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Retour d'un voyage cauchemar à Madagascar English translation pending
JE RENTRE D'UN VOYAGE CAUCHEMAR A MADAGASCAR;
Tout d'abourd, sachez que je voyage depuis 14 ans en mode routard, une quarantaine de voyages et toujours sans souci reel, uniquement quelques petites péripéties. Je me suis toujours régalé. Mais là j'ai fait un pays d'une dangerosité que je soupconnait même pas. Avant de partir j'avais pu lire le commentaire dur mais réaliste d'un membre des dicusions de ce forum. il disait en parlant d'une personne qui posait des questions sur les sites a visiter, "ils veulent voir le meilleur, ils vont découvrir le pire". Ils se tromper pas.
Tout d'abord j'ai fais la pirogue sur la riviere et les tsingys. avec une soit disante agence de voyage, dont le responsable s'appelle
"Rakotonomena Justin junior "
Il faut savoir que cette personne n'a pas d'adresse sur place, je l'ain contacté par l'intermédiaire de 2 français qui m'en avait dit du bien. Je les soupsonne d'être amis avec Jusitin Rakotonomena et non précedent client. Il faut savoir que nous étions 8 personnes dans le groupe au départ Antsirabé et il y a eu 8 prix différants pour ce trip de 7 jours. Personne a payer le même tarif. Afin de maximiser leur profit, ils nous ont proposé une qualité de service et des prestations minables. on devait passer 6 nuits en hotel et 2 jours de camping, en fait c'est le contraire qui c'est passé. sur la rivière, il y avait 4 pirogues. une a coulé dés le prmier jour. Les portables, Appareils photos, tablettes des touristes qui avaient leur affaires personnelles sur cette pirogue ont tout perdu, et les sacs a dos ont pris l'eau, et donc les effets personnels. il faut savoir que les attaques des bandits sont fréquentes sur la rivieres. des pirogues, et bateaux a moteurs ont été attaqués, et les bandits ont tout pris (objets de valeurs aux touristes présent). Justin, nous avez mis en relation pour ce tour (Pirogues et Tsingys) avec louvain, notre guide, qui nous a avoué qu'Il payait les bandits pour qu'ils n'attaquent pas son groupe. La veille des tsingys ont a dormi dans un Hotel minable "Maman'..... je me rappelle pas la suite" Cet hotel minable de bekopaka n'a aucune sécurité. et le soir aprés le repas, je me sentais pas trés bien et je suis allé me coucher. Dans le courant de la nuit, des gars (le guide louvain pense que c'est les membres du personnel de l'hotel) sont rentrés dans mon bungalow ont tout fouillés et m'ont dérobé tout mon budget de vacances. Je me suis rendu compte de rien, car j'étais trés probablement drogué. Ils ont visités également des tentes présentent sur le site de l'hotel Maman..... et ont pillés une tente. La Gendarmerie c'est rendu sur les lieux, mais ça sert strictement a rien, car ils en ont rien a foutre. Un peu plus tard ont est allé porter plainte au commissariat du village, mais le Commandant de police de ce village était tellement bourré, qu'il a pas pu nous recevoir. Ce n'est que le lendemain, que son adjoint nous a reçu et a pris nos dépositions. Il devait nous les transmettrent par mail, on a toujours rien reçu a ce jour. et a mon avis on recevra rien. la police dans ce pays en a rien a foutre des wazas (les touristes) en lors de problèmes, elle n'intervient jamais. Mad est une destination trés dangereuse actuellement. Sur la dizaine de touristes, que j'ai pu rencontrer sur place 90% ont été volés ou ont été victimes d'abus de confiance.j'ai pu interrogés des policiers sur ce qu'il c'est passé, et ils m'ont répondu que si j'avais réagi a l'agression, ils m'auraient certainement bléssé ou tué. Le voyage était terminé dans ma tête, mais j'ai pu continuer un petit peu et visiter sur Antsirabé avec un résident qui fait du social, Les quariers pauvres. là, les gens sont gentils et content de nous voir, pourtant, ils vievent dans des conditions inimaginables. Ils forcent le respect. Ils ne voient jamais un centime de l'argent que nous dépensons dans le pays. Seul ce qui sont soit disant dans le tourisme profitent de nous. La corruption est trés grande.Un seul conseil, ne prenez pas le risque de vous rendre dans ce pays, qui a de cependant de jolis paysages. mais des jolis paysages, il y en aussi dans la majorité des autres pays plus sécurent. Le dernier jour a Tana, un picpoket a ouvert mon sac (que j'avais pourtant devant) et a essayé de me voler ma pochette contenant mon passeport et ma carte de crédit. J'ai pu m'en rendre compte et intervenir. Il a jeter ma pochette au sol. je l'ai insulté et poursuivi, mais là encore on m'avait prévenu de ne pas m'en prendre physiquement a bandit malgache, car ils sont soit armé, soit la polution prend leur défense et peut vous lyncher ou vous jeter de l'essence dessus et vous transforme en torche vivante. C'est un pays au bord de l'asphyxie, il n'y a plus d'ordre sur place, ce qui explique le danger réel que nous courrons.
J'espère que cette note pourra sensibiliser le plus grand nombre. Je me tiens a votre disposition pour toutes infos supplémentaires,
Chris.
"Rakotonomena Justin junior "
Il faut savoir que cette personne n'a pas d'adresse sur place, je l'ain contacté par l'intermédiaire de 2 français qui m'en avait dit du bien. Je les soupsonne d'être amis avec Jusitin Rakotonomena et non précedent client. Il faut savoir que nous étions 8 personnes dans le groupe au départ Antsirabé et il y a eu 8 prix différants pour ce trip de 7 jours. Personne a payer le même tarif. Afin de maximiser leur profit, ils nous ont proposé une qualité de service et des prestations minables. on devait passer 6 nuits en hotel et 2 jours de camping, en fait c'est le contraire qui c'est passé. sur la rivière, il y avait 4 pirogues. une a coulé dés le prmier jour. Les portables, Appareils photos, tablettes des touristes qui avaient leur affaires personnelles sur cette pirogue ont tout perdu, et les sacs a dos ont pris l'eau, et donc les effets personnels. il faut savoir que les attaques des bandits sont fréquentes sur la rivieres. des pirogues, et bateaux a moteurs ont été attaqués, et les bandits ont tout pris (objets de valeurs aux touristes présent). Justin, nous avez mis en relation pour ce tour (Pirogues et Tsingys) avec louvain, notre guide, qui nous a avoué qu'Il payait les bandits pour qu'ils n'attaquent pas son groupe. La veille des tsingys ont a dormi dans un Hotel minable "Maman'..... je me rappelle pas la suite" Cet hotel minable de bekopaka n'a aucune sécurité. et le soir aprés le repas, je me sentais pas trés bien et je suis allé me coucher. Dans le courant de la nuit, des gars (le guide louvain pense que c'est les membres du personnel de l'hotel) sont rentrés dans mon bungalow ont tout fouillés et m'ont dérobé tout mon budget de vacances. Je me suis rendu compte de rien, car j'étais trés probablement drogué. Ils ont visités également des tentes présentent sur le site de l'hotel Maman..... et ont pillés une tente. La Gendarmerie c'est rendu sur les lieux, mais ça sert strictement a rien, car ils en ont rien a foutre. Un peu plus tard ont est allé porter plainte au commissariat du village, mais le Commandant de police de ce village était tellement bourré, qu'il a pas pu nous recevoir. Ce n'est que le lendemain, que son adjoint nous a reçu et a pris nos dépositions. Il devait nous les transmettrent par mail, on a toujours rien reçu a ce jour. et a mon avis on recevra rien. la police dans ce pays en a rien a foutre des wazas (les touristes) en lors de problèmes, elle n'intervient jamais. Mad est une destination trés dangereuse actuellement. Sur la dizaine de touristes, que j'ai pu rencontrer sur place 90% ont été volés ou ont été victimes d'abus de confiance.j'ai pu interrogés des policiers sur ce qu'il c'est passé, et ils m'ont répondu que si j'avais réagi a l'agression, ils m'auraient certainement bléssé ou tué. Le voyage était terminé dans ma tête, mais j'ai pu continuer un petit peu et visiter sur Antsirabé avec un résident qui fait du social, Les quariers pauvres. là, les gens sont gentils et content de nous voir, pourtant, ils vievent dans des conditions inimaginables. Ils forcent le respect. Ils ne voient jamais un centime de l'argent que nous dépensons dans le pays. Seul ce qui sont soit disant dans le tourisme profitent de nous. La corruption est trés grande.Un seul conseil, ne prenez pas le risque de vous rendre dans ce pays, qui a de cependant de jolis paysages. mais des jolis paysages, il y en aussi dans la majorité des autres pays plus sécurent. Le dernier jour a Tana, un picpoket a ouvert mon sac (que j'avais pourtant devant) et a essayé de me voler ma pochette contenant mon passeport et ma carte de crédit. J'ai pu m'en rendre compte et intervenir. Il a jeter ma pochette au sol. je l'ai insulté et poursuivi, mais là encore on m'avait prévenu de ne pas m'en prendre physiquement a bandit malgache, car ils sont soit armé, soit la polution prend leur défense et peut vous lyncher ou vous jeter de l'essence dessus et vous transforme en torche vivante. C'est un pays au bord de l'asphyxie, il n'y a plus d'ordre sur place, ce qui explique le danger réel que nous courrons.
J'espère que cette note pourra sensibiliser le plus grand nombre. Je me tiens a votre disposition pour toutes infos supplémentaires,
Chris.
Voyage à Madagascar seule English translation pending
Bonjour à tous,
je serais à Madagascar du 10 au 20 juillet 18. Que pouvez-me conseillez en sachant que je suis seule ? je suis sportive et j'aime marcher. merci pour vos réponses.
je serais à Madagascar du 10 au 20 juillet 18. Que pouvez-me conseillez en sachant que je suis seule ? je suis sportive et j'aime marcher. merci pour vos réponses.
Quoi visiter en 9 jours à Cuba? English translation pending
Bonjour ,
Ca y est, j'ai jeté mon dévolu sur Cuba. Le billet d'avion déjà acheté il ne me reste plus que 1000€ pour voyager à travers le pays.
Mais avec seulement 9 jours (en mars), je ne vais pas pouvoir visiter grand chose.
Mes désirs ? Visiter Trinidad , Cienfuegos, La Havane (peut être?) , la vallée de Vinales . Matanzas vaut elle le détour vu que j'aimerais faire le trajet en "Hershey Train" ?
Y a t-il du temps pour faire autre chose ? Je suppose que je ne peux pas trop descendre dans le sud, vu le peu de temps que j'ai.
J'imagine que je ne peux faire guère , en plus, Caya Coco et Varadero si cela en vaut la peine.......
Je compte dormir et manger dans des casa particulares, histoire de rencontrer et découvrir la vie des cubains et c'est tellement plus convivial.
Si vous avez des idées de circuit , c'est avec plaisir que j'en prendrais bien compte.
Merci pour vos suggestions.
Ca y est, j'ai jeté mon dévolu sur Cuba. Le billet d'avion déjà acheté il ne me reste plus que 1000€ pour voyager à travers le pays.
Mais avec seulement 9 jours (en mars), je ne vais pas pouvoir visiter grand chose.
Mes désirs ? Visiter Trinidad , Cienfuegos, La Havane (peut être?) , la vallée de Vinales . Matanzas vaut elle le détour vu que j'aimerais faire le trajet en "Hershey Train" ?
Y a t-il du temps pour faire autre chose ? Je suppose que je ne peux pas trop descendre dans le sud, vu le peu de temps que j'ai.
J'imagine que je ne peux faire guère , en plus, Caya Coco et Varadero si cela en vaut la peine.......
Je compte dormir et manger dans des casa particulares, histoire de rencontrer et découvrir la vie des cubains et c'est tellement plus convivial.
Si vous avez des idées de circuit , c'est avec plaisir que j'en prendrais bien compte.
Merci pour vos suggestions.
Road trip dans le Sud-Ouest américain English translation pending
Bonsoir à tous,
Je viens partager avec vous mon dernier voyage. Ce voyage est spécial pour moi parce que c’est quelque chose que je voulais faire depuis plus de 10 ans.
Avant de commencer, je voudrais situer un peu les choses. Je suis français et vis en Angleterre depuis bientôt 6 ans. J’ai toujours été fasciné par les paysages des grands-espaces du sud-ouest américain et depuis plus de 10 ans je voulais aller faire un road-trip dans ce coin de la planète. Alors quand l’occasion s’est présentée cette année, j’ai sauté sur l’occasion et c’est ce voyage de deux semaines et demie que j’aimerais partager avec vous ici.
Je vais essayer de le décrire le plus fidèlement possible pour vous donner une idée de ce que nous avons eu la chance de faire et de voir mais n’hésitez pas à poser des questions s’il y a des détails que vous aimeriez savoir.
Et dernier point, j’écris sur un clavier anglais donc sans accent. Je vais essayer de tous les corriger manuellement mais ne m’en veuillez pas si j’en manque un ou deux.
Prêts au départ? C’est parti.
Oh un petit détail que j’ai oublié de mentionner, mon frère vit en Arizona depuis quelques mois ce qui va faciliter les choses un peu pour nous puisqu’il viendra avec nous et qu’il a une voiture. Je vais aussi essayer de vous donner une idée de combien coute un voyage comme celui-là mais pour vous donner un ordre de grandeur dès le départ, nous avons fait un trajet d’environ 6000 km en passant par 4 états et le tout nous a couté (vols inclus) entre 1800 et 2000 dollars par personne.
Donc, le plan est d’arriver à Tucson Arizona puisque mon frère vit à une heure de voiture de la et ça sera le départ de notre voyage. Et nous repartirons de Los Angeles.
Nous avons eu la chance de trouver des vols relativement bon marche depuis l’Angleterre. Grâce aux nouvelles compagnies aériennes qui proposent du low-cost sur les vols transatlantiques, nous avons trouvé un aller-retour Londres-Los Angeles pour environ 500 livres sterling. A ça, il nous a fallu ajouter un trajet en bus jusqu’à Londres pour une vingtaine de livres de plus par personne et un vol Los Angeles-Tucson (aller simple) pour une soixantaine de livres par personne.
Voilà les bases posées alors nous sommes partis J
Il est 15 heures en ce mercredi du début du mois d’octobre et je pars du bureau. Je suis arrivé tous les jours depuis lundi à 6 heures du matin pour être sûr de pouvoir partir tôt aujourd’hui. Je pédale aussi vite que je peux les 5 km qui me séparent de chez moi. Je connais le plan par cœur, ça fait plus de trois mois que j’attends ce moment. Les valises sont prêtes ainsi que ma femme. Je pose mon vélo au garage, on ferme la maison et direction l’arrêt de bus le plus proche.
Apres quelques minutes d’attente, le bus arrive et nous embarquons pour trois heures en direction de Londres. Une cousine à moi habite là-bas et vient avec nous aux US donc on va passer la nuit chez elle pour être plus proche de l’aéroport demain matin.
Le trajet se passe sans encombre et sans embouteillage (exceptionnel en Angleterre) et à 22 heures on sonne à sa porte. Elle est aussi enthousiaste que nous et nous passons le reste de la soirée à discuter du voyage qui nous attend en partageant une boite de sushis.
Il n’y a pas d’urgence pour aller au lit de toute façon puisque demain nous attendent 12 heures d’avion. En plus, si on se couche tard ce soir, ça nous fera toujours ça de moins à nous habituer demain pour le décalage horaire.
Le lendemain, il pleut. Rien de bien exceptionnel pour l’Angleterre me direz-vous mais j’espérais avec un ciel sans nuage pour pouvoir profiter du paysage. J’avoue que c’était un gros pari mais sachant que notre vol doit passer au-dessus de l’Ecosse, l’Islande, le Groenland, une bonne partie du Canada et tout l’ouest américain, j’espérais avoir la chance d’en profiter un peu… Ça sera pour une prochaine fois.
Donc après un rapide petit déjeuner, nous voilà tous les trois partis pour l’aéroport de Gatwick. Nous avons plus de 5 heures avant le décollage donc nous allons tranquille prendre le tube et le train qui nous amène directement dans le terminal.
En arrivant, nous enregistrons nos bagages et passons la sécurité. La partie la plus difficile du voyage commence maintenant: avez-vous déjà essayé de pousser deux filles à travers un duty-free dans un aéroport? C’est loin d’être évident! En plus ils ne font rien pour faciliter les choses. Il y a même un ours en peluche plus grand que ma femme.
Bon l’étiquette du prix m’aide beaucoup à relancer tout le monde vers la sortie et nous voilà donc prêts à aller manger un truc au-dessus des pistes avant l’embarquement (ah oui un truc à savoir quand vous volez en low-cost, même transatlantiques, c’est comme easyjet, vous payez pour tout, même les repas).
J’en profite pour filmer un peu les avions qui vont s’aligner pour décoller, ça fera des bons plans de coupe pour ma chaine Youtube.
Et enfin, il est l’heure. On fait la queue pour embarquer un Dreamliner tout neuf. Je prends l’avion souvent mais c’est la première fois que je monte dans un 787 et j’attends ça avec impatience.
Donc nous voilà tous les trois installes dans l’avion, les filles en train de préparer leurs écouteurs et repérer les films qu’elles vont regarder pendant les 12 heures à venir. De mon cote, je joue avec le système électrique d’obscurcissement du hublot et je filme l’extérieur pour mes vidéos.
Et enfin nous voilà pousses en arrière, les moteurs démarrent et on part faire la queue en bout de piste. Et finalement, après 35 secondes d’accélération sur la piste, on décolle au-dessus de la banlieue Londonienne. Une rapide montée à travers les quelques nuages et nous voilà en route pour le pôle nord avant de redescendre au-dessus de l’Amérique du nord. Finalement on ne verra pas grand-chose du paysage qu’on survole. A part quelques trous dans les nuages au-dessus du Groenland, on ne verra rien avant d’arriver au-dessus de la Californie.
Quelques films et une sieste plus tard, nous voilà déjà au-dessus de la Californie. J’ai du mal à croire qu’après toutes ces années je suis finalement à cet endroit. Je passe mon temps à regarder par le hublot, les déserts, une montagne en feu et le Pacifique… On se pose à Los Angeles et on part récupérer nos bagages. C’est un détail que je ne connaissais pas avant d’organiser ce voyage mais pour tout voyage aux US, tous les passagers doivent récupérer leurs bagages dans le premier aéroport ou ils arrivent et avant de passer les contrôles d’immigration. Nous voilà donc partis avec nos bagages et rapidement dans les files d’attente pour accéder aux machines. C’est le premier niveau de contrôle. Quand notre tour arrive, chacun de nous trois passe devant la machine, met ses doigts sur le scanner d’empreintes digitales et se fait prendre en photo. Ma femme en profite pour sauter derrière moi au moment où la machine me prend en photo, c’est official, j’ai un œil qui regarde au-dessus de mon épaule sur ma photo d’immigration…
Ensuite, il faut continuer à faire la queue jusqu’à être appelé a un guichet. Le policier prend nos passeports et nous demande ou on va. Quand je lui réponds “A Nogales”, il répond “Qu’est-ce que vous allez faire là-bas?” comme si c’était difficile à comprendre. Il m’a fallu lui expliquer qu’on allait visiter mon frère qui travaille là-bas, lui dire qu’est-ce qu’il y fait et bien sur lui donner son adresse avant qu’il ne finesse par tamponner nos passeports et nous laisse partir vers le troisième contrôle. Ce coup-ci c’est le contrôle des bagages. On présente les papiers qu’on nous a fait remplir dans l’avion avant d’atterrir et la conversation la plus courte et la plus sèche de ma vie s’ensuit: “Papiers… bye”
J’avais pris notre deuxième vol avec trois heures de correspondance pour être sur d’avoir le temps de changer et finalement, il nous aura fallu 2h45 pour passer les contrôles et changer de terminal. Et nous réembarquons dans un petit CRJ 1000 pour Tucson. Il fait nuit et le trafic des avions qui décollent et atterrissent est impressionnant.
On décollé très rapidement avec ce petit avion et après un virage à gauche au-dessus du Pacifique, nous voilà en route pour Tucson. Un petit vol de 90 minutes ou j’aurais juste le temps d’essayer de me connecter au wifi de l’avion pour envoyer une photo a la famille sans succès et on atterrit à Tucson. Je n’ai pas dormi depuis ce matin et la fatigue commence à se faire sentir maintenant qu’il fait nuit.
Quelques minutes plus tard on retrouve mon frère qui nous attend à la sortie de l’aéroport et on monte dans sa voiture direction Nogales. Je me suis endormi sans trop m’en rendre compte pendant une partie de ce trajet d’une heure ce qui m’a permis d’être de nouveau en forme en arrivant chez lui pour manger quelques quesadillas avant d’aller nous coucher.
Le plan est que je me lève en même temps que mon frère et sac opine demain matin pour les amener à la frontière mexicaine ou ils prendront un taxi pour aller bosser toute la journée pendant que je garderai sa voiture pour qu’on puisse aller visiter les environs avec les filles en attendant qu’ils finissent de travailler.
Demain commencent les varies vacances.
Dites-moi ce que vous pensez de ce premier épisode et si vous êtes intéresses pour lire la suite.
Je viens partager avec vous mon dernier voyage. Ce voyage est spécial pour moi parce que c’est quelque chose que je voulais faire depuis plus de 10 ans.
Avant de commencer, je voudrais situer un peu les choses. Je suis français et vis en Angleterre depuis bientôt 6 ans. J’ai toujours été fasciné par les paysages des grands-espaces du sud-ouest américain et depuis plus de 10 ans je voulais aller faire un road-trip dans ce coin de la planète. Alors quand l’occasion s’est présentée cette année, j’ai sauté sur l’occasion et c’est ce voyage de deux semaines et demie que j’aimerais partager avec vous ici.
Je vais essayer de le décrire le plus fidèlement possible pour vous donner une idée de ce que nous avons eu la chance de faire et de voir mais n’hésitez pas à poser des questions s’il y a des détails que vous aimeriez savoir.
Et dernier point, j’écris sur un clavier anglais donc sans accent. Je vais essayer de tous les corriger manuellement mais ne m’en veuillez pas si j’en manque un ou deux.
Prêts au départ? C’est parti.
Oh un petit détail que j’ai oublié de mentionner, mon frère vit en Arizona depuis quelques mois ce qui va faciliter les choses un peu pour nous puisqu’il viendra avec nous et qu’il a une voiture. Je vais aussi essayer de vous donner une idée de combien coute un voyage comme celui-là mais pour vous donner un ordre de grandeur dès le départ, nous avons fait un trajet d’environ 6000 km en passant par 4 états et le tout nous a couté (vols inclus) entre 1800 et 2000 dollars par personne.
Donc, le plan est d’arriver à Tucson Arizona puisque mon frère vit à une heure de voiture de la et ça sera le départ de notre voyage. Et nous repartirons de Los Angeles.
Nous avons eu la chance de trouver des vols relativement bon marche depuis l’Angleterre. Grâce aux nouvelles compagnies aériennes qui proposent du low-cost sur les vols transatlantiques, nous avons trouvé un aller-retour Londres-Los Angeles pour environ 500 livres sterling. A ça, il nous a fallu ajouter un trajet en bus jusqu’à Londres pour une vingtaine de livres de plus par personne et un vol Los Angeles-Tucson (aller simple) pour une soixantaine de livres par personne.
Voilà les bases posées alors nous sommes partis J
Il est 15 heures en ce mercredi du début du mois d’octobre et je pars du bureau. Je suis arrivé tous les jours depuis lundi à 6 heures du matin pour être sûr de pouvoir partir tôt aujourd’hui. Je pédale aussi vite que je peux les 5 km qui me séparent de chez moi. Je connais le plan par cœur, ça fait plus de trois mois que j’attends ce moment. Les valises sont prêtes ainsi que ma femme. Je pose mon vélo au garage, on ferme la maison et direction l’arrêt de bus le plus proche.
Apres quelques minutes d’attente, le bus arrive et nous embarquons pour trois heures en direction de Londres. Une cousine à moi habite là-bas et vient avec nous aux US donc on va passer la nuit chez elle pour être plus proche de l’aéroport demain matin.
Le trajet se passe sans encombre et sans embouteillage (exceptionnel en Angleterre) et à 22 heures on sonne à sa porte. Elle est aussi enthousiaste que nous et nous passons le reste de la soirée à discuter du voyage qui nous attend en partageant une boite de sushis.
Il n’y a pas d’urgence pour aller au lit de toute façon puisque demain nous attendent 12 heures d’avion. En plus, si on se couche tard ce soir, ça nous fera toujours ça de moins à nous habituer demain pour le décalage horaire.
Le lendemain, il pleut. Rien de bien exceptionnel pour l’Angleterre me direz-vous mais j’espérais avec un ciel sans nuage pour pouvoir profiter du paysage. J’avoue que c’était un gros pari mais sachant que notre vol doit passer au-dessus de l’Ecosse, l’Islande, le Groenland, une bonne partie du Canada et tout l’ouest américain, j’espérais avoir la chance d’en profiter un peu… Ça sera pour une prochaine fois.
Donc après un rapide petit déjeuner, nous voilà tous les trois partis pour l’aéroport de Gatwick. Nous avons plus de 5 heures avant le décollage donc nous allons tranquille prendre le tube et le train qui nous amène directement dans le terminal.
En arrivant, nous enregistrons nos bagages et passons la sécurité. La partie la plus difficile du voyage commence maintenant: avez-vous déjà essayé de pousser deux filles à travers un duty-free dans un aéroport? C’est loin d’être évident! En plus ils ne font rien pour faciliter les choses. Il y a même un ours en peluche plus grand que ma femme.
Bon l’étiquette du prix m’aide beaucoup à relancer tout le monde vers la sortie et nous voilà donc prêts à aller manger un truc au-dessus des pistes avant l’embarquement (ah oui un truc à savoir quand vous volez en low-cost, même transatlantiques, c’est comme easyjet, vous payez pour tout, même les repas).
J’en profite pour filmer un peu les avions qui vont s’aligner pour décoller, ça fera des bons plans de coupe pour ma chaine Youtube.
Et enfin, il est l’heure. On fait la queue pour embarquer un Dreamliner tout neuf. Je prends l’avion souvent mais c’est la première fois que je monte dans un 787 et j’attends ça avec impatience.
Donc nous voilà tous les trois installes dans l’avion, les filles en train de préparer leurs écouteurs et repérer les films qu’elles vont regarder pendant les 12 heures à venir. De mon cote, je joue avec le système électrique d’obscurcissement du hublot et je filme l’extérieur pour mes vidéos.
Et enfin nous voilà pousses en arrière, les moteurs démarrent et on part faire la queue en bout de piste. Et finalement, après 35 secondes d’accélération sur la piste, on décolle au-dessus de la banlieue Londonienne. Une rapide montée à travers les quelques nuages et nous voilà en route pour le pôle nord avant de redescendre au-dessus de l’Amérique du nord. Finalement on ne verra pas grand-chose du paysage qu’on survole. A part quelques trous dans les nuages au-dessus du Groenland, on ne verra rien avant d’arriver au-dessus de la Californie.
Quelques films et une sieste plus tard, nous voilà déjà au-dessus de la Californie. J’ai du mal à croire qu’après toutes ces années je suis finalement à cet endroit. Je passe mon temps à regarder par le hublot, les déserts, une montagne en feu et le Pacifique… On se pose à Los Angeles et on part récupérer nos bagages. C’est un détail que je ne connaissais pas avant d’organiser ce voyage mais pour tout voyage aux US, tous les passagers doivent récupérer leurs bagages dans le premier aéroport ou ils arrivent et avant de passer les contrôles d’immigration. Nous voilà donc partis avec nos bagages et rapidement dans les files d’attente pour accéder aux machines. C’est le premier niveau de contrôle. Quand notre tour arrive, chacun de nous trois passe devant la machine, met ses doigts sur le scanner d’empreintes digitales et se fait prendre en photo. Ma femme en profite pour sauter derrière moi au moment où la machine me prend en photo, c’est official, j’ai un œil qui regarde au-dessus de mon épaule sur ma photo d’immigration…
Ensuite, il faut continuer à faire la queue jusqu’à être appelé a un guichet. Le policier prend nos passeports et nous demande ou on va. Quand je lui réponds “A Nogales”, il répond “Qu’est-ce que vous allez faire là-bas?” comme si c’était difficile à comprendre. Il m’a fallu lui expliquer qu’on allait visiter mon frère qui travaille là-bas, lui dire qu’est-ce qu’il y fait et bien sur lui donner son adresse avant qu’il ne finesse par tamponner nos passeports et nous laisse partir vers le troisième contrôle. Ce coup-ci c’est le contrôle des bagages. On présente les papiers qu’on nous a fait remplir dans l’avion avant d’atterrir et la conversation la plus courte et la plus sèche de ma vie s’ensuit: “Papiers… bye”
J’avais pris notre deuxième vol avec trois heures de correspondance pour être sur d’avoir le temps de changer et finalement, il nous aura fallu 2h45 pour passer les contrôles et changer de terminal. Et nous réembarquons dans un petit CRJ 1000 pour Tucson. Il fait nuit et le trafic des avions qui décollent et atterrissent est impressionnant.
On décollé très rapidement avec ce petit avion et après un virage à gauche au-dessus du Pacifique, nous voilà en route pour Tucson. Un petit vol de 90 minutes ou j’aurais juste le temps d’essayer de me connecter au wifi de l’avion pour envoyer une photo a la famille sans succès et on atterrit à Tucson. Je n’ai pas dormi depuis ce matin et la fatigue commence à se faire sentir maintenant qu’il fait nuit.
Quelques minutes plus tard on retrouve mon frère qui nous attend à la sortie de l’aéroport et on monte dans sa voiture direction Nogales. Je me suis endormi sans trop m’en rendre compte pendant une partie de ce trajet d’une heure ce qui m’a permis d’être de nouveau en forme en arrivant chez lui pour manger quelques quesadillas avant d’aller nous coucher.
Le plan est que je me lève en même temps que mon frère et sac opine demain matin pour les amener à la frontière mexicaine ou ils prendront un taxi pour aller bosser toute la journée pendant que je garderai sa voiture pour qu’on puisse aller visiter les environs avec les filles en attendant qu’ils finissent de travailler.
Demain commencent les varies vacances.
Dites-moi ce que vous pensez de ce premier épisode et si vous êtes intéresses pour lire la suite.
Retour du Magica aux Caraïbes du 3 au 10 mars 2017 English translation pending
bonjour tout le monde !!!
me voici de retour du magica, sur une croisière aux caraibes, avec en nouvelles escales ARUBA ET BONAIRE
si je fais un compte rendu, c'est justement pour ces deux escales peu connu des croisiéristes français, car mes recherches ont été très difficiles avant de partir ...
cette croisière été programmée pour retrouver minoquide et sa moitié, et mes parents se sont rajoutés ensuite .... C'est donc une croisière tranquille qui a été programmée car mon papa et minoquide ne sont pas de gros marcheurs ....
comme une semaine est vraiment trop court, avec l'homme nous avons rallongé le plaisir par 4 jours avant la croisière en guadeloupe ... nous avons donc décollé le 27février de lyon ...une location de voiture à carrefour location, pour 4 jours, avec récupération du véhicule à l'aéroport, et un retour à l'agence, mais avec un racompagnement du chauffeur au port .... j'ai trouvé un gite pour 4 nuits, que je recommande fortement !!! c'est "o'source de pierrette" qui se trouve au lamantin, certes pas au bord de la mer, mais je voulais quelque chose pas très loin de l'aéroport, (minoquide nous rejoignant le 1 ER mars) pas très loin du port, et pas très loin de basse terre.... un gîte tout neuf (ouvert en aout) ou l'accueil est excellent, voir dépassant nos attentes... KANIKA est une personne adorable, aillant le sens de l'accueil ... les gîtes sont trop mignons, et très bien conçut et plusieurs surprises vous attendront ... Donc à peine arrivés, nous récupérons notre voiture, et nous allons prendre possession de notre gîte ... nous sommes en avance sur l'horaire, et du coup kanika n'est pas la à notre arrivée, et c'est 10 minutes plus tard qu'elle arrive catastrophée !! nous la rassurons ne voyant pas ou était le problème ... bref elle nous explique tout, et nous découvrons que bcp de prestations inatendues sont comprises dans le prix, ... le premier jour, j'avais réservé une sortie en mer pour aller voir des dauphins.... Nous avions déjà tenté l'expérience en martinique en décembre, et à part un cachalot très très très loin, nous n'avions rien vu .... en prime nous avions traversé de gros grains, et pour ma part, chopé la crève ... BREF cette fois ci j'avais prévu le kway heureusement, cette fois ci encore nous avons essuyé la pluie ... BILAN de cette journée, ....ben encore aucun dauphin, mais des cachalots, dont un qui s'est gentiment laissé approcher ... Le lendemain, randonnée palmée dans la réserve cousteau, sortie intéressante, ou nous avons pu voir des poissons, en tous genres et de toutes tailles, des tortues, raies, soles etc etc bonne journée !! le soir nous allons récupérer minoquide et sa moitié à l'aéroport, le lendemain, nous retournons sur la plage de malandure pour revoir des tortues une petite nous fera un coucou ... puis nous montons jusqu'à la plage de grande anse, pour un repas et un peu de plage ... soirée barbecue au gîte, puis dernière nuit le lendemain c'est les valises, après une matinée tranquille au gîte, un lego dans la voiture pour rentrer toutes les valises, direction le port .... la première galère ... il est 14H30, mes parents atterrissent à 14H45 et en raison du plan vigipirate, pas question de rentrer dans l'enceinte du port avant 15 h il nous faut décharger pourtant, PAS LE CHOIX.... je commence par me prendre le choux avec le vigile, prétextant que minoquide ne peut rester debout, et qu'il faut que j'aille chercher mes parents à l'aéroport .... il autorise minoquide à rentrer mais ne veut pas que sa moitié rentre aussi ... je vois rouge, le ton monte ... BREF nous avons l'autorisation à ce que tout le monde rentre pose les bagages autour de minoquide, à condition que nous ressortions tout de suite .... ON rentre et j'avise une personne de costa, et je lui demande à ce que minoquide rentre dans le hangar ... pas de problème, ils peuvent attendre à l'intérieur, à condition qu'ils ne quittent pas les bagages des yeux ... LE Vigil de l'entrée arrive et commence à râler .... bref je lui dis que j'ai l'autorisation de costa donc .... de toute façon nous ressortons rapidement et direction l'aéroport .... RETOUR au port avec notre nouvelle cargaison, mais cette fois ci on peut rentrer dans l'enceinte du port ... L'enregistrement des bagages a commencé, minoquide a fait les siens, mais n'a pu faire les nôtres ...pas grave, je les récupère, pendant qu'ils embarquent .... J'ai un peu de mal à faire prendre celle de l'homme car il n'est pas la, parti faire reprendre la voiture .... BREF après un enregistrement chaotique car mon père avait perdu sa carte d'enregistrement entre le comptoir et le bas du bateau, et ensuite son passeport, puis ensuite le numéro de sa cabine .... bref après un moment de stress, nous prenons possession de nos suites ... Première surprise, ce n'est plus une bouteille de spumante qui nous attends mais une bouteille de champagne .... bon ça ne change pas grand chose, car le champagne est compris dans le forfait boissons suite ...
avant de parler des escales, je vais parler du bateau, et des nouveaux avantages suites et diamant sur le magica, pas de restaurant club, et c'est vraiment dommage ... un coin dans le restaurant esmeralda, mais rien à voir avec le service, et le coté cosy du favolosa ... le personnel est charmant, mais le premier soir c'est un peu le bordel, on nous demande la carte toutes les 5 minutes, et au bout d'un moment ça devient lassant ... LE premier soir ils avaient la "game boy" pour les commandes, mais les autres jours, ils avaient repris l'ancienne méthode, et ce n'est pas plus mal ... Coté qualité des repas, pas de bonnes surprises comme sur le favolosa en décembre, mais cela est resté correct dans l'ensemble ... Nous avons pris une fois l'option homard, à 15 euros par personne, c'était bon la chef une jeune femme de 25 ans, en est à son 8 EME contrat avec costa, mais bon il reste quelque progrès à faire quand même .... la cabine, j'avais eu l'opportunité de passer de suite à grande suite pour 10 euros de plus, et nous avons été satisfait de la cabine .... toutefois, j'aurai aimé avoir deux transats sur le balcon, à la place des deux fauteuils et repose pieds ...mais bon j'avoue que la météo n'ayant pas été superbe, avec vent et pluie régulière je n'en aurais pas profité ....
sur le bateau, j'ai largement profité du service de réservation à bord, et comme j'avais fait qu'une seule croisière en 2016 et que c'était ma première de 2017 je pouvais bénéficier du surclassement des diamants, je deviens maintenant incollable sur le sujet !!! et grâce à une petite modification, pas encore résolue, je vais même pouvoir si tout se passe bien économiser env 1600 euros sur ma croisière de juin passant même de suite à suite samsara ....bref je ne sais pas si cet avantage va durer longtemps, mais autant dire que j'ai quelque projets dans les tuyaux, pour 2019 !!! EN TOUT CAS EN 2017 je vais en profiter largement, et faire voyager ma famille pour pas cher ...donc comme à dit le monsieur sur le bateau, "c'est pas cher costa cette année !! " je l'ai tellement embêté, que le dernier jour, je lui ai offert la bouteille de champagne de la cabine ...
coté animation, si au mois de décembre maralpine avait trouvé le favolosa "mort" sur le magica pas de soucis !! en plus comme le temps était incertain, cela se faisait à l'intérieur ... Foule et bruit à gogo ....🏴☠️
cette croisière été programmée pour retrouver minoquide et sa moitié, et mes parents se sont rajoutés ensuite .... C'est donc une croisière tranquille qui a été programmée car mon papa et minoquide ne sont pas de gros marcheurs ....
comme une semaine est vraiment trop court, avec l'homme nous avons rallongé le plaisir par 4 jours avant la croisière en guadeloupe ... nous avons donc décollé le 27février de lyon ...une location de voiture à carrefour location, pour 4 jours, avec récupération du véhicule à l'aéroport, et un retour à l'agence, mais avec un racompagnement du chauffeur au port .... j'ai trouvé un gite pour 4 nuits, que je recommande fortement !!! c'est "o'source de pierrette" qui se trouve au lamantin, certes pas au bord de la mer, mais je voulais quelque chose pas très loin de l'aéroport, (minoquide nous rejoignant le 1 ER mars) pas très loin du port, et pas très loin de basse terre.... un gîte tout neuf (ouvert en aout) ou l'accueil est excellent, voir dépassant nos attentes... KANIKA est une personne adorable, aillant le sens de l'accueil ... les gîtes sont trop mignons, et très bien conçut et plusieurs surprises vous attendront ... Donc à peine arrivés, nous récupérons notre voiture, et nous allons prendre possession de notre gîte ... nous sommes en avance sur l'horaire, et du coup kanika n'est pas la à notre arrivée, et c'est 10 minutes plus tard qu'elle arrive catastrophée !! nous la rassurons ne voyant pas ou était le problème ... bref elle nous explique tout, et nous découvrons que bcp de prestations inatendues sont comprises dans le prix, ... le premier jour, j'avais réservé une sortie en mer pour aller voir des dauphins.... Nous avions déjà tenté l'expérience en martinique en décembre, et à part un cachalot très très très loin, nous n'avions rien vu .... en prime nous avions traversé de gros grains, et pour ma part, chopé la crève ... BREF cette fois ci j'avais prévu le kway heureusement, cette fois ci encore nous avons essuyé la pluie ... BILAN de cette journée, ....ben encore aucun dauphin, mais des cachalots, dont un qui s'est gentiment laissé approcher ... Le lendemain, randonnée palmée dans la réserve cousteau, sortie intéressante, ou nous avons pu voir des poissons, en tous genres et de toutes tailles, des tortues, raies, soles etc etc bonne journée !! le soir nous allons récupérer minoquide et sa moitié à l'aéroport, le lendemain, nous retournons sur la plage de malandure pour revoir des tortues une petite nous fera un coucou ... puis nous montons jusqu'à la plage de grande anse, pour un repas et un peu de plage ... soirée barbecue au gîte, puis dernière nuit le lendemain c'est les valises, après une matinée tranquille au gîte, un lego dans la voiture pour rentrer toutes les valises, direction le port .... la première galère ... il est 14H30, mes parents atterrissent à 14H45 et en raison du plan vigipirate, pas question de rentrer dans l'enceinte du port avant 15 h il nous faut décharger pourtant, PAS LE CHOIX.... je commence par me prendre le choux avec le vigile, prétextant que minoquide ne peut rester debout, et qu'il faut que j'aille chercher mes parents à l'aéroport .... il autorise minoquide à rentrer mais ne veut pas que sa moitié rentre aussi ... je vois rouge, le ton monte ... BREF nous avons l'autorisation à ce que tout le monde rentre pose les bagages autour de minoquide, à condition que nous ressortions tout de suite .... ON rentre et j'avise une personne de costa, et je lui demande à ce que minoquide rentre dans le hangar ... pas de problème, ils peuvent attendre à l'intérieur, à condition qu'ils ne quittent pas les bagages des yeux ... LE Vigil de l'entrée arrive et commence à râler .... bref je lui dis que j'ai l'autorisation de costa donc .... de toute façon nous ressortons rapidement et direction l'aéroport .... RETOUR au port avec notre nouvelle cargaison, mais cette fois ci on peut rentrer dans l'enceinte du port ... L'enregistrement des bagages a commencé, minoquide a fait les siens, mais n'a pu faire les nôtres ...pas grave, je les récupère, pendant qu'ils embarquent .... J'ai un peu de mal à faire prendre celle de l'homme car il n'est pas la, parti faire reprendre la voiture .... BREF après un enregistrement chaotique car mon père avait perdu sa carte d'enregistrement entre le comptoir et le bas du bateau, et ensuite son passeport, puis ensuite le numéro de sa cabine .... bref après un moment de stress, nous prenons possession de nos suites ... Première surprise, ce n'est plus une bouteille de spumante qui nous attends mais une bouteille de champagne .... bon ça ne change pas grand chose, car le champagne est compris dans le forfait boissons suite ...
avant de parler des escales, je vais parler du bateau, et des nouveaux avantages suites et diamant sur le magica, pas de restaurant club, et c'est vraiment dommage ... un coin dans le restaurant esmeralda, mais rien à voir avec le service, et le coté cosy du favolosa ... le personnel est charmant, mais le premier soir c'est un peu le bordel, on nous demande la carte toutes les 5 minutes, et au bout d'un moment ça devient lassant ... LE premier soir ils avaient la "game boy" pour les commandes, mais les autres jours, ils avaient repris l'ancienne méthode, et ce n'est pas plus mal ... Coté qualité des repas, pas de bonnes surprises comme sur le favolosa en décembre, mais cela est resté correct dans l'ensemble ... Nous avons pris une fois l'option homard, à 15 euros par personne, c'était bon la chef une jeune femme de 25 ans, en est à son 8 EME contrat avec costa, mais bon il reste quelque progrès à faire quand même .... la cabine, j'avais eu l'opportunité de passer de suite à grande suite pour 10 euros de plus, et nous avons été satisfait de la cabine .... toutefois, j'aurai aimé avoir deux transats sur le balcon, à la place des deux fauteuils et repose pieds ...mais bon j'avoue que la météo n'ayant pas été superbe, avec vent et pluie régulière je n'en aurais pas profité ....
sur le bateau, j'ai largement profité du service de réservation à bord, et comme j'avais fait qu'une seule croisière en 2016 et que c'était ma première de 2017 je pouvais bénéficier du surclassement des diamants, je deviens maintenant incollable sur le sujet !!! et grâce à une petite modification, pas encore résolue, je vais même pouvoir si tout se passe bien économiser env 1600 euros sur ma croisière de juin passant même de suite à suite samsara ....bref je ne sais pas si cet avantage va durer longtemps, mais autant dire que j'ai quelque projets dans les tuyaux, pour 2019 !!! EN TOUT CAS EN 2017 je vais en profiter largement, et faire voyager ma famille pour pas cher ...donc comme à dit le monsieur sur le bateau, "c'est pas cher costa cette année !! " je l'ai tellement embêté, que le dernier jour, je lui ai offert la bouteille de champagne de la cabine ...
coté animation, si au mois de décembre maralpine avait trouvé le favolosa "mort" sur le magica pas de soucis !! en plus comme le temps était incertain, cela se faisait à l'intérieur ... Foule et bruit à gogo ....🏴☠️
Ténérife... tu kiffes? English translation pending
Bonjour,
Nous voilà de retour d'une semaine à Tenerife en partant le Samedi 26 Novembre. C'est un voyage qui s'est décidé 15 jours plus tôt 🤪, donc au niveau préparation, c'est le minimum syndical. Pour ceux qui cherchent des infos incontournables sur la randonnée, passez votre chemin ... j'avais pas le temps de faire un tri et des choix réfléchis. Et puis, on n'a pas la condition physique pour se lancer dans du dénivelé ou des trucs de 4h00, je m'ennuie rapidement 😛
Pour agrémenter le séjour, et comme je ne suis pas sûr de remplir 7 jours sur Tenerife uniquement, j'ai prévu 1 jour et 1 nuit sur La Gomera.
Donc, j'ai une liste d'endroits, le Routard à peine parcouru, une Mauricette en état de marche et vaccinée, une CB Gold Premium remplie à bloc et des slips de rechange. Je suis prêt quoi 😎
Voici en gros nos journées que je vais détailler.

Nous séjournerons pour les 4 premières nuits à l'Ouest sur Puerto de Santiago, à côté de Los Gigantes. Ensuite, une nuit à La Gomera. Puis, nos 2 derniers jours à Santa Cruz, la capitale au Nord.
