Results for "Costa+Brava+|+9+>+206"
37238 results found.
Avis sur Corsair! English translation pending
Bonjour à tous,
Je poste ce message pour témoigner de mon enchantement suite à mon voyage avec Corsair. J'ai effectué les rotations ORY-PTP-PUJ et PUJ-PTP-ORY. Vol CRL928, le 21/07/2006 Orly - Pointe à Pitre - Punta Cana, Boeing 747-300 F-GSKY. Vol CRL929, le 04/08/2006 Punta Cana - Pointe à Pitre - Orly, Boeing 747-300 F-HJAC.
Je tiens à dire que les avions étaient en excellent état, nous avons à chaque fois décollé et atterri à l'heure (juste 1h de retard pour le tronçon PTP-ORY, à cause de problèmes de chargement à PUJ, les employés avaient fait n'importe quoi). Service excellent, nourriture très bonne (je dirais même excellente!), PNC agréables et souriants.
Comme quoi, c'est pas une compagnie pourrie, et j'espère bien clouer le bec aux constants détraqueurs de Corsair.
Bravo à cette excellente compagnie.
Je poste ce message pour témoigner de mon enchantement suite à mon voyage avec Corsair. J'ai effectué les rotations ORY-PTP-PUJ et PUJ-PTP-ORY. Vol CRL928, le 21/07/2006 Orly - Pointe à Pitre - Punta Cana, Boeing 747-300 F-GSKY. Vol CRL929, le 04/08/2006 Punta Cana - Pointe à Pitre - Orly, Boeing 747-300 F-HJAC.
Je tiens à dire que les avions étaient en excellent état, nous avons à chaque fois décollé et atterri à l'heure (juste 1h de retard pour le tronçon PTP-ORY, à cause de problèmes de chargement à PUJ, les employés avaient fait n'importe quoi). Service excellent, nourriture très bonne (je dirais même excellente!), PNC agréables et souriants.
Comme quoi, c'est pas une compagnie pourrie, et j'espère bien clouer le bec aux constants détraqueurs de Corsair.
Bravo à cette excellente compagnie.
Où plonger en Indonésie? English translation pending
Salut, je compte aller en Indonésie l'an prochain, principalement pour plonger en apnée et visiter le pays.
Pour ce qui est de la plongée en apnée, quels sites me conseillez-vous, sachant que j'ai un bon niveau (jusqu'à 30m)?
Quels sont les plus beaux endroits à voir dans le pays, les plus beaux sites? Bref, je suis ouvert à toutes suggestions.
Merci de vos réponses d'avance... 🙂
Sky Europe: nouvelle base à Prague English translation pending
La Cie slovaque Sky Europe va ouvrir une nouvelle base en Tchequie a Prague
http://www.skyeurope.com/start.php?lang=fr
avec un vol Prague/Nice entre autre.
Retour de l'Auberge Gasthof Stuibenfal à Niederthai dans le Tyrol (Autriche) English translation pending
Sommes de retour d'Autriche. Nous avons séjourné 1 semaine dans le Tyrol, à Niederthai (Auberge Gasthof Stuibenfall). Etablissement de qualité, rapport qualité prix irréprochable, ambiance familiale, tout pour des vacances chaleureuses. De plus le patron et la patronne parlent français. Ils sont de bons conseils pour vous guider lors de votre séjour. Nous avons pu faire de la luge (de jour et de nuit), du ski de fond, promenades à pied et en raquettes (avec le patron comme guide). Si l'on cherche le calme et la nature c'est la destination idéale. A Langenfeld on y trouve l'Aqua Dome, centre aquatique thermal comme on en trouve pas en france. Si on est dans ce coin, il est (presque) obligatoire d'y aller.
Nous nous sommes rendus sur place par avion au départ de Paris jusque Innsbruck avec la compagnie Sky Europe. Aucuns soucis avec cette compagnie low cost qui a des tarifs incisifs !
Vélo au Danemark: retour d'expérience sur le matériel après 8 jours de pluie. English translation pending
On était plusieurs visiblement sur le forum à penser partir en Scandinavie cet été, et j'ai commencé par 8 jours de vélo au Danemark en juin, avec 3 jours de pluie et vent, le reste étant parsemé d'éclaircies et d'averses, avec du vent non-stop (sauf pendant 2 jours). La température n'a jamais dépassé les 15°C, au plus chaud, quand en France on était appremment à plus de 20°C. D'où ces quelques conseils si vous aussi vous partez là-haut :
* le meilleur plan : voyager avec SAS (Snowflake en vol low cost). Un billet à 60€ aller-retour (pris bien à l'avance), vélo voyageant gratuitement, sans obligation de housse et de démontage (à part les pédales), et soigneusement manipulé par les types de l'aéroport... Rien à dire, c'était par-fait. Atterrir à Copenhague est un plaisir, car une géniale piste cyclable longe la mer et vous amène en plein centre en 8 km. Après ça on a honte de Roissy.
* photocopiez ou imprimez les "carriage conditions", quelque soit la compagnie aérienne, car vous pouvez tomber sur une hôtesse de l'air qui vous assure qu'il faut payer pour le vélo, ou l'emballer dans une housse, et c'est votre parole contre la sienne à moins d'avoir copie des fameuses conditions, téléchargeables sur le site web de ladite compagnie.
* prévoir qu'il pleut TOUS les jours. Au Danemark c'est 12°C et pluie toutes les nuits en juin. Il paraît que la Norvège en juillet c'est pareil avec les moustiques en plus.
Donc, en clair : abriter le vélo chaque nuit, car le biclou craint moins le vol que la rouille et la chaîne finit par s'en ressentir au bout de quelques nuits. Surtout ne pas le coucher dans l'herbe : là-bas c'est maxi-rosée chaque matin, même la nuit où il n'a pas plu. avoir en double pull, pantalon et chaussette, même pour 8 jours. avoir absolument un duvet synthétique. Mais avec l'humidité ambiante et la transpiration nocturne, même les meilleurs synthétiques finissent par s'imbiber et le pouvoir calorifique chute d'autant. Donc prévoir large en termes d'indices de chaleur corporelle, surtout pour les filles : un duvet dont la température de confort est donnée à 0°C (Aravis de Helsport par exemple) en fait suffit tout juste par 8°C dans une nuit très ventée. prévoir une tente qui sèche vite, et qui se monte de l'intérieur (on pose la toit et ensuite au sec on accroche la tente intérieure). sur le vélo une cape de pluie fluo est bien pratique parce que souvent la pluie et le brouillard vont ensemble... prévoir un pantalon trop long aux jambes : le bas du pantalon sert de guêtres et comme ça on ne se mouille pas les chaussettes. prévoir des chaussures étanches, en cuir. Eviter les mesh, les tissus aérés, les petits trous pour évacuer la transpiration. Mon choix, qui s'est avéré excellent : chaussures basses de randonnée Lowa. Etanches, chaudes, avec de gros crans pour marcher. prévoir des sacoches étanches. J'ai des Ortlieb : rien à redire. Dedans on met tout ce qu'il faut pour être en autonomie pendant 8 jours, impec'.
* Autre point qu'on n'imagine pas en France : la force du vent. Au Danemark on avance la tête dans un réacteur d'avion quand on a le vent de face. Le vent est permanent, violent, orienté en général nord-Ouest. Avantage : ce que la pluie mouille d'un côté, le vent le sèche de l'autre...
Prévoir : une tente bien haubannée, ou tout du moins forme tunnel ou dôme géodésique. un goretex léger qui sèche vite. des petits gants, voire un bonnet pour les chauves...Même en juin.
Sinon, en vrac : les supermarchés scandinaves ne distribuent pas de sacs plastiques. les vélos ne craignent rien question vol, un petit cadenas suffit. l'internet est gratuit dans toutes les bibliothèques, arriver à 9h pour réserver un créneau horaire (une heure maxi) au Danemark : un super réseau de pistes cyclables balisées. Pas la peine d'acheter les topos les décrivant, la carte gratuite des routes diffusée par tous les OT suffit si on la recoupe avec l'excellente carte du Danemark de Kummerly-Frey au 1:300 000, très précise (7€ à la Fnac). Atention : le réseau des routes cyclables passe de la grand-route au sentier de forêt sans prévenir, donc prévoir des pneus solides, genre Schwalbe marathon. toilettes super propres au bord des routes. Par contre ne pas compter sur les cimetières pour se ravitailler en eau (rares et fermés). la vie est TRES chère. Compter 30 à 50% de plus par rapport aux prix français, tous domaines confondus. camping sauvage impossible : pas un centimètre carré de terre qui ne soit propriété privée. il faut demander l'autorisation du fermier. Pour le camping pas cher il existe le Naturelej, des campings privés pas chers et sans confort gérés par les fermiers. Acheter impérativement le catalogue récent donnant la liste de ces campings car vous ne les verrez pas signalés en bordure de route.
Voilà, bonne route à tous ! Florence
* le meilleur plan : voyager avec SAS (Snowflake en vol low cost). Un billet à 60€ aller-retour (pris bien à l'avance), vélo voyageant gratuitement, sans obligation de housse et de démontage (à part les pédales), et soigneusement manipulé par les types de l'aéroport... Rien à dire, c'était par-fait. Atterrir à Copenhague est un plaisir, car une géniale piste cyclable longe la mer et vous amène en plein centre en 8 km. Après ça on a honte de Roissy.
* photocopiez ou imprimez les "carriage conditions", quelque soit la compagnie aérienne, car vous pouvez tomber sur une hôtesse de l'air qui vous assure qu'il faut payer pour le vélo, ou l'emballer dans une housse, et c'est votre parole contre la sienne à moins d'avoir copie des fameuses conditions, téléchargeables sur le site web de ladite compagnie.
* prévoir qu'il pleut TOUS les jours. Au Danemark c'est 12°C et pluie toutes les nuits en juin. Il paraît que la Norvège en juillet c'est pareil avec les moustiques en plus.
Donc, en clair : abriter le vélo chaque nuit, car le biclou craint moins le vol que la rouille et la chaîne finit par s'en ressentir au bout de quelques nuits. Surtout ne pas le coucher dans l'herbe : là-bas c'est maxi-rosée chaque matin, même la nuit où il n'a pas plu. avoir en double pull, pantalon et chaussette, même pour 8 jours. avoir absolument un duvet synthétique. Mais avec l'humidité ambiante et la transpiration nocturne, même les meilleurs synthétiques finissent par s'imbiber et le pouvoir calorifique chute d'autant. Donc prévoir large en termes d'indices de chaleur corporelle, surtout pour les filles : un duvet dont la température de confort est donnée à 0°C (Aravis de Helsport par exemple) en fait suffit tout juste par 8°C dans une nuit très ventée. prévoir une tente qui sèche vite, et qui se monte de l'intérieur (on pose la toit et ensuite au sec on accroche la tente intérieure). sur le vélo une cape de pluie fluo est bien pratique parce que souvent la pluie et le brouillard vont ensemble... prévoir un pantalon trop long aux jambes : le bas du pantalon sert de guêtres et comme ça on ne se mouille pas les chaussettes. prévoir des chaussures étanches, en cuir. Eviter les mesh, les tissus aérés, les petits trous pour évacuer la transpiration. Mon choix, qui s'est avéré excellent : chaussures basses de randonnée Lowa. Etanches, chaudes, avec de gros crans pour marcher. prévoir des sacoches étanches. J'ai des Ortlieb : rien à redire. Dedans on met tout ce qu'il faut pour être en autonomie pendant 8 jours, impec'.
* Autre point qu'on n'imagine pas en France : la force du vent. Au Danemark on avance la tête dans un réacteur d'avion quand on a le vent de face. Le vent est permanent, violent, orienté en général nord-Ouest. Avantage : ce que la pluie mouille d'un côté, le vent le sèche de l'autre...
Prévoir : une tente bien haubannée, ou tout du moins forme tunnel ou dôme géodésique. un goretex léger qui sèche vite. des petits gants, voire un bonnet pour les chauves...Même en juin.
Sinon, en vrac : les supermarchés scandinaves ne distribuent pas de sacs plastiques. les vélos ne craignent rien question vol, un petit cadenas suffit. l'internet est gratuit dans toutes les bibliothèques, arriver à 9h pour réserver un créneau horaire (une heure maxi) au Danemark : un super réseau de pistes cyclables balisées. Pas la peine d'acheter les topos les décrivant, la carte gratuite des routes diffusée par tous les OT suffit si on la recoupe avec l'excellente carte du Danemark de Kummerly-Frey au 1:300 000, très précise (7€ à la Fnac). Atention : le réseau des routes cyclables passe de la grand-route au sentier de forêt sans prévenir, donc prévoir des pneus solides, genre Schwalbe marathon. toilettes super propres au bord des routes. Par contre ne pas compter sur les cimetières pour se ravitailler en eau (rares et fermés). la vie est TRES chère. Compter 30 à 50% de plus par rapport aux prix français, tous domaines confondus. camping sauvage impossible : pas un centimètre carré de terre qui ne soit propriété privée. il faut demander l'autorisation du fermier. Pour le camping pas cher il existe le Naturelej, des campings privés pas chers et sans confort gérés par les fermiers. Acheter impérativement le catalogue récent donnant la liste de ces campings car vous ne les verrez pas signalés en bordure de route.
Voilà, bonne route à tous ! Florence
Itinéraire pour 3 semaines seul au Rajasthan (Inde) English translation pending
Namaste à tous et toutes,
Même si beaucoup ici le savent déjà, je pars au Rajasthan seul et je vous sollicite enfin pour que vous m’aidiez à prévoir mon itinéraire.. sachant bien sûr qu’un itinéraire dérive beaucoup au gré des rencontres çà et là… mais bon, ça donne une trame… N’ayant pas la chance de NaaOkth, je ne dispose que de 3 semaines, 21 petits jours...
Donc arrivée le 21 août à Delhi puis retour le 12 septembre de Delhi.
J’ai pensé à :
DELHI (1) – JODHPUR (2) – JAISALMER (5) – RANAKPUR (1) – UDAIPUR (2) – PUSHKAR (2) – JAIPUR (3)– FATEPUHR SIKRI (1) – AGRA (1)– DELHI (2) + 1 jour de rab pour les transports..
entre parenthèse : le nombre de jours, voyage compris (de nombreuses heures de train et de bus en perspective ...)
Qu’en pensez-vous ?? Est-ce que ça vous paraît faisable ? Est-ce que l’ordre est judicieux ?
Shoukria,
Même si beaucoup ici le savent déjà, je pars au Rajasthan seul et je vous sollicite enfin pour que vous m’aidiez à prévoir mon itinéraire.. sachant bien sûr qu’un itinéraire dérive beaucoup au gré des rencontres çà et là… mais bon, ça donne une trame… N’ayant pas la chance de NaaOkth, je ne dispose que de 3 semaines, 21 petits jours...
Donc arrivée le 21 août à Delhi puis retour le 12 septembre de Delhi.
J’ai pensé à :
DELHI (1) – JODHPUR (2) – JAISALMER (5) – RANAKPUR (1) – UDAIPUR (2) – PUSHKAR (2) – JAIPUR (3)– FATEPUHR SIKRI (1) – AGRA (1)– DELHI (2) + 1 jour de rab pour les transports..
entre parenthèse : le nombre de jours, voyage compris (de nombreuses heures de train et de bus en perspective ...)
Qu’en pensez-vous ?? Est-ce que ça vous paraît faisable ? Est-ce que l’ordre est judicieux ?
Shoukria,
Albania in Autumn Colors
A new work assignment means our vacation dates can't stay the same.
We had planned to go to the Canary Islands, but flight prices are skyrocketing with this new holiday schedule.
So, I’m looking for an alternative to Gran Canaria and El Hierro and found two round-trip flights with Wizz Air to Tirana.
398 €, including baggage and seats—perfect!
Plus, the departure and return times are great, which is pretty rare for a low-cost flight!
All that’s left is to rent a car, plan the route, and book accommodations.
With two weeks, we’ll have to make some choices!
Here’s the final itinerary: Shkodra (2 nights), Valbonë (3 nights), Tirana (1 night), Lake Ohrid (1 night), Korçë (1 night), Përmet (1 night), Gjirokastër (1 night), Himarë (2 nights), Berat (2 nights), and Krujë (1 night).
A mix of countryside and small towns, a bit of the Mediterranean, and some mountains!
Late October isn’t the best season, so let’s keep our fingers crossed for the rest...

We had planned to go to the Canary Islands, but flight prices are skyrocketing with this new holiday schedule.
So, I’m looking for an alternative to Gran Canaria and El Hierro and found two round-trip flights with Wizz Air to Tirana.
398 €, including baggage and seats—perfect!
Plus, the departure and return times are great, which is pretty rare for a low-cost flight!
All that’s left is to rent a car, plan the route, and book accommodations.
With two weeks, we’ll have to make some choices!
Here’s the final itinerary: Shkodra (2 nights), Valbonë (3 nights), Tirana (1 night), Lake Ohrid (1 night), Korçë (1 night), Përmet (1 night), Gjirokastër (1 night), Himarë (2 nights), Berat (2 nights), and Krujë (1 night).
A mix of countryside and small towns, a bit of the Mediterranean, and some mountains!
Late October isn’t the best season, so let’s keep our fingers crossed for the rest...

Slovenia, a nature destination
Slovenia was the originally planned destination for summer 2022, as a complement to a road trip through Croatia and Montenegro. Plans changed on a whim in February of that year. Our Balkans road trip would ultimately be limited to Slovenia and take place over 10 days during the Easter school holidays. Flight tickets and car rental were booked right away; all that was left was to finalize our itinerary, already sketched out, and the accommodation reservations.
I decided to add Plitvice Lakes in Croatia to our program. I really wanted to discover them, and for my husband, it was a chance to revisit them several years after a trip to Yugoslavia when he was a teenager.
I’m happy to contribute to the reopening of our forum by posting this travel journal (originally posted in 2022 on another forum, the text has been partially revised and photos added). As usual, a few photos to start with—maybe they’ll inspire you to join in!





I decided to add Plitvice Lakes in Croatia to our program. I really wanted to discover them, and for my husband, it was a chance to revisit them several years after a trip to Yugoslavia when he was a teenager.
I’m happy to contribute to the reopening of our forum by posting this travel journal (originally posted in 2022 on another forum, the text has been partially revised and photos added). As usual, a few photos to start with—maybe they’ll inspire you to join in!





Itinéraire conseillé pour la traversée de Chambéry à Biarritz (à vélo) English translation pending
Bonjour à tous, je suis un cycliste pour plaisir, je suis italien du Val d'Aoste (Alpes nord ouest) et je voudrais rejoindre Biarritz (je pense rentrer en train ou avion depuis Bordeaux ou Bilbao). Est ce que vous avez des conseils sur l'itinéraire, en considérant que:
J'ai à disposition plus ou moins 15-17 jours,
j'aime l'arrière pays, les zones rurales, les petits villages et le villes tranquilles, les zones peu habitées quand même mais pas pendant trop de temps le long du voyage, j'aime les rivières pour me baigner, les bois, je n'ai pas peur de la dénivelé, je voudrais éviter les grandes voies avec trop de traffic (mais pour couper un morceau peu intéressant je serais disposé à les parcourir pendant une journée).
J'accepte avec gratitude aussi des conseils sur voies vertes, excursions à pieds intéressantes (je suis un petit peu coureur de montagne), fêtes locales e festivals (mon période de voyage sera fin septembre/début octobre).
Si vous avez simplement un itinéraire général basé sur le plaisir de pédaler dans certains départements je vous invite à dessiner votre ligne sur cette carte.
Je vous remercie, bonne toute !
Leo
Retour d'une semaine à Singapour février 2020 English translation pending
Bonjour,
je tente ma deuxième expérience de carnet de voyage, après celui d'il y a quelques semaines à mon retour de Malte, que vous pouvez retrouver dans la rubrique Malte de VoyageForum.
Je voyage beaucoup (je déteste quand la routine dérange ma vie😉), mais quasiment jamais avec Air France. La fois précédente c'était pour aller au Pérou en 2013. Cette fois-ci, pour Singapour. J'ai pris mes billets mi décembre, deux mois à l'avance seulement, sur un coup de tête. Du coup ils étaient chers, avec toutes les compagnies. La moins chère bizarrement, c'était Air France. Hum... Air France, pendant les vacances scolaires et avec le mouvement de grèves débuté en décembre, je cherche vraiment les problèmes... mais j'ai pris nos billets quand même, très optimiste pour une fois !
Jours 1 et 2
Notre vol est donc prévu pour ce soir à 20h50. On se fait déposer rapidement à CDG, on passe au parafe sans la moindre attente, puis le contrôle bagages (on n'a que des bagages cabine). Tiens d'ailleurs, Air France fait payer les bagages en soute comme une low cost ? fait payer pour choisir son siège ? fait payer pour un repas sans viande ? Eh beh, que de changements pour moi qui ne voyage qu'avec des compagnies qui ne pratiquent aucun supplément pour ça !! Bref, on se retrouve en salle d'embarquement où on sera parmi les tout derniers à embarquer car on est en queue d'avion. Plantons le décor pour les lecteurs du futur : on est en pleine épidémie de coronavirus avec, au moment de notre départ, environ 1 700 morts en Chine, une cinquantaine de cas à Singapour. Les voyageurs qui ont mis les pieds en Chine au cours des deux dernières semaines ne sont pas autorisés à embarquer. J'avais pris les deux seules places cote à cote proposées sans supplément lors de l'enregistrement en ligne pile 30h avant le vol. Près d'un hublot, comme toujours. On s'installe et c'est parti pour 12h45 de vol dont au moins 8h à dormir.
Arrivés à Singapour sous un ciel bien sombre alors qu'il faisait bien beau au dessus de Phuket. On a le choix entre le passage à l'immigration C ou D. On va au C, et on y est seuls. Première fois que je vois ça ! on est les deux seules personnes. On remplit le formulaire, on passe le contrôle, puis on change un peu d'argent et on s'en va prendre la navette pour le terminal 3. De là, on achète deux tickets standard et on prend le MRT pour deux stations, changement pour poursuivre sur la ligne verte, deuxième changement pour la ligne bleue, et un dernier pour la violette. En sortant du métro, il pleut des cordes, l'orage a éclaté. On attend deux minutes et c'est fini.
On a choisi un petit hotel tout simple dans le quartier Little India, juste à coté de Mustafa Center. C'est simple, mais déjà au dessus de mes standards du sud-est asiatique : climatisation, articles de toilette, chaussons, coffre fort, tv, bouilloire, café/thé, frigo. Et une fenêtre aussi, ça augmente le prix de la chambre ! D'habitude, on prend fan + salle de bain privative, c'est tout. Du coup, c'est beaucoup plus cher que d'habitude aussi, 58 € par nuit contre 12/15 € dans d'autres pays du coin. Mais on est à Singapour ! Check in rapide et on ressort faire un tour dans le quartier. La nuit est tombée. C'est très vivant, plein de boutiques, de restos, beaucoup de monde dans les rues. On compare les cours du change mais ils sont tous à 1,51 $ pour 1 €. A l'aéroport on a changé à 1,49 $, pas de grande différence. Par contre c'est étonnant de voir qu'ils changent quasiment à la valeur réelle et sans commission.
On se pose dans un food court pour un bon repas à petit prix, l'équivalent de 7 € pour deux.

Puis on poursuit notre visite de nuit du quartier. On tombe sur un distributeur automatique de saumon lol😏, mais on n'en achète pas pour ce soir !! En revenant vers l'hotel, on fait nos premiers achats au Mustafa Center : fonds de teint à 3 $, baumes du tigre à 4 $ le grand pot (on en consomme beaucoup tout au long de l'année)... Et la fatigue nous prend, surtout en voyant l'immensité du centre Mustafa... on décide de rentrer et de revenir faire un étage du centre chaque jour à la recherche de bonnes affaires.
Pas d'autres photos pour ce soir, mais on va se rattraper les jours suivants !
je tente ma deuxième expérience de carnet de voyage, après celui d'il y a quelques semaines à mon retour de Malte, que vous pouvez retrouver dans la rubrique Malte de VoyageForum.
Je voyage beaucoup (je déteste quand la routine dérange ma vie😉), mais quasiment jamais avec Air France. La fois précédente c'était pour aller au Pérou en 2013. Cette fois-ci, pour Singapour. J'ai pris mes billets mi décembre, deux mois à l'avance seulement, sur un coup de tête. Du coup ils étaient chers, avec toutes les compagnies. La moins chère bizarrement, c'était Air France. Hum... Air France, pendant les vacances scolaires et avec le mouvement de grèves débuté en décembre, je cherche vraiment les problèmes... mais j'ai pris nos billets quand même, très optimiste pour une fois !
Jours 1 et 2
Notre vol est donc prévu pour ce soir à 20h50. On se fait déposer rapidement à CDG, on passe au parafe sans la moindre attente, puis le contrôle bagages (on n'a que des bagages cabine). Tiens d'ailleurs, Air France fait payer les bagages en soute comme une low cost ? fait payer pour choisir son siège ? fait payer pour un repas sans viande ? Eh beh, que de changements pour moi qui ne voyage qu'avec des compagnies qui ne pratiquent aucun supplément pour ça !! Bref, on se retrouve en salle d'embarquement où on sera parmi les tout derniers à embarquer car on est en queue d'avion. Plantons le décor pour les lecteurs du futur : on est en pleine épidémie de coronavirus avec, au moment de notre départ, environ 1 700 morts en Chine, une cinquantaine de cas à Singapour. Les voyageurs qui ont mis les pieds en Chine au cours des deux dernières semaines ne sont pas autorisés à embarquer. J'avais pris les deux seules places cote à cote proposées sans supplément lors de l'enregistrement en ligne pile 30h avant le vol. Près d'un hublot, comme toujours. On s'installe et c'est parti pour 12h45 de vol dont au moins 8h à dormir.
Arrivés à Singapour sous un ciel bien sombre alors qu'il faisait bien beau au dessus de Phuket. On a le choix entre le passage à l'immigration C ou D. On va au C, et on y est seuls. Première fois que je vois ça ! on est les deux seules personnes. On remplit le formulaire, on passe le contrôle, puis on change un peu d'argent et on s'en va prendre la navette pour le terminal 3. De là, on achète deux tickets standard et on prend le MRT pour deux stations, changement pour poursuivre sur la ligne verte, deuxième changement pour la ligne bleue, et un dernier pour la violette. En sortant du métro, il pleut des cordes, l'orage a éclaté. On attend deux minutes et c'est fini.
On a choisi un petit hotel tout simple dans le quartier Little India, juste à coté de Mustafa Center. C'est simple, mais déjà au dessus de mes standards du sud-est asiatique : climatisation, articles de toilette, chaussons, coffre fort, tv, bouilloire, café/thé, frigo. Et une fenêtre aussi, ça augmente le prix de la chambre ! D'habitude, on prend fan + salle de bain privative, c'est tout. Du coup, c'est beaucoup plus cher que d'habitude aussi, 58 € par nuit contre 12/15 € dans d'autres pays du coin. Mais on est à Singapour ! Check in rapide et on ressort faire un tour dans le quartier. La nuit est tombée. C'est très vivant, plein de boutiques, de restos, beaucoup de monde dans les rues. On compare les cours du change mais ils sont tous à 1,51 $ pour 1 €. A l'aéroport on a changé à 1,49 $, pas de grande différence. Par contre c'est étonnant de voir qu'ils changent quasiment à la valeur réelle et sans commission.
On se pose dans un food court pour un bon repas à petit prix, l'équivalent de 7 € pour deux.

Puis on poursuit notre visite de nuit du quartier. On tombe sur un distributeur automatique de saumon lol😏, mais on n'en achète pas pour ce soir !! En revenant vers l'hotel, on fait nos premiers achats au Mustafa Center : fonds de teint à 3 $, baumes du tigre à 4 $ le grand pot (on en consomme beaucoup tout au long de l'année)... Et la fatigue nous prend, surtout en voyant l'immensité du centre Mustafa... on décide de rentrer et de revenir faire un étage du centre chaque jour à la recherche de bonnes affaires.
Pas d'autres photos pour ce soir, mais on va se rattraper les jours suivants !
Sérieux de la compagnie Air Transat (vol Paris-Montréal) English translation pending
Bonjour a tous,
Ceci est juste un cours message afin de souligner le sérieux de la compagnie Air transat.
L avion que nous devions prendre le 9 aout en direction de Montréal ayant subi une avarie la veille n a pas pu redécoller par securité le jour de notre départ.
Une partie des passagers sont donc partis 24 h plus tard.
Nous faisions parti du lot.
Nous avons été hébergé a l 'hotel budget Style a Roissy et la somme de 600 euros par personne en dédommagement vient de nous parvenir .
Bravo Air transat.
Trajet Arles - Genève sur la ViaRhôna sens sud-nord English translation pending
Bonjour a tous
En mai juin 2020 nous envisageons de partir de chez nous en Provence pour rejoindre la Suisse en passant la via rhona .Bien sur nous attendrons une periode sans mistral pour partir . Ce sera notre premier voyage a vélo .Existe t il un guide qui décrive le trajet Arles Geneve ?
Merci pour vos reponses
Choix billet d'avion pour l'Indonésie English translation pending
Bonjour
Nous souhaitons aller en Indonésie 1 mois entre juillet et aout 2020
Parmi ceux qui ont déjà acheter des billets à cette période , à partir de quel moment les tarifs sont les moins chers (promo 6 mois avant 10 mois avant ?), quel trajet (compagnie escale etc) vous avez fait et à quel prix vous avez eu vos billets
merci d'avance si vous avez des infos
bonne journée
Roadtrip en Écosse en juillet 2019 English translation pending
Je prends le contrôle du blog de mon père le temps d'un article pour relater mes dernières vacances en Ecosse! Un petit roadtrip de 15 jours fait avec une amie du 18 juillet au 1er aout 2019.
Je vais vous mettre des petites infos générales avant de détailler notre programme de chaque jour… 15 jours ça peut paraître long pour un pays comme l'Ecosse, mais on avait envie de profiter, de ne pas se presser et au final, malgré des petites distances, les journées furent tout de même bien chargées!
Allez, stop le blabla, c'est parti!
INFOS GENERALES : Se rendre en Ecosse : Rien de très original pour nous de ce coté-là, nous avons pris la solution la plus simple, l'avion! Billets achetés sur le site internet de EasyJet environ 1mois avant le départ, nous avons eu des tarifs intéressants tout de même… Départ et retour le jeudi, avec arrivée à Glasgow et retour depuis Edimbourg…Pas forcément ce qu'on avait pensé faire au départ mais finalement les prix étaient avantageux comme ça et ça nous arrangeait pour notre périple! 265€ aller-retour comprenant un bagage en soute de 23kg pour la modique somme de 70€ AR, c'est ça aussi le low-cost! Nous avons cependant croisé beaucoup de véhicules français sur la route, alors le ferry est peut être une solution à moindre cout, à vous de vous renseigner…
Se déplacer en Ecosse : Là encore, pour plus de liberté nous avons choisi de louer une voiture… J'appréhendais la conduite à gauche mais finalement il ne faut pas en avoir peur, on s'y fait très vite et la voiture est bien appréciable dans ce pays où les paysages les plus beaux sont souvent difficiles d'accès! Nous avions comparé différents loueurs et nous nous sommes finalement tournées vers Avis, 400€ pour 12 jours de location de voiture, sans assurance complémentaire et avec second conducteur offert. Résultat : petite Peugeot 208 grise, alias Titine pour les intimes, boite manuelle, très pratique pour les routes pas très larges et pour y ranger nos bagages et autres conneries qui s'entassaient au fur et à mesure des jours! NB : nous avions beaucoup lu avant de partir que les voitures de location n'étaient pas autorisées sur les ferrys…Ne voulant pas avoir de mauvaise surprise sur place nous avons donc construit notre circuit en évitant de prendre des ferry mais nous avons rencontré des gens qui en ont pris quand même… 3£ par personne + 18£ pour la voiture semble-t-il d'après une connaissance qui était sur place au même moment que nous…mais bon, là encore, à vous de vous renseigner! NB2 : des frais supplémentaires pour conducteur âgé de moins de 25ans peuvent apparemment s'appliquer, chez Avis tout du moins… Ayant tout juste 25ans toutes les deux je ne peux pas vous en dire plus sur ce point mais renseignez vous bien en louant la voiture! NB3 : permis français suffisant, pas besoin de faire faire de permis international Néanmoins nous avons rencontré beaucoup de marcheurs/personnes qui voyageaient en train ou en bus... Certainement plus de contraintes de notre point de vue mais possible dans ce pays où ce genre de transports est plutôt bien développé!
Se loger sur place : Nous sommes principalement restées en auberges de jeunesse, dortoir ou parfois chambre individuelle à 2 lits quand nous restions 2 soirs sur place pour avoir plus de tranquillité. Sanitaires communes dans la plupart des cas mais ça ne nous a pas vraiment dérangé, on arrivait toujours à éviter la queue pour la douche en la prenant tard le soir ou tôt le matin! Je vous donnerai les infos de chaque hébergement dans le détail du programme :) Globalement nous n'avons pas été déçues des hébergements qui étaient très corrects pour passer une nuit ou deux! Nous avons réservé peu de temps avant le départ et avons été surprises d'avoir du mal à trouver de la place…alors attention! Je ne vous conseille pas du tout de partir en mode aventurier en espérant trouver des logements au jour le jour sur place, vous risquez de rester bredouilles et de dormir dans la voiture! Vous pouvez sinon prendre l'option camping-car, on en a croisé beaucoup sur le chemin et il semblerait que ce ne soit pas trop contraignant pour camper… A savoir quand même que des routes sont parfois interdites aux camping-car, et d'autres assez étroites et tout de même difficilement prenables selon moi..
Quand partir? L'Ecosse n'est pas le pays du soleil c'est bien connu… Nous sommes parties durant la deuxième quinzaine de juillet, nous avions plus de chance d'avoir beau temps en partant en été que pendant une autre saison! Les journées n'ont pas toujours été radieuses je ne vous le cache pas…mais on s'estime plutôt chanceuses quand même! Juste une grosse journée de pluie, sinon gris la plupart du temps et quand même quelques belles journées de soleil, nous avons même pris des coups de soleil et sommes revenues avec un beau teint halé à Paris c'est vous dire! Malgré avoir checké la météo tous les jours avant le départ nous avons rarement eu le temps annoncé…tout peut changer en 10min la bas! Alors c'est vrai que c'est un peu embêtant pour la valise car il faut prévoir un peu de tout… Néanmoins les indispensables selon moi restent quand même : le K-way/poncho de pluie ; le parapluie ; des chaussures de randonnée imperméables ; un bon sweet/polaire. Il vaut mieux les avoir et ne pas s'en servir que l'inverse!
Dernières infos en vrac… - Plusieurs fois nous avons dormi dans des bleds peu habités avec peu de commerces…alors pensez à faire vos courses en amont, vous n'aurez pas souvent de resto sur place ou alors à des km et des km de voiture… - Les commerces ferment tôt (17h en moyenne), les restos arrêtent souvent de servir à 21h30-22h surtout dans les petites villes…Etant souvent en auberge nous avons privilégié l'option de se faire à manger nous-mêmes le soir mais il vaut mieux être avertis! - Le gros fléau du coin à cette période ce sont…les midges! De toutes petites bestioles ressemblant à des petits moucherons mais très voraces qui n'hésitent pas à vous bouffer dès qu'elles en ont l'occasion! Pas très présentes en cas de soleil/fort vent et qui vous laissent plutôt tranquilles tant que vous êtes en mouvement… Nous avons été embêtées vers la moitié du séjour surtout mais les piqures nous ont gratté jusqu'à la fin! Pensez de fait à prévoir du produit anti-moustique (force 4) avant de partir ou alors achetez en sur place dans les parapharmacies… Le nôtre acheté en France ne devait pas être assez puissant et n'a pas eu beaucoup d'effet! On s'est accommodées des piqures mais les gratouilles c'est quand même pénible quand on visite! - Les Ecossais sont des gens accueillants pour la plupart, l'ambiance est un peu plus tendue à Edimbourg comme dans toutes les grosses villes mais nous nous sommes toujours senties en sécurité et ça c'est le principal! - 2 sites internet intéressants à connaitre pour préparer vos visites :
www.walkhighlands.co.uk/ : site hyper bien fait pour rechercher des randos en fonction du coin où vous êtes. Il donne les points de départ, les parcours, des photos pour se rendre compte de ce qu'il y a à voir, la difficulté de chaque marche et le temps estimé (qui est plutôt correct en général!) www.malts.com/fr-fr/distilleries/ : site de référence pour visiter une distillerie en Ecosse!
Et maintenant, les choses sérieuses… le parcours! Du 18/07 au 01/08 2019 : J1 : Paris → Glasgow J2 : Glasgow → Callander J3 : Callander J4 : Callander → Fort William J5 : Fort William → Portnalong (île de Skye) J6 : Ile de Skye J7 : Portnalong → Gairloch J8 : Gairloch → Inchnadamph J9 : Inchnadamph → Durness J10 : Durness → Inverness J11 : Inverness J12 : Inverness → Edimbourg J13-J14 : Edimbourg J15 : Edimbourg → Paris Le tout en 12j de voiture, avec 1367miles au compteur, soit environ 2250km!
Jour 1 : PARIS – GLASGOW Notre vol partant de CDG à 14h, on savait qu'on ne pourrait pas vraiment profiter de la ville de Glasgow… Mais ce n'était pas bien grave, c'était un choix et on avait déjà hâte de partir un peu plus dans la campagne pour découvrir les paysages! Tout s'est bien enchainé à notre arrivée à l'aéroport (qui est tout de même assez petit). Le temps de passer la douane, nos valises tournaient déjà sur le tapis! Alors, hop, vite direction Avis pour récupérer la voiture! On fait rapidement de tour de Titine et c'est parti, direction la ville pour y dormir. Au final, on n'arrive pas si tard que ça, on dépose les bagages à la "chambre" (cf plus loin pour plus d'explications…) et on décide de reprendre la voiture pour découvrir la ville. On aurait pu le faire à pieds mais nous n'avons pas trouvé de place pour se garer autour de l'hôtel (il fallait avoir des vouchers spéciaux à acheter au petit vendeur du coin… on n'a pas compris et trouvé ça beaucoup trop compliqué pour juste se garer!) et nous étions un petit peu excentrées…A vrai dire on n'avait surtout pas envie de commencer le voyage en marchant des km et des km le premier jour et le temps nous était compté si on voulait voir un petit peu de la ville… On commence donc par aller trainer du côté de l'université de Glasgow, connue pour ses beaux plafonds…Tout était fermé bien sûr mais on était quelques visiteurs sur le campus et l'université est plutôt photogénique… Si vous arrivez plus tôt vous pourrez bien sur faire un tour au gift shop de l'université pour y acheter un sweet "Glasgow University" si vous avez oublié d'emmener le vôtre, il pourrait vous être utile pour plus tard… Le soleil étant déjà là, on en a profité pour se promener dans le Kelvingrove Park juste en face. Un petit parc traversé par une rivière et dans lequel vous pourrez aussi trouver le Kelvingrove Art Gallery and Museum ; nous ne l'avons pas fait (déjà fermé) mais il nous a vivement été conseillé par un habitant de Glasgow qui nous avait tapé la discute dans la queue à l'aéroport! Je vous ai dit que les Ecossais étaient plutôt accueillants! On reprend ensuite la voiture pour se rendre dans le centre et se promener dans les rues… Quelques monuments sont sympas à voir (là encore je vous laisse faire vos recherches si la ville vous intéresse et que vous y passez plus de temps) mais il n'y pas a vraiment l'âme d'une vieille ville à Glasgow… D'ailleurs tous les Ecossais que nous avons rencontrés s'accordent à dire que c'est surtout une ville pour le shopping ; si vous arrivez avant que les magasins ne ferment bien sur… On en profite pour prendre notre premier repas "local" : fish&chips pour moi, MacNcheese pour mon amie, accompagnés bien sur de la première pinte du séjour… Bon et sans chichis, avec parfois de la musique live en fin de soirée, je vous mets l'adresse plus loin!
Restaurant : Maggie Mays, Glasgow Hotel : EasyHotel, 1 Hill St, Glasgow Booking nous avait prévenues…Une "double room without window", il ne fallait pas s'attendre à un palace… Hôtel de la franchise EasyJet, tout ou presque est en supplément. Mais bon, vu le prix imbattable qui nous était proposé, on ne s'est pas vraiment posé la question juste pour une nuit… 34€ la nuit à 2 quasiment dans le centre de Glasgow, cela ne se refuse pas! La réception est ouverte 24h/24 ; un parking payant pour 15£ les 24h est situé juste en face de l'hôtel et sinon vous pouvez faire comme nous, trouver une place dans les rues aux alentours avec stationnement gratuit de 22h à 8h le lendemain! La chambre est petite, la salle de bain aussi (on peut littéralement faire pipi, se doucher et se laver les dents en même temps…) mais bon c'est propre et on en demandait pas plus!
Jour 2 : GLASGOW – CALLANDER Ca y est, le vrai roadtrip commence! Notre point de chute pour les 2 prochaines nuits se trouve à Callander, belle petite ville avec quelques commerces/restaurants/pubs, idéalement située pour visiter le Loch Lomond et ses alentours selon nous! Nous quittons donc la ville de Glasgow en direction de Stirling, une petite ville avec pour principales attractions un château, un vieux pont et une jolie église. Y arrivant assez tot, les attractions sont fermées mais ce n'est pas grave, il fait beau et nous préférons prendre notre petit déjeuner de pancakes en terrasse. La vieille ville est agréable et se parcourt rapidement à pieds. Nous reprenons la route avec un arrêt rapide au Doune Castle qui se trouve sur notre chemin. Un petit château en ruine qui peut se visiter. Là encore, quelques photos feront l'affaire et on repart vers Callander. On a logé dans un AirBNB (cf plus loin) et nous avions convenu avec notre hôte un check-in vers midi pour que chacun puisse ensuite vaquer à ses occupations. Quelques courses au Co-op du coin pour notre repas du midi et c'est parti pour aller découvrir le Loch Katrine. Aucune route ne fait le tour du Loch ; les deux villes principales de chaque coté étant Trossachs et Stronalachar. Plusieurs options sont possibles pour voir le Loch : randonnées, croisières, balades en vélo…A vous de choisir ce qui vous convient! De notre coté nous nous sommes lancées dans la rando, en faisant le chemin du Ben A'an : une jolie rando qui grimpe pas mal mais avec une vue imprenable sur le Loch! Je vous recommande si vous avez 3-4h devant vous (pour ceux qui sont pas sportifs comme moi…) et je vous mets le lien qui vous donnera toutes les infos : www.walkhighlands.co.uk/...lomond/ben-aan.shtml On a mis 3h AR avec une petite pause déjeuner de 20min et bien sur l'interminable pause photo une fois au sommet…Comptez tout de même environ 2h de montée et une descente beaucoup plus rapide comme souvent!
On fait aussi dans ce coin la "Three lochs forest drive", une route panoramique qui correspond en fait à la route A821, une sorte de boucle entre Aberfoyle et Kilmahog ; très jolie en passant à travers la foret et quelques lochs et cela tombait vraiment bien car c'était sur cette route que partait le point de départ de la rando!
Logement à Callander pour 2 nuits : Nous avons trouvé un peu par hasard notre logement sur AirBNB et nous n'avons pas été déçues! En plein centre ville, nous avons logé chez Gill et son conjoint, qui font AirBNB depuis peu et seulement le week-end. Nous disposions d'une chambre avec salle de bain privative et avions accès au reste de la maison et au petit jardin. Parfait pour cuisiner le soir et discuter avec nos hôtes qui sont des gens très sympathiques, accueillants et de bons conseils sur l'Ecosse de manière générale! Tarif : à retrouver sur AirBNB "Elderslie Cottage" ; 98€ pour 2 pour 2 nuits
Jour 3 : LOCH LOMOND On décide de consacrer la journée à découvrir le Loch Lomond et ses environs. C'est touristique et en plus on est samedi, il fait un grand soleil (si si je vous jure!) et on pense qu'on ne va pas être toutes seules sur la route… Là encore, aucune route ne fait vraiment le tour du Loch et beaucoup de moyens sont proposés pour le découvrir entre les croisières, les randos… Nous commençons la journée par une rando pour avoir un beau point de vue sur le Loch, alors direction Balmaha pour se garer au parking du visitor center et grimper Conic Hill. Une belle balade avec de la grimpette, plutôt bien fréquentée à partir de midi…nous étions plus tranquilles le matin! Comptez 2h-2h30 AR ; mais là encore, le panorama vaut le coup malgré un temps changeant (mais sans pluie) et beaucoup de vent en arrivant au sommet!
On reprend notre route en contournant le Loch par le sud et en passant par Drymen, Balloch ; des petites villes jolies mais sans grand intérêt. On décide de s'arrêter à Luss dans l'après-midi, dans l'espoir de pouvoir prendre un café ou une bière…Le village est connu pour ses petites ruelles aux maisons blanches et sa petite plage donnant directement sur le Loch ; surement un bel endroit en semaine mais étant samedi et avec un beau temps c'est blindé et pas hyper agréable, une vraie station balnéaire! On s'y promène quand même une petite heure et on repart…L'arrêt vaut quand même le coup mais ce n'était juste pas un bon jour pour nous!
On reprend notre route, toujours pour contourner le Loch et on trouvera finalement notre pause café à Tarbet : 2 maisons, une petite cabine qui vend café et gâteaux à emporter et des petits bancs juste en face du Loch…Parfait pour notre pause tant méritée! C'est paisible et beaucoup plus agréable qu'à Luss.
Pas vraiment d'autre arrêt prévu sur la route du retour vers Callander, on guette les panneaux marrons du bord de route qui indiquent souvent les points touristiques et on fait un dernier arrêt aux Falls of Falloch : une petite marche sur un petit sentier nous conduit à une cascade, agréable, peu fréquentée, bref, très bien pour cette fin de journée.
Jour 4 : CALLANDER – FORT WILLIAM Nous quittons Callander par le nord en prenant la A82 pour nous rendre dans la vallée de Glencoe, célèbre pour avoir servi de lieu de tournage à certaines scènes de Skyfall mais aussi pour ses monts bruts et son petit cottage blanc au milieu de nulle part… Nous ne nous sommes pas vraiment renseignées sur les randos à faire dans le Glencoe, le temps n'était pas vraiment au beau fixe et nous en avions prévu pour plus tard dans la journée mais la route qui traverse la vallée est à elle seule très jolie et agréable ; beaucoup de décrochages servant de parking le long de la route pour s'arrêter faire des pauses photos et des petites marches pour ceux qui veulent! Le temps change très vite, nous passons de la pluie à un temps correct avec un peu de brume en 10min ce qui confère une petite atmosphère mystérieuse qui convient tout à fait à la vallée! La route n'est pas très longue mais nous passons quand même la matinée à traverser la vallée car nous prenons notre temps et une pause photo en chassant une autre, on n'avance forcément pas bien vite!

