas l’air plus dégonflé que les autres. Ouf ! Nous arrivons enfin à La Quinta Inn, toujours très très bien. 64$ taxes comprises. Nous partons rendre le 4 x 4 à l’aéroport distant de trois miles puis passons un coup de fil pour que la navette de l’hôtel vienne nous chercher.
Lundi 8 juin
Réveil à 5 h 30. Dans la grande salle du petit déjeuner, quelques personnes sont déjà attablées. Je mange une gaufre, l’estomac un peu serré à l’idée de repartir – et aussi de prendre l’avion. 6 heures, la navette est là, nous nous serrons à l’intérieur, fin du voyage…
LA VERSION AVEC PHOTOS ET UN TEXTE PLUS COMPLET (notamment en ce qui concerne les geysers de Yellowstone) SE TROUVE ICI : http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ (Boucle Salt Lake City - Salt Lake City via Yellowstone)
Yellowstone ayant démesurément grossi – de cinq pages prévues initialement, il y en a désormais onze (trois pour le seul sud-ouest du parc) –, ce carnet comprendra donc un « décrochage »: « Yellowstone en long, en large et en travers » : http://voyageforum.com/v.f?post=3360708;#3360708

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Deuxième partie
Black Canyon of the Gunnison, Colorado National Monument Dinosaur National Monument, Island Park Overlook, McKee Springs Dinosaur NM, Sound of Silence et Desert Voices, Jones Hole Trail Dinosaur NM, Yampa Bench Road, Gates of Lodore Des Gates of Lodore à Flaming Gorge Grand Teton, Jackson Hole, Yellowstone Antelope Island
Mardi 26 mai
En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor, et en route pour le Black Canyon of the Gunnison, par la Rive Sud puisque la Rive nord, en fait une piste, est encore fermée à cause de la neige et qu’aucun pont ne les relie. Du Gunnison Point – au Visitor Center –, on a une vue en enfilade vertigineuse et saisissante d’une bonne partie de ce canyon sombre comme la nuit et d’une beauté rude, dont les roches les plus anciennes datent de… deux milliards d’années ! La faille qui court sur 25 kilomètres à l’intérieur du parc est extrêmement étroite, ne laissant que peu de soleil pénétrer dans les profondeurs si inhospitalières qu’aucun Indien (ici les Utes) ne s’y est jamais installé.
Comme le temps est couvert, et que la pluie n’est pas loin, encore à l’abri des gros nuages noirs qui nous arrivent dessus à toute allure, nous continuons sur Pulpit Rock, puis Cross Fissures. La vue est constamment superbe. A Rock Point, où l’on arrive par un chemin de sable bordé d’immenses lupins d’un bleu intense, le temps se gâte définitivement. A partir de là et jusqu’à High Point ce sera une course constante entre deux averses de grêle. Guetter un rayon de soleil, courir sur le sentier qui nous mène au point de vue, se prendre une douche glacée en retournant à la voiture, écouter tambouriner la pluie sur le toit et repartir au point de vue suivant. Devils lookout. Là je perds l’obturateur du Canon en courant sous la pluie torrentielle et en sautant pour éviter les flaques d’eau sur le sentier inondé. Je ne m’en rends compte qu’une fois à la voiture et il me faut faire le chemin inverse pour essayer de le retrouver… au pied d’un buisson. Chasm View. Nous restons ensuite bloqués à Painted Wall, immense falaise à pic parcourue de veines d’or qui plonge dans le torrent gris acier 700 mètres plus bas, à attendre que neige fondue, grêle et éclairs cessent de nous mitrailler. Puis Cedar Point, Dragon Point, Sunset View et High Point. Nous faisons le retour d’une traite, avec une visibilité réduite à quelques mètres. Ce canyon, si noir quand les autres sont si rouges, si différent, magnifique, restera un de nos meilleurs souvenirs malgré le temps détestable.
De nouveau quelques courses à Montrose, un plein d’essence au Wal mart et en route pour Colorado National Monument au soleil déclinant. Au loin le ciel est de plomb mais pour une fois nous échappons aux orages. Le parc, qui domine l’immense plaine de Grand Junction où coule le Colorado, fermée au nord par des montagnes striées verticalement, est assez décevant car pas assez sauvage à mon goût. La route suit plus ou moins la corniche, avec de belles colonnes de ocre-rouge et de petits tunnels qui transpercent la montagne de grès, jusqu’au Visitor Center et le camping voisin. Il y a un monde fou, des colonies de vacances, et nous ne trouvons qu’une place très moyenne au bord de la route. A peine sortis de la voiture nous sommes assaillis par des nuées de coléoptères… Mauvaise nuit.
Mercredi 27 mai
Départ à 8 h 30 pour Vernal et le Best Western Antlers à des années-lumière de l’horrible Days Inn de l’année précédente ! Nous posons nos affaires et partons pour les pétroglyphes de McKee Spring. Tout est assez mal indiqué, nous nous fions au Photographing the Southwest (de Vernal, il faut prendre Main Street, Vernal Road, la 500 North puis intersection à droite direction Buckskin Hills ; au ranch à droite. Pour la Jones Hole Road idem, mais ne pas tourner à droite). Au moment d’arriver, la pluie se met à tomber, c’est bien notre chance ! La piste étant impassable lorsqu’elle est mouillée, nous courons jusqu’au sommet et redescendons aussi vite pour aller mettre le 4 x 4 à la limite de l’averse, en attendant que le temps s’améliore, puis faisons demi-tour pour rejoindre Island Park overlook. Là nous sommes attendus de pied ferme par des nuées de moustiques affamés. Malgré le soleil qui perce les nuages j’enfile le K-way, mets la capuche, les lunettes de soleil et les mains dans mes poches… A Ruple Banch c’est encore pire, on dirait qu’ils sont dix fois plus gros, cousins des maringouins québécois, à s’agiter tout autour du pare-brise et des portières, prêts à l’attaque. Je sors une seconde faire une photo à toute allure puis me précipite à l’intérieur pour quitter ce coin infernal.
Retour au McKee Spring sous le soleil. Tout compte fait nous préférions la pluie car là aussi les moustiques ont fait leur apparition, c’en est infesté et comme ils m’adorent, je suis piquée de tous les côtés. Nous n’avions jamais vu ça dans nos voyages aux Etats-Unis, et c’est la mort dans l’âme que nous décidons d’annuler le camping le lendemain à Echo Park, car là-bas ce serait un enfer. Nous réservons donc une deuxième nuit au Best Western Antlers. Adieu les économies !
Jeudi 28 mai
Ce matin, ciel tout bleu, enfin… Au programme Sound of Silence et Desert Voices. Nous prenons l’unique brochure bien fatiguée dans la boîte en métal du Trailhead et la redéposerons au retour. Sound of Silence, bordé par endroits d’une infinité de Scarlet Globe Mallow (Sphaeralcea munroana) orange vif, est toujours aussi beau et contrairement à l’an dernier nous en profitons pleinement, étant chargés tous deux d’un gallon d’eau. Il fait déjà très chaud… A Desert Voices ce sont les fragiles Mariposa Lily pourpre (Calochortus macrocarpus) qui bordent le sentier. On en a plus qu’assez des moustiques et nous décidons, une fois au parking, de repasser par le motel prendre l’anti-moustiques que nous avons oublié sur le lit, avant d’aller au bout de la Jones Hole Road faire une partie du trail et de tester l’Off en prévision du camping du lendemain aux Gates of Lodore.
