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Route R109 Taroudant-Igherm-Tata praticable? (Maroc) English translation pending
by Darry64 · 2010-11-18 · 10 replies
Bonjour, En prevision d'un second sejour au Maroc merci de me preciser si la route R109 est pratiquable avec une voiture de location au mois d'avril. Nous prendrions cette route au depart de Taroudant direction Tata via Igherm. Merci de nous communiquer vos retours d'experiences...temps de parcours....qualite du paysage...etc. Merci d'avance. Amicalement. Marc.
Tourisme en 4x4 au Mali: hébergements? English translation pending
by Nounouaglou · 2010-11-18 · 5 replies
Je suis à la recherche de renseignements concernant les possibilités d'hebergement en bivouacs au Mali; En Mauritanie l'année derniére nous avons pu constater qu'il y avait grand nombre d'auberges, qui acceptaient les vehicules 4X4 equipés comme nous de maggiolina; en est il de mëme au Mali? sinon est ce que quelqu'un ayant fait ce periple peut nous donner des informations sur les hebergements possibles! merci d'avance
Itinéraire à vélo Hyères-Arles? English translation pending
by Er83400 · 2010-11-16 · 12 replies
bonjour ,

je souhaite faire un parcours a velo hyeres arles sachant que je ne suis pas une professionnelle c juste pour le delire pouvais vous m indiquer l itineraire et le nombre de kilometre et quelle carte me recommander vous ???

merci d'avance
Avis sur itinéraire de vingt jours au Rajasthan? English translation pending
by Lea02001 · 2010-11-15 · 12 replies
Salut,

Je vais partir 20 jours au rajasthan en mars , Pouvez vous me dire si mon périple est faisable ou non….

- jour 1 : arivée Delhi

- jour 2 : Delhi+train de nuit pour Jaisalmer

- jour 3 : Jaisalmer

- jour4 : Jaisalmer

- jour5 : Jaisalmer+train de nuit pour Jodhpur

- jour6 : Jodhpur

- jour7 : bus le matin pour Mont Albu

- jour8 : Mont Albu

- jour9 : bus le matin pour Udaipur

- jour 10 : Udaipur/ Ranakput/Kumbalgarh

- jour11: Udaipur/ Ranakput/Kumbalgarh

- jour12 :Udaipur+train de nuit pour Ajmer

- jour13: Ajmer

- jour14 : train le matin pour Jaipur

- jour15 : jaipur

- jour 16 : train le matin pour Agra

- jour 17 : Agra

- jour 18 : train le soir pour Delhi

- jour 19 : retour pour paris

Bref si vous pouviez me diçre si certains d'autre endroits sont à ne pas manquer....

Voilà!

Merci
Nightlife à Marrakech? English translation pending
by Thegambler13 · 2010-11-08 · 7 replies
Salut à tous!

Je me rends à Marrakech en décembre pour 5 nuits.

En ce qui concernes les sorties nocturnes j'ai déjà fais pele-mele: l'african chic, le comptoir Darna, le paradise, le jade et le black and white!

Honnetement, à part le comptoir et le jade, le reste était moyen.

Y-a t'il mieux? Surement....alors j'attends vos réponses!

Merci par avance!
Compte rendu de voyage à Puerto Rico en 2009 English translation pending
by Rimouski22 · 2010-11-07 · 22 replies
Comme je vois peu de commentaires concernant Puerto Rico, j’ai décidé de vous préparer un petit compte rendu de notre voyage effectué en 2009. Nous sommes partis à 7 soit, moi, mon conjoint, mes trois enfants (4, 6 et 9 ans), ma belle-mère et ma nièce de 13 ans. Pour héberger tout ce beau monde sans y laisser notre chemise, nous avons opté pour un condo en location pour une période 5 semaines. Notre condo était situé à Loïza, à environ 20 minutes de San Juan, dans un complexe neuf, en bordure de la plage avec 2 piscines, jacuzzi, etc. pour 1900 $ US.

Cette formule nous a permis de recréer notre chez-nous sans être continuellement dans nos valises, tout en permettant des temps de pause essentiel pour voyager en famille. Notre programme consistait en une journée d’activités sur deux, l’autre étant consacrée à la farniente et aux leçons scolaires. La possibilité de faire nous-mêmes notre nourriture était à la fois économique et agréable car on se lasse vite des restos et nous limitions le risque de «turista». Pour les déplacements, nous avons fait la location d’une mini-fourgonnette pour la durée de notre séjour. Voici, en vrac, les différents endroits visités et notre appréciation :

Le vieux San Juan ***

Le vieux San Juan a beaucoup à offrir. Ces ruelles pavées et étroites aux bâtiments multicolores sont très pittoresques. On y trouve de l’artisanat authentique mais la facture est parfois salée. Le vieux San Juan compte deux forts que l’on peut visiter : San Felipe del Moro et San Cristobal. Le paysage est superbe, le lieu historique est intéressant et les enfants apprécient grandement de faire voler leur cerf-volant dans la plaine adjacente. Beaucoup de touristes en provenance des bateaux de croisières. C’est souvent la seule image qu’ils auront de Puerto Rico…

La forêt d’El Yunke (parc national américain)****

Par chance, nous visitons la forêt d’El Yunke par un temps ensoleillé, ce qui est très rare puisqu’il y pleut en général tout le temps. Cette jungle très dense est située dans les sommets de l’île où les nuages se forment à leur contact. Une belle randonnée et des parcours adaptés à toutes les capacités. Des tours d’observation sont érigées de manière à ce que même ceux qui n’atteignent pas les sommets aient la chance de profiter de la vue superbe. Toutes les plantes y sont surdimensionnées. Malheureusement, nous n’avons pas la chance de voir le fameux perroquet national dans son habitat.

Ponce**

Pour se rendre à Ponce, deuxième ville du pays, nous devons coucher sur place. Le Quality Inn est assez ordinaire et situé près d’un parc aquatique qui est fermé hors des vacances scolaires. La ville de Ponce a beaucoup à offrir au niveau culturel : musées, architecture, etc. Une balade guidée en petit train, offerte à peu de frais, nous permet de voir les principaux attraits de la ville dont un arbre comptant plusieurs siècles, un lieu mythique pour les indigènes qui vont s’y réfugier lors de violents ouragans.

Fajardo*

Fajardo est un village de pêcheur maintenant envahi par les tours de condos de grand luxe. Il y a donc peu à voir là mais le détour par la réserve naturelle de La Cabeza de San Juan vaut la peine. Fajardo est également le lieu de départ des ferrys vers les Iles de Viesques et Culebra.

Arecibo***

Arecibo possède le plus grand radiotélescope au monde. On peut le visiter et une exposition y est présentée sur la thématique spatiale. Un centre de recherche expérimental sur les intelligences extra-terrestres est également présent sur place. Le paysage de karst environnant est spectaculaire. Les enfants ont beaucoup apprécié le petit parc près du phare qui présente des répliques de bateaux, une caverne des pirates où l’on peut voir raies et requins et des jeux extérieurs. Le phare offre un point de vue à couper le souffle sur le paysage avoisinant.

Rio Camuy**** pour le site mais * pour la visite

Tout près du radiotélescope se trouve les cavernes de Rio Camuy, creusées par une rivière souterraine. Nous avons dû y revenir à trois reprises pour les visiter. La premières fois, le site n’était pas ouvert. La deuxième, des fortes pluies avaient rendues le site dangereux. Finalement, la dernière fois a été la bonne. Le site est exceptionnel. Un petit train nous amène à l’entrée de la grotte et un guide fait la visite. Le seul problème est le rythme effréné de la visite où on a à peine le temps de voir ce que nous explique le guide qui presse continuellement le groupe d’aller plus vite. On sent la rentabilité au rendez-vous !

Ile de Vieques*****

Juste Wow ! Si vous détester les foules de touristes et bien vous adorerez Vieques… Plages désertes, chevaux en liberté sur tout le territoire de l’île, bunkers désertés de l’armée américaine, petits villages sympathiques où le temps s’est arrêté. Notre seul regret est d’avoir loué une voiture sur place, ce qui a dû nous faire perdre deux belles heures. On s’y rend depuis le ferry public (donc abordable) qui part du quai de Fajardo. Au retour, nous étions sur le ferry de marchandises et ça brassait pas mal. Nous avons bien ri au son des plaintes des vaches entassées à l’arrière d’un pick-up. Nous avons eu la chance de voir une étoile filante qui a traversé le ciel d’un bout à l’autre. Un moment magique 😊 !

Ile de Culebra*****

Un autre endroit à ne pas manquer lorsque l’on veut se sentir bien loin des grands hôtels. Le petit village est vraiment sympathique et la plage est superbe. Un service de navette est offert à la sortie du ferry à un tarif économique. De quoi décrocher pour vrai !

La vallée de Lares**

Au centre ouest du pays se situe cette région fertile où l’on peut contempler les plantations d’orangers et d’autres fruits.

Baie phosphorescente de La Parguera****

Nous avons fait cette excursion lors de notre visite à Ponce puisque La Parguera se situe à une vingtaine de kilomètres. La particularité de cette baie est que des algues bioluminescentes y vivent. Une excursion en bateau est donc offerte à partir du quai par quelques opérateurs locaux. À La nuit tombée, on part en bateau dans la baie. Un plongeur s’y baigne et fait réagir les algues qui deviennent lumineuses suite aux mouvements. On peut même se baigner et tenter l’expérience (ma nièce a adoré !).

Forêt sèche de Guanica*

Curieusement, il pleuvait à notre arrivée à Guanica, ce qui est vraiment très rare. Donc, pour nous, ce fut le monde à l’envers : de la pluie à Guanica et du soleil à El Yunke. Nous n’avons pas été impressionnés par ce lieu où le petit bâtiment d’interprétation était désert.

Centre cérémoniel indigène de Caguana**

Plusieurs centres cérémoniels indigènes peuvent être visités sur l’île. Pétroglyphes, alignement de pierres, maisons traditionnelles, point de vue magnifique et arbres centenaires. Pour les passionnés d’histoire et de culture…

La distillerie Bacardi à San Juan*

Il s’agit davantage d’une exposition où l’on tente de vous faire acheter des produits que d’une réelle visite des installations. Un peu décevant mais, au moins, nous avons pu observer un perroquet, emblème de Puerto Rico, perché sur un fil près du stationnement, ce qui a justifié le déplacement !

Les plages****

Nos plages préférées sont sans contredit celle de Caracas***** (Viesques) et Flamenco***** (Culebra). Du sable comme de la farine, pas d’hôtels aux alentours, des paysages de cartes postales et même des chars d’assauts abandonnés (Flamenco) qui ont faits des photos bien spéciales !

Notre deuxième favorite est la plage Crash boat d’Aguadilla**** avec ses bateaux de pêcheurs colorés sur la plage.

Dans la région de San Juan, nous avons préféré la plage de Carolina*** malgré la proximité de l’aéroport. Celle d’Isla Verde* nous a déçus avec ses algues et son décor de centre-ville.

La plage de Luquillo*** offre également un très beau paysage et des infrastructures bien développées. On peut se restaurer dans les petits restos situés tout près. Les vagues sont très douces, c’est la plage familiale par excellence. Le seul point négatif est l’absence de vent dans la baie où la température devient accablante en milieu de journée.

J'espère que mon expérience saura vous inspirer.
Formalités pour se marier au Laos (Français avec Laotienne)? English translation pending
by Volooo · 2010-11-06 · 8 replies
Bonjour à tous, Je souhaite me marier avec ma copine qui est laotienne de nationalité. Dans la catégorie "Etat civil" du site web de l'ambassade franco-lao, on me précise qu'il suffit des papiers suivants:

la copie intégrale de votre acte de naissance certifiée conforme à l’original datée de moins de trois mois ; une lettre manuscrite confirmant votre souhait d’épouser Mlle ... ou M. ... ; la preuve de votre nationalité française (certificat de nationalité ou copie de votre carte nationale d’identité certifiée conforme à l’original) ; si vous est veuf(ve) : certificat de décès de votre épouse ; un questionnaire dûment complété qui vous sera remis par nos services. Néanmoins, quand je parle avec les locaux, ils m'expliquent que le mariage farang/lao est impossible si on ne présente pas un revenu supérieur à 2000$ et une maison en France. Confond-il acte de mariage et demande de VISA? Je veux pouvoir m'établir au Laos avec ma compagne et non venir en France. J'aimerais connaitre réellement la démarche à suivre pour se marier, me permettant de vivre avec ma compagne sans problème avec la police. Quelqu'un sait-il déjà marier avec un ou une lao?

Merci à vous pour vos témoignages. =)
Mali: qui connaît le domaine de Terryabougou près de Ségou? English translation pending
by Elinette · 2010-11-05 · 11 replies
Bonjour à tous, Nous partons en famille au Mali en décembre et j'ai entendu parler du domaine de Terryabougou, situé près de Ségou. Apparemment, c'est un grand parc (avec faune, flore et cultures) qui sert de centre d'expérimentation des énergies renouvelables et qui propose un hébergement pour les voyageurs. Ce site, crée par un religieux, ferait vivre environ 500 personnes dans le secteur. Quelqu'un en a-t-il entendu parler? Y êtes-vous allé ? Combien de temps faut-il pour faire la route depuis Ségou ou bien depuis Djenné ? Merci d'avance!!!!
Achat d'une tente pour l'Argentine? English translation pending
by Raph18 · 2010-11-02 · 6 replies
Bonjour à tous,

nous partons un gros mois en Argentine / Bolivie du sud en couple Nous pensons camper dans le nord ouest argentin soit un peu au milieu de notre voyage et on se demande s'il faut qu'on achète une tente ici ou si en Argentine on peut en trouver pour pas chère (ce qui nous permettrait de pas trop la transporter..), est ce que vers Cordoba il y a moyen de trouver des tentes genre decathlon local?? ou est ce que ça vaut plus cher qu'en France (ici on trouve facilement une petite tente pour 2 pour 30 euros!)

Merci pour vos conseils
Malaisie: trois semaines en famille en été 2010 English translation pending
by Voyageur08 · 2010-10-31 · 11 replies
Comme j'ai pas mal utilisé ce site pour construire mon voyage, il me semble normal à mon tour d'en faire profiter les autres. Voilà le récit de 3 semaines passées en Malaisie : nous sommes une famille de 4, avec é enfants de 10 et 13 ans. Pour la version avec les photos, rendez vous sur mon site : http://voyageur.over-blog.com

Le voyage s’est effectué quatre étapes, du Nord au Sud. D’abord 10 jours dans les très reposantes et très agréables îles Perhentian pour mêler tranquillement plage, snorkeling et plongée. Dépaysement garanti avec une température de 30° dans l’air… et dans l’eau ! Ensuite direction la jungle de Bornéo le long de la rivière Kinabatangan pour découvrir oiseaux et singes de la forêt. Puis l’exceptionnel Bornéo Rainforest Lodge dans la Danum Valley, au milieu de la forêt primaire pour partir à la rencontre des orang-outans. Enfin, nous avons fini sur l’île de Kapalaï, tout près de Mabul et Sipadan, mondialement renommé pour ses sites de plongée.

Iles Perhentian – du 1 au 9 aout

A l'arrivée à Kuala Lumpur, nous enchainons avec un vol Air Asia pour Kota Bahru. L’hôtel à Kota Bahru (Hôtel Crystal Lodge – 298 RM pour 2 chambres) est quelconque et n’est de toute façon qu’une étape pour rejoindre Kuala Besut le lendemain matin en taxi (une heure ¼ de route – 70 RM), point de départ des navettes pour les îles Perhentian. Après 30 minutes d’un gros bateau à moteur, nous y voilà enfin ! Nous débarquons sur Perhentian Besar, dite Big Island (par opposition à Perhentian Kecil, dite Small Island), à Abdul Chalet.

Abdul Chalet, c’est un petit coin de paradis : nos chalets sont « sur » la plage, avec la mer juste devant nous… la plage est de sable blanc, avec les cocotiers pour avoir de l’ombre, des hamacs pour se reposer et la forêt vierge en toile de fond… quant à l’eau, elle est chaude et claire ! L’endroit est vraiment très très tranquille ! Le ciel sera souvent nuageux, particulièrement dans l’après midi (comme pendant tout le séjour), mais avec une température constante de 30° toute la journée, on s’en accommode très bien ! Nous passerons également quelques jours à Bayu Dive Lodge, mais qui n’est pas du tout comparable ni en termes de plage, de tranquillité ou d’amabilité.