Suite aux conseils lus ici, j'ai loué la voiture chez CICAR à l'aéroport. 120€ pour la semaine pour une Opel Corsa 3 portes. Finalement, on sera upgradés sur une Opel Astra 5 portes, toute neuve.

Je lisais aussi partout que Novembre était dans la Haute Saison 😇 Effectivement, les prix des hôtels ne sont pas soldés et sur Booking, j'arrivais à 90% de remplissage. J'ai même eu du mal à trouver où je voulais. Une fois sur place, c'est une autre histoire.
Si les prix se maintiennent, c'est aussi parce que beaucoup de résidences sont fermées donc moins de dispos. L'hôtel que j'avais réservé sur Puerto de Santiago m'a écrit 3 jours après avoir accepté ma résa de 4 nuits qu'il n'avait plus de places 😠 Et il me propose une résidence à 100m de là, avec un grand appartement. Pas trop le choix donc j'accepte, vu que j'avais eu du mal à trouver ici. Et une fois sur place, il est bien ouvert mais fermera 2 jours plus tard. Ca veut bien dire qu'il n'avait que peu de résa à date et a préféré fermer jusqu'à Noël peut-être. Dans notre résidence, je pense qu'il y avait 10 ou 15 maisons occupées sur les 100 dispos.
Dans plusieurs villes, pas mal des restaurants indiqués par le Routard étaient fermés provisoirement 😕
Donc, il y a du monde mais je suppose que ça n'a rien à voir avec des mois plus chauds.
Dans tous les cas, ça nous va bien.
Notre objectif : Visiter en évitant au maximum les zones à resort et plages.
Pour les bordelais 😉, nous avons voyagé avec VOLOTEA en vol direct de 3h30 tous les samedis. Avion rempli à 50-60% en gros. Prix = 210€ AR par personne sans bagage en soute.
Je vais faire pipi et je reviens !
Nous voilà de retour d'une semaine à Tenerife en partant le Samedi 26 Novembre. C'est un voyage qui s'est décidé 15 jours plus tôt 🤪, donc au niveau préparation, c'est le minimum syndical. Pour ceux qui cherchent des infos incontournables sur la randonnée, passez votre chemin ... j'avais pas le temps de faire un tri et des choix réfléchis. Et puis, on n'a pas la condition physique pour se lancer dans du dénivelé ou des trucs de 4h00, je m'ennuie rapidement 😛
Pour agrémenter le séjour, et comme je ne suis pas sûr de remplir 7 jours sur Tenerife uniquement, j'ai prévu 1 jour et 1 nuit sur La Gomera.
Donc, j'ai une liste d'endroits, le Routard à peine parcouru, une Mauricette en état de marche et vaccinée, une CB Gold Premium remplie à bloc et des slips de rechange. Je suis prêt quoi 😎
Voici en gros nos journées que je vais détailler.

Nous séjournerons pour les 4 premières nuits à l'Ouest sur Puerto de Santiago, à côté de Los Gigantes. Ensuite, une nuit à La Gomera. Puis, nos 2 derniers jours à Santa Cruz, la capitale au Nord.
Suite aux conseils lus ici, j'ai loué la voiture chez CICAR à l'aéroport. 120€ pour la semaine pour une Opel Corsa 3 portes. Finalement, on sera upgradés sur une Opel Astra 5 portes, toute neuve.

Je lisais aussi partout que Novembre était dans la Haute Saison 😇 Effectivement, les prix des hôtels ne sont pas soldés et sur Booking, j'arrivais à 90% de remplissage. J'ai même eu du mal à trouver où je voulais. Une fois sur place, c'est une autre histoire.
Si les prix se maintiennent, c'est aussi parce que beaucoup de résidences sont fermées donc moins de dispos. L'hôtel que j'avais réservé sur Puerto de Santiago m'a écrit 3 jours après avoir accepté ma résa de 4 nuits qu'il n'avait plus de places 😠 Et il me propose une résidence à 100m de là, avec un grand appartement. Pas trop le choix donc j'accepte, vu que j'avais eu du mal à trouver ici. Et une fois sur place, il est bien ouvert mais fermera 2 jours plus tard. Ca veut bien dire qu'il n'avait que peu de résa à date et a préféré fermer jusqu'à Noël peut-être. Dans notre résidence, je pense qu'il y avait 10 ou 15 maisons occupées sur les 100 dispos.
Dans plusieurs villes, pas mal des restaurants indiqués par le Routard étaient fermés provisoirement 😕
Donc, il y a du monde mais je suppose que ça n'a rien à voir avec des mois plus chauds.
Dans tous les cas, ça nous va bien.
Notre objectif : Visiter en évitant au maximum les zones à resort et plages.
Pour les bordelais 😉, nous avons voyagé avec VOLOTEA en vol direct de 3h30 tous les samedis. Avion rempli à 50-60% en gros. Prix = 210€ AR par personne sans bagage en soute.
Je vais faire pipi et je reviens !
Retour sur une visite et une tragédie sur l'Harmony of the Seas, le 13 septembre 2016 English translation pending
Voici mon retour sur la visite d'aujourd hui, sur l'harmony of the sea, et sur la tragédie qui l'a endeuillée ...
Séjour en forêt tropicale (Gabon - Congo) English translation pending
Carnet de voyage en Afrique Centrale
Jeudi 16 janvier 2003
Arrivé 2040 à Libreville. Justin, le chauffeur de WCS (Wildlife Conservation Society) à Libreville attendait à la sortie du terminal pour me conduire a mon hôtel, le Tropicana. J’y retrouve Bryan, le directeur des Réserves Nationales au Congo, et Debra, une chercheuse qui prépare un doctorat sur les chauves souris. Ils m’annoncent que notre départ pour Bomassa sera repoussé à samedi. Tant mieux, que j’aie au moins le temps de m’adapter un minimum.
Vendredi 17
Au bureau de WCS, j’installe les programmes Flitestars et Mapstars sur mon Mac avec l’aide de Peter, un pilote autrichien approchant la cinquantaine et qui vole pour WCS sur son propre avion. Il a fait fortune en vendant des lunettes puis a vendu son magasin avant de traverser l’Afrique avec son Cessna 182. En fin de matinée, direction l’ambassade du Congo pour ma demande de visa. Refoulé à l’entrée par le gardien, je dois retourner au Tropicana pour enfiler un pantalon à la place de mon short. Le visa de 3 mois coûte 210 000 cfa, moitié moins pour les membres de WCS. Plus tard dans l’après midi, nous allons faire les courses pour Bomassa. 200 kilos de nourriture, alcools et cigarettes.
Samedi 18
À 0900 nous chargeons l’avion avant de décider de repousser le vol à dimanche. Because mauvais temps. J’en profite pour faire laver l’avion et ajouter des coordonnées sur Mapstar, un programme de gestion de points GPS installé la veille sur mon Mac. Plus tard dans la soirée, un Antonov 24 s’écrase à l’est de Libreville, suite à une panne électrique et la panique probable de l’équipage. Au bar de l’aéroclub, tout le monde s’étonne qu’il ait tourné autour de D’jemba au lieu de rejoindre la côte. Apparemment, personne dans l’appareil n’avait une lampe de poche (obligatoire) ni même un briquet ou des alumettes pour éclairer ne serait ce que le compas…
Dimanche 19
Bryan, qui souffrait depuis plusieurs jours d’un abcès à la fesse, part à l’hôpital, où le médecin décide de l’opérer sur le champs. Il ne pourra voyager qu’en fin de semaine et je décolle donc seul pour LaLopé, une des plus anciennes réserves du Gabon, où je récupère le Dr Boo, une biologiste britannique de son vrai nom Fiona Maisels, avant de continuer vers Kabo pour les formalités douanières, puis Bomassa, camp où je serai désormais basé. En vol, Boo contacte Bomassa par la HF et nous décidons de laisser l’avion à Kabo. Nous terminerons le voyage par la route pour ne pas risquer d’être surpris par la nuit. Décollé de LaLopé à 1400 + 3h30 de vol + une demie heure pour la police des frontières…, bref, la nuit tombant à 1800, même si la dernière branche se fait en 10 minutes, c’est trop risqué pour un premier atterrissage à Bomassa. La piste fait 600 mètres et surtout elle est étroite, bordée par de la végétation plus haute que les ailes. Finalement nous arrivons plus tôt que prévu et les formalités sont rapides. Comme la route est bloquée, c’est une pirogue qui est venu nous chercher. Une douzaine de villageois nous aident à charger nos 300 kilos de frêt et bagages à la lueur des torches, et des vers luisants. Puis une heure encore à remonter le fleuve Sangha, dans l’obscurité. Juste le bruit du moteur et les étoiles.
Lundi 20
A 0630 sortant d’un rêve au décors européen (Paris ?, Lausanne ?), je me réveille étonné d’être en pleine forêt tropicale. Après le petit déj. j’entreprends de nettoyer une étagère et d’installer ma chambre, entièrement grillagée contre les moustiques, puis commence à faire l’inventaire des documents de l’avion. En fin de matinée, je me rends vers la piste, à un petit kilomètre du camp, en suivant un sentier étroit, sorte de tunnel de verdure, inquiet d’une éventuelle rencontre avec un éléphant. Ils courent bien plus vite que nous paraît-il. Au village, Madame Djony, l’infirmière du dispensaire qui se trouve être aussi la femme du conservateur du camp, m’adjoint une jeune fille de 22 ans, enceinte de son 4ème enfant, pour m’accompagner. La piste est bien plus longue que je ne l’imaginais. Je demande quand même une pirogue pour aller observer l’approche depuis la rivière. Peter m’avait dit que les derniers 100 mètres de finale frôlaient les arbres. J’ai surtout envie de faire un tour sur ce fleuve qui me fascine autant. Large de plus de 100 mètres, il est l’axe de vie de toute la région. Pour la pêche, le transport, pour se laver ou ne serait ce que pour sortir de cette claustrophobie que provoque la densité de la forêt.
Puis je rentre au camp et déjeune seul, en commençant à parcourir le manuel de vol du Cessna, lorsque Boo me propose de l’accompagner elle et son guide pygmée pour rejoindre une clairière avec un mirador où elle compte passer la nuit. Elle souhaite profiter de la pleine lune pour observer les éléphants. A vrai dire les compter, afin d’évaluer la qualité et l’évolution de fréquentation de cette clairière. C’est encore la meilleure façon de surveiller les activités des braconniers. Ainsi entre l’aller et le retour je m’offre deux heures de marche en pleine brousse pour terminer la journée. Derrière un petit bonhomme qui avance à toute vitesse, la machette posée sur son bras comme un bébé endormi. L’occasion de découvrir enfin la jungle, la vraie jungle, jusqu’ici seulement fantasmée au travers de romans d’aventure. En quelques kilomètres, je croise déjà des termitières hautes comme des maisons de 2 étages, des papillons gigantesques, en tout cas suffisamment pour qu’ils s’autorisent quelques secondes de plané entre 2 battements d���aile, et des arbres de 30 mètres parfois entièrement emballés dans une toile d’araignée si dense qu’elle est pratiquement opaque. Les films de Spielberg n’étaient donc pas exagérés ?! Heureusement que je me suis acheté une caméra vidéo, sinon personne ne me croira.
Après le dîner, je m’installe dans le bâtiment qui fait office de bureau, une grande pièce climatisée, la seule, à cause des nombreux ordinateurs et appareils électroniques qui souffriraient trop rapidement de l’humidité. Dans un coin, une grande télévision et une vidéothèque de plusieurs dizaines de cassettes et DVD, pour tous les goûts. Je visionne quelques documents sur l’Afrique tropicale jusqu’à 2230. Le groupe électrique est éteint à 2245 et je finis ma phrase à la bougie.
Le premier soir, en revenant de la salle de bain dans la nuit, j’étais déjà impressionné parce que je devais enjamber d’anciennes traces d’éléphants (ils viennent dans le camp pendant la nuit), lorsque j’ai refermé machinalement ma main sur un insecte infernal qui s’est envolé en hurlant comme un hibou. Boo m’a dit le lendemain que c’était une espèce de grillon. Par le bruit, la variété et la taille, cet endroit est un véritable Disneyland d’insectes.
Mardi 21
Ce matin, une heure de camion pour faire 30 km, sur une piste boueuse et cahoteuse. Nous allons récupérer l’avion à Kabo. Pompé 200 litres de carburant pour compléter les réservoirs dans les ailes. Mais le tonneau est vide avant que j’aie terminé et le poids dans les ailes est maintenant déséquilibré. Pendant que M. Djony, le conservateur du camp palabre avec la police locale, je regarde dans le manuel de vol s’il y a une limitation de dissymétrie. La piste est relativement longue, 1200 m, mais elle est bordée d’arbres très haut. L’impression de devoir décoller dans un corridor. 10 minutes seulement de vol pour rejoindre Bomassa. Vue d’au dessus, la piste paraît soudain très courte, je prolonge la vent arrière et m’autorise une longue finale. Sur le bord du terrain, un groupe de villageois attend que M. Djony et moi sortions de l’appareil. Le conservateur me dit que c’est devenu une habitude maintenant, ils viennent se faire une opinion sur la qualité de chaque nouveau pilote en se référant au premier atterrissage. Depuis le temps, ils sont tous devenus experts en arrondis.
En fin d’après midi, nous préparons avec Boo le vol de demain. 43 waypoints à rentrer manuellement dans le GPS, pour un survol de clairières. A l’heure de l’apéritif, nous recevons la visite inattendue d’une jeune américaine, à peine 20 ans. Membre du Corps de la Paix (un organisme US qui envoie des jeunes volontaires sur le terrain avec très peu de moyens), elle vit depuis 2 ans, seule occidentale (Californie) dans un petit village au bord du fleuve à 2 ou 3 kilomètres au sud de Bomassa. Cet après-midi, elle remontait la Sangha en pirogue-stop, se dirigeant nonchalamment vers Yaoundé pour reprendre pied vers un semblant de civilisation. Je suis bluffé.
Pendant le souper, Boo m’énumère les différentes tâches qui seraient utiles dans le camp. A envisager pour des éco-touristes, volontaires ou éventuellement amis de passage : enseigner l’anglais aux assistants chercheurs congolais, corriger les traductions de rapports de l’anglais vers le français, organiser l’herbier, concevoir des visuels descriptifs pour les animaux que l’on peut observer depuis le mirador, etc… et avant d’aller nous coucher, nous regardons une vidéo, « the jerk » avec Steve Martin, à la fraicheur de l’air conditionné du bureau.
Mercredi 22
Notre vol photographique, qui était prévu à 0800, tombe à l’eau c’est le cas de dire. Le ciel est chargé et l’on aurait besoin d’une bonne lumière pour pouvoir détecter d’en haut les traces d’anciennes pistes d’éléphants. Nous nous rendons tout de même à l’avion pour installer le matériel. Mais le socle qui était prévu pour fixer la caméra sur l’avion a disparu. De retour au camp, nous en faisons fabriquer un en bois par Alphonse, l’ébéniste. En attendant, je lis le numéro de mars 2001 du magazine National Géographique, qui relate l’aventure de Mike Fay, le prédécesseur de Bryan à Bomassa. Mégatransect, un raid de 2000 kilomètres à pied à travers la forêt équatoriale. Et je découvre avec jalousie que Nicolas Kozon, l’un des premier pilotes de WCS Congo, dont j’ai repris la place, est cité en fin d’article. J’ai néanmoins eu la chance de rencontrer Mike à Libreville. Il m’a raconté comment il s’était fait attaquer par une femelle éléphant(une défense lui a transpercé le bras), le 31 décembre dernier. Très chanceux, son biceps a été épargné de justesse, il ne lui reste que de longues cicatrices des 2 côtés du bras qu’il pourra montrer fièrement dés son retour à New York.
Aujourd’hui, nous avons fait 3 aller-retours jusqu’à la piste, 2 en camion et 1 en pirogue, pour mettre au point notre nouvelle fixation de la caméra. J’en ai profité pour faire connaissance avec les 2 instituteurs de l’école située en bord de piste. Un jour je viendrai filmer le cours. A notre dernier retour au camp, celui en pirogue, nous accostons en même temps que 2 suisses allemands, attendus depuis hier soir. Un couple qui travaille depuis 6 ans à Mayumba en Centre Afrique, pour un organisme similaire. Ils ont du évacuer leur camp à cause des évènements politiques de Noël et viennent de descendre la Sangha pendant plus de 3 heures dont la moitié sous une pluie torrentielle. Boo les connaît bien, quand à moi je fais leur connaissance pendant le dîner. Leur activité est beaucoup plus axée sur l’écotourisme qu’ici, où nous n’avons qu’une ou deux cases de passage.
Jeudi 23
Le temps ne nous permettra pas, aujourd’hui encore, de faire ces photos. L’occasion de créer un compte e-mail pour la connexion satellite et de commencer à visionner mes anciennes cassette Hi8 que j’ai fait transférer sur DV en achetant le caméscope. Le soir nous nous installons tous les quatre dans le bureau pour regarder la vidéo « Et au milieu coule une rivière » de Robert Redford avec Brad Pitt. A la fin du film il nous faut faire un effort pour réaliser que nous sommes toujours en pleine forêt.
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Vendredi 24
A 1000, le brouillard finit par se lever et nous décollons pour aller filmer les bais, un terme pygmée qui désigne ces clairières où les éléphants laissent des traces de leur passage, indice que la zone n’aura pas encore été prise d’assaut par les chasseurs. Je suis peu habitué à ce genre de vol, succession de virages serrés à faible vitesse et des trajectoires précises à tenir sans visibilité du cadrage de la caméra, qui est pointée sur la verticale exacte de l’avion. Lorsque pour corriger le cadre j’incline l’avion vers la gauche, la caméra balance vers la droite... Bref, de quoi se mélanger les pinceaux et les premières bais nécessitent plusieurs passages, le temps de me faire la main. Finalement, ce sera un vol de plus de 2 heures pour un circuit d’à peine 200 km, avec au final une petite douzaine de bais dans la boîte. Demain, le secteur sud de la réserve représente un circuit de 400 km !!
Nous passons le reste de la journée à traiter les images, en prélevant pour chaque séquence la ou les photos qui permettront de reconstituer l’intégralité des clairières. Avant la nuit, il me faut encore refaire le plein du Cessna, à partir d’un baril de 200 litres et d’une pompe électrique branchée sur la batterie du camion.
Samedi 25
0900, décollage pour le circuit sud. Mais le vol doit être interrompu après seulement 4 bais, lorsque nous nous apercevons que l’alternateur ne charge plus la batterie. Après quelques essais, je décide d’éteindre tous les instruments électriques. Heureusement, nous nous orientons à partir du GPS portable de Boo. Cela me permet aussi de couper la batterie et de garder assez de courant pour sortir les volets à l’atterrissage.
Sur la piste de Bomassa, je démonte le capot et entreprends avec Fay, le Mr électricité du camp, de mesurer les tensions de la batterie ainsi que de l’alternateur. Mais déjà, il n’y a plus assez de courant pour démarrer l’avion. Et demain je suis attendu à Libreville !! Nous décidons que je démarrerai demain avec 2 batteries de voiture (12 volts) montées en série (la mienne est en 24 V). Il faudra juste faire particulièrement attention à l’hélice en remontant le capot.
De retour au bureau je rajoute quelques points de précaution dans le GPS de Boo, le long du trajet vers Libreville. Une simple ligne droite pendant 4 heures, mais je serais quand même rassuré avec quelques pistes de dégagement disponibles au milieu de cette forêt interminable qui, d’en haut, ressemble à un champ infini de persil ou brocoli.
Soudain, Boo lève la tête de son ordinateur et me fait signe de regarder par la fenêtre. Un éléphant est là, 2 mètres derrière la vitre. Je me jette sur ma caméra dont je n’ai pas encore eu le temps de consulter la notice. Au diable la balance des blancs, je suis excité comme à mon premier concert pop, à 15 ans. Avec prudence, nous sortons du bureau pour varier les prises de vue. Je m’étais déjà trouvé à quelques centimètres d’un éléphant, fasciné par le regard désabusé de son œil rond. C’était à la ménagerie du cirque Knie, il avait un pied enchaîné et l’air bien élevé. Ici, même à 10 mètres, il est impressionnant par sa puissance contenue. A quel moment va-t-il se contrarier ? Celui-là est un habitué du village et s’appelle Gentil, parce qu’il ne s’est encore jamais montré agressif. Mais il lui suffit de faire un pas dans ma direction en levant sa trompe et je détale comme un lapin, traversant la moitié du camp sans me retourner.
Le soir, nous invitons à notre table Mme Djony. Son mari, est parti à Brazzaville pour toute la semaine. Elle nous raconte la douzaine d’accouchements qu’elle a déjà effectué au village, sans déplorer une seule complication. Le plus long et le plus difficile a duré vingt minutes. C’était pour la dernière épouse du vieux Mamatt, le mécanicien. Elle a 16 ans, lui approche la soixantaine. C’est sa troisième femme et il veut encore lui faire au moins 8 enfants.
Comme chaque soir, je retrouve dans la salle de bain la salamandre rose au-dessus du lavabo, l’araignée grise derrière le réservoir de la chasse d’eau et en invité exceptionnel aujourd’hui, une chauve souris qui fait des looping silencieux en rasant les murs. J’attends qu’elle termine son show pour m’installer devant le miroir avec ma brosse à dent. Je sais bien qu’elle bénéficie d’un radar ultra performant, mais la pièce est suffisamment exigüe pour activer le code alerte de mon T-CAS (alarme anti-collision).
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Dimanche 26
A 0830, démarrage épique de l’avion sous l’œil éberlué de la moitié du village. On a branché les 2 batteries 12V en série pour fournir les 24V requis par le démarreur, sans solliciter la batterie de l’avion dont j’aurai besoin pour faire la radio en arrivant à Libreville. Maintenant le plus délicat reste à faire. Fixer le capot du moteur par ses 36 visses, à quelques centimètres de l’hélice qui tourne à 700 tours minute, régime du ralenti. Boo est debout sur les freins, pendant que je me mets à plat ventre sur le capot, tournevis en main, et que Fay écarte les bras pour tenir les enfants à distance. C’est ce moment précis que choisit un touriste sorti de nulle part, sorte de globe-trotter équatorial ou routard tropical, pour débarquer à l’improviste. Il espère une place dans l’avion mais Boo le reçoit comme un chien dans un jeu de quille. Pas le temps de bavarder, je décolle sans les volets, pour Kabo à 10 minutes au sud ouest. Les douaniers ont été prévenus que je ne pourrai pas éteindre le moteur.
A 0900 je redécolle de Kabo et c’est parti pour 4 heures de vol sans radio, sans indicateur de niveau d’essence, sans pompe pour transférer le carburant depuis les réservoirs auxiliaires vers les principaux. Et avec pour seul instrument de navigation au dessus de cet océan de verdure, un GPS portable dans lequel j’ai ajouté à la va vite un ou deux aérodromes pas trop éloignés de la route en cas d’imprévu. Je m’exerce à estimer des coordonnées sur la carte pour ajouter en vol un troisième aérodrome dont je décide d’essayer la verticale. A travers les nuages, j’aperçois la bande brune de latérite. Je suis fier de mon coup et soulagé de constater que je peux aussi compter sur ce genre d’improvisation.
Suis monté péniblement à 10'500 pieds pour profiter d’un vent arrière qui pousse mon oiseau à 140 kts, vitesse sol. La consommation est descendue à 14 Gallons, soit moins de 60 litres par heure. J’en ai environ 280 dans les réservoirs principaux, plus 120 litres dans les supplémentaires montés en bout d’ailes. Mais aujourd’hui je ne compte pas dessus. A la verticale de Mitzic, il me reste un peu plus d’une heure de vol et je m’autorise une cigarette. Le gyro directionnel, ou conservateur de cap, a lâché depuis 20 minutes. Je ne vole plus qu’au GPS en essayant de maintenir mon horizon le plus droit possible. Mais un 206, ce n’est pas aussi stable qu’un Fokker. Il suffit que je m’absente 10 secondes et je me prends 30 degrés dans la vue.
La couche commence à se souder aussi je décide de descendre avant les Monts de Cristal, pour éviter d’avoir à traverser la couche sans connaître le relief. A 80, puis 40, puis 20 nautiques, j’essaie sans succès de contacter LBV (Libreville). J’avais piqué un peu au nord en espérant obtenir une semi-directe pour la piste 16, mais faute d’un contact radio je me trouve obligé de contourner la CTR (zone de contrôle) par l’est de la ville et, comme nous avions prévu cette éventualité, me rends directement à Nyounié, un petit terrain en herbe de 600 mètres à 25 minutes au sud de LBV, qui dessert un lodge de week-end. Je le connais pour y avoir effectué les 2 tours de piste d’évaluation auxquels a procédé Peter avant de confirmer mon embauche en décembre dernier.
La procédure d’urgence pour une arrivée sans radio à LBV n’était pas envisagée parce que l’avion est immatriculé à Brazza et je n’ai pas encore ma licence congolaise. Pas le moment de me faire remarquer. Après plus de 4 heures dans l’appareil je suis bien tenté de me poser sans autre formalité, mais pour le principe je me force à effectuer au moins un passage de précaution (en général pour faire partir les bêtes) puis décide d’approcher très à plat depuis la mer, plutôt que de piquer après les arbres en arrivant de la forêt. Il me reste tout de même assez de batterie pour sortir 20° de volets et c’est tant mieux parce qu’une brise légère me pousse dans le dos. Bref, …posé pas cassé, j’arrive juste à temps pour le déjeuner.
La terrasse est bondée et je m’incruste à une table dans cette foule en goguette d’employés du secteur pétrolier. Me sens comme un agriculteur ardéchois qui, après 4 jours de marche, arrive au marché d’Aubenas pour vendre sa récolte. Tous ces gens m’ont l’air de citadins et je ne sais pas quoi leur dire. Après le repas, je demande une chambre à l’hôtelier pour me reposer et m’assoupit pour une sieste moite lorsque le bruit de l’avion de Peter me sort de ma somnolence. Il rentre de Gamba (sud du Gabon) avec un jour d’avance, parce qu’il doit aller récupérer Cath, directrice de recherche à LaLopé, qui en est à son 6ème mois de grossesse et se tape une méchante crise de palud. Personnellement je suis juste content de rentrer à Libreville… On viendra récupérer mon avion avec 2 jerrycans d’essence et une VHF portable avant la tombée de la nuit.
Lundi 27 – mardi 28
Outre les problèmes de maintenance à régler, je profite de ce séjour pour acheter des bougies de chauffe pour le Land Cruiser de Bomassa, qu’on devait pousser au démarrage depuis plusieurs jours. Ainsi qu’un stylo feutre parce que les bics ne fonctionnent pas bien sur papier humide, et une corde de 30 mètres en cas d’ arborissage forcé. J’ai lu ça dans « L’avion du blanc ». Pour me rassurer, Carribou, un technicien québecois de chez 2AG (Air Affaires Gabon), m’explique que autant à la cime qu’au pied des arbres, on a de toute façon peu de chance de passer la nuit sans se faire dévorer par les insectes, en premier lieu les fourmis qui sont particulièrement bien organisées pour ce genre de travail. Il a le sens de l’humour, le bougre, mais pour le moment, je prends tout au pied de la lettre.
C’est d’ailleurs avec ce même bonhomme que je m’aperçois, en mettant à jour les documents de l’avion, que l’inspection des 50 heures était due il y a déjà plus de 10 heures. Normalement je n’ai droit qu’à 5 heures de tolérance. A la bonne heure, on est en Afrique…mais du coup on ne repartira que mercredi.
Mercredi 29
Décollage 1100. Etape à LaLopé pour un déjeuner meeting avec Lee, le jeune et populaire directeur de WCS Gabon, ainsi que David, un vénérable journaliste un peu amidonné mais néanmoins fort sympathique du National Géographique.
Dans l’avion, Lisa (encore une chercheuse) se trouve mal et me remplit deux sachets pic-nics… Heureusement pour elle, son voyage s’interrompt à la première escale. Sur la seconde branche, nous survolons les chutes d’Ivindo, puis par quelques légers détours, j’en profite pour repérer le maximum de pistes de dégagement.
Jeudi 30 - Bomassa
Dés le matin, je profite du trajet de Madame Djony, qui part faire sa provision d’eau potable avant de se rendre au dispensaire, pour apprendre à manœuvrer la pirogue sous la surveillance bienveillante du pinassier Jean-Pierre Kouyas. Il ne s’agit pas seulement de brancher la nourrice et de tirer sur une corde de démarreur, mais bel et bien de diriger cette longue et étroite embarcation dans le courant. Et surtout, repérer les hauts fonds qui, selon le niveau de l’eau, pourraient bloquer la coque et la mettre en travers du remous.
Pendant 10 minutes, nous remontons le fleuve, dépassant avec précaution les pêcheurs et villageois qui avancent en poussant sur un long bâton. La rame n’est vraiment utile que dans le sens de la descente.
Si les pêcheurs ont souvent de belles pirogues, voir parfois un petit moteur, les femmes ou les enfants qui vont chercher de l’eau ou attraper le poisson de leur prochain repas, semblent tenir en équilibre sur des barcasses à peine salubres. Ainsi cette jeune mère encore adolescente qui, debout sur une planche vermoulue, longe la rive avec un nouveau né attaché dans son dos et 2 enfants en bas âge, accroupis à l’avant. Sans même parler du danger, ça doit bien lui prendre la matinée, de venir chercher ses quelques litres d’eau.
Nous arrivons à la source. J’imaginais une petite cascade d’eau cristalline qui jaillirait de la roche. Mais c’est juste un bras de rivière qui vient se jeter dans la Sangha et dont l’eau est à peine plus claire parce que le courant est moins fort. Bien sûre, une fois au camp elle sera filtrée avant de remplir les bouteilles d’eau minérale dont je n’avais pas jusqu’alors soupçonné le recyclage perpétuel. Les robinets et douches du camp sont directement alimentés par la Sangha, via un réservoir surélevé. D’où cette couleur un peu terreuse qui incite à la prudence.
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Vendredi 31
C’est maintenant une routine bien rodée, lorsqu’un vol est prévu à l’avance, je m’organise pour ravitailler l’avion et contrôler son huile la veille. Ca me donne une chance de garder les mains propres au moins pour la première branche. Je profite ce matin-là d’installer avec du grillage à moustiques et des serre-joints en plastique une protection sur les sorties à l’air libre des mes réservoirs. Principalement contre les nids d’insectes.
L’avion dort dehors sur la piste. J’aurais bien voulu le pousser sur le préau de l’école, afin de laisser la piste libre pour un éventuel avion égaré. Mais le chef du village me propose au contraire de l’éloigner de la cour, parce que les enfants la semaine et les adultes le week-end viennent y jouer au foot. De toute façon, ça fait longtemps qu’il est question de construire un hangar, ne serait ce que parce qu’il n’est pas rare que des éléphants viennent sur la piste pendant la nuit. Il suffirait que l’un d’eux ait besoin de se gratter le dos, et l’on se retrouverait soudain à une demi-journée de pirogue de Ouesso, la ville la plus proche.
L’après midi, je me plonge enfin dans la notice de mon caméscope, et tente quelques plans sur les incroyables migrations de fourmis qui traversent le camp. Dans la foulée, j’expérimente la fonction contre-jour en espérant immortaliser dans les arbres les premiers singes que j’aie jamais vu en liberté. Je me suis installé sur la grande table en bois, prés du massif d’arbres principal qui règne au centre du camp. L’ensemble est d’autant plus imposant qu’il surgit d’une termitière haute de 3 mètres. Et alors que tranquillement j’écris ces lignes en sirotant une bière limonade, dans l’ambiance filtrée d’une fin d’après-midi paresseuse, je reçois sur la tête une pluie de brindilles, feuilles et fruits, qui semblent tomber soit d’une poussée de sève, soit d’un courant d’air en altitude. Je lève la tête et c’est là que j’aperçois mon premier spécimen de cercopithèque. Un petit singe, quoi ! Silencieux et discret, il se faufile entre les branches comme un écureuil, mais plutôt de la taille d’un gros chat avec une queue 2 fois plus longue. Moins que celle du Marsupilami, toutefois.
Well, je suis encore loin d’avoir les compétences d’un zoologiste, mais de jour en jour j’apprends à reconnaître les signes de la forêt qui annoncent la proximité d’un animal. Tel un pygmée stagiaire, je suis sur mes gardes dés que j’entends un craquement de branche, accompagné ou non d’un bruit de respiration ou d’une odeur caractéristique. Je me méfie surtout des éléphants derrière les fourrés. Je n’ai pas encore eu la chance de voir des gorilles, donc pour le moment, les singes que je connais sont très légers et font à peine tomber des petites branches. En ce moment même, il y en a un juste au-dessus. Je l’observe à travers le feuillage et ses gestes me rappellent quelque chimpanzé ou babouin que j’aurais pu voir au zoo de Bâle. Du coup je me rends compte de la tristesse de cette captivité.
Samedi 1er février
Bomassa – Kabo – Mokabi – Impfondo – Bomassa : d’abord pour récupérer Paul, le responsable des activités hors réserves de WCS-Congo et son assistant Bienvenue. Je les emmène à Mokabi, l’une des stations forestières (logging company comme ils disent ici) qui pullulent dans la région. Ceux-là sont français, la société Rougier, mais il y a aussi des libanais, des chinois et même des congolais. Un seul arbre peut valoir jusqu’à 10'000 $ paraît-il, si son essence est précieuse et que la structure de la fibre rende son bois particulièrement décoratif. Bien sûre c’est une extrême, mais ça donne quand même un ordre de grandeur des intérêts qui sont en jeu.
D’un point de vue purement botanique, il est désormais communément admis que la forêt, si elle est exploitée dans les règles de l’art, bénéficie d’un meilleur cycle de carbonne que lorsqu’elle est laissée à son état le plus sauvage, ce qu’on désigne par forêt primaire. Le vrai problème de l’exploitation forestière, c’est surtout les compagnies asiatiques qui coupent absolument tout sans faire de détail, mais aussi la chasse et le braconnage qui sont les seuls moyens de nourrir en viande les centaines voir milliers de travailleurs qui vivent en forêt. Plusieurs expériences d’élevage ont déjà été tentées, mais culturellement aussi bien qu’économiquement, cette option ne tient pas la route compte tenu de l’abondance du gibier. Aussi, les sociétés de conservation se contentent elles de négocier avec les compagnies et les gouvernements des accords de bonne conduite garantissant le respect des espèces classées protégées mais aussi l’inviolabilité de certaines réserves bien délimitées. Au final, on assiste à une sorte de course de territoire entres les compagnies qui veulent des concessions et les organismes de conservation qui veulent des réserves protégées.
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Dimanche 2 février
Ce matin nous partons pour Brazzaville où je dois me faire établir enfin une licence congolaise. Nous avons retiré les sièges arrière pour charger un barril de 200 litres d’Avgas parce qu’il n’y a plus de carburant pour les avions à pistons dans la capitale du Congo. Et aussi 2 glacières vides qui nous permettront de ramener des provisions.
De nouveau, la moitié des notables du village sont réunis au bord de la piste pour assister à notre départ. Quand Monsieur le Directeur Bryan s’en va, c’est un peu les parents qui partent en week-end, laissant la maison aux aînés qui surveilleront les plus jeunes.
Je remonte la piste et, à 30 mètres du seuil, effectue mon demi-tour en flirtant avec la végétation du bout de chaque aile. Plein gaz, je lutte un instant avec le palonnier pour garder l’appareil au centre de la bande. A mi-piste, je jette un coup d’œil au badin (indicateur de vitesse) et l’aiguille ayant à peine décollé du zéro, décide en une fraction de seconde d’abandonner le décollage… juste la place de m’arrêter. C’est ma première accélération-arrêt non simulée depuis que je vole. Sans l’indicateur de vitesse, il serait tout de même hasardeux d’effectuer une montée à pleine charge, ou même une approche sur une piste aussi limitative. Aussi je remonte à nouveau la piste en expliquant à Bryan, impassible, que le pitot (capteur de pression dynamique accroché sous l’aile) a peut-être été obstrué par de l’eau ou un insecte. Auquel cas, je serai coupable d’avoir bâclé ma prévol. En tout les cas, je veux vérifier ça avant de tenter un second décollage. Je lui demande de surveiller l’aiguille pendant que je souffle dans le pitot. Elle bouge, …à priori c’était simplement notre poids qui a prolongé le roulement de façon inhabituelle.
Cette fois-ci, je partirai la queue dans les feuillages, puissance établie sur les freins, et m’applique à soulager le train avant en tirant légèrement sur le manche dés le début de l’accélération. A mi piste, l’aiguille n’est toujours pas rentrée dans l’arc blanc (limite de vitesse autorisée avec les volets), mais je sélectionne 2 crans de volets et à 80 mètres des buissons, tire sur le manche en poussant un juron. Alors que je continue d’accélérer dans le lit de la Sangha, je tourne la tête pour regarder Bryan. Ce type me sidère, il a gardé cette même expression sarcastique qu’il a quand il vient de vider son 3ème Gin Tonic. Plus de 300 heures par an, il confie sa vie à des pilotes rencontrés au bar de l’aéroclub de Libreville, sans broncher un sourcil. Doit avoir des problèmes de famille, c’est pas possible.
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Lundi 3
Brazza. Le marché couvert, les étalages de fruits et légumes tenus par des meutes de mamas en concurrence, des boutiques crasseuses de bric et de broc. Les quartiers populaires sont infiniment plus intéressants que le centre ville.
Avant de demander ma validation de licence, je dois obtenir un certificat médical. En route pour l’hôpital, nous remontons une file interminable de voitures qui attendent devant une même station service que le courant soit rétabli. Des enfants proposent aux impatients, pour le double du prix, de l’essence au noir qu’ils transportent dans des bouteilles de pastis. En fin de matinée, la garde Présidentielle fera disperser la file, parce que Sassou veut sortir de son Palais.
Dans un grand bâtiment jaune qui de l’extérieur paraissait désaffecté, un assistant me fait pisser dans un gobelet, puis déshabiller pour l’électrocardiogramme, puis rhabiller pour les tests de vue et d’audition. Je lis à 30 cm, puis à 2 mètres une phrase écrite en tout petit sur un grand tableau et il me donne 10 comme pour une épreuve de lecture. Ensuite, avec un casque sur les oreilles je dois mettre ma tête dans une sorte de demi-caisse insonorisée. Mais avec la rumeur de la rue, le ronron du vieux climatiseur et les bavardages dans la salle d’attente, impossible d’entendre les sons aigus. J’ai quand même une bonne note. Profitant de ma consultation avec le médecin, qui a fait son internat à Bordeaux au siècle dernier, je lui parle des oeufs de vers que j’ai sous la peau des pieds, du médicament que m’a donné Madame Djony contre les bactéries intestinales et des interminables démangeaisons que me provoquent des piqûres de je ne sais quoi, mais ce ne sont pas des moustiques. Après m’avoir diagnostiqué une insuffisance neurologique en me tapant sur les genoux et les chevilles avec son marteau, il dresse une ordonnance longue comme le bras. A lui tout seul, il pourrait redresser l’économie pharmaceutique du pays…
Mardi 4
Sur la terrasse de notre hotel, l’Hyppocampe, que dans un premier temps j’avais pris pour le camp des Hippopotames à cause de l’accent de Bryan, nous croisons le Directeur de WCS-Congo Kinshasa accompagné d’une grande congolaise distinguée. John et Mamy Tchiwhawha. Nous convenons d’aller manger ce soir tous ensembles dans un restaurant vietnamien. Nous serons sept : John et Mamy, Bryan et Bruno, un belge né à Kinshasa qui est logisticien pour le parc de Koncouati (sanctuaire pour les tortues Luth) au nord de Pointe Noire. Puis Angela et Djenzy, les 2 étudiantes britanniques que nous sommes venus récupérer hier soir au vol Air France.
Mais c’est vraiment Mamy qui attire les faveurs de mon inspiration du jour : sorte de conseillère ou secrétaire d’Etat au Ministère des Affaires Etrangères de la République Démocratique du Congo, elle est en même temps sophistiquée et très familière. Affectant de jouer les citadines, elle s’effraie de nos conditions de vie en forêt. Tour à tour, elle captive par des considérations straté-géopolitico-mondaines, interrompues de « …mais je ne devrais jamais vous dire ça, ce sont des secrets d’Etat ! », ou nous charme par des attentions bienveillantes à chacun. Notamment à l’intention des 2 jeunes chercheuses fraîchement débarquées et qui sont encore toutes timides. Mais Mamy ne comprend pas l’anglais, aussi prend elle ostensiblement un air d’ennui quand nous ne parlons plus en français.
John est un sacré numéro lui aussi. Il approche la soixantaine et se tape à tout bout de champ sur la cuisse en poussant des rires hystériques. Depuis plus de vingt ans en Afrique, il parle couramment le Swahili et correctement le Lingala. Enfin, je ne peux pas vraiment juger, mais j’en crois Mamy qui lui fait toute sa logistique, par amitié et admiration. En fait, pour avoir l’occasion de voir du pays, j’imagine.
A la fin du repas, je remarque que Mamy a habilement et discrètement récupéré les morceaux de viande intacts laissés dans son assiette et celle de John. Avec un savant dosage de condescendance et complicité, elle demande au serveur qu’il lui prépare un paquet à emporter. Dans un premier temps elle m’explique derrière un sourire embarrassé qu’elle risque d’avoir faim plus tard, en travaillant sur le rapport qu’elle doit terminer avant de se coucher. Plus tard, elle évoque les enfants de ses voisins qui seront bien contents d’avoir un extra. Personne n’est dupe. Elle est prise entre deux mondes. L’un pauvre où le gaspillage est intolérable. L’autre privilégié, où par une simple affaire de rang, d’attitude, de rencontre, on se retrouve à brasser des millions en paroles, comme s’ils étaient dans notre poche. Un monde de faux semblants et de vraies disproportions.
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Mercredi 5
3 heures 30 de vol pour rentrer à Bomassa. Cette fois-ci nous sommes 4 dans l’avion, les 2 filles se rendant au camp de M’Belly où elles doivent rester 6 mois. C’est une sorte de grande clairière à environ 3 heures de notre camp. Dont un tiers de voiture, un tiers de pirogue et le dernier tiers à pied. En 2000, on y a fait construire un mirador de luxe, c’est à dire une maison posée sur des pilotis à une dizaine de mètres de hauteur. Et depuis 2 ans, des scientifiques de tout poil s’y relaient pour observer la démographie et le comportement des gorilles. Il paraît que le site est exceptionnel !! Mais quand-même, pour cohabiter pendant 6 mois voir plus dans une paillotte haut-perchée, il faut être drôlement passionné par son sujet.
Jeudi 6
Je suis tout seul !!! Bryan et les filles, mais aussi la moitié des travailleurs sont partis à M’Belly. Demain, une délégation de 15 VIP américains arrive à Bomassa pour aller passer le week-end au mirador et il faut tout organiser. Le transport, la nourriture, les boissons, de l’eau et surtout, des lits.
Livré à moi même, j’avance dans mon feuilleton tant et si bien que pour la première fois je me couche vraiment tard. Et lorsque je quitte le bureau pour regagner ma chambre, le groupe électrique est déjà éteint depuis belle lurette. Nous sommes en saison sèche, aussi le ciel est couvert et l’on n’y voit que pouic.
Sans lampe de poche, j’avance à tâton dans le noir, essayant de suivre la piste en sable qui traverse le camp. Jamais je n’ai entendu si fort les bruits de la brousse. Les grillons, la civette, le hocheur, le moustac… non, bien sûre je fabule, en revanche le daman est bien réel. Ça commence doucement avec un hululement bref et répétitif, mais qui s’amplifie démesurément tout en devenant rauque comme si l’animal allait finir par se déchirer les cordes vocales. C’est le genre de cri qui à lui tout seul en donne pour son argent au touriste venu se dépayser quelques jours loin des bruits d’ascenseur. Un bruit qui, émotionnellement parlant, vaut largement une charge d’éléphants ou une meute de gorilles depuis un mirador. J’essaie de marcher vite, surtout parce qu’à tout moment je peux mettre le pied sur une colonie de fourmis qui traversent mon chemin, et les plus grosses d’entre elles, celles chargées de protéger la colonne, brûlent comme une piqûre de guêpe. Quel est le sagouin qui n’a pas remis la lampe de poche à sa place ?
Vendredi 7
Bryan et les travailleurs sont de retour en fin de matinée, juste une heure avant l’arrivée de la délégation des supers VIP. Un avion spécial de Libreville les a posé à Kabo et une cortège de 3 Land Cruisers flambants neufs les amène par la route. Parmi eux, le fondateur du camp de Bomassa, son excellence l’ancien ambassadeur des Etats Unis à Brazza, son excellence la nouvelle ambassadrice des Etats-Unis a Brazza, son excellent directeur des réserves protégées en Alaska, …un peu égaré ce drole d’Inuit, et tout un aéropage de Directeurs et conseillers en tout genre.
Pendant le dîner, les discussions ne manquent pas de déraper des quatre pneux sur l’imminence de la guerre en Irak, et les tergiversations de la France. Peu en forme, et n’ayant pas la repartie pour défendre la cause irakienne, je m’esquive entre le fromage et la poire. En arrivant aux douches où je m’apprête a faire ma toilette rituelle du soir, j’ai un haut le cœur avant même de pénétrer dans la pièce exigüe. Une araignée velue de la taille de ma main trône immobile sur la porcelaine du wc, juste à hauteur d’un éventuel mollet innocent. Je ne demande pas mon reste et file au bureau chercher la caméra. En chemin, je m’interroge sur mon devoir de solidarité d’en informer la délégation. Considérant l’araignée suffisamment en évidence, je décide de m’abstenir afin de préserver au moins pour le premier d'entre eux, la qualité d’émotion de cette rencontre avec la forêt.