Route d’altitude, très belle et variée. Immenses pâturages de centaines de milliers d’hectares certainement, veloutés de vert bronze et vert amande. La fin de la route plonge jusqu’à l’entrée du Creek et des bassins d’élevage de truites, surplombés de falaises aussi hautes et impressionnantes qu’à Zion. Un panneau annonce que John W. Powell et sa troupe s’arrêtèrent là et firent un repas de truites… sauvages. Ici, peu de moustiques, mais des milliers de grosses cigales qui frottent leurs ailes finement striées d’orange dans un crépitement ressemblant un peu à une averse de grêle sur un toit de tôle, et qui dévorent aussi goulûment que des criquets la moindre feuille tendre à leur portée. Il y en a partout, certaines se prennent dans nos cheveux, et on se demande ce qu’il restera dans quelques jours… des branches dénudées, des arbres nus comme en plein hiver alors que le printemps commence tout juste… A deux miles du début du sentier, à Ely Creek, le bas de la falaise est orné de beaux pétroglyphes ocre-rouge, en partie dissimulés par la végétation. Nous continuons un certain temps sur le sentier mais il commence à se faire tard et nous nous promettons de revenir une autre année. Retour sur Vernal dans la lumière douce du soleil couchant.
Vendredi 29 mai
Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles de cervidés qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles d'antilopes, qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… mais tout à fait étonnants. Seule Antilope du continent américain, vingt millions d'années plus tard et de nombreuses mutations, elle est encore là, après avoir risqué l'extinction totale. Les pronghorns sont à la fois ruminants et cueilleurs, ce qui leur permet de survivre l'hiver lorsque la couche de neige est trop épaisse. C'est également l'animal le plus rapide du continent, avec des pointes à plus de 86 kilomètres à l'heure! A cette vitesse leurs bonds peuvent atteindre 6 mètres! Le mâle court le museau (à l'extrémité noire, contrairement à la femelle) pointé vers le sol et les femelles le museau droit devant elles... Autre particularité: il peut « ouvrir » et « fermer » ses poils à volonté, en été pour se rafraîchir, en hiver pour se réchauffer. La tâche blanche de la croupe sert d'avertisseur de danger: poils collés au corps quand tout est calme, hérissée en tous sens quand ça va mal... A ce moment-là, et dans la fuite, c'est un phare pour ceux qui suivent...
Il a plu récemment sur la piste d’Echo Park mais elle reste assez bonne et nous rejoignons sans problème l’embranchement de la Yampa Bench Road, longue de quarante miles (soixante-cinq kilomètres) qui ressort sur la 40. Nous ne sommes pas vraiment tranquilles car le soleil brûlant est constamment obscurci de gros nuages porteurs de pluie qui finissent par crever au-dessus de la piste, à quelques kilomètres devant nous. De gros rideaux gris relient le ciel et la terre, ce qui n’augure rien de bon pour la suite, car si nous sommes coincés ici ça s’annoncera très mal, puisque nous comptons remonter sur les Gates of Lodore et le Wyoming… En attendant nous guettons les points de vue paraît-il magnifiques sans les voir, sauf vaguement, une ou deux fois, à l’aplomb de la piste. Où sont passés Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook ? Finalement nous trouvons qu’Echo Park est bien plus belle et nous nous demandons si la Yampa Bench vaut bien le risque d’être coincés par la pluie à un moment ou un autre de ses soixante-cinq kilomètres.
Nous traversons un paysage tout de gris-argent et de vert, squelettes d’arbres ayant roussi quelques années plus tôt, avant de rattraper la pluie à la sortie du parc. Le TrailBlazer rechigne, fait mine de patiner par endroits, la bentonite se transforme peu à peu en savonnette et j’accélère pour retrouver une piste sèche, au-delà de l’averse. Ouf, nous sortons de ce guêpier et filons sur la 40 pour rejoindre à Maybell l’unique pompe à essence du coin avant Dutch john, à deux cents kilomètres de là. En fait de petite ville ce n’est pas même un village : un restaurant, une pompe à essence, un General store… Il y a aussi paraît-il une école, en fait le minimum pour tous les ranchers isolés de cette région perdue aux confins nord-ouest du colorado. Nous faisons le plein, et en route pour les très isolées Gates of Lodore ! C’est justement cet isolement qui nous a attirés, le fait que personne n’aille par là, un peu comme lorsque en plein hiver, au Québec, nous remontons sur Sept-Iles et au-delà alors que passé Tadoussac il n’y a plus une moufette sur la route.
La 318 West est une route étroite, complètement déserte et isolée. Nous arrivons très vite à l’embranchement de Deerlodge mais ne faisons pas le détour pour voir à quoi ça ressemble. Ensuite il n’y a plus rien avant 50 miles, que de gros nuages sombres sur la gauche qui laissent traîner leur chevelure sur les crêtes, un ranch ici ou là, voire un cavalier solitaire chevauchant au galop, au pied des colline, en contrebas. A un moment nous avons la surprise de voir un panneau indiquant de l’essence. Curieux, nous prenons la piste sur la droite, et arrivons au bout d’un mile à une pompe antédiluvienne où le prix n’est même pas affiché, jouxtant une aire pour camping-cars pour le moins étrange à cet endroit… La piste de seize miles pour Gates of Lodore est excellente et nous la faisons en un rien de temps. Les emplacements du camping totalement vide s’étirent le long d’une allée qui borde la Green River. Pas extraordinaire. Sur la gauche, le long d’un pré, de gros peupliers de Virginie boulottés comme sur le Jones Hole Trail, par les cigales ; sur la droite des bosquets au-dessus de la rivière et des fourmilières un peu partout. Nous nous installons tout au bout à droite sur le dernier emplacement, le n° 11, pour être tranquilles au cas où quelqu’un arriverait, puis grimpons par le Nature Trail au-dessus de la Green River. Il est court, très court, deux miles aller retour – et bordé de nombreuses fleurs, notamment de touffes jaune d’or de Yellow Buckwheat (Erigonium flavum) et de Claret Cup Cactus rouge sang. Du coup nous poursuivons un peu au-delà, dans le chaos de roches au pied de la falaise pourpre, pour inspecter une grotte . La visite sera vite faite, comme le demi-tour, à la vue d’une énorme crotte d’ours fraîche… En discutant le lendemain matin avec le très sympathique ranger indien, il nous confirmera que les lieux sont fréquentés par un couple d’ours noirs qui a réchappé aux chasseurs et que l’énorme crotte appartient très certainement à l’un d’eux. En approchant du camping, encore sur les hauteurs, nous entendons des cris et des rires et à un détour du sentier nous voyons soudain une dizaine de personnes et trois 4 x 4 installés exactement en face de nous, à trois mètres de notre emplacement, en train de sortir un matériel pour soutenir un siège ! Nous sommes sidérés car tous les autres emplacements sont vides et là nous sommes vraiment les uns sur les autres… Ils vont mettre des zodiacs à l’eau, probablement les parties dont parle Laurent Martrès dans le Photographing the Southwest. Ils sont tout sauf discrets et ne peuvent être plus près… Nous déménageons illico à une cinquantaine de mètres., sur l’emplacement n° 4, du côté des peupliers, en espérant que les cigales ne vont pas pleuvoir sur nos têtes. Chose étonnante, ici il n’y a encore aucun moustique, on est trop haut et ils ne sont pas encore arrivés, dixit le ranger ». Les Gates of Lodore sont à la fois près et trop loin…
Samedi 30 mai
Le soleil se lève à peine et colore de rose les collines au-dessus de la rivière tandis que les hautes falaises des Portes de Lodore, entre lesquelles glisse la Green River, restent plongées dans une ombre pourpre. Le silence ici est total, on entend juste chanter des oiseaux, tout près. Ça sent le bout du monde, la rivière coule paresseusement, aussi verte que son nom l’indique, un vert opaque assez proche de celui du Colorado. Petit à petit, les campeurs se réveillent, déjeunent, plie les tentes et rejoignent les zodiacs. Ils mettront plusieurs heures à décoller de la berge, et on finit par se demander s’ils ont très envie de passer trois jours à descendre les rapides de classe trois qui les attendent. Nous les guettons au bout du Nature Trail, sur le rocher qui surplombe la grande boucle avant les Portes. Ils sont descendus depuis le camping en se laissant dériver au fil du courant qui les porte doucement vers l’aval, ils rient et crient, et en tout cas économisent leurs forces. Un des zodiacs s’est déporté dans la boucle et avance encore plus lentement. Puis peu à peu ils disparaissent derrière la boucle suivante et le silence retombe. Nous plions bagage et nous arrêtons à la petite maison du ranger. Deux oiseaux magnifiques, tout près dans le sable, vont et viennent en tous sens, très agités, lançant sans arrêt un cri strident. Ce sont des Killdeers, ou pluviers kildirs (Charadrius vociferus), fréquentant habituellement les rivages . Voici encore un oiseau qui a une particularité étonnante : « En cas d’attaque réelle, l’un ou l’autre parent utilisera un moyen de défense différent. Si le fait de lancer des appels bruyants et de voler autour de l’ennemi ne suffit pas à l’éloigner, l’adulte fait alors une parade de distraction au cours de laquelle il feint d’avoir une aile cassée ou d’être blessé. L’oiseau se blottit sur le sol en laissant pendre une aile comme si elle était brisée. Il sautille d’une façon pitoyable en lançant son kill-dî-î sur un ton de souffrance extrême. L’intrus se dirige alors vers l’oiseau prétendument blessé ou réduit à l’impuissance, qui parvient toujours à s’éloigner, entraînant l’ennemi de plus en plus loin du nid et des petits. Lorsque ces derniers semblent hors de danger, l’adulte se remet miraculeusement et s’envole. Durant tout ce temps, les oisillons restent immobiles ou s’éparpillent dans toutes les directions. D’une façon ou d’une autre, ils sont par la suite presque introuvables. » Le ranger indien, si lucky comme il le dit de vivre ici isolé de tout, connaît parfaitement les environs et notamment tous les pétroglyphes. Il nous indique ceux d’Irish Canyon, sur une piste très « rough » et avec le conseil de faire demi-tour immédiatement s’il pleut pour ne pas être stuck in a muddy, autrement dit embourbés. Nous resterions bien ici, dans cet endroit si calme et si reposant, loin de tout, à regarder couler la Green River et à discuter avec lui, mais il est temps de partir pour d’autres horizons pas si éloignés d’ailleurs.
