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Retour d'un circuit de deux semaines dans l'ouest des États-Unis English translation pending
by Douceîle · 2009-09-30 · 6 replies
Bonjour,

Je suis parti avec mon compagnon du lundi 14 septembre au 27 septembre. Nous avons pris la compagnie "British Airways" de BORDEAUX à Londres (Gatwick) et de Londres (Heathrow) à PHOENIX. Nous avions 1200$ en poche changé en France. Pas de frais de change car je les ai changé à la poste et que je suis cliente de la banque postale. SUPER !🙂

Nous avons fait le transfert d'aéroport avec la navette "National Express". Nous avions pile 3H devant nous pour ce transfert et tout c'est bien passé. Donc pour ce qui pense ne pas avoir assez de temps en 3H de transfert n'ayez craintes vous avez le temps (à condition de ne pas vadrouiller à droite, à gauche).

Bristish airways : compagnie très correct, très à l'écoute, les repas servis sont très correct, boissons servis à volontés de le long du trajet.

LUNDI 14 SEPTEMBRE : Arrivé à Phoenix à 17H10; Voiture de location chez alamo (réservé chez BSP auto sur internet). Voiture très bien, très bien assuré. Nous avions réservé une chevrolet cobalt mais a l'arrivé nous avions une NISSAN CUBE, pas de regret car voiture très confortable. Chez BSP nous avions pris un forfait à 426€ avec 1 plein d'essence, KM illimités, assurances (très bien assurés) + 3 conducteurs additionnels. Très bien assuré car nous avions eu un impact sur le pare brise qui a très vite fissuré et pas de probleme au retour de la voiture. Pas de supplément non plus.

Après avoir pris la voiture de location nous nous sommes rendus à WILLIAMS (Arizona) = 3H de route de phoenix. Certains diront qu'on est fou de faire 3H de route après ce long voyage mais pour nous cela été très bien. Arrivé à WILLIAMS à 23H00. MOTEL 6 EAST (très très bien, propre, spacieux, je le recommande).

MARDI 15 SEPTEMBRE : Visite de la petite ville de WILLIAMS. Charmante ville très western (à faire). Le matin nous avons pris un petit déjeuner dans un café-restaurant (très bon pancakes à la pomme et très copieux = 1 assiette pour 2 heureusement). Ensuite direction le Grand Canyon où nous avons pris le Pass National pour 80$. Nous avons vu les différents points de vue du Grand Canion. MAGNIFIQUE !!!

Après la visite des points de vue (pas de randonnée) nous sommes partis vers notre 2ème logement à Monument Valley (le Goulding's CAMPGROUND : camping à 2 pas du parc, nous avions réservé un cabin qui est un petit chalet où on peut y dormir à 6 personnes, 1 cuisine avec frigo, micro onde, et salle de bain dans le cabin. Vraiment très bien pour être au plus près de la nature). Le soir nous avons mangé dans un restaurant à Mexican hat (le mexican hat lodge, EXCELLENT). 1H DE plus à monument valley.

MERCREDI 16 SEPTEMBRE : Visite toute la matinée de Monument Valley avec notre voiture + boutique au visitor center. Entrée 5$/personne (pas compris dans le pass car tenue par les NAVAJOS). Après la visite nous avons repris la route pour PAGE (LAC POWELL). Nous avons mangé dans un Mc do à Kayenta. Arrivé à PAGE en milieu d'après midi. Nous sommes allés à notre motel (le BASHFUL BOB'S MOTEL: superbe, en fait c'était un vrai appartement avec une grande cuisine, salon avec TV, salle de bain et 2 grandes chambres, très propre, 39$ la nuit+taxe). Après s'être insatallé nous avons fait quelques courses dans un safeway et visités différents points de vue sur le LAC POWELL ( scenic view, Lone Rock, horseshoe Bend). Vue splendide. Pour certains points de vue vous avez besoin du National Pass.

JEUDI 17 SEPTEMBRE : Le matin visite du barrage de Glen Close = 6$ l'entrée. A midi nous avons visité Upper Antelope Canyon = 6$/personne + 25$/personne. A l'entrée nous avons garé la voiture et les navajos nous amène en pick up jusqu'à upper antelope. Vraiment génial la ballade en pick up dans le désert, environ 4 miles en pick up. Antelope est vraiment à faire, très joli avec les rayons de soleil qui passe à travers (de préférence faire la visite entre 11H et 13H et y etre assez tôt car beaucoup de monde).

Après Antelope Canyon, nous avons pique niqué au bord du lac à ANTELOPE POINT. Nous nous sommes posé sur un rocher au bord de l'eau et avons profité du calme autour de nous. Nous étions seul c'était vraiment agéable avec une splendide vue devant nous. De temps en temps quelques bateaux et jet ski passait sur le lac. Moment très reposant. Nous y sommes restés 2H30. Après nous avons marchés un peu dans la ville de PAGE et avons regardé un entrainement de football américain.

VENDREDI 18 SEPTEMBRE : Départ pour Bryce Canyon. En route nous nous sommes arrêté à Kanab (très sympa), nous avons un peu visité la ville, retiré de l'argent liquide, cela nous a permis de faire une petite halte. Puis départ pour Bryce. Arrivé à Bryce nous sommes allés au visitor center nous renseigner des randonnée à faire. Dans l'après midi, nous avons visité tous les points de vus sur le parc et fait une petite randonnée de 1 miles. Petit orage à l'horizon qui n'a pas duré lontemps. Nous avons dormi à TROPIC = 12 miles du parc au A&R bybbee steppingstone motel. Très beau motel, très confortable avec frigo + micro onde. Très belle route entre tropic et Bryce canyon.

SAMEDI 19 SEPTEMBRE : Visite du ruby's inn (magasins) puis parti pour une randonnée dans le parc de 3H. Très beau. A faire pour profiter au maximum du parc. Point de vue fait au lever et coucher du soleil.

DIMANCHE 20 SEPTEMBRE : Départ tôt pour ZION parc. Nous avons fait 2 randonnée dans ce parc, vraiment différent des autres parcs mais tout aussi beau. Pourtant certains disait que par rapport aux autres parcs il était un peu fade et bien je n'ai pas trouvé. Il est tout aussi beau et charmant avec de très belles cascades. Vraiment c'est un parc à visiter. Puis départ pour las vegas dans l'après midi. Arrivé à Las vegas nous sommes allés à la Stratosphère (notre hôtel : très bon hôtel casino, excellente piscine et chambre très propre et spacieuse, de tout confort). Une fois posé les affaires et se reposer un peu nous avons descendus tout le strip à pied (fatiguant mais tellement à voir) puis nous sommes revenus à notre hôtel avec le bus = 3$ pour un aller et 7$/personne pour 24H.

LUNDI 21 SEPTEMBRE : Le matin nous sommes allés à la chapelle of the flowers pour réserver le mariage pour le lendemain. Tout est OK. Nous avons pris un package à 395$ avec limousine, photos et vidéo de la cérémonie, fleurs... Nous avons également louer des tenue de mariage (costumes + robe de mariée avec chaussures et accessoire = 450$ pui j'avais réservé le coiffeur + maquillage pour le jour du mariage = 130$). La chapelle s'est occupé de tout réservé par téléphone. Le jour même une limousine est venue nous chercher à notre hôtel pour aller essayer les tenue de mariage et faire des retouches puis le chauffeur (George) nous a amené chercher notre licence de mariage (60$) Le tout était compris dans la location de tenue.

L'après midi nous sommes allés sur le strip faire des magasins. Le soir nous avons joué au casino à notre hôtel.

MARDI 22 SEPTEMBRE : JOUR DU MARIAGE Le coiffeur est venu dans ma chambre à 8H pour me coiffer et me maquiller. Après mon compagnon et moi nous sommes habillés. A 9H30, le chauffeur de la limousine est venu nous chercher dans la chambre. Il a a conduit en limousine jusqu'à la chapel qui se trouve à 2 pas de la stratosphère. Arrivé à la chapelle, Davey (le chauffeur) nous ouvre la porte et là une photographe nous attendais. A peine descendu de la limousine elle nous prenait déjà en photo. Nous avons remplis des papiers. Puis, le minister nous a pris à part pour nous expliquer le déroulement de la cérémonie et nous demande nos préférences. La cérémonie commence à 10H00. La musique est lancé et je marche vers le minister en compagnie de mon futur mari. Petit discours du minister très sympa même si on a pas tout compris (nous n'avons pas pris la traduction nous voulions une cérémonie en anglais pour plus de charme). Nous avons eu un petit moment de fou rire. Ensuite échange des voeux, des alliances et nous fesons la cérémonie des bougies. Après la cérémonie, Megan (la photographe) nous a pris en photo dans la chapelle et à l'extérieur dans leur adorable petit jardin. Journée mémorable même si cela est passé très vite. Cette chapelle a vraiment tout organisé, tout était superbe, et le personnel très gentil et compréhensif.

L'après midi nous avons visiter fremont street + outlets premium. Le soir nous sommes allés mangé au caesar palace. Puis nous sommes revenus à fremont pour voir cette rue de nuit.

MERCREDI 23 SEPTEMBRE : Le matin nous revenons à la chapelle voir les photos. Elles étaient toutes belles. Nous les avons toutes prises + le CD avec toutes les photos. La chapelle nous a donné en cadeau une bougie + DVD cérémonie + mon bouquet de fleur et la boutonnière.

Nous avons mangé à midi à la stratosphère puis avon pris la route pour LOS ANGELES. En route nous nous sommes arrêter à CALICO GHOST DOWN. Petite ville fantôme. Il n'y avait personne. Tant mieux. L'entrée n'était payante que jusqu'à 17H (=6$) mais comme nous sommes ariivés après 17H nous n'avons pas payé. Puis en route pour Los angeles. Les routes sont très bien indiqués mais avoir quand même une carte avec soi cela aide beaucoup. Notre hôtel était à Hollywood = HOLLYWOOD CITY INN. Mignon petit motel avec piscine, internet gratuit, petit déjeuner. Par contre il faisait très chaud dans la chambre.

JEUDI 24 SEPTEMBRE : Visite sur toute la journée des studios universals. Vraiment très bien. Le soir nous sommes allés sur hollywood boulevard, sunset boulevard et melrose : un peu décevant. Hôtel HOLLYWOOD CITY INN.

VENDREDI 25 SEPTEMBRE : Nous sommes allés à griffith park, à l'observatoire. Très belle vue sur Los Angeles mais là on peut voir un très gros nuage de pollution. Ensuite nous sommes partis visiter un peu le qhartier de Beverly hills avec rodéo drive puis nous sommes partis l'après midi à SANTA MONICA. Nous nous sommes posé pendant 2H sur la plage. Puis nous sommes allé à l'hôtel (TRAVELODGE LAX AIRPORT : chambre correct, piscine mais très mauvais accueil, je n'y reviendrai pas). Le soir nous sommes revenu à Santa monica faire la 3rd street promenade. Ici beaucoup de magasins, restaurant, rue très animés avec des spectacles, chanteurs de rues... vraiment sympa

SAMEDI 26 SEPTEMBRE : Petit tour dans le dowtown de los angeles. Puis promenade le long de la plage à Venice Beach (beaucoup de magasins, de spectacles, différents sports...) = très animés.

DIMANCHE 27 SEPTEMBRE : Retour en France, départ à 15H40 de Los angeles, arrivé à Bordeaux lundi 28 à 16H10.

Pour conclure, un très beau circuit que l'on se souviendra lontemps. De très beaux paysages, déçu par Los angeles (on en parle beaucoup mais je ne trouve pas si beau que ça, mais au moins j'ai vu ce que c'était). LAS VEGAS est vraiment un incontournable. A NE PAS MANQUER. A peine revenu je prépare déjà pour un autre circuit. La nourriture francaise me manquait un peu.
20 000 km en stop depuis la Normandie jusqu'à Bangkok English translation pending
by Vipassana · 2009-08-06 · 19 replies
Voyage en auto-stop depuis la Normandie (le mardi 28 avril, départ du Pays de Caux) jusqu'en Thaïlande (arrivée à Bangkok 2:26 pm, le 23 juin 2009). Vol Air Asia le 24 Bkk-Rgn.

Yébleron (Normandie) - Strasbourg (Alsace): 700 km.

Je parcours aisément la distance de la Normandie jusqu'à l'Alsace après avoir rendu visite à ma mère. Saluer les Anciens afin qu'ils vous protègent durant votre périple - que leurs esprits soient toujours avec vous et vous accompagnent durant votre cheminement - part d'une bonne logique. Cela ne paye pas de mine mais autant mettre toutes les chances de votre côté !

Qui plus est, j'ai du chaussé les bottes de sept lieues par inadvertance car de normalement quatre étapes ou véhicules, je n'en fait que deux seules, celle de l'aire de St Saens est zappée ainsi que celle de la bifurcation qui me voit descendre habituellement d'un véhicule qui continue vers Lille et me retrouver en pleine ligne droite sur l'autoroute à lever le pouce désespérément. Le gars sort vers Laon et me dépose à l'aire de service où vient de se garer un camion des pompes funèbres pour faire le plein. Je raconte à un gars à qui je viens de demander s'il n'allait pas vers Reims-Metz mon expérience d'avion-stop dans le désert australien qui date de 2003. Un petit avion biréacteur vient de déposer le cercueil d'un aborigène dans une communauté à mi vol entre Kalgoorlie et Ayers Rock, au milieu de "no where". Au moment de faire le plein de carburant à la station service en plein désert, je demande au pilote s'il n'y a pas moyen de me faire voler et m'emmener avec lui. Je suis déjà certain de pouvoir partir avec un "roadtrain" mais pourquoi ne pas prendre le risque de viser plus gros et surtout plus haut ! A vol d'oiseau, les distances sont toujours plus courtes et moins éprouvantes surtout dans le désert. Le pilote téléphone à sa compagnie et reçoit l'autorisation de m'emmener. Est-ce un signe néfaste que ce corbillard passe par içi ? Je suis à peu près certain d'une chose, c'est lui qui va m'embarquer. Je fais d'une pierre deux coups et avance en sautant deux cases car je me retrouve illico presto en Alsace. Le croque-mort est employé par une commune de la communauté urbaine de Strasbourg (C.U.S).

Waltenheim-sur-Zorn (Alsace) - Gambsheim - Grumbacher (Allemagne) - Budapest (Hongrie) 1200 km.

Avec Sophie, fille d'amis de longue dates, nous quittons la maison familiale emmenés par Edith, sa mère, qui lors d'une première tentative infructueuse sur l'aire de service de Vendenheim située sur l'autoroute A4, pousse jusqu'au barrage hydroélectrique de Gambsheim avant de nous déposer côté allemand d'où nous repartons à contre-sens une fois montés sur l'autoroute A5. Je m'explique: nous prenons en fait l'autoroute en direction du sud et de Fribourg-en-Brisgau et descendons à la première aire de service, celle-ci disposant d'une route faisant office de pont autoroutier et reliant les deux aires de service situées l'une et l'autre de chaque côté de l'autoroute. Nous sommes dans le bon sens de notre itinéraire et fonçons désormais vers le nord en direction de Karlsruhe qu'il nous faut dépasser pour atteindre l'aire de Bruchsal. Je pensais descendre sur le parking onze kilomètres avant cette aire en question et de là rejoindre la maison de notre hôte à pied à travers champs mais notre chauffeur doit faire demi tour à la sortie Bruchsal et reprendre la nationale plutôt que l'autoroute puisqu'il s'est détourné de son parcours initial pour pouvoir nous rendre service et nous approcher de notre destination finale. La route principale est parallèle à la rue où nous nous rendons. Le lieu où il nous laisse est à un pâté de maison de notre lieu d'hébergement. Nous passons une soirée autour de la table et nous régalons car Jutta a préparé de délicieux plats végétariens, du riz complet et un curry à l'indienne. Elle nous redépose à l'aire de Bruchsal le lendemain matin vers 7h30, le plein d'énergie fait, prêts à solliciter un véhicule. J'avise alors un camion français immatriculé en Alsace. Quoi de plus naturel à deux pas de la frontière ! Il me faut sortir le "Grand Jeu" pour pouvoir convaincre Marcel, le chauffeur, de nous emmener et nous déposer sur la prochaine aire de service de Sinsheim en direction de Nuremberg, la ville des jouets. Il nous fait faire un virage à 90% que seuls, nous ne serions pas capable d'amorcer sauf si nous trouvions un "véhicule en or" à partir de là où nous sommes, ce qui suppose avoir de bonnes affinités avec "Dame la Chance". Lorsqu'il nous dépose comme je l'ai souhaité sur l'aire de service située entre les deux sorties de l'autoroute vers cette ville de Sinsheim, on peut apercevoir de l'autre côté de l'autoroute, des avions grandeur nature exposés en plein air, partie intégrante du musée de l'aéronautique qui fait la fierté de la ville.

Sur le parking poids-lourds, deux camions hongrois font la coupure avant de repartir pour deux fois quatre heures de conduite. Avec des rudiments de la langue hongroise, je parviens à les décider de nous embarquer pour un premier brin de conduite suivi d'un second agrémenté d'une pause pique-nique debout autour d'un rocher dressé en table. Il nous laissent à Amsfelden, juste avant d'atteindre Linz. Je fais l'aller-retour entre la pompe d'essence et le parking du restaurant pour trouver un véhicule pour deux. Je viens de m'adresser à deux hommes d'affaire hongrois en Lexus qui ont refusé, lorsque sur le retour vers le restaurant, j'avise un Autrichien qui s'avère être une de leur connaissance. Celui-ci les pointe du doigt dans leur voiture de luxe et me confirme qu'ils repartent vers la Hongrie. Les abordant de nouveau avec son aide, ils acceptent de nous embarquer pour Budapest me précisant qu'ils sont susceptibles de passer par le centre ville de Vienne. Ils sont dans l'attente d'un coup de fil. Ils se rendent à Kecskemét, soixante kilomètres plus loin que la capitale hongroise où nous nous rendons. Nous n'avons pas besoin de passer par Vienne que nous évitons. A proximité de la rocade (ringroad) qui contourne Budapest, nous descendons dans une station service pour trouver une voiture qui va au centre directement. Peine perdue car Tibor vient de se faire racoler par un routier pour qu'il le dépose plus au sud de la ville alors qu'il allait transiter par le centre pour se rendre de l'autre côté à Hatvan (60 en hongrois). Puisqu'il rend déjà service à ce chauffeur, nous les suivons et contournons Budapest pendant vingt-cinq kilomètres avant de repiquer vers le centre ville. Quelle générosité ! Cela arrive encore en Europe centrale au 21ème siècle. Qui oserait l'imaginer. Tibor est vraiment un gars sympa et prêt à rendre service. J'aime la Hongrie et ses habitants depuis novembre 1984, la première fois où je l'ai traversée à bicyclette en allant en Egypte. Nous restons tranquille trois journées à prendre du temps pour nous, avec les amis, à discuter et échanger, manger des mets hongrois assortis de vins rouges du Balaton, d'Oporto ou en provenance d'Eger. Je laisse Sophie en bonne compagnie - elle rentre en Eurobus (35 Euros) vers Strasbourg mercredi prochain.

Voyage à suivre dès lundi avec la traversée de l'Ukraine en deux journées. Je décolle le lundi 04 au matin vers l'Ukraine. Je vais à pied jusqu'au parc de Varösliget et me positionne au feu juste avant le pont autoroutier interdit au piétons. J'ai un écriteau indiquant "M3" (= Motorway 3) que j'agite sous le nez des chauffeurs. Je n'ai pas beaucoup à avancer, ni reculer. Un trafic Renault bleu immatriculé 75, Paris centre, retient mon attention. Je n'ai aucun doute, ce sont des Roumains. Je m'approche du véhicule côté passager et passe mon nez à travers la vitre. Je dois insister auprès du chauffeur, un gars autoritaire qui ne s'en laisse pas raconter une, une espèce de grosse brute avec du mépris dans la bouche pour tous ceux autour de lui (une façon de dire qu'il se montre insultant avec ceux autour de lui). Comme cela se passe souvent, il me permet d'ouvrir la portière roulante sur le côté spéciale passager de dernière minute. Je me retrouve à la hâte sur la banquette arrière en compagnie d'une jeune femme charmante, ce qui contraste singulièrement avec l'accueil froid et rude de l'ours non rasé, poitrail dépenaillé, au volant de son véhicule parisien. Erreur sur la provenance car ils viennent tous de Londres et transportent officiellement du tissu. La passagère à mes côtés et celui de devant utilisent ce moyen de transport payant pour revenir au pays qu'ils ont quitté en allant tenter leur chance en Angleterre lorsque la Roumanie a rejoint la Communauté Européenne le 01 janvier 2008. La "brute" tient bon le volant et conduit magistralement, très vite sans tenir compte du danger. Il est en colère lorsqu'une moto-école le force à ralentir, lui interdit de dépasser et lui ordonne de suivre derrière la flottille d'étudiants sur leur deux-roues. Une fois ceux-ci sortis de l'autoroute, il appuie à fond sur les pédales jusqu'au moment où ils sortent de l'autoroute en direction de Satu Mare (Roumanie). J'ai parcouru 180 kilomètres avec eux sur les 220 qui séparent Budapest du poste frontière de Zahony (Cop côté ukrainien). Je rattrape le rond-point et une couple très sympa s'arrête. Leur anglais est très limité voir inexistant. Elle, superbe brune genre poupée hongroise, un décolleté à faire loucher un bigleux est masseuse de métier et bafouille quelques mots d'anglais. Nemès, son mari fait très nounours à ses côtés comme s'il ne savait pas quoi en faire si elle venait à lui tomber dans les bras. Le courant passe entre nous trois. Il y a de l'excitation dans l'air ! Les corps ne demandent qu'à être réunis dans une partie remise à plus tard. Me mettant l'eau à la bouche, ils me font visiter leur coquette maison à deux pas de la route principale. J'ai droit aux coins et recoins du salon avec ses tableaux très suggestifs accrochés au mur. Je visite même le sauna avec des massages en perspective lors de ma venue cet hiver. Les beaux-parents sont présents pour le déjeuner. Je m'éclipse. Mes amis d'un jour me déposent à la frontière avec deux pommes dans les mains. - köszönöm szépen (Thank you very much). a közeli viszontlátásra! (à bientôt!).

Budapest (Hongrie) - Zahony (220 km) - Cop - Lvov (Ukraine, dors 60 km après avoir dépassé la ville de Lvov).

Je suis encore sous le choc. Violent contraste qui s'offre à ma vue avec cette queue interminable de trafic plein de "bêtes de somme" appelés à aller travailler dans la péninsule ibérique, l'Espagne ou bien le Portugal. J'avance à pied jusqu'au guériton et me faufile côté poids-lourd en me cachant derrière les trafics. Je connais bien ce passage frontalier ou le soldat te retient si tu es à pied. Il faut trouver un véhicule qui veuille bien t'emmener car il est interdit de traverser à pied le pont qui enjambe la Tisza. En échappant à ce contrôle d'entrée de jeu, je suis à l'immigration où je fais tamponner mon passeport. Les agents me rappellent, ce que je sais déjà, qu'il me faut un véhicule pour aller de l'autre côté. Ils sont toujours prêts à appeler un taxi mais je demande rapidement à un Ukrainien grassouillet, encaissé dans sa voiture apparemment trop petite pour sa grande taille, ses jambes écartées mal repliées viennent buter sur le volant. Sa femme est derrière avec leur enfant. Je m'assois à côté de lui. Le pont a été rénové. Fini les files d'attentes interminables de 2006/7. Avec l'entrée dans l'Europe de la Hongrie en 2004, les Ukrainiens viennent revendent en Hongrie au marché noir cigarettes et carburant beaucoup moins cher chez eux. Toute la zone frontalière est sujette au trafic très juteux car les prix sont multipliés par cinq notamment pour le tabac. Les cartouches sont cachées tandis que le carburant transite ni vu, ni connu dans les réservoirs qui sont ensuite siphonnés de l'autre côté avant que l'essence ne soit revendue. Les plus gros réservoirs font le plus de profit. Les voitures peuvent ainsi faire jusqu'à cinq aller-retour quotidien. Les gains sont énormes de l'ordre d'une cinquantaine d'Euros par jour. A quoi bon travailler légalement si la contrebande rapporte autant. Les douaniers sont arrosés au passage. Ils connaissent évidement tous les trafiquants. Comme en 2006/7, il y a un francophone qui me posent quelques questions en français. Je lui dit que je ne fais que traverser l'Ukraine et que je continue ensuite vers la Russie. Il traduit à ses collègues qui se montrent intéressés par mon histoire. L'officier d'immigration, non seulement appose un tampon d'entrée mais en rajoute un second avec la mention en russe: "transit Russia" et un nom "Konotop" qui se révèle être l'endroit où bifurquent les lignes de chemin de fer vers la Russie. Je ne remarque rien lorsque je réintègre le véhicule qui me dépose de l'autre côté de la dernière barrière. Ce n'est que plus tard, en inspectant mon passeport, que je remarque ce second tampon inhabituel et ce nom obscure que je ne comprends pas tout d'abord. Ayant l'expérience de l'Union Soviétique, je devine que c'est l'endroit par lequel je dois passer pour sortir du pays. Je pense au train naturellement. Mes yeux suivent les lignes de chemin de fer et je finis par trouver sur la carte de l'Ukraine cette ville à la sonorité familière que l'on aurait presque envie de visiter à l'entendre prononcer. Nœud du réseau ferroviaire ukrainien, elle est ma clef de sortie du pays même si je n'ai pas prévu d'y passer. Elle est mon nœud géorgien dont dépend mon avenir proche. Cette petite addition de l'officier peut me causer quelques difficultés à ma sortie du pays, une bonne raison pour me demander de l'argent. L'Ukraine n'est pas le pays d'Europe centrale le plus facile pour faire de l'auto-stop. Sur ma route vers la Crimée en mai 2007, j'ai eu toutes les peines du monde à accrocher les chauffeurs de poids-lourd. Quant aux voitures particulières, deux cas d'espèces: les propriétaires nouveaux-riches, voitures de luxe ou 4x4 flambants neufs sont pourris aux as et ils n'ont que faire d'un "franzous" sur le bord de la route ou bien les vieilles Lada turbinent toujours et rançonnent leur passager d'une heure ou d'un jour. Il y a beaucoup de combi familiaux ou véhicules collectifs payants appelés "marshoutka", dans la queue à la frontière, de retour de l'étranger, qui filent vers la capitale Kiev (870 km). Je parviens tant bien que mal à dépasser Lvov avec un camion qui s'arrête dans un routier à la campagne. J'aime ce genre de paysage champêtre quand je sais qu'il va falloir trouver un endroit pour la nuit. En totale liberté, sans dépendre de qui que ce soit, je prends un chemin de traverse et m'éloigne après avoir toutefois demandé au pompiste s'il n'avait pas un endroit abrité pour m'héberger. Je chemine heureux sous ce ciel étoilé. Je laisse dans mon dos la route, son restaurant et son aire de service, cachés par une petite déformation du terrain qui a tendance à s'élever. Je suis un chemin carrossable et débouche dans un espace vert délimité par de petites collines boisées. Je devine une habitation en face, à quelques centaines de mètres de distance, les chiens aboient et m'incitent à m'engager plus sur la droite. Je vise un bosquet au pied duquel je trouve refuge. J'étale ma couverture de survie pour protéger le duvet du sol. Je m'assois longuement et contemple le paysage, terre et ciel. Tout est calme. Quelle quiétude ! Les "yeux lumineux" qui courent le long du ruban asphalté vers la capitale se sont éteints. Les chiens rassurés se sont tus. Je peux m'étendre et trouver le sommeil. Je suis seul et content de l'être, satisfait d'avoir fait un bon bout de chemin depuis mon départ de Budapest ce matin. Je dois parcourir presque mille kilomètres demain pour être à proximité de la frontière russe. La date d'entrée de mon visa de transit est le 06 mai.

