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Kuala Lumpur - Bornéo - Singapour, été 2013 English translation pending
23 juin 2013
Arrivée de bonne heure à Kuala Lumpur en provenance de Paris. Le vol à bord de l’A380 d’Air Malaysia a été agréable, et on est même en avance sur l’horaire prévu. Les formalités sont rapides, et pour rejoindre la capitale située à presque 1 heure de l’aéroport, nous choisissons de prendre un taxi qui, à quatre, coûte juste un peu plus cher que le bus. De plus, comme le tarif est fixe (il suffit d’acheter un coupon que l’on remet au conducteur), pas de mauvaise surprise ! Seule difficulté, le chauffeur semble ne pas connaitre notre petit hôtel, mais finalement nous y arrivons sans encombre. Nous logeons au Rainforest Bed and Breakfast où nous disposons pour 200 ringgits (l’équivalent de 50 €) d’une chambre familiale avec clim, salle de bain, télévision, wifi et petit déjeuner compris. Ça semble propre et calme : bonne pioche ! Rapidement, nous partons à la découverte de la ville et nous nous rendons en monorail dans les quartiers chinois et indiens. La Malaisie est un pays musulman, et pas mal de femmes se promènent avec un voile, plus rarement un niqab. Il fait très chaud et le ciel est bizarre, tout opaque. Renseignement pris, cette brume provient de Sumatra, grande île indonésienne située à 150 km à l’ouest, où la forêt a été incendiée pour la remplacer par des plantations de palmiers à huile. Presque toute la péninsule malaise est concernée, jusqu’à Singapour. Beaucoup de personnes portent un masque sur le visage car l’air est assez toxique. Lucie ne se sent d’ailleurs pas très bien… Nous ne sommes pas emballés par ce Chinatown assez sale et sa rue couverte de Jalan Petaling où la plupart des commerces proposent des contrefaçons. Sur le marché, les produits ne sont pas particulièrement appétissants avec les poissons et la viande proposés sans aucune réfrigération alors qu’il fait près de 35°. Nous visitons un temple indien, non sans avoir oublié de nous déchausser. Puis nous rentrons à l’hôtel faire une pause, et nous nous accordons même une petite sieste d’une heure car nous commençons à ressentir les 6 heures de décalage et le fait d’avoir peu dormi dans l’avion. A quelques minutes à pied, Kuala Lumpur nous montre un autre visage, celui de la modernité. Le pays est relativement riche du fait de la présence de pétrole, et les galeries commerciales sont nombreuses avec toutes les marques internationales vendues chez nous. On n’y rencontre pas non plus la même population que dans les quartiers plus populaires. Parmi les buildings qui ont poussé depuis plusieurs années, les plus emblématiques sont les Petronas Twin Towers qui furent un temps les plus hautes du monde. Malheureusement, le manque de luminosité lié à la brume ne sous permet pas de faire de belles photos. Le quartier de notre hôtel est bien sympa, avec de nombreux commerces et restaurants. Nous y dinons de notre premier « chicken rice » du voyage, à moins de 2 €…
Arrivée de bonne heure à Kuala Lumpur en provenance de Paris. Le vol à bord de l’A380 d’Air Malaysia a été agréable, et on est même en avance sur l’horaire prévu. Les formalités sont rapides, et pour rejoindre la capitale située à presque 1 heure de l’aéroport, nous choisissons de prendre un taxi qui, à quatre, coûte juste un peu plus cher que le bus. De plus, comme le tarif est fixe (il suffit d’acheter un coupon que l’on remet au conducteur), pas de mauvaise surprise ! Seule difficulté, le chauffeur semble ne pas connaitre notre petit hôtel, mais finalement nous y arrivons sans encombre. Nous logeons au Rainforest Bed and Breakfast où nous disposons pour 200 ringgits (l’équivalent de 50 €) d’une chambre familiale avec clim, salle de bain, télévision, wifi et petit déjeuner compris. Ça semble propre et calme : bonne pioche ! Rapidement, nous partons à la découverte de la ville et nous nous rendons en monorail dans les quartiers chinois et indiens. La Malaisie est un pays musulman, et pas mal de femmes se promènent avec un voile, plus rarement un niqab. Il fait très chaud et le ciel est bizarre, tout opaque. Renseignement pris, cette brume provient de Sumatra, grande île indonésienne située à 150 km à l’ouest, où la forêt a été incendiée pour la remplacer par des plantations de palmiers à huile. Presque toute la péninsule malaise est concernée, jusqu’à Singapour. Beaucoup de personnes portent un masque sur le visage car l’air est assez toxique. Lucie ne se sent d’ailleurs pas très bien… Nous ne sommes pas emballés par ce Chinatown assez sale et sa rue couverte de Jalan Petaling où la plupart des commerces proposent des contrefaçons. Sur le marché, les produits ne sont pas particulièrement appétissants avec les poissons et la viande proposés sans aucune réfrigération alors qu’il fait près de 35°. Nous visitons un temple indien, non sans avoir oublié de nous déchausser. Puis nous rentrons à l’hôtel faire une pause, et nous nous accordons même une petite sieste d’une heure car nous commençons à ressentir les 6 heures de décalage et le fait d’avoir peu dormi dans l’avion. A quelques minutes à pied, Kuala Lumpur nous montre un autre visage, celui de la modernité. Le pays est relativement riche du fait de la présence de pétrole, et les galeries commerciales sont nombreuses avec toutes les marques internationales vendues chez nous. On n’y rencontre pas non plus la même population que dans les quartiers plus populaires. Parmi les buildings qui ont poussé depuis plusieurs années, les plus emblématiques sont les Petronas Twin Towers qui furent un temps les plus hautes du monde. Malheureusement, le manque de luminosité lié à la brume ne sous permet pas de faire de belles photos. Le quartier de notre hôtel est bien sympa, avec de nombreux commerces et restaurants. Nous y dinons de notre premier « chicken rice » du voyage, à moins de 2 €…
Voyager en Iran au mois d'août English translation pending
Notre projet de départ en avril est à l'eau. Nous aimerions reporter ce séjour en été, mais on nous dit que la chaleur est intenable et que ce n'est pas du tout recommandé en aout. Qu'en dites-vous?
D'autre part, peut-on toujours obtenir les visas à l'arrivée?
Merci pour vos réponses et expériences.
Vol Paris - Johannesburg et retour depuis Le Cap English translation pending
J'ai fait quelques recherches pour un trajet de Paris à Johannesburg et retour à partir du Cap cet été .
Ce trajet coute un peu plus de 100 euros de plus qu'un trajet A/R Paris-Johannesburg. J'ai éliminé les vols des compagnies mal " notés " mais qui permettent de gagner 100 euros .
J'ai gardé 2 choix sur les 3 suivants :
- AF : trajet direct sur A380 Départ : CDG 23h30 , arrivée Johannesburg 10H05 Retour : Le CAP 12H20, Arrivée CDG 6H avec une escale de 5H à Johannesburg Prix 1990 euros
- British Airway : Départ : CDG 18H , arrivée 18H05 sur Londres Londres 19H10 , arrivée à Johannesburg à 7h10 en A380-800 Retour : Le CAP : 14H , arrivée Londres 5H du matin avec une escale de 3heures à Johannesburg (A380-800) Londres : 7h25, arrivée CDG 9h40 Prix : 1314euros
- Emirat : Départ CDG 15H35 , arrivée Dubai 0H20 A380 Dubai 4h40 , arrivée à Johannesburg 10H50 777-300ER Retour Le CAP 13h30, arrivée à Dubai 1H15 (vol direct) en 777-300ER Dubai 4H10 , arrivée CDG 9H20 en A380-800 Prix : 1171euros
Évidemment le moins cher et aussi le moins sympa avec son escale en pleine nuit sur l’aéroport de Dubai Éventuellement on peut prendre une chambre à l'aeroport de Dubai (140 euros)
Je penses m'orienter vers Emirat , j'elimine AF vraiment hors clou niveau prix , on hesite pour British qui permet de voyager de nuit et d’être dispo tôt le matin en AFS
Avez vous d'autres avis ?
Ce trajet coute un peu plus de 100 euros de plus qu'un trajet A/R Paris-Johannesburg. J'ai éliminé les vols des compagnies mal " notés " mais qui permettent de gagner 100 euros .
J'ai gardé 2 choix sur les 3 suivants :
- AF : trajet direct sur A380 Départ : CDG 23h30 , arrivée Johannesburg 10H05 Retour : Le CAP 12H20, Arrivée CDG 6H avec une escale de 5H à Johannesburg Prix 1990 euros
- British Airway : Départ : CDG 18H , arrivée 18H05 sur Londres Londres 19H10 , arrivée à Johannesburg à 7h10 en A380-800 Retour : Le CAP : 14H , arrivée Londres 5H du matin avec une escale de 3heures à Johannesburg (A380-800) Londres : 7h25, arrivée CDG 9h40 Prix : 1314euros
- Emirat : Départ CDG 15H35 , arrivée Dubai 0H20 A380 Dubai 4h40 , arrivée à Johannesburg 10H50 777-300ER Retour Le CAP 13h30, arrivée à Dubai 1H15 (vol direct) en 777-300ER Dubai 4H10 , arrivée CDG 9H20 en A380-800 Prix : 1171euros
Évidemment le moins cher et aussi le moins sympa avec son escale en pleine nuit sur l’aéroport de Dubai Éventuellement on peut prendre une chambre à l'aeroport de Dubai (140 euros)
Je penses m'orienter vers Emirat , j'elimine AF vraiment hors clou niveau prix , on hesite pour British qui permet de voyager de nuit et d’être dispo tôt le matin en AFS
Avez vous d'autres avis ?
Retour de Bulgarie English translation pending
bjr
retour en photos apres mon sejour en Bulgarie ....
a bientôt Pat
a bientôt Pat
Perdu, que faire, comment le faire et quand le faire? English translation pending
Bjr, alors voila je me décide enfin a faire les choses sérieusement une fois pour toute, j'ai vraiment besoin de vous car je n'ai personne a qui en parler, pas même des psy ou des médecins. Je ne sais pas si je suis sur le bon forum, mais je tente si ce n'est pas bon j'irais alors sur un autre :(
Alors voila, depuis tjr j'ai voulu quitter cette société et j'ai tjr été attiré par la liberté, je ne veux pas juste fuir ma vie passé et présente, je veux être libre, respirer l'air, sentir le vent dans mes cheveux et sur ma peau, bouger sans jamais m’arrêter, boire, tomber, sauter, découvrir, me sentir en corps avec la nature, regarder le ciel, me rouler par terre, hurler, toucher le sol, toucher la pluie, me noyer dans la pluie, chanter, danser, rigoler, prendre la terre dans mes mains, hurler a n'en plus finir, nager, plonger, toucher les étoiles, observer les animaux, photographier les animaux, sauver les animaux, m’épuiser, me surpasser, etc ... J'ai ces envies depuis que je suis né que je n'ai jamais réalisées et la je craque, je n'en peu plus je veux les vivre avant de mourir !
J'ai 22 ans le 15 juillet, je n'ai ni ami, ni famille, ni copine, ni études, ni travail, ni permis de conduire et ni aucun projet. Depuis que je suis né les gens m’empêchent de vivre ce que j'ai tjr rêvé de vivre. Je veux fuir, je n'arrive pas a me battre et de toute façon tout ce que je vous ai dis que j'ai tjr voulu vivre n'est pas réalisable dans cette civilisation !!! Je cours peut être au suicide, mais en même temps rester dans cette civilisation est un suicide en lui même ! Je ne peux pas tout détailler ici, j'essaye de faire le plus court possible, mais j'ai peur de vos réponses, j'ai peur de ne pouvoir vivre ce dont j'ai tjr attendu de vivre, je sais qu'il faut s'en donner les moyens, mais je suis presque persuadé de m’être bcp donné pour réussir mes ambitions :(
J'ai un peu d'argent de coté, mais ce n'est pas suffisant pour voyager longtemps et efficacement, de plus je veux voyager uniquement, en train, a pied, en velo et en bateau, bref, TOUT, sauf l'avion.
Je vais devenir handicapé car les gens et les psy pense que le probleme vient de moi (c'est possible, mais j'en doutes fortement, car j'ai des preuves de ce que j'avance), donc j'envoie le dossier de la MDPH demain comme prévu et donc je veux jusqu’à ce que l'allocation se mette en place me barrer d'ici ! J'avais tjr prévu de voyager sans m’arrêter jusqu’à ce que je sois vieux, donc après l'allocation je pourrais bouger plus facilement, je pense.
J'ai déjà bcp voyagé en France, avec une trentaine de filles, mais jamais je n'ai voyagé seul. Je ne sais pas si voyager seul se fait et dans quel circonstance, je préférerais avec une fille, mais je n'ai plus de copines depuis 3 ans du a mon comportement soi disant atypique et a mon physique pas des plus attirant. Alors très sincèrement, j'ai un manque affectif énorme et c'est pour ca que je vais quand même être triste même si je part vivre tout ce dont j'ai tjr rêvé ...
Si je suis aussi effrayé par le temps, c'est parce que je fumais 4 paquets de cigarettes par jour, je me scarifiais, je buvais, je me droguais et je pleurais tous les jours. J'ai arrêté tout cela il y a un an, mais je pleure tjr tous les jours ... Donc comme en plus de tout ce que j'ai fais, je ne sortais jamais et c'est tjr le cas, be le temps qui me reste n'existe presque plus !!! Que vous le vouliez ou non, je vous dis que je n'aurais peut être jamais le temps de vivre tout ce que j'ai tjr rêvé de vivre, inutile de me dire que j'ai le temps.
J'ai surement oublié de préciser des choses, mais je pense que c'est un bon résumé déjà, non ?
Je n'ai pas de questions concrètement, j'attends juste de votre part votre point de vue et vos conseils. Merci, vraiment.
Alors voila, depuis tjr j'ai voulu quitter cette société et j'ai tjr été attiré par la liberté, je ne veux pas juste fuir ma vie passé et présente, je veux être libre, respirer l'air, sentir le vent dans mes cheveux et sur ma peau, bouger sans jamais m’arrêter, boire, tomber, sauter, découvrir, me sentir en corps avec la nature, regarder le ciel, me rouler par terre, hurler, toucher le sol, toucher la pluie, me noyer dans la pluie, chanter, danser, rigoler, prendre la terre dans mes mains, hurler a n'en plus finir, nager, plonger, toucher les étoiles, observer les animaux, photographier les animaux, sauver les animaux, m’épuiser, me surpasser, etc ... J'ai ces envies depuis que je suis né que je n'ai jamais réalisées et la je craque, je n'en peu plus je veux les vivre avant de mourir !
J'ai 22 ans le 15 juillet, je n'ai ni ami, ni famille, ni copine, ni études, ni travail, ni permis de conduire et ni aucun projet. Depuis que je suis né les gens m’empêchent de vivre ce que j'ai tjr rêvé de vivre. Je veux fuir, je n'arrive pas a me battre et de toute façon tout ce que je vous ai dis que j'ai tjr voulu vivre n'est pas réalisable dans cette civilisation !!! Je cours peut être au suicide, mais en même temps rester dans cette civilisation est un suicide en lui même ! Je ne peux pas tout détailler ici, j'essaye de faire le plus court possible, mais j'ai peur de vos réponses, j'ai peur de ne pouvoir vivre ce dont j'ai tjr attendu de vivre, je sais qu'il faut s'en donner les moyens, mais je suis presque persuadé de m’être bcp donné pour réussir mes ambitions :(
J'ai un peu d'argent de coté, mais ce n'est pas suffisant pour voyager longtemps et efficacement, de plus je veux voyager uniquement, en train, a pied, en velo et en bateau, bref, TOUT, sauf l'avion.
Je vais devenir handicapé car les gens et les psy pense que le probleme vient de moi (c'est possible, mais j'en doutes fortement, car j'ai des preuves de ce que j'avance), donc j'envoie le dossier de la MDPH demain comme prévu et donc je veux jusqu’à ce que l'allocation se mette en place me barrer d'ici ! J'avais tjr prévu de voyager sans m’arrêter jusqu’à ce que je sois vieux, donc après l'allocation je pourrais bouger plus facilement, je pense.