Samedi 8
Au petit matin, toute cette fine équipe ré-embarque dans les Land Cruiser en route pour la fameuse clairière de M’Belly. Et à nouveau je suis seul au camp. Je déambule entre les cases en m’imaginant en Robinson des bois, déjà organisé et prêt à affronter des années de solitude. A vrai dire, j’ai rendez-vous à 16 heures au village pour participer au match de foot des adultes.
Je passe une partie de la journée dans le bureau à feuilleter des rapports et des articles sur les divers sujets écologiques qui préoccupent nos chercheurs. Et je m’aperçois alors que plusieurs noms cités en référence ou dans les bibliographies sont des familiers de la station et connus par la plupart des travailleurs. Combien de fois ne m’a t-on pas demandé des nouvelles de MM. Blake, Ruggiero, Faye, Morgan, … ces éminents pionniers de la conservation en forêt pluviale africaine.
Dimanche 9
A midi, je dois récupérer deux météorologues de Toulouse accompagnés de leurs homologues congolais à Ouesso, le chef lieu de la région Sangha, à 30 minutes de vol au sud de Bomassa. Leur avion arrivant de Brazza a une heure de retard. En patientant, je me permets imprudemment une assiette de bouillon de gazelle accompagné d’un fanta tiède, histoire de m’immerger dans la torpeur exotique de la buvette de l’aéroport.
De retour sur le tarmac, je regrette de ne pas avoir pris ma caméra. Il y a là tous les notables de la région, attendant eux aussi l’Antonov de Brazza qui amène le nouveau Préfet de la région ainsi qu’un Ministre chargé de son intronisation dés demain.
Les femmes ont sorti leurs robes multicolores et les hommes leur meilleur costume. Sous l’aile de mon cessna, parqué à la limite du bitume pour laisser à l’avion régional la place de faire son demi-tour, toute une délégation d’endimanchés attend à l’abri du soleil. Devant le terminal, des cortèges d’associations se sont installés avec leurs slogans inscrits sur des panneaux blancs : le Centre de Promotion de la Femme en Politique, la SAMAS Association Maman Antoinette Sassou N’Guesso, l’AMIRA Les militaires.retraités et anciens combattants de la Sangha…
L’avion arrivé, je retrouve mes 4 bonhommes au pied de la passerelle, après la dispersion des officiels. Un rapide passage aux autorités nous permettra de régler les taxes d’aéroport et, ceci est nouveau, des frais de chancellerie. A bien y réfléchir, la justification de cette perception insolite est tout à fait désopilante. Il s’agit simplement de faire payer au voyageur de passage des frais d’établissements de facture. Dans un pays en guerre civile, c’est d’une courtoisie plutôt civilisée. Pendant toutes ces civilités, je m’occupe de charger les bagages dans l’avion.
Ça me fait plaisir d’avoir des français à mon bord, qui plus est fraîchement débarqués de Toulouse. Aussi je m’autorise à leur offrir un service soigné et nous rejoignons Bomassa en suivant le lit du fleuve, quelques mètres au-dessus de l’eau. Peut-être 5 minutes de vol en plus à cause des virages mais, sauf si l’on a le mal de l’air, ça en vaut vraiment la peine. A hauteur des arbres, on a l’impression de traverser la jungle sur une autoroute, de voir la forêt en coupe, survolant les pirogues en battant des ailes pour répondre aux signes d’amitiés. Au sortir d’un virage en coude, une douzaine d’enfants jouent au foot sur un banc de sable isolé au milieu du fleuve. A se demander comment ils y ont accédé car je n’aperçois aucune embarcation.
Arrivé à la piste, je saute par dessus les arbustes et effectue un premier passage un peu moins bas que d’habitude parce que je n’ai jamais volé aussi chargé et ça se ressent dans les commandes. En tout cas, je vois bien à leurs visages que mes passagers ont été emballés par le spectacle.
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Mardi 11
Jeudi 16 janvier 2003
Arrivé 2040 à Libreville. Justin, le chauffeur de WCS (Wildlife Conservation Society) à Libreville attendait à la sortie du terminal pour me conduire a mon hôtel, le Tropicana. J’y retrouve Bryan, le directeur des Réserves Nationales au Congo, et Debra, une chercheuse qui prépare un doctorat sur les chauves souris. Ils m’annoncent que notre départ pour Bomassa sera repoussé à samedi. Tant mieux, que j’aie au moins le temps de m’adapter un minimum.
Vendredi 17
Au bureau de WCS, j’installe les programmes Flitestars et Mapstars sur mon Mac avec l’aide de Peter, un pilote autrichien approchant la cinquantaine et qui vole pour WCS sur son propre avion. Il a fait fortune en vendant des lunettes puis a vendu son magasin avant de traverser l’Afrique avec son Cessna 182. En fin de matinée, direction l’ambassade du Congo pour ma demande de visa. Refoulé à l’entrée par le gardien, je dois retourner au Tropicana pour enfiler un pantalon à la place de mon short. Le visa de 3 mois coûte 210 000 cfa, moitié moins pour les membres de WCS. Plus tard dans l’après midi, nous allons faire les courses pour Bomassa. 200 kilos de nourriture, alcools et cigarettes.
Samedi 18
À 0900 nous chargeons l’avion avant de décider de repousser le vol à dimanche. Because mauvais temps. J’en profite pour faire laver l’avion et ajouter des coordonnées sur Mapstar, un programme de gestion de points GPS installé la veille sur mon Mac. Plus tard dans la soirée, un Antonov 24 s’écrase à l’est de Libreville, suite à une panne électrique et la panique probable de l’équipage. Au bar de l’aéroclub, tout le monde s’étonne qu’il ait tourné autour de D’jemba au lieu de rejoindre la côte. Apparemment, personne dans l’appareil n’avait une lampe de poche (obligatoire) ni même un briquet ou des alumettes pour éclairer ne serait ce que le compas…
Dimanche 19
Bryan, qui souffrait depuis plusieurs jours d’un abcès à la fesse, part à l’hôpital, où le médecin décide de l’opérer sur le champs. Il ne pourra voyager qu’en fin de semaine et je décolle donc seul pour LaLopé, une des plus anciennes réserves du Gabon, où je récupère le Dr Boo, une biologiste britannique de son vrai nom Fiona Maisels, avant de continuer vers Kabo pour les formalités douanières, puis Bomassa, camp où je serai désormais basé. En vol, Boo contacte Bomassa par la HF et nous décidons de laisser l’avion à Kabo. Nous terminerons le voyage par la route pour ne pas risquer d’être surpris par la nuit. Décollé de LaLopé à 1400 + 3h30 de vol + une demie heure pour la police des frontières…, bref, la nuit tombant à 1800, même si la dernière branche se fait en 10 minutes, c’est trop risqué pour un premier atterrissage à Bomassa. La piste fait 600 mètres et surtout elle est étroite, bordée par de la végétation plus haute que les ailes. Finalement nous arrivons plus tôt que prévu et les formalités sont rapides. Comme la route est bloquée, c’est une pirogue qui est venu nous chercher. Une douzaine de villageois nous aident à charger nos 300 kilos de frêt et bagages à la lueur des torches, et des vers luisants. Puis une heure encore à remonter le fleuve Sangha, dans l’obscurité. Juste le bruit du moteur et les étoiles.
Lundi 20
A 0630 sortant d’un rêve au décors européen (Paris ?, Lausanne ?), je me réveille étonné d’être en pleine forêt tropicale. Après le petit déj. j’entreprends de nettoyer une étagère et d’installer ma chambre, entièrement grillagée contre les moustiques, puis commence à faire l’inventaire des documents de l’avion. En fin de matinée, je me rends vers la piste, à un petit kilomètre du camp, en suivant un sentier étroit, sorte de tunnel de verdure, inquiet d’une éventuelle rencontre avec un éléphant. Ils courent bien plus vite que nous paraît-il. Au village, Madame Djony, l’infirmière du dispensaire qui se trouve être aussi la femme du conservateur du camp, m’adjoint une jeune fille de 22 ans, enceinte de son 4ème enfant, pour m’accompagner. La piste est bien plus longue que je ne l’imaginais. Je demande quand même une pirogue pour aller observer l’approche depuis la rivière. Peter m’avait dit que les derniers 100 mètres de finale frôlaient les arbres. J’ai surtout envie de faire un tour sur ce fleuve qui me fascine autant. Large de plus de 100 mètres, il est l’axe de vie de toute la région. Pour la pêche, le transport, pour se laver ou ne serait ce que pour sortir de cette claustrophobie que provoque la densité de la forêt.
Puis je rentre au camp et déjeune seul, en commençant à parcourir le manuel de vol du Cessna, lorsque Boo me propose de l’accompagner elle et son guide pygmée pour rejoindre une clairière avec un mirador où elle compte passer la nuit. Elle souhaite profiter de la pleine lune pour observer les éléphants. A vrai dire les compter, afin d’évaluer la qualité et l’évolution de fréquentation de cette clairière. C’est encore la meilleure façon de surveiller les activités des braconniers. Ainsi entre l’aller et le retour je m’offre deux heures de marche en pleine brousse pour terminer la journée. Derrière un petit bonhomme qui avance à toute vitesse, la machette posée sur son bras comme un bébé endormi. L’occasion de découvrir enfin la jungle, la vraie jungle, jusqu’ici seulement fantasmée au travers de romans d’aventure. En quelques kilomètres, je croise déjà des termitières hautes comme des maisons de 2 étages, des papillons gigantesques, en tout cas suffisamment pour qu’ils s’autorisent quelques secondes de plané entre 2 battements d���aile, et des arbres de 30 mètres parfois entièrement emballés dans une toile d’araignée si dense qu’elle est pratiquement opaque. Les films de Spielberg n’étaient donc pas exagérés ?! Heureusement que je me suis acheté une caméra vidéo, sinon personne ne me croira.
Après le dîner, je m’installe dans le bâtiment qui fait office de bureau, une grande pièce climatisée, la seule, à cause des nombreux ordinateurs et appareils électroniques qui souffriraient trop rapidement de l’humidité. Dans un coin, une grande télévision et une vidéothèque de plusieurs dizaines de cassettes et DVD, pour tous les goûts. Je visionne quelques documents sur l’Afrique tropicale jusqu’à 2230. Le groupe électrique est éteint à 2245 et je finis ma phrase à la bougie.
Le premier soir, en revenant de la salle de bain dans la nuit, j’étais déjà impressionné parce que je devais enjamber d’anciennes traces d’éléphants (ils viennent dans le camp pendant la nuit), lorsque j’ai refermé machinalement ma main sur un insecte infernal qui s’est envolé en hurlant comme un hibou. Boo m’a dit le lendemain que c’était une espèce de grillon. Par le bruit, la variété et la taille, cet endroit est un véritable Disneyland d’insectes.
Mardi 21
Ce matin, une heure de camion pour faire 30 km, sur une piste boueuse et cahoteuse. Nous allons récupérer l’avion à Kabo. Pompé 200 litres de carburant pour compléter les réservoirs dans les ailes. Mais le tonneau est vide avant que j’aie terminé et le poids dans les ailes est maintenant déséquilibré. Pendant que M. Djony, le conservateur du camp palabre avec la police locale, je regarde dans le manuel de vol s’il y a une limitation de dissymétrie. La piste est relativement longue, 1200 m, mais elle est bordée d’arbres très haut. L’impression de devoir décoller dans un corridor. 10 minutes seulement de vol pour rejoindre Bomassa. Vue d’au dessus, la piste paraît soudain très courte, je prolonge la vent arrière et m’autorise une longue finale. Sur le bord du terrain, un groupe de villageois attend que M. Djony et moi sortions de l’appareil. Le conservateur me dit que c’est devenu une habitude maintenant, ils viennent se faire une opinion sur la qualité de chaque nouveau pilote en se référant au premier atterrissage. Depuis le temps, ils sont tous devenus experts en arrondis.
En fin d’après midi, nous préparons avec Boo le vol de demain. 43 waypoints à rentrer manuellement dans le GPS, pour un survol de clairières. A l’heure de l’apéritif, nous recevons la visite inattendue d’une jeune américaine, à peine 20 ans. Membre du Corps de la Paix (un organisme US qui envoie des jeunes volontaires sur le terrain avec très peu de moyens), elle vit depuis 2 ans, seule occidentale (Californie) dans un petit village au bord du fleuve à 2 ou 3 kilomètres au sud de Bomassa. Cet après-midi, elle remontait la Sangha en pirogue-stop, se dirigeant nonchalamment vers Yaoundé pour reprendre pied vers un semblant de civilisation. Je suis bluffé.
Pendant le souper, Boo m’énumère les différentes tâches qui seraient utiles dans le camp. A envisager pour des éco-touristes, volontaires ou éventuellement amis de passage : enseigner l’anglais aux assistants chercheurs congolais, corriger les traductions de rapports de l’anglais vers le français, organiser l’herbier, concevoir des visuels descriptifs pour les animaux que l’on peut observer depuis le mirador, etc… et avant d’aller nous coucher, nous regardons une vidéo, « the jerk » avec Steve Martin, à la fraicheur de l’air conditionné du bureau.
Mercredi 22
Notre vol photographique, qui était prévu à 0800, tombe à l’eau c’est le cas de dire. Le ciel est chargé et l’on aurait besoin d’une bonne lumière pour pouvoir détecter d’en haut les traces d’anciennes pistes d’éléphants. Nous nous rendons tout de même à l’avion pour installer le matériel. Mais le socle qui était prévu pour fixer la caméra sur l’avion a disparu. De retour au camp, nous en faisons fabriquer un en bois par Alphonse, l’ébéniste. En attendant, je lis le numéro de mars 2001 du magazine National Géographique, qui relate l’aventure de Mike Fay, le prédécesseur de Bryan à Bomassa. Mégatransect, un raid de 2000 kilomètres à pied à travers la forêt équatoriale. Et je découvre avec jalousie que Nicolas Kozon, l’un des premier pilotes de WCS Congo, dont j’ai repris la place, est cité en fin d’article. J’ai néanmoins eu la chance de rencontrer Mike à Libreville. Il m’a raconté comment il s’était fait attaquer par une femelle éléphant(une défense lui a transpercé le bras), le 31 décembre dernier. Très chanceux, son biceps a été épargné de justesse, il ne lui reste que de longues cicatrices des 2 côtés du bras qu’il pourra montrer fièrement dés son retour à New York.
Aujourd’hui, nous avons fait 3 aller-retours jusqu’à la piste, 2 en camion et 1 en pirogue, pour mettre au point notre nouvelle fixation de la caméra. J’en ai profité pour faire connaissance avec les 2 instituteurs de l’école située en bord de piste. Un jour je viendrai filmer le cours. A notre dernier retour au camp, celui en pirogue, nous accostons en même temps que 2 suisses allemands, attendus depuis hier soir. Un couple qui travaille depuis 6 ans à Mayumba en Centre Afrique, pour un organisme similaire. Ils ont du évacuer leur camp à cause des évènements politiques de Noël et viennent de descendre la Sangha pendant plus de 3 heures dont la moitié sous une pluie torrentielle. Boo les connaît bien, quand à moi je fais leur connaissance pendant le dîner. Leur activité est beaucoup plus axée sur l’écotourisme qu’ici, où nous n’avons qu’une ou deux cases de passage.
Jeudi 23
Le temps ne nous permettra pas, aujourd’hui encore, de faire ces photos. L’occasion de créer un compte e-mail pour la connexion satellite et de commencer à visionner mes anciennes cassette Hi8 que j’ai fait transférer sur DV en achetant le caméscope. Le soir nous nous installons tous les quatre dans le bureau pour regarder la vidéo « Et au milieu coule une rivière » de Robert Redford avec Brad Pitt. A la fin du film il nous faut faire un effort pour réaliser que nous sommes toujours en pleine forêt.
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Vendredi 24
A 1000, le brouillard finit par se lever et nous décollons pour aller filmer les bais, un terme pygmée qui désigne ces clairières où les éléphants laissent des traces de leur passage, indice que la zone n’aura pas encore été prise d’assaut par les chasseurs. Je suis peu habitué à ce genre de vol, succession de virages serrés à faible vitesse et des trajectoires précises à tenir sans visibilité du cadrage de la caméra, qui est pointée sur la verticale exacte de l’avion. Lorsque pour corriger le cadre j’incline l’avion vers la gauche, la caméra balance vers la droite... Bref, de quoi se mélanger les pinceaux et les premières bais nécessitent plusieurs passages, le temps de me faire la main. Finalement, ce sera un vol de plus de 2 heures pour un circuit d’à peine 200 km, avec au final une petite douzaine de bais dans la boîte. Demain, le secteur sud de la réserve représente un circuit de 400 km !!
Nous passons le reste de la journée à traiter les images, en prélevant pour chaque séquence la ou les photos qui permettront de reconstituer l’intégralité des clairières. Avant la nuit, il me faut encore refaire le plein du Cessna, à partir d’un baril de 200 litres et d’une pompe électrique branchée sur la batterie du camion.
Samedi 25
0900, décollage pour le circuit sud. Mais le vol doit être interrompu après seulement 4 bais, lorsque nous nous apercevons que l’alternateur ne charge plus la batterie. Après quelques essais, je décide d’éteindre tous les instruments électriques. Heureusement, nous nous orientons à partir du GPS portable de Boo. Cela me permet aussi de couper la batterie et de garder assez de courant pour sortir les volets à l’atterrissage.
Sur la piste de Bomassa, je démonte le capot et entreprends avec Fay, le Mr électricité du camp, de mesurer les tensions de la batterie ainsi que de l’alternateur. Mais déjà, il n’y a plus assez de courant pour démarrer l’avion. Et demain je suis attendu à Libreville !! Nous décidons que je démarrerai demain avec 2 batteries de voiture (12 volts) montées en série (la mienne est en 24 V). Il faudra juste faire particulièrement attention à l’hélice en remontant le capot.
De retour au bureau je rajoute quelques points de précaution dans le GPS de Boo, le long du trajet vers Libreville. Une simple ligne droite pendant 4 heures, mais je serais quand même rassuré avec quelques pistes de dégagement disponibles au milieu de cette forêt interminable qui, d’en haut, ressemble à un champ infini de persil ou brocoli.
Soudain, Boo lève la tête de son ordinateur et me fait signe de regarder par la fenêtre. Un éléphant est là, 2 mètres derrière la vitre. Je me jette sur ma caméra dont je n’ai pas encore eu le temps de consulter la notice. Au diable la balance des blancs, je suis excité comme à mon premier concert pop, à 15 ans. Avec prudence, nous sortons du bureau pour varier les prises de vue. Je m’étais déjà trouvé à quelques centimètres d’un éléphant, fasciné par le regard désabusé de son œil rond. C’était à la ménagerie du cirque Knie, il avait un pied enchaîné et l’air bien élevé. Ici, même à 10 mètres, il est impressionnant par sa puissance contenue. A quel moment va-t-il se contrarier ? Celui-là est un habitué du village et s’appelle Gentil, parce qu’il ne s’est encore jamais montré agressif. Mais il lui suffit de faire un pas dans ma direction en levant sa trompe et je détale comme un lapin, traversant la moitié du camp sans me retourner.
Le soir, nous invitons à notre table Mme Djony. Son mari, est parti à Brazzaville pour toute la semaine. Elle nous raconte la douzaine d’accouchements qu’elle a déjà effectué au village, sans déplorer une seule complication. Le plus long et le plus difficile a duré vingt minutes. C’était pour la dernière épouse du vieux Mamatt, le mécanicien. Elle a 16 ans, lui approche la soixantaine. C’est sa troisième femme et il veut encore lui faire au moins 8 enfants.
Comme chaque soir, je retrouve dans la salle de bain la salamandre rose au-dessus du lavabo, l’araignée grise derrière le réservoir de la chasse d’eau et en invité exceptionnel aujourd’hui, une chauve souris qui fait des looping silencieux en rasant les murs. J’attends qu’elle termine son show pour m’installer devant le miroir avec ma brosse à dent. Je sais bien qu’elle bénéficie d’un radar ultra performant, mais la pièce est suffisamment exigüe pour activer le code alerte de mon T-CAS (alarme anti-collision).
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Dimanche 26
A 0830, démarrage épique de l’avion sous l’œil éberlué de la moitié du village. On a branché les 2 batteries 12V en série pour fournir les 24V requis par le démarreur, sans solliciter la batterie de l’avion dont j’aurai besoin pour faire la radio en arrivant à Libreville. Maintenant le plus délicat reste à faire. Fixer le capot du moteur par ses 36 visses, à quelques centimètres de l’hélice qui tourne à 700 tours minute, régime du ralenti. Boo est debout sur les freins, pendant que je me mets à plat ventre sur le capot, tournevis en main, et que Fay écarte les bras pour tenir les enfants à distance. C’est ce moment précis que choisit un touriste sorti de nulle part, sorte de globe-trotter équatorial ou routard tropical, pour débarquer à l’improviste. Il espère une place dans l’avion mais Boo le reçoit comme un chien dans un jeu de quille. Pas le temps de bavarder, je décolle sans les volets, pour Kabo à 10 minutes au sud ouest. Les douaniers ont été prévenus que je ne pourrai pas éteindre le moteur.
A 0900 je redécolle de Kabo et c’est parti pour 4 heures de vol sans radio, sans indicateur de niveau d’essence, sans pompe pour transférer le carburant depuis les réservoirs auxiliaires vers les principaux. Et avec pour seul instrument de navigation au dessus de cet océan de verdure, un GPS portable dans lequel j’ai ajouté à la va vite un ou deux aérodromes pas trop éloignés de la route en cas d’imprévu. Je m’exerce à estimer des coordonnées sur la carte pour ajouter en vol un troisième aérodrome dont je décide d’essayer la verticale. A travers les nuages, j’aperçois la bande brune de latérite. Je suis fier de mon coup et soulagé de constater que je peux aussi compter sur ce genre d’improvisation.
Suis monté péniblement à 10'500 pieds pour profiter d’un vent arrière qui pousse mon oiseau à 140 kts, vitesse sol. La consommation est descendue à 14 Gallons, soit moins de 60 litres par heure. J’en ai environ 280 dans les réservoirs principaux, plus 120 litres dans les supplémentaires montés en bout d’ailes. Mais aujourd’hui je ne compte pas dessus. A la verticale de Mitzic, il me reste un peu plus d’une heure de vol et je m’autorise une cigarette. Le gyro directionnel, ou conservateur de cap, a lâché depuis 20 minutes. Je ne vole plus qu’au GPS en essayant de maintenir mon horizon le plus droit possible. Mais un 206, ce n’est pas aussi stable qu’un Fokker. Il suffit que je m’absente 10 secondes et je me prends 30 degrés dans la vue.
La couche commence à se souder aussi je décide de descendre avant les Monts de Cristal, pour éviter d’avoir à traverser la couche sans connaître le relief. A 80, puis 40, puis 20 nautiques, j’essaie sans succès de contacter LBV (Libreville). J’avais piqué un peu au nord en espérant obtenir une semi-directe pour la piste 16, mais faute d’un contact radio je me trouve obligé de contourner la CTR (zone de contrôle) par l’est de la ville et, comme nous avions prévu cette éventualité, me rends directement à Nyounié, un petit terrain en herbe de 600 mètres à 25 minutes au sud de LBV, qui dessert un lodge de week-end. Je le connais pour y avoir effectué les 2 tours de piste d’évaluation auxquels a procédé Peter avant de confirmer mon embauche en décembre dernier.
La procédure d’urgence pour une arrivée sans radio à LBV n’était pas envisagée parce que l’avion est immatriculé à Brazza et je n’ai pas encore ma licence congolaise. Pas le moment de me faire remarquer. Après plus de 4 heures dans l’appareil je suis bien tenté de me poser sans autre formalité, mais pour le principe je me force à effectuer au moins un passage de précaution (en général pour faire partir les bêtes) puis décide d’approcher très à plat depuis la mer, plutôt que de piquer après les arbres en arrivant de la forêt. Il me reste tout de même assez de batterie pour sortir 20° de volets et c’est tant mieux parce qu’une brise légère me pousse dans le dos. Bref, …posé pas cassé, j’arrive juste à temps pour le déjeuner.
La terrasse est bondée et je m’incruste à une table dans cette foule en goguette d’employés du secteur pétrolier. Me sens comme un agriculteur ardéchois qui, après 4 jours de marche, arrive au marché d’Aubenas pour vendre sa récolte. Tous ces gens m’ont l’air de citadins et je ne sais pas quoi leur dire. Après le repas, je demande une chambre à l’hôtelier pour me reposer et m’assoupit pour une sieste moite lorsque le bruit de l’avion de Peter me sort de ma somnolence. Il rentre de Gamba (sud du Gabon) avec un jour d’avance, parce qu’il doit aller récupérer Cath, directrice de recherche à LaLopé, qui en est à son 6ème mois de grossesse et se tape une méchante crise de palud. Personnellement je suis juste content de rentrer à Libreville… On viendra récupérer mon avion avec 2 jerrycans d’essence et une VHF portable avant la tombée de la nuit.
Lundi 27 – mardi 28
Outre les problèmes de maintenance à régler, je profite de ce séjour pour acheter des bougies de chauffe pour le Land Cruiser de Bomassa, qu’on devait pousser au démarrage depuis plusieurs jours. Ainsi qu’un stylo feutre parce que les bics ne fonctionnent pas bien sur papier humide, et une corde de 30 mètres en cas d’ arborissage forcé. J’ai lu ça dans « L’avion du blanc ». Pour me rassurer, Carribou, un technicien québecois de chez 2AG (Air Affaires Gabon), m’explique que autant à la cime qu’au pied des arbres, on a de toute façon peu de chance de passer la nuit sans se faire dévorer par les insectes, en premier lieu les fourmis qui sont particulièrement bien organisées pour ce genre de travail. Il a le sens de l’humour, le bougre, mais pour le moment, je prends tout au pied de la lettre.
C’est d’ailleurs avec ce même bonhomme que je m’aperçois, en mettant à jour les documents de l’avion, que l’inspection des 50 heures était due il y a déjà plus de 10 heures. Normalement je n’ai droit qu’à 5 heures de tolérance. A la bonne heure, on est en Afrique…mais du coup on ne repartira que mercredi.
Mercredi 29
Décollage 1100. Etape à LaLopé pour un déjeuner meeting avec Lee, le jeune et populaire directeur de WCS Gabon, ainsi que David, un vénérable journaliste un peu amidonné mais néanmoins fort sympathique du National Géographique.
Dans l’avion, Lisa (encore une chercheuse) se trouve mal et me remplit deux sachets pic-nics… Heureusement pour elle, son voyage s’interrompt à la première escale. Sur la seconde branche, nous survolons les chutes d’Ivindo, puis par quelques légers détours, j’en profite pour repérer le maximum de pistes de dégagement.
Jeudi 30 - Bomassa
Dés le matin, je profite du trajet de Madame Djony, qui part faire sa provision d’eau potable avant de se rendre au dispensaire, pour apprendre à manœuvrer la pirogue sous la surveillance bienveillante du pinassier Jean-Pierre Kouyas. Il ne s’agit pas seulement de brancher la nourrice et de tirer sur une corde de démarreur, mais bel et bien de diriger cette longue et étroite embarcation dans le courant. Et surtout, repérer les hauts fonds qui, selon le niveau de l’eau, pourraient bloquer la coque et la mettre en travers du remous.
Pendant 10 minutes, nous remontons le fleuve, dépassant avec précaution les pêcheurs et villageois qui avancent en poussant sur un long bâton. La rame n’est vraiment utile que dans le sens de la descente.
Si les pêcheurs ont souvent de belles pirogues, voir parfois un petit moteur, les femmes ou les enfants qui vont chercher de l’eau ou attraper le poisson de leur prochain repas, semblent tenir en équilibre sur des barcasses à peine salubres. Ainsi cette jeune mère encore adolescente qui, debout sur une planche vermoulue, longe la rive avec un nouveau né attaché dans son dos et 2 enfants en bas âge, accroupis à l’avant. Sans même parler du danger, ça doit bien lui prendre la matinée, de venir chercher ses quelques litres d’eau.
Nous arrivons à la source. J’imaginais une petite cascade d’eau cristalline qui jaillirait de la roche. Mais c’est juste un bras de rivière qui vient se jeter dans la Sangha et dont l’eau est à peine plus claire parce que le courant est moins fort. Bien sûre, une fois au camp elle sera filtrée avant de remplir les bouteilles d’eau minérale dont je n’avais pas jusqu’alors soupçonné le recyclage perpétuel. Les robinets et douches du camp sont directement alimentés par la Sangha, via un réservoir surélevé. D’où cette couleur un peu terreuse qui incite à la prudence.
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Vendredi 31
C’est maintenant une routine bien rodée, lorsqu’un vol est prévu à l’avance, je m’organise pour ravitailler l’avion et contrôler son huile la veille. Ca me donne une chance de garder les mains propres au moins pour la première branche. Je profite ce matin-là d’installer avec du grillage à moustiques et des serre-joints en plastique une protection sur les sorties à l’air libre des mes réservoirs. Principalement contre les nids d’insectes.
L’avion dort dehors sur la piste. J’aurais bien voulu le pousser sur le préau de l’école, afin de laisser la piste libre pour un éventuel avion égaré. Mais le chef du village me propose au contraire de l’éloigner de la cour, parce que les enfants la semaine et les adultes le week-end viennent y jouer au foot. De toute façon, ça fait longtemps qu’il est question de construire un hangar, ne serait ce que parce qu’il n’est pas rare que des éléphants viennent sur la piste pendant la nuit. Il suffirait que l’un d’eux ait besoin de se gratter le dos, et l’on se retrouverait soudain à une demi-journée de pirogue de Ouesso, la ville la plus proche.
L’après midi, je me plonge enfin dans la notice de mon caméscope, et tente quelques plans sur les incroyables migrations de fourmis qui traversent le camp. Dans la foulée, j’expérimente la fonction contre-jour en espérant immortaliser dans les arbres les premiers singes que j’aie jamais vu en liberté. Je me suis installé sur la grande table en bois, prés du massif d’arbres principal qui règne au centre du camp. L’ensemble est d’autant plus imposant qu’il surgit d’une termitière haute de 3 mètres. Et alors que tranquillement j’écris ces lignes en sirotant une bière limonade, dans l’ambiance filtrée d’une fin d’après-midi paresseuse, je reçois sur la tête une pluie de brindilles, feuilles et fruits, qui semblent tomber soit d’une poussée de sève, soit d’un courant d’air en altitude. Je lève la tête et c’est là que j’aperçois mon premier spécimen de cercopithèque. Un petit singe, quoi ! Silencieux et discret, il se faufile entre les branches comme un écureuil, mais plutôt de la taille d’un gros chat avec une queue 2 fois plus longue. Moins que celle du Marsupilami, toutefois.
Well, je suis encore loin d’avoir les compétences d’un zoologiste, mais de jour en jour j’apprends à reconnaître les signes de la forêt qui annoncent la proximité d’un animal. Tel un pygmée stagiaire, je suis sur mes gardes dés que j’entends un craquement de branche, accompagné ou non d’un bruit de respiration ou d’une odeur caractéristique. Je me méfie surtout des éléphants derrière les fourrés. Je n’ai pas encore eu la chance de voir des gorilles, donc pour le moment, les singes que je connais sont très légers et font à peine tomber des petites branches. En ce moment même, il y en a un juste au-dessus. Je l’observe à travers le feuillage et ses gestes me rappellent quelque chimpanzé ou babouin que j’aurais pu voir au zoo de Bâle. Du coup je me rends compte de la tristesse de cette captivité.
Samedi 1er février
Bomassa – Kabo – Mokabi – Impfondo – Bomassa : d’abord pour récupérer Paul, le responsable des activités hors réserves de WCS-Congo et son assistant Bienvenue. Je les emmène à Mokabi, l’une des stations forestières (logging company comme ils disent ici) qui pullulent dans la région. Ceux-là sont français, la société Rougier, mais il y a aussi des libanais, des chinois et même des congolais. Un seul arbre peut valoir jusqu’à 10'000 $ paraît-il, si son essence est précieuse et que la structure de la fibre rende son bois particulièrement décoratif. Bien sûre c’est une extrême, mais ça donne quand même un ordre de grandeur des intérêts qui sont en jeu.
D’un point de vue purement botanique, il est désormais communément admis que la forêt, si elle est exploitée dans les règles de l’art, bénéficie d’un meilleur cycle de carbonne que lorsqu’elle est laissée à son état le plus sauvage, ce qu’on désigne par forêt primaire. Le vrai problème de l’exploitation forestière, c’est surtout les compagnies asiatiques qui coupent absolument tout sans faire de détail, mais aussi la chasse et le braconnage qui sont les seuls moyens de nourrir en viande les centaines voir milliers de travailleurs qui vivent en forêt. Plusieurs expériences d’élevage ont déjà été tentées, mais culturellement aussi bien qu’économiquement, cette option ne tient pas la route compte tenu de l’abondance du gibier. Aussi, les sociétés de conservation se contentent elles de négocier avec les compagnies et les gouvernements des accords de bonne conduite garantissant le respect des espèces classées protégées mais aussi l’inviolabilité de certaines réserves bien délimitées. Au final, on assiste à une sorte de course de territoire entres les compagnies qui veulent des concessions et les organismes de conservation qui veulent des réserves protégées.
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Dimanche 2 février
Ce matin nous partons pour Brazzaville où je dois me faire établir enfin une licence congolaise. Nous avons retiré les sièges arrière pour charger un barril de 200 litres d’Avgas parce qu’il n’y a plus de carburant pour les avions à pistons dans la capitale du Congo. Et aussi 2 glacières vides qui nous permettront de ramener des provisions.
De nouveau, la moitié des notables du village sont réunis au bord de la piste pour assister à notre départ. Quand Monsieur le Directeur Bryan s’en va, c’est un peu les parents qui partent en week-end, laissant la maison aux aînés qui surveilleront les plus jeunes.
Je remonte la piste et, à 30 mètres du seuil, effectue mon demi-tour en flirtant avec la végétation du bout de chaque aile. Plein gaz, je lutte un instant avec le palonnier pour garder l’appareil au centre de la bande. A mi-piste, je jette un coup d’œil au badin (indicateur de vitesse) et l’aiguille ayant à peine décollé du zéro, décide en une fraction de seconde d’abandonner le décollage… juste la place de m’arrêter. C’est ma première accélération-arrêt non simulée depuis que je vole. Sans l’indicateur de vitesse, il serait tout de même hasardeux d’effectuer une montée à pleine charge, ou même une approche sur une piste aussi limitative. Aussi je remonte à nouveau la piste en expliquant à Bryan, impassible, que le pitot (capteur de pression dynamique accroché sous l’aile) a peut-être été obstrué par de l’eau ou un insecte. Auquel cas, je serai coupable d’avoir bâclé ma prévol. En tout les cas, je veux vérifier ça avant de tenter un second décollage. Je lui demande de surveiller l’aiguille pendant que je souffle dans le pitot. Elle bouge, …à priori c’était simplement notre poids qui a prolongé le roulement de façon inhabituelle.
Cette fois-ci, je partirai la queue dans les feuillages, puissance établie sur les freins, et m’applique à soulager le train avant en tirant légèrement sur le manche dés le début de l’accélération. A mi piste, l’aiguille n’est toujours pas rentrée dans l’arc blanc (limite de vitesse autorisée avec les volets), mais je sélectionne 2 crans de volets et à 80 mètres des buissons, tire sur le manche en poussant un juron. Alors que je continue d’accélérer dans le lit de la Sangha, je tourne la tête pour regarder Bryan. Ce type me sidère, il a gardé cette même expression sarcastique qu’il a quand il vient de vider son 3ème Gin Tonic. Plus de 300 heures par an, il confie sa vie à des pilotes rencontrés au bar de l’aéroclub de Libreville, sans broncher un sourcil. Doit avoir des problèmes de famille, c’est pas possible.
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Lundi 3
Brazza. Le marché couvert, les étalages de fruits et légumes tenus par des meutes de mamas en concurrence, des boutiques crasseuses de bric et de broc. Les quartiers populaires sont infiniment plus intéressants que le centre ville.
Avant de demander ma validation de licence, je dois obtenir un certificat médical. En route pour l’hôpital, nous remontons une file interminable de voitures qui attendent devant une même station service que le courant soit rétabli. Des enfants proposent aux impatients, pour le double du prix, de l’essence au noir qu’ils transportent dans des bouteilles de pastis. En fin de matinée, la garde Présidentielle fera disperser la file, parce que Sassou veut sortir de son Palais.
Dans un grand bâtiment jaune qui de l’extérieur paraissait désaffecté, un assistant me fait pisser dans un gobelet, puis déshabiller pour l’électrocardiogramme, puis rhabiller pour les tests de vue et d’audition. Je lis à 30 cm, puis à 2 mètres une phrase écrite en tout petit sur un grand tableau et il me donne 10 comme pour une épreuve de lecture. Ensuite, avec un casque sur les oreilles je dois mettre ma tête dans une sorte de demi-caisse insonorisée. Mais avec la rumeur de la rue, le ronron du vieux climatiseur et les bavardages dans la salle d’attente, impossible d’entendre les sons aigus. J’ai quand même une bonne note. Profitant de ma consultation avec le médecin, qui a fait son internat à Bordeaux au siècle dernier, je lui parle des oeufs de vers que j’ai sous la peau des pieds, du médicament que m’a donné Madame Djony contre les bactéries intestinales et des interminables démangeaisons que me provoquent des piqûres de je ne sais quoi, mais ce ne sont pas des moustiques. Après m’avoir diagnostiqué une insuffisance neurologique en me tapant sur les genoux et les chevilles avec son marteau, il dresse une ordonnance longue comme le bras. A lui tout seul, il pourrait redresser l’économie pharmaceutique du pays…
Mardi 4
Sur la terrasse de notre hotel, l’Hyppocampe, que dans un premier temps j’avais pris pour le camp des Hippopotames à cause de l’accent de Bryan, nous croisons le Directeur de WCS-Congo Kinshasa accompagné d’une grande congolaise distinguée. John et Mamy Tchiwhawha. Nous convenons d’aller manger ce soir tous ensembles dans un restaurant vietnamien. Nous serons sept : John et Mamy, Bryan et Bruno, un belge né à Kinshasa qui est logisticien pour le parc de Koncouati (sanctuaire pour les tortues Luth) au nord de Pointe Noire. Puis Angela et Djenzy, les 2 étudiantes britanniques que nous sommes venus récupérer hier soir au vol Air France.
Mais c’est vraiment Mamy qui attire les faveurs de mon inspiration du jour : sorte de conseillère ou secrétaire d’Etat au Ministère des Affaires Etrangères de la République Démocratique du Congo, elle est en même temps sophistiquée et très familière. Affectant de jouer les citadines, elle s’effraie de nos conditions de vie en forêt. Tour à tour, elle captive par des considérations straté-géopolitico-mondaines, interrompues de « …mais je ne devrais jamais vous dire ça, ce sont des secrets d’Etat ! », ou nous charme par des attentions bienveillantes à chacun. Notamment à l’intention des 2 jeunes chercheuses fraîchement débarquées et qui sont encore toutes timides. Mais Mamy ne comprend pas l’anglais, aussi prend elle ostensiblement un air d’ennui quand nous ne parlons plus en français.
John est un sacré numéro lui aussi. Il approche la soixantaine et se tape à tout bout de champ sur la cuisse en poussant des rires hystériques. Depuis plus de vingt ans en Afrique, il parle couramment le Swahili et correctement le Lingala. Enfin, je ne peux pas vraiment juger, mais j’en crois Mamy qui lui fait toute sa logistique, par amitié et admiration. En fait, pour avoir l’occasion de voir du pays, j’imagine.
A la fin du repas, je remarque que Mamy a habilement et discrètement récupéré les morceaux de viande intacts laissés dans son assiette et celle de John. Avec un savant dosage de condescendance et complicité, elle demande au serveur qu’il lui prépare un paquet à emporter. Dans un premier temps elle m’explique derrière un sourire embarrassé qu’elle risque d’avoir faim plus tard, en travaillant sur le rapport qu’elle doit terminer avant de se coucher. Plus tard, elle évoque les enfants de ses voisins qui seront bien contents d’avoir un extra. Personne n’est dupe. Elle est prise entre deux mondes. L’un pauvre où le gaspillage est intolérable. L’autre privilégié, où par une simple affaire de rang, d’attitude, de rencontre, on se retrouve à brasser des millions en paroles, comme s’ils étaient dans notre poche. Un monde de faux semblants et de vraies disproportions.
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Mercredi 5
3 heures 30 de vol pour rentrer à Bomassa. Cette fois-ci nous sommes 4 dans l’avion, les 2 filles se rendant au camp de M’Belly où elles doivent rester 6 mois. C’est une sorte de grande clairière à environ 3 heures de notre camp. Dont un tiers de voiture, un tiers de pirogue et le dernier tiers à pied. En 2000, on y a fait construire un mirador de luxe, c’est à dire une maison posée sur des pilotis à une dizaine de mètres de hauteur. Et depuis 2 ans, des scientifiques de tout poil s’y relaient pour observer la démographie et le comportement des gorilles. Il paraît que le site est exceptionnel !! Mais quand-même, pour cohabiter pendant 6 mois voir plus dans une paillotte haut-perchée, il faut être drôlement passionné par son sujet.
Jeudi 6
Je suis tout seul !!! Bryan et les filles, mais aussi la moitié des travailleurs sont partis à M’Belly. Demain, une délégation de 15 VIP américains arrive à Bomassa pour aller passer le week-end au mirador et il faut tout organiser. Le transport, la nourriture, les boissons, de l’eau et surtout, des lits.
Livré à moi même, j’avance dans mon feuilleton tant et si bien que pour la première fois je me couche vraiment tard. Et lorsque je quitte le bureau pour regagner ma chambre, le groupe électrique est déjà éteint depuis belle lurette. Nous sommes en saison sèche, aussi le ciel est couvert et l’on n’y voit que pouic.
Sans lampe de poche, j’avance à tâton dans le noir, essayant de suivre la piste en sable qui traverse le camp. Jamais je n’ai entendu si fort les bruits de la brousse. Les grillons, la civette, le hocheur, le moustac… non, bien sûre je fabule, en revanche le daman est bien réel. Ça commence doucement avec un hululement bref et répétitif, mais qui s’amplifie démesurément tout en devenant rauque comme si l’animal allait finir par se déchirer les cordes vocales. C’est le genre de cri qui à lui tout seul en donne pour son argent au touriste venu se dépayser quelques jours loin des bruits d’ascenseur. Un bruit qui, émotionnellement parlant, vaut largement une charge d’éléphants ou une meute de gorilles depuis un mirador. J’essaie de marcher vite, surtout parce qu’à tout moment je peux mettre le pied sur une colonie de fourmis qui traversent mon chemin, et les plus grosses d’entre elles, celles chargées de protéger la colonne, brûlent comme une piqûre de guêpe. Quel est le sagouin qui n’a pas remis la lampe de poche à sa place ?
Vendredi 7
Bryan et les travailleurs sont de retour en fin de matinée, juste une heure avant l’arrivée de la délégation des supers VIP. Un avion spécial de Libreville les a posé à Kabo et une cortège de 3 Land Cruisers flambants neufs les amène par la route. Parmi eux, le fondateur du camp de Bomassa, son excellence l’ancien ambassadeur des Etats Unis à Brazza, son excellence la nouvelle ambassadrice des Etats-Unis a Brazza, son excellent directeur des réserves protégées en Alaska, …un peu égaré ce drole d’Inuit, et tout un aéropage de Directeurs et conseillers en tout genre.
Pendant le dîner, les discussions ne manquent pas de déraper des quatre pneux sur l’imminence de la guerre en Irak, et les tergiversations de la France. Peu en forme, et n’ayant pas la repartie pour défendre la cause irakienne, je m’esquive entre le fromage et la poire. En arrivant aux douches où je m’apprête a faire ma toilette rituelle du soir, j’ai un haut le cœur avant même de pénétrer dans la pièce exigüe. Une araignée velue de la taille de ma main trône immobile sur la porcelaine du wc, juste à hauteur d’un éventuel mollet innocent. Je ne demande pas mon reste et file au bureau chercher la caméra. En chemin, je m’interroge sur mon devoir de solidarité d’en informer la délégation. Considérant l’araignée suffisamment en évidence, je décide de m’abstenir afin de préserver au moins pour le premier d'entre eux, la qualité d’émotion de cette rencontre avec la forêt.
Samedi 8
Au petit matin, toute cette fine équipe ré-embarque dans les Land Cruiser en route pour la fameuse clairière de M’Belly. Et à nouveau je suis seul au camp. Je déambule entre les cases en m’imaginant en Robinson des bois, déjà organisé et prêt à affronter des années de solitude. A vrai dire, j’ai rendez-vous à 16 heures au village pour participer au match de foot des adultes.
Je passe une partie de la journée dans le bureau à feuilleter des rapports et des articles sur les divers sujets écologiques qui préoccupent nos chercheurs. Et je m’aperçois alors que plusieurs noms cités en référence ou dans les bibliographies sont des familiers de la station et connus par la plupart des travailleurs. Combien de fois ne m’a t-on pas demandé des nouvelles de MM. Blake, Ruggiero, Faye, Morgan, … ces éminents pionniers de la conservation en forêt pluviale africaine.
Dimanche 9
A midi, je dois récupérer deux météorologues de Toulouse accompagnés de leurs homologues congolais à Ouesso, le chef lieu de la région Sangha, à 30 minutes de vol au sud de Bomassa. Leur avion arrivant de Brazza a une heure de retard. En patientant, je me permets imprudemment une assiette de bouillon de gazelle accompagné d’un fanta tiède, histoire de m’immerger dans la torpeur exotique de la buvette de l’aéroport.
De retour sur le tarmac, je regrette de ne pas avoir pris ma caméra. Il y a là tous les notables de la région, attendant eux aussi l’Antonov de Brazza qui amène le nouveau Préfet de la région ainsi qu’un Ministre chargé de son intronisation dés demain.