Mardi 05 mai: en route vers Kiev puis Kharkov (900 km).

J'ai du mal à reprendre le contrôle des opérations ce matin. Les véhicules s'échappent et me glissent des mains. Mon Pouce Magique n'arrive pas à les retenir. Je me déplace frénétiquement et dangereusement comme si un fil était tendu entre l'aire de stationnement et le ruban asphalté. Je suis impuissant et ne peux que regarder les rares véhicules de passage qui ne daignent pas s'arrêter. Je n'aime pas cette situation. Je ne peux pas agir, cela me met en colère. Il y a une source d'eau naturelle au bout du parking. Certaines voitures y font une pause pour remplir des containers qu'ils emmènent dans le coffre ou pour se rafraîchir le visage avant les longues heures de conduite jusqu'à la capitale ukrainienne, ma prochaine étape. En leur demandant poliment, je n'arrive pas à accrocher une voiture vers Kiev. Les locaux n'y vont pas mais certains visiblement comme leur plaque d'immatriculation l'indique s'y rendent. J'essuie plusieurs refus. Je partirai bien à pied sur la route mais si je commence à marcher, les véhicules vont me dépasser très vite et ne s'arrêteront pas. Pas de pitié pour les auto-stoppeurs dans ce pays où les gens font preuve de peu de commisération pour leurs semblables. Je démarre ma journée vers 7h00 avec un camion qui me dépose sur la rocade de Rivne. Un second polonais cette fois m'emmène jusqu'à Jitomir, une centaine de kilomètres avant la capitale. Il continue vers le centre ville et me laisse à l'intersection de la route qui contourne la ville et part vers Kiev. C'est à cette bifurcation que tout va se jouer. Piotr (Pierre), un commercial polonais, qui retourne à Kiev après une fin de semaine dans sa famille, m'embarque jusqu'au centre de Kiev où il réside. Nous n'allons pas brûler les étapes car il se montre très curieux à propos de mon voyage. Il est responsable pour la Russie et l'Ukraine d'une société de distribution de parfums alimentaires. Il parle parfaitement le russe mais n'aime pas le pays. Je le questionne à propos des femmes russes. L'opinion qu'il en a est éloquente, peu brillante et rejoins mon analyse.

A mon intention de continuer vers Kharkov, la seconde ville du pays, pour y arriver le soir même où je suis attendu par Alexis, Piotr s'esclaffe et me prends pour un doux rêveur. - "your idea to come in Kharkov today is completely unrealistic !"

C'est vrai qu'il faut vraiment y croire car l'après-midi est bien entamée et 490 kilomètres séparent les deux villes. Il me laisse, plein d'espoir, vers 15h30, à l'entrée d'une bouche de métro avec deux jetons bleus dans la main, sésames pour passer la barrière de contrôle et avoir accès aux trains. Je ne les utilise pas car, un coup d'œil dans sa direction, je remarque que le contrôleur s'est assoupi. Le plaisir de frauder à la française car je sais pertinemment que je n'en ferais rien de ces jetons qui vont maintenant voyager à travers la Russie jusqu'en Asie du sud-est. Je change de ligne et en route jusqu'à l'avant dernière station "Kharkhovskoïe stanica". Cela me prend presque une heure. Comme son nom l'indique, elle débouche, une fois les escaliers montés, sur la route qui se dirige vers Kharkov. Je m'adresse au chauffeur d'une Lada rouge garée contre le trottoir dans l'attente de son passager parti acheter des hamburgers à la mode ukrainienne. Les deux occupants, crânes rasés, avancent de quatre-vingt kilomètres vers Kharkov. Je suis déjà assis à l'arrière lorsque le passager revient. Ils font de nouveau une courte halte un peu plus loin sur la route et m'offrent une bière ukrainienne. Ils me lâchent au moment où ils tournent. Je n'ai pas le temps de finir de traverser la voie rapide qu'un camion s'arrête après avoir agité ma pancarte sur laquelle est écrit: "Kharkiv" (en ukrainien). Je prends soin de ne pas heurter la susceptibilité des autochtones. Tout comme Lviv (en ukrainien) et Lvov (en russe), Kharkiv s'écrit aussi kharkov (en russe). Il est de bon ton de faire des erreurs volontaires dans l'écriture d'une ville ou d'un lieu pour se distinguer et marquer sa différence avec les auto-stoppeurs locaux mais il ne faut jamais négliger le caractère nationaliste de certains peuples et les blesser dans leurs sentiments. Il me dépose sur une placette de village d'où je crains de ne pas pouvoir repartir. Après qu'il ait manger un morceau et fait des achats, nous continuons. Nous marquons une nouvelle pause dans une pompe à essence car le besoin s'en faisait sentir. Je remarque une Skoda et demande au chauffeur s'il ne va pas à Kharkov. La réponse est positive. J'insiste afin que mon chauffeur intervienne en ma faveur bien que le jeune représentant se débrouille en anglais. Je veux qu'il me recommande auprès de mon nouveau chauffeur. Le relais se fait sans problème. Me voilà à une heure et demie de Kharkiv distante de 160 kilomètres. Malgré la pluie, mon nouvel ange gardien roule très vite. Il fait l'aller-retour Kiev - Kharkiv une fois par mois. Il me propose de téléphoner à Alexis afin de l'avertir de mon arrivée. Je le remercie et retarde le moment de le joindre. Quand nous sommes en périphérie de Kharkiv, nous l'avertissons et convenons d'un rendez-vous au pied de la statue du soldat à la sortie du métro. Toujours en voiture, Sergueï me gratifie d'un tour "Kharkiv by night" avec quelques pauses obligatoires là où il considère que sont les plus beaux endroits de la ville. J'attends quelques minutes qu'Alexis se pointe avec Nastia, jeune étudiante universitaire francophone intéressante et intéressée de me rencontrer. Tous les deux chevauchent des VTT. Elle ne peut malheureusement pas rester longtemps. Il est déjà 23h00. Tandis qu'Alexis la raccompagne chez elle à vélo, je fais cuire du riz, des œufs durs et ouvre une boite de conserve de poisson. Je patiente en grignotant du fromage sec avec du pain noir ukrainien. Je n'ai pas encore diné lorsqu'il rentre. Une fois fini, je m'installe devant le clavier de l'ordinateur et pianote pour mettre en ligne un compte-rendu de ma journée sur les groupes "auto-stoppeur" (inclus sur deux sites d'hébergements gratuits et un Yahoo group). A l'heure qu'il est, j'ai déjà parcouru 2700 km depuis l'Alsace (1500 km en deux jours depuis Budapest) et ne m'accorde que 3h00 de sommeil (coucher à 3h30 et réveil à 6h30).

Mercredi 06 avril: passage de la frontière russe (2730 km parcourus depuis Strasbourg).

Alexis m'impressionne tout comme mon "pouce" doit lui sembler extra ordinaire. Beau gosse, il a de nombreuses qualités y compris celle de savoir danser mais c'est à l'extérieur qu'il s'éclate. Il a le corps fin et musclé d'un athlète en préparation constante pour tenter de battre son propre record. Son anglais est excellent même si je n'arrive pas à tout saisir du premier coup à cause de son intonation. Je le quitte en même temps qu'il part pour le travail. Il m'indique comment quitter la ville à pied sachant qu'il réside proche de la route qui part vers Belgorod située de l'autre côté de la frontière. Je me positionne à un carrefour où il y a un tramway qui fait l'aller-retour sur la ligne qui court dans ma direction. Je pourrais l'emprunter et pousser un peu plus loin mais je suis déterminé à ne pas utiliser de moyens de transport collectif. Rien que du stop même si je peux demander un "lift" gratis au contrôleur du tram en lui expliquant que je cherche la route vers Belgorod. Un vieux camion de l'ère soviétique amorce le virage dans un angle à 90 degrés. Il est si lent qu'il n'a pas besoin de s'arrêter. Je peux sauter dans la cabine en marche. Il est si poussif et concentre tant de chuintements et de tiraillements dans les essieux fatigués et rouillés que la douleur persiste lorsqu'il marque l'arrêt. La rouille lui rongé les articulations. Les roues et les roulement à billes préfèrent autant continuer à tourner pour les siècles à venir plutôt que de casser le cycle. Il se rend justement à Kursk après Belgorod dans la direction qui continue vers Moscou. Quelle chance ! Nous avançons lentement mais surement, vers le poste-frontière distant de 30 kilomètres de Kharkiv. C'est ce qu'il m'importe. Tandis qu'il marque l'arrêt côté douanes, j'attrape mes sacs et me dirige vers la guérite où se trouve l'officier d'immigration qui, après consultation de mon passeport, me demande: - Do you have Grievnas ? Dollars ? Euros ? - Je lui réponds: "non, non, non avec un grand sourire". J'avais pressenti que ce moment arriverait. Il me laisse poireauter devant sa cage puis revient à la charge. Il sait que je suis à pied (en auto-stop, c'est être considéré comme sans véhicule. J'ai déposé par chance mes sacs à un endroit où un autobus marque une pause. Je lui fais signe que je suis attendu afin que l'autobus puisse redémarrer. Vu qu'il sait que je ne lâcherai rien, il préfère rester dans de bons termes et me donner le tampon de sortie du pays sans mentionner l'annotation "Konotop" inscrite à l'entrée. Je reprends mes sacs et continue à pied vers le garde-barrière russe qui jette un coup d'œil sur mon passeport et visa russe avant de me diriger vers le cabanon où l'officier d'immigration, correct et cordial, m'accorde l'entrée sur ce vaste territoire, le pays le plus grand du monde qu'il me faut traverser en seulement onze jours de transit. Il n'y a pas de stylo pour remplir la fiche signalétique d'entrée dans le pays. Malgré son ton poli, l'officier n'en a même pas un à disposition du public. J'en emprunte un à une jeune femme passagère d'une voiture qui me le laisse au moment où elle reçoit son passeport visé. La distance à parcourir est de 7380 kilomètres depuis la frontière ukrainienne jusqu'à la Mandchourie (province chinoise). Je ne réalise pas encore la distance bien que je sais que le pays est très grand pour l'avoir déjà traversé à maintes reprises. En 1988, avec le train - le Transmandchourien à l'aller vers Pékin et le Transmongolien au retour vers Moscou. En 2003, à vélo, depuis Strasbourg jusqu'à Irkoutsk puis Vladivostok (14 000 km). Le calcul est très simple (en arrondissant): - 7380 : 11 (jours de transit) = 670 km quotidien à parcourir. Si l'on ne tient pas compte ni du jour d'entrée, ni du jour de sortie, ou les délais de passage à la frontière ralentissent la progression, cela donne : - 7380 : 9 = 820 km. En aucun cas, il ne m'est pas possible de prendre un jour de repos. Je dois rouler minimum 400 km par jour dans le pire des cas - 23h00 exactement car il y a une heure de décalage, une heure en moins tous les 800 km parcourus qui équivalent en temps à un créneau horaire - si je ne veux pas accuser de retard sur mon itinéraire. Je prends conscience de ces obligations lorsque j'atteins Samara située sur la Volga, 24h plus tard. Mon itinéraire était de passer la frontière ukrainienne à Donetsk en direction de Volgograd puis de remonter le cours du fleuve vers Tcheliabinsk. J'ai du couper au plus court et éliminer une étape en Russie car je suis resté trois journées entières à Budapest, ce qui m'a remis sur la route le lundi 04 avril au matin avec seulement un temps limité de deux jours pour traverser l'Ukraine, mon visa russe étant daté à partir du 06 avril.

Yura m'embarque une fois passé la dernière barrière du poste-frontière. Je dois avouer que cet accueil russe plus que correct et poli contraste singulièrement avec la façon dont j'ai toujours été accueilli dans les consulats russes dans le monde entier et lors de mes précédents passage de frontière. Yura parle bien l'anglais, dépasse le centre ville et se rend à son atelier de voiture situé sur la route de Voronej (250 km de Belgorod). J'ai une chance inouïe qu'il aille dans la bonne direction car les villes sont grandes et étendues. Pour les contourner, les rocades dépassent parfois les trente quarante kilomètres et atteignent parfois plus de cent kilomètres comme par exemple autour de Moscou, ville capitale de la Russie qui est à elle-seule un cas à part. Dès qu'il me dépose un camion avec une remorque dont le chauffeur m'a vu descendre de la voiture de Yura s'arrête avant qu'il n'ait eu le temps de redémarrer. Le camionneur m'invite à déjeuner d'une espèce de bortsch dans un routier russe, sorte de cantine populaire sur le bord de la route. Le caractère boueux du parc de stationnement du aux pluies passagères contraste singulièrement avec l'intérieur propre et coquet de la salle de restaurant hyper chauffée pour un climat si tempéré. Il me dépose sur la bonne route dans la direction de Tambov que je n'atteindrai pas ce soir. Valentine (41 ans), séductrice malgré quelques dents de devant abimées, sort le grand jeu. Nous nous excitons un peu et nous taquinons l'un l'autre le temps que dure notre aventure automobilesque. Divorcée, elle habite à Voronej avec sa fille et va voir sa mère à Lipeck (120 km). Je descends de sa voiture à contrecœur mais qu'est-ce que je peux y faire. Elle m'a demandé mon numéro de téléphone mais n'en ai pas. J'ai le téléphone en horreur. Je sais que je peux envisager la revoir si je reviens à Voronej. Je ne fais jamais marche arrière et mon temps est limité. Elle fait encore un petit bout de route pour me laisser à un rond-point idéal pour pouvoir repartir plus facilement. Je sens bien que cela l'embête de me lâcher. Nos deux cœurs ont failli faire chavirer la chaloupe dans laquelle je suis en train de naviguer. La bise, le sac et me voilà de nouveau sur la route libre comme un oiseau sans fil à la patte. Je décolle avec des ailes de Séraphin même si c'est un poids-lourd qui m'emporte le cœur léger puis une succession de voitures particulières qui finissent toutes par tourner dans la forêt et rentrent chez elles à la fin de cette belle journée. Elles me laissent à l'intersection sur la route principale. Je réussis tant bien que mal à pousser plus loin avec une espèce de médecin branché, petite queue de cheval naissante attaché avec un élastique, marquant une pause qui dure. Chaque minute compte car la nuit approche et l'obscurité guette sa proie. Il est toujours plus difficile de naviguer dans la noirceur et d'agiter un bras pour arrêter un véhicule lorsqu'il fait nuit. Lorsqu'il a fini de discuter affaires avec de vagues connaissances, il reprend le volant pour me déposer un peu plus loin à la bifurcation qui mène vers Dobrianka (3 km). J'hésite à le suivre mais renonce. Ma place est sur la route. Je continue à pied pendant trois kilomètres et aperçois à proximité de la route des toits de maisons ayant l'air inhabitées. Je distingue à deux-cent mètres un embranchement qui permet de les atteindre les pieds secs mais je préfère prendre un raccourci à travers les herbes pour les aborder de derrière. Ce sont principalement deux petites fermettes abandonnées. Je visite les cours intérieures, enceintes cloisonnées qui permettent de garder les porcs et les volailles. Il n'y a pas âme qui vive. Je m'installe dans une petite réserve à foin, sorte de mini grenier dont l'entrée indépendante jouxte le portail qui s'ouvre sur la courette annexe. Je suis déjà endormi quand une voiture dépose dans la nuit une femme, propriétaire de la maison. Elle ne se doute pas qu'un inconnu occupe sa douillette "chambre d'ami". Chacun dans nos quartiers, nous passons une nuit tranquille (480 km depuis la frontière).

Samara, la Volga et Anastasia, l'ambassadrice CS.

Très tôt le matin, réveillée avant l'aube, elle nourrit les poules sans remarquer que le portail a été ouvert la veille. Je l'ai refermé correctement. Les morceaux de tôles sous la porte pour empêcher les animaux de s'échapper ont été replacées mais auraient pu éveiller son attention quant à ma visite. Le loquet de mon cagibi sur sa droite est ouvert car je suis à l'intérieur. Quelle bonne idée elle a de ne pas ouvrir son grenier à foin et de me laisser en toute discrétion sur la paille. Cela lui évite des cris et un peu de frayeur. J'ai le droit à mon intimité finalement même si je suis hôte clandestin. Elle a aussi la bonne idée de ne pas refermer le loquet. Je ne souhaite pas me retrouver prisonnier dans ce trou noir fait comme un rat dévoré par les cafards. Je suppose qu'elle ne remarque pas qu'il est pendant. Je ne veux qu'elle me retrouve plus tard le corps desséché comme un mari dont elle aurait voulu effacer l'existence mais conserver des traces. Je me tiens à carreaux lorsqu'elle est proche et fais le mort, celui qui dort en faisant attention de ne pas faire de bruits, ni de bouger. Une fois qu'ils ont quitté, un peu plus tard, à la lumière du jour, je roule mon duvet et quitte mon refuge d'une nuit. Je n'ai pas eu besoin de réveil. L'arrivée tardive et le départ matinal du véhicule ont rythmé mon sommeil. Plusieurs personnes l'occupaient car j'ai pu différencier plusieurs tons de voix, principalement des hommes. Ils font équipe ensemble et partagent les frais de déplacements avec le covoiturage. Où travaillent-ils ? Hier soir, je n'ai pas vu un bâtiment qui ressemblait de près ou de loin à une usine dans cette campagne russe. Se rendre à Tambov quotidiennement distant d'une centaine de kilomètres prendrait beaucoup de temps mais le fait qu'ils soient rentrés tard et partis tôt peut expliquer cela. J'aurais presque pu me lever et les suivre car je pense qu'ils ont pris la direction de Tambov, celle que je suis depuis Voronej. A l'embranchement repéré hier soir, il crachine. Un seul abri d'autobus sur la route en face, pour les voyageurs dans l'autre sens, me protège partiellement et m'évite d'être trempé. Je hèle les éventuels voitures de passage, principalement des pick-up et tous véhicules susceptibles de m'embarquer mais ils se font rares. Je décroche la timbale avec un mini fourgon branché sur un air de salsa qui dépasse Tambov et me laisse à une intersection en pointe où a été construite une station service, une fourche qui divise la route en deux branches dont l'une continue vers Samara. Un départ matinal en musique, signe auspicieux d'une longue journée de voyage dont le but est d'arriver en soirée chez Anastasia, l'ambassadrice du couchsurfing de la ville de Samara située sur la Volga. Ce sera une journée "camion", peu importe la marque Man, Renault ou Fiat ou bien le chauffeur. Trois occasions, trois cas particuliers, trois routiers très différents les uns des autres. Le premier me repêche à la station service et me laisse à proximité de Pienza, la dernière ville régionale importante avant Togliatti et Samara, distantes de presque un demi millier de kilomètres. Mon deuxième chauffeur a tout l'air d'un play-boy, la trentaine bien entamée. Il se rend à Samara mais nous n'y arriverons pas ensemble. Sur la route, à la sortie d'une bourgade, il s'arrête là où une jeune fille visiblement l'attendait après s'être donné rendez-vous par téléphone. Une connaissance nécessairement, une amie, un membre de la famille. De la voir habillée ainsi, des bas trop grands qui dépassent de ses chaussures à talons, des collants mal ajustés sur des jambes allumettes, en chemisier ouvert sous un paletot à donner froid au plus endurci des cosaques, j'ai pitié et n'ose même pas la regarder. Je fuis son regard alors qu'elle cherche le mien. L'un de ses "mecs", mon chauffeur, est descendu lui parler. Elle l'embarque vers un pâté de maisons pendant une vingtaine de minutes avant qu'ils ne reviennent accompagnés d'une autre femme. Ils me demandent d'attendre sur le bas-côté pendant qu'ils montent tous les trois en cabine. Je suis un peu désorienté. Il ne va tout de même se les taper toutes les deux, se faire sucer ou se faire un truc à trois. Quelle énergie dont il fait preuve ! Je ne doute pas qu'il soit hyper nerveux et très actif mais tout de même. J'ai la présence d'esprit de grimper sur le marchepied et d'exiger qu'ils sortent mes deux sacs. Sait-on jamais ! Elles s'exécutent puisqu'elles sont assises côté passager. Debout avec mes sacs au pied du camion, j'ai l'air d'un couillon. Ils verrouillent les portières et tirent les rideaux. Ils n'avaient plus qu'à démarrer et filer avec mes bagages. Je ne pense pas que c'était leur intention mais inutile de prendre des risques d'autant plus que ma banane était dans le sac-à-dos. Si c'était des préservatifs dont ils avaient besoin, qu'ils me le fassent savoir car j'en ai plein mon sac à distribuer. Je n'ai aucune idée de ce qu'ils fabriquent. Bien qu'aucun gémissement ne soit perçu, je décide de me retirer, déménager et me placer à une distance respectable de l'avant du camion de telle façon que je puisse "faire du pouce" et arrêter un véhicule de passage. Je ne veux pas être un spectateur passif et aveugle. Action, please ! Un Renault bleu puissant au volant duquel son chauffeur s'ennuie à mort me ramasse tout de suite et essaye de me faire parler mais mon russe à ses limites que le chauffeur ignorait avant de m'emmener. Je peux répondre de manière simple à des questions mais je ne peux pas m'exprimer clairement pour donner mon opinion à propos des femmes russes par exemple ou expliquer quelle est la différence entre une Française et une Russe. J'arrive à me faire comprendre mais c'est très laborieux. La gente féminine intéresse beaucoup les routiers du monde entier. Au bout d'un moment, c'est-à-dire très rapidement, je me lasse. La fatigue du voyage ajoutée au manque de sommeil me rend insupportable ces questionnements incessants. Je regrette de ne pas pouvoir plus échanger mais parfois, c'est mieux ainsi. Ce qui est moins courant - la gente féminine qui s'intéresse à la gente féminine - et cela, la question m'a été posée uniquement dans ce vaste pays qu'est la Russie par des femmes: "où sont les plus belles femmes ?" généralement suscite la curiosité masculine. Elles avaient la réponse car elles m'ont affirmé qu'elles étaient en Russie, raison pour laquelle les Européens venaient les chercher et les marier ! Je ne les ai jamais contredite. Je ne vais pas prêcher le contraire à des femmes très centrées sur elles-mêmes la plupart du temps, déesses de l'égocentrisme et de l'hédonisme. Dans le centre de Togliatti, une ville à consonance italienne, je me positionne à un rond-point et lève le pouce en même temps que mon panonceau "Samara". Je ne suis pas long à décrocher une voiture particulière qui s'y rend (60 km). A l'entrée de Samara, nous empruntons la vieille route pour arriver au centre et évitons un détour par la nouvelle route qui, plus loin à un carrefour, donne accès à la route vers Yfa et Tcheliabinsk qu'il me faudra rattraper à partir du centre ville. La vieille route permet d'avoir une perception différente et une vue surannée de ce que pouvait être Samara il y a quelques dizaines d'années. Rien ne semble avoir bougé. La pluie constante ajoute une touche de carte postale figée dans le temps à laquelle la permanence et l'immuabilité se sont attachées. De larges avenues nous accueillent une fois sortis des bois qui entourent la ville. De l'autre côté du fleuve, une zone récréative accessible l'été par un câble tendu au-dessus de la Volga. Les estivants s'y accrochent assis dans des paniers et volent d'une rive à l'autre. Quant mon chauffeur me dépose, je suis encore en périphérie de Samara. Le tramway 20 me guide jusqu'à la place Kubitschek où j'ai rendez-vous avec mon ambassadrice de charme. La "babouchka", digne receveuse dont le visage émacié me fait penser à une grand-mère de l'Altaï, n'exige pas le prix de mon transport. Avec l'aide d'un couple, j'ai pu lui expliquer d'où je viens et ce que je fais. Tram-stop en raccourci. Pour me nourrir, sans argent depuis la frontière, j'ai cuisiné en avance une salade de riz chez Alexis que je conserve dans trois briques de lait découpées sur le dessus pour pouvoir enfourner le riz, une façon de les recycler et surtout d'avoir d'excellents containeurs garni de papier d'aluminium à l'intérieur et garant d'une bonne préservation de la nourriture (3 jours sans problème). Je vais pouvoir me reposer quelques heures toutes les 48h00 pendant ce voyage à travers la Russie puisque j'ai prévu six points de chute comme celui de ce soir. Celui de Volgograd a été annulé puisque j'ai pris au plus court. Irkoutsk et Chita le seront aussi pour d'autres raisons. Il ne m'en reste que trois certains mais des rencontres inopinées permettront des hébergements spontanés d'une nuit, raison pour laquelle j'aime cette forme de voyage totalement improvisé. C'est l'occasion de prendre une douche, laver le linge à la machine (une seule fois à Krasnoïarsk), cuisiner une salade de riz pour le lendemain sur la route.