J'ai déjà bcp voyagé en France, avec une trentaine de filles, mais jamais je n'ai voyagé seul. Je ne sais pas si voyager seul se fait et dans quel circonstance, je préférerais avec une fille, mais je n'ai plus de copines depuis 3 ans du a mon comportement soi disant atypique et a mon physique pas des plus attirant. Alors très sincèrement, j'ai un manque affectif énorme et c'est pour ca que je vais quand même être triste même si je part vivre tout ce dont j'ai tjr rêvé ...
Si je suis aussi effrayé par le temps, c'est parce que je fumais 4 paquets de cigarettes par jour, je me scarifiais, je buvais, je me droguais et je pleurais tous les jours. J'ai arrêté tout cela il y a un an, mais je pleure tjr tous les jours ... Donc comme en plus de tout ce que j'ai fais, je ne sortais jamais et c'est tjr le cas, be le temps qui me reste n'existe presque plus !!! Que vous le vouliez ou non, je vous dis que je n'aurais peut être jamais le temps de vivre tout ce que j'ai tjr rêvé de vivre, inutile de me dire que j'ai le temps.
J'ai surement oublié de préciser des choses, mais je pense que c'est un bon résumé déjà, non ?
Je n'ai pas de questions concrètement, j'attends juste de votre part votre point de vue et vos conseils. Merci, vraiment.
Tente Capri English translation pending
bonjour les "4x4eux"
nous venons d'effectuer un raid au maroc oriental.
a cette occasion nous avons testé la tente de toit modèle CAPRI, commercialisée par TREKKING, que nous venions d'acheter.
j'aimerai savoir si l'un d'entre vous a cette tente, ou connait quelqu'un qui a cette tente, et avoir un avis;
en effet, nous avons été très déçus: il y avait déjà des défauts de fabrication à l'achat, la tente ne tient pas au vent: au moindre coup de vent même pas violent, la coque se rabat, la toile est très légère, etc...
si le concept de cette tente est très bien - 2 pages de publicité ont paru dans les journaux spécialisés ce dernier trimestre - la fabrication qui est chinoise est bien légère pour l'utilisation de ce type de tente!
merci de partager vos avis et expériences de matériel!
Le Vietnam sur France 5 English translation pending
en ce moment sur france 5 voyage de Saigon a Hanoi en train , tres belle rencontre et belles images.
Utiliser le train comme vecteur de découverte d’un pays, symbole d’un mouvement vers un ailleurs dépaysant : tel est le point de départ de cette série documentaire mythique, qui arrive sur France 5 dynamisée et incarnée par Philippe Gougler. La première étape de ces voyages hors des sentiers battus transporte les téléspectateurs au Vietnam.
« Partout, même au bout du monde, j’ai toujours envie de monter dans un train. C’est ma façon préférée de voyager. Philippe Gougler est le digne successeur de François Gall et Bernard d’Abrigeon, initiateurs de la série Des trains pas comme les autres. Dans cette nouvelle formule, il apparaît à l’image et partage ses émotions avec le téléspectateur. Cette invitation au voyage propose des itinéraires au cœur d’un pays, d’un moment clé de l’histoire, d’une civilisation ou d’un peuple. Le train permet de structurer le récit, de favoriser la contemplation de paysages spectaculaires, tout en donnant lieu à des rencontres aussi étonnantes qu’imprévisibles, dont Philippe Gougler est friand. Le Vietnam, du sud au nord
Une rue de Hanoi… où le train rythme la vie quotidienne.
Première destination de cette série qui compte cinq volets le Vietnam. Pour faire connaissance avec ses habitants, rien de tel que le train, d’autant que le réseau ferré de ce pays est l’un des plus lents du monde ! Philippe Gougler a prévu de traverser le Vietnam du sud au nord. Pour rallier Hanoi, la capitale, depuis Hô Chi Minh-Ville (Saigon), poumon économique du pays, il va devoir emprunter trois trains. Et, pour rejoindre Da Nang, à 1 000 kilomètres au nord de Saigon, il lui faudra vingt heures de voyage sur des bancs en bois, à 50 kilomètres heure. Mais les passagers ont tous le sourire aux lèvres, la plus belle chose qu’on puisse offrir aux autres explique une femme. S’ensuit une autre leçon de vie, et de bonheur, lorsque Philippe entame la conversation avec une moine bouddhiste, qui l’invite à venir lui rendre visite dans sa pagode, à Huê. Un rendez-vous que ce curieux va honorer plus tard, et qui va lui permettre de découvrir le quotidien d’un monastère de religieuses. Pense à sourire tous les jours lui conseille son hôte au moment des adieux.
Le globe-trotteur fait d’autres étapes au cours de son périple. L’une en pleine forêt, sur un site incroyable: les ruines du principal centre religieux du royaume indianisé des Chams, un peuple de marins influent entre le IIe et le XVe siècle. L’autre sur l’eau, avec un jeune pêcheur dans une embarcation insolite. A Huê, ancienne capitale impériale du Vietnam, il visite la citadelle inspirée de la Cité interdite de Pékin, où siégeait la dynastie des Nguyen. A Hanoi, c’est un spectacle étonnant qui l’attend
le train passe à travers la ville, au ras des maisons, et rythme le quotidien des habitants. Ici, chaque rue a sa spécialité. Dans celle des ex-voto, il rencontre une femme venue acheter des objets qu’elle fera brûler pour honorer ses morts. Invité à partager ce moment de vie exceptionnel, Philippe Gougler découvre la solidarité, le sens de la famille et la générosité des Vietnamiens. Zen et tout sourire, il conclut, Ce que j’ai adoré dans ce pays, c’est qu’au détour de chaque rencontre j’ai eu l’impression de pouvoir toucher facilement à quelque chose de profond
Stéphanie Thonne
Utiliser le train comme vecteur de découverte d’un pays, symbole d’un mouvement vers un ailleurs dépaysant : tel est le point de départ de cette série documentaire mythique, qui arrive sur France 5 dynamisée et incarnée par Philippe Gougler. La première étape de ces voyages hors des sentiers battus transporte les téléspectateurs au Vietnam.
« Partout, même au bout du monde, j’ai toujours envie de monter dans un train. C’est ma façon préférée de voyager. Philippe Gougler est le digne successeur de François Gall et Bernard d’Abrigeon, initiateurs de la série Des trains pas comme les autres. Dans cette nouvelle formule, il apparaît à l’image et partage ses émotions avec le téléspectateur. Cette invitation au voyage propose des itinéraires au cœur d’un pays, d’un moment clé de l’histoire, d’une civilisation ou d’un peuple. Le train permet de structurer le récit, de favoriser la contemplation de paysages spectaculaires, tout en donnant lieu à des rencontres aussi étonnantes qu’imprévisibles, dont Philippe Gougler est friand. Le Vietnam, du sud au nord
Une rue de Hanoi… où le train rythme la vie quotidienne.
Première destination de cette série qui compte cinq volets le Vietnam. Pour faire connaissance avec ses habitants, rien de tel que le train, d’autant que le réseau ferré de ce pays est l’un des plus lents du monde ! Philippe Gougler a prévu de traverser le Vietnam du sud au nord. Pour rallier Hanoi, la capitale, depuis Hô Chi Minh-Ville (Saigon), poumon économique du pays, il va devoir emprunter trois trains. Et, pour rejoindre Da Nang, à 1 000 kilomètres au nord de Saigon, il lui faudra vingt heures de voyage sur des bancs en bois, à 50 kilomètres heure. Mais les passagers ont tous le sourire aux lèvres, la plus belle chose qu’on puisse offrir aux autres explique une femme. S’ensuit une autre leçon de vie, et de bonheur, lorsque Philippe entame la conversation avec une moine bouddhiste, qui l’invite à venir lui rendre visite dans sa pagode, à Huê. Un rendez-vous que ce curieux va honorer plus tard, et qui va lui permettre de découvrir le quotidien d’un monastère de religieuses. Pense à sourire tous les jours lui conseille son hôte au moment des adieux.
Le globe-trotteur fait d’autres étapes au cours de son périple. L’une en pleine forêt, sur un site incroyable: les ruines du principal centre religieux du royaume indianisé des Chams, un peuple de marins influent entre le IIe et le XVe siècle. L’autre sur l’eau, avec un jeune pêcheur dans une embarcation insolite. A Huê, ancienne capitale impériale du Vietnam, il visite la citadelle inspirée de la Cité interdite de Pékin, où siégeait la dynastie des Nguyen. A Hanoi, c’est un spectacle étonnant qui l’attend
le train passe à travers la ville, au ras des maisons, et rythme le quotidien des habitants. Ici, chaque rue a sa spécialité. Dans celle des ex-voto, il rencontre une femme venue acheter des objets qu’elle fera brûler pour honorer ses morts. Invité à partager ce moment de vie exceptionnel, Philippe Gougler découvre la solidarité, le sens de la famille et la générosité des Vietnamiens. Zen et tout sourire, il conclut, Ce que j’ai adoré dans ce pays, c’est qu’au détour de chaque rencontre j’ai eu l’impression de pouvoir toucher facilement à quelque chose de profond
Stéphanie ThonneQuelle compagnie aérienne pour New York? English translation pending
bonsoir
je veux partir à New York (5pers) au début Octobre: quelle compagnie pas trop chère et FIABLE puis-je prendre?
les prix de cette période vont du simple au double selon la compagnie ;alors je suis perdue?
dois-je commander tout de suite ou attendre encore pour bénéficier de prix intéressants?
merci.
De retour du Kenya English translation pending
Petit compte rendu de notre voyage de Janvier 2013 au Kenya:
- Aller-retour par Egyptair qui nous a proposé le meilleur tarif (700 euros TTC AR, avec une escale de 7 heures au Caire au retour qui nous a permis d'aller voir les pyramides). RAS, bon service, avions à l'heure
- Aucun problème avec la douane/police/immigration, formalités rapides
- Nous avons utilisé les services de l'agence Australken, trouvée sur internet. Peu présente dans le monde francophone, cette agence semble une véritable perle. Nous n'aurions pu rêver service à la fois plus sympathique et plus professionnel (si si la combinaison est possible). Notre guide en particulier (anglophone) était exceptionnel.
- Nous avons opté pour 7 jours de safari privé (minibus affrêté pour nous - un couple, avec chauffeur-guide et cuisinier), avec hébergement en banda (bungalow simple) et non en lodge. Nous avons apprécié cette formule, qui nous est revenue à 850 euros par personne (payés en cash et en totalité au début du voyage à l'aéroport).
- Itinéraire retenu: Aberdares (1 jour) Nakura (1 jour) Naivasha (1 jour) Masai Mara (4 jours 3 nuits)
- Après quoi nous avons encore passé 2 jours et 3 nuits au camps Masai d'Oldarpoi, situé juste à la sortie du Masai Mara, puis nous sommes revenus par nos propres moyens à Nairobi (en prenant une succession de Matatus)
- Impressions Aberdares: parc très sauvage (presque personne), forestier, naturel, assez frais (en altitude). Vu beaucoup de Cobes et de buffles, des gazelles et des éléphants, quelques singes. Malheureusement le seul banda du parc est en réfection et nous avons dû passer la nuit dans un hôtel (très bruyant) à Nyeri.
- Impressions Nakuru: parc très agréable, en bordure de ville, mais doté de beaux points de vue sur le lac. Les flamants n'étaient pas très nombreux car il avait beaucoup plu dans les semaines précédentes, et donc les animaux avaient de nombreux autres points d'eau à leur disposition. En revanche nous avons eu de très belles scènes de rhinocéros, beaucoup de zèbres, de gazelles, de buffles, d'oiseaux et quelques singes. Un couple de lion à distance.
- Impressions Naïvasha: parc à mon goût moins intéressant que les deux précédents. Nous avons fait le très classique Crescent Island (marche de 2h dans le parc) et sortie en bateau, c'est sympathique et champêtre, mais pas très spectaculaire. Gazelles, zèbres, girafes, pélicans, oiseaux. Nuit au Fisherman camp, assez fréquenté mais très vaste et agréable (hippo pool)
- Impressions Masaï Mara: un peu déçus au début, en particulier parce que nous avons tenté d'aller très loin dans le parc pour ne trouver que de grandes étendues désertes, notre sentiment s'est amélioré avec le temps. Grâce à la formule du véhicule privé, nous avons pu rester longtemps (une à deux heures) sur les scènes intéressantes, alors que les autres minibus arrivaient bruyamment et repartaient dare-dare. Nous avons vu sans difficulté les 5 grands, et en particulier de très grands troupeaux de buffles, de très nombreuses familles d'éléphants, et plusieurs groupes de lions. Bonus: de rares renards locaux et un serval.
- Impressions Oldarpoi (camp Masai): un peu déçus par rapport aux commentaires lus sur Tripadvisor. L'idée est bonne ("marketer" un camp Masai proche d'un village en reversant l'argent du tourisme à la communauté locale), mais ne fonctionne pas très bien, et finalement on n'est pas si bien intégrés que cela au reste du village. Deux ballades sympas tout de même, mais pas spectaculaires.
- Impressions retour en matatu: il est possible d'aller et de revenir au Masai Mara en indépendant, mais ce n'est pas courant. Pour donner un exemple, les seuls matatus (minibus publics) qui passent à Sekenani gate (la porte principale) passent à 4h du matin (à une demi-heure près). On passe par Narok, et ensuite on peut enchaîner sur Nakuru ou Nairobi. C'est très inconfortable (principe du taxi-brousse + piste en assez mauvais état au début). C'est très bon marché (environ 3 euros par personne pour un tronçon de deux heures, soit environ 10 euros pour relier Nairobi à Masai Mara)
- Impressions Hells Gate:comme notre retour nous forçait à partir très tôt et que notre avion ne décollait que le lendemain matin, nous avons fait une halte à Hells Gate. Arrivés à Naïvasha, nous avons pris un matatu local (pas difficile à trouver en demandant, tout se passe à la gare routière de toute façon) qui longe le lac et nous a déposés à 2 km de l'entrée du parc. Il y a des locations de vélos directement au carrefour, ce qui fait qu'on peut enchaîner directement en sortant du matatu (nous avons payé sans négocier 10 euros par personne pour la journée). Hells Gate est un parc sympathique mais peu spectaculaire qui se parcourt en vélo (en minibus, ce doit être trop petit). Arrivés au bout du parcours vélo, on peut prendre un guide local pour une visite des gorges (pas mal, mais pas extraordinaire non plus). Actuellement, il y a beaucoup de travaux dans le parc (pour la géothermie) et on est un peu gênés par les camions et la poussière des chantiers. Vu des zèbres, phacochères, girafes, gazelles.
- Impressions agence Australken: service exceptionnel, à recommander. Idéal pour les anglophones, pour les francophones ils peuvent travailler avec des guides interprètes.
- Au retour nous avions environ 7 heures de transit au Caire. Nous avons privatisé un taxi (pour 30 euros environ = 300 LE) pour l'aller-retour et 2 heures aux pyramides. L'agent soi-disant "officiel" (qui nous a contactés à la police de l'immigration!) nous proposait le triple, alors qu'en fait on doit pouvoir négocier moins. On n'a eu aucun problème de temps, on aurait pu rester une heure de plus. La visite des pyramides est éprouvante, il faut passer la première heure à lutter contre le harcèlement des guides. Le mieux est d'aller le plus vite possible du côté de Mykerinos (la petite pyramide) et de s'écarter vers le désert en fonction du temps disponible.
Voilà, si vous avez des questions, n'hésitez pas...
- Aller-retour par Egyptair qui nous a proposé le meilleur tarif (700 euros TTC AR, avec une escale de 7 heures au Caire au retour qui nous a permis d'aller voir les pyramides). RAS, bon service, avions à l'heure
- Aucun problème avec la douane/police/immigration, formalités rapides
- Nous avons utilisé les services de l'agence Australken, trouvée sur internet. Peu présente dans le monde francophone, cette agence semble une véritable perle. Nous n'aurions pu rêver service à la fois plus sympathique et plus professionnel (si si la combinaison est possible). Notre guide en particulier (anglophone) était exceptionnel.