Les femmes ont sorti leurs robes multicolores et les hommes leur meilleur costume. Sous l’aile de mon cessna, parqué à la limite du bitume pour laisser à l’avion régional la place de faire son demi-tour, toute une délégation d’endimanchés attend à l’abri du soleil. Devant le terminal, des cortèges d’associations se sont installés avec leurs slogans inscrits sur des panneaux blancs : le Centre de Promotion de la Femme en Politique, la SAMAS Association Maman Antoinette Sassou N’Guesso, l’AMIRA Les militaires.retraités et anciens combattants de la Sangha…
L’avion arrivé, je retrouve mes 4 bonhommes au pied de la passerelle, après la dispersion des officiels. Un rapide passage aux autorités nous permettra de régler les taxes d’aéroport et, ceci est nouveau, des frais de chancellerie. A bien y réfléchir, la justification de cette perception insolite est tout à fait désopilante. Il s’agit simplement de faire payer au voyageur de passage des frais d’établissements de facture. Dans un pays en guerre civile, c’est d’une courtoisie plutôt civilisée. Pendant toutes ces civilités, je m’occupe de charger les bagages dans l’avion.
Ça me fait plaisir d’avoir des français à mon bord, qui plus est fraîchement débarqués de Toulouse. Aussi je m’autorise à leur offrir un service soigné et nous rejoignons Bomassa en suivant le lit du fleuve, quelques mètres au-dessus de l’eau. Peut-être 5 minutes de vol en plus à cause des virages mais, sauf si l’on a le mal de l’air, ça en vaut vraiment la peine. A hauteur des arbres, on a l’impression de traverser la jungle sur une autoroute, de voir la forêt en coupe, survolant les pirogues en battant des ailes pour répondre aux signes d’amitiés. Au sortir d’un virage en coude, une douzaine d’enfants jouent au foot sur un banc de sable isolé au milieu du fleuve. A se demander comment ils y ont accédé car je n’aperçois aucune embarcation.
Arrivé à la piste, je saute par dessus les arbustes et effectue un premier passage un peu moins bas que d’habitude parce que je n’ai jamais volé aussi chargé et ça se ressent dans les commandes. En tout cas, je vois bien à leurs visages que mes passagers ont été emballés par le spectacle.
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Mardi 11
Madagascar mon île préférée! English translation pending
Bonjour à Tous !
SI vous voulez tout connaître de Madagascar du Nord au Sud et d'Est en Ouest Venez sur ma chaîne YouTube. Elle est consacrée à exclusivement à Madagascar :
https://www.youtube.com/user/Claudebourakoff
Venez voir les images du Grand Sud Malgache....notre dernier voyage en 2015...!!
Bonne vidéo à tous.....
SI vous voulez tout connaître de Madagascar du Nord au Sud et d'Est en Ouest Venez sur ma chaîne YouTube. Elle est consacrée à exclusivement à Madagascar :
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Venez voir les images du Grand Sud Malgache....notre dernier voyage en 2015...!!
Bonne vidéo à tous.....
Un visa bientôt nécessaire pour les Canadiens (et Américains) souhaitant visiter l'Europe? English translation pending
Le Canada et les États-Unis n'octroyant plus une dispense de visa à tous les ressortissants de l'U.E. (cinq pays étant concernés), la Commission Européenne s'est donnée jusqu'en juillet 2016 pour statuer sur l'obligation faite aux Canadiens et Américains de se voir imposer un visa pour venir en Europe.
Lire la suite...
Quels sont les problèmes les plus récurrents des voyageurs? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis Ennio, vivant à Paris (mais originaire de l'île de la réunion) et bien sûre passionné de voyage ^^ !
Je m'intéresse actuellement aux problématiques que nous rencontrons en tant que voyageur, spécialement après avoir acheter nos billets d'avion et notre logement. Car je ne sais pas pour vous, mais je sais rarement par où commencer. J'aurais aimé discuter avec vous pour savoir un peu quels étaient vos soucis et quels astuces vous aviez utilisé pour les résoudre. Tous vos avis m'intéressent ! Bonne journée.
Je suis Ennio, vivant à Paris (mais originaire de l'île de la réunion) et bien sûre passionné de voyage ^^ !
Je m'intéresse actuellement aux problématiques que nous rencontrons en tant que voyageur, spécialement après avoir acheter nos billets d'avion et notre logement. Car je ne sais pas pour vous, mais je sais rarement par où commencer. J'aurais aimé discuter avec vous pour savoir un peu quels étaient vos soucis et quels astuces vous aviez utilisé pour les résoudre. Tous vos avis m'intéressent ! Bonne journée.
Séjour de 22 à 24 jours en Namibie pour l'été 2016 English translation pending
Bonjour à tous,
Je me balade sur le forum depuis un petit mois pour préparer notre prochain voyage (comme d’hab le forum est une source d’info précieuses). Des amis sont rentrés de Namibie en Novembre 2014, ils nous ont mis l’eau à la bouche ! Mais on avait prévu la Thailande en 2015 (oui je dois toujours faire mon compte rendu) Mais là on vient de visionner leur vidéo de voyage et c’est sûr… ce sera notre voyage pour 2016 !!! 😄😄😄 Tant pis, l’Islande nous attendra. Je m’y prends un peu tôt peut-être (quoique… visiblement, la destination ne permet pas de s’y prendre « à l’arrache » comme nous le faisons parfois).
Je lance donc un sujet pour nous aider à construire un peu ce voyage. Il servira sans doute jusqu'au départ 🙂
La durée du voyage n’est pas encore totalement fixée mais nous espérons pouvoir prendre 3 semaines et demie (pour pouvoir tabler sur 24 jours au total donc 22 jours sur place).
Notre passion première c’est les animaux et la nature (voyage au Costa Rica et au Mexique INOUBLIABLES). Ensuite les randos et les paysages en général. Et puis enfin les rencontres humaines locales (rencontres fabuleuses au Costa Rica dans une tribu des montagnes et dans une école). On partirait mi aout 2016 à priori.
L’Afrique, ca sera une première pour nous. On est assez roots dans nos voyages (en général bus et sac à dos mais là j’ai bien compris ce n’est pas l’idéal). Pour la location de voiture je n’ai pas bien les idées claires sur une version avec tente ou pas… (vu qu’on voudrait aller jusqu’à Epupa j’ai compris que le 4x4 c’était nécessaire, n’est-ce pas ?). Mais bon on va se débrouiller sur ça.
En glanant des infos j’ai vraiment eu envie de privilégier le Nord et « l’ouest ». Et j’avoue que les récits mentionnant Chobe et les chutes Victoria m’ont aussi beaucoup plu… mais là… difficile de trouver des solutions compatibles en timing (route pour revenir à Windhoek) ou alors billet d’avion depuis Victoria Falls … mais là on augmente drastiquement le prix du billet et de la location de voiture)…
Bon pour être claire, voici l’itinéraire envisagé pour l’instant au vu des différents récits (si je me foire complet il faut me le dire) J1 : vol depuis Nice jusqu’à Windhoek J2 : Logistique (voiture, courses, …). Route jusqu’à Keetmanshoop pour y passer la nuit J3 : Giant’s playground (ça a l’air joli… mais c’est le plus au sud du trajet alors je ne sais pas … peut-être qu’on serait plus cool pour la suite si on zappait…). Route vers Aus puis D707 (il parait qu’elle est belle, les photos que j’ai vu sont plutôt d’accord). Le petit tour ici est aussi motivé par cette route, et le Ranch Koiimas pas très loin pour la nuit qui a l’air SPLENDIDE. J4 : Route pour Sesriem. Parc Sesriem, Sossusvlei, deadvlei, dunes. Nuit au campsite (à réserver en avance) J5 : Parc Sesriem encore. Canyon. Dunes. Nuit au campsite (le même que la nuit d’avant). J6 : Route vers Swakopmund. Visite. Virée à Walvis Bay. Kayak tour à Walvis Bay ? (quelqu’un a essayé ?) Nuit dans le coin J’ai entendu parler d’une route avec Rock Arch et Rock Sculpture au Nord de la C28 (visiblement un permis serait nécessaire) je me dis que ça ferait un petit stop sur la route vers Swakopmund ? (après avoir fouillé j'ai trouvé une carte de Krikri je crois !) J7 : Route vers Spitzkoppe. Ballade sur place. Coucher de soleil. J8 : Lever de soleil. Promenade sur place puis route vers Brandberg. Nuit à Brandberg J9 : Ballade Brandberg (peintures) puis route vers Palmwag pour Palwag Day Visitor Area ? Nuit à Palmway ou Twyfelfontein ? J10 : Twyfelfontein : gravures. Organ Pipes ? Puis route vers Epupa. Nuit en chemin (Warmquelle ? Opuwo ?). Je ne sais pas jusqu’où on peut arriver raisonnablement. Ou peut-être y a-t-il des choses intéressantes en chemin ? J11 : Fin de la route vers Epupa. Epupa (chute, promenade le long de la rivière) J12 : Epupa. Nuit à Epupa. J13 : Route vers Etosha tôt le matin. Entrée par l’ouest ? Possible ? ouvert ? Nuit à Okaukuejo. J14 : Etosha. Nuit à Okaukuejo. J15 : Etosha. Nuit à Halali ? J16 : Etosha Est puis sortie du parc vers Tsumeb. J’ai entendu parler de l’asso Peri Naua dont un membre poste ici je crois. Ce serait avec plaisir pour le rencontrer. J’ai aussi entendu parlé de la cheetah farm… je suis partagée … J17 : Peri Naua ? Route vers Mahango Reserve en fin de journée. Nuit en chemin. Où ? J18 : Fin de la route vers Mahango Reserve. Arrêts en route intéressants ? J19 : Mahango Game Reserve (self drive) puis route vers Salambala. J20 : Passage frontière Botswana. Chobe self drive (entrée par Ngoma). Nuit à Kasane. J21 : Promenade dans Kasane. Sunset boat cruise sur Chobe River. Nuit Kasane J22 : Route vers Vic Falls tôt le matin. Vic Falls (côté Zimbabwe). J23 : Avion pour Nice
Mais est-il possible de rendre sa voiture dans un autre pays ?? J'ai lu que les gens la laissait souvent à Kasane mais ils ne précisent pas trop comment ils font le dernier jour pour Victoria Falls.
Si on regarde au total ça laisse un jour de plus (on fait pas grand-chose dans la bande de Caprivi donc ca pourrait être agréable de s'attarder un peu. Mais on n’a pas encore les horaires des avions et tout donc … on sait jamais. On n’aura peut-être pas le choix…
Merci pour vos retours !
Je me balade sur le forum depuis un petit mois pour préparer notre prochain voyage (comme d’hab le forum est une source d’info précieuses). Des amis sont rentrés de Namibie en Novembre 2014, ils nous ont mis l’eau à la bouche ! Mais on avait prévu la Thailande en 2015 (oui je dois toujours faire mon compte rendu) Mais là on vient de visionner leur vidéo de voyage et c’est sûr… ce sera notre voyage pour 2016 !!! 😄😄😄 Tant pis, l’Islande nous attendra. Je m’y prends un peu tôt peut-être (quoique… visiblement, la destination ne permet pas de s’y prendre « à l’arrache » comme nous le faisons parfois).
Je lance donc un sujet pour nous aider à construire un peu ce voyage. Il servira sans doute jusqu'au départ 🙂
La durée du voyage n’est pas encore totalement fixée mais nous espérons pouvoir prendre 3 semaines et demie (pour pouvoir tabler sur 24 jours au total donc 22 jours sur place).
Notre passion première c’est les animaux et la nature (voyage au Costa Rica et au Mexique INOUBLIABLES). Ensuite les randos et les paysages en général. Et puis enfin les rencontres humaines locales (rencontres fabuleuses au Costa Rica dans une tribu des montagnes et dans une école). On partirait mi aout 2016 à priori.
L’Afrique, ca sera une première pour nous. On est assez roots dans nos voyages (en général bus et sac à dos mais là j’ai bien compris ce n’est pas l’idéal). Pour la location de voiture je n’ai pas bien les idées claires sur une version avec tente ou pas… (vu qu’on voudrait aller jusqu’à Epupa j’ai compris que le 4x4 c’était nécessaire, n’est-ce pas ?). Mais bon on va se débrouiller sur ça.
En glanant des infos j’ai vraiment eu envie de privilégier le Nord et « l’ouest ». Et j’avoue que les récits mentionnant Chobe et les chutes Victoria m’ont aussi beaucoup plu… mais là… difficile de trouver des solutions compatibles en timing (route pour revenir à Windhoek) ou alors billet d’avion depuis Victoria Falls … mais là on augmente drastiquement le prix du billet et de la location de voiture)…
Bon pour être claire, voici l’itinéraire envisagé pour l’instant au vu des différents récits (si je me foire complet il faut me le dire) J1 : vol depuis Nice jusqu’à Windhoek J2 : Logistique (voiture, courses, …). Route jusqu’à Keetmanshoop pour y passer la nuit J3 : Giant’s playground (ça a l’air joli… mais c’est le plus au sud du trajet alors je ne sais pas … peut-être qu’on serait plus cool pour la suite si on zappait…). Route vers Aus puis D707 (il parait qu’elle est belle, les photos que j’ai vu sont plutôt d’accord). Le petit tour ici est aussi motivé par cette route, et le Ranch Koiimas pas très loin pour la nuit qui a l’air SPLENDIDE. J4 : Route pour Sesriem. Parc Sesriem, Sossusvlei, deadvlei, dunes. Nuit au campsite (à réserver en avance) J5 : Parc Sesriem encore. Canyon. Dunes. Nuit au campsite (le même que la nuit d’avant). J6 : Route vers Swakopmund. Visite. Virée à Walvis Bay. Kayak tour à Walvis Bay ? (quelqu’un a essayé ?) Nuit dans le coin J’ai entendu parler d’une route avec Rock Arch et Rock Sculpture au Nord de la C28 (visiblement un permis serait nécessaire) je me dis que ça ferait un petit stop sur la route vers Swakopmund ? (après avoir fouillé j'ai trouvé une carte de Krikri je crois !) J7 : Route vers Spitzkoppe. Ballade sur place. Coucher de soleil. J8 : Lever de soleil. Promenade sur place puis route vers Brandberg. Nuit à Brandberg J9 : Ballade Brandberg (peintures) puis route vers Palmwag pour Palwag Day Visitor Area ? Nuit à Palmway ou Twyfelfontein ? J10 : Twyfelfontein : gravures. Organ Pipes ? Puis route vers Epupa. Nuit en chemin (Warmquelle ? Opuwo ?). Je ne sais pas jusqu’où on peut arriver raisonnablement. Ou peut-être y a-t-il des choses intéressantes en chemin ? J11 : Fin de la route vers Epupa. Epupa (chute, promenade le long de la rivière) J12 : Epupa. Nuit à Epupa. J13 : Route vers Etosha tôt le matin. Entrée par l’ouest ? Possible ? ouvert ? Nuit à Okaukuejo. J14 : Etosha. Nuit à Okaukuejo. J15 : Etosha. Nuit à Halali ? J16 : Etosha Est puis sortie du parc vers Tsumeb. J’ai entendu parler de l’asso Peri Naua dont un membre poste ici je crois. Ce serait avec plaisir pour le rencontrer. J’ai aussi entendu parlé de la cheetah farm… je suis partagée … J17 : Peri Naua ? Route vers Mahango Reserve en fin de journée. Nuit en chemin. Où ? J18 : Fin de la route vers Mahango Reserve. Arrêts en route intéressants ? J19 : Mahango Game Reserve (self drive) puis route vers Salambala. J20 : Passage frontière Botswana. Chobe self drive (entrée par Ngoma). Nuit à Kasane. J21 : Promenade dans Kasane. Sunset boat cruise sur Chobe River. Nuit Kasane J22 : Route vers Vic Falls tôt le matin. Vic Falls (côté Zimbabwe). J23 : Avion pour Nice
Mais est-il possible de rendre sa voiture dans un autre pays ?? J'ai lu que les gens la laissait souvent à Kasane mais ils ne précisent pas trop comment ils font le dernier jour pour Victoria Falls.
Si on regarde au total ça laisse un jour de plus (on fait pas grand-chose dans la bande de Caprivi donc ca pourrait être agréable de s'attarder un peu. Mais on n’a pas encore les horaires des avions et tout donc … on sait jamais. On n’aura peut-être pas le choix…
Merci pour vos retours !
Compte rendu pratique de 28 jours au Pérou - Bolivie English translation pending
Bonsoir,
Voici un petit compte rendu pratique concernant notre voyage au Pérou-Bolivie du 26 juillet au 22 août 2015. Nous sommes partis à 6 : 2 familles de 3 (2 adultes + 1 ado).
Budget total (tout inclus : souvenirs…) : 2937 euros par personne. Soit 1495 euros de vol international et 1442 de dépenses.
Vols internationaux : Lyon – Madrid – Lima – Cusco (Ibéria + Lan – 23h de vol ) : on récupère les valises à Lima.
Hôtels : Nous avions réservé presque tous les hôtels avant : site direct de l’hôtel ou booking.com
Transport : Pour les grandes distances, nous avons pris les bus de nuit en couchette (cama). Réservés sur place en arrivant dans la ville. Pour l’Amazonie, nous avions réservé un vol par l’agence Lipiko tours (pas réussi à réserver directement sur le site amaszonas) : agence sérieuse et prix identique à celui de la compagnie.
Repas : au Pérou, nous avons soit pique-niqué, soit pris des menus du jour (soupe + plat + petit dessert + limonade ou maté) : entre 9 soles et 30 soles (en général 15-20 soles). Bouteille eau de 2 litres : 3 soles En Bolivie, menu du jour entre 10 et 30 Bolivianos (dans les marchés ou restaurants locaux). Bouteille d’eau de 2 litres : 5 Bs – un avocat : 5 bs – un petit pain : 0,5 Bs Empadas (beignets de viande ou légumes) : 5 Bs Dans les 2 pays, les pizzas comme chez nous coûtent l’équivalent de 9-10 euros.
Climat : Il a fait soleil pratiquement tous les jours. Je suis frileuse mais hormis pour le salar/lipez, la journée, le T shirt avec une petite veste/polaire pour l’ombre suffit (crème solaire à ne pas oublier) – Le matin et dès que la nuit tombe, il faut une plus grosse polaire. La nuit, les couvertures des hôtels suffisent avec un bon pyjama. L’altitude : nous avons cumulé la fatigue du voyage, le décalage horaire et l’altitude à Cusco : quelques maux de tête, impression d’avoir des difficultés à respirer la nuit les 2 premiers jours. Ensuite plus de problème sauf pour l’une d’entre nous dont les maux de tête ont duré une semaine. Ne pas oublier d’emporter mouchoirs et blanc à lèvres : ils sont indispensables pendant tout le voyage (sauf Amazonie).
Circuit : Lundi 27 juillet : Arrivée à Cusco à 9h30 – Repos – tour de ville –achat des bolero touristiques (130 S / pers – 70 S avec la carte Isic) Nuit : chez William (thewill31@hotmail.com), un français installé à Cusco : Très bon accueil, plein de bon conseils, chambres confortables et propres.(100 S la double avec petit déjeuner).
Mardi 28 juillet : Collectivo (mini bus qui s’arrête à la demande) (2,5 S/pers) jusqu’au site archéologique de Qenqo (rien à voir) puis descente à pieds jusqu’à Cusco en passant par le christ blanc et le site de Sacsayhuaman. (intéressant). Nuit : chez William
Mercredi 29 : Nous prenons un van jusqu’à Chinchero (visite du site ) puis continuons avec notre chauffeur jusqu’à Moray. Nous quittons le véhicule à Maras. Après avoir pique-niqué, nous descendons à pieds jusqu’aux Salinas (1h). Nous traversons toutes les salines et descendons au fond de la vallée puis remontons un petit peu pour rejoindre la grande route d’Urubamba. Nous attrapons un collectivo jusqu’à Urubamba puis bus jusqu’à Cusco. Coût : Nous avons gardé le van pour Chinchero, Moray, Maras et avons « négocié » avec le chauffeur 120 S pour 6 personnes : Sinon c’est 6S/pers pour aller jusqu’à Chinchero depuis Cusco en van puis taxi à 45 S pour Chinchero / Moray/Maras (il nous en fallait 2) . Retour : Collectivo jusqu’à Urubamba : 2 S/pers – bus Urubamba-Cusco : 5 S/pers Entrée salines : 10 S / pers C’est une très belle journée, tous les sites valent le coup. Le fait d’arriver et de repartir à pieds aux Salines permet de les voir de loin et ensuite on les traverse complétement en descente. Si vous êtes en taxi, il faudra remonter pour récupérer votre véhicule. Nuit : chez William
Jeudi 30 : Nous laissons nos gros sacs chez William. Van direct jusqu’à Ollantaytambo (10 S/pers – 1h30). Visite du site de Ollantaytambo. Récupération des billets de train commandés sur le site inca rail (59 dollars), puis train jusqu’à Aguas Calientes. Soirée à Aguas Calientes. Achat des billets de bus pour monter au machu pichu pour éviter la queue le lendemain (24 dollars à payer en sole ou en dollars l’aller/retour). Nuit : Inka wonder (réservé sur booking) : 159 soles la triple avec salle de bain privée : propre et bien situé. Accueil sympa. Petit déjeuner copieux.
Vendredi 31 A 5h30 nous quittons l’hôtel où nous laissons les sacs inutiles pour la journée pour aller prendre le bus pour le MP. Il y a déjà 1heure de queue (attention il y a la queue pour ceux qui n’ont pas leur billet de bus et il y a une autre queue pour prendre le bus). Les bus tournent sans arrêt. Il faut 20 minutes pour monter jusqu’à l’entrée du MP. Il y a encore une petite queue pour présenter son ticket. Au final, nous pénétrons sur le site du MP à 7h30. Ticket Machu Pichu : sur le site officiel 152 S / personne. Visite du MP jusqu’à 11h. A cette heure, nous rejoignons le point d’entrée pour le Wayna picchu. J’avais lu beaucoup de choses sur la montée au Wayna picchu et jusqu’au dernier moment ne savais pas si j’irai ou pas : je ne regrette pas de l’avoir fait ! En fait, on grimpe sur un chemin bien ombragé avec beaucoup d’escaliers mais rien d’infaisable (j’ai 50 ans et ne suis pas spécialement sportive et j’ai le vertige). Juste à l’arrivée, on passe dans un petit tunnel étroit, un peu à 4 pattes et ensuite il y a une échelle avec 2 ou 3 barreaux. Le point de vue sur le site du MP est tout le long de la montée et pas vraiment en haut. En haut c’est un point de vue général, très beau. Pour la descente, il y a une dizaine de mètres avec d’un côté un mur et de l’autre côté rien et ensuite on reprend le chemin de la montée. (1h de montée, ¾ heure de descente, pique nique en haut). Une fois redescendus, nous finissons la visite du MP et quittons le site vers 15h. Train le soir même pour Ollantaytambo à 19h (60 dollars). Nuit : El tambo Hostel (site direct de l’hôtel) : 95 soles pour 1 triple sans salle de bain avec petit déjeuner : joli hostal familial dans une petite ruelle près de la place principale : retour à pieds de la gare.
Samedi 1e aout Collectivo jusqu’à Urubamba (2,5S/pers) puis bus jusqu’à Pisac (3 S/pers). A Pisac, taxi jusqu’au site (25S le taxi) Visite des ruines (3h) et descente à pieds jusqu���à Pisac. Retour à Cusco en bus (3 S) Bus de nuit pour Copacabana via Puno (100 S/pers + 1,3 S taxe terminal bus à Cusco + 2 S taxe terminal bus Puno)
Dimanche 2 Arrivée à Copacabana vers 13h au lieu de 10h : les péruviens partaient en masse en vacances/pèlerinage à Copacabana pour la fête de la vierge et l’attente à la douane a été énorme. Après avoir posé nos sacs à l’hôtel, nous allons sur le parvis de l’église regarder les péruviens faire baptiser leurs voitures/camions puis nous montons au cerro cavaldo où les gens font des offrandes à la vierge : un très bon souvenir ! Nuit : hostal villa imperial (booking 259 BS la triple avec petit dej et salle de bain) : un accueil familial très chaleureux par contre les salles de bain ne sont pas nickels.
Lundi 3 Taxi jusqu’à Yampupata (200 BS pour 6) avec arrêt aux iles flottantes et à la grotte de Lourdes. A Yampupata, les villageois défilent pour l’indépendance et nous invitent à porter le drapeau bolivien avec eux. Un grand moment ! Ensuite nous traversons en bateau (20 S/pers) jusqu’à l’île du soleil (au sud). Arrivés (péage de 5 BS/pers) nous montons l’escalier de l’inca pour arriver à Yumani. Nous choisissons un hôtel qui a une vue magnifique depuis sa terrasse et certaines chambres. Petite promenade conseillée par le propriétaire jusqu’à une plage tranquille et coucher de soleil au sommet de l’île. Nuit : Inti Wayra (réservé sur place) : 60 S par pers avec petit déj sans salle de bain ( 40 S sans)
Mardi 4 Trek de l’inca (15 bs/pers) : traversée du sud au nord par le chemin des crêtes. Une rando tranquille de 4h environ avec de supers points de vue sur les 2 côtés de l’île : arrêt aux ruines de Chincana. Très peu de monde A cha’llapampa, bateau pour Copacabana (2h – 25 BS). Nuit : hostal villa imperial (booking 259 BS la triple avec petit dej et salle de bain) : un accueil familial très chaleureux par contre les salles de bain ne sont pas nickels.
Mercredi 5 Bus pour la Paz (25B/pers) : traversée du lac avec le bac (2 BS/pers) : danse des villageois de l’autre côté du lac. A la Paz, bus de nuit pour Sucre (20h – 8h - 180 B/pers en Cama) – taxe terminal : 2 bs/pers Achat de timbres pour carte postale : 15 BS par timbre
Jeudi 6 Arrivée à Sucre. Collectivo jusqu’à notre hostal (1,5 BS/pers). C’est le jour de la fête nationale et les administrations, corporations défilent. Visite de Sucre. Nuit : Hostal Cruz de Popayan (booking – 150 Bs la triple avec petit dej)
Vendredi 7 Promenade dans Sucre : monastère (15 Bs/pers) , église (10 BS/pers)… Bus de nuit Sucre-Tupiza (20h – 4h30 – 100 Bs/pers en cama)
Samedi 8 Fin de la nuit dans la gare routière de Tupiza. Repos + recherche agence pour circuit canyon et salar Nuit : Hotel la Torre (booking 160 Bs la double avec petit dej et salle de bain)
Dimanche 9 Circuit des canyons autour de Tupiza (220 Bs/pers repas inclus) : Très belle journée malgré le vent : nous avons fait de la jeep, du vélo et beaucoup de marche dans les canyons : notre chauffeur Alessandro est resté avec nous pour nous montrer le chemin et c’était très bien car nous n’aurions pas osé nous aventurer si loin dans les canyons : assez sportif ! Nuit : Hotel la Torre (booking 160 Bs la double avec petit dej et salle de bain)
Lundi 10 au jeudi 13 Circuit sud lipez + salar : agence la Torre avec l’excellent chauffeur Alessandro et Ilda la cuisinière. 4 superbes journées : J1 : canyon + pampa avec des lamas J2 : lagunes de toutes les couleurs J3 : désert de Pierres, lagunes J4 : Salar Nous n’avons pas eu froid : nous avions des couches (T shirt – petit merinos ou damart – grosse polaire – coupe vent et bonnet /cagoule). Dans la jeep derrière les vitres, il fait bon ! Dehors cela dépend beaucoup s’il y a du vent ou non. C’est le soir dans l’hôtel en attendant le repas qu’il fait presque le plus froid. La nuit, nous avions des duvets 0-5 degrés en plus des couvertures fournies, on restait assez habillés dedans.(c’est descendu à -5 degrés dehors). Pas de chauffage – Electricité réduite donc difficile de recharger les batteries – dortoir sommaire avec ceux qui partagent votre jeep.
Circuit : 1100 Bs / pers en étant 6 dans la jeep avec le chauffeur - (1300 Bs si on est 4 + cuisinière+chauffeur) : la cuisinière cuisine pour 2 jeep. Entrée réserve : 150 Bs/pers Ruines : 15 Bs/pers Incahusi isle : 30 Bs/pers Douche la dernière nuit : 10 Bs/pers
Jeudi 13 Fin du circuit vers 14h Promenade dans Uyuni en attendant le bus de nuit pour La Paz (180 Bs en semi cama)
Vendredi 14 Arrivée à La Paz à 5h du matin : le haut de la ville est sous la neige. Taxi de la gare routière à l’aéroport (60 Bs). Avion pour Rurrenbaque (moins d’1 heure – 178 euros AR / pers avec l’agence Lipiko tour – pas de taxes d’aéroport) : le vol est impressionnant avec un petit avion de 20 places. Bus pour le centre ville de Rurrenrabaque : 10 Bs / pers Promenade dans la ville et contact avec notre agence pour l’Amazonie Nuit : Oriental Hotel (210 bs la triple avec salle de bain et petit dej)
Samedi 15 au mardi 18 Séjour dans le camp de Berraco del maddidi : c’est le camp le plus éloigné de Rurrenrabaque à 6h de navigation. Il y a 3 tentes pour 2 personnes, très confortables, éloignées les unes des autres. Un bloc sanitaire pour tous et un bloc repas. Tout est intégré dans la forêt : super expérience, très bons repas mais pas de chance on a vu très peu d’animaux (il parait que ce n’est pas la bonne saison). Pratiquement pas de moustiques donc traitement paludisme inutile. Entrée dans le parc : 125 Bs/pers
Mardi 18 Retour vers 15h30 à Rurrenrabaque. Un aller retour à l’aéroport pour s’entendre annoncer que notre avion est annulé. La compagnie nous dédommage.(130 Bs/pers) Nuit : santa Ana Hostal (130 Bs la triple sans salle de bain)
Mercredi 19 Petit déjeuner à la boulangerie de Paris : croissants, pains au chocolat à prix presque local Retour à l’aéroport : taxe aéroport : 7 Bs/pers – taxes municipales : 15 Bs / pers Avion pour la Paz – Taxi jusqu’à l’hôtel (60 Bs) Visite de la Paz Nuit : Arthy’s guesthouse – 95 Bs /personne sans salle de bain – petit déj en supplément à 10 bs : très bien, calme, en plein centre.
Jeudi 20 Collectivo pour la vallée de la lune : 4 Bs / pers Visite de la vallée de la lune : 15 bs / pers : pas inoubliable mais permet de s’évader de la ville Retour sur La Paz et visite d’autres quartiers de La Paz : on ne s'est jamais senti en insécurité dans la ville Téléphérique (celui qui passe au dessus du cimetière) : 3 Bs / pers / trajet
Vendredi 21 Taxi réservé par l’hôtel : 70 Bs Vol retour pour Lyon ( via Lima – Madrid) : 6h25 – 10h55 (samedi 22) : pas de taxe d’aéroport à payer contrairement à ce qui est écrit dans certains guides.
En conclusion : C'était le 2e voyage en Amérique du Sud (après le Brésil) et je suis jusqu'à présent, plutôt Asie : avant de partir, je me posais beaucoup de questions sur le froid, l'insécurité que nous pourrions rencontrer dans ces 2 pays : Non seulement je n'ai pas eu froid (j'avais investi dans quelques vêtements techniques et duvets avant de partir et c'était nécessaire pour être bien) mais jamais et nul part nous nous sommes sentis en insécurité : les gens sont charmants, les paysages grandioses et magnifiques. Un voyage à faire !
J'ai surtout décrit le côté pratique et coût de notre voyage pour que les personnes qui le souhaitent aient des infos actualisées mais je répondrai volontiers à toutes vos questions.
cordialement Christine
Voici un petit compte rendu pratique concernant notre voyage au Pérou-Bolivie du 26 juillet au 22 août 2015. Nous sommes partis à 6 : 2 familles de 3 (2 adultes + 1 ado).
Budget total (tout inclus : souvenirs…) : 2937 euros par personne. Soit 1495 euros de vol international et 1442 de dépenses.
Vols internationaux : Lyon – Madrid – Lima – Cusco (Ibéria + Lan – 23h de vol ) : on récupère les valises à Lima.
Hôtels : Nous avions réservé presque tous les hôtels avant : site direct de l’hôtel ou booking.com
Transport : Pour les grandes distances, nous avons pris les bus de nuit en couchette (cama). Réservés sur place en arrivant dans la ville. Pour l’Amazonie, nous avions réservé un vol par l’agence Lipiko tours (pas réussi à réserver directement sur le site amaszonas) : agence sérieuse et prix identique à celui de la compagnie.
Repas : au Pérou, nous avons soit pique-niqué, soit pris des menus du jour (soupe + plat + petit dessert + limonade ou maté) : entre 9 soles et 30 soles (en général 15-20 soles). Bouteille eau de 2 litres : 3 soles En Bolivie, menu du jour entre 10 et 30 Bolivianos (dans les marchés ou restaurants locaux). Bouteille d’eau de 2 litres : 5 Bs – un avocat : 5 bs – un petit pain : 0,5 Bs Empadas (beignets de viande ou légumes) : 5 Bs Dans les 2 pays, les pizzas comme chez nous coûtent l’équivalent de 9-10 euros.
Climat : Il a fait soleil pratiquement tous les jours. Je suis frileuse mais hormis pour le salar/lipez, la journée, le T shirt avec une petite veste/polaire pour l’ombre suffit (crème solaire à ne pas oublier) – Le matin et dès que la nuit tombe, il faut une plus grosse polaire. La nuit, les couvertures des hôtels suffisent avec un bon pyjama. L’altitude : nous avons cumulé la fatigue du voyage, le décalage horaire et l’altitude à Cusco : quelques maux de tête, impression d’avoir des difficultés à respirer la nuit les 2 premiers jours. Ensuite plus de problème sauf pour l’une d’entre nous dont les maux de tête ont duré une semaine. Ne pas oublier d’emporter mouchoirs et blanc à lèvres : ils sont indispensables pendant tout le voyage (sauf Amazonie).
Circuit : Lundi 27 juillet : Arrivée à Cusco à 9h30 – Repos – tour de ville –achat des bolero touristiques (130 S / pers – 70 S avec la carte Isic) Nuit : chez William (thewill31@hotmail.com), un français installé à Cusco : Très bon accueil, plein de bon conseils, chambres confortables et propres.(100 S la double avec petit déjeuner).
Mardi 28 juillet : Collectivo (mini bus qui s’arrête à la demande) (2,5 S/pers) jusqu’au site archéologique de Qenqo (rien à voir) puis descente à pieds jusqu’à Cusco en passant par le christ blanc et le site de Sacsayhuaman. (intéressant). Nuit : chez William
Mercredi 29 : Nous prenons un van jusqu’à Chinchero (visite du site ) puis continuons avec notre chauffeur jusqu’à Moray. Nous quittons le véhicule à Maras. Après avoir pique-niqué, nous descendons à pieds jusqu’aux Salinas (1h). Nous traversons toutes les salines et descendons au fond de la vallée puis remontons un petit peu pour rejoindre la grande route d’Urubamba. Nous attrapons un collectivo jusqu’à Urubamba puis bus jusqu’à Cusco. Coût : Nous avons gardé le van pour Chinchero, Moray, Maras et avons « négocié » avec le chauffeur 120 S pour 6 personnes : Sinon c’est 6S/pers pour aller jusqu’à Chinchero depuis Cusco en van puis taxi à 45 S pour Chinchero / Moray/Maras (il nous en fallait 2) . Retour : Collectivo jusqu’à Urubamba : 2 S/pers – bus Urubamba-Cusco : 5 S/pers Entrée salines : 10 S / pers C’est une très belle journée, tous les sites valent le coup. Le fait d’arriver et de repartir à pieds aux Salines permet de les voir de loin et ensuite on les traverse complétement en descente. Si vous êtes en taxi, il faudra remonter pour récupérer votre véhicule. Nuit : chez William
Jeudi 30 : Nous laissons nos gros sacs chez William. Van direct jusqu’à Ollantaytambo (10 S/pers – 1h30). Visite du site de Ollantaytambo. Récupération des billets de train commandés sur le site inca rail (59 dollars), puis train jusqu’à Aguas Calientes. Soirée à Aguas Calientes. Achat des billets de bus pour monter au machu pichu pour éviter la queue le lendemain (24 dollars à payer en sole ou en dollars l’aller/retour). Nuit : Inka wonder (réservé sur booking) : 159 soles la triple avec salle de bain privée : propre et bien situé. Accueil sympa. Petit déjeuner copieux.
Vendredi 31 A 5h30 nous quittons l’hôtel où nous laissons les sacs inutiles pour la journée pour aller prendre le bus pour le MP. Il y a déjà 1heure de queue (attention il y a la queue pour ceux qui n’ont pas leur billet de bus et il y a une autre queue pour prendre le bus). Les bus tournent sans arrêt. Il faut 20 minutes pour monter jusqu’à l’entrée du MP. Il y a encore une petite queue pour présenter son ticket. Au final, nous pénétrons sur le site du MP à 7h30. Ticket Machu Pichu : sur le site officiel 152 S / personne. Visite du MP jusqu’à 11h. A cette heure, nous rejoignons le point d’entrée pour le Wayna picchu. J’avais lu beaucoup de choses sur la montée au Wayna picchu et jusqu’au dernier moment ne savais pas si j’irai ou pas : je ne regrette pas de l’avoir fait ! En fait, on grimpe sur un chemin bien ombragé avec beaucoup d’escaliers mais rien d’infaisable (j’ai 50 ans et ne suis pas spécialement sportive et j’ai le vertige). Juste à l’arrivée, on passe dans un petit tunnel étroit, un peu à 4 pattes et ensuite il y a une échelle avec 2 ou 3 barreaux. Le point de vue sur le site du MP est tout le long de la montée et pas vraiment en haut. En haut c’est un point de vue général, très beau. Pour la descente, il y a une dizaine de mètres avec d’un côté un mur et de l’autre côté rien et ensuite on reprend le chemin de la montée. (1h de montée, ¾ heure de descente, pique nique en haut). Une fois redescendus, nous finissons la visite du MP et quittons le site vers 15h. Train le soir même pour Ollantaytambo à 19h (60 dollars). Nuit : El tambo Hostel (site direct de l’hôtel) : 95 soles pour 1 triple sans salle de bain avec petit déjeuner : joli hostal familial dans une petite ruelle près de la place principale : retour à pieds de la gare.
Samedi 1e aout Collectivo jusqu’à Urubamba (2,5S/pers) puis bus jusqu’à Pisac (3 S/pers). A Pisac, taxi jusqu’au site (25S le taxi) Visite des ruines (3h) et descente à pieds jusqu���à Pisac. Retour à Cusco en bus (3 S) Bus de nuit pour Copacabana via Puno (100 S/pers + 1,3 S taxe terminal bus à Cusco + 2 S taxe terminal bus Puno)
Dimanche 2 Arrivée à Copacabana vers 13h au lieu de 10h : les péruviens partaient en masse en vacances/pèlerinage à Copacabana pour la fête de la vierge et l’attente à la douane a été énorme. Après avoir posé nos sacs à l’hôtel, nous allons sur le parvis de l’église regarder les péruviens faire baptiser leurs voitures/camions puis nous montons au cerro cavaldo où les gens font des offrandes à la vierge : un très bon souvenir ! Nuit : hostal villa imperial (booking 259 BS la triple avec petit dej et salle de bain) : un accueil familial très chaleureux par contre les salles de bain ne sont pas nickels.
Lundi 3 Taxi jusqu’à Yampupata (200 BS pour 6) avec arrêt aux iles flottantes et à la grotte de Lourdes. A Yampupata, les villageois défilent pour l’indépendance et nous invitent à porter le drapeau bolivien avec eux. Un grand moment ! Ensuite nous traversons en bateau (20 S/pers) jusqu’à l’île du soleil (au sud). Arrivés (péage de 5 BS/pers) nous montons l’escalier de l’inca pour arriver à Yumani. Nous choisissons un hôtel qui a une vue magnifique depuis sa terrasse et certaines chambres. Petite promenade conseillée par le propriétaire jusqu’à une plage tranquille et coucher de soleil au sommet de l’île. Nuit : Inti Wayra (réservé sur place) : 60 S par pers avec petit déj sans salle de bain ( 40 S sans)
Mardi 4 Trek de l’inca (15 bs/pers) : traversée du sud au nord par le chemin des crêtes. Une rando tranquille de 4h environ avec de supers points de vue sur les 2 côtés de l’île : arrêt aux ruines de Chincana. Très peu de monde A cha’llapampa, bateau pour Copacabana (2h – 25 BS). Nuit : hostal villa imperial (booking 259 BS la triple avec petit dej et salle de bain) : un accueil familial très chaleureux par contre les salles de bain ne sont pas nickels.
Mercredi 5 Bus pour la Paz (25B/pers) : traversée du lac avec le bac (2 BS/pers) : danse des villageois de l’autre côté du lac. A la Paz, bus de nuit pour Sucre (20h – 8h - 180 B/pers en Cama) – taxe terminal : 2 bs/pers Achat de timbres pour carte postale : 15 BS par timbre
Jeudi 6 Arrivée à Sucre. Collectivo jusqu’à notre hostal (1,5 BS/pers). C’est le jour de la fête nationale et les administrations, corporations défilent. Visite de Sucre. Nuit : Hostal Cruz de Popayan (booking – 150 Bs la triple avec petit dej)
Vendredi 7 Promenade dans Sucre : monastère (15 Bs/pers) , église (10 BS/pers)… Bus de nuit Sucre-Tupiza (20h – 4h30 – 100 Bs/pers en cama)
Samedi 8 Fin de la nuit dans la gare routière de Tupiza. Repos + recherche agence pour circuit canyon et salar Nuit : Hotel la Torre (booking 160 Bs la double avec petit dej et salle de bain)
Dimanche 9 Circuit des canyons autour de Tupiza (220 Bs/pers repas inclus) : Très belle journée malgré le vent : nous avons fait de la jeep, du vélo et beaucoup de marche dans les canyons : notre chauffeur Alessandro est resté avec nous pour nous montrer le chemin et c’était très bien car nous n’aurions pas osé nous aventurer si loin dans les canyons : assez sportif ! Nuit : Hotel la Torre (booking 160 Bs la double avec petit dej et salle de bain)
Lundi 10 au jeudi 13 Circuit sud lipez + salar : agence la Torre avec l’excellent chauffeur Alessandro et Ilda la cuisinière. 4 superbes journées : J1 : canyon + pampa avec des lamas J2 : lagunes de toutes les couleurs J3 : désert de Pierres, lagunes J4 : Salar Nous n’avons pas eu froid : nous avions des couches (T shirt – petit merinos ou damart – grosse polaire – coupe vent et bonnet /cagoule). Dans la jeep derrière les vitres, il fait bon ! Dehors cela dépend beaucoup s’il y a du vent ou non. C’est le soir dans l’hôtel en attendant le repas qu’il fait presque le plus froid. La nuit, nous avions des duvets 0-5 degrés en plus des couvertures fournies, on restait assez habillés dedans.(c’est descendu à -5 degrés dehors). Pas de chauffage – Electricité réduite donc difficile de recharger les batteries – dortoir sommaire avec ceux qui partagent votre jeep.
Circuit : 1100 Bs / pers en étant 6 dans la jeep avec le chauffeur - (1300 Bs si on est 4 + cuisinière+chauffeur) : la cuisinière cuisine pour 2 jeep. Entrée réserve : 150 Bs/pers Ruines : 15 Bs/pers Incahusi isle : 30 Bs/pers Douche la dernière nuit : 10 Bs/pers
Jeudi 13 Fin du circuit vers 14h Promenade dans Uyuni en attendant le bus de nuit pour La Paz (180 Bs en semi cama)
Vendredi 14 Arrivée à La Paz à 5h du matin : le haut de la ville est sous la neige. Taxi de la gare routière à l’aéroport (60 Bs). Avion pour Rurrenbaque (moins d’1 heure – 178 euros AR / pers avec l’agence Lipiko tour – pas de taxes d’aéroport) : le vol est impressionnant avec un petit avion de 20 places. Bus pour le centre ville de Rurrenrabaque : 10 Bs / pers Promenade dans la ville et contact avec notre agence pour l’Amazonie Nuit : Oriental Hotel (210 bs la triple avec salle de bain et petit dej)
Samedi 15 au mardi 18 Séjour dans le camp de Berraco del maddidi : c’est le camp le plus éloigné de Rurrenrabaque à 6h de navigation. Il y a 3 tentes pour 2 personnes, très confortables, éloignées les unes des autres. Un bloc sanitaire pour tous et un bloc repas. Tout est intégré dans la forêt : super expérience, très bons repas mais pas de chance on a vu très peu d’animaux (il parait que ce n’est pas la bonne saison). Pratiquement pas de moustiques donc traitement paludisme inutile. Entrée dans le parc : 125 Bs/pers
Mardi 18 Retour vers 15h30 à Rurrenrabaque. Un aller retour à l’aéroport pour s’entendre annoncer que notre avion est annulé. La compagnie nous dédommage.(130 Bs/pers) Nuit : santa Ana Hostal (130 Bs la triple sans salle de bain)
Mercredi 19 Petit déjeuner à la boulangerie de Paris : croissants, pains au chocolat à prix presque local Retour à l’aéroport : taxe aéroport : 7 Bs/pers – taxes municipales : 15 Bs / pers Avion pour la Paz – Taxi jusqu’à l’hôtel (60 Bs) Visite de la Paz Nuit : Arthy’s guesthouse – 95 Bs /personne sans salle de bain – petit déj en supplément à 10 bs : très bien, calme, en plein centre.
