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Autotour de trois semaines dans l'Ouest américain pour juin 2010 English translation pending
by Ceriseliegia · 2010-04-09 · 26 replies
Bonjour à tous !

Ma requête va ressembler à beaucoup d'autres mais comme chaque cas est différent je ne trouve pas exactement ce que je cherche... A savoir, mon projet est le suivant, et à force de lire vos réponses j'espère que je n'oublirais aucune information importante pour que vous puissiez m'aider !

Je cherche un circuit en autotour pour 3 semaines aux USA, a priori plutôt à l'ouest (pour la nature) pour juin de cette année. En effet, ce que je recherche avant tout, c'est un voyage nature. En clair, je veux faire un circuit avec le maximum de parcs naturels et de beux paysages, quitte à passer un peu vite sur les villes ! A priori on ne sera que deux. Budget : 5000€ tout compris pour nous deux (mais quand je dis tout compris, ça veut dire l'essence, la bouffe, les excursions, TOUT quoi !) Le problème c'est que je n'ai pas l'âme d'une grande organisatrice de voyage... Donc j'avoue que je suis assez "tentée" par la facilité des autotours clé en mains. J'avais bien envisagé l'espace d'un instant de partir "à l'arrache" en chopant des motels sur la route, mais je sens que ça me stresserait ! J'en ai repéré un sur ce site (j'en ai éliminé d'autres qui me paraissaient un peu "douteux") :
http://www.comptoir.fr/...?type=F&code=300

Si ça peut vous simplifier la vie je vous mets l'itinéraire (modifiable si besoin est) : - Jour 1 - France - San Francisco Envol à destination de San Francisco. Espérons que vous aurez une vision du Golden Gate Bridge de votre hublot d’avion, en avant goût des sensations que devrait vous procurer la ville où vous séjournez 3 nuits. - Jours 2 et 3 - San Francisco Les quartiers de Union Square, Nob Hill ou Chinatown se visitent à pied alors que quelques parcours pittoresques, classés monuments historiques, sont amusants à parcourir en cable car. Si vous voulez faire un tour en bateau dans la baie, avec visite de la prison d’Alcatraz, les départs se font de Fisherman’s Wharf. C’est aussi de là que vous pouvez partir pour une grande balade à vélo vers Sausalito par le Golden Gate avec retour en ferry : deux excursions qu’il vous est possible de réserver avant le départ. En ce moment, le musée d’Art Asiatique a un succès fou, tout comme le spectacle du Teatro Zinzanni, un mélange de cabaret et de Cirque du Soleil. - Jour 4 - San Francisco - Yosemite (320 km) Après avoir récupéré votre véhicule en centre ville, vous quittez San Francisco pour vous diriger vers l’est et le parc de Yosemite. Après votre arrivée à l’entrée ouest du parc, faites un tour dans la forêt de séquoias géants de Mariposa Grove, encore une image emblématique de l’ouest américain. - Jour 5 - Yosemite - Mammoth Lakes (250 km) Traversée du parc national de Yosemite d’Ouest en Est. Ce parc alpin offre 3000 km2 de forêts sauvages, pics vertigineux, lacs d’altitude et doit sa célébrité à ses séquoias géants, ses monolithes de granit (El Capitan) et ses chutes gigantesques. - Jour 6 - Mammoth Lakes – Death Valley (350 km) Route pittoresque le long de la Sierra Nevada jusqu’au célèbre désert de Californie, à 86 m au dessous du niveau de la mer, dont les hauts lieux sont : Dante´s View, Zabriskie Point, Artist Drive et Scotty´s Castle. - Jour 7 - Death Valley – Las Vegas (250 km) Route désertique ponctuée de cactus jusqu’à la ville qui ne dort jamais : attendez-vous à un choc, vous êtes au milieu de nulle part !. - Jour 8 - Las Vegas La visite des hôtels-casinos fait partie maintenant des incontournables de Las Vegas : vous passez de New York à Paris, à Venise ! Tout y est avec quelques animations en plus. En soirée, ne manquez pas d’aller voir un des grands spectacles qui sont donnés en permanence en ville. Nous recommandons ‘Ka’ et ‘Le Rêve’ du Cirque du Soleil, actuellement à l’affiche. Jour - 9 - Las Vegas Las Vegas - Zion National Park (350 km) Passez votre journée dans le parc national de Zion, et son canyon creusé par la Virgin River. Rien de plus beau que ses falaises rougies par l’oxyde de fer contenu dans la roche. - Jour 10 - Zion - Bryce Canyon (50 km) La route entre Zion et Bryce Canyon est de toute beauté. Et Bryce est décidément un de nos parcs naturels préférés : ses aiguilles de calcaire roses et orangées que l´érosion continue à travailler sont des splendeurs de délicatesse. Une randonnée à pied dans le parc vous permet d’apprécier les perspectives, les détails et les changements de couleurs de la roche selon les heures de la journée. Un régal. - Jour 11 - Bryce Canyon – Lake Powell (260 km) Route de désert jusqu’à Kanab, une ville du cinéma. Page marque la porte d’entrée du Lake Powell. En y arrivant, faites un détour par Antelop Canyon, pour ses couleurs toujours splendides et pour ses drapés savamment mis en lumière par les rayons verticaux du soleil ! - Jour 12 - Lake Powell Ce lac artificiel dans un canyon naturel se doit d´être exploré à bord d´un bateau. On y découvre, en toute quiétude, de nombreuses criques et baies et l´on prend le temps d´apprécier les changements de couleurs qui s´opèrent sur les parois même du canyon, selon l´heure du jour, le temps et la lumière. - Jour 13 - Lake Powell - Monument Valley (180 km) En route vers Monument Valley immortalisée par John Ford. Nous vous conseillons d’atteindre la vallée en début d’après-midi pour prendre le temps de la visiter en 4x4 et en compagnie d’indiens navajos qui vous en montreront la splendeur et les recoins cachés (excursion proposée par nos soins, en option). - Jour 14 - Monument Valley - Grand Canyon (290 km) Vous rejoignez le Grand Canyon, gigantesque faille de 320 km au milieu de laquelle serpente le Colorado et dont on visite essentiellement la rive sud. Pour appréhender l´ensemble du canyon, un survol en hélicoptère est idéal. Seule la rive ouest permet une dépose à l´intérieur du Canyon - Jour 15 - Grand Canyon - Kingman ou Laughlin ou Lake Havasu (environ 320 Parcours désertique avec possibilité d’emprunter un ‘petit bout’ de la mythique route 66. Etape à Kingman, à l’ambiance western, “in the middle of nowhere”! Selon les disponibilités votre étape pourra être proposée à Laughlin ou Lake Havasu, des villes-casinos au milieu du désert. Vous serez prévenus, on ne trouve ça que là-bas ! Incongru, populaire en diable, voilà une autre facette de l’ouest américain mais ça n’est que pour une étape d’une nuit !

- Jour 16 - Kingman ou Laughlin - Los Angeles (480 km) Passez par Joshua Tree National Park et ses arbres géants de la famille des Yuccas. Après Palm Springs et les champs d’éoliennes, vous rejoignez la capitale mondiale du cinéma. - Jours 17 et 18 - Los Angeles Visitez les grands classiques : Hollywood, Beverly Hills, les Studios Universals et Santa Monica Boulevard. Laissez-vous charmer par notre visite guidée en français pour la découverte de quelques subtilités moins connues (excursion proposée en option). - Jour 19 - Los Angeles - France Vol retour vers la France. Nuit à bord.

Jour 20 - Arrivée en France Arrivée dans la matinée.

Donc ma première question est : qu'est-ce que vous pensez de cet itinéraire, et de son prix (par rapport à ce qui est proposé), et la société si vous la connaissez ?

La deuxième solution a laquelle je pense maintenant, c'est de "pomper" l'itinéraire de quelqu'un d'autre (l'un de vous sans doute ?), pour ne pas passer par une agence donc moins cher, et que j'ai quand même un bon support (que je pourrais modifier -légèrement- si y'a des doutes qui me disent plus que d'autres).

Au final vous l'aurez compris, ce voyage est dans très peu de temps, donc ça laisse aussi très peu de temps pour l'organiser, donc je cherche la solution la plus simple...

Vos avis ?

Pour résumer : - voyage pour deux personnes - 3 semaines en juin (+ début juillet) - budget 2500€/personne TOUT compris (notamment je voudrais faire un tour en helico à grand canyon, et ballade en cheval je sais plus où ^^)

- pour faire le pluuuuus de nature possible (+ un petit peu de ville quand même pour dire d'humer l'ambiance quoi ^^), tout en pouvant prendre le temps de se poser un moment devant chaque paysage splendide (j'y retournerais sans doute plus tard, donc c'est pas grave si j'ai pas tout fait !)

Merci par avance pour votre aide précieuse !

PS : au cas où vous ne comprendriez pas pourquoi je ne veux pas tout simplement créer mon propre itinéraire, c'est tout simplement par manque de temps, mais surtout parce que je n'aime pas ça. Et pourquoi ? Parce que ça signifie faire des recherches approfondies sur ce qu'on veut visiter, et que dans un sens ça me gâche un peu mon plaisir. j'ai déjà un peu testé, et c'est tellement mieux quand on découvre directement ! Donc en clair je préfère vous faire confiance et être d'autant plus ébahie que je ne saurais pas forcément à quoi m'attendre précisément ^^
Circuit Salt Lake City, Yellowstone, Black Hills, en septembre English translation pending
by Jluc34 · 2010-03-30 · 30 replies
bonsoir

notre projet est de visiter Yellowstone , Cody, Mont rushmore etc

j ai bien parcouru par la fonction recherche les fils correspondants à notre périple mais j ai la tête pleine et surtout avec des avis contradictoires donc je compte sur vous pour m aider à construire un circuit intéressant sans être fatigant car nous sommes dans la soixantaine.

nous avons réservé les billets d avion pour SLC du 4/09 au 25/09 ( aller retour ) Mpt /Paris /SLC SLC/ Chicago/Paris /Mpt

J1 : départ Montpellier/ Paris /Salt Lake City : récup voiture : quelle voiture à louer et quel loueur ? direction Grand Teton NP ( par quelle route ? I 15 ou la 89 ) dodo ou ? fatigue de la journée ?

J2 X dodo vers Grand Teton et West Yellowstone : nous pensons nous baser de ce coté pendant 3 nuits puis rayonner dans le parc : est ce judicieux ou devons nous coucher dans le park et quels sont le hôtels confortables et d un prix raisonnable . l alimentation et le choix de l hébergement nous semblent plus abordable coté ouest.

J6 ou J7 : changement de coté : doit on nous déplacer vers Gardiner ou Cody comme certains le préconisent. nous resterons 2 à 3 jours de ce coté avant de partir vers cody.

je vous remercie de vos conseils

cordialement jluc34
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°4) English translation pending
by Sedonax · 2010-03-27 · 42 replies
Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

JOUR 12 : de Catstair Canyon à CBS Paw Hole

Ce matin, je vais tenter le tirage au sort à la Paria Ranger Station dans le but d’obtenir un permis pour Coyote Buttes North (CBN), afin de revoir The Wave et ses alentours. J’éprouve une sorte de fascination pour cet endroit extraordinaire, qui débuta le jour de 1995 où je suis tombé sur une photo de ce que l’on n’appelait pas encore The Wave dans le magazine Géo. Dix ans après ma première visite (avec ma femme et ma fille), qui fut suivie de 8 autres durant lesquelles j’ai exploré à fond tout le secteur (ce qui m’a permis d’écrire le chapitre « Coyote Buttes North » dans le volume 2 de Photographing the Southwest), cette fascination ne faiblit pas et, si je passe à proximité de CBN, je ne résiste pas à tenter ma chance (avec toutefois quelques scrupules car cela en enlève une à ceux qui n’y sont jamais allés). Mais maintenant, si je ne suis pas tiré au sort, une simple déception remplace la frustration.

Le tirage n’ayant lieu qu’à 9 heures, j’ai le temps de faire une visite à proximité.

Je choisis de retourner à Catstair Canyon que je n’avais vu qu’une seule fois sous une lumière peu favorable.

Ce petit canyon se trouve en contrebas de la Highway 89 et son accès en est aussi rapide que facile.

Tôt le matin, la belle lumière met en valeur le canyon.





On y trouve quelques exemples d’art rupestre indien dont mon préféré est ce pictographe représentant un homme de façon minimaliste et très graphique.





Un peu plus loin dans le canyon, se trouve un étonnant remblai que l’on ne soupçonne pas quand on roule sur la Highway 89 quelques mètres plus haut. Il est constitué d’un empilement d’une vingtaine de voitures des années 60 et 70 😮. En voici quelques-unes :



En me garant sur le parking de la Paria Ranger Station, à 8 h 45, je constate qu’il y a beaucoup de véhicules, il va donc y avoir de nombreux postulants pour les 10 permis octroyés. Effectivement, il y a 68 demandes, mais avec ceux qui reviennent plusieurs jours de suite (les rangers leur donnent autant de « billets de loterie » que le nombre de fois auxquelles ils ont postulé), les chances d’obtenir un permis ne dépassent pas 1 sur 10 😕.

En attendant le tirage au sort, je discute avec une jeune femme prénommée Dawn (Aurore). C’est une Californienne au look hyper sportif, particulièrement aimable et bien dans sa peau. Elle ne travaille pas dans le domaine sportif comme son allure pourrait le laisser croire (elle est consultante en sécurité informatique) mais elle pratique tout de même l’escalade à haut niveau, le VTT et le triathlon… Elle est ici pour se « reposer » et se remettre d’une récente fracture de l’épaule suite à une chute de VTT. Quand commence le tirage au sort, son nom est tiré en premier et elle pousse un cri de satisfaction.

Les noms se succèdent jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul permis à attribuer. Une autre année, plusieurs personnes avaient refusé l’ultime permis car elles ne voulaient pas se séparer et finalement c’est moi qui l’avais obtenu car j’étais le seul visiteur solitaire. Mais cette fois-ci, il n’en sera pas de même. Le dernier permis est proposé à un jeune couple qui doit se décider immédiatement. Tout le monde les a forcément remarqués : elle a un séduisant visage et une plastique de rêve qui pourraient lui valoir la couverture d’un magazine de beauté et de santé ; lui, semble tout droit sorti d’une sitcom où il tiendrait le rôle du gentil séducteur ; les deux amoureux sont très souriants et ont l’air fort sympathiques. S’ensuit une discussion qui polarise l’attention de la soixantaine de personnes présentes, les yeux rivés sur eux :

Lui : Prends ce permis, tu rêves de The Wave depuis si longtemps ! Elle : Non, je ne peux pas envisager d’y aller sans toi. Lui : Mais si, je t’accompagnerai et je t’attendrai à la limite de la zone interdite. Elle : Non, je ne veux pas te laisser seul.

Et ainsi de suite pendant deux minutes… Au final, la jeune femme finit par prendre le permis tandis que la ranger leur lance d’un air complice : « J’espère que vous n’êtes pas en voyage de noces car je ne veux pas que cette loterie soit responsable de votre première séparation ! » Cette scène « à l’eau de rose » a fait sourire l’assemblée et finalement détendu l’atmosphère parmi toutes les personnes déçues… dont je fais partie 😕.

Je souhaite un « Happy The Wave » à Dawn et tout le monde sort de la Station, excepté les heureux élus qui vont acheter leur permis pour CBN. Dehors, je discute avec des Allemands qui font un tour du monde dans un camion Mercedes 4 x 4 qu’ils ont aménagé et sur lequel ils dessinent au fur et à mesure leur parcours. Eux aussi apprécient les Tassilis du Sahara, ma région préférée après le Southwest. Après avoir rempli 2 gallons d’eau potable au robinet extérieur prévu à cet usage, je retourne dans la Station quand tout le monde est parti. Sans grand espoir d’avoir une réponse positive, je demande s’il ne reste pas un permis pour aller ce jour à Coyote Buttes South car je retournerais bien à Paw Hole en fin d’après-midi. Par chance, il en reste un 🙂! Le ranger me demande si je dispose d’un véritable 4 x 4 (pas un AWD, me précise-t-il) avec suffisamment de garde au sol, car pour y aller le sable est encore plus mou et profond que les années précédentes et il y a très régulièrement des touristes ensablés sur cette piste 😕. Il me dit qu’à la montée il faudra aller vite et ne surtout pas ralentir.

Il est temps de me rendre au parking de Wire Pass. Mon but est de réaliser une boucle passant par le slot canyon de Wire Pass puis celui de Buckskin Gulch, de sortir de ce dernier à un endroit repéré sur Google Earth (dont nous avions discuté avec plusieurs membres de VF), d’aller jusqu’aux Teepees à l’est de CBN puis de revenir au parking en contournant la zone nécessitant le permis. Comme il n’est pas prévu qu’il pleuve aujourd’hui, il n’y a pas de risque de « flash flood », mortel dans ces canyons.

Après avoir payé mon permis à la « self station » près du parking, je retrouve avec plaisir le slot canyon de Wire Pass où je me rends quasiment toujours avant d’aller à The Wave. Même si la lumière y est quelconque ce matin, l’étroitesse du canyon reste intéressante et depuis dix ans je retrouve ce même morceau de tronc d’arbre coincé en hauteur, telle une bête guettant sa proie.





Le slot canyon débouche sur une grande alcôve à la confluence avec Buckskin Gulch.





Grimper dans l’alcôve permet de voir certains détails de l’érosion.



Un Datura solitaire a élu domicile à quelques mètres de là.



Buckskin Gulch est plus impressionnant que Wire Pass car beaucoup plus profond pour une largeur excédant rarement les 5 mètres et, surtout, il serpente sur environ 20 kilomètres avant de rejoindre le Paria Canyon.





Le randonneur, sur cette photo, vous donne une idée de la taille de ce canyon et de ce qu’on peut y ressentir :



Quel plaisir d’y randonner tranquillement, à la recherche de lumière réfléchie qui donne matière à photographier 🙂.







En plusieurs endroits, le sol est recouvert de boue séchée.





Mais, par moments, il s’agit de boue humide, voire quasi liquide. J’essaye d’abord de l’éviter en sautant d’une pierre à l’autre mais, alors que je tente un trop grand pas, une pierre bascule et je me retrouve dedans jusqu’au mollet. Ce n’est pas très agréable 😕 et cela va occasionner ce soir une longue séance de nettoyage mais, après tout, ce n’est que de la boue (qui sèche d’ailleurs assez rapidement sur mes chaussures).

Je parviens à l’endroit qui, sur Google Earth, semble permettre une sortie du canyon. Dans la réalité, c’est très différent, il ne s’agit que d’une grosse fissure (à droite de la photo). La fonction 3D de Google Earth se contente de faire de l’interpolation de courbes de niveaux en lissant les pentes, ce qui ne correspond pas forcément au terrain qui peut être bien plus accidenté.



J’hésite à entreprendre la montée dans la fissure que j’estime à du 4+ (en cotation française d’escalade, sport que j’ai pratiqué longtemps il y a plus de dix ans), mais avec des chaussures de randonnée boueuses et un sac à dos lourd (contenant entre autres le matériel photo et la réserve d’eau) ce n’est pas l’idéal. Comme la fissure n’est pas complètement verticale (donc pouvant a priori être redescendue si nécessaire) et que la chute n’est pas mauvaise (au sol il y a du sable et pas de rochers), je décide de tenter l’aventure même si ce n’est pas très raisonnable. Je me concentre, retrouve mes sensations oubliées de grimpeur et l’escalade de la fissure (d’une bonne vingtaine de mètres) se déroule bien, sans que je me fasse peur. L’arrivée se fait dans une sorte de petit cirque sableux entouré de falaises verticales qui me séparent du plateau sommital. Mais une mauvaise surprise m’attend 😕 : il n’y a aucune possibilité de grimper la falaise à part dans une cassure encombrée de gros blocs dont certains légèrement en surplomb. J’estime que cette dizaine de mètres d’escalade est au moins du 5+, avec impossibilité de redescendre et une très mauvaise chute sur des blocs pointus. Je n’insiste pas, ce serait vraiment trop risqué, même si c’est rageant d’échouer si près du but 😠. Je comprends pourquoi je n’ai jamais lu, lors de mes recherches sur Internet, que quelqu’un ait pu sortir de Busckskin Gulch de ce côté.

Je redescends donc la fissure, mais en escalade la descente est plus difficile que la montée et maintenant je ne fais pas le fier ! Même en me concentrant, mes pieds retrouvent difficilement, en tâtonnant, les prises que mes yeux ne voient pas. Je ne peux m’empêcher de penser que toute chute se traduirait au minimum par une cheville foulée quand je toucherais le sol après avoir glissé et m’être râpé contre la paroi et, même si j’arrivais à rentrer à mon véhicule en claudiquant, tout le reste de mon voyage serait compromis 😕. A mi-chemin de la descente, j’entends deux personnes qui viennent d’arriver et expriment leur surprise de me trouver dans cette situation. Leur présence et leurs encouragements me rassurent et je termine la descente mieux que je ne l’ai commencée.

Je suis bien content de retrouver le sol et de discuter avec ces sympathiques backpackers, mais durant cette tentative avortée j’ai dû perdre au moins un demi-litre de sueur ! L’un des randonneurs, qui vient de Salt Lake City, me raconte comment un jour il s’est retrouvé en grande difficulté en essayant de suivre les indications d’un des guides de Michael Kelsey, une référence pour la randonnée dans l’Ouest. Il est vrai que Kelsey semble être une espèce de surhomme à qui aucun obstacle ne résiste et qui avance à un rythme d’ultra-marathonien, d’où bien des déconvenues pour les randonneurs « moyens » qui suivent certaines de ses indications. J’ai pu vérifier ses capacités par moi-même, un jour que je descendais seul, avec moult précautions et des chaussures très accrochantes, la dangereuse pente de slickrock de la Sneak Route to Death Hollow, dans la région d’Escalante. Quelle ne fut pas ma surprise de croiser Michael Kelsey lui-même 😮 qui remontait cette falaise à toute vitesse avec des chaussures de sport d’intérieur à l’accroche médiocre. La surprise fut partagée car il était ici en reconnaissance pour ajouter une nouveauté à la cinquième édition de son guide et il ne comprenait pas qu’un Frenchy puisse déjà se trouver là. Dommage que nous n’ayons pas eu le loisir de discuter plus d’un quart d’heure, chacun étant tenu par un horaire serré.

Je continue à descendre encore un peu le canyon. Certaines falaises sont impressionnantes.



En me glissant sous des alcôves pour cacher le ciel, je peux mieux admirer les magnifiques couleurs créées par la lumière réfléchie sur les parois du canyon. C’est un enchantement.





Je rebrousse chemin et remonte le canyon d’un bon pas car cet après-midi je me rends à Paw Hole et ce n’est pas à côté. Bien après les passages boueux, je rattrape le jeune couple qui hésitait à prendre l’ultime permis pour CBN à la loterie de ce matin. Je suis surpris de voir la jeune femme recouverte de boue : bras, jambes, cuisses, une bonne partie du visage. Elle me fait à la fois penser à Lara Croft (du jeu Tomb Raider) qui serait en stage commando et à une « sauvageonne » de certaines peuplades indigènes. Je pense également à la célèbre chanson de Queen « We will rock you » et ses paroles « You got mud on your face » sauf que le vers suivant « You big disgrace » ne convient pas du tout puisque, contre toute attente, la demoiselle reste fort jolie et que la boue séchée fait même ressortir ses yeux verts. En riant, elle m’explique que l’argile « c’est bon pour la peau et que certains payent cher pour cela ». On rentre ensemble et on discute dans la bonne humeur. Ils viennent de Pennsylvanie, lui finit ses études à l’université et elle est professeur de fitness et de cheerleaders (Pom-pom girls). Ils sont très contents d’aller demain tous les deux à CBN/The Wave. Tous les 2, avec un seul permis ? Non, ils ont bien 2 permis car, après le tirage au sort, Dawn s’est discrètement désistée en leur faveur, touchée par ce jeune couple d’amoureux. Elle leur a dit qu’habitant en Californie elle pourrait revenir ici plus facilement qu’eux. Un bien beau geste 😇!

Comme je vois ces deux sportifs se jouer des petites difficultés de Wire Pass (blocs coincés à escalader), je leur donne tous les conseils nécessaires pour visiter demain Top Rock et Melody Arch afin d’agrémenter leur visite. Ils sont installés au petit camping gratuit de Stateline Campground, à 2 miles au sud du parking de Wire Pass. Comme il est complet, ils me proposent de partager leur emplacement en me prévenant qu’ils reviendront assez tard puisqu’ils dîneront à Page ce soir. Ils sont vraiment très sympa 🙂!

On est déjà en cours d’après-midi mais on partage quelques barres de céréales après le slot canyon de Wire Pass, puis on se quitte au parking et je pars en direction de Coyote Buttes South - Paw Hole.

Le ranger m’avait prévenu, la piste de Paw Hole s’est dégradée par rapport aux années précédentes, les ornières sont profondes et le sable est très mou car il n’a pas plu depuis longtemps. C’est aussi vers Paw Hole qu’Annie et André, pourtant véhiculés dans un gros 4 x 4 par un ami expérimenté de Kanab, se sont ensablés il y a quelques semaines et ont dû faire venir la dépanneuse pour plusieurs centaines de dollars 😕. Je suis donc bien content de disposer du Toyota 4Runner qui est un vrai 4 x 4 avec vitesses courtes mais je choisis tout de même de rester en seconde longue pour pouvoir garder une vitesse suffisante. J’attaque la montée sableuse à un rythme digne du Paris-Dakar, la voiture dérape dans les virages et fait des sauts à chaque variation de terrain, je dois tenir le volant très fermement et j’ai l’impression de conduire dans un jeu vidéo. Dès que je sens le véhicule ralentir, je donne des coups de volant successivement à droite et à gauche, comme je l’ai vu faire par les Touareg dans le Sahara. A l’arrière, mes sacs et la glacière sautent dans tous les sens, comme s’ils dansaient un pogo effréné lors de la grande époque punk, c’est « Anarchy in the trUnK » 😛! Après plus de 2 miles de ce rythme frénétique, qui me semblent durer beaucoup plus longtemps, je suis bien content de m’arrêter au petit parking de Coyote Buttes South - Paw Hole.

Je me dirige directement vers le secteur que je trouve le plus beau, à environ 1 mile de marche (dans le sable) au nord-ouest du site. En regardant les carnets de voyage et les photos des aficionados de l’Ouest, je suis surpris de voir que ce secteur pourtant très photogénique n’est pour ainsi dire jamais visité, alors qu’il est finalement plus accessible que celui de Coyote Buttes South, Cottonwood Teepees (qui est cependant plus vaste et plus varié).

Je garde un excellent souvenir de ma dernière visite en avril 2006 où, avec ma fille Flora, Kent, Steffen et Isabel, nous avions terminé à Paw Hole, dans une excellente ambiance, une expédition de presque 3 jours (avec camping sauvage) qui nous avait amenés à White Pocket et différents secteurs de Coyotte Buttes South. Souvenirs, souvenirs…

J’atteins une montagne de slickrock joliment striée (particulièrement à la gauche de sa base).