- Nous avons opté pour 7 jours de safari privé (minibus affrêté pour nous - un couple, avec chauffeur-guide et cuisinier), avec hébergement en banda (bungalow simple) et non en lodge. Nous avons apprécié cette formule, qui nous est revenue à 850 euros par personne (payés en cash et en totalité au début du voyage à l'aéroport).
- Itinéraire retenu: Aberdares (1 jour) Nakura (1 jour) Naivasha (1 jour) Masai Mara (4 jours 3 nuits)
- Après quoi nous avons encore passé 2 jours et 3 nuits au camps Masai d'Oldarpoi, situé juste à la sortie du Masai Mara, puis nous sommes revenus par nos propres moyens à Nairobi (en prenant une succession de Matatus)
- Impressions Aberdares: parc très sauvage (presque personne), forestier, naturel, assez frais (en altitude). Vu beaucoup de Cobes et de buffles, des gazelles et des éléphants, quelques singes. Malheureusement le seul banda du parc est en réfection et nous avons dû passer la nuit dans un hôtel (très bruyant) à Nyeri.
- Impressions Nakuru: parc très agréable, en bordure de ville, mais doté de beaux points de vue sur le lac. Les flamants n'étaient pas très nombreux car il avait beaucoup plu dans les semaines précédentes, et donc les animaux avaient de nombreux autres points d'eau à leur disposition. En revanche nous avons eu de très belles scènes de rhinocéros, beaucoup de zèbres, de gazelles, de buffles, d'oiseaux et quelques singes. Un couple de lion à distance.
- Impressions Naïvasha: parc à mon goût moins intéressant que les deux précédents. Nous avons fait le très classique Crescent Island (marche de 2h dans le parc) et sortie en bateau, c'est sympathique et champêtre, mais pas très spectaculaire. Gazelles, zèbres, girafes, pélicans, oiseaux. Nuit au Fisherman camp, assez fréquenté mais très vaste et agréable (hippo pool)
- Impressions Masaï Mara: un peu déçus au début, en particulier parce que nous avons tenté d'aller très loin dans le parc pour ne trouver que de grandes étendues désertes, notre sentiment s'est amélioré avec le temps. Grâce à la formule du véhicule privé, nous avons pu rester longtemps (une à deux heures) sur les scènes intéressantes, alors que les autres minibus arrivaient bruyamment et repartaient dare-dare. Nous avons vu sans difficulté les 5 grands, et en particulier de très grands troupeaux de buffles, de très nombreuses familles d'éléphants, et plusieurs groupes de lions. Bonus: de rares renards locaux et un serval.
- Impressions Oldarpoi (camp Masai): un peu déçus par rapport aux commentaires lus sur Tripadvisor. L'idée est bonne ("marketer" un camp Masai proche d'un village en reversant l'argent du tourisme à la communauté locale), mais ne fonctionne pas très bien, et finalement on n'est pas si bien intégrés que cela au reste du village. Deux ballades sympas tout de même, mais pas spectaculaires.
- Impressions retour en matatu: il est possible d'aller et de revenir au Masai Mara en indépendant, mais ce n'est pas courant. Pour donner un exemple, les seuls matatus (minibus publics) qui passent à Sekenani gate (la porte principale) passent à 4h du matin (à une demi-heure près). On passe par Narok, et ensuite on peut enchaîner sur Nakuru ou Nairobi. C'est très inconfortable (principe du taxi-brousse + piste en assez mauvais état au début). C'est très bon marché (environ 3 euros par personne pour un tronçon de deux heures, soit environ 10 euros pour relier Nairobi à Masai Mara)
- Impressions Hells Gate:comme notre retour nous forçait à partir très tôt et que notre avion ne décollait que le lendemain matin, nous avons fait une halte à Hells Gate. Arrivés à Naïvasha, nous avons pris un matatu local (pas difficile à trouver en demandant, tout se passe à la gare routière de toute façon) qui longe le lac et nous a déposés à 2 km de l'entrée du parc. Il y a des locations de vélos directement au carrefour, ce qui fait qu'on peut enchaîner directement en sortant du matatu (nous avons payé sans négocier 10 euros par personne pour la journée). Hells Gate est un parc sympathique mais peu spectaculaire qui se parcourt en vélo (en minibus, ce doit être trop petit). Arrivés au bout du parcours vélo, on peut prendre un guide local pour une visite des gorges (pas mal, mais pas extraordinaire non plus). Actuellement, il y a beaucoup de travaux dans le parc (pour la géothermie) et on est un peu gênés par les camions et la poussière des chantiers. Vu des zèbres, phacochères, girafes, gazelles.
- Impressions agence Australken: service exceptionnel, à recommander. Idéal pour les anglophones, pour les francophones ils peuvent travailler avec des guides interprètes.
- Au retour nous avions environ 7 heures de transit au Caire. Nous avons privatisé un taxi (pour 30 euros environ = 300 LE) pour l'aller-retour et 2 heures aux pyramides. L'agent soi-disant "officiel" (qui nous a contactés à la police de l'immigration!) nous proposait le triple, alors qu'en fait on doit pouvoir négocier moins. On n'a eu aucun problème de temps, on aurait pu rester une heure de plus. La visite des pyramides est éprouvante, il faut passer la première heure à lutter contre le harcèlement des guides. Le mieux est d'aller le plus vite possible du côté de Mykerinos (la petite pyramide) et de s'écarter vers le désert en fonction du temps disponible.
Voilà, si vous avez des questions, n'hésitez pas...
Carnet ATA pour le Sénégal English translation pending
BONJOUR
prochainement nous devons partir à nouveau nous ballader au sénégal avec un véhicule neuf
en 2008 nous avions un véhicule qui avait un an, à la frontière nous avions eu un passavent
sur le forum il est question du carnet ATA
en faut-il un également pour un véhicule neuf
quelqu'un pourrait-il me donner des précisions
d'avance merci
bonnes fêtes de fin d'année à tous
Avis sur notre parcours au Vietnam du 21 avril au 9 mai? English translation pending
bonjour
nous avons fait appe a une agence et voila ce qu'elle nous propose
en sachant que nous voulions le delta du mekon, la baie d'halong, les rizieres, hoi an, et quelques jours en bord de plage
merci de me dire ce que vous en pensez
voila je refais une demande avec plus de detail sur notre parcours voici notre programme plus en détail : Jour 1 - visite de saigon :- la poste, le quartier chinois cho lon, le marché binh tay, la pagode de la dame celeste
Jour 2 – Saigon – Sadec – Vinh Long– Cai Be- Balades dans les rues de sadec, Visite de la maison de l’amant, embarquement sur un sampan a vinh long, Ile de an binh, Arrivée au lmekong lodge
Jour 3 – Cai Be – Saigon – Hoi An- marché flottant de cai be, aeroport saigon (avion à 16h30)
Jour 4 – Hoi An- vélo pour visite vieux centre ville : pont japonais, sanctuaire de Fujian, maison phung hung, quartier chinois, marché et quai, Ile cam nam
Jour 5 – Hoi An - Hue- montagne de marbre, pagode tam tahi, musée d’art cham, col des nuages, cité imperiale, marché dong da
Jour 6 – Hue - Hanoi- croisière sur la riviere des parfums, pagode tien mu, village agricole de thuy bieu, artisanat de baton d’encens, visite du tombeau de l’empereur minh mang - train de nuit
Jour 7 – Hanoi- promenade jardin anicen gouverneur et maison ho chi minh, pagode du pilier unique, citadelle imperiale de hanoi musée, la tour du drapeau, la porte doan mo, les reliques palais kinh thien, la porte du nord, le temple de la littérature, pagode de tran quoc, temple quan thanh, théatre des marionnettes sur l’eau
Jour 8 - Hanoi- journée libre
Jour 9 – Hanoi – But Thap – Dong Ho– Dinh Bang – Lao Cai- pagode but thap, village d’estampes de dong ho, village de dinh bang - train de nuit
Jour 10 – Lao Cai – Coc Ly – Bac Ha- petit marché ethnique de coc ly, croisiere sur la riviere chay, village tay de truong do - bac ha
Jour 11 – Bac Ha - Sapa- village ethnie dao rouge de ta phin - découverte de la ville
Jour 12 – Sapa – Lao Caipour une rando de 5h : rizieres Train de nuit
Jour 13 – Hanoi – Tam Coc- sanctuaire bouddhiste de bai binh, balade en barque à rame sur la riviere ngo dong, balade a velo à travers champs, pagode bich dong Jour 14 – Tam Coc – Ha Long- embarquement sur jonque dragons pearl, grotte thien canh son, ile de hon Co
Jour 15 – Ha Long - Saigon- grotte sung sot- vol hanoi/saigon- arrivé a 22h a saigon
Jour 16/17/18 – Mui Ne
Jour 19 – Mui Ne – Saigon - départ départ de mui ne pour aeroport et avion a 1h55 le vendredi
voila que pourrons nous enlever en sachant que j'aimerai rajouter une journée a hoi an et hue si possible
et a part mui ne que me conseillez vous comme plage pour farniente, baignade et peut etre plongée ou snorlekking
merci d'avance de votre aide
voila je refais une demande avec plus de detail sur notre parcours voici notre programme plus en détail : Jour 1 - visite de saigon :- la poste, le quartier chinois cho lon, le marché binh tay, la pagode de la dame celeste
Jour 2 – Saigon – Sadec – Vinh Long– Cai Be- Balades dans les rues de sadec, Visite de la maison de l’amant, embarquement sur un sampan a vinh long, Ile de an binh, Arrivée au lmekong lodge
Jour 3 – Cai Be – Saigon – Hoi An- marché flottant de cai be, aeroport saigon (avion à 16h30)
Jour 4 – Hoi An- vélo pour visite vieux centre ville : pont japonais, sanctuaire de Fujian, maison phung hung, quartier chinois, marché et quai, Ile cam nam
Jour 5 – Hoi An - Hue- montagne de marbre, pagode tam tahi, musée d’art cham, col des nuages, cité imperiale, marché dong da
Jour 6 – Hue - Hanoi- croisière sur la riviere des parfums, pagode tien mu, village agricole de thuy bieu, artisanat de baton d’encens, visite du tombeau de l’empereur minh mang - train de nuit
Jour 7 – Hanoi- promenade jardin anicen gouverneur et maison ho chi minh, pagode du pilier unique, citadelle imperiale de hanoi musée, la tour du drapeau, la porte doan mo, les reliques palais kinh thien, la porte du nord, le temple de la littérature, pagode de tran quoc, temple quan thanh, théatre des marionnettes sur l’eau
Jour 8 - Hanoi- journée libre
Jour 9 – Hanoi – But Thap – Dong Ho– Dinh Bang – Lao Cai- pagode but thap, village d’estampes de dong ho, village de dinh bang - train de nuit
Jour 10 – Lao Cai – Coc Ly – Bac Ha- petit marché ethnique de coc ly, croisiere sur la riviere chay, village tay de truong do - bac ha
Jour 11 – Bac Ha - Sapa- village ethnie dao rouge de ta phin - découverte de la ville
Jour 12 – Sapa – Lao Caipour une rando de 5h : rizieres Train de nuit
Jour 13 – Hanoi – Tam Coc- sanctuaire bouddhiste de bai binh, balade en barque à rame sur la riviere ngo dong, balade a velo à travers champs, pagode bich dong Jour 14 – Tam Coc – Ha Long- embarquement sur jonque dragons pearl, grotte thien canh son, ile de hon Co
Jour 15 – Ha Long - Saigon- grotte sung sot- vol hanoi/saigon- arrivé a 22h a saigon
Jour 16/17/18 – Mui Ne
Jour 19 – Mui Ne – Saigon - départ départ de mui ne pour aeroport et avion a 1h55 le vendredi
voila que pourrons nous enlever en sachant que j'aimerai rajouter une journée a hoi an et hue si possible
et a part mui ne que me conseillez vous comme plage pour farniente, baignade et peut etre plongée ou snorlekking
merci d'avance de votre aide
Retour d'experience Hanoi - Bac Ha - Moto trip (Col Ma Pi Leng) - Halong via Cat Ba (octobre 2012) English translation pending
Bonjour Voyage Forum,
Je suis revenu il y a un mois de mon voyage dans le nord du Vietnam et souhaite à mon tour vous faire un retour d’expérience. Je me suis tellement gavé d’information dans le forum que je pense normal contribuer mon tour à l’édifice. Egalement un BIG UP à LARSAY qui nous a bien aider à peaufiner notre circuit à notre arriver sur Hanoi ! Merci encore pour vos contact à BAC HA et CAT BA !
Nous sommes partie à 2 ma copine et moi. Nous sommes un jeune couple de moins de 30 ans et après un voyage en Amérique du sud l’an dernier que nous avions beaucoup préparé, nous avons décidé (un peu par fainéantise faut bien le dire) de ne rien prévoir, pas même l’hébergement de la première nuit. Bien nous en a pris ! Ce fut un voyage magique, pleins de rencontres. Nous ne voyagerons que comme cela désormais.
Notre programme sur 2 semaines et demi : HANOI – Bac Ha – Route de Dong van/ MEO VAC- lac Babe- Halong terre et mer avec croisière.
Au commencement fut l’avion … Aller : Air France, compagnie toujours au top au niveau des divertissements à bord. Coté nourriture, le menu spécial (Mme est végétarienne) pas terrible cependant. Il faut récupérer son bagage à l’escale d’HO CHI MIN. Les notres ont tardé ce qui nous à fait rater l’escale mais les agents aéroportuaire ont géré et nous avons pu facilement décoller pour Hanoi dans un autre avion ( un vol saigon - hanoi toutes les 30 minutes). Retour : Vietnam Airlines direct Hanoi-Paris. Coté divertissement c’est moins bien. Les films peu nombreux tournent en boucle, il ne faut donc pas rater le début au risque de patienter pour la séance d’après. Coté Nourriture : RAS, menu végétarien de meilleurs qualité.
Arriver à l’aéroport : On s’est débrouillé pour partager la course avec un couple rencontré dans notre mésaventure de bagage. Pas la peine de chercher un taxi, c’est lui qui vous trouvera ! 320 000 D la course (11€ partagé). 45 minutes pour arriver à Hanoi.
Hôtel à Hanoi : En suivant nos partenaires de Taxi, nous nous sommes installés au JASMINE HOTEL. Nous avons également essayé le HEART HOTEL à notre retour en fin de séjour. Les deux hôtels sont propres et possèdent des chambres spacieuses à prix raisonnable (20$). Le personnel est au petit soin ce qui est vraiment agréable. Ils se sont occupés de nos billets de train et de bus et de nos réservations de taxi. Et cela toujours avec le sourire. Le Jasmine est très légèrement en retrait de l’extra centre d’HANOI, les boutiques et restaurant l’entourant sont plus authentique que ceux que vous trouverez au alentours du HEART HOTEL qui est lui au cœur du centre touristique de la ville (avec ces restaurants internationaux, club etc...). Attention, si les chambres avec vue / Balcon sont très attirantes au premier abord, ce sont également les plus bruyantes. Pas de double vitrage ici ! Les chambres sur cours (moin chere) sont plus sympas au HEART, celle du JASMINE étant plutôt sombre.
Restauration : Ne cherchez pas bien loin, la meilleurs bouffe est celle des restaurants de rue, à même le trottoir pour la plus part. Nous avons souhaitez nous offrir un bon resto pour notre dernier diner … 45€ pour 2 et une nourriture pas meilleurs que nos différent repas à 1,5€ / tête bière comprise ! Ok on mange dans du propre et sur une chaise… mais les rencontres en moins…. Vraiment pas indispensable.
BAC HA : Voyage en Train de HANOI jusqu’à LOI CAI. A l’arriver deux solutions : Vous etes fatigués (commes nous l’étions) et décidez de suivre l’un des nombreux rabatteurs pour trouver illeco facilo votre bus. Vous pairez le double du prix votre trajet (6€ à la place de 3€). Il faut voir le coté pratique de la chose. Sinon à la sortie de la gare, traversez le parvis ou attendent les bus pour les excursions organisées et continuez tout droit dans la rue peu engageante car mal éclairé. Vous tomberez rapidement sur la gare routière et sur le bus pour BAC HA qui est parti tres peu de temps après. 3 h de route.