J'attends quelques minutes à l'abribus quant une jeune et jolie demoiselle vient me cueillir et me donner "un p'tit coin de parapluie pour un coin de paradis". Son français est excellent. Sans un contact électronique au préalable sur l'un des sites d'hébergement, je ne l'aurais jamais rencontrée, unique raison pour laquelle je suis inscrit et enregistré sur ces "club de rencontres" virtuels. Anastasia vit avec sa mère et son petit frère dans un appartement cossu. Quelques très belles photos d'elles ornent les murs du salon. Nous échangeons longuement autour de la table autour d'un fond de bouteille de rosé italien laissé par les précédents "couchsurfeurs". Avant qu'elle n'aille se coucher, elle m'allume l'ordinateur. Je rédige en anglais mon journal de ces dernières 48h00 que je mets en ligne. Bravo la technologie ! J'ai parcouru 820 kilomètres aujourd'hui (820 + 480 = 1300 km depuis la frontière). Bonne nuit (courte 3h00-6h00 = 2h00 de sommeil).

08/ 09/10 mai: Samara - Yfa - Tcheliabinsk - Tioumen - Omsk.

Même si je voulais rester une journée entière en compagnie de Nastia et sa mère, cela ne serait pas possible à cause de mon temps de transit éclair durant lequel je ne peux me permettre de séjourner 24h00 à aucun endroit. De toute façon, même si j'en ai envie, Nastia part au village voir sa "mamie" (comme elle l'appelle) avec son père dans la voiture de son oncle. La "mamie" n'habite pas dans la direction où je vais. Je ne peux même pas les joindre pour décoller de Samara et prolonger l'instant magique de la nuit. Je décide tout de même d'aller faire un tour dans les vieux quartiers de la ville, là où est située l'Alliance française. J'aimerais bien taper quelques pages de mon journal en français sur un clavier azerty. Peine perdue, ils n'ont que du qwerty. Quand je retourne à l'appartement afin de récupérer mes effets et disparaitre, je laisse un camembert dans le frigidaire. Le "Rustique" moulé à la louche, le plus fait dont la date de consommation expire le 01 juin 2009 afin qu'il ne se gâte pas davantage dans mon sac. Celui que je préfère aussi. Faire plaisir à l'autre et savoir donner quand on a reçu. Avec le recul, je pense qu'il fallait mieux donner celui qui était moins odorant bien que de qualité inférieure. Je n'ai jamais su si elle l'avait consommé ou pas mais je pense que nos critères de sélection concernant les goûts ne sont pas identiques d'un peuple à l'autre. Je me suis rendu compte qu'il ne fallait pas nécessairement se priver d'une "délicatesse" pour faire plaisir à l'autre surtout en ce qui concerne les vins, les fromages, le chocolat noir, en raccourci les plaisirs du palais. Les gens ne les apprécient pas à leur juste valeur. Une autre raison pour laquelle je ne peux pas demeurer sur place, c'est la proximité du jour férié dit "jour de la Victoire" du 09 mai 1945. Célébré le 08 mai dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest, il l'est le 09 mai en Russie parce le document fut signé tard le soir du 08 mai. Avec le décalage horaire d'une heure de Moscou sur Berlin, cela correspondait à la date du 09 mai 1945, date à laquelle le gouvernement russe annonça la capitulation de l'armée allemande devant les forces alliées sur le front Ouest. Le jour férié tombant un samedi, le lundi par substitution ne sera pas travaillé or Olga, mon prochain contact à Omsk distante de 1800 kilomètres m'attend pour le 10 ou le 11 mai. J'ai peur qu'il y ait moins de véhicules sur les routes. Ces fins de semaine à rallonge - petits ponts de trois jours - permettent aux familles et amis de se retrouver. Les voitures sont pleines à craquer et il y a moins de camions en mouvement car ils ont le droit eux aussi à des jours de repos. A la mi journée, ayant petit-déjeuner, je m'éloigne à pied de l'appartement et longe le parvis magnifique qui surplombe la Volga majestueuse, puissante et tranquille. A chaque fois que je demande la direction d'Yfa et comment sortir de la ville à pied, les gens s'esclaffent et me disent que ce n'est pas possible. Je me positionne à un feu et saute très rapidement dans une voiture après qu'Igor ait baissé sa vitre pour savoir ce que je voulais. Par chance, il va chez Castorama situé en zone industrielle à la sortie de Samara. Il est vrai qu'il n'y a pas besoin de venir à Samara en Russie pour se rendre chez Casto. Il y en a de plus proches en Normandie ou en Alsace. Un magicien dans un camion de sable sans Pimprenelle me dépose à l'intersection évitée hier soir en empruntant la vieille route. Une route se dirige vers la capitale Moscou et une seconde vers Yfa et Tcheliabinsk (868 km). D'entrée de jeu, une Lada avec un chauffeur fou m'embarque pour une petite centaine de kilomètres. Nous avons du établir un temps record pour parcourir cette distance. Ma moyenne kilométrique diminue avec un Man surchargé en route vers Tcheliabinsk et doit tourner autour de 400 kilomètres aujourd'hui. Il s'arrête sur l'aire de stationnement d'un restaurant. Je trouve refuge dans un bâtiment en construction. J'étale mon duvet sur la couverture de survie pour le couper du sol. Inutile de dire que je l'apprécie dans ces moments.

Je suis réveillé à l'aube et tente quelques "coup de pouce" aux rares voitures qui s'annoncent. Ne voilà-t-il pas qu'une voiture japonaise toute équipée pour un handicapé en provenance de Samara et allant à Ekaterinbourg fait une pause et me remarque sur le bord de la route. Le chauffeur claudicant vient me voir et me demande où je vais. Il veut visiblement m'aider et me faire faire un bout de chemin en direction de Tcheliabinsk. Sa femme est installée à l'arrière avec leur enfant, le siège à côté de lui est vacant. Je m'installe et ne pipe pas un mot car un lecteur DVD fonctionne avec un film d'animation pour le gosse. Sans prévenir, quelques quatre-vingt kilomètres plus loin, il s'arrête près d'une station service et m'ordonne de descendre. Tout comme subitement, il est venu me "pêcher miraculeusement", il me lâche maintenant dans la nature. Je n'argumente pas tellement sa réaction est déconcertante. Je n'essaye même pas de le persuader de m'emmener plus loin. Je me dis qu'après tout, je dois lâcher prise et accepter les événements tels qu'ils se présentent. Quelque chose de "vraiment spécial" et nécessairement meilleur m'attend après ce malheureux "coup du sort". Je ne peux pas ignorer le fait qu'il ait fait preuve de bonne volonté. Le fait de déplacer un pion et de l'approcher de la reine peut aider à la victoire. Je me convaincs que de toute façon, je ne dois plus être très loin de Tcheliabinsk. Une fois mon bon Samaritain reparti, je fais en vain des aller-retour à la pompe à essence. Les voitures restent dans le coin sauf quelques unes en transit sur de longues distances qui refusent car déjà occupées. Je tend le bras pour arrêter n'importe quel véhicule venant dans ma direction. Une voiture avec un jeune gars au volant stoppe à ma hauteur. Il descend et viens m'ouvrir le coffre pour y placer mon sac à armature. Je tombe des nues et suis abasourdi lorsqu'il me dit qu'il rentre chez ses parents à Tioumen distant de presque 800 kilomètres. Voilà le bon "coup de pouce" que je sentais venir. Je l'ai flairé, celui-là ! Il est militaire à Rostov et profite du jour férié pour rentrer visiter sa famille. Nos échanges verbaux sont très limité. Je ne veux pas commettre d'impair et me faire débarquer alors que je peux rouler toute la journée sans discontinuer. Nous évitons et contournons Tcheliabinsk qui était encore à 280 kilomètres lorsqu'il m'a pris en stop. J'élimine volontairement un de mes contacts dans cette ville car nous sommes samedi et Elena est probablement en train de dormir à l'heure qu'il est. Je n'ose même pas lui téléphoner de peur de la réveiller et la déranger. Nous poursuivons notre route vers Kurgan (140 km) et Tioumen (190 km), porte d'entrée de la Sibérie à laquelle je ne m'attendais pas à frapper si vite. Je veille à ne pas froisser mon chauffeur par un geste déplacé et prends soin de lui. La route principale qui relie Kurgan à Omsk transite par le Kazakhstan. Etant dans le doute quant aux conditions de transit sur cette portion de la transsibérienne, je préfère continuer avec "mon chauffeur d'un jour le plus long" et passer par Tioumen avant de reprendre la route vers Omsk (620 km). Je lui explique tant bien que mal car je sais qu'il ne comprend pas que je veuille continuer avec lui. Omsk (720 km) est indiqué tout droit avec un passage par le Kazakhstan obligatoire sans savoir si je ne serai pas refoulé à la frontière. Le détour de Kurgan à Tioumen est presque de 200 kilomètres plus les 620 kilomètres jusqu'à Omsk, ce qui fait une différence d'une centaine de kilomètres seulement (200 + 620 = 820 - 720 = 100 km). Il me dépose finalement en fin d'après-midi à la sortie de Tioumen. Les deux routes contiguës, celle par laquelle nous entrons en ville et celle par laquelle je dois sortir, se touchent et forment un angle aiguë dans la périphérie sud de la ville. Je descends de la voiture en remerciant mon bienfaiteur et marche jusqu'à la route en direction d'Omsk. Je fais le pari que je vais décoller ce soir et y arriver demain matin. Un gars me lance sur la voie rapide pendant vingt-cinq kilomètres. Après quoi, j'assiste à un défilé de voitures avec un concert de klaxons, les hampes des drapeaux russes étant maintenues dans les vitres ouvertes des portières. Ils fêtent la victoire. Les Russes peuvent être très nationalistes. En tant qu'étranger, je dois me faire remarquer sur le bord de la route essayant d'attraper un véhicule. Pourvu qu'ils n'aient pas l'idée de penser que je suis allemand, sinon je peux passer un sale moment si je tombe sur des types bizarres. Je dépasse cette bourgade un peu trop enthousiaste à mon goût et obtiens successivement deux voitures avant de rencontrer "le chauffeur de mes rêves" ou bien appelons-le encore tout simplement "le camion de ma nuit". Celui-ci projette de rouler toute la nuit. Il m'a emmené pour pouvoir discuter afin qu'il puisse rester éveillé. Je vais faire face à la même difficulté de communiquer en profondeur dans la langue russe sur des sujets les plus divers. Nous dînons dans un routier de plats capables de nous tenir au ventre toute la nuit. Plutôt qu'une invitation à diner, je préférerai que nous avertissions Olga de mon arrivée matinale demain matin en lui téléphonant. Au menu, une terrine de pommes de terre aux lardons puis une assiette de soupe accompagné de pain. J'accepte le thé malgré l'heure tardive. Je dois me tenir éveillé, être vigilant et veiller à ce que mon chauffeur ne s'endorme pas. Nous repartons 3/4 d'heure plus tard et roulons non-stop jusqu'au petit matin où nous arrivons à Omsk. Proche du centre ville, nous essayons de contacter Olga sans succès. Il est 7h30 du matin quand je descends du camion. Nous avons tenté maintes fois de la joindre. La voix du répondeur téléphonique nous demande de la rappeler plus tard. C'est peine perdue ! C'est comme si la ligne n'était pas joignable et hors réseau. Olga avec qui, depuis deux mois, j'ai échangé près de vingt-cinq courriels avant d'arriver à Omsk m'a pourtant demandé de venir de préférence le 10 ou le 11, pendant un de ses jours de repos. Je suis confus et un peu en colère. Qu'est-ce qu'elle fout ? Où es-t-elle ? Je n'ai même pas son adresse. J'avance à pied jusqu'au carrefour. Je ne sais même pas par où aller ne sachant pas dans quel quartier elle habite. Lorsque je suis attendu habituellement, j'ai localisé avant de commencer le voyage à l'aide d'Internet l'endroit où mes hôtes vivent, c'est-à-dire situer la rue dans la ville et savoir si c'est du côté où je vais arriver en ville au nord ou à l'opposé au sud, à l'est ou à l'ouest. Beaucoup de chauffeurs connaissent les rues des villes et me demandent l'adresse où je vais. Ils m'aident à trouver l'endroit et même parfois la personne que je cherche, ce qui à priori semble inimaginable que les gens soient si serviables. Cette façon de planifier permet un gain de temps et évite d'avoir à téléphoner. Il faut alors attendre dans la gare (de train ou routière) que l'hôte soit disponible et vienne vous rencontrer. Ensuite, il pourra vous accompagner chez lui. Mes hôtes n'ont pas la moindre idée que je n'ai pas de téléphone portable. Je joue de malchance avec le téléphone. A chaque fois dans ma vie personnelle quand j'ai eu dans le passé besoin d'appeler, le portable était toujours éteint. Ma communication se fait via le site par échange d'E-mail. Que faire ? Une voiture s'arrête à l'angle. Je suis abordé par Volodia qui en sort. "Kann ich Dir helfen ?" (Puis-je t'aider ?) Je remercie le plus grand des hasards, appelons-le encore le destin, de me remettre entre les mains de cet homme providentiel. Il est accueillant et prêt à me rendre service. Il propose de me rapprocher du centre ville où il habite et m'invite à prendre une douche et déjeuner dans son appartement. Sans me connaitre ni d'Adam, ni d'Eve, cet illustre inconnu me laisse rentrer dans sa vie et partage avec moi le fruit de son travail en attendant qu'Olga se réveille et que l'on puisse la joindre ou bien que l'on trouve une solution. Il me reproche de ne pas avoir son adresse. Comment peux-tu être si stupide ? Venir jusqu'à Omsk sans aucune adresse. Je dois ouvrir ma boite aux lettres car elle me l'a peut-être envoyé dans son dernier courriel que je n'ai pas encore lu. Il a parfaitement raison. Son raisonnement est logique. Quand je lui dit que j'ai "rencontré" Olga en ligne, il se méprend sur le sens de rencontrer, il la jette aux orties et me prie de la laisser tomber. Il veut me déposer sur la route qui conduit à Novossibirsk. J'ai roulé toute la nuit sans dormir. Je suis lessivé mais je ne veux pas abandonner mes recherches et quitter la ville sans voir Olga. Je bois du thé noir et mange de la "griechka" en noyant mes inquiétudes dans deux alcools forts fait maison. Il n'y a toujours pas de réponse aux appels successifs. Mon salut réside dans l'ouverture de ma boite aux lettres. Vers 9h00, ultime espoir, nous sortons et gagnons le centre commercial situé en face de sa barre d'immeuble. Il n'y a pas de café Internet. Je demande à une jeune fille plutôt sexy dans sa robe très courte de taffetas noir si je peux avoir accès à l'ordinateur de la boutique dont elle est responsable. Je lui explique mon cas. Elle accepte. Je prends note de l'adresse d'Olga reçue la veille. Volodia connait très bien la rue puisqu'il y a vécu il y a une dizaine d'années quelques numéros de porte plus loin. Heureux hasard qui fait bien les choses. Il est temps pour lui de commencer sa journée. En partant à la campagne, il me dépose à l'adresse indiquée. Il me quitte pour aller à sa datcha. Personne ne répond à l'interphone. Je réussis à monter à l'étage jusqu'à la grille derrière laquelle s'ouvrent deux portes d'appartement qui se font face. Je sonne à l'une et à l'autre. La voisine ouvre et me dit qu'elles - Olga et sa mère - ont quitté la veille au soir pour leur datcha et seront probablement de retour ce soir. Même téléphoner hier soir n'eut servi à rien si elles avaient déjà quitté l'appartement. La datcha est trop éloignée et n'a pas de réseau pour être jointe avec un portable. Quelques appels ont abouti. Olga décroche mais ne peut pas répondre. Dans mon dernier courriel, je lui ai dit que j'allais faire l'impossible pour être à Omsk le 10 ou le 11 tout en lui disant de "vivre sa vie" et qu'elle fasse ce qu'elle à prévu mais je n'imaginais pas qu'elle partirait passer la nuit à la campagne. De quoi me faire rager ! C'est bien la peine d'entrer en contact et passer tant de temps à correspondre avant de se rencontrer alors que le "moment magique", la rencontre réelle dure si peu.

Je laisse mes sacs en sécurité pour la journée sous la responsabilité de la voisine d'en face. Je reviendrai les récupérer en fin d'après-midi. J'ai la journée entière pour faire ce que je veux. Je remonte la grande avenue et retourne lentement en direction de ma "poupée de taffetas noir". Je vais lui demander si je ne peux pas faire ma correspondance et rédiger mon compte-rendu de ces dernières 48h00. Elle n'a vraiment que la peau sur les os et sa gentillesse égale sa beauté, une peau diaphane sous laquelle coule des veines d'ébène. Elle accepte. Je lui tiens compagnie pendant deux heures. Personne n'entre dans la boutique. Mon travail d'écriture achevé, je m'assois sur un banc au rez-de-chaussée et regarde les clientes entrer et sortir du centre commercial. Elles jouent un rôle et se composent toutes un personnage de femmes fatales avec une taille idéale et un soutien-gorge qui rehausse leur poitrine et la met en valeur. Bien que toutes différentes physiquement, il y uniformisation des goûts et des valeurs, toutes sur la même ligne de consommation. Je m'amuse à les regarder. Certaines n'ont pas peur du ridicule à cause de leur petite tenue (in)décente. Elles font vraiment dans le mini mini. D'autres accoutrements prêtent à sourire. J'ai l'impression d'être spectateur attentif d'une comédie dont le film pourrait être intitulé "Jolies femmes". Ainsi va la mode en Russie. Je sors ensuite me balader le long de la Volga. Une promenade tout en béton la longe et je fais l'aller-retour plusieurs fois. Que faire d'autre ? Les gens musardent en famille. Je n'ai pas la tête à lire. Attendre le retour éventuel d'Olga car qui dit qu'elle reviendra aujourd'hui. Ah ! ces femmes russes... Elles vous feraient tourner en bourrique.

Vers 18h30, je retrouve la voisine et l'appartement toujours vide. Je vais devoir reprendre mon sac et trouver un endroit pour passer la nuit. J'ai repéré des logements vacants en cours de construction. Au moment ou je l'attrape en haut des marches de l'escalier et passe les bretelles prêt à redescendre, j'entends la porte de l'ascenseur s'ouvrir. J'ai une seconde d'hésitation avant de quitter et ne voilà-t-il pas qu'apparaissent Olga et sa mère, fatiguées de leurs travaux des champs. Olga me dit clairement qu'elles sont lasses. Je n'ai pas à protester. Je dois considérer que dans mon malheur, j'ai de la chance de ne pas les avoir raté. Cela s'est joué à quelques secondes près. Je ne lui en veux et joue "le grand jeu" comme si c'était une journée exceptionnelle. Après que nous ayons tous pris la douche, j'ouvre en guise d'apéritif un demi de Kriter que nous partageons à quatre, ce qui fait peu dans le verre pour chacun d'entre nous, j'en conviens ! Une demi bouteille qui a bien vieilli et bien voyagé depuis la Normandie avec un arrière-goût très fruité que tout le monde apprécie. Elles ont préparé un plat consistant de pommes de terre et de viande de porc. Je leur fais goûter un brie avec une demi bouteille de Bordeaux qui est arrivée sur le pouce dans mon sac comme la première. Olga, peu disserte, me propose de dormir dans l'appartement de sa grand-mère inoccupé car elle est hospitalisée pour quelques jours. Bien qu'ayant satisfait mon appétit, je cuisine en prévoyance des jours à venir. J'ai pu me permettre de rester une journée entière à Omsk car j'ai roulé toute la journée d'hier et la nuit. 665 kilomètres séparent Omsk de Novossibirsk où je n'ai pas prévu de contact et il y a 789 kilomètres supplémentaires jusqu'à Krasnoïarsk, ce qui donne un total de 1454 km (665 + 789 = 1454 km). Bonne nuit chez la grand-mère. Un peu plus de 4000 km me séparent de la frontière chinoise et il me reste 6 jours de voyage.

Lundi 11 mai - En route vers Novossibirsk (665 km), capitale de la Sibérie (une journée sans camion).