Nous avons fini le PADI (commencé en France) à Universal Diver, très sympa avec des instructeurs dans différentes langues européennes, dont le français. A 10-12 mètres de profondeur, la visibilité sur l’ensemble des sites n’est pas extraordinaire, et sera bien meilleure sur les sites de snorkeling à Tiga Ruang, Shark Point ou D-Lagoon où l’eau est cristalline jusqu’à 5 mètres de profondeur. Rien de plus facile pour rejoindre ces sites avec un taxi boat qui vous y amène en 5 minutes pour quelques ringitts, et même vous attend (c'est mieux pour rentrer) pour quelques dizaines de ringgits !

Nous voyons nos premières raies (les immenses grises et les petites à points bleus), les poissons tropicaux « typiques » comme les rabbitfish, triggerfish, angelfish ou parrotfish, les drôles de poissons coffre, et les fameux poissons clown (les « Nemo » orange et blanc, mais aussi leurs cousins avec d’autres couleurs) et même quelques tortues (à Turtle Point) et timides requins à pointe noire (à Shark Point).

Outre Universal Diver, nous avons plongé avec Alu alu divers (très bien) et aussi UrbanIsland Divers (très bien).

Rivière Kinabatangan – du 10 au 12 août

Il est temps de quitter les îles Perhentian et d’entamer la 2ème partie de notre séjour sur l’île de Bornéo. La partie Nord de l’ile (état de Sabbah) fait partie de la Malaisie, tandis que la partie Sud fait partie de l’Indonésie. Il nous faut une journée complète pour quitter les Perhentian, rejoindre Kota Bahru pour prendre l’avion pour Kuala Lumpur puis pour Sandakan, point de départ de notre prochaine étape sur la rivière Kinabatangan.

A Sandakan, nous passons la nuit dans un lodge très sympa, le Sepilok Forest Edge, dans une ambiance très luxuriante qui nous donne un avant goût prometteur des prochains jours.

A partir de là, pour arriver au Kinabatangan Jungle Camp sur la rivière Kinabatangan, il faut rouler 2 heures, et traverser les immenses étendues de palmiers qui recouvrent le territoire à perte de vue. La rivière est un des sanctuaires sauvages de l’île avec la forêt tropicale préservée tout le long du cours d’eau, sur une bande plus ou moins large en fonction de l’empiètement des champs de palmiers. Ici, il s’agit d’une forêt secondaire, par opposition à une forêt primaire. Pour faire simple, quand c’est très vieux, avec des arbres très grands (60 mètres et +), c’est une forêt primaire…quand c’est moins vieux, avec des arbres moins gros, c’est une forêt secondaire.

Autant dire que la forêt tropicale est tout simplement inextricable et impénétrable. A un mètre, on ne voit absolument plus rien derrière la végétation. La seule possibilité pour voir les animaux est donc d’attendre qu’ils sortent de la forêt pour venir au bord de la rivière ou sur la cime d’un arbre. Avec les singes, on a un (léger) indice supplémentaire avec les branches qui bougent quand ils sautent d’un arbre à l’autre. C’est donc en barque à moteur que se font les « drive », en remontant ou descendant la rivière.

Ce n’est pas l’Afrique pour le palmarès animalier, mais nous faisons quand même quelques belles rencontres. Pour les oiseaux, pas mal de calaos (hornbill), de nombreuses aigrettes, de superbes hérons pourpre dans des pauses surprenantes, des anhingas, de jolies cigognes ou des très beaux oiseaux comme le martin pêcheur à oreilles bleues ou le guêpier à gorge bleue.

Nous voyons également quelques jolis rapaces tels que le Brahminy kite, Wallace hawk eagle, le crested serpent eagle.

Avec les oiseaux, ce sont les singes que nous voyons le plus : quelques troupes de macaques, mais surtout des groupes de nasiques, célèbres pour l’énorme nez des mâles. Ils sont impressionnants quand ils se déplacent avec leurs grands sauts dans le vide pour passer d’un arbre à l’autre.

Le premier soir, nous apercevons furtivement dans la pénombre un orang outan alors qu’il va dans son nid pour la nuit. Par contre, nous suivrons pendant presque 20 minutes deux gibbons en train de vocaliser bruyamment pour s’appeler (ou s’intimider) de part et d’autre d’un bras de rivière qu’ils ne peuvent pas traverser.

Danum Valley – du 13 au 16 août

Après Kinabatangan, nous prenons un bus-taxi qui nous emmène à Lahad Datu. Ce sont des mini bus qui font la liaison entre deux points, en s’arrêtant au bord de la route à chaque fois que quelqu’un les interpelle ou veut descendre. Nous sommes 4 au départ et jusqu’à 15 pendant le trajet, là où il y a normalement 8 places assises ! Heureusement, le réseau routier de Malaisie est de très bonne qualité ; en Inde, on aurait probablement eu beaucoup plus de frayeurs ! Le transfert vers Lahad Datu se passe beaucoup plus vite que prévu et nous sommes donc installés dans notre hôtel (Asia Hotel – 316 RM pour 2 chambres) vers 15 heures. Pas grand-chose à faire jusqu’au soir, si ce n’est aller au KFC d’en face, déambuler dans le « mall » de la ville, qui s’avèrera être un bazar de taille moyenne parcouru en ½ heure, puis retourner au KFC…

Les choses sérieuses commencent le lendemain matin avec le transfert vers le Bornéo Rainforest Lodge dans la Danum Valley. La Danum Valley est une forêt primaire (donc pas secondaire), qui fait partie d’une énorme concession de 1 Million d’hectares cédée par le gouvernement à la fondation Sabbah (Sabbah est le nom de la région de Bornéo appartenant à la Malaisie) pour protéger la zone de la déforestation. Il faut 2 heures ½ pour faire les 80 kms de piste qui amènent au lodge.

Quel spectacle magnifique à l’arrivée ! Le lodge est comme posé au milieu de la forêt tropicale, entouré de collines sauvages à la végétation luxuriante. Que ce soient dans les chalets ou le bâtiment principal pour les repas, nous sommes plongés au beau milieu des bruits et des couleurs de la jungle. Comme le lodge est grand luxe, c’est l’alliance parfaite du luxe et du primitif ! Les 2 derniers jours, nous avons même un chalet devant la rivière, au pied de la montagne. Superbe !

Il fait toujours chaud avec beaucoup d’humidité. Le matin, l’humidité de la forêt crée une épaisse brume qui se dissipe rapidement avec les premiers rayons du soleil.

Dans la journée, comme souvent depuis le début du séjour, il y a une averse. Le dernier jour, ce sont carrément des trombes d’eau qui s’abattent sur nous pendant 2 heures ! Dans la rivière devant le lodge, cela donnera lieu à une jolie scène avec un héron et un anhinga en train de se disputer la meilleure place pour pêcher le poisson.

Danum Valley est un sanctuaire de la biodiversité animale, mais cela s’avèrera très compliqué d’en profiter. En effet, la vie animale se trouve à la cime des arbres, à plus de 40 ou 50 mètres de hauteur. A partir du sol, c’est donc absolument impossible de voir quoi que ce soit ! Le Canopy Walk, une série de ponts suspendus à 30 mètres au-dessus du sol, est impressionnant mais ne donne pas beaucoup plus de chance !

A Danum Valley il faut savoir se contenter d’une patte de cerf (sic), d’une paire d’yeux brillants en pleine nuit ou du cri lointain des gibbons ! La devise du lodge est parfaitement respectée « Hope for everything, Expect nothing ». Pour ceux que cela intéresse, d’après le manager du lodge, la meilleure saison pour venir au BRL est la « mass fruiting season » d’Avril à Juin lorsque les fruits sont murs, ce qui provoque la concentration des animaux. En attendant, nous ferons des rencontres plus originales qu’à l’habitude, avec de très jolis insectes ou grenouilles et quelques oiseaux.

"Malgré cela", nous passerons 4 jours excellents à BRL ! D’abord pour le cadre évidemment ! Ensuite pour l'étonnante végétation de la forêt tropicale, avec les "elephant plan" de 3 mètres de haut, les "shy grass" qui se referment dès qu'on les effleure, les célèbres arbres figuiers assassins ou encore les arbres dont le bas du tronc peut servir de corne de brume !

Danum Valley, ce sont surtout les marches éprouvantes dans l’ambiance moite de la forêt tropicale, dont celle mémorable jusqu’au « viewpoint » de la montagne d’en face. Ce jour là, nous aurons enchaîné 4 marches pour un total de 8 heures ! Et attention aux sangsues, particulièrement actives les 2 derniers jours lorsqu’il a plu à verse…

Enfin, même si la faune fut discrète, nous avons quand même vu celui que tout le monde cherche dans la jungle de Malaisie : l’orang outan. Nous verrons deux groupes d’orang-outans, à chaque fois 2 femelles et un petit. Voir les orang-outans, c’est 1) prendre une bonne paire de jumelles, 2) s’enfoncer au cœur de la forêt et 3) attraper un mal de cou en se tordant dans tous les sens pour essayer de les prendre correctement en photo parmi toute cette végétation ou à 40 mètres de haut. Si BRL offre des très bonnes chances de voir des orangs-outans, c’est parce qu’un centre scientifique est installé non loin, et les grands singes sont pistés quotidiennement par les rangers : heureusement… car à 40 mètres de haut, il n’y a absolument aucune chance de les voir « par hasard ».

Au chapitre des bons souvenirs, il y aura également la descente de la rivière en « tubing ». C’est une énorme bouée en caoutchouc sur laquelle on s’assied, et il suffit de se laisser porter par le courant en pagayant avec ses tongues pour se diriger. Pour aller au point de départ en amont de la rivière, nous ne pouvons pas être en baskets, du coup, c’est la psychose de la sangsue car il venait juste de pleuvoir. Autre conséquence, le courant de la rivière était beaucoup plus fort qu’à l’habitude et il y en a même quelques uns qui ont dessalé !

Lors du retour du BRL sur Lahad Datu, nous aurons une chance incroyable en voyant un sur la route un bébé éléphant pygmée de Bornéo, qui ira tout de suite se réfugier dans la forêt épaisse. On entendra sa mère barir pour l’appeler, et on verra les branches des arbres bouger, mais malheureusement le troupeau ne sortira pas pour pointer son nez…euh sa trompe !

Sipadan – du 17 au 22 août

Dernière étape de notre séjour : Sipadan Kapalai Resort, sur l’îlot de Kapalaï, tout près des îles de Mabul et Sipadan.

Après le retour de BRL sur Lahad Datu, nous prenons un taxi (200 RM) qui nous amène à Sempernau après une heure ½ de route. Nous passons la nuit au Seafest Hotel (330 RM pour 2 chambres) et le lendemain matin, embarquons sur un énorme bateau à moteur jusqu'à Sipadan Kapalaï Resort. Posé sur un îlot au beau milieu de la mer, ce lodge est constitué d’une trentaine de chalets de luxe et l’activité principale de l’endroit est très claire : plongée, plongée et plongée !

Et effectivement, dès qu’on met la tête sous l’eau, le spectacle est sans commune mesure avec celui des iles Perhentian. La visibilité est bien meilleure et les poissons sont beaucoup plus nombreux et plus colorés. En snorkeling ou en plongée juste devant le resort, on en prend déjà plein les yeux !

L’attrait de cette destination est Sipadan, réputé comme un des 10 plus beaux sites de plongée au Monde. Notre expérience sur le sujet est limitée, mais clairement, le spectacle fut grandiose ! A Barracuda Point ou à South Point, la visibilité est extraordinaire (20-30 mètres ?), l’eau est d’un bleu marine intense, et on se croirait dans un véritable aquarium tellement il y a de coraux et de poissons de toutes les couleurs. Les images ont l’air tout droit sorties d’un documentaire télé : le banc de centaines d’énormes barracudas en chasse, le banc d’énormes poissons perroquets (bumperheah parrotfish) en patrouille ou encore les tortues nageant gracieusement… idem pour les nombreux requins à pointes blanches ou à pointes noires.

Le site est très réputé car il est constitué d’un plateau à quelques mètres sous l’eau et d’un abîme à pic jusqu’à 600 mètres de profondeur, ce qui crée apparemment des conditions idéales pour les poissons. Quand on nage au bord du plateau, et qu’on a en dessous le noir de l’abîme, cela fait des sensations très étranges ! Nous ne plongerons qu’une journée (4 plongées) à Sipadan car le nombre de plongeurs par jour est limité pour protéger l’endroit. Mabul Island, tout près, a également offert de très bons sites de plongée.

Le 22 août à midi, c’est le début du retour. Assez pénible il faut dire, car ce n’est que 33 heures plus tard que nous toucherons terre à Paris ! Nus avons enchaîné le bateau, le bus, les avions avec des escales à Kuala Lumpur et Doha … longues… très longues !

Hébergements

Voilà notre avis sur les différents endroits où nous sommes restés : Abdul Chalet : les chalets avec vue sur la mer sont parfaits, pour 220 RM par jour. La vue est magnifique et avec les cocotiers, on a une vraie ambiance de plage tropicale. L’endroit est très calme, du au petit nombre de chalets. Pour les repas, Abdul Chalet était très bien pour les petits-déjeuners et les déjeuners sur le pouce, tandis que nous allions au plus sophistiqué Tuna Bay pour le dîner, à moins de 5 minutes de marche. Seul bémol, sur le côté droit, il y a l’embarcadère en béton où débarquaient les anciens gros bateaux qui assuraient la liaison avec le continent. Il faut donc regarder tout droit ou à gauche, mais pas à droite ! Ceci dit, il y a aussi un embarcadère à Perhentian Island Resort, réputé avoir, à raison, la plus belle plage de l’île. Mais c’est beaucoup plus « tourisme de masse » qu’à Abdul !Bayu Dive Lodge : notre seule réelle déconvenue du séjour. Nous déconseillons très fortement car très bruyant à partir de 19-20 heures (le seaview chalet donne également sur la terrasse du restaurant et sur la cuisine du restaurant d’à côté… donc bruit infernal assuré jusqu’à 23 heures, et ensuite ce sont les moteurs de compression du club de plongée qui prennent le relais), un service totalement impersonnel et une plage beaucoup moins agréable qu’à Abdul Chalet. Kinabatangan Jungle Camp : parfaitement situé au bord de la rivière, mais très basique pour les chambres (austère, style dortoir militaire) et surtout une impression de laisser aller dans l’ambiance d’ensemble : le chemin d’accès est fait de planches de chantier, du matériel de chantier traine un peu partout, l’embarcadère des bateaux donne sur le linge du personnel du lodge, … Est-ce lié ou pas, mais en attendant, tous les gens présents étaient vraiment amateurs de faune et on a probablement échappé aux touristes « de base » des autres lodges. Avis moyen, surtout par rapport au prix. Borneo Rainforest Lodge : 20 sur 20 ! Le lodge est situé dans un endroit incroyable… et le contact direct avec la jungle tropicale est si extraordinaire, même si les animaux sont rares. Le service est irréprochable et les chalets sont grand luxe ! C’est pas donné, mais c’est à faire ! Sipadan Kapalaï Resort : L’endroit est luxueux et parfait pour la plongée. Mais il est dit qu’un diving center a du mal à appliquer à l’hébergement les mêmes standards qu’il applique à la plongée ! On ne va pas cracher dans la soupe, mais le niveau des prestations était celui d’un bon hôtel, pas d’un hôtel de luxe. Pour la plongée, par contre, rien à dire ! Le constat serait probablement identique pour les autres resorts du même style. Comme lieux de passage, nous nous sommes aussi arrêtés au Crystal Lodge à Kota Bahru, au Asia Hotel à Lahad Datu at au Seafest Hotel à Sempornau. Même s’ils étaient quelconques, ces hôtels étaient à chaque fois propres et calmes, et ont donc correctement rempli leur fonction d’hôtel de transit.

Pour les déplacements, nous avons utilisé 2 modes de transport : l'avion, en volant sur Air Asia, qui offre des tarifs défiant toute concurrence si on s'y prend à l'avance. Par exemple, Kuala Lumpur -> Kota Bahru nous a coûtés 90 RM, en réservant en novembre pour l'été suivant le taxi, plutôt pas cher : 20 à 30 RM pour se rendre de l'aéroport au lodge, 70 RM pour faire Kota Bahru -> Kuala Besut, 150 RM pour faire Sukau -> Lahad Datu et 200 RM pour faire Lahad Datu -> Sempernau.
Planning à New York City du 5 au 9 janvier 2011 English translation pending
by Kiwi1516 · 2010-10-29 · 24 replies
Bonjour à tous,

Voici notre programme pour NYC du 5 au 9 janvier 2011 à l’hôtel Holiday Inn sur la 57th.