Jeudi 20 Collectivo pour la vallée de la lune : 4 Bs / pers Visite de la vallée de la lune : 15 bs / pers : pas inoubliable mais permet de s’évader de la ville Retour sur La Paz et visite d’autres quartiers de La Paz : on ne s'est jamais senti en insécurité dans la ville Téléphérique (celui qui passe au dessus du cimetière) : 3 Bs / pers / trajet
Vendredi 21 Taxi réservé par l’hôtel : 70 Bs Vol retour pour Lyon ( via Lima – Madrid) : 6h25 – 10h55 (samedi 22) : pas de taxe d’aéroport à payer contrairement à ce qui est écrit dans certains guides.
En conclusion : C'était le 2e voyage en Amérique du Sud (après le Brésil) et je suis jusqu'à présent, plutôt Asie : avant de partir, je me posais beaucoup de questions sur le froid, l'insécurité que nous pourrions rencontrer dans ces 2 pays : Non seulement je n'ai pas eu froid (j'avais investi dans quelques vêtements techniques et duvets avant de partir et c'était nécessaire pour être bien) mais jamais et nul part nous nous sommes sentis en insécurité : les gens sont charmants, les paysages grandioses et magnifiques. Un voyage à faire !
J'ai surtout décrit le côté pratique et coût de notre voyage pour que les personnes qui le souhaitent aient des infos actualisées mais je répondrai volontiers à toutes vos questions.
cordialement Christine
Cet attrait pour New York et l'Ouest américain: incroyable! English translation pending
Bonjour tous,
Une petite remarque perso,
Certes, j'ai attrapé, comme beaucoup d'entre vous, le virus de l'ouest et celui de NYC.
Mais je reste stupéfait devant l'attrait que représentent ces deux destinations.
Regardant souvent certaines émissions de TV, avec argent à la clé, à la question : si vous gagniez 20.000 euros, qu'en feriez vous ? Majoritairement, les personnes répondent NYC ou les parcs de l'ouest américain.
Donc, nous qui avons eu la chance de voyager par là bas, et d'y retourner, en fait nous avons pu vivre, et nous vivons le ou les rêves de beaucoup.
Et c'est vrai que je considère que nous avons de la chance...
C'était ma petite remarque du jour, en attendant, dans trois mois, direction...LA et c'est reparti !
Bonne journée tout le monde.
Votre prochaine destination... English translation pending
Bonjour 🙂
Quelle est votre prochaine destination ?
Pourquoi avoir choisi ce pays ?
Qu'est ce qui vous attire le plus dans ce pays ?
Pour ma part, ma prochaine destination c'est l'Iran. (En octobre.. cest loinnnn 😕)
J'ai choisi ce pays car jaime les destinations atypiques, et je ne saurai l'expliquer je suis très très attirée par ce pays. Pourtant je réprouve les lois qui régissent ce pays. Je ne suis pas très "charia" et devoir porter le voile pour visiter le pays m'agace un peu.
Mais c'est la magie des voyages, même avec ces inconvénients il y a une forme d'attraction incontrôlable qui balaie tous les petits désagréments.
A vous ! Faites-moi rêver 😊 (voyager) avec vos descriptifs...
Quelle est votre prochaine destination ?
Pourquoi avoir choisi ce pays ?
Qu'est ce qui vous attire le plus dans ce pays ?
Pour ma part, ma prochaine destination c'est l'Iran. (En octobre.. cest loinnnn 😕)
J'ai choisi ce pays car jaime les destinations atypiques, et je ne saurai l'expliquer je suis très très attirée par ce pays. Pourtant je réprouve les lois qui régissent ce pays. Je ne suis pas très "charia" et devoir porter le voile pour visiter le pays m'agace un peu.
Mais c'est la magie des voyages, même avec ces inconvénients il y a une forme d'attraction incontrôlable qui balaie tous les petits désagréments.
A vous ! Faites-moi rêver 😊 (voyager) avec vos descriptifs...
Retour de Malaisie English translation pending
Bonjour,
J'utilise souvent ce forum pour préparer mes voyages. J'ai décider de faire un retour d'ascenseur en écrivant au retour ce que j'aurai aimé lire avant de partir.
Jungle, îles paradisiaques, découvertes culinaires et petits prix sont pour moi les grands attraits de la Malaisie. On y trouve beaucoup de mulsulmans (et donc relativement peu d'alcool!), des indiens, des chinois (ce qui n'est pas mutuellement exclusif, j'en suis bien consciente), ce qui fait qu'il est dur de coller une image quelconque aux malais. Le niveau de développement est aussi un mélange: on peut voir des familles entières sur un scooter, mais aussi des rues propres et calmes comme chez nous, avec les prix qui vont avec (nous l'avons constaté surtout à Ipoh et dans les Cameron Highlands). En général, on ne voit pas de pauvreté, par contre on peut manger et se loger pour pas cher: environ 20 MYR le repas et 50 MYR la chambre pour deux (pour les prix en euros il suffit de diviser par quatre). La Malaisie est découpé en deux partie, la Malaisie péninsulaire (entre Singapour et la Thaïlande) et "l'autre partie" sur l'île de Bornéo (partagée avec l'Indonésie). Nous sommes restés en Malaisie péninsulaire.
Quelques infos pratiques Les prises électriques L'astuce de la touillette en bois découverte à Singapour est valable aussi en Malaisie (ce sont les mêmes prises). Plutôt que d'acheter un adaptateur, utilisez une touillette en bois! Fichez la dans le trou du haut, insérez votre prise européenne, retirez la touillette - ça charge! Les boissons Au restaurant la même boisson (le café par exemple) sera souvent plus chère froide que chaude. Le surcoût doit venir des glaçons car les boissons froides arrivent chaudes mais avec des glaçons! Pour les jus c'est différent, souvent ils sont dilués à l'eau, mais s'il ne le sont pas ils sont plus chers sans glaçon car il y a plus de fruit. A essayer: Milo (boisson chocolatée), Horlick (boisson au céréales), Bandung (lait-rose). Quant à la bière, souvent "une bière" correspond à "une bouteille de 1 litre"! La bouffe En une vingtaine de jours je n'ai toujours pas bien compris comment fontionnait une carte, j'ai toujours une surprise quand arrive le plat, sur la quantité, les ingrédients, la consistance (tiens, j'avais commandé une soupe?). Mais grosso modo, on choisi soit un plat de nouille, soit un plat de riz ("nasi"). On peut aussi prendre une viande (ex: poulet, "ayam"), qui vient toujours avec de la sauce et des légumes, et commander du riz avec. L'écueil à éviter selon moi est de commander seulement des "vegetables". Des fois il s'agit d'un plat complet avec du riz et même de la viande (si si!) mais des fois il ne s'agit vraiment que de légumes! Il y aussi de nombreuses spécialités mais il n'est pas évident pour un touriste de les dénicher. A noter: -les "roti canai" (cuisine indienne: une galette feuilletée accompagnée de sauce aux lentilles) est ce qui se rapproche le plus des croissants du matin. -"ABC" est une étrange glace aux haricots rouges et au maïs. -le durian est un fruit qui pue tellement qu'il est interdit dans les lieux publiques, au même titre que la cigarette! Les bus Les bus locaux ne coûtent presque rien mais semblent passer un peu aléatoirement. Les car, plus fiables, ne sont pas très chers non plus et ont des fauteuils de première classe! La plomberie Il n'y a pas toujours d'eau chaude dans les hôtels. Les douches "à l'italienne" semblent concues pour innonder toute la salle de bain y compris la cuvette des toilettes. Prévoyez les tongues si vous ne voulez pas vous mouiller les pieds en allant faire pipi! Prévoyez aussi du papier toilette car l'usage ici c'est de se laver au jet. C'est peut-être pas plus mal mais un peu technique
Première étape: rallier Tioman depuis Singapour Arrivant par Singapour en Malaisie, nous avons décidé d'aller d'abord sur l'île de Tioman, pas si loin à vol d'oiseau. Le ferry pour Tioman part de Mersing (35 MYR aller). Il dépend de la marée et a donc des horaires variables. Il faut arriver le plus tôt possible à Mersing, car plus on arrive tard plus on risque d'avoir à attendre un ferry jusqu'au lendemain. Il y a des navettes directes Singapour / Mersing, mais elles sont au prix fort. Nous avons préféré utiliser les bus locaux, plus lents, quite à attraper le ferry un jour plus tard. Nous avons choisi de passer la muit à Johor Bahru ("Djébi" pour les intimes), la ville voisine de Singapour, qu'on atteint en quelques heures de bus et quelques salamalèques de la douane. Initiallement nous avions préféré nous arrêter pour la nuit à JB plutôt qu'à Mersing car sur internet l'offre en hébergement nous avait semblé plus pauvre à Mersing. Mauvais calcul! A JB les hébergements en centre sont très chers, ce fut notre nuit au plus mauvais rapport qualité/prix de toute la Malaisie: 100 MYR pour une chambre sans fenêtre. En partant de JB vers 9h nous sommes arrivés à Mersing alors que le dernier ferry partait et avons du passer aussi une nuit à Mersing! On a pu d'ailleurs constater sur place qu'on y trouve plein d'hôtels pas cher. Au moins, JB nous a laissé deux bons souvenirs: les stands de poisson frais (montrez celui que vous voulez, il est pesé, cuisiné et servi dans une feuille de bananier sur le champ), et le coiffeur-barbier à 12 MYR! Pour les filles, c'est beaucoup plus cher et pas terrible. Les coupes sont accompagnées de massages, voir de manipulations style osthéopathe. A Mersing en revanche, on a eu une mauvaise surprise en mangeant à un buffet: une addition à 80 MYR, la plus chère de tout notre séjour. Les coupables étaient les fruits de mer (écrevisse, calamar), étrangement hors de prix dans ce petit port.
Tioman C'est la plus au sud des îles de la côte est. Elle est traversée en son milieu par une route, tout autour il y a des petits villages (dont certains accessibles par bateau uniquement), et tout le reste, c'est de la jungle bien dense. Nous y avons passé une semaine nous sommes contentés des parties accessibles à pied. Ce serait un vrai petit paradis s'il n'y avait pas des déchets qui trainent à droite à gauche... Heureusement les fonds marins sont épargnés! Le snorkelling (masque et tuba) et la plongée sont les activités phares sur l'île, avec le bouquinage sur la plage et les tentatives d'ouverture de noix de coco. Tekek C'est le village par lequel on arrive. Il y a des boutiques "duty free" avec de la bière pas chère (allez savoir pourquoi) et comme partout ailleurs sur l'île des lézards géants, mais rien qui ne nous ait donné trop envie de s'attarder. Il faut dire que notre arrivée correspondait à la fin de la haute saison, c'était relâche pour tous les habitants qui vivent du tourisme:tout était fermé. Air Batang (ABC) C'est le village voisin de Tekek, juste au nord. On y trouve des bungalows, des restos, des bars, des fonds marins à visiter en snorkelling ou en plongée - tout ce qu'il faut pour des vacances relax! Il faut juste se méfier des singes qui n'hésitent pas à visiter les bungalows pour piquer de la bouffe! Il n'y a pas vraiment de route, les seuls véhicules à moteur sont des scooters sur lesquels sont bricolés des side-cars. Nous avons trouvé notre bonheur "Chez Mohktar", qui gère avec sa petite famille des bungalows et un resto qui fait des bons petits plats (les légumes au lait de coco déchirent). Le snorkelling est génial, on a vu des poissons clown qui semblent défendrent leurs anémones, des raies, des requins et des paysages sous-marins fantastiques crées par les coraux et autres bestioles. Au nord du village, un chemin dans la jungle permet de rejoindre "Monkey Bay" (une plage déserte, hormi les singes) puis le village suivant. Comme toujours dans la jungle, la progression est lente et difficile et cette partie est complètement sauvage. Ne comptez pas comme nous sur d'hypothétiques bars de plage pour étanchez votre soif, vous n'iriez pas loin. De Juara a Tekek Il y a une route mais aussi un chemin de randonnée, qui part de la mosquée. Ca grimpe un peu et avec la chaleur humide de la jungle, c'est sport! Vers le sommet on rejoint la route. Plus loin une cascade et un bassin où faire trempette ont un goût de récompense (petit chemin sur la droite juste avant la grande maison abandonnée). Autre distraction sur la route: la "mouse deer farm" où sont élevés des chevrotains, des sortes de biches de la taille d'un lapin. Juara Le village est assez similaire a Air Batang, mais il y a beaucoup, beaucoup moins à voir en snorkelling - sauf à être chanceux et croiser une tortue. Les tortues viennent pondre sur la plage. Tout le monde ne se fait pas (comme nous :) réveiller par une tortue en pleine nuit, mais on peut au moins rendre visite à "Turtle Project", une association qui les protège. En partant de "Turtle Project" justement, il y a une superbe rando qui mène à une rivière et un très bon spot de baignade. Le chemin est juste assez tracé pour être praticable, on le découvre au fur et à mesure en contournant un rocher, escaladant une racine... Un panneau indique que le chemin est fermé car les gens s'y perdent - au cas où nous avions un GPS sur notre smartphone (avec l'appli OSMAND qui fonctionne hors ligne). Il y a un autre accès qui part plus loin sur la plage, il est donc possible de faire une boucle. Enfin, à Juara, il y a du surf. Mais c'est seulement à la saison des pluies! Note: ne pas loger chez Starfish (juste avant Beach Shack) si on aime les salles de bain propres comportant au moins un lavabo et les gens souriants.
Taman Negara Après en avoir bien sué dans la jungle à Tioman, je n'étais qu'à moitié partante pour le Taman Negara, une immense jungle. Pourtant j'ai adoré! Le village par lequel on y accède, Kuala Tahan, est charmant. Coupé en deux par une impressionante rivière (telle que je m'imagine l'amazonie), on traverse en barque (1 MYR la traversée). Il y a aussi des "floating restaurants", sortes de péniches, où la bouffe n'est pas terrible mais le cadre est extraordinaire. On a fait la "night jungle walk" avec un guide (25 MYR), sympa même si la foule casse un peu l'ambiance. Le clou du tour était l'animal semi-domestique du coin (dont je tairai l'espèce pour préserver le suspens) - à ne surtout pas louper. En rando on peut faire la "canopywalk" (5 MYR) et un petit sommet, ce n'est pas très long mais avec la chaleur ça nous a suffit pour la journée. En deux jours on peut aller jusqu'à un abri pour observer les animaux, mais pour aller plus loin les guides sont à priori obligatoires. Il est aussi possible de s'enfoncer dans le parc en bateau et voir ainsi des villages d'aborigènes (Orang Asli), des cascades... Mais on n'a pas fait. Pour arriver à Kuala Tahan nous avions pris un bateau (3 heures, 35 MYR) qui part des environs de Jerantut et remonte la rivière. C'est assez magique, mais si c'était à refaire, pour environ le même budget, j'irai peut être à Kuala Tahan en bus puis je prendrai le bateau (45 min, 40 MYR) pour m'enfoncer dans le parc. Ceux qui en revenaient étaient trempés à cause des passages de rapides - ça a l'air fun! Les sangsues Il faut faire avec, alors dites vous que vous expérimentez de près la faune sauvage! La technique de rentrer son pantalon dans de grosses chaussettes donne des résultats, mais elles sont quand même assez douées pour se faufiler discrêtement sous les vêtements pendant que vous randonnez. Pour nous c'était trois par personnes, aux chevilles, sur le dos et le ventre. La bonne nouvelle c'est qu'on ne sent rien, la mauvaise c'est que ça laisse des traces un moment! En chemin A mi-chemin entre Kuala Lumpur et Taman Negara se trouve Kualah Gandah Elephant Sanctuary. On peut assister au bain des éléphants, les nourir et les voir faire des tours. Et un documentaire très intéressant est projeté. Le centre est financé par l'état et les plantations de palme et a pour but de protéger les éléphants. Quand leur habitat est détruit, une équipe de choc de Kuala Gandah les relocalise dans le Taman Negara. Ils en ont déjà relocalisé 700. L'entrée est gratuite, seul frais eventuel: 50 MYR par groupe + 10 MYR par personne pour prendre un bain avec un éléphanteau. Plus le taxi pour y'aller, car il n'y a pas de bus (60 MYR de Tamerloh, certainement moins de Lanchang). Si vous passez à Tamerloh, vous pouvez faire réparer vos chaussures et vos vêtements dans la rue pour quelques MYR, et tester le "tempoyak ikan patin", du poisson dans une soupe de durian bien épicée. Vous serez certainement amené à passer une nuit à Jerantut, pas de panique, il y a le NKS hostel, pas cher du tout (25 MYR la chambre double) et ils s'occupent de tout. D'ailleurs on suppose qu'ils compensent les nuités pas chères avec les marges prises sur les transports et les tours.
Ipoh Pour mettre un peu de cuture dans notre voyage, nous nous sommes arrêtés dans cette ville classée au patrimoine mondial de l'Unesco (et sur le chemin des Cameron Highlands). J'ai trouvé la ville pas inintéressante, mais pas renversante non plus. Par contre nous avons adoré manger à Kong Hang, une petite salle bondée qui ne paye pas de mine entourée de plusieurs petits stands. On y a goûté les popiah (sortes de rouleaux de printemps à je-ne-sais-quoi-qui-est-bon), les brochettes de porcs (la spécialité) et le Ipoh White Coffee, qui nous a même été offert par notre voisine de table: "Quand vous partirez de malaisie, vous vous rappellerez de la gentillesse des gens" nous a-t-elle dit. C'est gagné! A quelques kilomètres au nord de la ville (15 MYR aller en taxi) se trouve "Perak Cave Temple", un temple boudhiste chinois installé dans une gigantesque grotte, dont les recoins sont décorés de statues et peintures (et de textes, mais c'est littéralement du chinois). Des escaliers partent dans tous les sens, épousant la roche. Certain mènent bien au dessus de la grotte, donnant un point de vue sur la vallée. La visite-ballade est super.
Cameron Highlands D'astucieux businessmen ont fait de la culture hors sol une attraction touristique majeure. La fraise en est la figure de proue, les boutiques déclinent la fraise en mille et un produits dérivés. On peut les cueillir directement dans les serres, mais ne comptez pas faire une affaire en économisant la main d'oeuvre: c'est 4 MYR les 100g! Les plantations, principalement de thé, forment des paysages originaux. La région des Cameron Highlands est en altitude, sa fraîcheur relative participe à son succès. Nous sommes restés a Brinchang, principale ville du coin avec Tana Rata. Il semblerait qu'une des spécialités culinaires ici soit le "Steamboat": on vous amène une quantité délirante d'ingrédients crus, un réchau avec une sorte de bouillon, et c'est à vous de faire la popote. Il faut bien ça pour prendre des forces si on veut visiter la "Mossy Forest". En taxi c'est 60 MYR aller, à pied c'est deux heures de grimpette dans la jungle, en s'accrochant parfois aux racines pour se hisser! En haut, une forêt un peu fantastique, avec des points de vue bien aménagés. Il est possible de continuer et d'atteindre un sommet (et même d'y camper), mais c'est ardu! En l'occurence nous avons fait demi-tour à 1/3 du chemin, de fortes pluies ayant transformé le chemin en bain de boue. La bonne nouvelle, c'est que pour rentrer à Brinchang, si on en a marre de la jungle, on peut prendre la route (11 km) où dans ce sens il est facile de faire du stop. Au passage on peut cueillir des fraises, admirer les iconiques plantations de thé, visiter une "bee farm" (gratuit -ballade au milieu des ruches et boutiques de souvenirs) et une "butterfly farm" (pas testé). Par contre une fois qu'on a fait tout ça, il ne semble pas rester grand chose à faire dans la région! A Brinchang, la "Big Red Strawberry Farm" semble être le leader du tourisme hors sol. On peut la visiter et manger et boire de la fraise à leur café, avec la vue sur les salades en serre et du bon wifi. On peut y cueillir des fraises, mais seulement en saison (vers août), alors que sur la route de Mossy Forest on a pu en cueillir en mai. Enfin à Brinchang, ne loupez pas l'excellent et très peu cher "vegetarian fast food" et ses fameuses ailes de poulet végétariennes (incroyable mais vrai).
Kuala Lumpur (Kéèl pour les intimes) Pour nous la capitale fut juste une ville de transit, tout ce qu'on sait, c'est qu'il y a une alternative au train express à 35 MYR pour l'aéroport: le bus à 10 MYR!
J'utilise souvent ce forum pour préparer mes voyages. J'ai décider de faire un retour d'ascenseur en écrivant au retour ce que j'aurai aimé lire avant de partir.
Jungle, îles paradisiaques, découvertes culinaires et petits prix sont pour moi les grands attraits de la Malaisie. On y trouve beaucoup de mulsulmans (et donc relativement peu d'alcool!), des indiens, des chinois (ce qui n'est pas mutuellement exclusif, j'en suis bien consciente), ce qui fait qu'il est dur de coller une image quelconque aux malais. Le niveau de développement est aussi un mélange: on peut voir des familles entières sur un scooter, mais aussi des rues propres et calmes comme chez nous, avec les prix qui vont avec (nous l'avons constaté surtout à Ipoh et dans les Cameron Highlands). En général, on ne voit pas de pauvreté, par contre on peut manger et se loger pour pas cher: environ 20 MYR le repas et 50 MYR la chambre pour deux (pour les prix en euros il suffit de diviser par quatre). La Malaisie est découpé en deux partie, la Malaisie péninsulaire (entre Singapour et la Thaïlande) et "l'autre partie" sur l'île de Bornéo (partagée avec l'Indonésie). Nous sommes restés en Malaisie péninsulaire.
Quelques infos pratiques Les prises électriques L'astuce de la touillette en bois découverte à Singapour est valable aussi en Malaisie (ce sont les mêmes prises). Plutôt que d'acheter un adaptateur, utilisez une touillette en bois! Fichez la dans le trou du haut, insérez votre prise européenne, retirez la touillette - ça charge! Les boissons Au restaurant la même boisson (le café par exemple) sera souvent plus chère froide que chaude. Le surcoût doit venir des glaçons car les boissons froides arrivent chaudes mais avec des glaçons! Pour les jus c'est différent, souvent ils sont dilués à l'eau, mais s'il ne le sont pas ils sont plus chers sans glaçon car il y a plus de fruit. A essayer: Milo (boisson chocolatée), Horlick (boisson au céréales), Bandung (lait-rose). Quant à la bière, souvent "une bière" correspond à "une bouteille de 1 litre"! La bouffe En une vingtaine de jours je n'ai toujours pas bien compris comment fontionnait une carte, j'ai toujours une surprise quand arrive le plat, sur la quantité, les ingrédients, la consistance (tiens, j'avais commandé une soupe?). Mais grosso modo, on choisi soit un plat de nouille, soit un plat de riz ("nasi"). On peut aussi prendre une viande (ex: poulet, "ayam"), qui vient toujours avec de la sauce et des légumes, et commander du riz avec. L'écueil à éviter selon moi est de commander seulement des "vegetables". Des fois il s'agit d'un plat complet avec du riz et même de la viande (si si!) mais des fois il ne s'agit vraiment que de légumes! Il y aussi de nombreuses spécialités mais il n'est pas évident pour un touriste de les dénicher. A noter: -les "roti canai" (cuisine indienne: une galette feuilletée accompagnée de sauce aux lentilles) est ce qui se rapproche le plus des croissants du matin. -"ABC" est une étrange glace aux haricots rouges et au maïs. -le durian est un fruit qui pue tellement qu'il est interdit dans les lieux publiques, au même titre que la cigarette! Les bus Les bus locaux ne coûtent presque rien mais semblent passer un peu aléatoirement. Les car, plus fiables, ne sont pas très chers non plus et ont des fauteuils de première classe! La plomberie Il n'y a pas toujours d'eau chaude dans les hôtels. Les douches "à l'italienne" semblent concues pour innonder toute la salle de bain y compris la cuvette des toilettes. Prévoyez les tongues si vous ne voulez pas vous mouiller les pieds en allant faire pipi! Prévoyez aussi du papier toilette car l'usage ici c'est de se laver au jet. C'est peut-être pas plus mal mais un peu technique
Première étape: rallier Tioman depuis Singapour Arrivant par Singapour en Malaisie, nous avons décidé d'aller d'abord sur l'île de Tioman, pas si loin à vol d'oiseau. Le ferry pour Tioman part de Mersing (35 MYR aller). Il dépend de la marée et a donc des horaires variables. Il faut arriver le plus tôt possible à Mersing, car plus on arrive tard plus on risque d'avoir à attendre un ferry jusqu'au lendemain. Il y a des navettes directes Singapour / Mersing, mais elles sont au prix fort. Nous avons préféré utiliser les bus locaux, plus lents, quite à attraper le ferry un jour plus tard. Nous avons choisi de passer la muit à Johor Bahru ("Djébi" pour les intimes), la ville voisine de Singapour, qu'on atteint en quelques heures de bus et quelques salamalèques de la douane. Initiallement nous avions préféré nous arrêter pour la nuit à JB plutôt qu'à Mersing car sur internet l'offre en hébergement nous avait semblé plus pauvre à Mersing. Mauvais calcul! A JB les hébergements en centre sont très chers, ce fut notre nuit au plus mauvais rapport qualité/prix de toute la Malaisie: 100 MYR pour une chambre sans fenêtre. En partant de JB vers 9h nous sommes arrivés à Mersing alors que le dernier ferry partait et avons du passer aussi une nuit à Mersing! On a pu d'ailleurs constater sur place qu'on y trouve plein d'hôtels pas cher. Au moins, JB nous a laissé deux bons souvenirs: les stands de poisson frais (montrez celui que vous voulez, il est pesé, cuisiné et servi dans une feuille de bananier sur le champ), et le coiffeur-barbier à 12 MYR! Pour les filles, c'est beaucoup plus cher et pas terrible. Les coupes sont accompagnées de massages, voir de manipulations style osthéopathe. A Mersing en revanche, on a eu une mauvaise surprise en mangeant à un buffet: une addition à 80 MYR, la plus chère de tout notre séjour. Les coupables étaient les fruits de mer (écrevisse, calamar), étrangement hors de prix dans ce petit port.
Tioman C'est la plus au sud des îles de la côte est. Elle est traversée en son milieu par une route, tout autour il y a des petits villages (dont certains accessibles par bateau uniquement), et tout le reste, c'est de la jungle bien dense. Nous y avons passé une semaine nous sommes contentés des parties accessibles à pied. Ce serait un vrai petit paradis s'il n'y avait pas des déchets qui trainent à droite à gauche... Heureusement les fonds marins sont épargnés! Le snorkelling (masque et tuba) et la plongée sont les activités phares sur l'île, avec le bouquinage sur la plage et les tentatives d'ouverture de noix de coco. Tekek C'est le village par lequel on arrive. Il y a des boutiques "duty free" avec de la bière pas chère (allez savoir pourquoi) et comme partout ailleurs sur l'île des lézards géants, mais rien qui ne nous ait donné trop envie de s'attarder. Il faut dire que notre arrivée correspondait à la fin de la haute saison, c'était relâche pour tous les habitants qui vivent du tourisme:tout était fermé. Air Batang (ABC) C'est le village voisin de Tekek, juste au nord. On y trouve des bungalows, des restos, des bars, des fonds marins à visiter en snorkelling ou en plongée - tout ce qu'il faut pour des vacances relax! Il faut juste se méfier des singes qui n'hésitent pas à visiter les bungalows pour piquer de la bouffe! Il n'y a pas vraiment de route, les seuls véhicules à moteur sont des scooters sur lesquels sont bricolés des side-cars. Nous avons trouvé notre bonheur "Chez Mohktar", qui gère avec sa petite famille des bungalows et un resto qui fait des bons petits plats (les légumes au lait de coco déchirent). Le snorkelling est génial, on a vu des poissons clown qui semblent défendrent leurs anémones, des raies, des requins et des paysages sous-marins fantastiques crées par les coraux et autres bestioles. Au nord du village, un chemin dans la jungle permet de rejoindre "Monkey Bay" (une plage déserte, hormi les singes) puis le village suivant. Comme toujours dans la jungle, la progression est lente et difficile et cette partie est complètement sauvage. Ne comptez pas comme nous sur d'hypothétiques bars de plage pour étanchez votre soif, vous n'iriez pas loin. De Juara a Tekek Il y a une route mais aussi un chemin de randonnée, qui part de la mosquée. Ca grimpe un peu et avec la chaleur humide de la jungle, c'est sport! Vers le sommet on rejoint la route. Plus loin une cascade et un bassin où faire trempette ont un goût de récompense (petit chemin sur la droite juste avant la grande maison abandonnée). Autre distraction sur la route: la "mouse deer farm" où sont élevés des chevrotains, des sortes de biches de la taille d'un lapin. Juara Le village est assez similaire a Air Batang, mais il y a beaucoup, beaucoup moins à voir en snorkelling - sauf à être chanceux et croiser une tortue. Les tortues viennent pondre sur la plage. Tout le monde ne se fait pas (comme nous :) réveiller par une tortue en pleine nuit, mais on peut au moins rendre visite à "Turtle Project", une association qui les protège. En partant de "Turtle Project" justement, il y a une superbe rando qui mène à une rivière et un très bon spot de baignade. Le chemin est juste assez tracé pour être praticable, on le découvre au fur et à mesure en contournant un rocher, escaladant une racine... Un panneau indique que le chemin est fermé car les gens s'y perdent - au cas où nous avions un GPS sur notre smartphone (avec l'appli OSMAND qui fonctionne hors ligne). Il y a un autre accès qui part plus loin sur la plage, il est donc possible de faire une boucle. Enfin, à Juara, il y a du surf. Mais c'est seulement à la saison des pluies! Note: ne pas loger chez Starfish (juste avant Beach Shack) si on aime les salles de bain propres comportant au moins un lavabo et les gens souriants.
Taman Negara Après en avoir bien sué dans la jungle à Tioman, je n'étais qu'à moitié partante pour le Taman Negara, une immense jungle. Pourtant j'ai adoré! Le village par lequel on y accède, Kuala Tahan, est charmant. Coupé en deux par une impressionante rivière (telle que je m'imagine l'amazonie), on traverse en barque (1 MYR la traversée). Il y a aussi des "floating restaurants", sortes de péniches, où la bouffe n'est pas terrible mais le cadre est extraordinaire. On a fait la "night jungle walk" avec un guide (25 MYR), sympa même si la foule casse un peu l'ambiance. Le clou du tour était l'animal semi-domestique du coin (dont je tairai l'espèce pour préserver le suspens) - à ne surtout pas louper. En rando on peut faire la "canopywalk" (5 MYR) et un petit sommet, ce n'est pas très long mais avec la chaleur ça nous a suffit pour la journée. En deux jours on peut aller jusqu'à un abri pour observer les animaux, mais pour aller plus loin les guides sont à priori obligatoires. Il est aussi possible de s'enfoncer dans le parc en bateau et voir ainsi des villages d'aborigènes (Orang Asli), des cascades... Mais on n'a pas fait. Pour arriver à Kuala Tahan nous avions pris un bateau (3 heures, 35 MYR) qui part des environs de Jerantut et remonte la rivière. C'est assez magique, mais si c'était à refaire, pour environ le même budget, j'irai peut être à Kuala Tahan en bus puis je prendrai le bateau (45 min, 40 MYR) pour m'enfoncer dans le parc. Ceux qui en revenaient étaient trempés à cause des passages de rapides - ça a l'air fun! Les sangsues Il faut faire avec, alors dites vous que vous expérimentez de près la faune sauvage! La technique de rentrer son pantalon dans de grosses chaussettes donne des résultats, mais elles sont quand même assez douées pour se faufiler discrêtement sous les vêtements pendant que vous randonnez. Pour nous c'était trois par personnes, aux chevilles, sur le dos et le ventre. La bonne nouvelle c'est qu'on ne sent rien, la mauvaise c'est que ça laisse des traces un moment! En chemin A mi-chemin entre Kuala Lumpur et Taman Negara se trouve Kualah Gandah Elephant Sanctuary. On peut assister au bain des éléphants, les nourir et les voir faire des tours. Et un documentaire très intéressant est projeté. Le centre est financé par l'état et les plantations de palme et a pour but de protéger les éléphants. Quand leur habitat est détruit, une équipe de choc de Kuala Gandah les relocalise dans le Taman Negara. Ils en ont déjà relocalisé 700. L'entrée est gratuite, seul frais eventuel: 50 MYR par groupe + 10 MYR par personne pour prendre un bain avec un éléphanteau. Plus le taxi pour y'aller, car il n'y a pas de bus (60 MYR de Tamerloh, certainement moins de Lanchang). Si vous passez à Tamerloh, vous pouvez faire réparer vos chaussures et vos vêtements dans la rue pour quelques MYR, et tester le "tempoyak ikan patin", du poisson dans une soupe de durian bien épicée. Vous serez certainement amené à passer une nuit à Jerantut, pas de panique, il y a le NKS hostel, pas cher du tout (25 MYR la chambre double) et ils s'occupent de tout. D'ailleurs on suppose qu'ils compensent les nuités pas chères avec les marges prises sur les transports et les tours.
Ipoh Pour mettre un peu de cuture dans notre voyage, nous nous sommes arrêtés dans cette ville classée au patrimoine mondial de l'Unesco (et sur le chemin des Cameron Highlands). J'ai trouvé la ville pas inintéressante, mais pas renversante non plus. Par contre nous avons adoré manger à Kong Hang, une petite salle bondée qui ne paye pas de mine entourée de plusieurs petits stands. On y a goûté les popiah (sortes de rouleaux de printemps à je-ne-sais-quoi-qui-est-bon), les brochettes de porcs (la spécialité) et le Ipoh White Coffee, qui nous a même été offert par notre voisine de table: "Quand vous partirez de malaisie, vous vous rappellerez de la gentillesse des gens" nous a-t-elle dit. C'est gagné! A quelques kilomètres au nord de la ville (15 MYR aller en taxi) se trouve "Perak Cave Temple", un temple boudhiste chinois installé dans une gigantesque grotte, dont les recoins sont décorés de statues et peintures (et de textes, mais c'est littéralement du chinois). Des escaliers partent dans tous les sens, épousant la roche. Certain mènent bien au dessus de la grotte, donnant un point de vue sur la vallée. La visite-ballade est super.
Cameron Highlands D'astucieux businessmen ont fait de la culture hors sol une attraction touristique majeure. La fraise en est la figure de proue, les boutiques déclinent la fraise en mille et un produits dérivés. On peut les cueillir directement dans les serres, mais ne comptez pas faire une affaire en économisant la main d'oeuvre: c'est 4 MYR les 100g! Les plantations, principalement de thé, forment des paysages originaux. La région des Cameron Highlands est en altitude, sa fraîcheur relative participe à son succès. Nous sommes restés a Brinchang, principale ville du coin avec Tana Rata. Il semblerait qu'une des spécialités culinaires ici soit le "Steamboat": on vous amène une quantité délirante d'ingrédients crus, un réchau avec une sorte de bouillon, et c'est à vous de faire la popote. Il faut bien ça pour prendre des forces si on veut visiter la "Mossy Forest". En taxi c'est 60 MYR aller, à pied c'est deux heures de grimpette dans la jungle, en s'accrochant parfois aux racines pour se hisser! En haut, une forêt un peu fantastique, avec des points de vue bien aménagés. Il est possible de continuer et d'atteindre un sommet (et même d'y camper), mais c'est ardu! En l'occurence nous avons fait demi-tour à 1/3 du chemin, de fortes pluies ayant transformé le chemin en bain de boue. La bonne nouvelle, c'est que pour rentrer à Brinchang, si on en a marre de la jungle, on peut prendre la route (11 km) où dans ce sens il est facile de faire du stop. Au passage on peut cueillir des fraises, admirer les iconiques plantations de thé, visiter une "bee farm" (gratuit -ballade au milieu des ruches et boutiques de souvenirs) et une "butterfly farm" (pas testé). Par contre une fois qu'on a fait tout ça, il ne semble pas rester grand chose à faire dans la région! A Brinchang, la "Big Red Strawberry Farm" semble être le leader du tourisme hors sol. On peut la visiter et manger et boire de la fraise à leur café, avec la vue sur les salades en serre et du bon wifi. On peut y cueillir des fraises, mais seulement en saison (vers août), alors que sur la route de Mossy Forest on a pu en cueillir en mai. Enfin à Brinchang, ne loupez pas l'excellent et très peu cher "vegetarian fast food" et ses fameuses ailes de poulet végétariennes (incroyable mais vrai).
Kuala Lumpur (Kéèl pour les intimes) Pour nous la capitale fut juste une ville de transit, tout ce qu'on sait, c'est qu'il y a une alternative au train express à 35 MYR pour l'aéroport: le bus à 10 MYR!
Passages de frontières English translation pending
Comment et pourquoi devient-on accro des voyages ?
Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge a eu, dès mon plus jeune âge, une influence démesurée sur mon attraction pour tout ce qui est étranger et par extension tout ce qui est voyage.
En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ? Une ligne souvent arbitraire et parfois invisible, mais qui dès qu'elle est franchie nous emmène dans un monde nouveau où plus rien (ou presque) ne ressemble à celui que l'on vient de quitter… à commencer, dans mes yeux de gamin, par les pièces de monnaie différentes et les panneaux routiers écrits dans une autre langue !
Une fois la frontière passée c'était à chaque fois une nouvelle aventure qui commencait. C'était en tout cas comment je ressentais nos fréquentes incursions en Belgique. Belgique Terre d'Aventures ! « Ca est bien une drôle d'histoire sais-tu !!! ».
Huit longues années plus tard, après un long voyage de plus de deux jours en voiture, je franchissais enfin ma deuxième frontière. Celle-ci était encore plus extraordinaire car pour l'atteindre il avait fallu survivre les nombreux virages de montagne. Mais quel extraordinaire moment de magie quand une fois arrivé au sommet, en plus du soleil d'été et des odeurs de pins, je découvrais la Mer Méditerranée et… l'Espagne. J'en suis sûr, je suis devenu accro à ce moment précis.
Depuis je suis en permanence à la poursuite de cet instant toujours aussi excitant qu'est le passage d'une frontière. Certes, au fil des années j'en ai connu certains plus délicats, plus stressants ou plus pénibles que d'autres mais l'excitation reste la même. Bien sur les frontières terrestres restent mes préférées, (surtout quand il faut franchir une rivière) mais je ne boude pas le plaisir d'arriver dans un aéroport et d'attendre avec une impatience grandissante le moment où les portes du hall des arrivées s'ouvriront enfin vers l'extérieur.
Quelle chance d'habiter en Europe quand on est addictif de frontières (border-freak). Lentement mais surement, je me suis assuré d'avoir mes 'doses' à intervalles réguliers. Certaines plus intenses, comme par exemple quand il s'agissait de passer de l'autre côté du 'rideau de fer' et d'autres plus exotiques quand la frontière du pays et aussi celle d'un nouveau continent.
Et puis un jour, j'ai réalisé que les 'effets' pouvaient se prolonger en habitant de l'autre côté d'une frontière. Habiter à l'étranger, et en particulier à Londres, me donnait l'impression d'être en vacances de manière permanente. Quelque temps plus tard, j'ai également réalisé que je pouvais 'contaminer' une autre personne et qu'ensemble nous pouvions facilement supporter de très fortes 'doses', c'est-à-dire partir plus loin et plus longtemps. A tel point qu'après plusieurs années de ce régime, nous ne sommes jamais plus 'redescendus' ou plutôt si, nous sommes redescendus mais bien plus loin que prévu puisque nous étions arrivés en Australie… Trente ans plus tard, nous y sommes toujours d'ailleurs !
Mais les choses étaient mal faites car le border-freak que j'étais devenu s'est retrouvé dans la plus grande ile au monde au milieu d'un univers sans frontière ?!
Après de longues années de sevrage, il était grand temps de contaminé notre progéniture. Cela n'a pas été compliqué seulement un peu couteux parfois mais qui compte les $ quand l'addiction s'appelle Voyages ?
Nos trois filles ont donc fait leur apprentissage en Asie du Sud-Est, proche et relativement bon marché, et parfois en Europe lorsque nous retrouvions nos familles respectives. Quand elles ont trouvé que bourlinguer avec les 'vieux' n'était plus si cool, elles se sont lancées chacune leur tour dans leur tour… du monde. Les élèves ont vite dépassé le maitre (enfin presque car j'avais une bonne longueur d'avance !).
Et puis ce fut aussi l'occasion pour nous de redécouvrir le bonheur de voyager juste à deux. Ainsi nous sommes allés plus loin, plus longtemps… et mieux encore plus souvent !!!
Maintenant je peux confirmer que ma mission est accomplie à 100%... puisqu'il y a toujours un membre de la famille en vadrouille à n'importe quel moment de l'année. Par contre, je crains que les passages de frontières les laissent totalement indifférentes… N'est pas border-freak qui veut !
To be continued...

Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge a eu, dès mon plus jeune âge, une influence démesurée sur mon attraction pour tout ce qui est étranger et par extension tout ce qui est voyage.
En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ? Une ligne souvent arbitraire et parfois invisible, mais qui dès qu'elle est franchie nous emmène dans un monde nouveau où plus rien (ou presque) ne ressemble à celui que l'on vient de quitter… à commencer, dans mes yeux de gamin, par les pièces de monnaie différentes et les panneaux routiers écrits dans une autre langue !
Une fois la frontière passée c'était à chaque fois une nouvelle aventure qui commencait. C'était en tout cas comment je ressentais nos fréquentes incursions en Belgique. Belgique Terre d'Aventures ! « Ca est bien une drôle d'histoire sais-tu !!! ».
Huit longues années plus tard, après un long voyage de plus de deux jours en voiture, je franchissais enfin ma deuxième frontière. Celle-ci était encore plus extraordinaire car pour l'atteindre il avait fallu survivre les nombreux virages de montagne. Mais quel extraordinaire moment de magie quand une fois arrivé au sommet, en plus du soleil d'été et des odeurs de pins, je découvrais la Mer Méditerranée et… l'Espagne. J'en suis sûr, je suis devenu accro à ce moment précis.
Depuis je suis en permanence à la poursuite de cet instant toujours aussi excitant qu'est le passage d'une frontière. Certes, au fil des années j'en ai connu certains plus délicats, plus stressants ou plus pénibles que d'autres mais l'excitation reste la même. Bien sur les frontières terrestres restent mes préférées, (surtout quand il faut franchir une rivière) mais je ne boude pas le plaisir d'arriver dans un aéroport et d'attendre avec une impatience grandissante le moment où les portes du hall des arrivées s'ouvriront enfin vers l'extérieur.
Quelle chance d'habiter en Europe quand on est addictif de frontières (border-freak). Lentement mais surement, je me suis assuré d'avoir mes 'doses' à intervalles réguliers. Certaines plus intenses, comme par exemple quand il s'agissait de passer de l'autre côté du 'rideau de fer' et d'autres plus exotiques quand la frontière du pays et aussi celle d'un nouveau continent.
Et puis un jour, j'ai réalisé que les 'effets' pouvaient se prolonger en habitant de l'autre côté d'une frontière. Habiter à l'étranger, et en particulier à Londres, me donnait l'impression d'être en vacances de manière permanente. Quelque temps plus tard, j'ai également réalisé que je pouvais 'contaminer' une autre personne et qu'ensemble nous pouvions facilement supporter de très fortes 'doses', c'est-à-dire partir plus loin et plus longtemps. A tel point qu'après plusieurs années de ce régime, nous ne sommes jamais plus 'redescendus' ou plutôt si, nous sommes redescendus mais bien plus loin que prévu puisque nous étions arrivés en Australie… Trente ans plus tard, nous y sommes toujours d'ailleurs !
Mais les choses étaient mal faites car le border-freak que j'étais devenu s'est retrouvé dans la plus grande ile au monde au milieu d'un univers sans frontière ?!
Après de longues années de sevrage, il était grand temps de contaminé notre progéniture. Cela n'a pas été compliqué seulement un peu couteux parfois mais qui compte les $ quand l'addiction s'appelle Voyages ?
Nos trois filles ont donc fait leur apprentissage en Asie du Sud-Est, proche et relativement bon marché, et parfois en Europe lorsque nous retrouvions nos familles respectives. Quand elles ont trouvé que bourlinguer avec les 'vieux' n'était plus si cool, elles se sont lancées chacune leur tour dans leur tour… du monde. Les élèves ont vite dépassé le maitre (enfin presque car j'avais une bonne longueur d'avance !).
Et puis ce fut aussi l'occasion pour nous de redécouvrir le bonheur de voyager juste à deux. Ainsi nous sommes allés plus loin, plus longtemps… et mieux encore plus souvent !!!
Maintenant je peux confirmer que ma mission est accomplie à 100%... puisqu'il y a toujours un membre de la famille en vadrouille à n'importe quel moment de l'année. Par contre, je crains que les passages de frontières les laissent totalement indifférentes… N'est pas border-freak qui veut !
To be continued...

Voyage de cet été: Argentine ou Laos/Vietnam? English translation pending
Salut a tous!
Et une fois de plus je viens vers vous, les internautes voyageurs afin cette fois de m'aider a me décider pour mon voyage de cet été.
Amérique du Sud VS Asie!
Mon projet initial était Bolivie et Nord de l Argentine sur 7 semaines. Mais en voyant le prix des billets (environ 1.000 euros) ça m a un peu refroidie! Du coup je me disais pourquoi pas le Laos et Viêt Nam en passant par Bangkok (600 euros).
J'aime beaucoup la nature. Quand j étais au Pérou ou en Bolivie on m'avait conseillé l Argentine. Qu en pensez vous? Au niveau du coût de la vie? C'est possible de camper (on sera deux).
Mon dernier voyage était la Thailande et le Cambodge. Le Laos et Viêt Nam me tentait beaucoup (mais saison des pluies cet été!)
J attends vos précieux avis ;)
Et une fois de plus je viens vers vous, les internautes voyageurs afin cette fois de m'aider a me décider pour mon voyage de cet été.
Amérique du Sud VS Asie!
Mon projet initial était Bolivie et Nord de l Argentine sur 7 semaines. Mais en voyant le prix des billets (environ 1.000 euros) ça m a un peu refroidie! Du coup je me disais pourquoi pas le Laos et Viêt Nam en passant par Bangkok (600 euros).