Dans l'après-midi, nous voulons faire les "Glencoe lochan trails" ; il s'agit en fait de 3 petites boucles très faciles et rapides, que vous pouvez combiner pour avoir une jolie vue sur le Loch Leven et changer un peu de décor en se baladant à travers la foret. Je vous mets le lien avec toutes les infos sur le point de départ : www.walkhighlands.co.uk/.../glencoelochan.shtml

Pour quitter Glencoe en direction de Fort William plusieurs solutions sont possibles : - prendre la route B863, une route touristique panoramique sur le Loch Leven qui le contourne et qui vous ramène ensuite sur la A82 - reprendre la route principale en passant par Ballachulish Nous optons pour cette 2e option, le temps est brumeux ce qui n'est pas l'idéal pour avoir de jolies vues… De plus, nous voulons descendre un peu par la A828 jusqu'à Appin pour voir Castle Stalker, soi disant le château le plus photographié d'Ecosse… Il s'agit en fait d'une petite ruine sur un ilot… Le seul moyen que nous ayons trouvé pour le voir est de se garer au parking du café "Castle stalker view" ; visible depuis le parking, on peut aussi descendre plus bas manifestement par un petit chemin… Il pleut, il y a du brouillard, on se contentera de le voir depuis le parking! Néanmoins, la vue doit être vraiment plus jolie les jours de beau temps. On repart sur nos pas, direction Fort William pour la nuit. La ville est plutôt "grande" (tout est relatif la bas…) avec une rue piétonne centrale, quelques pubs, et des grands supermarchés et station essence pas très loin. On est dimanche, pas mal de boutiques sont déjà fermées mais on trouve refuge au Ben Nevis Bar pour prendre une bière et discuter avec deux français eux aussi en vacances dans le coin.
Logement : auberge de jeunesse Bank Street Lodge, Fort William ; réservée via Hostelworld, 51€ pour 2 pour 1 nuit en dortoir AJ assez grande avec une quinzaine de chambres dortoir d'environ 4lits. Les chambres sont très petites et pas forcément très bien aménagées ; sanitaires communes non mixtes, 2 douches très rudimentaires et pas très propres, 2 lavabos, 1WC pour toutes les femmes dans une pièce mal aérée…C'était pas terrible! Cuisine petite et pas très bien équipée vu la taille de l'AJ… Les seuls points positifs étaient en fait son emplacement central à 2 pas de la rue principale et la présence de grands parkings juste en face, gratuits de 17h à 8h le lendemain…
Jour 5 : FORT WILLIAM – PORTNALONG (île de Skye) Aujourd'hui, c'est la journée Harry Potter!!!! Enfin, un peu en tous cas. Au programme, on veut voir passer le fameux Poudlard Express sur le viaduc et aller jeter un œil à l'ile où se trouve la tombe de feu Dumbledore… Premier arrêt à Glenfinnan ; on y accède facilement en 30min en prenant la A830 au départ de Fort William ; pour voir le train. Il se nomme en fait le Jacobite Steam Train et réalise la liaison entre Fort William et Mallaig un trajet d'environ 2h. Il y a 2 AR par jour ce qui laisse en définitif 2 chances de voir passer le train "dans le bon sens" lorsqu'il fait le trajet de Fort William vers Mallaig. Le matin, il passe sur le pont aux alentours de 10h45 (vous trouverez toutes sortes d'horaires sur internet..et le train n'est pas toujours à l'heure alors renseignez-vous quand même!) pour le service du matin et horaire à vérifier pour l'après midi, je ne le connais pas précisément, je ne voudrais pas vous faire rater le train en me trompant! Nous nous sommes tous simplement garées sur le parking du visitor center (moyennant 2£ tout de même…) où vous trouverez un petit café, des toilettes, une boutique avec de nombreux souvenirs Harry Potter, bref ils en profitent mais en même temps on ne peut pas leur en vouloir… Nous voulions prendre de la hauteur pour voir le train, mais attention aux chemins que vous prenez, nous nous sommes faites avoir! Un chemin part du parking du visitor center, il monte un peu et donne une vue de face du viaduc mais ce n'était pas ce que nous recherchions! Pour prendre le bon chemin, il faut en fait se rendre à un parking "sauvage" adjacent et prendre une route goudronnée à pied puis prendre un chemin en terre qui monte un peu. Cela parait un peu flou comme explication mais au final, vous n'avez qu'à suivre la masse, tout le monde y va! Il y a plusieurs arrêts avec plusieurs points de vue différents sur le chemin : nous nous sommes contentées du premier, le "Viaduc view point" mais si vous continuez vous montez encore plus. Comptez environ 25min de marche d'un bon pas pour vous rendre au premier point de vue. Et là, s'en est suivie pour nous une attente interminable de plus d'une heure sous une pluie battante qui nous a littéralement trempées pour les 3 jours suivants (temps qu'ont mis nos vêtements à sécher…). C'était long, mais le train est finalement arrivé! C'est sympa, le chauffeur joue le jeu : il klaxonne pour annoncer bien à l'avance son arrivée, il envoie toute la fumée possible quand il passe sur le viaduc… Un moment bien court mais qui a ravi les fans d'Harry Potter que nous sommes (et tous les autres touristes présents également de ce qu'on a pu voir…).

NB : Vous pouvez bien évidemment faire le trajet en train! Les places peuvent se prendre sur le site du Jacobite Train directement mais si ça vous tente je vous conseille de vous y prendre à l'avance, ça part vite! J'avais lu que parfois il restait des places qui sont vendues directement le jour même à Fort William…Mais encore faut-il être chanceux et avoir des places encore disponibles! Si comme nous vous en voulez encore plus vous pouvez vous rendre au lac où se trouve la tombe de Dumbledore, il s'agit du Loch Elit qui se trouve sur la même route, la A830, un peu plus loin que Glenfinnan. Pas de place pour se garer, on trouve l'ilot quasiment au bout du Loch. Vous pouvez tout de même vous arrêter sur un petit décrochage sur la gauche, et ensuite à vous de vous aventurer quelques mètres dans la tourbe pour accéder au Graal! C'est sur que ca ne parlera pas à celui qui n'est pas fan des films mais pour nous c'était quand même quelque chose…

Pour la suite de la journée c'est un peu compliqué…La pluie n'arrête pas de tomber, ça nous déboussole un peu… On reprend la route en direction de Kyle of Lochalsh, où on pourra prendre le pont pour aller sur l'ile de Skye. Sur le chemin se trouve le Eilean Donan Castle, château très connu en Ecosse… Le plan de départ était juste d'y passer pour le voir sans le visiter ; au final, avec toute cette eau, et notre envie de visiter au moins un château en Ecosse, finalement c'est l'occasion. On prend nos billets tarif plein à 10£, audio-guide inclus et c'est parti. Une partie du château est en extérieur mais heureusement la majorité de la visite se fait en intérieur. La visite est très intéressante, nous présente le château et son histoire, les différents emblèmes de l'Ecosse, etc… Bref on est au final bien heureuses de l'avoir fait! La visite nous prend environ 1h30-2h sans se presser (et en passant un bout de temps devant une espèce de cheminée en fonction pour essayer de nous sécher...)

On reprend la route, toujours sous la pluie, on s'arrête faire quelques courses et de l'essence avant de passer le pont mais grosse erreur! Nous qui pensions que l'essence serait beaucoup plus chère sur l'ile, en définitif on s'est bien fait avoir, la seule pompe présente avant le pont s'en met plein les fouilles aux dépens des touristes comme nous… Moralité : les stations ne sont pas très nombreuses sur l'ile mais ne vous précipitez pas à faire le plein avant d'y aller s'il vous reste de quoi rouler comme nous! Pas d'autre visite prévue aujourd'hui, on se rend à notre AJ située à Portnalong, pour 2 nuits en espérant qu'elle soit mieux que la précédente…
Logement : AJ proposée sur AirBNB ; "Croft Bunkhouse". La recherche du logement sur l'ile fut longue et a eu du mal à aboutir… Tout était complet ou clairement hors budget pour nous… Et puis on est tombées sur ce dortoir de 12 lits sur AirBNB…Je vous l'accorde ca ne fait pas rêver surtout quand on compte y passer deux nuits… mais pas le choix! On s'arrange finalement directement avec la propriétaire pour réserver nos deux lits et on lui paiera sur place en arrivant. 20£ par personne et par nuit. On y arrive avec un peu d'appréhension et au final quelle bonne surprise! Un peu difficile à trouver mais il s'agit d'une assez grande maison avec une grande pièce de vie chaleureuse, une cuisine bien équipée, des sanitaires top et propres et un grand dortoir de 12 lits avec assez de place pour vos affaires. Il y a aussi quelques "box" privatifs dans le jardin et accolés à la maison principale. Bref, pas déçues du tout et cela m'a redonné foi dans les AJ avec plein d'espoir pour la suite!
Jour 6 : ILE DE SKYE Journée complètement dédiée à la découverte de l'île de Skye. On y reste peu de temps, il va falloir faire des choix pour les visites! On espère aussi que le temps sera meilleur que la veille… Pour information, on a rencontré pas mal de français qui passaient entre 3 et 4j complets sur l'ile de Skye en moyenne…Si vous avez le temps vous avez de quoi vous occuper c'est certain! Du coup, nous décidons de commencer notre journée par la péninsule de Trotternish. On va jusqu'à Uig par la route principale, on emprunte ensuite un bout de la A855 puis on tourne à droite en direction de Staffin, sur une petite route pour traverser les Quiraing une chaine de petites montagnes bien vertes et rocailleuses… On peut randonner dedans, on se gare à un petit parking de fortune et c'est parti… Le guide du Routard parle d'une rando de 2h30 AR mais on n'a pas bien saisi où était le départ et l'arrivée... de toute manière nous préférons nous réserver pour une autre marche alors on se stationne une 40aine de minutes pour aller marcher un petit peu, c'est quand même bien joli.

On poursuit notre chemin, on s'arrête à Kilt Rock, une grande cascade qui se jette directement dans la mer.

On redescend vers le sud de la péninsule avec arrêt obligatoire à Old Man of Storr ; on se stationne sur le côté et on paye 3£ minimum au parcmètre... puis c'est parti pour la rando! On devrait pouvoir voir les étranges rochers depuis la route mais c'est brumeux et on ne voit rien alors on décide de monter et de se promener au milieu des gros cailloux. Heureusement la brume s'est levée ce qui rend le coin un peu mystérieux. On a passé environ 2h30 sur le site rando comprise et pause photo sans se presser. C'est agréable et ça vaut le coup! Le beau temps revient alors on continue vers le sud direction la "capitale" de l'île, la jolie ville de Portree. Il y a du monde, les fish&chips sont pris d'assaut… Mais tant pis, on a faim et on n'hésite pas à prendre le nôtre à emporter sur le seul fish&chips du port pour le manger sur la plage (en essayant de ne pas se faire attaquer par les mouettes..). On se promène ensuite un peu dans la ville, on s'arrête écouter des joueurs de cornemuse et on fait les quelques boutiques souvenirs… Ca fait du bien aussi de retrouver une petite ville un peu vivante!

Et puis c'est reparti, direction la dernière visite de la journée, Neist Point, de l'autre côté de l'île, le point le plus à l'ouest. La route pour s'y rendre est superbe, le soleil brille et éclaire tout, c'est magique. On arrive à Neist Point vers 16h30 ; et on est pas toutes seules, la "single track road" devient compliquée avec des bouchons à rallonge…Qu'est-ce que ça doit être en début d'après-midi…! Le site de Neist Point est très beau, on se balade un peu où l'on veut, les panoramas sont tous à couper le souffle, on croise quelques moutons qui prennent la pause, on va jusqu'au phare…Bref encore une visite que je vous conseille!! On passe environ 2h sur le site, sans se presser encore une fois pour profiter de la belle lumière. Puis retour au bercail, avec encore une fois de beaux paysages sur la route.

Fin de journée à plus de 20h, l'apéro est mérité et se prendra à l'AJ, dehors, face à un beau coucher de soleil!
Jour 7 : PORTNALONG – GAIRLOCH Le temps a l'air moins clément que la veille, il fait gris, un peu brumeux mais pas de pluie… Alors on commence la journée par la visite des Fairy Pools sur l'ile de Skye. On essaie de partir assez tôt le matin car on ne sait pas trop de quoi la journée sera faite, ce qui nous permet d'arriver vers 9h sur le site. Parking aménagé obligatoire pour la somme de 5£. De toute manière je vous conseille d'arriver tôt si vous voulez être tranquilles, on est reparties vers 10h30 et c'était Disneyland... Les "piscines" se succèdent, plus on marche, plus on est seuls… La 1ère est à environ 10-15min du parking ; nous sommes allées assez loin, à environ 1h15 de marche du parking mais on aurait encore pu continuer… C'est pas très bien fait, on ne sait pas où cela s'arrête vraiment, on peut apparemment faire une marche de 12km en boucle autour du site…A vous de voir! En tous cas le site est agréable, on découvre de nombreuses piscines naturelles avec une eau très claire, qui ressort surement encore plus bleu-vert par beau temps!
La matinée est déjà bien avancée et le temps ne semble pas s'améliorer, on décide donc de zapper les autres parties de l'île de Skye (la petite partie qui descend jusqu'à Elgol et la péninsule de Sleat, malgré les vives recommandations du Routard…).
On reprend donc la route, on repasse par le pont à Kyle of Lochalsh pour nous diriger encore plus au nord et commencer la fameuse "NC500", la route cotière de 500 miles qui fait tout le tour du Nord de l'Ecosse avec ses paysages bruts et sauvages, tout un programme! Nous ne l'avons pas faite en entier, nous avons zappé la partie la plus à l'Est mais cela doit aussi valoir le coup!
Petite pause bien appréciable dans le petit village de Plockton où on prend notre café face au petit port de pêcheur.
Le programme de l'après-midi consiste surtout à de la route pour faire la péninsule d'Applecross : il s'agit en fait d'une "single track road" qui relie Applecross à Torridon plus au nord en passant par Sheildeig. Pas de doute, une des plus belles route de notre voyage! Les paysages sont variés, beaux ; on croise peu de personnes sur la route, on ne regrette vraiment pas. Il y a pas mal d'endroits prévus pour s'arrêter admirer le paysage, et même si ce n'est pas conseillé nous nous arrêtons parfois sur les "passing places" le temps d'une photo, mais bon come je vous l'ai dit à part quelques cyclistes et motos nous ne croisons pas grand monde… N'oubliez pas de vous arrêter au Bealach Na Ba viewpoint, avec un grand parking, c'est bien indiqué et la vue y est top. La route est tout de même assez longue, je ne pourrais pas vous dire exactement combien de temps nous avons mis, entre 2h30-3h je pense mais c'est vraiment quelque chose que je vous conseille.

Une fois arrivées à Torridon, on décide de rejoindre notre point de chute pour la nuit qui est la ville de Gairloch en prenant encore une fois de jolies routes (la A896, puis la A832), en plus le beau temps est revenu entre temps, cela change tout quand même.
Logement : AJ Gairloch Sands Youth Hostel, réservée via Hostelling Scotland ; 2 lits dans un dortoir de femme de 8 places. 50£ pour 2 pour 1 nuit. L'AJ est située le long de la route principale et est un peu excentrée par rapport au centre ville de Gairloch. Néanmoins, il y a un parking disponible, quelques tables dehors pour profiter de la vue sur la baie et la plage. Nous étions au final que 5 françaises dans le dortoir de 8 places, confortable et grand. Les sanitaires sont mixtes mais il y en a plusieurs disposés un peu partout dans l'AJ, les nôtres étaient un peu à l'écart juste à côté de notre chambre et par conséquent aucun embêtement pour les utiliser à notre guise ; propreté impeccable. La cuisine est grande et bien équipée ; petit salon avec documentation sur la région dans les parties communes. AJ calme et bien située d'après nous quand vous voulez partir vers le nord.
Jour 8 : GAIRLOCH – INCHNADAMPH On commence notre journée par une petite rando pour aller aux plages de Red Point ce qui nous oblige à faire un peu marche arrière par rapport à notre position. On se rend compte que cette partie du voyage sera plus tournée vers la mer, la plage, etc… La rando en question est celle-ci : www.walkhighlands.co.uk/torridon/Redpoint.shtml. Bon je ne vais pas vous mentir, nous ne sommes pas allées au bout, nous ne comprenions pas les indications et avons préféré rebrousser chemin avant la fin…Mais ce que nous avons vu valait quand meme le coup! Nous nous sommes balader sur la plage de Red Point (partie nord probablement) qui était déserte…C'était pas vraiment ce qui était prévu mais ca nous a convenu! On continue notre périple, toujours plus vers le nord, ce qui nous oblige à repasser par le centre de Gairloch, et là, c'est le drame, crevaison… Halala Titine qui ne nous avait pourtant pas déçues jusqu'à présent, n'a pas résisté au trottoir… Je vous rassure, les routes en Ecosse, même celles qui peuvent sembler étroites et les plus reculées, sont bien entretenues pour la plupart à part quelques trous par ci par là qu'il est facile d'éviter, mais nous, nous avons crevé en pleine ville… Enfin à postériori, c'était peut être une chance! Nous nous arrêtons en catastrophe pour constater notre pneu complètement à plat dans le jardin d'une maison qui se trouvait le long de la route… Un peu dépassées et déboussolées, on décide finalement de chercher de l'aide auprès des habitants du coin, on tombe sur un gentil monsieur qui nous a mis la roue de secours, pendant que la dame chez qui nous nous étions arrêtées nous nourrissait de croque-monsieur cheedar-oignons… Je vous l'avais dit que les Ecossais étaient gentils et accueillants! Moult appels à Avis plus tard, on obtient enfin la confirmation que nous pouvons faire changer le pneu dans un garage du coin, sans devoir faire un gros détour par Inverness où il y a un magasin franchisé qui marche avec Avis… Nous prenons la solution de proximité, même si on en sera surement de notre poche mais tant pis, on préfère ça et pouvoir reprendre notre voyage comme cela était prévu. Le pneu changé, on reprend notre route, avec un programme un peu chamboulé certes, mais notre point de chute du soir n'est pas si loin et nous avons encore une bonne partie de l'après midi à combler. Par conséquent on reprend les routes côtières notamment la A832 en passant par Poolewe, Tournaig, etc.. On zappe les Inverewe Garden qui sont sur la route, il s'agit de jardins avec une belle vue sur la baie, conseillés par le routard, mais vu l'heure on ne s'arrête pas. A Laide, la route rejoint vraiment le bord de mer, on fait donc une longue pause sur la plage, pas de baignade au programme pour nous mais on se détend et on profite du grand soleil, il fait tout de même 34° aujourd'hui! De quoi prendre des coups de soleil je vous assure! Arrêt à Ullapool en fin de journée pour boire une bière en terrasse bien méritée et faire un tour dans la ville qui est petite mais bien vivante avec plusieurs restaurants/pubs… En effet il s'agit d'un point d'attache pour pas mal de liaisons de ferry… Une ville agréable où nous aurions bien passé la nuit mais malheureusement tout était déjà complet quand nous faisions nos recherches…! Donc on se ravitaille au grand Tesco de la ville et direction Inchnadamph pour passer la nuit ; autant vous dire que le bled est tout vide et que la seule âme qui vive se trouve dans l'hôtel ou l'AJ attenante…Mais la vue sur le Loch Assynt est sympa et ca sera suffisant pour une nuit.
Logement : AJ Inchnadamph Lodge B&B ; 70£ pour une chambre privative à 2 lits avec sanitaires communes, pour 1 nuit, petit dej inclus ; réservée directement sur le site de l'AJ. Grande AJ juste en face du Loch Assynt sur la route principale, parking dispo gratuit. Plusieurs chambres privatives mais aussi dortoirs sont proposés. Grande salle commune, cuisine bien équipée. Sanitaires communes mais plusieurs sont dispo dans l'auberge, propres. La chambre se composait de 2 lits simples + 1 lavabo avec beaucoup de place pour étaler vos affaires. Le petit dej est classique : du café, du pain, des céréales, de la confiture, bref bien suffisant pour nous!
Jour 9 : INCHNADAMPH – DURNESS Notre principal objectif de la journée est d'arriver à Durness vers midi, vous saurez pourquoi plus tard… Du coup, on ne part pas trop tard de l'AJ, petit déj dans le ventre, et on décide de récupérer la A837, une petite route côtière passant par Lochinver, Stoer, Clashnessie, Drumbeg, etc… La route est conseillée dans le Routard et offre effectivement de beaux paysages. On l'a trouvée moins impressionnante que celle de la péninsule d'Applecross, mais si c'est sur votre route, ne vous en privez pas quand même. On passe ensuite par Scourie, toujours pour remonter vers le nord, où on s'arrête quelques instants sur la jolie plage ; puis on trace vers Durness. Pourquoi voulions-nous y être aussi tôt allez-vous me dire? Et bien parce que ce sont les Higland Games!!! En effet, durant les mois d'été, tous les week-ends, les villes, même les plus petites, organisent ces rassemblements sur une après-midi, où les Ecossais s'adonnent à des épreuves plutôt inédites… Lancer de poids, lancer de troncs d'arbre, tire à la corde, lancer de bottes de foin…et tout ça en kilt!! Que demander de plus?! Du coup la ville est blindée, nous parvenons à trouver une place pour Titine et direction les Highland Games! L'entrée à ceux de Durness est à 6£ par personne mais franchement ça vaut le coup. Le temps est radieux avec un grand soleil, l'ambiance est hyper chaleureuse, tout le monde rigole et encourage son champion ; tout ça accompagné d'un bon fish&chips on y passera notre après-midi et c'est vraiment un de nos meilleurs souvenirs du voyage! On a pas du tout fait exprès d'y être ce jour-là, on a d'ailleurs appris par hasard la date des Highland Games quand on était à Callander et qu'on a vu qu'on avait raté ceux de la ville! Très sincèrement, je ne sais pas si s'arrêter à Durness est vraiment nécessaire si vous n'y êtes pas comme nous au moment des jeux ; la ville est très petite et à part la plage et des caves il n'y a pas grand-chose à voir.

Une fois les jeux finis vers 18h, il est encore tôt (le jour se couche bien tard, pas avant 22h30 dans cette région du nord!) et nous allons voir Balnakeil Beach, une superbe plage courbée où la baignade est plus qu'autorisée malgré les froides températures! Dernier stop à Smoo Cave, qui est juste à côté de notre auberge du soir… Rien de foufou, on peut entrer voir une cascade semi-souterraine gratuitement, pour le reste une visite est à priori possible avec un spéléologue si les conditions météo le permettent mais il est déjà tard et nous ne croisons personne.
Logement : AJ Durness Smoo Youth Hostel, réservée via le site Hostelling Scotland ; 50£ pour 2 pour une nuit en dortoir mixte de 10 lits. Grande chambre ; manque de sanitaires car seulement une douche pour toutes les femmes ce qui est peu car plusieurs dortoirs sont disponibles ; mais c'est propre. Cuisine bien équipée, et parties communes agréables.
Jour 10 : DURNESS – INVERNESS Nous démarrons la journée par la visite de Tongue. Petite ville où il n'y pas a grand-chose à faire, si ce n'est une petite balade jusqu'au Varrich Castle. Quelques ruines mais la vue sur Kyle of Tongue est plutôt sympathique! Le point de départ se trouve en centre ville, un petit chemin à coté de l'ancienne Bank of Scotland. Notre objectif de la journée, si on le peut, serait de visiter une distillerie. Il y en a un peu partout dans le pays et il est conseillé de réserver sa visite…Ce que nous n'avions pas fait. Du coup, on en repère une sur notre chemin et on tente d'y aller directement, on verra s'il y a de la place… Nous avions choisi la Glen Ord Distillery, pas très loin d'Inverness. On avait repéré plusieurs visites sur le site à différents prix, on voulait se laisser tenter par un tour à 15£ avec visite + dégustation de 3 whiskys à la fin ; au final, on a surtout été là où il y avait de la place donc le tour le plus simple à 8£ avec visite et une dégustation à la fin. Le tour dure environ 30min, il se fait en anglais avec quelques papiers explicatifs traduits si besoin, et avec sortie obligatoire par le gift shop à la fin. C'est sympa, intéressant et je pense quelque chose à faire au moins une fois quand on vient en Ecosse! On rejoint ensuite notre ville d'accueil pour les 2 prochains jours, Inverness.

Un peu le retour à la civilisation pour nous! On est logées en plein centre ville (qui n'est pas bien grand de toute façon), alors on visite la ville à pieds, on fait les boutiques de souvenirs.. On y trouve pas mal d'églises de confessions différentes, le château bien entendu… On ne visitera pas parce qu'il est déjà tard. La ville est petite mais agréable, les gens sont souriants… Ce soir on sort! Les Ecossais savent aussi s'amuser croyez moi et il suffit d'un peu de "live music" pour qu'on fasse la fermeture du pub à 3h du mat… La journée va être rude demain mais tant pis!
Pub : The Gellions Logement : International Hostel Rooms Inverness ; 91€ pour 2 pour 2 nuits. Chambre privative dans un logement de 4 chambres ; sanitaires communes propres ; cuisine peu équipée mais reste correcte ; petit jardin à l'arrière. Très bien située à deux pas du château ; pas de parking disponible mais possibilité de vous garer dans la rue, on n'a pas eu de mal à trouver des places…
Jour 11 : INVERNESS/LOCH NESS Réveil difficile, journée placée sous le signe de la gueule de bois pour nous deux… Nos gourdes débordant d'eau seront nos meilleures amies! Mais mine de rien on veut découvrir le Loch Ness et les environs alors pas le choix on se motive et on décolle d'Inverness vers 9h. Là encore, comme pour tous les Loch assez touristiques en Ecosse, plusieurs façons de le découvrir : par la route, les randos, les croisières… Et encore, on n'a pas trouvé tellement de randos dans le coin. On décide de passer par la rive la plus tranquille soi disant (comprenez la moins blindée de touristes) ; il s'agit de la rive Est qui passe par les villages de Dores, Foyers, etc… On a repéré une "petite" marche à faire pas loin de Foyers : www.walkhighlands.co.uk/.../Fallsoffoyers.shtml. Il est écrit 4,5km mais nous bizarrement ça a plutôt fait 7km… Le parcours fait une petite boucle : on commence par voir des chutes d'eau, les Falls of Foyers, puis on passe par la foret où on descend peu à peu vers le Loch puis on remonte plus ou moins par le même chemin. La marche se fait bien, malgré notre état, c'est vous dire que c'est pas compliqué.

Après la pause repas du midi, on reprend la route vers Fort Augustus où l'on espère se poser un peu prendre un café… Sur le chemin, peu de points de vue sur le loch, la route n'est pas très bien pensée pour le coup et on ne peut quasiment pas s'arrêter… Arrivée à Fort Augustus…Petit bled du bout du loch qui draine pas mal de monde étant le point de départ de nombreuses croisières sur le Loch… Il pleut, on est fatiguées, il y a un monde fou, le parking est plein…. Franchement on ne réfléchit pas à deux fois avant de reprendre la route, on s'arrêtera autre part! On remonte donc le Loch par sa rive Ouest cette fois ci. La route est plus dégagée, le Loch est plus visible mais là encore pas tellement de place pour s'arrêter d'autant qu'on n'est pas du bon côté… Alléluia, nouvelle ville en vue, il s'agit de Drumnadrochit. Beaucoup moins blindée que Fort Augustus (car pas vraiment au bord du Loch Ness), on s'arrête pour prendre un café au soleil, et oui il est de retour lui aussi et ça fait du bien. Malgré la journée déjà bien avancée, nous décidons de partir en direction de Glen Affric. Avant de partir je n'avais pas bien compris ce en quoi ça consistait : était-ce un parc? Des balades? En fait, il s'agit d'une réserve naturelle qui regroupe 4 "Glen" différents : Strathglass, Cannich, Urquhart et Affric. Des territoires qui se succèdent et qui se visitent principalement par la marche. Le plus renommé est Glen Affric ; le Glen Cannich s'adresse aux marcheurs les plus confirmés (ce que nous ne sommes pas bien évidemment…) Du coup, pour nous ça sera visite express de Glen Affric pour savoir de quoi on parle. Plusieurs parkings donnant accès à des promenades, plus ou moins faciles et longues, se trouvent tout le long de la route principale. Je vous conseille vivement de vous arrêter au visitor center de Drumnadrochit s'il est ouvert ou au premier parking que vous croiserez dans Glen Affric pour vous munir d'une carte explicative très bien faite qui vous donne les différentes balades à faire. Nous on s'arrêtera tout d'abord à Loch Beinn a' Mheadhain, pas de marche à faire on tombe direct sur un très beau lac ; et pour finir on ira jusqu'à l'arrêt River Affric avec 2 balades proposées pour aller au bord de la rivière et avoir un point de vue. Fin de journée pour nous, on reprend la route pour retourner sur Inverness, et finir la journée tranquille car demain direction Edimbourg avec pas mal de route et il faudra aussi rendre Titine…
Jour 12 : INVERNESS – EDIMBOURG L'objectif est d'être à Edimbourg à 16h : on veut déposer nos valises à l'AJ avant d'aller rendre la voiture à 18h…mais on ne connait pas la circulation en ville et si c'est comme à Paris, il vaut mieux prévoir large! Donc en attendant il faut tout de même meubler la journée. Sur la route se trouve le Cairngorms national park ; on n'a pas beaucoup de temps mais on veut quand même y jeter un œil, du coup on déniche une petite rando sympa sur notre site préféré : www.walkhighlands.co.uk/...loch-an-eilein.shtml. On se retrouve en fait à faire le tour du Loch Eilein à pieds ce qui est très reposant et agréable, de plus le soleil brille comme jaja et se reflète dans le Loch.