Olga, journaliste pour un magazine d'automobile, son copain, sommelier dans un club et sa mère vont tous les trois travailler aujourd'hui même s'ils n'en ont pas beaucoup l'envie. Ils semblent manquer de motivation mais leur gouvernement leur a demandé en ces temps de crise économique de participer à l'effort national et de travailler ce jour normalement férié. Nous prenons un petit-déjeuner tardif après qu'ils m'aient demandé la veille au soir de les rejoindre vers 9h30. Au menu: café au lait, pain, beurre, confiture et brie de Comte Robert. Devant la profusion d'autobus, je préfère m'abstenir une fois de plus de sauter dans l'un qui part à contre-sens et continue à pied, le signe distinctif de ma prochaine étape à bout de bras: "Novossibirsk". La route est sinueuse et finit par contourner un pâté de maison avant de revenir légèrement vers le centre, telle une hyperbole qui s'éloigne pour mieux se rapprocher. J'hésite et je doute que je sois dans la bonne direction. Je dépasse une Lada garée dans la rue où les maisons en bois se succèdent les unes à côté des autres. Elles ne sont pas récentes et ont du cachet. A les voir en carte postale, je penserai qu'elles ont été construites en Sibérie. Je n'en suis d'ailleurs pas loin. Trois hommes dans cette Lada rouge, deux devant et un derrière qui écrit et rédige un papier officiel que lui dicte le chauffeur au faciès résolument asiatique. "Attends un peu" me répond son voisin aux allures de petit-chef, chemise débraillée sur une poitrine velue. Je pose mon sac à côté de la voiture, heureux de ne plus avoir à le porter. J'attends qu'ils aient fini de recopier leur document. J'ai l'impression que celui de derrière a été mis en difficulté financière et qu'il doit emprunter de l'argent. A cette fin, sa maison en bois en mauvaise état lui sert en quelque sorte de chèque en bois, à rembourser une somme d'argent en contre partie de l'hypothèque. Je n'ose pas croire qu'il s'agit d'une lettre de dénonciation. Les deux gars à l'avant du véhicule sont des requins de la race des usuriers ou des profiteurs. Quand ils ont obtenu ce qu'ils voulaient du troisième larron, ils me font signe de monter et nous partons en direction de la route vers Novossibirsk où ils vont me déposer. Ils me mitraillent de questions diverses de différents calibres sur des registres diversifiés pour m'avouer juste avant de me déposer qu'ils sont de la police. Quels sorte de policiers sont-ils ? Est-ce de la police ou du KGB dont il font partie, celui-ci n'en étant pas moins la police des police. Ils savent où me déposer sur la grand route et tournent sur la gauche, une route qui retourne vers le centre et d'où beaucoup de voitures sortent et s'engagent sur la route principale, celle d'où nous venons. C'est un petit carrefour que peu de voitures dépassent. Au bout, La Sibérie. Je commence ma journée avec deux Ouzbeks dans une Lada pour une quarantaine de kilomètres. Des chaises occupent la banquette. Je dois les replacer pour pouvoir m'asseoir à l'arrière. Ils me larguent à un rond-point en pleine nature d'où je repars avec un "lucky lift", une voiture tirée au sort, la chance me sourit car Grégory retourne au boulot dans l'Altaï. Je parcours près de 500 kilomètres avant qu'il ne prenne vers Karat sur la droite. Avant qu'il ne tourne, j'ai essayé d'attraper un autre véhicule à l'arrêt dans un aire de repos qui permet aux gens de se restaurer et faire une pause. Je demande aux chauffeurs, jeunes et moins jeunes, une place dans leur véhicule, le plus souvent des 4 X4 mais ils s'en contrefoutent magistralement. Autant descendre de la voiture là où Greg doit tourner. Il y a un contrôle de la police, ce qui force les véhicules à ralentir. Un couple dans deux voitures séparées m'emmène vers Novossibirsk distante d'une centaine de kilomètres seulement. Elle, fausse blonde, me voit sur le bord de la route mais n'ose pas me ramasser. Lui, producteur de musique, n'ose pas croire ce que je lui raconte. Il a toutefois le cran de s'arrêter et de me laisser monter dans sa voiture de sport rouge style Maserati. Il flambe. Il a un air crédule et naïf. Lorsque nous marquons une pause dans un restaurant afin qu'ils se refassent une santé, je remarque que sous son apparente douceur, sa partenaire porte la culotte et fait preuve de rigueur. Il n'a qu'à bien se tenir. Ils ont faim. Ils viennent du nord de la Sibérie et conduisent non-stop depuis dix heures. A voir l'état de leurs voitures, ils m'expliquent qu'il y avait de la neige à l'endroit où le groupe qu'il promouvait se produisait. Je sors mon fricot de mon sac et les rejoins. J'hésite à les suivre en ville. Je peux descendre sur la bretelle de contournement de la ville mais je leur fais confiance puisqu'il m'ont assuré que je peux dormir avec eux chez son frère. Nous allons rendre des comptes à un directeur de club associé. Nous sommes reçus dans une arrière salle où trône un billard. Après les présentations et les salamalecs, une bière m'est offerte. Le type qui nous reçoit, la voix rauque et désagréable, accompagnée de son assistante, prend des apparences de mec sûr de lui alors que j'ai une sale impression. Il est mielleux et faux-cul. Quand à mon couple de producteurs, elle est celle qui dirige le groupe et fait de l'événementiel. Son jules est juste un prête-nom dans un monde de brutes dominés par les hommes. J'aurais du écouter mon intuition et les quitter à l'embranchement de la rocade. Je me retrouve tout penaud lorsqu'ils me déposent devant la gare de train à minuit. Je les quitte sans les remercier et leur fais part de mon mécontentement. Je serai au moins venu à Novossibirsk, l'une des agglomérations les plus étendue de la Russie. Que faire d'autre à minuit à Novossibirsk que de remonter l'avenue de Krasnoïarsk afin de sortir du centre. Toute une aventure nocturne. Cela commence par longer toute une série de club, boites, discos et karaoké où les jeunes plus ou moins éméchés prennent le frais avant de replonger dans leur enfer musical. Nous sommes lundi et le dernier jour de party. Direction Krasnoïarsk (789 km). Bon courage. Il n'y a plus de transport en commun. Je m'éloigne à pied du centre et marche pendant une heure ou plus. C'est toujours tout droit ou presque. A un feu, je réussis à chopper un type avec une Lada, un taxi au noir, qui reconduit une jeune fille. Il accepte de me pousser jusqu'à l'endroit où elle se rend. Il la dépose à un grand carrefour où deux hommes sur le trottoir accoudés à une barrière garde-fou boivent. Debout sur la chaussée en face d'eux, une femme alcoolique, le visage abimé, plus en manque d'affection que de sexe, leur demande une bouteille d'accompagnement. Elle l'obtient et vient me prendre par la main. Je lui dis que l'on peut rentrer à la maison maintenant. Elle acquiesce puis se ravise: "as-tu de l'argent ?" Je la lâche et remonte sur le trottoir. Je fais à peine une centaine de mètres puis avise un espace vert derrière une église orthodoxe. La palissade a des trous mais je ne trouve rien qui prévaut du côté de la croix. Je prie pour qu'il ne pleuve pas et étale mon duvet au pied d'un cabanon pour trois heures de repos bien mérité. 3000 kilomètres me séparent de la ville de Chita qui elle-même se situe à 486 km de la frontière chinoise (3500 km environ) et il me reste 5 jours de voyage pour sortir du pays en temps voulu (3500 : 5 = 700 km quotidien). Avec 665 km et mon sixième jour de transit à travers la Russie, j'ai parcouru aujourd'hui plus de la moitié de mon itinéraire en Russie qui totalise 7136 km (sans compter les rocades et détours occasionnés par les impondérables). J'ai cinq journées de voyage en transit derrière moi et cinq à venir, ce lundi 11 étant la journée charnière (5 jours + lundi 11 + 5 jours = 11 jours de transit).

Mardi 12 mai - Novossibirsk - Krasnoïarsk (789 km): une autre journée sans camion.

Cela est peut-être une des conséquences du jour férié mais les voitures particulières sont plus rapides. Je dois traverser à pied Kemerovo et Mariinsk qui m'ont l'air bien séduisante. En fait, là où je suis en ville, à côté d'un feu ou bien dans une ligne de voitures les unes derrière les autres, je me positionne et demande de l'aide de portière à portière comme quelqu'un qui a besoin d'aide, comme un mendi(c)ant qui quémande sa pitance. Je sais que quelqu'un de plus démerdard que le précédent puisqu'il a refusé de me venir en aide va me dépanner. Je cherche juste à aller dans telle direction. Tôt ou tard, je vais obtenir ce que je veux et parvenir à mes fins. Un peu de culot ne fait pas de mal dans la vie. Je n'ai pas encore pris un seul autobus. Un jeune médecin me permet de traverser Kemerovo et me raconte son voyage de noces en Europe de l'Est. Avec sa jeune femme, ils ont atterri à Prague où ils avaient réservé pour cinq jours une chambre d'hôtel et une voiture de location. Chaque jour, ils ont rayonné et se sont baladé dans les pays limitrophes de la Tchéquie comme l'Allemagne, l'Autriche, la Slovaquie et la Hongrie. Je continue vers Mariinsk que j'aimerais revoir plus longuement la prochaine fois. Je n'ai pas vu de paysages exceptionnels depuis Belgorod à part quelques vues un peu plus vallonnées avant d'atteindre Tcheliabinsk mais cela ne saurait tarder avec la Sibérie et la route qui contourne le lac Baïkal. Le permafrost est un frein à l'entretien des routes dont le revêtement se désagrège sous l'effet du gel et du long hiver sibérien. J'ai atteint une aire de stationnement réservée aux clients d'un routier. Je réussis à coincer Andreï avec son pick-up à sa sortie du parking et le convaincs de m'emmener. Il sourit quand je lui dis que je suis français et me demande de lui montrer mon passeport. Plus 300 km restent à parcourir jusqu'à Krasnoïarsk où je veux dormir ce soir chez Anna. Il peut m'emmener mais il doit marquer une brève pause dans un village en cours de route. Son invitation est bienvenue. Marié, père d'une enfant, il a une relation à la campagne. Nombreux sont les hommes russes qui ont une double vie et deux familles sans que l'une ne sache rien de l'autre. Sa profession de commercial est de vendre des engrais dans les zones rurales. Anna m'a laissé son adresse et Andrei avec l'aide du GPS trouve sa rue très facilement. Il m'y dépose. Personne dans l'appartement. Je l'appelle. Elle sera là d'ici trente minutes. Cela me parait tellement plus facile quand j'ai l'adresse en poche. Je prends une douche et Anna me propose de laver mes fringues. Avec ses amis, elle projette d'aller faire un tour à vélo à 22h00 et revenir vers minuit. Je lui donne carte blanche. Ce sera sans moi. Je me revigore avec du thé au gingembre et du miel. Elle me prépare de la "griechka" au lait. Je cuisine du riz comme d'habitude, l'Asie doit y être pour quelque chose. J'écris mon journal et le mets en ligne. Après qu'elle soit rentrée vers minuit trente, avec son copain, nous nous faisons une "camembert-party" arrosée de bière qui dure jusqu'à 3h00 du matin.

Mercredi 13 mai - Krasnoïarsk - Irkoutsk (1100 km).

Réveil au thé noir à 7h00 du matin. Ma faiblesse aujourd'hui est de sauter dans un autobus de la ville, le n° 56 qui part de la gare routière et continue le long de la route qui sort de Krasnoïarsk vers Irkoutsk. La ligne de tramway n° 7 est parallèle pendant un bon moment à l'itinéraire du bus mais ne va pas aussi loin que celui-ci. J'ai complètement oublié l'état déplorable de la route de Krasnoïarsk à Irkoutsk. Il n'y a pas d'asphalte tout le long mais un revêtement de goudron par endroit. Entre les plaques noires, une piste en dur qui bouge en fonction de la saison, des intempéries et des différences de températures. Peu de trafic à partir de Novossibirsk vers l'Est. Tout les mouvements de véhicules se concentrent autour de la capitale Moscou vers Novossibirsk. Qui parle de piste dit nécessairement moins de véhicule susceptible d'emprunter cette "voie de terre". Mon itinéraire passe pas Chita. Je me rappelle que c'est la forêt sans discontinuer après Darasoun dont j'ai de mauvais souvenir. Sorte de "terra incognita" où il faut chercher sa route sans aucune indication. J'ai lu en 2007 sur Internet qu'ils avaient fini la construction de la Transsibérienne et relié Moscou à Vladivostok (9000 km). Kansk, 280 km de Krasnoïarsk, est la ville la plus importante de mon itinéraire aujourd'hui. Deux routiers qui s'ennuyaient me montent jusqu'à la périphérie de Kansk. Après en avoir eu pour leur compte, ils veulent me déposer à l'entrée de la ville. Je ne suis pas d'accord. Je préfère la sortie, plus facile d'attraper un véhicule qui vient du centre. J'insiste pour rester dans la cabine le temps du transit par Kansk et descends plus tard au début de la route étroite vers Irkoutsk. Je sais qu'ils continuent plus loin avant de tourner vers Bratsk mais s'ils sont décidé à se séparer de moi, que puissé-je faire ? Dans cette partie de la Russie, les chauffeurs peuvent vous débarquer aussi vite qu'ils vous ont embarqué à cause des distances importantes. Vous pouvez les amuser quelques heures mais ils n'ont pas forcément envie de vous avoir à côté d'eux pendant 24h00. Il s'agit de parcourir 1100 kilomètres. Il faut faire de longues pauses. Certains coupent la poire en deux et prennent une chambre. Avant un passage à niveau, un trou d'eau oblige les véhicules à ralentir, je réussis à parler à Volodia qui conduit une Lexus 4 x 4 depuis Krasnodar. Il a trois jours de conduite à son actif. Il m'affirme avancer jusqu'à Tulun, proche d'une centaine de kilomètres mais je sais pertinemment qu'il se rend à Irkoutsk distante de presque 700 km. Hésitant à m'emmener, je réussis à le convaincre. Il n'a pas totalement confiance. L'endroit là où il était censé s'arrêter ressemble plus à un village qu'une ville. Je me tais. Inutile de lui rappeler ce détail de l'histoire. Il me dépose à l'entrée d'une aire de service prétextant qu'il va se reposer. Est-ce dire boire un café et continuer, ce que je crois ou bien prendre une chambre et y passer la nuit ? Il cherche à se débarrasser de cassettes de musique et me les donne. Je reste sur la transsibérienne dans l'attente d'un éventuel véhicule et de la nuit qui ne va pas tarder. Je sais qu'il me faut décoller de cette endroit ce soir et rouler cette nuit si je veux conserver une chance de sortir à temps du pays et ne pas dépasser mon visa de transit or cette chance d'accrocher un véhicule est minime car ils sont en nombre réduits sur le parking où sont garés quatre camions et quatre 4 x 4. Je remarque une Lada 4x4 blanche pleine à craquer avec un couple qui s'apprête à quitter vers Irkoutsk. Je ne juge même pas utile de les solliciter. Un gros 4x4 vient se garer à côté de celle de Volodia. Deux gars étranges en sortent. Ils ne collent pas vraiment avec l'image luxueuse qui se dégage de leur puissante voiture. Ils sont habillés chichement et ont plus l'air de paysans que de citadins. Ils donnent l'impression d'être des durs et des coriaces avec qui l'on ne rigole pas et à qui on ne la fait pas. Je n'ai pas eu de franche réponse positive à ma question lorsqu'ils ont fait le plein d'essence. Je vais devoir les rattraper à la sortie du restaurant. J'attends qu'ils en sortent. Ce sera eux ou Volodia de nouveau. Les camions sont là pour la nuit. Je suis sur un fil. Je peux basculer d'un côté ou de l'autre et ne pas pouvoir aller plus loin. Je dois garder mon équilibre et parvenir à mes fins, aller plus loin. Lorsque mes deux gars quittent, je reçois leur assentiment de monter dans leur palace ambulant. Volodia qui furète dans son coffre n'en revient pas que j'ai trouvé une occasion. Je peux le voir à la tête qu'il fait. S'il pensait se faire prier pour que je puisse l'accompagner, il s'est trompé. Il va finir son parcours en solitaire. La roue tourne. C'est à son tour d'être laissé en rade. Il vient vers moi et demande à récupérer une des cassettes qu'il m'a donnée. Je le laisse fouiller dans mon sac mais il ne la trouve pas. Nous quittons l'aire. Le chauffeur, jeune et en surcharge pondérale, dégage une odeur nauséabonde comme un corps en putréfaction. Il a beau être puissant au volant de son char et étaler sa richesse, il n'a qu'une vie, n'est pas immortel et a des soucis à se faire. La mort n'est pas réservée seulement aux autres. Il n'arrête pas de remuer sur son siège atteint visiblement d'une forme de la danse de St Guy comme s'il était assis sur un ressort, voilà qui est gênant pour conduire très vite et dangereusement. Sa vitesse excède presque les limites du 4x4 sur cette piste mouillée et glissante à cause de la pluie intermittente qui tombe. Le passager est un drôle de type, plus âgé, l'air cynique, une relation familiale, un mentor qui à l'air de se moquer de tout un chacun pour un oui ou un non. Je me rappelle trop bien l'expérience précédente où je me suis fait déposé à la station-service. J'évite de demander d'où ils viennent car mon intuition me dit que je ne vais pas faire long feu dans la voiture. Je ne suis pas à l'aise, ni à ma place. Je ne sais pas à quoi ces deux types doivent leur (bonne) fortune mais quelque chose me dit qu'il y a anguille sous roche. Sans surprise, sous prétexte d'être arrivé à leur lieu de destination, le prochain village, ils essayent de me débarquer près d'un restaurant construit dans le style d'un fortin militaire avec sa façade à créneaux. Je les convaincs que l'endroit n'est pas convenable et de me déposer un peu plus loin. Mon temps était compté et gagner des miles à la vitesse à laquelle il conduisait relevait de la gageure (du pari). Seconde tentative de me larguer, je choisis un passage à niveau dans l'attente de Volodia car je sens qu'il va venir me retrouver (pour récupérer sa cassette). Nous avons une longue histoire en commun avec ce genre d'endroit stratégique où nos lignes de vie se sont déjà croisées. J'ai pu demander à mes deux voyous "qui" ils étaient. Bien que tardives, les présentations ont eu lieu et ils m'ont répondu "gypsies". Débarrassé d'eux, la nuit bien présente, il est plus de 22h00, devinez qui arrive quelques minutes plus tard ? Mon vieil ami, Volodia, remis en selle. Je procède de la même façon que la première fois. Je n'ai pas de mal à le convaincre. Il sait à qui il a affaire. Il sait aussi que s'il veut arriver à Irkoutsk (650 km) et conduire toute la nuit, il a besoin de ma compagnie pour rester éveillé tout comme j'ai autant besoin de son aide pour respecter mon planning de voyage. Dès que je suis dans son 4x4, il me demande sa cassette à laquelle il est attaché et qu'il ne retrouve pas. Avant qu'il ne fasse irruption une seconde fois dans ma vie, j'ai pensé que je pourrais peut-être sauter sur un train de marchandises comme je l'ai déjà fait dans le début des années 90 aux Etats-Unis, au Canada et en Russie (2003) dans l'Extrême-Orient russe au-delà de Chita, là où les pistes se confondent les unes les autres sans aucune indication. Je ne lui offre pas de conduire car la Lexus dispose d'une boite de vitesse au changement automatique à laquelle je ne suis pas habitué. Quant à l'odeur de mon dernier camembert, je ne crains pas que cela l'indispose car tout comme les "Gypsies brothers", il roule la fenêtre ouverte. L'air frais lui ravive les sens et l'empêche de s'endormir au volant. Cette unique exemplaire survivant d'une odyssée est destiné à l'exportation vers la Chine. Combien de temps durera-t-il ? Il expire officiellement le 01 juin 2009. Le soutenant dans ses moments les plus difficiles et s'aidant mutuellement, nous finissons par atteindre Angarsk, 60 kilomètres d'Irkoutsk, à l'aube. Malgré la lumière du jour naissant, je trouve refuge, étalé dans mon duvet au milieu des tombes, dans un cimetière situé juste en contrebas de la transsibérienne. Deux bons cycles de sommeil (2 x 80 mn = 160 mn = 2h40) suffisent à recharger les batteries et me remettre en jambe. Après un petit-déjeuner rapide assis entre deux pierres tombales du plus beau goût, j'ai le choix du sol dans ma salle-à-manger à ciel ouvert, je remonte sur la route principale et j'ai à peine commencé à marcher qu'un collectif "mashroutka" s'arrête à ma hauteur et me fait comprendre de monter. Je refuse l'invitation qui m'est faite de me joindre aux passagers payants mais le chauffeur revient à ma hauteur et insiste. Je finis par accepter et me retrouve à Irkoutsk rapidement. Il est à peine 9h00. Les employés arrivent pour reprendre leur travail. Je trouve un endroit pour taper mes piges, les mettre en ligne et laisser mes sacs en sécurité pendant quelques heures de balade à travers le vieil Irkoutsk. L'hôtel "Baïkalsk" sur la grand place délivre des "vouchers" (l'équivalent d'une réservation d'hôtel pour un voyage à venir) pour une somme de trente dollars. Il faut comprendre que le papier nécessaire à l'obtention du visa de touriste pour une période d'un mois coute la modique somme de 30 U.S dollars. "Tourism is a big business". Vers 17h00, je pense à sortir d'Irkoutsk en direction du lac Baïkal. Je ne sais pas quelle route y mène. Les gens ne m'aident pas par ignorance. Je tourne en rond. Je suis obligé d'aller dans le rayon carte de la boutique du "Baïkalsk" et regarder par moi-même où se trouve mon issue de secours. Une jeune fille francophone, très coopérante, avec la plus grande gentillesse qui soit, m'aide de son mieux. Elle s'efforce de pratiquer le français qu'elle apprend à l'université. Je la balaye d''un revers de main sous prétexte que je suis pressé. Je lui explique que je ne peux pas rester pour la nuit à Irkoutsk par manque de nombre de jours de séjour. J'ai l'impression qu'elle va presque exploser de douleur et fondre en larmes. Je ne comprends pas pourquoi. Je sais qu'elle a envie de pratiquer son français. L'ai-je brusquée ? Ai-je été si rude ? J'ai presque envie de la prendre dans mes bras pour la consoler. Je reviendrai et je resterai plus longtemps à Irkoutsk qui le mérite bien. A suivre...

Irkoutsk - Ulan Ude. J-2 et 1600 km depuis Irkoutsk jusqu'à la frontière chinoise.
Retour de Marrakech en juillet: le climat English translation pending
by Sandy220 · 2009-07-21 · 56 replies
Bonjour,

Je reviens de Marrakech, et pour ceux qui redoutent les fortes chaleures, n'ayez franchement aucune inquiétude. Avant de partir j'angoissais à l'idée de supporter 45° surtout venant de Bretagne ou les températures excèdent difficilement les 20°C. Même si c'est le mois de juillet, ce n'est pas dutout étouffant comme j'ai pu le lire avant de partir. C'est au contraire franchement agréable et même en plein après midi. Il y avait plein d'enfants en vacance là-bas et s'y accomodaient très bien. Des personnes âgées aussi. Alors un conseil: foncez et ne vous posez pas de question.😎
Histoire russe English translation pending
by Bardak · 2009-06-11 · 40 replies
Après plusieurs années à profiter de chaque instant de libre pour bourlinguer aux quatre coins de la Russie, à parcourir des kilomètres d'étendues quasiment désertiques, à passer de villes en villes, de villages en villages, de campagnes en forêts, de montagnes en rivières, à partager shashliki et vodka avec des hommes et des femmes d'un peu partout...il ne m'était jamais venu à l'esprit d'écrire un carnet de voyage. Et je ne l'ai pas fait. Sans doute parce que certaines choses se vivent bien mieux qu'elles ne se racontent.

J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.

J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.

Youri, le désabusé

Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.

Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.

Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».

Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.

La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.

Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.

Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.

Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.

Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !

Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.

Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.

Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.

Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.

Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
Un mois à Madagascar English translation pending
by Lulune31 · 2009-05-19 · 50 replies
Coucou tout le monde !

On est 2 filles de la région toulousaine, et on part le 12juin pour un mois à Madagascar puis à la réunion. On s'est un peu renseignée sur ce qu'on pouvait faire et voir la-bas, notamment le train fianarantsoa-manakara (apparement c'est à faire!). Après vu qu'on ne va rester que 15jours à madagascar et 10jours à la réunion, je voulais savoir si vous auriez des trucs à nous conseiller histoire qu'on profite un maximum du temps qu'on aura là-bas ;-) Etant donné qu'on part un peu à l'aventure, sans un programme très défini, et sans beaucoup de sousou... je me demandais si vous auriez des contacts de confience qui pouraient nous héberger quelques jours... ou des références d'hotel pas trops cher... (à madagascar ou la réunion) Enfin, on se disait que si il y a des gens qui partent pendant la meme période, on peut se mettre en contact, ça peut toujours etre simpa de se croiser là-bas ;-) Bon voilà, en gros, on prend toute info qui vienne ! (meme si je me doute que un tel sujet a déjà du etre aborder mille fois...)
Hôtel à Las Vegas? English translation pending
by Piet013 · 2009-05-15 · 63 replies
bonjours comme vous le savez je prépare un itinéraire après avoir fait en partie los angeles je suis sur las végas. j'avais l'intention d'y rester 1 jour et 2 nuit . pour l'hotel j'avais l'intention de mettre 100 dollars par personne, donc 200 dolars par chambre. (Nous aurons 2 chambre avec 2 personnes dans chacune d'elle). qu'el hotel me conseilerez vous? sur le trip 😉 merci
Retour d'un séjour à Dubaï et ses environs English translation pending
by Pipou · 2009-05-11 · 20 replies
nous revenons d'un séjour à dubai et ses environs nous sommes partis un mercredi après midi au départ de Nice sur le vol direct nice dubai avec la compagnie Emirates : aucun soucis, vol à l'heure, très bon service, rien à dire a l'arrivée, formalités et récupération des bagages sans problème, rapide Etant donné que nous étions 6, le choix du logement s'est porté sur un appart hotel : excellente formule dans le sens où nous avions 3 chambres et 3 salles de bain, une grande cuisine et un très grand salon, salle à manger ; piscine dans la résidence, sauna, accès internet gratuit avec ou sans nos pc, réception ouverte 24/24, service hotelier : ménage (meme vaisselle), changement de draps, de serviettes de toilettes, etc...Notre résidence est le Golden Sands Appartment n° 10 dans le quartier Bur Dubai; il y a un supermarché juste à coté, qui permet de faire des courses, très pratique.... le vendredi, nous avons pris un bus touristique (big bus company) : bus à étage extérieur qui permet de voir tout dubai et allentours à notre rythme (descente et remontée dans le bus à notre gout); c'est très sympas; il y a 2 circuits le soir, nous avons mangé au steack house de l'hotel marriott (le meilleur de dubai, et je confirme) le samedi, nous sommes allés dans le désert en fin d'après midi en 4x4 avec l'agence orient tour; très belle ballade dans les dunes, diner dans le désert, avec bbq, danses locales, henné, surf sur sable, ballade en dromadaire, etc... le dimanche, nous avons loué une voiture et sommes partis à Hatta et Hatta Pools : supers paysages avec piscines naturelles lundi, mardi et mercredi, nous sommes partis à Oman dans la péninsule de Mussandam : génial! ballade en 4x4 dans les montagnes (on est monté jusqu'à 1600m) . Hébergement au Golden Tulip, hotel 4 étoiles (seul hotel dans la région), nous sommes vraiment dans un autre monde... Le lendemain, partance pour les fyords en bateau typique : baignade pour observer les poissons avec masque et tuba ; on a vu des dizaines de dauphins; bbq sur le bateau, guide très sympas et cultivé ; le dernier jour, visite de la petite ville et de son fort;puis retour sur dubai ; l'excursion a été organisée avec khasab tour ; très sérieux et professionnel le jeudi, on a re loué une voiture pour aller à abu dhabi le vendredi, plage et soirée à bord d'un bateau retour france le samedi matin en résumé, un très beau voyage, car nous ne sommes pas restés les 10 jours à dubai; température de 38 à 43°, mais nous avons géré. si vous avez besoin d'autres renseignements, n'hésitez pas bonnes vacances à ceux qui partent pipou
Mon voyage en Inde English translation pending
by Renaud38 · 2009-05-03 · 12 replies
salut à tous, j'avais posté il ya quelques mois partant en inde pour le mariage d'un ami....

désormais de retour depuis trop longtemps j'ai eu le temps d'écrire un petit carnet de voyage sur l'inde comme je l'ai vu...