Arriver sur place nous avons contacté Mr GNHé que LARSAY (et le lonely planet) recommande. Attention Mr est un vrai business man ! Costard et cheveux bien coiffé, ce Monsieur m’a donné une leçon de négociation mémorable ! Ici pas de prix les excursions se font un peu à la tête du client. Notre souhait était de faire en moto la boucle BAC HA HA GIANG DONG VAN MEO VAC HA GIANG BAC HA. Il me propose 400$ par personne. Evidemment trop cher ! Nous avons au final, apres 30 min de bla bla convenu de payer 10 000 000 D chacun (480$) pour :
Un trek de 2 jours une nuits aux alentours de BAC HA en pensions complète. + Une Rando moto de 6 nuits/7 jours au départ de BAC HA vers HANOI en passant par DONG VAN/MEOVAC via XIN MAN et lac BABE comprenant : 2 moto, un guide, l’essence, les réparations des motos si chute(s), le rapatriement des motos pour BAC HA une fois arriver à HANOI. N’était pas compris, notre nourriture et notre hébergement (tout ça ne coute pas plus de 10€ par jours). Nous avons du payer également notre excursion nautique sur le Lac BABE.
POUR INFO : Notre guide THEO (très sympa au demeurant) nous a confié que le juste prix pour se type de prestation avoisinerait les 750$ pour 2. A bon entendeur :
Le trek : Super, un grand moment avec un jeune guide « Têt » très sympa. De nombreuses rencontres avec les minorités avec lesquelles nous avons aussi bien travaillé à la recolte du riz que partager le verre d’alcool de riz ou la BANG ! la nuit chez l’habitant tres sympa ! je regrette de na pas avoir investi pour 3 jours.
La rand moto : Le DRAME ! Helas la métao n’a pas été avec nous et les journées se sont ressemblé entre brumes épaise et brouillard aveuglant ! Ce que nous avons pu voir cependant était sublime ! Mais quel frustration sur le moment ! j’en avais envi de pleurer ! Ma copine à l’arrière, le guide sur sa moto avec nos gros sacs, nous avons mangé du KM pendant 6 jours. Jusqu’à MEO VAC la routes est sublimes mais les 3 derniers jours , la fatigue et l’intérêt décroissant de la route rendent plus pénible le road trip. Il faut bien comprendre que l’on part tôt le matin pour arriver (de nuits quelques fois) en soirée à notre hotel. A refaire je me contenterai de la boucle BAC HA HAGIANG DONG VAN HA GIANG BAC HA.
Jour 1 : BAC HA XIN MAN HA GIANG : Partez au levé du jour car ce trajet est très long. C’est l’une des journées la plus fatiguant (avec le dernière). La route jusqu’à XIN MAN est tres caillouteuse mais avec les 125Cm de Mr GNHe ça passe plutôt facile. Ca doit cependant être un cauchemar en auto/Jeep (Jaques nous avons vu votre trou… il est toujours la !). La route avait l’air d’être en travaux … en même temps toutes les routes donnent l’impression d’être en travaux alors bon ;)). Arrivé de nuit à HA GIANG dans un hôtel sans charme mais confortable.
Jour 2 : HA GIANG DONG VAN : Départ vers 9h30 apres un petit déjeuné dans un restaurant de rue. La pluie et le brouillard ne nous lâcherons plus. Snif. Faire tres attention aux routes mouillées, nous avons croisé de nombreux touriste victime de chute. Nous sommes nous même tombé dans un virage … Une grosse frayeur … et quelques gros bleus aux genoux. Ce qui a été plus rigolo a été la réparation de la moto au premier village croisé. Sans rendez vous et terriblement efficace. En 3 minutes ma moto était comme neuve, même les rayure ont été effacé ! Chapeau. Nous avons visité le château des roi des Hmong…. Bof Arrivé en soirée à DONG VAN, grand mal nous en a pris car les 4 hôtels de la ville était plein a cause du marché du lendemain. Finalement notre guide a réussi à nous trouver une place…. Au détriment d’une autre réservation trop en retard au gout de la gérante. Ouf (pour nous :))
Jour 3 : Marché de DONG VAN – Route DONG VAN MEOVAC, Marché de MEOVAC BAO LAC : Super Marchés tres peu touristique où nous avons pu croisé de nombreuse scénettes tres amusantes. Au rytme des cri de cochon, il est tres agréable de flâner dans les différents étales. Nous avons beaucoup apprécié le marché au bestiaux ou sont vendu vache, cochon …. Et chien ! Le marché de MEO VAC est également sympa mais le cadre est moins beau. Route DONG VAN / MEO VAC, sous la pluie et un épai brouillard. On a rien vu. J’en ai les larmes aux yeux rien qu’en y repensant ! Mais ca avait l air vraiment sublimes. RRRRRRrrrrrrrrrrr
Jours 4 : BOA LAC / BABE : Route sans grands interets.
Jour 5 et 6 : LAC BABE : Une étape très sympa dans la verdure du parc national. Bon faut dire qu’après la route du nord, les paysage paraissent moins grandiose. Nos 2 nuit chez l’habitant ont étés super et fut rythmé par de nombreux TCHU SUK KWé (Santé !). Pour la petite histoire il y avait même du wifi ! Tout à fait inattendu dans ce petit hameau Thai. La visite en bateau est sympa et reposante mais casse pas trois pattes à un canard. Au menu du buffle, un resto, une cascade et une grotte dans un cadre de verdure type "rain forest"
Jour 7 : Le retour sur HANOI est une horreur, et rien que pour cela je déconseille de revenir sur la capital en moto. J’ai bien cru mourir une dizaine de fois. Oubliez ici votre code de la route. La règle de base est la survie ;)) On double par la droite à volonté, on roule sur la voie de gauche à gogo. Mais le plus dure est que la route et très longue et semble interminable. Déconseillé aux asthmatiques.
NINH BINH : ENFIN LE BEAU TEMPS et apres cette semaine motorisé, le plaisir de retrouvé les joies de la marche et du vélo est énorme. Chez LOAN est un hôtel restaurant super. Evité les petits restos du centre ville mauvais et touristique. LOAN est un vrai cordon bleu. L’hotel est tres confortable et tout les touristes présent venait (comme nous ) de la part de LARSAY… et ils ont eut bien raison. Loan parle Français et nous a beaucoup aidé dans la suite de notre séjour en nous réservant une voiture privée pour choper le bateau de 9h du mat pour l’ile de CAT BA à haiphong.. départ 5h du matin, voiture super confortable, prix 60€ que je ne regrette absolument pas !! (faut dire qu il y avait la solution du bus mais nous l’avons jugé trop stressante à cause de l’imperatif horaire du bateau.)
Ile de CAT BA: En octobre l’ile était déserte mais à la vu des infrastructure hôtelière on imagine facilement la fourmilière que c’est sensé être en pleine saison. Il est tres facile de trouvé un hôtel pour 10 dollars. Nous les avons tous fait pour les comparer et il faut bien dire qu’ à tarif égal les prestations sont très différentes. Notre grosse erreur fut de se faire plaisir avec un supposé bon petit déjeuné dans un bel hôtel. Chère et peu copieux, les petits resto du bord de mer sont bien plus apettissant et bien moins chere (1-2 € contre 7 payé à l’hotel)
La croisière:Arrivé sur place nous avons de suite tenté de formé un groupe avec des jeunes de notre générations et ce fut tres facile. Tres vite nous nous sommes retrouvé à 7 (2 espagnol, 2 americaine, 1 australien et nous) pour la location d’un bateau privée avec Mr TUAN recommandé par LARSAY. 60€/ tete pour 3 jours 2 nuits. C’étais pas le luxe mais un très bon plan routard. Une cabine dortoirs ( 6 grands lits superposé) et un DECK tres sympa. A refaire… je referai la même. Au programme nous avons visité 2 iles (que nous avons choisit) et nous nous sommes baigné à de nombreuse reprise que ce soit en sautant du bateau ou lors de nos excursion KAYAK (très sympa au demeurant). La bouffe est allée crescendo et la bière était au RDV. attention l'eau est un luxe sur le bateau et la salle de bain était "TRÈS" rustique. électricité 3 heures par jour.
Le retour pour Hanoï se fait très facilement par l'organisation des agences de voyages locales ( comptez 6-7 heures pour une solution bus-ferry-bus).
Voila c’était un super voyages malgré notre gros manque de chance coté météo. au final nos 3-4 jours de soleils en fin de séjour nous ont vite fait oublié la pluie, le froid et le brouillard.
encore merci à LARSAY.
Prochaine destination : L'inde ;))) Au plaisir
Je suis revenu il y a un mois de mon voyage dans le nord du Vietnam et souhaite à mon tour vous faire un retour d’expérience. Je me suis tellement gavé d’information dans le forum que je pense normal contribuer mon tour à l’édifice. Egalement un BIG UP à LARSAY qui nous a bien aider à peaufiner notre circuit à notre arriver sur Hanoi ! Merci encore pour vos contact à BAC HA et CAT BA !
Nous sommes partie à 2 ma copine et moi. Nous sommes un jeune couple de moins de 30 ans et après un voyage en Amérique du sud l’an dernier que nous avions beaucoup préparé, nous avons décidé (un peu par fainéantise faut bien le dire) de ne rien prévoir, pas même l’hébergement de la première nuit. Bien nous en a pris ! Ce fut un voyage magique, pleins de rencontres. Nous ne voyagerons que comme cela désormais.
Notre programme sur 2 semaines et demi : HANOI – Bac Ha – Route de Dong van/ MEO VAC- lac Babe- Halong terre et mer avec croisière.
Au commencement fut l’avion … Aller : Air France, compagnie toujours au top au niveau des divertissements à bord. Coté nourriture, le menu spécial (Mme est végétarienne) pas terrible cependant. Il faut récupérer son bagage à l’escale d’HO CHI MIN. Les notres ont tardé ce qui nous à fait rater l’escale mais les agents aéroportuaire ont géré et nous avons pu facilement décoller pour Hanoi dans un autre avion ( un vol saigon - hanoi toutes les 30 minutes). Retour : Vietnam Airlines direct Hanoi-Paris. Coté divertissement c’est moins bien. Les films peu nombreux tournent en boucle, il ne faut donc pas rater le début au risque de patienter pour la séance d’après. Coté Nourriture : RAS, menu végétarien de meilleurs qualité.
Arriver à l’aéroport : On s’est débrouillé pour partager la course avec un couple rencontré dans notre mésaventure de bagage. Pas la peine de chercher un taxi, c’est lui qui vous trouvera ! 320 000 D la course (11€ partagé). 45 minutes pour arriver à Hanoi.
Hôtel à Hanoi : En suivant nos partenaires de Taxi, nous nous sommes installés au JASMINE HOTEL. Nous avons également essayé le HEART HOTEL à notre retour en fin de séjour. Les deux hôtels sont propres et possèdent des chambres spacieuses à prix raisonnable (20$). Le personnel est au petit soin ce qui est vraiment agréable. Ils se sont occupés de nos billets de train et de bus et de nos réservations de taxi. Et cela toujours avec le sourire. Le Jasmine est très légèrement en retrait de l’extra centre d’HANOI, les boutiques et restaurant l’entourant sont plus authentique que ceux que vous trouverez au alentours du HEART HOTEL qui est lui au cœur du centre touristique de la ville (avec ces restaurants internationaux, club etc...). Attention, si les chambres avec vue / Balcon sont très attirantes au premier abord, ce sont également les plus bruyantes. Pas de double vitrage ici ! Les chambres sur cours (moin chere) sont plus sympas au HEART, celle du JASMINE étant plutôt sombre.
Restauration : Ne cherchez pas bien loin, la meilleurs bouffe est celle des restaurants de rue, à même le trottoir pour la plus part. Nous avons souhaitez nous offrir un bon resto pour notre dernier diner … 45€ pour 2 et une nourriture pas meilleurs que nos différent repas à 1,5€ / tête bière comprise ! Ok on mange dans du propre et sur une chaise… mais les rencontres en moins…. Vraiment pas indispensable.
BAC HA : Voyage en Train de HANOI jusqu’à LOI CAI. A l’arriver deux solutions : Vous etes fatigués (commes nous l’étions) et décidez de suivre l’un des nombreux rabatteurs pour trouver illeco facilo votre bus. Vous pairez le double du prix votre trajet (6€ à la place de 3€). Il faut voir le coté pratique de la chose. Sinon à la sortie de la gare, traversez le parvis ou attendent les bus pour les excursions organisées et continuez tout droit dans la rue peu engageante car mal éclairé. Vous tomberez rapidement sur la gare routière et sur le bus pour BAC HA qui est parti tres peu de temps après. 3 h de route.
Arriver sur place nous avons contacté Mr GNHé que LARSAY (et le lonely planet) recommande. Attention Mr est un vrai business man ! Costard et cheveux bien coiffé, ce Monsieur m’a donné une leçon de négociation mémorable ! Ici pas de prix les excursions se font un peu à la tête du client. Notre souhait était de faire en moto la boucle BAC HA HA GIANG DONG VAN MEO VAC HA GIANG BAC HA. Il me propose 400$ par personne. Evidemment trop cher ! Nous avons au final, apres 30 min de bla bla convenu de payer 10 000 000 D chacun (480$) pour :
Un trek de 2 jours une nuits aux alentours de BAC HA en pensions complète. + Une Rando moto de 6 nuits/7 jours au départ de BAC HA vers HANOI en passant par DONG VAN/MEOVAC via XIN MAN et lac BABE comprenant : 2 moto, un guide, l’essence, les réparations des motos si chute(s), le rapatriement des motos pour BAC HA une fois arriver à HANOI. N’était pas compris, notre nourriture et notre hébergement (tout ça ne coute pas plus de 10€ par jours). Nous avons du payer également notre excursion nautique sur le Lac BABE.
POUR INFO : Notre guide THEO (très sympa au demeurant) nous a confié que le juste prix pour se type de prestation avoisinerait les 750$ pour 2. A bon entendeur :
Le trek : Super, un grand moment avec un jeune guide « Têt » très sympa. De nombreuses rencontres avec les minorités avec lesquelles nous avons aussi bien travaillé à la recolte du riz que partager le verre d’alcool de riz ou la BANG ! la nuit chez l’habitant tres sympa ! je regrette de na pas avoir investi pour 3 jours.
La rand moto : Le DRAME ! Helas la métao n’a pas été avec nous et les journées se sont ressemblé entre brumes épaise et brouillard aveuglant ! Ce que nous avons pu voir cependant était sublime ! Mais quel frustration sur le moment ! j’en avais envi de pleurer ! Ma copine à l’arrière, le guide sur sa moto avec nos gros sacs, nous avons mangé du KM pendant 6 jours. Jusqu’à MEO VAC la routes est sublimes mais les 3 derniers jours , la fatigue et l’intérêt décroissant de la route rendent plus pénible le road trip. Il faut bien comprendre que l’on part tôt le matin pour arriver (de nuits quelques fois) en soirée à notre hotel. A refaire je me contenterai de la boucle BAC HA HAGIANG DONG VAN HA GIANG BAC HA.
Jour 1 : BAC HA XIN MAN HA GIANG : Partez au levé du jour car ce trajet est très long. C’est l’une des journées la plus fatiguant (avec le dernière). La route jusqu’à XIN MAN est tres caillouteuse mais avec les 125Cm de Mr GNHe ça passe plutôt facile. Ca doit cependant être un cauchemar en auto/Jeep (Jaques nous avons vu votre trou… il est toujours la !). La route avait l’air d’être en travaux … en même temps toutes les routes donnent l’impression d’être en travaux alors bon ;)). Arrivé de nuit à HA GIANG dans un hôtel sans charme mais confortable.