Malheureusement on n'aura pas le temps de faire d'autres marches pour explorer ce joli parc… Allez il est bientôt midi mais beaucoup de route nous attend encore avant Edimbourg… On reprend donc la route principale, qui s'apparente à une autoroute en fait, on n'a plus l'habitude! On zappe les bleds sympas sur la route tel que Pitlochry ; on passe juste en voiture dans le centre de Perth mais on ne s'arrête pas et on fait tout de même un petit détour pour aller jusqu'au Scone Palace à 10-15min en voiture de Perth. On se gare sur le parking (gratuit? En tous cas on ne paye pas…) et on se pose en face du palais sur une table de picnic pour manger notre sandwich entourées de paons. Le palais est très beau de l'extérieur et doit l'être tout autant à l'intérieur, il se visite bien sur, si vous avez le temps ca peut être intéressant. On reprend la route après quelques photos, cette fois ci, direction Edimbourg et sans s'arrêter! Après quelques péripéties (la conduite dans la ville n'est franchement pas simple surtout quand on revient tout juste de la province écossaise, et quelques routes sont fermées…cf plus tard pourquoi), on parvient tant bien que mal à déposer les bagages à l'AJ et on arrive à l'agence de loc de la voiture in extremis pour dire au revoir à Titine…
Logement pour les derniers jours (3 nuits) : AJ Edimbourg Backpackers, Cockburn Street ; 200€ pour 2 pour 3 nuits. On avait choisi cette auberge surtout pour sa localisation très centrale dans Old Town, à littéralement 10 pas du Royal Mile. Il y a le bâtiment principal et surement plusieurs annexes dans la rue. Nous sommes logées dans une annexe, avec plusieurs étages, plusieurs chambres, des sanitaires communes propres et une cuisine équipée. Par conséquent je ne pourrais pas vraiment vous donner plus d'infos sur l'auberge du bâtiment principal, nous n'y sommes jamais allées! L'emplacement est vraiment idéal, en plein dans le centre et à coté des restos. D'ailleurs en étant logés à l'AJ vous avez 15% pour le petit dej dans le resto d'à côté, le Southern Cross Café. Bref l'AJ est très correcte et propre et ca serait parfait pour la fin de notre séjour! Notez qu'ils prennent une caution de 10£ pour une clé et qu'ils gardent les bagages, notamment le dernier jour si votre vol est en fin de journée mais pour 3£ par personne ; c'est pas grand-chose, mais c'est toujours bon à savoir.
PS : je vous disais que la circulation était compliquée à Edimbourg avec notamment des routes fermées…Ce n'est pas toujours le cas! Il existe en fait un festival international qui se déroule les 3 premières semaines d'Aout (tous les ans apparemment…) alors je vous laisse imaginer le monde que ca attire et l'effervescence de la ville déjà pendant les jours précédents le début du festival! Au final, on était bien contentes d'y échapper in extremis (y étant du lundi au jeudi et le festival commençant le vendredi…)
Jours 13, 14, 15 : EDIMBOURG On quitte Edimbourg jeudi dans la soirée, ce qui nous fait au final 3 soirs sur place et environ 3 journées de visite. J'avais déjà visité la ville avec mes parents deux ans auparavant au mois de mars ; du coup, même si mon amie ne connaissait pas, on a visité à la cool, sans se presser, en voyant un peu ce qu'on avait envie de faire au moment M. Par conséquent je ne vais pas vraiment vous détailler cette partie, je vous mettrais juste les grosses "activités" que nous avons faites et les restos/pubs où nous sommes allées. Il y a déjà tellement de sites ou blogs qui retracent les visites d'Edimbourg, je pense que si je m'aventurais la dedans ça serait clairement du superflu!
Activités :
Château d'Edimbourg : un must do selon moi. Entrée à 19,50£ + 3£ pour l'audioguide, qui est très intéressant à prendre selon moi car peu de panneaux explicatifs à l'intérieur du château. Avec l'audioguide, la visite dure assez longtemps. Il y a une partie à l'intérieur et une à l'extérieur, du coup c'est mieux de le faire quand il ne fait pas trop moche. Autre conseil, s'il y a du monde, il est préférable de commencer par aller voir les joyaux de la couronne parce que la file d'attente peut être assez longue même si ça avance bien. Je vous conseille également d'y aller tôt le matin, c'était quand même blindé. Arthur's seat : de la grimpette pour revenir à nos premières amours, mais en pleine ville! Il s'agit d'une petite rando qui monte bien, pour avoir une vue à 360° sur toute la ville. Là encore, je vous le conseille, par beau temps c'est mieux! Il y a du monde mais on ne peut pas y faire grand-chose, il suffit d'arriver à se faire une place au sommet pour profiter du panorama. Calton Hill : il s'agit d'un parc un peu sur les hauteurs, encore une fois en pleine ville, qui offre un panorama agréable et différent de celui qu'on a depuis Arthur's seat. On peut se poser dans le parc, il y a même un café en haut si vous le voulez. C'est une bonne découverte et même si on n'y passe pas une après midi entière c'est aussi quelque chose a voir selon moi. Museum of Edimbourg : gratuit. C'est un petit musée qui raconte l'histoire de la ville d'Edimbourg. Beaucoup d'explications écrites (en anglais seulement) mais il est bien fait, assez bien fourni et on y apprend quelques trucs. National Museum of Scotland : gratuit. Il s'agit du plus grand musée de la ville. Il y a plusieurs sections (histoire, découvertes, inventions, etc), la grande galerie principale est très belle et le musée également. Nous n'avons pas eu beaucoup de temps car cela ferme tôt, et regrettons de ne pas avoir vu la section museum d'histoire naturelle entre autres… Pour le coup, si j'y retourne une 3e fois, je pense que je le ferai en long en large et en travers mais il faut prévoir assez de temps! Scottish National Gallery : gratuit. Beau musée avec beaucoup de peintures ; différentes époques y sont représentées. C'est pas très long et personnellement nous avons passé un très bon moment avec des bons fous-rires (aux dépens des tableaux certes mais bon tant pis!) Greyfriars Kirkyard : cimetière. Attraction touristique très connue à Edimbourg ; entrée libre. On vient surtout pour voir la tombe de Bobby, un fidèle compagnon canin qui est venu sur la tombe de son maitre tous les jours pendant 14 ans mais également pour chercher les noms présents dans la saga Harry Potter…On trouve la famille Riddle, Potter, McGonagall et cie..A vous de chercher! Il paraitrait que JK Rowling s'est également inspirée de la petite école qui donne à l'arrière du cimetière pour Poudlard… Toujours dans le thème Harry Potter, n'oubliez pas de passer devant The Elephant House, le lieu où Harry Potter est né… Palais de Holyrood : je ne l'ai pas refait lors de cette 2e visite de la ville mais je l'avais déjà fait avec mes parents. C'est le palais où loge la reine lorsqu'elle vient en Ecosse. La visite est pas mal, je n'ai pas vraiment de souvenirs mais on l'avait fait parce qu'il pleuvait et qu'on devait tuer le temps avant notre avion…Ca nous avait pris 2h. Dean Village : là encore, c'était quelque chose que j'avais fait lors de ma 1ère visite mais ayant été déçus je n'ai pas souhaité y retourner… Il s'agit soi disant d'un petit quartier, comme un petit village, avec des ruelles pittoresques… Pour nous il s'agissait surtout d'une ruelle, pas très jolie et rien de pittoresque.. On est peut être passés à coté parce que vous verrez partout que c'est quelque chose de très beau et très sympa à faire… A vous de décider!
Adresses : Pour le petit déj (pendant les 3 jours on a pris de vrais scottish breakfast qui tiennent plutôt bien au corps du coup, pas faim le midi, et on allait diner pas trop tard, on s'est enfin mises à l'heure écossaise!)
Cockburn Café bistrot Southern Cross Café
Adresses : pour le diner :
Arcade bar : dans Cockburn Street. On n'est pas allées le chercher très loin celui-là. "Best Haggis in town" est écrit sur l'ardoise à l'entrée, de plus il est conseillé dans le Routard on s'est donc laissées tenter! Et nous n'avions pas de point de comparaison pour le haggis mais en tous cas on peut vous dire qu'il était bien bon. MUMS great comfort food : Forrest Street. Egalement conseillée par le Routard je l'avais déjà testé lors de mon premier séjour et j'y suis retournée avec plaisir. Rien de foufou, une cuisine très simple et qui cale bien. Le principe est de prendre des saucisses et de la purée : on a le choix entre différentes sortes de saucisses et différentes sortes de purées. Après on trouve aussi les autres "classiques" de la cuisine écossaise (de toute façon, ce ne sont pas des gastronomes on le sait bien). Bref un resto à l'ambiance décontractée, sans chichis et à petits prix. Pour le dernier soir, je ne me souviens plus exactement du nom du restaurant, il me semble qu'il s'agissait du Nicholsons Pub… Enfin bon, c'était une brasserie quelconque comme on en trouve à tous les coins de rue à Edimbourg! Cela nous permet de gouter les deux spécialités qui manquaient à notre liste : le cullen skink, une soupe avec du haddock et du panais ce qui est très bon ; et une tourte à la viande, très bonne également.
Adresses : pour sortir :
Finnegans Wake Edinburgh, Victoria street : un pub irlandais avec music live tous les soirs. La salle est grande, grand choix de bières pression avec notamment la bière d'Edimbourg. L'ambiance était chaleureuse mais nous ne sommes pas restées tard, je ne pourrais donc vous dire si les gens présents ont fini par danser sur la piste! The Royal Oak, Infirmary Street : bon… On s'y est aventurées le 2e soir car on en avait vu des bons commentaires et il était conseillé par le Routard… Et dès qu'on est rentrées on aurait dû se méfier et ressortir aussi tôt mais l'appel de la bière était plus fort… Il s'agit d'un minuscule pub avec peu de tables ; là encore, music live c'est à dire deux gars qui chantent des classiques du coin avec leur guitare et harmonica… Pas vraiment d'ambiance, en tous cas pas celle qu'on recherchait. D'ailleurs les barmans, plutôt jeunes, n'hésitent pas à nous dire "chut" dès que le son monte un peu, et tout ça en n'étant pas très aimables… Bref, l'ambiance intimiste peut vous convenir si vous êtes en couple et que vous voulez passer une soirée tranquille mais si ce n'est pas le cas passez votre chemin. The Three Sisters, Cowgate : rien de mieux que d'aller dans la "rue de la soif" pour le dernier soir. On s'arrête à ce bar, très grand, avec une partie intérieure et extérieure. Dehors vous retrouvez plusieurs food-trucks qui servent assez tard dans la nuit et un grand bar bien achalandé. Music live encore une fois ce soir, la scène est petite mais les gens peuvent danser ; puis la musique commerciale reprend la suite une fois que le chanteur a fini sa performance. On est en semaine du coup l'ambiance n'est surement pas aussi intense qu'elle doit être le week-end. On boit quelques coups et une fois la performance live finie, les gens commencent à s'en aller… Du coup on fait de même en quête d'une nouvelle adresse. Stramash, Cowgate : plus loin dans la rue on tombe sur ce pub qui ne paye pas de mine vu de l'extérieur. On y rentre et on tombe sur une ambiance assez sympa. Grande scène avec sorte de "fosse" juste devant où tout le monde danse. Là encore ils proposent de la music live avec plusieurs groupes par soirée : on a raté le premier groupe qui devait proposer des musiques écossaises apparemment, dommage…Mais on arrive pour le 2e qui reprend des grands classiques encore une fois et des musiques plus modernes. C'est sympa, l'ambiance est bon enfant, tout le monde prend plaisir à danser. On finira par rentrer vers 2h30, ça achève bien notre séjour en Ecosse!
EPILOGUE : Histoire de conclure mon récit… Déjà, félicitations d'être arrivé si loin dans la lecture! Pour donner mon avis global sur le séjour, franchement c'était super! Et je parle aussi pour mon amie qui a vraiment beaucoup aimé également. On ne savait pas trop à quoi s'attendre la bas mais tous les jours c'était des nouvelles découvertes concernant les paysages : on s'attend à voir du vert et des moutons partout quand on pense à l'Ecosse et c'est pas faux! Mais chaque jour c'est différent, les paysages sont encore assez sauvages et préservés du tourisme de masse et c'est vraiment très agréable de se promener dans la campagne écossaise en se demandant à chaque tournant ce qui nous attend derrière! Je pense que la meilleure période pour y aller reste l'été bien sur…C'est à ce moment que vous avez le plus de chance d'avoir du beau temps! Même si un voyage en Ecosse sans pluie ne serait pas vraiment un voyage en Ecosse ;) On est parties 15j pour pouvoir prendre notre temps et profiter mais mine de rien quand on veut faire quelques jolies marches le temps passe vite et les journées sont quand même chargées! C'est pourquoi je trouve que notre programme était parfaitement adapté. Forcément on serait bien restées plus longtemps à certains endroits : notamment l'Ile de Skye pour ma part où on aurait pu faire une journée de plus ; j'aurais peut être bien fait la fin de la NC500 également en poussant encore plus à l'Est jusqu'à John o' Groats ; on aurait bien passé plus de temps vers le Cairngorm NP… Après on est en voyage et on ne peut pas tout faire! Dernier mot sur les finances (parce que ca reste tout de même important…) : j'ai fait mes petits calculs en rentrant, en comptant l'avion, la voiture, l'essence, les hébergements, tous les restos, les soirées (parfois endiablées avec de la bière qui coule à flots), les courses, les activités payantes, quelques parcmètres… et en essayant de convertir tout cela en euros pour que ca soit plus parlant, on s'en tire avec moins de 1250€ par personne pour 15j. On ne s'est pas privées, on en a profité… C'est un montant que je trouve très correct pour une quinzaine de jours!
Et bien voilà, j'arrête ici mon récit, j'espère que cela vous aura plu et surtout que ça vous aura aidé et donné envie de partir à l'aventure en Ecosse!

INFOS GENERALES : Se rendre en Ecosse : Rien de très original pour nous de ce coté-là, nous avons pris la solution la plus simple, l'avion! Billets achetés sur le site internet de EasyJet environ 1mois avant le départ, nous avons eu des tarifs intéressants tout de même… Départ et retour le jeudi, avec arrivée à Glasgow et retour depuis Edimbourg…Pas forcément ce qu'on avait pensé faire au départ mais finalement les prix étaient avantageux comme ça et ça nous arrangeait pour notre périple! 265€ aller-retour comprenant un bagage en soute de 23kg pour la modique somme de 70€ AR, c'est ça aussi le low-cost! Nous avons cependant croisé beaucoup de véhicules français sur la route, alors le ferry est peut être une solution à moindre cout, à vous de vous renseigner…
Se déplacer en Ecosse : Là encore, pour plus de liberté nous avons choisi de louer une voiture… J'appréhendais la conduite à gauche mais finalement il ne faut pas en avoir peur, on s'y fait très vite et la voiture est bien appréciable dans ce pays où les paysages les plus beaux sont souvent difficiles d'accès! Nous avions comparé différents loueurs et nous nous sommes finalement tournées vers Avis, 400€ pour 12 jours de location de voiture, sans assurance complémentaire et avec second conducteur offert. Résultat : petite Peugeot 208 grise, alias Titine pour les intimes, boite manuelle, très pratique pour les routes pas très larges et pour y ranger nos bagages et autres conneries qui s'entassaient au fur et à mesure des jours! NB : nous avions beaucoup lu avant de partir que les voitures de location n'étaient pas autorisées sur les ferrys…Ne voulant pas avoir de mauvaise surprise sur place nous avons donc construit notre circuit en évitant de prendre des ferry mais nous avons rencontré des gens qui en ont pris quand même… 3£ par personne + 18£ pour la voiture semble-t-il d'après une connaissance qui était sur place au même moment que nous…mais bon, là encore, à vous de vous renseigner! NB2 : des frais supplémentaires pour conducteur âgé de moins de 25ans peuvent apparemment s'appliquer, chez Avis tout du moins… Ayant tout juste 25ans toutes les deux je ne peux pas vous en dire plus sur ce point mais renseignez vous bien en louant la voiture! NB3 : permis français suffisant, pas besoin de faire faire de permis international Néanmoins nous avons rencontré beaucoup de marcheurs/personnes qui voyageaient en train ou en bus... Certainement plus de contraintes de notre point de vue mais possible dans ce pays où ce genre de transports est plutôt bien développé!
Se loger sur place : Nous sommes principalement restées en auberges de jeunesse, dortoir ou parfois chambre individuelle à 2 lits quand nous restions 2 soirs sur place pour avoir plus de tranquillité. Sanitaires communes dans la plupart des cas mais ça ne nous a pas vraiment dérangé, on arrivait toujours à éviter la queue pour la douche en la prenant tard le soir ou tôt le matin! Je vous donnerai les infos de chaque hébergement dans le détail du programme :) Globalement nous n'avons pas été déçues des hébergements qui étaient très corrects pour passer une nuit ou deux! Nous avons réservé peu de temps avant le départ et avons été surprises d'avoir du mal à trouver de la place…alors attention! Je ne vous conseille pas du tout de partir en mode aventurier en espérant trouver des logements au jour le jour sur place, vous risquez de rester bredouilles et de dormir dans la voiture! Vous pouvez sinon prendre l'option camping-car, on en a croisé beaucoup sur le chemin et il semblerait que ce ne soit pas trop contraignant pour camper… A savoir quand même que des routes sont parfois interdites aux camping-car, et d'autres assez étroites et tout de même difficilement prenables selon moi..
Quand partir? L'Ecosse n'est pas le pays du soleil c'est bien connu… Nous sommes parties durant la deuxième quinzaine de juillet, nous avions plus de chance d'avoir beau temps en partant en été que pendant une autre saison! Les journées n'ont pas toujours été radieuses je ne vous le cache pas…mais on s'estime plutôt chanceuses quand même! Juste une grosse journée de pluie, sinon gris la plupart du temps et quand même quelques belles journées de soleil, nous avons même pris des coups de soleil et sommes revenues avec un beau teint halé à Paris c'est vous dire! Malgré avoir checké la météo tous les jours avant le départ nous avons rarement eu le temps annoncé…tout peut changer en 10min la bas! Alors c'est vrai que c'est un peu embêtant pour la valise car il faut prévoir un peu de tout… Néanmoins les indispensables selon moi restent quand même : le K-way/poncho de pluie ; le parapluie ; des chaussures de randonnée imperméables ; un bon sweet/polaire. Il vaut mieux les avoir et ne pas s'en servir que l'inverse!
Dernières infos en vrac… - Plusieurs fois nous avons dormi dans des bleds peu habités avec peu de commerces…alors pensez à faire vos courses en amont, vous n'aurez pas souvent de resto sur place ou alors à des km et des km de voiture… - Les commerces ferment tôt (17h en moyenne), les restos arrêtent souvent de servir à 21h30-22h surtout dans les petites villes…Etant souvent en auberge nous avons privilégié l'option de se faire à manger nous-mêmes le soir mais il vaut mieux être avertis! - Le gros fléau du coin à cette période ce sont…les midges! De toutes petites bestioles ressemblant à des petits moucherons mais très voraces qui n'hésitent pas à vous bouffer dès qu'elles en ont l'occasion! Pas très présentes en cas de soleil/fort vent et qui vous laissent plutôt tranquilles tant que vous êtes en mouvement… Nous avons été embêtées vers la moitié du séjour surtout mais les piqures nous ont gratté jusqu'à la fin! Pensez de fait à prévoir du produit anti-moustique (force 4) avant de partir ou alors achetez en sur place dans les parapharmacies… Le nôtre acheté en France ne devait pas être assez puissant et n'a pas eu beaucoup d'effet! On s'est accommodées des piqures mais les gratouilles c'est quand même pénible quand on visite! - Les Ecossais sont des gens accueillants pour la plupart, l'ambiance est un peu plus tendue à Edimbourg comme dans toutes les grosses villes mais nous nous sommes toujours senties en sécurité et ça c'est le principal! - 2 sites internet intéressants à connaitre pour préparer vos visites :
www.walkhighlands.co.uk/ : site hyper bien fait pour rechercher des randos en fonction du coin où vous êtes. Il donne les points de départ, les parcours, des photos pour se rendre compte de ce qu'il y a à voir, la difficulté de chaque marche et le temps estimé (qui est plutôt correct en général!) www.malts.com/fr-fr/distilleries/ : site de référence pour visiter une distillerie en Ecosse!
Et maintenant, les choses sérieuses… le parcours! Du 18/07 au 01/08 2019 : J1 : Paris → Glasgow J2 : Glasgow → Callander J3 : Callander J4 : Callander → Fort William J5 : Fort William → Portnalong (île de Skye) J6 : Ile de Skye J7 : Portnalong → Gairloch J8 : Gairloch → Inchnadamph J9 : Inchnadamph → Durness J10 : Durness → Inverness J11 : Inverness J12 : Inverness → Edimbourg J13-J14 : Edimbourg J15 : Edimbourg → Paris Le tout en 12j de voiture, avec 1367miles au compteur, soit environ 2250km!
Jour 1 : PARIS – GLASGOW Notre vol partant de CDG à 14h, on savait qu'on ne pourrait pas vraiment profiter de la ville de Glasgow… Mais ce n'était pas bien grave, c'était un choix et on avait déjà hâte de partir un peu plus dans la campagne pour découvrir les paysages! Tout s'est bien enchainé à notre arrivée à l'aéroport (qui est tout de même assez petit). Le temps de passer la douane, nos valises tournaient déjà sur le tapis! Alors, hop, vite direction Avis pour récupérer la voiture! On fait rapidement de tour de Titine et c'est parti, direction la ville pour y dormir. Au final, on n'arrive pas si tard que ça, on dépose les bagages à la "chambre" (cf plus loin pour plus d'explications…) et on décide de reprendre la voiture pour découvrir la ville. On aurait pu le faire à pieds mais nous n'avons pas trouvé de place pour se garer autour de l'hôtel (il fallait avoir des vouchers spéciaux à acheter au petit vendeur du coin… on n'a pas compris et trouvé ça beaucoup trop compliqué pour juste se garer!) et nous étions un petit peu excentrées…A vrai dire on n'avait surtout pas envie de commencer le voyage en marchant des km et des km le premier jour et le temps nous était compté si on voulait voir un petit peu de la ville… On commence donc par aller trainer du côté de l'université de Glasgow, connue pour ses beaux plafonds…Tout était fermé bien sûr mais on était quelques visiteurs sur le campus et l'université est plutôt photogénique… Si vous arrivez plus tôt vous pourrez bien sur faire un tour au gift shop de l'université pour y acheter un sweet "Glasgow University" si vous avez oublié d'emmener le vôtre, il pourrait vous être utile pour plus tard… Le soleil étant déjà là, on en a profité pour se promener dans le Kelvingrove Park juste en face. Un petit parc traversé par une rivière et dans lequel vous pourrez aussi trouver le Kelvingrove Art Gallery and Museum ; nous ne l'avons pas fait (déjà fermé) mais il nous a vivement été conseillé par un habitant de Glasgow qui nous avait tapé la discute dans la queue à l'aéroport! Je vous ai dit que les Ecossais étaient plutôt accueillants! On reprend ensuite la voiture pour se rendre dans le centre et se promener dans les rues… Quelques monuments sont sympas à voir (là encore je vous laisse faire vos recherches si la ville vous intéresse et que vous y passez plus de temps) mais il n'y pas a vraiment l'âme d'une vieille ville à Glasgow… D'ailleurs tous les Ecossais que nous avons rencontrés s'accordent à dire que c'est surtout une ville pour le shopping ; si vous arrivez avant que les magasins ne ferment bien sur… On en profite pour prendre notre premier repas "local" : fish&chips pour moi, MacNcheese pour mon amie, accompagnés bien sur de la première pinte du séjour… Bon et sans chichis, avec parfois de la musique live en fin de soirée, je vous mets l'adresse plus loin!
Restaurant : Maggie Mays, Glasgow Hotel : EasyHotel, 1 Hill St, Glasgow Booking nous avait prévenues…Une "double room without window", il ne fallait pas s'attendre à un palace… Hôtel de la franchise EasyJet, tout ou presque est en supplément. Mais bon, vu le prix imbattable qui nous était proposé, on ne s'est pas vraiment posé la question juste pour une nuit… 34€ la nuit à 2 quasiment dans le centre de Glasgow, cela ne se refuse pas! La réception est ouverte 24h/24 ; un parking payant pour 15£ les 24h est situé juste en face de l'hôtel et sinon vous pouvez faire comme nous, trouver une place dans les rues aux alentours avec stationnement gratuit de 22h à 8h le lendemain! La chambre est petite, la salle de bain aussi (on peut littéralement faire pipi, se doucher et se laver les dents en même temps…) mais bon c'est propre et on en demandait pas plus!
Jour 2 : GLASGOW – CALLANDER Ca y est, le vrai roadtrip commence! Notre point de chute pour les 2 prochaines nuits se trouve à Callander, belle petite ville avec quelques commerces/restaurants/pubs, idéalement située pour visiter le Loch Lomond et ses alentours selon nous! Nous quittons donc la ville de Glasgow en direction de Stirling, une petite ville avec pour principales attractions un château, un vieux pont et une jolie église. Y arrivant assez tot, les attractions sont fermées mais ce n'est pas grave, il fait beau et nous préférons prendre notre petit déjeuner de pancakes en terrasse. La vieille ville est agréable et se parcourt rapidement à pieds. Nous reprenons la route avec un arrêt rapide au Doune Castle qui se trouve sur notre chemin. Un petit château en ruine qui peut se visiter. Là encore, quelques photos feront l'affaire et on repart vers Callander. On a logé dans un AirBNB (cf plus loin) et nous avions convenu avec notre hôte un check-in vers midi pour que chacun puisse ensuite vaquer à ses occupations. Quelques courses au Co-op du coin pour notre repas du midi et c'est parti pour aller découvrir le Loch Katrine. Aucune route ne fait le tour du Loch ; les deux villes principales de chaque coté étant Trossachs et Stronalachar. Plusieurs options sont possibles pour voir le Loch : randonnées, croisières, balades en vélo…A vous de choisir ce qui vous convient! De notre coté nous nous sommes lancées dans la rando, en faisant le chemin du Ben A'an : une jolie rando qui grimpe pas mal mais avec une vue imprenable sur le Loch! Je vous recommande si vous avez 3-4h devant vous (pour ceux qui sont pas sportifs comme moi…) et je vous mets le lien qui vous donnera toutes les infos : www.walkhighlands.co.uk/...lomond/ben-aan.shtml On a mis 3h AR avec une petite pause déjeuner de 20min et bien sur l'interminable pause photo une fois au sommet…Comptez tout de même environ 2h de montée et une descente beaucoup plus rapide comme souvent!
On fait aussi dans ce coin la "Three lochs forest drive", une route panoramique qui correspond en fait à la route A821, une sorte de boucle entre Aberfoyle et Kilmahog ; très jolie en passant à travers la foret et quelques lochs et cela tombait vraiment bien car c'était sur cette route que partait le point de départ de la rando!Logement à Callander pour 2 nuits : Nous avons trouvé un peu par hasard notre logement sur AirBNB et nous n'avons pas été déçues! En plein centre ville, nous avons logé chez Gill et son conjoint, qui font AirBNB depuis peu et seulement le week-end. Nous disposions d'une chambre avec salle de bain privative et avions accès au reste de la maison et au petit jardin. Parfait pour cuisiner le soir et discuter avec nos hôtes qui sont des gens très sympathiques, accueillants et de bons conseils sur l'Ecosse de manière générale! Tarif : à retrouver sur AirBNB "Elderslie Cottage" ; 98€ pour 2 pour 2 nuits
Jour 3 : LOCH LOMOND On décide de consacrer la journée à découvrir le Loch Lomond et ses environs. C'est touristique et en plus on est samedi, il fait un grand soleil (si si je vous jure!) et on pense qu'on ne va pas être toutes seules sur la route… Là encore, aucune route ne fait vraiment le tour du Loch et beaucoup de moyens sont proposés pour le découvrir entre les croisières, les randos… Nous commençons la journée par une rando pour avoir un beau point de vue sur le Loch, alors direction Balmaha pour se garer au parking du visitor center et grimper Conic Hill. Une belle balade avec de la grimpette, plutôt bien fréquentée à partir de midi…nous étions plus tranquilles le matin! Comptez 2h-2h30 AR ; mais là encore, le panorama vaut le coup malgré un temps changeant (mais sans pluie) et beaucoup de vent en arrivant au sommet!
On reprend notre route en contournant le Loch par le sud et en passant par Drymen, Balloch ; des petites villes jolies mais sans grand intérêt. On décide de s'arrêter à Luss dans l'après-midi, dans l'espoir de pouvoir prendre un café ou une bière…Le village est connu pour ses petites ruelles aux maisons blanches et sa petite plage donnant directement sur le Loch ; surement un bel endroit en semaine mais étant samedi et avec un beau temps c'est blindé et pas hyper agréable, une vraie station balnéaire! On s'y promène quand même une petite heure et on repart…L'arrêt vaut quand même le coup mais ce n'était juste pas un bon jour pour nous!
On reprend notre route, toujours pour contourner le Loch et on trouvera finalement notre pause café à Tarbet : 2 maisons, une petite cabine qui vend café et gâteaux à emporter et des petits bancs juste en face du Loch…Parfait pour notre pause tant méritée! C'est paisible et beaucoup plus agréable qu'à Luss.
Pas vraiment d'autre arrêt prévu sur la route du retour vers Callander, on guette les panneaux marrons du bord de route qui indiquent souvent les points touristiques et on fait un dernier arrêt aux Falls of Falloch : une petite marche sur un petit sentier nous conduit à une cascade, agréable, peu fréquentée, bref, très bien pour cette fin de journée.Jour 4 : CALLANDER – FORT WILLIAM Nous quittons Callander par le nord en prenant la A82 pour nous rendre dans la vallée de Glencoe, célèbre pour avoir servi de lieu de tournage à certaines scènes de Skyfall mais aussi pour ses monts bruts et son petit cottage blanc au milieu de nulle part… Nous ne nous sommes pas vraiment renseignées sur les randos à faire dans le Glencoe, le temps n'était pas vraiment au beau fixe et nous en avions prévu pour plus tard dans la journée mais la route qui traverse la vallée est à elle seule très jolie et agréable ; beaucoup de décrochages servant de parking le long de la route pour s'arrêter faire des pauses photos et des petites marches pour ceux qui veulent! Le temps change très vite, nous passons de la pluie à un temps correct avec un peu de brume en 10min ce qui confère une petite atmosphère mystérieuse qui convient tout à fait à la vallée! La route n'est pas très longue mais nous passons quand même la matinée à traverser la vallée car nous prenons notre temps et une pause photo en chassant une autre, on n'avance forcément pas bien vite!

Dans l'après-midi, nous voulons faire les "Glencoe lochan trails" ; il s'agit en fait de 3 petites boucles très faciles et rapides, que vous pouvez combiner pour avoir une jolie vue sur le Loch Leven et changer un peu de décor en se baladant à travers la foret. Je vous mets le lien avec toutes les infos sur le point de départ : www.walkhighlands.co.uk/.../glencoelochan.shtml

Pour quitter Glencoe en direction de Fort William plusieurs solutions sont possibles : - prendre la route B863, une route touristique panoramique sur le Loch Leven qui le contourne et qui vous ramène ensuite sur la A82 - reprendre la route principale en passant par Ballachulish Nous optons pour cette 2e option, le temps est brumeux ce qui n'est pas l'idéal pour avoir de jolies vues… De plus, nous voulons descendre un peu par la A828 jusqu'à Appin pour voir Castle Stalker, soi disant le château le plus photographié d'Ecosse… Il s'agit en fait d'une petite ruine sur un ilot… Le seul moyen que nous ayons trouvé pour le voir est de se garer au parking du café "Castle stalker view" ; visible depuis le parking, on peut aussi descendre plus bas manifestement par un petit chemin… Il pleut, il y a du brouillard, on se contentera de le voir depuis le parking! Néanmoins, la vue doit être vraiment plus jolie les jours de beau temps. On repart sur nos pas, direction Fort William pour la nuit. La ville est plutôt "grande" (tout est relatif la bas…) avec une rue piétonne centrale, quelques pubs, et des grands supermarchés et station essence pas très loin. On est dimanche, pas mal de boutiques sont déjà fermées mais on trouve refuge au Ben Nevis Bar pour prendre une bière et discuter avec deux français eux aussi en vacances dans le coin.
Logement : auberge de jeunesse Bank Street Lodge, Fort William ; réservée via Hostelworld, 51€ pour 2 pour 1 nuit en dortoir AJ assez grande avec une quinzaine de chambres dortoir d'environ 4lits. Les chambres sont très petites et pas forcément très bien aménagées ; sanitaires communes non mixtes, 2 douches très rudimentaires et pas très propres, 2 lavabos, 1WC pour toutes les femmes dans une pièce mal aérée…C'était pas terrible! Cuisine petite et pas très bien équipée vu la taille de l'AJ… Les seuls points positifs étaient en fait son emplacement central à 2 pas de la rue principale et la présence de grands parkings juste en face, gratuits de 17h à 8h le lendemain…
Jour 5 : FORT WILLIAM – PORTNALONG (île de Skye) Aujourd'hui, c'est la journée Harry Potter!!!! Enfin, un peu en tous cas. Au programme, on veut voir passer le fameux Poudlard Express sur le viaduc et aller jeter un œil à l'ile où se trouve la tombe de feu Dumbledore… Premier arrêt à Glenfinnan ; on y accède facilement en 30min en prenant la A830 au départ de Fort William ; pour voir le train. Il se nomme en fait le Jacobite Steam Train et réalise la liaison entre Fort William et Mallaig un trajet d'environ 2h. Il y a 2 AR par jour ce qui laisse en définitif 2 chances de voir passer le train "dans le bon sens" lorsqu'il fait le trajet de Fort William vers Mallaig. Le matin, il passe sur le pont aux alentours de 10h45 (vous trouverez toutes sortes d'horaires sur internet..et le train n'est pas toujours à l'heure alors renseignez-vous quand même!) pour le service du matin et horaire à vérifier pour l'après midi, je ne le connais pas précisément, je ne voudrais pas vous faire rater le train en me trompant! Nous nous sommes tous simplement garées sur le parking du visitor center (moyennant 2£ tout de même…) où vous trouverez un petit café, des toilettes, une boutique avec de nombreux souvenirs Harry Potter, bref ils en profitent mais en même temps on ne peut pas leur en vouloir… Nous voulions prendre de la hauteur pour voir le train, mais attention aux chemins que vous prenez, nous nous sommes faites avoir! Un chemin part du parking du visitor center, il monte un peu et donne une vue de face du viaduc mais ce n'était pas ce que nous recherchions! Pour prendre le bon chemin, il faut en fait se rendre à un parking "sauvage" adjacent et prendre une route goudronnée à pied puis prendre un chemin en terre qui monte un peu. Cela parait un peu flou comme explication mais au final, vous n'avez qu'à suivre la masse, tout le monde y va! Il y a plusieurs arrêts avec plusieurs points de vue différents sur le chemin : nous nous sommes contentées du premier, le "Viaduc view point" mais si vous continuez vous montez encore plus. Comptez environ 25min de marche d'un bon pas pour vous rendre au premier point de vue. Et là, s'en est suivie pour nous une attente interminable de plus d'une heure sous une pluie battante qui nous a littéralement trempées pour les 3 jours suivants (temps qu'ont mis nos vêtements à sécher…). C'était long, mais le train est finalement arrivé! C'est sympa, le chauffeur joue le jeu : il klaxonne pour annoncer bien à l'avance son arrivée, il envoie toute la fumée possible quand il passe sur le viaduc… Un moment bien court mais qui a ravi les fans d'Harry Potter que nous sommes (et tous les autres touristes présents également de ce qu'on a pu voir…).

NB : Vous pouvez bien évidemment faire le trajet en train! Les places peuvent se prendre sur le site du Jacobite Train directement mais si ça vous tente je vous conseille de vous y prendre à l'avance, ça part vite! J'avais lu que parfois il restait des places qui sont vendues directement le jour même à Fort William…Mais encore faut-il être chanceux et avoir des places encore disponibles! Si comme nous vous en voulez encore plus vous pouvez vous rendre au lac où se trouve la tombe de Dumbledore, il s'agit du Loch Elit qui se trouve sur la même route, la A830, un peu plus loin que Glenfinnan. Pas de place pour se garer, on trouve l'ilot quasiment au bout du Loch. Vous pouvez tout de même vous arrêter sur un petit décrochage sur la gauche, et ensuite à vous de vous aventurer quelques mètres dans la tourbe pour accéder au Graal! C'est sur que ca ne parlera pas à celui qui n'est pas fan des films mais pour nous c'était quand même quelque chose…

Pour la suite de la journée c'est un peu compliqué…La pluie n'arrête pas de tomber, ça nous déboussole un peu… On reprend la route en direction de Kyle of Lochalsh, où on pourra prendre le pont pour aller sur l'ile de Skye. Sur le chemin se trouve le Eilean Donan Castle, château très connu en Ecosse… Le plan de départ était juste d'y passer pour le voir sans le visiter ; au final, avec toute cette eau, et notre envie de visiter au moins un château en Ecosse, finalement c'est l'occasion. On prend nos billets tarif plein à 10£, audio-guide inclus et c'est parti. Une partie du château est en extérieur mais heureusement la majorité de la visite se fait en intérieur. La visite est très intéressante, nous présente le château et son histoire, les différents emblèmes de l'Ecosse, etc… Bref on est au final bien heureuses de l'avoir fait! La visite nous prend environ 1h30-2h sans se presser (et en passant un bout de temps devant une espèce de cheminée en fonction pour essayer de nous sécher...)

On reprend la route, toujours sous la pluie, on s'arrête faire quelques courses et de l'essence avant de passer le pont mais grosse erreur! Nous qui pensions que l'essence serait beaucoup plus chère sur l'ile, en définitif on s'est bien fait avoir, la seule pompe présente avant le pont s'en met plein les fouilles aux dépens des touristes comme nous… Moralité : les stations ne sont pas très nombreuses sur l'ile mais ne vous précipitez pas à faire le plein avant d'y aller s'il vous reste de quoi rouler comme nous! Pas d'autre visite prévue aujourd'hui, on se rend à notre AJ située à Portnalong, pour 2 nuits en espérant qu'elle soit mieux que la précédente…
Logement : AJ proposée sur AirBNB ; "Croft Bunkhouse". La recherche du logement sur l'ile fut longue et a eu du mal à aboutir… Tout était complet ou clairement hors budget pour nous… Et puis on est tombées sur ce dortoir de 12 lits sur AirBNB…Je vous l'accorde ca ne fait pas rêver surtout quand on compte y passer deux nuits… mais pas le choix! On s'arrange finalement directement avec la propriétaire pour réserver nos deux lits et on lui paiera sur place en arrivant. 20£ par personne et par nuit. On y arrive avec un peu d'appréhension et au final quelle bonne surprise! Un peu difficile à trouver mais il s'agit d'une assez grande maison avec une grande pièce de vie chaleureuse, une cuisine bien équipée, des sanitaires top et propres et un grand dortoir de 12 lits avec assez de place pour vos affaires. Il y a aussi quelques "box" privatifs dans le jardin et accolés à la maison principale. Bref, pas déçues du tout et cela m'a redonné foi dans les AJ avec plein d'espoir pour la suite!
Jour 6 : ILE DE SKYE Journée complètement dédiée à la découverte de l'île de Skye. On y reste peu de temps, il va falloir faire des choix pour les visites! On espère aussi que le temps sera meilleur que la veille… Pour information, on a rencontré pas mal de français qui passaient entre 3 et 4j complets sur l'ile de Skye en moyenne…Si vous avez le temps vous avez de quoi vous occuper c'est certain! Du coup, nous décidons de commencer notre journée par la péninsule de Trotternish. On va jusqu'à Uig par la route principale, on emprunte ensuite un bout de la A855 puis on tourne à droite en direction de Staffin, sur une petite route pour traverser les Quiraing une chaine de petites montagnes bien vertes et rocailleuses… On peut randonner dedans, on se gare à un petit parking de fortune et c'est parti… Le guide du Routard parle d'une rando de 2h30 AR mais on n'a pas bien saisi où était le départ et l'arrivée... de toute manière nous préférons nous réserver pour une autre marche alors on se stationne une 40aine de minutes pour aller marcher un petit peu, c'est quand même bien joli.

On poursuit notre chemin, on s'arrête à Kilt Rock, une grande cascade qui se jette directement dans la mer.