Un peu plus loin, un autre très beau secteur de slickrock strié.







Le temps se couvre, mais les couleurs n’en ressortent que davantage.



Je m’intéresse maintenant aux détails, aux motifs, aux textures et aux couleurs que le slickrock nous offre généreusement.





Ici, le rocher semble saigner.







Ravi d’avoir pu profiter tranquillement des trésors de ce site que j’apprécie particulièrement, je retourne vers le massif de teepees à proximité du parking.



Je les admire dans la douce lumière du soleil couchant.





La descente en 4 x 4 de la piste sableuse pose moins de problème que sa montée, même si cela secoue tout autant.

De retour sur la bonne piste de House Rock Valley Road, je capte les toutes dernières lueurs du soleil….



… puis du crépuscule.



Au camping, j’installe mon SUV à côté de l’emplacement du jeune couple de Pennsylvanie (que, plus tard, je n’entendrai même pas revenir de Page). Après mon habituel dîner frugal, je décharge mes photos sur mon notebook et, fatigué par cette journée bien remplie, je m’endors très rapidement.

JOUR 13 : autour de Coyote Buttes

Au lever du soleil, il fait nuageux, donc je prends mon temps avant d’aller à la Paria Ranger Station afin de tenter ma chance une seconde fois pour le permis de Coyote Buttes North. Quand je quitte le camping, le jeune couple de Pennsylvanie dort toujours dans sa tente et je ne peux le revoir pour le saluer et lui souhaiter une excellente visite de The Wave.

A la Station, nous sommes une dizaine de personnes de moins que la veille pour le tirage au sort. Je retrouve Dawn qui hier a été voir Horseshoe Bend, Antelope Canyon et des hoodoos. Quand des touristes demandent quel est le meilleur guide pour visiter le secteur parmi ceux qui sont vendus sur place, j’entends avec plaisir le ranger répondre que c’est Photographing the Southwest 🙂, du coup il leur en vend deux et Dawn en achète un troisième.

Celle-ci est optimiste pour le tirage au sort, par nature et parce que, aujourd’hui, elle a deux chances au lieu d’une, comme tous ceux qui reviennent pour la seconde fois consécutive (les rangers mettent deux numéros à leurs noms dans la tireuse à loto). Elle ne sait pas qu’elle a en réalité quatre chances en comptant les deux miennes, car j’ai décidé que si mon nom était tiré et pas le sien, je lui ferais bénéficier de mon permis, ce qui me semble tout naturel après son généreux geste de la veille.

La loterie se déroule selon une séquence répétitive : tirage de la boule, annonce du numéro, cri de joie de l’heureux élu, déception se lisant sur le visage des autres. Enfin il ne reste plus qu’un permis, le dixième, et bingo 🙂! c’est Dawn qui l’obtient et ne cache pas sa joie pour ce coup de chance in extremis. La ranger déclare qu’il y a une justice et raconte comment Dawn a fait don de son permis la veille ; spontanément, toute l’assemblée applaudit la sympathique Californienne. Après l’obtention de son permis, je lui explique en détail tout le circuit autour de The Wave, de Second Wave à Sand Cove en passant par Top Rock et le Big Mac, car elle ne saurait se contenter d’une visite classique. Quand il n’y a plus personne à la Station, je vais voir la ranger (qui se souvient bien de moi depuis qu’elle m’a croisé en octobre 2005 en revenant de White Pocket alors qu’elle pensait ce site encore confidentiel) pour lui demander s’il n’y aurait pas quelques phénomènes géologiques encore peu connus à visiter dans le secteur. Comme je connais déjà tous ceux qu’elle me cite, elle finit par m’en indiquer un du bout des lèvres qu’elle appelle « The Nautilus », mais me demande de me contenter de publier des photos sans en indiquer la localisation sur Internet ou Photographing the Southwest car cette curiosité est fragile.

Je la remercie et m’y rends directement. Je marche dans ce secteur isolé quand j’entends du bruit derrière moi. Je me retourne, surpris, et découvre deux chevaux montés par de souriantes cavalières qui habitent à proximité et me disent qu’elles n’ont jamais vu personne dans ce wash. On discute un moment des beautés de la région puis chacun reprend son chemin.



Je ne sais pas à quoi doit ressembler « The Nautilus » car la ranger ne m’a rien précisé et ses indications étaient plutôt vagues. Je m’attends donc à une formation rocheuse en forme de sous-marin avec des pointes, comme dans le roman Vingt Mille Lieues sous les mers de Jules Verne. Mais quand je découvre cette curiosité géologique, je constate qu’elle ressemble tout simplement par sa forme au coquillage appelé nautile en français et nautilus ici.



Je me glisse à l’intérieur…





… puis me balade un bon moment dans le secteur, à la recherche d’autres curiosités du même style, sans succès.





C’est la saison de floraison des cactus.



Je retourne à mon véhicule par le même chemin, content d’avoir vu ce petit site mineur mais néanmoins intéressant.

Le temps se couvre sérieusement, il ne serait pas prudent d’entamer seul une longue randonnée dans un site isolé. Je prends donc la piste de House Rock Valley Road pour accéder à des balades assez courtes.

Il y a de jolies fleurs sur le bas-côté (ce sont des Prickly Poppies me précise Kashtin, spécialiste en la matière).



Je retourne voir un panel de pétroglyphes qui m’avait particulièrement plu pour sa situation et son originalité. Bien que les rangers tentent de le garder confidentiel et qu’il soit loin de la piste, je constate en voyant le sol piétiné qu’il est nettement plus visité que lorsque j’y étais venu il y a quatre ans.

On y trouve un étonnant labyrinthe rappelant le jeu du même nom que l’on trouvait dans les magazines pour enfants, où il fallait se rendre d’un point A à un point B. C’est la seule fois où j’ai vu une telle représentation rupestre. Que peut-elle bien vouloir signifier ? Comme je ne connais pas de nom à ce panel, je l’appelle « The Maze panel ».







On peut observer d’autres motifs intéressants, notamment des spirales, un personnage avec des boucles d’oreilles, un autre très graphique dessiné comme un logo…





Ma prochaine visite concerne Double-Barrel Arch, qui se situe près de la piste d’accès par le sud à Coyote Buttes South et ne nécessite qu’une courte marche.

Devant l’arche et ses deux ouvertures, un rocher surnommé le Totem.



Quand je m’approche de l’arche et que je grimpe pour atteindre ses ouvertures, je constate que le slickrock est très différent de celui que l’on trouve habituellement dans la région. Celui-ci est torturé comme de la roche volcanique qui me rappelle celle que j’ai vue au Piton de la Fournaise, à l’île de la Réunion, ou au pied du Teide à Tenerife, aux îles Canaries.







Une excroissance rocheuse me fait penser à un dinosaure qui serait à l’affût.





Le ciel s’est dégagé peu à peu et les risques d’orage semblent s’éloigner.

Je décide donc de faire la randonnée permettant de visiter le site d’Edmaier’s Secret que je n’avais pas eu le temps de faire lors de mon précédent voyage.

Cet endroit n'est pas à proprement parler secret ou confidentiel. Son surnom lui a été donné par des Allemands qui ont découvert en 2003 une photo aérienne (prise dans les années 90) dans un livre de Bernhard Edmaier et qui, à partir de là, l’ont ensuite recherché (notamment à l'aide de Google Earth). Ils s’y sont rendus par eux-mêmes en 2007. Ceci explique que ce lieu soit encore très peu connu, mais plus pour longtemps car sa visite est notamment une bonne solution lorsqu’on n’a pu obtenir de permis pour CBN / The Wave. C’est d’ailleurs pour cela que je l’ai conseillé à Marie/mlefevre qui s’y est rendue deux mois plus tard et en a parlé positivement dans son carnet. Du coup, plusieurs forumeurs ont déjà inscrit cette visite à leur voyage de 2010.

Cette belle randonnée dans le wilderness n'est ni longue (entre trois et quatre heures suivant le temps passé à explorer et/ou à photographier sur place) ni difficile si l'on dispose des informations, d'un extrait de carte topographique et d'un bon sens de l'orientation (le GPS peut faciliter les choses mais n'est pas indispensable, le mien est resté dans le sac à dos cette fois-ci). Par contre, en été il peut y faire très chaud, il n’y a pas d’ombre et il y a peu de chances d’y rencontrer âme qui vive.

Je paye mon permis à la « self-payment station » du parking de Buckskin Gulch et je marche d’un bon pas dans le gulch car l’après-midi est déjà très avancé. Environ une heure plus tard, je suis au milieu d’un océan de slickrock au pied d’une superbe montagne de brainrocks (roche en forme de cervelle) qui ne demande qu’à être gravie.







Au sommet, je découvre un land-marker qui date de 1917...



… et surtout un panorama magnifique en direction de Buckskin Gulch d’où je viens.



Je continue vers le sud sur le sommet de la montagne…



… jusqu’à un superbe point de vue sur une immense pente de slickrock avec Coyote Buttes North en arrière- plan. Loin au sud, le massif blanc de Top Rock est bien éclairé et je distingue nettement la fissure verticale qui surplombe The Wave et sert de repère aux randonneurs (en haut et au milieu de la photo). Aujourd’hui, il me manque au moins deux heures de jour pour pouvoir explorer ce versant, ce sera donc pour la prochaine fois.



Je redescends vers le nord en passant par une « mini-wave » au slickrock délicatement ciselé.



Ce spot, un de mes préférés du site, m’a donné envie d’en faire une interprétation en noir et blanc.



La descente est ponctuée de lames de roche et de délicates stries dentelées qui, je l’espère, seront épargnées par les futurs visiteurs.







D’immenses chenilles de pierre sont blotties les unes contre les autres. Je ne serais pas surpris de les voir se mettre à onduler lentement.





Quelques lichens égayent la roche.





Le slickrock prend plusieurs couleurs, au gré de sa fantaisie.





Un hoodoo au sombre chapeau semble perdu dans cette immensité.





Le soleil va bientôt se coucher, il est temps d’entamer le retour.



Eclairé par les derniers rayons du soleil, le grès prend de superbes teintes dorées.



Dans le wash sableux au pied du slickrock, j’ai l’impression d’être fin 2008 durant mon voyage au Sahara, dans le massif de la Tadrart, au sud-est de l’Algérie. Curieuse impression de retrouver les mêmes sensations au sein de deux sites situés aux antipodes mais qui se rapprochent par leur esthétique, leur atmosphère et leur lumière.







L’agréable remontée de Buckskin Gulch dans une lumière crépusculaire et une température très douce termine sereinement cette journée durant laquelle la découverte d’Edmaier’s Secret fut un des coups de cœur de mon voyage 🙂.



Il fait nuit quand je roule sur les pistes de House Rock Valley Road puis de Cottonwood Canyon Road pour retrouver mon lieu de bivouac d’il y a deux jours. Je me couche relativement tôt car demain le réveil sonnera bien avant l’aube pour visiter les Wahweap hoodoos à l’heure propice.

JOUR 14 : de Wahweap Hoodoos à Waterholes Canyon

Il fait encore nuit quand le réveil sonne, mais c’est nécessaire pour lever le camp, rouler sur les pistes menant au Wahweap Wash puis marcher une vingtaine de minutes jusqu’au premier groupe des Wahweap Hoodoos, afin d’être positionné à temps pour y voir le lever du soleil.

Mon intérêt pour les Wahweap Hoodoos remonte à l’année 2001 quand Laurent Martrès me demanda de l’aider à trouver un hoodoo particulièrement élégant dont, à l’époque, seuls deux photographes professionnels avaient publié une photo : Michael Fatali (toujours lui !) et Jackson Bridges (guide/photographe spécialisé dans la région du Lake Powell). Bien entendu, on ne savait pas du tout dans quel secteur ce hoodoo pouvait bien se trouver et les deux photographes gardaient jalousement leur secret. Durant mon voyage de 2001, dans les environs de Page, j’ai montré la photo à tous les rangers que j’ai croisés, j’ai exploré les alentours de Toadstool Hoodoos et de White Rocks mais je n’ai pas trouvé le hoodoo recherché. Quelques mois plus tard, j’ai finalement obtenu une information succincte mais suffisante (« Vous trouverez dans Wahweap Wash »), en correspondant avec un local qui voulait lancer un Bed & Breakfast et courait le wilderness près de chez lui à la recherche de curiosités géologiques. Dès mon voyage suivant (en mai 2002), nous remontions à pied, Laurent et moi, le Wahweap Wash (en venant du sud, ce n’est qu’ensuite qu'un ami de Laurent a trouvé l’accès plus rapide par les pistes du nord), lorsque nous avons fini par trouver les hoodoos convoités 🙂, qui seront longtemps une des nouveautés de Photographing the Southwest. Il m’amuse de penser que quelques e-mails envoyés de France ont été plus efficaces qu’une recherche menée sur place.

La subtile lumière qui précède le lever du soleil permet d’apprécier ces hoodoos élancés dans une ambiance plus douce et moins contrastée que celle qui prévaudra quand les rayons du soleil les atteindront directement.





Quelques minutes plus tard, le site est éclairé par les premiers rayons qui font ressortir le blanc éclatant des hoodoos.



Je prends la photo « classique »…



… avant de trouver un autre angle qui me plaît davantage.



Un second groupe de hoodoos se situe quelques centaines de mètres plus loin.



Ils sont moins élancés mais néanmoins intéressants, surtout à contre-jour.





J’ai un faible pour ces deux hoodoos qui semblent avoir été posés là comme des piliers matérialisant l’entrée d’un décor fantasmagorique digne du Seigneur des Anneaux.





Ici, des concrétions ressemblent vraiment à de la cervelle.



Là, les roches rappellent la couleur du sang.



De retour à mon véhicule, je rencontre deux Allemands qui viennent d’arriver mais qui ont failli rester coincés au passage d’un petit wash qui traversait la piste : leur SUV ne pouvant plus ni avancer ni reculer sans racler fortement le sol rocailleux, l’un a dû pousser et l’autre « mettre la gomme » pour s’en sortir. Ils avaient pourtant loué chez Alamo un SUV standard de la même catégorie que le mien, mais ils ont hérité d’un modèle « crossover » à la faible garde au sol, qui montre ses limites à la moindre difficulté, leur faisant risquer une galère au milieu de nulle part sans compter l’endommagement du véhicule 😕. Après un petit déjeuner commun, où ils se font réchauffer des saucisses, je les quitte en espérant qu’au retour ils ne rencontreront pas le même problème.

Sur les hauteurs de White Rocks, je me gare sur un promontoire surplombant un secteur où se trouvent de nombreux hoodoos colorés.



La lumière de ce milieu de matinée n’est pas très favorable, mais une balade me permet tout de même d’apprécier les couleurs qui vont de délicats tons pastel au rouge violacé.







Tout au bout de la balade, un point de vue sur Chimney Rock et sur un énorme hoodoo qui fait plus de 20 mètres de haut.



Vers midi, je me rends au Paria Outpost pour saluer Susan et Steve Dodson, comme je le fais maintenant depuis une dizaine d’années. La première fois, Elisabeth, Flora (qui avait onze ans) et moi étions venus là dans le but de boire quelques litres de lemonade bien fraîche après notre première visite à The Wave, dans la canicule du mois de juillet. Nous avions été très sympathiquement accueillis par Susan et Steve qui nous avaient raconté la toute récente ouverture du Paria Outpost (majoritairement construit de leurs mains), leur amour de la nature encore sauvage qui les avait amenés ici, leur intérêt pour la vie des locaux à laquelle ils voulaient s’intégrer, leur goût pour la musique jouée en commun, leur volonté de contribuer à une activité touristique responsable en harmonie avec la nature… Flora était même repartie avec un cadeau 🙂 : un grand TShirt flashy de style hippie (que Susan avait teint elle-même) qui lui servit longtemps de chemise de nuit compte tenu de sa taille.

Les débuts sur place furent difficiles car il leur fallut des années avant d’obtenir les autorisations, accréditations et assurances nécessaires pour faire le métier d’outfitter sur les terres du BLM et du Vermilion Cliffs National Monument (où se trouve Coyote Buttes). En attendant, ils ont tenu bon et ont proposé des shuttles (transports) notamment pour les backpackers descendant le Paria Canyon ou Buckskin Gulch, et leur BBQ « all you can eat » de fin de semaine (certaines fois avec de la musique live) a acquis une bonne renommée, puisque de nombreux locaux (dont beaucoup viennent de Page) y sont fidèles. Ils ont également aménagé une chambre pour la proposer en Bed & Breakfast. Quand ils ont pu lancer leur activité d’outfitter, j’ai fait tout mon possible pour les faire connaître en France (et dans d’autres pays francophones), soit en répondant à des posts de VF quand les forumeurs ont commencé à s’intéresser à Coyote Buttes South et White Pocket ; soit dans de nombreux messages privés et/ou e-mails ; soit directement, en en parlant à mes connaissances qui se rendaient dans l’Ouest ; soit encore en les citant dans Ouestusa.fr en complément de l’outfitter Wally (en retraite maintenant) que conseillait Thierry/Wavemaster car il avait été content de ses services… Comme tous leurs clients ont été satisfaits, le bouche-à-oreille et les carnets de voyage ont fait le reste, et maintenant leur activité d’outfitter marche bien 🙂, avec une bonne proportion d’Européens. Les Dodson, qui connaissent ma contribution à leur business, m’accueillent toujours à bras ouverts… comme Susan le fait encore cette année (Steve étant en excursion). Elle s’apprêtait à partir faire des courses à Page mais, après un accueil très chaleureux, elle reste un bon moment à discuter avec moi. Quand elle doit s’en aller, elle me dit de rester au Paria Outpost « comme chez moi ».

Tandis que le temps se couvre, je m’installe pour prendre mon lunch sur la terrasse puis j’entame une petite sieste réparatrice. Je suis réveillé par l’arrivée d’une dame d’une bonne soixantaine d’années, qui a beaucoup de distinction et qui respire la gentillesse. Elle vient de Californie, est passionnée de photographie (elle dispose d’ailleurs d’un matériel haut de gamme) et passe voir Steve et Susan pour convenir d’une excursion, sans savoir ce qui est le mieux à photographier dans le secteur. Comme il s’est mis à bruiner, j’ai tout mon temps. Aussi, je vais chercher mon notebook et je lui montre des photos de la région proche sur une copie de mon site web, ainsi que certains clichés que j’ai pris durant les deux derniers jours. Elle prend des notes de ce tout ce que je lui conseille de voir par elle-même ou avec un outfitter dans les jours à venir, puis elle me pose des questions complémentaires sur l’accessibilité des différents sites. Je suis heureux d’avoir pu lui rendre service, car elle est aussi sympathique que motivée. Avant de partir, elle me remercie chaleureusement et me dit « You make my day » (expression que j’avais découverte au cinéma dans la bouche de Clint Eastwood, mais prononcée dans des circonstances très différentes).

La bruine a cessé mais le ciel reste menaçant. Je décide de tenter une visite aux Thousand Pockets dont le nom est prometteur. La piste est d’abord commune avec celle de Stud Horse Point, puis elle s’enfonce vers le sud. Elle est longtemps sableuse, ce qui ne posera pas de problème en cas de pluie, mais tout d’un coup elle devient argileuse avec plusieurs montées et descentes. La randonnée doit durer au moins deux heures et il est impossible de deviner où vont éclater les orages qui menacent tout autour. Si la pluie tombe ici, il me sera impossible de rouler sur les montagnes russes sur lesquelles je viens de passer. Par prudence, je décide donc de renoncer et de revenir en arrière pour me contenter d’une seconde visite à Stud Horse Point.

Je ne le regrette pas car aujourd’hui la lumière y est douce.

Au loin, le Lake Powell d’où émerge Lone Rock.





Les hoodoos colorés de Stud Horse Point, qui dominent le paysage, ont une structure et une esthétique particulières très différentes de ceux que j’ai vus ce matin. On se croirait dans une autre région.









Mon hoodoo préféré est celui qui est surnommé l’Amiral à cause de son chapeau si caractéristique.





Je retourne à Page dans le but de faire un ravitaillement de produits frais mais, comme le ciel s’est dégagé en partie, je me dépêche d’aller sur le rim de Waterholes Canyon pour bénéficier des derniers rayons de soleil.

Waterholes Canyon est principalement connu en tant que slot canyon et il faut un « hiking permit » navajo pour le visiter, malheureusement la guérite d’Upper Antelope Canyon où on peut l’acheter est fermée depuis plusieurs heures. Tant pis pour cette fois, une bonne demi-heure de visite sur le rim à l’heure où tout le monde est rentré pour dîner ne devrait pas poser de problèmes (Attention ! ne venez pas ici sans permis en pleine journée car, à l’heure normale de visite des slots canyons, les permis sont régulièrement vérifiés par les Navajos).

Sur le mur surnommé « The Big Wall », certaines striures esthétiques font penser à Second Wave.





Je capte les tout derniers rayons du soleil dans l’autre direction, celle où le ciel se fait menaçant.





Au Wal-Mart, une fois le ravitaillement terminé, je me choisis une bonne salade composée et des yaourts crémeux à la cerise pour ce soir et demain matin. Je profite d’un spot WiFi pour sortir mon notebook et consulter ma boîte aux lettres ainsi que la météo des jours à venir (qui n’est pas fameuse 😕).

Une fois de plus, je retourne de nuit à mon bivouac, situé dans les premiers miles de la Cottonwood Canyon Road que je vais emprunter demain matin pour commencer les trois prochaines semaines consacrées à l’Utah.

A l’issue de ce « Hoodoos day », c’est avec un pincement au cœur que je me glisse dans mon duvet, en sachant que demain je m’éloignerai de la région des Vermilion Cliffs, une de mes préférées (sinon ma préférée) dans le Southwest.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Voyage d'un mois dans l'Ouest américain: itinéraire English translation pending
by Poudlard · 2010-03-26 · 16 replies
Bonjour à tous,

Alors je vous explique un petit peu la situation. Si je viens aujourd'hui vous demander votre aide et vos conseils, ce n'est malheureusement pas pour moi mais pour mon frère et sa copine qui ont décidés il y a peu de partir faire un voyage d'un mois environ dans l'ouest américain. Ils ont achetés les billets hier.

Ce voyage n'étant pas prévu à la base, ils n'ont donc aucune connaissance sur le sujet et n'ont rien préparé.

Bref, je leur ai conseillé hier, après l'achat de leur billet, de faire quand même un pseudo itinéraire pour savoir un minimum et regardez ce qu'ils ont pondu😕

Départ le 2/05 Lyon- Amsterdam-San Francisco avec KLM

San Francisco 2-3 jours

Lake Tahoe 1 jour et demi

Yosemite Valley-Village 3 jours

Sequoia Park 2 jours

Santa Barbara 2 jours

Los Angeles 6 jours

Las Vegas 2 jours et demi

Alors bon, certes je n'y suis jamais allé mais je trouve leur itinéraire vraiment...bof.

Je m'explique: j'ai lu pas mal depuis des mois sur ce forum(par curiosité) les différents topics sur l'ouest, les carnets de voyage etc

Et franchement je vois pas l'intérêt de rester à LA pendant une semaine!!! Ils me répondent qu'il y a plein de trucs à voir genre Newport Beach, etc Mais bon à LA, quand on a fait Venice, Malibu, Beverly Hills, et Hollywood, on a fait le tour n'est ce pas?

Ensuite je trouve leur choix d'avion pas judicieux: ils repartent de Las Vegas, ce qui implique une escale aux US, puis une autre escale à Amsterdam(car KLM). Il aurait été plus simple de repartir de LA non?

Enfin, je trouve qu'ils passent à côté des choses essentielles d'un voyage dans l'ouest, surtout en restant pratiquement un mois:pas de visite au Grand Canyon, pas de passage à Arches, Moab et j'en passe....

Alors je me suis mise dans l'optique d'essayer de leur concocter un petit programme, afin qu'ils puissent en profiter un max.

MAIS moi je suis une spécialiste de NY, et je me suis jamais réellement penchée en profondeur sur ce sujet de l'Ouest américain et il me reste peu de temps.

Est ce que vous pourriez me donner votre avis sur leur itinéraire de base, ce qu'ils pourraient ajouter, enlever etcc

Et surtout, me conseiller sur un itinéraire qu'ils leur ferait découvrir l'ouest dans sa majorité, en sachant qu'ils arrivent à SF et repartent de Las Vegas.

Je vous remercie par avance😛
Parcours en Californie et dans l'Ouest américain réalisable en septembre 2010? English translation pending
by Madmaf · 2010-03-20 · 32 replies
Oyez oyez mesdames et messieurs les forumers expérimentés...

Je tente d'organiser notre périple du 29 aug au 20 sept prochain...

Un boulet est parmi vous. Je suis un pti peu paumée... Pourriez vous me dire si ces étapes sont possibles dans ce laps de temps , pr une première approche?!

Nous ne sommes pas arrêtés sur les vols (directs depuis PAR) soit LAX soit SFO, en AR ou open jaw?!

LAX GRAND CANYON ANTELOPE MONUMENT VALLEY PAGE BRYCE CANYON BRYCE ZION BARSTOW LAS DEATH VALLEY SEQUIAO YOSEMITE SFO LAX

Je pense qu'il doit y avoir un problème du côté de bartow, (peut etre d'autres?) mais bon je ne sais pas trop comment l insérer?!

Par ailleurs, je précise que je suis invalide. Nous ne ferons pas de balades énormes (juste quelques minutes à pied pour en avoir plein les mirettes)... il est dommage de ne pas en faire en allant la bas mais j'ai des douleurs insupportables que je dois prendre en compte pour un tel périple.

Merci d'avance à tous les éclaireurs...

Mélanie
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°3) English translation pending
by Sedonax · 2010-03-20 · 27 replies
Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

JOUR 8 : de Lost City à Valley of the Gods

Après une excellente nuit, je fais quelques pas pour admirer le lever du soleil sur le canyon. Au loin, apparaissent les buttes de Monument Valley. Je n’apprécie que davantage mon petit déjeuner face à un tel paysage.





Ce matin, je ne croise toujours personne jusqu’à la route goudronnée.

Sur la San Juan River, le raft de l’excursion qui va de Bluff à Mexican Hat :



La première visite de la journée sera pour les pétroglyphes de Wolfman Panel.

Pour y parvenir, la piste n’est pas longue et la balade est facile.

Je trouve ces pétroglyphes particulièrement esthétiques et bien mis en valeur sur la paroi rocheuse.





Ils datent de la période des Basketmakers, comme les pictographes de "Many Hands Cave" que j’ai vus hier.

Le nom du panel ne fait pas référence à un loup-garou mais à l’empreinte de patte que l’on voit à gauche de cette photo :



J’ai un faible pour ce bel oiseau stylisé, peut être un vautour ?



Vous avez sans doute remarqué les impacts de balle sur les photos précédentes. Sur la suivante, on voit nettement que le pétroglyphe circulaire a servi de cible à de stupides « rednecks », qui devaient avoir moins de cervelle dans le crâne qu’il ne restait de poudre dans les douilles de leur fusil 😠.