A l’entrée d’Irish Canyon, tout aussi désert que la piste des Gates of Lodore, beaux pétroglyphes à droite et à gauche de la route. Ensuite nous ratons l’embranchement et partons beaucoup trop loin. Nous revenons sur nos pas, guettant du coin de l’œil les gros nuages cotonneux amassés justement là où il ne faut pas, à savoir sur la piste… fermée au bout d’un moment par une barrière métallique gardée par deux énormes taureaux qui ruminent tranquillement, couchés sur le sol poussiéreux. Nous descendons, inspectons la barrière, l’un d’eux se lève aussitôt et nous regarde d’un œil torve… Je nous vois mal passer la barrière, la refermer avec les taureaux à nos côtés et partir tranquillement droit devant dans l’orage qui gronde.
Retour donc sur la route 318, toujours aussi déserte et qui se prolonge soudain en piste en repassant dans l’Utah ! On ne s’y attendait absolument pas . Il y a des travaux au tout début mais on est samedi et les engins sont arrêtés, elle semble fermée, ce qui serait catastrophique car ça signifierait refaire tout le chemin en sens inverse jusqu’à Vernal pour rejoindre Flaming Gorge ! Nous tentons de passer, on ne sait jamais, ne serait-ce que pour voir ce qu’il y a plus loin, et plus loin, justement, il n’y a rien, on continue, on continue… et soudain les travaux sont derrière nous. On est toujours au bout du monde, la piste est vraiment très belle, griffant les sommets, de plus en plus haut. Des étendues de velours à droite et à gauche, mêlées par endroits de longs sillons de roche rouge. Puis soudain c’est terminé, on retombe sur la 191 Sud et presque tout de suite on a une vue sur Flaming Gorge.
Arrêt au Visitor Center de Red Canyon, avec sa grande baie vitrée qui offre un vue en enfilade au-dessus du canyon, son puma empaillé aux yeux magnifiques, tous ses trésors… Nous comparons les mérites respectifs de Red Canyon, totalement désert, et de Canyon Rim. Le second a des places exceptionnelles… si nous sommes seuls, mais le risque que quelqu’un s’installe juste à côté de nous sur le minuscule parking n’est pas mineur. Comme nous dormons dans le 4 x 4, ce ne serait pas des plus agréables. Le premier est aussi très bien mais nous sommes étonnés qu’il n’y ait personne ; Philippe nous dira qu’il est désormais interdit d’y dormir, seul le pique-nique de jour est autorisé… Finalement nous choisissons Canyon Rim, l’emplacement n° 10, et nous faisons bien car personne ne viendra se coller à nous ; nous aurons à quelques pas, seuls de tout le camping, une vue plongeante sur les falaises pourpre et les eaux bleu sombre de la Green River, avec en prime un coucher de soleil mêlé de pluies et un arc-en-ciel somptueux ! La température est plus que fraîche… Nous faisons un feu pour nous réchauffer et nous mangeons une soupe de clams (clam chowder) bien chaude sous l’œil attentif d’un merle d’Amérique. Au moment d’installer le 4 x 4 pour la nuit il se remet à pleuvoir et nous sommes obligés de tout faire de l’intérieur, c’est-à-dire de passer les bagages et tout notre bardas sur les sièges avant, baisser les sièges arrière, etc. Mais ensuite qu'il est agréable d'écouter la pluie tambouriner sur le toit, bien au chaud dans nos épais duvets...
Dimanche 31 mai
La nuit a été moyenne. Nous retournons au Visitor Center à l’ouverture, ou deux rangers, un homme et une femme, attendent le client en compagnie du puma. Cet endroit de Flaming Gorge a l’air encore très peu fréquenté, l’hiver n’est pas très loin derrière nous et c’est très bien comme ça. Ils sont donc entièrement disponibles pour nous indiquer routes et pistes sympa qui nous réjouissent d’avance. Notre enthousiasme est pourtant soudain douché quand dans la conversation la ranger nous annonce qu’il y a sept heures de route de là à Jackson Hole. Très étonnés, nous lui faisons répéter le temps estimé, elle confirme, si si, ça tourne beaucoup, ce n’est pas comme l’autoroute, etc. Bon, Brown Lake ne sera pas pour cette fois-ci, le reste non plus, mais nous nous promettons de revenir, au moins deux jours.
La 191 North jusqu’à Rock Springs est une route d’altitude, sauvage et très belle, qui traverse de hauts plateaux sur lesquels broutent des troupeaux de pronghorns et des chevaux aux longues crinières noires. Neige sur les sommets. Plus loin, de fines silhouettes de fer forgé plantées sur une potence indiquent que l’Oregon Trail, piste qu’empruntèrent les pionniers pour traverser les territoires indiens, coupe la route à cet endroit. Nous en verrons plusieurs, à chaque fois différentes des précédentes, se détacher sur le ciel changeant. A l'horizon des étendues herbeuses qui bordent la route, à la limite de la neige, broutent des troupeaux de pronghorns. Et toujours les si jolies silhouettes de fer forgé que je ne peux m'empêcher de photographier. Nous approchons de Grand Teton, la neige est désormais partout présente sur les hauteurs, l'air est plus vif et le ciel se couvre par moments de façon inquiétante.
Plus nous nous rapprochons de Jackson, plus le temps se gâte, et finalement nous entrons dans la petite ville sous une pluie torrentielle. Nous traversons la pelouse verdoyante plantée d’arbres en fleur du Burtrail Lodge et nous engouffrons dans la chambre tout en bois de cèdre. Très bien mais sonore, comme toutes les cloisons de ce type. Un couple scrute à la jumelle les pentes gris acier qui surplombent le motel. Je les imite mais ne vois vraiment pas ce qui les intéresse, peut-être cherchent-ils simplement à repérer un animal… Nous partons faire quelques courses à Albertson et au magasin bio. Là encore, la ville a changé en presque dix ans.