Nous sommes une famille de 5 personnes 44, 39, 24, 20 et 12 ans. Nous avons pris des «New York pass combinés avec le bus hop on hop of pour 3 jours » Vos avis, conseils, … nous intéresse. Merci d’avance.

Mercredi, 5 janvier 2011

Arrivée à NEWARK 12h40

Une limousine (société cheap limo) nous attend à la sortie pour nous amener à l’hôtel.

Installation à l’hôtel.

Promenade à pied (Columbus circle, Broadway, Times square, Rockfeller center pour voir le Sapin de Noel illuminé).

Planet Hollywood (pour retirer nos tickets de bus).

Jeudi, 6 janvier 2011

Central Park à pied jusqu’American Museum of natural History que l’on visite dès l’ouverture.

Bus tour dans Harlem, arrêt près de l’Entrepid Sea Air & Space Museum que l’on visite également.

Skyride & Empire state bulding le soir.

Vendredi, 7 janvier 2011

Zoo de Central Park

Promenade à pied pour voir la Bibliothèque, grand central, chrisler bulding, Macy’s, shopping ...

Top of the Rock

Madame Tussaud (ouvert jusque 20h)

(Comédie musicale peut-être)!

Samedi, 8 janvier 2011

Bus jusque Ground Zero.

Promenade à pied en passant par Ground Zero, Battery Park, prendre le ferry pour Staten Island aller retour directe, Wall street, Century 21, traversée du pont de Brooklyn. Passer dans Chinatown et Little Italy, ainsi que le flatiron (à pied ou en bus à définir).

Bus tour de nuit départ à 19h.

Dimanche, 9 janvier 2011

Dernière promenade a pied dans Central Park, monter jusque la 89th street et descendre par l’upper east side en passant par quelque coin célèbre du quartier de NYC et de la série gossip girl.

Patinoire, luge, … relax dans Central Park (dans la neige!?)

Départ de l’hôtel pour NEWARK à 14h en Taxi? D’ailleurs est-ce qu’il existe des taxis pour 5 personnes? Ou d’autres idées p-ê?

Je voulais quand même préciser que nous ne sommes pas musée d’ordinaire, mais que l’on a choisi ceux qui nous semblait les plus intéressant pour satisfaire toute la famille, nous ne comptons pas passer des heures et des heures dedans, juste ce qui nous plait « vite fait, bien fait » comme on dit.

J’aimerais surtout savoir votre avis, si pour vous cela semble faisable dans le temps, vos conseils, … Ainsi que vos avis au niveau des restos pas trop chers, simple menu, … où l’on pourrait aller le soir. Mais pour midi aussi plutôt des restos rapides (style de roulotte, fast food, …).

Merci d’avance
Itinéraire de vingt-cinq jours en Inde du Nord? English translation pending
by Romano78 · 2010-10-29 · 11 replies
Bonjour à tous, je prévois de partir en aout 2011 trois grosses semaines en Inde du Nord. Ne connaissant que des choses rudimentaires sur ce pays, je souhaiterai avoir des avis sur un itinéraire possible et qui ne soit pas une course. De plus si vous avez des adresses sympas, je suis preneur. S'il y a également des personnes résidents en Inde du Nord, qu'ils n'hésitent pas à me contacter.

Merci d'avance (j'arrive à Delhi)
Comment passer les vacances de Noël? English translation pending
by Josette · 2010-10-24 · 14 replies
Les sempiternelles vacances de Noël arrivent. Qui aurait une idée de génie pour résister à prendre l'avion(peu écolo pour 15j) tout en sortant du cadre quotidien, sans tomber dans les vacances de neige?;
Turquie de l'Est: emprunter la route du Nemrut Dagi à vélo au mois d'avril? English translation pending
by Pascale77000 · 2010-10-20 · 4 replies
Quelqu'un a-t-il emprunté la route du Nemrut Dagi au mois d'avril, y a-t-il de la neige à cette époque de l'année, peut-on camper pas trop loin des statues?
Voyage de trois semaines en Inde entre Trivandrum et Bangalore English translation pending
by Matlo · 2010-10-17 · 3 replies
Hello

Je projette un trip au Kerala avec ma chérie et notre petit de 6 ans, entre février et mars 2011. L'idée est d'arriver à Trivandrum et de remonter jusqu'à Bangalore pour repartir.

Je planifie ceci, mais je suis preneur de toute suggestion pour les à-côtés originaux :

Trivandrum 3j Kollam 3 Allepey 3j Kochi 3j Guruvayur, 2j Mettupalayam 1j Ooty 1j Bandipur 1j Mysore 3j Bangalore 3j

Ce serait mon quatrième voyage en Inde et une première pour ma petite famille. J'aimerais bien trouver une plage sympa et pas trop fréquentée au sud de Kollam (en train depuis Trivandrum), pour glander quelques jours, puis monter en bateau à Allepey. Rayonner un peu depuis Allepey, puis bateau à nouveau pour se poser quelques jours à Kochi. Après, je louerais bien une voiture avec chauffeur pour une grosse semaine: Guruvayur pour les pèlerins et les éléphants, puis ensuite viser le petit train pour Ooty, puis les parcs naturels, Mysore avant d'atteindre Bangalore.

J'ai plusieurs questions quant à ce trajet. - Je cherche donc un hôtel/lodge sur une plage au sud de Kollam. - J'ai utilisé les services de Mokcha Tours lors de mon dernier voyage, mais leur site ressemble maintenant vraiment à une agence de voyage (pas de mention de loc de voiture), donc je suis preneur de contact ou d'agence sérieuse pour voiture + driver. La dernière fois, on était en Ambassador et c'était très bien, après, si je peux attacher mon petit c'est quand même mieux! - Jusqu'à Kochi, je connais un peu, mais plus au nord, c'est terra incognita pour moi, donc vos suggestions sont les bienvenues, surtout en ce qui concerne les parcs. - Je cherche aussi des endroits/événements/curiosités qui pourraient plaire à notre fiston (style maison dans un arbre etc).

Question budget, je cherche avant tout le bon rapport qualité/prix, pas forcément le truc le moins cher. Je peux mettre un peu plus si ça vaut le coup (style piscine ou cadre agréable). Mais on peut aussi tout à fait s'accommoder de quelque chose de plus spartiate, le cas échéant.

Merci d'avance pour vos réponses

Mat
Ouest USA – Chronique d'un cinquième voyage English translation pending
by Zitounet · 2010-10-17 · 40 replies
Après 4 voyages dans le Grand Ouest Américain, il nous restait à visiter quelques National Parks et Monuments pour prétendre les avoir tous vu (ou presque). Au programme, des lieux plutôt connus comme Redwood NP, Crater Lake, Olympic, Glacier, ou encore Dinosaur, Natural Bridge, King Canyon et Sequoias mais qui sont rarement visités lors des premiers périples. D'autres sont plus méconnus voire totalement inconnus des fans européens : Lava Bed, Newberry, North Cascades... Il nous restait aussi à voir quelques sites particuliers dans des parcs déjà visités ; nous n'avions pas pu voir lors de passages précédents le Grand Prismatic de Yellowstone, Cathedral Valley de Capitol Reef, le Grand Canyon nord ou la mystérieuse Racetrak Playa de Death Valley. Nous ne pouvions clore notre série de voyages américains sans assister à un vrai Pow Wow et un vrai Rodéo. Au total, 32 jours, 44 sites, 11000 km, 10 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2010.

Première partie, de San Francisco à Kalispell



Lundi 23 Août – Droit vers la faille

Départ de Nantes à 7h15, escale à Roissy, arrivée à San Francisco avant 13h, passage en douane rapide, longue attente pour récupérer les valises (il faut des premiers et des derniers, là on est dans la deuxième catégorie), longue attente et gros déboire avec NATIONAL (choisi pour éviter ALAMO, mais c'est la même truanderie) et nous partons finalement avec une Chevrolet Equinox. Direction Golden Bridge où nous conduit sans bavure notre vieux TomTom. Le but n'est pas de voir le célèbre pont, il y en a des millions de photos sur internet, même que j'en rajoute une, mais de rejoindre la route n°1 vers notre première destination, le Point Reyes National Seashore.



En chemin, nous arrêtons voir les oiseaux de Bolinas Lagoon. On y découvre une colonie d'éléphants de mer occupés à se dorer au soleil sur un îlot de sable.

Pensionnaires de Bolinas Lagoon

Nous avons perdu trop de temps pour arrêter au Visitor Center de Bear Valley qui ferme à 17h00 ; après avoir déposer les valises au Golden Inn à Inverness, nous partons visiter la péninsule formée par la fin de la plaque ouest de la faille de San Andrea. Sous la pression tectonique, elle s'élève de 3cm par an, mais lors du grand tremblement de terre de 1906, elle s'était élevée de 6m d'un seul coup. Pourvu qu'elle ne bouge pas trop pendant 24h ! Destination, la plage, par l'un des 3 accès aux 20km de la Point Reyes Beach. Plus beaucoup de monde en cette fin d'après-midi, le soleil commence à baisser, le thermomètre à descendre, le vent à se lever et la brume à tomber. Le temps de prendre la température du Pacifique, brrr ! de se remplir les chaussures de sable et en route vers la pointe du phare. Il paraît que c'est un bon lieu d'observation lors de migration des baleines, en avril-mai. En août c'est raté. Et de toute façons, à cette heure là, l'accès au phare est fermé. Par contre le parking final est le point de départ vers l'overlook le plus spectaculaire sur la plage, du haut de la falaise de 150m.

Point Reyes Beach overlook

Un petit tour à la pointe de Chimney Rock, déserte, et nous rentrons à Inverness faire les premiers achats, pour le petit déjeuner demain matin et l'indispensable glacière pour la suite du voyage.

Mardi 24 – Drive Thrue Trees

Réveil de très bonne heure, décalage oblige, nous sommes presque prêt à partir lorsque le soleil de lève sur la Tomale Bay, qui est la partie immergée de la faille de San Andrea.

6h00 à Tomale Bay

Nous suivons la route n°1 qui longe la côte. Ici, elle est beaucoup plus sinueuse qu'au sud de San Francisco et elle s'écarte souvent de la mer. Nous passons Bodega Bay, rendue célèbre par Alfred Hitchcock qui y tourna « Les Oiseaux », d'après un roman de Daphné Du Maurier. Quelques belles plages, encore un peu embrumées, mais les surfeurs sont déjà à l'ouvrage à 8h du matin.



Déjeuner dans un bon restaurant du port de Fort Bragg. Les huitres de la région ont la forme des huitres creuses et le goût des huitres plates de chez nous. La route n°1 quitte la côte pour rejoindre Leggett et son attraction principale, le Chandelier Tree. Ce séquoia millénaire aux branches en forme de chandelier a été percé pour y permettre le passage des véhicules. Attraction payante, 5$, mais on peut y passer autant de fois qu'on veut, et il y a queue pour voir l'arbre géant de l'intérieur. Notre Equinox passe sans problème. Photo souvenir obligée.



Plus au nord, l'Avenue of the Giants promet d'autres attractions à base de séquoias géants. Sur 30 miles, l'ancienne route, maintenant doublée par la Hwy 101, est parsemée des œuvres plus ou moins naturelles issues de l'imagination des exploitants d'une forêt millénaire pas encore protégée.

Déception, même si la traversée de la forêt est agréable, des promesses issues d'une page internet, seul le Shrine Drive Thrue Tree de Myers Flat mérite l'attention : pour le traverser aussi. Mais l'ouverture dans le tronc est presque naturelle ; plus étroit, là il faut plier les rétros.

Shrine Drive Thrue Tree

Nous faisons étape au Comfort Inn de Fortuna, un peu avant Eureka. Premier plein d'essence, douloureux.

Mercredi 25 – Les géants des terres ... et des mers

Journée consacrée au Redwood NP et divers states parcs qui s’entremêlent avec. Première étape au Kuchel Visitor Center pour construire avec le ranger de service un programme de visite à notre portée pour la journée. Intéressant, et de plus il nous signale que... mais nous en parlerons plus loin. Tout commence par une randonnée matinale à Lady Bird Johnson Grove. Un mile, plat sauf le début, le chemin déambule parmi les séquoias, plus gros, plus haut ou encore plus rouge ou plus creux les uns que les autres.

Dans la Lady Bird Johnson Grove

La 2ème étape suit la scenic pkwy dans le Prairie Creek State Park avec quelques haltes, en particulier au « Big Tree », comme si ils ne sont pas tous big par ici ? Puis nous rejoignons la côte par la piste Coastal Drive. Beaux points de vue sur un Pacifique bien bleu et plein d'oiseaux marins sur les rochers. Mais c'est un aigle à tête blanche qui capte notre attention.

Le Pacifique vu de la Coastal Drive

Sur les conseils du ranger, nous nous rendons à Klamath River Overlook. Il y a un peu de monde à ce point de vue qui domine l'océan de près de 600 pieds et tous les yeux sont tournés dans la même direction. Elles sont bien là, 2 baleines batifolent au large, assez proches pour bien les voir aux jumelles, mais trop loin pour en faire la moindre photo, même mon puissant zoom de 10 est ... impuissant. Quittant les géants des mers pour retourner à ceux des bois, sur la route nous arrêtons quelques minutes à Magic Forest pour nous rendre compte qu'il s'agit principalement d'un parc d'attraction pour distraire les enfants. Notre dernière étape importante est la Howland Hill Road dans le Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux qui traversent la forêt de sequoias. Très visité, le nuage soulevé par les voitures a fini par couvrir la base des troncs et les fougères le long de la piste, ce qui donne un aspect fantomatique à la forêt.

Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux

A la sortie notre Chevrolet est couverte de poussière ; si, au gré des pistes, elle changera de couleur, la couche ne fera que s'épaissir de jour en jour. En sortant, nous rejoignons le Travelodge de Medford après un bref passage dans l'Oregon.

Jeudi 26 – Les tubes de lave

Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre des visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur. Commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée, ici pas d'électricité – pas de carte bancaire, payement en espèce – les 80 $ nous ouvrirons les portes de 22 entrées de parcs pour une valeur de 216 $. Dire qu'il y en a qui cherche à les revendre! Les 2 signatures nous sont imposées et par la suite, le passeport demandé à de nombreuses reprises, parfois plusieurs fois dans la même journée.



Bon revenons à nos lits de lave. C'est d’ailleurs une des premières choses que l'on voit, une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte. Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes. Hé oui, des lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts que nous allons visiter. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année. Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on est seuls dans le noir.



L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de lieux disposés autour d'une boucle de 5 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants, les couloirs se séparent, se retrouvent. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres.









Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave puis revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot. Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil vers une réserve très loin de leur terre natale, et s'était réfugiée dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tiennent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui y laissa la vie. Les restes des constructions militaires sont encore visibles. Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers.



Note étape nocturne est à Klamath Falls, motel Cimaron Inn..

Vendredi 27 – Les cratères bleus

Pas de falls à Klamath Falls, mais un grand lac de retenue que la route longe vers le nord, vers LE parc national de l'Oregon : Crater Lake.. Peu de surprise avec cette étendue d'un bleu profond formée par les eaux retenues dans la caldeira du volcan Mazama. La dernière éruption a plus de 4000ans. A plus de 2000m d'altitude, le cratère gigantesque est ceinturé par une route de 53km. Nous en faisons le tour en arrêtant aux différents points de vue.



L'ile Wizard formée par un petit volcan plus récent est accessible en bateau, mais l'accès au bateau nécessite une longue descente sur le bord du lac

Les roches de Sentinel Rok sont une particularité aux couleurs inattendues dans cette région.

Sentinel Rok

Plus loin, la petite ile de Phantom Ship, née aussi d'une éruption



Au loin, vers le nord, nous apercevons un feux de forêt, ce n'est que le premier. Si le Crater Lake est bien connu des fans du grand West, il y a plus au nord un site dont bien peu connaissent le nom, le Newberry National Volcanic Monument. Deux grands lacs aussi créés dans le cratère de volcan, ouverts aux touristes avec camping, plages et bateaux. Ces lacs jumeaux (Paulina et East lakes) sont visibles du haut de Paulina Peack, au bout d'une rude ascension sur une piste caillouteuse où le croisement des voitures n'est pas toujours facile. Mais du haut à 8000 pieds, la vue est splendide sur les lacs et la coulée de lave semble encore fraiche entre les deux.