Je me demande si le motif du milieu représente une plante ou bien une arête de poisson avec sa tête.



Je continue la piste pour me rendre au parking du trailhead des ruines de Monarch Cave.

Au moment où je m’apprête à entamer la randonnée, se garent 2 voitures dont sortent 6 personnes. Ce sont des retraités anglais, résolument « british » dans leur look, leur attitude et l’humour dont ils font preuve. Ils me demandent s’ils sont bien au départ de Monarch Cave, car ils n’ont pour toute indication qu’un tracé manuscrit que leur a dessiné un des responsables du Recapture Lodge (où ils logent à Bluff) au dos d’une carte de visite du motel. Comme ils plaisantent avec détachement sur le fait qu’ils vont probablement se perdre dans le wilderness avec des indications aussi succinctes, je leur commente ma carte topographique pour leur indiquer précisément le chemin. Je pars tandis qu’ils entament leurs préparatifs dans la bonne humeur, nous nous disons « à tout à l’heure » puisque l’aller/retour à Monarch Cave se fait via un unique chemin au fond d’un des canyons qui s’ouvrent juste après le wash arboré.

La balade est d’un intérêt moyen et les ruines ne me laissent pas un souvenir impérissable. Le fait qu’elles ne soient qu’à moitié éclairées et le souvenir encore frais des vastes ruines visitées la veille y sont sans doute pour quelque chose.



De retour à la voiture, je m’étonne de ne pas avoir croisé le groupe d’Anglais. Ils ont dû s’enfoncer dans le mauvais canyon, j’espère qu’ils s’en apercevront rapidement pour revenir sur leurs pas avant de s’épuiser à chercher les ruines au mauvais endroit.

Après avoir roulé jusqu’au trailhead de Procession Panel, j’entreprends une balade qui n’est ni longue ni difficile mais nécessite de disposer d’informations précises pour arriver à destination, le trajet se faisant essentiellement sur du slickrock avec des cairns éloignés et parfois peu visibles (mais si un bon sens de l’orientation est indispensable, le GPS ne l’est pas).

Le panel de petroglyphes est remarquable car il s’étire sur plus de 5 mètres et on y décompte 179 personnages, dont la plupart convergent en trois rangées en direction d’un cercle. Est-ce une procession funéraire ? Une célébration ? Un autre rite religieux ? Les avis des experts divergent... mais dans tous les cas ce panel vaut le déplacement.





Certains des petits bonshommes sont très amicaux :



On y voit également les traditionnels cervidés au corps trapu :





Même le slickrock participe à l’esthétique du lieu :



En parcourant 200 mètres supplémentaires, j’atteins le bord de la falaise de Comb Ridge. Le point de vue sur les vastes étendues du plateau de Cedar Mesa est impressionnant. Il s’étend sur des dizaines de kilomètres et je peux deviner les canyons où je me rendrai dans deux semaines : Road Canyon, Scheik Canon, Mule Canyon…





Je me restaure avant d’entamer le chemin du retour. Procession Panel est désormais au soleil, le filtre polarisant est nécessaire pour faire ressortir les pétroglyphes et éliminer les reflets.





Je m’attarde sur les cactus en fleur qui égayent le trajet.





Ma prochaine étape est Valley of the Gods où je compte enfin réaliser une chose qui me tient à cœur depuis longtemps (à chaque passage sur la piste !) : randonner sur la mesa et bivouaquer au pied de ses buttes qui rappellent Monument Valley, sans toutefois atteindre la majesté de ce lieu mythique. Ce lieu a pour lui d’autres atouts : le site n’étant pas sur la réserve navajo (mais géré par le BLM), il est totalement libre d’accès, on peut y randonner et y camper, il est resté sauvage, on n’y rencontre quasiment personne et surtout pas un étal de vente de bijoux ou une « bétaillère à touristes » ici ou là.

De la piste, cette année en très bon état, j’observe la mesa sur laquelle je projette de grimper (juste au nord de l’inscription Rudolph and Santa Claus sur la carte topographique) pour surplomber les buttes environnantes.



Il n’y a pas de sentiers officiels ou de randonnées référencées à Valley of the Gods, mais j’ai trouvé sur Internet quelques photos d’un groupe qui s’était baladé sur la mesa en étant guidé par un local. A l’aide de ces clichés, d’une carte topographique et de Google Earth en 3D, j’ai pu reconstituer le chemin qu’ils avaient parcouru et que j’envisage de suivre à mon tour en cette seconde partie d’après-midi.

Je me gare au lieu de bivouac que j’ai choisi : au bout d’une courte piste rocailleuse, un emplacement de camping niché au pied de la butte faisant face à Castle Butte, tout au nord de la piste de Valley of the Gods.

J’entreprends la remontée d’un canyon vers l’ouest, il n’y a pas de chemin mais uniquement quelques cairns espacés sur les premières centaines de mètres. Bien que l’étroit canyon soit encombré de rochers et de blocs, la progression n’est pas difficile, à l’exception d’un ressaut assez haut qu’il faut contourner en passant sur un talus très raide, qui deviendrait dangereusement glissant par temps humide.

Je parviens à l’endroit (repéré sur Google Earth) où la paroi verticale est temporairement interrompue par une forte pente qui permet de grimper sur la mesa. Ce que ne peut pas montrer Google, c’est qu’il s’agit d’un éboulis aussi raide qu’instable, où des rochers de bonne taille se dérobent sous les pieds en créant de micro-avalanches de pierres 😐. Je monte avec précaution, en m’aidant souvent des mains et en testant la stabilité des rochers, et je laisse quelques cairns pour retrouver le meilleur chemin possible quand je reviendrai au crépuscule. A cause de ce passage délicat où on peut vraiment se faire mal en glissant ou être blessé par un bloc qui basculerait, je déconseille fortement cette balade à ceux qui sont avec des enfants, ne se sentent pas à l’aise pour crapahuter dans des éboulis ou n’acceptent pas de prendre de risques.

Une fois parvenu au sommet, la marche sur le slickrock devient facile mais il faut savoir s’orienter et prendre les bonnes options pour progresser directement vers l’extrémité de la mesa.

La randonnée est de plus en plus belle au fur et à mesure que je m’approche des points de vue sur la vallée et ses monolithes, même si le soleil joue à cache-cache avec les nuages.











Peu après être passé devant une ouverture joliment éclairée…



… je peux apprécier la vue à travers une mignonne petite arche.





Il ne me reste plus qu’à me rendre tout au bout de la mesa en admirant le panorama.



J’observe Castle Butte (à droite) et, en me concentrant, je peux voir mon SUV garé juste en face (sur la photo ce n’est qu’un minuscule point noir à gauche du dernier virage)



Je m’attarde à l’extrémité de la mesa…





Sur le trajet du retour, la lumière de fin d’après-midi se fait plus douce.







Je descends l’éboulis sans trop glisser, entraînant tout de même quelques pierres dans mon sillage, puis le canyon du retour à la lumière déclinante du crépuscule.

Il fait presque nuit quand j’arrive au bivouac. Après m’être régalé de filets de saumon, j’observe le ciel étoilé où se découpe la masse imposante de Castle Butte. Il règne un silence total, je ressens un peu les mêmes sensations de sérénité que lors de certains bivouacs dans les canyons du Sahara.

Après avoir longtemps prolongé cette contemplation nocturne, je me glisse dans mon duvet, satisfait d’avoir réalisé aujourd’hui un souhait vieux de plusieurs années 🙂 qui confirme qu’on peut encore trouver des balades intéressantes et originales dans des sites pourtant bien connus.

JOUR 9 : de Valley of the Gods à White & Red Canyon

Je quitte mon bivouac avant le lever du soleil car il vaut mieux prendre du recul pour admirer les buttes s’éclairer progressivement.

La mesa à l’extrémité de laquelle j’ai randonné hier après-midi s’illumine d’abord…



… puis, progressivement, toutes les buttes alentour.





Un couple occupe un emplacement de camping sauvage et, me voyant photographier à proximité, ils m’invitent gentiment à partager leur petit déjeuner. Ils avaient remarqué mon véhicule hier en fin d’après-midi et s’étaient installés hors de vue pour que nous ayons chacun l’impression d’avoir Valley of the Gods pour nous tout seuls. Ce sont de jeunes retraités de l’Idaho. L’homme est un vrai baroudeur (il y a deux mois, il s’est rendu seul au beau milieu de The Maze, dans Canyonlands, avec son Range Rover aménagé), mais sa femme est moins aventurière. Il est également passionné de ruines et d’art rupestre indien, tout comme moi. Nous parlons un moment de certains de nos lieux favoris du Southwest, après quoi il me tend sa carte de visite et me propose de le contacter au cas où je reviendrais seul une prochaine fois dans la région et que je chercherais un partenaire pour quelques explorations. Sympa !





Je ne tarde pas à quitter Valley of the Gods car la lumière devient crue et je dois être arrivé avant 10 heures à Navajo National Monument pour participer à la visite de ruines indiennes avec les rangers. Kent, un ami des environs de Sedona (Arizona) rencontré grâce à Pascale/Kashtin et Alain, doit m’y rejoindre.

En jetant un dernier coup d’œil au paysage, je me demande ce qui a poussé des Américains à nommer « De Gaulle and his troops » la butte à deux pointes que l’on voit à droite de la photo ci-dessous. Comme les Américains ne portent pas de Gaulle dans leur cœur, je me demande s’il s’agit d’un hommage à une figure historique française ou au contraire d’une allusion ironique au faible nombre de soldats qui l’avaient rallié en Angleterre. Cette question restera probablement sans réponse…



Sur la route, je sacrifie à l’incontournable cliché de l’arrivée matinale sur Monument Valley.



Pour changer un peu, de retour à la maison, j’en ferai une interprétation en « quasi » noir et blanc.



A 9 h 45, je suis au Visitor Center de Navajo National Monument, prêt à m’inscrire à la visite guidée des ruines de Betatakin à laquelle je n’avais pas pu participer il y a quelques années, car l’accès en était interdit suite à la chute d’un gros bloc tombé du plafond de l’alcôve. Même si j’ai été voir avec mon ami Peter, en 2003, les ruines encore plus reculées et mieux conservées de Keet Seel dans ce même parc (27 km de randonnée ce jour-là !), j’ai également envie de me rendre à l’intérieur de celles de Batatakin que j’ai déjà observées plusieurs fois du point de vue qui leur fait face.

Hélas, le ranger navajo m’annonce qu’il n’y a que deux visites par semaine à cette époque de l’année et que ce n’est pas le bon jour 😮. Je lui fais remarquer que sur le site web officiel du National Park Service il est indiqué une visite quotidienne de ces ruines mais, imperturbable, il me tend un imprimé en me disant que tout y est clairement expliqué. Après avoir lu ce papier (dont le contenu est identique à celui du site web), je lui montre qu’il indique aussi une visite quotidienne démarrant à 10 heures. Il relit l’imprimé devant moi, fronce les sourcils et, sans essayer de trouver une justification à cette « erreur », se contente de dire qu’il faudra modifier le texte du papier et du site web : cela ne change rien au fait qu’il n’y a en ce moment que deux visites par semaine et il faudra que je revienne. Je me demande si ce n’est pas une conséquence des restrictions budgétaires dues à la crise, avec moins de rangers disponibles pour accompagner les visites.

Une fois de plus, je dois me contenter du point de vue sur Betatakin. C’est frustrant 😕 ! La prochaine fois, je téléphonerai directement au Visitor Center avant de venir.





Une seconde balade aboutit à une vue sur un petit canyon où se niche une forêt d’aspens (peupliers trembles).



Kent n’étant pas encore arrivé, je discute au Visitor Center avec le ranger navajo au sujet des ruines indiennes que l’on peut trouver dans la région. Quand j’évoque celles de « Lost City » (sans lui préciser que j’y étais il y a deux jours), il me répond qu’elles sont « off-limits » (accès interdit sauf avec un guide) et m’explique pourquoi (voir Partie n° 2 de ce carnet).

C’est l’occasion de donner quelques précisions concernant les autorisations de visite non encadrée de sites se situant sur les réserves indiennes du Southwest (notamment navajo et hopi) qui recouvrent une partie de cette région.

Ces indications proviennent à la fois des sites web officiels des tribus concernées (où les informations sont parfois cachées dans les FAQ), de discussions avec des rangers indiens comme celui de Navajo National Monument, de l’expérience d’un de mes amis qui vit et travaille sur la réserve navajo depuis plus d’une dizaine d'années et d’autres personnes de mes connaissances ayant l’habitude d’explorer ces réserves (entre autres, des photographes). Si tous ceux qui ont l’habitude de les visiter connaissent les règles (qu’ils ne respectent pas toujours...), elles ne sont pas largement diffusées, notamment auprès des touristes, ce qui fait qu'on peut les enfreindre en toute bonne foi (ou en faisant semblant de l'être 😇), surtout en plein milieu du wilderness désertique où cela ne semble a priori déranger personne (pas de clôtures, pas d’habitations, pas d’élevage, pas de cultures…). Mais si on est pris sur place par les Indiens (rangers, policiers tribaux, famille ayant la jouissance de cette terre...) qui veulent les faire respecter, alors « nul c'est censé ignorer la loi tribale » et on peut être a minima dévisagé avec réprobation, faire l’objet du rappel des règles, être sommé plus ou moins poliment de s'en aller, subir les menaces d’un Indien agressif (cela m'est arrivé cette année) ou s’en prenant au véhicule, devoir payer une amende ou même se retrouver emmené au poste de police tribal 😕…

C’est à titre informatif que je donne ces indications, sans garantie car elles peuvent évoluer très vite, afin que chaque lecteur puisse décider de visiter ou non certains sites, en toute connaissance de cause et en en assumant éventuellement les risques. Je ne me positionne pas ici en défenseur du respect des règles concernant les terres indiennes (je serais bien mal placé pour le faire !), mais je ne vous encourage évidemment pas non plus à faire des visites sans les respecter (comme cela m’arrive ainsi qu’à de nombreux visiteurs) et je ne rentrerai pas dans des polémiques sur ce sujet.

Je rappelle également que rouler avec son véhicule de location en dehors des routes goudronnées, ce qui est la plupart du temps nécessaire pour visiter les sites sur des réserves indiennes, est formellement interdit par tous les grands loueurs (qui, en outre, précisent en toutes lettres dans leur contrat que sur les pistes on n’est plus assuré). Les forumeurs de VF le savent bien puisque le sujet est très souvent évoqué dans les posts, mais à la lecture de leurs carnets de voyage (y compris celui-ci) ou en regardant leurs photos, on peut constater que la plupart d’entre eux ne respectent pas cette interdiction et en assument les risques.

La première règle « par défaut »chez les Indiens du Southwest est que dans leurs réserves on peut rouler (sauf exceptions signalées) sur les routes goudronnées et les pistes d'usage public (c'est-à-dire celles qui ont un numéro du type IR XX ou équivalent sur les cartes et/ou sur place un panneau avec leur numéro, elles sont généralement plus larges et mieux entretenues) à l’exception de toutes les autres pistes réputées d’usage privé (c'est pour cela que je me suis fait agresser par un Navajo sur l’une d’elles alors qu'il m'a bien précisé que j'aurais pu rouler sans problème sur la piste numérotée passant à quelques miles de là).

La seconde règle est que l’on n'a pas le droit de sortir de ces pistes d'usage public pour aller se balader à pied et photographier sur les terres de la réserve navajo (même s'il n'y a ni barrière, ni clôture, ni panneaux d'interdiction) sans avoir préalablement obtenu un « hiking permit » à l’un des rares endroits où ils sont vendus (uniquement quatre lieux de vente pour toute la réserve). Mais ce n’est pas si simple, car certaines zones restent interdites même avec un permis, d’autres comportent des restrictions de visite…tout cela n’étant pas clairement écrit. L’expérience montre que l’obtention ou non d’un permis peut fluctuer, notamment en fonction de la personne qui est censée le délivrer et qui n’est pas forcément très au courant ou bien n’en fait qu’à sa tête. En peu de temps, un de mes amis a obtenu un permis pour visiter un site précis, puis quand il a voulu y retourner on le lui a refusé 😮, enfin on le lui a donné à la troisième demande. Cette obtention d’un permis peut aussi dépendre de la fréquentation du site : peu visité, il est vendu sans problème, dans le cas contraire, il peut n’être plus délivré ou bien faire l’objet d’une exploitation commerciale exclusive (Antelope Canyon, Canyon X, Secret Canyon) et alors les tarifs privés s’envolent 😠.

Mais si le « hiking permit » est une condition nécessaire, ce n’est pas forcément suffisant car certains Indiens ne veulent pas que des Blancs viennent sur les terres dont ils ont la jouissance et ils n’ont cure d’un permis qu’ils ne reconnaissent pas et qui a pu être donné par une autorité située à plus d’une centaine de kilomètres de chez eux. Vous aurez beau brandir votre permis en règle, face à un Indien récalcitrant il faudra partir même en étant de bonne foi (expérience vécue par un de mes amis et confirmée par le Navajo agressif qui nous a bien dit que le fait d’avoir un permis valide n’aurait rien changé pour lui).

Parallèlement, en dehors des campings officiels, le camping et le bivouac sont partout interdits sans obtention préalable d’un « camping permit » (qui doit s’ajouter au « hiking permit »).

En ce qui concerne la réserve hopi, c’est beaucoup plus simple, la randonnée et le camping sont partout interdits sauf si on est accompagné d’un guide local accrédité (voir ici).

De manière non officielle, ces règles ne sont plus appliquées si on est « invité » par les Indiens ayant la jouissance de ces terres, ce qui signifie en pratique qu’on a généralement obtenu leur autorisation en leur payant directement un droit de passage (dans le cas où, par exemple, l’obtention du permis devrait se faire à une grande distance du site visité où que le lieu où il doit être délivré est fermé). Mais comment être certain qu’on a payé (de la main à la main) celui qui peut réellement donner l’autorisation et que le prochain Indien rencontré ne réclamera pas lui aussi un droit de passage ? Tout peut dépendre également de la fréquentation du site visité : tel Indien qui pouvait tolérer sans rien demander une visite sporadique de quelques rares touristes discrets (même sans permis), peut quelque temps plus tard exiger un droit de passage et, si la fréquence augmente et gêne trop sa tranquillité, interdire totalement l’accès au site (en mettant ou non des panneaux d’interdiction) même avec un permis (exemple vécu par un ami local pour la visite d’une arche).

Maintenant, vous comprenez sûrement mieux pourquoi mes amis et moi ne communiquons pas la localisation des sites encore confidentiels situés sur les réserves indiennes.

Revenons au déroulement de mon voyage…

Kent finit par arriver au Visitor Center de Navajo National Monument dans son SUV 4 x 4 Nissan XTerra. C’est un vrai baroudeur qui a exploré le Southwest avec sa femme Sue pendant trente ans, avec notamment plusieurs backpackings dans des endroits reculés du Grand Canyon. Nous sommes contents de nous retrouver car, après la mémorable expédition de trois jours en avril 2006 où je l’avais guidé à White Pocket et Coyote Buttes South, nous ne nous étions revus que quelques jours à Sedona durant l’été 2007. Le lunch pris sur la très agréable aire de pique-nique du parc durera longtemps, car nous avons plein de choses à nous raconter.

Nous avons décidé de nous rendre cet après-midi à White & Red Canyon que Kent ne connaît pas mais où je me suis déjà rendu deux fois (en 2006 et 2007). Comme j’adore cet endroit, j’ai plaisir à y retourner. En chemin, Kent doit faire des provisions dans une station-]service. En l’attendant, je demande confirmation de l’entrée de la piste au caissier navajo, qui a l’air particulièrement enjoué, car je n’y suis jamais allé par là et je ne veux pas me retrouver sur une piste privée menant à une habitation indienne. Il devine immédiatement où je compte me rendre et me dit que c’est son endroit préféré dans la région : il aime y aller seul pour se ressourcer et il lui semble que là-bas certains hoodoos sont des animaux ou des personnages pétrifiés… Du coup, il me dessine un plan au dos d’un long ticket de caisse, indiquant à chaque intersection s’il faut tourner à droite ou à gauche, donnant des repères visuels… C’est vraiment très sympathique et je suis surpris d’une telle sollicitude. Dommage que ce site ne soit pas sur ses terres, j’aurais pu lui demander une autorisation de visite !

Kent étant ravitaillé pour au moins deux jours, nous partons rapidement sur la piste avec le plan du Navajo. Je compte les intersections et suis les indications mais, à l’une d’entre elles, le « ticket de caisse » indique de tourner à gauche alors que de moi-même j’aurais été tout droit. Faisant davantage confiance aux indications d’un Indien du cru qu’à mon sens de l’orientation, je tourne à gauche mais la piste s’éloigne visiblement de la direction voulue et au bout d’un moment je préfère faire demi-tour pour revenir à l’intersection et aller tout droit. C’était effectivement la bonne solution, il a suffi que je rate une intersection ou que le Navajo en oublie une sur son schéma pour que tout soit décalé dans le comptage. Nous n’avons perdu qu’une demi-heure et nous arrivons en seconde partie d’après midi à "White & Red Canyon".

Ceux que ce site attireront inévitablement doivent savoir que l’accès n’y est pas autorisé en visite individuelle, d’autant plus que les Indiens de cette réserve ont une aversion pour la photographie (des personnes, des villages et de leurs alentours, certains minoritaires intransigeants étendant l’interdiction à la totalité du territoire de la réserve) alors qu’ici les appareils photo « chauffent » ! Le fait que les visiteurs, encore peu nombreux, n'aient généralement pas eu de problème ne doit pas faire illusion, c’est simplement parce que le site n'est pas très surveillé. C’est donc le principe du « pas vu, pas pris ! ». Cependant, en 2008, une de mes connaissances suisse a dû quitter le site sur la demande d'un ranger indien qui lui a bien confirmé qu’il était « off limits ». Toujours en 2008, un correspondant de mes amis allemands Steffen et Isabel a eu affaire à un ranger indien plus agressif car le touriste ne déguerpissait pas assez vite et essayait de négocier. En 2009, le forumeur Angelo/Mokahlki (voir son "]carnet de voyage) m'a écrit (en m’autorisant à le citer) que lors de sa visite « Une grosse jeep est arrivée au ralenti, a observé notre véhicule stationné un peu plus loin et est passée au pas presque sur nos pieds. Les 2 Indiens qui étaient à l'intérieur nous ont dévisagés et franchement leurs regards traduisaient une hostilité flagrante à voir des visiteurs en ces lieux. » Vous voilà prévenus !

Malgré cela, comme White & Red Canyon est en pleine zone désertique et qu’on n’a pas l’impression de gêner qui que ce soit, on est évidemment tenté de le visiter. Je ne fais pas exception à la règle et c’est la troisième fois que je m’y rends depuis l’été 2006. Avec Steffen, nous avons cherché cette localisation un certain temps à partir de la seule photo que nous en connaissions (« Happily ever after » de Michael Fatali). Ce ne fut pas facile avec si peu peu d’informations et c’est finalement Steffen qui l’a trouvé le premier au printemps 2006 avec Isabel et notre ami commun Tony qui vit sur la réserve navajo. Un Américain ayant donné sur Internet le véritable nom du lieu en 2007 😮, ce site a commencé à être régulièrement visité à partir de 2008 (notamment par quelques membres de VF) et j’espère que des clôtures et panneaux « No trespassing » ne vont pas apparaître bientôt, rendant toute visite impossible.

Nous commençons par explorer le secteur nord de cet endroit superbe où une montagne rouge et blanche abrite des hoodoos, des aiguilles, des pyramides…









Au pied de la montagne, on trouve des rochers très colorés aux formes variées.







Certains rochers font penser à des menhirs.



D’autres semblent peints…



… comme ce tableau d’art moderne…



… ou cet incroyable visage féminin masqué !

Je comprends mieux quand le Navajo disait voir ici des personnages pétrifiés.



Au plaisir renouvelé de visiter ce site, s’ajoute celui de voir Kent particulièrement heureux 🙂 de le découvrir à son tour, de l’explorer et de le photographier « extensivement ».



Nous nous dirigeons maintenant vers l’autre secteur du site, celui qui abrite la fameuse formation que nous avons appelée « The Castle » et qui était le sujet de la photo de Michael Fatali.



The Castle se trouve tout au bout d’une rangée de hoodoos.



Voici une photo prise en 2006…



… et une autre prise cette année.



Vous constaterez que l’érosion continue toujours son travail et, cette fois-ci, elle a malheureusement entraîné la chute du sommet d’un gros hoodoo (en 2008) 😕.

Vu de trois quarts, The Castle me fait penser à un château de Walt Disney ou de Louis II de Bavière



Une vue plus classique...



… et un clin d’œil/hommage 😉 à la photo de Michael Fatali.



Nous continuons notre ballade vers un groupe de hoodoos qui me fait penser à une classe écoutant son professeur ou à une troupe de soldats au garde-à-vous devant un officier.





Avec également une mascotte « bébé hoodoo » ?



Ici, un couple de lions de mer…



… là, une fissure colorée.



Une belle montagne rouge et blanche…





… se termine par une petite famille de hoodoos.



Dans tout ce secteur, nous sommes choqués de voir des traces de pneus partout, certains visiteurs particulièrement feignants n’ayant même pas eu le courage de laisser leur véhicule au bord de la piste et de marcher quelques dizaines de mètres jusqu’au pied des hoodoos. Honte sur eux 😠!

A l’extrémité est du site, une pyramide surplombe la falaise et un chapelet de rochers rouges veinés de blanc s’étire dans le wash. Nous y resterons jusqu’au coucher du soleil.







Je me remémore l’extraordinaire coucher de soleil, avant un orage, auquel Elisabeth et moi avions eu la chance d’assister en 2007. Si les conditions étaient difficiles (vent violent apportant quelques gouttes de pluie et du sable qui cinglaient le visage et rendaient la photographie très difficile), c’était sans conteste la plus belle lumière que nous ayons jamais vue 🙂.

Après un superbe arc en ciel idéalement placé…



… nous avions admiré un ciel véritablement biblique dont on se demandait ce qui allait en sortir !



C’était un moment extraordinaire que les Américains qualifieraient de « once in a life time ». Fascinés, nous étions restés jusqu’au tout début des précipitations, nous étions alors partis immédiatement et avions foncé sur la piste à une vitesse déraisonnable pour fuir l’orage qui éclata au-dessus de nous au moment même où nous parvenions à la route goudronnée. Il était tellement dantesque que, par prudence, toutes les voitures s’arrêtaient sur le bas-côté. Nous avions échappé de très peu à une vraie galère….

Mais rien de tout cela aujourd’hui, il fait grand beau et nous n’avons vu absolument personne alors que la nuit commence à tomber. Nous décidons donc de prendre le risque de bivouaquer sur place, loin de la piste principale. Après un dîner plutôt copieux car nous partageons nos provisions, nous rejoignons nos SUV respectifs pour une nuit réparatrice. Bonne nuit, Kent !



JOUR 10 : de White & Red Canyon à Red Canyon

Dès notre réveil, et sans bouger nos véhicules, nous profitons du spectacle.