Lundi 1er juin
A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira de soixante-dix kilomètres de diamètre qui ne demande qu’à exploser: elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake. De Upper à Lower Geyser Basin...
Mardi 2 juin
La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin, où les rives de la Firehole River sont tapissées de Yellow Monkey Flowers. Les dépôts minéraux y sont magnifiques, et ils laissaient pourtant de marbre ceux qui passaient à côté.
Mercredi 3 juin
C'est à Upper Geyser Basin qu'est située la plus grande concentration de geysers au monde...
Mercredi 3 juin (suite)
Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, un des plus petits bassins de geysers du parc, caldeira dans la caldeira, baie plus récente et beaucoup plus profonde que le lac Yellowstone qu'elle borde, résultant d’une explosion qui ne date que de 125 000 ans (certains disent 160 000). Ici, l'eau est partout, froide ou brûlante, liquide ou vaporeuse, dans le ciel et sur nos têtes, sous nos pieds, à l'horizon de plomb... Son activité géothermique décroît cependant depuis le milieu des années 1970; il en résulte une baisse de la température de l'eau et par là même le développement d'algues et de cyanobactéries – les plus anciens des êtres vivants..., déjà présents sur Terre il y a 3,8 milliards d'années!
Mercredi 3 juin (suite)
Belle vue en enfilade sur les Lower Falls dans le « Grand Canyon ». Les nuages laissent filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Ici, on comprend pourquoi le parc s'appelle Yellowstone...
Jeudi 4 juin (suite)
C'est ici, à Norris Geyser Basin, que se trouvent les eaux les plus acides de Yellowstone. Vermillion Spring.
Jeudi 4 juin (suite)
A Porcelain Basin, sans doute le lieu le plus actif du parc, il y a des dizaines de petits geysers, sources, piscines qui n'ont pas de noms autres qu'un numéro. De plus, ça bouge sans arrêt, les uns meurent, les autres naissent... Au premier plan, Colloidal Pool.
Vendredi 5 juin
Lamar Valley. Il y a beaucoup de monde sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi Bighorn Sheep (celui-ci je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...).
Samedi 6 juin
Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Lower Terraces. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu’entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…). Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite), mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire. Ici, comme ailleurs dans le parc, les couleurs sont données par les thermophiles, mais on pense désormais que la croissance fulgurante du travertin serait due à la présence de ces micro-organismes dans l'eau.
Samedi 6 juin (suite)
UpperTerraces. La route sinue dans les bois, dans lesquels sont cachées des formations qui ne ressemblent en rien aux terrasses du bas. Par exemple Orange Spring Mound, t° 157 °F (70 °C): son nom vient du fait que la source étant moins chaude que les autres à Mammoth, elle permet aux cyanobactéries orange de se développer.
Gibbon Geyser Basin. Artist Paint Pots. Le chemin longe de petites mares de boue glougloutantes crémeuses à souhait. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes, notamment celle-ci, la plus belle!
Après avoir bientraîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake. West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage. Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !
Dimanche 7 juin
Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco… Nous nous sommes rendu compte d’une chose : les Américains ne courent jamais sous la pluie. Qu’ils soient en short, T-shirt et tongs, ils conservent sous les déluges glacés la même allure relax… Salt Lake City est encore une ville qui s’étiiiiiiire à n’en plus finir, du nord au sud. Nous la visiterons une autre fois. Aujourd’hui le temps nous manque car nous comptons aller à Antelope Island – la plus grande des dix îles que compte le Great Salt Lake – puis rendre le TrailBlazer à l’aéroport à 19 heures. Nous prenons la sortir 332 puis la longue ligne droite reliant l’île à la terre. Entrée 9 $, le pass n’est pas accepté. Les eaux lisses du Great Salt Lake sont colonisées par des centaines de canards noirs et de mouettes. Nous nous arrêtons pour pique-niquer à Bridger Bay, mais à peine sortis de la voiture, une nuée de moucherons nous assaillent. Les milliers d'oiseaux qui arpentent l'île ou la survolent en sont sans doute responsables. La table est d'ailleurs décorée de guano du plus effet mais pas des plus appétissants. Si l'on ajoute le vent qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, l'unique aire de pique-nique de l'île laisse à désirer. tout en mangeant mon sandwich, je m'approche de la rive et aperçois une de ces drôles de boule qu'on appelle des Tumbleweeds (« herbe qui tourne »).
Très belle île sauvage et désertique dans les tons pastel de rose, de brun et d’orange. De l’extrémité de Bull Point, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! De l’extrémité de Bull Point, où nous observons quelques-uns des six cents bisons qui peuplent l'île, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! Il faut dire que ça fait bien une heure que nous n'avons pas vu une goutte d'eau tomber du ciel... Nous apercevons un mule deer (un cerf mulet, ceux qui ont de grandes oreilles) au milieu des genêts et des tamaris, mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, il a déjà disparu dans la végétation. Un rayon de soleil se pose sur l'eau juste en face de nous.
Il est temps maintenant de quitter Antelope où nous ne regrettons vraiment pas d'être venus. Sur la route de l’aéroport, les ennuis commencent : un voyant s’allume au tableau de bord indiquant que nous avons un problème de pneu. Il ne manquait plus que ça ! Soit nous avons crevé, soit, comme sur la Laguna, c’est une baisse de pression, mais nous ne pouvons nous arrêter. Comble de malchance, nous devons rendre le réservoir vide, donc nous avons calculé assez juste, mais il y a d’énormes embouteillages qui nous font rouler au pas alors que nous sommes, bien qu’à Salt Lake, à une quarantaine de kilomètres. Nous finissons par trouver une voie de dégagement et vérifions le pneu qui n’a pas l’air plus dégonflé que les autres. Ouf ! Nous arrivons enfin à La Quinta Inn, toujours très très bien. 64$ taxes comprises. Nous partons rendre le 4 x 4 à l’aéroport distant de trois miles puis passons un coup de fil pour que la navette de l’hôtel vienne nous chercher.
Lundi 8 juin
Réveil à 5 h 30. Dans la grande salle du petit déjeuner, quelques personnes sont déjà attablées. Je mange une gaufre, l’estomac un peu serré à l’idée de repartir – et aussi de prendre l’avion. 6 heures, la navette est là, nous nous serrons à l’intérieur, fin du voyage…
Recherche hôtel ou logement chez l'habitant à Diyarbakır, Turquie English translation pending
Bonjour,
Je me rends à Diyarbakir (sud-est de la Turquie) du 18 mars au 25 mars 2010. Je cherche un logement en ville, soit dans un hôtel pas cher, soit chez l'habitant. Si vous avez des conseils ou des contacts, ils seront les bienvenus.
Merci d'avance.
Carl
Je me rends à Diyarbakir (sud-est de la Turquie) du 18 mars au 25 mars 2010. Je cherche un logement en ville, soit dans un hôtel pas cher, soit chez l'habitant. Si vous avez des conseils ou des contacts, ils seront les bienvenus.
Merci d'avance.
Carl
Voyage de six mois en Europe à moto: location d'une remorque bagagère pour moto English translation pending
Bonjour
Mon conjoint et moi, Québécois de 50 ans planifions un voyage de 6 mois en Europe. Nous voyagerons à Moto, SUZUKi VSTROM DL1000, que nous enverrons à Paris via Air transat. NOus arrivons d'un voyage de 3 mois aux Etats Unis (21 000km en Moto avec une petite remorque (bagagère) pour transporter notre équipement de camping.