Paulina et East lakes vus de Paulina Peack

En bas, pas de visiteur au Visitor Center où la jeune ranger s'occupe en tricotant. Peu de doc, d'info et de souvenirs. Nous laissons notre trace sur le livre d'or... avant de rejoindre le Best Western de Madras.

Samedi 28 - A en faire trembler Custer dans sa tombe (voir LittleBighorn Battlefield l'an dernier)

Bon sang que j'avais eu du mal a le trouver celui là. J'avais toutefois obtenu une bonne adresse par une connaisseuse de voyage forum, mais le calendrier des PowWow restait désespérément vide dans les secteurs que nous devions visiter – j'étais pas à 200 ou 300 km prêt pour assister à un de ces grands rassemblements indiens, sans trop savoir ce qui s'y passe. Mais à partir du calendrier 2009 j'avais finit par écrire à quelques tribus (e-mail, bien sûr, ils n'en sont plus aux signaux de fumée).

Nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes river, chez les riches récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organisait le 8ème « Yakama Nation Legends Casino » du 27 au 29 Août. Nous passons à l'hôtel en arrivant, mais surprise , le Best Western réservé est devenu un Day Inn, donc des difficultés à trouver ; il y a bien le Tourism info à proximité, ouvert 7 jours sur 7, mais il est fermé ! Pas de problème à trouver le site du rassemblement, ni à stationner dans un grand près pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne; Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés..

Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : sous un grand chapiteau, plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et vieux dansent au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.





Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici, ah mais si, nous !



Les compétitions débutent par les enfants, le 1 à 5 ans, les plus p'tits encadrés par la maman; les juniors de 6 à 12 ensuite – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés. Ils me font penser à la danse pour faire venir la pluie. Pourvu qu'ils ne la dansent pas celle-là, nous avons eu du beau temps jusque là, on voudrait bien que ça dure, l'an dernier on avait pas été gâtés. C'est ensuite le tour des femmes... ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants. Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , marchands de bijoux indiens, de vêtements classiques ou de ts, de cd, de produit divers et de l'autre coté, de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons souvent la police qui surveille. Sous le barnum, les compétitions se poursuivent. A notre retour, ce sont les « seniors » qui dansent. On peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour.



Nous constatons aussi que le jury est placé au centre de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs. La dernière compétition est celle des jeunes « guerriers ». Les tenues tournent vers la démesure avec une débauche de plumes dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés.



En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le présentateur-directeur de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.

Dimanche 29 – Vite avant que ça explose !

Parmi le parcs nationaux que je considérais de moindre intérêt, il y avait le Mt Rainier NP. Le détour par Toppenish le mettait quasiment sur notre itinéraire vers l'étape majeure suivante, le parc Olympic. On allait quand même pas le rater au passage. Partis avec le beau temps, nous trouvons vite la grisaille en altitude. La splendide route de Stevens Canyon puis le circuit de Paradise sont dans la brume. Et puis c'est dimanche, aux portes de Seattle, il y a foule. Les points de vue ne sont pas extraordinaires, les cascades bien communes. La perspective sur l'ancien glacier de Nisqually est plus originale.

Ancien glacier de Nisqually

Nous quittons le Mt Rainier avant qu'il explose, car c'est certain, tout comme le Mt St Helens en 1980, ce volcan se réveillera un jour, peut être demain, peut être dans 10 ans, peut être dans 1 000 ans, c'est à dire demain à l'échelle galactique. Nous rejoignons le Chehalis Inn dans la ville du même nom, sur les bord de la I5. Piscine à l'arrivée, mais le mauvais temps du jour ne nous met pas en confiance pour le lendemain. La côte nord du Washington est réputé pour son climat très humide.

Lundi 30 – La forêt des vampires

Hi ! Le soleil est de la partie pour aujourd'hui. L'étape jusqu'à Forks se décline en 3 parties dans la partie ouest du Olympic NP. La première dans la Quinault Rain Forest nous fait traverser une de ces bien curieuses forêts peuplées d'arbres géants couverts de mousse dégoulinante.



Le petit circuit pédestre près du Visitor Center permet de découvrir la densité et la variété de la flore et un curieux habitant, le banana slug...

La deuxième partie longe une côte où les plages de sable sont couvertes de troncs d'arbre. Il faut les chevaucher pour atteindre l'eau. La plus connue de ces plages est sans conteste Ruby Beach avec ses îlots de Abbey.

Ruby Beach

Après une brève visite dans la réserve des indiens Hoh, la troisième partie pénètre dans la Hoh Rain Forest avec au bout de la route, une jolie promenade parmi les arbres couverts de mousse et les buissons de fougère.



Au retour, un Roosevelt Elk nous attend sur le bord de la route. Nous pouvons nous arrêter à quelques métres de lui, en essayant de ne pas l'effrayer.

Roosevelt Elk

Nous sommes proches de Forks, la ville de Twilight (les amateurs reconnaitrons la forêt – nous, nous en étions restés au Bal des Vampires, mais ici, ce n'est pas la Transylvanie.) En tout cas, Forks a bien profité de cette récente célébrité, à en voir les pubs de la ville. Les commerces aussi, les tarifs s'en ressentent, comme au Pacific Inn où nous passons la nuit.

Mardi 31 – Météo conforme

Après la journée de soleil d'hier, nous ne sommes pas étonnés de trouver la pluie, avec de vrais averses. Trois étapes encore pour la partie nord du parc Olympic, la première vers Sol Duc. Trop humide pour une randonnée matinale vers la cascade du même nom. Une pose à la curieuse piscine de la source chaude avec de nombreux baigneurs sous la pluie. Plus loin, la compagnie de quelques « dears » sur le bord de la route. Deuxième partie, la route d'Elwha ; la pluie a cessé et nous marchons jusqu'à la splendide Madison Falls

Madison Falls

Troisième étape, l'ascension de Port Angeles vers Hurricane Ridge. Mais dans les nuages, les points de vue sont bien tristounets.

Météo habituelle

Au sommet, le magasin de souvenir, sous le Visitor Center, dispose d'un petit self. Nous pouvons manger à l'abri. Rien d'encouragement pour agrémenter l'après midi, nous filons vers Kingston prendre le ferry pour rejoindre le Best Western Alderwood à Lynnwood.

Embarquement à Kingston

Mercredi 1er Septembre – où sont les cascades du nord ?

Le North Cascades National Park est situé au nord est de Seattle. Il n'est traversé ni pénétré par aucune route, par contre il est séparé en 2 parties par la route 20 qui suit la Skagit River et le lac Diablo.

Peu de choses à voir sans se lancer dans de grandes randonnées, les cascades se limitent à une sur la route, la Gorge Creek Falls.



Le Diablo Dam, barrage qui retient le magnifique Diablo Lake est juste à coté.

Diablo Lake

Les principaux sites sont les Overlook sur ce lac aux eaux d'un bleu turquoise et sur la retenue amont de Roos Dam. Le soleil étant revenu, nous sommes heureux de trouver une table à l'ombre et abrité du vent qui a fait son apparition. La North Cascade Scenic Hwy qui longe le parc au sud-est comporte quelques points de vue intéressant à Rain Pass et surtout Washington Pass.



Nous faisons étape à Omak, petite localité perdue près de la réserve indienne de Colville.

Jeudi 2 – Du Washington au Montana

La route est longue pour rejoindre le Montana et les abords du Glacier National Park. Pour rejoindre Kalispell, Google map nous donne 377 miles et 6h30 (sans les poses, visites et achats). C'est compté sans les importants travaux routiers dans la partie finale. Arrêts et ralentissements nous ferrons perdre au moins une heure. La seule véritable attraction sur la route est le Grand Coulée Dam et sont lac de retenue. Ce barrage hydraulique fut le plus grand du monde (hauteur et largeur) à sa construction terminée en 1942.

Grand Coulée Dam

A Kalispell, logement pour 3 nuits au La Quinta très bien situé pour la suite.

De Glacier National Parc à Canyonland, par Yellowstone, le rodéo de Blackfoot, Dinausor NM et la piste du Little Grand Canyon



Vendredi 3 septembre – Aller-Retour vers le Soleil !

Encore un parc grand comme un département. Le Glacier NP n'est ouvert que 3 mois par an, de la mi-juin à la mi-septembre, du moins la route qui le traverse d'est en ouest et vice-versa : la Going-to-the-Sun Road. L'aller et retour (160km) vers le soleil est le programme de notre premier jour à Glacier. L'entrée du parc est à 50km de Kalispell, la ville la plus proche à l'ouest, mais il existe des logements plus près. L'entrée ouest est double. West Glacier est un village touristique avec divers services et la maison du Canada, car le parc est binational, à cheval sur la frontière américano-canadienne. Mais la véritable entrée est un peu plus loin.



Le Apgar Visitor Center est situé sur la rive du lac McDonald. La route longe ce lac somme toute bien quelconque, puis s'engage dans la forêt en suivant McDonald Creek.

McDonald Creek

Quelques cascades et une gentil promenade sur le Nature Trail of Cedar, jalonne cette partie avant d'attaquer la haute montagne.

Même si on ne monte pas très haut ici, les sommets dépassent guère 3000m (comparé au 3700 du col de Rocky Mountain NP) on a vite l'impression d'être en haute montagne. The Loop est un des overlook principaux de la façade ouest : en face, les sommets semblent couverts des premières neiges.

The Loop

Mais ce virage marque un changement dans l’ascension : route plus étroite et, aïe, travaux avec alternat par feux. Les arrêts qu'ils provoquent et les ralentissements restent supportables. Après la « muraille qui pleure » et quelques lieux caractéristiques, le col de Logan Pass à 2025m dispose d'un parking et d'un Visitor Center très fréquenté. La descente vers l'est semble plus tranquille et après quelques arrêts « point de vue », on rejoint vite les rives du Saint Mary Lake. Nous avons récupéré à l’hôtel une doc sur les bateaux qui font des promenades sur les divers lacs du parc.

En bateau sur le St Mary Lake

La croisière sur le St Mary dure 1h30, – départ toutes les 2h. Le ciel est couvert et il y a du vent, tant pis on y va. Au départ, une jeune ranger donne des explications à la vingtaine de voyageurs. Nous passons près d'une ile, longeons la rive, apercevons un glacier quand soudain, Bear !!! quelqu'un a vu un ours. Tout le monde se tourne dans la direction. Effectivement il y a un ours debout sur une plage, vite jumelles, appareils photos... Le bateau se dirige vers lui, pas trop près, puis tourne pour en faire profiter les passagers assis du mauvais coté. Pas moyen d'en faire une bonne photo, l'ours repart dans la forêt. Plus loin, le bateau s'arrête sur la rive pour une petite promenade de 15 minutes vers les Baring Falls. Les plus courageux partent avec la ranger pour une randonnée de 2h vers St Mary Falls. Il rentrerons avec le bateau suivant.

Revenus à terre, petit tour jusqu'au Visitor Center de l'entrée est du parc. Devant niche une famille de balbuzards visible sur la webcam en ligne sur le site du parc. Puis nous reprenons la Going-to-the-sun en sens inverse. Quelques arrêts aux points de vue zappés à l'aller, cascades, vue sur le Jackson Glacier … Le premier overlook après Logan Pass offre une vue splendide le flan de montagne nommé Garden Wall et la route qui descend le long.

Garden Wall

Samedi 4 – Les glaciers, ce qu'il en reste

Le second jours est consacré aux autres sites, Two Medicine et Many Glacier, situés à l'est. Plutôt que de repasser par Going-to-the-sun, nous suivons la route 2 qui contourne le parc par le sud en longeant la voie ferrée - quelques paysages intéressants. En remontant coté est, on arrive d'abord à Two Medicine Lakes, 3 lacs. L'arrivée au second marque la fin de la route. Quelques beaux points de vue et une cascade, ciel bleu mais beaucoup de vent ; nous ne rééditons pas la promenade en bateau.

Two Medicine lake

En repartant vers le nord, les routes 49 puis 89 traversent des étendues de forêt carbonisée dans la réserve indienne des Blackfeet. Le lieu visité plus au nord se nomme Many Glacier. La route longe le lac Sherburne en pénétrant dans le parc. Rien d'extraordinaire, sauf... Bears, Bears !!! Le temps de le dire, 2 ours traversent la route 30-40m devant nous. Arrivé à l'endroit où ils ont disparu, les fourrés sont trop denses pour les revoir. La route va jusqu'au lac Swiftcurrent. De là on peut voir ce qu'il reste de 5 ou 6 glaciers dont le Grinnell dans l'alignement du lac.

Many Glacier Lake

Grinnell

Au parking du Swifcurrent Nature Trail, nous trouvons une table bien abritée du vent pour pic-niquer en compagnie des écureuils. Le retour se fait par la route du soleil, un troisième passage avec des arrêts qu'on avait pas fait la veille. Et avantage, on est samedi, les travaux sont arrêtés. De l'entrée ouest, il nous reste quelque chose à voir, la Camas Road jusqu'au Forest and Fire Nature Trail.

Camas Road

Au dire des rangers, la piste de Inside North Fork, parallèle au départ, n'est pas praticable depuis le dernier incendie.

Dimanche 5 – Yellowstone tel qu'on l'avait quitté en juin 2009

Nous entamons notre descente vers les contrées plus chaudes(?) et pour commencer une journée de route (370 miles) pour une étape au parc des geysers. Un peu de soleil au départ et puis la pluie. Au programme, si on est assez tôt, un arrêt aux Lewis and Clark Caverns. Qui sont donc ces Lewis et Clark dont on retrouve le nom partout dans le nord-ouest des States ? Pas des héros de série télé, ni des fabricants de jeans mais les chefs de la première expédition américaine à traverser les Etats-Unis par la terre jusqu'à la côte Pacifique de 1804 à 1806. Les explorateurs ne sont jamais passés dans ces cavernes. Site bien à l'écart des grandes routes, il y a beaucoup de monde en ce dimanche après-midi. Un petit tour au visitor center où une maquette grandeur nature d'un passage de stalactites et -mites donne envie d'en voir plus. On nous annonce 2 heures de visite et le prochain départ dans 1 heure. Après conciliabule, nous faisons un autre choix : allons dire bonjour aux bisons de Yellowstone. Arrêt technique au Best Western de West Yellowstone et go vers la rivière du même nom. Il pleut, non il tombe des saletés qui encrasse le pare-brise. Le ciel est très gris, ou plutôt il est jaune, comme disait un collègue autrefois. Le long de la Madison river, la pluie se transforme et c'est de la neige qui tombe lorsque nous atteignons les Norris. Il neige vraiment quand nous arrivons à Canyon Village puis nous arrivons sur les bords de la rivière. Ils sont bien là, tout un troupeau de bisons traverse la route au milieu des voitures dans dans une véritable tempête de neige.



L'an dernier, nous avions quitté Yellowstone le 6 juin sous la neige, 15 mois plus tard, nous le retrouvons sous la neige. Mais en rentrant, le soleil arrive à percer à travers les nuage pour un coucher de soleil hallucinant sur les prés blancs.

Coucher de soleil près de Canyon Village Lundi 6 - les Bas(s)ins manquants

Début septembre, c'est encore l'été ? Hier soir la neige, ce matin -5° ! Il faut gratter la glace sur les vitres de la voiture. Mais heureusement, grand soleil, ça va se réchauffer. Le 6 septembre, c'est la fête du travail aux USA, ce qui fait un week-end prolongé pour les « locaux ». Au programme, ce que l'on avait pas vu, volontairement ou pas, lors de nos précédents passages en 2007 et 2009, 8 jours au total. On passe jeter un œil au planning de la Grande Fontaine (voir carnet de l'an dernier), mais la prochaine éruption est prévu vers 3h du matin ; tant-pis. Direction le Grand Prismatic et ses voisins du Midway Geyser Basin. Avec la différence de température de l'air et de la source chaude, le Grand Prismatic est complètement enfumé, inutile même d'aller le voir d'en haut.

Vapeurs sur le Grand Prismatic

Par contre les nuances de bleu des Opal et Turquoise Pool sont magnifiques. Les autres visites nouvelles sont celles de Biscuit Basin et Black Sand Basin, zappées les autres fois au profit de Old Faithfull et la grande balade qui en part. D'autres nuances de bleu, saphir, black opal …



Il faut aller saluer le « vieux fidèle ». En 2007 nous l'avions vu en plein déluge, un orage survenu juste au moment où … mais il fallait se réfugier à l'abri. Une heure plus tard, on était un peu plus loin, de l'autre coté. L'an dernier, on était passé à coté sans s'arrêter. Pour une dernière fois, nous allons le voir de près, du premier rang. Pour ceux qui ne connaissent pas, je joins une photo de ce lieux totalement isolé dans les fin-fonds du Wyoming.