Les rochers rouges que nous avions admirés au coucher du soleil sont tout aussi beaux à son lever.



Une courte marche nous permet de voir White & Red Canyon s’éclairer progressivement.







On trouve en chemin des micro-badlands colorés.





Durant cette promenade très matinale, nous avons été accompagnés par le chant particulièrement mélodieux d’un oiseau que je n’arriverai jamais à voir et qui s’arrêtera moins d’une heure après le lever du soleil. Ce chant qui résonnait dans la falaise, plein de joie et de vigueur, était le seul son que nous pouvions entendre dans ce site isolé. Il a considérablement agrémenté la balade en lui donnant une dimension sonore inattendue, en parfaite harmonie avec nos émotions visuelles. Ce chant si agréable restera associé à White & Red Canyon car je n’en ai malheureusement jamais entendu de semblable pendant tout le reste du voyage.

Au petit déjeuner, Kent apprécie toujours autant que les années précédentes les crêpes bretonnes vanillées que j’ai amenées de France. En attendant que je finisse de ranger mes affaires, il étudie un de ses guides, tranquillement assis à l’ombre de son SUV.



Nous reprenons la piste puis la route pour rejoindre John avec qui j’ai convenu d’un rendez-vous dans une station-service, à la suite de notre rencontre à King of Wings. Tony, photographe créatif, que j’ai rencontré grâce à Laurent Martrès lors d’une randonnée à Cobra Arch, et avec qui j’ai ensuite passé plusieurs jours à explorer la réserve navajo en compagnie de Steffen, devait nous rejoindre mais il a dû annuler à cause d’un empêchement. Dommage, c’est avec plaisir que je l’aurais revu (John aussi car il le connaît également), il aurait fait un excellent « quatrième », non pas pour jouer à la belote mais pour partager avec nous sa grande connaissance de la réserve, puisqu’il y travaille et réside dans le cadre du programme d’assistance médicale gratuite aux Navajos.

John est à l’heure et m’offre d’appétissants cookies que sa femme a confectionnés hier à mon intention. Vraiment sympa 🙂!

Ce matin, la visite d’Arch Slot Canyon est au programme. Il s’agit d’un des sites confidentiels que j’avais photographiés avec Tony et Steffen en 2005 et qui avaient poussé John à prendre contact avec nous, car il était très étonné que nous les connaissions. Après avoir emprunté plusieurs pistes successives, nous garons nos trois 4 x 4 dans un endroit très isolé et peu visible, puis nous nous préparons à descendre dans le « slot canyon » (canyon dit « fente » parce que particulièrement étroit).

A notre grande surprise, arrive un gros pick-up dont descendent deux Indiens Navajos plutôt jeunes. Ils s’approchent et nous disent que nous sommes sur leurs terres et qu’il va falloir nous acquitter d’un droit de passage, ce qui ne nous pose aucun problème s’il reste raisonnable. Tandis que John leur parle de notre passion pour les « red rocks » et les slot canyons, je remarque que l’un d’eux porte des éperons. Je lance donc une discussion sur les chevaux, escomptant que c’est une passion pour eux, ce qui s’avère être le cas. Bientôt, ils nous racontent qu’ils sont à la recherche d’un étalon qui s’est enfui la nuit précédente car il a entendu des juments en liberté à proximité de leur propriété. S’ensuivent alors quelques plaisanteries sur l’attitude bien compréhensible de cet étalon « victime » de son attirance pour les charmes du sexe opposé, preuve que cinq bonshommes de culture, de nationalité et d’âge différents, qui se retrouvent au milieu de nulle part, peuvent facilement trouver à s’entendre sur certains sujets « universels » 😉. Que les lectrices de ce carnet veuillent bien nous en excuser 😊. C’est le bon moment pour partager les cookies tout frais que m’avait offerts John et qui ont un franc succès. Quand nous leur demandons combien nous leur devons pour le droit de passage, ils nous disent qu’ils sont très contents d’avoir passé un bon moment avec nous et que nous sommes leurs invités sur leurs terres. Lorsque ces sympathiques Navajos nous quittent avec de grands signes de la main, nous sommes contents non seulement d’avoir obtenu leur autorisation de visite mais aussi d’avoir transformé une situation potentielle de tension en moment de franche convivialité 🙂.

Il est temps de se rendre au bord du slot canyon en portant les échelles que John a apportées, la plus grande servant à descendre au fond du canyon (environ 6 mètres plus bas), la seconde à passer les difficultés rencontrées à l’intérieur même du canyon. L’ambiance est à la rigolade car nous avons bien conscience d’être plutôt ridicules avec nos échelles qui ne font pas vraiment « aventuriers », mais nous n’avons pas de matériel de canyoning et de toute façon nous ne saurions pas où attacher une corde puisqu’il n’y a pas d’arbres assez proches et qu’il n’est pas question de planter des pitons.



Je ne souhaite pas revivre la situation d’octobre 2005, lorsque nous étions venus ici avec Tony et Steffen sans échelle ni corde, car Tony avait auparavant réussi à entrer et sortir du canyon sans équipement par une « dry fall » (ressaut rocheux qui peut se transformer en cascade) pas totalement verticale. Mais depuis sa dernière visite, des orages avaient emporté le sable et creusé le fond du canyon d’environ deux mètres, ce qui avait changé la donne. Par prudence, Tony était donc resté en haut tandis que Steffen et moi descendions sans problème en désescaladant, glissant et sautant. Une fois l’arche photographiée, nous nous étions rendu compte que nous ne pouvions plus remonter la dry fall car elle était trop glissante, il n’y avait pas de prises et le canyon était trop large pour en sortir « en opposition » (en s’appuyant sur ses deux parois). J’avais donc fait la courte échelle à Steffen qui était ensuite monté sur mes épaules (elles s’en sont souvenues pendant plusieurs jours) pour se battre dans la dry fall en utilisant différentes techniques d’opposition et d’adhérence avec toutes les parties du corps, afin d’attraper le trépied photographique que lui tendait Tony, et de s’en servir pour se tracter. Comme je n’avais personne pour m’aider du bas, j’avais dû faire un montage avec de grosses pierres, en coinçant un morceau de bois pour y monter en équilibre sur un pied, m’inspirant de ce qu’avait fait Edward Abbey à Havasupai (comme on peut le lire dans Desert solitaire). Il m’avait fallu plusieurs essais et chutes, puis utiliser toutes les techniques d’escalade que j’avais pratiquées pendant des années, pour arriver à attraper le trépied salvateur de Tony, au prix d’écorchures et de quelques centimètres carrés de peau bien râpée 😕. Ce jour-là, les parois du canyon ont pu arborer une nuance de rouge supplémentaire ! Sans Tony resté en haut, nous aurions été dans une belle galère, simplement parce que le canyon était un peu plus creusé que d’habitude. Cette expérience m’a conduit à davantage de prudence et à ne plus jamais descendre si je ne suis pas a priori certain de pouvoir remonter, surtout en étant seul. Je vous encourage à en faire autant, dans les slot canyons ou ailleurs !

Une fois l’échelle positionnée à l’aide de la corde, nous descendons au fond du slot canyon. Bien sûr, il ne vaut pas l’inégalable Antelope Canyon, mais au moins ici nous sommes seuls et il y a plusieurs passages intéressants que nous prenons plaisir à voir et à photographier.









L’intérêt principal de ce canyon est la jolie petite arche qu’il abrite :



Je constate que la lumière du mois de mai y est moins belle que celle du mois d’octobre (à la même heure), à cause de la position du soleil, comme le montre cette photo prise en 2005 (il s’agit d’une photo papier scannée).



La remontée sur le plateau par l’échelle n’est qu’une formalité.

Satisfait de cette matinée, nous retournons à la station-service pour manger, nous rafraîchir et convenir du programme des prochaines vingt-quatre heures. Sans l’avoir jamais évoqué auparavant, John et moi avons la même idée : retourner à l’endroit que je nomme « Red Canyon » suite à ma visite de 2007, lui s’y est également rendu en 2008, afin de trouver d’autres hoodoos remarquables que nous n’avions pas vus la première fois et dont nous avons trouvé la localisation entre-temps. Nous prenons la route puis la quittons pour de nombreux miles de piste car ces formations rocheuses sont situées en plein wilderness, dans un secteur isolé de tout au cœur d’une zone désertique, ce qui explique pourquoi seuls 4 photographes professionnels accompagnés de guides navajos en ont jusqu’ici publié des photos. Cette fois-ci, je suis bien content que nous soyons plusieurs et avec 3 SUV 4 x 4, car ma précédente visite en solitaire avait été risquée, il faut bien le reconnaître.

Trouver la localisation de ces « nouveaux » hoodoos a été le fruit d’une recherche collective avec Steffen, Isabel, Tony et John, qui nous a amenés à combiner des recherches approfondies, des analyses dignes de Sherlock Holmes, l’utilisation extensive de Google Earth et notre expérience du terrain. Steffen, Isabel et Tony se sont rendus sur place lors de leur voyage du début 2009 et c’est maintenant à moi de guider notre petite caravane sur les pistes secondaires qui s’enfoncent dans le wilderness. Certains passages sont traîtres car le sable y est mou (je me fais même surprendre et je dois utiliser les vitesses courtes pour m’en sortir), d’autres sections sont au contraire entièrement sur du slickrock et la piste devient accidentée et difficile à suivre car on ne sait plus où elle passe.



Tout se passe bien jusqu’à ce que nous croisions un Navajo sur une moto de forte cylindrée avec des pneus extra larges, il y a un enfant sur la selle devant lui et aucun des deux ne porte de casque. Au regard noir et très appuyé qu’il m’a jeté lors du croisement effectué à très petite vitesse, je pressens que cela ne va pas bien se passer et je suis sa progression dans le rétroviseur. Après avoir croisé Kent, il fait demi-tour, le rattrape et l’arrête. Avec John, nous attendons à plus d’une centaine de mètres, mais comme la discussion dure nous allons les rejoindre. L’ambiance est plus que tendue, le Navajo est furieux que nous roulions sur cette piste et il profère des menaces 😠 : « Si j’avais eu mon 4 x 4 avec le fusil dedans je vous aurais tiré dessus », « Si j’avais vu vos véhicules garés au bord de la piste j’aurais crevé les pneus pour que vous vous desséchiez dans le désert », « Je vais appeler mes frères pour qu’ils vous cassent la figure », « Je n’ai que faire d’un hiking permit des autorités navajos car ici c’est chez moi »… et j’en passe ! Il nous appelle les « White eyes », ce qui est une manière méprisante de parler des Blancs qu’il nous dit ne pas aimer (tout particulièrement les Californiens, nous ne saurons pas pourquoi). Il est plein de rancœur et semble en vouloir à tout le monde, même aux autres Navajos trop permissifs à son goût. Kent, qui entend tout cela depuis le début, finit par lui répondre : « De toute façon, vous n’aurez pas mon scalp ! », en montrant son crâne dégarni, ce qui n’est pas pour calmer le Navajo ! John ne lui répond rien et me glisse à l’oreille qu’il vaut mieux partir immédiatement. Comme il n’y a plus rien à perdre et que je suis très motivé pour cette exploration préparée depuis plusieurs mois, je leur propose de me laisser négocier, le fait que je sois un étranger pouvant aider. Il me vient à l’esprit la phrase d’un de mes professeurs de techniques de commercialisation (il y a trente ans) qui disait : « C’est quand le client a dit non que la véritable négociation peut commencer. »

Malgré les agressions verbales répétées 😕, durant toute notre discussion je resterai très poli, humble et respectueux 😇, sans toutefois faire la « carpette » ou le Blanc culpabilisé par l’Histoire. Je demande au Navajo pourquoi il ne veut pas nous laisser continuer même en lui payant un droit de passage et il nous donne toutes les raisons qui ont conduit à sa haine des Blancs : les exactions des volontaires de Kit Carson et la « Longue Marche » au XIXe siècle, la spoliation des ressources naturelles, la pollution radioactive suite à l’exploitation de l’uranium, etc. Connaissant l’histoire des Indiens auxquels je me suis intéressé, j’abonde dans son sens et lui montre que je sais de quoi je parle en prenant des exemples et des faits précis. Son agressivité finit par retomber car il est difficile de rester furieux envers quelqu’un qui est de votre avis et montre qu’il vous respecte, mais aussi parce que je lui fais admettre que si un Navajo a peu de choses à voir avec un Iroquois, il en de même pour les Blancs : mes ancêtres cultivateurs en France n’avaient rien à voir non plus avec les volontaires de Kit Carson qui ont affamé les Navajos dans le Canyon de Chelly.

L’atmosphère s’améliore nettement mais je n’obtiens toujours pas l’autorisation de passer. Je continue âprement la négociation avec deux moments qui seront décisifs : d’une part quand le Navajo me parle de son aïeul qui s’était installé dans le secteur pour fuir les Blancs et pratiquer sa médecine, je lui montre sans hésiter un point précis dans le paysage totalement désertique en lui disant qu’il s’était installé là et que nous allons contourner ce secteur pour respecter sa volonté et sa mémoire. Je n’ai pas montré ce point par hasard (n’oubliez pas mes nombreuses recherches pour préparer cette visite) mais c’était quand même un coup de poker qui a fonctionné car je vois que notre homme est déstabilisé et se demande comment cet étranger peut bien connaître le lieu précis d’habitation de son aïeul 😮. D’autre part quand, profitant de l’avantage, je vais chercher un paquet de crêpes bretonnes vanillées que je lui offre pour ses enfants et pour le dérangement, indépendamment du fait qu’il nous laisse passer ou non. Il hésite à accepter ce cadeau, surtout parce que cela pourrait le rendre redevable selon certaines coutumes indiennes, mais il finit par le faire. Quelques minutes plus tard, j’obtiens le droit de passage espéré 🙂, uniquement pour cette fois-ci et avec interdiction formelle de revenir, sinon il mettrait ses menaces précédentes à exécution, menaces valables pour tous les Blancs qui s’aventureraient sur ses terres… Encore un effort supplémentaire et j’obtiens le droit de camper cette nuit, afin que le conducteur citadin inexpérimenté que je suis 😉 ne risque de se perdre ou d’avoir un problème en prenant le chemin du retour dans la pénombre, l’après midi étant déjà bien avancé. Je lui promets de ne pas révéler la localisation des hoodoos que nous allons voir et lui assure que nous entamerons le chemin du retour immédiatement après avoir pris notre petit déjeuner.

Pour le principe plus que pour l’argent, il nous demande quand même un droit de passage mais sans rien préciser, et nous lui donnons chacun 5 $. Nous le remercions chaleureusement pour son autorisation et, quand nous partons, il nous souhaite bonne route et esquisse même un sourire ! Qui aurait pu le prévoir il y a seulement une heure, quand nous avions entamé notre relation sur de mauvaises bases ?

Soulagés de ne pas devoir annuler notre exploration, nous reprenons la piste et arrivons à destination. Nous sommes assez loin du lieu de rencontre avec le Navajo et John pense que nous ne sommes plus sur ses terres (ou alors celles-ci seraient immenses). Mais comment le savoir ?

Nous choisissons notre lieu de bivouac dans un endroit discret et partons immédiatement randonner, car nous avons pris une bonne heure de retard à cause de cette rencontre imprévue. Du coup, nous n’explorons que très peu les alentours et nous dirigeons rapidement vers les hoodoos, surnommés « Duck Rocks », qui ont motivé notre venue dans ce lieu précis.

On les voit d’abord de profil…



… puis par en dessous…



… avant de s’en approcher. Il y a même une petite arche en bonus !



L’endroit est superbe et les deux hoodoos « frères » sont uniques, combinant forme originale et belles couleurs.

Nous restons jusqu’au coucher du soleil pour contempler tranquillement ce spectacle et photographier tout notre saoul, partageant notre joie de pouvoir en bénéficier.









Nous rentrons au bivouac dans la lumière du crépuscule.

John sort une bouteille de Margarita et nous prenons l’apéritif en portant des toasts au Navajo qui nous a finalement autorisés à passer, à Steffen et Isabel que nous connaissons tous les trois, à Tony qui aurait dû être parmi nous ce soir et à Laurent Martrès qui a tellement contribué à notre découverte de l’Ouest. Mes deux amis me portent aussi un toast pour le résultat inespéré de la négociation.

Le repas est joyeux et arrosé de bon vin californien amené par Kent 😎. Nous discutons tardivement sous les étoiles puis décidons d’un réveil bien avant l’aube pour aller voir le lever du soleil sur d’autres hoodoos situés dans le secteur.

Pour une fois, j’ai du mal à m’endormir après cette journée riche en émotions.

JOUR 11 : de Red Canyon à Page

Il fait encore nuit quand nous émergeons de nos SUV. Nous partons randonner dès les toutes premières lueurs de l’aube.

Nous arrivons suffisamment tôt pour nous installer tranquillement afin de voir les premiers rayons du soleil éclairer progressivement cette superbe formation rocheuse, surnommée « Eye of the Needle ».









Nous jetons un rapide coup d’œil aux alentours mais nous ne pouvons pas explorer le secteur durant la matinée, comme je l’avais prévu, car nous avons promis au Navajo de partir immédiatement après le petit déjeuner et, par honnêteté, celui-ci doit avoir lieu à une heure normale.





Le lever de soleil à Eye of the Needle nous ayant beaucoup plu, c’est sans trop de regret que nous rentrons au bivouac. Au petit déjeuner, nous mangeons mon dernier sachet de crêpes bretonnes, ce qui me fera un argument de moins dans le cas d’une autre rencontre difficile avec un Indien.

A 8 h 30 nous roulons sur la piste en direction de la sortie, la promesse au Navajo est donc tenue.

Du coup, nous ne pourrons pas montrer à Kent, comme je l’avais prévu pour cet après-midi, l’autre secteur intéressant de Red Canyon, celui que j’ai été visiter en 2007 et qui comprend d’autres formations esthétiques, comme celle surnommée « Sky City »…





… ainsi que de belles traces de dinosaures.



Sur la piste qui mène à la route goudronnée, nous croisons à nouveau le Navajo qui nous a autorisés à passer et camper, cette fois-ci au volant d’un gros pick-up quasiment neuf (avec des options extérieures tape à l’oeil) qui tracte une remorque. Dessus, sa moto de grosse cylindrée et un puissant quad rutilant. Il semble avoir un niveau de vie supérieur à la majorité des autres Indiens et beaucoup apprécier la technologie de ces Blancs qu’il déteste. Je m’arrête pour le saluer, étant resté sur la bonne impression du sourire qu’il avait esquissé la veille en nous quittant. Mais ce matin son visage est fermé 🙁 et il semble contenir son agressivité. A-t-il trouvé que je lui avais extorqué son autorisation ou bien sa famille lui a-t-elle reproché de l’avoir donnée ? Il reconnaît que nous avons bien tenu parole pour quitter ses terres à l’heure convenue mais me rappelle que cette autorisation était unique et ne sera pas renouvelée, s’il nous revoit ici il mettra ses menaces à exécution. D’ailleurs, il prend en photo les plaques d’immatriculation de John et de Kent avec son téléphone portable « pour se souvenir de leur véhicule au cas où ils reviendraient ». Nous atteignons la route sans rencontrer personne d’autre.

Le programme initial de la journée ayant été sérieusement écourté 😕, nous essayons d’envisager autre chose mais nous sommes quelque peu refroidis pour faire à nouveau du « hors des sentiers battus » sur la réserve navajo. Kent, déjà très satisfait de tout ce qu’il a vu d’original en si peu de temps, préfère retourner chez lui car demain il doit se rendre à Phoenix. Nous convenons d’un rendez-vous le week-end prochain à Escalante 🙂.

Avec John, nous nous rendons à Tuba City où nous passons un certain temps sur Internet dans un Cyber café puis nous allons prendre un lunch dans un restaurant navajo où nous mangeons très correctement.

En début d’après-midi, nous nous rendons à Coal Mine Canyon.

Nous commençons par prendre une piste qui longe le canyon quelques miles à l’est de l’éolienne « repère ». On y trouve quelques points de vue disséminés mais qui valent le détour, même si à cette heure la lumière n’est pas favorable.

Par exemple, ce point de vue vers l’ouest…





… et celui-ci vers l’est.



Nous nous rendons ensuite au point de vue « classique » près de l’éolienne. Je me souviens avoir fait une marche de 2 heures au fond du canyon en pleine journée durant l’été 2001, quand c’était encore autorisé, mais c’était un tel four avec la réflexion du soleil sur les parois blanches que je ne l’avais pas appréciée.

Nous restons nous balader sur le rim pour observer ce joli canyon plein de hoodoos aux couleurs pastel:









Avant de repartir chez lui, à Cortez, John me dit qu’il me contactera quand je serai à Moab, en fin de séjour, pour que nous passions à nouveau une journée ensemble. Je m’en réjouis par avance 🙂. Une dernière photo souvenir et nous prenons la route chacun de notre côté, en direction de Page en ce qui me concerne.



J’arrive à Page en fin d’après-midi où je me décide pour la balade de Hidden Gardens (qui se trouve entre la ville et le barrage), réputée très agréable à cette heure de la journée.

C’est effectivement le cas, la courte balade suit un sentier puis des cairns dans un joli paysage de slickrock où on peut apercevoir un bras du Lake Powell.





Les gardens sont des spots de végétation principalement nichés sous une alcôve qui prend une teinte dorée dans cette lumière de fin de journée.



Je reste jusqu’au moment où les derniers rayons du soleil embrasent le slickrock et en font ressortir les détails.





Après un ravitaillement au Wall Mart de Page, où je m’achète pour le dîner une bonne salade fraîche composée et une glace individuelle Ben & Jerry’s, je quitte la ville et me rends de nuit sur la Cottonwood Canyon Road. Après quelques miles faciles, je retrouve un emplacement de bivouac que j’ai déjà utilisé une année précédente.

Je m’endors en espérant être tiré au sort à la loterie de Coyote Buttes North le lendemain matin.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites hors des sentiers battus English translation pending
by Sedonax · 2010-03-13 · 38 replies
Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

INTRODUCTION

Encore un carnet de voyage sur l’Ouest américain ?

Eh oui ! C’est à mon tour de saluer par le biais de ce carnet tous les forumeurs attirés par cette magnifique région qu’est l’Ouest américain, notamment ceux qui en ont attrapé le virus et veulent se remémorer certaines de leurs expériences et/ou rechercher quelques nouveaux sites à visiter.

Compte tenu de la floraison sur VF d’excellents carnets sur l’Ouest américain, j’ai hésité à en proposer un de plus, d’autant que je n’ai pas la fibre littéraire et que j’ai préféré jusque-là consacrer mon temps libre à fournir des informations et des descriptions pratiques dans le cadre de ma collaboration aux 3 volumes de Photographing the Southwest de Laurent Martres et au site web Ouestusa réalisé par Thierry (Wavemaster sur VF), sans compter les interventions sur VF et les réponses à de nombreux MP et e-mails. Tant mieux si cela a pu être utile à certains d’entre vous car le partage de ses connaissances et l’entraide entre voyageurs sont des valeurs qu’il nous faut entretenir… et qui permettent également d’enrichissantes rencontres sur VF puis dans le monde réel ! 🙂

Je me suis finalement dit que ce seizième voyage dans l’Ouest pouvait être l’occasion de « sacrifier à l’exercice du carnet de voyage » (plus chronophage que je ne le pensais !), d’autant qu’il s’est déroulé dans l’optique « hors des sentiers battus » que j’affectionne depuis de nombreuses années, avec certains sites qui n’ont jamais (ou quasiment jamais) été abordés dans d’autres carnets de VF.

Il y a toutefois un bémol concernant quelques-uns de ces sites encore confidentiels : certains d’entre eux m’ont été indiqués par des amis américains ou européens aussi fans de l’Ouest que moi, mais à la condition expresse que je promette de n’en publier que des photos (comme eux-mêmes ou d’autres avant eux l’ont fait). Et que je ne dévoile en aucun cas les localisations ou même les noms qui pourraient permettre de les trouver facilement sur internet, soit parce que certains sont particulièrement fragiles, soit parce que leurs visites ne sont pas franchement autorisées, voire pour toute autre raison propre à ceux qui ont exigé cette discrétion. Quelle que soit mon habituelle volonté de partage, je respecterai strictement la promesse faite à mes amis (il ne servira donc à rien de me harceler par MP, de me manipuler psychologiquement, de m’hypnotiser ou de me menacer 😛 ). J’espère que vous comprendrez le respect de cet engagement et que vous ne l’interpréterez pas négativement ou n’en ferez pas un sujet de polémique (c’est déjà arrivé… 😕 ).

Comme la photographie est une des composantes importantes de mes récents voyages (voir mon site de photos ), ce carnet sera plus orienté vers l’illustration que vers la fourniture d’informations sur les lieux visités (que vous retrouverez en partie via ma collaboration aux guides et sites web cités plus haut). Je donnerai au passage quelques détails de mon expérience pratique qui pourront éventuellement être utiles à certains d’entre vous.

La conséquence de cette importante iconographie (en dehors du fait que vous risquez une overdose d’images 😛 ) est qu’il sera nécessaire de diviser ce carnet en un certain nombre de parties et qu’il vous faudra être patients pour le chargement de chacune d’entre elles 😐.

Je tiens à remercier sincèrement Pascale (Kashtin sur VF, son site web) et Alain qui ont eu la gentillesse et la patience d’assurer la relecture de ce carnet et d’y apporter leurs remarques pertinentes.

Qu’a recouvert ce voyage?

J’ai pu consacrer plus de cinq semaines à ce circuit en ayant l’opportunité de partir trente-huit jours en mai et juin 2009. Elisabeth, ma femme, ne pouvant m’accompagner même pour une partie du voyage comme elle le faisait les autres années, je suis parti seul pour la totalité de ce « trip ». Mais vous verrez que je ne suis pas resté un « poor lonesome traveler », puisque j’ai rendu visite à plusieurs amis américains, passé quelque temps avec des amis français et aussi rencontré des personnes fort sympathiques au gré de mes pérégrinations.

J’ai profité de cette occasion, où je disposais à la fois de temps et d’une totale liberté, pour réaliser une immersion dans cette région que j’affectionne tant, en prenant mon temps et sans avoir à suivre un programme strictement planifié. C’était d’autant plus réalisable que j’avais loué un SUV 4 x 4 bien adapté aux pistes et dans lequel je pouvais confortablement dormir, ce qui me permettait de bivouaquer n’importe où (ou presque, puisque certains secteurs ne sont pas autorisés au camping sauvage), sans être tenu par des réservations ou la recherche de places libres dans des motels ou des campings.

Je suis donc parti avec une longue « wish list » de sites à visiter dans laquelle je piochais sur la base d’un circuit indicatif qui pouvait évoluer au gré de la météo, des circonstances, de la disponibilité de mes amis sur place… et de mes envies du moment !