Je crois que tout à commencé le jour où j’ai pris l’avion, arrivée à heathrow…direction le terminal.....là tu comprends que tu vas ailleurs…j’avais pu lire sur mon billet « se présenter au comptoir d’enregistrement 3h avant le vol » j’ai pu constater que ce n’était pas de trop…. la communauté indienne du UK était visiblement plus nombreuse que ce que je pensais et avec ma seule valise rempli de 23kg de chocolat je faisais petit voyageur au milieu des centaines de personnes…et des milliers de valises…ou devrais je dire..colis…tonneaux…carto ns et caisses.. Plus le vol avancait, plus je me demandais si je faisais bien d’y aller…en attendant dans la salle d’embarquement j’avais vu pu apercevoir le pilote se rendre dans l’avion...vous savez le mec la quarantaine juste passée..en costard avec les 4 barrettes…cheveux légèrement grisonnant...teint mate dû à ses nombreuses escales au soleil…et qui doit logiquement être suivi d’une troupe d’hôtesses de l’air toutes plus belle les unes que les autres... surprise surprise…il marchait seul J et la limite d’âge avait l’air largement dépassée..je me rassurais en me disant que ce n’était pas plus mal il devait être un pilote plein d’expérience…mes idées les plus loufoques m’amenaient à penser que le commandant de bord était tombé malade et qu’Air India l’avait remplacé à la dernière minute par un indien pilote retraité habitant sur Londres… La suite c’est le guide du routard qui s’est occupé de me mettre les chocottes…première page....parmi les 3 régions déconseillées aux touristes en Inde figurait ma destination… Après avoir goûté aux joies épicées du repas indien pendant le vol…j’arrivais à Mumbai après 8H30 de vol ….les 5 visages pales que j’avais comptés dans l’avion descendaient tous…comme l’équipage…je restais assis patiemment en essayant de tuer tous les moustiques volant autour de moi..pendant les 3h d’escale les portes du 747 400 étaient ouvertes ce qui permettait à la chaleur de rentrer mais aussi aux moskitos…pif paf pic pic…je l’ai loupé le moustique me pic…là tu pries très fort pour que le traitement anti palu que tu as commencé à prendre la veille marche sur toi !! Changement de crew…l’équipage est encore plus âgé que le précédent…le guide du routard…ma bouche en feu…les moustiques…tout ca commence à me travailler…lorsque l’avion décolle pour Ahmedabad et qu’une partie du plafond s’écroule tu commences à regretter… 2H50 tarmac de l’aéroport d’Ahmedabad, j’y suis !! il fait 20° ! exit mon sweat à capuche...yahooooooo..à moi l’Inde et la découverte… 2H51 tarmac de l’aéroport d’Ahmedabad, je remets mon sweat à capuche cette dernière bien vissé sur ma tête…j’avais oublié les moustiques l’espace d’un instant… Arrivée à la douane…le seul blanc…le seul blanc parmi toutes les files d’attentes…la sensation que tout le monde t’observe…de la tête aux pieds…tous avec de grands yeux d’un air de dire « qu’est ce que cette grand tige fait ici ? » il faut dire que mes gesticulations incessantes pour éloigner les moustiques ne jouaient pas en ma faveur…les indiens restaient impassibles aux attaques des moskitos…surement parce que depuis le temps ils devaient être immunisés.. Après une longue négociation à la douane pour cause de « damaged passport » et après avoir juré, craché, promis de changer mon passeport dès mon retour en France, j’ai le droit d’enfin rentrer sur le territoire indien et d’aller chercher ma valise… « Welcome in india » me dit un indien à côté de moi puis me fait signe de regarder devant….sur le coup je n’ai pas compris…mais quand j’ai vu la file d’attente...et les gens qui criaient pour récupérer leurs valises j’ai compris que c’était le pays de la folie…d’abord il faut te frayer un chemin…puis pour garder ta place tu joues des coudes...sans cesse bousculer...tu essaies coute que coute de tenir ta place...tu regardes tous les tapis crachant les valises..la moitié tombant du tapis roulant dès leurs apparitions…poussé dans le dos…les dames d’à côté me disent « help me help me it’s my luggage » tu te contorsionnes pour attraper la valise…première tentative ratée…le tapis va trop vite…et dans la cohue impossible de ramener la valise vers moi…deuxième passage…je m’aperçois que la valise est surement plus lourde que moi…je tire de toutes mes forces pour la faire tomber sur les pieds de mes voisins...qui ne semblaient pas vouloir m’excuser malgré mon grand sourire… Coup de téléphone de mon pote Bounty (le marié)… « Pour le vin qui est dans ta valise, prépares quelques billets dans tes poches et si on te demande ce n’est pas pour nous mais pour toi...comme tu es français tu apportes tes bouteilles pour boire en vacances »… 04H30 ma valise arrive !!!! yesssssssssss !!! C’est magique cette sensation de délivrance, parce que pendant l’attente tu te dis toujours... « put…ils m’ont perdu ma valise » Finalement je passe le contrôle des bagages sans soucis…je sors de l’aéroport…je me retrouve nez à nez avec 5 mecs devant moi....bandana blanc sur le bas du visage...lunettes noirs (bizarre au milieu de la nuit)…un flash me vient au cerveau…nous sommes à côté du Pakistan…les talibans sont là pour kidnapper le seul blanc de l’aéroport…je serre les fesses et commence à courir avec ma valise…yesss !! je vois Bounty ...je me jette sur lui et le presse de monter dans sa voiture…il m’explique que les 5 mecs ont des problèmes de peau ou de maladies et qu’en inde tu ne le montres pas…c’est dingue comme les informations de la télé et l’ignorance peuvent te faire penser à n’importe quoi !! Quand même, des talibans venus me kidnapper !!!! c’était surement les 10h de vol qui me tapaient sur la tête….

5H30 arrivée, chez Bounty…on enjambe les gens qui dorment par terre dans le salon pour rejoindre une chambre…ses parents nous ont laissé leur lit...nous nous endormons son cousin, lui et moi….

Jeudi 10h je suis réveillé par les enfants qui me touche les mains et tire mes joues…Bounty me précise que je suis le premier blanc qu’il voit… Ce qui est bien avec les enfants...c’est que le langage est universel...tu essaies de les attraper...tu cours derrière eux…tu pousses des cris et tu simules l’envie de les manger...et tout de suite tu t’entends bien avec eux… Cours d’indi par les enfants.….tintan, katic et vindy me montre des animaux en photo, prononcent leurs noms en indi...et j’imite l’animal... « chien = doggi » « singe = bandane » c’est à peu près les 2 seuls animaux que j’ai réussi à imiter...avec plus de faciliter pour le singe que pour le chien J… Bounty m’emmène à l’épicerie...à 2 sur la moto sans casque…je suis assis derrière en amazone...le côté gauche des motos et scooter dispose d’un super repose pied dont ils se servent pour mettre des sacs ou les pieds du passager…il fait bon ... 25° …. Cheveux au vent…l’épicerie n’est pas très loin de la maison…elle sera la mienne pour ces 4 prochains jours…Bounty m’indique le prix de la bouteille d’eau 20 roupies (=30cts d’euros)… et me présente au proprio…j’ai pour consigne de ne jamais donné plus...les prix en inde sont généralement à la tête du client…et ma bouille d’européen a le don de multiplier les prix affichés par 2 ou 3…

Je découvre petit à petit son sector...son village dans la ville…Gandhinagar, la ville où j’habite est divisé en plusieurs sector. Les maisons, le sol, me font penser au bled, au sol c’est un mélange de sable et de poussière, les maisons sont rectangulaires en béton…toutes comportent 3 terrasses, une au première étage, une autre au second et une dernière sur le toit. Chaque pas agite le sable, et les rayons du soleil mettent en avant toutes les particules de poussière…je m’éloigne à chaque balade de quelques mètres de plus…et joins mes 2 mains en prononçant nasmaté aux voisins...voilà comment on dit bonjour là bas.. L’après midi, courses pour le mariage...il fallait me trouver une robe assez longue pour la première nuit du mariage, le vendredi soir, dans le village de Bounty.…direction Ahmedabad 5 millions d’habitants et tout ce qu’il faut …la circulation n’est pas du tout la même qu’à 5h du matin quand nous avons quitté l’aéroport… Concert de klaxon, défilé de scooter nous passant tous plus près les uns que les autres...3 étant le nombre de personnes minimum sur un scooter...bus plein à craquer…no rules no regulations comme ils disent là bas…tu klaxonnes et tu fais ton propre code de la route…tu doubles à 3 sur une file…puis tu enchaines les coups de klaxonne jusqu’au dernier moment et que le camion d’en face s’écarte à la dernière seconde…ton cœur se soulève toute les 10secondes..et tu as la désagréable sensation que tu peux mourir à chaque instant...heureusement certaines choses me font oublier mon stress...comme les singes sur le bord de la route…les chameaux tirant des charrettes pleine de marchandises…les hommes sur les éléphants à contre sens sur la voie rapide…tout y est très folklorique… Tout comme les moto/scooter régulièrement à contre sens… La circulation c’est un brouhaha qui n’en fini jamais…presque 24H/24H…tout y est si différent de nous que souvent je m’asseyais sur le toit de la maison...jus de mangue à la main et je pouvais contempler pendant de longues minutes le balais des voitures ou autres camions et tracteurs chargeant le plus de personnes possibles…et je ne vous parle pas des rickshaw…ces mobylettes à trois roues...permettant de prendre 3 personnes derrière le chauffeur…mais en inde chaque place permet d’y mettre le double..il n’est donc pas rare de trouver 6 personnes dans une rickshaw…à chaque rond point il faut se cramponner…les bagages ou sacs d’écoliers sont accrocher à l’extérieur…eux n’y prete aucune attention….mais ton manque de confiance d’occidentaux t’amène chaque seconde à regarder si ton sac n’est pas tombé… Jeudi soir, ma première partie de cricket…sport national par excellence...ils y jouent dans la rue comme nous on joue au foot...surement même plus…les gamins du villages me proposent de jouer avec eux…partie de rigolade pour eux…puisqu’à chaque lancé je n’ai jamais réussi à frapper la balle...par contre question balling…(lancé)...je me suis pas mal débrouillé…j’ai pas trop compris les « out » et tutti quanti...mais je suis resté bien longtemps à lancer pendant que les batteurs tournés…j’en déduis que je me suis pas si mal débrouillé.. Un truc sympa avec les indiens, c’est que tant que ton assiette est vide, ils te resservent ! Forcément pour moi c’était un peu comme le restaurant, tout est réunit dans un plateau où les différentes sauces sont versées pour accompagner le riz et avec des chapati (presque comme des « nan ») ou encore des puli (petits pains ronds et baignés dans l’huile) tu prends le riz et son accompagnement pour faire des mini bouchées..un petit de blat salé..puis un croc dans un mini gateau sucré..à nouveau salé..puis jus de mangue..puis bouillon…bref tout ca pour dire que forcément je raclé mon plateau jusqu’à la dernière épices…et à chaque fois on te ressert…j’ai compris en regardant mes voisins ..que lorsque tu veux dire stop…tu laisses un peu dans ton plateau… Après le repas…thé inévitable…boisson magique et nationale…principalement du lait avec un peu d’eau…et ce petit supplément de sucre qui te donne envie d’en boire des litres….

Vendredi matin...tout le monde me demande à chaque fois que je croise des gens de la famille de Bounty, si je me suis lavé….la réponse est bien évidemment oui…simple mais efficace…deux robinets un pour l’eau chaude l’autre pour l’eau froide…le tout dans un sot que tu te verses sur la tête…j’ai retrouvé les joies d’une douche de 30secondes…depuis à grenoble j’essaies de rester le moins longtemps possible sous le jet d’eau…Là bas 1min c’était le pied….pourquoi je resterai 15min ici à mettre l’eau à fond ? (j’espère que mes résolutions dureront plus d’une semaine)… Intrigué par autant de fois la même question, je me remets un peu de Stick mennen anti transpiration 96H garantie J je vais voir Bounty et lui demande si je sens mauvais…il m’explique juste que pour eux …les blancs ne se lavent pas car ils n’ont pas le temps, dodo-travail-dodo et comme il y a beaucoup moins de pollution…nous n’avons pas le besoin de se laver…. Du coup je suis allé mettre du gel, c’est marrant comme ils en raffolent, pour bien montrer que j’étais tout propre...aussi les indiens ont un vice...celui du peigne...à chaque fois que je me coiffais on m’en proposait un…et pour eux c’est simple…du gel à fond et pleins de coups de peigne pour de beaux cheveux bien coiffés…l’inverse de nous..on la joue plutôt « déstructuré » D’ailleurs tout est l’inverse de chez nous….c’est une des choses que j’ai retenu…comme on me demande en quoi c’était différent….je répond TOUT.…(eux se maquillent pour être blanc, nous nous essayons d’avoir la peau mate, eux vivent toute leurs vies avec leurs parents…quand je leurs racontais que je vivais dans mon propre appartement ils avaient du mal à le croire...qui plus est avec une fille et pas marié !) Allez faut que je me dépêche un peu, déjà 4 pages word et seulement début du deuxième jour… La matinée du vendredi fut essentiellement pour moi l’occasion de me frotter aux premiers pas de danse indienne….après avoir traversé le sector pour rejoindre une autre maison et prendre des pots en terre orné de symbole et de peintures....le retour s’est fait en chantant et en dansant…l’après midi..première cérémonie religieuse…devant un gunpati (le dieu au visage d’éléphant) peint sur le mur du salon le prêtre de la famille a un débit de folie...il parle plus que moi pendant les matches de foot…je comprends uniquement les noms des dieux que les enfants m’ont appris…Krishna…Vishnu et Gunpati….cela s’apparentait un peu à : « blablablablababla krishna….blablablablabla Bounty…blablablablabla vishnu..etc.. » Biensur le texte que je viens d’écrire parait assez réducteur...mais il faut essayer d’imaginer ca avec tous les gestes qui s’accompagnent…morceau de terre séché qui brulent…peintures sur le corps…chaque membre de la famille qui prend un ingrédient donné par le prêtre pour le mettre au feu…puis toujours cette croix….celle qui ressemble à la croix gammée…mais qui si l’on y fait mieux attention n’est pas du tout dans le même sens…elle s’appelle svastika…et elle est à l’entrée des maisons…sur certains murs…sur certaine décorations du mariage..c’est un signe de bon augure... Le vendredi après midi, j’ai laissé mon appareil photo pour visiter un « temple », oui un temple...mais je trouve ca plus sympa de dire « temple » ca me rappelle quand je me baladais en voiture et les indiens avec qui j’étais me montrer à chaque fois les temples en pointant du doigt et en criant « temple temple !!! ». Direction le temple d’akshardam…Méhul l’ami de Bounty qui m’emmène sur sa moto me promet que c’est magnifique… J’en prends bien évidemment plein la vue rien que pendant le trajet…plus toujours cette sensation d’être regardé…les voitures/moto qui te doublent...les gens qui attendent à l’arrêt de bus...tous tournet le visage pour te suivre du regard…alors je leur lançais plein de « nasmaté…nasmaté » et c’est marrant comme tu vois leurs visages s’ouvrirent…c’est d’ailleurs ce que je disais aux indiens...souvent ils me demandaient comment je trouvais l’inde...comment je trouvais les gens...je leurs répondais qu’au début c’était dur car l’indien n’est pas très expressif...ni souriant...ni pas souriant…juste entre les deux…impossible de savoir ce qu’il ressent...comme pour les courses du mariage…achat de chaussures...le frere de Bounty fait non avec la tête..je repose les chaussures...mais ca voulait dire oui ! bon bref revenons à Akshardam... MAGIQUE...INCROYABLE...INIMAGIBABLE...INOUBLIABLE…les superlatifs ne sont pas assez nombreux...Et l’interdiction d’emmener téléphone portable ou appareils photos (tout y est déposé à l’entrée) confère à ce lieu quelque chose d’encore plus intense...comme quelque chose qui restera toujours au fond de ton cœur….à peine passer les grilles que tu n’entends plus le bruit de la circulation… le parc est immense..les fleurs toutes plus belles les unes que les autres…de la verdure….des arbres...de longues allées...et au bout le temple...un palais oui ! tout en marbre …du sol au plafond…l’intérieur abrite une statue en or de « suamani » (je vous l’écris de ce que j’ai à peu près compris à l’ouïe !) un autre dieu indu ... (une autre chose frappante…dans leur religions il y a une multitude dieu...un pour le bonheur...un pour l’amour...Etc...) Vous trouverez une super photo sur www.indiastudychannel.com/gallery/15714-Aksha... J’en veux presque à ce site internet d’avoir mis une photo en ligne…pas que je ne veuille pas partager...mais il faut y aller…vraiment… J’ai demandé à Méhul pourquoi le tajmal était souvent pris en photo et pas le temple d’akshardam...et bien figurez vous que parce que le TAJ MAHAL est un monument pas un temple ! et les pour les « temple » c’est « no photo ».

Vendredi soir, Guerba Dance…je portais fièrement la robe que j’avais choisi pendant le shopping à Ahmedabad…j’en étais bien content...vu ma taille (comparée aux indiens, j’avais eu du mal à en trouver une qui tombait après les genoux). J’avais appris le nom de la robe en indien…Shirouani..et celui de ma longue écharpe une Dupata…Je disais donc à qui voulait l’entendre… « nice shirouani, nice dupata !!» Une grande bâche posée au sol… 200 personnes...un enclot formé par des murs de draps…une scène…des musiciens...et le tour est joué…la première nuit pouvait être lancée…tous en farandole…d’ailleurs bien pratique pour observer les pas de danse…malgré cela…je voyais mon voisin de devant qui rigolais à chaque danse que j’essayais d’interpréter…et celui de derrière qui parfois me tenait le bassin pour me diriger...en me disant « one two three…… » au milieu de la nuit je commençais enfin à maitriser certains pas et chorégraphie..que je pouvais faire en harmonie avec les autres...Et croyez moi 50 personnes qui interprètent tous la même danse...ca claque !! Bon parfois Bounty me demander du sortir du rond…quand c’était vraiment trop compliqué..faut dire que parfois...je mixais entre ce que j’avais appris de la choré de rabbi jaccob et ce que je pouvais voir sur place….

Nuit chez les voisins…trop de monde chez Bounty….on a donc dormi à trois dans le lit double de leurs fils...en partance avec sa femme durant le weekend pour un autre mariage…

Samedi mariage chez Nikita (la mariée) Si le vendredi nous avions fait la fête dans le village de Bounty avec uniquement sa famille, ses amis et tout le village….le samedi nous nous retrouvions tous dans une autre ville ou plutôt un autre village...la wedding place de Nikita était là où son grand père avait grandit…

Bounty avait loué 2 cars qui nous ont déposé à 2 km de la wedding place…descente du car…sono ambulante à fond avec ses musiciens...nous étions sur une 2 fois 2 voies…et nous occupions une voie de notre côté…pour cela c’est très simple...reprendre le système de la farandole...mettre 2, 3 hommes à la fin du cortège pour dire aux camions de ralentir et yop lala…c’est partie…musique...chorégraphie et pétard pendant 2h le temps d’arriver au rendez vous…et de s’arrêter aussi se rafraichir..j’ai testé l’eau en sachet...comme quand on transporte un poisson rouge...mais en sachet fermé...c’et sympa...mais faut tout boire...puisque ca ne se pose pas et ca ne se ferme pas…tu arraches un bout du plastique avec les dents...et après le plastique par terre...et oui ! par terre ! Je n’ai pas vu de poubelles…dehors tu balances par terre ! Pas la peine de demander à la sœur de Bounty où il y a une poubelle dans le coin...elle fera comme les autres...un signe pour te montrer de jeter par terre les emballages…De tout mon voyage je crois que je n’ai pas croisé une seule poubelle, ni une seule fourchette….(on mange tous avec les doigts)

Arrivée à la wedding place de Nikita...tout le monde forme une haie d’honneur…..Bounty sort de la voiture et sa future femme doit l’attraper avec un collier de fleurs…

La réception se décompose en 2 parties…une maison des mariées où ils siègent sur leurs wedding chairs…assis à leurs pieds le prêtre de la famille de Nikita….et derrière sur la pelouse tous les buffets avec des plats colorés et parfumés comme jamais je n’en avais goutés… C’est comme dans les maisons…tu manges debout avec ton plateau...ou assis par terre en tailleur… La mariée arrive porté par tous les hommes sur un trône…mais pas un simple trône…genre l’enfant au tibet…une maison que l’on porte…orné de rose, de pierres scintillantes et de fleurs…

Cérémonie religieuse l’après midi, avec défilé des amis et de la famille, mais plus de la famille de la mariée…l’après midi est coupée par une pause...dans un grand hall...plusieurs paillasses sont posées et tout le monde fait sa petite sieste…la suite c’est les adieux...Nikita comme le veut la religion/tradition…va quitter ses parents pour aller vivre avec son mari et les parents de celui-ci…le mariage est beau mais la fin est difficile...son frère…sa mère…ses cousins...tout le monde pleure…la gorge me serre c’est dur de passer de la joie à la « peine » en si peu de temps… Bounty et Nikita son conduit dans un temple, je les y rejoins avec la sœur de Bounty et son mari…qui à chaque fois que j’attrape ma ceinture pour la mettre me fais signe que ce n’est pas la peine….nous doublons en mordant sur le côté…je finis heureusement par m’endormir..ca m’évite d’avoir peur pendant le trajet… Samedi soir, Nikita est dans la maison de Bounty, seule la famille de Bounty est là…les 2 familles seront à nouveaux réunis le lendemain.

Un truc sensationnel au mariage, c’est l’effet de mimétisme…je me déplaçais aux différents buffets..je prenais des plats..une fois sur 3 Bounty demandait au serveur de ne pas me mettre tel ou tel plat car trop épicé pour mon grand corps frêle d’occidentaux…, don pour revenir à l’effet de mimétisme…sérieusement ils étaient tous à me regarder ..à chaque première bouchée… du coup je goute et avec un grand sourire je me retourne pour leur faire un signe au niveau de ma bouche..pincant mon pouce et index…puis relâchant les 2..histoire de faire un truc à l’italienne..genre « mamamia c’est délicieux » et du coups les 500personnes qui me regardaient faisait le meme geste que moi pour me dire qu’ils avaient bien compris… Faites avec moi : index et pouce collés, avec un « mmmm » bouche fermé..et imaginez 500perosnnes vous répondant avec le même geste et le même son…

Le samedi soir, ce fameux samedi soir….à la fin de la fête dans la maison de Bounty…pour amuser la galerie…j’ai mangé un piment…ils ont tous applaudit..le lendemain c’était mes fesses qui faisaient bravo…et quand tu te lèves le dimanche et que tu leurs racontes..ca a le don de les faire encore plus rire les indiens… Je vous la fait courte…nuit tranquille..j’ai d’ailleurs dormi pour la première fois tout seul…je me lève normal…et je me dis.. « hé bien finalement le piment m’a fait chauffé la bouche..la gorge..les oreilles…mais sur le coup …après c’est tranquil ! » J’en file mon pantalon..et là « boup boup boup » dans mon ventre…genre des bouillonnements intérieurs…tu te plies en deux dû à la chaleur dans ton ventre….et en même temps tu serres les fesses très fort…même du plus fort que tu peux…et après tu descends avec des pas de 2cm par 2cm pour garder les fesses serrées jusqu’à la salle de bains..c’est la que le jet d’eau des wc te calme sérieux…tu pousses des petits cris de femme à chaque jet..enfin les premières fois..après j’étais comme eux..je trouvais ca plus propre que le papier….d’ailleurs Bounty à Paris s’est fait installer un petit jet dans ses toilettes.. 13h, wedding place de Bounty…rien n’est prêt...décor...scène...mais sa famille me dit de ne pas m’affoler tout sera prêt en temps et en heure..pour le soir 18H..ce sont des « hard workers » comme ils disent… Un dimanche après midi comme je les aime…je mangeais de tout (car si je tombais malade ce serait le lendemain soit le dernier jour de mon voyage…ou juste après, pour mon retour en France..donc tant que tout s’était bien passé pour le mariage c’était le principal)..je pouvais payer une glace à tous les bambins..faut dire que ca m’a couté 3eur les 20 glaces donc c’était pas tellement excessif J.. Puis il faut dire que meme si je ne leur avais rien donné depuis le début..les enfants m’appelaient SANTA CLAUSS..comme c’était le seul blanc qu’ils connaissaient..donc je me devais de ne pas faillir à ma réputation !! J Une chose frappante aussi, certains enfants me parlaient en indien…comme s’ils n’avaient pas compris que je ne parlais pas leur langue…. Fin d’après midi Pintu, un autre ami de Bounty m’a emmené visité Gandhinagar..pauvre pintu..je l’ai appelé pingu tout le mariage…un programme tout comme j’aime…moto..air chaud…pas de casque…et visites…son école…statue de Gandhiji (Gandhi)…grands jardins où les gens se réunissent en groupe le soir…slum….bref la ville...la vie…

Le soir, réception wedding place de Bounty…là j’observe que se sœurs, ses beaux frères, son encore mieux habillés que la vieille…. « normal » me dit-il, là c’est chez lui, c’est eux qui doivent être sur leur 31… Dès mon arrivée à la réception, je repère les pots de MANGO PULP…désormais ma boisson favorite que j’ai découvert la veille…jus de mangue, crème, et au fond noix de cajou et morceaux d’ananas...j’indique à Méhul que je veux battre le record de la veille… 6 verres ... Toutes les 10 min de feux d’artifices me font sursauter..les même que pour le 14 juillet..mais tirés par nous-mêmes…et non par des artificiers…certains explosent à seulement 5mètres du sol..là encore no rules...no regulations…qui veut tire le feu d’artifices… C’est la famille de Bounty qui est sur la scène…la veille la famille de Nikita était en avant…là pour la réception à la wedding place de Bounty c’est sa famille qui prend la pose pour les photos etc… Les mariés sont toujours couverts de fleurs et de colliers de rose…..renseignements pris..les colliers de rose et jasmin leurs ont couté 2 euros…j’ai compté il y avait plus de 50 roses et moitié de jasmin…

Le lundi ce fut intense..comme chaque jour de départ…toutes les émotions du voyage remontent..tu essaies de passer chez tout le monde pour dire au revoir…chaque famille du village te propose de voire quelque chose chez eux..mais tu peux simplement t’asseoir et ne rien boire car surtout ne pas prendre l’eau du robinet…alors tu fais des mimes…tu mimes le mec qui meurt si il est piqué par des moustiques ou si il boit leur eau..pour qu’ils comprennent en rigolant..