Salle d'attente du Old Faithfull

Le nouveau Visitor Center est ouvert. Perdu dans la foule, nous en ressortons bien vite en pensant au préfabriqué où l'on allait autrefois consulter les horaires « probables » des prochaines éruptions. Arrêt à Kepler Cascade, magnifique.

Déjeuner au restaurant de Grant Village, pas mal. Nous y rencontrons un voyage organisé de français qui, en 15 jours de car, visitent le Canada et les USA.

Rebonjour aux bisons sur les bords de la Yellowstone River.

Puis nous allons faire la Blacktail Plateau Drive, une piste à sens unique proche de Roosevelt Lodge, en espérant y rencontrer d'autres animaux. Déception. Un tour dans la Lamar Valley. C'est vrai qu'il y a aussi plein de bisons, ils n'étaient pas là lors de nos précédents passages.

Mardi 7 – Quand la capitale mondiale de la patate fait la fête

Destination Blackfoot, dans l'Idaho. Cette petite ville de 11000 habitants entre Idaho Falls et Pocatello se dit la capitale mondiale de la pomme de terre. Il paraît c'est là qu'il s'en cultive le plus au monde. C'est qu'il faut beaucoup de frites pour les restaurants US, chez les Mac et autres hamburgeristes. Il y a là un musée de la pomme de terre où sont présenter la plus grosse patate et la plus longue frite !

Chaque année en septembre, Blackfoot est le lieu durant une semaine de la plus grande foire de l'est Idaho, avec une importante compétition de rodéo. Justement, la finale c'est ce soir et c'est pour ça qu'on est venu. Nous allons acheter nos billets, faire des courses pour la suite et déposer nos valises à l'hôtel. Et nous partons faire une petit tour à la fête. D'abord il faut stationner, il n'y a pas de grand parking, les riverains des rues proches louent quelques mètres carrés de leur gazon, allons y.

Nous entrons par la partie attraction, type foire du Trône, grande roue, montagnes russes et tous ces manèges qui vous mettent les tripes en l'air. Dès l'entrée, nous trouvons la police en train de remonter les bretelles à un forain sur le point de laisser passer un gamin bien trop petit (les tailles mini sont affichées) dans un de ces manèges qui déglinguent la colonne vertébrale. Plus loin, une scène, une sono et des artistes (amateurs) – country, magie, clown se succèdent toute la journée. Les bâtiments de foire se divisent en 2 catégories, ceux des marchants, avec un peu de tout comme chez nous, de la brosse à dent au camping-car, et ceux où sont exposés les choses primées lors des concours du samedi ou dimanche, gâteaux, brodures, coutures, etc. Une allée complète est consacrée au concours de cucurbitacées !

Les Gagnants !

Il y a un stand indien où nous discutons un moment avec une dame shoshone car nous y voyons exposés les vêtements admirés la semaine passée au Pow Wow. Elle nous explique d'ailleurs que ça se prononce pawa. La partie restauration et boisson prend un large espace, on y trouve du coca et de la bière (on est pas dans l'Utah), de la cuisine mexicaine (ou texane), italienne, indienne, hamburgienne et bien sûr, frites à volonté.

Pour le rodéo, ou les courses de chevaux des jours précédents, la piste est isolée de la foire par un bâtiment de béton avec des gradins. Vers 19h00, l'accès s'ouvre à ceux qui ont des billets pour le rodéo. Nous choisissons des places au hasard, face aux grilles colorées d'où devraient sortir les taureaux. Un vieux cowboy assis devant nous dit que ce sont les meilleures places (après la sienne). Je ne vous décrirai pas la cérémonie d'ouverture ni les différentes compétions, pour les juniors,

les filles puis les cowboys professionnels, avec les chevaux, les taurillons qu'ils attrapent au lasso, et à la fin les taureaux. Pour chacune, concourent les 10 meilleurs sélectionnés lors des éliminatoires des jours précédents. La nuit est tombée, les photos difficiles à prendre, les vidéos sont mieux. En pleine action, celle que je joins montre à quel point un taureau furieux peut décoller du sol.

Taureau volant

La compétition finie, il n'est pas trop tard pour se restaurer et toutes les attractions tournent à plein.

Durant toute la journée, nous n'avons vu aucun touriste ici, mais des locaux ou des américains des états voisins, fans de rodéo.

Mercredi 8 – L'île dans le grand lac salé

Encore une longue route pour rejoindre Vernal, la ville des dinosaures. Et sur la route, Salt Lake City, la capitale mormone de l'Utah. Nous allons faire une halte à Antelop Island State Park. Après avoir cherché un peu trop tôt une route pour nous en approcher, nous finissons par découvrir qu'il suffit de suivre les panneaux, c'est indiqué à partir de l'autoroute.

La route qui s'enfonce dans le lac devient de plus en plus magique au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la rive.



L'île est encore loin, dans la brume, que l'on se retrouve seul au milieu de l'eau. Nous passons au Visitor Center. La route, vue du Visitor Center

Qu'y a t'il à voir ? Un élevage de bisons ! On vient d'en voir plein en liberté. Des randonnées vers les points de vue des sommets, parfois on voit des antilopes ! Pas pour nous. Nous partons vers une plage de Bridger Bay . La plage est large et il y a foule face au parking pour aller se tremper dans l'eau salée.

La plage de Bridger Bay

Il y a aussi des tables abritées pour pique-niquer.

La route l'après-midi traverse les domaines skiables des jeux olympiques d'hiver de 2002, puis les paysages changent à l'approche de Vernal. Ils deviennent même familiers aux baroudeurs des terres rouges.

Le soir à l'Econolodge, petit accident de lunettes, il faut réparer d'urgence. Comment trouver un opticien? Le garçon à l'accueil de l'hôtel nous conseille d'aller au WalMart Supercenter. Évidemment, on y trouve de tout, dans le magasin ou dans la galerie. Le plus surprenant est la pharmacie à l'intérieur du magasin, entre les légumes et les vêtements, avec consultation sur place !

Jeudi 9 – sur les bords de la Green River

Le Dinosaur National Monument s'étend sur environ 60km, à cheval sur l'Utah et le Colorado en 2 parties distinctes. C'est la partie est, celle du Colorado, que nous allons visiter en premier. On y accède en passant par le village de Dinosaur à 62 km de Vernal, pourtant dans cette partie pas de fossile. Après le Visitor center, la route de Harpers Corner est jalonnée de points de vue sur les monts voisins, puis sur le canyon de la Green River. Car c'est surtout la Green River qui fait le spectacle ici, à Harpers Corner, mais aussi à Echo Park où nous nous rendons ensuite. Une descente de 21 km le long et à travers la Pool Creek et le Sand Canyon conduit par une piste facile à l'Echo Park. Au début, l'Echo Park Road fait penser au Shafer Trail de Canyonland qui nous attend après-demain. A l'arrivée sur les bords de la rivière verte, le lieu est enchanteur au pied du Steamboat Rock.

Steamboat Rock

Nous croisons un groupe arrivé là en rafting qui courre après un canoë mal arrimé. Un coin camping pour les amateurs, des tables pour manger à l'ombre en compagnie d'écureuils... Plusieurs points mérite un arrêt le long de la piste, à l'aller ou au retour. La Whispering Cave, grotte étroite de 10-12m de long, à été provoquée par un affaissement d'une partie de la falaise. Plus haut, une série de pétroglyphes décore le rocher de portraits (?) en pointillé. Nous n'avions jamais rencontré cette méthode de gravure indienne.

Petroglyphes au poinçon ?

Le soleil s'est caché derrière les nuages lorsque nous remontons pour faire un tour sur la Yampa Bench Road. La piste est caillouteuse, beaucoup plus désagréable que dans Sand Canyon. Elle mène à 3 Ovelooks éblouissants sur le canyon de la Yampa River qui rejoint la Green River à proximité d'Echo Park : il y a le Castel Park, le Harding Hole et le Wagon Wheel Point. Les méandres de Harding Hole peuvent rivaliser avec les Gooseneks célèbres de l'Utah.

Castel Park Overlook

Harding Hole Overlook

La piste étant mauvaise, le ciel de plus en plus sombre et le réservoir baissant rapidement, nous décidons de rejoindre au plus court la station service du village de Dinosaur. Il reste quelques points de vue sur la route du retour, mais sans commune mesure avec ce qu'on vient de voir. Avant de quitter le parc, nous faisons une agréable rencontre avec un groupe de deers, qui, après s'être écartés des bords de la route à notre approche, s'arrêtent dans un lieu dégagé.



Vendredi 10 – Le petit grand ?

Le soleil est de retour pour de bon (?) En tout cas, il nous accueille au Dinosaur Quarry Visitor Center. Mais nous sommes trop tôt, les rangers n'ont pas encore ouvert et on ne peut rien faire sans eux, sauf attendre. Notre seule ambition ce matin est d'aller voir des vrais fossiles de dinosaures. C'est ici le lieu qui a donné le nom au parc.

Mais depuis un glissement de terrain il y a quelques années, le bâtiment vedette du site est en travaux jusqu'en 2011. En attendant, une navette conduit les visiteurs jusqu'à un petit circuit guidé où nous pourrons voir de bien piètres pétroglyphes et quelques fossiles dont je joins la seule vue de vertèbres du jurassique.

Pas grand chose d'autre à voir !

Décevant... Du chemin, on aperçoit les bâtiments en construction. Les travaux ont l'air bien avancés, ce sera ouvert l'an prochain. Nous n'allons pas plus loin dans ce parc.

Nous partons sud-ouest vers les mines de charbon de Price puis Castle Dale pour prendre la piste 401 nommée Green River Cutoff Road. Le GPS nous est d'aucun secours pour trouver l'entrée, les cartes non plus. Après de vaines tentatives, il faut se résoudre à demander aux habitants. Pour s’apercevoir que sur la route 10 d'où nous somme arrivés, la route est indiquée, mais le panneau n'était pas visible dans notre sens. Et nous voilà parti pour plus de 90km de piste qui ne serons pas sans surprise. La première étape après 30km dans un univers désertique s’appelle Wedge Overlook Recreation Area – parking, équipements sommaires et camping déserté en cette période avancée de l'été. Et une vue magnifique sur la San Raphaël River. Du parking, une piste par à droite, une à gauche. Celle de droite devient vite impraticable, celle de gauche conduit au ... je vous le donne en mile, au Little Grand Canyon Overlook. Qu'en est-il donc pour faire concurrence au seigneur des canyons ? Et bien, il faut dire que la vue fait bien penser au célèbrissime fossé du Colorado, si on en oublie les dimensions.

Little Grand Canyon

Personne ici, sauf un couple âgé installé à lire près du bord du précipice. En repartant nous prenons la Buckhorn Draw Road pour descendre traverser la San Raphaël River. Avant le pont, les indiens ont peint sur la falaise. Le Buckhorn Wash Pictograph Panel s'étend sur 50m, ce ne sont pas des pétroglyphes, mais des peintures dont certaines semblent représenter des anges !

Buckhorn Wash Pictograph

Cet ensemble vieux de plus de 2000 ans est l’œuvre des peuples de la culture Barrier Canyon. Il y a aussi quelques pétroglyphes fremonts à coté, plus récents de 1000 ans. La suite de la piste suit ensuite une vallée encaissée. Nous y croisons quelques voitures et même nous suivons un moment un camion qui s'arrête tous les miles pour déposer des toilettes de campagne en prévision du marathon qui va se courir ici demain ! Un marathon dans ce désert ! À 50 km du village le plus proche. Il y a déjà du monde d'installé sur le camping près de la ligne de départ (ou d’arrivée). Nous n'avons vu aucun animal sauvage sur ces 90km de piste. Destination finale Green River, la ville, où nous logeons pour la 3ème fois au Ramada. Diner au Taramisk restaurant, avec vue sur la rivière (Green bien sûr) au coucher du soleil.

Samedi 11 – On the Shafer Trail again

Nos visites précédentes à Canyonland avaient été incomplètes. Dead Horse Point lors de notre bref passage en 2005, le survol de l'ensemble du National Park en 2008 (génial) puis une brève visite de Island in the Sky l'après-midi sous la pluie, enfin la descente du Shafer Trail en 2009. Le passage dans le secteur était une bonne opportunité de revoir dans de meilleures conditions le Grand View Point et quelques autres points de vue et surtout de refaire la plongée du Shafer Trail qui nous avait tant marqué l'an passé. Nous commençons par la grimpette vers la Mesa Arch, splendide le point de vue de l'arche, en début de matinée.

Mesa Arch



A 11h30, au Shafer Canyon Overlook, nous observons la piste à flan de falaise : personne.

Personne au point que dans un virage dessous nous, au deuxième lacet, un deer se promène sur la piste.



Surprenant, l'an dernier il y avait foule dans les 2 sens. Pour s'assurer de la praticabilité, nous allons demander aux rangers du Visitor center voisin si les orages d'été n'ont pas rendu la piste impraticable. Si ce fut le cas en Août, elles sont maintenant roulable. Nous pouvons donc nous lancer dans l'aventure.

Ici, la piste a été réparée

Toujours aussi infernale, cette descente du Shafer Trail, avec ses à-pic, ses épingles à cheveux, ses passages étroits et la vue superbe. J'ai l'impression que par endroit, la chaussée est un peu plus dégradée que l'an dernier. Il y a maintenant quelques autres voitures. Des vélos se sont lancés dans la pente aussi et nous en croisons dans l'autre sens, courage, ça va être dur.



Arrivés en bas, il reste les 20km de la Potasse Road avant de retrouver une route digne de ce nom. Là, la piste est vraiment mauvaise, limite limite pour notre Equinox, moins haute de caisse que la GMC de l'an dernier. Quelques passages se font au pas, et même après reconnaissance à pied. Tout fini par passer sans frotter.

Ici, ça passe encore bien !



Dans l'après-midi, Moab n'a pas changé. Toujours de la circulation. Il nous faut trouver l'agence de Farabee's Jep Rentals pour confirmer une réservation, et nous n'avons pas l'adresse (depuis elle est en ligne). Nous finissons par demander dans une station service : c'est à la sortie au sud. L'affaire classée, nous filons vers le Gateway Inn de Blanding.

En 3ème partie, quelques lieux connus mais beaucoup rarement visités :



Dimanche 12 septembre – Marche à l'ombre

En partant de Blanding, la route 95 est toute proche. Cette route, appelée aussi Trail of the Ancients est rarement prise pour rejoindre Moab à Hanksville et au delà Capitol Reef, pas la plus courte, pas grand chose à voir. Enfin pas grand chose à voir, c'est beaucoup dire. Ça commence fort, ça commence mal. Nous quittons l'hôtel de bonne heure. Le premier arrêt est tout proche, Jean Pierre nous a bien expliqué comment visiter le Mule Canyon, stationner en bas, environ 1 km à marcher jusqu'à ? Il nous a pas dis que la descente dans le canyon est à pic, il faudra remonter tout à l'heure. Il est 8h30 quand nous commençons à marcher sur un chemin étroit entre les herbes hautes du fond du canyon. Pas d'eau ici, mais nous traversons souvent le lit du ruisseau à sec. En tout cas, la promenade est agréable avec la fraicheur matinale. Au bout d'un moment, nous pensons que nous ne sommes pas loin, nous avons bien fait plus d'un km. Bon, c'était peut-être 1 mile. Elle doit être juste après le prochain virage, il n'est est rien. Nous avons fait plus de 2 km quand nous décidons de rebrousser chemin. Après plus de la moitié du chemin de retour, nous l’apercevons à gauche. Nous l'avions raté au passage, stupide, il y a un tas de caillou pour marquer l'embranchement. Un peu de montée et nous sommes devant House on Fire, la maison en feu.

House on Fire

Même si le soleil est maintenant haut, la demeure anasazi n'a pas encore pris sa couleur de feu. La chaleur monte pour la fin de la promenade et il n'y a plus d'ombre. Il est 11h lorsque nous arrivons à la voiture. Petite balade pour beaucoup, dure pour moi.

Le Natural Bridge National Monument n'est pas très loin.

Ce parc de taille moyenne abrite 3 ponts naturels creusés par une ancienne rivière. Ils se visitent en suivant le circuit de 14,5 km d'une route à sens unique qui part juste après le Visitor Center. Des arrêts sont aménagés aux principaux points de vue, plus importants à ceux d'où l'on voit les ponts et aux départs des différents trails. On s'arrête à Sipapu Bridge (2 points de vue),

Sipapu Bridge

Kachina Bridge puis Owachomo Bridge avec une descente au pied de ce dernier.