Je me suis fixé pour objectifs de :visiter des lieux en majorité « hors des sentiers battus », que je n’avais encore jamais vus ou que j’avais photographiés avant d’être équipé d’un appareil photo numérique (en avril 2006). explorer des sites renfermant des ruines amérindiennes et/ou des panels d’art rupestre, car cet aspect fait désormais partie intégrante de ma passion pour l’Ouest américain.profiter au maximum du wilderness, dans la journée mais également en bivouaquant de préférence au milieu de nulle part, afin de bénéficier de la belle lumière et de l’ambiance particulière du lever et du coucher du soleil chaque fois que c’était possible et que cela en valait la peine.consacrer un peu plus de temps que d’habitude à la photographie, sans ennuyer un(e) partenaire de voyage n’ayant pas le même hobby, d’autant que je venais tout juste de me doter de mon premier reflex numérique (auparavant je disposais d’un bridge Sony R1 de très bonne qualité et que j’aurais volontiers gardé si, en 2008, il n’avait été endommagé suite à une bourrasque qui l’avait fait tomberdu haut de son trépied trop léger).privilégier la randonnée (et si possible en faire une itinérante, ou « backpacking », sur deux jours), car c’est en la parcourant à pied que j’apprécie le mieux cette région. En bénéfice connexe de cette activité physique associée à des repas frugaux lors des bivouacs, perdre quelques-uns de mes kilos superflus !consacrer du temps et de la disponibilité à mes amis sur place (sans chercher à optimiser les visites dans leur région mais en prenant le temps de vivre avec eux), être ouvert aux nouvelles personnes que je rencontrerais durant le voyage.J’ai choisi de faire une boucle à partir de Denver, en passant par le Colorado, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et surtout l’Utah, ce qui m’a permis de visiter tous les sites ci-dessous (ils sont listés par région mais vous les retrouverez dans l’ordre chronologique dans le carnet de voyage).

Cette boucle a négligé beaucoup de classiques incontournables (mais déjà visités) au profit de sites secondaires et elle n’a pas suivi de trajets optimisés (à cause des perturbations météo notamment). Elle ne peut donc servir d’exemple de circuit (d’où l’absence de carte), mais pourra attirer l’attention sur tel ou tel site évoqué au fil du récit.Colorado : Red Cliffs amphitheaterRoxborough State ParkPainted MinesColorado National MonumentRattlesnake CanyonRiffle FallsHanging LakeNouveau-Mexique : Santa FePecos Pueblo« Galisteo petroglyphs » Bisti BadlandsAh Shi Sle Pah« King of Wings »Réserves indiennes (Arizona et Utah)Royal Arch « Many Hands Cave »« Lost City »« White and Red Canyon »« Arch Slot Canyon »« Red Canyon »Coal Mine CanyonNavajo National MonumentWaterholes Canyon (rim)ArizonaHidden Gardens (Page)Paw Hole (Coyote Buttes South)Double Barrel Arch« Maze Panel »UtahCatstair CanyonWire Pass + Buckskin Gulch« The Nautilus »Edmaier’s SecretWahweap HoodoosSidesteps HoodoosStud Horse PointCottonwood Canyon RoadRed SlotWillis CreekMossy Cave (Bryce Canyon)Pink CliffsEscalanteCircle of Friends PanelEast Temple Loop (Zion)Cedar Wash ArchPeek A Boo, Spooky & Dry Fork slot canyonsDevil’s Garden (Hole in the Rock Road)The VolcanoUpper Calf CreekBurr Trail via Wolverine LoopStrike Valley OverlookRed Canyon (sur Nottom road) Pedestal AlleyChimney Rock (Capitol Reef)Hickman BridgeSulphur CreekLittle Wild Horse CanyonWild Horse Canyon ArchFive Hole ArchWolfman PanelMonarch CaveProcession PanelValley of the Gods (mesa)Muley PointNatural Bridges National MonumentMule CanyonSheiks CanyonCitadel RuinLower Maidenwater CanyonHovenweep National MonumentSalt Creek & Angel Arch (Canyonlands Needles)Rim viewpoints (Canyonlands Island in the Sky)Murphy TrailFort BottomMoïse & ZeusDead Horse PointRing Arch & Tunnel (Arches)Courthouse WashFaux Falls« Delta Pool »Olympic TorchMoab Man PanelNB : les sites « » sont ceux pour lesquels je n’indiquerai pas la localisation, voire le véritable nom.

JOUR 1 – DE PARIS A DENVER

C’est enfin le jour du départ ! 🙂 Même si cela fait plus de 15 fois que je retourne dans cette région, l’excitation est toujours bien présente, j’ai hâte de randonner au milieu des « red rocks », de m’immerger dans le wilderness, de retrouver l’ambiance de l’Ouest, d’y rencontrer mes amis. Cette joie est toutefois ternie par le fait qu’Elisabeth ne m’accompagnera pas cette fois-ci et que nous ne pourrons partager ces bons moments 😕 mais, c’est promis, l’année prochaine nous repartirons là-bas ensemble !

Mon père a la gentillesse de me conduire à l’aéroport. Sur le chemin de Roissy, nous nous remémorons ces neuf semaines passées ensemble aux USA en juin 2000 et 2001, quand je l’avais emmené visiter le maximum de beaux endroits de l’Ouest, et que nous avions randonné en tout près de 800 km. Au-delà de l’intérêt même du voyage, ce fut un véritable moment de partage et de complicité que nous sommes tous les deux très heureux d’avoir vécu. Dix ans plus tard, alors qu’il est dans sa quatre-vingtième année, mon randonneur de père pourrait-il toujours faire un aller-retour dans la journée au sommet de Half Dome à Yosemite ou au fleuve Colorado dans le Grand Canyon ? Il en serait bien capable, alors que je risquerais de traîner la patte et de tirer la langue !

J’ai eu la chance de décrocher un aller-retour Paris - Denver (avec escale à Londres) par British Airways au tarif promotionnel de 494 €, une aubaine ! J’arrive à l’enregistrement avec mes deux sacs car je ne voyage pas vraiment léger pour un trip de plus de cinq semaines essentiellement en camping (en passant des frimas du Colorado aux chaleurs de l’Arizona avec de très rares possibilités de faire une lessive car je ne fais que traverser les villes), avec plusieurs guides de voyage (les 3 volumes de Photographing the Southwest, 2 guides de Michael Kelsey) et une pochette de documentation pour chaque secteur de ma « wish list », mais aussi avec quelques provisions gourmandes (Petits Pains Suédois très pratiques en bivouac et que je ne trouve pas sur place, boîtes de filets de saumon au naturel pour varier l’ordinaire, quelques paquets de crêpes bretonnes que d’autres apprécieront également, une bonne bouteille de Bordeaux à partager). Me serais-je embourgeoisé avec le temps ? Malgré mes louables efforts de pesée différentielle sur la balance familiale, le plus gros sac dépasse de 800 g les 23 kg autorisés en franchise et je me vois obligé de transférer 1 kg dans le plus petit sac que j’avais déjà eu bien du mal à fermer avant le départ. Je m’étonne de cette inutile intransigeance mais, en me donnant mes cartes d’accès à bord, l’hôtesse d’enregistrement s’excusera discrètement en me disant qu’elle a été obligée d’être si stricte car elle est étroitement surveillée dans le but de l’obliger à faire payer la surtaxe bagage dès les premières centaines de grammes d’excédent.

J’ai volontairement choisi une escale de trois heures à Londres Heathrow, pour prendre une marge en cas de retard du vol Paris - Londres, mais également pour bien laisser le temps à mes sacs de me suivre dans l’avion pour Denver, car l’aéroport londonien a une mauvaise réputation au niveau du déroutement et de la perte des bagages (il semble que la situation se soit nettement améliorée courant 2009).

Le vol direct Londres - Denver s’avère agréable avec un repas tout à fait correct et un personnel de bord sympathique et très cosmopolite. Ce sera pour moi un vol studieux car je dois apprendre les subtilités de fonctionnement de mon premier reflex numérique (un Nikon D90 avec un objectif Nikor 16-85 mm et un grand angle Tamron 10-24 mm), matériel que j’ai reçu il y a seulement quelques jours et que je n’ai eu le temps de tester que quelques minutes au pied de chez moi. Tout de même plus de 200 pages à avaler (en essayant de piquer du nez le moins possible), ce qui fait que, malgré mes efforts de mémorisation, je ne me suis pas toujours souvenu en pleine action de tous les modes de réglage et options. Le vol direct depuis Londres me semble un réel avantage, sans le stress d’une correspondance aux USA avec le risque de rater le second avion en cas de forte queue ou de problème au passage de l’immigration. L’horaire d’arrivée à Denver est respecté, tout se déroule sans problème avec un officier d’immigration plutôt aimable, mes bagages m’attendent sagement en tournant sur le carrousel, donc tout va pour le mieux.

Maintenant, se profile une première étape décisive du voyage : l’obtention du véhicule qui va me permettre de vivre pleinement mes aventures, c'est-à-dire me conduire dans les meilleures conditions sur des pistes plus ou moins roulantes et m’héberger confortablement pour la nuit sans avoir à planter une tente dans des campings. J’ai déjà loué différents modèles de SUV et j’ai aussi voyagé dans ceux de mes amis, donc je connais les avantages et les inconvénients des principaux modèles proposés jusqu’ici par les grands loueurs. Mais je sais aussi que ceux-ci s’orientent depuis peu vers des modèles de type « crossover » nettement plus adaptés à la ville et aux highways qu’aux escapades sur pistes (d’ailleurs interdites dans les contrats des loueurs ; en roulant en dehors des routes goudronnées on n’est plus du tout assuré et il faut assumer ce risque). L’arrêt il y a quelques mois de la fabrication du populaire Chevrolet Trailblazer (pourtant souvent indiqué comme référence de sa catégorie de location), un SUV 4WD très correct pour les clients et peu onéreux pour les loueurs, a accentué ce phénomène. J’ai donc quelques inquiétudes à ce niveau…

Après avoir pris la navette Alamo, et avant même d’aller au comptoir, je me précipite sur le parking pour constater que dans la rangée SUV standard (catégorie que j’ai louée) il n’y a que des SUV « crossover » dont aucun n’est vraiment 4 x 4 (au mieux ils sont AWD, c'est-à-dire qu’ils peuvent automatiquement et temporairement se mettre en mode 4 x 4 si les capteurs en font ressentir la nécessité, mais sans possibilité que l’utilisateur enclenche lui-même préventivement le mode 4 roues motrices à plein temps pour anticiper une difficulté). Il y a une majorité de Chevrolet Traverse, à la médiocre hauteur de caisse et avec une honteuse roue de secours galette qui s’avérera ridicule en cas de crevaison sur une piste. Avec ce type de véhicule, un certain nombre des visites les plus prometteuses de ma « wish list » tomberaient à l’eau, aussi je décide de m’installer du côté où l’on restitue les véhicules et d’attendre patiemment en espérant qu’il en rentrera un qui me convienne.

Je patiente presque une heure en écoutant mon lecteur MP3 quand par chance rentre mon véhicule préféré, le Toyota 4Runner qui est à la fois suffisamment confortable, agréable à conduire, performant sur piste (hauteur de caisse, vrai 4 x 4), sobre par rapport aux concurrents de sa catégorie (10,75 l / 100 km en moyenne sur mon parcours de cinq semaines) et parfait pour dormir dedans (plancher plat de 1,80 m une fois les sièges arrière rabattus, l’année dernière nous y avions très bien dormi à 2 avec ma femme). Je note ses numéros et je me précipite au comptoir en demandant expressément ce véhicule-là. L’employé accepte, mais constatant que je veux absolument ce Toyota, il essaie de me faire croire qu’il y a un supplément tarifaire par rapport à mon voucher. Je lui prouve que je connais bien les véhicules de cette catégorie et je lui lance un « good try ! », exprimant clairement par là que je ne suis pas dupe 😠. A partir de ce moment, il s’avérera charmant car il sait bien qu’il a été pris en flagrant délit de « trompe couillon ». Il ira même chercher le véhicule à la sortie du lavage pour me l’amener personnellement.

Particulièrement ravi d’avoir obtenu cet excellent SUV 🙂, je déchante après avoir lancé le moteur quand je vois le voyant « Maintenance » rester allumé. Je ne vais pas partir cinq semaines sans savoir si la révision et/ou la vidange ont bien été faites ou si c’est seulement la remise à zéro du voyant qui a été oubliée après la maintenance. Je demande à l’employée sur le parking si je peux aller faire vérifier cela au garage attenant à la station de lavage mais celle-ci m’assène sans sourciller qu’il n’y a personne à l’atelier à cette heure et que je dois obligatoirement prendre un autre véhicule, alors que j’ai eu tout le loisir de voir œuvrer un mécano à l’atelier pendant que j’attendais. Devant la mauvaise foi et l’air revêche de la dame, je n’insiste pas et je fais mine de m’exécuter mais dès qu’elle a le dos tourné je fonce à l’atelier où je tombe sur un mécano arborant un T-shirt du chanteur de country Tim McGraw, dont j’aime plusieurs chansons. Le mécano me fait remarquer que je n’ai pas le droit de venir ici mais je fais mine de ne pas comprendre et j’enchaîne immédiatement sur Tim McGraw en évoquant mes chansons préférées (notamment My kind of rain et The cow boy in me). Il est surpris et visiblement content qu’un Frenchie apprécie son chanteur préféré, la glace est rompue, on discute un petit moment et il accepte de regarder le véhicule, s’apercevant rapidement que la vidange a été faite mais sans remise à zéro du voyant, ce qu’il a vite fait de corriger. Nous nous quittons dans la bonne humeur, prouvant une fois de plus que la musique peut adoucir les mœurs et aplanir les difficultés.

Il fait nuit quand j’arrive au Comfort Inn de Stapleton dans lequel j’ai obtenu une chambre à 50 $ HT via un site internet quelques jours avant le départ. En fermant à clé le Toyota, ce qui a pour effet de faire fonctionner les 4 clignotants pour signifier que l’alarme est enclenchée, je m’aperçois que le clignotant arrière gauche (le plus important) ne fonctionne pas. Ce n’est pas de chance ! Tant pis pour ce soir, je prends possession de ma chambre et m’écroule sans tarder sur le lit, épuisé par cette journée de transport.

JOUR 2 – DE DENVER A PAINTED MINES

Comme toujours à cause du décalage horaire dans le sens est - ouest, le premier jour je me réveille naturellement tôt et j’en profite pour retourner à l’aéroport chez Alamo afin de faire réparer le clignotant, espérant qu’il s’agit d’une simple ampoule à remplacer. Cette fois, je fonce directement au garage sans rien demander à personne et je tombe sur un jeune et timide employé aussi surpris de me voir à l’atelier que son collègue de la veille. Sans diversion possible cette fois-ci, je joue le rôle du client exigeant et pressé, celui qu’il vaut mieux ne pas énerver. Le jeune meccano n’insiste pas et change immédiatement l’ampoule.

Enfin ! me voilà au volant d’un excellent Toyota 4Runner en état de marche, et ce fidèle compagnon de voyage ne me fera jamais défaut durant les cinq semaines qui ont suivi. Pour moi, c’est à ce moment que les vacances commencent vraiment, car je suis maintenant certain de disposer de l’élément logistique principal qui me permettra de réaliser les visites soigneusement préparées et rêvées durant les mois précédents.

Mon fidèle Toyota 4Runner (lors d’un bivouac en Utah) :



En revenant de l’aéroport, le ciel est devenu très menaçant. Je retourne au motel et je prends mon temps pour un excellent petit déjeuner (compris dans le prix de la chambre), au cours duquel je me régale de gaufres que l’on fait cuire soi-même. Délicieux ! Avec cela je tiendrai jusqu’au soir…

Je déballe mes deux sacs de voyage, répartissant un maximum d’objets dans les différents rangements du SUV afin qu’ils tombent immédiatement sous la main, j’en réorganise logiquement le contenu restant (par exemple, mes habits sont répartis par fonction dans des taies d’oreiller de différentes couleurs), ceci dans l’optique de tout trouver facilement et sans même déplacer les sacs quand j’arriverai les soir au bivouac. Le fait de partir le matin avant le lever du soleil et d’arriver souvent de nuit nécessite d’être bien organisé pour gagner du temps et ne pas chercher, voire perdre ses affaires dans l’obscurité et la précipitation. Je rabats les sièges arrière en mode « break à plancher plat », mode qu’ils ne quitteront plus jusqu’au dernier jour du voyage.

C’est le moment d’aller au Wal-Mart (repéré sur Google Maps avant le départ afin ne pas perdre de temps à en chercher un en ville) pour faire les courses. En premier lieu, je choisis l’indispensable glacière qui fait aussi office de stockage de nourriture même quand je n’ai plus de glace. Suivant les promotions du jour, je prends toujours un modèle en plastique dur (qui peut éventuellement servir de siège), d’une contenance d’environ 30 litres, de marque Coleman ou Rubbermaid, toujours à moins de 20 $ puisque je le laisserai sur place à la fin du voyage. Cette année, j’achète aussi un matelas de camping basique en mousse bleue à 5 $, bien que j’aie emmené un confortable matelas autogonflant Therm-a-Rest. Ce petit matelas supplémentaire aura plusieurs usages : placé sous le Therm-a-Rest il apportera un peu de moelleux supplémentaire mais surtout absorbera l’humidité due à la condensation (ce qui évitera au Therm-a-Rest d’être humide le matin, de finir par sentir et de se détériorer). Il me servira pour le backpacking que j’envisage (il est plus léger que le Therm-a-Rest et ne craint pas d’être percé par des branches ou des épines) et sera immédiatement disponible pour improviser une sieste réparatrice. Comme la glacière, je le laisserai sur place à la fin du voyage.

En plus de divers aliments frais (dont un très bon raisin californien), j’achète suffisamment de nourriture qui se conserve, de manière à n’être jamais pris au dépourvu dans le cas où je resterais plusieurs jours dans le wilderness sans possibilité de ravitaillement (volontairement ou pas, en cas de problème de véhicule par exemple). Si la plupart de ces produits sont similaires à ceux que l’on trouve en France, il existe aussi des produits plus spécifiques aux Etats-Unis que j’achète dans les Wal-Mart ou autres grandes surfaces alimentaires (comme Safeway, City Market, etc.):Une sorte de muesli Quaker Oatmeal (parfum Apples & Cinnamon ou bien Maple & Brown Sugar) qui gonfle bien dans un peu d’eau (chaude de préférence mais avec l’eau froide cela passe aussi). Cette mixture de petit déjeuner bien nourrissante devient plus mangeable si on y ajoute des céréales croquantes et si on l’accompagne d’un fruit comme une banane.Des packs de 4 bouteilles (d’un peu moins de 30 cl chacune) de Frappuccino de Starbucks, sorte de café au lait aromatisé (divers parfums : chocolat, moka, vanille, caramel…) que je trouve fort bon et idéal pour le petit déjeuner en camping.Du Beef Jerky « natural style » de la marque Oh Boy ! Oberto. Il s’agit de lambeaux de viande séchée que l’on mastique et qui apportent leur lot de protéines et de sel (indispensable quand on transpire en randonnée), sans gras et pour un poids ridiculement faible (appréciable en randonnée itinérante). C’est spécial, on aime ou on n’aime pas, moi j’aime beaucoup celui-ci car la viande y est un peu plus tendre (moins dure devrais-je dire) et moins épicée que celle d’autres marques.Des boîtes de conserve auto-ouvrantes de White Chicken in water de la marque Valley Fresh (mais je ne prends pas le Chunk Chicken de la même marque que je ne trouve pas très bon). Ce sont des petits morceaux de poulet présentés un peu comme du thon en boîte pour mettre dans des salades. Je trouve cela pratique et pas mauvais à manger, le fait que le poulet soit conservé dans de l’eau salée (et non pas tout sec ou dans de l’huile) étant appréciable quand il fait chaud.Un gros paquet de Trail Mix (mélange de raisins secs et autres fruits déshydratés, de peanuts, de noix de cajou, d’amandes…) et plusieurs paquets de mes fruits secs préférés (cranberry, cherry, abricot, papaye...). Tous les jours, dans un petit sachet Ziplock, je me fais un mélange personnalisé du Trail Mix « de base » et d’un des fruits secs, en variant régulièrement car ce sera mon encas quotidien du midi.Un pack de 12 canettes de… lemonade (citronnade à l’eau plate) car je fais partie de ceux qui n’aiment pas la bière (bien qu’il me soit arrivé d’en avaler pour honorer l’invitation à prendre « a cool beer » de voisins de camping voulant faire connaissance).Plusieurs gallons (de 3,8 litres) de Spring water, en privilégiant les bouchons qui se vissent (pour qu’ils ne s’ouvrent pas seuls avec les secousses sur les pistes, expérience vécue). J’en ai en permanence au moins 5 ou 6 dans la voiture (réserve en cas de panne ou d’ensablement au milieu de nulle part). Parmi eux, il y en aura rapidement 2 remplis d’eau du robinet (auxquels j’arrache l’étiquette pour les reconnaître) pour mes ablutions, la vaisselle, le radiateur d’eau du véhicule si besoin…En cette fin de matinée, j’ai à peine fini de répartir toutes mes provisions dans la glacière et dans les sacs semi rigides que j’ai amenés pour cela, qu’il se met à pleuvoir sérieusement, comme l’avaient d’ailleurs annoncé les prévisions météo de Weather.com. Inutile de se presser pour aller visiter sous la pluie Garden of the Gods à Colorado Springs (que je connais déjà). Je décide donc de filer directement à Painted Mines, en espérant que la pluie aura cessé dans quelques heures, ce qui me laisse tout le temps pour me balader dans ce magasin nommé Outdoor World que j’ai repéré dans une zone commerciale à proximité du motel. Certain(e)s apprécient les outlets américains pour les achats de vêtements, en ce qui me concerne je suis attiré par leurs magasins d’outdoor toujours très bien achalandés en ce qui concerne les activités de nature (sports, camping…) dans un décor souvent soigné. L’Outdoor World de Denver est sans conteste le plus beau que j’aie vu, dépassant dans mon hit-parade personnel le magasin REI de Seattle. Tout y est impressionnant, avec des piliers et des poutres en énormes troncs, des fresques murales, des animaux naturalisés un peu partout, un immense aquarium…

Puisque j’ai du temps devant moi, c’est l’occasion de tester mon nouvel appareil photo en intérieur.

L’entrée est vraiment imposante :



En se baladant dans les rayons, on rencontre un sympathique élan…



… un fringant bison…



… un puma bondissant au-dessus d’un ascenseur…



… un ours impressionnant…



… un loup agressif…



… et un gros poisson bien vivant et plein de tendresse pour les enfants !



On y trouve même quelques meubles vraiment rustiques.



J’ai passé plusieurs heures à traîner dans tous les recoins de ce remarquable magasin et il pleut toujours 😕. Mais il faut quand même que je me décide à rouler vers Painted Mines, qui se trouve au nord-est de Colorado Springs, près de la petite ville de Calhan, tant pis si j’y arrive sous la pluie. J’avais oublié que nous étions vendredi et que dès le milieu de l’après-midi les habitants de Denver partent en week-end. Je me retrouve dans un embouteillage qui s’étire sur des dizaines de miles à partir de la sortie sud de Denver. Heureusement que je trouve une station radio de Classic Rock qui diffuse une belle collection de musique anglo-saxonne et me permet de redécouvrir certains morceaux avec plaisir, me replongeant vingt ou trente ans en arrière. Aux alentours de chaque ville importante, on trouve toujours au moins une station de Classic Rock qui diffuse en franchise un programme pré-enregistré, programme que l’on peut retrouver à l’identique quelques jours ou semaines plus tard sur la station d’une autre ville ou d’un autre État (il m’arrive alors de « deviner » quelle sera la prochaine chanson car j’ai inconsciemment mémorisé l’enchaînement lors de la première écoute).

Arrivé près de Colorado Springs, les embouteillages réapparaissent et je trouve judicieux de quitter l’autoroute pour rejoindre Calhan par de petites routes. Mauvaise idée, car cette zone est très habitée et il y a en réalité beaucoup plus de routes secondaires qui se croisent que celles indiquées sur ma carte, pourtant assez précise. Avec une absence quasi totale de signalisation, il n’est pas facile de faire les bons choix aux intersections. Après plusieurs hésitations mais au final aucune erreur d’aiguillage, j’arrive en fin d’après-midi à Calhan où une pluie fine subsiste. Je repère le camping de la ville (pratiquement vide) pour éventuellement y revenir après la visite et je me rends au parking principal de Painted Mines où il n’y a évidemment personne à cause de la météo.

Painted Mines Interpretive Park est un petit parc local récent, constitué de couches d’argiles de différentes couleurs qui forment des badlands, des petits canyons, des hoodoos, avec quelques sentiers faciles et bien balisés pour visiter aisément cet environnement coloré. Le nom du site provient du fait que ses argiles colorées ont été exploitées par les Indiens pour leurs poteries et leurs peintures de cérémonie, puis plus tard par les Blancs pour fabriquer des briques décoratives.

La pluie finit par cesser et je peux commencer ma visite en ce presque début de soirée. Finalement, la toute récente pluie et le ciel toujours très chargé font ressortir les couleurs du site, bien davantage que sous un soleil éclatant si j’en crois les photos que j’en ai vu.

Je traverse de jolis badlands, étonné qu’ils ne soient pas boueux après la pluie.



Puis je m’approche d’un petit amphithéâtre où les teintes pastel sont douces et variées :





Je me balade dans les petits canyons mais le soir tombe vite, créant une ambiance particulière, un peu irréelle, accentuée par le fait que je suis totalement seul dans le parc. J’ai toujours aimé me balader «

JOUR 3 – DE PAINTED MINES A SANTA FE

Bip… bip… bip… bip… BIP… BIP… BIP… BIP !

Ce matin, c’est en insistant que la sonnerie du réveil me tire des bras de Morphée. Il faut dire que je dors très bien dans mon SUV et qu’un réveil aussi matinal (5 h 45), pour ne pas rater le lever du soleil, ne m’est pas franchement habituel le reste de l’année.

Durant ce voyage, comme mes réveils solitaires aux aurores ne dérangeront personne, j’ai décidé d’assister à un maximum de levers de soleil, pour bénéficier de la fugitive mais belle lumière qui les accompagne généralement, et avant tout pour vivre ce moment particulier qui apporte une dimension supplémentaire et une complétude à la journée qui débute. Je me lève dans la pâle lumière de l’ aube, émergeant peu à peu du sommeil dans une fraîcheur vivifiante, et choisis avec soin l’endroit où je vais attendre le lever du soleil en fonction de l’éclairage espéré . Parfois, des nuages bien placés réfléchissent quelques instants la lueur rougeoyante du soleil encore caché derrière l’horizon. Je patiente en observant les subtiles variations de lumière et en écoutant les oiseaux s’en donner à cœur joie. L’attente devient fébrile durant les dernières dizaines de secondes qui précèdent l’apparition du soleil et, quand elle a enfin lieu, je vis pleinement cet instant unique, essayant d’en capturer la magie, si les conditions photographiques s’y prêtent . Que la lumière soit belle ou décevante (c’est la surprise à chaque fois), j’ai toujours le sentiment d’avoir vécu un moment essentiel et je m’apprête alors à profiter le plus possible d’une nouvelle journée dans l’Ouest.