On redescend vers le sud de la péninsule avec arrêt obligatoire à Old Man of Storr ; on se stationne sur le côté et on paye 3£ minimum au parcmètre... puis c'est parti pour la rando! On devrait pouvoir voir les étranges rochers depuis la route mais c'est brumeux et on ne voit rien alors on décide de monter et de se promener au milieu des gros cailloux. Heureusement la brume s'est levée ce qui rend le coin un peu mystérieux. On a passé environ 2h30 sur le site rando comprise et pause photo sans se presser. C'est agréable et ça vaut le coup! Le beau temps revient alors on continue vers le sud direction la "capitale" de l'île, la jolie ville de Portree. Il y a du monde, les fish&chips sont pris d'assaut… Mais tant pis, on a faim et on n'hésite pas à prendre le nôtre à emporter sur le seul fish&chips du port pour le manger sur la plage (en essayant de ne pas se faire attaquer par les mouettes..). On se promène ensuite un peu dans la ville, on s'arrête écouter des joueurs de cornemuse et on fait les quelques boutiques souvenirs… Ca fait du bien aussi de retrouver une petite ville un peu vivante!

Et puis c'est reparti, direction la dernière visite de la journée, Neist Point, de l'autre côté de l'île, le point le plus à l'ouest. La route pour s'y rendre est superbe, le soleil brille et éclaire tout, c'est magique. On arrive à Neist Point vers 16h30 ; et on est pas toutes seules, la "single track road" devient compliquée avec des bouchons à rallonge…Qu'est-ce que ça doit être en début d'après-midi…! Le site de Neist Point est très beau, on se balade un peu où l'on veut, les panoramas sont tous à couper le souffle, on croise quelques moutons qui prennent la pause, on va jusqu'au phare…Bref encore une visite que je vous conseille!! On passe environ 2h sur le site, sans se presser encore une fois pour profiter de la belle lumière. Puis retour au bercail, avec encore une fois de beaux paysages sur la route.

Fin de journée à plus de 20h, l'apéro est mérité et se prendra à l'AJ, dehors, face à un beau coucher de soleil!
Jour 7 : PORTNALONG – GAIRLOCH Le temps a l'air moins clément que la veille, il fait gris, un peu brumeux mais pas de pluie… Alors on commence la journée par la visite des Fairy Pools sur l'ile de Skye. On essaie de partir assez tôt le matin car on ne sait pas trop de quoi la journée sera faite, ce qui nous permet d'arriver vers 9h sur le site. Parking aménagé obligatoire pour la somme de 5£. De toute manière je vous conseille d'arriver tôt si vous voulez être tranquilles, on est reparties vers 10h30 et c'était Disneyland... Les "piscines" se succèdent, plus on marche, plus on est seuls… La 1ère est à environ 10-15min du parking ; nous sommes allées assez loin, à environ 1h15 de marche du parking mais on aurait encore pu continuer… C'est pas très bien fait, on ne sait pas où cela s'arrête vraiment, on peut apparemment faire une marche de 12km en boucle autour du site…A vous de voir! En tous cas le site est agréable, on découvre de nombreuses piscines naturelles avec une eau très claire, qui ressort surement encore plus bleu-vert par beau temps!
La matinée est déjà bien avancée et le temps ne semble pas s'améliorer, on décide donc de zapper les autres parties de l'île de Skye (la petite partie qui descend jusqu'à Elgol et la péninsule de Sleat, malgré les vives recommandations du Routard…).
On reprend donc la route, on repasse par le pont à Kyle of Lochalsh pour nous diriger encore plus au nord et commencer la fameuse "NC500", la route cotière de 500 miles qui fait tout le tour du Nord de l'Ecosse avec ses paysages bruts et sauvages, tout un programme! Nous ne l'avons pas faite en entier, nous avons zappé la partie la plus à l'Est mais cela doit aussi valoir le coup!
Petite pause bien appréciable dans le petit village de Plockton où on prend notre café face au petit port de pêcheur.
Le programme de l'après-midi consiste surtout à de la route pour faire la péninsule d'Applecross : il s'agit en fait d'une "single track road" qui relie Applecross à Torridon plus au nord en passant par Sheildeig. Pas de doute, une des plus belles route de notre voyage! Les paysages sont variés, beaux ; on croise peu de personnes sur la route, on ne regrette vraiment pas. Il y a pas mal d'endroits prévus pour s'arrêter admirer le paysage, et même si ce n'est pas conseillé nous nous arrêtons parfois sur les "passing places" le temps d'une photo, mais bon come je vous l'ai dit à part quelques cyclistes et motos nous ne croisons pas grand monde… N'oubliez pas de vous arrêter au Bealach Na Ba viewpoint, avec un grand parking, c'est bien indiqué et la vue y est top. La route est tout de même assez longue, je ne pourrais pas vous dire exactement combien de temps nous avons mis, entre 2h30-3h je pense mais c'est vraiment quelque chose que je vous conseille.

Une fois arrivées à Torridon, on décide de rejoindre notre point de chute pour la nuit qui est la ville de Gairloch en prenant encore une fois de jolies routes (la A896, puis la A832), en plus le beau temps est revenu entre temps, cela change tout quand même.
Logement : AJ Gairloch Sands Youth Hostel, réservée via Hostelling Scotland ; 2 lits dans un dortoir de femme de 8 places. 50£ pour 2 pour 1 nuit. L'AJ est située le long de la route principale et est un peu excentrée par rapport au centre ville de Gairloch. Néanmoins, il y a un parking disponible, quelques tables dehors pour profiter de la vue sur la baie et la plage. Nous étions au final que 5 françaises dans le dortoir de 8 places, confortable et grand. Les sanitaires sont mixtes mais il y en a plusieurs disposés un peu partout dans l'AJ, les nôtres étaient un peu à l'écart juste à côté de notre chambre et par conséquent aucun embêtement pour les utiliser à notre guise ; propreté impeccable. La cuisine est grande et bien équipée ; petit salon avec documentation sur la région dans les parties communes. AJ calme et bien située d'après nous quand vous voulez partir vers le nord.
Jour 8 : GAIRLOCH – INCHNADAMPH On commence notre journée par une petite rando pour aller aux plages de Red Point ce qui nous oblige à faire un peu marche arrière par rapport à notre position. On se rend compte que cette partie du voyage sera plus tournée vers la mer, la plage, etc… La rando en question est celle-ci : www.walkhighlands.co.uk/torridon/Redpoint.shtml. Bon je ne vais pas vous mentir, nous ne sommes pas allées au bout, nous ne comprenions pas les indications et avons préféré rebrousser chemin avant la fin…Mais ce que nous avons vu valait quand meme le coup! Nous nous sommes balader sur la plage de Red Point (partie nord probablement) qui était déserte…C'était pas vraiment ce qui était prévu mais ca nous a convenu! On continue notre périple, toujours plus vers le nord, ce qui nous oblige à repasser par le centre de Gairloch, et là, c'est le drame, crevaison… Halala Titine qui ne nous avait pourtant pas déçues jusqu'à présent, n'a pas résisté au trottoir… Je vous rassure, les routes en Ecosse, même celles qui peuvent sembler étroites et les plus reculées, sont bien entretenues pour la plupart à part quelques trous par ci par là qu'il est facile d'éviter, mais nous, nous avons crevé en pleine ville… Enfin à postériori, c'était peut être une chance! Nous nous arrêtons en catastrophe pour constater notre pneu complètement à plat dans le jardin d'une maison qui se trouvait le long de la route… Un peu dépassées et déboussolées, on décide finalement de chercher de l'aide auprès des habitants du coin, on tombe sur un gentil monsieur qui nous a mis la roue de secours, pendant que la dame chez qui nous nous étions arrêtées nous nourrissait de croque-monsieur cheedar-oignons… Je vous l'avais dit que les Ecossais étaient gentils et accueillants! Moult appels à Avis plus tard, on obtient enfin la confirmation que nous pouvons faire changer le pneu dans un garage du coin, sans devoir faire un gros détour par Inverness où il y a un magasin franchisé qui marche avec Avis… Nous prenons la solution de proximité, même si on en sera surement de notre poche mais tant pis, on préfère ça et pouvoir reprendre notre voyage comme cela était prévu. Le pneu changé, on reprend notre route, avec un programme un peu chamboulé certes, mais notre point de chute du soir n'est pas si loin et nous avons encore une bonne partie de l'après midi à combler. Par conséquent on reprend les routes côtières notamment la A832 en passant par Poolewe, Tournaig, etc.. On zappe les Inverewe Garden qui sont sur la route, il s'agit de jardins avec une belle vue sur la baie, conseillés par le routard, mais vu l'heure on ne s'arrête pas. A Laide, la route rejoint vraiment le bord de mer, on fait donc une longue pause sur la plage, pas de baignade au programme pour nous mais on se détend et on profite du grand soleil, il fait tout de même 34° aujourd'hui! De quoi prendre des coups de soleil je vous assure! Arrêt à Ullapool en fin de journée pour boire une bière en terrasse bien méritée et faire un tour dans la ville qui est petite mais bien vivante avec plusieurs restaurants/pubs… En effet il s'agit d'un point d'attache pour pas mal de liaisons de ferry… Une ville agréable où nous aurions bien passé la nuit mais malheureusement tout était déjà complet quand nous faisions nos recherches…! Donc on se ravitaille au grand Tesco de la ville et direction Inchnadamph pour passer la nuit ; autant vous dire que le bled est tout vide et que la seule âme qui vive se trouve dans l'hôtel ou l'AJ attenante…Mais la vue sur le Loch Assynt est sympa et ca sera suffisant pour une nuit.
Logement : AJ Inchnadamph Lodge B&B ; 70£ pour une chambre privative à 2 lits avec sanitaires communes, pour 1 nuit, petit dej inclus ; réservée directement sur le site de l'AJ. Grande AJ juste en face du Loch Assynt sur la route principale, parking dispo gratuit. Plusieurs chambres privatives mais aussi dortoirs sont proposés. Grande salle commune, cuisine bien équipée. Sanitaires communes mais plusieurs sont dispo dans l'auberge, propres. La chambre se composait de 2 lits simples + 1 lavabo avec beaucoup de place pour étaler vos affaires. Le petit dej est classique : du café, du pain, des céréales, de la confiture, bref bien suffisant pour nous!
Jour 9 : INCHNADAMPH – DURNESS Notre principal objectif de la journée est d'arriver à Durness vers midi, vous saurez pourquoi plus tard… Du coup, on ne part pas trop tard de l'AJ, petit déj dans le ventre, et on décide de récupérer la A837, une petite route côtière passant par Lochinver, Stoer, Clashnessie, Drumbeg, etc… La route est conseillée dans le Routard et offre effectivement de beaux paysages. On l'a trouvée moins impressionnante que celle de la péninsule d'Applecross, mais si c'est sur votre route, ne vous en privez pas quand même. On passe ensuite par Scourie, toujours pour remonter vers le nord, où on s'arrête quelques instants sur la jolie plage ; puis on trace vers Durness. Pourquoi voulions-nous y être aussi tôt allez-vous me dire? Et bien parce que ce sont les Higland Games!!! En effet, durant les mois d'été, tous les week-ends, les villes, même les plus petites, organisent ces rassemblements sur une après-midi, où les Ecossais s'adonnent à des épreuves plutôt inédites… Lancer de poids, lancer de troncs d'arbre, tire à la corde, lancer de bottes de foin…et tout ça en kilt!! Que demander de plus?! Du coup la ville est blindée, nous parvenons à trouver une place pour Titine et direction les Highland Games! L'entrée à ceux de Durness est à 6£ par personne mais franchement ça vaut le coup. Le temps est radieux avec un grand soleil, l'ambiance est hyper chaleureuse, tout le monde rigole et encourage son champion ; tout ça accompagné d'un bon fish&chips on y passera notre après-midi et c'est vraiment un de nos meilleurs souvenirs du voyage! On a pas du tout fait exprès d'y être ce jour-là, on a d'ailleurs appris par hasard la date des Highland Games quand on était à Callander et qu'on a vu qu'on avait raté ceux de la ville! Très sincèrement, je ne sais pas si s'arrêter à Durness est vraiment nécessaire si vous n'y êtes pas comme nous au moment des jeux ; la ville est très petite et à part la plage et des caves il n'y a pas grand-chose à voir.

Une fois les jeux finis vers 18h, il est encore tôt (le jour se couche bien tard, pas avant 22h30 dans cette région du nord!) et nous allons voir Balnakeil Beach, une superbe plage courbée où la baignade est plus qu'autorisée malgré les froides températures! Dernier stop à Smoo Cave, qui est juste à côté de notre auberge du soir… Rien de foufou, on peut entrer voir une cascade semi-souterraine gratuitement, pour le reste une visite est à priori possible avec un spéléologue si les conditions météo le permettent mais il est déjà tard et nous ne croisons personne.
Logement : AJ Durness Smoo Youth Hostel, réservée via le site Hostelling Scotland ; 50£ pour 2 pour une nuit en dortoir mixte de 10 lits. Grande chambre ; manque de sanitaires car seulement une douche pour toutes les femmes ce qui est peu car plusieurs dortoirs sont disponibles ; mais c'est propre. Cuisine bien équipée, et parties communes agréables.
Jour 10 : DURNESS – INVERNESS Nous démarrons la journée par la visite de Tongue. Petite ville où il n'y pas a grand-chose à faire, si ce n'est une petite balade jusqu'au Varrich Castle. Quelques ruines mais la vue sur Kyle of Tongue est plutôt sympathique! Le point de départ se trouve en centre ville, un petit chemin à coté de l'ancienne Bank of Scotland. Notre objectif de la journée, si on le peut, serait de visiter une distillerie. Il y en a un peu partout dans le pays et il est conseillé de réserver sa visite…Ce que nous n'avions pas fait. Du coup, on en repère une sur notre chemin et on tente d'y aller directement, on verra s'il y a de la place… Nous avions choisi la Glen Ord Distillery, pas très loin d'Inverness. On avait repéré plusieurs visites sur le site à différents prix, on voulait se laisser tenter par un tour à 15£ avec visite + dégustation de 3 whiskys à la fin ; au final, on a surtout été là où il y avait de la place donc le tour le plus simple à 8£ avec visite et une dégustation à la fin. Le tour dure environ 30min, il se fait en anglais avec quelques papiers explicatifs traduits si besoin, et avec sortie obligatoire par le gift shop à la fin. C'est sympa, intéressant et je pense quelque chose à faire au moins une fois quand on vient en Ecosse! On rejoint ensuite notre ville d'accueil pour les 2 prochains jours, Inverness.

Un peu le retour à la civilisation pour nous! On est logées en plein centre ville (qui n'est pas bien grand de toute façon), alors on visite la ville à pieds, on fait les boutiques de souvenirs.. On y trouve pas mal d'églises de confessions différentes, le château bien entendu… On ne visitera pas parce qu'il est déjà tard. La ville est petite mais agréable, les gens sont souriants… Ce soir on sort! Les Ecossais savent aussi s'amuser croyez moi et il suffit d'un peu de "live music" pour qu'on fasse la fermeture du pub à 3h du mat… La journée va être rude demain mais tant pis!
Pub : The Gellions Logement : International Hostel Rooms Inverness ; 91€ pour 2 pour 2 nuits. Chambre privative dans un logement de 4 chambres ; sanitaires communes propres ; cuisine peu équipée mais reste correcte ; petit jardin à l'arrière. Très bien située à deux pas du château ; pas de parking disponible mais possibilité de vous garer dans la rue, on n'a pas eu de mal à trouver des places…
Jour 11 : INVERNESS/LOCH NESS Réveil difficile, journée placée sous le signe de la gueule de bois pour nous deux… Nos gourdes débordant d'eau seront nos meilleures amies! Mais mine de rien on veut découvrir le Loch Ness et les environs alors pas le choix on se motive et on décolle d'Inverness vers 9h. Là encore, comme pour tous les Loch assez touristiques en Ecosse, plusieurs façons de le découvrir : par la route, les randos, les croisières… Et encore, on n'a pas trouvé tellement de randos dans le coin. On décide de passer par la rive la plus tranquille soi disant (comprenez la moins blindée de touristes) ; il s'agit de la rive Est qui passe par les villages de Dores, Foyers, etc… On a repéré une "petite" marche à faire pas loin de Foyers : www.walkhighlands.co.uk/.../Fallsoffoyers.shtml. Il est écrit 4,5km mais nous bizarrement ça a plutôt fait 7km… Le parcours fait une petite boucle : on commence par voir des chutes d'eau, les Falls of Foyers, puis on passe par la foret où on descend peu à peu vers le Loch puis on remonte plus ou moins par le même chemin. La marche se fait bien, malgré notre état, c'est vous dire que c'est pas compliqué.

Après la pause repas du midi, on reprend la route vers Fort Augustus où l'on espère se poser un peu prendre un café… Sur le chemin, peu de points de vue sur le loch, la route n'est pas très bien pensée pour le coup et on ne peut quasiment pas s'arrêter… Arrivée à Fort Augustus…Petit bled du bout du loch qui draine pas mal de monde étant le point de départ de nombreuses croisières sur le Loch… Il pleut, on est fatiguées, il y a un monde fou, le parking est plein…. Franchement on ne réfléchit pas à deux fois avant de reprendre la route, on s'arrêtera autre part! On remonte donc le Loch par sa rive Ouest cette fois ci. La route est plus dégagée, le Loch est plus visible mais là encore pas tellement de place pour s'arrêter d'autant qu'on n'est pas du bon côté… Alléluia, nouvelle ville en vue, il s'agit de Drumnadrochit. Beaucoup moins blindée que Fort Augustus (car pas vraiment au bord du Loch Ness), on s'arrête pour prendre un café au soleil, et oui il est de retour lui aussi et ça fait du bien. Malgré la journée déjà bien avancée, nous décidons de partir en direction de Glen Affric. Avant de partir je n'avais pas bien compris ce en quoi ça consistait : était-ce un parc? Des balades? En fait, il s'agit d'une réserve naturelle qui regroupe 4 "Glen" différents : Strathglass, Cannich, Urquhart et Affric. Des territoires qui se succèdent et qui se visitent principalement par la marche. Le plus renommé est Glen Affric ; le Glen Cannich s'adresse aux marcheurs les plus confirmés (ce que nous ne sommes pas bien évidemment…) Du coup, pour nous ça sera visite express de Glen Affric pour savoir de quoi on parle. Plusieurs parkings donnant accès à des promenades, plus ou moins faciles et longues, se trouvent tout le long de la route principale. Je vous conseille vivement de vous arrêter au visitor center de Drumnadrochit s'il est ouvert ou au premier parking que vous croiserez dans Glen Affric pour vous munir d'une carte explicative très bien faite qui vous donne les différentes balades à faire. Nous on s'arrêtera tout d'abord à Loch Beinn a' Mheadhain, pas de marche à faire on tombe direct sur un très beau lac ; et pour finir on ira jusqu'à l'arrêt River Affric avec 2 balades proposées pour aller au bord de la rivière et avoir un point de vue. Fin de journée pour nous, on reprend la route pour retourner sur Inverness, et finir la journée tranquille car demain direction Edimbourg avec pas mal de route et il faudra aussi rendre Titine…
Jour 12 : INVERNESS – EDIMBOURG L'objectif est d'être à Edimbourg à 16h : on veut déposer nos valises à l'AJ avant d'aller rendre la voiture à 18h…mais on ne connait pas la circulation en ville et si c'est comme à Paris, il vaut mieux prévoir large! Donc en attendant il faut tout de même meubler la journée. Sur la route se trouve le Cairngorms national park ; on n'a pas beaucoup de temps mais on veut quand même y jeter un œil, du coup on déniche une petite rando sympa sur notre site préféré : www.walkhighlands.co.uk/...loch-an-eilein.shtml. On se retrouve en fait à faire le tour du Loch Eilein à pieds ce qui est très reposant et agréable, de plus le soleil brille comme jaja et se reflète dans le Loch.

Malheureusement on n'aura pas le temps de faire d'autres marches pour explorer ce joli parc… Allez il est bientôt midi mais beaucoup de route nous attend encore avant Edimbourg… On reprend donc la route principale, qui s'apparente à une autoroute en fait, on n'a plus l'habitude! On zappe les bleds sympas sur la route tel que Pitlochry ; on passe juste en voiture dans le centre de Perth mais on ne s'arrête pas et on fait tout de même un petit détour pour aller jusqu'au Scone Palace à 10-15min en voiture de Perth. On se gare sur le parking (gratuit? En tous cas on ne paye pas…) et on se pose en face du palais sur une table de picnic pour manger notre sandwich entourées de paons. Le palais est très beau de l'extérieur et doit l'être tout autant à l'intérieur, il se visite bien sur, si vous avez le temps ca peut être intéressant. On reprend la route après quelques photos, cette fois ci, direction Edimbourg et sans s'arrêter! Après quelques péripéties (la conduite dans la ville n'est franchement pas simple surtout quand on revient tout juste de la province écossaise, et quelques routes sont fermées…cf plus tard pourquoi), on parvient tant bien que mal à déposer les bagages à l'AJ et on arrive à l'agence de loc de la voiture in extremis pour dire au revoir à Titine…
Logement pour les derniers jours (3 nuits) : AJ Edimbourg Backpackers, Cockburn Street ; 200€ pour 2 pour 3 nuits. On avait choisi cette auberge surtout pour sa localisation très centrale dans Old Town, à littéralement 10 pas du Royal Mile. Il y a le bâtiment principal et surement plusieurs annexes dans la rue. Nous sommes logées dans une annexe, avec plusieurs étages, plusieurs chambres, des sanitaires communes propres et une cuisine équipée. Par conséquent je ne pourrais pas vraiment vous donner plus d'infos sur l'auberge du bâtiment principal, nous n'y sommes jamais allées! L'emplacement est vraiment idéal, en plein dans le centre et à coté des restos. D'ailleurs en étant logés à l'AJ vous avez 15% pour le petit dej dans le resto d'à côté, le Southern Cross Café. Bref l'AJ est très correcte et propre et ca serait parfait pour la fin de notre séjour! Notez qu'ils prennent une caution de 10£ pour une clé et qu'ils gardent les bagages, notamment le dernier jour si votre vol est en fin de journée mais pour 3£ par personne ; c'est pas grand-chose, mais c'est toujours bon à savoir.
PS : je vous disais que la circulation était compliquée à Edimbourg avec notamment des routes fermées…Ce n'est pas toujours le cas! Il existe en fait un festival international qui se déroule les 3 premières semaines d'Aout (tous les ans apparemment…) alors je vous laisse imaginer le monde que ca attire et l'effervescence de la ville déjà pendant les jours précédents le début du festival! Au final, on était bien contentes d'y échapper in extremis (y étant du lundi au jeudi et le festival commençant le vendredi…)
Jours 13, 14, 15 : EDIMBOURG On quitte Edimbourg jeudi dans la soirée, ce qui nous fait au final 3 soirs sur place et environ 3 journées de visite. J'avais déjà visité la ville avec mes parents deux ans auparavant au mois de mars ; du coup, même si mon amie ne connaissait pas, on a visité à la cool, sans se presser, en voyant un peu ce qu'on avait envie de faire au moment M. Par conséquent je ne vais pas vraiment vous détailler cette partie, je vous mettrais juste les grosses "activités" que nous avons faites et les restos/pubs où nous sommes allées. Il y a déjà tellement de sites ou blogs qui retracent les visites d'Edimbourg, je pense que si je m'aventurais la dedans ça serait clairement du superflu!
Activités :
Château d'Edimbourg : un must do selon moi. Entrée à 19,50£ + 3£ pour l'audioguide, qui est très intéressant à prendre selon moi car peu de panneaux explicatifs à l'intérieur du château. Avec l'audioguide, la visite dure assez longtemps. Il y a une partie à l'intérieur et une à l'extérieur, du coup c'est mieux de le faire quand il ne fait pas trop moche. Autre conseil, s'il y a du monde, il est préférable de commencer par aller voir les joyaux de la couronne parce que la file d'attente peut être assez longue même si ça avance bien. Je vous conseille également d'y aller tôt le matin, c'était quand même blindé. Arthur's seat : de la grimpette pour revenir à nos premières amours, mais en pleine ville! Il s'agit d'une petite rando qui monte bien, pour avoir une vue à 360° sur toute la ville. Là encore, je vous le conseille, par beau temps c'est mieux! Il y a du monde mais on ne peut pas y faire grand-chose, il suffit d'arriver à se faire une place au sommet pour profiter du panorama. Calton Hill : il s'agit d'un parc un peu sur les hauteurs, encore une fois en pleine ville, qui offre un panorama agréable et différent de celui qu'on a depuis Arthur's seat. On peut se poser dans le parc, il y a même un café en haut si vous le voulez. C'est une bonne découverte et même si on n'y passe pas une après midi entière c'est aussi quelque chose a voir selon moi. Museum of Edimbourg : gratuit. C'est un petit musée qui raconte l'histoire de la ville d'Edimbourg. Beaucoup d'explications écrites (en anglais seulement) mais il est bien fait, assez bien fourni et on y apprend quelques trucs. National Museum of Scotland : gratuit. Il s'agit du plus grand musée de la ville. Il y a plusieurs sections (histoire, découvertes, inventions, etc), la grande galerie principale est très belle et le musée également. Nous n'avons pas eu beaucoup de temps car cela ferme tôt, et regrettons de ne pas avoir vu la section museum d'histoire naturelle entre autres… Pour le coup, si j'y retourne une 3e fois, je pense que je le ferai en long en large et en travers mais il faut prévoir assez de temps! Scottish National Gallery : gratuit. Beau musée avec beaucoup de peintures ; différentes époques y sont représentées. C'est pas très long et personnellement nous avons passé un très bon moment avec des bons fous-rires (aux dépens des tableaux certes mais bon tant pis!) Greyfriars Kirkyard : cimetière. Attraction touristique très connue à Edimbourg ; entrée libre. On vient surtout pour voir la tombe de Bobby, un fidèle compagnon canin qui est venu sur la tombe de son maitre tous les jours pendant 14 ans mais également pour chercher les noms présents dans la saga Harry Potter…On trouve la famille Riddle, Potter, McGonagall et cie..A vous de chercher! Il paraitrait que JK Rowling s'est également inspirée de la petite école qui donne à l'arrière du cimetière pour Poudlard… Toujours dans le thème Harry Potter, n'oubliez pas de passer devant The Elephant House, le lieu où Harry Potter est né… Palais de Holyrood : je ne l'ai pas refait lors de cette 2e visite de la ville mais je l'avais déjà fait avec mes parents. C'est le palais où loge la reine lorsqu'elle vient en Ecosse. La visite est pas mal, je n'ai pas vraiment de souvenirs mais on l'avait fait parce qu'il pleuvait et qu'on devait tuer le temps avant notre avion…Ca nous avait pris 2h. Dean Village : là encore, c'était quelque chose que j'avais fait lors de ma 1ère visite mais ayant été déçus je n'ai pas souhaité y retourner… Il s'agit soi disant d'un petit quartier, comme un petit village, avec des ruelles pittoresques… Pour nous il s'agissait surtout d'une ruelle, pas très jolie et rien de pittoresque.. On est peut être passés à coté parce que vous verrez partout que c'est quelque chose de très beau et très sympa à faire… A vous de décider!
Adresses : Pour le petit déj (pendant les 3 jours on a pris de vrais scottish breakfast qui tiennent plutôt bien au corps du coup, pas faim le midi, et on allait diner pas trop tard, on s'est enfin mises à l'heure écossaise!)
Cockburn Café bistrot Southern Cross Café
Adresses : pour le diner :
Arcade bar : dans Cockburn Street. On n'est pas allées le chercher très loin celui-là. "Best Haggis in town" est écrit sur l'ardoise à l'entrée, de plus il est conseillé dans le Routard on s'est donc laissées tenter! Et nous n'avions pas de point de comparaison pour le haggis mais en tous cas on peut vous dire qu'il était bien bon. MUMS great comfort food : Forrest Street. Egalement conseillée par le Routard je l'avais déjà testé lors de mon premier séjour et j'y suis retournée avec plaisir. Rien de foufou, une cuisine très simple et qui cale bien. Le principe est de prendre des saucisses et de la purée : on a le choix entre différentes sortes de saucisses et différentes sortes de purées. Après on trouve aussi les autres "classiques" de la cuisine écossaise (de toute façon, ce ne sont pas des gastronomes on le sait bien). Bref un resto à l'ambiance décontractée, sans chichis et à petits prix. Pour le dernier soir, je ne me souviens plus exactement du nom du restaurant, il me semble qu'il s'agissait du Nicholsons Pub… Enfin bon, c'était une brasserie quelconque comme on en trouve à tous les coins de rue à Edimbourg! Cela nous permet de gouter les deux spécialités qui manquaient à notre liste : le cullen skink, une soupe avec du haddock et du panais ce qui est très bon ; et une tourte à la viande, très bonne également.
Adresses : pour sortir :
Finnegans Wake Edinburgh, Victoria street : un pub irlandais avec music live tous les soirs. La salle est grande, grand choix de bières pression avec notamment la bière d'Edimbourg. L'ambiance était chaleureuse mais nous ne sommes pas restées tard, je ne pourrais donc vous dire si les gens présents ont fini par danser sur la piste! The Royal Oak, Infirmary Street : bon… On s'y est aventurées le 2e soir car on en avait vu des bons commentaires et il était conseillé par le Routard… Et dès qu'on est rentrées on aurait dû se méfier et ressortir aussi tôt mais l'appel de la bière était plus fort… Il s'agit d'un minuscule pub avec peu de tables ; là encore, music live c'est à dire deux gars qui chantent des classiques du coin avec leur guitare et harmonica… Pas vraiment d'ambiance, en tous cas pas celle qu'on recherchait. D'ailleurs les barmans, plutôt jeunes, n'hésitent pas à nous dire "chut" dès que le son monte un peu, et tout ça en n'étant pas très aimables… Bref, l'ambiance intimiste peut vous convenir si vous êtes en couple et que vous voulez passer une soirée tranquille mais si ce n'est pas le cas passez votre chemin. The Three Sisters, Cowgate : rien de mieux que d'aller dans la "rue de la soif" pour le dernier soir. On s'arrête à ce bar, très grand, avec une partie intérieure et extérieure. Dehors vous retrouvez plusieurs food-trucks qui servent assez tard dans la nuit et un grand bar bien achalandé. Music live encore une fois ce soir, la scène est petite mais les gens peuvent danser ; puis la musique commerciale reprend la suite une fois que le chanteur a fini sa performance. On est en semaine du coup l'ambiance n'est surement pas aussi intense qu'elle doit être le week-end. On boit quelques coups et une fois la performance live finie, les gens commencent à s'en aller… Du coup on fait de même en quête d'une nouvelle adresse. Stramash, Cowgate : plus loin dans la rue on tombe sur ce pub qui ne paye pas de mine vu de l'extérieur. On y rentre et on tombe sur une ambiance assez sympa. Grande scène avec sorte de "fosse" juste devant où tout le monde danse. Là encore ils proposent de la music live avec plusieurs groupes par soirée : on a raté le premier groupe qui devait proposer des musiques écossaises apparemment, dommage…Mais on arrive pour le 2e qui reprend des grands classiques encore une fois et des musiques plus modernes. C'est sympa, l'ambiance est bon enfant, tout le monde prend plaisir à danser. On finira par rentrer vers 2h30, ça achève bien notre séjour en Ecosse!
EPILOGUE : Histoire de conclure mon récit… Déjà, félicitations d'être arrivé si loin dans la lecture! Pour donner mon avis global sur le séjour, franchement c'était super! Et je parle aussi pour mon amie qui a vraiment beaucoup aimé également. On ne savait pas trop à quoi s'attendre la bas mais tous les jours c'était des nouvelles découvertes concernant les paysages : on s'attend à voir du vert et des moutons partout quand on pense à l'Ecosse et c'est pas faux! Mais chaque jour c'est différent, les paysages sont encore assez sauvages et préservés du tourisme de masse et c'est vraiment très agréable de se promener dans la campagne écossaise en se demandant à chaque tournant ce qui nous attend derrière! Je pense que la meilleure période pour y aller reste l'été bien sur…C'est à ce moment que vous avez le plus de chance d'avoir du beau temps! Même si un voyage en Ecosse sans pluie ne serait pas vraiment un voyage en Ecosse ;) On est parties 15j pour pouvoir prendre notre temps et profiter mais mine de rien quand on veut faire quelques jolies marches le temps passe vite et les journées sont quand même chargées! C'est pourquoi je trouve que notre programme était parfaitement adapté. Forcément on serait bien restées plus longtemps à certains endroits : notamment l'Ile de Skye pour ma part où on aurait pu faire une journée de plus ; j'aurais peut être bien fait la fin de la NC500 également en poussant encore plus à l'Est jusqu'à John o' Groats ; on aurait bien passé plus de temps vers le Cairngorm NP… Après on est en voyage et on ne peut pas tout faire! Dernier mot sur les finances (parce que ca reste tout de même important…) : j'ai fait mes petits calculs en rentrant, en comptant l'avion, la voiture, l'essence, les hébergements, tous les restos, les soirées (parfois endiablées avec de la bière qui coule à flots), les courses, les activités payantes, quelques parcmètres… et en essayant de convertir tout cela en euros pour que ca soit plus parlant, on s'en tire avec moins de 1250€ par personne pour 15j. On ne s'est pas privées, on en a profité… C'est un montant que je trouve très correct pour une quinzaine de jours!
Et bien voilà, j'arrête ici mon récit, j'espère que cela vous aura plu et surtout que ça vous aura aidé et donné envie de partir à l'aventure en Ecosse!

Ouzbékistan, retour sur 14 jours magnifiques, en immersion, en petit fourgon... English translation pending
Bonjour
Lors de ce séjour d’avril 2019, le hasard des voyages nous a amenés à rencontrer des familles ouzbèkes qui nous ont donné une belle leçon d’hospitalité. Le compte-rendu détaillé de ce road trip sera partagé en ligne, au fil du temps, sur ce lien :
SILK ROAD Ouzbékistan
Pour ceux qui préparent un séjour en Ouzbékistan, voici un petit résumé sans prétention qui témoigne de l’accueil reçu. VF autorise 20 photos par sujet, nous nous limiterons à ce nombre en nous abstenant de poster un énième cliché du Regestān ou des médersas de Boukhara et de Khiva
Comme tous nos carnets en fourgon depuis 10 ans, uniquement du vrai, du vécu, de l’authentique 😏
C’est parti !
1. A Tachkent, nous sommes hébergés par une famille rencontrée par hasard qui refusera que nous dormions dans le fourgon !

2. Pendant deux semaines Sylvie multipliera les portraits féminins avec la complicité des Ouzbèkes.

3. La leçon de préparation du Plov traditionnel, un grand moment !

4. C’est bien sûr la babouchka qui dirige les opérations.

5. Mais elle nous fait l’honneur de nous laisser porter les plats aux invités.

6. Comme partout, notre minuscule fourgon nous permet de nous glisser au cœur des villages.

7. Et même le privilège de dormir absolument seuls au pied de la forteresse de Boukhara !

8. Nous rencontrons bien sûr d’autres voyageurs, comme ces russes de St Pet avec qui nous sympathisons.

9. A Samarkand, nous logeons dans une famille qui partage avec nous sa modeste cuisine.

10. La mère et la fille vivent dans ce petit espace, préparent les repas, mangent, dorment …… dans une atmosphère de joie de vivre communicative.

11. Les repas partagés avec elles sont les meilleurs que nous dégusterons en Ouzbékistan.

12. A Khiva, même en avril, on cherche l’ombre !

13. Avantage des petits véhicules, on se gare devant la maison de nos hôtes.

14. Comme en Iran, Sylvie est régulièrement sollicitée par des collégiennes pour des selfies. Moi, jamais 😠

15. Notre boulangère pendant 3 jours à Samarkand.

16. La nouvelle génération Ouzbek 😏

17. A Boukhara, nous n’hésitons pas à traverser la ville par de minuscules ruelles.

18. A Samarkand, F…. a l’âge de la plus jeune de nos filles.

19. Comme tous nos voyages, Sylvie multiplie les visites de notre petit fourgon. Partout, les femmes sont passionnées par cette маленький дом, petite maison en russe.

20. Pour terminer, il manquait une photo du chauffeur de madame depuis bientôt 35 ans !

Voilà 😏 Je crois que nous avons prévu 6 carnets pour ce séjour.
Celles et ceux qui veulent des infos récentes y trouveront peut-être les réponses recherchées.
Cordialement
Sylvie & Bernard
Lors de ce séjour d’avril 2019, le hasard des voyages nous a amenés à rencontrer des familles ouzbèkes qui nous ont donné une belle leçon d’hospitalité. Le compte-rendu détaillé de ce road trip sera partagé en ligne, au fil du temps, sur ce lien :
SILK ROAD Ouzbékistan
Pour ceux qui préparent un séjour en Ouzbékistan, voici un petit résumé sans prétention qui témoigne de l’accueil reçu. VF autorise 20 photos par sujet, nous nous limiterons à ce nombre en nous abstenant de poster un énième cliché du Regestān ou des médersas de Boukhara et de Khiva
Comme tous nos carnets en fourgon depuis 10 ans, uniquement du vrai, du vécu, de l’authentique 😏
C’est parti !
1. A Tachkent, nous sommes hébergés par une famille rencontrée par hasard qui refusera que nous dormions dans le fourgon !

2. Pendant deux semaines Sylvie multipliera les portraits féminins avec la complicité des Ouzbèkes.

3. La leçon de préparation du Plov traditionnel, un grand moment !

4. C’est bien sûr la babouchka qui dirige les opérations.

5. Mais elle nous fait l’honneur de nous laisser porter les plats aux invités.

6. Comme partout, notre minuscule fourgon nous permet de nous glisser au cœur des villages.

7. Et même le privilège de dormir absolument seuls au pied de la forteresse de Boukhara !

8. Nous rencontrons bien sûr d’autres voyageurs, comme ces russes de St Pet avec qui nous sympathisons.

9. A Samarkand, nous logeons dans une famille qui partage avec nous sa modeste cuisine.

10. La mère et la fille vivent dans ce petit espace, préparent les repas, mangent, dorment …… dans une atmosphère de joie de vivre communicative.

11. Les repas partagés avec elles sont les meilleurs que nous dégusterons en Ouzbékistan.

12. A Khiva, même en avril, on cherche l’ombre !

13. Avantage des petits véhicules, on se gare devant la maison de nos hôtes.

14. Comme en Iran, Sylvie est régulièrement sollicitée par des collégiennes pour des selfies. Moi, jamais 😠

15. Notre boulangère pendant 3 jours à Samarkand.

16. La nouvelle génération Ouzbek 😏

17. A Boukhara, nous n’hésitons pas à traverser la ville par de minuscules ruelles.

18. A Samarkand, F…. a l’âge de la plus jeune de nos filles.

19. Comme tous nos voyages, Sylvie multiplie les visites de notre petit fourgon. Partout, les femmes sont passionnées par cette маленький дом, petite maison en russe.