Le dernier jour c’est l’occasion d’aller encore plus loin tout seul dans la ville..d’aller seule au marché…de te dire..tiens si je restais un peu plus longtemps je pourrais allé par ici..par là… Tu refais une dernière partie de cricket…tu prends le plus d’adresses possibles..tu promets d’envoyer les photos à chacun…tu montes sur le toit une dernière fois...LASSI à la main…le lassi c’est un yaourt brassé sucré avec des noix de cajou et à certains endroit un mix entre de la confiture de fruits rouges et du sirop de grenadine…pour mon dernier jour j’en ai bu 1 litre en un après midi…comme le MANGO PLEASURE…qui est un lassi à la mangue… Sur le toit, tu écoutes la route…tu écoutes les enfants..tu écoutes les marchands..tu écoutes l’inde….et tu te dis que c’est un pays où t’as envie d’emmener tes amis…

Je retiens plusieurs choses : En inde tu as cette impression permanente que ca ne va jamais passer, mais ca passe toujours….toujours sur le fil du rasoir… Tout y est coloré et parfumé, la nourriture, les gens...jamais je n’ai vu autant de couleurs...même lorsqu’ils portent du blanc ils donnent une impression de coloré… Tu dors par terre, tu manges par terre…mais tu vis ensemble… Les indiens sont d’une gentillesse extrême et d’une hospitalité comme j’en ai rarement vu…fière de partager avec toi ou de te montrer leur chez eux….qui même si c’est peu….te donnent l’impression que c’est grand… L’inde c’est un peu comme sa boisson nationale, le thé, sucré, typique, délicieux et on en reprendrais bien une deuxième fois !

Aux Etats-Unis j’en avais pris plein les yeux...En Inde j’en ai pris plein le cœur…
Racisme en Espagne English translation pending
by Alhajadita · 2009-04-28 · 102 replies
Bonjour, je viens de passer une semaine en Espagne. Ma soeur fait son second semestre à Elche et j'en ai profité avec une copine pour lui rendre visite. On n'a jamais été autant regardé de notre vie. Ah, j'ai oublié de préciser, je suis d'origine marocaine. Donc je suis mate de peau. A chaque fois qu'on rentrait dans un musée, les personnes de l'accueil nous regardaient étonnées, du genre ah des maghrébins visitent des musées, ils savent ce que c'est. A Elche, on part visiter les bains arabes, la personne de l'accueil nous demande de quel pays on vient, on leur dit la France, elle fait genre de ne pas avoir entendu et nous repose la question, on lui redit la France. C'est apres qu'on comprend qu'à l'interieur des bains arabes, il y a une voix qui explique la fonction de chaque pièce des bains. La voix s'exprimait en francais. On resort des bains et la personne de l'accueil nous dit: "J'espère que je ne me suis pas trompé, j'ai mis du francais". Dans la rue, tout le monde nous scrute. On se disait peut etre que c'est elche qui est comme ca, meme les espagnols disent de cette ville que les gens qui y vivent sont snobes. On décide de partir a granada pour visiter Alhambra, les gens nous scrutent mais moins qu'à elche. On rentre à l'Alhambra, maintenant ce ne sont pas les espagnols qui nous scrutent mais les touristes étrangers. On arrive à l'entrée des jardins, il faut redonner son ticket et le gars de la sécurité murmure "Vous etes des marocains, des musulmans". Qu'est ce que ca peut lui faire? Bon sang!!! A chaque fois qu'on demande un renseignement, ils sont obligé de faire allusion a notre origine. On cherche une boulangerie:" il y a une boulangerie marocaine la bas", On veut acheter une carte téléphonique, le gars du bureau de tabac nous dit "J'en vend pas, mais celui d'a coté il en vend, c'est un marocain" On rentre dans une marroquinerie, la vendeuse nous dit" il y a une marocaine qui travaille ici mais elle est pas la". On s'en fout. Je n'ai jamais autant entendu le mot marroqui de toute ma vie. Le jour de notre départ, c'est le pompon, on se fait insulté par un homme et une femme de ménage à la gare d'alicante. On fait appel a un policier qui était sur place, il s'en fout. Je ne sais pas si vous avez vécu une experience similaire, mais je ne la souhaite à personne, se faire montrer du doigt tout le temps comme si on était des monstres, c'est insupportable. Honte à l'Espagne Est ce que c'est arrivé à certains d'entres vous ce genre de truc?
"Voyage" sur le périphérique parisien English translation pending
by Registoubkal · 2009-04-28 · 48 replies
Bonjour !

Voilà ! Je suis lorrain, de la campagne...

Dans le cadre de mon métier (chauffeur-livreur), j'ai dû me rendre dans l'ouest de la France, aujourd'hui. Pour la première fois de ma vie, je suis passé par Paris en empruntant le périphérique sud... Il était entre 8 et 9 heures du matin... Des embouteillages sur des kilomètres, c'était pour moi une difficile escapade dans un monde fou, fou, fou !!! Sorti de Paris, la circulation redevenait fluide, je respirais... je décompressais... Et mon stress s'évacuait... Le paysage s'aérait enfin ! De la nature !

Et je me disais: "Que je suis bien à la campagne !"

Vraiment, quel courage, quelle patience il faut avoir pour affronter tous les jours (matin et soir) cet univers de folie, ce rythme effréné ! Beaucoup de parisiens (que j'ai déjà rencontrés) ne jurent que par Paris... Comme si c'était le summum ! Et, ça me laisse perplexe...
Vie pour une femme seule à Tirana? (Albanie) English translation pending
by Copal · 2009-03-23 · 20 replies
Bonjour à tous, voilà, après quelques mois de tractations, mon employeur vient de m'annoncer une prochaine affectation à Tirana! je n'ai pas encore accepté cette offre, car depuis de mois on me parlait de Sofia...or, je ne connais rien de ce pays et dans les forums je ne trouve pas grand chose ! quelqu'un pourrait me donner une idée ? je devrais partir seule car ma petite famille reste à Bruxelles. Comment est la vie au quotidien à Tirana ? une femme seule est-elle libre de ses mouvements ? j'avoue que je suis dans l'incertitude la plus totale, car je ne trouve pas grand chose comme infos sur le net, y-a-t-il des gens qui sont sur place pour me renseigner ? Merci d'avance !
Emmener un Cubain dans un hôtel: comment ça se passe? English translation pending
by Chaubin · 2009-03-20 · 333 replies
Je sais qu'il a déjà eu une discution la dessus mais je voudrais savoir si dernièrement il en a parmis vous qui ont apporté leur ami ou amie cubain à l'hôtel.

Je voulais apporter mon novio avec moi à l'hôtel car j'y vais une semaine avec ma famille, mais il me dit que la sécurité va le surveiller, que c'est compliqué, il veut pas vraiment venir.

Les Cubains sont souvent mal informé c'est pour ça que je veux vos commentaires.

Et pour ceux qui pourrait poser cette question, il s'est inscrit à plusieurs reprises en Casa à Matanzas avec moi.

J'attends vos réponses avec impatience.

Merci
Avis sur itinéraire de trois semaines en Crète? English translation pending
by Miloux · 2009-03-02 · 6 replies
Bonjour à tous je prévois avec une amie de passer 3 semaines en Crète cet été (mi-juillet-début août). Nos envies ? Nature, plages, rythme cool, fête (un peu !), visites, randos...

L'idée est de se poser quelque part les premiers jours, voire une petite semaine, en louant un studio (pouvoir cuisiner nous-même). D'après ce que j'ai pu voir et lire, Rethymno paraîtrait être un bon compromis. De là, on pourrait (éventuellement en voiture) aller plus à l'ouest (La Canée) et vers le sud.

Alors mes questions :est-ce aberrant de rester 6/7 jours à Rethymno ? Est-ce que 2 semaines pour visiter en gros la partie à l'ouest d'Héraklion de l'île est trop ? Pas assez ? quelles seraient pour vous les étapes incontournables d'un tel trip ? et d'autres étapes qui ne seraient pas dedans ? (enfin) de bonnes adresses ?

Merci pour vos réponses !
Travailler en Tunisie: comment s'y prendre? English translation pending
by Nachobeti · 2009-01-21 · 26 replies
Bonjour,

je viens de passer une semaine en Tunisie et découvrant ces beautés, je suis tombée littéralement amoureuse de ce pays. J'aimerais pourquoi pas y séjourner plus longtemps en y travaillant. Mais je n'ai aucun contact la-bas et ne sais pas trop comment m'y prendre??? Quelqu'un pourrait-il me conseiller??? Merci d'avance ; )
Aller en Sardaigne à petit prix? English translation pending
by Virji · 2009-01-05 · 15 replies
j'habite la region rhone alpe, comment aller en Sardaigne a petit prix ? le mieux que j'ai trouver le bateau SNCM depuis marseille environ 200 euros aller-retour mais il n'y a pas de bateau tous les jours (je pars debut avril) .. :-( je n'ai pas trouvé de vol low cost quelqu'un peut-il m'aider (je pars sans vehicule exepté mon vtt) ? merci
Image de la France à l'étranger: bien cotée? English translation pending
by Melizande · 2008-12-27 · 364 replies
😉 Une des premières questions que l'on nous pose en voyage c'est " de quel pays es tu ?" Celà semble un paramètre super important pour que l'on nous situe, plus que l'age, le métier, l'état civil etc.. D'après les réactions et commentaires de vos interlocuteurs, avez vous l'impression lors de vos contacts aux 4 coins du monde que la France a une (très) bonne image ?
Visa nécessaire pour une escale aux États-Unis en voyage vers le Mexique? English translation pending
by Tom4431 · 2008-11-05 · 15 replies
bonjour à tous,

voila, je parts au mexique en partant de paris mais je fais une escale à Philadelphia (etats unis), faut il ou non un visa pour passer les etats unis? Sachant que mon passeport m aété délivré le 18/04/2005? J'ai également un ami qui vient avec moi et lui son passeport lui a été délivré en octobre 2008. Je vous serait reconnaissant de bien vouloir me répondre car j'ai un doute. merci beaucoup.
Récapitulatif des procédures d'enregistrement en Russie English translation pending
by Bardak · 2008-10-28 · 20 replies
Je sais que de nombreux sujets existent sur cette question. C’est d’ailleurs de ce constat que m’est venue l’idée de vous proposer ce petit récapitulatif des procédures d’enregistrement en Russie. Loin de moi l’idée de faire un cours de droit (bien que mon côté juriste ressorte forcément un peu), mais je sais d’expérience (trois ans de vie en Russie et 8 ans de voyages réguliers dans ce pays) que ces procédures sont fastidueuses et, il faut bien le dire, largement opaques pour les occidentaux.

Je précise par ailleurs, que ce petit mémo correspond aux dispositions législatives et réglementaires russes en vigueur à la date où ce message est posté. J’essaierai, dans la mesure du possible, de le mettre à jour en cas de modification legislative, néanmoins, cela ne signifie pas que mon récapitulatif soit exhaustif.

Enfin, il s'agit ici de l'enregistrement des étrangers voyageant avec un visa de tourisme. Les procédures sont sensiblement les mêmes pour les autres visas à quelques différences près.

1. L'arrivée en Russie

Avant de pouvoir pénétrer sur le territoire russe, il vous faut remplir une carte de migration. Celle-ci est en général distribuée dans l’avion en version bilingue anglais/russe. Il arrive néanmoins qu’il n’y en ait plus ou qu’elles ne soient qu’en russe. Dans ce cas, vous pourrez en trouver sur une petite table, juste avant le contrôle des passeports (tout du moins à Sheremetyevo 2). Vous devez remplir les deux volets du document (on ne vous demande que les renseignements d’usage : nom, prénom, nationalité, date de naissance, numéro de passeport, numéro de visa, durée du séjour). L’un des deux volets sera conservé par les autorités russes lors de votre entrée sur le territoire. Vous devez impérativement conserver la deuxième partie et l’avoir sur vous en cas de contrôle de police. Elle vous sera reprise lorsque vous quitterez le territoire.

2. L'enregistrement

Il s’agit sans doute là de la procédure la plus difficile à comprendre pour des occidentaux. En gros, il s’agit de l’enregistrement de votre visa et de vos déplacements sur le territoire auprès du service des migrations. Oui, il ne faut pas oublier que la Russie n’est pas un pays où on peut se déplacer librement ! L'enregistrement est d'ailleurs nécessaire dans de nombreux cas et notamment si vous voulez acheter une carte Sim.

En revanche, rares sont les agences, les hôtels ou les particuliers qui vous préviendront qu'il faut le faire. Ce n'est écrit nulle part et il arrive souvent que des étrangers se retrouvent en difficulté car ils ne savaient tout simplement pas qu'ils devaient s'enregistrer. Le coupon d'enregistrement est pourtant le seul document vraiment important lors de votre séjour en Russie. C'est cela que les flics vont contrôler en priorité. Certains de mes amis se sont retrouvés en celule, simplement parce qu'ils n'avaient pas le document.

La procédure légale est la suivante (conformément à la loi sur l’enregistrement des étrangers du 7 juillet 2006, entrée en vigueur le 15 janvier 2007) :

- Si vous êtes à l’hôtel : l’hôtel se charge de l’enregistrement (à l’exception de très rares établissements qui ne sont pas accrédités pour). Ils doivent vous enregistrer dans un délai de 24h après votre arrivée, pour la durée de votre séjour dans leur établissement. Concrètement, c’est très simple. En général, ils vont garder votre passeport 1 heure ou deux (parfois plus longtemps), afin de remplir tous les documents. Une fois qu’ils ont accompli toutes les formalités (soit dans la journée, soit le lendemain), ils vous remettent votre enregistrement. Lorsque vous quittez l’hôtel définitivement, vous devez le leur rendre afin qu’ils enregistrent votre départ. Un conseil : conservez une photocopie si vous poursuivez votre voyage en Russie, car en Province, certains policiers ne sont pas vraiment au courant des procédures. Attention ! Certains hôtels considèrent que ce n’est pas très grave de ne pas être enregistré, notamment à Moscou ou Saint-Pétersbourg où il y a peu de contrôles. Il est donc conseillé lors du check-in de leur rappeler que vous attendez votre enregistrement (en russe : registratsiya), certains hôtels ne le feront pas spontanément.

- Si vous êtes chez un particulier : c’est à lui de vous enregistrer dans un délai de trois jours ouvrés à compter de votre arrivée (il est déconseillé de le faire soi même, d’abord parce que la procédure est plus compliquée lorsque l’étranger s’enregistre lui-même, ensuite parce que c’est tout simplement infernal (à moins que vous ne vous passionniez pour les administrations du monde entier). Vous devez lui remettre une copie de votre passeport ainsi que de votre carte de migration. Il lui suffit alors de déposer une demande à la poste ou directement au FMS (Service Fédéral des Migrations) et d’acquitter la taxe d’enregistrement (aux dernières nouvelles, elle était toujours de 1 rouble par jour). Vous récupérez en échange le coupon d’enregistrement que vous devez conserver sur vous impérativement. Le jour de votre départ, vous devez rendre votre enregistrement à votre hôte qui devra se charger d’enregistrer votre départ.

Lorsque vous changez de lieu de résidence, vous devez impérativement vous réenregistrer dans votre nouveau lieu de résidence, si vous y passez plus de trois jours. Concrètement, cela signifie que lorsque vous changez de ville au cours de votre voyage, vous devez vous enregistrer dans chaque ville où vous passez plus de trois jours.

Voilà donc la procédure officielle, celle que tout le monde devrait suivre.

Le problème principal réside dans le fait qu’il s’agit d’une procédure compliquée, qui suppose, soit que vous soyez à l’hôtel, soit que vous soyez chez un particulier qui accepte de vous enregistrer. Cela implique également que votre séjour soit planifié à l’avance, que vous suiviez l’itinéraire indiqué sur votre visa...Bref, dans les faits, bien souvent, cela ne se passe pas comme ça (changement d’itinéraire à la dernière minute, parce qu’on à l’opportunité d’aller ailleurs, location de chambre chez l’habitant parce que les hôtels coûtent trop chers...).

Dans ce cas, la meilleure solution est de vous enregistrer dans un bureau de tourisme dès votre arrivée sur le sol russe.

Admettons que vous arriviez à Moscou, avec le projet de vous rendre ensuite à Saint-Petersbourg.

Dès votre arrivée à Moscou, vous allez vous enregistrer pour toute la durée de votre séjour en Russie. Il existe de nombreuses agences qui proposent cela. En général, ils prennent une copie de votre passeport, et vous récupérez votre enregistrement le lendemain. Attention, certaines agences sont hors de prix, elles peuvent vous demander jusqu’à 100 dollars pour votre enregistrement, tandis que d’autres se contentent de 500 roubles (soit à peu près 15 euros). De cette façon, vous êtes couverts.

Même si vous êtes enregistrés pour toute la durée de votre séjour, vous devez tout de même vous enregistrer dans toutes les villes où vous passez plus de trois jours. Par conséquent, à votre arrivée à Saint-Pétersbourg, vous avez deux choix :

- soit vous décidez d’être au maximum en règle et vous recommencez l’opération dans un bureau de tourisme sur place. - Soit vous décidez que vous en avez marre de payer dans tous les sens et dans ce cas, vous ne faites rien. En cas de contrôle, il vous suffira de dire que vous êtes là depuis moins de trois jours (normalement vous devez conserver votre billet de train pour le prouver, mais il suffit de faire le touriste qui ne comprend rien pour que les flics se lassent).

Cette procédure n’est pas tout à fait légale. Cependant, l’enregistrement que vous récupérez est tout ce qu’il y a de plus officiel. C’est exactement la même chose que de passer par une agence pour obtenir l’invitation sans pour autant acheter un de leurs voyages. L’invitation est faite au nom d’un hôtel où vous ne mettrez pas les pieds après. De la même façon, vous êtes enregistrés dans un hôtel où vous n’allez pas. Aucun flic n’ira vérifier si vous vivez bien dans l’hôtel où vous êtes enregistrés. Tout ce qu’il faut c’est avoir le papier en question, c’est tout ce qui les intéresse. Le reste est purement accessoire.

Dans le cas où vous prenez le train, en Russie, pour une durée de plus de trois jours : vous n'avez pas à vous enregistrer tant que vous ne vous arrêtez pas dans un lieu de résidence pour plus de trois jours chez un particulier, ou une journée dans un hôtel. En bref, si vous allez directement à Vladivostok, vous n'aurez à vous enregistrer qu'à Vladivostok. Le délai de trois jours pour s'enregistrer ne court qu'à compter de votre arrivée à votre lieu de résidence.

Voilà, j'espère que ce petit récapitulatif sera utile à ceux qui envisagent de venir en Russie, qui est, il faut bien le dire, et malgré certains archaismes qui perdurent (notamment l'enregistrement), un pays magnifique et envoutant. Si vous avez des questions ou des remarques, n'hésitez pas!
Calcul de salaire et des impôts en Suisse English translation pending
by Flomoh · 2008-09-29 · 36 replies
Bonjour,

je viens de passer un entretien pour un poste de développeur .net sur Genève j'ai un niveau bac+3

On me propose 5500CH/ mois 42.5h/semaine de travail Donc pour ma part j'aimerais avoir quelque réponse concernant : le salaire combien ça me ferait en net/ euro ? l'impot est déduit directement sur le salaire? Faut-il aussi payer les impôts en France ? l'assurance maladie Suisse est-elle obligatoire ? habiter sur Genève ou au frontières ?

merci d'avance
Qualité de vie au Maroc? English translation pending
by Ptijean · 2008-08-29 · 26 replies
Bonjour, Ma femme et moi avons un projet d'expat et pensons au Maroc. J'ai lu beaucoup de choses intéressantes sur ce forum comme le cout de la vie, le smic marocain, ..., mais je m'interroge sur la qualité de la vie la bas. Intégration, contact, loisirs, style de vie, ... Nous ne connaissons ce pays que via les vacances dans des centres confortables tout équipés. Je suis conscient que le quotidien est très différent (ou alors je part tout de suite). Merci d'échanger vos expériences. Pour des questions de travail et de scolarité, nous envisageons Casa ou Rabat.
Impressions après un retour de l'Albanie English translation pending
by Filigrane · 2008-08-28 · 83 replies
Bonjour,

Nous avons prévu de passer une dizaine de jours en Albanie au mois d’août. Nous avons préparé notre voyage en profitant, entre autre, de ce forum. Vos avis, en grande majorité très enthousiastes, nous ont fait rêver et nous sommes partis avec l’espoir de visiter un pays splendide et accueillant. Au final, nous avons quitté l’Albanie après 4 jours et en revenons profondément déçus. Nous sommes entrés en Albanie par la Grèce (poste de douanes à Kakavijë). Nous avons fait 2 heures de queue sur une route très sale. Tout le monde, sans aucune gêne, jetait des déchets par la fenêtre. La plupart de voitures étaient immatriculées en Grèce et en Italie. Nous avons compris plus tard que c’étaient des Albanais vivant à l’étranger qui rentraient dans leur pays… La route entre Kakavijë et Saranda (dans le sud de la Riviera albanaise) est jolie et plutôt en bon état. Saranda, en revanche, est une ville de contrastes. Il y a une multitude d’hôtels en construction absolument partout mais en dehors de la promenade au bord de la mer et du centre-ville, les rues sont en très mauvais état, extrêmement sales, avec des poubelles et des décharges sauvages un peu partout, parmi lesquelles traînent des vaches et des ânes. Les plages, pas très nombreuses, sont remplies. Il était difficile de trouver une place dans un hôtel. Nous avons déjeuné dans un restaurant au bord de la mer, c’était gras, quelconque et le service était désagréable. Le lendemain, nous sommes allés visiter le site archéologique de Butrint. Les tickets d’entrée nous a coûté 700 leks par personne alors que les Albanais paient 200 leks (parfois c’est gratuit pour eux) et c’est comme ça dans tous les musées ou sites archéologiques. Honnêtement, Butrint n’a rien de spécial. Le jour même, nous avons décidé d’aller un peu plus en nord, vers Dhermi où, selon les informations dénichées sur internet, on devrait trouver des plages magnifiques et vides. La route longeant la côte entre Saranda et Dhermi est en construction, on est obligé de rouler très lentement. Mais des paysages sont plutôt agréables. A de nombreux endroits deux voitures ont du mal à passer côte à côte. Régulièrement nous laissions passer les autres conducteurs mais nous n’avions jamais vu un geste de remerciement. Nous nous sommes arrêtés dans différents endroits en tentant de trouver un coin tranquille et sympa. En vain. Les plages sont vraiment rares et pris d’assaut par des touristes albanais. C’est très sale partout. La mer n’est pas propre non plus; par endroits (notamment à proximité de Dhermi) on voit bien les égouts de villages se jeter directement dans la mer mais les gens se baignent dedans. Quelqu’un sur le forum a recommandé une plage à la sortie de Dhermi. Nous l’avons trouvée. On passe par une immense décharge sauvage. Il ne s’agit pas de quelques poubelles qui traînent, mais c’est vraiment une grande décharge. La route est pleine de cailloux et d’ornières, difficile à faire. Mais c’est la seule plage sur la côte où il n’y a vraiment pas grand-monde, devinez pourquoi. Dégoûtés mais pas encore découragés nous avons décidé de monter encore plus au nord. A Vlora, nous n’avons pas trouvé de chambre, tous les hôtels étaient pleins. Nous avons roulé jusqu’à Fier, où seulement vers 9h du soir nous avons trouvé un hôtel. 4000 leks, petit-déjeuner compris. Mais le lendemain il s’est avéré que les boissons (café et une boisson gazeuse au goût indéfini à la place du jus d’orange) n’étaient pas inclus dans le petit-déjeuner (composé d’une écœurante omelette). Ensuite, nous sommes partis visiter Apollonia, un autre site archéologique à proximité de Fier. Quelques ruines pas franchement impressionnantes et qui servent de cadre pour les photos de nombreux mariages qui avaient eu lieu ce jour-là. A Apollonia nous avons rencontré un couple des Français qui n’étaient pas non plus emballés par l’Albanie. De là, nous sommes partis à Berat, appelée « ville aux mille fenêtres ». Nous avons déjeuné dans un petit restaurant rempli par la population locale. Mais les « koftés » étaient tout simplement infâmes, impossibles à digérer. Nous nous sommes dit que peut-être dans les montages nous aurons plus de chance. Nous sommes donc partis encore plus dans le nord, avons fait un tour rapide de Tirana, et sommes arrêtés à Kruja qui s’est avéré être encore plus touristique que les endroits précédents. A Kruja, il est impossible à un étranger de se garer en dehors de parkings payants, bien qu’il ait de la place ailleurs et les Albanais s’y garent sans problème. Nous avons décidé de passer une nuit à Skodër et partir de là vers Kukes. Skodër est une petite ville où il y a beaucoup de traces de l’époque communiste. C’est aussi l’endroit où l’on trouve une église catholique à une proximité étonnante avec une mosquée et une église orthodoxe. Mais c’est également une ville où les femmes ne fréquentent pas les cafés. Le soir nous étions étonnés de voir uniquement les hommes assis dans de nombreux bistros. Les jeunes filles, en revanche, se promenaient dans les rues habillée de façon aguichante, très maquillées et très tendues – sous les regards des hommes. A Skodër, nous avons trouvé une chambre dans un hôtel – relique de l’ère communiste. Chambre très vétuste, salle de bain sommaire, plein d’eau parterre car le WC fuyait. Après l’expérience précédente nous nous sommes bien renseignés si le petit-déjeuner était inclus dans le prix et de quoi il était composé. Le lendemain on nous a fait attendre presque une heure pour avoir ce fameux petit-déj. On nous a servi un bout de feta avec un œuf au plat, sans boisson. A un moment donné un homme âgé est rentré dans la salle et nous a demandé en allemand si c’était bon. Nous avons confirmé. Il a dit au serveur de nous apporter du thé. Nous sommes persuadés que sans son intervention on ne nous servirait à boire. C’est difficile à décrire mais nous nous sommes sentis humiliés, comme des chiens à qui l’on jette les restes. Mais le meilleur nous attendait plus tard. Avant de démarrer la voiture, nous avons regardé sous le capot et avons vu que le bouchon de l’huile a disparu et la jauge était à moitié sortie. Une blague ou un geste prémédité? Fatigués, nous avons fait 2 tentatives pour trouver la bonne route vers Kukes. Il était quasiment impossible de sortir de Skodër, pas de panneaux, des bouchons dans tous les sens, des voitures essayant de doubler à gauche et à droite, tout le monde klaxonnait, les policiers faisaient semblant de maîtriser la circulation, bref, un bordel total. Nous nous sommes retrouvés finalement sur la route menant vers la frontière et avons décidé, sans aucun regret, de quitter l’Albanie. Nous ne remettrons plus le pied dans ce pays. C’était éprouvant. Les gens ne sont pas accueillants. Ce n’est pas super beau, bien qu’il ait des endroits plutôt jolis mais la construction sauvage et à la va-vite gâche tout. En villes les Albanais affichent prétentieusement leur relative richesse : beaucoup de 4x4 flambant neufs, des Mercedes, des filles endimanchées, des hôtels et des stations d’essence tous les 200 mètres…. Mais la pauvreté des paysans est bien visible et contraste violemment avec ce style m’as-tu vu de nouveaux-riches. De plus, l'Albanie est relativement chère pour la qualité de séjour qu'elle offre.
Itinéraire dans le sud-ouest de la France: visites, transports, restaurants? English translation pending
by Paisible · 2008-08-17 · 26 replies
Toutes suggestions pour le planning de notre voyage à mon mari et moi (retraités début soixantaine), bons marcheurs, seront les bienvenues. Voici les dates et régions: 1) Bordeaux: 12 au 20 septembre 2008 2) St-Jean-de-Luz: 20 septembre au 4 octobre (en débordant un peu sur l'Espagne) 3) Toulouse: 4 au 14 octobre

Nous n'aurons pas de voiture, tous les déplacements se feront en autobus et/ou en train. Voilà le problème... Tout est à voir, mais, bien sûr, tout ce sera pas vu!