Ce matin il fait froid, et c’est bien couvert que je me rends à l’endroit repéré la veille pour assister au lever du soleil. Des nuages mal placés l’empêcheront d’être très spectaculaire, mais le spectacle des premiers rayons éclairant les badlands colorés n’en reste pas moins un moment privilégié.





Le ciel se dégage rapidement et il se met à faire grand beau, la pluie de la veille est oubliée. Je prends tout mon temps pour explorer les petits canyons, sachant qu’en début de matinée les couleurs sont le plus présentes, la lumière devenant vite écrasante par la suite. C’est à l’ombre que les argiles colorées s’avèrent le plus photogéniques.

J’apprécie ce site naturel, certes secondaire et peu isolé mais qui vaut quand même le détour, surtout si on peut bénéficier de bonnes conditions de lumière qui en font ressortir les couleurs, faute de quoi la déception serait probable.











Quand la lumière se fait plus franche, je termine par un secteur où l’argile est d’un blanc éclatant.



Je reviens à mon véhicule pour prendre un petit déjeuner bien mérité. Après cette balade à la fraîche, le Frappuccino au Dark Chocolate de Starbucks n’en paraît que plus délicieux 🙂 !

Le rangement du matelas, des duvets et autres affaires de nuit prend très peu de temps et me permet de partir rapidement. J’apprécie de ne pas avoir une tente à replier et à ranger dans son sac, bien qu’avec une tente de type « 2 Seconds » de Decathlon cela irait très vite. Malheureusement, maintenant que le second bagage est devenu payant pour aller aux USA, emmener cette tente encombrante (qui, du fait de sa taille, compte comme un bagage dans lequel on ne peut pas ajouter grand-chose à part certains matelas) coûterait un supplément d’environ 100 $ pour l’aller-retour (avec des billets économiques et un statut de voyageur standard).

Après quelques heures de route en quittant le Colorado pour le Nouveau-Mexique, j’arrive en début d’après- midi au Pecos Pueblo Historic Park, au sud-est de Santa Fe. Il ne reste malheureusement plus grand-chose des ruines du pueblo amérindien qui abritait pourtant jusqu’à 2000 personnes au XVe siècle. Mais la kiva (restaurée) et les restes impressionnants des murs de la mission que les Espagnols construisirent en arrivant valent ce rapide détour à partir de l’autoroute I-25.











En seconde partie d’après-midi, je me trouve dans le bassin de Galisteo, un secteur connu pour ses nombreux sites de pétroglyphes (les pétroglyphes sont des gravures rupestres tandis que les pictographes sont des peintures rupestres). Ici, la plupart des pétroglyphes ne datent pas de plusieurs milliers d’années, comme dans le reste du Southwest, mais ont été gravés par les Indiens Pueblo entre le XIVe et le XVIe siècle.

Les plus beaux d’entre eux sont situés sur un immense domaine à l’intérieur duquel le propriétaire n’autorise qu’une seule visite annuelle, menée par des archéologues, davantage pour assurer sa tranquillité que pour préserver ces panels qui ne sont pas spécialement fragiles car gravés dans de la roche volcanique très dure. Près de la route, des clôtures et des panneaux « No trespassing », or je ne m’autorise jamais à passer outre à une interdiction aussi clairement exprimée. Mais j’ai appris qu’en prenant une piste qui aboutit au milieu de nulle part on peut s’approcher d’un site rupestre comportant le même type de pétroglyphes (en moins spectaculaires) et qu’il n’y a là-bas ni clôtures ni panneaux d’interdiction. Je me demande quand même s’il ne serait pas aux confins de ce domaine, ou peut-être à ceux d’une propriété attenante gérée par quelqu’un de plus accueillant ? En cas de problème, l’absence d’éléments visibles d’interdiction serait sûrement « plaidable » pour un visiteur étranger nécessairement peu au fait des spécificités locales 😇.

Une fois sur place, pour être certain de retrouver ma voiture dans ce no man’s land si je reviens au crépuscule, je décide de prendre ses coordonnées GPS avec le Garmin Colorado 400t flambant neuf que j’ai réceptionné il y a quelques jours pour remplacer mon vieux Garmin eTrex d’entrée de gamme (sans affichage de cartes). Mais la position GPS affichée est hautement fantaisiste malgré plusieurs essais successifs, je ne comprends pas pourquoi puisqu’il avait bien fonctionné lors du test dans le parc à côté de mon domicile. Je le laisse tout de même allumé et j’utilise mon vieil eTrex amené en appareil de secours et qui fonctionne toujours. Une demi-heure plus tard, je teste à nouveau mon Colorado 400t et je constate que cette fois-ci il donne les bonnes coordonnées : il avait probablement besoin d’un certain temps de recalage depuis sa dernière utilisation sur un autre continent.

Les pétroglyphes sont dispersés au sommet de plusieurs collines volcaniques qu’il faut d’abord atteindre pour, ensuite, longer les crêtes.



Ce n’est pas une partie de plaisir car dans ce site reculé il n’y a aucun chemin et, le long des crêtes, les pierres très instables et la végétation (herbes, épineux…) entravent ma progression. On ne sait jamais si la pierre sur laquelle on pose le pied ne va pas se dérober subitement ni même si on ne va pas se coincer le pied dans un trou traîtreusement caché par les herbes. Il y a de quoi se fouler cent fois une cheville et mon avancée s’avère bien plus précautionneuse et lente que prévu.

Mais le jeu en vaut la chandelle car les pétroglyphes sont nombreux et intéressants, sans compter la lumière de début de soirée qui fait ressortir les lichens particulièrement verts en cette saison.



Certains personnages ont des têtes faisant penser à des smileys :



Un Kokopelli viril joue la sérénade pour des animaux :



Un masque semble provenir d’Amérique centrale ou du Sud :



Un rattlesnake quelque peu raide :



Un perroquet égaré :



Un écureuil dont on jurerait qu’il a été gravé très récemment :



Un curieux bonhomme soleil :



Le dernier panel est le plus beau. On y trouve un saisissant démon surmonté d’oiseaux…



Et surtout ce personnage avec ses trois plumes et qui se cache les yeux. Quelle peut être la signification de ce geste ? Il aurait presque pu inspirer John Travolta pour sa célèbre danse dans Pulp Fiction !



J’ai vraiment beaucoup apprécié ce site d’art rupestre pour l’originalité de ses pétroglyphes mis en valeur par leur localisation en surplomb de la plaine et la douce lumière du soir.

Ayant progressé moins vite que prévu, je renonce à gravir une autre colline et reviens rapidement à la voiture car ce soir je suis attendu à Santa Fe par mes amis français Annie et André (ainsi que deux de leurs amies qui voyagent avec eux et que je ne connais pas).

Annie et André sont des spécialistes de l’Ouest et c’est dans ce contexte que je les ai rencontrés il y a quelques années avant même qu’ils ne soient devenus membres de VF (respectivement sous les pseudos de Aiassa et de Pyrola). Auteurs du site français de référence sur The Wave, ils sont également d’excellents photographes et plusieurs de leurs images ont été exposées, d’autres publiées dans des revues et dans des livres. André étant passé à la vidéo depuis l’avènement du numérique, je connais surtout les superbes photos d’Annie qui sont pour moi une source d’inspiration. Quel bonheur quand, quelques mois après un de leurs voyages aux USA, je reçois un DVD d’Annie & André contenant un montage vidéo et un diaporama, tous deux réalisés de manière professionnelle !

Installés en Drôme provençale depuis qu’ils sont des retraités très actifs, Annie et André ont cette année fait un échange de maison (de 2 semaines) avec un couple de Santa Fe et m’ont gentiment invité à venir les rejoindre quand je passerai dans le secteur. J’étais parallèlement invité par Karen & Spencer, des amis américains habitant aussi Santa Fe, mais comme ces derniers sont sur le départ pour un grand voyage en Europe, il vaut mieux leur éviter du dérangement et plutôt loger dans la maison dont disposent Annie et André.

Quand j’arrive chez eux vers 20 heures, je suis chaleureusement accueilli, nous sommes contents de nous retrouver dans la région pour laquelle nous partageons la même passion 🙂. Au dîner, nous évoquons leurs aventures des dernières semaines passées dans l’Ouest et je me régale d’un délicieux curry de crevettes maison qui me changera de mon habituel poulet en boîte !

Le lendemain, il est prévu de se balader dans Santa Fe et de visiter un musée conseillé par Karen. Il y a quelques semaines, j’avais mis en contact Annie & André Karen & Spencer, présageant une bonne entente. Ils se sont vus il y a quelques jours quand Karen leur a fait visiter le musée Georgia O’ Keeffe dont elle est un guide volontaire. Le courant est bien passé et du coup mes quatre compatriotes (Annie, André et leurs deux amies) sont également invités pour le barbecue du lendemain à partir de 17 heures chez Karen et Spencer. Ce n’est pas la première fois que je mets en contact des personnes qui ne se connaissent pas mais qui ont des centres d’intérêts communs, c’est une bonne occasion pour chacun d’élargir son cercle amical.

Bien qu’Annie me propose d’utiliser le canapé du salon, je préfère limiter le dérangement et dormir sur mon Therm-a-Rest dans la salle de yoga, où je suis très bien installé et où je bénéficie de la connexion WiFi pour accéder à ma messagerie.

JOUR 4 – UNE JOURNEE A SANTA FE

Ce matin, c’est grasse matinée avec un réveil programmé à 7 h 30. Il n’y a pas un nuage dans le ciel et la belle lumière qui contribue à la réputation de Santa Fe n’est pas une légende.

Après un petit déjeuner convivial, nous voilà partis tous les cinq pour le musée que nous avions prévu de visiter, mais celui-ci est fermé car nous sommes dimanche. On aurait dû y penser, mais en vacances on a quelquefois tendance à oublier de raisonner en fonction des jours de la semaine 😛. Nous nous rabattons sur une balade sans but précis dans le centre de Santa Fe, sans être axés sur les monuments historiques que nous avons déjà vus auparavant.

Cette journée sera pour moi l’occasion de m’essayer à la photographie en ville, un type de sujet qui me changera de celui des paysages auxquels je me consacre quasi exclusivement.

Nous jetons un coup d’œil aux boutiques autour de la Plaza.





On observe deux techniques de vente, totalement différentes, plus ou moins volontaristes.

Une jeune femme, debout au beau milieu de l’avenue et simplement protégée des voitures par un drapeau jaune, se démène pour vendre ses journaux en essayant de capter l’attention par son attitude enjouée.



A quelques dizaines de mètres, un Indien Pueblo, qui dispose d’un emplacement réservé sous les arcades de la Plaza, ignore superbement les clients qui regardent son étalage de peintures 😮.



Tout près de là, un homme à l’esprit jeune s’amuse avec sa trottinette motorisée et nous gratifie de quelques figures pour la photo. Cool man ! 😎



Cela finit par donner soif à Annie et ses amies.



Nous passons sous des arcades « graphiques »…



… avant de nous recueillir devant un troupeau de crânes.



Les chapelets de piments qui sèchent en extérieur (ristras) sont une spécialité de Santa Fe.





La poterie colorée est également une production locale.



Mais on trouve ici toutes sortes d’artisanat créatif, comme ces jolis oiseaux.



Quand Annie photographie, elle peut être partout à la fois, comme le prouve cette photo !



Certains bâtiments modernes imitent à la perfection les constructions d’adobe, respectant avec bonheur le style typique de Santa Fe.



On peut trouver de jolies portes au hasard des rues.





Nous finissons notre tour par le Capitole et ses sculptures expressives









Rentrés à la maison, nous prenons notre temps pour déjeuner dans le jardin en dégustant une appétissante salade composée par Annie.

André propose de rester là cet après-midi afin de préparer une grande salade de fruits frais que nous apporterons chez Karen et Spencer pour le dîner/barbecue. C’est sympa de sa part !

Pendant ce temps, via un agréable chemin longeant la rivière, nous nous rendons à pied dans Canyon Road, la rue des galeries d’art de Santa Fe. Butinant de l’une à l’autre, nous profitons également des opportunités photographiques qu’offre cette rue aux maisons particulièrement bien entretenues et joliment décorées.

















Dans cette rue où s’expriment les artistes, on peut constater que certains prennent la grosse tête…



… d’autres préfèrent la « zen attitude ».



… ou se reposent…



… ou bien s’amusent franchement…



… mais il faut tout de même prendre garde à ses fesses !



On retrouve ici aussi quelques ristras colorées.



Même de simples murs d’adobe semblent vouloir apporter leur contribution artistique.



Une Hudson nous rappelle les Sixties…



… mais cette échoppe nous montre que nous sommes bien en 2009, l’année d’Obama, et que le business n’est pas oublié avec un slogan très second degré : « Jesus said buy folk art. » 😄



Dans cette rue huppée, on peut aussi bien rencontrer des ladies « so British »…



… que de sympathiques artistes locaux…



… qui apprécient probablement ces mobiles New Age.



De retour à la maison, nous nous laissons conduire par André dans le Dodge Durango qui leur a donné toute satisfaction lors du périple dans l’Ouest qui a précédé leurs deux semaines à Santa Fe.

Vers 17 heures, nous pénétrons dans la résidence privée au sud de Santa Fe, où se trouve la maison de Karen et Spencer. Ils nous accueillent chaleureusement dans ce qu’ils appellent « l’hacienda », où ils se sont installés il y a quelque temps pour leur retraite (je devrais plutôt dire « pour leur nouvelle vie hyper active »). Nous sommes vraiment impressionnés par cette magnifique demeure : pièces immenses, hauteur sous plafond et lumière qui entre de toute part, décoration recherchée sans être ostentatoire et qui intègre harmonieusement l’art indien local…

Cette photo de la cuisine/salle à manger ne me démentira pas.



Ma rencontre avec Karen et Spencer remonte à 2003, lors d’une randonnée à Bryce Canyon en compagnie de ma fille Flora. Nous avions immédiatement bien accroché. Il faut dire que Karen est très enthousiaste et dégage un charisme incontestable. Elle est de plus très francophile : elle a été entres autres professeur de français, fait partie d’associations franco-américaines et voyage souvent en France où nous l’avions revue. Spencer, aussi posé que sympathique, a dirigé un hôpital et, pour s’occuper durant sa retraite, vient de se lancer avec succès comme agent immobilier. Il fallait oser, en pleine crise, mais il m’assure que Santa Fe reste un marché privilégié.

Nous passons un bon moment sur la terrasse pour l’apéritif et les sujets de discussion ne manquent pas. La communication est d’autant plus facilitée que Karen parle un français parfait et a déjà rencontré mes amis au musée Georgia O’Keeffe. Spencer a préparé des Margaritas que Karen assure être « parmi les meilleures du Nouveau-Mexique ». Je veux bien le croire après avoir bu la première et je ne pourrai que le confirmer après les trois suivantes 🤪, alors que je ne suis habituellement pas attiré par les boissons alcoolisées…

Spencer ne faillit pas à la tradition américaine où c’est le chef de famille qui s’occupe du barbecue. Il nous prépare une succulente pièce de bœuf sur leur barbecue sophistiqué.



Karen, qui est passionnée de cuisine (elle a même donné des cours de cuisine chinoise, preuve de son éclectisme), a préparé le reste du repas avec notamment une émulsion à base de concombres d’une grande finesse. Elle nous sert un vin rouge d’Arizona (où ils habitaient auparavant), bien charpenté et qui titre 14°. Nous terminons le repas en nous régalant avec la rafraîchissante salade de fruits frais préparée par André.



Toute cette soirée, durant laquelle nous avons partagé notre passion croisée pour nos pays respectifs (un bel exemple d’entente franco-américaine), s’est déroulée dans une ambiance enthousiaste 🙂. C’était vraiment sympathique de la part de Karen et Spencer d’avoir invité cinq personnes à seulement quarante-huit heures de leur départ pour un périple en Europe. Ils me renouvellent leur invitation à venir passer quelques jours chez eux, invitation qu’Elisabeth et moi honorerons avec plaisir en mai 2010 lors de notre prochain voyage.

André n’ayant pas bu une goutte d’alcool 😇, c’est en toute sécurité qu’il nous ramène à la maison de Santa Fe où je n’ai aucun mal à m’endormir dans la salle de yoga, l’esprit quelque peu embrumé par les libations de la soirée.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Étape à Zion ou Kanab? (États-Unis) English translation pending
by Max68 · 2010-03-11 · 39 replies
Bonsoir,

J'ai un point qui m'embête depuis un moment: Sur mon parcours nous faisons LV -> VoF -> Zion nuit à Springdale: ballade Narrows peut-être (madame ne tiens pas à se tordre la cheville sur les cailloux dans l'eau) ou Emerald Pools. Le lendemain journée importante pour moi puisque nous voudrions faire Wire Pass, Edmaier's secret, Cottonwood Canyon Road et nuit à Bryce. Cela fait beaucoup alors aurais-je intérêt à dormir à Kanab plutôt que Springdale ?, bien que cela ne me fait gagner que 1h d'après Google. A Springdale nous avions réservé un bel hôtel (Desert Pearl Inn) mais je peux toujours l'annuler (comme ne manquera pas de me le préciser Virginath😉).

Merci d'avance pour votre aide🙂

cordialement

JF
Avis sur deux itinéraires possibles en quinze jours dans l'Ouest américain? English translation pending
by Bobot · 2010-03-08 · 30 replies
Bonsoir à toutes et à tous,

Malgré le nombre important de sujets consacrés à l'Ouest américain, j'ose quand même solliciter vos avis concernant un séjour de 15j qui s'étalerait idéalement du 1/06 au 16/06.

En fait j'hésite entre deux itinéraires possibles et j'ai vraiment du mal à faire mon choix...

01/06: Arrivée à Las Vegas 02/06: Las Vegas 03/06: Las Vegas - Zion (nuit à Springdale) 04/06: Zion - Bryce Canyon 05/06: Bryce Canyon 06/06: Bryce Canyon - Moab via Capitol Reef 07/06: Moab 08/06: Moab 09/06: Moab - Monument Valley (avec Mulley Point, Valley Of the God, Gooseneck) 10/06: Monument Valley - Page 11/06: Page 12/06: Page - Grand Canyon 13/06: Grand Canyon - Las Vegas 14/06: LV - Death Valley 15/06: Death Valley - Las Vegas 16/06: Las vegas

Ou Alors 🙂

01/06: Arrivée à San Francisco 02/06: San Francisco 03/06: San Francisco 04/06: SF - Yosemite 05/06: Yosemite 06/06: Yosemite - Mammoth Lakes via Tioga Road 07/06: Mammoth Lakes - Las Vegas (Death Valley ??) 08/06: Las Vegas 09/06: Las Vegas - Zion (nuit à Springdale) 10/06: Zion - Bryce Canyon 11/06: Bryce Canyon - Page 12/06: Page - Monument Valley (+ gooseneck et mulley point) 13/06: Monument Valley - Page 14/06: Page - Grand Canyon 15/06: Grand Canyon - Phoenix (passage à Sedona) 16/06: Phoenix

Le premier itinéraire semble moins gourmand en route mais peut être moins varié au niveau de paysages traversés. Mais le deuxième trajet est il de son côté réaliste ? Aller à Yosemite ou Moab ?? Bref je suis un peu perdu...

C'est pourquoi toutes vos suggestions sont les bienvenues !!! Merci 😉
Petit voyage d'un mois aux États-Unis, HELP! English translation pending
by Leslie217 · 2010-03-06 · 12 replies
Bonjour a tous! Cet été 2010 j'aimerais faire le tour des Etas Unis avec mes parents et ma soeur en 1 mois en sachant que je resterais dans les villes maximun 4 jours, et encore! Mon but serais d'aller dans de grande ville comme New York ( sa c'est sur je ne veut pas y échapper, c'est tellement une belle ville!) Chicago( j'ai de la famille las bas) et les chutes du niagara ( c'est tout a coter) et Boston y-a t-il beaucoup de chose a voir? et aussi la Californie bien sur: Las Vegas, L.A, San Fransisco. Mon idée serait d'atterrir a New York de louer une voiture pour visiter la Cote Est, puis de prendre l'avion direction Las Vegas pour visiter la cote Ouest et alors de repartir direct a Paris ( mais je ne pense pas qui est des vols direct depuis Las Vegas jusqu'à Paris ?) Je sais que c'est beaucoup de ville en très peu de temps mais c'est la première fois que je vais au États Unis et j'ai envie d'en profiter un max!! Et le prix des billets d'avion est très chère aussi! Donc voila, pouvez vous me donnez votre avis et des conseils ?Croyez vous que cela est possible en 1 mois? Ou faut-il plutôt faire que la cote ouest ou est? Merci de votre réponse et de votre attention a tous. Bye!
Voyage routier de deux mois dans l'ouest des États-Unis en août-septembre 2010 English translation pending
by Sherno22 · 2010-03-04 · 8 replies
Bonjour à tous !

Je suis en train de preparer un roadtrip de 2 mois avec 2 amis, l'ennui c'est qu'il y a teeeellement de choses a planifier que je preferes venir sur ce forum afin de preparer au mieux notre voyage !

Alors pour faire simple, nous sommes 3 potes de 24 a 27 ans, nous aimerions partir 2 mois dans l'ouest des states et en prendre plein la vue. Le voyage se ferait sur le mois d'aout-septembre.

ce que nous aimerions faire :

- acheter une voiture dès l'arrivée et faire tout le road trip avec, la revendre ou la troquer au depart. - faire des trecks de 3-4 jours dans les parcs nationaux. - eviter de rester trop longtemps dans les grosses villes (c'est cher et c'est pas vraiment notre truc, a part SF ou LA y passer 2-3jours) - nous ne sommes pas difficiles et nous voyagerons a la "roots", juste quelques motels miteux pour l'ambiance et campings (on aura nos tentes ) - nous aimerions voir un max de paysages a couper le souffle, desert, montagne, forets, plage etc... - faire le Burning man ! (du 30 aout au 6 sept.) mais peut etre pas les 6 jours, au moins 3 jours du moins - las vegas au moins une nuit parceque...parceque c'est vegas quoi ! :)

voila a peu pres ce que nous aimerions faire dans les grandes lignes.

Mes questions :

alors j'en ai pas mal, et je vais surement en oublier :

- combien compter a peu pres par personne ? en comprenant des hebergements "low cost" tout en faisant des extras (quelques restos, souvenirs, soirées) - avec quelle compagnie partir ? (nous sommes de paris) sachant qu'on aimerait le moins cher possible et que un de mes amis voyage obligatoirement par air france (billets gp)donc se serait mieux qu'on aterrisse dans la meme ville. - quand faut t-il prendre son billet ? - acheter une voiture ca vaut le coup ? ou la revendre , troquer apres ? - que faut t-il preparer en premier ? (vols, locations, reservations, papiers, visa etc ) - emporter du matos video/photo tres cher (treeees tresss cher) ca craint ? - equipement a ne surtout pas oublier (je pense qu'on est bien équipé, mais par sécurité mieux vaut demander)

Voila donc en gros si quelqun pouvait nous renseigner sur des circuits sympas a faire en 2 mois se serait genial :)

ah oui encore une chose : mieux vaut partir d'une ville et faire une graaaande boucle ou partir d'un point A a un point B ? (niveau tarif / simplicité)

Merci d'avance ! a tres vite !

Guillaume.
Première ébauche d'un itinéraire de vingt et un jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Sourcildor · 2010-02-28 · 33 replies
Bonjour à tous apres avoir lu relus epluché et posé des milliers de questions voila ou j'en suis .Merci de me doner vos avis;J'ai reservé a san francisco 3 nuit a l'hotel majestic pour 144€ les 3 nuits et a yosemite au cyrry village pour 2nuits 135€. J'aimerai savoir ou je pourrai trouver les distance entre les étapes pour me donner une idee de savoir quand partir (matin ou apres midi.) de plus je sais qu'il existe un pass pour les transports a san francisco pourriez vous me dire si c'est rentable? quand au pass pour les parcs est il rentable aussi? merci pour toutes vos reponses a bientot et encore une fois merci à ce forum qui sans lui et les gens qui y participent les voyages auraient une autre dimension ............;

J1 : Vol pour SFO J2 : SFO J3 : SFO J4 : SFO - Yosemite J5 : Yosemite J6 : YOSEMITE - Bodie - Lee Vining J7 : Lee Vining - Death Valley J8 : Death Valley- Las Vegas J9 : Las Vegas J10 : Las Vegas - Valley of Fire (très tôt le matin) et route pour Zion + visite - nuit à Springdale J11 : Suite de Zion - route vers Bryce : visite et coucher de soleil - nuit à Bryce J12 : Bryce Canyon- Torrey J13 : Torrey- Capitol Reef - Moab J14 : Moab J15 : Moab - (Gooseneck, Valley of Gods ) -Monument Valley J16 : Monument Valley – Page:Upper Antelope Canyon à 11H(si vous partez tôt de Monument Valley) + Horseshoe Bend J17 : Page - Marble Canyon, Lees Ferry, Little Colorado - Grand Canyon (points de vue côté est) J18 : Grand Canyon J19 : Grand Canyon - LA J20 : LA (Universal Studios J21 : Retour
Voyager dans l'Ouest américain avec des adolescents? English translation pending
by Max68 · 2010-02-07 · 8 replies
Cet été nous partons 3 semaines dans l'ouest (San Francisco, Monterey, Yosemite, Las Vegas, Zion, Bryce, Torrey, Moab (3 nuits), MV, Page, Grand Canyon, Sedona, Tucson, Phoenix) Nous logerons à l'hôtel, nous ne sommes pas de grands randonneurs Nous avons une fille de 16 ans et un garçon de 13 ans (conforme à leur génération: PSP, SMS, MSN, etc...)

J'aurais aimé avoir des retours d'expériences de personnes ayant fait un tel périple dans des circonstances similaires. Cela a-t-il plus aux enfants?. Se sont-ils lassés au bout de une à deux semaines ? Qu'avez vous fait pour les maintenir dans de bonnes dispositions jusqu'au bout? Y a-t-il eu des activités qui les ont plus motivés que d'autres (à part les Outlets 😉)?

C'est un sujet qui change et qui peut amener une discussion intéressante et peut-être m'enlever une source d'inquiétude.😉😉😉

Jean-François
Itinéraire aux Etats-Unis, logement? English translation pending
by Revil · 2010-02-04 · 62 replies
Bonjour,

Nous avons gagné à la loterie, mais maintenant c'est un peu la prise de tête pour savoir comment y arriver

notre itinéraire, en gros

Phoenix Grand Canyon (2 j) Page Monument Valley (1 nuit au View) Moab (3 J) Bryce Zion Las Vegas (3 j) San Francisco (en avion)

Encore rien réservé comme hôtel, nous étions suspendu aux résutats de la loterie et nous avons 20 jours pour faire notre tour, sans compter les 4 jours de San Francisco.

Faut-il prévoir une nuit à proximité pour partir tôt afin d'éviter la chaleur, quel hôtel ?