Owachomo Bridge

Il a un petit air du Landscape du Devil Garden. Nous déjeunons sur une table à l'ombre prêt du visitor center, en compagnie d'un oiseau bleu.

La route 95 longe puis traverse le petit mais spectaculaire canyon d'un rivière dont je retrouve pas le nom. Elle conduit jusqu'au pont, pas naturel du tout celui-là, sur le Colorado. A plus de 4h de route de Page, ce pont marque le début du lac Powel. De part et d'autre la vue sur le Colorado reflète le ciel, un ciel en train de se couvrir.

Le Colorado à Hite Crossing Bridge

Les coordonnées mémorisées sur notre GPS nous conduisent juste à l'entrée d'une piste à gauche de la 95. Rien d'indiqué, mais ça doit bien être là. Après 2-3 km de chemin de terre plutôt facile, un petit panneau nous signale le lieu: Little Egypt. On est pas sur les bords du Nil, même pas d'un quelconque little grand Nil, pas de pyramide, de sarcophages, mais les alignements de roches ocres et blanches peuvent peut-être faire penser à ceux du temple de Louxor (le vrais, pas celui de Las Vegas) ou d'un autre que nous avons visité il y a 2 ans.

Little Egypt

Moi, ça me fais plus penser aux Goblins SP voisin, si ce n'est la couleur. Le soleil, masqué, manque à la fête. En tout cas on peut se promener librement au milieu des ces roches.

Little Egypt

En approchant de Hanksville, nous voyons au loin les fumées d'un incendie, le deuxième. Route vers Capitol Reef que nous traversons sans arrêter. A Torrey, nous repérons le lieu de rendez-vous pour demain matin et filons vers Bicknell où nous avons réservé dans un hôtel qui devrait être bien. L'Aquarius Inn présente pas mal, la chambre est bien, frigo, micro-onde, wifi sans problème, mais, mais la piscine est fermée, bon, pas trop grave. Mais surtout le restaurant, soit disant ouvert 7 jours sur 7 toute l'année, est fermé ! Il faudra retourner les 2 soirs manger à Torrey

Lundi 13 – Les Cathédrales avec Brian

Rendez-vous à 9h au Hondoo Rivers and Trail, face à l'église Mormon de Torrey. Nous y retrouvons Brian qui a préparé son 4x4 pour nous emmener visiter des cathédrales, pas romanes ni gothiques pour un sous. Il faut dire que c'est la 3ème fois que nous venons à Capitol Reef et que les précédentes nous n'avons pas pu accéder à la vallée des cathédrales. Nous étions près à tenter de nous même une troisième fois. Mais Cendryon qui nous a raconté en direct les péripéties de son voyage cette année nous a donné la solution, faire la visite avec un professionnel, en occurrence le dénommé Brian. L'ancien cow boy connait comme sa poche toutes les pistes de la région. Il y met du cœur à l'expliquer de façon compréhensible pour nous, peu permissifs à l'accent rocailleux des gens de l'ouest. Et nous voilà parti avec le soleil vers Cathedral Valley, la backcountry nord du parc. Mais avant, un petit tour sur la Notom jusqu'à un beau point de vue sur la face est de Waterpocket Fold. Ensuite nous prenons la piste à Caineville (dommage, j'aurais apprécié une traversée de la Fremon river). La remontée le long de la Caineville wash road se fait sur une piste que le gros 4x4 Ford avale sans difficulté, pas sur qu'on aurait pu passer avec notre Equinox.

Arrêt au réservoir de bentonite,

Quelques lieux curieux comme par exemple ce rocher qui descend petit à petit d'un sommet en pente. De temps à autre, il glisse un peu plus bas, nous dit Brian.

Puis nous entrons dans Cathedral Valley :

Puis nous arrivons devant le Mur de Jéricho. Au pied se trouvent les 2 attractions majeures de la vallée (au sens de « ce qui attire les gens ») : le Temple of the Sun et le Temple of the Moon.

Temple of the Sun

Temple of the Moon

Les Temples du Soleil et de la Lune sont vraiment impressionnants quand on les approche. Il y a aussi les temples des Étoiles par derrière, plus petits puis d'autres plus loin. A coté, il y a la Glass Mountains, curieux rocher fait de plaques de cristal.



Plus loin , quelques vues intéressantes sur des pics volcaniques et d'autres temples dont j'ai oublié le nom.

Traces de volcan Temples of ???

A Harpnet Junction, nous montons au point de vue haut sur Cathedral Valley.

Upper overlook

Déjeuner sur place et avançons au Upper South Desert Overlook, de l'autre coté. Le retour l'après-midi se fait par la forêt à l'ouest, par la Thousand Lake Mountain. Quelques passages difficiles, des points de vue à l'infini, des plantes rares.

Nous avions demandé au départ à Brian si nous allions voir des animaux. Sa réponse était plutôt pessimiste, mais pas complètement négative. Avant de rejoindre la route 72, nous croisons une famille de cervidés à l’orée de la forêt.

Sur la route du retour, nous voyons un grand panache de fumée à l'horizon. Un incendie encore, Brian nous dit que cela dure depuis plusieurs semaines, mais que c'est dans un secteur inhabité. Après Loa, un énorme troupeau de vaches dans un immense pré. Notre cow boy en retraite nous dit que l'éleveur local possède 15 000 têtes de bétail, ça nous fait penser à Fernand Raynaud, avec son sketch sur le « pauvre paysan » Diner au Cafe Diablo de Torrey, une très bonne adresse, mais il y a du monde.

Mardi 14 – Les ornières de la Cotonwood

La route 12 qui descend de Torrey à Bryce est souvent considéré comme une des plus belles de l'Utah. C'est notre cinquième passage, l'enchantement n'est plus là, quoique l'endroit où l'on roule sur la ligne de crête est toujours aussi magique et impossible à bien photographier.

Méandre de la 12

Destination Cannonville, voir les rangers du visitor center. Question primordiale : la Cottonwood Road est-elle praticable en ce moment. L'an dernier, à la suite de l'orage subit 2 jours avant quand nous étions à Page, la piste était totalement impraticable : nous avions dû supprimer de notre programme plus de 150km de piste. Le ranger essaye de nous dissuader de nous engager dans cette aventure ; il nous montre la photo d'une voiture immergée jusqu'aux rétroviseurs dans la traversée d'un ruisseau en folie. Il avoue toutefois que ça fait plus de trois semaines qu'il n'a pas plu, que le niveau a baissé depuis et que la route est sèche. Bon, on verra bien, on va au moins aller jusqu'au site le plus intéressant qui n'est pas très loin de ce coté. Et la météo est avec nous, il fait beau et ça va durer.

La route est revêtue jusqu'à l'entrée de Kodachrome Basin. A l'embranchement, tout est fait pour dissuader de s'engager sur la piste, mais l'entrée n'est pas barrée. Aller, c'est parti pour environ 93km qui vont s’avérer les plus « hards » du voyage. Le début est plutôt facile et nous arrivons très vite à la rivière : vu le niveau, pas de problème, mais ça aurait pu glisser.

Aujourd'hui, ça passe

Nous découvrons plus loin les curieuses grilles à bestiaux que l'on passe ou qu'on contourne. Plus loin, certaines seront très hautes. Un arrêt à un point de vue puis plus loin nous bifurquons à gauche vers les arches dénommées depuis 1947 Grosvenor Arch.

Grosvenor Arch.

De retour sur la Cottonwood Road, la route se dégrade par endroit : lors des pluies précédentes, les voitures ont laissé l'emprunte de leurs roues dans la terre. Les sillons ainsi creusés sont de plus en plus profonds, trop pour les suivre. Notre Equinox n'a pas une hauteur de caisse suffisante, donc il n'y a qu'une solution, rouler en dehors des sillons. Cette gymnastique atteint sont paroxysme lorsque les espaces entre sillons se réduisent à la largeur des roues. L'essentiel est de ne pas frotter. Rares voitures rencontrées Heureusement, ce ne sont que des passages sur quelques centaines de mètres au maximum et il reste des sections plus roulantes entre. Les paysages sont souvent magnifiques. Nous ne sommes pas seuls sur cette piste, mais ce n'est pas la grande affluence.

Un des plus beau point de la cotoonwood

Une pose déjeuner à l'ombre, près qu'un canyon. On avait vu l'ombre, mais pas le canyon. Une famille s'arrête près de nous et part visiter. A leur retour, sur leurs conseils, nous y allons faire une promenade digestive. On y voit de curieux rochers.

Rocher dans le canyon

Plus loin, les torrents ont raviner les bas cotés et la piste n'est pas plus large que la voiture. Nous y trouvons un camping-car qui fait demi-tour, que diantre allait faire dans cette galère ! La fin est plus facile, mais les paysages sont moins beaux. A la fin, la route longe la Paria River. Environ 4h30 après y être entré au nord sur la Cottonwood Road, nous en ressortons au sud sur la route 89. A propos, ça ressemble à quoi un cottonwood. Le nom de cet arbre a baptisé de nombreux endroits dans tous les états de l'ouest. En voici une photo.

Cottonwood au bord de la Cottonwood

Destination Kanab. Nous logeons au Treasure Trail Motel pour 2 nuits et nous commençons par tester la piscine. Kanab est un haut lieu du western. Des plaques sont plantés sur les trottoirs de la rue principale en souvenir des grands noms du cinéma de cowboy qui ont tourné ici. A commencer par le grand John

Mercredi 15 – Intrusion en Arizona

L'Arizona, c'est l'état du Grand Canyon, le vrai. On a tendance à oublier, tellement le Colorado a creusé une colossale frontière, que la rive nord est aussi en Arizona – mais pas dans la réserve des navajos. Notre ville étape est à quelques encablures (si toutefois utiliser un terme nautique n'est pas trop déplacé dans cette région désertique) de la North Rim, enfin 130km tout de même). Pas dans les terres navajos, mais ils sont bien là, installés sur un parking, à déballer leurs jewelleries. La route 67 qui conduit au parc traverse ce qui reste d'une forêt brulée récemment.

L'entré du North Rim

Au poste d'entrée, il y la queue, certainement moins qu'aux entrées du sud, mais en cette mi-septembre, cette rive est très fréquentée. Ce sera confirmé sur tous les parking par la suite. Première étape, le Bright Angel point. Un chemin revêtu y conduit, en bon état mais pas très large et surtout avec de fortes déclivités. Au bout, une vue magnifique sur l'énorme fissure où coule le Colorado... à propos où est-il ? Et bien d'ici on ne le voit pas.

Bright Angel Point

Par contre on voit nettement l’incendie qui fait rage dans la forêt sur l'autre rive.

South Rim en feux

Deuxième étape, Point Imperial. C'est le lieu le plus haut, à 2683 m. La vue sur le canyon se double de celle sur le plateau. La brume blanche qui couvre l'horizon est la fumée du feux de l'autre rive. Au premier plan, le Mt Hayden est escaladé par les grimpeurs chevronnés.

Point Imperial

Troisième étape, à la pointe, Angel Window (la fenêtre des anges) et Cape Royal d'où on aperçoit la rivière.

Angel Window Les autres points de vues sont observés au retour. De Walhalla Overlook, on peut voir le Colorado à Unkar Delta, autrefois habité par les Pueblos.

le Colorado à Unkar Delta

Le dernier arrêt sera à Roosvelt Point, pour une vue joliment colorée. Partout nous avons vu du monde, les parkings étaient bien remplis, mais jamais autant qu'en Mai 2005 sur l'autre rive. Le fait que seul Bright Angel soit accessible aux cars réduit le nombre de touristes, la route vers Angel Window est limitée en gabarit et interdite aux camping-cars. Moins de points de vue, généralement au bout d'un peu de marche, on ne peut pas dire qu'il faut visiter la rive droite au lieu de la rive gauche, mais plutôt en complément.

En rentrant nous arrêtons au Liquor Border Store à la frontière de l'Arizona et de l'Utah. Je ne peux pas vous décrire le fouillis de ce magasin d'alcool dont la tenancière d'un age canonique semble tout droit échappée de Salem (MA, pas OR).

Jeudi 16 – Pipe Springs

Pour une foi, nous allons faire une exception et visiter autre chose qu'un site naturel, peut être en préparation de la soirée. La route de Kanab à St Georges passe dans l'Arizona et là se trouve un petit National Monument nommé Pipe Springs. Il s'agit d'un bâtiment de 1850, occupé par des fermiers mormons, qui fut fortifié par la suite pour se protéger des indiens navajos et piutes.

La cour intérieure

Les dépendances se visitent librement, mais le bâtiment principal n'est accessible que guidé par une ranger (sans supplément). Notez que les 4 caves l'an dernier, le bateau à Glacier, c'est toujours une femme ranger qui fait visiter. Mobilier, vaisselle, outils et décorations nous plongent dans la campagne isolée à la fin du XIXème siècle.



A l'extérieur nous voyons de près ces bovidés à grandes cornes que nous avions parfois vus de loin, comme l'an dernier dans le sud Dakota.

Nous visitons aussi des bâtiments annexes Route vers St Georges, on entrevoit au passage la fameuse église mormone blanche (visitée en 2008). Arrêt déjeuner au buffet de l’hôtel casino Casablanca à Mesquite - nous y avions logé cette année là. Et bientôt au loin, les tours des hôtels du Strip percent la brume ; un regard au GPS, nous sommes encore à plus de 20km.

Choisir un hôtel à Las Vegas est toujours sujet à discussion sur le forum, chacun étant certain d'avoir logé dans le meilleur. Ce sera le 5ème pour nous, et pour des raisons pratiques et financières, nous avons choisi l'Imperial Palace, au milieu du Strip. La réception nous demande si nous préférons avec vue sur le Strip ou pas. Nous disons « avec » mais on nous fait remarqué que c'est un peu bruyant. Bof, le bruit de la rue, du 10ème étage... Arrivé dans la chambre, nous constatons que le « un peu » est énorme, la musique et surtout les vibrations des basses de l’orchestre sous nos fenêtres font trembler la chambre, et il n'arrêtera qu'à 4h du matin. C'est sans problème qu'on nous échange la chambre contre une autre plus calme.

Sous le chapiteau, l'orchestre - en face le Mirage

La raison pratique de l'emplacement, c'est qu'il est presque en face le Mirage où nous allons voir ce soir un spectacle du Cirque du Soleil : Love. Profitant des remises estivales, nous avons eu 2 places à 50$, même au fond, c'est cadeau. Il y a 2 ans nous avions vu Myster, O et Ka. A comparer, Love est décevant, par la scène souvent partiellement masquée par des rideaux, par les numéros principaux, peu nombreux et assez communs et par l'animation générale du spectacle, trop danse, même si logique avec le thème général sur les Beatles. Mais le Cirque du Soleil reste magique et la mise en scène est du spécial Vegas qui n'a rien à envier aux autres. Il est interdit de filmer et photographier pendant le spectacle. Lors du final, je me risque à filmer avec mon appareil photo... 6 secondes et un placeur vient braquer sa torche sur moi. Arrêt immédiat, mais je peux en extraire une photo pour vous.

Final de Love

Retour sur le Strip :

Vendredi 17 – Retour dans la mortelle vallée



Beaucoup ne font que traverser Death Valley NP, certains osent y passer une nuit. Fait trop chaud en été ! C'est vrai qu'il fait chaud, un peu moins à la mi-septembre. Le thermomètre du visitor center de Furnage Creek à 15h00 affiche seulement 42° à l'ombre.



Nous y avons déjà passé une nuit en 2008, cette fois nous allons en passer deux. Maso ? C'est que dans ce parc immense, il y a d'autre chose à voir que Zabriskie, Dante et Bad Water et Sand Dunes. Et même dans les classiques, nous en avions ratés 2 l'autre année. Nous commençons par là le Twenty Mule Team Canyon. C'est une jolie piste à sens unique dans ce que le désert a de plus désertique, rocher et terre, rien ne pousse, rien ne bouge.

Twenty Mule Team Canyon

Pour continuer, Artist Drive aussi à sens unique. C'est plus animé ici, c'est même très fréquenté, même mal fréquenté. Les gens qui passent ici sont pressés, pressés d'arriver aux points de vue, pressés de stationner, de faire une photo et de repartir sans doute pour quitter au plutôt l'enfer.

Artists Palette

De la-haut, on a le Badwater Basin dans le rétro.