J'aime beaucoup la nature. Quand j étais au Pérou ou en Bolivie on m'avait conseillé l Argentine. Qu en pensez vous? Au niveau du coût de la vie? C'est possible de camper (on sera deux).
Mon dernier voyage était la Thailande et le Cambodge. Le Laos et Viêt Nam me tentait beaucoup (mais saison des pluies cet été!)
J attends vos précieux avis ;)
Quel est le pays le plus désagréable pour voyager à vélo? English translation pending
Pour les comportements automobiles.
Moi, j'en mets deux : l'Angleterre et la France.
Voyager avec son chien en Asie et Amérique du Sud English translation pending
Bonjour à tous!
J'ai 25 ans et une berger australienne. Je souhaite voyager seule avec elle en amérique du sud puis en asie pendant 1 an et demi (voir plus). Ce voyage aura lieu d'ici un ou deux ans, le temps de mettre de l argent de côté. J'ai vu beaucoup de posts sur le fait de voyager avec son chien, des horreurs et des avis positifs => je suis larguée! Je ne me soucie pas des modalités de transport (administratif, vaccins...) pour moi tout ça c'est de l'organisation et ce n'est pas insurmontable. En revanche je suis plus craintive sur d'autres sujets : hotels, visites de musés (où la confier alors?), vols de chien, alimentation... Je précise que j'ai peur des chiens, donc la question des chiens errants me parait bien compliquée... Elle est cool mais plutot soumise, donc pas sur qu'elle sache se défendre. Je pensais voyager en train, bus, mais je n'exclu pas du tout, si cela s'avère nécessaire, le fait d'acheter un camion sur place (bien que j ai un peu peur des routes dans certains pays) Je suis déjà allée en Inde, et les chiens errants la bas il y en a! Après ils ��taient plutot dangereux le soir, quant il n'y avait plus grand monde dans les rues... mais je n'avais pas ma chienne à cette époque. J'aimerai surtout lire des personnes qui ont vécu cette expérience, et qui pourrait du coup témoigner, je reste cependant très intéressée par tout commentaire!
en tout cas merci à vous!
J'ai 25 ans et une berger australienne. Je souhaite voyager seule avec elle en amérique du sud puis en asie pendant 1 an et demi (voir plus). Ce voyage aura lieu d'ici un ou deux ans, le temps de mettre de l argent de côté. J'ai vu beaucoup de posts sur le fait de voyager avec son chien, des horreurs et des avis positifs => je suis larguée! Je ne me soucie pas des modalités de transport (administratif, vaccins...) pour moi tout ça c'est de l'organisation et ce n'est pas insurmontable. En revanche je suis plus craintive sur d'autres sujets : hotels, visites de musés (où la confier alors?), vols de chien, alimentation... Je précise que j'ai peur des chiens, donc la question des chiens errants me parait bien compliquée... Elle est cool mais plutot soumise, donc pas sur qu'elle sache se défendre. Je pensais voyager en train, bus, mais je n'exclu pas du tout, si cela s'avère nécessaire, le fait d'acheter un camion sur place (bien que j ai un peu peur des routes dans certains pays) Je suis déjà allée en Inde, et les chiens errants la bas il y en a! Après ils ��taient plutot dangereux le soir, quant il n'y avait plus grand monde dans les rues... mais je n'avais pas ma chienne à cette époque. J'aimerai surtout lire des personnes qui ont vécu cette expérience, et qui pourrait du coup témoigner, je reste cependant très intéressée par tout commentaire!
en tout cas merci à vous!
De Rio à Las Vegas à moto financé par le poker (vidéo) English translation pending
Bonjour tout le monde !
Je me présente, je m'appelle Jonathan, et j'étais encore architecte jusque fin 2013, date à laquelle j'ai décidé de tout plaquer pour réaliser mon rêve : le tour du monde financé par le poker.
Je suis arrivé à Rio de Janeiro le 1er avril 2013 et j'ai commencé ma route. De ville en ville, de poker room en poker room, des grands casinos de Lima aux tripots clandestins de Santa Cruz, des sous-sol de Curitiba aux arrières salles de restaurant à Salta. Après un mois au Brésil, j'avais gagné suffisamment pour m'offrir un petit cadeau, et en entrant au Paraguay, j'ai acheté ma tremblante moto : Parkinson. Ensemble nous avons voyagé jusqu'au Pérou d'où je vous écris aujourd'hui.
Ca fait maintenant un an que je suis parti, et au lieu de rentrer, ce qui était prévu, j'ai décidé de continuer. Dans les prochaines semaines, Parkinson et moi allons remonter plein Nord direction l'Equateur et la Colombie. Désormais la seule date de retour prévue, ca sera le jour où je n'aurai plus d'argent :)
J'ai sorti une vidéo pour fêter l'anniversaire, ca vous permettra de voir un peu ou j'en suis dans mon aventure. Bon visionnage !
https://www.youtube.com/watch?v=GPAl3JfE4hc
Jonathan www.worldpokertrip.net www.facebook.com/worldpokertrip
Je me présente, je m'appelle Jonathan, et j'étais encore architecte jusque fin 2013, date à laquelle j'ai décidé de tout plaquer pour réaliser mon rêve : le tour du monde financé par le poker.
Je suis arrivé à Rio de Janeiro le 1er avril 2013 et j'ai commencé ma route. De ville en ville, de poker room en poker room, des grands casinos de Lima aux tripots clandestins de Santa Cruz, des sous-sol de Curitiba aux arrières salles de restaurant à Salta. Après un mois au Brésil, j'avais gagné suffisamment pour m'offrir un petit cadeau, et en entrant au Paraguay, j'ai acheté ma tremblante moto : Parkinson. Ensemble nous avons voyagé jusqu'au Pérou d'où je vous écris aujourd'hui.
Ca fait maintenant un an que je suis parti, et au lieu de rentrer, ce qui était prévu, j'ai décidé de continuer. Dans les prochaines semaines, Parkinson et moi allons remonter plein Nord direction l'Equateur et la Colombie. Désormais la seule date de retour prévue, ca sera le jour où je n'aurai plus d'argent :)
J'ai sorti une vidéo pour fêter l'anniversaire, ca vous permettra de voir un peu ou j'en suis dans mon aventure. Bon visionnage !
https://www.youtube.com/watch?v=GPAl3JfE4hc
Jonathan www.worldpokertrip.net www.facebook.com/worldpokertrip
"Ah ces fantasmes de blancs!" English translation pending
j'ai beaucoup aimé cet article plein d'humour, je partage ....
http://www.courrierinternational.com/...n_id=288...
http://www.courrierinternational.com/...n_id=288...
Que voir en... Argentine English translation pending
Que voir en Argentine ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).
Au niveau touristique, on peut diviser l'Argentine en trois parties : - Les Andes avec ses régions nord et centre, - La Pampa et les plaines du nord (Chaco, Mesopotamie). - La Patagonie qui englobe aussi le sud de la cordillère des Andes et la Terre de Feu.
1- LES ANDES Cachi : jolie petite ville coloniale de la partie nord des Vallées Calchaquies.Cafayate : au sud des Vallées Calchaquies, cette bourgade est connue pour ses vignobles et comme base pour découvrir les environs.Catamarca : une ville à l'architecture coloniale, capitale de la province du même nom.Humahuaca : petite commune de style colonial au coeur de la Quebrada de Huamahuaca.Jujuy : ou plus exactement San Salvador de Jujuy. Capitale de la province de Jujuy, la ville possède quelques édifices de l'époque espagnole et du XIXe siècle.La Rioja : la ville, capitale de la province du même nom, est un mélange d'architecture faite de styles européens et "locaux".Las Lenas : une station de ski au sud de Mendoza.Los Penitentes : autre station de sports d'hiver proche de Mendoza et la frontière chilienne.Mendoza : aux pieds des Andes, Mendoza est réputée pour sa production de vin. Elle abrite plusieurs musées, églises et édifices remarquables. C'est aussi une bonne base pour découvrir les alentours.Purmamarca : petit village au coeur du Cerro de los Siete Colores ("montagne aux sept couleurs").Quilmes : ce site archéologique entre Tucuman et Cafayate protège les vestiges d'une ville-citadelle construite par les indiens Quilmes.Salta : c'est une des grandes villes du nord-ouest de l'Argentine. Elle est plutôt agréable avec son centre colonial.San Miguel de Tucuman : grande agglomération du nord-ouest avec plusieurs beaux édifices, dont notamment sa cathédrale, et des musées.Tafi del Valle : joli bourg des Vallées Calchaquies. Tafi est aussi connu pour ses menhirs précolombiens et ses possibilités de randonnées dans les environs.Tilcara : petite ville sympathique à l'entrée de la Quebrada de Huamahuaca pouvant servir de base à la découverte des environs. La ville abrite aussi la Pucara de Tilcara qui est la reconstitution d'une forteresse construite il y a 900 ans par les indiens Tilcaras.Patrimoine naturelAconcagua : c'est le sommet des Andes situé dans le parc du même nom, proche de la ville de Mendoza. On peut en faire l'ascension.Cerro de los Siete Colores : une curieuse petite montagne composée de sept couleurs aux abords du village de Purmamarca.La Payunia : réserve naturelle, à la limite de la Patagonie, constituée de plus de 800 cônes volcaniques.Laguna de los pozuelos : petit lac d'altitude proche de la Bolivie. Plusieurs colonies de flamants et de vigognes y ont élu domicile.Parc naturel d’Ischigualasto : appelé aussi "Vallée de la lune", ce parc classé à l'UNESCO abrite de magnifiques paysages semi-désertiques avec également nombre de fossiles de dinosauresParc national Baritu : un parc forestier à la frontière bolivienne qui accueille une faune assez variée (oiseaux, singes, pumas…). On peut y randonner.Parc national Calilegua : ce site du nord-ouest de l'Argentine a pour vocation de protéger la forêt humide limitrophe des Andes. On peut y randonner et observer les oiseaux.Parc national Talampaya : classé à l'UNESCO, ce parc de la Rioja offre de superbes paysages semi-désertiques de roches et de canyons et abrite quantité de pétroglyphes. On peut y randonnerQuebrada de Humahuaca : classée à l'UNESCO, ce canyon du nord-ouest est remarquable pour ses paysages, ses petits villages et ses divers vestiges historiques.Rio Mendoza : dans la province du même nom, la rivière est réputée pour le raft.Salinas Grandes : un vaste désert de sel situé à trois heures de Jujuy et perché à 3 350 m d'altitude. Tren a las nubes : ou Train des nuages. C'est une ligne de train touristique au départ de Salta qui fonctionne plus ou moins selon les époques sur un superbe trajet.Vallées Calchaquies : situées en gros entre Cafayate et Salta pour leur partie "touristique", ces vallées forment un des plus beaux sites d'Argentine au niveau des paysages.2- PAMPA ET PLAINES DU NORD
2.1- Chaco Formosa : grande ville du nord à la frontière avec le Paraguay.Resistencia : c'est la principale agglomération du Chaco argentin, sur les bords du fleuve ParanaPatrimoine naturelParc national Chaco : ce parc, dans la province éponyme, se caractérise par son paysage varié (savane, marais, lagunes) et sa faune (oiseaux, singes, pumas, anacondas…). On peut y randonner.Parc national Rio Pilcomayo : une zone de marais réputée avant tout pour l'observation des oiseaux. 2.2- Mesopotamie Colon : face à l'Uruguay, Colon est une destination touristique locale appréciée pour son vieux centre, ses thermes et les activités possibles sur le Rio Uruguay.Corrientes : capitale de la province du même nom sur les bords du fleuve Parana. La ville possède un centre ancien et des bâtiments de l'époque coloniale.Missions jésuites : au nord-est du pays, près du Paraguay et d'Iguazu, ces missions datent du XVIIe siècle et sont classées au patrimoine mondial de l'UNESCO.Parana : capitale de l'état d'Entre Rios, Parana offre un mélange intéressant d'architecture et de nombreux parcs qui la rendent agréable.Posadas : grande ville, capitale de la provinces Misiones, faisant surtout office de porte d'entrée au Paraguay.Puerto Iguazu : c'est la ville proche des chutes et la base recommandée (en tous cas plus que son homologue brésilienne) pour découvrir celles-ci.San Ignacio : une petite bourgade limitrophe du Paraguay qui abrite une des plus belles missions jésuites de la région (San Ignacio Miní). D'autres missions se trouvent à quelques kilomètres : Santa Ana, Nuestra Senora de Loreto, Santa Maria Mayor.Patrimoine naturelChutes d'Iguazu : les célèbres chutes, mondialement connues, sont à cheval sur l'Argentine et le Brésil. Elle sont situées à l'intérieur du parc national du même nom.Esteros del Ibera : vastes marécages du nord-est argentin où vit une faune très riche (caïmans, anacondas, loups, oiseaux…).Parc national El Palmar : proche de Colon, ce parc est connu pour sa palmeraie et sa faune (mammifères, reptiles, oiseaux). Parc national Mburucuya : une zone en partie marécageuse du nord du pays qui abrite une faune riche (oiseaux, singes, caïmans…).Saltos del Mocona : des chutes de 15 m de haut sur 3 km de large à l'est de Posadas, à la frontière du Brésil.2.3- PampaAlta Gracia : ville à une trentaine de kilomètres au sud de Cordoba dont les établissements jésuitiques (XVIIe siècle) sont classés au patrimoine de l'UNESCO.Bahia Blanca : grand port au sud de Mar del Plata avec une belle architecture de style "européen" du XIXe siècle.Buenos Aires : des musées, des monuments, des quartiers animés et un air de vieille Europe pour la capitale de l'Argentine.Carmen de Patagones : petite ville à la limite de la Patagonie possédant de beaux édifices et témoignages de l'époque espagnole.Cayasta : à quelques kilomètres au nord de Santa Fe, les ruines de la première implantation de Santa Fe (Santa Fe la Vieja).Cordoba : grande ville du centre et capitale de la province du même nom. Cordoba est reconnue pour son architecture coloniale et ses monuments historiques.Jesus Maria : ville à cinquante kilomètres au nord de Cordoba dont les établissements jésuitiques (XVIIe siècle) sont classés au patrimoine de l'UNESCO.La Cumbre : une localité des environs de Cordoba servant de base pour les multiples activités outdoor possibles dans ses environs.La Plata : capitale de la province de Buenos Aires, cette ville culturelle possède une belle architecture XIXe siècle et des musées reconnus.Mar del Plata : c'est LA station balnéaire d'Argentine. Au delà des plages, la ville compte aussi pas mal de musées et de belles demeures victoriennes.Mina Clavero : au coeur de la Vallée de de Traslasierra, la commune sert de base pour les activités nature qu'on peut pratiquer dans ses environs (treks, escalade, kayak, pêche).Necochea : d'immenses plages au sud de Mar del Plata avec des vagues pour le surf et une forêt à proximité pour les balades.Pinamar : station balnéaire à la belle architecture de la côte Atlantique, au nord de Mar del Plata.Rosario : la troisième plus grande agglomération d'Argentine est agréable et appréciée pour son animation, ses musées et son "front de rivière" en bordure du Parana.San Antonio de Areco : au nord-ouest de la capitale, cette petite ville gaucho est une des plus belles de la Pampa avec ses vieux bâtiments.San Isidro : en périphérie de Buenos Aires, face au Rio de la Plata, la ville possède une belle cathédrale et un centre historique.Santa Catalina : à une centaine de kilomètres au nord de Cordoba des établissements jésuitiques (XVIIe siècle) classés au patrimoine de l'UNESCO.Santa Fe : ville culturelle avec un centre historique.Santa Rosa : au centre du pays. La capitale de la province de la Pampa est avant tout un carrefour au niveau transports terrestres.Tigre : jolie banlieue plutôt chic de Buenos Aires d'où on peut prendre un bateau pour l'Uruguay ou pour découvrir le delta du Parana.Villa General Belgrano : une bourgade au sud de Cordoba fondée par des allemands dans un style architectural bavarois avec en prime une énorme fête de la bière en octobre.Villa Gesell : station balnéaire populaire de la côte nord de Mar del Plata. Patrimoine naturelDelta du Parana : il commence à l'embouchure du Rio de la Plata, au niveau de Buenos Aires. Depuis la ville de Tigre (au nord de la capitale) on peut effectuer de belles balades en bateau parmi ses îles.La Cumbre : petite ville des environs de Cordoba servant de base pour les multiples activités outdoor possibles dans ses environs.Laguna de Mar Chiquita : cette lagune proche de Mar del Plata en bordure d'Atlantique est entourée en partie de dunes. Elle offre de beaux paysages et est réputée pour la pêche et ses oiseaux.Los Gigantes : ces formations rocheuses des environs de Cordobas sont un haut lieu de l'escalade dans le pays.Mar Chiquita : c'est le plus grand lac (salé) d'Argentine. Il accueille dans de beaux paysages nombre d'espèces d'oiseaux ainsi que des caïmans.Parc national Lihué Calel : au coeur du pays, le site assez isolé et désertique abrite une faune variée (puma, guanaco, oiseaux…) et des pétroglyphes. On peut y randonner.Parc national Sierra de las Quijadas : joli parc des contreforts andins dans lequel on peut randonner.Réserve de Punta Rasa : petite réserve naturelle de l'embouchure du Rio de la Plata reconnue pour l'observation des oiseaux.Sierra de La Ventana : un village au centre des monts du même nom parmi lesquels on peut randonner, pêcher ou faire de l'escalade.3- PATAGONIE ET TERRE DE FEU
3.1- PatagonieColonia Suiza : petit village fondé par des suisses au XIXe siècle et dont le style rappelle ce pays.Comodoro Rivadavia : grande ville portuaire au milieu de la côte Atlantique de Patagonie.Cueva de las Manos : ce sont des grottes riches en peintures rupestres classées à l'UNESCO. Elles sont situées dans le canyon du Rio Pinturas, au sud de la Patagonie.Dolavon : c'est la mieux "préservée" dans son style de toutes les bourgades de la région atlantique créées par des migrants gallois au XIXe siècle.El Bolson : localité agréable des Andes servant de base pour découvrir ses environs et pratiquer des activités nature.El Calafate : ville touristique de par sa situation sur les bord du lac Argentino et surtout sa proximité avec le parc de Los Glaciares.El Chalten : petit village du parc de Los Glacieres servant de base pour l'ascension du Fitz Roy et du Cerro Torre tout proche.Esquel : la ville, sur les contreforts andins, sert surtout de base ou d'étape pour la découverte des environs.Gaiman : une des "villes galloises" de la côte atlantique avec une activité touristique tournant autour de sa création par des gallois au XIXe siècle.Neuquen : grande agglomération du nord de la Patagonie utilisée généralement par les voyageurs comme ville-carrefour au niveau transports.Puerto Deseado : petite ville à l'embouchure du fleuve du même nom qui a gardé quelques témoignages de l'époque (au XIXe siècle) où elle accueillait nombre de cargos et paquebots.Puerto Madryn : au nord de la Patagonie sur la côte. C'est d'abord une base pour visiter la Péninsule de Valdés.Puerto Piramides : un village de la Péninsule de Valdès et souvent une étape dans la découverte de celle-ci.Rio Gallegos : la capitale de la province de Santa Cruz. C'est d'abord la porte d'entrée à la Terre de Feu ou aux parcs du sud des Andes.San Carlos de Bariloche : au pied des Andes, entourée de lacs et de montagnes, la ville est appréciée pour les activités sport-nature qu'offrent ses environs (ski, randonnées, escalade, raft…).San Martin de los Andes : cette petite ville de la superbe région des lacs est une destination touristique d'hiver (ski) et d'été (rando, VTT, raft…). C'est aussi la base pour découvrir le parc Lanin tout proche et le départ de la Route (panoramique) des Sept lacs.Trelew : une des villes galloises de la région. Elle sert surtout de base pour découvrir les environs (Péninsule de Valdés, Punta Tombo…).Villa La Angostura : bourgade touristique des Andes patagoniennes au coeur de superbes paysages de lacs et de montagnes où se pratiquent toutes sortes d'activités nature.Patrimoine naturelBosques Petrificados : zone désertique dans laquelle on peut voir de nombreux arbres fossilisés.Cerro Catedral : une des plus grosses stations de ski d'Amérique du Sud.La Trochita : connue aussi sous le nom de "Old Patagonian Express", c'est une ligne de train à vapeur touristique qui circule au départ d'Esquel essentiellement vers Nahuel Pa.Lago Aluminé : proche de la frontière chilienne, ce lac (naviguable) et ses environs abritent plusieurs communautés Mapuche et surtout pas mal d'endroits propices à la randonnée (et au ski).Lago Caviahue : à proximité de la frontière chilienne, ce lac et ses environs offrent de multiples possibilités de randonnées et de ski dans de beaux paysages volcaniques.Parc national Laguna Blanca : un désert volcanique sur les contreforts des Andes, près d'un lac. L'endroit abrite de nombreux oiseaux aquatiques. On peut y randonner.Parc national Lanin : dans la région des lacs, proche du Chili, le Lanin offre de superbes paysages de lacs et montagnes propices à la randonnée et autres activités nature.Parc national Los Alerces : un parc constitué de lacs, rivières et forêts de la région d'El Bolson. On peut y pêcher, randonner et y faire du bateau.Parc national Los Arrayanes : site forestier auquel on peut accéder par voie terrestre depuis Villa La Angostura aussi bien qu'en bateaun, via le lac Nahuel Huapi, depuis San Carlos de Bariloche. On peut y randonner.Parc national Los Glaciares : magnifique parc de lacs, de glaciers (dont le célèbre Perito Moreno) et de montagnes (Fitz Roy et Cerro Torre notamment qu'on peut gravir) classé à l'UNESCO. On peut y pratiquer la randonnée et bien d'autres activités nature.Parc national Monte Leon : sur la côte sud de Patagonie, l'endroit offre de très beaux paysages marins désolés, de même qu'une abondante faune (oiseaux, manchots, lions de mer…).Parc national Nahuel Huapi : parc très visité des Andes apprécié pour ses supers paysages parmi lesquels on peut randonner.Péninsule de Valdés : cette péninsule du nord de la Patagonie est un paradis pour les amoureux de la nature. On peut y observer de nombreux oiseaux mais aussi des colonies d'otaries, d'éléphants de mer et des baleines.Punta Tombo : cette péninsule au sud de Trelew abrite, de septembre à avril, une immense colonie de manchots de Magellan. Région des lacs : magnifique région (touristique) du centre des Andes. Dans d'extraordinaires paysages on peut y pratiquer le ski, la randonnée et diverses autres activités sport-nature.Route des Sept lacs : belle route panoramique d'une centaine de kilomètres au départ de San Martin de los Andes.3.2- Terre de FeuRio Grande : c'est la grande ville de la Terre de Feu, une centaine de kilomètres avant Ushuaia.Ushuaia : ville à la réputation surfaite considérée comme la plus australe du monde. C'est avant tout la base pour découvrir la région, voire au delà en bateau (Malouines, Antarctique).Patrimoine naturelCanal de Beagle : mince détroit entre la Grande île de la Terre de Feu et d'autres îles plus petites. On peut y faire de superbes balades en bateau ou kayak à la découverte des paysages et de la faune.Lago Fagnano : grand lac au nord d'Ushuaia à cheval sur l'Argentine et le Chili. On le découvre à pied ou en bateau.Parc national Tierra del Fuego : une zone montagneuse proche d'Ushuaia avec de superbes paysages de côtes, lacs, forêts parmi lesquels on peut randonner et voir la faune et la flore locales.4- LE PLUS APPRÉCIÉ...
- Andes Parc naturel d'Ischigualasto; Parc national Talampaya; Quebrada de Humahuaca; Salinas Grandes; Vallées Calchaquies.
- Pampa et plaines du nord Chaco : Parc national Chaco. Mesopotamie : Chutes d'Iguazu; Esteros del Ibera; Missions jésuites; San Ignacio. Pampa : Buenos Aires; Cordoba; Delta du Parana; Mar del Plata; Parc national Lihué Calel.
- Patagonie et Terre de Feu Patagonie : Parc national Laguna Blanca; Parc national Lanin; Parc national Los Glaciares; Parc national Nahuel Huapi; P��ninsule de Valdés; Punta Tombo; Région des lacs; Route des Sept lacs. Terre de Feu : Canal de Beagle; Parc national Tierra del Fuego.
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Au niveau touristique, on peut diviser l'Argentine en trois parties : - Les Andes avec ses régions nord et centre, - La Pampa et les plaines du nord (Chaco, Mesopotamie). - La Patagonie qui englobe aussi le sud de la cordillère des Andes et la Terre de Feu.
1- LES ANDES Cachi : jolie petite ville coloniale de la partie nord des Vallées Calchaquies.Cafayate : au sud des Vallées Calchaquies, cette bourgade est connue pour ses vignobles et comme base pour découvrir les environs.Catamarca : une ville à l'architecture coloniale, capitale de la province du même nom.Humahuaca : petite commune de style colonial au coeur de la Quebrada de Huamahuaca.Jujuy : ou plus exactement San Salvador de Jujuy. Capitale de la province de Jujuy, la ville possède quelques édifices de l'époque espagnole et du XIXe siècle.La Rioja : la ville, capitale de la province du même nom, est un mélange d'architecture faite de styles européens et "locaux".Las Lenas : une station de ski au sud de Mendoza.Los Penitentes : autre station de sports d'hiver proche de Mendoza et la frontière chilienne.Mendoza : aux pieds des Andes, Mendoza est réputée pour sa production de vin. Elle abrite plusieurs musées, églises et édifices remarquables. C'est aussi une bonne base pour découvrir les alentours.Purmamarca : petit village au coeur du Cerro de los Siete Colores ("montagne aux sept couleurs").Quilmes : ce site archéologique entre Tucuman et Cafayate protège les vestiges d'une ville-citadelle construite par les indiens Quilmes.Salta : c'est une des grandes villes du nord-ouest de l'Argentine. Elle est plutôt agréable avec son centre colonial.San Miguel de Tucuman : grande agglomération du nord-ouest avec plusieurs beaux édifices, dont notamment sa cathédrale, et des musées.Tafi del Valle : joli bourg des Vallées Calchaquies. Tafi est aussi connu pour ses menhirs précolombiens et ses possibilités de randonnées dans les environs.Tilcara : petite ville sympathique à l'entrée de la Quebrada de Huamahuaca pouvant servir de base à la découverte des environs. La ville abrite aussi la Pucara de Tilcara qui est la reconstitution d'une forteresse construite il y a 900 ans par les indiens Tilcaras.Patrimoine naturelAconcagua : c'est le sommet des Andes situé dans le parc du même nom, proche de la ville de Mendoza. On peut en faire l'ascension.Cerro de los Siete Colores : une curieuse petite montagne composée de sept couleurs aux abords du village de Purmamarca.La Payunia : réserve naturelle, à la limite de la Patagonie, constituée de plus de 800 cônes volcaniques.Laguna de los pozuelos : petit lac d'altitude proche de la Bolivie. Plusieurs colonies de flamants et de vigognes y ont élu domicile.Parc naturel d’Ischigualasto : appelé aussi "Vallée de la lune", ce parc classé à l'UNESCO abrite de magnifiques paysages semi-désertiques avec également nombre de fossiles de dinosauresParc national Baritu : un parc forestier à la frontière bolivienne qui accueille une faune assez variée (oiseaux, singes, pumas…). On peut y randonner.Parc national Calilegua : ce site du nord-ouest de l'Argentine a pour vocation de protéger la forêt humide limitrophe des Andes. On peut y randonner et observer les oiseaux.Parc national Talampaya : classé à l'UNESCO, ce parc de la Rioja offre de superbes paysages semi-désertiques de roches et de canyons et abrite quantité de pétroglyphes. On peut y randonnerQuebrada de Humahuaca : classée à l'UNESCO, ce canyon du nord-ouest est remarquable pour ses paysages, ses petits villages et ses divers vestiges historiques.Rio Mendoza : dans la province du même nom, la rivière est réputée pour le raft.Salinas Grandes : un vaste désert de sel situé à trois heures de Jujuy et perché à 3 350 m d'altitude. Tren a las nubes : ou Train des nuages. C'est une ligne de train touristique au départ de Salta qui fonctionne plus ou moins selon les époques sur un superbe trajet.Vallées Calchaquies : situées en gros entre Cafayate et Salta pour leur partie "touristique", ces vallées forment un des plus beaux sites d'Argentine au niveau des paysages.2- PAMPA ET PLAINES DU NORD
2.1- Chaco Formosa : grande ville du nord à la frontière avec le Paraguay.Resistencia : c'est la principale agglomération du Chaco argentin, sur les bords du fleuve ParanaPatrimoine naturelParc national Chaco : ce parc, dans la province éponyme, se caractérise par son paysage varié (savane, marais, lagunes) et sa faune (oiseaux, singes, pumas, anacondas…). On peut y randonner.Parc national Rio Pilcomayo : une zone de marais réputée avant tout pour l'observation des oiseaux. 2.2- Mesopotamie Colon : face à l'Uruguay, Colon est une destination touristique locale appréciée pour son vieux centre, ses thermes et les activités possibles sur le Rio Uruguay.Corrientes : capitale de la province du même nom sur les bords du fleuve Parana. La ville possède un centre ancien et des bâtiments de l'époque coloniale.Missions jésuites : au nord-est du pays, près du Paraguay et d'Iguazu, ces missions datent du XVIIe siècle et sont classées au patrimoine mondial de l'UNESCO.Parana : capitale de l'état d'Entre Rios, Parana offre un mélange intéressant d'architecture et de nombreux parcs qui la rendent agréable.Posadas : grande ville, capitale de la provinces Misiones, faisant surtout office de porte d'entrée au Paraguay.Puerto Iguazu : c'est la ville proche des chutes et la base recommandée (en tous cas plus que son homologue brésilienne) pour découvrir celles-ci.San Ignacio : une petite bourgade limitrophe du Paraguay qui abrite une des plus belles missions jésuites de la région (San Ignacio Miní). D'autres missions se trouvent à quelques kilomètres : Santa Ana, Nuestra Senora de Loreto, Santa Maria Mayor.Patrimoine naturelChutes d'Iguazu : les célèbres chutes, mondialement connues, sont à cheval sur l'Argentine et le Brésil. Elle sont situées à l'intérieur du parc national du même nom.Esteros del Ibera : vastes marécages du nord-est argentin où vit une faune très riche (caïmans, anacondas, loups, oiseaux…).Parc national El Palmar : proche de Colon, ce parc est connu pour sa palmeraie et sa faune (mammifères, reptiles, oiseaux). Parc national Mburucuya : une zone en partie marécageuse du nord du pays qui abrite une faune riche (oiseaux, singes, caïmans…).Saltos del Mocona : des chutes de 15 m de haut sur 3 km de large à l'est de Posadas, à la frontière du Brésil.2.3- PampaAlta Gracia : ville à une trentaine de kilomètres au sud de Cordoba dont les établissements jésuitiques (XVIIe siècle) sont classés au patrimoine de l'UNESCO.Bahia Blanca : grand port au sud de Mar del Plata avec une belle architecture de style "européen" du XIXe siècle.Buenos Aires : des musées, des monuments, des quartiers animés et un air de vieille Europe pour la capitale de l'Argentine.Carmen de Patagones : petite ville à la limite de la Patagonie possédant de beaux édifices et témoignages de l'époque espagnole.Cayasta : à quelques kilomètres au nord de Santa Fe, les ruines de la première implantation de Santa Fe (Santa Fe la Vieja).Cordoba : grande ville du centre et capitale de la province du même nom. Cordoba est reconnue pour son architecture coloniale et ses monuments historiques.Jesus Maria : ville à cinquante kilomètres au nord de Cordoba dont les établissements jésuitiques (XVIIe siècle) sont classés au patrimoine de l'UNESCO.La Cumbre : une localité des environs de Cordoba servant de base pour les multiples activités outdoor possibles dans ses environs.La Plata : capitale de la province de Buenos Aires, cette ville culturelle possède une belle architecture XIXe siècle et des musées reconnus.Mar del Plata : c'est LA station balnéaire d'Argentine. Au delà des plages, la ville compte aussi pas mal de musées et de belles demeures victoriennes.Mina Clavero : au coeur de la Vallée de de Traslasierra, la commune sert de base pour les activités nature qu'on peut pratiquer dans ses environs (treks, escalade, kayak, pêche).Necochea : d'immenses plages au sud de Mar del Plata avec des vagues pour le surf et une forêt à proximité pour les balades.Pinamar : station balnéaire à la belle architecture de la côte Atlantique, au nord de Mar del Plata.Rosario : la troisième plus grande agglomération d'Argentine est agréable et appréciée pour son animation, ses musées et son "front de rivière" en bordure du Parana.San Antonio de Areco : au nord-ouest de la capitale, cette petite ville gaucho est une des plus belles de la Pampa avec ses vieux bâtiments.San Isidro : en périphérie de Buenos Aires, face au Rio de la Plata, la ville possède une belle cathédrale et un centre historique.Santa Catalina : à une centaine de kilomètres au nord de Cordoba des établissements jésuitiques (XVIIe siècle) classés au patrimoine de l'UNESCO.Santa Fe : ville culturelle avec un centre historique.Santa Rosa : au centre du pays. La capitale de la province de la Pampa est avant tout un carrefour au niveau transports terrestres.Tigre : jolie banlieue plutôt chic de Buenos Aires d'où on peut prendre un bateau pour l'Uruguay ou pour découvrir le delta du Parana.Villa General Belgrano : une bourgade au sud de Cordoba fondée par des allemands dans un style architectural bavarois avec en prime une énorme fête de la bière en octobre.Villa Gesell : station balnéaire populaire de la côte nord de Mar del Plata. Patrimoine naturelDelta du Parana : il commence à l'embouchure du Rio de la Plata, au niveau de Buenos Aires. Depuis la ville de Tigre (au nord de la capitale) on peut effectuer de belles balades en bateau parmi ses îles.La Cumbre : petite ville des environs de Cordoba servant de base pour les multiples activités outdoor possibles dans ses environs.Laguna de Mar Chiquita : cette lagune proche de Mar del Plata en bordure d'Atlantique est entourée en partie de dunes. Elle offre de beaux paysages et est réputée pour la pêche et ses oiseaux.Los Gigantes : ces formations rocheuses des environs de Cordobas sont un haut lieu de l'escalade dans le pays.Mar Chiquita : c'est le plus grand lac (salé) d'Argentine. Il accueille dans de beaux paysages nombre d'espèces d'oiseaux ainsi que des caïmans.Parc national Lihué Calel : au coeur du pays, le site assez isolé et désertique abrite une faune variée (puma, guanaco, oiseaux…) et des pétroglyphes. On peut y randonner.Parc national Sierra de las Quijadas : joli parc des contreforts andins dans lequel on peut randonner.Réserve de Punta Rasa : petite réserve naturelle de l'embouchure du Rio de la Plata reconnue pour l'observation des oiseaux.Sierra de La Ventana : un village au centre des monts du même nom parmi lesquels on peut randonner, pêcher ou faire de l'escalade.3- PATAGONIE ET TERRE DE FEU
3.1- PatagonieColonia Suiza : petit village fondé par des suisses au XIXe siècle et dont le style rappelle ce pays.Comodoro Rivadavia : grande ville portuaire au milieu de la côte Atlantique de Patagonie.Cueva de las Manos : ce sont des grottes riches en peintures rupestres classées à l'UNESCO. Elles sont situées dans le canyon du Rio Pinturas, au sud de la Patagonie.Dolavon : c'est la mieux "préservée" dans son style de toutes les bourgades de la région atlantique créées par des migrants gallois au XIXe siècle.El Bolson : localité agréable des Andes servant de base pour découvrir ses environs et pratiquer des activités nature.El Calafate : ville touristique de par sa situation sur les bord du lac Argentino et surtout sa proximité avec le parc de Los Glaciares.El Chalten : petit village du parc de Los Glacieres servant de base pour l'ascension du Fitz Roy et du Cerro Torre tout proche.Esquel : la ville, sur les contreforts andins, sert surtout de base ou d'étape pour la découverte des environs.Gaiman : une des "villes galloises" de la côte atlantique avec une activité touristique tournant autour de sa création par des gallois au XIXe siècle.Neuquen : grande agglomération du nord de la Patagonie utilisée généralement par les voyageurs comme ville-carrefour au niveau transports.Puerto Deseado : petite ville à l'embouchure du fleuve du même nom qui a gardé quelques témoignages de l'époque (au XIXe siècle) où elle accueillait nombre de cargos et paquebots.Puerto Madryn : au nord de la Patagonie sur la côte. C'est d'abord une base pour visiter la Péninsule de Valdés.Puerto Piramides : un village de la Péninsule de Valdès et souvent une étape dans la découverte de celle-ci.Rio Gallegos : la capitale de la province de Santa Cruz. C'est d'abord la porte d'entrée à la Terre de Feu ou aux parcs du sud des Andes.San Carlos de Bariloche : au pied des Andes, entourée de lacs et de montagnes, la ville est appréciée pour les activités sport-nature qu'offrent ses environs (ski, randonnées, escalade, raft…).San Martin de los Andes : cette petite ville de la superbe région des lacs est une destination touristique d'hiver (ski) et d'été (rando, VTT, raft…). C'est aussi la base pour découvrir le parc Lanin tout proche et le départ de la Route (panoramique) des Sept lacs.Trelew : une des villes galloises de la région. Elle sert surtout de base pour découvrir les environs (Péninsule de Valdés, Punta Tombo…).Villa La Angostura : bourgade touristique des Andes patagoniennes au coeur de superbes paysages de lacs et de montagnes où se pratiquent toutes sortes d'activités nature.Patrimoine naturelBosques Petrificados : zone désertique dans laquelle on peut voir de nombreux arbres fossilisés.Cerro Catedral : une des plus grosses stations de ski d'Amérique du Sud.La Trochita : connue aussi sous le nom de "Old Patagonian Express", c'est une ligne de train à vapeur touristique qui circule au départ d'Esquel essentiellement vers Nahuel Pa.Lago Aluminé : proche de la frontière chilienne, ce lac (naviguable) et ses environs abritent plusieurs communautés Mapuche et surtout pas mal d'endroits propices à la randonnée (et au ski).Lago Caviahue : à proximité de la frontière chilienne, ce lac et ses environs offrent de multiples possibilités de randonnées et de ski dans de beaux paysages volcaniques.Parc national Laguna Blanca : un désert volcanique sur les contreforts des Andes, près d'un lac. L'endroit abrite de nombreux oiseaux aquatiques. On peut y randonner.Parc national Lanin : dans la région des lacs, proche du Chili, le Lanin offre de superbes paysages de lacs et montagnes propices à la randonnée et autres activités nature.Parc national Los Alerces : un parc constitué de lacs, rivières et forêts de la région d'El Bolson. On peut y pêcher, randonner et y faire du bateau.Parc national Los Arrayanes : site forestier auquel on peut accéder par voie terrestre depuis Villa La Angostura aussi bien qu'en bateaun, via le lac Nahuel Huapi, depuis San Carlos de Bariloche. On peut y randonner.Parc national Los Glaciares : magnifique parc de lacs, de glaciers (dont le célèbre Perito Moreno) et de montagnes (Fitz Roy et Cerro Torre notamment qu'on peut gravir) classé à l'UNESCO. On peut y pratiquer la randonnée et bien d'autres activités nature.Parc national Monte Leon : sur la côte sud de Patagonie, l'endroit offre de très beaux paysages marins désolés, de même qu'une abondante faune (oiseaux, manchots, lions de mer…).Parc national Nahuel Huapi : parc très visité des Andes apprécié pour ses supers paysages parmi lesquels on peut randonner.Péninsule de Valdés : cette péninsule du nord de la Patagonie est un paradis pour les amoureux de la nature. On peut y observer de nombreux oiseaux mais aussi des colonies d'otaries, d'éléphants de mer et des baleines.Punta Tombo : cette péninsule au sud de Trelew abrite, de septembre à avril, une immense colonie de manchots de Magellan. Région des lacs : magnifique région (touristique) du centre des Andes. Dans d'extraordinaires paysages on peut y pratiquer le ski, la randonnée et diverses autres activités sport-nature.Route des Sept lacs : belle route panoramique d'une centaine de kilomètres au départ de San Martin de los Andes.3.2- Terre de FeuRio Grande : c'est la grande ville de la Terre de Feu, une centaine de kilomètres avant Ushuaia.Ushuaia : ville à la réputation surfaite considérée comme la plus australe du monde. C'est avant tout la base pour découvrir la région, voire au delà en bateau (Malouines, Antarctique).Patrimoine naturelCanal de Beagle : mince détroit entre la Grande île de la Terre de Feu et d'autres îles plus petites. On peut y faire de superbes balades en bateau ou kayak à la découverte des paysages et de la faune.Lago Fagnano : grand lac au nord d'Ushuaia à cheval sur l'Argentine et le Chili. On le découvre à pied ou en bateau.Parc national Tierra del Fuego : une zone montagneuse proche d'Ushuaia avec de superbes paysages de côtes, lacs, forêts parmi lesquels on peut randonner et voir la faune et la flore locales.4- LE PLUS APPRÉCIÉ...
- Andes Parc naturel d'Ischigualasto; Parc national Talampaya; Quebrada de Humahuaca; Salinas Grandes; Vallées Calchaquies.
- Pampa et plaines du nord Chaco : Parc national Chaco. Mesopotamie : Chutes d'Iguazu; Esteros del Ibera; Missions jésuites; San Ignacio. Pampa : Buenos Aires; Cordoba; Delta du Parana; Mar del Plata; Parc national Lihué Calel.
- Patagonie et Terre de Feu Patagonie : Parc national Laguna Blanca; Parc national Lanin; Parc national Los Glaciares; Parc national Nahuel Huapi; P��ninsule de Valdés; Punta Tombo; Région des lacs; Route des Sept lacs. Terre de Feu : Canal de Beagle; Parc national Tierra del Fuego.
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Récit de 3 superbes semaines au centre du Mexique en voiture English translation pending
Bonjour à tous,
Voici mes conseils et commentaires après un circuit en voiture réalisé autour de Mexico avec un pote… Il s’agit de mon second voyage au Mexique après un circuit plus classique en 2007 du côté maya (Palenque, Campeche, Merida, Chichen, Uxmal, Tulum, etc + Belize + nord du Guetamala). Je suis à votre disposition, autant que possible, pour répondre à vos questions.
Le circuit :
3 jours à Mexico City avant de prendre la voiture pour plus de… 3000 km en formant une espèce de grand huit autour de la capitale et à travers 11 états. Voici les sites visités et, avec astérisque, les lieux où nous avons logé :
- Mexico City* (centre historique, musée national d’anthropologie, Guadelupe), Teotihuacan, Tula*, Bernal, Quérétaro*, San Miguel de Allende, Guanajuato*, Patzcuaro*, Tzintzunzan, Volcan Paricutin, Sanctuaire des Monarques, Taxco *, Grottes de Cacahuamilpa, Xochicalco, Tepotzlan*, Cholula, Puebla*, Pic d’Orizaba, Oaxaca*, Monte Alban, Tule, Yagul, Mitla, Hierve el Agua, Tlacotalpan*, Quiahuitzlan, Papantla*, El Tajin.
Sentiment général :
Je n’imaginais pas que le centre du Mexique recelait autant de merveilles finalement peu connues des touristes européens (à part quelques grands sites). Lumières superbes également pour les photos, climat parfait. Ce fut un voyage magnifique réalisé dans d’excellentes conditions à conseiller absolument !!!
Les mexicains :
J’ai trouvé les mexicains gentils, polis, serviables, pas du tout agressifs (au contraire), y compris en voiture. Bien entendu, cela est resté un voyage touristique sans rentrer dans leur vie quotidienne. A noter que la religion catholique est très présente, forte fréquentation des églises. Je signalerai aussi que le romantisme a manifestement la cote malgré une société dite machiste. Beaucoup de couples de tous les âges dans les parcs ou sites archéologiques…
La sécurité :
Le GROS débat habituel. Durant ces 3 semaines, nous n’avons pas eu le moindre sentiment d’insécurité. Bien sûr, comme partout, il faut être vigilant avec ses affaires mais on est loin des discours paranos de certains. Le sentiment curieux est l’omni-présence massive de la police avec des équipements assez lourds et très modernes: mitrailleuses, armes de poing, boucliers, voitures béliers, etc… Les endroits touristiques et fréquentés par les mexicains (comme les zocalos) sont très surveillés et sûrs. Nous nous sommes rendus au Michoacan pour loger à Patzcuaro. Comme beaucoup l’ont lu, cet état est en surchauffe suite à une lutte violente entre narco-trafiquants et villageois avec meurtres, enlèvements, décapitations et autres joyeusetés dans des zones non touristiques. L’armée est intervenue. Nous avons pris le risque de tout de même visiter quelques sites, sans aucun regret. Sur l’autopista en direction de Morelia venant du nord, nous avons été arrêtés deux fois par la police : contrôle des passeports et fouille partielle des bagages. Cela s’est passé cordialement, sans tension. Le but est de contrôler les entrées dans l’état. Nous avons précisé aux policiers notre parcours afin de vérifier si les zones envisagées étaient « safe ». Pas de soucis pour eux à conditions de rouler entre 8 et 17h. Surtout pas la nuit (ce qui est de toute façon préférable partout dans le pays). Ce que nous avons respecté sans souci. Nous avons croisé quelques convois militaires et le seul endroit où cela semblait plus tendu, ce fut en contournant Uruapan : beaucoup de militaires, de flics en patrouille et balai d’hélicoptère. Nous n’avons pas visité cette ville ni Morelia, malgré leurs centres historiques intéressants mais à ce niveau, les autres villes coloniales visitées nous avaient rassasiées ! Patzcuaro est sûr, idem pour les sites autour du lac. Pour la région des monarques, pas de trouble du tout. Par ailleurs, aucune tentative d’arnaque. Peu d’insistance des vendeurs ambulants ou des mendiants.