Nous avons un problème de taille...la taille de notre remorque... Comme les compagnies aériennes basent leur tarif sur le poids volumétrique et non sur le poids réel de la remorque...le coût pour envoyer notre remorque du Québec à Paris est tres élevé. Nous aimerions donc louer une remorque pour la durée de notre voyage.
Y-a-t-il quelqu'un qui pourrait nous louer sa remorque (bagagère) pour la durée de notre voyage Nous planifions arriver à Charles de Gaulle (aéroport de Paris) le 10 avril et pensons retourner vers le début Octobre. (nous avons des billets ouverts pour la date de retour)
Merci de nous aider à faire de notre rêve une réalité
Chantal et Fernand
Mon conjoint et moi, Québécois de 50 ans planifions un voyage de 6 mois en Europe. Nous voyagerons à Moto, SUZUKi VSTROM DL1000, que nous enverrons à Paris via Air transat. NOus arrivons d'un voyage de 3 mois aux Etats Unis (21 000km en Moto avec une petite remorque (bagagère) pour transporter notre équipement de camping.
Nous avons un problème de taille...la taille de notre remorque... Comme les compagnies aériennes basent leur tarif sur le poids volumétrique et non sur le poids réel de la remorque...le coût pour envoyer notre remorque du Québec à Paris est tres élevé. Nous aimerions donc louer une remorque pour la durée de notre voyage.
Y-a-t-il quelqu'un qui pourrait nous louer sa remorque (bagagère) pour la durée de notre voyage Nous planifions arriver à Charles de Gaulle (aéroport de Paris) le 10 avril et pensons retourner vers le début Octobre. (nous avons des billets ouverts pour la date de retour)
Merci de nous aider à faire de notre rêve une réalité
Chantal et Fernand
Islande à vélo: itinéraire et équipement English translation pending
Je pars en Islande l'été prochain. Pour 40 jours.
Voici l'itinéraire :
Keflavik-Selfoss (F425, F427, F34) Selfoss-Landmannalaugar (N1, F30, F32, F26, F208) Landmannalaugar-Höfn (F208, N1) Höfn-Faskrudsfjordur-Egilstedir (N1, F96, F955, F92) Egilstadir-Skjoldolfsstadir-Askja (N1, F923, F910) Askja-Myvatn-Akureyri (F88, N1) Akureyri-Gulfoss-Laugarvatn-Pingvellir (N1, F35, F37, F365, F36) Pingvellir-Reykjavik-Keflavik (F36, F41)
Quelqu'un pourrait-il me dire les endroits où il faut prévoir une autonomie en eau et en nourriture de plus de 24 heure ? Y a-t-il des endroits très difficiles (gué etc...). Cet itinéraire n'est-il pas trop gourmand pour 40 jours?
Et voici la (longue) liste de matériel. (?) : les choses incertaines. J'hésite aussi à emporter un peu de nourriture depuis la France (semoule, pâtes, fruits secs...). Qu'en pensez vous?
VÉLO
casque pompe porte bagages arrière et avant(?) sacoches arrière et avant (?) sacoche de guidon avec porte carte 1 gourde 0,75L+ 1 bouteille plastique 1,5L compteur vélo éclairage avant et arrière ou frontale (?)
DORMIR & MANGER
tente Mountain Hardwear Viperine 2 réchaud primus Gravity II sac de couchage duvet naturel Boulder 450 Sac à viande en soie, fabrication maison thermos 1L lampe frontale moustiquaire (?) matelas mousse Thermarest Z-Lite popotte et gobelet couvert sporrk plastique assiette alu creuse sucre petite éponge 2 tupperwares huile d'olive briquet opinel thé sel, poivre, sucre sachets ziploc et contenats étanches de sucre pour l’huile semoule et pâtes emportés depuis la France (?) 2 plats lyophilisés de “secours” (?)
RÉPARER, BRICOLER
multi-outil (allen, dérive chaîne, tournevis, cruciforme) clé à molette tournevis plats (petit et moyen) rouleau de scotch rustines 1 chambres à air rayons de rechange clé à rayon 1 câble frein + 1 câble dérailleur maillons de chaîne petit tube graisse rose à vélo bouts de tissus cordelette tendeurs en vieille chambre à air
ELECTRONIQUE
chargeur camera mini DV chargeur appareil photo radio-lampe dynamo ETON
HABITS
gants polaire bonet polaire 2 t-shirts manches courtes respirants (decath) 1 T-Shirt manches longues (merinos decath) 1 laine polaire légère 1 laine polaire poil long (Mountain Harwear Monkey Man) pantalon pluie (vaude drop pant) coupe vent (vaude slight jacket) 1 cuissard cycliste (court) 1 cuissard cycliste (long) 2 slips 3 paires chaussettes dont une en Gore tex 1 pantalon convertible en pantacourt 1 chèche
PHOTOGRAPHIER, ÉCRIRE, S'ORIENTER
appareil photo Nikon D50 3 cartes mémoires 1 giga camera mini DV 4 cassettes mini dv cahier 1 stylo carte Rough Guide1 : 425000
TROUSSE DE TOILETTE ET PHARMACIE
stick à lèvre anti-gerçures. brosse à dents dentifrice savon de marseille shampoing coupe-ongles papier toilette serviette légère (décath) mouchoirs paracétamol désinfectant antispasmodique crème solaire micropur
Voici l'itinéraire :
Keflavik-Selfoss (F425, F427, F34) Selfoss-Landmannalaugar (N1, F30, F32, F26, F208) Landmannalaugar-Höfn (F208, N1) Höfn-Faskrudsfjordur-Egilstedir (N1, F96, F955, F92) Egilstadir-Skjoldolfsstadir-Askja (N1, F923, F910) Askja-Myvatn-Akureyri (F88, N1) Akureyri-Gulfoss-Laugarvatn-Pingvellir (N1, F35, F37, F365, F36) Pingvellir-Reykjavik-Keflavik (F36, F41)
Quelqu'un pourrait-il me dire les endroits où il faut prévoir une autonomie en eau et en nourriture de plus de 24 heure ? Y a-t-il des endroits très difficiles (gué etc...). Cet itinéraire n'est-il pas trop gourmand pour 40 jours?
Et voici la (longue) liste de matériel. (?) : les choses incertaines. J'hésite aussi à emporter un peu de nourriture depuis la France (semoule, pâtes, fruits secs...). Qu'en pensez vous?
VÉLO
casque pompe porte bagages arrière et avant(?) sacoches arrière et avant (?) sacoche de guidon avec porte carte 1 gourde 0,75L+ 1 bouteille plastique 1,5L compteur vélo éclairage avant et arrière ou frontale (?)
DORMIR & MANGER
tente Mountain Hardwear Viperine 2 réchaud primus Gravity II sac de couchage duvet naturel Boulder 450 Sac à viande en soie, fabrication maison thermos 1L lampe frontale moustiquaire (?) matelas mousse Thermarest Z-Lite popotte et gobelet couvert sporrk plastique assiette alu creuse sucre petite éponge 2 tupperwares huile d'olive briquet opinel thé sel, poivre, sucre sachets ziploc et contenats étanches de sucre pour l’huile semoule et pâtes emportés depuis la France (?) 2 plats lyophilisés de “secours” (?)