Jour 2 : HA GIANG DONG VAN : Départ vers 9h30 apres un petit déjeuné dans un restaurant de rue. La pluie et le brouillard ne nous lâcherons plus. Snif. Faire tres attention aux routes mouillées, nous avons croisé de nombreux touriste victime de chute. Nous sommes nous même tombé dans un virage … Une grosse frayeur … et quelques gros bleus aux genoux. Ce qui a été plus rigolo a été la réparation de la moto au premier village croisé. Sans rendez vous et terriblement efficace. En 3 minutes ma moto était comme neuve, même les rayure ont été effacé ! Chapeau. Nous avons visité le château des roi des Hmong…. Bof Arrivé en soirée à DONG VAN, grand mal nous en a pris car les 4 hôtels de la ville était plein a cause du marché du lendemain. Finalement notre guide a réussi à nous trouver une place…. Au détriment d’une autre réservation trop en retard au gout de la gérante. Ouf (pour nous :))
Jour 3 : Marché de DONG VAN – Route DONG VAN MEOVAC, Marché de MEOVAC BAO LAC : Super Marchés tres peu touristique où nous avons pu croisé de nombreuse scénettes tres amusantes. Au rytme des cri de cochon, il est tres agréable de flâner dans les différents étales. Nous avons beaucoup apprécié le marché au bestiaux ou sont vendu vache, cochon …. Et chien ! Le marché de MEO VAC est également sympa mais le cadre est moins beau. Route DONG VAN / MEO VAC, sous la pluie et un épai brouillard. On a rien vu. J’en ai les larmes aux yeux rien qu’en y repensant ! Mais ca avait l air vraiment sublimes. RRRRRRrrrrrrrrrrr
Jours 4 : BOA LAC / BABE : Route sans grands interets.
Jour 5 et 6 : LAC BABE : Une étape très sympa dans la verdure du parc national. Bon faut dire qu’après la route du nord, les paysage paraissent moins grandiose. Nos 2 nuit chez l’habitant ont étés super et fut rythmé par de nombreux TCHU SUK KWé (Santé !). Pour la petite histoire il y avait même du wifi ! Tout à fait inattendu dans ce petit hameau Thai. La visite en bateau est sympa et reposante mais casse pas trois pattes à un canard. Au menu du buffle, un resto, une cascade et une grotte dans un cadre de verdure type "rain forest"
Jour 7 : Le retour sur HANOI est une horreur, et rien que pour cela je déconseille de revenir sur la capital en moto. J’ai bien cru mourir une dizaine de fois. Oubliez ici votre code de la route. La règle de base est la survie ;)) On double par la droite à volonté, on roule sur la voie de gauche à gogo. Mais le plus dure est que la route et très longue et semble interminable. Déconseillé aux asthmatiques.
NINH BINH : ENFIN LE BEAU TEMPS et apres cette semaine motorisé, le plaisir de retrouvé les joies de la marche et du vélo est énorme. Chez LOAN est un hôtel restaurant super. Evité les petits restos du centre ville mauvais et touristique. LOAN est un vrai cordon bleu. L’hotel est tres confortable et tout les touristes présent venait (comme nous ) de la part de LARSAY… et ils ont eut bien raison. Loan parle Français et nous a beaucoup aidé dans la suite de notre séjour en nous réservant une voiture privée pour choper le bateau de 9h du mat pour l’ile de CAT BA à haiphong.. départ 5h du matin, voiture super confortable, prix 60€ que je ne regrette absolument pas !! (faut dire qu il y avait la solution du bus mais nous l’avons jugé trop stressante à cause de l’imperatif horaire du bateau.)
Ile de CAT BA: En octobre l’ile était déserte mais à la vu des infrastructure hôtelière on imagine facilement la fourmilière que c’est sensé être en pleine saison. Il est tres facile de trouvé un hôtel pour 10 dollars. Nous les avons tous fait pour les comparer et il faut bien dire qu’ à tarif égal les prestations sont très différentes. Notre grosse erreur fut de se faire plaisir avec un supposé bon petit déjeuné dans un bel hôtel. Chère et peu copieux, les petits resto du bord de mer sont bien plus apettissant et bien moins chere (1-2 € contre 7 payé à l’hotel)
La croisière:Arrivé sur place nous avons de suite tenté de formé un groupe avec des jeunes de notre générations et ce fut tres facile. Tres vite nous nous sommes retrouvé à 7 (2 espagnol, 2 americaine, 1 australien et nous) pour la location d’un bateau privée avec Mr TUAN recommandé par LARSAY. 60€/ tete pour 3 jours 2 nuits. C’étais pas le luxe mais un très bon plan routard. Une cabine dortoirs ( 6 grands lits superposé) et un DECK tres sympa. A refaire… je referai la même. Au programme nous avons visité 2 iles (que nous avons choisit) et nous nous sommes baigné à de nombreuse reprise que ce soit en sautant du bateau ou lors de nos excursion KAYAK (très sympa au demeurant). La bouffe est allée crescendo et la bière était au RDV. attention l'eau est un luxe sur le bateau et la salle de bain était "TRÈS" rustique. électricité 3 heures par jour.
Le retour pour Hanoï se fait très facilement par l'organisation des agences de voyages locales ( comptez 6-7 heures pour une solution bus-ferry-bus).
Voila c’était un super voyages malgré notre gros manque de chance coté météo. au final nos 3-4 jours de soleils en fin de séjour nous ont vite fait oublié la pluie, le froid et le brouillard.
encore merci à LARSAY.
Prochaine destination : L'inde ;))) Au plaisir
Malaysia Airlines en classe économique? English translation pending
bonsoir , j'envisage de voyager avec la compagnie nationale malaisienne en classe eco , pouvez vous si il y a quelqu'un me dire comment c'etait merci
Croisière en Norvège avec Hurtigruten English translation pending
Nous avons effectué il y a quelques temps une croisière en Norvège avec Hurtigruten. Nous avons embarqué sur le MS Midnatsol à Bergen et effectué l'aller-retour jusqu'à Kirkenes. 12 jours de navigation côtière au milieu des récifs et des fjords, avec en prime le soleil de minuit.
Ce fut un voyage magnifique. Plutôt que tenir un journal de bord, nous avons préféré en capter les images, pour restituer de la manière la plus juste la beauté des paysages. Vous trouverez les 12 épisodes en suivant ce lien. Commenté en français, des sous-titres en anglais sont disponibles 😎
http://www.youtube.com/playlist?list=PLE5E643C10444E3E3&feature=plcp
Enjoy !!!!
Ce fut un voyage magnifique. Plutôt que tenir un journal de bord, nous avons préféré en capter les images, pour restituer de la manière la plus juste la beauté des paysages. Vous trouverez les 12 épisodes en suivant ce lien. Commenté en français, des sous-titres en anglais sont disponibles 😎
http://www.youtube.com/playlist?list=PLE5E643C10444E3E3&feature=plcp
Enjoy !!!!
Itinéraire de douze jours dans l'Ouest américain English translation pending
Nous partons Samedi et nous commençons un peu à stresser!
7 jours à cape code histoire de se reposer tranquille, et ensuite le grand trip:
J1 boston phenix en avion
J2 phoenix grand canyon (4h de route?)
J3 gd canyon
J4 gd canyon monument vallée 3h de route?)
J5 monument vallée Page (2h de route?)
J6 Page
J7 page Bryce
J8 Bryce Zion
J9 zion Valley of fire (2h30?)
J10Valley of fire Death valley
J11 las vegas
J12 retour en france:depart le soir.
Nous avons reservé tous nos hotels, voitures de loc, esta, passeports en regle, assurance santé ok, plusieurs cartes de crédit, medocs usuels, adaptateurs electriques, appareil photo, jeux neufs pour occuper les gamines... Quel stress! Dites moi que tout va bien se passer 😎
Nous avons reservé tous nos hotels, voitures de loc, esta, passeports en regle, assurance santé ok, plusieurs cartes de crédit, medocs usuels, adaptateurs electriques, appareil photo, jeux neufs pour occuper les gamines... Quel stress! Dites moi que tout va bien se passer 😎
Retour d'une croisière Venise-Katakolon-Corfou-Dubrovnik sur le MSC Musica English translation pending
Bonjour,
Voici un petit retour rapide de notre croisière (semaine dernière) sur le MSC MUSICA au départ de Venise.
RAS côté bateau... toujours aussi propre - Personnel charmant - un peu trop de monde aux heures de pointe à la cafétéria... Il y a des jours où il vaut mieux préférer le restaurant... on est plus vite servi finalement !
Côté escales, elles sont superbes ! Nous avons toujours tout fait par nous même et ne l'avons jamais regretté... les tarifs pour de simple navette proposées par MSC sont tjs beaucoup plus élevé que les bus locaux distants de quelques mètres...
BARI*** : très jolie petite ville. On a rejoint le centre historique à pied et nous nous sommes promenés dans les petites rues où on ne risque pas trop de se perdre... ce n'est pas très grand. Nous n'avons pas visité le château.
Katakolon* : si vous êtes fatigués et que vous envisagez une journée sans escale en restant tranquille à bord, choisissez celle là... il n'y a pas grand chose à voir dans la seule rue commerçante et vous aurez tout le loisir de faire les boutiques sur les escales suivantes... Le seul côté sympa de l'escale est la descente en chaloupe (celles qui servent en cas de sauvetage !). A terre, nous avons pris un petit train touristique qui nous a amené à une petite plage (de galets et pleine de rochers... difficile de se mettre à l'eau). Comme nous étions tout un groupe, nous avons pu négocier le tarif, qui normalement est de 5 € par adulte et 4 € par enfant.
SANTORIN**** : le bateau reste là aussi en rade et ce sont des chaloupes de Santorin qui viennent vous chercher. Il a fallu pour cela faire la queue le matin de bonne heure pour obtenir son ticket de chaloupe... Nous avions le n° 7 et sommes sortis du bateau à 9h15 ce qui était suffisant pour cette escale... Ensuite, nous avons pris notre courage à deux mains et avons gravi les centaines de grandes marches (en pavés et pleine de crotins) parmi la multitude de mulets qui montent et descendent en même temps que vous... si vous choisissez l'option dos d'âne (bcp moins fatigante bien sûr...) il vous en coûtera 5 € pour la montée. La sécurité du cavalier n'étant en aucun cas assurée... (pas de bombe en cas de chute et le mulet se dirige en fait tout seul...). SANTORIN est une très jolie escale. Vous arrivez tout d'abord sur des ruelles super commerçantes mais vous pouvez vous enfoncer dans la petite ville pour découvrir de jolies maisons, églises, et points de vue.
MIKONOS**** : se visite en soirée ce qui donne un côté encore plus attractif à la ville ! Les couleurs sont superbes ! Le bateau vous dépose assez loin du centre ville mais il y a plein de bus locaux qui vous propose de vous amener à bon port pour 1,50 € l'aller. Ensuite vous vous baladez dans les ruelles toutes blanches, plus jolies les unes que les autres...
LE PIREE* : Il n'est pas très facile en arrivant au port du Pirée de trouver la station de métro... mais si vous parler anglais, on saura vous renseigner sans problème... Nous n'avons rien compris au réseau de bus de toute façon... 🤪 Une fois dans le métro, ce dernier vous amène en plein centre d'Athènes. Nous sommes allés dans le quartier de la Plaka pour rejoindre par des petites ruelles très amusantes (trouvées dans le guide du routard), l'entrée de l'acropole... c'est pour info, 12 € par personne la visite. Etant assez fatigués par notre périple dans la Plaka et la chaleur (29°), nous n'avons pas fait la visite... on est rentré tranquillement... mais côté architecture, Athènes n'est pas Rome ou Paris... on ne sort pas son appareil photo à tous les coins de rues...
Corfou**** : très jolie ville. Accès à pied de la gare maritime. Vue splendide en redescendant vers le port... Jolies petites places dont une avec des arcades... beaux monuments... escales très sympathique. Mais si vous préférez la plage plutôt que la visite d'une ville, vous pouvez prendre un taxi à la descente du bateau qui vous amènera (et reviendra vous chercher à l'heure dite), pour 60 €, à l'une des célèbres plages de sable fin et eau transparente... au choix...
Dubrovnik**** : Le bateau s'arrêt très loin de la vieille ville... difficile de s'y rendre à pied vu le temps d'escale ! Les bus locaux existent, bien sûr, mais il faut les payer en Kouronnes... Alors nous avons pris un taxi : 10 € pour l'aller, idem le retour. A 4, c'est correct comme tarif. Ville superbe, évidement ! Très jolie petite cité entourée de remparts (pris d'assaut par la foule...). Promenade dans la rue principale qui donne sur le joli port... un petit marché de produits locaux... superbes monuments... ville très propre... seul inconvénient comme un peu partout sur cette croisière : trop de touristes ! 😉
Venise***** : là je mets 5 étoiles... c'est quand même Venise ! C'est une ville bcp plus grande que toutes les précédentes (sauf Athènes) et il n'y a rien à jeter ! Même les petites ruelles isolées peuvent vous éblouir ! Les ponts, le canal, les gondoles, les palais, la place St Marc... SUPERBE ! De la gare maritime, nous avons rejoins le centre ville à pied... seules les valises à roulettes ont souffert avec toutes les marches ! 🙁
Si vous avez des questions... n'hésitez pas !
Cette croisière fut un vrai plaisir ! Soleil, mer calme et escales sympathiques !
Voici un petit retour rapide de notre croisière (semaine dernière) sur le MSC MUSICA au départ de Venise.
RAS côté bateau... toujours aussi propre - Personnel charmant - un peu trop de monde aux heures de pointe à la cafétéria... Il y a des jours où il vaut mieux préférer le restaurant... on est plus vite servi finalement !
Côté escales, elles sont superbes ! Nous avons toujours tout fait par nous même et ne l'avons jamais regretté... les tarifs pour de simple navette proposées par MSC sont tjs beaucoup plus élevé que les bus locaux distants de quelques mètres...
BARI*** : très jolie petite ville. On a rejoint le centre historique à pied et nous nous sommes promenés dans les petites rues où on ne risque pas trop de se perdre... ce n'est pas très grand. Nous n'avons pas visité le château.
Katakolon* : si vous êtes fatigués et que vous envisagez une journée sans escale en restant tranquille à bord, choisissez celle là... il n'y a pas grand chose à voir dans la seule rue commerçante et vous aurez tout le loisir de faire les boutiques sur les escales suivantes... Le seul côté sympa de l'escale est la descente en chaloupe (celles qui servent en cas de sauvetage !). A terre, nous avons pris un petit train touristique qui nous a amené à une petite plage (de galets et pleine de rochers... difficile de se mettre à l'eau). Comme nous étions tout un groupe, nous avons pu négocier le tarif, qui normalement est de 5 € par adulte et 4 € par enfant.
SANTORIN**** : le bateau reste là aussi en rade et ce sont des chaloupes de Santorin qui viennent vous chercher. Il a fallu pour cela faire la queue le matin de bonne heure pour obtenir son ticket de chaloupe... Nous avions le n° 7 et sommes sortis du bateau à 9h15 ce qui était suffisant pour cette escale... Ensuite, nous avons pris notre courage à deux mains et avons gravi les centaines de grandes marches (en pavés et pleine de crotins) parmi la multitude de mulets qui montent et descendent en même temps que vous... si vous choisissez l'option dos d'âne (bcp moins fatigante bien sûr...) il vous en coûtera 5 € pour la montée. La sécurité du cavalier n'étant en aucun cas assurée... (pas de bombe en cas de chute et le mulet se dirige en fait tout seul...). SANTORIN est une très jolie escale. Vous arrivez tout d'abord sur des ruelles super commerçantes mais vous pouvez vous enfoncer dans la petite ville pour découvrir de jolies maisons, églises, et points de vue.
MIKONOS**** : se visite en soirée ce qui donne un côté encore plus attractif à la ville ! Les couleurs sont superbes ! Le bateau vous dépose assez loin du centre ville mais il y a plein de bus locaux qui vous propose de vous amener à bon port pour 1,50 € l'aller. Ensuite vous vous baladez dans les ruelles toutes blanches, plus jolies les unes que les autres...