La voiture :
Nous avions décidé de louer sur le site mexicain d’Avis une voiture classe B, type Chevrolet Aveo, (afin d’avoir les bagages dans un coffre à l’abri des regards) SANS prendre aucune assurance facultative. Pourquoi ? Car j’ai réservé avec ma Mastercard Gold qui, en lisant bien ses avantages, couvrait toutes ces assurances. Du coup, réservation pour 15 jours à 4.400 pesos, soit 250 EUR (prise en charge dans le centre de Mexico puis retour aéroport, taxe incluse). Une très bonne affaire. L’agence a proposé les assurances (chères) en plus mais sans aucune insistance. Seul souci, plus de classe B disponible et on nous proposait une nouvelle gamme de véhicule « fun » : une fiat 500 toute neuve… Pour le trajet prévu, pour les bagages, etc, nous avons refusé et obtenu assez facilement une classe C : aussi une Chevrolet Aveo mais automatique (la classe B est manuelle). 48.000 km au compteur et quelques bosses. Indispensable de faire un état des lieux avant prise en charge. Je conseille vivement de pendre des photos si possible avec l’employé de l’agence dessus. Nous n’avons connu aucun problème sur la route et à la remise du véhicule. Pour info, l’essence était à 12,41 pesos (environ 0,70 EUR du litre). Un bonheur J
Les routes et la conduite :
Contrairement à ce que je craignais, les routes sont en général en bon, voire très bon état. Nous avons privilégié les autopistas et autres routes payantes (« cuota ») car elles permettent de gagner du temps : moins de circulation, possibilités de dépasser, pas de « topes » (ces insupportables ralentisseurs de vitesse omniprésents partout). Ces autopistas permettent souvent de rouler à une moyenne de 100 km/h, voire plus. Cependant, elles sont affreusement chères !!! Ce fut un budget important. Je n’ai pas encore fait le décompte mais on doit atteindre les 200 EUR pour tout le séjour. Les tarifs sont assez aléatoires, mais on peut compter entre 1 à 3 pesos du km. La palme est un secteur de 40 km entre Poza Riza et Mexico facturé à 128 pesos (7 EUR !). Malheureusement difficile de prévoir à l’avance les tarifs. Il y a bien un site dispo sur internet mais pas pratique. En outre, parfois quelques péages pour passer des ponts. Il faut savoir qu’il y a toujours une route gratuite à côté (« libre ») mais bien sûr moins rapide et qui traverse beaucoup de villages (donc avec des tas de topes). Il va de soi que les trajets les plus lents sont ceux sans alternative « cuota » et dans les zones montagneuses, en particulier la route d’Oaxaca à Veracruz ou le secteur libre entre Papantla et Mexico (une autoroute est en construction) : beaucoup de camions ou de bus très difficiles à dépasser. Attention aussi aux contours de villes, certains peuvent être très longs, comme à Morelia ou Toluca. De plus, des travaux ralentissent souvent le trafic. Surtout qu’ils sont mal ou pas du tout annoncés.
Cele m’entraîne vers l’autre souci bien connu au Mexique : la signalisation. Une cata ! Panneaux absents ou placés au dernier moment ou derrière un arbre, flèches mal dirigées, indications loufoques (notamment sur les distances qui parfois augmentent en se rapprochant !). Une plaie. Il est vraiment important d’avoir un bon sens de l’orientation et de la jugeotte. Ou un GPS (que nous n’avions pas) à condition qu’il soit à jour… Pas facile de trouver de bonnes cartes non plus. Il faut donc parfois faire demi-tour ou demander son chemin… Certaines villes sont aussi très compliquées comme Guanajuato (une attraction en soi). Attention aux sens uniques mal indiqués souvent. Par contre, j’ai trouvé la circulation dans Mexico assez fluide. Le truc le plus déroutant étant l’absence de bandes de circulation.
Quant à la conduite, bon, ce n’est pas très règlementé : pas de respect des vitesses, des interdictions de dépassement, etc… MAIS les mexicains sont assez respectueux. Il faut rouler assez virilement par moment mais c’est facile. Peu de coups de klaxon étonnamment. C’est pas les USA mais on est loin de l’Inde aussi ;-) On a vu aussi des flics deux fois avec radar. Rare cependant. Finalement, plus facile qu’en Europe.
Le climat :
Ce fut le pied absolu en ce mois de février. Soleil permanent à l’exception rare de quelques nuages d’altitude vers 15h, 16h. Soleil toujours présent au coucher, lumières exceptionnelles. Nous avons pu voir le Popocatepetl complètement dégagé ainsi que le Pic d’Orizaba. A Mexico, présence parfois d’un fort smog. Nous avons connu du brouillard jusque 9h à Tlacotalpan. Et le seul jour avec des nuages fut sur la route du retour entre Papantla et Mexico. Heureusement, nous avions vu El Tajin la veille en fin de journée sous un soleil superbe. Côté température : à plus de 2000 m, frais le matin logiquement (une petite polaire nécessaire jusque 9h puis tee-shirt). Idem en soirée. Très sec (lèvres crevassées, nez sec…) sauf sur la côté caraïbe : très humide. Bref, février est un très bon plan.
Budget :
Le Mexique est plutôt bon marché par rapport à l’Europe. Plus cher que l’Asie du sud-est ou l’Inde, bien sûr, mais tout à fait raisonnable. Nous avons choisi des hôtels entre 400 et 700 pesos environ (catégorie moyenne de 25 à 40 EUR) pour une chambre avec lits jumeaux (souvent 2 king size) avec SDB et parfois le petit déjeuner. A ce prix, bonnes chambres et bonne situation de l’hôtel (voir le détail plus loin). Pour les repas, on prenait souvent un petit déjeuner (très) copieux dans un resto local (environ 50 pesos). Du coup, déjeuner souvent remplacé par un en-cas. Pour le dîner, resto local copieux (entre 50 et 100 pesos). 10% de pourboire. Les entrées de site ne sont pas chères (max 59 pesos pour les sites historiques) ou gratuit (ben oui, faut pas payer pour voir les villes coloniales, par exemple). Compte tenu de cela + voiture + essence + péages + quelques rares stationnements (peu coûteux en général), j’estime que le voyage est revenu à environ 700 EUR par personne (hors vols bien sûr). Ce qui fait un voyage très raisonnable. Ce budget peut être bien sûr fortement réduit avec des hôtels de catégorie inférieure et en prenant des bus…
Fréquentation touristique :
En février, hors vacances de carnaval, il y a très peu de touristes. Seuls Mexico, Teotihuacan, Oaxaca et ses environs font partie des circuits classiques et des cars associés. Mais même sur ces sites, la fréquentation était raisonnable. Ailleurs, nous étions seuls ou presque (Tula, Paricutin, Monarques, Xochicalco, Yagul, El Tajin…). Juste quelques visiteurs mexicains. Sur certains grands sites, en semaine, on croise aussi des groupes scolaires plutôt disciplinés (et en uniforme !) mais ils visitent plutôt rapidement. Les visiteurs sont bien entendu plus nombreux le week-end. Dans les villes touristiques, beaucoup beaucoup beaucoup de mexicains les week-end ou même en semaine dans les centres et les zocalos en particulier. Ambiance souvent festive ! Très très agréable de voir ces mexicains se rassembler le soir plutôt que de rester devant la télé !
La langue :
Il me semble indispensabled’avoir quelques notions de base en espagnol : pour demander une chambre, à manger, chercher son chemin, lire les panneaux de signalisation… L’anglais est peu pratiqué malheureusement mais bon, on peut quand même se débrouiller avec gestes et quelques mots.
Les hôtels :
A part Mexico, réservé à l’avance, on a pris les hôtels au fur et à mesure. Pas de souci de chambres disponibles en semaine en février et même le week-end bien que plus fréquentés. Négociation possible. Visiter plusieurs chambres, notamment pour éviter de se retrouver près des rues bruyantes. On s’est basé sur les recommandations du Routard, de Lonely Planet et de Tripadvisor (wi-fi disponible et gratuit à peu près dans tous les hôtels) au fur et à mesure du voyage. Propreté des hôtels toujours très bonne.
Mexico City : Hotel Marlowe. Très bien situé à l’entrée du centre historique. Super clean. Chambre petite mais fonctionnelle. A l’arrière, très calme. Environ 800 pesos /nuit. Dans le coin, difficile de trouver un resto bon marché au-delà de 20-21h.
Tula : Hotel Cuellar. En plein centre, devant la cathédrale. Ressemble un peu à un motel avec parking intérieur. Grande chambre impeccable, déco kitch. 650 pesos avec petit déjeuner moyen. Fréquentation locale (vrp…). Petite piscine avec jacuzzi malheureusement squattée par une famille lors de notre séjour. Je recommande.
Quérétaro : Home Bed & Breakfast. Tenus par des canadiens (attention, madame est bavarde). Le batiment, d’extérieur, est très laid, le plus laid du centre historique MAIS belles grandes chambres « à thème » décorées avec SDB, divan ou fauteuil, etc. Accueil charmant, parking intérieur et à 200 m du centre tout en étant au calme. Petit déjeuner canadien pris en commun : pancakes aux myrtilles, belle assiette de fruits, accras de poulets… TRES copieux et super sympa. Petite terrasse sur le toit. On a pris deux chambres individuelles à 400 pesos chaque. Vivement recommandé.
Guanajuato : Hotel Socavon. Nous sommes arrivés à Guanajuato un dimanche vers 16h, synonyme de sortie en ville des mexicains. De plus, circuler dans le centre est, c’est un euphémisme, compliqué ! Nous avions repéré deux trois hotels dans le centre mais soit ils étaient fermés, soit on ne les a pas trouvés ! Du coup, on s’est rabattu sur le Socavon à 10 minutes à pied du centre sur une route fréquentée. Hôtel pas attrayant de l’extérieur mais intérieur impeccable : chambres simples mais propres organisées autour de patios. Très calme à condition de prendre une chambre à l’arrière. 650 pesos avec un petit déjeuner inclus très copieux (mexicain ou occidental). Parking gratuit. Je recommande malgré que l’on ne soit pas tout à fait dans le centre.
Patzcuaro : Posada Camelinas. Vu la situation au Michoacan, quasi pas touristes pour le moment dans ce superbe village extrêmement agréable. Cette posada hyper propre et bien décorée est située dans un endroit très calme à 100 m de la basilique. Chambres simples disposées autour d’un patio sur 3 étages. On s’est installé au dernier niveau avec vue sur le lac. Superbe. 400 pesos / nuit sans petit déjeuner mais parking privé. Un de mes coups de cœur.
Taxco : Hôtel Los Arcos. Mon coup de cœur absolu !!! Magnifique hôtel en plein centre (100 m du zocalo). Immense chambre impeccablement décorée avec une grande salle de bain. Les chambres s’organisent autour d’un cloître (c’est un ancien couvent) avec une magnifique arbre au milieu. Plein de petits recoins charmants avec divans, sculptures, et une gigantesque terrasse sur le toit avec vue sur toute ce village adorable. On a passé deux nuits à 700 pesos sans petit déjeuner mais avec le parking compris à proximité (indispensable dans le centre). Accueil aussi très agréable. De loin mon meilleur hôtel lors de ce voyage !
Tepoztlan : Hôtel Posada Ali. Le village qui vaut surtout pour son environnement (falaises) et son atmosphère festive compte peu d’hôtels. De plus, nous étions un vendredi et jour de Saint-Valentin. Donc, prix un peu plus élevés que d’habitude pour la une qualité moindre : 750 pesos sans petit déjeuner avec parking privé pour cette posada située un peu avant la montée à la pyramide de Tepozteco et 500 m du centre-ville. La chambre était de qualité moyenne et odeur désagréable dans la salle de bain, bien que propre. Décor religieux (les têtes de lit en particulier !). En bonus, une petite piscine non chauffée pas désagréable après l’ascension vers la pyramide. A mon goût, vu le rapport qualité / prix, la chambre la moins intéressante du voyage.
Puebla : Hotel Palace. Arrivé un samedi, beaucoup de monde en ville et dans les hôtels. 650 pesos avec petit déjeuner (bof) et parking (avec voiturier !). Chambre très correcte donnant sur la rue mais avec double vitrage (nécessaire vu la circulation). Hôtel sans charme mais idéalement situé derrière le zocalo. Je recommande car très pratique.
Oaxaca : Hôtel Casa del Sotano. Nous sommes restés 3 nuits à 750 pesos /n sans petit déjeuner et parking compris à proximité dans cet hôtel situé à 400 m du zocalo dans une rue avec assez bien de circulation mais les chambres sont plutôt calmes. L’endroit est superbe avec fontaines, plantes, et sculptures autour de patios. Chambres relativement petites, surtout les salles de bain mais ellessont très bien équipées et aménagées. Toit-terrasse avec sièges et tables. Très sympa. Je recommande beaucoup.
Tlacotalpan : Hôtel Posada Doña Lala. Là, nous ne sommes plus sur les plateaux mais dans les caraïbes. Atmosphère très indolente dans cette ville où nous avons passé une nuit en semaine. Même le soir sur le zocalo, peu de monde. Un Mexique très différent pour ce village cependant original avec ces maisons de toutes les couleurs, y compris les plus incongrues. Cet hôtel est situé en plein centre. Grande chambre climatisée (chaleur humide), un peu bruyante. Piscine sympathique et agréable dans un beau patio. 650 pesos sans petit déjeuner, parking devant l’hôtel sans risque. Je recommande pour une étape.
Papantla : Hôtel Tajin. Il est vraiment agréable de loger dans cette petite ville très animée après avoir visité le superbe site d’El Tajin à environ 10 km. Hôtel très grand à côté de la cathédrale et du zocalo. Grande chambre un peu décatie mais propre et fonctionnelle avec vue sur la ville pour 550 pesos/nuit sans petit déjeuner mais parking. Piscine très agréable. Une excellente adresse dans la catégorie.
Les sites visités :
Ici, je me contente de quelques remarques ou anecdotes, je ne vais pas dans le détail J
Mexico City : le musée d’anthropologie est exceptionnel et immense. Un des plus beaux musées dédié à la culture d’un pays que j’ai eu l’occasion de visiter ! Il faut du temps et de l’énergie. A mon avis, si vous le pouvez, allez y deux fois sous peine de saturer. Les pièces exposées sont somptueuses et remarquablement mises en valeur. C’est une excellente introduction ou conclusion à vos visites de sites archéologiques. Le musée du Templo mayor est aussi superbe. Par contre, j’ai été déçu par le zocalo, probablement trop immense et donc froid. De plus, le centre de la place était inaccessible suite à la préparation d’une sorte de démonstration des forces militaires : on voyait de l’armement, des hélicoptères, etc et des podiums. J’imagine une sorte de campagne de recrutement. Du coup, perspectives sur la place coupée. La cathédrale n’a rien d’exceptionnel. J’ai préféré les églises alentours et les vieilles rues animées avec toutes les déformations des maisons et bâtiments suite aux tassements. Ca c’est souvent amusant et hilarant. Beaux exemples d’églises penchées au nord du parc Alameda ! Par contre, je n’ai pas trouvé l’avenue Madero intéressante à l’exception de quelques bâtiments. Nous avons visité les basiliques Guadelupe. L’ancienne église penche admirablement. Marrant. Le reste est kitsh à souhait. Mention pour les tapis roulant devant la vierge de Guadelupe.
Teotihuacan : c’est immense, c’est brut, c’est lourd. Ce n’est certainement pas le plus beau site archéologique du Mexique, loin de là mais il faut le voir pour sa démesure. Beaucoup de monde mais on ne se marche pas sur les pieds non plus vu la superficie du lieu. Je recommande de voir le palais de Quetzalcoatl l’après-midi pour avoir le soleil dessus. Le matin, à l’ombre, c’est moche.
Tula : le site archéologique n’a d’intérêt que pour ses immenses atlantes sur la pyramide principale. Je recommande donc si vous passez dans les environs. Un des atlantes est une copie, l’original est dans le musée d’anthropologie de Mexico. La petite ville de Tula est cependant une étape sympa entre Teotihuacan et Quérétaro dans notre parcours (à noter que pour ce rendre de Teotihuacan à Tula, il ne faut pas revenir sur Mexico, le plus simple et le moins cher en voiture est de prendre le nord l’autopista vers Pachuca et Quérétaro, belle route très roulante). Chouette zocalo et ambiance typique. Peu de restos le soir.
Bernal : à 60 km de Quérétaro par une route gratuite et rapide (40 min) en voiture, C’est un très joli village avec de magnifiques bâtiments. Le site est grandiose pour le monolithe qui la domine. Sympathique parcours à pied assez raide jusqu’au pied du rocher (belvédère aménagé). Au-delà, on peut poursuivre mais c’est dangereux. Le week-end, pas mal de monde, excursion classique pour les habitants de Quérétaro. Plein de chouettes restos. Je conseille les gorditas faites avec une pâte de maïs noir. Succulent. Bref, bel endroit.
Quérétaro : j’ai adoré cette ville coloniale. Très belle ambiance, superbes bâtiments, agréables places bien aménagées (mention aux décorateurs paysagers). Ville à découvrir à pied, lentement…
San Miguel de Allende : ok, la ville est envahie par des résidents américains ou canadiens plus ou moins permanents. Ok, les prix sont plus élevés (même si nous n’avons pas logé sur place). MAIS la ville est somptueuse. Peut-être la plus belle d’Amérique du nord que j’ai eu l’occasion de visiter : harmonie des couleurs, des bâtiments, des rues, parcs arborés… Gros coup de cœur qu’il serait idiot de manquer pour son côté plus touristique…
Guanajuato : encore un lieu magnifique. Moins harmonieuse que les deux villes précédentes mais avec de magnifiques ensembles colorés et très très vivants (peut-être un peu trop par endroit). Le truc le plus fun, ce sont les tunnels routiers sous la ville : virages à angles droits, bifurcations, carrefours, arrêts de bus. C’est une vraie attraction un peu déroutante en voiture mais intéressante à visiter à pied aussi. Je conseille également de prendre le funiculaire. La vue le matin est somptueuse sur la ville. Par contre, nous n’avons pas été à l’attraction phare de la ville : le musée des momies. Il s’agit de cadavres exhumés dans un cimetière et exposés en état, où les mexicains aiment se prendre en photo à côté (les mexicains ont un rapport particulier avec la représentation de la mort). Ce ne sont pas des momies « historiques », elles datent de 200 ans. Bref, un peu incompréhensible mais vous verrez de la pub partout pour le site.
Patzcuaro : comme déjà dit, peu de touristes vu la situation mais très belle petite ville avec ses maisons harmonieuses. Très différent des villes plus au nord. Le centre est petit et le zocalo est magnifique. Atmosphère agréable et belles terrasses. Dans les environs, jolis point de vue en hauteur sur le lac. Par contre, nous n’avons pas visité les îles.
Tzintzuntzan : site archéologique à 15 km de Patzcuaro. Très peu visité (nous étions 7 sur le site). Site mineur mais tout de même intéressant pour ses terrasses arrondies uniques. Jolis point de vue sur le lac. 1 heure sur place suffit largement. Pas indispensable mais sympa.
Volcan Paricutin : à 88 km de Patzcuaro. On prend soit la route « libre » sur 50 km jusque Uruapan (sinueuse mais très jolie), soit la payante, évidemment plus rapide. Contournement d’Uruapan facile mais sentiment un peu lourd vu la présense militaire. Ensuite bonne route bien indiquée vers le village d’Angahuan dont les maisons sont semblables à celles de Patzcuaro mais atmosphère beaucoup plus pauvres. Ici, on voit encore des personnes marchant pieds nus. Présence de l’armée dans le centre du village mais pas de souci. Nous n’avions pas l’intention de monter au volcan : c’est raide, long et il faut parfois marcher dans la cendre. On peut aller à cheval aussi mais qu’importe, il faut alors loger sur place. Ce n’est pas top pour le moment. Nous nous sommes contentés de marcher jusqu’à l’église San Juan (environ 3 km dans les bois, chemin facile à suivre, on peut pas se perdre) envahie par la lave en 1943. Nous étions seuls. Je comprends qu’on puisse dire que cela n’en vaut pas la peine mais perso, j’ai trouvé que le site dégageait quelque chose. Se balader sur la lave solidifiée au pied du clocher, voir l’autel épargné avec encore des fleurs (le site est considéré comme miraculeux) est un moment inoubliable. Par contre, le volcan est assez loin et pas photogénique.
Uruapan, Morelia : zappées, juste contournées (pénible pour Morelia et laveurs de vitre un peu énervants) vu la situation et vu que les villes semblaient moins intéressantes en termes de patrimoine architectural.
Sanctuaire des monarques : a priori, février était la bonne saison pour visiter le sanctuaire. Il existe plusieurs endroits où les voir. Nous avons choisi le site de Sierra Chinchua, sur les hauteurs de Angangueo, à plus de 3.000 m. Là-bas, on doit obligatoirement prendre un « guide ». En fait, un villageois ne parlant qu’espagnol. Aide indirecte pour eux. Environ 2,5 km jusqu’au lieu de rendez-vous des papillons. Ca monte un peu, parfois raide à 3.500 m. Vers midi, la plupart des papillons étaient groupés sur des branches et au fur et à mesure de l’ensoleillement, ils se mettent à voler. C’est très joli, voire impressionnant mais moins que ce que l’on vend parfois, du type « on ne voit plus le ciel tellement ils sont nombreux ». Pour les photographes, on reste loin des branches, environ 20 m, dans des contrastes forts. De plus, les papillons volent très vite, donc compliqué pour les photos ;-) Il est possible qu’il y ait parfois plus de monarques mais cela reste tout de même une belle expérience et restons modestes face à cette incroyable migration encore mystérieuse.
Taxco : nous avons choisi de nous rendre sur Taxco après la visite des monarques, soit à 200 km environ mais nous avons sous-estimé le temps de trajet. En effet, la route du sanctuaire est très lente et surtout, le contournement de Toluca est très pénible avec aucune indication claire. Ensuite, travaux sur l’autopista filant au sud puis très sinueux pour rejoindre Taxco mais avec de chouettes points de vue. Arrivée tardive à Taxco mais coup de cœur pour la ville ! Avec un bel hôtel en prime (voir plus haut). La ville est moins colorée que d’autres mais son dédale de rues est charmant. Ne pas hésiter à partir sur les hauteurs, il y a encore des quartiers très authentiques. Et les habitants de Taxco m’ont semblé les plus sympathiques du voyage. La ville est étouffée par un balai permanent de coccinnelles taxis mais cela lui donne une atmosphère amusante. Adorable endroit.
Grotte de Cacahuamilpa : à 30 bornes de Taxco, ces grottes impressionnantes sont une véritable surprise : énorme tube de plusieurs dizaines de mètres de diamètre que l’on visite sur plus de 2 km avec de magnifique concrétions. Visite guidée obligatoire toutes les heures, en espagnol mais commentaires basiques et plutôt enfantins (comparaisons entre les formes et des personnages, etc). Site bien aménagé. Hors de la grotte, descendez 100 m plus bas pour découvrir l’exutoire actuel de la rivière qui a créé cette grotte ainsi qu’un affluent surgissant aussi de la falaise. Etonnant. Il est possible de faire du canyoning dans ces cours d’eau souterrains. A voir donc et ne prenez pas de lainage pour visiter la grotte, inutile.
Xochicalco : près de Cuernavaca, ce site archéologique très mal indiqué depuis l’autopista est vraiment intéressant. Beaucoup de bâtiments bien entretenus avec de magnifiques fresques sur la pyramide du serpent à plumes. Très beau jeu de pelote. Et peu de touristes. On est souvent seuls. A noter que le soleil frappe dur là-bas.
Tepotzlan : nous avons zappé Cuernavaca dont la réputation ne nous plaisait pas et avons continué jusque ce village très animé avec de chouettes endroits où manger et boire un verre. Nous avons grimpé les 400 m d’escaliers menant à la pyramide de Tepozteco. Rude, rude, rude. Heureusement à l’ombre et les marches sont assez bien dessinées. La pyramide n’a rien d’intéressant mais la vue, méritée, est superbe sur les falaises alentour, en face et le village. Ce qui est idiot, c’est le tarif là-haut de 43 (ou 49, sais plus) pesos. Si vous payez pas, vous ne verrez pas le paysage. Vaut le détour tout de même.
Volcans Popocatépetl et Iztaccihuatl, sur la route de Puebla, si le ciel est bien dégagé, on peut s’approcher en voiture des volcans en quittant l’autoroute et en se perdant dans les villages.
Cholula : mal indiqué (air connu) depuis l’autoroute. On devine très mal la deuxième plus grande pyramide du monde apr ès Khéops. Mais le site vaut le coup, notamment car on peut de nouveau faire un parcours souterrain dans les galeries de la pyramide. Cela permet de voir les différentes étapes de construction. C’est étroit mais pas anxiogène (on reste debout). A voir aussi le zocalo de Cholula, beaux ensembles de couvent, maisons et églises. Dans les alentours, jeter un œil sur les églises de Tonantzintla et Acatepec avec l’extérieur très rococo… Pas vu l’intérieur, c’était jour de mariage.
Puebla : superbe ville avec une circulation assez fluide malgré sa taille. Somptueux centre-ville avec de belles maisons, de grandes églises… Très agréable en soirée avec l’animation ou tôt le matin quand il y a moins de monde. J’aurais aimé plus de temps pour découvrir en profondeur Puebla.
Pic d’Orizaba : sur la route d’Oaxaca, nous avons obliqué vers Orizaba. Et, vu le ciel bleu et le sommet du Mexique parfaitement dégagés, nous sommes sortis à Azitzintla où on peut suivre la route puis la piste qui mène à l’observatoire. Superbes vues sur le volcan et vers les montagnes en direction de l’est. Sans 4 x 4, nous n’avons pas fait toute la piste mais on est tout de même monté à 3.600 m. A recommander si le climat le permet.
Oaxaca : ville touristique, étape de nombreux cars de touristes ou autotours entre Mexico et le Chiapas, le centre historique est joli avec quelques très beaux ensembles coloniaux. Charmant mais un peu moins que Quérétaro ou San Miguel. Beaucoup de magasins, de cafés et de restos branchés et plus chers qu’ailleurs. Mais facile de trouver d’autres endroits à des prix plus mexicains et beaucoup de spécialités locales. Je conseille le Zandunga pour son atmosphère familiale et un plat de dégustation très copieux à 150 pesos pour deux personnes.
Monte Alban : site archéologique inévitable, et à raison, à quelques km d’Oaxaca sur une colline. Le site est grand mais plus concentré que Teotihuacan. Touristique mais sans la grande foule. Incontournable.
El Arbol de Tule : considéré comme un des plus gros arbres du monde. Mérite un arrêt sur la route à l’est d’Oaxaca. Joli parc très bien aménagé autour.
Yagul : site archéologique oublié des circuits touristiques sur la route de Mitla. Sur une colline avec des jolies vues sur les environs et jolie flore. Aussi un « mirador » naturel qui permet d’avoir une vue aérienne intéressante sur les ruines. Beau dédale d’anciens palais. A voir si vous avez le temps et ne saturer pas en vieilles pierres. Par contre, il est dit partout que le jeu de pelote est le plus grand après celui de Chichen Itza. Et ben, cela me semble un gros mensonge !
Mitla : site unique à voir absolument même s’il se visite rapidement. Intéressant de pouvoir descendre dans des tombeaux. Jolis motifs géométriques. Attention, beaucoup de touristes et d’échoppes à souvenirs !
Hierve el Agua : vaste débat… Le site est effectivement dénaturé par le bétonnage de certains bassins et, surtout, le fait de pouvoir marcher presque partout sur les concrétions calcaires qui ont mis des siècles à se former. Dommage mais en fin de journée, magnifique lumière et super photogénique (effets miroir…). Relativement peu de monde (25 personnes max). C’était en semaine. En week-end, ce doit être l’enfer. Sentiment mitigé mais je ne pense pas que boycotter le site va changer quelque chose et aidera à le protéger… Au fait, contrairement à ce qui est dit dans les guides, il ne faut pas faire 10/15 km de piste. Il y a une nationale (bientôt doublée d’une route payante rapide) qui mène à un village et là, 3/4 de piste facile. Ah oui, le site peut être dangereux, ça glisse et en bordure de falaise, aucune protection… Attention avec les gosses.
Tlacotalpan : changement complet de zone climatique. D’Oaxaca à ce village, on passe de 2000 à 3000 m puis au niveau de la mer : cactus – forêt puis décor tropical. Superbes changements à observer le long de 200 km de virages permanents précédents l’arrivée sur la plaine. Route en excellent état mais lent, surtout quand vous êtes derrière un camion. Tlacotalpan, en semaine, est très très calme. Atmosphère humide et indolente. Ce n’est plus vraiment le même Mexique. Dans l’état de Veracruz, on a d’ailleurs trouvé les mexicains plus indifférents. Mais le village est splendide avec ces maisons développant toutes et vraiment toutes les couleurs de l’arc-en-ciel avec des associations osées ! Rien à faire que se balader mais chouette. Même le zocalo était très calme le soir. Proximité du fleuve, donc moustiques. Chouette resto avec fruits de mer. Ce n’est pas une étape indispensable mais agréable.
Veracruz : zappé. Nous avons pris la route côtière vers le nord. Rapide avec un excellent contournement de cette grosse ville. La côte n’est pas très belle et les abords des routes sont assez sales. Il y a des secteurs très balnéaires avec des km d’hôtels apparemment de catégorie moyenne. Rien à faire d’autre que rester sur le sable. Beaucoup de cocotiers décapités… Vraiment pas recommandé pour un séjour.
Quiahuitzlan : site étonnamment ignoré par les touristes. Situé à environ 1 km de la mer, sur une hauteur, au pied d’un pain de sucre. Le site archéologique a un tout petit côté Machu Pichu, avec vue sur l’océan. Si peu de visiteurs que la caisse à l’entrée est la banane du gardien. Originalité : plein de tombes qui ressemblent à des temples miniatures. Charmant. Malheureusement, aucune explication, ni même de plan. A savoir que le site comprend une partie basse, non indiquée. Il faut pousser une barrière pour trouver l’escalier qui y descend. Je recommande car bel endroit excessivement calme.
El Tajin : nous sommes arrivés vers 15h. Pratiquement seuls sur le site. Superbe lumière de fin de journée. Le site est splendide, bien entretenu, et l’environnement est très vert : forêt, gazons… Beaucoup de beaux ensembles, très concentrés, un peu déformés par les tassements. Le site m’a fait penser à Palenque. Dernier site du voyage mais un génial final ! Je recommande absolument.
Papantla : ville très animée, pas spécialement belle. Très pratique pour El Tajin. Excellents restaurants. Rien de particulier à voir mais recommandé pour son atmosphère.
Sur le retour vers Mexico, attention à la route. Il faut remonter sur le plateau central et sur une centaine de km affronter montées et descentes très fréquentées par les poids lourds. Ca peut vite faire chuter votre moyenne. Une autoroute est en construction avec de gros travaux et ouvrages d’art. Cela permettra de gagner beaucoup de temps. Par contre, retrouver l’aéroport à Mexico est facile et la circulation pas trop pénible.
Voilà achevé mon très long récit de voyage dans ce merveilleux pays finalement peu connu !
Phil
Voici mes conseils et commentaires après un circuit en voiture réalisé autour de Mexico avec un pote… Il s’agit de mon second voyage au Mexique après un circuit plus classique en 2007 du côté maya (Palenque, Campeche, Merida, Chichen, Uxmal, Tulum, etc + Belize + nord du Guetamala). Je suis à votre disposition, autant que possible, pour répondre à vos questions.
Le circuit :
3 jours à Mexico City avant de prendre la voiture pour plus de… 3000 km en formant une espèce de grand huit autour de la capitale et à travers 11 états. Voici les sites visités et, avec astérisque, les lieux où nous avons logé :
- Mexico City* (centre historique, musée national d’anthropologie, Guadelupe), Teotihuacan, Tula*, Bernal, Quérétaro*, San Miguel de Allende, Guanajuato*, Patzcuaro*, Tzintzunzan, Volcan Paricutin, Sanctuaire des Monarques, Taxco *, Grottes de Cacahuamilpa, Xochicalco, Tepotzlan*, Cholula, Puebla*, Pic d’Orizaba, Oaxaca*, Monte Alban, Tule, Yagul, Mitla, Hierve el Agua, Tlacotalpan*, Quiahuitzlan, Papantla*, El Tajin.
Sentiment général :
Je n’imaginais pas que le centre du Mexique recelait autant de merveilles finalement peu connues des touristes européens (à part quelques grands sites). Lumières superbes également pour les photos, climat parfait. Ce fut un voyage magnifique réalisé dans d’excellentes conditions à conseiller absolument !!!
Les mexicains :
J’ai trouvé les mexicains gentils, polis, serviables, pas du tout agressifs (au contraire), y compris en voiture. Bien entendu, cela est resté un voyage touristique sans rentrer dans leur vie quotidienne. A noter que la religion catholique est très présente, forte fréquentation des églises. Je signalerai aussi que le romantisme a manifestement la cote malgré une société dite machiste. Beaucoup de couples de tous les âges dans les parcs ou sites archéologiques…
La sécurité :
Le GROS débat habituel. Durant ces 3 semaines, nous n’avons pas eu le moindre sentiment d’insécurité. Bien sûr, comme partout, il faut être vigilant avec ses affaires mais on est loin des discours paranos de certains. Le sentiment curieux est l’omni-présence massive de la police avec des équipements assez lourds et très modernes: mitrailleuses, armes de poing, boucliers, voitures béliers, etc… Les endroits touristiques et fréquentés par les mexicains (comme les zocalos) sont très surveillés et sûrs. Nous nous sommes rendus au Michoacan pour loger à Patzcuaro. Comme beaucoup l’ont lu, cet état est en surchauffe suite à une lutte violente entre narco-trafiquants et villageois avec meurtres, enlèvements, décapitations et autres joyeusetés dans des zones non touristiques. L’armée est intervenue. Nous avons pris le risque de tout de même visiter quelques sites, sans aucun regret. Sur l’autopista en direction de Morelia venant du nord, nous avons été arrêtés deux fois par la police : contrôle des passeports et fouille partielle des bagages. Cela s’est passé cordialement, sans tension. Le but est de contrôler les entrées dans l’état. Nous avons précisé aux policiers notre parcours afin de vérifier si les zones envisagées étaient « safe ». Pas de soucis pour eux à conditions de rouler entre 8 et 17h. Surtout pas la nuit (ce qui est de toute façon préférable partout dans le pays). Ce que nous avons respecté sans souci. Nous avons croisé quelques convois militaires et le seul endroit où cela semblait plus tendu, ce fut en contournant Uruapan : beaucoup de militaires, de flics en patrouille et balai d’hélicoptère. Nous n’avons pas visité cette ville ni Morelia, malgré leurs centres historiques intéressants mais à ce niveau, les autres villes coloniales visitées nous avaient rassasiées ! Patzcuaro est sûr, idem pour les sites autour du lac. Pour la région des monarques, pas de trouble du tout. Par ailleurs, aucune tentative d’arnaque. Peu d’insistance des vendeurs ambulants ou des mendiants.
La voiture :
Nous avions décidé de louer sur le site mexicain d’Avis une voiture classe B, type Chevrolet Aveo, (afin d’avoir les bagages dans un coffre à l’abri des regards) SANS prendre aucune assurance facultative. Pourquoi ? Car j’ai réservé avec ma Mastercard Gold qui, en lisant bien ses avantages, couvrait toutes ces assurances. Du coup, réservation pour 15 jours à 4.400 pesos, soit 250 EUR (prise en charge dans le centre de Mexico puis retour aéroport, taxe incluse). Une très bonne affaire. L’agence a proposé les assurances (chères) en plus mais sans aucune insistance. Seul souci, plus de classe B disponible et on nous proposait une nouvelle gamme de véhicule « fun » : une fiat 500 toute neuve… Pour le trajet prévu, pour les bagages, etc, nous avons refusé et obtenu assez facilement une classe C : aussi une Chevrolet Aveo mais automatique (la classe B est manuelle). 48.000 km au compteur et quelques bosses. Indispensable de faire un état des lieux avant prise en charge. Je conseille vivement de pendre des photos si possible avec l’employé de l’agence dessus. Nous n’avons connu aucun problème sur la route et à la remise du véhicule. Pour info, l’essence était à 12,41 pesos (environ 0,70 EUR du litre). Un bonheur J
Les routes et la conduite :
Contrairement à ce que je craignais, les routes sont en général en bon, voire très bon état. Nous avons privilégié les autopistas et autres routes payantes (« cuota ») car elles permettent de gagner du temps : moins de circulation, possibilités de dépasser, pas de « topes » (ces insupportables ralentisseurs de vitesse omniprésents partout). Ces autopistas permettent souvent de rouler à une moyenne de 100 km/h, voire plus. Cependant, elles sont affreusement chères !!! Ce fut un budget important. Je n’ai pas encore fait le décompte mais on doit atteindre les 200 EUR pour tout le séjour. Les tarifs sont assez aléatoires, mais on peut compter entre 1 à 3 pesos du km. La palme est un secteur de 40 km entre Poza Riza et Mexico facturé à 128 pesos (7 EUR !). Malheureusement difficile de prévoir à l’avance les tarifs. Il y a bien un site dispo sur internet mais pas pratique. En outre, parfois quelques péages pour passer des ponts. Il faut savoir qu’il y a toujours une route gratuite à côté (« libre ») mais bien sûr moins rapide et qui traverse beaucoup de villages (donc avec des tas de topes). Il va de soi que les trajets les plus lents sont ceux sans alternative « cuota » et dans les zones montagneuses, en particulier la route d’Oaxaca à Veracruz ou le secteur libre entre Papantla et Mexico (une autoroute est en construction) : beaucoup de camions ou de bus très difficiles à dépasser. Attention aussi aux contours de villes, certains peuvent être très longs, comme à Morelia ou Toluca. De plus, des travaux ralentissent souvent le trafic. Surtout qu’ils sont mal ou pas du tout annoncés.
Cele m’entraîne vers l’autre souci bien connu au Mexique : la signalisation. Une cata ! Panneaux absents ou placés au dernier moment ou derrière un arbre, flèches mal dirigées, indications loufoques (notamment sur les distances qui parfois augmentent en se rapprochant !). Une plaie. Il est vraiment important d’avoir un bon sens de l’orientation et de la jugeotte. Ou un GPS (que nous n’avions pas) à condition qu’il soit à jour… Pas facile de trouver de bonnes cartes non plus. Il faut donc parfois faire demi-tour ou demander son chemin… Certaines villes sont aussi très compliquées comme Guanajuato (une attraction en soi). Attention aux sens uniques mal indiqués souvent. Par contre, j’ai trouvé la circulation dans Mexico assez fluide. Le truc le plus déroutant étant l’absence de bandes de circulation.
Quant à la conduite, bon, ce n’est pas très règlementé : pas de respect des vitesses, des interdictions de dépassement, etc… MAIS les mexicains sont assez respectueux. Il faut rouler assez virilement par moment mais c’est facile. Peu de coups de klaxon étonnamment. C’est pas les USA mais on est loin de l’Inde aussi ;-) On a vu aussi des flics deux fois avec radar. Rare cependant. Finalement, plus facile qu’en Europe.
Le climat :
Ce fut le pied absolu en ce mois de février. Soleil permanent à l’exception rare de quelques nuages d’altitude vers 15h, 16h. Soleil toujours présent au coucher, lumières exceptionnelles. Nous avons pu voir le Popocatepetl complètement dégagé ainsi que le Pic d’Orizaba. A Mexico, présence parfois d’un fort smog. Nous avons connu du brouillard jusque 9h à Tlacotalpan. Et le seul jour avec des nuages fut sur la route du retour entre Papantla et Mexico. Heureusement, nous avions vu El Tajin la veille en fin de journée sous un soleil superbe. Côté température : à plus de 2000 m, frais le matin logiquement (une petite polaire nécessaire jusque 9h puis tee-shirt). Idem en soirée. Très sec (lèvres crevassées, nez sec…) sauf sur la côté caraïbe : très humide. Bref, février est un très bon plan.
Budget :
Le Mexique est plutôt bon marché par rapport à l’Europe. Plus cher que l’Asie du sud-est ou l’Inde, bien sûr, mais tout à fait raisonnable. Nous avons choisi des hôtels entre 400 et 700 pesos environ (catégorie moyenne de 25 à 40 EUR) pour une chambre avec lits jumeaux (souvent 2 king size) avec SDB et parfois le petit déjeuner. A ce prix, bonnes chambres et bonne situation de l’hôtel (voir le détail plus loin). Pour les repas, on prenait souvent un petit déjeuner (très) copieux dans un resto local (environ 50 pesos). Du coup, déjeuner souvent remplacé par un en-cas. Pour le dîner, resto local copieux (entre 50 et 100 pesos). 10% de pourboire. Les entrées de site ne sont pas chères (max 59 pesos pour les sites historiques) ou gratuit (ben oui, faut pas payer pour voir les villes coloniales, par exemple). Compte tenu de cela + voiture + essence + péages + quelques rares stationnements (peu coûteux en général), j’estime que le voyage est revenu à environ 700 EUR par personne (hors vols bien sûr). Ce qui fait un voyage très raisonnable. Ce budget peut être bien sûr fortement réduit avec des hôtels de catégorie inférieure et en prenant des bus…
Fréquentation touristique :
En février, hors vacances de carnaval, il y a très peu de touristes. Seuls Mexico, Teotihuacan, Oaxaca et ses environs font partie des circuits classiques et des cars associés. Mais même sur ces sites, la fréquentation était raisonnable. Ailleurs, nous étions seuls ou presque (Tula, Paricutin, Monarques, Xochicalco, Yagul, El Tajin…). Juste quelques visiteurs mexicains. Sur certains grands sites, en semaine, on croise aussi des groupes scolaires plutôt disciplinés (et en uniforme !) mais ils visitent plutôt rapidement. Les visiteurs sont bien entendu plus nombreux le week-end. Dans les villes touristiques, beaucoup beaucoup beaucoup de mexicains les week-end ou même en semaine dans les centres et les zocalos en particulier. Ambiance souvent festive ! Très très agréable de voir ces mexicains se rassembler le soir plutôt que de rester devant la télé !
La langue :
Il me semble indispensabled’avoir quelques notions de base en espagnol : pour demander une chambre, à manger, chercher son chemin, lire les panneaux de signalisation… L’anglais est peu pratiqué malheureusement mais bon, on peut quand même se débrouiller avec gestes et quelques mots.
Les hôtels :
A part Mexico, réservé à l’avance, on a pris les hôtels au fur et à mesure. Pas de souci de chambres disponibles en semaine en février et même le week-end bien que plus fréquentés. Négociation possible. Visiter plusieurs chambres, notamment pour éviter de se retrouver près des rues bruyantes. On s’est basé sur les recommandations du Routard, de Lonely Planet et de Tripadvisor (wi-fi disponible et gratuit à peu près dans tous les hôtels) au fur et à mesure du voyage. Propreté des hôtels toujours très bonne.
Mexico City : Hotel Marlowe. Très bien situé à l’entrée du centre historique. Super clean. Chambre petite mais fonctionnelle. A l’arrière, très calme. Environ 800 pesos /nuit. Dans le coin, difficile de trouver un resto bon marché au-delà de 20-21h.
Tula : Hotel Cuellar. En plein centre, devant la cathédrale. Ressemble un peu à un motel avec parking intérieur. Grande chambre impeccable, déco kitch. 650 pesos avec petit déjeuner moyen. Fréquentation locale (vrp…). Petite piscine avec jacuzzi malheureusement squattée par une famille lors de notre séjour. Je recommande.
Quérétaro : Home Bed & Breakfast. Tenus par des canadiens (attention, madame est bavarde). Le batiment, d’extérieur, est très laid, le plus laid du centre historique MAIS belles grandes chambres « à thème » décorées avec SDB, divan ou fauteuil, etc. Accueil charmant, parking intérieur et à 200 m du centre tout en étant au calme. Petit déjeuner canadien pris en commun : pancakes aux myrtilles, belle assiette de fruits, accras de poulets… TRES copieux et super sympa. Petite terrasse sur le toit. On a pris deux chambres individuelles à 400 pesos chaque. Vivement recommandé.
Guanajuato : Hotel Socavon. Nous sommes arrivés à Guanajuato un dimanche vers 16h, synonyme de sortie en ville des mexicains. De plus, circuler dans le centre est, c’est un euphémisme, compliqué ! Nous avions repéré deux trois hotels dans le centre mais soit ils étaient fermés, soit on ne les a pas trouvés ! Du coup, on s’est rabattu sur le Socavon à 10 minutes à pied du centre sur une route fréquentée. Hôtel pas attrayant de l’extérieur mais intérieur impeccable : chambres simples mais propres organisées autour de patios. Très calme à condition de prendre une chambre à l’arrière. 650 pesos avec un petit déjeuner inclus très copieux (mexicain ou occidental). Parking gratuit. Je recommande malgré que l’on ne soit pas tout à fait dans le centre.
Patzcuaro : Posada Camelinas. Vu la situation au Michoacan, quasi pas touristes pour le moment dans ce superbe village extrêmement agréable. Cette posada hyper propre et bien décorée est située dans un endroit très calme à 100 m de la basilique. Chambres simples disposées autour d’un patio sur 3 étages. On s’est installé au dernier niveau avec vue sur le lac. Superbe. 400 pesos / nuit sans petit déjeuner mais parking privé. Un de mes coups de cœur.