RÉPARER, BRICOLER
multi-outil (allen, dérive chaîne, tournevis, cruciforme) clé à molette tournevis plats (petit et moyen) rouleau de scotch rustines 1 chambres à air rayons de rechange clé à rayon 1 câble frein + 1 câble dérailleur maillons de chaîne petit tube graisse rose à vélo bouts de tissus cordelette tendeurs en vieille chambre à air
ELECTRONIQUE
chargeur camera mini DV chargeur appareil photo radio-lampe dynamo ETON
HABITS
gants polaire bonet polaire 2 t-shirts manches courtes respirants (decath) 1 T-Shirt manches longues (merinos decath) 1 laine polaire légère 1 laine polaire poil long (Mountain Harwear Monkey Man) pantalon pluie (vaude drop pant) coupe vent (vaude slight jacket) 1 cuissard cycliste (court) 1 cuissard cycliste (long) 2 slips 3 paires chaussettes dont une en Gore tex 1 pantalon convertible en pantacourt 1 chèche
PHOTOGRAPHIER, ÉCRIRE, S'ORIENTER
appareil photo Nikon D50 3 cartes mémoires 1 giga camera mini DV 4 cassettes mini dv cahier 1 stylo carte Rough Guide1 : 425000
TROUSSE DE TOILETTE ET PHARMACIE
stick à lèvre anti-gerçures. brosse à dents dentifrice savon de marseille shampoing coupe-ongles papier toilette serviette légère (décath) mouchoirs paracétamol désinfectant antispasmodique crème solaire micropur
Hôtel Allegro Varadero début avril English translation pending
je pars pour l'hotel allégro varadero le 4 avril, j'aimerais avoir des commentaire de personne qui sont revenu de cet hotel. merci
Retour d'un voyage au Kenya avec nos deux enfants English translation pending
Bonsoir,
Tout d'abord, merci à tous ceux qui, par leurs réponses, nous ont permis de préparer notre voyage au Kenya.
Voici quelques informations :
Le Safari :
Nous avons fait tout d'abord un safari de 8 jours (Lac Nakuru - Masai Mara - Naivasha - Amboseli et Tsavo Ouest).
Nous avions réservé notre safari par une agence locale, JPP (Jean Petit Prix) qui nous a proposé un tarif le plus intéressant (nous sommes partis avec nos 2 enfants).
Nous sommes ravis de notre choix, tout a été parfait. Notre guide et notre chauffeur très sympas, professionnels et à notre écoute.
Nous avons finalement aimé tous les parcs. Nous avons toutefois vu moins d'animaux à Tsavo Ouest, à cause de la végétation (par contre, le paysage est magnifique).
Sinon, nous avons pu observer beaucoup d'animaux : lions, guépards, éléphants, girafes, antilopes etc (sauf le léopard !).
Nous étions logés à l'intérieur des parcs, dans des lodges (dont un au pied du Kilimandjaro à Amboseli : merveilleux!!!).
Région de Diani :
Nous avons logé au cottage "Sunrise Cottage" (ex Rosy Cottage) à 5 mn de la plage : des petits cottages au milieu d'un magnifique jardin (et piscine), très calme (50 euros la nuit environ).
A notre arrivée, nous nous sommes sentis un peu "agressés" par les beach boys qui, dès notre sortie du cottage, voulaient déjà nous vendre quelque chose ! Ils sont très insistants !!!
Finalement, voyant que nous n'étions pas intéressés, ils nous ont laissés tranquilles (et puis nous avons appris à dire "non" fermement" !!!).
Sinon, la plage est très belle, et l'eau à 28°.
Nous avons fait une excursion à l'ïle de Wasini, et également dans un village traditionnel (avec danses, visite au "marabout" etc.)
Solidarité avec les kenyans :
Notre voyage au Kenya étant notre premier voyage en Afrique, nous avons été "secoués" par la pauvreté des habitants des villages notamment.
Nous avions, avant de partir, fait une collecte de stylos, que nous avons distribués dans une école. Quel bonheur de voir les sourires des enfants !
Nous avons finalement passé 3 matinées dans l'école ...
Un petit mot au passage sur l'école "rainbow 4 kids" et sur sa fondatrice Katrien, une belge, tombée amoureuse du Kenya, et qui a décidé de permettre aux enfants du village d'être scolarisés.
Cette école fonctionne grâce à des donations, ce qui permet aux enfants d'aller à l'école gratuitement.
Pour plus d'info, voici le lien : http://www.rainbow4kids.be/index.php?p=inleiding&lg=en
Voilà quelques informations, en espérant qu'elles seront utiles à certains ...
Laurence
Tout d'abord, merci à tous ceux qui, par leurs réponses, nous ont permis de préparer notre voyage au Kenya.
Voici quelques informations :
Le Safari :
Nous avons fait tout d'abord un safari de 8 jours (Lac Nakuru - Masai Mara - Naivasha - Amboseli et Tsavo Ouest).
Nous avions réservé notre safari par une agence locale, JPP (Jean Petit Prix) qui nous a proposé un tarif le plus intéressant (nous sommes partis avec nos 2 enfants).
Nous sommes ravis de notre choix, tout a été parfait. Notre guide et notre chauffeur très sympas, professionnels et à notre écoute.
Nous avons finalement aimé tous les parcs. Nous avons toutefois vu moins d'animaux à Tsavo Ouest, à cause de la végétation (par contre, le paysage est magnifique).
Sinon, nous avons pu observer beaucoup d'animaux : lions, guépards, éléphants, girafes, antilopes etc (sauf le léopard !).
Nous étions logés à l'intérieur des parcs, dans des lodges (dont un au pied du Kilimandjaro à Amboseli : merveilleux!!!).
Région de Diani :
Nous avons logé au cottage "Sunrise Cottage" (ex Rosy Cottage) à 5 mn de la plage : des petits cottages au milieu d'un magnifique jardin (et piscine), très calme (50 euros la nuit environ).
A notre arrivée, nous nous sommes sentis un peu "agressés" par les beach boys qui, dès notre sortie du cottage, voulaient déjà nous vendre quelque chose ! Ils sont très insistants !!!
Finalement, voyant que nous n'étions pas intéressés, ils nous ont laissés tranquilles (et puis nous avons appris à dire "non" fermement" !!!).
Sinon, la plage est très belle, et l'eau à 28°.
Nous avons fait une excursion à l'ïle de Wasini, et également dans un village traditionnel (avec danses, visite au "marabout" etc.)
Solidarité avec les kenyans :
Notre voyage au Kenya étant notre premier voyage en Afrique, nous avons été "secoués" par la pauvreté des habitants des villages notamment.
Nous avions, avant de partir, fait une collecte de stylos, que nous avons distribués dans une école. Quel bonheur de voir les sourires des enfants !
Nous avons finalement passé 3 matinées dans l'école ...
Un petit mot au passage sur l'école "rainbow 4 kids" et sur sa fondatrice Katrien, une belge, tombée amoureuse du Kenya, et qui a décidé de permettre aux enfants du village d'être scolarisés.
Cette école fonctionne grâce à des donations, ce qui permet aux enfants d'aller à l'école gratuitement.
Pour plus d'info, voici le lien : http://www.rainbow4kids.be/index.php?p=inleiding&lg=en
Voilà quelques informations, en espérant qu'elles seront utiles à certains ...
Laurence
Visite de Pattaya pour trois jours English translation pending
Bonjour
Je vais partir en Thailande et j'aurai trois jours pour visiter pattaya. pourriez vous m'indiquer si des îles sont proches pour que nous les visitions, si il y a des bons plans pour des activités, des sorties à faire, enfin ce qu'il faut absolument voir ou faire avec malgré peu de moyen compte tenu que nous partons 12 jours. Merci de vos réponses à tous
babouna
Je vais partir en Thailande et j'aurai trois jours pour visiter pattaya. pourriez vous m'indiquer si des îles sont proches pour que nous les visitions, si il y a des bons plans pour des activités, des sorties à faire, enfin ce qu'il faut absolument voir ou faire avec malgré peu de moyen compte tenu que nous partons 12 jours. Merci de vos réponses à tous
babouna
Volontariat en Amérique du Sud ou Centrale? English translation pending
Bonjour,
J'ai dans l'intention de partir en Juin pour un volontariat international de 6 mois à un an. On me propose l'Argentine, Le mexique, ou la Bolivie? Je veux du dépaysement et une toute autre culture de celle de l'Europe. Quel choix serait le mieux?