20. Pour terminer, il manquait une photo du chauffeur de madame depuis bientôt 35 ans !

Voilà 😏 Je crois que nous avons prévu 6 carnets pour ce séjour.
Celles et ceux qui veulent des infos récentes y trouveront peut-être les réponses recherchées.
Cordialement
Sylvie & Bernard
La honte de prendre l'avion? English translation pending
J'ai trouvé ceci ce matin sur le site du "Figaro" (n'étant pas abonné, je n'ai pu lire tout l'article) : j'en suis resté assez stupéfait, et je me demande bien ce qu'en pensent les lecteurs de ce forum !
www.lefigaro.fr/...port-aerien-20190407 Par souci d’écologie, de plus en plus de voyageurs cèdent à la «honte de prendre l’avion» et privilégient le train, même pour de longs trajets.
Gino, Italien installé depuis sept ans à Stockholm, et Saana, son amie finlandaise, auraient toutes les raisons de choisir un des nombreux vols low-costs pour rejoindre leur famille respective. Une habitude très ancrée chez de nombreux Suédois. Ils prennent cinq fois plus l’avion que la moyenne mondiale, souvent pour des vacances au soleil afin d’oublier leur hiver si long. Mais pas en 2019: «Nous avons décidé cette année de ne pas prendre l’avion, explique Gino. Nous sommes inquiets pour le climat et nous avons voulu faire quelque chose de concret. Alors pour les vacances de Pâques à Turin, ce sera 37 heures de train, rien que pour l’aller.»
www.lefigaro.fr/...port-aerien-20190407 Par souci d’écologie, de plus en plus de voyageurs cèdent à la «honte de prendre l’avion» et privilégient le train, même pour de longs trajets.
Gino, Italien installé depuis sept ans à Stockholm, et Saana, son amie finlandaise, auraient toutes les raisons de choisir un des nombreux vols low-costs pour rejoindre leur famille respective. Une habitude très ancrée chez de nombreux Suédois. Ils prennent cinq fois plus l’avion que la moyenne mondiale, souvent pour des vacances au soleil afin d’oublier leur hiver si long. Mais pas en 2019: «Nous avons décidé cette année de ne pas prendre l’avion, explique Gino. Nous sommes inquiets pour le climat et nous avons voulu faire quelque chose de concret. Alors pour les vacances de Pâques à Turin, ce sera 37 heures de train, rien que pour l’aller.»
Escapade à Marrakech, la "ville rouge" English translation pending

Nous avons effectué cette petite escapade au Maroc il y a quelques mois, en juillet dernier. Avec ma femme et mes deux fils de 13 et 11 ans, nous sommes partis un peu à l'improviste, réservant nos billets quelques jours seulement avant le départ. Le but principal était de décompresser du quotidien professionnel, mais dans un endroit qui vaille le détour.
Nos fils ne connaissaient pas Marrakech, c'était donc l'occasion de leur faire découvrir la "ville rouge". Ce joli surnom est dû aux tons ocres et rougeâtres qu'arborent un grand nombre des maisons et bâtiments de la ville.
Alors bien sûr, ce carnet ne passionnera peut-être pas les spécialistes de la destination 😕 Mais je l'écris quand même pour donner un aperçu à tous ceux qui envisagent de profiter d'un low-cost pour aller passer quelques jours dans cette ville si agréable... 😎
Nous avons visité trois des principaux quartiers de la ville :
la Médina, c'est-à-dire la vieille ville nichée à l'intérieur des remparts : c'est là que nous avons passé l'essentiel de notre temps, et c'est l'endroit que nous avons préféré ; le Guéliz, pour découvrir notamment le fameux jardin Majorelle ; la Palmeraie, juste pour voir : située un peu à l'écart, ce quartier peu emballant pour le visiteur est celui des milliardaires, dont les villas de luxe ont remplacé peu à peu les palmiers...

Je publierai nos infos pratiques à la fin du carnet.
LA MÉDINA Il s'agit du quartier historique, celui où bat le cœur de la ville et où il fait si bon se balader pour s'imprégner de son atmosphère unique. La Médina est classée par l'Unesco au patrimoine de l'humanité, classement qui inclut divers sites incontournables pour qui visite la ville : les remparts, la mosquée Koutoubia, la fameuse place Jemaa-el-Fna, le palais Bahia ou encore les somptueux tombeaux saadiens.
- Déambuler dans la Médina Avant de passer tous ces sites en revue, comment ne pas évoquer l'atmosphère si particulière qu'on ressent lorsqu'on flâne dans cette vieille ville.
Un peu partout, l'architecture raffinée apporte un témoignage de ce que fût l'histoire de la ville, laquelle a subi diverses influences (Omeyyades, Almoravides...).
C'est en s'enfonçant dans les entrailles de la Médina et en se perdant dans ses ruelles labyrinthiques qu'on s'imprègne le mieux de l'âme de la ville.

A chaque coin de rue, au fond de chaque derb (passage parfois étroit) se succèdent les scènes de la vie quotidienne dans cet écrin de murs rougeâtres.


- Les remparts La Médina est cernée par de jolis remparts régulièrement renforcés par des tours, le tout construit en pisé, c'est-à-dire avec de la terre argileuse pour matériau de base.

On pourrait ainsi penser que ces fortifications sont fragiles mais à tort, puisqu'elles ont fièrement traversé les siècles : près d'un millénaire en tout. Aujourd'hui, il suffit juste de quelques réparations ponctuelles pour permettre à la solidité de l'ensemble de perdurer.
D'une longueur totale de dix-neuf kilomètres, ces remparts sont percés par vingt-deux portes, lesquelles permettent d'accéder à la ville et d'en sortir. Certaines ethnies qui venaient commercer à Marrakech avaient d'ailleurs une porte qui leur était réservée.

Ci-dessus : Bab Agnaou, l'une des portes les plus décorées des remparts de Marrakech
Aujourd'hui, c'est en début et en fin de journée qu'il faut admirer les remparts, car c'est à ces moments-là qu'ils sont embellis par la lumière chaude du lever et du coucher du soleil.

Ci-dessus : fin du marché
En attendant de poster la suite du carnet, voici une courte vidéo de cette escapade dépaysante... https://youtu.be/z-7rIAMschM
Carte SIM pour appels internationaux et internet aux Philippines English translation pending
Bonjour,
Je fais encore appel à vos conseils: Où peut-on acheter une carte SIM pour appels internationaux et internet ? quels sont les prix et sont-ils les mêmes à l'aéroport et en ville? quel opérateur choisir? Merci par avance pour vos réponses
Larri
Je fais encore appel à vos conseils: Où peut-on acheter une carte SIM pour appels internationaux et internet ? quels sont les prix et sont-ils les mêmes à l'aéroport et en ville? quel opérateur choisir? Merci par avance pour vos réponses
Larri
Première fois en Polynésie française, Olala! English translation pending
Bonjour à tous, voici un petit résumé de mon voyage en Polynésie française.

L'idée de ce voyage est venue grâce à une amie qui a eu la superbe idée de partir travailler à Tahiti, forcément j'étais obligée d'aller la voir 😉! Je suis donc partie du 17 octobre au 2 novembre 2018. Pour des raisons personnelles je ne pouvais pas partir plus de 15 jours, mais ce fut tellement dépaysant que j'ai eu l'impression d'être partie plusieurs mois. En ce qui concerne la période c'est théoriquement la fin de la saison sèche, la saison humide commençant en novembre, j'ai donc croisé les doigts et ça a marché 😎!
J1 (17/11) : Départ de Paris Orly avec la nouvelle liaison de French Bee. Escale à San Francisco (environ 2h) mais pas le temps de se poser, il faut récupérer la valise, l'enregistrer, passer les contrôles etc.. Rien à dire sur la compagnie, c'est une low cost donc tout est payant mais au final le billet était 500 euros moins cher que sur Air Tahiti. Vol de 22h, mais en tout l'ensemble du voyage (train pour aller à Paris, navette…) aura pris 33h!! C'est très long mais on va pas se plaindre quand même 🙂.

J2 : Arrivée à 5h du matin à Tahiti, décalage horaire de 12h mais qui ne m'a pas perturbé durant le séjour.
Accueil à l'aéroport
L'avantage quand on a quelqu'un sur place c'est qu'on est accueillie comme une reine 🙂. Pour cette première journée, j'ai le droit à la découverte du point de vue magnifique au belvédère de Pirae, au tour complet de l'île et de la presqu'île (le paysage change, des champs et des vaches), visite du jardin d'eau de Vaipahi et une randonnée de 3h qui part du jardin (belle rando dans la forêt avec un super point de vue sur Moorea).
Vue du belvédère
Vue de la rando







Premières impressions: chaleur incroyable, couleur de l'eau magnifique, des cocottes partout 😄 et une végétation luxuriante (ce qui m'a le plus impressionné)! On termine la journée avec la découverte (pour moi) des roulottes sur le port de Papeete.


L'idée de ce voyage est venue grâce à une amie qui a eu la superbe idée de partir travailler à Tahiti, forcément j'étais obligée d'aller la voir 😉! Je suis donc partie du 17 octobre au 2 novembre 2018. Pour des raisons personnelles je ne pouvais pas partir plus de 15 jours, mais ce fut tellement dépaysant que j'ai eu l'impression d'être partie plusieurs mois. En ce qui concerne la période c'est théoriquement la fin de la saison sèche, la saison humide commençant en novembre, j'ai donc croisé les doigts et ça a marché 😎!
J1 (17/11) : Départ de Paris Orly avec la nouvelle liaison de French Bee. Escale à San Francisco (environ 2h) mais pas le temps de se poser, il faut récupérer la valise, l'enregistrer, passer les contrôles etc.. Rien à dire sur la compagnie, c'est une low cost donc tout est payant mais au final le billet était 500 euros moins cher que sur Air Tahiti. Vol de 22h, mais en tout l'ensemble du voyage (train pour aller à Paris, navette…) aura pris 33h!! C'est très long mais on va pas se plaindre quand même 🙂.

J2 : Arrivée à 5h du matin à Tahiti, décalage horaire de 12h mais qui ne m'a pas perturbé durant le séjour.
Accueil à l'aéroportL'avantage quand on a quelqu'un sur place c'est qu'on est accueillie comme une reine 🙂. Pour cette première journée, j'ai le droit à la découverte du point de vue magnifique au belvédère de Pirae, au tour complet de l'île et de la presqu'île (le paysage change, des champs et des vaches), visite du jardin d'eau de Vaipahi et une randonnée de 3h qui part du jardin (belle rando dans la forêt avec un super point de vue sur Moorea).
Vue du belvédère
Vue de la rando







Premières impressions: chaleur incroyable, couleur de l'eau magnifique, des cocottes partout 😄 et une végétation luxuriante (ce qui m'a le plus impressionné)! On termine la journée avec la découverte (pour moi) des roulottes sur le port de Papeete.

Bons plans vol Guadeloupe English translation pending
Bonjour,
Je suis journaliste et pour les besoins d'un reportage, j'aimerai connaitre vos bon plans pour voyager à moindre coût en Guadeloupe. Quels sont selon vous les compagnies aériennes les moins cher ? J'aimerai beaucoup pouvoir discuter avec des gens qui prévoient de partir en Guadeloupe et qui effectue leurs recherches pour trouver les vols les moins chers. Bonne journée, Caroline
Je suis journaliste et pour les besoins d'un reportage, j'aimerai connaitre vos bon plans pour voyager à moindre coût en Guadeloupe. Quels sont selon vous les compagnies aériennes les moins cher ? J'aimerai beaucoup pouvoir discuter avec des gens qui prévoient de partir en Guadeloupe et qui effectue leurs recherches pour trouver les vols les moins chers. Bonne journée, Caroline
Tour des 4 Massifs à vélo en Savoie English translation pending
Bonjour,
Je vous propose un tour en Savoie, à travers les massifs des Bauges, Belledonne, Lauziere, Beaufortain. Départ et retour à Annecy. 310 Km et 6500 m de dénivelée environ. Un circuit pour grimpeurs sur petites routes. nous avons bivouaque 3 nuits.
Portions non goudronnées, vtc recommande
Développements utilisés. 22x32x44 avec 12x36 / roues 28 pouces
Étape 1 : annecy - col du Grand Cucheron. Par col de Leschaux, Bellecombe en Bauges, Col du Frêne, saint Pierre d Albigny, Chamoux sur Gelon. Montée raide ( double chevrons en continus) à Montendry pour bivouaquer vers le fort de Montgilbert.Pour l’eau Il y a la source du Gelon mais pas évident à trouver ( suivre les fougères)
Une autre variante plus facile consiste à monter au col par Champ Laurent.
Etape2 : col de la Madeleine par mont gelafrey.
Étape3: Granier
Dans la descente du col passer successivement Celliers, la Thuile pour atteindre le Croizat, hameau en impasse au fond du vallon. Pousser son vélo quelques centaines de m en descente raisonnable jusqu’à à la passerelle, de la emprunter la route forestière non goudronnee qui rejoint Combelouviere en légère montée. Descente vers Aigueblanche puis Moutiers par une petite route réservée aux véhicules non immatriculés ( longe la nationale 90)
Montée à Haute court la Basse puis, le Breuil
Au Villard prendre la direction de Mont Girod.
Descendre au Villaret, prendre la petite route à gauche après le 1er lacet après le Villaret. Descendre vers Villette, juste avant le village ( avant un camping à gauche), prendre la montée à gauche vers Charvaz (Charves)
De la atteindre Tessens puis Granier , monter vers le Cormet DAreches pour bivouaquer.
Étape 4 . Retou
Cormet D Areches. Areches beaufort. Base de loisir des marcots
Villard sur Doron ,
Outrechenay, Queige, col de la Forclaz de Queige, Ugine
Retour par la piste Cyclable vers Annecy
D'Erevan à Téhéran: récit d'un voyage entre Caucase et Moyen-Orient English translation pending
Je vous propose mon premier carnet de voyage, entre Caucase et Moyen Orient. Plutôt long, j'espère que vous aurez la patience de le lire jusqu'au bout...
Arménie - Iran : récit de voyage
Samedi 30 septembre : Vol matinal Bruxelles - Erevan avec Ukraine International. Rien à redire sur la compagnie (j’avais lu de nombreux avis catastrophiques) : courte escale à Kiev, avions récents et confortables mais aucun service gratuit à bord (ressemble à du low cost). Pour un vol payé 250 € (aller Erevan, retour depuis Téhéran), cela vaut la peine.
Longue attente à l’arrivée à Erevan, mais, ça y est, me voilà arrivé. Excité et anxieux à la fois, il s’agit de mon premier voyage entièrement seul pour une période de 2 semaines, qui plus est dans une région où l’offre touristique est faible. A moi l’inconnu... A la sortie, j’achète directement une carte sim locale et, le taxi que m’avait proposé mon logement AirBnb pour 10€ est là à m’attendre. J’aime ces premiers instant dans un nouveau pays, et ma première impression sur le trajet jusqu’en ville est ce curieux mélange d’ambiance ex-soviétique et d’Orient. Cette impression se renforcera au cours de mon séjour avec en plus, dans la capitale, le constat que ce pays se tourne aussi de plus en plus vers l’occident.
L’accueil à mon logement est formidable et ajoute de la chaleur à cet austère building dans lequel il se trouve. Voulant être au plus près de la population j’ai minutieusement choisi une chambre chez l’habitant (sur AirBnb) et cela aura été un très bon choix, bien qu’un peu plus onéreux : 20€/nuit au lieu de 10€ en hostel. Avant de partir explorer la ville, mon hôte, Shoghik, qui vit là avec sa fille Ellen et son mari, me propose de m'asseoir avec eux et de partager les fruits, l’Halva, le café arménien, les gâteaux, ... disposés sur la table pour mon arrivée.
Je sors prendre le pouls de la ville en commençant par la place de la République puis place de l’Opéra et jusqu’à Cascade. A la tombée de la nuit, tout s’anime : les gens sortent, les rues deviennent bondées, les terrasses se remplissent, les familles sortent dans les parcs et les jeunes se rassemblent. Je suis surpris par tant de vie et d’animation, il fait agréable de se promener dans les rues de la capitale au coucher du soleil. Je me mets alors en quête d’un endroit que l’on m’a conseillé pour aller souper. Cet endroit étant un peu à l’écart et je prends un taxi pour m’y rendre. Ici, personne ou presque ne parle anglais, pour communiquer c’est soit Arménien soit Russe. Comme je ne parle aucun des deux, gestes, sourires et l’aide de Google traduction feront l’affaire…ou pas : me voilà déposé dans un quartier totalement sombre et inanimé, pas le moindre resto en vue. En marchant 10 min je finis par tomber sur un snack qui propose de la délicieuse viande grillée que l’on me sert avec des légumes au goût inouï, des herbes aromatiques et… une bouteille de Vodka. Je suis seul, à l’unique grande table du « restaurant », qui sert aussi probablement de salle à manger pour la famille. En rentrant, Shoghik m’invite à prendre un bol de soupe fumante devant la télé avec elle et Elen.
Dimanche 1er octobre :
Après un petit déjeuner préparé avec beaucoup d’amour, composé de blit (petites crêpes ressemblant à des blinis), d’Afsianka (porridge), de fruits râpés, d’Halva et d’autres gâteaux locaux, je me mets en route vers le marché couvert de la ville. Sur le chemin, le long de cette avenue principale un peu plus éloignée du centre, je retrouve des similitudes avec certaines villes d’Asie à travers cette alternance de bâtiments décrépis et de nouveaux centres commerciaux modernes et ultras kitsch. Le tout, bien entendu, ponctué par le bruit des klaxons et de la circulation infernale. Ma balade dans le marché couvert n’est pas sans me rappeler celui de Kiev, mais, de nouveaux, avec cette touche asiatique en plus. Les étals sont magnifiques et éclectiques : bouquets de fleurs en fruits secs, grands pains plats, miel local et pieds de porc sont au menu.
Marché couvert de Erevan
Fasciné depuis toujours par les trains, je hèle un taxi jusqu’à la gare. L’unique train du jour au départ est à destination de Tbilissi, en Géorgie et mon taximan, persuadé que je désire m’y rendre, rentre dans un long débat en russe pour me convaincre de me conduire lui-même jusque-là. Une fois visité l’imposant bâtiment à l’architecture typiquement soviétique, je prends le métro pour retourner vers le centre-ville et monter sur une des collines de la ville, là où se situe 2 imposants monuments à la gloire du pays et de l’URSS. Une vieille fête foraine que je pensais désaffectée jouxte ces 2 édifices solennels et le contraste est plutôt amusant.
Après avoir flâné là-haut, je me dirige vers la mosquée de la ville, entièrement restaurée. Appelée la « mosquée bleue », et cachée derrière de vieux bâtiments, elle a plutôt fière allure et me donne un petit avant-goût de ce qui m’attend en Iran. Je me repose quelques minutes sur un banc dans le jardin avant d’aller prendre une bière en terrasse en profitant des derniers rayons de soleil. Je me dirigerai ensuite vers un petit resto de cuisine typique du Haut-karabagh : du pain fourré aux herbes aromatiques passé un grill.
Sur le retour, je profiterai de l’animation de la ville, et notamment du spectacle son et lumière aux fontaines de la Place de République. En rentrant le soir chez Shoghik, un souper m’attendra pour compléter mon repas frugal de ce soir. Son mari, chauffeur, et que je n’ai pas encore rencontré, rentre d’un périple avec des clients. Je m’arrange avec lui pour la journée de demain : il me déposera à mon hôtel à Eghegnazor en faisant un stop à Khor Virap, à Areni pour goûter la production de vin local et enfin à Noravank.
Gare de Erevan
Monument "Mère Arménie" à Erevan, et sa fête foraine
Lundi 2 octobre :
Je me réveille avec le bruit de la pluie sur les tôles ondulées du parking en contrebas de ma chambre. La météo s’annonce médiocre et nous nous mettons en route avec Edgar vers 10h00, direction Khor Virap. Après 1h de route et un arrêt d’une demi heure pour faire le plein de gaz liquide (interdiction de rester près du véhicule pendant ce temps), nous arrivons avec le soleil au monastère. Le lieu est majestueux mais je ne verrai rien du Mont Ararat, complètement dans le brouillard. Juste en contrebas, j’observe des paysans travaillant aux champs avec de vieux tracteurs déglingués. Un peu plus loin, s’étend une sorte de no man’s land marquant la séparation avec l’ennemi juré, la Turquie, à moins d’un kilomètre.
Monastère de Khor VIrap
Champs aux alentours de Khor Virap
On se remet en route. Petit à petit, la route alors dans la plaine, s’élève et devient une route de montagne sinueuse. Les paysages s’escarpent et le dernier virage avant un col ouvre la perspective sur un horizon steppe et de pics rocheux à couper le souffle. Quelques maisons sont blotties au creux de petites vallées, formant des hameaux ou le temps semble s’être arrêté. La conduite d’Edgar se fait plus brusque et plus rapide, et celle des autres conducteurs également, jusqu’à frôler l’accident. Nous voilà à 3 sur 2 bandes afin de laisser passer la voiture en face doublant dans un virage sans visibilité. On l’a vraiment échappé belle. Quelques jurons d’Edgar en arménien plus tard, nous arrivons à Areni en même temps que la pluie pour y goûter le vin dans une cave. Pas trop convaincu par ce qu’il m’est offert à goûter, j’achète malgré tout une bouteille pour prendre comme apéro si l’occasion se présente avant mon passage en Iran.
Arrêt sur la route entre Khor Virap et Areni
Edgar commence à s’agiter, alors que je traine un peu dans la cave, il m’attend dans la voiture et klaxonne plusieurs fois pour que je me dépêche. Nous reprenons la route vers le site de Noravank, situé à 20km, à tombeau ouvert. Par chance, la pluie a fait place à des éclaircies. Il y a du monde. Enfin, façon de parler, ça reste l’Arménie. Disons qu’il doit y avoir une trentaine de personnes sur le site, surtout des visiteurs venus à la journée depuis Erevan. Je prends beaucoup de plaisir à explorer les deux églises dans ce cadre fantastique. Ce sera l’une des plus belles visites du pays…qui sera écourtée car Edgar, qui, pressé de rentrer, crie après moi à ma recherche. Manque de chance pour lui, j’ai marché pendant 10 min sur un petit sentier qui monte dans la montagne afin d'avoir une vue de recul sur le monastère et les montagnes rouges et abruptes qui l’entourent. Je prendrai tout mon temps pour redescendre.
Edgar me dépose chez mes nouveaux hôtes, au Shushan B&B (10€/nuit) où je suis accueilli par Arumen, le fils aîné de la famille. Il joue dans le salon avec un ami au backgammon. Je reste là un peu avec eux à les regarder jouer et à essayer de comprendre les règles tout en mangeant des fruits accompagné d’un café arménien. Il est 17h, un rayon de soleil passe par la fenêtre et la pluie s’arrête dehors. Je profite de l’accalmie pour sortir et me diriger vers un vieux pont médiéval enjambant le torrent dans la vallée, un peu plus en contrebas du village. J’avais repéré les lieux dans un vieux livre en noir et blanc dans la bibliothèque de ma chambre.
C’est depuis le carrefour principal de la ville, là où croise la principale route Nord-Sud du pays, que débute le sentier. Ici, se concentrent une pompe à essence, un garagiste et un restaurant, semblant être l’unique point de ravitaillement à 100km à la ronde, conférant à cet endroit une ambiance de far ouest arménien. Après 20 minutes de marche à travers champs, j’arrive jusqu’au au pont de la photo. La vue sur celui ci avec le torrent et les nuages se déchirants sur les montagnes en arrière-plan est remarquable. De là, j’aperçois un homme en train de pêcher avec sa femme. Il me fait signe de les rejoindre à grand renfort de gestse et de mots que je ne comprends pas. Quand j’arrive à sa hauteur, son immense sourire me met de suite en confiance. Il me montre comment il pèche, avec un bout de ficelle attaché à un bâton, puis, d’un hochement de tête, me désigne le maigre produit de sa pêche dans un petit sceau. Alors que je m’apprête à retourner sur mes pas, ils m’invitent à les suivre jusqu’à leur maison, située 200 mètres plus haut à travers champs. Je refuse d’abord poliment plusieurs fois, puis face à leur insistance et leur gentillesse, je finis par accepter.
Pêcheur à Eghegnazor
Ces deux paysans, Ashat et Ushi, semblent vivre totalement coupé du monde. Leur maison consiste en une unique pièce en terre battue ou l’on y mange, dort et cuisine. Dans un coin de la pièce trône une vieille télé à écran cathodique à l’image neigeuse et diffusant un soap opéra bollywoodien sous-titré en cyrillique. Je me vois prié de m’asseoir pendant que le café chauffe. Alors que la femme d’Ashat apporte le café, voilà mon hôte de retour avec des tomates du potager. Il lui fait des gestes en me souriant pour lui montrer qu’il ne veut pas du café. Ashat me fait un clin d’œil et, caché derrière une étagère, il sort une bouteille de vodka dans laquelle il a fait macérer des baies. Ashat semble très amusé et fier de me montrer combien sa vodka est forte et comment on la boit cul-sec dans des petits verres.
Pendant ce temps Ushi apporte le repas : elle commence à sortir de grandes crêpes de pain sec, qu’elle arrose légèrement pour lui redonner sa consistance normale. Ensuite, elle découpe soigneusement en quartier les tomates rapportées par son mari ainsi que des tranches d’un fromages de leur élevage accompagné de piments, poivrons et d’herbes aromatiques : feuilles de menthe, de réglisse, d’anis et d’autres dont je suis incapable d’identifier le goût. Tout a une saveur fabuleuse, les tomates sont juteuses, sucrées et pleine de parfum, jamais avant je n’en avais mangé de telles. Le fromage aussi est extraordinaire et le goût combiné à celui de la tomate et des herbes aromatiques est juste divin. Je n’ai plus faim, mais je Ashat et Ushi m’obligent à manger encore, ils veulent faire honneur à leur invité.
Le temps passe vite, nous ne parlons aucune langue commune, mais nous parlerons tout le repas et toute la soirée. Je ressens une gentillesse et un accueil pur et authentique chez ces gens comme rarement j’en ai rencontré lors d’autres voyages. Entre temps la nuit est tombée. Mes hôtes veulent que je reste dormir là et, à contrecœur, je refuse. Ils ont peur que je me fasse attaquer par des chiens errant sur le retour dans le noir et décident de m’accompagner une partie du chemin. Ils me donnent aussi un grand bâton pour me défendre, si des chiens venaient à m’attaquer. Nous nous disons au revoir et je rentre dormir dans la pension le cœur lourd de les quitter.
Mardi 3 octobre :
Un petit déjeuner typique et du bon café m’attendent. La maman de Arumen vient me saluer, c’est elle qui est aux fourneaux. A 9h00 arrive le taxi que m’avait négocié la famille la veille pour aller visiter les alentours de Eghegnazor pour toute la journée. Mon chauffeur ne parle que Russe et Arménien, et, quand on doit communiquer, il appelle sa femme qui fait la traduction au téléphone. Le soleil est de la partie ce matin et je sais que ça ne durera pas. J’ai envie de retourner à Noravank pour revoir le site avec la lumière matinale, tout seul et sans pression comme la veille. Quand nous arrivons, nous sommes en effet presque seuls, il n’y a qu’un camping-car immatriculé en hollande qui a passé la nuit là. J’en croiserai quelques-uns de ces mobile-home immatriculés en Europe, ce qui est toujours une grande joie pour les locaux de les apercevoir. L’atmosphère matinale à Noravank est surréelle, presque divine, avec ces gros nuages noirs, qui s’accrochent aux montagnes. Ils sont percés de rayons de soleil qui illuminent uniquement les églises du site, comme un rayon divin. Initialement j’avais prévu une randonnée (trouvée sur Wikiloc) qui se termine à Noravank après avoir traversé des gorges profondes. Mais suite aux pluies d’hier et à celles annoncées cet après-midi, on me l’a déconseillé. Je parcours malgré tout les 10 premières minutes à contre sens jusqu’à une source avant de remonter en voiture, direction Eghegis, Arates et environs.