Taxco : Hôtel Los Arcos. Mon coup de cœur absolu !!! Magnifique hôtel en plein centre (100 m du zocalo). Immense chambre impeccablement décorée avec une grande salle de bain. Les chambres s’organisent autour d’un cloître (c’est un ancien couvent) avec une magnifique arbre au milieu. Plein de petits recoins charmants avec divans, sculptures, et une gigantesque terrasse sur le toit avec vue sur toute ce village adorable. On a passé deux nuits à 700 pesos sans petit déjeuner mais avec le parking compris à proximité (indispensable dans le centre). Accueil aussi très agréable. De loin mon meilleur hôtel lors de ce voyage !
Tepoztlan : Hôtel Posada Ali. Le village qui vaut surtout pour son environnement (falaises) et son atmosphère festive compte peu d’hôtels. De plus, nous étions un vendredi et jour de Saint-Valentin. Donc, prix un peu plus élevés que d’habitude pour la une qualité moindre : 750 pesos sans petit déjeuner avec parking privé pour cette posada située un peu avant la montée à la pyramide de Tepozteco et 500 m du centre-ville. La chambre était de qualité moyenne et odeur désagréable dans la salle de bain, bien que propre. Décor religieux (les têtes de lit en particulier !). En bonus, une petite piscine non chauffée pas désagréable après l’ascension vers la pyramide. A mon goût, vu le rapport qualité / prix, la chambre la moins intéressante du voyage.
Puebla : Hotel Palace. Arrivé un samedi, beaucoup de monde en ville et dans les hôtels. 650 pesos avec petit déjeuner (bof) et parking (avec voiturier !). Chambre très correcte donnant sur la rue mais avec double vitrage (nécessaire vu la circulation). Hôtel sans charme mais idéalement situé derrière le zocalo. Je recommande car très pratique.
Oaxaca : Hôtel Casa del Sotano. Nous sommes restés 3 nuits à 750 pesos /n sans petit déjeuner et parking compris à proximité dans cet hôtel situé à 400 m du zocalo dans une rue avec assez bien de circulation mais les chambres sont plutôt calmes. L’endroit est superbe avec fontaines, plantes, et sculptures autour de patios. Chambres relativement petites, surtout les salles de bain mais ellessont très bien équipées et aménagées. Toit-terrasse avec sièges et tables. Très sympa. Je recommande beaucoup.
Tlacotalpan : Hôtel Posada Doña Lala. Là, nous ne sommes plus sur les plateaux mais dans les caraïbes. Atmosphère très indolente dans cette ville où nous avons passé une nuit en semaine. Même le soir sur le zocalo, peu de monde. Un Mexique très différent pour ce village cependant original avec ces maisons de toutes les couleurs, y compris les plus incongrues. Cet hôtel est situé en plein centre. Grande chambre climatisée (chaleur humide), un peu bruyante. Piscine sympathique et agréable dans un beau patio. 650 pesos sans petit déjeuner, parking devant l’hôtel sans risque. Je recommande pour une étape.
Papantla : Hôtel Tajin. Il est vraiment agréable de loger dans cette petite ville très animée après avoir visité le superbe site d’El Tajin à environ 10 km. Hôtel très grand à côté de la cathédrale et du zocalo. Grande chambre un peu décatie mais propre et fonctionnelle avec vue sur la ville pour 550 pesos/nuit sans petit déjeuner mais parking. Piscine très agréable. Une excellente adresse dans la catégorie.
Les sites visités :
Ici, je me contente de quelques remarques ou anecdotes, je ne vais pas dans le détail J
Mexico City : le musée d’anthropologie est exceptionnel et immense. Un des plus beaux musées dédié à la culture d’un pays que j’ai eu l’occasion de visiter ! Il faut du temps et de l’énergie. A mon avis, si vous le pouvez, allez y deux fois sous peine de saturer. Les pièces exposées sont somptueuses et remarquablement mises en valeur. C’est une excellente introduction ou conclusion à vos visites de sites archéologiques. Le musée du Templo mayor est aussi superbe. Par contre, j’ai été déçu par le zocalo, probablement trop immense et donc froid. De plus, le centre de la place était inaccessible suite à la préparation d’une sorte de démonstration des forces militaires : on voyait de l’armement, des hélicoptères, etc et des podiums. J’imagine une sorte de campagne de recrutement. Du coup, perspectives sur la place coupée. La cathédrale n’a rien d’exceptionnel. J’ai préféré les églises alentours et les vieilles rues animées avec toutes les déformations des maisons et bâtiments suite aux tassements. Ca c’est souvent amusant et hilarant. Beaux exemples d’églises penchées au nord du parc Alameda ! Par contre, je n’ai pas trouvé l’avenue Madero intéressante à l’exception de quelques bâtiments. Nous avons visité les basiliques Guadelupe. L’ancienne église penche admirablement. Marrant. Le reste est kitsh à souhait. Mention pour les tapis roulant devant la vierge de Guadelupe.
Teotihuacan : c’est immense, c’est brut, c’est lourd. Ce n’est certainement pas le plus beau site archéologique du Mexique, loin de là mais il faut le voir pour sa démesure. Beaucoup de monde mais on ne se marche pas sur les pieds non plus vu la superficie du lieu. Je recommande de voir le palais de Quetzalcoatl l’après-midi pour avoir le soleil dessus. Le matin, à l’ombre, c’est moche.
Tula : le site archéologique n’a d’intérêt que pour ses immenses atlantes sur la pyramide principale. Je recommande donc si vous passez dans les environs. Un des atlantes est une copie, l’original est dans le musée d’anthropologie de Mexico. La petite ville de Tula est cependant une étape sympa entre Teotihuacan et Quérétaro dans notre parcours (à noter que pour ce rendre de Teotihuacan à Tula, il ne faut pas revenir sur Mexico, le plus simple et le moins cher en voiture est de prendre le nord l’autopista vers Pachuca et Quérétaro, belle route très roulante). Chouette zocalo et ambiance typique. Peu de restos le soir.
Bernal : à 60 km de Quérétaro par une route gratuite et rapide (40 min) en voiture, C’est un très joli village avec de magnifiques bâtiments. Le site est grandiose pour le monolithe qui la domine. Sympathique parcours à pied assez raide jusqu’au pied du rocher (belvédère aménagé). Au-delà, on peut poursuivre mais c’est dangereux. Le week-end, pas mal de monde, excursion classique pour les habitants de Quérétaro. Plein de chouettes restos. Je conseille les gorditas faites avec une pâte de maïs noir. Succulent. Bref, bel endroit.
Quérétaro : j’ai adoré cette ville coloniale. Très belle ambiance, superbes bâtiments, agréables places bien aménagées (mention aux décorateurs paysagers). Ville à découvrir à pied, lentement…
San Miguel de Allende : ok, la ville est envahie par des résidents américains ou canadiens plus ou moins permanents. Ok, les prix sont plus élevés (même si nous n’avons pas logé sur place). MAIS la ville est somptueuse. Peut-être la plus belle d’Amérique du nord que j’ai eu l’occasion de visiter : harmonie des couleurs, des bâtiments, des rues, parcs arborés… Gros coup de cœur qu’il serait idiot de manquer pour son côté plus touristique…
Guanajuato : encore un lieu magnifique. Moins harmonieuse que les deux villes précédentes mais avec de magnifiques ensembles colorés et très très vivants (peut-être un peu trop par endroit). Le truc le plus fun, ce sont les tunnels routiers sous la ville : virages à angles droits, bifurcations, carrefours, arrêts de bus. C’est une vraie attraction un peu déroutante en voiture mais intéressante à visiter à pied aussi. Je conseille également de prendre le funiculaire. La vue le matin est somptueuse sur la ville. Par contre, nous n’avons pas été à l’attraction phare de la ville : le musée des momies. Il s’agit de cadavres exhumés dans un cimetière et exposés en état, où les mexicains aiment se prendre en photo à côté (les mexicains ont un rapport particulier avec la représentation de la mort). Ce ne sont pas des momies « historiques », elles datent de 200 ans. Bref, un peu incompréhensible mais vous verrez de la pub partout pour le site.
Patzcuaro : comme déjà dit, peu de touristes vu la situation mais très belle petite ville avec ses maisons harmonieuses. Très différent des villes plus au nord. Le centre est petit et le zocalo est magnifique. Atmosphère agréable et belles terrasses. Dans les environs, jolis point de vue en hauteur sur le lac. Par contre, nous n’avons pas visité les îles.
Tzintzuntzan : site archéologique à 15 km de Patzcuaro. Très peu visité (nous étions 7 sur le site). Site mineur mais tout de même intéressant pour ses terrasses arrondies uniques. Jolis point de vue sur le lac. 1 heure sur place suffit largement. Pas indispensable mais sympa.
Volcan Paricutin : à 88 km de Patzcuaro. On prend soit la route « libre » sur 50 km jusque Uruapan (sinueuse mais très jolie), soit la payante, évidemment plus rapide. Contournement d’Uruapan facile mais sentiment un peu lourd vu la présense militaire. Ensuite bonne route bien indiquée vers le village d’Angahuan dont les maisons sont semblables à celles de Patzcuaro mais atmosphère beaucoup plus pauvres. Ici, on voit encore des personnes marchant pieds nus. Présence de l’armée dans le centre du village mais pas de souci. Nous n’avions pas l’intention de monter au volcan : c’est raide, long et il faut parfois marcher dans la cendre. On peut aller à cheval aussi mais qu’importe, il faut alors loger sur place. Ce n’est pas top pour le moment. Nous nous sommes contentés de marcher jusqu’à l’église San Juan (environ 3 km dans les bois, chemin facile à suivre, on peut pas se perdre) envahie par la lave en 1943. Nous étions seuls. Je comprends qu’on puisse dire que cela n’en vaut pas la peine mais perso, j’ai trouvé que le site dégageait quelque chose. Se balader sur la lave solidifiée au pied du clocher, voir l’autel épargné avec encore des fleurs (le site est considéré comme miraculeux) est un moment inoubliable. Par contre, le volcan est assez loin et pas photogénique.
Uruapan, Morelia : zappées, juste contournées (pénible pour Morelia et laveurs de vitre un peu énervants) vu la situation et vu que les villes semblaient moins intéressantes en termes de patrimoine architectural.
Sanctuaire des monarques : a priori, février était la bonne saison pour visiter le sanctuaire. Il existe plusieurs endroits où les voir. Nous avons choisi le site de Sierra Chinchua, sur les hauteurs de Angangueo, à plus de 3.000 m. Là-bas, on doit obligatoirement prendre un « guide ». En fait, un villageois ne parlant qu’espagnol. Aide indirecte pour eux. Environ 2,5 km jusqu’au lieu de rendez-vous des papillons. Ca monte un peu, parfois raide à 3.500 m. Vers midi, la plupart des papillons étaient groupés sur des branches et au fur et à mesure de l’ensoleillement, ils se mettent à voler. C’est très joli, voire impressionnant mais moins que ce que l’on vend parfois, du type « on ne voit plus le ciel tellement ils sont nombreux ». Pour les photographes, on reste loin des branches, environ 20 m, dans des contrastes forts. De plus, les papillons volent très vite, donc compliqué pour les photos ;-) Il est possible qu’il y ait parfois plus de monarques mais cela reste tout de même une belle expérience et restons modestes face à cette incroyable migration encore mystérieuse.
Taxco : nous avons choisi de nous rendre sur Taxco après la visite des monarques, soit à 200 km environ mais nous avons sous-estimé le temps de trajet. En effet, la route du sanctuaire est très lente et surtout, le contournement de Toluca est très pénible avec aucune indication claire. Ensuite, travaux sur l’autopista filant au sud puis très sinueux pour rejoindre Taxco mais avec de chouettes points de vue. Arrivée tardive à Taxco mais coup de cœur pour la ville ! Avec un bel hôtel en prime (voir plus haut). La ville est moins colorée que d’autres mais son dédale de rues est charmant. Ne pas hésiter à partir sur les hauteurs, il y a encore des quartiers très authentiques. Et les habitants de Taxco m’ont semblé les plus sympathiques du voyage. La ville est étouffée par un balai permanent de coccinnelles taxis mais cela lui donne une atmosphère amusante. Adorable endroit.
Grotte de Cacahuamilpa : à 30 bornes de Taxco, ces grottes impressionnantes sont une véritable surprise : énorme tube de plusieurs dizaines de mètres de diamètre que l’on visite sur plus de 2 km avec de magnifique concrétions. Visite guidée obligatoire toutes les heures, en espagnol mais commentaires basiques et plutôt enfantins (comparaisons entre les formes et des personnages, etc). Site bien aménagé. Hors de la grotte, descendez 100 m plus bas pour découvrir l’exutoire actuel de la rivière qui a créé cette grotte ainsi qu’un affluent surgissant aussi de la falaise. Etonnant. Il est possible de faire du canyoning dans ces cours d’eau souterrains. A voir donc et ne prenez pas de lainage pour visiter la grotte, inutile.
Xochicalco : près de Cuernavaca, ce site archéologique très mal indiqué depuis l’autopista est vraiment intéressant. Beaucoup de bâtiments bien entretenus avec de magnifiques fresques sur la pyramide du serpent à plumes. Très beau jeu de pelote. Et peu de touristes. On est souvent seuls. A noter que le soleil frappe dur là-bas.
Tepotzlan : nous avons zappé Cuernavaca dont la réputation ne nous plaisait pas et avons continué jusque ce village très animé avec de chouettes endroits où manger et boire un verre. Nous avons grimpé les 400 m d’escaliers menant à la pyramide de Tepozteco. Rude, rude, rude. Heureusement à l’ombre et les marches sont assez bien dessinées. La pyramide n’a rien d’intéressant mais la vue, méritée, est superbe sur les falaises alentour, en face et le village. Ce qui est idiot, c’est le tarif là-haut de 43 (ou 49, sais plus) pesos. Si vous payez pas, vous ne verrez pas le paysage. Vaut le détour tout de même.
Volcans Popocatépetl et Iztaccihuatl, sur la route de Puebla, si le ciel est bien dégagé, on peut s’approcher en voiture des volcans en quittant l’autoroute et en se perdant dans les villages.
Cholula : mal indiqué (air connu) depuis l’autoroute. On devine très mal la deuxième plus grande pyramide du monde apr ès Khéops. Mais le site vaut le coup, notamment car on peut de nouveau faire un parcours souterrain dans les galeries de la pyramide. Cela permet de voir les différentes étapes de construction. C’est étroit mais pas anxiogène (on reste debout). A voir aussi le zocalo de Cholula, beaux ensembles de couvent, maisons et églises. Dans les alentours, jeter un œil sur les églises de Tonantzintla et Acatepec avec l’extérieur très rococo… Pas vu l’intérieur, c’était jour de mariage.
Puebla : superbe ville avec une circulation assez fluide malgré sa taille. Somptueux centre-ville avec de belles maisons, de grandes églises… Très agréable en soirée avec l’animation ou tôt le matin quand il y a moins de monde. J’aurais aimé plus de temps pour découvrir en profondeur Puebla.
Pic d’Orizaba : sur la route d’Oaxaca, nous avons obliqué vers Orizaba. Et, vu le ciel bleu et le sommet du Mexique parfaitement dégagés, nous sommes sortis à Azitzintla où on peut suivre la route puis la piste qui mène à l’observatoire. Superbes vues sur le volcan et vers les montagnes en direction de l’est. Sans 4 x 4, nous n’avons pas fait toute la piste mais on est tout de même monté à 3.600 m. A recommander si le climat le permet.
Oaxaca : ville touristique, étape de nombreux cars de touristes ou autotours entre Mexico et le Chiapas, le centre historique est joli avec quelques très beaux ensembles coloniaux. Charmant mais un peu moins que Quérétaro ou San Miguel. Beaucoup de magasins, de cafés et de restos branchés et plus chers qu’ailleurs. Mais facile de trouver d’autres endroits à des prix plus mexicains et beaucoup de spécialités locales. Je conseille le Zandunga pour son atmosphère familiale et un plat de dégustation très copieux à 150 pesos pour deux personnes.
Monte Alban : site archéologique inévitable, et à raison, à quelques km d’Oaxaca sur une colline. Le site est grand mais plus concentré que Teotihuacan. Touristique mais sans la grande foule. Incontournable.
El Arbol de Tule : considéré comme un des plus gros arbres du monde. Mérite un arrêt sur la route à l’est d’Oaxaca. Joli parc très bien aménagé autour.
Yagul : site archéologique oublié des circuits touristiques sur la route de Mitla. Sur une colline avec des jolies vues sur les environs et jolie flore. Aussi un « mirador » naturel qui permet d’avoir une vue aérienne intéressante sur les ruines. Beau dédale d’anciens palais. A voir si vous avez le temps et ne saturer pas en vieilles pierres. Par contre, il est dit partout que le jeu de pelote est le plus grand après celui de Chichen Itza. Et ben, cela me semble un gros mensonge !
Mitla : site unique à voir absolument même s’il se visite rapidement. Intéressant de pouvoir descendre dans des tombeaux. Jolis motifs géométriques. Attention, beaucoup de touristes et d’échoppes à souvenirs !
Hierve el Agua : vaste débat… Le site est effectivement dénaturé par le bétonnage de certains bassins et, surtout, le fait de pouvoir marcher presque partout sur les concrétions calcaires qui ont mis des siècles à se former. Dommage mais en fin de journée, magnifique lumière et super photogénique (effets miroir…). Relativement peu de monde (25 personnes max). C’était en semaine. En week-end, ce doit être l’enfer. Sentiment mitigé mais je ne pense pas que boycotter le site va changer quelque chose et aidera à le protéger… Au fait, contrairement à ce qui est dit dans les guides, il ne faut pas faire 10/15 km de piste. Il y a une nationale (bientôt doublée d’une route payante rapide) qui mène à un village et là, 3/4 de piste facile. Ah oui, le site peut être dangereux, ça glisse et en bordure de falaise, aucune protection… Attention avec les gosses.
Tlacotalpan : changement complet de zone climatique. D’Oaxaca à ce village, on passe de 2000 à 3000 m puis au niveau de la mer : cactus – forêt puis décor tropical. Superbes changements à observer le long de 200 km de virages permanents précédents l’arrivée sur la plaine. Route en excellent état mais lent, surtout quand vous êtes derrière un camion. Tlacotalpan, en semaine, est très très calme. Atmosphère humide et indolente. Ce n’est plus vraiment le même Mexique. Dans l’état de Veracruz, on a d’ailleurs trouvé les mexicains plus indifférents. Mais le village est splendide avec ces maisons développant toutes et vraiment toutes les couleurs de l’arc-en-ciel avec des associations osées ! Rien à faire que se balader mais chouette. Même le zocalo était très calme le soir. Proximité du fleuve, donc moustiques. Chouette resto avec fruits de mer. Ce n’est pas une étape indispensable mais agréable.
Veracruz : zappé. Nous avons pris la route côtière vers le nord. Rapide avec un excellent contournement de cette grosse ville. La côte n’est pas très belle et les abords des routes sont assez sales. Il y a des secteurs très balnéaires avec des km d’hôtels apparemment de catégorie moyenne. Rien à faire d’autre que rester sur le sable. Beaucoup de cocotiers décapités… Vraiment pas recommandé pour un séjour.
Quiahuitzlan : site étonnamment ignoré par les touristes. Situé à environ 1 km de la mer, sur une hauteur, au pied d’un pain de sucre. Le site archéologique a un tout petit côté Machu Pichu, avec vue sur l’océan. Si peu de visiteurs que la caisse à l’entrée est la banane du gardien. Originalité : plein de tombes qui ressemblent à des temples miniatures. Charmant. Malheureusement, aucune explication, ni même de plan. A savoir que le site comprend une partie basse, non indiquée. Il faut pousser une barrière pour trouver l’escalier qui y descend. Je recommande car bel endroit excessivement calme.
El Tajin : nous sommes arrivés vers 15h. Pratiquement seuls sur le site. Superbe lumière de fin de journée. Le site est splendide, bien entretenu, et l’environnement est très vert : forêt, gazons… Beaucoup de beaux ensembles, très concentrés, un peu déformés par les tassements. Le site m’a fait penser à Palenque. Dernier site du voyage mais un génial final ! Je recommande absolument.
Papantla : ville très animée, pas spécialement belle. Très pratique pour El Tajin. Excellents restaurants. Rien de particulier à voir mais recommandé pour son atmosphère.
Sur le retour vers Mexico, attention à la route. Il faut remonter sur le plateau central et sur une centaine de km affronter montées et descentes très fréquentées par les poids lourds. Ca peut vite faire chuter votre moyenne. Une autoroute est en construction avec de gros travaux et ouvrages d’art. Cela permettra de gagner beaucoup de temps. Par contre, retrouver l’aéroport à Mexico est facile et la circulation pas trop pénible.
Voilà achevé mon très long récit de voyage dans ce merveilleux pays finalement peu connu !
Phil
Que voir au... Pérou English translation pending
Que voir au Pérou ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).
Au niveau touristique, on peut diviser le pays en trois parties avec : - La côte le long du Pacifique (Ouest), - La cordillère avec ses hautes vallées et massifs andins (centre), - L'Amazonie avec ses plaines (Est).
1- LA CÔTE Chicama : une bourgade côtière au nord du Pérou connue des surfeurs pour ses superbes vagues.Chiclayo : grande ville en bordure du Pacifique, sur la route vers l'Equateur. Elle possède plusieurs musées et des bâtiments de l'époque coloniale.Ica : à 300 km au sud de Lima, Ica est réputée pour son vin et surtout le pisco (eau de vie). Outre les distilleries, on peut également visiter le musée de la ville.Lima : un mélange d'architecture moderne et ancienne (centre historique) pour la capitale du Pérou qui n'est cependant pas pour autant la ville la plus attractive du pays.Mancora : station balnéaire de l'extrême nord appréciée pour ses plages et le surf.Nazca : la ville est mondialement connue pour les "lignes de Nazca" d'ailleurs classées au patrimoine mondial de l'UNESCO.Piura : grande ville du nord proche de l'Equateur. Outre un centre colonial, Piura possède dans ses environs plusieurs plages (Cabo Blanco, Colan, Mancora) appréciées notamment des surfeurs.Trujillo : c'est la troisième agglomération du Pérou. Au niveau touristique, elle possède un centre historique et bénéficie de la proximité de plages (dont Huanchaco connue pour le surf) et de sites archéologiques (Chan Chan, Huaca del Sol…).Tumbes : c'est la grande ville côtière avant l'Equateur. Elle est entourée de plages et de marais.1.1- Sites précolombiens Caral : ce sont les vestiges de la plus ancienne cité précolombienne d'Amérique. Ce site archéologique situé dans le désert au nord de Lima est classé à l'UNESCO.Cerro Sechin : un des plus anciens temples du Pérou composé de grands monolithes ornés de gravures. Il est dans la Vallée de Casma. Chan Chan : c'est le site, tout proche de Trujillo, d'une ville précolombienne en adobe composée de dix citadelles. Chan Chan est inscrit au patrimoine de l'UNESCO.Chauchilla : à la périphérie de Nazca, un cimetière à "ciel ouvert" renfermant d'impressionnantes momies.Huaca del Sol et Huaca de la Luna : limitrophes de Trujillo, ce sont deux temples construits par la civilisation Moche.Lambayeque : petite ville proche de Chiclayo connue pour abriter deux très importants musées archéologiques dont celui des Tombes royales de Sipan.Lignes et géoglyphes de Nazca : mondialement connues et classées au patrimoine mondial de l'UNESCO, ces immenses figures précolombiennes sont à voir du ciel.Sipan : à une trentaine de kilomètres à l'est de Chiclayo, Sipan (ou Huaca Rajada) abrite un des plus importants complexes funéraires de la culture Moche découvert à ce jour.Tucume : dans la Vallée de Lambayeque, proche de Chiclayo, 26 pyramides datant de l'époque précolombienne.1.2- Patrimoine naturel Huacachina : superbe oasis à la périphérie d'Ica avec d'immenses dunes sur lesquelles on peut se balader ou glisser.Réserve nationale de Paracas : dans une zone désertique, face au Pacifique, cette superbe réserve maritime qu'on visite en bateau accueille nombre d'oiseaux, des dauphins, des tortues, des otaries. On y voit également un géoglyphe géant de 120 m ("Tres Cruces").Réserve nationale de San Fernando : sur la côte, près de Nazca, cette réserve aux superbes paysages abrite des colonies d'oiseaux, de pingouins et de lions de mer.2- LES ANDES Aguas Calientes : c'est la bourgade la plus proche du Machu Picchu qui sert de base pour visiter le site.Arequipa : superbe cité de l'époque coloniale sur fond de volcans. C'est la deuxième ville du Pérou après Lima et la deuxième plus visitée après Cuzco. Ayacucho : ville réputée pour avoir été le bastion du Sentier Lumineux. Elle comporte de nombreuses églises et édifices de l'époque coloniale.Cajamarca : jolie petite ville du nord avec plusieurs sources et sites précolombiens dans ses environs proches.Caraz : au nord de Huaraz, c'est une alternative à cette dernière comme base pour la découverte des environs (treks). Caraz possède aussi de beaux bâtiments de l'époque coloniale.Chachapoyas : une localité du nord du Pérou qui a conservé de belles maisons et des places datant de son époque coloniale.Cuzco : superbe ville coloniale classée au patrimoine mondial de l'UNESCO et une excellente base pour découvrir les environs.Huancavelica : petite commune andine à l'ouest d'Ayacucho avec plusieurs églises et bâtiments de l'époque coloniale.Huancayo : c'est la grande ville, centre culturel et commercial, de la partie centrale des Andes péruviennes.Huaraz : agglomération du nord du Pérou aux pieds des Cordilleras Negra et Blanca. La ville sert souvent de base pour découvrir en randonnées (ou escalades) les environs.Juliaca : grande ville proche du lac Titicaca. Son aéroport sert de porte d'entrée aérienne à la région.La Rinconada : avec ses 30 000 habitants et ses 5 100 m d'altitude, La Rinconada est la ville la plus haute au monde.Pisac : ville des environs de Cuzco, dans la Vallée sacrée, connue pour son marché dominical et ses ruines Incas.Puno : sur les rives du lac Titicaca, Puno sert de base et de point d'embarcation pour découvrir le lac et les environs.Tarma : une petite cité andine avec des témoignages de son passé colonial.2.1- Sites précolombiensChavin : ce site archéologique classé à l'UNESCO est situé à 3 200 m d'altitude, pas très loin de Huaraz.Choquequirao : site Inca assez similaire au Machu Picchu. Difficile d'accès, on s'y rend en un trek de 4 jours au départ de la bourgade de Cachora.Kuelap : forteresse de l'époque précolombienne proche de Chachapoyas.Machu Picchu : classé à l'UNESCO et mondialement connu, c'est LE site précolombien par excellence et le "symbole" du Pérou. Sillustani : site funéraire pré-Inca en bordure du lac Umayo, entre Juliaca et Puno.Vallée Sacrée des Incas : cette superbe vallée à côté de Cuzco abrite de nombreux sites archéologiques (Pisac, Moray, Tambomachay, Ollantaytambo…) et de petits villages. C'est un incontournable de la région.2.2- Patrimoine naturel Canyon de Colca : au nord d'Arequipa, c'est le canyon le plus profond au monde avec 3 400 m de dénivelé. On peut y randonner et observer des condors.Catarata Gocta : situées à une vingtaine de kilomètres au nord de Chachapoyas, ces chutes sont parmi les plus hautes du monde avec 771 m.Cataratas las Tres Hermanas : dans la province d'Ayacucho, ce sont les troisièmes chutes les plus hautes du monde (914 m).Chemin de l'Inca : un classique du trek (désormais très réglementé) qui suit une belle route traditionnelle Inca de Chillca au Machu Picchu.Cordillera Blanca : superbe chaîne de montagnes des environs de Huaraz qu'on peut découvrir en treks ou en escaladant ses sommets (33 pics sont au dessus de 5 500 m).Cordillera Negra : voisine de la Cordillera Blanca, cette chaîne montagneuse offre de très beaux paysages, plus des possibilités de randonnées et d'escalades.Lac Titicaca : à cheval sur le Pérou et la Bolivie, le Titicaca est le plus grand lac navigable au monde. On le découvre en bateau sur un ou deux jours au départ de Puno avec des arrêts dans les diverses îles (Amantani, Taquile, Uros).Parc national de Huascaran : ce superbe parc de la Cordillère Blanche abrite le Huascaran qui est la sommet du pays (6 768 m). On peut y pratiquer la randonnée et l'escalade.Parc national Rio Abiseo : le parc classé à l'UNESCO abrite une faune et une flore assez riches, de même que 36 sites archéologiques. Il n'est cependant pas ouvert en principe au tourisme.Salines de Maras : à côte de la Vallée Sacrée, des centaines de petites terrasses à flanc de montagne où le sel naturel est récolté à dos d'homme.Volcan Misti : on peut faire l'ascension de ce volcan de 5 822 m situé aux abords d'Arequipa. 3- L'AMAZONIE Iquitos : au coeur de l'Amazonie péruvienne, c'est le point de départ des treks en forêt et de balades en bateaux, y compris sur l'Amazone jusqu'à son embouchure au Brésil.Pucallpa : sur le rio Ucayali. C'est la ville intermédiaire d'Amazonie entre le nord (Iquitos) et le sud (Puerto Maldonado).Puerto Maldonado : c'est la grande ville du sud de l'Amazonie péruvienne et le point de départ pour la découverte de la jungle voisine (parc de Manu, réserve de Tambopata…).3.1- Patrimoine naturel Amazone : qu'il s'agisse du fleuve Amazone ou des innombrables rios amazoniens, la plupart sont navigables et présentent d'excellentes opportunités pour découvrir la forêts et son environnement.Parc national de Manu : classé à l'UNESCO, ce vaste parc possède une faune et une flore des plus riches et variées.Réserve de Pacaya-Samiria : proche d'Iquitos, c'est une des aires protégées les plus grandes du Pérou. Elle est très riche au niveau faune et flore.Réserve de Tambopata-Candamo : au sud-est du pays, limitrophe de la Bolivie. On y découvre la forêt et sa faune. On peut également y faire du raft sur le Rio Tambopata.4- LE PLUS APPRÉCIÉ...
- La Côte : Chan Chan; Chauchilla; Huacachina; Lignes et géoglyphes de Nazca; Réserve nationale de Paracas; Réserve nationale de San Fernando.
- Les Andes : Arequipa ; Canyon de Colca; Cataratas Gocta et las Tres Hermanas; Chemin de l'Inca; Choquequirao; Cordilleras Blanca et Negra; Cuzco; Lac Titicaca; Machu Picchu; Parc national de Huascaran; Pisac; Salines de Maras; Vallée Sacrée.
- L'Amazonie : Amazone; Iquitos; Parc national de Manu; Réserve de Pacaya-Samiria.
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Au niveau touristique, on peut diviser le pays en trois parties avec : - La côte le long du Pacifique (Ouest), - La cordillère avec ses hautes vallées et massifs andins (centre), - L'Amazonie avec ses plaines (Est).
1- LA CÔTE Chicama : une bourgade côtière au nord du Pérou connue des surfeurs pour ses superbes vagues.Chiclayo : grande ville en bordure du Pacifique, sur la route vers l'Equateur. Elle possède plusieurs musées et des bâtiments de l'époque coloniale.Ica : à 300 km au sud de Lima, Ica est réputée pour son vin et surtout le pisco (eau de vie). Outre les distilleries, on peut également visiter le musée de la ville.Lima : un mélange d'architecture moderne et ancienne (centre historique) pour la capitale du Pérou qui n'est cependant pas pour autant la ville la plus attractive du pays.Mancora : station balnéaire de l'extrême nord appréciée pour ses plages et le surf.Nazca : la ville est mondialement connue pour les "lignes de Nazca" d'ailleurs classées au patrimoine mondial de l'UNESCO.Piura : grande ville du nord proche de l'Equateur. Outre un centre colonial, Piura possède dans ses environs plusieurs plages (Cabo Blanco, Colan, Mancora) appréciées notamment des surfeurs.Trujillo : c'est la troisième agglomération du Pérou. Au niveau touristique, elle possède un centre historique et bénéficie de la proximité de plages (dont Huanchaco connue pour le surf) et de sites archéologiques (Chan Chan, Huaca del Sol…).Tumbes : c'est la grande ville côtière avant l'Equateur. Elle est entourée de plages et de marais.1.1- Sites précolombiens Caral : ce sont les vestiges de la plus ancienne cité précolombienne d'Amérique. Ce site archéologique situé dans le désert au nord de Lima est classé à l'UNESCO.Cerro Sechin : un des plus anciens temples du Pérou composé de grands monolithes ornés de gravures. Il est dans la Vallée de Casma. Chan Chan : c'est le site, tout proche de Trujillo, d'une ville précolombienne en adobe composée de dix citadelles. Chan Chan est inscrit au patrimoine de l'UNESCO.Chauchilla : à la périphérie de Nazca, un cimetière à "ciel ouvert" renfermant d'impressionnantes momies.Huaca del Sol et Huaca de la Luna : limitrophes de Trujillo, ce sont deux temples construits par la civilisation Moche.Lambayeque : petite ville proche de Chiclayo connue pour abriter deux très importants musées archéologiques dont celui des Tombes royales de Sipan.Lignes et géoglyphes de Nazca : mondialement connues et classées au patrimoine mondial de l'UNESCO, ces immenses figures précolombiennes sont à voir du ciel.Sipan : à une trentaine de kilomètres à l'est de Chiclayo, Sipan (ou Huaca Rajada) abrite un des plus importants complexes funéraires de la culture Moche découvert à ce jour.Tucume : dans la Vallée de Lambayeque, proche de Chiclayo, 26 pyramides datant de l'époque précolombienne.1.2- Patrimoine naturel Huacachina : superbe oasis à la périphérie d'Ica avec d'immenses dunes sur lesquelles on peut se balader ou glisser.Réserve nationale de Paracas : dans une zone désertique, face au Pacifique, cette superbe réserve maritime qu'on visite en bateau accueille nombre d'oiseaux, des dauphins, des tortues, des otaries. On y voit également un géoglyphe géant de 120 m ("Tres Cruces").Réserve nationale de San Fernando : sur la côte, près de Nazca, cette réserve aux superbes paysages abrite des colonies d'oiseaux, de pingouins et de lions de mer.2- LES ANDES Aguas Calientes : c'est la bourgade la plus proche du Machu Picchu qui sert de base pour visiter le site.Arequipa : superbe cité de l'époque coloniale sur fond de volcans. C'est la deuxième ville du Pérou après Lima et la deuxième plus visitée après Cuzco. Ayacucho : ville réputée pour avoir été le bastion du Sentier Lumineux. Elle comporte de nombreuses églises et édifices de l'époque coloniale.Cajamarca : jolie petite ville du nord avec plusieurs sources et sites précolombiens dans ses environs proches.Caraz : au nord de Huaraz, c'est une alternative à cette dernière comme base pour la découverte des environs (treks). Caraz possède aussi de beaux bâtiments de l'époque coloniale.Chachapoyas : une localité du nord du Pérou qui a conservé de belles maisons et des places datant de son époque coloniale.Cuzco : superbe ville coloniale classée au patrimoine mondial de l'UNESCO et une excellente base pour découvrir les environs.Huancavelica : petite commune andine à l'ouest d'Ayacucho avec plusieurs églises et bâtiments de l'époque coloniale.Huancayo : c'est la grande ville, centre culturel et commercial, de la partie centrale des Andes péruviennes.Huaraz : agglomération du nord du Pérou aux pieds des Cordilleras Negra et Blanca. La ville sert souvent de base pour découvrir en randonnées (ou escalades) les environs.Juliaca : grande ville proche du lac Titicaca. Son aéroport sert de porte d'entrée aérienne à la région.La Rinconada : avec ses 30 000 habitants et ses 5 100 m d'altitude, La Rinconada est la ville la plus haute au monde.Pisac : ville des environs de Cuzco, dans la Vallée sacrée, connue pour son marché dominical et ses ruines Incas.Puno : sur les rives du lac Titicaca, Puno sert de base et de point d'embarcation pour découvrir le lac et les environs.Tarma : une petite cité andine avec des témoignages de son passé colonial.2.1- Sites précolombiensChavin : ce site archéologique classé à l'UNESCO est situé à 3 200 m d'altitude, pas très loin de Huaraz.Choquequirao : site Inca assez similaire au Machu Picchu. Difficile d'accès, on s'y rend en un trek de 4 jours au départ de la bourgade de Cachora.Kuelap : forteresse de l'époque précolombienne proche de Chachapoyas.Machu Picchu : classé à l'UNESCO et mondialement connu, c'est LE site précolombien par excellence et le "symbole" du Pérou. Sillustani : site funéraire pré-Inca en bordure du lac Umayo, entre Juliaca et Puno.Vallée Sacrée des Incas : cette superbe vallée à côté de Cuzco abrite de nombreux sites archéologiques (Pisac, Moray, Tambomachay, Ollantaytambo…) et de petits villages. C'est un incontournable de la région.2.2- Patrimoine naturel Canyon de Colca : au nord d'Arequipa, c'est le canyon le plus profond au monde avec 3 400 m de dénivelé. On peut y randonner et observer des condors.Catarata Gocta : situées à une vingtaine de kilomètres au nord de Chachapoyas, ces chutes sont parmi les plus hautes du monde avec 771 m.Cataratas las Tres Hermanas : dans la province d'Ayacucho, ce sont les troisièmes chutes les plus hautes du monde (914 m).Chemin de l'Inca : un classique du trek (désormais très réglementé) qui suit une belle route traditionnelle Inca de Chillca au Machu Picchu.Cordillera Blanca : superbe chaîne de montagnes des environs de Huaraz qu'on peut découvrir en treks ou en escaladant ses sommets (33 pics sont au dessus de 5 500 m).Cordillera Negra : voisine de la Cordillera Blanca, cette chaîne montagneuse offre de très beaux paysages, plus des possibilités de randonnées et d'escalades.Lac Titicaca : à cheval sur le Pérou et la Bolivie, le Titicaca est le plus grand lac navigable au monde. On le découvre en bateau sur un ou deux jours au départ de Puno avec des arrêts dans les diverses îles (Amantani, Taquile, Uros).Parc national de Huascaran : ce superbe parc de la Cordillère Blanche abrite le Huascaran qui est la sommet du pays (6 768 m). On peut y pratiquer la randonnée et l'escalade.Parc national Rio Abiseo : le parc classé à l'UNESCO abrite une faune et une flore assez riches, de même que 36 sites archéologiques. Il n'est cependant pas ouvert en principe au tourisme.Salines de Maras : à côte de la Vallée Sacrée, des centaines de petites terrasses à flanc de montagne où le sel naturel est récolté à dos d'homme.Volcan Misti : on peut faire l'ascension de ce volcan de 5 822 m situé aux abords d'Arequipa. 3- L'AMAZONIE Iquitos : au coeur de l'Amazonie péruvienne, c'est le point de départ des treks en forêt et de balades en bateaux, y compris sur l'Amazone jusqu'à son embouchure au Brésil.Pucallpa : sur le rio Ucayali. C'est la ville intermédiaire d'Amazonie entre le nord (Iquitos) et le sud (Puerto Maldonado).Puerto Maldonado : c'est la grande ville du sud de l'Amazonie péruvienne et le point de départ pour la découverte de la jungle voisine (parc de Manu, réserve de Tambopata…).3.1- Patrimoine naturel Amazone : qu'il s'agisse du fleuve Amazone ou des innombrables rios amazoniens, la plupart sont navigables et présentent d'excellentes opportunités pour découvrir la forêts et son environnement.Parc national de Manu : classé à l'UNESCO, ce vaste parc possède une faune et une flore des plus riches et variées.Réserve de Pacaya-Samiria : proche d'Iquitos, c'est une des aires protégées les plus grandes du Pérou. Elle est très riche au niveau faune et flore.Réserve de Tambopata-Candamo : au sud-est du pays, limitrophe de la Bolivie. On y découvre la forêt et sa faune. On peut également y faire du raft sur le Rio Tambopata.4- LE PLUS APPRÉCIÉ...
- La Côte : Chan Chan; Chauchilla; Huacachina; Lignes et géoglyphes de Nazca; Réserve nationale de Paracas; Réserve nationale de San Fernando.
- Les Andes : Arequipa ; Canyon de Colca; Cataratas Gocta et las Tres Hermanas; Chemin de l'Inca; Choquequirao; Cordilleras Blanca et Negra; Cuzco; Lac Titicaca; Machu Picchu; Parc national de Huascaran; Pisac; Salines de Maras; Vallée Sacrée.
- L'Amazonie : Amazone; Iquitos; Parc national de Manu; Réserve de Pacaya-Samiria.
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Annuler le voyage en Thaïlande avec notre petit de 3 ans English translation pending
Bonjour
Mon conjoint et moi avions prévu de partir une quinzaine de jours début avril en thaïlande avec notre enfant de 3 ans mais avec les récents évènements, nous hésitons. Seuls, nous serions partis mais avec un petit on se pose la question. Je précise que nous ne partons pas en voyage organisé (pas notre truc) mais nous construisons notre voyage: Nous arrivons à BKK puis partons le lendemain vers le sud (nous avions prévu Koh Tao, mais vu les commentaires sur le sur-tourisme, nous allons changé de destination, si vous aviez une recommandation d'ailleurs nous sommes preneurs: nous cherchons un coin tranquille avec plage non dangereuse et peu de touristes).
Merci de vos conseils
Mon conjoint et moi avions prévu de partir une quinzaine de jours début avril en thaïlande avec notre enfant de 3 ans mais avec les récents évènements, nous hésitons. Seuls, nous serions partis mais avec un petit on se pose la question. Je précise que nous ne partons pas en voyage organisé (pas notre truc) mais nous construisons notre voyage: Nous arrivons à BKK puis partons le lendemain vers le sud (nous avions prévu Koh Tao, mais vu les commentaires sur le sur-tourisme, nous allons changé de destination, si vous aviez une recommandation d'ailleurs nous sommes preneurs: nous cherchons un coin tranquille avec plage non dangereuse et peu de touristes).
Merci de vos conseils
Sécurité au Vénézuela English translation pending
Bonjour tout le monde,
Une question sur la sécurité au Vénézuela.
Pour une femme seule, 1 mois au Vénézuela cet été, ça craint vraiment ? A éviter, peut-être la frontière colombienne, mais le reste, les iles ?
J'étais en Amérique Centrale (Salvador, Honduras, Nicaragua, Costa Rica) il y a quelques années. Le Vénézuela est pire ou pas ?
Merci
Déplacement et sécurité au Guatemala English translation pending
Bonjour à tous,
Je pense passer une petite semaine au Guatemala au mois de mai puis de continuer sur le Belize jusqu'à Cancun où j'ai la possibilité de séjourner gratuitement. Comme je connais déjà le Mexique j'aimerais en profiter pour découvrir ces deux pays mais surtout le Guatemala qui me semble être une mine d'or culturelle.
Malheureusement, l'insécurité dans ce pays m'effraie (faut dire qu'un ami guatemaltèque nous a vivement conseillé de ne pas y aller, heu il a fait parti d'un gang là-bas mais bon...). Nous avons déjà voyager (sac à dos) au Panama, Costa Rica et Mexique alors je ne sais pas, peut-être que le Guatemala n'est pas nécessairement pire niveau sécurité (si on devait se fier au site du ministère des affaires étrangères...). Contrairement à ce que vous pourriez croire je ne suis pas d'une nature peureuse.
Voici l'itinéraire que nous souhaiterions faire : - Guatemala Ciudad - Antigua - Lac Atitlan - Chichicastenango - Flores - Tikal - puis route vers le Belize (où là je dois avouer que je ne me suis pas penché sur la question)
Je me demande donc comment se déplacer au Guate de la façon la plus sure possible... J'ai vu qu'il existait un vol Guate-Flores à 100€ donc pourquoi pas choisir un vol interne pour cette partie.
Je vous remercie mille fois.
Lola
Je pense passer une petite semaine au Guatemala au mois de mai puis de continuer sur le Belize jusqu'à Cancun où j'ai la possibilité de séjourner gratuitement. Comme je connais déjà le Mexique j'aimerais en profiter pour découvrir ces deux pays mais surtout le Guatemala qui me semble être une mine d'or culturelle.
Malheureusement, l'insécurité dans ce pays m'effraie (faut dire qu'un ami guatemaltèque nous a vivement conseillé de ne pas y aller, heu il a fait parti d'un gang là-bas mais bon...). Nous avons déjà voyager (sac à dos) au Panama, Costa Rica et Mexique alors je ne sais pas, peut-être que le Guatemala n'est pas nécessairement pire niveau sécurité (si on devait se fier au site du ministère des affaires étrangères...). Contrairement à ce que vous pourriez croire je ne suis pas d'une nature peureuse.
Voici l'itinéraire que nous souhaiterions faire : - Guatemala Ciudad - Antigua - Lac Atitlan - Chichicastenango - Flores - Tikal - puis route vers le Belize (où là je dois avouer que je ne me suis pas penché sur la question)
Je me demande donc comment se déplacer au Guate de la façon la plus sure possible... J'ai vu qu'il existait un vol Guate-Flores à 100€ donc pourquoi pas choisir un vol interne pour cette partie.
Je vous remercie mille fois.
Lola
Plus belles photos d'une ville pas belle: New Delhi English translation pending
Voici mes plus belles photos de mon arrêt à Delhi en janvier 2013.
Bon, c'est pas superbe Delhi, mais incroyable!!!!
http://www.youtube.com/watch?v=BZOhx_jdnaU
http://www.youtube.com/watch?v=BZOhx_jdnaU
Le Maroc, toujours intéressant pour les retraités français? English translation pending
Bonjour.......
Il semblerait , vu d'ici , en France , qu'il y ait moins de départs pour le Maroc ; pour des retraités, , qu'il y a une 10aine.... d'années...!!!!
Qu'en pensez vous..????
Merci de votre avis
Il semblerait , vu d'ici , en France , qu'il y ait moins de départs pour le Maroc ; pour des retraités, , qu'il y a une 10aine.... d'années...!!!!
Qu'en pensez vous..????
Merci de votre avis