Retour d'un mois au Vénézuela et en Colombie English translation pending
Bonjour,
je reviens d'un mois passé dans la région qui a été trés sympa, je vous donne quelques infos en vrac :
- change à l'aéroport de Caracas : aucun problème, on viendra vers vous en vous demandant si vous voulez changer au noir (pas des bandits mais des employés de l'aéroport ou des bus ou autres). J'ai changé à 7.50 Bsf pour 1 euro. Seulement 50 € pour commencer et me rendre à Merida où j'ai trouvé à 8.50 Bsf pour 1 €. Par contre, comme vous changez au noir vous n'avez aucun papier et donc au retour avant de rentrer en France vous aurez du mal a rechanger vos Bolivars en Euros (les casa de cambio vous enverront promener). J'ai quand même réussi à changer 170 Bsf pour 20 € ( à 8.5 Bsf pour 1 €, évidemment c'est moins bon dans ce sens ! ), le reste (pas beaucoup) a terminé dans un distributeur de boissons/chips pas cher (en regard des prix de l'aéroport !) situé après le contrôle de douanes avant d'embarquer.
- change en Colombie : pas de soucis avec des euros (terminal de bus de Cucuta, terminal de bus d'Armenia), j'ai également pu changer des Pesos en Bolivars au retour avant de revenir au Venez. (change correct). Finalement je n'ai même pas eu a faire de retrait avec carte (ATM) en Colombie car j'avais pris assez de liquide (euros).
- passage frontière Venezuela/Colombie : attention, ne pas passer par la petite frontière d'Urena située un peu au nord de la principale (San Antonio) car il n'y a pas de controle (DAS) et donc pas de tampon sur le passeport : risque de gros problèmes plus tard (il y a des contrôles en Colombie et aussi au Venezuela). J'ai donc repassé la frontière discrètement à pied par le pont et j'ai fait mes tampons comme il faut. Taxe de sortie du Venezuela par la terre : 65 BSf Taxe de sortie du Venezuela par l'aéroport de Caracas : 162.50 Bsf Pas de taxe quand on sort de Colombie par la terre. Il n'y a pas de bus direct Cucuta - Merida , il faut aller d'abord aller à San Cristobal au Venez depuis San Antonio .
- Fouille / contrôles : j'ai eu droit à une fouille corporelle (bus de nuit San Cristobal -Mérida) après passage de la frontière dans l'autre sens (Colombie - Venez) assez poussée. Contrôles réguliers (lors des voyages en bus) dans les 2 pays mais rarement pénibles. A Caracas (à l'aéroport avant le retour en France) par contre j'ai eu la totale : 2 passages au rayon X, 1 passage au fameux scanner et pour finir descente sur le tarmac depuis la salle d'attente pour défaire (et refaire...) tout mon sac (car il voulaient voir les chaussures que j'avais mis dedans).
- les gens : très sympas dans l'ensemble, j'ai été invité une semaine à Merida après une rencontre dans un bus.
- Insécurité : aucun sentiment d'insécurité dans mon cas.
- Prix : pour voyageur à petit budget c'est tout à fait possible : Colombie : dodo pour 8000 à 15000 Pesos : manger pour 3800 à 5000 Pesos (almuerzo) Venezuela : dodo , j'ai pas testé mais vers les 40 Bsf je crois : manger entre 15 et 30 Bsf
Rando/ alpinisme : faire une recherche sur le site camp to camp ici : http://www.camptocamp.org/summits/filter ...en entrant les sommets suivants : Concavo, Concavito est, Toti, Pan de Azucar, Ritacuba blanco, Tolima, Quindio, Ruiz, Pico Bolivar, Pico Humboldt ...vous tomberez sur les sorties que j'ai crées sur ces sommets à l'occasion de ce voyage. Petits droits d'entrée à payer dans les parcs naturels nationaux au Venezuela mais plus importants en Colombie (mais que l'on peut "resquiller" sans problème car il n'y a pas de contrôle...)
- billets d'avions : le site "fly discount" de Laurent n'est pas une arnaque . Prix imbattables je pense !
Voilà, bon voyage !
- change à l'aéroport de Caracas : aucun problème, on viendra vers vous en vous demandant si vous voulez changer au noir (pas des bandits mais des employés de l'aéroport ou des bus ou autres). J'ai changé à 7.50 Bsf pour 1 euro. Seulement 50 € pour commencer et me rendre à Merida où j'ai trouvé à 8.50 Bsf pour 1 €. Par contre, comme vous changez au noir vous n'avez aucun papier et donc au retour avant de rentrer en France vous aurez du mal a rechanger vos Bolivars en Euros (les casa de cambio vous enverront promener). J'ai quand même réussi à changer 170 Bsf pour 20 € ( à 8.5 Bsf pour 1 €, évidemment c'est moins bon dans ce sens ! ), le reste (pas beaucoup) a terminé dans un distributeur de boissons/chips pas cher (en regard des prix de l'aéroport !) situé après le contrôle de douanes avant d'embarquer.
- change en Colombie : pas de soucis avec des euros (terminal de bus de Cucuta, terminal de bus d'Armenia), j'ai également pu changer des Pesos en Bolivars au retour avant de revenir au Venez. (change correct). Finalement je n'ai même pas eu a faire de retrait avec carte (ATM) en Colombie car j'avais pris assez de liquide (euros).
- passage frontière Venezuela/Colombie : attention, ne pas passer par la petite frontière d'Urena située un peu au nord de la principale (San Antonio) car il n'y a pas de controle (DAS) et donc pas de tampon sur le passeport : risque de gros problèmes plus tard (il y a des contrôles en Colombie et aussi au Venezuela). J'ai donc repassé la frontière discrètement à pied par le pont et j'ai fait mes tampons comme il faut. Taxe de sortie du Venezuela par la terre : 65 BSf Taxe de sortie du Venezuela par l'aéroport de Caracas : 162.50 Bsf Pas de taxe quand on sort de Colombie par la terre. Il n'y a pas de bus direct Cucuta - Merida , il faut aller d'abord aller à San Cristobal au Venez depuis San Antonio .
- Fouille / contrôles : j'ai eu droit à une fouille corporelle (bus de nuit San Cristobal -Mérida) après passage de la frontière dans l'autre sens (Colombie - Venez) assez poussée. Contrôles réguliers (lors des voyages en bus) dans les 2 pays mais rarement pénibles. A Caracas (à l'aéroport avant le retour en France) par contre j'ai eu la totale : 2 passages au rayon X, 1 passage au fameux scanner et pour finir descente sur le tarmac depuis la salle d'attente pour défaire (et refaire...) tout mon sac (car il voulaient voir les chaussures que j'avais mis dedans).
- les gens : très sympas dans l'ensemble, j'ai été invité une semaine à Merida après une rencontre dans un bus.
- Insécurité : aucun sentiment d'insécurité dans mon cas.
- Prix : pour voyageur à petit budget c'est tout à fait possible : Colombie : dodo pour 8000 à 15000 Pesos : manger pour 3800 à 5000 Pesos (almuerzo) Venezuela : dodo , j'ai pas testé mais vers les 40 Bsf je crois : manger entre 15 et 30 Bsf
Rando/ alpinisme : faire une recherche sur le site camp to camp ici : http://www.camptocamp.org/summits/filter ...en entrant les sommets suivants : Concavo, Concavito est, Toti, Pan de Azucar, Ritacuba blanco, Tolima, Quindio, Ruiz, Pico Bolivar, Pico Humboldt ...vous tomberez sur les sorties que j'ai crées sur ces sommets à l'occasion de ce voyage. Petits droits d'entrée à payer dans les parcs naturels nationaux au Venezuela mais plus importants en Colombie (mais que l'on peut "resquiller" sans problème car il n'y a pas de contrôle...)
- billets d'avions : le site "fly discount" de Laurent n'est pas une arnaque . Prix imbattables je pense !
Voilà, bon voyage !