Badwater Basin

Notre principal soucis ensuite est de voir les rangers et de connaître l'état des pistes de l'arrière pays. Notre idée était de rejoindre Racetrack par la Saline Valley road puis la Hidden Valley, mais misère, les orages d'août ont rendu la première complètement inutilisable, même avec un vrai 4x4. Seule solution, la voie classique par le nord, par Ubehebe Crater. Au passage nous notons que l'essence à Furnace est à 4$29 alors que le plus cher que nous ayons trouvé jusqu'à présent était 3$34. Nous logeons à Stovepipe Wells Village. Il y a 3 jours nous avons reçu un mail de l'hôtel nous signalant qu'à la suite d'un incendie, le restaurant est temporairement fermé (encore le feu, cette fois, dans les cuisines). Il faudra aller à Furnace Creek pour manger.

Le temps de s'installer tranquillement, de constater que cette année, la wifi fonctionne dans les chambres, de faire quelques courses indispensables au magasin en face et nous partons à notre rendez-vous. Nous devons retrouver notre loueur de jeep à l'agence Farabee face au Furnace Creek Resort. En fait c'est un tout petit bâtiment où nous attendent 2 dames qui vont tout nous expliquer sur la location et le fonctionnement de la Jeep Colorado réservée pour 24h. L'agence, fermée en été, trop chaud sans doute, vient juste de rouvrir. Et à la tombée de la nuit, nous partons avec ce véhicule tellement haut que nous avons grand peine à y grimper.

Coucher de soleil à Furnace Creek Inn

Samedi 18 – le champ de course des pierres

Tout comme Olympic, Glacier, Dinausor, la Racetrack Playa constitue d'un des lieux majeurs de notre voyage. En 2008, les rangers ne nous avaient pas autorisé à y aller avec la Toyota Higthlander 4WD que nous avions. Principale raison, les pierres de la piste sont très coupante et c'est vrai que j'avais déjà lu beaucoup sur les pneus crevés sur cette piste. Dans ses publicités, Farabee cite la visite du Racetrack comme une des destinations premières avec leurs jeeps de location. Les dames avaient confirmé la fermeture complète de la route que nous souhaitions prendre au départ. Avec elles, nous avions bâti un autre parcours avec un endroit à explorer pour l'après midi.

Après avoir régler au mieux les sièges, tache difficile, nous partons de bonne heure et de bonne humeur vers le nord, 75km de désert jusqu'au cratère de Hubehebe. Au bout la piste, nous nous engageons avec prudence. En route pour 88 km (AR) d'enfer ? Somme toute, rien de bien difficile de rouler sur ces petits cailloux qu'on dit très coupant. Les gros pneus de notre jeep sont de taille à résister, enfin j'espère - en tout cas j'aimerais pas devoir mettre la roue de secours.

Notre Jeep Colorado

Tôle ondulée au départ, par endroit sinueuse, parfois étroite, la piste traverse bientôt des champs de Joshua Trees.

La piste de pierres coupantes et les Joshua Trees.

Vers 10h00, nous atteignons Teakettle Junction, le carrefour des théières porte bien son nom, même si le lieu a perdu de son authenticité tellement certaines semblent tout droit sorties du magasin du coin (quoique, où est-ce qu'il y a un coin, dans le coin ?)

Teakettle Junction

Vingt minutes plus tard, nous sommes au bord du champ de course, un ancien lac de 7km2. La boue séchée laisse une surface absolument plane, exceptée l'île de Grandstand à l'arrivée. Mais il faut aller jusqu'à l'autre extrémité pour voir une curiosité des plus surprenantes au monde : les pierres qui se déplacent toutes seules. C'est sûr qu'on ne les voit pas courir, même que jamais quelqu'un les a vu bouger. Pire, on ne sait pas trop expliquer ce qui déplace ces cailloux dont certains pèsent des dizaines de kg. Les tentatives d'explication sont a peine crédibles, mais ce qui est certain, ici les pierres bougent. Et elles ont laissé des traces de leur parcours. Sur parfois des centaines de mètres, elles ont marqué l'emprunte de leur trajectoire dans la boue qui l'a conservée en séchant. Étonnantes, ces trajectoires qui changent de direction parfois de 90° ou qui décrivent des figures …





Dans l'immensité plane de la playa, cernée de montagnes, sous un ciel tout bleu, dans un silence total, c'est un moment d'isolement au milieu du mystère, loin des nuées de touristes.

En repartant vers 11h30, nous pensions avoir été les seuls visiteurs aujourd'hui. Erreur, à Teakettle Junction nous croisons une autre jeep. Une pause au retour au Hubehebe Crater, mais nous l'avions déjà vu. Où trouver un endroit à l’ombre par ici pour pique-niquer ? Impossible, non ! nous somme assez proche du Scottis Castle et son oasis, là il y a des tables à l'ombre des grands arbres. Nous en profiterons pour faire un tour au visitor center local. Pour l'après-midi, plutôt que d'aller au Eureka Dunes, nous décidons de refaire le Titus Canyon qui nous avait beaucoup plu il y a 2 ans, un vrai baptême de la piste pour nous qui ne connaissions que Monument Valley et Carizo Plain. Mais d'abord faire le plein et pour cela nous allons à Beatty, c'est tout proche du début de la piste. Avec de l'essence à 2$73, ce sera une économie sur le plein final. Passage obligé à la ville fantôme de Rhyolite, pas rassurant. La piste du Titus Canyon commence par une longue ligne droite de tôle ondulée, ce n'est pas la partie intéressante. Puis elle monte en lacet vers le col de Red Pass, le passage le plus difficile, avec des ornières et des cailloux.

Juste après Red Pass

Dans la descente, nous rencontrons un des sympathiques habitants des lieux : un serpent à sonnette se fait doré au soleil au milieu de la piste. Il n'a pas l'air décidé de bouger, j'essaie de bien passer les roues de chaque coté pour ne pas l'écraser.

Notre seule rencontre !

Réussi, mais le rattlesnake s'est mis en boule, près à ce défendre contre le monstre qui l'a réveillé. Ensuite, on peut voir le village fantôme de Leadfield puis des pétroglyphes. La fin de la descente est longue avant d'arriver dans les magnifiques lacets du Titus canyon.

Dans le Titus Canyon

Un arrêt dans les dunes à l'Historic Stovepipe Well, le seul point d'approvisionnement d'eau à l'époque de l'exploitation des mines. En parlant d'approvisionnement, il faut faire le plein avant de rendre la voiture, à la pompe de Stovepipe village (3$40), plutôt qu'à Furnace Creek. Il fait nuit lorsque nous retrouvons nos 2 dames de Farabee pour leur remettre les clés et leur signaler « no problem ». Mais que ce 4x4 aurait été bien sur Cottonwood Road !!!

Dimanche 19 – Les collines à western

En sortant de Death Valley par l'ouest, on arrive à Lone Pine. Pour beaucoup, ce n'est qu'un lieu de passage, voire de couchage. Mais là se trouve, au pied des sommets de la Sierra Nevada, un tas de rochers connus sous le nom de Alabama Hills.

Alabama Hills, au pied de la Sierra Nevada

Dans ce dédale de rocs gris furent tournés une pléiade de western (films et TV) de la fin du muet à l'arrivée de la couleur. Une plaque à l'entrée de la piste rappelle tous les grands noms qui s’illustrèrent dans les combats et chevauchées sauvages, comme Garry Cooper, Humphrey Bogart et immanquable John Wayne. La promenade dans le site manque toutefois d'informations pour localiser les différents lieux. Alabama hills est aussi visité pour sa douzaine d'arches dont les plus célèbres sont Mobius Arch et Eye of Alabama.

Mobius Arch

Eye of Alabama

Indian Family

Dans la partie sud des collines ont ��té tournés les épisodes de Tremors. En fait il est difficile d'imaginer dans ces lieux les territoires des vers de terre géants. Au visitor center, on nous avait recommandé de faire un tour à 1/2h de route à 8000 pieds dans les montagnes voisines. La montée dans la Sierra Nevada est aisée et arrivé à la fin de la route, il y a plein de monde. On est dimanche, de nombreuses familles des environs sont venus passer le week-end ou quelques heures dans la fraicheur de la forêt en altitude, qui en randonnée, qui à la pêche, qui seulement pour manger. Le site de Withney Portal, même avec beaucoup de monde, est très agréable. Nous pique-niquons près d'un petit étang, entre un écureuil qui fait ses provisions pour l'hiver et une cascade. Au retour, la vue sur la vallée permet de voir l'ensemble des Alabama Hills telles qu'on a du mal à se les représenter quand on déambule dans les labyrinthes de rochers. Les Alabama Hills, vues d'en haut

Soirée et nuit à Mammoth Lake. Parti avec 40° de Death Valley le matin, arrivée autour de 5° près des stations de ski. Un agréable restaurant : le Slocums Grill.

Lundi 20 – Les classiques, Mono, Bodie et Tioga.

C'est une des étapes les plus classiques des circuits qui partent ou arrivent à San Francisco en été, et qui incluent Yosemite et Death Valley. Donc, allons voir ce que tout le monde arrête voir. Tout d'abord le Mono Lake et ses concrétions d'argile appelées tufa. Ce lac servit un temps à alimenter en eau la lointaine Los Angelès jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'on le vidait ! Il y a différents points de vue sur les formations de Tufa, le principal est au sud. Une balade de 3/4h jusqu'au bord de l'eau permet d'admirer ces curieux pics émergeant du lac et une faune ailée impressionnante.

Mono Lake La route que nous suivons traverse Lee Vining puis longe le lac au nord pour tourner à gauche sur une piste de 16 km vers la ville fantôme de Bodie. Perdue dans les montagnes, c'est ce qu'il reste d'une ville minière qui compta jusqu'à 10 000 habitants lors de la ruée vers l'or à la fin du XIXème.

Bodie

Désertée dans les années 30, après plusieurs incendies, il reste environ 5% des bâtiments d'époque.



Moins lugubre que Rhyolite, la promenade est agréable au milieu des bâtiments en bois. Numéroté, l'histoire de chacun est racontée sur le guide remis à l'entrée (ce n'est pas un parc d'état, entrée chère)

Parfois assez bringuebalant

Déjeuner à Lee Vining puis route vers Yosemite. La route par la Tioga Pass, ouverte de juin à octobre, relie les deux cotés de la montagne. Après tout ce que nous venons de voir depuis 4 semaines, elle ne présente pas beaucoup d’intérêt. Joli lac de haute montagne, quelques vues sur les sommets, les rochers et la forêt, sans plus. Nous rejoignons Oakhurst en traversant Yosemite vers la sortie de Mariposa Grove, par des lieux visités en mai 2008.

Mardi 21 – Le parc en feu

Le programme du jour inclus les parcs nationaux de King Canyon et de Sequoia. La route qui conduit à l'entrée nord traverse des immensités de plantations d'arbres fruitiers, pêches, abricots, oranges, citrons … mais il n'est pas évident de trouver une station pour faire un plein, nécessaire car à l'intérieur du ou plutôt des parcs, il n'y a pas de station. L'entrée par Big Stump se fait après une longue montée. Il s'agit d'une petite enclave du King Canyon National Parc dans la Sequoia National Forest. La principale attraction ici, c'est le General Grant, géant parmi les géants du bosquet de séquoias : vieux de 1700 ans, haut de 82m, 33m de circonférence à la base, 12 m de diamètre.

Le Général du King Canyon

S'il y a beaucoup de monde ici et au visitor center du village voisin, bien peu s'aventurent plus loin. Et pourtant... La route 180 traverse le Giant Sequoia National Monument vers la Kings Canyon scenic byway. La longue descente en lacets bordée de yuccas offre des vues superbes – mieux que la Tioga Pass. Mais quel est ce brouillard à l'horizon ? Encore un feux de forêt et nous allons dans sa direction. Au parking d'un point de vue, un panneau donne le périmètre de la zone d'incendie et les pistes fermées. La route 180 et la Kings river sont en limite.

La zone d'incendie en rouge - notre route, la 180, longe au nord

Bon, on verra bien plus loin... et plus loin nous trouvons un groupe de véhicules de pompiers (pas rouges, mais verts les camions de pompiers des forêts nationales américaines) et les rangers. Ils ne disent rien aux quelques touristes comme nous qui passons à coté d'eux au ralenti. Peu après, des arbres fument juste de l'autre coté de la rivière. On continu.

Fumées inquiétante juste de l'autre coté de la rivière

L'entrée du Kings Canyon National Park (partie principale) est juste avant Cedar Grove Village. La plupart des campings près de la route sont fermés, mais il y en a au moins un d'ouvert. Le long de la rivière, il y a plusieurs points de vue. Mais dans un atmosphère enfumé et un brouillard de plus en plus épais, nous n'arrêtons qu'à la fin de la route, endroit plus dégagé, pour revenir rapidement dans un lieu plus rassurant. Par moment nous voyons que le feux n'est pas bien loin dans les montagnes.



Au retour, après des arrêts à Grizzly Falls et à Yucca Point, nous rejoignons le Sequoia National Park en prenant le raccourci de Hume Lake. C'est du genre raccourci qui rallonge, mais un coin tranquille pour pique-niquer.

Grizzly Falls, pas beaucoup d'eau en septembre

Dans la traversée de ce dernier parc, l'attraction majeure est le General Sherman, concurrent de Grant avec ses 2200 ans, 84m de haut et 31m de circonférence. Il est considéré comme l'arbre le plus imposant du monde de par son tronc de 1487 m3 (Grant n'en fait que 1320). Le Géneral de Sequoia NP

L'aventure se terminerait là si la chance n'avait pas voulu qu'une maman ourse et ses 2 oursons se promènent tout prêt de la route à notre passage. Nous sommes arrêter au premier rang, d'autres voitures viendront ensuite. Un des oursons traverse en courant devant nous. Les appareils photo étaient prêts. Plusieurs minutes de rencontre inatendue

Après quelques derniers séquoias, la sortie du parc est une longe descente ; destination le Super 8 de Visalia. Mercredi 22 – repos

Nous avions prévu de faire un tour dans la partie sud du Giant Sequoia National Monument, la moins visitée. Mais, depuis le Chandelier jusqu'au General Sherman, nous sommes rassasiés des géants de la forêt. Il nous manque quelques cadeaux, un grand tour dans les magasins de Visalia Mail, ça change de la nature. Puis la route de Bakerfield, pas l'autoroute mais la 65 qui après les alignements de fruitiers passe par des lieux plus sauvages avant de traverser les champs de pétrole.



Le Best Western Crystal Palace de Bakerfield est un délice. Notre chambre au rez de chaussée donne directement dans un grand patio avec palmiers autour de la piscine. De quoi passer un après midi de tout repos.

La piscine du Best Western Crystal Palace

Jeudi 23 – Good bye America

La route vers l'aéroport, la restitution de la voiture, l'enregistrement puis la dépose des bagages. Il reste du temps pour faire encore quelque achats. Embarquement à 15h30, nous avons pris des places premium voyageur, plus confortables pour tenter de dormir au retour.

Voir aussi en 2009, 11000 km du sud de l'Arizona au sud Dakota, Wyoming l'Idaho et le Nevada http://voyageforum.com/v.f?post=2697683;
Les plus beaux safaris: Kenya ou Tanzanie? English translation pending
by Qzerty · 2010-10-15 · 36 replies
Bonjour,

Pour ceux qui ont l'expérience des safaris. Quel est votre avis, Kenya ou Tanzanie ? Et quel Parc National ou Réserve ?

Comment avez vous organisé votre safari ? TO français, local ou guide local ? Tarif ?

Je prévois un séjour petit budget, mais tous les avis sont bon à prendre. L'offre est tellement grande et les tarifs inégaux, je suis un peu perdu.

Merci de me faire part de vos expériences.
Voyage en Inde du Nord: quelles villes visiter? English translation pending
by Caroleen · 2010-10-15 · 6 replies
Bonjour, nous partons 1 semaine en Inde rendre visite à une amie à New Dehli. Nous restons donc les 2 week-ends sur Dehli. Entre les 2, du dimanche soir ou lundi au vendredi ou samedi matin, nous comptons voyager un peu. On nous a conseillé: Agra, Jaipur, Bundi, Varanasi. Evidemment, en si peu de temps, difficile de tout faire. Qu'en pensez vous ? Et si vous pensez qu'il n'est pas possible de tout faire, quelles étapes me conseilleriez vous de supprimer ou de garder ? Merci d'avance
Week-end en Lituanie - Kaunas/Vilnius English translation pending
by Iznogoud2010 · 2010-10-13 · 2 replies
Bonjour,

Je vais un week end a Kaunas. Je recherche des plans . Je vois plusieurs trucs sur le net, tres dangereux, pas du tout dangeureux... bref on sait plus quoi en penser, c'est le net ! Si vous avez des abis et surtout des plans , genre hotel choses a visiter et je pense partir a vilnius 1 jours peut etre ... et revenir prendre l'avion a kaunas.. Du coup merciu pour tous vos plans, merci aussi si vous avez un hebergement ou un canapé a offrir . ou juste un ptit verre et une balade ou un cafe pour discuter.