Noravank
Il faut 45 minutes de voiture sur des routes de plus en plus étroites et isolées pour rejoindre ces anciennes églises arméniennes, pour certaines très anciennes et en ruine, nichées dans des alpages à l’aspect de steppes. Je suis surpris de voir la quantité de pièces archéologiques, essentiellement des pierres dans lesquelles sont sculptées des croix et des écritures parfois presque millénaires, et qui sont à terre, sans protection et à la portée de tous qui souhaiterait les emporter.
Arates
Nous mettons ensuite cap sur le Selim Pass, après un bref arrêt plein de gaz liquide et sandwich. La route remonte une vallée, d’abord large, ensuite de plus en plus escarpée. Les paysages sont magnifiques et grandioses. Le paysage herbeux, totalement jauni après la sécheresse de l’été, sans un seul arbre, consiste en une steppe aride et immense, entourée de sommets. Juste en dessous du col se trouve un des plus ancien et des mieux préservé caravansérail (Caravansérail de Sélim) de la route de la soie, ce qui était le but premier de mon ascension. Je suis excité d’aller visiter cet ancien lieu d’accueil des marchands de l’époque et de leurs montures sur leur route vers l’Orient lointain. C’est mon intérêt pour la route de la soie qui m’a amené à vouloir découvrir ces contrées, notamment après la lecture du livre de Bernard Ollivier « la longue marche ». Le caravansérail est presque intact et orné d’écritures arméniennes et arabes. A l’intérieur on peut facilement identifier les pièces de vie des hommes et des bêtes, mais aussi des espaces de vente. Un marchand vend du miel, des alcools locaux et des herbes aromatiques. Il parle le français, ce qui est très rare par ici. Je lui achète un petit pot de miel puis prenons la route pour redescendre de l’autre côté du col, jusqu’au lac Sevan et au cimetière de Noraduz, réputé pour ses khatchkars. A présent le ciel est bas, gris et il tombe une fine pluie glaciale. Plus haut sur les sommets, une couche blanche apparaît : ce sont les premières neiges de l’année. Le lac Sevan, que j’ai vu d’un bleu éclatant sur les cartes postales à Erevan, a la même couleur que le ciel et se tient le long de la route déglinguée traversant des villages vides et sales. Le tout transpire d’une ambiance cafardeuse. Je me promène rapidement à travers les khatchkars, qui sont des stèles commémoratives de près de 2 mètres de haut et sur lesquelles sont représentées des scènes de la vie quotidienne de l’époque. Pour quelques Drams, une vieille dame m’explique la signification des représentations sculptées sur les stèles principales, ce qui donne un peu de vie à ce cimetière sous la grisaille. Nous repassons le col dans l’autre sens, là-haut le vent souffle et la température tombe à 0 degré. Je peux sentir le froid passer à travers vitres mal isolées de la vielle Lada aux pneus lisses. En perdant de l'altitude la météo se fait plus clémente et j'observe que mon chauffeur se détend. Après la visite d’une énième église et un bref passage chez un bijoutier pour changer des euros, mon taxi me dépose à ma pension. Nous nous reverrons demain pour le chemin jusqu’à Goris car il n’y a pas de marshrutka sur cet axe demain, ou alors de façon très incertaine.
Lorsque je rentre, un couple d’allemand vient juste de s’installer à la pension. Nous passons le début de soirée tous ensemble avec les enfants avant d’aller manger dans un resto que nous recommande nos hôtes, le long de la « Motorway 2 » (comprendre « la route défoncée vers le sud »). Plutôt sympas, ils m’offrent le repas et la bière. Ils m’expliquent aller eux aussi en Iran par après, mais en avion, faute d’avoir obtenu le visa à temps (obligatoire pour le passage terrestre mais délivré à l’aéroport). Nous rentrons dans le noir à la lumière de nos frontales sous la bruine glaciale et ouvrons la bouteille de vin que j’ai achetée et que nous finirons à 2 avec Micha car Hannah m’apprend qu’elle est enceinte. Je trouverai rapidement le sommeil…
Mercredi 4 octobre:
Après un petit déjeuner vite avalé et avoir fait mes adieux, je me mets en route vers Goris avec mon taxi de la veille. Les nuages de pluie de hier s’ouvrent et se déchirent à présent en lambeaux sur la pointe des sommets et des collines environnants. Il a fait froid cette nuit, et les timides éclaircies laissent entrevoir les alpages saupoudré d’une fine couche blanche de neige fraîche. Le contraste de la blancheur étincelante de la neige avec le jaune des herbes brûlées de la steppe, sur le fond de nuages s’écharpant sur les pics rocheux, est magique. A travers les minces espaces de ciel bleu fusent quelques rayons soleil réchauffant l’atmosphère et les teintes froides du paysage. La route zigzague en larges virages dans le fond de l’ample vallée, monte est descend en laissant apercevoir, au détour d’une courbe ou d’un petit col, le long ruban foncé d’asphalte s’étirant à la l’infini vers un banc de brouillard. En chemin, nous faisons halte à Jermuk, station thermale dont le nom s’étale sur toutes les bouteilles d’eau minérale du pays et dont les façades neuves des bâtiments et la signalisation existante au bord de la route lui confère un aspect chic. Jermuk, également station de ski construite par les russes à l’époque, verra sous peu ses hôtels remplis par les skieurs. L’air est piquant et, avant de rejoindre la voiture, je me réchauffe les mains avec une bouteille d’eau vide que je rempli à une source d’où jaillit de l’eau à 55 degrés.
Neige fraîche au Vorotan Pass avant Goris
La route se poursuit avec le passage du Vorotan Pass. Ici les nuages s’accrochent et la route est à présent totalement enneigée. Elle le restera jusqu’à proximité de Goris. J’avais convenu avec mon chauffeur qu’il me dépose au téléphérique pour Tatev (le “Wings of Tatev”), mais vu la neige et le brouillard je décide qu’il est inutile de monter là haut et nous poursuivons jusqu’à Goris où je me fais déposer à l’auberge de jeunesse (Eden Hostel & Guesthouse, 9€/nuit). Il fait glacial dehors et tout autant à l’intérieur lorsque je rentre dans le hall de l'auberge. Se tient là, debout et raide comme la justice, un jeune de mon âge et qui attend depuis 15 minutes que quelqu’un de la réception vienne l'accueillir. Nous trouvons un mot de la réceptionniste avec un numéro auquel appeler en cas d’absence. 5 minutes plus tard une dame sympa, mais avec qui la capacité à communiquer est limitée, nous montre notre dortoir et nous amène un radiateur électrique plus que bienvenu.
Nous ressortons presque immédiatement à la recherche d’un endroit où manger. Je fais plus ample connaissance avec Ido, il est israélien et est un ancien officier de l'armée. Il ne mange pas casher à proprement parler, mais suit malgré tout certaines règles alimentaires, comme celles de ne pas manger de porc et de ne pas mélanger les produits laitier avec de la viande. Du coup, ça restreint pas mal les possibilités des lieux ou se sustenter, surtout dans dans un pays comme l’Arménie et d’autant plus dans un bled comme Goris. Finalement, un kebab d’agneau avec du riz fera l’affaire. A cet instant, je n’ai pas encore conscience que ce menu constituera, jusqu’à l’écœurement parfois, à peu près l’essentiel, la variété de viande mise à part, de mon régime alimentaire iranien.
Alors que Ido, qui déteste déjà ce temps gris, froid et maussade qui lui est pourtant inconnu dans ses contrées septentrionales, rentre à l’auberge se reposer et se connecter au Wifi, je m’en vais explorer le vieux Goris. Le vieux Goris est en fait le pendant de Kandovan, en Iran. Des habitations troglodytes creusée dans du tuf, faisant fortement penser à la Cappadoce. Mais la tête enfouie sous ma capuche, les mains frigorifiées et les pieds mouillés, le charme opère peu et je me précipite dans le premier bistrot ouvert que je croise. Un café pour me réchauffer le corps et deux Kilika de 66cl (bière locale) pour me réchauffer le cœur.
Quand je rentre à l’auberge, Ido a fait connaissance avec une nouvelle arrivée qui partage notre chambre: Anna, qui est Moscovite. On fait passer le temps en jouant aux cartes dans la cuisine en buvant du thé bien chaud. Tous les trois, nous souhaitons aller demain visiter le monastère de Tatev et arrangeons un taxi avec l’auberge. Finalement, un invité surprise de dernière minute, un compagnon de voyage que Ido a croisé en Géorgie 1 mois auparavant et qui se trouve par hasard dans la taverne du village ou nous allons souper, s’ajoutera à nous pour l’aventure du lendemain.
Jeudi 5 octobre:
La Lada bleue clinquante édition spéciale rideau de fer nous attend fièrement devant l’hostel. Notre chauffeur, dont le sourire est aussi brillant que les enjoliveurs chromés de son ancêtre, discute du prix et de l’itinéraire en russe avec Anna et la gérante de l’auberge. Finalement, on ne va pas se contenter de Tatev, on va pousser jusqu’à Sisian, pour aller voir Karahunj, le Stone Age local, mais aussi une cascade, le monastère de Vorotnavank et un vieux pont menant au lac de Shamb. J’avais initialement l’intention de prendre la marshrutka de 13 ou 15 heures jusqu’à Kapan puis Meghri pour passer la frontière iranienne le lendemain matin tôt.Mais l'itinéraire alléchant et la joie de partager cette aventure aux allures de road trip avec mes nouveaux amis me plait plus.
Je resterai donc une nuit de plus dans ce lit dont le confort relève plus du hamac, tant il est creusé. Mais ça n’a pas la moindre importance. Je suis assis à l’arrière, écrasé contre la fenêtre. A cinq dans cette voiture, en comparaison, voyager avec Ryanair relève du luxe ultime. Je rigole intérieurement du groupe éclectique que nous formons en route vers “on ne sait pas vraiment où”. Vingt quatre heures auparavant nous étions encore de parfaits inconnus, et maintenant nous voilà tel un groupe de pote qui se connaît depuis toujours. Il n’y a qu’en voyage que ce genre de dynamique de groupe se crée.
Compagnons de voyage et taxi Lada clinquant
Le soleil brille de mille feux ce matin. Fini la grisaille et la pluie. En revanche il a neigé la nuit sur les hauteurs, et au premier col que la route franchi, il y a une petite accumulation de quelques centimètres. Le paysage blanchi est spectaculaire, et nous sommes tous ébahi devant tant de beauté. Pour les deux autres garçons, c’est presque une première de voir de la neige, ou, en tout cas, d’en voir de si près. Ils ont fait arrêter le taxi pour pouvoir toucher la neige et, tels des gamins, s’amusent à lancer des boules de neige. Ce qui fait bien poiler notre chauffeur, blasé des hivers glacials qui peuvent sévir dans la région (jusqu’à - 40 °c paraît-il). Peu après s’être remis en route, nous croisons des bergers en transhumance qui envahissent la route avec leurs vaches. Perchés sur leurs chevaux pour guider le troupeau, ils ont des airs de cow-boy du far-ouest. J’en profite pour les prendre en photo avec le paysage désolé en arrière plan.
Transhumance
Nous poursuivons ensuite jusqu’à Karahunj. Il y a plus de monde par ici, mais pour que l’endroit ait vraiment de l'intérêt, il faudrait un guide, sinon ce n’est qu’un champ où se trouvent des pierres levées sans logique apparente. J’en profite pour prendre un café dans une roulotte et nous échangeons quelques mots avec un homme accoutré comme pour aller gravir l’Everest. Soudain, choc des civilisations: l’homme demande à Ido d’où il vient. L’Israélien répond à l’homme qui lui répond à son tour “alors c’est donc toi mon ennemi juré ? Je suis Iranien”, avec un air rieur traduisant qu’il n’en pense rien. S’en suivra ensuite dans la voiture une discussion sur les problèmes entre les deux pays.
D’ailleurs, sur ces routes du grand Sud arménien, l’Iran commence à se faire plus présente: nous croisons de nombreux camions immatriculés en Iran mais aussi des pancartes de restaurants ou de garages le long de la route où la traduction n’est plus en Russe mais en Persan. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous voilà au bord d’une belle cascade. Avec les pluies des jours précédents, il y a du débit, ce qui la rend imposante. Après les selfies de rigueur, nous nous réentassons dans la vieille Lada en route vers le monastère de Vorotnavank. Il est parfaitement bien préservé et vraiment imposant, le long d’une petite route dans une nature intacte. Avant de poursuivre vers Tatev, nous faisons un long détour par une vallée traversée par un vieux pont et menant à un joli lac entouré de hauts plateaux.
Sur la route
Monastère de Vorotnavank
Vieux pont menant au lac de Shamb, proche de Sisian
Le lieux de départ du téléphérique pour Tatev est en contraste total avec le reste du pays: moderne et blinquant. D’un coup, on se croirait téléporté en Suisse. Nous achetons nos tickets par carte de crédit pour un départ à 15h30, soit 45 minutes plus tard. En attendant, on en profite pour se restaurer un peu devant la vue sur la vallée en contrebas. On loupe notre départ et devons changer notre billet. Le monastère de Tatev est très beau, mais j’ai déjà vu tellement d’églises arméniennes et de monastères que je suis un peu blasé. Je m’éloigne un peu pour avoir une vue avec du recul avec le montagnes enneigées de l’Azerbaïdjan et du Haut-Karabagh au loin. Initialement, j’avais prévu de redescendre à pieds en passant par le pont suspendu et les sources chaudes, mais l’heure tardive et la météo des jours précédent contrediront mes projets. Nous rentrons doucement à Goris et allons souper ensemble des plats locaux à la taverne du village, à côté de l'hôtel Goris.
Tatev
Vendredi 6 octobre:
La marshrutka vers le Sud ne passera pas avant 13h et, comme j’ai déjà un hôtel r��servé et payé à Jolfa, et que je veux passer la frontière iranienne le plus tôt possible dans la journée, je demande au taxi d’hier de me conduire jusqu’à Agarak, au poste frontière. Je n’ai jamais autant pris de taxi en voyage qu’en Arménie. Mais la rareté des transports publiques dans le Sud et l’isolement de certains endroits ne me laisse pas d'autre choix. Et puis, ça me donne l'occasion de m'arrêter quand je veux pour admirer les paysages ou de faire des détours par des petits villages en dehors de l’axe principal.
Je fais mes adieux à Anna et Ido. Anna remontera au Nord vers Areni, pour aller à la fête du vin, en stop avec des Argentins séjournant dans l’autre dortoir de l'auberge. Avant de se séparer elle m'apprendra quelques mots de base en russe pour communiquer avec le conducteur. Ido, quant à lui, passera quelques jours par Erevan avant d’aller prendre son vol retour à Tbilissi.
J’embarque donc dans la Lada d’hier, à l’avant cette fois ci, en route vers le Sud et l’Iran. Mon chauffeur a pris sa femme avec, j’ai cru comprendre qu’elle n'avait jamais été jusque là et qu’elle est curieuse de découvrir une autre part de son pays. Les paysages changent petit à petit, les panoramas steppiques font place à une forêt dense puis à des paysages plus alpins, avec le franchissement du col de Meghri à 2535 mètres. Au loin, on aperçoit déjà les premières montagnes d’Iran. A la descente, le décor change, tout devient plus aride et plus sec.
A l’arrière, la femme de mon chauffeur m’a gentiment préparé des sandwiches pour ne pas que je reste le ventre vide. Comme un dernier geste d’hospitalité à l’arménienne avant de rentrer dans un nouvel univers inconnu. Plus nous approchons de l’Iran et plus le thermomètre augmente drastiquement. Alors que le Meghri Pass était couvert de neige, nous croisons un panneau indiquant 25 degrés en traversant Meghri. Et soudain, nous débouchons dans une vallée. D’un seul coup, il n’y a plus d’herbe, plus d’arbre, plus de couleur. Les collines bien que plus basses se font abruptes, brisées, rocailleuses et d’une couleur aussi sombre que de la pierre de volcan. L’univers dans lequel nous entrons est radicalement différent de tout ce que j’ai vu jusqu’à maintenant: lunaire et inhospitalier. Sur la gauche de la route, l’accès est barré par des barbelés tout du long, et quelques miradors ponctuent le chemin. De l'autre côté des barbelés coule l’Araxe, et sur la rive d’en face s’étend la République Islamique l’Iran. Cette arrivée progressive sur l’Iran avec l’apparition soudaine de ces terres désertiques sonne comme une mise en garde. Je suis impressionné et ressens un mélange d’excitation, de me retrouver à ce point précis du globe, et d’anxiété quant à ce qui m’attend de l’autre côté.
En route vers l'Iran, arrivée sur Kapan
Ils me regardent affectueusement m’éloigner du taxi et, après un dernier signe de la main à mon chauffeur et sa femme, je passe le portail d’accès aux douanes arméniennes. Quelques camions sont garés là, en attente de leur passage sur l’autre rive. Nous sommes vendredi, l’équivalent de notre dimanche en Iran, et tout est plutôt calme. Quelques chauffeurs de taxi attendent le client et des enfants revendent des cartes sim prépayées. D’autres boivent du thé dans le grand hall qui fait aussi office de bar. Je suis apparemment le seul à traverser la frontière car un fonctionnaire vient ouvrir exprès pour moi le guichet. Quelques questions d’usages et un coup de tampon plus tard, me voilà officiellement sorti d’Arménie.
A la sortie du bureau des douanes, une large route mène jusqu’à un pont au dessus de l’Araxe. Il y a la possibilité d’emprunter des voiturettes de golf pour franchir ce no man’s land de 500 mètres entre les deux pays, mais l’instant est solennel et je préfère en savourer pleinement chaque seconde. L’envie de faire perdurer un peu ce moment l’emporte sur mon empressement d’entrer en Iran. L’entrée Nord du pont, côté Arménien donc, est gardée par un soldat Russe qui contrôle une dernière fois mon passeport. Les rambardes du pont sont peintes de gris jusqu’à exactement la moitié, devenant blanches, rouges et vertes ensuite pour symboliser le changement de pays. En dessous, coule le torrent boueu. De l’autre côté, un jeune soldat tout mince m'accueille d’un “Salam”, mon premier Salam, et m’indique vers où me diriger. Au pied du poste frontière, dans lequel je m’engouffre, trône fièrement un immense drapeau iranien repérable des kilomètres à la ronde.
Mon visa en poche, le passage en douane est très rapide jusqu'à ce que, avant de récupérer mon sac sortant de la machine à rayon X, un homme, apparemment haut gradé, me demande de le suivre dans son bureau. Ce doit être le chef des douanes, car il est en chaussette dans le salon adjacent à son bureau, richement décoré de tapis persans. Il me pose toute une série de questions sur mes connaissances à propos de l’Iran et de la raison de mon voyage dans ces contrées reculées, loin des zones touristiques telles que Shiraz ou Ispahan. Apparemment convaincu par mes réponses, il me remet enfin mon passeport, à deux mains, en me souhaitant la bienvenue en Iran. Je ressors de là un peu déboussolé: était-ce de simples questions d’usages ou bien ma présence ici est-elle réellement source de suspicions ? Bien que je chasse rapidement ces pensées de ma tête, un léger malaise me poursuivra pour le reste de la journée.
Tout est extrêmement calme ici. Je change les Drams arménien qu’il me reste en Rials, ainsi qu’une centaine d’euros. Me voilà à présent multi millionnaire. Il n’y a que très peu de savari dans la vallée de l’Araxe, et, de surcroît nous sommes vendredi. Je n’ai à nouveau d’autre choix que de négocier un taxi. Avant d’aller à Jolfa, 70 km plus à l’Ouest, je souhaite faire le détour par le vieux petit village d’Ushtabin, 30 km à l’Est du poste frontière. Le changement d’ambiance est radical avec l’Arménie, essentiellement dans l’attitude des gens. Ils sont tout aussi gentils et chaleureux, mais nettement plus extraverti et moins repliés sur eux-mêmes. J’avais ressenti le même décalage, à une échelle beaucoup plus forte, en passant d’Israël en Palestine il y a quelques années. Mon chauffeur s'arrêtera vingt fois entre la frontière et Ushtabin pour prendre des gens au bord de la route, parler avec des connaissances, aller acheter des fruits ou encore embarquer ou livrer des colis. A plusieurs reprises nous amènerons de jeunes soldats d’un village à l’autre.
La route longe tout du long le cours de l’Araxe. La zone est stratégique d’un point de vue géopolitique et potentiellement explosive car juste en face se trouve, en alternance, l’enclave Azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, deux pays en guerre. J'aperçois de loin miradors, bases militaires et canons anti aérien. Mais aussi des villages animés, des voitures et même un train de passager. Il est étonnant de pouvoir entrevoir de si près ces mondes qui se haïssent mutuellement, et pourtant s'ils savaient comme, vu d’ici, à quel point ils se ressemblent. De mon côté de la frontière, bien que la route soit ponctuée de fortins poussiéreux et de soldats retranchés, mitraillette en bandoulière, derrière des sac de sable, l’ambiance semble plus détendue. L’Iran, pays ami des deux autres, n’a, a priori, rien à craindre.
Après un carrefour avec l’axe principal, la route se fait plus étroite et prend de la hauteur. Nous arrivons peu après au village. Il est construit sur les pentes d’une colline. Toutes les maisons aux toits plats sont construites en argile et serrées les unes contre les autres dans un labyrinthe de petites ruelles pavées. Quelques enfants jouent dans les rues et sont surpris par la présence d’un étranger. Mes quelques mots de Farsi les surprennent autant que ça les fait marrer. Plus tard, j’apprendrai que dans toute la province les habitants parlent l’Azéri et non le Farsi, parfois source de difficulté avec le gouvernement qui refuse de reconnaître la langue comme officielle.
Dans ce petit village le temps semble s’être arrêté: un homme transporte du fourrage sur son âne tandis que les femmes lavent le linge ensemble dans de grandes bassines. De retour au taxi, nous nous mettons en route à toute vitesse vers Jolfa. A 140km/h dans la vallée de l’Araxe j’ai à peine le temps d’admirer les paysages de dingues tout autour de moi. En chemin, nous nous arrêtons dans un bouiboui pour dévorer un délicieux kebab, avant de reprendre la route accompagnés de deux soldats et d’un étudiant à l’arrière.
Un homme transporte du fourrage sur son âne
Après m’être installé dans ma chambre à Jolfa pour deux nuit (Tourist Inn, 30€/nuit), je pars explorer les alentours. Jolfa est une zone franche économique, on y trouve une foule de boutiques. D’autant plus que le poste frontière Azéri se situe en plein centre ville, ce qui favorise les commerces en tous genres. D’ailleurs, beaucoup de magasins ont leurs enseignes écrites en Azéri, mais le plus surprenant est la présence d’un Domino’s Pizza, chaîne de fast-food américaine. J’avais repéré à l’entrée de la ville un pont ferroviaire situé à côté d’un mémorial ou des gens se prenaient en photo et je décide de poursuivre jusque là a pied.
C’était sans compter sur Payman, un automobiliste qui passe par là et qui tient absolument à me déposer là où je vais. Avec sa femme et son fils, il m’explique la signification du mémorial et prend des selfies de nous, sous le regard attentif des deux soldats qui gardent le pont depuis un mirador placé au dessus des rails. Ce pont, qui permet aux trains marchandises venant de Turquie d’amener leur cargaison en Iran via l’Azerbaïdjan est un lieu stratégique bien gardé. Payman insiste ensuite pour m'emmener faire du shopping, et ne me laisse pas l’occasion de refuser. Bien que j’aie appliqué la règle du Taroof, qui veut que l’on refuse plusieurs fois une offre avant de l’accepter, me voilà malgré moi dans sa voiture sur les grands axes de circulation à l’extérieur de Jolfa. Je suis surpris par la modernité: de nombreux centre commerciaux design et flambant neuf remplis grandes enseignes américaines et internationales. Apparemment, l’embargo américain ne s’est pas invité jusqu’à ce mini Dubaï Iranien. A l'extérieur les voies rapides sont bondées, entretenues et décorées pour le mois d’Achoura, rien avoir avec l’image glauque et poussiéreuse que l’on a de l’Iran en Occident. Même si, bien entendu, ce lieu n’est pas représentatif de l’Iran en général. Payman insiste pour me payer quelques chose, je refuse, il insiste, je refuse, il insiste… Je finis par prendre ce qu’il y a de moins cher dans le magasin: un tube de dentifrice. Payman est fier comme Artaban de présenter son nouveau pote européen à tout qui veut bien l’entendre aux caisses. Spontanément les “Welcome in Iran” fusent et je me vois invité à prendre leur numéro de portable “au cas où j’aurais besoin d’aide”. Finalement, Payman qui rentre ensuite sur Tabriz, me dépose à mon hôtel et je ressors immédiatement manger juste en face. De toute façon je ne comprends rien à la carte écrite uniquement de ces belles arabesques persanes et je choisis un kebab au hasard. Le ventre plein, fatigué, je rentre dormir. Ca aura été une longue et intense journée.
Suite ci dessous ->
Arménie - Iran : récit de voyage
Samedi 30 septembre : Vol matinal Bruxelles - Erevan avec Ukraine International. Rien à redire sur la compagnie (j’avais lu de nombreux avis catastrophiques) : courte escale à Kiev, avions récents et confortables mais aucun service gratuit à bord (ressemble à du low cost). Pour un vol payé 250 € (aller Erevan, retour depuis Téhéran), cela vaut la peine.
Longue attente à l’arrivée à Erevan, mais, ça y est, me voilà arrivé. Excité et anxieux à la fois, il s’agit de mon premier voyage entièrement seul pour une période de 2 semaines, qui plus est dans une région où l’offre touristique est faible. A moi l’inconnu... A la sortie, j’achète directement une carte sim locale et, le taxi que m’avait proposé mon logement AirBnb pour 10€ est là à m’attendre. J’aime ces premiers instant dans un nouveau pays, et ma première impression sur le trajet jusqu’en ville est ce curieux mélange d’ambiance ex-soviétique et d’Orient. Cette impression se renforcera au cours de mon séjour avec en plus, dans la capitale, le constat que ce pays se tourne aussi de plus en plus vers l’occident.
L’accueil à mon logement est formidable et ajoute de la chaleur à cet austère building dans lequel il se trouve. Voulant être au plus près de la population j’ai minutieusement choisi une chambre chez l’habitant (sur AirBnb) et cela aura été un très bon choix, bien qu’un peu plus onéreux : 20€/nuit au lieu de 10€ en hostel. Avant de partir explorer la ville, mon hôte, Shoghik, qui vit là avec sa fille Ellen et son mari, me propose de m'asseoir avec eux et de partager les fruits, l’Halva, le café arménien, les gâteaux, ... disposés sur la table pour mon arrivée.
Je sors prendre le pouls de la ville en commençant par la place de la République puis place de l’Opéra et jusqu’à Cascade. A la tombée de la nuit, tout s’anime : les gens sortent, les rues deviennent bondées, les terrasses se remplissent, les familles sortent dans les parcs et les jeunes se rassemblent. Je suis surpris par tant de vie et d’animation, il fait agréable de se promener dans les rues de la capitale au coucher du soleil. Je me mets alors en quête d’un endroit que l’on m’a conseillé pour aller souper. Cet endroit étant un peu à l’écart et je prends un taxi pour m’y rendre. Ici, personne ou presque ne parle anglais, pour communiquer c’est soit Arménien soit Russe. Comme je ne parle aucun des deux, gestes, sourires et l’aide de Google traduction feront l’affaire…ou pas : me voilà déposé dans un quartier totalement sombre et inanimé, pas le moindre resto en vue. En marchant 10 min je finis par tomber sur un snack qui propose de la délicieuse viande grillée que l’on me sert avec des légumes au goût inouï, des herbes aromatiques et… une bouteille de Vodka. Je suis seul, à l’unique grande table du « restaurant », qui sert aussi probablement de salle à manger pour la famille. En rentrant, Shoghik m’invite à prendre un bol de soupe fumante devant la télé avec elle et Elen.
Dimanche 1er octobre :
Après un petit déjeuner préparé avec beaucoup d’amour, composé de blit (petites crêpes ressemblant à des blinis), d’Afsianka (porridge), de fruits râpés, d’Halva et d’autres gâteaux locaux, je me mets en route vers le marché couvert de la ville. Sur le chemin, le long de cette avenue principale un peu plus éloignée du centre, je retrouve des similitudes avec certaines villes d’Asie à travers cette alternance de bâtiments décrépis et de nouveaux centres commerciaux modernes et ultras kitsch. Le tout, bien entendu, ponctué par le bruit des klaxons et de la circulation infernale. Ma balade dans le marché couvert n’est pas sans me rappeler celui de Kiev, mais, de nouveaux, avec cette touche asiatique en plus. Les étals sont magnifiques et éclectiques : bouquets de fleurs en fruits secs, grands pains plats, miel local et pieds de porc sont au menu.
Marché couvert de ErevanFasciné depuis toujours par les trains, je hèle un taxi jusqu’à la gare. L’unique train du jour au départ est à destination de Tbilissi, en Géorgie et mon taximan, persuadé que je désire m’y rendre, rentre dans un long débat en russe pour me convaincre de me conduire lui-même jusque-là. Une fois visité l’imposant bâtiment à l’architecture typiquement soviétique, je prends le métro pour retourner vers le centre-ville et monter sur une des collines de la ville, là où se situe 2 imposants monuments à la gloire du pays et de l’URSS. Une vieille fête foraine que je pensais désaffectée jouxte ces 2 édifices solennels et le contraste est plutôt amusant.
Après avoir flâné là-haut, je me dirige vers la mosquée de la ville, entièrement restaurée. Appelée la « mosquée bleue », et cachée derrière de vieux bâtiments, elle a plutôt fière allure et me donne un petit avant-goût de ce qui m’attend en Iran. Je me repose quelques minutes sur un banc dans le jardin avant d’aller prendre une bière en terrasse en profitant des derniers rayons de soleil. Je me dirigerai ensuite vers un petit resto de cuisine typique du Haut-karabagh : du pain fourré aux herbes aromatiques passé un grill.
Sur le retour, je profiterai de l’animation de la ville, et notamment du spectacle son et lumière aux fontaines de la Place de République. En rentrant le soir chez Shoghik, un souper m’attendra pour compléter mon repas frugal de ce soir. Son mari, chauffeur, et que je n’ai pas encore rencontré, rentre d’un périple avec des clients. Je m’arrange avec lui pour la journée de demain : il me déposera à mon hôtel à Eghegnazor en faisant un stop à Khor Virap, à Areni pour goûter la production de vin local et enfin à Noravank.
Gare de Erevan
Monument "Mère Arménie" à Erevan, et sa fête foraineLundi 2 octobre :
Je me réveille avec le bruit de la pluie sur les tôles ondulées du parking en contrebas de ma chambre. La météo s’annonce médiocre et nous nous mettons en route avec Edgar vers 10h00, direction Khor Virap. Après 1h de route et un arrêt d’une demi heure pour faire le plein de gaz liquide (interdiction de rester près du véhicule pendant ce temps), nous arrivons avec le soleil au monastère. Le lieu est majestueux mais je ne verrai rien du Mont Ararat, complètement dans le brouillard. Juste en contrebas, j’observe des paysans travaillant aux champs avec de vieux tracteurs déglingués. Un peu plus loin, s’étend une sorte de no man’s land marquant la séparation avec l’ennemi juré, la Turquie, à moins d’un kilomètre.
Monastère de Khor VIrap
Champs aux alentours de Khor VirapOn se remet en route. Petit à petit, la route alors dans la plaine, s’élève et devient une route de montagne sinueuse. Les paysages s’escarpent et le dernier virage avant un col ouvre la perspective sur un horizon steppe et de pics rocheux à couper le souffle. Quelques maisons sont blotties au creux de petites vallées, formant des hameaux ou le temps semble s’être arrêté. La conduite d’Edgar se fait plus brusque et plus rapide, et celle des autres conducteurs également, jusqu’à frôler l’accident. Nous voilà à 3 sur 2 bandes afin de laisser passer la voiture en face doublant dans un virage sans visibilité. On l’a vraiment échappé belle. Quelques jurons d’Edgar en arménien plus tard, nous arrivons à Areni en même temps que la pluie pour y goûter le vin dans une cave. Pas trop convaincu par ce qu’il m’est offert à goûter, j’achète malgré tout une bouteille pour prendre comme apéro si l’occasion se présente avant mon passage en Iran.
Arrêt sur la route entre Khor Virap et AreniEdgar commence à s’agiter, alors que je traine un peu dans la cave, il m’attend dans la voiture et klaxonne plusieurs fois pour que je me dépêche. Nous reprenons la route vers le site de Noravank, situé à 20km, à tombeau ouvert. Par chance, la pluie a fait place à des éclaircies. Il y a du monde. Enfin, façon de parler, ça reste l’Arménie. Disons qu’il doit y avoir une trentaine de personnes sur le site, surtout des visiteurs venus à la journée depuis Erevan. Je prends beaucoup de plaisir à explorer les deux églises dans ce cadre fantastique. Ce sera l’une des plus belles visites du pays…qui sera écourtée car Edgar, qui, pressé de rentrer, crie après moi à ma recherche. Manque de chance pour lui, j’ai marché pendant 10 min sur un petit sentier qui monte dans la montagne afin d'avoir une vue de recul sur le monastère et les montagnes rouges et abruptes qui l’entourent. Je prendrai tout mon temps pour redescendre.
Edgar me dépose chez mes nouveaux hôtes, au Shushan B&B (10€/nuit) où je suis accueilli par Arumen, le fils aîné de la famille. Il joue dans le salon avec un ami au backgammon. Je reste là un peu avec eux à les regarder jouer et à essayer de comprendre les règles tout en mangeant des fruits accompagné d’un café arménien. Il est 17h, un rayon de soleil passe par la fenêtre et la pluie s’arrête dehors. Je profite de l’accalmie pour sortir et me diriger vers un vieux pont médiéval enjambant le torrent dans la vallée, un peu plus en contrebas du village. J’avais repéré les lieux dans un vieux livre en noir et blanc dans la bibliothèque de ma chambre.
C’est depuis le carrefour principal de la ville, là où croise la principale route Nord-Sud du pays, que débute le sentier. Ici, se concentrent une pompe à essence, un garagiste et un restaurant, semblant être l’unique point de ravitaillement à 100km à la ronde, conférant à cet endroit une ambiance de far ouest arménien. Après 20 minutes de marche à travers champs, j’arrive jusqu’au au pont de la photo. La vue sur celui ci avec le torrent et les nuages se déchirants sur les montagnes en arrière-plan est remarquable. De là, j’aperçois un homme en train de pêcher avec sa femme. Il me fait signe de les rejoindre à grand renfort de gestse et de mots que je ne comprends pas. Quand j’arrive à sa hauteur, son immense sourire me met de suite en confiance. Il me montre comment il pèche, avec un bout de ficelle attaché à un bâton, puis, d’un hochement de tête, me désigne le maigre produit de sa pêche dans un petit sceau. Alors que je m’apprête à retourner sur mes pas, ils m’invitent à les suivre jusqu’à leur maison, située 200 mètres plus haut à travers champs. Je refuse d’abord poliment plusieurs fois, puis face à leur insistance et leur gentillesse, je finis par accepter.
Pêcheur à EghegnazorCes deux paysans, Ashat et Ushi, semblent vivre totalement coupé du monde. Leur maison consiste en une unique pièce en terre battue ou l’on y mange, dort et cuisine. Dans un coin de la pièce trône une vieille télé à écran cathodique à l’image neigeuse et diffusant un soap opéra bollywoodien sous-titré en cyrillique. Je me vois prié de m’asseoir pendant que le café chauffe. Alors que la femme d’Ashat apporte le café, voilà mon hôte de retour avec des tomates du potager. Il lui fait des gestes en me souriant pour lui montrer qu’il ne veut pas du café. Ashat me fait un clin d’œil et, caché derrière une étagère, il sort une bouteille de vodka dans laquelle il a fait macérer des baies. Ashat semble très amusé et fier de me montrer combien sa vodka est forte et comment on la boit cul-sec dans des petits verres.
Pendant ce temps Ushi apporte le repas : elle commence à sortir de grandes crêpes de pain sec, qu’elle arrose légèrement pour lui redonner sa consistance normale. Ensuite, elle découpe soigneusement en quartier les tomates rapportées par son mari ainsi que des tranches d’un fromages de leur élevage accompagné de piments, poivrons et d’herbes aromatiques : feuilles de menthe, de réglisse, d’anis et d’autres dont je suis incapable d’identifier le goût. Tout a une saveur fabuleuse, les tomates sont juteuses, sucrées et pleine de parfum, jamais avant je n’en avais mangé de telles. Le fromage aussi est extraordinaire et le goût combiné à celui de la tomate et des herbes aromatiques est juste divin. Je n’ai plus faim, mais je Ashat et Ushi m’obligent à manger encore, ils veulent faire honneur à leur invité.
Le temps passe vite, nous ne parlons aucune langue commune, mais nous parlerons tout le repas et toute la soirée. Je ressens une gentillesse et un accueil pur et authentique chez ces gens comme rarement j’en ai rencontré lors d’autres voyages. Entre temps la nuit est tombée. Mes hôtes veulent que je reste dormir là et, à contrecœur, je refuse. Ils ont peur que je me fasse attaquer par des chiens errant sur le retour dans le noir et décident de m’accompagner une partie du chemin. Ils me donnent aussi un grand bâton pour me défendre, si des chiens venaient à m’attaquer. Nous nous disons au revoir et je rentre dormir dans la pension le cœur lourd de les quitter.
Mardi 3 octobre :
Un petit déjeuner typique et du bon café m’attendent. La maman de Arumen vient me saluer, c’est elle qui est aux fourneaux. A 9h00 arrive le taxi que m’avait négocié la famille la veille pour aller visiter les alentours de Eghegnazor pour toute la journée. Mon chauffeur ne parle que Russe et Arménien, et, quand on doit communiquer, il appelle sa femme qui fait la traduction au téléphone. Le soleil est de la partie ce matin et je sais que ça ne durera pas. J’ai envie de retourner à Noravank pour revoir le site avec la lumière matinale, tout seul et sans pression comme la veille. Quand nous arrivons, nous sommes en effet presque seuls, il n’y a qu’un camping-car immatriculé en hollande qui a passé la nuit là. J’en croiserai quelques-uns de ces mobile-home immatriculés en Europe, ce qui est toujours une grande joie pour les locaux de les apercevoir. L’atmosphère matinale à Noravank est surréelle, presque divine, avec ces gros nuages noirs, qui s’accrochent aux montagnes. Ils sont percés de rayons de soleil qui illuminent uniquement les églises du site, comme un rayon divin. Initialement j’avais prévu une randonnée (trouvée sur Wikiloc) qui se termine à Noravank après avoir traversé des gorges profondes. Mais suite aux pluies d’hier et à celles annoncées cet après-midi, on me l’a déconseillé. Je parcours malgré tout les 10 premières minutes à contre sens jusqu’à une source avant de remonter en voiture, direction Eghegis, Arates et environs.