Nous venons du Québec (Canada). Que nous conseillez-vous de ne pas rater? Quels sont les moyens de transport les plus faciles d'utilisation? et/ou les moins longs? Les repas pris au restaurant sont-ils $$$ ?

Jusqu'ici, nous avons arrêté nos choix vers de grandes agglomérations: Bordeaux, Biarritz, Bayonne, Hendaye, Bilbao, San Sebastian, Pampelune, Pau, Lourdes, Toulouse, Albi, Carcassone. Les déplacements entre ces agglomérations semblent plus faciles. Cependant, dans l'arrière-pays: Espelette, St-Jean-Pied-de-Port, Cambo-les-bains, St-Étienne de Baïgorry, etc. cela nous apparaît plus complexe... Quelque forumeur aurait-il déjà fait ce genre de déplacements avec les transports communs?

Bien des questions n'est-ce pas? Trop larges peut-être... En attente de suggestions. Grand Merci!
Les parcs de l'Ouest américain en Harley Davidson English translation pending
by Leslandes · 2008-08-03 · 30 replies
Voici le récit d' une aventure dont la préparation a débuté début 2007. Nous sommes deux couples d' amis, passionnés des US, de Country Music et de motos Harley Davidson. Nous sommes tous les 4 dans la cinquantaine, membres d' un petit Club Breton de Motos Harley Davidson, nous avons fait déjà un voyage ensemble en 2000 sur San Francisco, Yosemite et Death Valley, mais en voiture. Depuis nous ne parlions que de revenir un jour, mais cette fois de rouler sur nos montures préférées, des Harleys. Maryse et Francis : Nous Nous avons fait plusieurs voyages aux US, toujours en voiture ou en 4x4 : Seattle, Los Angeles, San francisco 2x, Las vegas et les parcs 3x, Nashville et la Fan Fair. Nous sommes jeunes motards (8 ans de permis) et heureux, car "vieux motards que jamais" ! Martine et Pierrick : Nos Amis et compagnons de voyage Ils sont tous les deux motards confirmés (2 Harley-Davidson) et Danseurs de Country dans un club . Nous avons commencé à bâtir notre projet en février 2007 : Un tour des parcs à partir de Las Vegas, avec les conseils avisés des Forumeurs qui se reconnaîtront et que je remercie vivement au passage.. Nous avons pris nos billets NWairlines en Septembre, réservé nos motos chez EagleRider en Novembre. Séjour de 19 jours du 16 Avril au 4 Mai 2008 Trip en moto de 2 semaines Budget 2500 euros par personne (transports, locations, logements, bouffe, entrées diverses, hors dépenses personnelles) : Budget tenu ! Si, si ! Pour le logement, le moins de réservations possible pour rester libres : 3 nuits à l'arrivée, au Four Queens, 3 nuits au milieu du séjour à Moab et 2 nuits à L'Imperial Palace avant le retour.Puis nous avons planché très dur sur le road book. Certes nous faisons un tour des parcs, mais notre objectif était avant tout de profiter de chaque lieu, chaque instant.

Nous avons établi notre circuit avec des étapes courtes, pour chaque ville ou lieu, relevé tous les points d' intérêts tel que les bons steakHouses, les Clubs Country, les événements etc.. Avec l'aide d'un guide connus des Routards... et les infos du Net et de VF bien sûr.

Nous avions aussi prévu les itinéraires bis en cas de météo défavorable ou incident de parcours.. Ce qui n' arriva nullement : Les seuls désagréments du voyage furent: pour la météo, un vent fort plusieurs jours et autrement : une selle de passagère un poil trop dure qui valut l' achat d' un coussin pour adoucir le contact fessier...

Donc le mercredi 16 Avril 2008, après 24 heures de voyage, nous voilà débarqués à Las Vegas. Après avoir pris notre voiture de loc à l' aéroport (Eh oui, j'ai bien dit voiture de loc.... pour 2 jours, le temps de digérer le jetlag, visiter et prendre en mains nos rutilantes machines.

Le Four Queens : Notre Hôtel pour 3 nuits, en plein coeur du Frémont, nous avons choisi cette localisation pour l'arrivée et logerons sur le Strip au retour.

Jeudi 17 avril :

Et nous voila lâchés Sur le LAS VEGAS BOULEVARD : La fille qui se retourne sur les 2 beaux gosses, .... c' est Martine !!



Nous ne sommes pas venus depuis 10 ans dans la Sin City ....Le New York New York n' a pas pas changé comme le MGM, Le Flamingo ... Mais que de chantiers en cours !! Tiens ! le Frontier à disparu ? le Stardust aussi !



Et puis, on y fait toujours ces rencontres étonnantes .. C' est notre 1ère journée de visite, la découverte pour Martine et Pierrick. Bon ça surprend la 1 ère fois, toute cette démesure, cette débauche architecturale, c' est fascinant et perturbant à la fois. On a parfois l' impression d' un immense décor de théâtre dont les coulisses ne sont pas toujours reluisantes .... En arpentant les trottoirs on comprend vite pourquoi ce surnom de Sin City.

On se pourrait se laisser prendre au jeu (dans les 2 sens du terme) mais l' on sent bien qu' il nous faut rester spectateurs, en profiter et passer à autre chose !.. On avons été émerveillés par des Hôtels comme le Bellagio, le Wynn ou encore le Venetian qui à nos yeux est la plus belle réalisation.

Bien sûr, nous sommes allés visiter la concession Harley Davidson (The World Largest), le Dylans Country Club et le Harley Davidson Café .... Passions obligent.





Vendredi 18 avril : Il nous faut aller Quérir nos machines chez le loueur : Pour nos amis ce sera l'Heritage Softail, pour nous, l'Electra Glide. Peu d' imagination dans tout cela, ce sont nos motos respectives en France. Ce qui nous a bien aidé à la préparation pour simuler les chargements....

Car ce n' est pas une mince affaire que de prévoir ses bagages pour 2 semaines à deux sur une moto par tous les temps possibles (nous sommes en avril et nous passerons des cols à 3000 mètres). EagleRider à 9 heures du matin : Nos motos sont prêtes, on décharge la voiture au profit des motos, opération très simple, puisque Martine et Pierrick ont emmené un sac qui s' adapte au sissi-bar de l'HS et nous sommes partis avec nos sacs intérieurs de sacoches et Top Case ..... Y' a qu' a glisser dedans... Que du bonheur !

Et c' est parti, pour une ballade vers Red Rock Canyon, un petit tour de 40 miles pour tester nos montures et nos équipements. Premières visions de paysages désertiques décorés de rochers rouges et 1 ère question d' intendance : Il est midi, qu' est-ce qu' on mange ? Pierrick avait repéré un Ranch quelques miles avant le stop Photo, demi tour...On y va ! C' est le Bonnie Springs Ranch.. Si vous passez par là, arrêtez-vous, ça vaut le coup. On a mangé pas cher, les serveuses sont sympas, la déco western du restau est un brin déjantée, je ne vous proposerai que l' entrée des toilettes car l' intérieur ne se décrit pas, il faut le voir .. c' est à pisser de rire. 😊 Retour sur Las Vegas. Le test des motos est concluant, à part pour Martine qui trouve sa selle de passagère un peu dure.. Tout le monde essaye, en effet c' est un vrai bout de bois, nous verrons celà demain avec le loueur. Il nous faut rendre la voiture, petite soirée sur Fremont Street et repas au Tony Romas. conseillé par le Routard pour le rapport Qualité/prix mais bonjour la file d' attente !! Le Fremont Street Experience, spectacle de rue gigantissime à coup d' images et de décibels époustouflants nous a déversé jusque dans nos chambres des "We Will Rock You " à n' en plus vouloir. 😠 Bien sur, nous avons visité quelques casinos du Strip dont nous vous ferons grâce des photos maintes fois diffusées sur ce forum. Nous avons adoré, les montées et descentes successives du Strip sur nos vrombissantes et rutilantes machines..

Bon le Strip comporte un nombre incalculable de feux tricolores dont les attentes au rouge, conjugués aux 30 degrés celsius ambiants transforment nos V Twins en Barbecue redoutables ..

Samedi 19 avril : Il est temps maintenant que nous sommes bien retapés de quitter Las Vegas pour 2 semaines on the road. Passage par le loueur : rien à faire pour la selle de Martine ... La moto est ainsi faite ! On y va comme ça !

J'ai glissé mon CD MP3 de country dans le lecteur de l'Electra, et c' est parti "L' AMERIQUE EST A NOUS !"

Nous prenons vers le Sud, direction Boulder, le Barrage Hoover Dam (pas de photos géniales à vous présenter), nous quittons le Nevada pour entrer en Arizona. A mi route, un vent latéral d' ouest se lève, il se fera de plus en plus fort, au point de nous faire ralentir, bien en deçà de la vitesse autorisée. Même pas grave !! On a le temps !! Notre 1ère Halte entre Las Vegas et Kingman, au milieu de nulle part, un troquet, bazar de souvenirs, et plus étonnant, un groupe de musiciens dans la cour nous balance un savoureux "Sweet Home Alabama" . Nous qui avions préparé notre trip en relevant un max d' adresses country .... Mais pas celle-là ! Pour un début, c' est un bon début ! Arrivés à Kingman vers midi, nous nous posons au 1er Motel qui se présente, un Motel6 avec un petit restaurant Calico à côté, parfait.

Puis on reprend la route pour les Blacks Mountains, direction Oatman, une ancienne ville minière. La route est magnifique des qu' on attaque les contreforts, les premières vraies sensations de motards... Pas de photos là non plus car dans ces virolos, les filles avaient plutôt le camescope au poignet.

Oatman c'est the Ghost Town on Historic Route 66. Eh oui nous avons fait nos premiers miles sur la mythique Mother Road.. Oatman est donc une ancienne ville minière. En fait de Ghost Town, elle est bien vivante la ville, pour les touristes .... C' est la mine qui est fantôme ! Pour extraire l' or, on utilisait des ânes, qui eux aussi existent encore et peuplent les ruelles pour le plus grand plaisir des touristes que nous sommes...... Très pittoresque !

Quand je vous parlais de rencontres !!

Retour sur Kingman pour la soirée. Comme je vous le disais, nous avions préparé une liste des endroits à privilégier, pour manger ou se distraire. A Kingman nous avions Mr DZ ou le Dambar SteakHouse. C' est sur ce second que nous jetterons notre dévolu. Ambiance western certes, mais soirée DJ. Bon, c' est sympa, y' a du monde, mais l' animation est plutôt Rock et R&B... Martine ne se démonte pas et va soudoyer notre DJ du soir pour obtenir notre petit 1/4 d' heure country ... Le DJ s' est fait un plaisir d' annoncer notre requête incongrue.... Allez comprendre : "4 p'tits Français qui veulent danser de la country" Qu' à cela ne tienne !! Et nos amis ont dansé en ligne, à deux.

C' est pas sale par terre ! 'c' est de la sciure !!!!! Tout ça nous a ouvert l' appétit : New York Steak et Big potatos étaient au rendez-vous.

Dimanche 20 avril : Nous quittons Kingman, direction Flagstaff par la Historic Route 66. Je précise Historic car il s' agit des vestiges de la Mother Road et non l'interstate 40 que l' on aurait pu emprunter .... D'ailleurs en bons motards que nous sommes, nous privilégions toujours les petites routes, aux Interstates, Freeways et autres Highways. Donc nous disons Route 66, la vraie de vraie . : Quel pied de rouler au son de "Don't Rock The Jukebox" en direction de Hackberry: Je ne vous l' ai peut-être déjà précisé, mais je suis parti avec un CD MP3 de mes morceaux country préférés ... 19 heures de country ... Quel bonheur cette Electra ! Le Hackberry Général Store est en fait un musée génial, autant à l' extérieur qu' à l' intérieur. Un régal ! Au son de "Six Days On The Road" ou pourquoi pas "Get your Kicks on route 66" ...... Après tout on est sur la Main Street Of America, la route mythique. On roule vers Seligman .. Même le ptit coin est très convivial !! L'Impala du Delgadillo à Seligman. Ce Gift shop un brin déjanté aussi, mondialement connu, créé par Angel Delgadillo le barbier de Seligman. Sortis de l'Historic Route 66, nous prenons pour quelques dizaines de miles, l'I40 pour une escale à Williams puis cap sur Flagstaff ou nous nous poserons pour 2 nuits. Williams est une petite ville Old West qui méritait bien sa petite visite. Nous voilà à Flagstaff où nous nous poserons pour 2 nuits. Pour nous ce sera la fin de la Route 66 car celle-ci continue vers Albuquerque. Nous nous bifurquerons vers Chinle. Ce soir nous passons au Muséum Club, pas de chance, c' est dimanche "le Zoo" est fermé !! Qu' à cela ne tienne, nous serons encore là demain !!

Lundi 21 Avril : Après une matinée libre en ville ou chacun a pu faire ses emplettes, Chemise western, chapeau etc, et la recherche des derniers souvenirs de la Main Street of America, nous reprenons la route pour la visite de Sedona par Oak Creek. Petit stop pour un pik nik dans coin bucolique. 😉 Merci à Philippe du Lot pour son conseil de monter à l'airport de Sedona.. Vue Impressionnante sur la ville. Quel superbe endroit que cette région de Sedona. Nous y étions passés en 1998, mais juste passés !!! De Phoenix au Grand Canyon, . il nous fallait passer vite car le coucher de soleil ne nous attendrait pas !! Ce passage rapide nous avait quand même marqué, au point que cette fois, nous avons proposé une journée à Sedona plutôt qu' au GC. The Chapel of the Holy Cross Fin de journée, nous reprenons la route par l'Oak Creek pour retrouver notre hotel à Flagstaff. Un Days Inn celui de la Route 66, un peu cher mais trés confortable. Pour la soirée, nous comptons beaucoup sur le Museum Club, c'est quand même la Mecque de la country.. On y retourne et bonheur, la perle de la route 66 nous ouvre ses portes ... Ce soir c'est soirée Karaoké ... oui mais country of course! Quel accueil chaleureux que ces nouveaux patrons nous ont réservé !! Une visite privée de ce lieu mythique et tellement chargé d'histoires, La cheminée, constituée de pierres de la région, incrustée de bois pétrifié, et d' un diamant au coeur de l'avaloir, L' arbre au milieu de la piste dont une balle encore incrustée a eu raison du créateur de ces lieux, les chambres cachées, qui ont vus transiter les produits illicites de la prohibition... A propos du créateur, Le Museum a été construit en 1931 par un Taxidermiste d' où son surnom : "The Zoo" Et cet arbre, abattu et retourné sur place, pour constituer à jamais cette entrée majestueuse ! Allez ! Je ne résiste pas ! un peu d' histoire ... Les photos ne sont pas de nous, bien sur .. mais c' est tellement intéressant ! Super soirée. Promis, on reviendra !

Mardi 22 Avril : Nous quittons Flag, avec un petit pincement, nous avons toujours bien aimé cette ville . Nous sortirons par Santa Fe Ave, l' US66, pour ne prendre l'I40 que le plus tard possible ..... D' ailleurs nous en ressortirons très vite pour pénétrer au coeur des territoires Navajos et Hopis. Les Natives Americans Nations.

Nous prendrons la Leupp Rd direction Sunrise, Dikon, Indians Wells, une région que nous traverserons avec une certaine fébrilité, nous avons lu et relu tant de choses sur ces Natives Americans, en bien et en mal. Nous avons, à la fois, envie et peur de les rencontrer.

Nous sommes curieux et à la fois ne voulons pas être voyeurs .. Les villages sont extrêmement clairsemés, les habitations semblent spartiates, sans décors, sans réel recherche d' esthétique. Sur les longues lignes droites interminables, un départ de chemin avec une grappe de boites aux lettres nous laisse supposer que les maisons sont plus loin dans les vallons, les prairies desséchées, peu sont visibles. Parfois un habitant au bord de la route nous salut d' un signe de la main...

Les bords de routes sont jonchés de bouteilles vides ... Comme un rappel d' un vieux problème toujours présent.... Mais nous croiserons des équipes d' hommes qui font un ramassage de ces déchets, qui remplissent des sacs qu' ils laissent ensuite sur le bord de route, de toute évidence pour un enlèvement ultérieur par un véhicule..Les problèmes sont bien pris en mains..

Curieusement, dans ces territoires désertiques qui semblent très peu peuplés, nous verrons quelques miles avant Burnside une école toute neuve, au milieu de nulle part, moderne et colorée, tant par ses bâtiments que ses équipements de jeux.

Nous voici arrivés à Chinle, à l'heure de la sortie des classes sans doutes, car un cortège de School Bus sortant d' un parking, paralyse toute la circulation. Nous nous rendons directement à l'hotel le plus proche du Canyon de Chelly, le Thunderbird Lodge. De là, nous partons pour une visite du Canyon en 4x4. Visite privilégiée car nous ne sommes que tous les 4 avec notre chauffeur et guide Navajo. Lieu majestueux que ce canyon, dont le fond est au trois quart de sable et d' eau. La végétation qui s' éveille en ce printemps se conjugue avec la lumière de fin de journée pour nous offrir cette magie d' ombres, de lumières et de couleurs. Toujours habité, Il contient un grand nombre de ruines indiennes (environ 700) retraçant 1500 ans de présence humaine. Divisé en deux canyons, le Canyon de Chelly et Canyon del Nuerto, cette région est sacrée pour les indiens Navajo. White House Une famille Navajos nous propose quelques objets d' artisanats de leur confection. Les enfants s' apprêtent à traverser la rivière pour venir à notre rencontre.

Mercredi 23 Avril : Nous quittons le Thunderbird Lodge, Un hotel super bien situé, confortable mais dont le restaurant nous laisse une impression de "cafetaria de supermarché" Dommage ! Un petit tour sur la South Rim avant de prendre la direction de Monument Valley. La route n' est pas longue, à peine 100 miles par Many Farms et Kayenta. Nous essayerons de ne pas perdre de temps car le logement sur Monument Valley est rare.. Nous avons relevé sur le Routard une adresse qui nous attire bien : un Hogan à l' entrée du parc. Si ce Hogan n'est pas disponible, nous nous rabattrons sur l' hôtel Goulding's. Bonheur, le Hogan est disponible !!! Le Hogan est l' habitation traditionnelle des Indiens Navajos de la région. C' est une structure en bois recouverte de terre battue Agnes, qui nous reçois dans son Hogan, nous préviens : le confort est spartiate, c' est comme le camping, matelas sur le sol, l' eau dans la cuvette, pas d' électricité, et un poêle à bois au milieu du logis .. ... .Qu' a cela ne tienne !! l' aventure c' est l' aventure !!

L' endroit est rêvé !!

Elle est pas belle la vie ? ! Pour dormir .. Et pour se laver . Pour le chauffage ... A cet instant nous ne le savions pas encore ! Mais ce poêle va bien nous servir, car la nuit sera des plus fraîche pour ne pas dire froide !! Il est intéressant de noter que cette superbe structure de bois est composée de rondins assemblés sans clous, ni vis, ni chevilles. Tout est autoportant et autobloqué.

😠Fallait sans douter, y' a pas de WiFi !! 😠 Le beau Frère de Agnes, qui habite à côté, nous emmènera visiter Monument Valley Tribal Park. C'est parfait car ce n'est pas trés accessible avec nos moto ... et de plus interdit par notre loueur. Notre sympathique guide nous fera faire le tour traditionnel tout public, plus une boucle vers les habitations. Toujours aussi magique ce lieu, on ne s'en lasse pas.

Fin de la visite, tout le monde est content. Notre guide aussi . Au retour de la ballade, Agnes nous a concocté une salade Navajo, servie à domicile. C'est marrant, la ressemblance entre le guide et Agnes ..ci après! C'est la même famille 😉 Tombée de la nuit, Agnes nous apportera une brassée de bois pour le poêle ... Ca nous fait sourire sur le coup, mais en fait, nous aurons froid cette nuit là ... Et les gars se feront un devoir d' allumer le poêle au petit matin.

Brossage des dents à la fraîche !

Le chien de la maison surveille les vas et vient vers les toilettes ... C' est la petite cabane au milieu du désert !

Un petit déjeuner copieux et un café bien chaud avant de reprendre la route .

Jeudi 24 Avril : Allez, il nous rendre ces lieux, dont nous garderons un souvenir inoubliable. En route pour Durango via Mexican Hat et Bluff. Petit arrêt photo sur cette ligne droite mythique, l' entrée est de Monument Valley. Mexican Hat Gooseneck

Changement radical de paysage. Nous approchons de la région de Durango, nous passerons un col à 2600m d'altitude ou il nous faudra nous vêtir plus chaudement. Nous sommes proches du Parc de Mesa Verde.

DURANGO : Voila une petite ville que allons bien apprécier. Nous nous installons pour 2 nuits au Siesta Motel ... Un peu loin du centre historique, dommage. Nous mangerons ce soir dans un restaurant Mongol. Original, pas cher et délicieux..

Vendredi 25 Avril :



Petit déjeuner au centre ville dans un restaurant minuscule mais tellement sympathique.. Puis petite visite de la ville, sa gare, son train à vapeur qui emmène son lot de touristes vers Silverton, la ville minière. Mesa Verde abrite une énorme concentration d' habitats indiens ancestraux dans des « pueblos » construits du VIe au XIIe siècle. Ici, Cliff Palace, long de 88 mètres et abritant 217 pièces entre 100 et 200 personnes pouvaient y vivre.

Petite visite d' un Pueblo

Il est particulièrement intéressant de descendre au coeur de ces vestiges : L' échelle - l' intérieur - pour moudre le grain Retour à Durango pour la soirée et la nuit. Nous mangerons au Ore House SteakHouse qui est contigu au Wild Horse Saloon. Super soirée..

Samedi 26 Avril : Nous reprenons la route tôt le matin, il nous nous couvrir, nous allons repasser le col, il va faire très froid .... Direction MOAB

Sur la route, un petit arrêt à Cortez pour les derniers achats de souvenirs d' art indien, dorénavant nous nous éloignerons des territoires Navajos et Hopis.

A Moab, nous avons réservé un appartement pour 3 nuits. C' était prudent car en cette saison la ville est très fréquentée par les américains amoureux de sports mécaniques en pleine nature : Autos motos, bateaux etc. De plus ce samedi et Dimanche ce sera le célèbre MOB CAR SHOW Tout le Week-End, on a pu assister à un défilé ahurissant de véhicules extravagants, magnifiques et plus fous les uns que les autres. Un spectacle étonnant, détonnant et affligeant à la fois quand on pense à toute cette démesure créée uniquement pour le plaisir et souvent l' inutile. Ça c' est bien l' Amérique !!