Nous sommes 2 garcons 30 ans et 26 ans.

Merci a vous pour vos reponses.

a+++
Envoi de colis d'Inde vers la France? English translation pending
by Imaginy · 2010-10-08 · 31 replies
Bonjour,

Après de nombreuses recherches sur le site je n'est pas réussi a trouver de sujet précis et de réponses précises concernant les questions que je me pose🙂, je suis peut être pas très doué non plus j'avoue😊. Enfin bon, je vous explique donc ce que j'aimerais savoir : Tout d'abord quel est le meilleur moyen pour envoyer des colis de 20 kilos en France? La poste indienne où autre ? Combien ça coûte ? A quoi il faut faire attention ? D'où faut-il envoyer de préférence(grande ville)? Y a t'il des taxes à l'arrivée en France(si oui lesquelles)? Sachant que les délais ne me gêne pas, je peux aisement attendre 3 où 4 mois, je pars pour 6 mois donc si j'envoie des colis le deuxième mois je les auraient en arrivant 😎. Voilà, merci d'avance pour vos réponses!
Costa Rica: bilan très mitigé English translation pending
by Pouzal · 2010-10-07 · 46 replies
On était parti pour le Costa Rica le 15 septembre avec un retour le 3 octobre. Notre idée était de découvrir un pays et sa nature tant louée. On voulait randonner, voyager avec les bus, planter la guitoune dès que possible, se mettre dans l'ambiance du pays. Foin d'hôtels et d'animations appeaux à touristes ; c'est du vrai et de l'authentique qu'on recherche ! 🙂

Côté nature : rien à redire. La réputation est méritée. Le pays est magnifique, sa faune d'une richesse incroyable, sa flore grandiose et ses paysages à couper le souffle.

Côté humain, la déception a été énorme ! Je savais que les parcs étaient payants. Je savais que le Costa Rica vivait du tourisme. Ce à quoi je ne m'attendais pas, c'est qu'on nous accueillerait en tendant la main : faut payer. C'est quasi systématiquement le seul accueil qu'on nous a réservé.

Le pire ayant été Monteverde : on avait un livre qui indiquait un sentier autorisé permettant de traverser le parc, de passer la nuit dans une cabane. On arrive sur place, après 1 journée de bus. Devant l'entrée du parc (horaire : 7h-15h...🤪), on nous annonce que les règles ont changé, et qu'il n'est pas possible de traverser l'endroit, ni de dormir en cabane. Sauf avec un guide, qu'il faut payer. Avec une entrée du parc à 17$ par personne, un guide pour quelques heures à 40$ par personne, j'ose pas imaginer les tarifs. Quant à avoir un type qui me tienne la main pour suivre un sentier 😕 Le reste des activités étaient trop touristiques pour nous (rappel du haut d'un arbre, tyrolienne, saut à l'élastique, gniagniagnia. Le tout très cher, bien évidement).

Rincon de la Vieja : bonjour, pour monter au sommet, il faut 7h, il est 10h, vous ne pouvez donc pas monter (le parc ferme à 16h...). Et bien évidement, repayer les 10$/personnes pour entrer. Super intéressant quand il faut 30$ de taxi pour rejoindre un endroit pour dormir...

Corcovado : on a décidé de prendre un guide, au vue des infos qu'on avait (serpent mortels, tempête tropicale qui a fait monter le niveau des rios et détruit les sentiers, crocos...). Bonne nouvelle, c'est la basse saison, on vous fait un prix d'ami : 400 dollars pour 2 pour 3 jours 😮. En temps normal, c'est 670$ ! Le guide était nul, ne voyait rien (par ex. on a traversé un rio, avant que ma compagne ne remarque un croco sur la rive en face, à moins de 5m !), et on y connaissait plus en faune que lui (par ex. il confondait les goélands et les frégates... 😕). Sans parler du fait qu'il a passé la journée à Sirena à pioncer. On s'est donc démerdé seul. On n'a pas vu la queue d'un serpent. Et pourtant, on les a cherchés !

Les chauffeurs de taxi ont systématiquement tenté de nous arnaquer (on a failli en venir aux mains quand l'un d'eux demandait 70$ pour 9km...), les chauffeurs de bus nous faisaient des tarifs sur mesure (en plus élevés que les prix affichés...), les buvettes font des tarifs spéciaux touristes (x3 par rapport aux Ticos. J'étais à côté quand la serveuse donnait les prix aux touristes, puis aux locaux...).

A part quelques Ticos sympas, on n'a pas rencontré des gens accueillants. Obtenir un renseignement est un chemin de croix, négocier un prix est mission impossible, limite perçu comme une insulte (au vu de la mine affichée), on nous a faits des doigts, crachés dessus, engueulés. Pourtant, on a parlé espagnol (même si c'était laborieux, vu mon niveau 😕), payé en monnaie locale (les commerçants avaient du mal à convertir les prix affichés en dollars en Colones 🤪 ). il n'y a qu'à la fin où j'ai fini par devenir agressif, et là, ô miracle, j'ai pu obtenir les prix et les infos requises ! J'en suis arrivé à comprendre les gringos dédaigneux et agressifs envers les locaux ! 😕

Les hôtels sont miteux mais restent néanmoins chers (25$ pour une pièce sans eau chaude, avec cafards et vue sur la teuf en face, pas nettoyés, etc). Les camping quasi-inexistants, le bivouac difficile, puisque les propriétés privées sont gigantesques et couvrent presque toutes les zones.

Les sentiers libres sont extrêmement rares et non répertoriés. La rando comme je la connais et quasi impossible et ne dure pas longtemps. Même en Angleterre, on trouve plus de sentiers !

Bref, tout est fait pour que le touriste dépense de l'argent. Echapper au système est horriblement difficile. J'arrête là. La liste est trop longue. J'ai été déçu du pays. La nature est certes grandiose, mais cet arrière gout de fric m'a pourri les vacances. Ca reste ma plus mauvaise expérience de voyage... Je ne m'attendais pas à visiter un lunapark géant avec chaque animation payante. C'est sans doute ce qui m'a déçu et choqué.

Ceci est mon impression basé sur mon vécu, inutile de me lyncher 😇
Visite d'Ayutthaya en un jour: est-ce suffisant? English translation pending
by Rhealsan · 2010-10-06 · 49 replies
J'ai vu que c'était à 80 km de Bangkok

est-ce faisable de s'y rendre tot visiter puis retour le soir à Bangkok ou devrais-je plutot prévoir trouver un guest house la-bas pour revenir au matin?

votre avis la-dessus je suis en préparation d'un itinérair.

Merci
Visite du château de Bran en Roumanie English translation pending
by Krasnaya · 2010-10-01 · 5 replies
Bonjour,

En faisant une recherche sur le chateau de Bran en Roumanie, j'ai trouvé ce site.

http://www.vacance-roumanie.com/

Je voudrais savoir si quelqu'un connait, ou si ce site à bonne/mauvaise réputation.

Je voudrais également savoir si vous connaissiez d'autres alternative pour rester 1 semaine dans cette région, avec disons la moitié plus culturelle (chateau, monastère) et l'autre moitié du séjour plutot nature (randonnées, découvertes etc)

Merci!
Itinéraire de trois/quatre sur la côte est de l'Australie English translation pending
by OceanAvenue · 2010-09-30 · 3 replies
Bonjour! Je compte effectuer un voyage en Australie fin janvier début février 2011 pour une durée de 3 à 4 semaines. Ayant déjà fait quelques recherches sur les endroits à voir, j'ai retenu les suivants:

Sydney / Cairns / Whitsundays / Byron Bay / Surfers Paradise / Noosa / Fraser Island / Airlie Beach / j'ai supprimé Cairns et la Barrière de Corail même si c'est vraiment à faire, mais vu la durée de mon séjour....je reviendrais!

Je compte prendre un vol A/R Paris-Sydney donc il faudra compter 2 jours de trajet en avion. Ensuite je compte rester 4-5 jours à Sydney (Harbour Bridge, the Rocks, aquarium, Darling Harbour, profiter des plages, de la vie là-bas).

Pour le reste, je n'arrive pas encore à bien m'organiser pour les transports intérieurs, sachant que je n'ai pas le permis donc ce sera soit avion, soit bus, soit....covoiturage si je rencontre des personnes sympas à mon auberge de jeunesse de Sydney et qui souhaiteraient faire le meme parcours que moi. Jusqu'à preuve du contraire, à priori je voyagerai seule! J'ai 23 ans.

Ce qui est sur, c'est que je vais faire la Gold Coast et prendre au moins un cours de surf! Et profiter des plages et des cafés et peut-être rencontrer des surfeurs/surfeuses sympa!Pensez-vous que les endroits cités ci-dessus sont "faisables" en 3 semaines?Que me conseillez-vous comme transports? C'est mieux de voyager en tant que backpacker ou prendre un circuit tout organisé?Je suis preneuse de tous conseils de voyageur revenant récemment d'Australie (ou moins récent), j'ai besoin de vous svp !!!!!!!!!

Merci BEAUCOUP !! :)
Madagascar: enquête sur le pillage des richesses... (article) English translation pending
by Mesrob · 2010-09-29 · 27 replies
Bonsoir,

Dans le mensuel "National Geographic" du mois de Septembre figure un excellent article sur ce sujet.... Pour la qualité des photos et du texte qui les accompagnent.... En deux mots, l'article est centré sur le trafic de bois de rose dans la réserve du cap Masoala....avec des infos fouillées dans les détails comme par exemple : Les chinois ont importé en quelques mois 157 millions d'euro de bois de rose ! Une équipe de deux bûcherons est payée 8 à 15 jours pour deux jours de travail pour amener une bille de 180 kgs à portée de rivière... L'homme qui charrie la bille dans les rapides 19 euro par grume ... Dans la partie plus tranquille de la rivière, les piroguiers touchent 9 euro.... 150 euro pour deux semaines pendant lesquelles la garderie du parc ferme les yeux.... 15 euro pour la police locale... Et explique très bien pourquoi aujourd'hui à Andapa, le trafic du bois de rose a remplacé le commerce de la vanille au creux de la vague en faisant surgir de nouveaux " riches"........ L'article parle aussi de la consommation inquiétante de lémuriens dans certains hotely d'Andapa ... De l'impact de l'exploitation de la mine d'Ambatovy.... Il y a également une carte actualisée montrant l'état des parcs sur toute île.... A conseiller aux plus curieux d'entre nous.....
Périple de trois/quatre mois Crouesty - Tel-Aviv (Israël) - Sète à la voile entre février et avril 2011 English translation pending
by Stehan44 · 2010-09-25 · 15 replies
Je projette de faire sur un First 211 équipé d'un raymarine ST1000 accouplé à une girouette anémometre ST 60, il y a un sondeur, speed, groupe électrogène, radeau de survie + annexe gonflable enfin tout l'équipement obligatoire. J'envisage de rajouter un détecteur mer veille, une éolienne, panneau solaire. Je pars en solitaire du crouesty en prenant le canal du midi, rematage Esteban Cap D'Agde, Marseille, Lavandou, Monaco, Barcaggio, Campo nell'Elba, Porto Ercole (Italie), Rome(Italie), Terracina(Italie), Punta Lagno(Italie), Capo Palinuro(Italie), Campora San Giovanni(Italie), Messina(Italie), Canne(Italie), Patrai(Grèce), Corinth(Grèce), Lavro(Grèce), Syros, Donoussa(Grèce), Paloi(Grèce), Green Platan(Turquie), Kas(Turquie), Latchi(Chypre), Akrotiri(Chypre), Tel-Aviv(Israël) en vélo Jérusalem(Israël) en vélo Tel-Aviv(Israël), Port Said(Égypte), Alexandrie(Égypte), Sitia(Crète), Réthymnon(Crète), Kapsali(Crète), Siracusa(Italie), Gzira(Malte), Sidi Daoud(Tunisie), Teulada(Italie), Portoscuso(Italie), Bosa(Italie), arrivé à Sète. Voilà le parcours 4500 milles marins ou 8300 kms je pense le faire en 3 à 4 mois. La date de départ n'est pas encore définie mais je pense entre février et avril 2011. Si vous avez des idées je suis preneur.
Naviguer en Méditerranée English translation pending
by Patxi1 · 2010-09-24 · 13 replies
Bonjour 😉

Ce qui était mon rêve va peut être bientôt devenir réalité 🙂 et je vais pouvoir passer le plus clair de mon temps, sur l'eau, même si avec tout ce que propose notre Méditérannée, je n'aurai pas assez de cette vie et de ce qu'il m'en reste pour tout voir.😕

J'ai un vécu de navigation, essentiellement dans l'ouest du bassin (France, Espagne, Baléares) mais je suis ignorant de tous les aspects pratiques pour le reste de la Médit. C'est pour celà que j'espère trouver parmis vous, des navigateurs-plaisanciers, voileux ou moteurs, pouvant me donner des infos pratiques vécues (ports recommandés ou à éviter, prix d'un amarrage dans un port, port recommandé pour un hivernage ou un long stop ...) tous les petits sujets qui se posent au quotidien lorsque l'on navigue et que l'on arrive en terre inconnue. Exemple de question précise à laquelle je ne trouve pas de réponse : le prix d'un poste d'amarrage dans une marina en Tunisie pour une durée de 4 à 6 mois ou à la journée (au téléphone le "responsable" n'est jamais là, pas de réponses aux e-mails, et pas de fiche tarifs sur les sites des ports !)... mais soyez pas inquiets ... j'ai bien d'autres questions 😇

Merci d'avance à ceux et celles qui me permettront de faire le point et de calculer mon cap 😉

Hasta luego 😎
Rejoindre la Guadeloupe en bateau au départ du Canada ou Etats-Unis? English translation pending
by Pompon1 · 2010-09-22 · 12 replies
bonjours, je suis du canada, plus précisément de montréal, et j'ai vu beaucoups de photos et quelques reportages sur la guadeloupe et ça l'air vraiment superbe comme endroit, que ce soit la beautée des paysages et aussi le rythme de vie des gens de la bas, je croit que je ne voudrait plus revenir...lol et vu que je ne prend pas l'avion alors j'aimerais savoir si c'est possible de se rendre en guadeloupe en bateau?? exemple en traversier ou bateau de croisière, mais pas en voilier... même si ça prendrait beaucoups plus de temps pour s'y rendre en bateau, ça ne me dérange pas du tout car je prendrait des vacances plus longues... et même si je suis de montréal, ça ne me dérange pas si le bateau part de n'importe quelle ville au canada ou aux usa...car je m'y rendrait en auto jusqu'a la ville du point de départ...

aussi j'aimerais savoir si c'est dangeureux de se promener le soir la bas?? car j'ai vu sur le forum que les gens ne recommande pas de se promener le soir, c'est tu seulement pour une femme sans défense ou si ça vaut aussi pour un homme?? il y a tu des gens la bas qui attaquent les touristes pour leur argent??

merci beaucoups, sylvain.
Circuit de dix jours en Inde du Nord English translation pending
by Diane83 · 2010-09-18 · 10 replies
Bonjour, nous prévoyons 10 jours pour faire Delhi-agra-Fatehpur Sikri-Jaipur-Delhi ce parcours incluant 3 jours de temps libre sur Jaipur pour découvrir les richesses de l'artisanat et 1 jour libre sur Delhi pour faire les marchés également. A votre avis, ces temps libres sont suffisants ou non ? faudrait-il remplacer 1 jour par un crochet dans les environs pour ne pas râter une belle visite ? D'autre part, las agences proposent chauffeur, + guide local uniquement pour les visites. et, possibilité de guide accompagnateur, mais, prix assez élevé. A votre avis, le guide accompagnateur est-il indispensable ? merci de vos réponses suite à vos expériences.
Séjour de cinq jours à Krabi English translation pending
by Annma000 · 2010-09-14 · 13 replies
Bonjour,

Je vais séjournée 5 jours à Krabi et je me demandait ou aller à Krabi puisque c'est assez grand. Nous arrivons à L'aréoport de Krabi et je suis un peu perdu car il me semble que les plus belles plages ne sont accessibles que par bateau ? Y a t-il quelque chose à voir sur le continent ou direction Railey beach et Toncaï ?

Merci

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