Avis sur parcours de trois semaines au Japon en mai? English translation pending
Bonjour a tous, alors voila, je pars au Japon en mai pour 3 semaines(un vieux reve 😉) et j'ai preparer un petit parcours mais j'aurais besoin de votre avis.
En gros, est ce que je n'oublie rien et surtout est ce que c realisable, evidement tout depend de chaqu'un mais je n'ai vraiment pas envie de passer a cote de quelque chose vu que je ne pense pas y retourner de si tot :-(((
J1: Tokyo J2: de Tokyo visite de Kamakura J3 de Tokyo visite du Mont Fuji, je precise que ne ne vais pas escalader juste me promener, faire des photos et vois les lacs, est ce que ca vaut la peine et ca ne serait pas mieux d'aller a Hakone a la place??????? please help, je susi un peux perdu 🙁 J4: de Tokyo visite de Nikko
J5: Kyoto J6: Kyoto J7: Kyoto J8: de Kyoto visite de Nara J9: de Kyoto visite du temple de Horyu-Ji J10: de Kyoto visite de Kobe J11: de Kyoto visite du Chateau d"Himeji
J12: Hiroshima J13: de Hiroshima visite de Miyajima
J14: Fukuoka J15: Nagasaki J16: Nagasaki
Concernant cette partie de l'itineraire, je me demande si ca vaut vraiment la peine de passer du temps a Fukuoka et Nagasaki vu que je dois retourner a Tokyo apres et surtotu vu les distances, je vais voyager en train! Est ce que je devrais plutot passer du temps sur l'ile de Shiokku qui est plus facile d'acces a partir de Kobe ou alors ailleurs??? J'avais pense a un moment visiter Takayama qui a l'air vraiment bien mais de Toky c'etait un peux loin... alors j'avais penser le faire de Nagoya mais c tjs 4h de train...
J17:Tokyo J18:Tokyo J19: Tokyo J20: Tokyo
Voila, vous savez tout de mon itineraire, j'ai essayer de limiter les deplacements avec les valises au max mais c pas evident. Apres coup je pense que le top aurait ete de prendre un billet d'avion a l'aller jusque Nagasaki/Fukuoka et le retout de Toky histoire de faire lun peux de shopping ;-)))))))
En totu cas merci d'avance et vivement les vacances
J1: Tokyo J2: de Tokyo visite de Kamakura J3 de Tokyo visite du Mont Fuji, je precise que ne ne vais pas escalader juste me promener, faire des photos et vois les lacs, est ce que ca vaut la peine et ca ne serait pas mieux d'aller a Hakone a la place??????? please help, je susi un peux perdu 🙁 J4: de Tokyo visite de Nikko
J5: Kyoto J6: Kyoto J7: Kyoto J8: de Kyoto visite de Nara J9: de Kyoto visite du temple de Horyu-Ji J10: de Kyoto visite de Kobe J11: de Kyoto visite du Chateau d"Himeji
J12: Hiroshima J13: de Hiroshima visite de Miyajima
J14: Fukuoka J15: Nagasaki J16: Nagasaki
Concernant cette partie de l'itineraire, je me demande si ca vaut vraiment la peine de passer du temps a Fukuoka et Nagasaki vu que je dois retourner a Tokyo apres et surtotu vu les distances, je vais voyager en train! Est ce que je devrais plutot passer du temps sur l'ile de Shiokku qui est plus facile d'acces a partir de Kobe ou alors ailleurs??? J'avais pense a un moment visiter Takayama qui a l'air vraiment bien mais de Toky c'etait un peux loin... alors j'avais penser le faire de Nagoya mais c tjs 4h de train...
J17:Tokyo J18:Tokyo J19: Tokyo J20: Tokyo
Voila, vous savez tout de mon itineraire, j'ai essayer de limiter les deplacements avec les valises au max mais c pas evident. Apres coup je pense que le top aurait ete de prendre un billet d'avion a l'aller jusque Nagasaki/Fukuoka et le retout de Toky histoire de faire lun peux de shopping ;-)))))))
En totu cas merci d'avance et vivement les vacances
Parcours de 23 jours au Japon English translation pending
Nous partons pour le Japon du 14 septembre au 7 octobre.
Nous avons decider finalement de prendre le JR pass , c'est pas forcement mega super avantageux mais on a pas envie de se prendre la tete avec des voyages trop longs et prendre à chaque fois les billets la veille, au moins là on prends le train qu'on veut à l'heure qu'on veut.
J1: arrivée à Tokyo dans la matinée et train direct pour Kyoto J2: Kyoto J3: Nara J4: Kyoto J5: Osaka et diner à Kobe J6: Kyoto J7: Himeji J8 à J11: Kyoto avec surement une soirée à Osaka J12: Koyasan où l'on reste dormir J13: retour à Kyoto et prendre le train pour Tokyo J14: Tokyo J15: Hakone J16:Tokyo J17: Kamakura J18: Tokyo J19: Nikko J20: Yokohama J21 à J23: Tokyo et retour pour la France
Voilà pour notre petite sejour.
J1: arrivée à Tokyo dans la matinée et train direct pour Kyoto J2: Kyoto J3: Nara J4: Kyoto J5: Osaka et diner à Kobe J6: Kyoto J7: Himeji J8 à J11: Kyoto avec surement une soirée à Osaka J12: Koyasan où l'on reste dormir J13: retour à Kyoto et prendre le train pour Tokyo J14: Tokyo J15: Hakone J16:Tokyo J17: Kamakura J18: Tokyo J19: Nikko J20: Yokohama J21 à J23: Tokyo et retour pour la France
Voilà pour notre petite sejour.
Thaïlande: explosion d'une bombe près du siège du gouvernement, un deuxième engin désamorcé (14 février 2010) English translation pending
Une bombe a sauté près du siège du gouvernement thaïlandais sans faire de blessé et un deuxième engin explosif a été désamorcé ce week-end près de la Cour suprême à Bangkok, a rapporté dimanche l'agence de presse officielle, à l'heure où les tensions s'accentuent à l'approche d'une décision de justice relative à l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra.
La justice doit dire le 26 février si la fortune de 2,2 milliards de dollars de Thaksin Shinawatra a été obtenue grâce à des actes de corruption et doit être saisie. Une bombe a explosé dans la nuit de samedi à dimanche dans une université près du siège du gouvernement, endommageant quatre véhicules stationnés et d'autres structures, selon l'agence de presse thaïlandaise. Une deuxième bombe a été découverte près du bâtiment abritant la Cour suprême et désamorcée dimanche matin, a-t-elle ajouté. En septembre 2006, Thaksin Shinawatra, accusé d'abus de pouvoir et de corruption, avait été renversé par un putsch sans effusion de sang. Depuis, la Thaïlande traverse une crise politique, ses partisans estimant qu'il a été injustement traité et réclamant de nouvelles élections. Quelque 20.000 agents de sécurité doivent être déployés par les forces de l'ordre afin de prévenir tout incident au moment où la justice rendra sa décision. AP
La justice doit dire le 26 février si la fortune de 2,2 milliards de dollars de Thaksin Shinawatra a été obtenue grâce à des actes de corruption et doit être saisie. Une bombe a explosé dans la nuit de samedi à dimanche dans une université près du siège du gouvernement, endommageant quatre véhicules stationnés et d'autres structures, selon l'agence de presse thaïlandaise. Une deuxième bombe a été découverte près du bâtiment abritant la Cour suprême et désamorcée dimanche matin, a-t-elle ajouté. En septembre 2006, Thaksin Shinawatra, accusé d'abus de pouvoir et de corruption, avait été renversé par un putsch sans effusion de sang. Depuis, la Thaïlande traverse une crise politique, ses partisans estimant qu'il a été injustement traité et réclamant de nouvelles élections. Quelque 20.000 agents de sécurité doivent être déployés par les forces de l'ordre afin de prévenir tout incident au moment où la justice rendra sa décision. AP