Bien sûr, nous aussi on a fait nos kékés sans casques comme les autres! dans cette folie vrombissante ...😎

Moab c' est aussi sa région et ses parcs naturels. Nous visiterons en deux jours CanyonLands Les Arches, la Byway 128. Des sites magnifiques, pour nous Arches restera le plus magique des Parcs de L' ouest américain.

Dimanche 27 Avril : Les Arches : Balanced Rock Des Paysages époustouflants

45 minutes d' ascension pour la perle de Dame Nature : Delicat Arch

Magnifique, c'est sûr elle se mérite !

Lundi 28 Avril : CanyonLands : Des points de vues à couper le souffle !!

Sur la Scenic Byway 128

Mardi 29 Avril : Nous quittons Moab a grands regrets car avec un sentiment de ne pas avoir tout vu, sa région est magnifique et mérite plus de 3 jours pour la découvrir. Il nous faudra y revenir !

Direction Torrey par le parc de Capitol Reef

Sans le savoir à priori, nous allons traverser des paysages magnifiques, inattendus, chaque miles parcouru est un vrai bonheur !!!

Petite halte déjeuner : La Luna Mesa, une petit restau perdu au milieu de nulle part, un brin décalé du monde .... Comme on les aime quoi !!! Un jeune couple charmant nous accueille; Lui, rivé sur son Macintosh essaie désespérement de se connecter au web, elle nous prépare une salade verte et croquante, si fraîche qu'on se demande d'ou elle sort, au milieu de ce désert !!

Au coeur de Capitol Reef ..

Le soir : dodo à Torrey, charmant petit bourg en bordure de Capitol Reef.

Mercredi 30 Avril : Nous prenons la Scenic ByWay12, des paysages de plus en plus époustouflants, une des plus belles routes des Etats Unis. Nous passerons un col où la neige couvre encore le bord des routes

Cette route est une enfilade de virages de montées et descentes au milieu de forêts et de falaises vertigineuses, le bonheur des motards...😎😎



Au bout de cette route superbe autant qu' inoubliable : la cerise sur le gâteau : L' amphithéâtre de Bryce Canyon. Même si nous arrivons ici pour la 4ème fois, l' impression reste la même, comment la nature a-t-elle pu nous offrir une telle oeuvre?

Bien sûr, il est impensable de visiter Bryce sans descendre dans les entrailles de cette majestueuse sculpture à ciel ciel ouvert.

Au fond de cette vallée, c' est une mélodie de couleurs et de lumières orchestrées par les Hoodoos et la végétation .. Une magie dont on ne se lasse pas!



Ce soir, nous dormirons à l' entrée du parc, au Bryce View Lodge. Nous irons manger Ruby's le concurrent d' en face bien plus touristique mais que de monde. La surprise de la soirée sera la traversée de la route d'un hotel à l'autre : un vent glacial à décasquer un motard !! Pire, quelques flocons de neige nous attendront à la sortie du restaurant.

Jeudi 1er Mai : Nous avons des craintes concernant la météo .. Mais non, ciel bleu toujours et encore, mais quel froid ! -6 degrés celsius et toujours ce vent !! Il nous faudra déplacer les motos pour pouvoir charger les bagages sans attraper l' onglée !!!

Nous quittons donc ce site Magnifique site pour redescendre plus bas en altitude et récupérer quelques degrés, qui avouons-le seront les bienvenus.

ZION sera notre dernier parc traversé, magnifique aussi, nous ne nous arrêterons pas sinon que pour manger car nous devons être ce soir à Las Vegas.

Et nous voila de retour dans la Sin City. La boucle est bouclée !

Vue de nuit de la Stratosphère.

ça c' est le manège suspendu au dessus du vide, à quelques 300 mètres. Encore une démesure Américaine ! .... Je vous rassure c'est pas nous qui sommes dedans !!!

Vendredi 2 Mai :

Il nous faut aller rendre nos machines au loueur. Non sans un pincement, vous vous en doutez ! voila 15 jours qu' elles nous balladent au travers de ces contrées de rêve. Tout celà est passé trop vite bien sûr !

Nous avons reloué une voiture pour profiter un maximum de Vegas pour cette dernière journée de demain avant de reprendre l' avion et bientôt Paris :-))

Et toujours ce ciel bleu qui nous accompagne toujours depuis plus de deux semaines . Le spectacle d'eau du Bellagio. Bellissimo !

Allez ! Dernière soirée, on se lâche !! Un petit Cocktail à notre santé et notre prochain périple ! 😕

Fallait terminer sur une bonne note . . . de Country Music ! Et quelques pas de Line Dance pour Martine et Pierrick !

Super soirée au Tobby Keith Saloon. Demain matin on reprend l'avion .. sniff !! Mais on a déjà évoqué un éventuel futur périple ... qui pourrait inclure Yellowstone ... Un parc que l' on ne connaît pas encore.

Ce qui est magique avec le voyage c'est qu' il commence dès qu'on l' imagine ...... 🙂😄😎
Est-il dangereux de voyager en Turquie? English translation pending
by Mambosalsa · 2008-07-18 · 32 replies
Bonjour, Est-ce que quelqu'un a voyagé en Turquie récemment ? J'ai l'intention d'y aller en septembre (Istanbul, puis je longerai la côte). J'ai lu sur internet que les attentats se sont multipliés depuis décembre dernier. Y a-t-il selon vous un danger réel ? Merci Martine
En direct du Canada et des Etats-Unis (juillet 2008) English translation pending
by SDanneaux · 2008-07-08 · 118 replies
Salut les gars, je vous tiens au courant de mon voyage.

Récit écrit et vu par ma Femme ! 😛 (Photos plus bas !)

Jour 1:

A Marseille, on a eu une greve des agents de sureté (leger contre temps dans l'enregistrement)

Apres 8 heures de vol, on est arrivé à Montreal à 17H, l'avion a du rester au sol sans nous débarquer car la porte d'évacuation était occupé par un autre avion. (30 minutes de temps perdu ...)

Puis on va à l'immigration, une file d'enfer interminable nous attend comme dans les parcs d'attractions, puis greve des bagagistes mdr. (1h de perdu !)

Il n'y avait plus de voiture de location de notre catégorie qu'on avait déjà réservé, donc ils nous ont augmenter la classe. (full size !) Une dodge charger nous attend alors (voir photos plus bas) !

On roule dans la ville embouteillage, c'était difficile à trouver l'hotel et enfin quand on le trouve, vous allez pas le croire, greve et oui encore, des agents de l'hotel, les chambres n'étant pas prete, on nous demande de choisir entre 3 hotel et pour le surplus c'est à leur charge.

Tout benef on as pris le plus cher avec petit dej offert (voir photo de l'hotel), il est chez nous 22H15 et chez vous 04H15 et on a fait appel au room service car trop fatigué pour descendre chercher un resto en sachant que les cuisines des restos ferment vers 22H 22H30.

Jour 2:

le réveil se fait à 5H du mat vu le décalage horaire dans un lit taille king. aussi long que large !!😛

La vue que je vais vous envoyer de la chambre est magnifique.

Petit dej à volonté, c'était un régal.😎

Puis on prend la voiture, après avoir régler le repas du soir de la chambre ainsi que le parking, et là notre ticket pour sortir du parking ne marche pas un gars viens et appelle l'hotel pour etre sûre que l'on a payé.

Juste derrière nous dans la sortie un gars anglais ou canadien, nous kalxone car on bouche la sortie et apres plusieurs klaxon sort de la caisse en trombe et nous insulte ou du moins lolo mort de rire laurent as tous compris comme insulte et à tres bien répondu. du moins moi seul dans la caisse a voir la scene j'ai eu un peu beaucoup peur.

Ca a commencé à dire take in easy, puis shut up, puis c'etait fuck you, fuck of, move your fucking ass, i kick your ;.... Voila !!!! 🤪😠

Ah oui aussi on avait pas le bon adaptateur pour l'ordinateur donc peut plus marcher on cherche une boutique ou l'on trouve la prise du chargeur norme canadienne et américaine bon bref, on sympathise avec le gars on parle des différences de nos langues lui dit qu'on parle vite meme tres vite et qu'on chante. apes c'est explication il nous donne quelques insultes à dire en canadien trop bon, on a eu un cours d'insulte lol.

Là on est arrivé a shawinigan hotel confort inn. et on se repose !

Amicalement

Premiere impression positive mais cela fait bizarre d'etre dans un pays moitié anglo saxon moitié frenchie ... bizarre, Montreal a l'air d'avoir du bon potentiel ! 😊 voila la dodge charger :



La vue de Montreal (de notre chambre) le repas du room service (trop fatigué pr chercher un resto) 1 er fast food à A&W : Le buffet du pdj :

la vue de nuit :

la chambre 4**** classe affaire lol ! lit ultra king size

Ca vous plait ? J arrive tout juste à l'hotel de Chicoutimi ... bientot les photos de today ! :wait

Jour 3 :

Sur la route, on est allez au parc de la mauricie, où la veille ils ont retrouvé un couple qui se sont perdu dans les bois. Et en fesant une petite randonnée on s'est fait attaquer par les moustiques et comme laurent à un tres bon sang même succulents et ben lol mdr il est défiguré du corps.

Apres notre attaque on est arrivé au lac du fou à un point de vue bof.

Les points de vue des parcs nationaux aux USA sont beaucoup mieux renseigné qu'au canada où on le voit au dernier moment donc attention au coup de freins ouïlle. Il sont aussi moins nombreux et moins abordable ! Le sens de l'organisation américain depasse largement ceux des canadien !

Donc à notre retour dans la voiture, on est parti dans la ville 'La Tuque', on est parti manger à KFC (Kentucky Fried Chicken) ah non pardon au canada c'est PFK (Poulet Frit du Kentucky) et à la place des frites j'ai eu le dictateur lol non je plaisante cela s'appelle poutine, au fond de la barquette on a des frites puis du blanc de poulet avec chapelure qu'ils appellent pop corn de poulet ensuite par dessus du fromage et enfin une sauce.





En plus, dans le PFK, la serveuse avait l'accent canadien comme les ch'tis trop drole ou du moins comme ceux qui sont du terroir.

Puis on est allez dans une pharmacie à ne pas confondre avec la notre, pour eux c'est supermarché. Et là on achete les butterfinger pour laurent (barre comme chocolaté sauf que c'est à base de beurre de cacahuète), et au moment de payer la vendeuse nous demande si on a une carte air smile (carte fidélité comme en france avec les cartes smiley's) mais pourquoi nous pose t'elle cette question alors qu'on est étranger et que c'est sûre que l'on as pas. Voila comment ils parlent et meme ici on demande la carte "RRRR MiLeSSS" Bon j'ai trouvé un petit lien rigolo pour vous montrer l'accent de la femme de PFK et le fait de demander la carte air smile :
http://www.tetesaclaques.tv/video.php?vid=291

A aussi j'ai acheté un jeux à gratter qui a du succès en ce moment.

On est allez ensuite au lac saint jean où on en a eu marre car c'était trop mal indiqué pour arrivé à la plage en plus qu'il y avait que des terrains de camping donc on a décidé de partir vers notre 3 eme étape Chicoutimi à l'hotel Comfort Inn encore.

Un petit tour au burger king (Un bon Whooper nous attend !)

Visiter l'Algérie: une bonne idée? English translation pending
by AlfredTeckel · 2008-06-27 · 48 replies
Bonjour,

Pour l'instant, je n'ai pas encore envisagé sérieusement cette possibilité, mais je dois dire que l'Algérie a l'air d'être un pays riche au niveau du tourisme culturel, même s'il semble encore peu présent.

Donc, un jour prochain, j'envisage d'y faire un tour. Est-ce une bonne idée, sachant: Que nous ne sommes, moi et mon amie, pas encore mariés (pas de soucis avec l'Islam?) Que nous ne sommes certes pas à la recherche de plages et de villages de vacances, mais que nous sommes loin tout de même d'être des aventuriers? Que nous ne parlons pas arabe du tout... Que nous sommes français. Y'a-t-il plus de risques pour les Français que pour les autres? Que nous ne conduisons pas. Que nous avons une très nette préférence pour la découverte de la culture et du patrimoine (en particulier archéologique, qui a l'air riche dans ce pays).

D'autre part, parmi mes multiples questions: Quelle est la meilleure période de l'année pour y aller? Les formalités sont-elles pénibles? Les transports sont-ils à la hauteur? Y'a-t-il encore des risques pour les étrangers ou la réputation de l'Algérie comme pays dangereux n'est-elle plus qu'un mauvais souvenir? Y'a-t-il des obligations liées à la religion qui s'appliquent aussi aux étrangers (voile, etc)?

Je suis preneur de tout autre conseil ou idée sur ce pays mal connu?
Bangkok: arnaques africaines visant les touristes English translation pending
by Jeansellier · 2008-05-21 · 25 replies
A l attention des naifs potentiels :

Vous rencontrerez pas mal d africains sur sukhumvit soi 3, 5, 7 . Je m apercois qu ils sont en augmentation > par le passe j ai deja eu l occasion de discuter avec quelques uns ages, en fait des commercants attires par les couts peu eleves des vetements confectionnes en Asie, certains senegalais, mais pas Mourides. Mais malheureusement il y en a quelques uns pas tres nets surtout des jeunes, il suffit de les observer, toujours a roder sans savoir savoir ou aller, l air inquiet, sur leurs gardes>. Des thais m ont dit qu ils trempent dans le trafic de drogue . Possible, mais je les soupconne plus de monter quelques arnaques visant les touristes. La mafia nigeriane/zairoise est deja a l oeuvre en Europe et manque pas d imagination.

J en ai deja vu aborder des touristes et cet apres midi en sortant du super marche Foodland j ai ete accoste par un pretendu liberien, pas le ballon d or george Weah helas, qui me prenait pour un Australien, M....alors !! Impatient de lier une belle amitie et d aller a mon hotel pour me proposer encore des combines rapportant du fric ultra foireuses . Vous etes prevenu ! Pour info .a Saigon on croise aussi le meme genre d individus dans le quartier routard.
Transsibérien et Mongolie English translation pending
by Kailiana · 2008-04-16 · 42 replies
Bonjour, j'ai fait beaucoup de recherche sur le forum, et j'ai trouvé beaucoup d'informations. Cependant, les avis semblent assez mitigé, en ce qui concerne le Transsiberien. En effet, certain disent qu'il est impossible de se procurer des billets sur place, alors que d'autre dise que c'est tout a fait possible. Sachant que nous sommes deux, que nous parlons francais et anglais, et que nous comptons prendre le transsiberien de Moscou, puis ensuite prendre le Transsmongolien pour rejoinde Ulan Bator, début Juin, pensez vous que nous aurions la possibilité d'acheter des billets sur place ? Si oui, ou non, dites moi pourquoi (J'aimerai eviter les "il parait que") (entendre des personnes qui on fait le voyage si possible, sans passer par une agence pou avoir le billet) Ou si vous avez des conseils, ils sont les bienvenus !

De plus, nous recherchons un guide pour la mongolie, pour une petite semaine, qui nous aiderait a trouver des chevaux à louer, et qui nous aiderais dans nos premiers jours de randonnées dans la steppe. Nous ne voulons pas passer par un circuit organisé, et nous avons un budget assez limité. Connaissait vous un bon guide, ou une agence locale qui pourrait nous aider ? Merci beaucoup vous
Carnet de voyage aux Philippines (octobre 2007) English translation pending
by Delrome · 2008-02-11 · 36 replies
Bonjour, nous avons passés 2 semaines géniales aux Philippines en octobre 2007, je voulais en faire profiter tout le monde notament parce que certaines choses n'auraient pas été faites sans les carnets des autres notamment Le Piaf (spéciale dédicace, merci beaucoup) 😉.

En préambule, rien à voir avec les Philippines si ce n'est qu'on passe souvent par Amsterdam, KLM oblige. Si vous avez comme nous, 5h d'escale, n'hésitez pas à faire un petit tour en ville, en "RER" on y est en 20min et ça coute 3 euros je crois et il y en a très souvent. Le centre d'Amsterdam est petit, on peut vite avoir un apperçu et faire le tour à pied et la gare est centrale. Voilà, fin de la parenthèse, départ pour l'Asie...

J1 : Manille, départ pour Banaue. Arrivée à 8h45, l'idéal. On sort de l'aéroport à 10h après avoir enfin récupéré nos trois sacs, le dernier, on ne l'attendais plus... La sortie de l'aéroport de manille est un peu compliquée, un conseil, suivre le flot. Heureusement Matt est là. Matt est mon ami d'enfance, il est parti il y a 4 ans pour un stage de 6 mois et y est resté... classique. Ca m'a permis d'y aller en 2003, d'avoir envie d'y retourner avec mon chéri cette fois. Donc Matt est là, on prend un taxi. Il habite en plein centre de Makati, le quartier des affaires, que des buildings. Un contraste absolu avec le reste des Philippines. On retire de l'argent, Cécile, l'amie de Matt (Philippine) est au badmington. On va donc la chercher au badmington, il y a une compétition. On va manger au resto en face qui fait des spécialités Autrichiennes. Pour l'instant, pour nous, le dépaysement n'est pas garanti mais c'est important pour les expats qui adorent ce retrouver dans ce genre de resto, un petit coin d'Europe. On mange donc de la charcuterie, de la vraie choucroute et des saucisses! L'après midi, il pleut des trombes d'eau (on nous avait prévenu, octobre c'est pas une bonne période etc... mais on fait pas toujours ce qu'on veut...). Abandon de l'idée de visiter le "vrai" Manille. On va donc à Glorietta qui est LE centre commercial de Makati où on trouve toutes les marques de fringues occidentales à prix exorbitant (Mango par exemple) ou au contraire très intéressants (Lewis, Nike, Lacoste, Dockers, Caterpillar, MetF Girbaud). Le soir, on est partit direct pour Banaue (on est des wariors!). Le meilleur moyen pour aller à Banaue est de prendre le car. Il y a des cars de nuit qui partent vers 21-22h de la gare routière. Il faut arriver un peu en avance pour avoir des places. Les cars sont très confortables et la plupart du temps climatisé, même parfois un peu trop, il faut garder sa veste avec soi. Mettre les bagages en soute, pas de problème de vols. Le bus permet de se faire la route de nuit (sinon les 10h le jour sont quand même assez éprouvant, mais il y a aussi des liaisons de jour). De plus, ça a l'avantage de ne pas trop voir la route escarpée et qui tourne sans arrêt, donc pas de problème de crise d'angoisse. Bon à la fin quand on commence à se réveiller, on a droit aux lignes droites à fond de cale et au freinage sec dans les virages. Surtout prendre de quoi si on a tendance à avoir le mal des transports (non, je ne suis pas chochotte)

J2 : Banaue- Batad Le car arrive à Banaue vers 6h-7h. Aux Philippines, tout le monde est levé depuis longtemps à cette heure là. Là, c'est bien de réserver tout de suite pour le retour si vous savez quand vous repartez. Ceci dit, nous on ne l'a pas fait (trop endormis) et on n'a eu aucun problème mais ce n'était pas une saison touristique... La gare routière surplombe Banaue. Donc pas besoin de guide, il faut sortir du car et aller marcher sur la route tout droit en descendant, on ne peut pas se tromper. Banaue est un petit bourg, en bas de la descente il y a une rue où se trouve la majorité des hotels et resto (+ boutiques d'artisanat). Dont l'hotel de prédilection, le people's lodge. Cet endroit est génial. On entre dans une petite boutique qui vent des glaces, sodas etc... puis une très grande salle de resto très lumineuse, décorée de photos du coin et de canevas (ceux de la dernière fois et des nouveaux, ça travaille dur!). Enfin, le clou, la terrasse sui surplombe les rizières avec le petit lavabo pour se laver les mains quand on sort des WC (sur terrasse aussi). J'espère que ça rappelle de bons souvenirs aux gens qui connaissent. Donc là, sur cette terrasse, on a pris notre petit dej, pancake à la banane et café. Le soleil était encore faiblard et il y avait un peu de brume, super! Après comme nous sommes prévoyants et que manger est important, nous avons demandé des sandwich pour le midi. Pour info : 2 petits dej + 2 sandwichs (petits mais costaux) = 260P. Je demande à tout hasard une carte du coin, on me donne la classique feulle A4 avec Banaue, Batad, la jonction et la route nationale (des points et des lignes, c'est joli mais peu absolument pas précis). On l'a prend quand même parce que vu notre niveau d'anglais, les autres moyens de communication sont toujours utiles 😛. ça s'est avéré être une bonne idée, et puis ça fait un petit souvenir... En sortant people's lodge, pas de problème pour trouver un tricycle, ils sont là, ils attendent. Le tricycle est le petit transport en commun qui consiste en une moto + un side car amélioré. On peut rentrer jusqu'à 6 dessus avec les bagages (si, si on l'a fait au retour). Donc à Banaue, demander à un tricycle de t'emmener à la "jonction" pour Batad (t'inquiet, ils connaissent). Surtout demande leur de venir te chercher le surlendemain sur la route nationale à la jonction de Pula (il faut carrément leur expliquer ce que tu veux faire) vers 14h et prendre leur numéro de portable, tu verras pourquoi après. Ne payer que l'aller, tu paieras le retour le jour même.Nous avons payé 650P pour deux en tout (aller+ retour, c'est cher pour le coin mais le mec a été super fiable). Donc là il te laisse à la jonction (environ 45min de tricycle), éprouvant selon état de la route. Nous c'était boueux donc cahotique (on d'est oas mal tapé la tête sur les cotés). A l'arrivée, un chemin assez large et un seul, impossible de se tromper. Il faut monter (environ 1h30), pas de difficulté mais assez raide. Au fait, il fait un temps spendide. Tu arrives au view point de Batad, tu surplombe le village, magnifique. Là nous avons trouvé notre la femme de notre guide pour le lendemain, notre guide ce fut donc "le mari de Mariette" car je ne me souviens plus de son prénom, j'ai honte. Mais si il n'y a personne là, tu trouveras au village, pas de problème. Après donc petite descente 30 min vers le village de Batad (toujours qu'un seul chemin et tu vois l'objectif!). Attention aux glissades, j'ai encore la marque de la mienne... Arrivé à Batad, tu peux déjeuner et laisser tes bagages dans un des lodges. Nous sommes allés au Hillside Inn. 300P la chambre double, très rudimentaire mais comme tous les hôtels de Batad, mais vue imprenable sur les rizières. Je vous le déconseille, l'accueil n'était pas franchement sympa. En 2003, j'étais allée au Batad Pension, c'était beaucoup mieux. On a mangé 2 pitas avec 1 coca et on a fait une petite sieste (on est des wariors mais quand même). J'en profite pour dire que pour aller à Batad puis dans toute la vallée, la rando, c pas du snobisme, il n'y a pas de route donc tout se transporte à dos d'homme, il n'y a pas d'électricité en dehors des groupes électrogènes. Donc, non on ne peut pas forcément recharger son protable, manger des spaguetti bolognaises et boire du champagne frais... Prouts, prouts s'abstenir. Beaucoup de mal pour remotiver Alex pour repartir l'après midi. Je l'ai quand même forcé à aller se rafraichir aux chutes de Tapiyia, c'est très sympa. Je savais comment y aller mais tu peux demander à n'importe qui de t'y emmener (environ 100P). C'est à 45min de marche. C'est vraiment sympa. C'est une très grande chute d'eau avec un bassin naturel et de petites vagues dans lequel on peut vraiment faire trois brasses. Pour y aller on commence à marcher le long des rizières et on traverse le village (la plupart des lodges surplombent un peu le village, vue oblige). Attention cependant, le soleil se couche tôt, prévoir de repartir des chutes vers 16h pour ne pas risquer de se retrouver sur les rizières en pleine nuit, c'est pas toujours facile d'y marcher le jour, la nuit, je déconseille fortement. Au retour à l'hôtel, pas de coucher de soleil car pas de soleil, ça s'est couvert mais on a eu une belle journée. On a mangé les sandwich du people's lodge qu'on avait pas mangé à midi, la marche ça creuse! A oui, après une bonne douche au baquet et découverte des petits habitants noirs et véloces de la chambre... On est allé mangé une pizza chez Simon's View Inn. Je pense qu'un Italien se suicide mais nous on l'a trouvé rigolotte notre pizza aux sardines, il y a une variante, c'est au thon. Il parait qu'il y a un mec qui a sorti un livre de cuisine sur "tout ce qu'on peut faire avec des boites de thon et de sardine à l'huile", il faut absolument que je l'ai! 260P le repas pour 2. Retour à l'hotel et il commence à flotter dru mais ON S'EN FOUT parce qu'on a passé une superbe journée ensoleillée et qu'on est certainement dans un des plus bel endroit du monde.

Voilà pour le début, c'est loin d'être fini, mais il faut que j'aille manger car comme je l'ai dit tout à l'heure, manger etc... A+
Souk sur la route Agadir-Taroudant? (Maroc) English translation pending
by Montanat · 2008-01-27 · 16 replies
🙂 Je me rends à Agadir la première quinzaine de février et j'ai entendu parler d'un grand souk pas très loin d'Agadir justement (1h env.taxi) dans un village qui s'appelle OULA TEIMA sur la route qui conduit à Taroudant, j'aimerai en savoir plus sur ce souk et dans une journée est-ce possible de visiter ce souk et d'aller jusqu'à Taroudant, je suis preneuse de toutes infos à ce sujet merci

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