J'ai lu hier les différents carnets et comme je n'ai pas noté le nom de la personne qui en parlait, me voilà bien contrite de devoir faire appel à vous.

Merci
Nouveau projet dans l'Ouest américain du 13 mai au 6 juin 2010 English translation pending
by Lanfeust77 · 2010-02-02 · 44 replies
Bonjour à tous et toutes,

Tout d'abord je reviens très malheureux car perdant de la loterie the Wave...cela met plus de pression pour la loterie sur place du coup... Me revoilà donc avec une nouvelle idée pour un voyage dans l'ouest (notre deuxième) du 13 Mai au 06 Juin 2010. Je pense à un vol aller Paris-LA et retour Denver-Paris. Ce qui donnerait un peu ceci: 13: Arrivée LA 14: LA 15: LA-LV 16: LV 17: LV-Page 18: Page 19: Page 20: Page 21: Page-X 22: X-SLC 23: SLC 24: SLC-Jackson Hole 25: Grand Téton 26: Grand Téton-Yellowstone 27: Yellowstone 28: Yellowstone 29: Yellowstone 30: Yellowstone-Cody 31: Cody-Devil's tower NM-Mont Rushmore 01: Mont Rushmore 02: Mont Rushmore-Cheyenne (ou Denver direct?) 03: Cheyenne-Denver 04: Denver 05: Vol Denver-Paris 06: Arrivée Paris

Cette route vous parait-elle équilibrée, trop chargée? Entre Page et SLC, quelle étape intéressante mettre?

Merci.

Lanfeust
Avis sur circuit de 24 jours en famille dans l'Ouest américain English translation pending
by Thalianat69 · 2010-01-26 · 15 replies
Bonjour,

Je suis nouvelle sur le site et c'est ma première discussion. Nous partons en famille avec 2 ados de 12 et 16 ans au mois de juin pour un circuit de 24 nuits dans l'ouest. Mes billets d'avion sont réservés, mais j'aimerais votre avis sur les étapes.

Voici mon circuit:

13 juin: Arrivé à SF à 16h40 Nuit à SF 14 juin: Visite quartiers SF Nuit à SF 15 juin: Visite SF + Alcatraz Nuit à SF 16 juin: Location vélo pour aller à Sausalito par le Golden Gate Bridge Nuit à SF 17 juin: Location de voiture pour 3 semaines et départ pour Sonoma Valley aves visite de Muirs Woods, et la côte au nord SF, plus quelques Wyneries Nuit à Sonoma ou environs 18 juin: Départ pour Yosémite Valley. Visite: Yosémite village, mariposa grove, glacier point en soirée Nuit à El Portal 19 juin: Visite Yosémite et passage de la tioga pass; Arrêts randos Nuit à Lee Vining 20 juin: Visite de Bodie et de Monolake et continuation vers Mammoth Nuit à Mammoth lakes 21 juin: Départ pour Death Valley: Visites des Sand dunes, Scotty's castle?? Nuit au Furnace Creek (réservé) 22 juin: Visite matinale de death valley puis route vers Las Vegas Nuit à LV 23 juin: Visite LV+ Outlets + spectacle du cirque du soleil Nuit à LV 24 juin: Départ pour Zion ( Détour par le barrage Hoover et Valley of fire???) Nuit à Springdale 25 juin: Visite de Zion avec randos Nuit à Springdale 26 juin: Route pour Bryce, visite Bryce l'am Nuit au Bryce Canyon lodge (réservé) 27 juin: Route pour Capitol reef par la 12 + Visite capitol reef Nuit à Torrey 28 juin: Route vers Moab + visite Arches Nuit au Reds cliffs lodge (réservé) 29 juin: Visite canyons land et dead horse point Nuit au red cliffs lodge 30 juin: journée rafting sur le colorado Nuit au red cliffs lodge 1 juillet: Route pour monument valley + visite (+ balade à cheval??) Nuit au Goolding's lodge (réserv��) 2 juillet: Route pour Page + visite Antelope Canyon Nuit à Page 3 juillet: Location de bateau sur le lake powell Nuit à Page 4 juillet: Route vers le Grand Canyon+ visite Nuit à Tusayan 5 juillet: Survol GC en hélico puis route vers Pheonix, arrêt en route à Sedonna Nuit à Pheonix 6 juillet: Voiture rendue à 16h et décollage à 19h de Phoenix

Voilà pour mon voyage; Qu'est ce que vous en pensez? (j'ai déjà reservé pas mal d'hotels!!)

J'aurais quelques questions:

1:Pour louer un Vélo à SF faut-il réserver en avance sur internet ou la veille ou le jour même sur place? 2: Est-ce que visiter Scotty's castle vaut le coup, car ça fait un bon détour? 3: Quel est le meilleur spectacle du cirque du soleil à voir à LV avec des ados? 4 :Quel hotel à LV? 5 :Le détour par le barrage de Hoover et la valley of Fire entre LV et Zion vaut-il le coup? 6: Quelles sont les meilleures randos à Zion? 7: Où faire une balade à cheval? Monnument Valley, Torrey ou Moab? 8: Votre avis sur le rafting sur le colorado: 1 journée, 1 demi journée ou un combiné avec une autre activités comme un hummer tour ou une balade à cheval? Faut-il réserver à l'avance par internet ou la veille ou l'avant veille sur place? 9: Antelop canyon: lower ou upper canyon ou les 2?

Et dernière question: Mes 2 enfants vont fêter leur 12 et 16 ans le 18 juin pendant notre séjour (et oui ils ont la même date d'anniversaire!!), nous serons ce soir là à El Portal. Connaissez vous un resto sympa dans les environs pour fêter ça?

Merci d'avance pour vos réponses
Voyage de quatre semaines en camping avec deux enfants (2 et 4 ans) dans l'Ouest américain English translation pending
by Rugbyman62 · 2010-01-22 · 26 replies
Bonjour

Je suis nouveau sur ce forum. Cet été direction le grand ouest americain !!!

Alors petite présentation. Il y a madame (prof d’anglais) qui est une vraie ricaine (elle y a vécu 10 ans pres de NY), Tim qui fetera ses 4 ans en descendant de l’avion , Léo qui aura presque 2 ans, et moi le papa qui a déjà fait l’est americain et le canada en encadrant une colo itinerante il y a quelques années.

On a deja reservé un londres-los angeles du 2 au 29aout (on est du pas de calais, donc avec l’eurostar londres c’est un peu la banlieue …) et une voiture pour cette periode (modele full size) pour voyager a l’aise. (les vans et SUV etaient hors de prix !)

On prevoit de faire du camping a peu pres 4-5 jours sur 7 (un ami m’a conseillé les KOA) et de se prelasser ds des Best Western de temps a autre pour souffler un peu et dans des endroits obligatoires (las vegas ou death valley…)

J’ai besoin de plein de conseils pour le matos et l’itineraire

On compte prendre 2 tente 2 sec de decath , un porte bébé lafuma pour leo (malheureusement on ne peut en prendre qu’un, ma femme n’arrive pas a porter meme le petit sur son dos…ça risque de poser probleme dans les petites randos …)

Que faire concernant les sieges bébé pour a voiture ? la loc est hors de prix on hesite entre achat sur place et les balancer avant le vol et emmener un petit rehausseur et un siege pour leo...

Sinon qqn part peut etre en juillet et on peut s’arranger en laissant des sieges ds un hotel de L.A

Quid des matelas ? petits autogonflants ou gonflable classiques avec petite pompe elec (qu’on possede deja)

La poussette est elle indispensable ? (une petite poussette canne) je pense que oui pour les siestes

A ce sujet est ce que ça peut etre considere comme bagage a main dans l’avion ?

Glaciere classique ou elec ? emportée ou achetée sur place ?

Les campings etant bien equipés pas besoin de chaises et tables ni barbecue

Comment ca se passe pour le bois ou le charbon de bois ?

Pour le rechaud pas de cartouche ds avion, de memoire pas de recherge camping gaz sur place… je pense qu’on utilisait un truc coleman a l’epoque , le bruleur est il independant de la cartouche ?

Que me conseillez vous en vaisselle, popotte, materiel de camping…

Gps ? carte ? j’ai un tomtom europe ça vaut le cout d’acheter la carte us ?

Idem pour les vetements ?

On aimerait dans l’ideal ne pas bouger tous les jours mais faire quand meme un max de truc (on est pas chiants …)

Quels sont les incontournables ? les facultatifs ?

Merci de vos réponses et de nous faire partager votre expérience !!
Trois semaines en juin dans l'Ouest américain English translation pending
by Flo59 · 2010-01-16 · 35 replies
Bonjour, voilà: mon mari et moi désirons réaliser un vieux rêve et faire un voyage seuls dans l'ouest américain, pour 3 semaines en juin. Nous avons 56 ans, aimons la nature mais des soucis de santé ne nous permettent pas de faire de longue marches de bon niveau, mais nous pouvons en faire de niveau pas trop dur et surtout sans trop de pentes raides. Je n'ai jamais préparé un voyage via internet, ça me stresse pas mal, au niveau des avions, voiture, hôtels, etc. Une chose sûre: nous préférerions un vol direct sans escale , de Bruxelles à San Francisco. Habitant le Nord, près de Lille, l'aéroport de Bruxelles est beaucoup plus pratique pour nous que celui de Paris. Je n'arrive pas à me faire un idée précise du nombre de jours nécessaires à passer dans chaque endroit. Voici les choses auxquelles j'ai réfléchi. Je remercie par avance tous ceux et toutes celles qui peuvent m'aider à y voir plus clair.

Ce que nous aimerions voir : d'ouest en est:

San Francisco

Yosemite Park

Las Vegas, (juste pour voir, pas pour jouer)

Le grand canyon du Clorado

Lac Powell

Bryce Canyon

Monument Valley (pour la séquence "nostalgie des westerns »)

Arches National Parc

Un morceau de la route 66

Deux endroits pour lesquels je pose un point d'interrogation: Zion National parc et sequoia national parc. Mais si on va à Yosemite, je pense qu’on y verra déjà des séquoias et qu’on peut zapper sequoia parc. Pour d’autres endroits, comme canyonland, j’ai cru comprendre qu’ils sont super pour ceux qui peuvent faire de la marche à pied de bon niveau, ce qui n’est pas notre cas.

Deux endroits qui ne m'attirent pas, mais je crains de devoir quand même y passer: death valley et Los Angeles. Pour death Valley, mon mari aimerait y aller, moi j'ai un peu peur de la température.

A la louche et à vol d'oiseau, je dirais que de San Francisco à Arches, il y a dans les 1500 Km... sans doute beaucoup plus, car routes de montagnes par exemple pour Yosemite. Donc, minimum 3000 Km à conduire.

Je tablerais plutôt sur 4000, voire plus si on passe à LA.

Existe-t-il un site qui me permette de claculer les distances à parcourir?

DONC, les questions que je me pose sont les suivantes:

1) Est-ce que tout ça est visitable de façon décente en 3 semaines? Sachant que notre arthrose commune ne nous permet pas de trekking ni même de balade pentue, la visite se fera surtout en voiture, même si on peut faire de petites balades. Combien de jour à consacrer à chaque site et combien de temps pour la route entre deux sites?

2) Est-ce que tout ça est réalisable par un seul chauffeur sans que celui-ci soit réduit à l'état de lavette? Sinon, est-il préférable de repenser à un voyage organisé?

3) Si on part seuls, est-ce qu'il est préférable de louer une voiture pour tout le parcours ou bien doit-on préférer l’avion pour se déplacer d'un endroit à un autre?

Je pensais par exemple faire un circuit "San Franciso-Yosemite", puis prendre l'avion et aller à Las Vegas pour un second circuit dans les parcs qui m'intéressent et sont tous situés à l'est de Las Vegas.

4) Dans les parcs, si on est seuls, existe-t-il des solutions avec un guide? Ou bien est-ce juste une balade planifiable par nos soins? Par exemple, je sais que pour Monument Valley, en pleine réserve navajo, ce n'est accessible que avec des navajos (pas réputés aimables, en plus).

Je retiens déjà les indications suivantes:

1) se faire faire un permis international puisqu’il sert de pièce d’identité et en cas de contrôle de police sur la route, ça simplifie la vie.

2) se renseigner à la banque pour la carte gold ou pour les travellers cheks (on a déjà été farcés avec nos deux cartes "simples" à l'étranger, si on devait tout régler sur place).

3) louer un GPS en même temps que la voiture (!)

Merci à tous et à toutes de vos conseils éclairés.

Flo59
Quel guide choisir pour l'Ouest américain en plus du Routard? English translation pending
by Fifine68 · 2010-01-13 · 15 replies
Bonsoir, En plus du routard, je souhaite acheter un guide sur l'Ouest Américain.J'hésite entre "de chez michelin:Sud Ouest Americain" ou guides bleus Etats-Unis : Ouest américain de Annick Foucrier ou Lonely Planet : Ouest américain de Jeff Campbell merci de me faire part de votre experience😉 Delphine
Itinéraires possibles quand on part vingt jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Bastinj · 2010-01-13 · 59 replies
Voyant les futurs partants ds l'ouest américain s'échiner, avec beaucoup de difficultés, à construire leur itinéraire( et se mélangeant souvent les pinceaux!!!..), j'ai pensé faire un résumé de ce qu'il est notamment possible de faire en partant 20 jours (3 semaines), selon qu'on privilégie LA, la Côte Pacifique, Moab ou le Yosemite.

(Vnoa, j'ai notamment repris les parcours que tu as proposés aujourd'hui...)

Si on dispose de max 20 ou 21 jours comprenant les trajets en avion A-R, et si on ne veut pas courir, on ne peut pas envisager une boucle SF-SF allant jusque Moab (demandant min 25 jours).

- Soit on privilégie SF, LA et la côte Pacifique, (et on zappe Moab), et cela donne une boucle:

J1 : Vol pour SFO J2 : SFO J3 : SFO J4 : SFO - Monterey - Cambria J5 : Cambria - LA J6 : LA J7 : LA- Grand Canyon J8 : Grand Canyon J9 : Grand Canyon - Monument Valley - nuit à Mexican Hat J10 :Gooseneck, Valley of Gods - Page J11 : Page - Bryce Canyon J12: Bryce J13 : Bryce Canyon - Zion J14 : Zion - Las Vegas J15 : Las Vegas J16: Las Vegas - Death Valley J17 : Death Valley - Lee Vining J18 : Yosemite J19 : Yosemite- SFO J20 : Jour supplémentaire éventuel

Variante : qui n’est pas une boucle (arrivée et départ différents) mais qui évite le long trajet LA-Grand Canyon : J1 : Vol pour Phoenix J2 : Phoenix - Grand Canyon South Rim - nuit au Maswick Lodge par ex J3 : Grand Canyon J4 : Grand Canyon - Monument Valley - nuit à Mexican Hat J5 : Gooseneck, Valley of Gods - Page J6 : Page - Bryce Canyon J7 : Bryce J8 : Bryce Canyon - Zion J9 : Zion - Las Vegas J10 : Las Vegas J11 : Las Vegas - Death Valley J12: Death Valley - Lee Vining J13 : Yosemite J14 : SFO J15 : SFO J16 : SFO J17 : SFO - Monterey - Cambria J18 : Cambria - LA J19 : LA J20 : retour

- Soit on zappe la Côte et LA , et on privilégie Moab et ses parcs, et cela donne une arrivée et un départ différents:

J1 : Vol pour SFO J2 : SFO J3 : SFO J4 : SFO - Yosemite J5 : Yosemite - Bodie - Lee Vining J6 : Lee Vining - Death Valley J7 : Death Valley- Las Vegas J8 : Las Vegas J9 : Las Vegas - Valley of Fire (très tôt le matin) et route pour Zion + visite - nuit à Springdale J10 : Suite de Zion - route vers Bryce : visite et coucher de soleil - nuit à Bryce J11 : Bryce Canyon- Torrey J12 : Torrey- Capitol Reef - Moab J13 : Moab J14 : Moab J15 : Moab - Monument Valley J16 : Monument Valley - Page J17 : Page - Grand Canyon J18 : Grand Canyon J19 : Grand Canyon - Phoenix J20 : journée supplémentaire à rajouter à SFO ou LV ou Bryce ou....

Variante tournant ds l’autre sens (toujours en zappant la Côte et LA , et en privilégiant Moab ) : J1 : Vol pour Las Vegas J2 : Las Vegas - Valley of Fire (très tôt le matin) et route pour Zion + visite - nuit à Springdale J3 : Suite de Zion - route vers Bryce : visite et coucher de soleil - nuit à Tropic ou plus près de Bryce J4 : Suite de Bryce - route vers Torrey (sur la très belle route 12) - nuit à Torrey J5 : Capitol reef - Moab J6 : Moab J7 : Moab J8 : Moab - Mexican Hat via Needles - Monument Valley en fin d'aprem + coucher de soleil - nuit à Mexican Hat J9 : Gooseneck, Valley of Gods - route vers Page - visites autour de Page (au choix !) J10 : Page (Antelope Canyon) - route vers Grand Canyon South Rim- début visite et coucher soleil- nuit au Maswick Lodge! J11 : Suite Grand Canyon - route vers Las Vegas J12 : Las Vegas J13 : Las Vegas - Death Valley J14 : Death Valley - Lee Vining J15 : Lee Vining - Bodie - Yosemite J16 : Yosemite - route vers SFO en fin de journée J17 : SFO J18 : SFO J19 : SFO J20 : retour

- Autres Variantes : on peut faire SF + la Côte + LA + Moab, mais on zappe Yosemite et c’est plus long (donc, c’est plus la course !!) 1ère possibilité : J1 : Vol pour Las Vegas J2 : Las Vegas - Valley of Fire (très tôt le matin) et route pour Zion + visite - nuit à Springdale J3 : Suite de Zion - route vers Bryce : visite et coucher de soleil - nuit à Tropic ou plus près de Bryce J4 : Suite de Bryce - route vers Torrey (sur la très belle route 12) - nuit à Torrey J5 : Capitol reef - Moab J6 : Moab J7 : Moab J8 : Moab - Mexican Hat via Needles - Monument Valley en fin d'aprem + coucher de soleil - nuit à Mexican Hat J9 : Gooseneck, Valley of Gods - route vers Page - visites autour de Page (au choix !) J10 : Page (Antelope Canyon) - route vers Grand Canyon South Rim- début visite et coucher soleil- nuit au Maswick Lodge ! J11 : Suite Grand Canyon - route vers Las Vegas J12 : Las Vegas J13 : Las Vegas - LA - visites LA J14 : LA (Universal Studios par ex) J15 : LA - Cambria J16 : Cambria - Monterey - SFO J17 : SFO J18 : SFO J19 : SFO J20 : retour

2éme possibilité : On tourne dans l’autre sens J1 : Vol pour Phoenix J2 : Phoenix - Grand Canyon South Rim - nuit au Maswick Lodge par ex J3 : Grand Canyon - Page - nuit à Page J4 : Page - Monument Valley - nuit à Mexican Hat J5 : Gooseneck, Valley of Gods - Moab J6 : Moab J7 : Moab J8 : Moab - Capitol Reef - Torrey J9 : Torrey - Bryce Canyon J10 : Bryce Canyon - Zion J11 : Zion - Las Vegas J12: Las Vegas J13: Las Vegas - LA - visites LA J14 : LA (Universal Studios) J15 : LA - Cambria J16 : Cambria - Monterey - SFO J17 : SFO J18 : SFO J19 : SFO J20 : retour

J'espère vous avoir aidés un petit peu à y voir plus clair! A vous de chercher aussi les billets d'avion au prix le moins cher, selon que vous partez/arrivez à SF, LA, Las Vegas ou Phoenix. Bien sûr, d'autres itinéraires sont possibles (notamment ceux qui zappent la Californie mais qui incluent le Yellowstone)
Avis sur itinéraire dans l'Ouest américain en juin-juillet 2010 English translation pending
by Simya · 2010-01-13 · 52 replies
Bonjour tout le monde,

Mi-juin, je prévois de partir dans l'ouest américain avec mon copain. Je souhaiterai avoir votre avis sur l'itinéraire que j'ai essayé tant bien que mal à faire.

Los Angeles 3N Laughlin 1N Grand Canyon 1N Page 1N Mexican Hat 1N Moab 2N Vernal 1N Jackson 1N Yellowstone 1N Idaho Falls 1N Salina 1N Tropic 1N Las Vegas 3N Lone Pine 1N Lee Vining 1N Yosemite 1N Mariposa 1N San Francisco 2N

Qu'en pensez-vous?

Malheureusement, je parle l'anglais un peu comme une vache espagnole 😕. Est-ce que les américains comprennent un peu le français ou pas du tout? Ou est-ce que je dois vite prendre des cours d'anglais intensifs?

Bon après-midi.
Que faire de Yellowstone à San Francisco? English translation pending
by Nathaliloo · 2009-12-18 · 16 replies
Bonjour à tous,

Tout d'abord, merci aux contributeurs qui font de ce forum une vraie mine d'or.

Voilà, je suis en train de travailler à un itinéraire pour un séjour de 4 semaines sur la côte ouest en famille (nous sommes 5).

Et je bute sur une question préliminaire qui pourrait compromettre la cohérence de l'ensemble.

Est ce que faire SF -> Yellowstone est réalisable tout en représentant un intéret touristique ? Sachant qu'ensuite l'itinéraire redescendrait vers le sud pour faire les parcs...puis LV -> Death Valley -> Yosemite -> et retour SF.

Compte tenu de la grande distance entre ces deux points, il vaut mieux que je ne fasse pas d'erreur au risque de me retrouver avec des ados déconfits par le début du voyage.

J'avance sur le reste du voyage, mais j'avoue que pour le départ, je suis bloquée 🤪

Merci à vous pour votre aide.
Circuit de vingt-cinq jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Oeildepalour · 2009-12-17 · 26 replies
2eme ebauche de circuit le1er datait du 19/11 DANS CE CAS JE NE SAVAIS PAS SI JE DEVAIS CONTINUER LA DISCUTION COMMENCEE OU EN LANCER UNE AUTRE ??? je reviens sur le site apres 3 semaines de vacances au soleil pendant lesquelles j'aie tente de modifier mon 1er projet en tenant compte des remarques et conseils de fabienneca , vnoa, lanfeust77, francoise31, itat, quiqotte et autres merci a vous tous. j'aie supprime des etapes j'en aie ajoute d'autres et j'aie allonge le voyage de 4 jours voici donc ce 2eme projet prevu du 22/05 AU 15/06 la periode ayant son importance. jour 1 NANTES PARIS LOS ANGELES arrivee 13h05 (billet non reserve a ce jour) 2 LOS ANGELES LAC HAVASU 3 LAC HAVASU GRAND CANYON 4 GRAND CANYON PAGE LAKE POWELL 5 LAKE POWELL 6 LAKE POWELL MONUMENT VALLEY 7 MONUMENT VALLEY MESSA VERDE 8 MESSA VERDE MOAB 9 MOAB 10 MOAB TORREY 11 TORREY BRYCE CANYON 12 BRYCE CANYON ZION 13 ZION LAS VEGAS 14 LAS VEGAS 15 LAS VEGAS DEATH VALLEY 16 DEATH VALLEY SEQUOIA PARC 17 SEQUOIA PARC YOSEMITE 18 YOSEMITE SAN FRANCISCO 19 SAN FRANCISCO 20 SAN FRANCISCO 21 SAN FRANCISCO MORRO BAY 22 MORRO BAY VENTURA 23 VENTURA LOS ANGELES 24 LOS ANGELES 25 LOS ANGELES PARIS vol 18h45 26 PARIS NANTES Je me pose des questions telles que 1 est il possible de faire bryce et zion dans la meme journee ou est il possible de faire bryce route sur zion et le lendemain zion et la route de las vegas 2 compte tenu de la date ou nous serions au col de tioga 5/6juin et du risque que le col soit ferme je prefere assure par le sud mais je ne vois pas comment enchainer les etapes de death valley a yosemite et comme je souhaite reserver les hotels de france pouvez vous m'aider sur ce sujet . pour vous eclairer sur ce que nous sommes et recherchons Nous sommes un couple de sexagenaires voyageant beaucoup mais avec un gros handicap nous ne parlons pas anglais seulement quelques mots d'anglais et d'espagnol somms nous inconcients ? Dans ce genre de circuit nous cherchons bien sur a en voir un maximum s'il faut marcher nous marchons mais nous ne sommes pas de ceux qu'on appelle des grands randonneurs. nous marchons pour voir mais pas pour le plaisir de marcher mais nous adorons la nature. Je suis un peu gene de vous solliciter de nouveau surtout quand je vois le nombre de fois que certains d'entre vous interviennent sur le forum sur des sujets identiques chapeau a vous pour le temps passe d'avance merci de vos conseils
Chez l'Oncle Sam - Voyage dans le Sud-Ouest Américain English translation pending
by LeTigre · 2009-12-06 · 166 replies
Et voilà, après de longs mois de travail, je vous livre le récit de mes pérégrinations dans le Sud Ouest du pays de l’Oncle Sam. Pas trop tôt dirons certains mais vous verrez qu’il y a de la matière à lire et que c’est plus prêt du roman que du carnet ! 😊

Je procéderais comme pour mes carnets précédents, par épisodes pour faire durer le plaisir et avec simplement une ou deux photos à chaque fois car je suis convaincu que VF n’est pas l’endroit ou afficher de nombreuses photos. Comme les fois précédentes également, pour les impatients ou ceux qui veulent voir toutes les photos, tout est en ligne sur mon site ( voir signature ).