LE PIREE* : Il n'est pas très facile en arrivant au port du Pirée de trouver la station de métro... mais si vous parler anglais, on saura vous renseigner sans problème... Nous n'avons rien compris au réseau de bus de toute façon... 🤪 Une fois dans le métro, ce dernier vous amène en plein centre d'Athènes. Nous sommes allés dans le quartier de la Plaka pour rejoindre par des petites ruelles très amusantes (trouvées dans le guide du routard), l'entrée de l'acropole... c'est pour info, 12 € par personne la visite. Etant assez fatigués par notre périple dans la Plaka et la chaleur (29°), nous n'avons pas fait la visite... on est rentré tranquillement... mais côté architecture, Athènes n'est pas Rome ou Paris... on ne sort pas son appareil photo à tous les coins de rues...
Corfou**** : très jolie ville. Accès à pied de la gare maritime. Vue splendide en redescendant vers le port... Jolies petites places dont une avec des arcades... beaux monuments... escales très sympathique. Mais si vous préférez la plage plutôt que la visite d'une ville, vous pouvez prendre un taxi à la descente du bateau qui vous amènera (et reviendra vous chercher à l'heure dite), pour 60 €, à l'une des célèbres plages de sable fin et eau transparente... au choix...
Dubrovnik**** : Le bateau s'arrêt très loin de la vieille ville... difficile de s'y rendre à pied vu le temps d'escale ! Les bus locaux existent, bien sûr, mais il faut les payer en Kouronnes... Alors nous avons pris un taxi : 10 € pour l'aller, idem le retour. A 4, c'est correct comme tarif. Ville superbe, évidement ! Très jolie petite cité entourée de remparts (pris d'assaut par la foule...). Promenade dans la rue principale qui donne sur le joli port... un petit marché de produits locaux... superbes monuments... ville très propre... seul inconvénient comme un peu partout sur cette croisière : trop de touristes ! 😉
Venise***** : là je mets 5 étoiles... c'est quand même Venise ! C'est une ville bcp plus grande que toutes les précédentes (sauf Athènes) et il n'y a rien à jeter ! Même les petites ruelles isolées peuvent vous éblouir ! Les ponts, le canal, les gondoles, les palais, la place St Marc... SUPERBE ! De la gare maritime, nous avons rejoins le centre ville à pied... seules les valises à roulettes ont souffert avec toutes les marches ! 🙁
Si vous avez des questions... n'hésitez pas !
Cette croisière fut un vrai plaisir ! Soleil, mer calme et escales sympathiques !
Trajet Sandakan (Malaisie) - Zamboanga - Manille (Philippines), ferry? English translation pending
Bonjour,
Je viens de descendre nepal, taih, sumatra, malaisie suis a sandakan en route pour mindanao avec le ferry, j' ai juste la duree des 20 j du visa pour remonter sur manilla, quel parcours vous me conseiller? je vais demain au bureau de l'immigration, est il vrai qu 'il faut un billet de sortie des philippines pour pouvoir y entrer? est ce qu ils existe des ferry pour partir depuis le nord vers taiwan par exemple?
merci d'avance et n'hesitez pas si vous voulez des infos recentes sur borneo ou sumatra
jerome
Je viens de descendre nepal, taih, sumatra, malaisie suis a sandakan en route pour mindanao avec le ferry, j' ai juste la duree des 20 j du visa pour remonter sur manilla, quel parcours vous me conseiller? je vais demain au bureau de l'immigration, est il vrai qu 'il faut un billet de sortie des philippines pour pouvoir y entrer? est ce qu ils existe des ferry pour partir depuis le nord vers taiwan par exemple?
merci d'avance et n'hesitez pas si vous voulez des infos recentes sur borneo ou sumatra
jerome
Conseils pour la Californie sur dix-sept jours en mai 2012? English translation pending
Hello,
voilà ça nous a pris comme une envie subite (alors qu'au départ on voulait attendre septembre/octobre pour partir) : partir en Californie sur ~ 2 semaines au mois de mai (en profitant des "ponts")...
un voyage "cool" (pépère et mémère en balade du dimanche comme dirait Le Spartiate) mais il en faut de temps en temps 😉
néanmoins, j'ai besoin de vos conseils et connaissances sur cet état que je ne connais pas beaucoup et pour lequel il n'y a pas (encore) de guide Photographing The Southwest ! 😛
départ le me 16 mai et retour le di 03 juin ou départ le sa 12 mai et retour le me 30 mai
billets d'avion pas encore achetés mais vus à ~700€ rien de réservé pour le moment !
carte Google Maps
J1: Bxl--> SFO J2: SFO J3: SFO --> Monterey J4: Monterey --> San Luis Obispo J5: San Luis Obispo --> LA J6: LA J7: LA J8: LA --> San Diego J9: San Diego J10: San Diego J11: San Diego --> Anza Borrego, Niland J12: Brawley --> Joshua Tree J13: Joshua Tree --> Trona Pinnacles, Ridgecrest J14: Ridgecrest --> Sequoia J15: Sequoia --> Kings Canyon J16: Kings Canyon --> Yosemite J17: Yosemite --> SFO airport J18: avion J19: retour
* SFO : on connait déjà, donc c'est juste un jour pour profiter de la ville...
* J4 et J5 : 2 jours pour descendre la côte... ça devrait suffire pur faire les incontournables ? j'aimerais bien inclure la visite de Hearst Castle...
* J6 et J7 : LA... on ne veut pas aller à Disney ni à Universal Studios (+/- déjà vus la même chose à Orlando et c'est pas notre tasse de thé)
donc si vous avez des bons plans pour ces 2 jours ? (merci à Itat pour les suggestions : Griffith Observatory, Paramount Ranch, Hollywood Letters, UCLA...) sachant qu'on fera 5 min sur Hollywood Bd et pas plus à Beverly Hills 😛
* San Diego : on ne connait pas du tout, donc si vous avez des suggestions...
* Joshua Tree, Sequoia et Kings Canyon : idem si vous avez des suggestions de balades, points de vue à ne pas manquer... ou aller pour le coucher de soleil ?
* Yosemite : on y est déjà passé ... à voir si on maintient car fin mai/début juin, ça risque d'être encore enneigé ? au début je pensais faire Panorama Trail, mais ça risque d'être un peu ambitieux (surtout s'il y a encore de la neige et si le shuttle ne fonctionne pas encore)... donc je pensais faire + raisonnable avec juste un A/R aux Vernal et Nevada Falls...
voilà je prends toute suggestion, y compris d'hôtels ! 😉
@++ Val
voilà ça nous a pris comme une envie subite (alors qu'au départ on voulait attendre septembre/octobre pour partir) : partir en Californie sur ~ 2 semaines au mois de mai (en profitant des "ponts")...
un voyage "cool" (pépère et mémère en balade du dimanche comme dirait Le Spartiate) mais il en faut de temps en temps 😉
néanmoins, j'ai besoin de vos conseils et connaissances sur cet état que je ne connais pas beaucoup et pour lequel il n'y a pas (encore) de guide Photographing The Southwest ! 😛
départ le me 16 mai et retour le di 03 juin ou départ le sa 12 mai et retour le me 30 mai
billets d'avion pas encore achetés mais vus à ~700€ rien de réservé pour le moment !
carte Google Maps
J1: Bxl--> SFO J2: SFO J3: SFO --> Monterey J4: Monterey --> San Luis Obispo J5: San Luis Obispo --> LA J6: LA J7: LA J8: LA --> San Diego J9: San Diego J10: San Diego J11: San Diego --> Anza Borrego, Niland J12: Brawley --> Joshua Tree J13: Joshua Tree --> Trona Pinnacles, Ridgecrest J14: Ridgecrest --> Sequoia J15: Sequoia --> Kings Canyon J16: Kings Canyon --> Yosemite J17: Yosemite --> SFO airport J18: avion J19: retour
* SFO : on connait déjà, donc c'est juste un jour pour profiter de la ville...
* J4 et J5 : 2 jours pour descendre la côte... ça devrait suffire pur faire les incontournables ? j'aimerais bien inclure la visite de Hearst Castle...
* J6 et J7 : LA... on ne veut pas aller à Disney ni à Universal Studios (+/- déjà vus la même chose à Orlando et c'est pas notre tasse de thé)
donc si vous avez des bons plans pour ces 2 jours ? (merci à Itat pour les suggestions : Griffith Observatory, Paramount Ranch, Hollywood Letters, UCLA...) sachant qu'on fera 5 min sur Hollywood Bd et pas plus à Beverly Hills 😛
* San Diego : on ne connait pas du tout, donc si vous avez des suggestions...
* Joshua Tree, Sequoia et Kings Canyon : idem si vous avez des suggestions de balades, points de vue à ne pas manquer... ou aller pour le coucher de soleil ?
* Yosemite : on y est déjà passé ... à voir si on maintient car fin mai/début juin, ça risque d'être encore enneigé ? au début je pensais faire Panorama Trail, mais ça risque d'être un peu ambitieux (surtout s'il y a encore de la neige et si le shuttle ne fonctionne pas encore)... donc je pensais faire + raisonnable avec juste un A/R aux Vernal et Nevada Falls...
voilà je prends toute suggestion, y compris d'hôtels ! 😉
@++ Val
De retour de Birmanie - compte rendu plus orienté coûts English translation pending
Nous voilà de retour de 27 jours en Birmanie, à mon tour de faire un petit compte rendu qui j'espère vous aidera à evaluer votre budget.
Circuit effectué du 13 janvier au 8 février 2012
13 janvier : Arrivée à Yangon dans la matinée. 14 au 18 janvier : Sittwe Mrauk U Sittwe 19 janvier : Yangon 20 au 21 janvier : Bagan 22 au 24 janvier : Mandalay - Pagode aux serpents à Paleik - Inwa - Pont Ubein à Amapura - Mingun . 25 au 28 janvier : Inlé 29 janvier : Yangon 30 janvier au 2 février : Moulmein et les alentours - Ile de l'ogre - 3 au 6 février : Hpa An et les alentours 7 février :Yangon 8 février : Départ pour l'aéroport
Coups de coeur : Mrauk U, Bagan, Hpa An
Devises
Nous avons acheté nos dollars début janvier sur le site YES CHANGE, 1 € = 1,27 $. Très professionnel, billets neufs, moins d'une semaine pour les recevoir, au delà de 1000 € frais de port gratuit.
Nous sommes partis avec en majorité des grosses coupures en € et en USD. Nous avons échangé 2 fois à l'aéroport de Yangon et 1 fois dans un bureau de change à côté du Scott Market toujours à Yangon.
Les taux ci-dessous sont valables uniquement pour des coupures de 100 $, ils baissent par la suite en fonction des billets ($ 50, $ 20 ...), par contre il me semble que c'était fixe pour les € mais il faudrait que quelqu'un confirme, car nous n'avons échangé qu'une fois avec des € , le $ étant plus avantageux.
Ce n'est pas une légende, les billets doivent être nickels, ils les tournent, les retournent, ceux qu'ils trouvent douteux, sont contrôlés par une autre personne, c'est dingue !
le 13/01/2012 1 € = 1 025 K 1 $ = 810 K
le 19/01/2012 1 € = 1 000 K 1 $ = 823 K
le 29/01/2012 1 € = 1 015 K 1 $ = 825 K
Nous avons payé tout ce qui était possible en Kyatt. Lorsqu'on nous annonçait des prix en $, on demandait si on pouvait payer en K et ils faisaient la conversion avec un taux égal à 800 K donc on n'était pas perdant.
Nous avons été obligé de payer en $ :le droit d'entrée de la pagode Shwedagon à Yangon, le train Yangon Moulmein en ordinary class, le droit d'entrée au lac d'Inlé, le ferry Mrauk U Sittwe et l'avion AR Yangon Sittwe.
Transports : prix donné pour 1 personne
Vol Toulouse Singapour avec la Lufthansa : 500 € Vol Singapour Rangonn avec Jeststar (low cost Quantas) : 170 € RAS sinon un retard de 1h30 au retour. Le vol était partagé avec Myanmar Airway International ce qui nous a valu un repas gratuit à l'aller et au retour. A l'aller, escale d'une nuit et de 4h au retour.
Nous nous sommes déplacés : en avion, en train, en bus, en voiture, en scooter, en vélo, et en bateau.Avion Yangon/Sittwe AR : 228 $ Vol non direct, court arrêt à Thandwe.Départ à 7h arrivée à 9h, et retour à 9h20 arrivée à 11h20, par contre ne vol pas tous les jours. Collation à bord sur la 1ère et 2ème partie du vol. Avion réservé depuis la France par le biais de l'agence Gulliver, retrait des billets à l'agence lors de notre arrivée.Train Yangon Moulmein en classe ordinaire (banc en bois plus confortable que ce que l'on pensait) : 5 $ - départ 7h arrivée 17h, prendre les places du côté gauche, paysages bien plus beaux.Gare loin du centre ville, donc prévoir un taxi. Nous avons payé pour 2, 1 000 K de la gare à la Breeze Guesthouse.Bus de nuit Yangon Bagan : 15 000 K - Départ 17 h arrivée 5h, en fait nous sommes arrivés à 3h, dur dur ...Bus Bagan Mandalay : prix 7 500 K - Départ 8h arrivée 15h.Bus Mandalay ShweNyaung : 12 000 K - Départ 18h mai nous sommes partis à 19h, changement de bus suite à une panne, attente de 4h arrivée à ShweNyaung à 7h, en temps normal arrivée vers 3 ou 4h. Bus de nuit ShweNyaung (Inlé) Yangon : 15 000 K - départ 14h arrivée 5h.Bus Moulmein Hpa An : 1 000 K - départ toutes les heures - 2 heures de trajet.Bus de nuit Hpa An Yangon : 4 000 K - départ 18h arrivée 2h.Toutes les gares routières se trouvent à l'extérieur des villes sauf pour Hpa An. Il faut donc faire appel à des taxis, se regrouper pour partager le coût. Le prix des taxis sont négociables
Réserver les bus, trains minimum 1 jour avant votre départ.Taxi Aéroport Yangon (Sule) : 5 000 K Location vélo : 1500 K à Mrauk U, 1000 K à Bagan et Inlé Location Scooter : 10 000 K à Mandalay, 20 000 K négociés pour 3 jours à HPA AN (possibilité de louer des scooters également à Inlé). Essence en plus. Bateau privé Sittwe Mrauk U : 13 $ prix négocié, nous étions personnes.Ferry Mrauk U Sittwe : 10 $Bateau touristique Mandalay Mingun AR : 5 000 K Excursion bateau Lac Inlé : 15 000 K le bateau pour la journée, peut contenir 4 à 5 personnes.Excursion en bateau Ile de l'ogre (Moulmein) : 10 000 K /personne comprenant un bateau privé pour arriver plus tôt sur l'ile, la carriole à cheval, le camion taxi pour revenir vers l'embarcadère, le ferry du retour et le guide. Nous étions 7 personnes.Excursion dans les villages des femmes tatouées, 6 h de bateau AR, puis visite de 3 villages(oubliez l'authenticité, mais on ne regrette pas), prix : 10 000 K repas, guide inclus, nous étions 6.Hébergement
nous étions partis sans réservation et nous avons galéré à Bagan, Mandalay, Inlé et Hpa An pour trouver des chambres.Yangon : Pyin Oo Lwin II 😏: propre, pas de petit déjeuner, bien situé, possibilité d'aller à Shwedagon en bus : 12 000K ou 15 $Mrauk U : Golden Star 😏 : moustiquaire, propre, très sympathique : petite réduction car on y restait 4 jours : 13 125 K soit 16 $Sittwe : Prince 😕 : moustiquaire, limite, salle de bain et sanitaire communs : 8 000 K Nyaung Oo (Bagan) : Large Golden Top 😏: propre, assez calme, petit déjeuner sur la terrasse 12 000 K Mandalay : Garden Hotel 😕 : très bruyant dans la même rue que le E.T 16 000 K Nyaungshwe (Inlé) : Inle Inn 😏 : propre, calme, très sympathique 13430 K soit 17 $ Moulmein : Breeze guesthouse 😕 : cage à lapin, très très bruyant, salle de bain et sanitaire communs 9 600 K. Nous sommes partis le lendemain au Sandalwood Hotel 😏 : propre, calme 16 000 KHpa An : Tiger Hotel 😕😕😕 18000 K, à fuir. Nous avons passé les autres nuits à Soe Brother 😏 : propre, salle de bain et sanitaire communs, 9 600 K. Très sympathique, à recommander. Ils fournissent un plan de la ville et des alentours avec tous les sites à visiter. Pas de petit déjeuner.Toutes les guesthouses mettent à disposition des serviettes de toilette, des savons et même des shampooings. Les petits déjeuners sont pratiquement toujours inclus dans le prix.