NoravankIl faut 45 minutes de voiture sur des routes de plus en plus étroites et isolées pour rejoindre ces anciennes églises arméniennes, pour certaines très anciennes et en ruine, nichées dans des alpages à l’aspect de steppes. Je suis surpris de voir la quantité de pièces archéologiques, essentiellement des pierres dans lesquelles sont sculptées des croix et des écritures parfois presque millénaires, et qui sont à terre, sans protection et à la portée de tous qui souhaiterait les emporter.
AratesNous mettons ensuite cap sur le Selim Pass, après un bref arrêt plein de gaz liquide et sandwich. La route remonte une vallée, d’abord large, ensuite de plus en plus escarpée. Les paysages sont magnifiques et grandioses. Le paysage herbeux, totalement jauni après la sécheresse de l’été, sans un seul arbre, consiste en une steppe aride et immense, entourée de sommets. Juste en dessous du col se trouve un des plus ancien et des mieux préservé caravansérail (Caravansérail de Sélim) de la route de la soie, ce qui était le but premier de mon ascension. Je suis excité d’aller visiter cet ancien lieu d’accueil des marchands de l’époque et de leurs montures sur leur route vers l’Orient lointain. C’est mon intérêt pour la route de la soie qui m’a amené à vouloir découvrir ces contrées, notamment après la lecture du livre de Bernard Ollivier « la longue marche ». Le caravansérail est presque intact et orné d’écritures arméniennes et arabes. A l’intérieur on peut facilement identifier les pièces de vie des hommes et des bêtes, mais aussi des espaces de vente. Un marchand vend du miel, des alcools locaux et des herbes aromatiques. Il parle le français, ce qui est très rare par ici. Je lui achète un petit pot de miel puis prenons la route pour redescendre de l’autre côté du col, jusqu’au lac Sevan et au cimetière de Noraduz, réputé pour ses khatchkars. A présent le ciel est bas, gris et il tombe une fine pluie glaciale. Plus haut sur les sommets, une couche blanche apparaît : ce sont les premières neiges de l’année. Le lac Sevan, que j’ai vu d’un bleu éclatant sur les cartes postales à Erevan, a la même couleur que le ciel et se tient le long de la route déglinguée traversant des villages vides et sales. Le tout transpire d’une ambiance cafardeuse. Je me promène rapidement à travers les khatchkars, qui sont des stèles commémoratives de près de 2 mètres de haut et sur lesquelles sont représentées des scènes de la vie quotidienne de l’époque. Pour quelques Drams, une vieille dame m’explique la signification des représentations sculptées sur les stèles principales, ce qui donne un peu de vie à ce cimetière sous la grisaille. Nous repassons le col dans l’autre sens, là-haut le vent souffle et la température tombe à 0 degré. Je peux sentir le froid passer à travers vitres mal isolées de la vielle Lada aux pneus lisses. En perdant de l'altitude la météo se fait plus clémente et j'observe que mon chauffeur se détend. Après la visite d’une énième église et un bref passage chez un bijoutier pour changer des euros, mon taxi me dépose à ma pension. Nous nous reverrons demain pour le chemin jusqu’à Goris car il n’y a pas de marshrutka sur cet axe demain, ou alors de façon très incertaine.
Lorsque je rentre, un couple d’allemand vient juste de s’installer à la pension. Nous passons le début de soirée tous ensemble avec les enfants avant d’aller manger dans un resto que nous recommande nos hôtes, le long de la « Motorway 2 » (comprendre « la route défoncée vers le sud »). Plutôt sympas, ils m’offrent le repas et la bière. Ils m’expliquent aller eux aussi en Iran par après, mais en avion, faute d’avoir obtenu le visa à temps (obligatoire pour le passage terrestre mais délivré à l’aéroport). Nous rentrons dans le noir à la lumière de nos frontales sous la bruine glaciale et ouvrons la bouteille de vin que j’ai achetée et que nous finirons à 2 avec Micha car Hannah m’apprend qu’elle est enceinte. Je trouverai rapidement le sommeil…
Mercredi 4 octobre:
Après un petit déjeuner vite avalé et avoir fait mes adieux, je me mets en route vers Goris avec mon taxi de la veille. Les nuages de pluie de hier s’ouvrent et se déchirent à présent en lambeaux sur la pointe des sommets et des collines environnants. Il a fait froid cette nuit, et les timides éclaircies laissent entrevoir les alpages saupoudré d’une fine couche blanche de neige fraîche. Le contraste de la blancheur étincelante de la neige avec le jaune des herbes brûlées de la steppe, sur le fond de nuages s’écharpant sur les pics rocheux, est magique. A travers les minces espaces de ciel bleu fusent quelques rayons soleil réchauffant l’atmosphère et les teintes froides du paysage. La route zigzague en larges virages dans le fond de l’ample vallée, monte est descend en laissant apercevoir, au détour d’une courbe ou d’un petit col, le long ruban foncé d’asphalte s’étirant à la l’infini vers un banc de brouillard. En chemin, nous faisons halte à Jermuk, station thermale dont le nom s’étale sur toutes les bouteilles d’eau minérale du pays et dont les façades neuves des bâtiments et la signalisation existante au bord de la route lui confère un aspect chic. Jermuk, également station de ski construite par les russes à l’époque, verra sous peu ses hôtels remplis par les skieurs. L’air est piquant et, avant de rejoindre la voiture, je me réchauffe les mains avec une bouteille d’eau vide que je rempli à une source d’où jaillit de l’eau à 55 degrés.
Neige fraîche au Vorotan Pass avant GorisLa route se poursuit avec le passage du Vorotan Pass. Ici les nuages s’accrochent et la route est à présent totalement enneigée. Elle le restera jusqu’à proximité de Goris. J’avais convenu avec mon chauffeur qu’il me dépose au téléphérique pour Tatev (le “Wings of Tatev”), mais vu la neige et le brouillard je décide qu’il est inutile de monter là haut et nous poursuivons jusqu’à Goris où je me fais déposer à l’auberge de jeunesse (Eden Hostel & Guesthouse, 9€/nuit). Il fait glacial dehors et tout autant à l’intérieur lorsque je rentre dans le hall de l'auberge. Se tient là, debout et raide comme la justice, un jeune de mon âge et qui attend depuis 15 minutes que quelqu’un de la réception vienne l'accueillir. Nous trouvons un mot de la réceptionniste avec un numéro auquel appeler en cas d’absence. 5 minutes plus tard une dame sympa, mais avec qui la capacité à communiquer est limitée, nous montre notre dortoir et nous amène un radiateur électrique plus que bienvenu.
Nous ressortons presque immédiatement à la recherche d’un endroit où manger. Je fais plus ample connaissance avec Ido, il est israélien et est un ancien officier de l'armée. Il ne mange pas casher à proprement parler, mais suit malgré tout certaines règles alimentaires, comme celles de ne pas manger de porc et de ne pas mélanger les produits laitier avec de la viande. Du coup, ça restreint pas mal les possibilités des lieux ou se sustenter, surtout dans dans un pays comme l’Arménie et d’autant plus dans un bled comme Goris. Finalement, un kebab d’agneau avec du riz fera l’affaire. A cet instant, je n’ai pas encore conscience que ce menu constituera, jusqu’à l’écœurement parfois, à peu près l’essentiel, la variété de viande mise à part, de mon régime alimentaire iranien.
Alors que Ido, qui déteste déjà ce temps gris, froid et maussade qui lui est pourtant inconnu dans ses contrées septentrionales, rentre à l’auberge se reposer et se connecter au Wifi, je m’en vais explorer le vieux Goris. Le vieux Goris est en fait le pendant de Kandovan, en Iran. Des habitations troglodytes creusée dans du tuf, faisant fortement penser à la Cappadoce. Mais la tête enfouie sous ma capuche, les mains frigorifiées et les pieds mouillés, le charme opère peu et je me précipite dans le premier bistrot ouvert que je croise. Un café pour me réchauffer le corps et deux Kilika de 66cl (bière locale) pour me réchauffer le cœur.
Quand je rentre à l’auberge, Ido a fait connaissance avec une nouvelle arrivée qui partage notre chambre: Anna, qui est Moscovite. On fait passer le temps en jouant aux cartes dans la cuisine en buvant du thé bien chaud. Tous les trois, nous souhaitons aller demain visiter le monastère de Tatev et arrangeons un taxi avec l’auberge. Finalement, un invité surprise de dernière minute, un compagnon de voyage que Ido a croisé en Géorgie 1 mois auparavant et qui se trouve par hasard dans la taverne du village ou nous allons souper, s’ajoutera à nous pour l’aventure du lendemain.
Jeudi 5 octobre:
La Lada bleue clinquante édition spéciale rideau de fer nous attend fièrement devant l’hostel. Notre chauffeur, dont le sourire est aussi brillant que les enjoliveurs chromés de son ancêtre, discute du prix et de l’itinéraire en russe avec Anna et la gérante de l’auberge. Finalement, on ne va pas se contenter de Tatev, on va pousser jusqu’à Sisian, pour aller voir Karahunj, le Stone Age local, mais aussi une cascade, le monastère de Vorotnavank et un vieux pont menant au lac de Shamb. J’avais initialement l’intention de prendre la marshrutka de 13 ou 15 heures jusqu’à Kapan puis Meghri pour passer la frontière iranienne le lendemain matin tôt.Mais l'itinéraire alléchant et la joie de partager cette aventure aux allures de road trip avec mes nouveaux amis me plait plus.
Je resterai donc une nuit de plus dans ce lit dont le confort relève plus du hamac, tant il est creusé. Mais ça n’a pas la moindre importance. Je suis assis à l’arrière, écrasé contre la fenêtre. A cinq dans cette voiture, en comparaison, voyager avec Ryanair relève du luxe ultime. Je rigole intérieurement du groupe éclectique que nous formons en route vers “on ne sait pas vraiment où”. Vingt quatre heures auparavant nous étions encore de parfaits inconnus, et maintenant nous voilà tel un groupe de pote qui se connaît depuis toujours. Il n’y a qu’en voyage que ce genre de dynamique de groupe se crée.
Compagnons de voyage et taxi Lada clinquantLe soleil brille de mille feux ce matin. Fini la grisaille et la pluie. En revanche il a neigé la nuit sur les hauteurs, et au premier col que la route franchi, il y a une petite accumulation de quelques centimètres. Le paysage blanchi est spectaculaire, et nous sommes tous ébahi devant tant de beauté. Pour les deux autres garçons, c’est presque une première de voir de la neige, ou, en tout cas, d’en voir de si près. Ils ont fait arrêter le taxi pour pouvoir toucher la neige et, tels des gamins, s’amusent à lancer des boules de neige. Ce qui fait bien poiler notre chauffeur, blasé des hivers glacials qui peuvent sévir dans la région (jusqu’à - 40 °c paraît-il). Peu après s’être remis en route, nous croisons des bergers en transhumance qui envahissent la route avec leurs vaches. Perchés sur leurs chevaux pour guider le troupeau, ils ont des airs de cow-boy du far-ouest. J’en profite pour les prendre en photo avec le paysage désolé en arrière plan.
TranshumanceNous poursuivons ensuite jusqu’à Karahunj. Il y a plus de monde par ici, mais pour que l’endroit ait vraiment de l'intérêt, il faudrait un guide, sinon ce n’est qu’un champ où se trouvent des pierres levées sans logique apparente. J’en profite pour prendre un café dans une roulotte et nous échangeons quelques mots avec un homme accoutré comme pour aller gravir l’Everest. Soudain, choc des civilisations: l’homme demande à Ido d’où il vient. L’Israélien répond à l’homme qui lui répond à son tour “alors c’est donc toi mon ennemi juré ? Je suis Iranien”, avec un air rieur traduisant qu’il n’en pense rien. S’en suivra ensuite dans la voiture une discussion sur les problèmes entre les deux pays.
D’ailleurs, sur ces routes du grand Sud arménien, l’Iran commence à se faire plus présente: nous croisons de nombreux camions immatriculés en Iran mais aussi des pancartes de restaurants ou de garages le long de la route où la traduction n’est plus en Russe mais en Persan. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous voilà au bord d’une belle cascade. Avec les pluies des jours précédents, il y a du débit, ce qui la rend imposante. Après les selfies de rigueur, nous nous réentassons dans la vieille Lada en route vers le monastère de Vorotnavank. Il est parfaitement bien préservé et vraiment imposant, le long d’une petite route dans une nature intacte. Avant de poursuivre vers Tatev, nous faisons un long détour par une vallée traversée par un vieux pont et menant à un joli lac entouré de hauts plateaux.
Sur la route
Monastère de Vorotnavank
Vieux pont menant au lac de Shamb, proche de SisianLe lieux de départ du téléphérique pour Tatev est en contraste total avec le reste du pays: moderne et blinquant. D’un coup, on se croirait téléporté en Suisse. Nous achetons nos tickets par carte de crédit pour un départ à 15h30, soit 45 minutes plus tard. En attendant, on en profite pour se restaurer un peu devant la vue sur la vallée en contrebas. On loupe notre départ et devons changer notre billet. Le monastère de Tatev est très beau, mais j’ai déjà vu tellement d’églises arméniennes et de monastères que je suis un peu blasé. Je m’éloigne un peu pour avoir une vue avec du recul avec le montagnes enneigées de l’Azerbaïdjan et du Haut-Karabagh au loin. Initialement, j’avais prévu de redescendre à pieds en passant par le pont suspendu et les sources chaudes, mais l’heure tardive et la météo des jours précédent contrediront mes projets. Nous rentrons doucement à Goris et allons souper ensemble des plats locaux à la taverne du village, à côté de l'hôtel Goris.
TatevVendredi 6 octobre:
La marshrutka vers le Sud ne passera pas avant 13h et, comme j’ai déjà un hôtel r��servé et payé à Jolfa, et que je veux passer la frontière iranienne le plus tôt possible dans la journée, je demande au taxi d’hier de me conduire jusqu’à Agarak, au poste frontière. Je n’ai jamais autant pris de taxi en voyage qu’en Arménie. Mais la rareté des transports publiques dans le Sud et l’isolement de certains endroits ne me laisse pas d'autre choix. Et puis, ça me donne l'occasion de m'arrêter quand je veux pour admirer les paysages ou de faire des détours par des petits villages en dehors de l’axe principal.
Je fais mes adieux à Anna et Ido. Anna remontera au Nord vers Areni, pour aller à la fête du vin, en stop avec des Argentins séjournant dans l’autre dortoir de l'auberge. Avant de se séparer elle m'apprendra quelques mots de base en russe pour communiquer avec le conducteur. Ido, quant à lui, passera quelques jours par Erevan avant d’aller prendre son vol retour à Tbilissi.
J’embarque donc dans la Lada d’hier, à l’avant cette fois ci, en route vers le Sud et l’Iran. Mon chauffeur a pris sa femme avec, j’ai cru comprendre qu’elle n'avait jamais été jusque là et qu’elle est curieuse de découvrir une autre part de son pays. Les paysages changent petit à petit, les panoramas steppiques font place à une forêt dense puis à des paysages plus alpins, avec le franchissement du col de Meghri à 2535 mètres. Au loin, on aperçoit déjà les premières montagnes d’Iran. A la descente, le décor change, tout devient plus aride et plus sec.
A l’arrière, la femme de mon chauffeur m’a gentiment préparé des sandwiches pour ne pas que je reste le ventre vide. Comme un dernier geste d’hospitalité à l’arménienne avant de rentrer dans un nouvel univers inconnu. Plus nous approchons de l’Iran et plus le thermomètre augmente drastiquement. Alors que le Meghri Pass était couvert de neige, nous croisons un panneau indiquant 25 degrés en traversant Meghri. Et soudain, nous débouchons dans une vallée. D’un seul coup, il n’y a plus d’herbe, plus d’arbre, plus de couleur. Les collines bien que plus basses se font abruptes, brisées, rocailleuses et d’une couleur aussi sombre que de la pierre de volcan. L’univers dans lequel nous entrons est radicalement différent de tout ce que j’ai vu jusqu’à maintenant: lunaire et inhospitalier. Sur la gauche de la route, l’accès est barré par des barbelés tout du long, et quelques miradors ponctuent le chemin. De l'autre côté des barbelés coule l’Araxe, et sur la rive d’en face s’étend la République Islamique l’Iran. Cette arrivée progressive sur l’Iran avec l’apparition soudaine de ces terres désertiques sonne comme une mise en garde. Je suis impressionné et ressens un mélange d’excitation, de me retrouver à ce point précis du globe, et d’anxiété quant à ce qui m’attend de l’autre côté.
En route vers l'Iran, arrivée sur KapanIls me regardent affectueusement m’éloigner du taxi et, après un dernier signe de la main à mon chauffeur et sa femme, je passe le portail d’accès aux douanes arméniennes. Quelques camions sont garés là, en attente de leur passage sur l’autre rive. Nous sommes vendredi, l’équivalent de notre dimanche en Iran, et tout est plutôt calme. Quelques chauffeurs de taxi attendent le client et des enfants revendent des cartes sim prépayées. D’autres boivent du thé dans le grand hall qui fait aussi office de bar. Je suis apparemment le seul à traverser la frontière car un fonctionnaire vient ouvrir exprès pour moi le guichet. Quelques questions d’usages et un coup de tampon plus tard, me voilà officiellement sorti d’Arménie.
A la sortie du bureau des douanes, une large route mène jusqu’à un pont au dessus de l’Araxe. Il y a la possibilité d’emprunter des voiturettes de golf pour franchir ce no man’s land de 500 mètres entre les deux pays, mais l’instant est solennel et je préfère en savourer pleinement chaque seconde. L’envie de faire perdurer un peu ce moment l’emporte sur mon empressement d’entrer en Iran. L’entrée Nord du pont, côté Arménien donc, est gardée par un soldat Russe qui contrôle une dernière fois mon passeport. Les rambardes du pont sont peintes de gris jusqu’à exactement la moitié, devenant blanches, rouges et vertes ensuite pour symboliser le changement de pays. En dessous, coule le torrent boueu. De l’autre côté, un jeune soldat tout mince m'accueille d’un “Salam”, mon premier Salam, et m’indique vers où me diriger. Au pied du poste frontière, dans lequel je m’engouffre, trône fièrement un immense drapeau iranien repérable des kilomètres à la ronde.
Mon visa en poche, le passage en douane est très rapide jusqu'à ce que, avant de récupérer mon sac sortant de la machine à rayon X, un homme, apparemment haut gradé, me demande de le suivre dans son bureau. Ce doit être le chef des douanes, car il est en chaussette dans le salon adjacent à son bureau, richement décoré de tapis persans. Il me pose toute une série de questions sur mes connaissances à propos de l’Iran et de la raison de mon voyage dans ces contrées reculées, loin des zones touristiques telles que Shiraz ou Ispahan. Apparemment convaincu par mes réponses, il me remet enfin mon passeport, à deux mains, en me souhaitant la bienvenue en Iran. Je ressors de là un peu déboussolé: était-ce de simples questions d’usages ou bien ma présence ici est-elle réellement source de suspicions ? Bien que je chasse rapidement ces pensées de ma tête, un léger malaise me poursuivra pour le reste de la journée.
Tout est extrêmement calme ici. Je change les Drams arménien qu’il me reste en Rials, ainsi qu’une centaine d’euros. Me voilà à présent multi millionnaire. Il n’y a que très peu de savari dans la vallée de l’Araxe, et, de surcroît nous sommes vendredi. Je n’ai à nouveau d’autre choix que de négocier un taxi. Avant d’aller à Jolfa, 70 km plus à l’Ouest, je souhaite faire le détour par le vieux petit village d’Ushtabin, 30 km à l’Est du poste frontière. Le changement d’ambiance est radical avec l’Arménie, essentiellement dans l’attitude des gens. Ils sont tout aussi gentils et chaleureux, mais nettement plus extraverti et moins repliés sur eux-mêmes. J’avais ressenti le même décalage, à une échelle beaucoup plus forte, en passant d’Israël en Palestine il y a quelques années. Mon chauffeur s'arrêtera vingt fois entre la frontière et Ushtabin pour prendre des gens au bord de la route, parler avec des connaissances, aller acheter des fruits ou encore embarquer ou livrer des colis. A plusieurs reprises nous amènerons de jeunes soldats d’un village à l’autre.
La route longe tout du long le cours de l’Araxe. La zone est stratégique d’un point de vue géopolitique et potentiellement explosive car juste en face se trouve, en alternance, l’enclave Azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, deux pays en guerre. J'aperçois de loin miradors, bases militaires et canons anti aérien. Mais aussi des villages animés, des voitures et même un train de passager. Il est étonnant de pouvoir entrevoir de si près ces mondes qui se haïssent mutuellement, et pourtant s'ils savaient comme, vu d’ici, à quel point ils se ressemblent. De mon côté de la frontière, bien que la route soit ponctuée de fortins poussiéreux et de soldats retranchés, mitraillette en bandoulière, derrière des sac de sable, l’ambiance semble plus détendue. L’Iran, pays ami des deux autres, n’a, a priori, rien à craindre.
Après un carrefour avec l’axe principal, la route se fait plus étroite et prend de la hauteur. Nous arrivons peu après au village. Il est construit sur les pentes d’une colline. Toutes les maisons aux toits plats sont construites en argile et serrées les unes contre les autres dans un labyrinthe de petites ruelles pavées. Quelques enfants jouent dans les rues et sont surpris par la présence d’un étranger. Mes quelques mots de Farsi les surprennent autant que ça les fait marrer. Plus tard, j’apprendrai que dans toute la province les habitants parlent l’Azéri et non le Farsi, parfois source de difficulté avec le gouvernement qui refuse de reconnaître la langue comme officielle.
Dans ce petit village le temps semble s’être arrêté: un homme transporte du fourrage sur son âne tandis que les femmes lavent le linge ensemble dans de grandes bassines. De retour au taxi, nous nous mettons en route à toute vitesse vers Jolfa. A 140km/h dans la vallée de l’Araxe j’ai à peine le temps d’admirer les paysages de dingues tout autour de moi. En chemin, nous nous arrêtons dans un bouiboui pour dévorer un délicieux kebab, avant de reprendre la route accompagnés de deux soldats et d’un étudiant à l’arrière.
Un homme transporte du fourrage sur son âneAprès m’être installé dans ma chambre à Jolfa pour deux nuit (Tourist Inn, 30€/nuit), je pars explorer les alentours. Jolfa est une zone franche économique, on y trouve une foule de boutiques. D’autant plus que le poste frontière Azéri se situe en plein centre ville, ce qui favorise les commerces en tous genres. D’ailleurs, beaucoup de magasins ont leurs enseignes écrites en Azéri, mais le plus surprenant est la présence d’un Domino’s Pizza, chaîne de fast-food américaine. J’avais repéré à l’entrée de la ville un pont ferroviaire situé à côté d’un mémorial ou des gens se prenaient en photo et je décide de poursuivre jusque là a pied.
C’était sans compter sur Payman, un automobiliste qui passe par là et qui tient absolument à me déposer là où je vais. Avec sa femme et son fils, il m’explique la signification du mémorial et prend des selfies de nous, sous le regard attentif des deux soldats qui gardent le pont depuis un mirador placé au dessus des rails. Ce pont, qui permet aux trains marchandises venant de Turquie d’amener leur cargaison en Iran via l’Azerbaïdjan est un lieu stratégique bien gardé. Payman insiste ensuite pour m'emmener faire du shopping, et ne me laisse pas l’occasion de refuser. Bien que j’aie appliqué la règle du Taroof, qui veut que l’on refuse plusieurs fois une offre avant de l’accepter, me voilà malgré moi dans sa voiture sur les grands axes de circulation à l’extérieur de Jolfa. Je suis surpris par la modernité: de nombreux centre commerciaux design et flambant neuf remplis grandes enseignes américaines et internationales. Apparemment, l’embargo américain ne s’est pas invité jusqu’à ce mini Dubaï Iranien. A l'extérieur les voies rapides sont bondées, entretenues et décorées pour le mois d’Achoura, rien avoir avec l’image glauque et poussiéreuse que l’on a de l’Iran en Occident. Même si, bien entendu, ce lieu n’est pas représentatif de l’Iran en général. Payman insiste pour me payer quelques chose, je refuse, il insiste, je refuse, il insiste… Je finis par prendre ce qu’il y a de moins cher dans le magasin: un tube de dentifrice. Payman est fier comme Artaban de présenter son nouveau pote européen à tout qui veut bien l’entendre aux caisses. Spontanément les “Welcome in Iran” fusent et je me vois invité à prendre leur numéro de portable “au cas où j’aurais besoin d’aide”. Finalement, Payman qui rentre ensuite sur Tabriz, me dépose à mon hôtel et je ressors immédiatement manger juste en face. De toute façon je ne comprends rien à la carte écrite uniquement de ces belles arabesques persanes et je choisis un kebab au hasard. Le ventre plein, fatigué, je rentre dormir. Ca aura été une longue et intense journée.
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Budget utopique pour 5 à 6 mois en sac à dos autour du monde? English translation pending
Bonjour, Bonsoir,
Je viens vers vous car je suis un peut perdu. Je prépare mon premier vrais voyage seul en sac à dos, comme beaucoup de monde j'ai pleins de questions auxquelles je n'ai pas de réponse, du moins un minimum "claire", peut être (surement) qu'il n'y en a pas.
J'ai donc pour projet de partir de 5 à 6 mois en sac à dos : 1 mois en France, 1 mois en Islande, 1 mois en Irlande, 1 mois en Pologne (ou Hongrie) et pour finir 1 mois en Thaïlande. Les durées ne sont pas fix, comme la date de départ d'ailleurs (Mai ou Juin 2019).
Pour tout ces pays j'ai prévu 7000-7500e de budget (billet d'avions compris), est-ce complètement utopique ? Je précise que pour toutes les destinations (sauf pour L'Islande ou j'aimerais louer une voiture 10 à 15 jours) mon mode de voyage (transport, hebergement) serait principalement le camping, stop, habitant, woofing, couchsurfing, auberge (hotel vraiment exceptionnellement!)
Quand pensez vous ?
Merci à ceux qui prendront la peine de me lire et de me répondre :) !
Je viens vers vous car je suis un peut perdu. Je prépare mon premier vrais voyage seul en sac à dos, comme beaucoup de monde j'ai pleins de questions auxquelles je n'ai pas de réponse, du moins un minimum "claire", peut être (surement) qu'il n'y en a pas.
J'ai donc pour projet de partir de 5 à 6 mois en sac à dos : 1 mois en France, 1 mois en Islande, 1 mois en Irlande, 1 mois en Pologne (ou Hongrie) et pour finir 1 mois en Thaïlande. Les durées ne sont pas fix, comme la date de départ d'ailleurs (Mai ou Juin 2019).
Pour tout ces pays j'ai prévu 7000-7500e de budget (billet d'avions compris), est-ce complètement utopique ? Je précise que pour toutes les destinations (sauf pour L'Islande ou j'aimerais louer une voiture 10 à 15 jours) mon mode de voyage (transport, hebergement) serait principalement le camping, stop, habitant, woofing, couchsurfing, auberge (hotel vraiment exceptionnellement!)
Quand pensez vous ?
Merci à ceux qui prendront la peine de me lire et de me répondre :) !
Itinéraire de 10 jours au Maroc English translation pending
Bonjour,
Ma soeur et moi partirons au Maroc du 29 mars au 8 avril prochain et nous aimerions avoir vos suggestions sur notre itinéraire. À noter que nous comptons nous déplacer en autobus ou en train. Nous aimerions dormir 2 nuits dans le désert d'Erg Chigaga.
J1 : Arrivée à Casablanca et visite de Casablanca. J2 : Départ tôt vers Marrakech. Visite de Marrakech. J3 : Marrakech J4 : Marrakech J5 : Départ vers Erg Chigaga (visite en route...) J6 : Erg Chigaga J7 : Erg Chigaga J8 : Départ vers Rabat (avion ou autre...?!) J9 : Visite Rabat J10 : Visite Casablanca et départ.
Est-ce que notre itinéraire est faisable dans le temps restreint que nous avons? Devrions-nous enlever Rabat? Ou le remplacer par autre chose (plus de jours à Marrakech par exemple...).
Merci ! Emilie
Ma soeur et moi partirons au Maroc du 29 mars au 8 avril prochain et nous aimerions avoir vos suggestions sur notre itinéraire. À noter que nous comptons nous déplacer en autobus ou en train. Nous aimerions dormir 2 nuits dans le désert d'Erg Chigaga.
J1 : Arrivée à Casablanca et visite de Casablanca. J2 : Départ tôt vers Marrakech. Visite de Marrakech. J3 : Marrakech J4 : Marrakech J5 : Départ vers Erg Chigaga (visite en route...) J6 : Erg Chigaga J7 : Erg Chigaga J8 : Départ vers Rabat (avion ou autre...?!) J9 : Visite Rabat J10 : Visite Casablanca et départ.
Est-ce que notre itinéraire est faisable dans le temps restreint que nous avons? Devrions-nous enlever Rabat? Ou le remplacer par autre chose (plus de jours à Marrakech par exemple...).
Merci ! Emilie
Une souris 3 semaines en Russie (Saint-Pétersbourg et Moscou) English translation pending
Me voilà rentrée de 3 semaines dans le plus grand pays du monde... dont je n'ai vu qu'une petite partie, puisque je me suis contentée de rester à Saint-Pétersbourg (11 jours pleins) et Moscou (6 jours pleins), avec deux journées de "transit" entre l'aller puis le retour de Moscou.
Cela peut paraître beaucoup mais nous aimons prendre le temps de flâner dans une ville, n'aimons pas vraiment les séjours "marathon" ni passer notre séjour à bouger dans trop de villes différentes.
Ceux qui me lisent depuis un certain temps savent que c'était un "rêve" que de découvrir la Russie, et après l'Ukraine l'an dernier c'était la suite logique. Je rêvais surtout de voir la belle Saint-Pétersbourg, mais comme ce n'est pas représentatif de la Russie, je voulais également voir autre chose, notamment des églises à bulbes, comme je les affectionne tant.
Pour ceux qui voudraient plus de photos (des milliers...), de détails pratiques et de balades illustrées, c'est sur mon blog !
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/saint-petersbourg/
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/moscou/
Moscou paraissait logique, à seulement 4h de train, capitale de la Russie, avec des lieux emblématiques qui me faisaient fantasmer (Place Rouge et Saint-Basile, le Kremlin, les églises et monastères...).
Vu le prix pour entrer dans le pays (pas de vols low-cost, et visa) nous avons choisi de lisser les frais sur 3 semaines pour bien en profiter !
Nous avons donc passé d'abord une semaine (enfin 6 jours pleins) à Saint-Pétersbourg, dans un studio Airbnb très bien mais un peu loin à pied des attractions touristiques. Nous avons ensuite pris le Sapsan pour Moscou, où nous avions trouvé un très authentique petit appartement resté dans son jus, à quelques stations de métro du centre, pour 6 jours plein également, avant de repartir 5 jours plein à Saint-Pétersbourg, plus près du centre cette fois.
Pourquoi avoir fractionné ainsi le séjour ? Et bien parce que repartir en avion de Moscou coutait bien plus cher... l'option la plus économique était donc un vol AR Paris-SP et le train AR entre les deux (environ 18€ par personne et par sens, pourquoi se priver ?)
Avant d'entrer dans les détails je livre d'abord quelques impressions !
SAINT-PÉTERSBOURG :
J'en rêvais, je ne fus pas déçue ! Aussi belle que je l'imaginais, un vrai décor destiné à en mettre plein la vue ! Moins dépaysante il est vrai... Ce n'est pas forcément les monuments qui m'ont le plus plu, mais l'architecture globale des rues, les bâtiments colorés, bien sûr les canaux, si romantiques, et plus tranquilles que les grandes artères... Pour moi la ville sans fausse note, où tout est beau, un régal pour mes yeux d'esthète. J'aime beaucoup les "villes sur l'eau" donc entre la Néva et les canaux ce fut un plaisir.
Mais Saint-Pétersbourg n'est pas qu'une ville-musée, c'est une ville vivante, qui "grouille" de monde, surtout dans les quartiers plus populaires que nous avons explorés. On y trouve tout de même "l'âme russe", j, ai aimé me mêler aux locaux dans leurs petites cantines, les cafés, voir les marchés, les regarder vivre, aller et venir, découvrir les transports en commun, sortir des quartiers très touristiques.
Car c'est aussi une ville touristique, oui... Pour cela que nous avons préféré y aller en septembre plutôt qu'en plein été ou pire pendant les nuits blanches. On rencontre surtout des troupeaux de Chinois... Je n'ai rien contre eux mais quand on les voit débarquer en masse, je ne vais pas mentir, ça soule...
Bien sûr les Russes visitent aussi leur ancienne capitale, mais ils se fondent plus dans la masse.
En 11 jours plein nous avons surtout marché, marché, et encore marché... la ville se découvre surtout ainsi, et si on ne se rend pas de suite compte, elle est GRANDE. Les distances le sont également, on se dit "on va voir ça puis on va là" et on marche des kms. Je crois que je n'ai autant marché dans ma vie en voyage, sauf peut-être à Rome (je ne fais pas de randonnées donc je compare avec mon rythme de petite souris 😛)
Nous avons donc surtout découvert les extérieurs, l'ambiance de la ville, ses différents quartiers, son architecture, ses canaux... et il y a à faire !
Petit tour en bateau finalement (avec des Russes, commentaires en russe, hum), certes c'est cliché mais j, aime bien le bateau...
Point noir de la ville pour moi : trop de voitures, pas assez de rues piétonnes. Ils roulent vite et l'essence utilisée pue, ce n'est pas agréable. Bien sûr il y a des coins plus tranquilles, notamment le long de certains canaux, mais ne pas s'attendre au petit centre historique mignon comme Prague par ex. C'est une grande métropole, avec des rues plutôt droites, et le paradis des voitures...
Bien sûr nous avons été voir l'intérieur de quelques églises, dont deux payantes : Saint-Sauveur-sur-le-sang-versé, la plus typique, et Saint-Isaac, la plus grande ! Nous sommes également grimpés au sommet de cette dernière, pour admirer la vue. La ville étant plate (pour le coup, tant mieux pour mes pattes) il n'est pas aisé de trouver des points de vue en hauteur.
Niveau musées et palais, j'ai beau être une amatrice du jour, quand je découvre une ville, je la découvre avant tout par les extérieurs, surtout quand il y a en beaucoup. Nous nous sommes donc contentés de 3h à l'Ermitage (en nocturne... on était les derniers à sortir, on était tranquilles dans les salles) et du musée Fabergé.
Petite excursion à Peterhof et ses fontaines, un super moment !
L'idée c'est de retourner là-bas en hiver, et de profiter des musées et palais. Oui, aller l'hiver en Russie, c'est mon côté maso...
Quelques photos, sans doute un peu clichés : (en attendant les autres...)









MOSCOU :
Bon, sans mentir, impression globale plus mitigée. Je me doutais que j'aimerais moins, pour ça qu'on y est resté moins également.
De belles choses, mais surtout, comme j'en rêvais, la place Rouge et Saint-Basile, les rues autour dans le quartier du Kitaï Gorod (donc pas mal de rues piétonnes, ce qui tranche avec le reste de la ville) et autour du Bolschoï, le Kremlin est à voir bien sûr ! J'ai aimé les églises, monastères... Beaucoup de choses en travaux en ville, notamment le monastère de Novodievitchi...
Le reste de la ville... bah, beaucoup d'artères à voiture, ça roule vite, on ne peut pas traverser, il faut trouver un passage souterrain (pas si fréquent) c'est moche et c'est mastoc.
Pas de charme particulier dès qu'on sort de l'hyper-centre. Et dans ce dernier, c'est mignon et tout propret, mais ça manque d'âme selon moi : que des boutiques de luxe avec des madames en talons maquillées comme des camions volés qui font leurs emplettes, que des chaînes pour s'arrêter boire un café ou manger un gâteau (je suis devenue allergique à la chocolaterie qu'on a vu tous les 500 m et même hors du centre... hum, je me demande à quel oligarque cela appartient), bref ça sent le fric et l'envie de faire "international".
Le paradoxe pour moi... Saint-Pétersbourg n'arbore pas une architecture russe mais semble plus authentique, au niveau de l'ambiance et des gens. Moscou c'est une "vraie" ville russe, avec plein de bulbes, mais elle a perdu de son âme je trouve.
Mon copain qui y avait été il y a 17 ans trouve que cela n'a pas changé en bien. Ils semblent avoir démoli des bâtiments anciens pour construire des merdes en béton.
Attention, cela ne veut pas dire que je n'ai pas aimé du tout. On y trouve des choses très intéressantes et de jolis endroits.
Pas le temps pour les musées (idem ce sera en hiver), nous avons néanmoins pu voir la maison de Gorki, de style Art nouveau (j'aime ce style) et celle de Tolstoï, en bois.
Et même si la voiture domine, on trouve encore des coins paisibles et sympathiques.
Je souhaite retourner pour approfondir, je pense que cette ville ne se dévoile pas si facilement.
Mais la place Rouge et le Kremlin étaient un rêve, très contente de l'avoir réalisé... Beaucoup beaucoup d'émotions en découvrant cette place mythique en fin de journée, de voir l'étonnante Saint-Basile illuminée. Un vrai décor de contes de fées, mais bien réel !
Coup de coeur pour le métro aussi, à ce qu'il parait, le plus beau du monde, et je veux bien le croire... et d'une propreté exemplaire (comme les rues en fait)











Niveau météo, ce fut très mitigé...
La première semaine à Saint-Pétersbourg nous avons eu un temps franchement pas terrible, grisaille, grisaille, pluie... L'idée était de visiter d'abord les extérieurs, sachant qu'il faisait nuit plus tard, et au retour, visiter plus de musées. Mais finalement c'est au retour, fin septembre, que nous avons eu du soleil ! Nous avons donc préféré continuer à nous balader, quitte à repasser dans des endroits déjà vus, refaire des photos au soleil, et simplement profiter de la ville... Tant pis, c'est ainsi, nous aurons au moins vu cette ville avec du soleil !
À Moscou ce fut plus mitigé : du soleil et de la pluie. Une journée entière sous la pluie fine (qui m'a valu une crève, mais passons), une autre au soleil (bien pour la visite du Kremlin), une autre mi-soleil mi-averse, et une journée froide et grise mais sans pluie.
Les premiers jours à Saint-Pétersbourg nous avons eu très froid (vive la doudoune !) puis cela s'est radoucit. Il faisait moins froid à Moscou sauf le dernier jour.
Et en revenant à Saint-Pétersbourg il faisait encore moins froid !
Bref, météo imprévisible, il faut bien prévoir un peu de tout dans sa valise ! Des manches courtes des manches longues des gilets... je suis même partie avec un manteau mi-saison et une doudoune !
En ce qui concerne les Russes, on lit souvent qu'ils sont froids et peu aimables. Certes ils ne sont pas d'une grande chaleur quand on ne les connait pas, mais ne sont pas antipathiques, et seront prêts à vous aider en cas de soucis.
Nous avons trouvé les villes très très propres (jamais vu autant d'endroits être nettoyés) et très sûres. La police est globalement assez présente, même en civil (j'aurai une anecdote à raconter plus tard)
Nous avons également plutôt bien mangé, alternant les "cantines" (stolovaya) à Saint-Pétersbourg, et les restaurants de cuisine du Caucase, pour des prix plus que corrects : entre 6 et 10€ À DEUX dans les cantines, 20-25€ à deux dans les restaurants. Bon nous ne sommes pas de gros mangeurs non plus.
Peu de cantines à Moscou, tout est plus cher, mais surtout les boissons... En moyenne 4€ un cappuccino et autant pour de la bière ! Deux fois plus cher qu'à Saint-Pétersbourg. Pour la nourriture la différence est moins flagrante.
Voilà, petit résumé et impressions, le reste viendra au fur et à me sure, j'ai 5000 photos à trier, des souvenirs plein la tête, je dois organiser tout ça !
En attendant n'hésitez pas si vous avez des questions !
Cela peut paraître beaucoup mais nous aimons prendre le temps de flâner dans une ville, n'aimons pas vraiment les séjours "marathon" ni passer notre séjour à bouger dans trop de villes différentes.
Ceux qui me lisent depuis un certain temps savent que c'était un "rêve" que de découvrir la Russie, et après l'Ukraine l'an dernier c'était la suite logique. Je rêvais surtout de voir la belle Saint-Pétersbourg, mais comme ce n'est pas représentatif de la Russie, je voulais également voir autre chose, notamment des églises à bulbes, comme je les affectionne tant.
Pour ceux qui voudraient plus de photos (des milliers...), de détails pratiques et de balades illustrées, c'est sur mon blog !
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/saint-petersbourg/
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/moscou/
Moscou paraissait logique, à seulement 4h de train, capitale de la Russie, avec des lieux emblématiques qui me faisaient fantasmer (Place Rouge et Saint-Basile, le Kremlin, les églises et monastères...).
Vu le prix pour entrer dans le pays (pas de vols low-cost, et visa) nous avons choisi de lisser les frais sur 3 semaines pour bien en profiter !
Nous avons donc passé d'abord une semaine (enfin 6 jours pleins) à Saint-Pétersbourg, dans un studio Airbnb très bien mais un peu loin à pied des attractions touristiques. Nous avons ensuite pris le Sapsan pour Moscou, où nous avions trouvé un très authentique petit appartement resté dans son jus, à quelques stations de métro du centre, pour 6 jours plein également, avant de repartir 5 jours plein à Saint-Pétersbourg, plus près du centre cette fois.
Pourquoi avoir fractionné ainsi le séjour ? Et bien parce que repartir en avion de Moscou coutait bien plus cher... l'option la plus économique était donc un vol AR Paris-SP et le train AR entre les deux (environ 18€ par personne et par sens, pourquoi se priver ?)
Avant d'entrer dans les détails je livre d'abord quelques impressions !
SAINT-PÉTERSBOURG :
J'en rêvais, je ne fus pas déçue ! Aussi belle que je l'imaginais, un vrai décor destiné à en mettre plein la vue ! Moins dépaysante il est vrai... Ce n'est pas forcément les monuments qui m'ont le plus plu, mais l'architecture globale des rues, les bâtiments colorés, bien sûr les canaux, si romantiques, et plus tranquilles que les grandes artères... Pour moi la ville sans fausse note, où tout est beau, un régal pour mes yeux d'esthète. J'aime beaucoup les "villes sur l'eau" donc entre la Néva et les canaux ce fut un plaisir.
Mais Saint-Pétersbourg n'est pas qu'une ville-musée, c'est une ville vivante, qui "grouille" de monde, surtout dans les quartiers plus populaires que nous avons explorés. On y trouve tout de même "l'âme russe", j, ai aimé me mêler aux locaux dans leurs petites cantines, les cafés, voir les marchés, les regarder vivre, aller et venir, découvrir les transports en commun, sortir des quartiers très touristiques.
Car c'est aussi une ville touristique, oui... Pour cela que nous avons préféré y aller en septembre plutôt qu'en plein été ou pire pendant les nuits blanches. On rencontre surtout des troupeaux de Chinois... Je n'ai rien contre eux mais quand on les voit débarquer en masse, je ne vais pas mentir, ça soule...
Bien sûr les Russes visitent aussi leur ancienne capitale, mais ils se fondent plus dans la masse.
En 11 jours plein nous avons surtout marché, marché, et encore marché... la ville se découvre surtout ainsi, et si on ne se rend pas de suite compte, elle est GRANDE. Les distances le sont également, on se dit "on va voir ça puis on va là" et on marche des kms. Je crois que je n'ai autant marché dans ma vie en voyage, sauf peut-être à Rome (je ne fais pas de randonnées donc je compare avec mon rythme de petite souris 😛)
Nous avons donc surtout découvert les extérieurs, l'ambiance de la ville, ses différents quartiers, son architecture, ses canaux... et il y a à faire !
Petit tour en bateau finalement (avec des Russes, commentaires en russe, hum), certes c'est cliché mais j, aime bien le bateau...
Point noir de la ville pour moi : trop de voitures, pas assez de rues piétonnes. Ils roulent vite et l'essence utilisée pue, ce n'est pas agréable. Bien sûr il y a des coins plus tranquilles, notamment le long de certains canaux, mais ne pas s'attendre au petit centre historique mignon comme Prague par ex. C'est une grande métropole, avec des rues plutôt droites, et le paradis des voitures...
Bien sûr nous avons été voir l'intérieur de quelques églises, dont deux payantes : Saint-Sauveur-sur-le-sang-versé, la plus typique, et Saint-Isaac, la plus grande ! Nous sommes également grimpés au sommet de cette dernière, pour admirer la vue. La ville étant plate (pour le coup, tant mieux pour mes pattes) il n'est pas aisé de trouver des points de vue en hauteur.
Niveau musées et palais, j'ai beau être une amatrice du jour, quand je découvre une ville, je la découvre avant tout par les extérieurs, surtout quand il y a en beaucoup. Nous nous sommes donc contentés de 3h à l'Ermitage (en nocturne... on était les derniers à sortir, on était tranquilles dans les salles) et du musée Fabergé.
Petite excursion à Peterhof et ses fontaines, un super moment !
L'idée c'est de retourner là-bas en hiver, et de profiter des musées et palais. Oui, aller l'hiver en Russie, c'est mon côté maso...
Quelques photos, sans doute un peu clichés : (en attendant les autres...)