Cette fois, quand j'ai dit que je voulais aller aux Etats- Unis, la question « Mais pourquoi ce pays ? » ne m'a pas été posée. Ce qui n'est guère étonnant étant donné qu'il suffit de prononcer les noms de San Francisco, Monument Valley, Grand Canyon, Death Valley ou Las Vegas pour que cela évoque à la plupart d'entre nous de somptueuses images. Nous avons tous vu des images ou des films qui magnifient les paysages de l'Ouest américain, et si l'on y rajoute la culture américaine dans laquelle on baigne qu'on le veuille ou non, il suffit de saupoudrer d'une pincée de baisse du cour$ du dollar face à l'€uro pour obtenir une envie irrépressible d'aller voir tout ça de plus près … Pour préparer ce voyage, j'ai dans un premier temps, dans une sorte de réflexe pavlovien, acheté la quasi-totalité des guides de voyage sur la destination, ce qui c'est révélé d'une inutilité absolue puisque … je ne m'en suis jamais servi ! Pourtant, ce voyage a bénéficié d'un temps de préparation hors normes puisque d'abord prévu pour septembre 2008, il fut annulé puis finalement reprogrammé pour juin 2009. Pour cette préparation j'ai uniquement utilisé Voyage Forum, le forum de discussion francophone qui met les voyages individuels à la portée de tous. Le début a été ardu puisqu'il m'a fallu un bon moment pour commencer à ne plus confondre les sites de Bryce Canyon, Zion, Canyonland, Island in the Sky, Grand Canyon, Monument Valley, Arches ou Yosemite ! Quelques mois plus tard j'avais concocté un circuit en vague forme de 8, démarrant à San Francisco et se terminant 18 jours plus tard à Las Vegas. Pour ne pas perdre de temps chaque jour à trouver un hôtel et surtout pour être sûr de pouvoir dormir au cœur des Parcs Nationaux, là où les hôtels sont rares et complets des mois à l'avance, j'ai réservé toutes mes nuitées longtemps avant. Et comme je devais faire ce voyage seul puisque ma femme et ma fille ne pouvaient venir, j'en ai profité pour me louer un cabriolet et fixer certaines règles qui auraient été difficiles à tenir dans un voyage en famille : tout d'abord, la priorité serait donnée aux levers et couchers de soleil ainsi qu'à la meilleure lumière possible pour les photos. Et comme en juin le soleil se lève tôt, cela signifierait se lever très tôt et ne pas perdre de temps en choses aussi « futiles » qu'un breakfast ! Pareil pour le déjeuner, pas question de construire les journées avec un arrêt « repas » en plein milieu, ça fait perdre trop de temps et je suis bien décidé à voir le maximum de choses. Quant à pique-niquer, je fais ça tous les midis depuis 25 ans que je travaille et je vous avouerai que l'aspect sympathique de la chose s'est évaporé depuis bien longtemps ! Une fois l'itinéraire défini, les randonnées cadrées, les réservations faites et confirmées, il ne restait plus qu'à imprimer tout ça pour en faire un road book et à attendre le dimanche 7 juin 2009 pour que le trip commence…

Dimanche 7 juin - Jour 1

Ca y est, on a décollé ! Le Boeing 747- 400 d'Air France s'est arraché du sol, les immenses ailes qui, lorsque nous étions au sol, étaient supportées par le fuselage, ont fléchi lorsqu'elles sont devenues le support du fuselage et nous volons maintenant vers San Francisco. Une fois en l'air, je décompresse puisque comme d'hab' les 24 dernières heures ont été « Crescendo Stress » !!! Sans raisons particulières. Juste parce que je suis comme ça. A peine avons-nous décollé qu'on nous sert un apéritif. Je profite encore un peu du « way of life » français en sirotant un verre de champagne ! J'observe autour de moi, pour les Américains, c'est Diet Coke ou Tomato Juice … Beuark !! 9000 km plus tard, on se pose à peu près à l'heure prévue et je passe l'immigration sans problèmes. Il faut dire qu'on nous a distribué la fameuse fiche verte, le formulaire I-94W, dès le décollage, nous avons donc eu 12 heures pour nous appliquer à la remplir correctement. Dans ces conditions, difficile de trouver des excuses au couple de Français qui se fait éjecter sur le côté parce qu'ils n'ont rempli qu'un tiers de ce qu'il fallait. Pour moi, après avoir collé mes 10 doigts sur le scanner à empreintes, je rentre officiellement aux USA ! Les bagages sont là, tout va bien ! Je prends la navette, un métro aérien en l'occurrence, pour rejoindre les loueurs de voiture qui sont regroupés dans un bâtiment un peu plus loin. Si jusque là tout s'est déroulé comme sur des roulettes, je manque de prendre racine devant le comptoir de Dollar, le loueur final chez qui l'intermédiaire « elocationdevoitures.fr » m'a réservé une Chrysler Sebring décapotable. Je décline tout ce que me propose le gars de chez Dollar, le GPS puisque j'ai le mien (au moins je suis sûr d'en maîtriser le fonctionnement !), les assurances complémentaires non comprises dans le contrat (c'est-à-dire l'assurance pour le conducteur car je suis déjà couvert avec ma carte de crédit) et l'assurance dépannage 24/24. Surprise, malgré que j'aie décliné toutes les extensions, le type m'annonce un surcoût de 104 $ !?? Allez, c'est parti : « Excuse me, could you please explain why I have to pay 104 $ ? ». Il maugrée, recalcule et m'annonce ... 17$ de taxes diverses ! Là ça me va déjà mieux ! Les voitures sont au niveau inférieur. Là, un gars pas plus aimable que ça me donne les clés et m'indique où est la voiture : emplacement I-13. A cause d'expériences précédentes, je suis un peu méfiant vis-à-vis des loueurs et je fais attentivement le tour de la voiture, ce qui me permet de repérer plusieurs traces de frottements sur la portière. Je le signale au type qui n'en a visiblement rien à faire mais comme j'insiste, il ressort une des feuilles du contrat de location et me la tend pour que j'indique sur le croquis représentant une voiture où sont les traces. Je m'exécute puis lui ramène la feuille. Sans même y jeter un œil il la signe puis me la rend. Ouais … de toutes façons je suis assuré tout risque et sans franchise, non ? L'autre « bonne surprise » - mais celle là je m'y attendais - c'est que mes deux sacs de voyage ne tiennent pas dans le coffre ! D'ailleurs je ne suis même pas sûr qu'une valise classique tienne car les 2/3 du coffre sont réservés pour ranger le toit lorsqu'on décapote !! ( pour voir la place dans le coffre d'une décapotable cliquez >ICI< ) Eh oui, un cabriolet c'est bien mais c'est surtout pour faire le cake le long de la plage, pas pour un road trip de presque 3 semaines ! Heureusement, j'ai un plan B qui consistera à « ranger » les affaires du second sac dans les recoins de la bagnole. D'emménager dans la voiture en quelque sorte ! Mais pour l'instant je mets le sac sur le siège arrière, le GPS sur le pare-brise et c'est parti … « If you're going to San Francisco, be sure to wear some flowers in your hair », dit la chanson ... Je n'ai pas les fleurs dans les cheveux, j'espère que ça ne posera pas de problèmes !



Voyage dans l'Ouest américain: Yellostone, Dinosaur, Grand Junction, Moab et autres en juillet 2010 English translation pending
by Sirde · 2009-12-03 · 6 replies
Bonjour à tous et à toutes ; un grand merci pour les réponses que vous donnez sur ce forum;un remerciement particulier aux concepteurs du site ouestusa dont l'un d'entre eux intervient sur ce forum. nous préparons notre second voyage dans l'Ouest des USA en famille(deux adultes et trois «enfants»14, 18, 21 ans... notre premier voyage (inspiré par ce forum , vos carnets de voyage et divers sites , dont Ouestusa ) a duré un mois et nous a permis de faire le trajet classique et de découvrir : San-Francisco ; yosemite ; mammoth-lake ;death-valley ; Las-Vegas ; zion ; bryce canyon ; capitol reef ; moab (arche/ island in the sky); monument valley ; page(antilope canyon ); grand canyon ; las vegas ; new-york . Nous repartons en juillet 2010 : arrivée le 6 juillet à jackson hole départ le 9 aout de new-york. Je me permets ce long post qui détaille le voyage avec les différentes questions qu'il soulève :

Mardi 6 juillet 2010 : jackson hole

Mercredi 7 juillet 2010 : : jackson hole >>grand téton >> yellowstone

Jeudi 8 juillet 2010 : yellowstone (canyon village lodge)

Vendredi 9 juillet 2010 : yellowstone (canyon village )

Samedi 10 juillet 2010 : yellowstone (canyon village )

Dimanche 11 juillet 2010 : yellowstone (old faifhfull lodge)

donc, nous passons les nuits du du 7 au 11 au yellowstone, ; soit 4 jours pleins sur place. 3 jours sont réservés à la visite des incontournables. Qn°1: une journée serait réservée pour une randonnée à la journée pouvant être faite seule, en famille. Quelqu'un pourrait-il me conseiller sur cette randonnée? laquelle? (canyon de yellowstone étant déjà faite et n'étant pas une rando à la journée..)

Lundi 12 juillet 2010 : Grand téton national park

Mardi 13 juillet 2010 : Grand téton national park

le 12 et 13 juillet nuit à grand téton: la journée du 13 est elle aussi réservée pour une randonnée à la journée . Qn°2: qu'elle randonnée conseillez vous sachant que : swann lake et taggar lake seront déjà faites (petites randos)

Mercredi 14 juillet 2010:Grand téton >> Jensen

journée de transit : grand téton >>jensen près de vernal.

Jeudi 15 juillet 2010 :dinosaur national monument

Vendredi 16 juillet 2010 :dinosaur national monument

Le 15 et le 16 : visite de Dinosaur national monument + alentours, là nous suivons le plan de bataille donné sur le site Ouestusa .(comme pour l'ensemble du voyage !) Qn°3: l'Island park road et surtout La yampa bench road sont-elles accessibles pour un conducteur qui a loué un 4x4 mais qui n'en a jamais conduit sur des pistes ?(véhicule type ford explorer 4x4 , 7 places) cette question reviendra par la suite pour d'autres pistes que nous souhaitons emprunter..( par votre faute ! fallait pas nous donner envie!!)

Samedi 17 juillet 2010 : dinosaur national monument>> grand junction

Bangs Canyon area: Mica Mine Canyon Colorado national monument

Dimanche 18 juillet 2010 : grand junction >> moab

Lundi 19 juillet 2010 : moab (J1)

Mardi 20 juillet 2010 : moab (J2)

mercredi 21 juillet 2010 : moab (J3)

Qn°4: shafer trail road + potash road (route 4*4): même question :faut-il une expérience de conduite 4x4 pour cette piste ?

Qn°5: je rajouterai bien lorsqu'on fera :shafer trail road + potash road , un «bout» de la white rim road pour aller voir musselman arch. Cette portion semble plus technique sur le plan conduite? L'idée d'aller voir musselman arch est elle intéressante? À combien de temps peut on estimer l'aller- retour : jonction shafer trail -musselman arch? En fait : intérêt d'aller à musselman arch par rapport à la difficulté et durée de la piste?

Jeudi 22 juillet 2010 : Moab >> Ouray

là nous avons un petit problème de trajet: le dimanche 18 :grand junction >> moab : par la (50) puis (128). nous ne souhaitons pas refaire cette route en sens inverse pour nous rendre à ouray via grand junction. Le trajet prévu passerait par le Sud :(191) puis (46) puis (90)jusqu'à naturita problème: google map indique que la (90) se poursuit jusqu'à Montrose (d'où nous souhaitons faire une visite de black canyon avant de rejoindre Ouray. MAIS sur ma carte rand mc nally la portion de la (90) :naturita - Montrose n'existe pas ! Et sur la carte national geographique elle existe sous forme d'une piste semble t-il !

Qn°6: existe t-il une route reliant directement Naturita – Montrose ? pour cette distance je parle bien de route et pas de piste.

Vendredi 23 juillet 2010 : Ouray

donc une journée pleine à Ouray : nous comptons parcourir la route (550) jusqu'à Silerton (visite) mais, je pense que cela ne suffit pas à meubler pas la journée (pour des semi hyper actifs) = questions !

Qn°7 : où se situe la yankee girl mine : j'ai un peu honte de poser cette question car tout le monde a l'air de la connaître (donc devrait être facile à trouver ! )

Qn°8 : peut-on retourner à Ouray par la (110) ce qui ferait une boucle ? ou si cette piste est trop «laborieuse», est-il possible d'aller au moins jusqu'à Gladstone (intéressant?) quite à retourner à Ouray par la (550)?

Qn°9 : entre Ouray et Silvertone sur la (550) exite-t il des ballades ?(pas de randonnées timing trop serré) ou s'agit il d'une route de montagne avec arrêts difficiles? Autres idées?

Samedi 24 juillet 2010 : Ouray >> Mesa verde

Qn°10 : votre avis sur le choix entre deux options pour rejoindre Mesa-verde:(entre nous la seconde me plait bien...)

Option 1: Ouray >>Silverton >>Durango >>Mesa verde la plus classique , qui nous ferait reparcourir la (550) jusqu'à Silverton (fait la veille) plus le tronçon jusqu'à Durango (non fait la veille) . Option 2: Ouray>>Ridgway>>(62)puis (145) Telluride( rando:Bridalfall) >>(145)>>Mesa verde

en kilométrage/temps, les deux options se tiennent, mais que sacrifier ?: le tronçon Silverton>>Durango?? ou Telluride + rando ?? sachant qu'en fin de journée j'espère commencer la visite de Mesa -verde Park Point Overlook;Spruce Tree House;Petroglyph Point Trail ;Mesa Top Loop (hôtel pas loin : far view lodge)

Dimanche 25 juillet 2010: Mesa verde >> Monticello (où nous passerons deux jours pleins) journée consacrée à la visite de Mesa verdee + transit sur Monticello. nous souhaitons visiter : Cliff Palace + Balcony House (réservations la veille donc arrivée la veille avant la fermeture du visitor center :contrainte pour la question n°10) ; Soda Canyon Overlook Trail ; HouseLong

Qn°11: peut- on en plus, sur le plan timing, se permettre de visiter la partie Ouest du park (Kodak house ...)? Existe-t il quelque chose d'intéressant à voir sur le trajet Mesa verde >>Monticello sur la (666) qui justifierai qu'on écourte la visite de Mesa verde?

Lundi 26 juillet 2010: Monticello : les needles

Mardi 27 juillet 2010: Monticello : les needles

donc deux jours pleins sur les needles nous envisagons deux randonnées à la journée (on va en baver s'il nous reste de la salive!!)

J1 - rando 1 : Druid Arch & Chesler Parc sans aller jusquà joint trail soit le circuit indiqué sur le site Ouestusa.(gloup!)

J2 - rando 2: pas encore très claire mais qui correspond à la rando faite (regloup !) sibellelaterreouestusa2009Canyonlands the Needles que j'ai du mal à visualiser (je le répète :site dangereux donnant le virus du voyage comme beaucoup d'autres!!)

Qn°12: - les randonnée sont- t elles faciles à suivre (cairnes......)? - nécessitent-elles un GPS ? Si oui type de carte? - les cartes fournies au visitor center suffisent-elles pour ces randos? j'ai la nationale géographic n° 210 : canyonlands ; suffisante?

Qn°13 : nous logeons à Monticello (réveil très tôt !!)(trés très tôt..révolte familiale probable diplomatie et tout...je plaisante.....à moitié...) la route Harts Draw road qui part vers l'ouest de Monticello et rejoint la 211 (sic sedonax je crois) constitue t elle un racourci ou faut-il prendre la route classique probablement plus roulante pour se rendre le matin (trés tôt, levé du jour) au départ de la rando ?

Qn°14: sibellelaterreouestusa2009Canyonlands the Needles je cite: “Pour changer, cette fois-ci nous partons de Squaw Flat Campground Trailhead pour remonter Big Spring Canyon puis tourner vers l'ouest dans Elephant Canyon et enfin vers le nord à nouveau dans Big Spring Canyon : 18 km comme Chessler Park et comme la dernière fois nous choisissons de partir super tôt afin de bien avancer avant les grosses chaleurs. “ un petit (vraiment petit) doute :il s'agit bien de la boucle point de départ squaw flat attenante (à l'Est) à la rando n°1 ??

Mercredi 28 juillet 2010: Monticello >> torrey (où nous passerons deux jours pleins)

journée de transit + «ballades» : par les HW : (191) puis (95) puis (24)

visite de : National bridge national park + Leprechaun canyon + Little egypt +/-Arsenic arch soit 6 heures de route et autant de visite .

Qn°15 : trop chargé? Si c'est le cas quoi conserver en visite sur le trajet?

Jeudi 29 juillet 2010 : Capitol reef

burr trail road :

Qn°16 : Peut-on faire : torrey>>boulder>>burr trail road>>notom-buffrog road >>torrey dans la même journée ?

Qn°17 : Dans de bonnes conditions météo la notom-buffrog road est-elle facilement praticable ? Est-elle intéressante à parcourir ou est-il plus judicieux de la shunter ( retour à torrey par la burr trail) et favoriser une randonnée type muley twist canyon?

Peut-on faire : torrey>>boulder>>burr trail road>>notom-buffrog road >>torrey dans la même journée ?

Vendredi 30 juillet 2010 : Capitol reef

cathédral valley :

nous souhaitons faire la boucle : river ford >> cathedral valley >> caineville dans la journée. Pas d'autre choix : pas de possibilité de camping.

Qn°17 : au cas où..... quelqu'un connait-il la route cathedral valley >> hw(72) cette route peut-elle servir de «raccourci» (ou d'échappatoire) pour retourner sur Torrey si le temps (horaire / climat) nous fait défaut pour faire la boucle décrite ci-dessus?

Samedi 31 juillet 2010 : Capitol reef >>Cannonville(où nous passerons deux jours pleins) départ le matin tôt d Torrey soir hotel à cannonville;

sur le trajet : hole in the rock road : avec: Devil’s Garden puis Peekaboo gulch + spooky gulch puisBroken Bow Arch et enfin Sunset Arch .

Qn°19 : le programme est-il sensé, trop chargé pour une journée?

Dimanche 1 août 2010 : Cannonville (J1)

cottonwood road :

Qn°20 : étant basé à Cannonville nous sommes contraints à faire un aller-retour sur la cottonwood road = départ de Cannonville le matin , retour à Cannonville le soir! Cependant nous aimerions visiter comme conseillé:(ouestusa...) grosvenor arch + yellow rock + wahwaeap hoodoos . wahwaeap hoodoos semble très éloigné; si bonnes conditions, peut-on aller directement à wahwaeap hoodoos puis en remontant vers le nord faire la randonnée Yellow rock ?? sur le plan timing est-ce faisable?? faut-il se contenter de Yellow rock??

Lundi 2 août 2010 : Cannonville (J2)

kodachrome : panorama trail: Mossy cave : Willis Creek

Mardi 3 août 2010 : Cannonville >>Salt lake city>>New-york

voilà le voyage se termine par la visite de New-York (quatre jours) en remerciant ceux qui ont l'amabiliter de répondre à ces vingt questions et en restant ouvert à toutes suggestions . bien amicalement Denis

NB:je reposte l'ensenble des questions
Circuit de trois semaines sur la côte ouest américaine English translation pending
by Amorgos · 2009-12-03 · 169 replies
Bonjour amis voyageurs,

Je pars sur la côte ouest américaine l'été prochain, 3 petites semaines, en road trip (un peu comme tout le monde, quoi).

J'ai déjà préparé mon itinéraire dans les grandes lignes, je ne pense pas le changer (sauf grosse incohérence ou "révélation"), mais je me pose simplement la question suivante : dans quel sens effectuer la boucle ?

C'est soit une entrée San Francisco (et sortie Los Angeles), soit une entrée Los Angeles (et sortie San Francisco).

Ca peut sembler être une "question à 2 balles", mais je me pose réellement la question en considérant les points suivants : - la fatigue accumulée (avec la chaleur, les distances, le ras le bol de la voiture, etc) - le côté strictement "attractif" (terminer en apothéose par Monument Valley et le Grand Canyon et un peu de repos au bord de l'ocean à LA, ou par la nature à Yosemite et la très vivante et sympathique San Francisco)

Voici l'itinéraire :

San Francisco (2 ou 3 nuits) Yosemite (2 nuits) Death Valley (1 ou 2 nuits) Vegas (1 nuit) Bryce Canyon (2 nuits) Lake Powell/Antelope Canyon (1 ou 2 nuits) Monument Valley (2 nuits) Grand Canyon (1 ou 2 nuits) Vegas (1 nuit) Los Angeles (2 ou 3 nuits)

Alors, selon vous les spécialistes, quel sens et-il le plus judicieux ?

Et le programme vous semble-t-il sympa ?

Thanks ! 😎
Circuit de trois semaines entre San Francisco et Las Vegas en passant par Moab? English translation pending
by Lagranouille · 2009-11-22 · 15 replies
Bonjour à tous,

Je suis nouvelle sur le forum et je me permets de vous solliciter pour avoir vos conseils avisés dans l'organisation de mon prochain voyage dans l'ouest Américain au mois de Juillet 2010. Voici, une première ébauche du circuit que nous aimerions faire (mon mari, ma fille de 14 ans et moi-même), je souhaiterai avoir vos commentaires sur la faisabilité de celui-ci. Première chose, nous voulons éviter Los Angeles et souhaiterions inclure dans notre circuit MOAB pour y rester au moins 3 jours afin de profiter des activités sportives qui y sont proposées, mais je n'arrive pas à placer cette étape dans le circuit. Pouvez-vous m'aider ?

San Francisco (au moins 3 jours) Yosemite National Park Death Valley (je crois que pour cette étape nous n'avons pas vraiment le choix, on aurait preferé l'éviter, vu la chaleur) Las Vegas (au moins 2 jours) après c'est là que ça se complique un peu.... Grand Canyon ?(combien de jours ?) Bryce Canyon ?(combien de jours ?) Lake Powell ? Monument Valley ? Moab (au moins 3 jours) Après MOAB, retour sur Las Végas pour un retour en France. Est-ce que ce circuit vous parait judicieux et faisable en 3 semaines, sachant que nous souhaitons profiter de chacune des étapes sans avoir à courir et à passer notre temps dans la voiture. L'été dernier, nous avons fait ce type de voyage dans l'Ouest Canadien (Calgary-Vancouver) et nous en gardons un merveilleux souvenir car nous avons pu profiter des sites sans être stressés à l'idée d'avaler des Kilometres tous les jours.

Merci beacoup à l'avance à tous ceux qui auront la gentillesse de me répondre.

Sandrine
Voyage dans l'Ouest américain: Yellostone, Dinosaur, Grand Junction, Moab... English translation pending
by Sirde · 2009-11-19 · 30 replies
Bonjour à tous et à toutes ; un grand merci pour les réponses que vous donnez sur ce forum ;un remerciement particulier aux concepteurs du site ouestusa dont l'un d'entre eux intervient sur ce forum. nous préparons notre second voyage dans l'ouest des USA en famille (deux adultes et trois «enfants»14 , 18 , 21 ans... notre premier voyage (inspiré par ce forum et divers sites , dont Ouestusa surtout) a duré un mois et nous a permis de faire le trajet classique et de découvrir : san francisco ; yosemite ; mammoth-lake ; death-valley ; las-vegas ; zion ; bryce canyon; capitol reef ; moab (arche/ island in the sky) ;monument valley ; page (antilope canyon) ; grand canyon ; las vegas ; new-york !

Nous repartons en juillet 2010 :

arrivée le 6 juillet à jackson hole

départ le 9 août de new-york.

Je me permets ce long post qui détaille le voyage avec les différentes questions qu'il soulève: Mardi 6 juillet 2010 : jackson hole Mercredi 7 juillet 2010 : : jackson hole >>grand téton >> yellowstone Jeudi 8 juillet 2010 : yellowstone (canyon village lodge) Vendredi 9 juillet 2010 : yellowstone (canyon village ) Samedi 10 juillet 2010 : yellowstone (canyon village ) Dimanche 11 juillet 2010 : yellowstone (old faifhfull lodge)

Donc, nous passons les nuits du 7 au 11 au yellowstone, ; soit 4 jours pleins sur place .3 jours sont réservés à la visite des incontournables.

Qn°1: une journée serait réservée pour une randonnée à la journée pouvant être faite seule, en famille. Quelqu'un pourrait-il me conseiller sur cette randonnée? laquelle? (canyon de yellowstone étant déjà faite et n'étant pas une rando à la journée..)

Lundi 12 juillet 2010 : Grand téton national park Mardi 13 juillet 2010 : Grand téton national park le 12 et 13 juillet nuit à grand téton: la journée du 13 est elle aussi réservée pour une randonnée à la journée . Qn°2: quelle randonnée conseillez vous ? sachant que : swann lake et taggar lake seront déjà faites(petites randos)

Mercredi 14 juillet 2010:Grand téton >> Jensen journée de transit : grand téton >>jensen prés de vernal. Jeudi 15 juillet 2010 :dinosaur national monument Vendredi 16 juillet 2010 :dinosaur national monument Le 15 et le 16 :visite de dinosaur national monument + alentours , là nous suivons le plan de bataille donné sur le site Ouestusa .(comme pour l'ensemble du voyage !) Qn°3: l'Island park road et surtout La yampa bench road sont telles accessibles pour un conducteur qui a loué un 4x4 mais qui n'en a jamais conduit sur des pistes ?(véhicule type ford explorer 4x4 , 7 places) cette question reviendra par la suite pour d'autres pistes que nous souhaitons emprunter..( par votre faute! fallait pas nous donner envie!!)

Samedi 17 juillet 2010 : dinosaur national monument>> grand junction Bangs Canyon area: Mica Mine Canyon Colorado national monument Dimanche 18 juillet 2010 : grand junction >> moab Lundi 19 juillet 2010 : moab (J1) Mardi 20 juillet 2010 : moab (J2) mercredi 21 juillet 2010 : moab (J3)

Qn°4: shafer trail road + potash road (route 4*4): même question : faut il une expérience de conduite 4x4 pour cette piste ?

Qn°5: je rajouterai bien lorsqu'on fera :shafer trail road + potash road , un «bout» de la white rim road pour aller voir musselman arch. Cette portion semble plus technique sur le plan conduite? L'idée d'aller voir musselman arch est elle intéressante? À combien de temps peut on estimer l'aller- retour : jonction shafer trail -musselman arch? En fait : intérêt d'aller à musselman arch par rapport à la difficulté et durée de la piste?

Jeudi 22 juillet 2010 : Moab >> Ouray là nous avons un petit problème de trajet: le dimanche 18 :grand junction >> moab : par la (50) puis (128). nous ne souhaitons pas refaire cette route en sens inverse pour nous rendre à ouray via grand junction. Le trajet prévu passerait par le Sud :(191) puis (46) puis (90)jusqu'à naturita problème: google map indique que la (90) se poursuit jusqu'à Montrose (d'où nous souhaitons faire une visite de black canyon avant de rejoindre Ouray. MAIS sur ma carte rand mc nally, la portion de la (90) : naturita - Montrose n'existe pas ! Et sur la carte national geographique elle existe sous forme d'une piste semble t-il ! Qn°6: existe t-il une route reliant directement Naturita – Montrose ? pour cette distance je parle bien de route et pas de piste.

Voilà j'arrête là mes questions pour aujourd'hui, il y en aura beaucoup d'autres avant notre départ de Salt lake city pour new-york en vous remerciant pour votre patience et en vous souhaitant une bonne soirée

Amicalement
Idée pour un nouveau circuit dans l'Ouest américain? English translation pending
by Douceîle · 2009-11-16 · 30 replies
Bonsoir,

J'étais dans l'ouest des USA en septembre dernier et je regarde déjà pour un nouveau circuit. Mai j'ai besoin d'un peu d'aides ! J'ai déjà visiter grand canyon, monument valley, page (lac powell, horseshoe bend + atelope canyon), Bryce, Zion, Las Vegas, Los angeles.

Donc j'aimerai voir d'autres sites en repassant par las vegas et Zion et faire San francisco, Yosemite, death valley, yellowstone, arches (moab), tombstone, et peut etre une partie du colorado. En fait je n'arrive pas trop a structurer ce circuit (dans quel sens le faire...). J'aime beaucoup les parcs, les paysages désertiques, l'esprit cowboy. Ce sera un circuit de 3 ou 4 semaines.

Avez vous quelques idees de lieux a visiter ? Merci beaucoup pour tous vos bons conseils.

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