Repas :
Un repas nous coûtait entre 1 500 K et 2 000 K par personne, mais vous pouvez payer plus cher, tout dépend où vous prenez vos repas.
Bouteille 1l d'eau : de 300 à 400 K Bière 75 cl : 1 500 K
Divers
Internet : 400 à 500 K l'heure, on en trouve partout.
Si vous avez des questions, n'hesitez pas.
Circuit effectué du 13 janvier au 8 février 2012
13 janvier : Arrivée à Yangon dans la matinée. 14 au 18 janvier : Sittwe Mrauk U Sittwe 19 janvier : Yangon 20 au 21 janvier : Bagan 22 au 24 janvier : Mandalay - Pagode aux serpents à Paleik - Inwa - Pont Ubein à Amapura - Mingun . 25 au 28 janvier : Inlé 29 janvier : Yangon 30 janvier au 2 février : Moulmein et les alentours - Ile de l'ogre - 3 au 6 février : Hpa An et les alentours 7 février :Yangon 8 février : Départ pour l'aéroport
Coups de coeur : Mrauk U, Bagan, Hpa An
Devises
Nous avons acheté nos dollars début janvier sur le site YES CHANGE, 1 € = 1,27 $. Très professionnel, billets neufs, moins d'une semaine pour les recevoir, au delà de 1000 € frais de port gratuit.
Nous sommes partis avec en majorité des grosses coupures en € et en USD. Nous avons échangé 2 fois à l'aéroport de Yangon et 1 fois dans un bureau de change à côté du Scott Market toujours à Yangon.
Les taux ci-dessous sont valables uniquement pour des coupures de 100 $, ils baissent par la suite en fonction des billets ($ 50, $ 20 ...), par contre il me semble que c'était fixe pour les € mais il faudrait que quelqu'un confirme, car nous n'avons échangé qu'une fois avec des € , le $ étant plus avantageux.
Ce n'est pas une légende, les billets doivent être nickels, ils les tournent, les retournent, ceux qu'ils trouvent douteux, sont contrôlés par une autre personne, c'est dingue !
le 13/01/2012 1 € = 1 025 K 1 $ = 810 K
le 19/01/2012 1 € = 1 000 K 1 $ = 823 K
le 29/01/2012 1 € = 1 015 K 1 $ = 825 K
Nous avons payé tout ce qui était possible en Kyatt. Lorsqu'on nous annonçait des prix en $, on demandait si on pouvait payer en K et ils faisaient la conversion avec un taux égal à 800 K donc on n'était pas perdant.
Nous avons été obligé de payer en $ :le droit d'entrée de la pagode Shwedagon à Yangon, le train Yangon Moulmein en ordinary class, le droit d'entrée au lac d'Inlé, le ferry Mrauk U Sittwe et l'avion AR Yangon Sittwe.
Transports : prix donné pour 1 personne
Vol Toulouse Singapour avec la Lufthansa : 500 € Vol Singapour Rangonn avec Jeststar (low cost Quantas) : 170 € RAS sinon un retard de 1h30 au retour. Le vol était partagé avec Myanmar Airway International ce qui nous a valu un repas gratuit à l'aller et au retour. A l'aller, escale d'une nuit et de 4h au retour.
Nous nous sommes déplacés : en avion, en train, en bus, en voiture, en scooter, en vélo, et en bateau.Avion Yangon/Sittwe AR : 228 $ Vol non direct, court arrêt à Thandwe.Départ à 7h arrivée à 9h, et retour à 9h20 arrivée à 11h20, par contre ne vol pas tous les jours. Collation à bord sur la 1ère et 2ème partie du vol. Avion réservé depuis la France par le biais de l'agence Gulliver, retrait des billets à l'agence lors de notre arrivée.Train Yangon Moulmein en classe ordinaire (banc en bois plus confortable que ce que l'on pensait) : 5 $ - départ 7h arrivée 17h, prendre les places du côté gauche, paysages bien plus beaux.Gare loin du centre ville, donc prévoir un taxi. Nous avons payé pour 2, 1 000 K de la gare à la Breeze Guesthouse.Bus de nuit Yangon Bagan : 15 000 K - Départ 17 h arrivée 5h, en fait nous sommes arrivés à 3h, dur dur ...Bus Bagan Mandalay : prix 7 500 K - Départ 8h arrivée 15h.Bus Mandalay ShweNyaung : 12 000 K - Départ 18h mai nous sommes partis à 19h, changement de bus suite à une panne, attente de 4h arrivée à ShweNyaung à 7h, en temps normal arrivée vers 3 ou 4h. Bus de nuit ShweNyaung (Inlé) Yangon : 15 000 K - départ 14h arrivée 5h.Bus Moulmein Hpa An : 1 000 K - départ toutes les heures - 2 heures de trajet.Bus de nuit Hpa An Yangon : 4 000 K - départ 18h arrivée 2h.Toutes les gares routières se trouvent à l'extérieur des villes sauf pour Hpa An. Il faut donc faire appel à des taxis, se regrouper pour partager le coût. Le prix des taxis sont négociables
Réserver les bus, trains minimum 1 jour avant votre départ.Taxi Aéroport Yangon (Sule) : 5 000 K Location vélo : 1500 K à Mrauk U, 1000 K à Bagan et Inlé Location Scooter : 10 000 K à Mandalay, 20 000 K négociés pour 3 jours à HPA AN (possibilité de louer des scooters également à Inlé). Essence en plus. Bateau privé Sittwe Mrauk U : 13 $ prix négocié, nous étions personnes.Ferry Mrauk U Sittwe : 10 $Bateau touristique Mandalay Mingun AR : 5 000 K Excursion bateau Lac Inlé : 15 000 K le bateau pour la journée, peut contenir 4 à 5 personnes.Excursion en bateau Ile de l'ogre (Moulmein) : 10 000 K /personne comprenant un bateau privé pour arriver plus tôt sur l'ile, la carriole à cheval, le camion taxi pour revenir vers l'embarcadère, le ferry du retour et le guide. Nous étions 7 personnes.Excursion dans les villages des femmes tatouées, 6 h de bateau AR, puis visite de 3 villages(oubliez l'authenticité, mais on ne regrette pas), prix : 10 000 K repas, guide inclus, nous étions 6.Hébergement
nous étions partis sans réservation et nous avons galéré à Bagan, Mandalay, Inlé et Hpa An pour trouver des chambres.Yangon : Pyin Oo Lwin II 😏: propre, pas de petit déjeuner, bien situé, possibilité d'aller à Shwedagon en bus : 12 000K ou 15 $Mrauk U : Golden Star 😏 : moustiquaire, propre, très sympathique : petite réduction car on y restait 4 jours : 13 125 K soit 16 $Sittwe : Prince 😕 : moustiquaire, limite, salle de bain et sanitaire communs : 8 000 K Nyaung Oo (Bagan) : Large Golden Top 😏: propre, assez calme, petit déjeuner sur la terrasse 12 000 K Mandalay : Garden Hotel 😕 : très bruyant dans la même rue que le E.T 16 000 K Nyaungshwe (Inlé) : Inle Inn 😏 : propre, calme, très sympathique 13430 K soit 17 $ Moulmein : Breeze guesthouse 😕 : cage à lapin, très très bruyant, salle de bain et sanitaire communs 9 600 K. Nous sommes partis le lendemain au Sandalwood Hotel 😏 : propre, calme 16 000 KHpa An : Tiger Hotel 😕😕😕 18000 K, à fuir. Nous avons passé les autres nuits à Soe Brother 😏 : propre, salle de bain et sanitaire communs, 9 600 K. Très sympathique, à recommander. Ils fournissent un plan de la ville et des alentours avec tous les sites à visiter. Pas de petit déjeuner.Toutes les guesthouses mettent à disposition des serviettes de toilette, des savons et même des shampooings. Les petits déjeuners sont pratiquement toujours inclus dans le prix.
Repas :
Un repas nous coûtait entre 1 500 K et 2 000 K par personne, mais vous pouvez payer plus cher, tout dépend où vous prenez vos repas.
Bouteille 1l d'eau : de 300 à 400 K Bière 75 cl : 1 500 K
Divers
Internet : 400 à 500 K l'heure, on en trouve partout.
Si vous avez des questions, n'hesitez pas.
Visiter Nuremberg en les environs, villes ou villages? English translation pending
Bonjour,
Je vais louer une auto à l'aéroport de Munich et aimerait visiter Nuremberg et les environs en mars prochain.
Est-ce que vous avez des idées de villes et villages typiques que je dois visiter? J'aime beaucoup marcher pour découvrir villes et villages et adore les paysages qui sortent de l'ordinaire. Vous suggestions seront bienvenues.
Sylvain
Je vais louer une auto à l'aéroport de Munich et aimerait visiter Nuremberg et les environs en mars prochain.
Est-ce que vous avez des idées de villes et villages typiques que je dois visiter? J'aime beaucoup marcher pour découvrir villes et villages et adore les paysages qui sortent de l'ordinaire. Vous suggestions seront bienvenues.
Sylvain
Province du Slchuan - Juin, juillet 2011- Notes de voyage English translation pending
Note: Un de mes amis est réfractaire à Internet, j’ai donc aménagé une lettre en compte rendu de voyage. C’est un périple , de ville en ville, au jour le jour au seul gré de mes envies. Il n’y a donc pas de chapitres.
Arrivée à Chengdu le soir. Le taxi commandé en même temps que ma réservation à l’hôtel Sim’s Cozy garden (recommandé par le LP, réservé via Hostelworld) est ponctuel, moins cher qu‘un taxi et de plus c’est sûr car il sait très précisément où aller. Il ne va pas tourner en rond pendant deux heures…Sim’s. Impeccable, personnel aussi charmant et compétent que celui du Cloudlands de Kunming.Le lendemain, bonne offre de l’hôtel, on va faire un tour en ville à vélo. Chengdu, c’est seulement 13 millions d’habitants…
On va ainsi tranquillement découvrir quelques petits lieux comme le temple Wenshu, un marché, une surprenante très grande et ancienne église du
19 ème, ses annexes et jardins.
Des relations de CouchSurfing m’emmèneront au quartier touristique de JIN LI. Bof bof, mais l’attention était touchante. On s’est régalé de petits « snacks » plaisants à l’œil et délicieux.
Visité les 2 ou 3 musées « suggérés » de Chengdu.
Aparté sur les traveler's chèques que l’on peut, en Chine, seulement changer à La Bank of China.
J’en ai changé à Chengdu, sourires et 10 bonnes minutes chrono, car l’employé savait faire.
A Xi Chang. 45 minutes et de gros yeux, car l’employée affectée à ce poste ne savait pas faire. Il a fallu que je fasse appeler la responsable pour que le voisin de l‘employé , qui savait faire mais ne mouftait pas, s‘exécute. Ah! la rigidité des postes!
A XI AN. 25 minutes en me faisant la gueule. Sur le comptoir un petit terminal. Content, moyennement content, pas content. On peut cliquer…
Mais à quoi ça sert !
Et comme en plus à l’American Express rue Scribe à Paris l’employé auquel j’ai acheté mes traveler's était aimable comme une porte de prison, je me demande si je recommencerai. Une seconde CB, c’est 0.33 euro /mois et on peut en prendre une seconde en roue de secours temporairement.
A côté de Chengdu. Nurserie des pandas. Tout a déjà été dit sur ce sujet.
Le village de Pinglee, et la forêt de bambous, à côté de Chengdu.
A ne surtout pas manquer, mais à condition d’y aller de préférence avec le SIM’S…car l’on peut ramasser un petit peu de thé dans les plantations, se rendre compte du temps infini que cela prend pour en collecter 10 grammes, et très bien déjeuner chez les hospitaliers parents de Zhen Zhen, la guide/salariée du SIM’S.
Le thé qu’ils produisent et que j’ai acheté s’est révélé de très bonne qualité.
Luodai, à proximité de Chengdu. Ne vaux pas le déplacement.
Leshan. En car ce n’est pas très loin de Chengdu. Le taxi, en fait un triporteur électrique, m’a vite montré sur une carte affichée dans la gare que le choix de mon hôtel n’était pas très judicieux car situé au fond de la ville neuve. Il m’a proposé un autre hôtel et je lui ai fait confiance. Le triporteur électrique ne va pas bien vite, il est un peu poussif mais de la gare autoroutière, cela descend très légèrement le long du fleuve. Il m’a accompagné au 17 éme étage d’un immeuble banal. Deux étages pour ce petit hôtel, le reste en appartement. Prix tout à fait raisonnable et vue sur les fleuves et le grand Bouddha.
De plus ce quartier tranquille au bord de l’eau est plaisant. Plusieurs salons de thé au bord de l’eau d’où l’on voit des baigneurs et leur bouée de sauvetage descendre le très fort courant dans une eau marron très foncée.
La puissance des deux fleuves qui se rejoignent fait tellement de bruit que l’on croirait entendre la marée montante dans nos contrées.
Lei de CS m’a gentiment guidé vers le Grand Bouddha. Pas trop de monde. Un must au Sichuan.
Emei shan. Marcher en montagne par beau temps, j’aime bien, mais dans le brouillard permanent, c’est pas mon truc.
J’ai décliné.
Zigong. Musée des dinosaures, puis j’ai découvert par hasard un fantastique musée des lanternes. Quatre étages. Seul visiteur.(China Lantern Museum).Je croyais que c’était fermé, mais non, le gardien est sorti de sa torpeur et m’a allumé un par un les étages et surtout les centaines de lanternes.
En route pour Ybin. Heureusement que j’ai pu me joindre à un petit groupe de Chinois sympathiques pour visiter la mer de bambous parce-que c’est une contrée immense et difficilement visitable seul car pas de transports locaux. 1 heure 30 de bus aller, 1 heure 30 retour. Un peu rapide. Visite au pas de course (j’ai horreur de ça) du musée rempli de très jolis meubles originaux et objets en bambous. Traversée de la forêt de bambous…C’est aussi monotone que la forêt des Landes en train…Toujours la même espèce. Alors qu’il y a je crois de mémoire 1200 espèces de bambous. La bambouseraie d’ Anduze en France, bien que toute petite par rapport à la mer de bambous de Ybin est bien plus variée et enrichissante.
Un coup de téléphérique, et on se rattrape par une belle promenade à flanc de rocher, taillé dans la masse, avec quelques temples par ci par là et quelques sculptures, gravures et bas-reliefs dans le roc très rouge comme dans l’Estérel.
De la haut magnifique vue sur la campagne.
Sauf erreur de ma part, c’est bien à Ybin, dans la rue principale, qu’il y a une grande église catholique. Elle n’a pas bougé et de part et d’autres il y a les si élégants sic..bâtiments chinois.
En tout cas c’est bien pratique pour se repérer.
A l’hôtel à Ybin, je croise un jeune couple qui parle un peu anglais. A ma question, comment va t’on à Xi Chang ? Réponse: pas de problème, c’est ma ville natale Vous prenez le bus No 5 en face, pour la gare de …Le car est à 6.30 heures et 3 heures 30 après vous arrivez.
Bon. J’arrive à 6 heures du matin à la gare, et j’apprends que le car vient de partir parce-que l’heure de départ c’était 6 heures et non 6.30 heures...mais chance, il y a un autre départ à 8 heures 30 . Parfait. Le temps passe et je ne vois toujours pas arriver la ville de Xi Chang. Ma voisine m’explique que c’est loin…8 heures plus tard je débarque à Lei Bo, une bourgade de quelques rues…et je suis encore loin.