MOSCOU :
Bon, sans mentir, impression globale plus mitigée. Je me doutais que j'aimerais moins, pour ça qu'on y est resté moins également.
De belles choses, mais surtout, comme j'en rêvais, la place Rouge et Saint-Basile, les rues autour dans le quartier du Kitaï Gorod (donc pas mal de rues piétonnes, ce qui tranche avec le reste de la ville) et autour du Bolschoï, le Kremlin est à voir bien sûr ! J'ai aimé les églises, monastères... Beaucoup de choses en travaux en ville, notamment le monastère de Novodievitchi...
Le reste de la ville... bah, beaucoup d'artères à voiture, ça roule vite, on ne peut pas traverser, il faut trouver un passage souterrain (pas si fréquent) c'est moche et c'est mastoc.
Pas de charme particulier dès qu'on sort de l'hyper-centre. Et dans ce dernier, c'est mignon et tout propret, mais ça manque d'âme selon moi : que des boutiques de luxe avec des madames en talons maquillées comme des camions volés qui font leurs emplettes, que des chaînes pour s'arrêter boire un café ou manger un gâteau (je suis devenue allergique à la chocolaterie qu'on a vu tous les 500 m et même hors du centre... hum, je me demande à quel oligarque cela appartient), bref ça sent le fric et l'envie de faire "international".
Le paradoxe pour moi... Saint-Pétersbourg n'arbore pas une architecture russe mais semble plus authentique, au niveau de l'ambiance et des gens. Moscou c'est une "vraie" ville russe, avec plein de bulbes, mais elle a perdu de son âme je trouve.
Mon copain qui y avait été il y a 17 ans trouve que cela n'a pas changé en bien. Ils semblent avoir démoli des bâtiments anciens pour construire des merdes en béton.
Attention, cela ne veut pas dire que je n'ai pas aimé du tout. On y trouve des choses très intéressantes et de jolis endroits.
Pas le temps pour les musées (idem ce sera en hiver), nous avons néanmoins pu voir la maison de Gorki, de style Art nouveau (j'aime ce style) et celle de Tolstoï, en bois.
Et même si la voiture domine, on trouve encore des coins paisibles et sympathiques.
Je souhaite retourner pour approfondir, je pense que cette ville ne se dévoile pas si facilement.
Mais la place Rouge et le Kremlin étaient un rêve, très contente de l'avoir réalisé... Beaucoup beaucoup d'émotions en découvrant cette place mythique en fin de journée, de voir l'étonnante Saint-Basile illuminée. Un vrai décor de contes de fées, mais bien réel !
Coup de coeur pour le métro aussi, à ce qu'il parait, le plus beau du monde, et je veux bien le croire... et d'une propreté exemplaire (comme les rues en fait)











Niveau météo, ce fut très mitigé...
La première semaine à Saint-Pétersbourg nous avons eu un temps franchement pas terrible, grisaille, grisaille, pluie... L'idée était de visiter d'abord les extérieurs, sachant qu'il faisait nuit plus tard, et au retour, visiter plus de musées. Mais finalement c'est au retour, fin septembre, que nous avons eu du soleil ! Nous avons donc préféré continuer à nous balader, quitte à repasser dans des endroits déjà vus, refaire des photos au soleil, et simplement profiter de la ville... Tant pis, c'est ainsi, nous aurons au moins vu cette ville avec du soleil !
À Moscou ce fut plus mitigé : du soleil et de la pluie. Une journée entière sous la pluie fine (qui m'a valu une crève, mais passons), une autre au soleil (bien pour la visite du Kremlin), une autre mi-soleil mi-averse, et une journée froide et grise mais sans pluie.
Les premiers jours à Saint-Pétersbourg nous avons eu très froid (vive la doudoune !) puis cela s'est radoucit. Il faisait moins froid à Moscou sauf le dernier jour.
Et en revenant à Saint-Pétersbourg il faisait encore moins froid !
Bref, météo imprévisible, il faut bien prévoir un peu de tout dans sa valise ! Des manches courtes des manches longues des gilets... je suis même partie avec un manteau mi-saison et une doudoune !
En ce qui concerne les Russes, on lit souvent qu'ils sont froids et peu aimables. Certes ils ne sont pas d'une grande chaleur quand on ne les connait pas, mais ne sont pas antipathiques, et seront prêts à vous aider en cas de soucis.
Nous avons trouvé les villes très très propres (jamais vu autant d'endroits être nettoyés) et très sûres. La police est globalement assez présente, même en civil (j'aurai une anecdote à raconter plus tard)
Nous avons également plutôt bien mangé, alternant les "cantines" (stolovaya) à Saint-Pétersbourg, et les restaurants de cuisine du Caucase, pour des prix plus que corrects : entre 6 et 10€ À DEUX dans les cantines, 20-25€ à deux dans les restaurants. Bon nous ne sommes pas de gros mangeurs non plus.
Peu de cantines à Moscou, tout est plus cher, mais surtout les boissons... En moyenne 4€ un cappuccino et autant pour de la bière ! Deux fois plus cher qu'à Saint-Pétersbourg. Pour la nourriture la différence est moins flagrante.
Voilà, petit résumé et impressions, le reste viendra au fur et à me sure, j'ai 5000 photos à trier, des souvenirs plein la tête, je dois organiser tout ça !
En attendant n'hésitez pas si vous avez des questions !
Itinéraire de 15 jours en Transylvanie + Maramures English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons 15 jours pleins en Roumanie avec mon amie et nous aimerions visiter les plus beaux paysages de Roumanie avec également le coté rural. J'ai donc préparé un itinéraire de 15j. Pouvez vous me dire ce que vous en pensez? Est ce que l'on devrait zapper quelques étapes ou bien regrouper quelques étapes en 1 seul jour? Ou bien aussi rester plus de jours dans certains endroits? Voici l'itinéraire :
Jour J : Arrivée tardive à Cluj Jour 1 : Cluj Napoca Jour 2 : Cluj Napoca Jour 3 : Botiza Jour 4: Leud Jour 5 : Bogdan Voda Jour 6 : Sighisoara Jour 7 : Viscri Jour 8 : Brasov Jour 9 : Brasov Jour 10 : Chateau de Bran Jour 11 : Mont Fagaras Jour 12 : Mont Fagaras Jour 13 : Sibiu Jour 14 : Sibiel Jour 15 : Biertan et retour à Cluj Jour 16 : Vol retour
Merci d'avance de vos retours...
Nous partons 15 jours pleins en Roumanie avec mon amie et nous aimerions visiter les plus beaux paysages de Roumanie avec également le coté rural. J'ai donc préparé un itinéraire de 15j. Pouvez vous me dire ce que vous en pensez? Est ce que l'on devrait zapper quelques étapes ou bien regrouper quelques étapes en 1 seul jour? Ou bien aussi rester plus de jours dans certains endroits? Voici l'itinéraire :
Jour J : Arrivée tardive à Cluj Jour 1 : Cluj Napoca Jour 2 : Cluj Napoca Jour 3 : Botiza Jour 4: Leud Jour 5 : Bogdan Voda Jour 6 : Sighisoara Jour 7 : Viscri Jour 8 : Brasov Jour 9 : Brasov Jour 10 : Chateau de Bran Jour 11 : Mont Fagaras Jour 12 : Mont Fagaras Jour 13 : Sibiu Jour 14 : Sibiel Jour 15 : Biertan et retour à Cluj Jour 16 : Vol retour
Merci d'avance de vos retours...
Une souris à Vienne pour une semaine (balades, musées, gâteaux) English translation pending
Après avoir visité Prague et d'autres villes tchèques, Budapest, Cracovie et d'autres villes polonaise, puis Lviv, il était temps de découvrir enfin Vienne, capitale de l'empire austro-hongrois et ville majeure en Europe !
Vous pouvez désormais lire mes articles sur Vienne, avec plein de photos, sur mon blog :
http://www.lasourisglobe-trotteuse.fr/vienne/
C'est donc une nouvelle fois avec Ryanair que nous nous envolons pour la ville de Sissi… ou plutôt son aéroport low-cost. à Bratislava ! Arrivée tardive à 22h, Flixbus réservé à 22h45, le temps de casser la croute dans l'aéroport en attendant, et grand moment de solitude en commandant une Radler (bière légère au citron), le vendeur ne comprenant pas et me tendant plutôt du coca, ou du Red Bull… Pas compliqué pourtant ?? Même problème deux ans auparavant lorsqu'à la gare de Bratislava nous avons voulu acheter un billet pour Brno, on nous en a vendu un pour Vienne !! Brno, Wien… même si mon slovaque n'est pas parfait, ce n'est quand même pas la même chose ! Bon d'accord, quelle idée aussi d'aller à Brno et pas à Vienne quand on est touriste…
1h30 de bus environ, moments de frayeur car le conducteur baillait aux corneilles et semblait s'endormir au volant, mais nous arrivons à bon port à plus de 00h15 un peu "au milieu de nulle part". Ok j'exagère, juste à la gare routière Flixbus à Erdberg, mais au pied du métro. C'est deux lignes que nous devrons emprunter pour rejoindre notre appartement déniché comme souvent sur Airbnb. Nous logeons une station après Schönbrunn, à environ 15 mn en métro du centre (et 30 mn d'Erdberg, donc), sur la ligne U4.
C'est fatigués que nous arrivons un peu avant 01h, l'appartement est juste à 5 mn du métro. Pour le prix (30€/nuit), on ne savait pas trop à quoi s'attendre, et c'est donc avec bonheur que nous découvrons un assez grand F2 très propre, lumineux (un peu trop, même) au calme, bien meublé… bref, une bonne affaire !!
Et oui, un peu trop lumineux car comme nous avons pu en faire les frais à plusieurs reprises, la moitié de l'Europe, de l'Allemagne à la Russie, ainsi que dans les pays nordiques… (ok ça fait plus de la moitié en fait) vit et dort au rythme de la lumière du jour, ignorant les lois scientifiques qui veulent qu'un être humain normalement constitué ait besoin de noir complet pour dormir paisiblement ! Ici, pas de volets donc, à peine des rideaux… nous avons de la chance, on a au moins des stores, bien peu suffisants pour empêcher la lumière matinale de titiller nos paupières et nous tirer des bras de Morphée.
À 5h, ça pique un peu les yeux… on a besoin de repos, ce n'est pas à une heure pareille qu'on sautera du lit
….............................................................................................................................................................
Jour 1
Première journée viennoise en ce 1er dimanche du mois où les musées de la ville sont gratuits pour tous. Coïncidence, mais heureuse ! Cela tombe bien en plus, il fait moche, autant visiter des intérieurs...
Après une collation au McDo (pas grand-chose d'ouvert dans le quartier le dimanche) nous allons admirer la pavillon de métro dessiné par Otto Wagner, le maître de la Sécession Viennoise dont je me fais un plaisir d'aller découvrir les oeuvres, en tant que fan d'Art nouveau/Sécession qui se respecte ! Il s'agissait du pavillon impérial avec une rotonde centrale très joliment décorée. L'entrée est normalement de 5€, un peu cher quand même, on en a fait vite le tour (enfin nous on aime prendre notre temps, et des photos…)



Nous prenons ensuite le métro en direction du centre. Visite de l'ancien pavillon de métro de la Karlsplatz qui comporte un petit musée sur Wagner (l'architecte donc, pas le musicien !) et le métro. Le pavillon d'en face est devenu un café (pas donné et déco bof, on est allé voir)

On admire un peu la place, mais pas longtemps, le temps se faisant de plus en plus menaçant (et oui, je suis Miss Poisse Météo en voyage). Nous nous rendons au Wien Museum, le musée de la ville de Vienne, situé également sur la place et retraçant l'histoire de la cité à travers des oeuvres d'art diverses et variées (sculptures et objets médiévaux, tableaux, objets décoratifs…) Nous y passerons finalement 2h30 ! Il faut dire que dehors l'orage s'est abattu sur la ville et que la motivation à sortir faiblit… tant pis pour le musée des horloges qui m'intéressait bien (gratuit également ce jour).

Au Wien muséum on notera surtout les œuvres de Klimt et Schiele, deux maîtres incontestables de la peinture viennoise. N'ayant pas l'occasion d'admirer leurs tableaux à Paris, c'est aussi pour cela que nous avons choisi ce musée, même si globalement tout y est intéressant. Le prix d'entrée est normalement de 10€, là encore un peu cher, mais finalement comme la plupart des musées et monuments à Vienne…




Nous sommes malheureusement poussés à la sortie, la pluie n'a pas cessé, c'est donc muni de notre parapluie et bravant les rafales de vent froid que nous partons en quête d'un fameux café viennois (Kaffehaus) pour nous réchauffer les puces ! Après un peu de marche nous trouvons refuge chez Aïda, en face de l'opéra, rien de plus logique ! (le décor blanc et rose étaient assorti à ma robe du jour, chouette !). Miam le gâteau chocolat-cerise ! Un seul pour deux suffira, je tiens à garder la ligne cette fois ! Si le prix des gâteaux (entre 3,5 et 4.5€) est raisonnable, celui des cafés grimpe vite… En effet, on est plus proche des prix parisiens que ceux d'autres villes d'Europe centrale…

Après une longue pause le temps que la pluie cesse, nous partons à la découverte de la vieille ville. Bon, il fait toujours moche, et le ciel commence à s'assombrir, il s'agit donc juste de nous mettre dans le bain (façon de parler, il ne pleut plus !) et d'effectuer quelques repérages, peu de photos, nous reviendrons…
Alors je dois dire qu'après avoir visité tant de ville de l'ancien empire austro-hongrois, je ne suis aucunement dépaysée, et pas vraiment transcendée non plus… C'est pas mal, mais j'ai préféré Prague ou même Cracovie finalement. Vers la cathédrale, trop de reconstructions modernes qui gâche l'harmonie de l'ensemble selon moi. Derrière c'est plus joli… Cela m'a surtout rappelé Brno, plus que Prague, avec son centre moins homogène que celui de Prague…
EDIT: je me rends compte que ce jour là j'ai commencé par la rue la moins belle du centre (celle qui relie l'opéra à la cathédrale), avec le plus d'immeubles modernes pas top... au cours du séjour j'ai pu apprécié la vieille ville de Vienne et la trouver vraiment belle !




On regarde un peu les cartes des restos, du cher et du moins cher… on fait quelques repérages et on fini au Zum Bettelstudent petite taverne bien fréquentée aux prix assez sympas pour voyageurs à petit budget. Bon à savoir, en Autriche on trouve encore des restaurants avec zone fumeur… dans notre cas, nous fumes relégués dans la petite zone non-fumeur, tout au fond, un peu oubliés…
Nous partageons un Schnitzel de porc et un cordon bleu, avec une grande bière chacun. 30€ en tout, c'est raisonnable, surtout vu les énormes portions ! Dur de finir, pour une fois, pas dessert !

Nous achevons la journée avec une promenade de nuit sur une partie du Ring, pour voir notamment la belle Karlskirche illuminée, ainsi que le pavillon de la Sécession un peu plus loin (bien éclairé aussi !) avant de poursuivre sur le Naschmarkt, mort à cette-heure-ci… Cela permet au moins de repérer un peu !
Nous reprenons le métro, malheureusement en fraudant, car impossible d'acheter nos pass à la semaine (valables du lundi au lundi, nous arrivant le samedi soir il nous fallu attendre lundi minuit pour en acheter), ni les billets ni la CB ne passent ! Aie ! Finalement à la station d'arrivée, nous arrivons à acheter UN pass avec un billet de 20€, c'est visiblement ceux de 50 qui posaient problème (mais pourquoi la CB aussi, mystère…)



Vous pouvez désormais lire mes articles sur Vienne, avec plein de photos, sur mon blog :
http://www.lasourisglobe-trotteuse.fr/vienne/
C'est donc une nouvelle fois avec Ryanair que nous nous envolons pour la ville de Sissi… ou plutôt son aéroport low-cost. à Bratislava ! Arrivée tardive à 22h, Flixbus réservé à 22h45, le temps de casser la croute dans l'aéroport en attendant, et grand moment de solitude en commandant une Radler (bière légère au citron), le vendeur ne comprenant pas et me tendant plutôt du coca, ou du Red Bull… Pas compliqué pourtant ?? Même problème deux ans auparavant lorsqu'à la gare de Bratislava nous avons voulu acheter un billet pour Brno, on nous en a vendu un pour Vienne !! Brno, Wien… même si mon slovaque n'est pas parfait, ce n'est quand même pas la même chose ! Bon d'accord, quelle idée aussi d'aller à Brno et pas à Vienne quand on est touriste…
1h30 de bus environ, moments de frayeur car le conducteur baillait aux corneilles et semblait s'endormir au volant, mais nous arrivons à bon port à plus de 00h15 un peu "au milieu de nulle part". Ok j'exagère, juste à la gare routière Flixbus à Erdberg, mais au pied du métro. C'est deux lignes que nous devrons emprunter pour rejoindre notre appartement déniché comme souvent sur Airbnb. Nous logeons une station après Schönbrunn, à environ 15 mn en métro du centre (et 30 mn d'Erdberg, donc), sur la ligne U4.
C'est fatigués que nous arrivons un peu avant 01h, l'appartement est juste à 5 mn du métro. Pour le prix (30€/nuit), on ne savait pas trop à quoi s'attendre, et c'est donc avec bonheur que nous découvrons un assez grand F2 très propre, lumineux (un peu trop, même) au calme, bien meublé… bref, une bonne affaire !!
Et oui, un peu trop lumineux car comme nous avons pu en faire les frais à plusieurs reprises, la moitié de l'Europe, de l'Allemagne à la Russie, ainsi que dans les pays nordiques… (ok ça fait plus de la moitié en fait) vit et dort au rythme de la lumière du jour, ignorant les lois scientifiques qui veulent qu'un être humain normalement constitué ait besoin de noir complet pour dormir paisiblement ! Ici, pas de volets donc, à peine des rideaux… nous avons de la chance, on a au moins des stores, bien peu suffisants pour empêcher la lumière matinale de titiller nos paupières et nous tirer des bras de Morphée.
À 5h, ça pique un peu les yeux… on a besoin de repos, ce n'est pas à une heure pareille qu'on sautera du lit
….............................................................................................................................................................
Jour 1
Première journée viennoise en ce 1er dimanche du mois où les musées de la ville sont gratuits pour tous. Coïncidence, mais heureuse ! Cela tombe bien en plus, il fait moche, autant visiter des intérieurs...
Après une collation au McDo (pas grand-chose d'ouvert dans le quartier le dimanche) nous allons admirer la pavillon de métro dessiné par Otto Wagner, le maître de la Sécession Viennoise dont je me fais un plaisir d'aller découvrir les oeuvres, en tant que fan d'Art nouveau/Sécession qui se respecte ! Il s'agissait du pavillon impérial avec une rotonde centrale très joliment décorée. L'entrée est normalement de 5€, un peu cher quand même, on en a fait vite le tour (enfin nous on aime prendre notre temps, et des photos…)



Nous prenons ensuite le métro en direction du centre. Visite de l'ancien pavillon de métro de la Karlsplatz qui comporte un petit musée sur Wagner (l'architecte donc, pas le musicien !) et le métro. Le pavillon d'en face est devenu un café (pas donné et déco bof, on est allé voir)

On admire un peu la place, mais pas longtemps, le temps se faisant de plus en plus menaçant (et oui, je suis Miss Poisse Météo en voyage). Nous nous rendons au Wien Museum, le musée de la ville de Vienne, situé également sur la place et retraçant l'histoire de la cité à travers des oeuvres d'art diverses et variées (sculptures et objets médiévaux, tableaux, objets décoratifs…) Nous y passerons finalement 2h30 ! Il faut dire que dehors l'orage s'est abattu sur la ville et que la motivation à sortir faiblit… tant pis pour le musée des horloges qui m'intéressait bien (gratuit également ce jour).

Au Wien muséum on notera surtout les œuvres de Klimt et Schiele, deux maîtres incontestables de la peinture viennoise. N'ayant pas l'occasion d'admirer leurs tableaux à Paris, c'est aussi pour cela que nous avons choisi ce musée, même si globalement tout y est intéressant. Le prix d'entrée est normalement de 10€, là encore un peu cher, mais finalement comme la plupart des musées et monuments à Vienne…




Nous sommes malheureusement poussés à la sortie, la pluie n'a pas cessé, c'est donc muni de notre parapluie et bravant les rafales de vent froid que nous partons en quête d'un fameux café viennois (Kaffehaus) pour nous réchauffer les puces ! Après un peu de marche nous trouvons refuge chez Aïda, en face de l'opéra, rien de plus logique ! (le décor blanc et rose étaient assorti à ma robe du jour, chouette !). Miam le gâteau chocolat-cerise ! Un seul pour deux suffira, je tiens à garder la ligne cette fois ! Si le prix des gâteaux (entre 3,5 et 4.5€) est raisonnable, celui des cafés grimpe vite… En effet, on est plus proche des prix parisiens que ceux d'autres villes d'Europe centrale…

Après une longue pause le temps que la pluie cesse, nous partons à la découverte de la vieille ville. Bon, il fait toujours moche, et le ciel commence à s'assombrir, il s'agit donc juste de nous mettre dans le bain (façon de parler, il ne pleut plus !) et d'effectuer quelques repérages, peu de photos, nous reviendrons…
Alors je dois dire qu'après avoir visité tant de ville de l'ancien empire austro-hongrois, je ne suis aucunement dépaysée, et pas vraiment transcendée non plus… C'est pas mal, mais j'ai préféré Prague ou même Cracovie finalement. Vers la cathédrale, trop de reconstructions modernes qui gâche l'harmonie de l'ensemble selon moi. Derrière c'est plus joli… Cela m'a surtout rappelé Brno, plus que Prague, avec son centre moins homogène que celui de Prague…
EDIT: je me rends compte que ce jour là j'ai commencé par la rue la moins belle du centre (celle qui relie l'opéra à la cathédrale), avec le plus d'immeubles modernes pas top... au cours du séjour j'ai pu apprécié la vieille ville de Vienne et la trouver vraiment belle !




On regarde un peu les cartes des restos, du cher et du moins cher… on fait quelques repérages et on fini au Zum Bettelstudent petite taverne bien fréquentée aux prix assez sympas pour voyageurs à petit budget. Bon à savoir, en Autriche on trouve encore des restaurants avec zone fumeur… dans notre cas, nous fumes relégués dans la petite zone non-fumeur, tout au fond, un peu oubliés…
Nous partageons un Schnitzel de porc et un cordon bleu, avec une grande bière chacun. 30€ en tout, c'est raisonnable, surtout vu les énormes portions ! Dur de finir, pour une fois, pas dessert !

Nous achevons la journée avec une promenade de nuit sur une partie du Ring, pour voir notamment la belle Karlskirche illuminée, ainsi que le pavillon de la Sécession un peu plus loin (bien éclairé aussi !) avant de poursuivre sur le Naschmarkt, mort à cette-heure-ci… Cela permet au moins de repérer un peu !
Nous reprenons le métro, malheureusement en fraudant, car impossible d'acheter nos pass à la semaine (valables du lundi au lundi, nous arrivant le samedi soir il nous fallu attendre lundi minuit pour en acheter), ni les billets ni la CB ne passent ! Aie ! Finalement à la station d'arrivée, nous arrivons à acheter UN pass avec un billet de 20€, c'est visiblement ceux de 50 qui posaient problème (mais pourquoi la CB aussi, mystère…)



Avis récent sur Nok Air English translation pending
Bonjour,
Pour vous situer notre voyage en Thailande :
Nous sommes un couple de 41 et 45 ans, venant en Thailande pour la première fois à l'occasion de nos 20 ans de mariage.
Nous atterrissons le soir du 2 aout a Bangkok et on rejoindra Koh samui le 7 pour repartir a Chiang Mai le 10 (au 14) .On repartira de Bangkok le 15 .
J'ai déjà reserver chiang mai / bankok avec la Thai pour 1265 baths par personne. Il me reste a trouver un vol bangkok/ koh samui et koh samui/chiang mai.
Nok air n'est pas cher mais comment sont les vols ? Retard, bagages ? Nous ne restons que 3 jours a Samui, donc des vols directs serait sans doute mieux.
Merci de votre aide.
Nous atterrissons le soir du 2 aout a Bangkok et on rejoindra Koh samui le 7 pour repartir a Chiang Mai le 10 (au 14) .On repartira de Bangkok le 15 .
J'ai déjà reserver chiang mai / bankok avec la Thai pour 1265 baths par personne. Il me reste a trouver un vol bangkok/ koh samui et koh samui/chiang mai.
Nok air n'est pas cher mais comment sont les vols ? Retard, bagages ? Nous ne restons que 3 jours a Samui, donc des vols directs serait sans doute mieux.
Merci de votre aide.
Une semaine printanière en Andalousie: Cadix, Séville, Pueblos Blancos, les plages... English translation pending
Bonjour à tous,
le printemps est là (enfin pas tous les jours !), les vacances scolaires arrivent, une opportunité de logement à moindre coût, il n'en fallait pas plus pour se décider à aller passer une semaine en Andalousie. Nous sommes donc partis en famille (nous 2 et notre petite de bientôt 5 ans) en direction du sud de l'Espagne, et plus particulièrement El Puerto de Santa Maria à côté de Cadiz, tout en bas, du 15 au 24 avril.
Les vols étant horriblement chers, nous choisissons donc la voiture, pas moins de 12h de route pour aller jusque là bas, ça n'était pas un cadeau pour notre fille mais elle a finalement bien supporté le voyage et bravo pour sa patience !!
Nous sommes donc parti le vendredi, et après quelques avaries mécaniques (ou plutôt pneumatiques...), nous arrivons à Salamanque, lieu de notre étape du jour. Pas de chance avec la météo, le temps est très couvert, limite pluvieux. Nous allons quand même nous dégourdir les jambes dans la ville, toujours agréable à visiter.

Le lendemain nous poursuivons notre descente. Et plus nous avançons, plus le temps est médiocre, à tel point que nous finissons par ne plus rien voir malgré la vitesse maximale des essuis glaces !

Nous finissons par arriver, le temps est très couvert, on est bien loin du climat andalous pour cette première journée ! Heureusement, même s'il a parfois fallu jouer à cache cache avec le soleil, on s'en est plutôt bien sorti...
A noter également que nous étions là bas en saison creuse, voire désertique ! Nous avons été agréablement surpris par le peu de monde. Pourtant le climat est idéal pour visiter sans crever de chaud. Les plages étaient désertiques, les villages aussi, beaucoup de bar tapas, restos, glaciers, etc... étaient fermés... Nous qui étions là pour du repos et du calme, nous étions servis !
El Puerto de Santa Maria
Nous logeons donc à El Puerto de Santa Maria, citée balnéaire à l'espagnole, des tonnes d'immeubles, de maisons collées, front de mer assez bétonnée, bref pas le plus bel endroit à notre avis. La côte est largement plus belle entre Cadiz et Gibraltar.
Nous logieons à proximité immédiate de la base navale de Rota, avec vu sur le port des bateaux de guerre, assez spécial comme ambiance.

Les plages alentours étaient agréable mais pas très sauvage, on s'en contentera et on sera satisfait de la proximité.


Vers le centre de la ville, le front de mer est très large avec quelques "oasis" sur la plage.

A l'arrière, une pinède et une promenade sur le front de mer


Cadiz
Nous ne pouvions pas ne pas aller voir cette ville, que nous connaissions surtout pour la chanson de Luiz Mariano.

Ce fut fort agréable, nous avons visité la cathédrale, d'où nous avons une magnifique vue depuis le sommet. Attention, les cloches sonnent toutes les 15 minutes, et ça fait bizarre quand on est là haut !!!




Nous poursuivons la visite en nous "perdant" au gré des rues, à voir de jolis patios...

. à humer les orangers

Et c'est ainsi que nous arrivons dans un parc tout au sud de la ville, magnifique jardin aménagé, en bord de mer.


Et le top, des bancs et une aire de jeu ! Parfait pour prendre le gouter et se relaxer !
Nous terminons la visite de Cadiz par une petite visite de la plage

On a bien mérité de se tremper les pieds après avoir bien marché !

le printemps est là (enfin pas tous les jours !), les vacances scolaires arrivent, une opportunité de logement à moindre coût, il n'en fallait pas plus pour se décider à aller passer une semaine en Andalousie. Nous sommes donc partis en famille (nous 2 et notre petite de bientôt 5 ans) en direction du sud de l'Espagne, et plus particulièrement El Puerto de Santa Maria à côté de Cadiz, tout en bas, du 15 au 24 avril.
Les vols étant horriblement chers, nous choisissons donc la voiture, pas moins de 12h de route pour aller jusque là bas, ça n'était pas un cadeau pour notre fille mais elle a finalement bien supporté le voyage et bravo pour sa patience !!
Nous sommes donc parti le vendredi, et après quelques avaries mécaniques (ou plutôt pneumatiques...), nous arrivons à Salamanque, lieu de notre étape du jour. Pas de chance avec la météo, le temps est très couvert, limite pluvieux. Nous allons quand même nous dégourdir les jambes dans la ville, toujours agréable à visiter.

Le lendemain nous poursuivons notre descente. Et plus nous avançons, plus le temps est médiocre, à tel point que nous finissons par ne plus rien voir malgré la vitesse maximale des essuis glaces !

Nous finissons par arriver, le temps est très couvert, on est bien loin du climat andalous pour cette première journée ! Heureusement, même s'il a parfois fallu jouer à cache cache avec le soleil, on s'en est plutôt bien sorti...
A noter également que nous étions là bas en saison creuse, voire désertique ! Nous avons été agréablement surpris par le peu de monde. Pourtant le climat est idéal pour visiter sans crever de chaud. Les plages étaient désertiques, les villages aussi, beaucoup de bar tapas, restos, glaciers, etc... étaient fermés... Nous qui étions là pour du repos et du calme, nous étions servis !
El Puerto de Santa Maria
Nous logeons donc à El Puerto de Santa Maria, citée balnéaire à l'espagnole, des tonnes d'immeubles, de maisons collées, front de mer assez bétonnée, bref pas le plus bel endroit à notre avis. La côte est largement plus belle entre Cadiz et Gibraltar.
Nous logieons à proximité immédiate de la base navale de Rota, avec vu sur le port des bateaux de guerre, assez spécial comme ambiance.

Les plages alentours étaient agréable mais pas très sauvage, on s'en contentera et on sera satisfait de la proximité.


Vers le centre de la ville, le front de mer est très large avec quelques "oasis" sur la plage.

A l'arrière, une pinède et une promenade sur le front de mer


Cadiz
Nous ne pouvions pas ne pas aller voir cette ville, que nous connaissions surtout pour la chanson de Luiz Mariano.

Ce fut fort agréable, nous avons visité la cathédrale, d'où nous avons une magnifique vue depuis le sommet. Attention, les cloches sonnent toutes les 15 minutes, et ça fait bizarre quand on est là haut !!!




Nous poursuivons la visite en nous "perdant" au gré des rues, à voir de jolis patios...

. à humer les orangers
Et c'est ainsi que nous arrivons dans un parc tout au sud de la ville, magnifique jardin aménagé, en bord de mer.


Et le top, des bancs et une aire de jeu ! Parfait pour prendre le gouter et se relaxer !
Nous terminons la visite de Cadiz par une petite visite de la plage

On a bien mérité de se tremper les pieds après avoir bien marché !

Retour d'un road trip de 60 jours en Nouvelle-Zélande: budget détaillé English translation pending
Bonjour à tous,
Nous venons de terminer un road trip de deux mois en Nouvelle-Zélande, dans le cadre d’un tour du monde. On est arrivé là un peu par hasard, après une chouette rencontre au Laos, mais du coup, on n’avait pas fort réfléchi à tous les coûts et on a parfois été un peu surpris :) Ce compte rendu « budget » permettra peut-être à d’autres d’évaluer au mieux les dépenses liées à un tel voyage. Si vous n’aimez pas les chiffres, fuyez :) Pour un avis subjectif, des photos, des ressentis, on vous invite sur notre blog : http://2gnomesenbalade.wordpress.com
Location de van : 3986$ tout compris 2566$ pour 60 jours de location pure et dure, entre le 19 février et le 18 avril 2016 1250$ pour l’assurance C (assuré sur gravel road et tout et tout) 170$ pour la location du matos (gaz cooker, 2 chaises, une table, le pack « bedroom », le pack « kitchen »)
On voulait un modèle van, et non pas une voiture type « Toyota Estima », pour pouvoir facilement se mettre à l’abris en cas de pluie … et aussi car c’est un peu comme ça qu’on l’avait rêvé, ce voyage ! Après avoir fait un comparatif détaillé, on a choisi la compagnie Hugo, le low cost d’Escape. Notre van avait 478 000km au compteur à la prise en main, de quoi faire un peu peur. Mais finalement, à quelques exceptions près (une batterie changée et une visite rapide chez un garagiste pour un bruit bizarre), tout s’est très bien passé :) L’avantage de cette agence, c’est qu’on ne paie qu’on ce dont on a réellement besoin : pas d’équipement superflu. L’agencement est basique (identique aux van non self contained d’Escape), mais suffisant (du moins pour nos besoins).
Essence : 1520$ On a effectué 8517 km, avec 854,83 litres d’essence. Ce qui nous fait une conso à 10,04L/100km et une moyenne de 142km/jour. L’essence est plus chère dans le sud (moyenne à 1,806$/L) que dans le nord (1,745$/L). Pour baisser (légèrement) la note, deux « astuces » : * faire le plein après avoir fait ses courses chez Newworld/Countdown, car on reçoit en général un coupon pouvant nous faire gagner 4cent/L. * prendre la carte AA (gratuite !) pour gagner 6cent/L (si on dépense plus de 40$) dans les pompes Caltex et BP. Ce ne sont pas des gains énormes, mais c’est toujours ça :)
Nuit camping : 673$ Pour 59 nuits, soit 11,4$/nuit pour deux personnes. Selon l’application campermate (qu’on conseille à tous !), il y a plusieurs types de camping : * les « verts » : gratuits, avec uniquement des toilettes à dispositions (parfois un point d’eau) * les « bleus » : low cost (0 à 15$/pers/nuit), avec en général un point d’eau, des douches (froides si c’est un camping du DOC à 6$/pers/nuit) et de l’eau * les « mauves » : luxe, avec douche chaude, cuisine, toilettes, station de vidange par moment etc On a opté pour un mélange des deux premières catégories.


Nourriture : 1101$ Pour 60 jours, soit 18,35$/jour pour deux personnes. On a principalement fait nos courses dans les New World/Countdown, sans forcément choisir les produits premiers prix (mais on n’est pas de gros mangeurs de viande). Dans l’île du sud, vous pouvez avoir une carte « membre » chez New World qui vous fera bénéficier des « club deal », assez intéressants par moments. Notez que ces magasins (toujours dans l’île du sud) ont le wifi gratuit, ce qui est sympa pour checker ses mails rapidemment :) Pour les fruits/légumes, l’idéal (et le moins cher) c’est d’aller directement chez les producteurs. Vous verrez des panneaux le long des routes. Il y en a cependant plus dans le nord que dans le sud.
Autres dépenses : 1763$ Comprenant par exemple (tous les prix sont pour 2 personnes) : 510$ de ferry (303 à l’aller et 207 au retour) inter-îles 50$ pour 3 giga de data et 2h de communication téléphonique chez Spark 78$ de bateau-taxi dans le parc Abel Tasman 98$ pour une balade en bateau de 2h sur le milford sound 278$ pour 40 minutes de vol en avion au-dessus des baleines à Kaikoura 60$ pour la navette du tongariro alpine crossing 59$ pour l’entrée à wai-o-tapu 57$ pour 4 bières belges (après pratiquement 9 mois de voyage, on a craqué !) 86$ pour shuttle aller-retour auckland-aéroport … et le reste pour quelques lessives/fish&chips/macdonalds pour du wifi gratuit/gaz pour cuisiner/douches…
GRAND TOTAL : 9043$ Pour 60 jours de road-trip au pays des gnomes, des hobbits et des kiwis. Soit 150,72$/jour/2 personnes… environ 92euros/jour/2 personnes (au taux de 1€=1,64$NZ).
Astuces : * pour les douches chaudes, si vous enchainez trop de campings gratuits, n’hésitez pas à vous rendre dans les douches publiques/piscines communales. On peut en général avoir une bonne douche chaude pour 2 à 4$. Ca fait du bien :) * pour le wifi, les bibliothèques ont généralement une connexion internet gratuite qu’on peut capter jusqu’au parking. Si vous êtes client chez Spark, il y a des bornes dans toutes les villes, vous permettant d’avoir du wifi (1Gb/jour !, idéal pour les skypes). Il y a toujours les MacDonald/BurgerKing en cas de pluie : électricité + wifi. * pour les bonbonnes de gaz (les classiques petites), achetez les dans les magasins « Bunnings » : 6$/4 bouteilles. Ailleurs, on tourne à environs 4$/bouteille ! * pour l’eau potable, vous en trouverez en général dans les stations de vidange des camping-cars autonomes * le site internet bookme.co.nz est un bon moyen de réserver des activités à moindre coût * pour l’essence, comme mentionné plus haut, prenez la carte gratuite AA qui vous donne des réductions dans les Caltex et BP, ou utilisez les coupons de réduction qu’on vous donne dans les supermarchés quand vous faites vos courses * les magazines AA Traveler ont généralement quelques coupons de réduction également (utile pour le ferry par exemple, on a aussi eu 10% à Wai-O-Tapu)
J’espère que ce résumé chiffré vous aidera dans votre préparation de voyage. La nouvelle-zélande est un pays merveilleux. Entre les splendides volcans, les rivières turquoises, les côtes sauvages, les pingouins/dauphins/baleines/otaries, les kauris millénaires, les pounamous, les sources d’eau chaude, … il y a de quoi en prendre plein les pupilles :)
Au plaisir de vous lire/répondre, Eva
Nous venons de terminer un road trip de deux mois en Nouvelle-Zélande, dans le cadre d’un tour du monde. On est arrivé là un peu par hasard, après une chouette rencontre au Laos, mais du coup, on n’avait pas fort réfléchi à tous les coûts et on a parfois été un peu surpris :) Ce compte rendu « budget » permettra peut-être à d’autres d’évaluer au mieux les dépenses liées à un tel voyage. Si vous n’aimez pas les chiffres, fuyez :) Pour un avis subjectif, des photos, des ressentis, on vous invite sur notre blog : http://2gnomesenbalade.wordpress.com
Location de van : 3986$ tout compris 2566$ pour 60 jours de location pure et dure, entre le 19 février et le 18 avril 2016 1250$ pour l’assurance C (assuré sur gravel road et tout et tout) 170$ pour la location du matos (gaz cooker, 2 chaises, une table, le pack « bedroom », le pack « kitchen »)
On voulait un modèle van, et non pas une voiture type « Toyota Estima », pour pouvoir facilement se mettre à l’abris en cas de pluie … et aussi car c’est un peu comme ça qu’on l’avait rêvé, ce voyage ! Après avoir fait un comparatif détaillé, on a choisi la compagnie Hugo, le low cost d’Escape. Notre van avait 478 000km au compteur à la prise en main, de quoi faire un peu peur. Mais finalement, à quelques exceptions près (une batterie changée et une visite rapide chez un garagiste pour un bruit bizarre), tout s’est très bien passé :) L’avantage de cette agence, c’est qu’on ne paie qu’on ce dont on a réellement besoin : pas d’équipement superflu. L’agencement est basique (identique aux van non self contained d’Escape), mais suffisant (du moins pour nos besoins).
Essence : 1520$ On a effectué 8517 km, avec 854,83 litres d’essence. Ce qui nous fait une conso à 10,04L/100km et une moyenne de 142km/jour. L’essence est plus chère dans le sud (moyenne à 1,806$/L) que dans le nord (1,745$/L). Pour baisser (légèrement) la note, deux « astuces » : * faire le plein après avoir fait ses courses chez Newworld/Countdown, car on reçoit en général un coupon pouvant nous faire gagner 4cent/L. * prendre la carte AA (gratuite !) pour gagner 6cent/L (si on dépense plus de 40$) dans les pompes Caltex et BP. Ce ne sont pas des gains énormes, mais c’est toujours ça :)
Nuit camping : 673$ Pour 59 nuits, soit 11,4$/nuit pour deux personnes. Selon l’application campermate (qu’on conseille à tous !), il y a plusieurs types de camping : * les « verts » : gratuits, avec uniquement des toilettes à dispositions (parfois un point d’eau) * les « bleus » : low cost (0 à 15$/pers/nuit), avec en général un point d’eau, des douches (froides si c’est un camping du DOC à 6$/pers/nuit) et de l’eau * les « mauves » : luxe, avec douche chaude, cuisine, toilettes, station de vidange par moment etc On a opté pour un mélange des deux premières catégories.


Nourriture : 1101$ Pour 60 jours, soit 18,35$/jour pour deux personnes. On a principalement fait nos courses dans les New World/Countdown, sans forcément choisir les produits premiers prix (mais on n’est pas de gros mangeurs de viande). Dans l’île du sud, vous pouvez avoir une carte « membre » chez New World qui vous fera bénéficier des « club deal », assez intéressants par moments. Notez que ces magasins (toujours dans l’île du sud) ont le wifi gratuit, ce qui est sympa pour checker ses mails rapidemment :) Pour les fruits/légumes, l’idéal (et le moins cher) c’est d’aller directement chez les producteurs. Vous verrez des panneaux le long des routes. Il y en a cependant plus dans le nord que dans le sud.
Autres dépenses : 1763$ Comprenant par exemple (tous les prix sont pour 2 personnes) : 510$ de ferry (303 à l’aller et 207 au retour) inter-îles 50$ pour 3 giga de data et 2h de communication téléphonique chez Spark 78$ de bateau-taxi dans le parc Abel Tasman 98$ pour une balade en bateau de 2h sur le milford sound 278$ pour 40 minutes de vol en avion au-dessus des baleines à Kaikoura 60$ pour la navette du tongariro alpine crossing 59$ pour l’entrée à wai-o-tapu 57$ pour 4 bières belges (après pratiquement 9 mois de voyage, on a craqué !) 86$ pour shuttle aller-retour auckland-aéroport … et le reste pour quelques lessives/fish&chips/macdonalds pour du wifi gratuit/gaz pour cuisiner/douches…
GRAND TOTAL : 9043$ Pour 60 jours de road-trip au pays des gnomes, des hobbits et des kiwis. Soit 150,72$/jour/2 personnes… environ 92euros/jour/2 personnes (au taux de 1€=1,64$NZ).
Astuces : * pour les douches chaudes, si vous enchainez trop de campings gratuits, n’hésitez pas à vous rendre dans les douches publiques/piscines communales. On peut en général avoir une bonne douche chaude pour 2 à 4$. Ca fait du bien :) * pour le wifi, les bibliothèques ont généralement une connexion internet gratuite qu’on peut capter jusqu’au parking. Si vous êtes client chez Spark, il y a des bornes dans toutes les villes, vous permettant d’avoir du wifi (1Gb/jour !, idéal pour les skypes). Il y a toujours les MacDonald/BurgerKing en cas de pluie : électricité + wifi. * pour les bonbonnes de gaz (les classiques petites), achetez les dans les magasins « Bunnings » : 6$/4 bouteilles. Ailleurs, on tourne à environs 4$/bouteille ! * pour l’eau potable, vous en trouverez en général dans les stations de vidange des camping-cars autonomes * le site internet bookme.co.nz est un bon moyen de réserver des activités à moindre coût * pour l’essence, comme mentionné plus haut, prenez la carte gratuite AA qui vous donne des réductions dans les Caltex et BP, ou utilisez les coupons de réduction qu’on vous donne dans les supermarchés quand vous faites vos courses * les magazines AA Traveler ont généralement quelques coupons de réduction également (utile pour le ferry par exemple, on a aussi eu 10% à Wai-O-Tapu)
J’espère que ce résumé chiffré vous aidera dans votre préparation de voyage. La nouvelle-zélande est un pays merveilleux. Entre les splendides volcans, les rivières turquoises, les côtes sauvages, les pingouins/dauphins/baleines/otaries, les kauris millénaires, les pounamous, les sources d’eau chaude, … il y a de quoi en prendre plein les pupilles :)
Au plaisir de vous lire/répondre, Eva