Lorsque l’on cherche une adresse en Chine il faut toujours poser au minimum trois fois la question à trois personnes différentes, et jamais à la police pour arriver à destination..
Je le savais mais ces jeunes gens que j’avais questionnés me paraissaient fiables…et je n’ai même pas pris le temps de consulter ma carte. On apprend toujours…
A Lei Bo , où il y au moins quatre rues…J‘aborde un jeune homme, tout de bleu vêtu avec un bel appareil photo en bandoulière. Tiens un premier et rare touriste chinois? Que nenni, un policier! Sur son tee shirt bleu on peut voir POLICE brodé bleu en tout petit caractère. Discret n‘est-ce pas? Sympa, il m‘a donné son numéro de téléphone, sans pour autant me demander le mien, ni mon passeport.
Si vous avez un problème, n‘hésitez pas à m’appeler.
Nuit, puis renouveau trajet de 8 heures pour enfin arriver à Xi Chang : Ville propre sans aucune âme. Le Kourou chinois est à côté.
Qionhai hu est un lac bordé de jardins tristounets, le musée de la minorité esclavagiste YI est intéressant, le temple lu shan également.
En route pour PUGE. A l’hôtel, ils m’ont griffonné le nom de la gare autoroutière, et indiqué quel bus prendre pour m’y rendre car les taxis ne sont pas légion ici. Dans le bus bondé j’ai montré mon papier à mon voisin qui m’a dit = qui m’a fait comprendre qu’il descendait au même arrêt que moi et qu‘il allait aussi à PUGE. On n’a pas pris le car mais une voiture collective pour un poil plus cher , mais c’est plus rapide. En route j’ai vu un marché mais on ne s’est pas arrêté. Arrivé à PUGE, rien à voir, bien déçu…
Je suis monté dans un car, et j’ai pris la route en sens inverse, en regardant attentivement. Top, le marché est là. Les chauffeurs de car sont attentifs en Chine et le chauffeur m’a dit :Mon garçon, ici ce n’est pas Xi Chang (ne connaissant pas le nom de lieu j’avais acheté un billet pour Xi Chang)
Oui je sais, merci bien.
Incroyable, un marché de la minorité YI. Les femmes sont habillées de manière éclatantes, leurs vêtements sont très beaux. Un patchwork de couleurs sur un fond bleu azur. Je me suis longuement promené dans le marché, j’ai goûté quelques rafraichissantes boissons, touché des yeux, humé. Un rare plaisir et la gentillesse complice des habitants. Zéro touriste. Les femmes vendent, et pendant ce temps les hommes habillés de gris passe muraille, jouent au billard…
Quelques jeunes femmes sont en jean et tee shirt..la fin est programmée.
Muli, un bled, pas grand-chose.
Je débarque dans un hôtel, pas mal, où pour la première fois on me demande non pas une nuit de caution mais cinq!
Repartant le lendemain matin à 07.00 heures, j’ai flairé une embrouille sur la restitution de la caution. Ce n’est pas la première fois que je vais à l’hôtel en Chine.
Salut! Un tripoteur taxi m’emmène ailleurs. Glauque à souhait, mais bon, pour une nuit, ca ira.
J’ai ensuite fait l’erreur de demander à un policier de m’aider à rejoindre Ya Ding puisque pas de car.
Il a appelé son chef, très courtois, qui m’a tout de suite demandé où je dormais. Oh la la c’est trop dangereux pour un étranger. On va vous sortir de là et vous trouver un lieu sur..
A Lei Bo !!
Bon, ils prennent leur T….a, je récupère mon sac à dos, avec un sourire d’excuse à la tôlière qui ne pipe mot, et les pandores me conduisent à l’hôtel que j’avais décliné se faisant fort de descendre le montant de la caution. La patronne n’a rien voulu entendre et tous penauds, ils ne savaient plus quoi faire de moi.
Finalement, après avoir circulé dans les 2 ou 3 rues de Lei Bo, ils m’en ont trouvé un..
Qu’est-ce que vous avez fait aujourd’hui. Chef !On a aidé un étranger. C’est bien, vous avez travaillé…
Mais impossible d’aller plus loin, pas de communication vers Ya Ding Nature park qui était l’un de mes buts.
Dur, car il faut virer de bord.
Retour à Xi Chang au même hôtel central et bon marché, d’où l’utilité de ne pas jeter les cartes de visite des hôtels…
J’ai attrapé la crève. Le patron de l’hôtel a désigné d’office une employée qui m’a emmené à l’hôpital. Heureusement que j’étais accompagné car à chaque acte, c’est passage à la caisse puis visite, passage à la caisse, un vrai casse tête chinois pour moi puis prise de sang…La méthodologie est différente. On passe sa main à travers un mini guichet et une infirmière vous scarifie le bout du doigt avec une plume genre plume sergent major. Puis elle appose une pipette très fine pour aspirer le sang. 10 minutes plus tard, on a les résultats. On retourne voir le jeune médecin qui me dit seulement :OK. Me voila rassuré. Après un nouveau règlement je vais chercher mes médicaments.24 heures plus tard je serai sur pied.
Je n’ai aucun problème pour acheter un billet de car, mais quand on me répond qu’il n’y en a pas, (non pas qu’il n’y ait plus de place) je ne comprends pas pourquoi et je suis un peu désemparé. Chance, 4 étudiants baragouinaient anglais. Ils m’apprennent que la route vers Chengdu est coupée (un pont emporté) ainsi que le train suite aux inondations. Ah c’est ce que j’ai vu hier soir à la télé, mais je ne pouvais pas comprendre où c’était précisément.Une heure d’avion pour Chengdu? Cher et pas de billet avant 3 jours…Et compte tenu des pratiques du surbooking, je ne suis pas 100% certain de partir à l’heure. Méfiance.
Rester ici 3 jours, mortel..
Attendre que le pont soit reconstruit…
Bon, eh bien je repars en sens inverse en car vers Leshan,3 fois 8 heures de car…
A Leshan j’ai retrouvé Lei de CS et ses amis. On a diné dans un hot pot pas mal, mais franchement, je sais bien que c’est la spécialité du Sichuan, ça n’a rien à voir avec les parfums subtils de beaucoup de cuisines chinoises. On jette un peu n’importe quoi dans un bouillon épicé , comme ça on fait passer tout un tas d’ingrédients dont des fleurs, quoique les fleurs, ce soit assez bon.
Lei m’a écrit ma route, et j’ai ainsi découvert trois lieux (référencés nul part):
De Leshan, j’ai rejoint XHIXI en car. Assis à côté du chauffeur, place du mort, mais belle vue.
Intriguée, car que pouvais donc bien faire un "laowai" ici, ma voisine m’a demandé où j’allais. Tendant une oreille attentive à l’étranger qui articulait trois mots de chinois, le chauffeur a fait un long discours……..
Soudain , en rase campagne, le car a pilé sec et ma voisine m’a invité à descendre avec elle.
On a traversé des champs et de tous petits hameaux . J’ai compris que la route était coupée et que l’on prendrait un autre chemin.
J’ai pris des photos pour me repérer au retour. On a marché d’un bon pas 20 minutes.
Arrivés au bord d’un fleuve, il y avait un bac. Elle m’a confié à un
passager et est repartie reprendre un autre car. Il y a beaucoup de gens bien en Chine.
Le passager m’a conduit jusqu’à la gare.
C’est une vieille ligne de train à vapeur sino-anglais de 1959.
Jiayang Narrow Gauge Train. Ligne XHIXI BAJIAOGOU
Une voie pour le charbon, une voie pour les passagers. J’ai fait la connaissance de quatre sympathiques lycéens /es qui m‘ont plus tard confié que c‘était la première fois qu‘il voyaient un laowai en chair et en os. En attendant le train on a déjeuné sur le quai .La serveuse m’a timidement et gentiment apporté une fourchette, ce qui est bien la première fois que cela m’arrive en Chine.
Délicate attention.(Mais je n’ai aucun problème avec les baguettes)
C’est un tout petit train. Un wagon avec places assises et numérotées , et d’autres où la population s’entasse debout.
On s’arrête souvent et le trajet dans un paysage varié et coloré dure 1 heure 30 . C’est le moyen de communication des habitants locaux puis on revient.
Belle journée.
L’on peut, de Leshan, affréter un taxi et visiter la très grande maison de GUO MORUO, un célèbre écrivain Chinois.
C’est classé « Key national Relics Preservation Unit » et « Provincial Base for Patriotism and Tradition Education » A vos souhaits…
A part la conductrice de taxi et moi, personne.
Plus proche, et accessible en bus le musée de l‘ébène ainsi que de nombreux bois pétrifiés vaut le détour…Certaines sculptures auraient nécessité 8 artisans et trois années de labeur. C’est incroyablement ciselé. Pas mal de touristes, mais , faute de temps les guides ne les conduisent pas au premier étage. J’avais donc la moitié du musée pour moi tout seul, tranquille…
En route pour Kanding. Super, à l’arrivée quelques centaines de mètres avant la gare, une armada de taxis rutilants.
Je débarque du car, pas un taxi!!!
Comprends pas..
Par chance, dans le car, j’ai discuté avec les mains avec mon voisin … , et il est aussi surpris que moi. Il y a une grève. Oui, les taxis sont en grève, en Chine, et il est tard. De plus, pas de bus..la totale. Et c’est bien la première fois que je vois çà, il y a de trop nombreux guides rabatteurs désagréables et très collants..Il est cuisinier et un des ses copains viendra finalement nous chercher puis me déposera gentiment à l’hôtel Sally’s knapsack Inn, et ses chambres crades, recommandé par le LP, à rayer des listes. Seul client, le jeune patron passe son temps (le matin et le soir quand je suis là), à jouer à des jeux vidéos de guerre….le reste du temps il doit sans doute dormir..Je peux utiliser Hotmail ? Oui, mais attendez un peu. J’en ai encore 5 à tuer!
Pas beaucoup de bus en ville, une ville tout en longueur de part et d’autre du puissant fleuve, pas commode pour circuler.
Mont Paoma :Accès en téléphérique, rien de spécial.
En descendant du téléphérique, à 50 mètres, j’ai découvert par hasard un gigantesque musée Tibétain, quatre étages, construit il y a trois ans. (référencé nul part): Les nombreux et massifs piliers en bois auraient 1500 ans. Visite guidée, très intéressante. C’était un vendredi .
Je fais court. Le lendemain, la jeune guide est venue me chercher à mon hôtel avec son copain et une amie prof d’Anglais. Grâce à eux j’ai pu aller plus facilement au lac MU GE CUO passer une bonne journée, malgré un temps gris.
Dommage que nous n’ayons pas eu le temps de nous tremper les pieds dans des bassins d’eau chaude où de petits poissons vous mangent les peaux mortes.(Curative Pool Boiling Spring)
Maintenant que les taxis ont repris du service, après trois jours de grève, je m’empresse de quitter mon hôtel. Mes amis de rencontre m’en ont trouvé un à 50 mètres à pied de la gare routière, moche mais bien pratique.
Pour la première fois de ma vie je me suis claqué le mollet sans trop savoir pourquoi en descendant des marches dans un hôtel . C’est non seulement douloureux, mais je marche difficilement. A la pharmacie ils m’ont vendu un aérosol et conseillé 8 jours de repos…
J’ai pris un taxi et lui ai demandé de me trouver un massage par des aveugles. Ils sont réputés en Chine. Quand les taxis voient que vous avez un vrai problème, ils ne vous déposent pas dans un massage parlour..
Je suis revenu deux fois me faire masser et cela m’a bien soulagé.
Grand soleil et fête annuelle du PCC. Chants sur la grande place, un monde fou, les habitants ont sorti leur costume du dimanche.
Quelques belles images.
Départ pour MOXI en mini van. Rarissime .Deux passagers. 3.5 heures de route, croisé 5 véhicules…Superbe ciel, magnifiques paysages et la mer rouge, constituée de pierres ferrugineuses.
MOXI, c’est la porte d’entrée du glacier Hailogou .Bon, c’est un glacier. Ascension grâce à un bon téléphérique autrichien. Redescente et là de superbes sources chaudes. Peu de clients, nombreux bassins , dont un énorme où l’on peut réellement nager. J’y ai rencontré un Chinois d’une soixantaine d’années qui m’a parlé assez bien en Français. Lycéen, il avait fait trois ans de français, puis m’expliqua-t-il délicatement, il y a eu les évènements…(pour les Gogols, comprendre la révolution culturelle), et là plus de cours du tout. Il n’avait pas parlé français depuis 40 ans, mais était ravi de rafraîchir sa mémoire.
A MOXI, en bas du village, église catholique de 1918 en excellent état. Original.
Il n’y a qu’une rue, disons principale et un seul café sympa en bas de cette rue.
Le patron m’a guidé vers le théâtre où il y avait ce soir-là un spectacle Tibétain authentique pour les locaux et m‘a fait assoir au premier rang à côté des officiels. Pas de touristes. Superbe spectacle.
Sa femme fait des glaces maison à l banane onctueuses et délicieuses…De vraies glaces…
DANBA. Le joyau du Sichuan à mon sens.
Siao ping est une toute jeune infirmière, et on est allé à JIAJU ZANGZAI, consacré en 2005 par le National Géographique Chinois comme plus beau village de Chine. C’est à 7 km de Danba. C’est un village 100% tibétain et l’architecture est 100% Tibétaine. Curieux n’est-ce pas?
Le paysage et le cadre sont grandioses , mais j‘ai trouvé cela un peu figé.
Dans toute la région et particulièrement à SUOPO, les « watchtower » hautes tours de pierre fortifiées de quarante à soixante mètres de hauteur sont magnifiques. Il y en aurait 562.
Des thèses toutes confirmées par l'exploratrice française Frédérique Darragon, qui s'est lancée à la fin des années 90 dans une étude poussée de ces édifices découverts alors qu'elle traquait le léopard des neiges dans le sud-ouest de la Chine. Sur un millier de tours recensées, il n'en reste désormais que la moitié. 562 pour être précis, si l'on en croit les statistiques de Yixisangdan, en charge de la protection du patrimoine de Danba. Quant à leur âge, les avis divergent. Frédérique Darragon, véritable passionaria des diaolou, "tours fortifiées" en chinois, a mené un travail de datation au carbone 14 sur 82 tours, estimant entre les IVe et XVIe siècles la construction de celles qui existent toujours. Des résultats contestés par certains universitaires chinois, qui optent davantage pour une architecture défensive du XVIIIe siècle, diao signifiant donc "forteresse" en chinois. Quoiqu'il en soit, les tours fascinent et intriguent, d'autant qu'elles ont bien résisté au grand tremblement de terre ayant ravagé une partie du Sichuan en 2008. Extrait d’un article du figaro
Le lendemain Siao ping m’a guidé vers une maison musée, et là nous avons rencontré dans ce village de montagne He Yu , une étudiante chinoise qui parlait couramment anglais.
C’est cette même jeune fille qui m’avait dit que c’était une française qui avait disons découvert et surtout sensibilisé les autorités à bien entretenir ces tours, jusqu’à ce que très récemment je tombe sur un article du Figaro où ils ne parlent même pas du poivre du Sichuan….
J’en ai rapporté un kilo pour les amis.
On s’est promené tous trois toute la journée dans ce village d’architecture Tibétaine tout comme JIAJU ZANGZAI. ça monte , ça descend sur des sentiers tortueux, et là c’était autrement plus intéressant que le village « classé » car c’était le village natal de Siao ping . L’on croisait ses tantes, ses amis, elle nous décrivait la flore, telles ces mini baies sauvages dont on ne mange que la peau, ces fleurs jaune pâle qui se fumeraient, ces feuilles aux propriétés hémostatiques... Passionnante journée.
On est arrivé finalement à son école.
Quand j’étais petite m’a-t-elle dit, c’était deux heures de marche le matin et deux heures le soir…4 heures d’études perdues, mais elle est devenue infirmière, pourtant issue d’une famille très pauvre.
Cela fait réfléchir. Je n’avais qu’une heure à pied aller-retour pour aller à l‘école, et c’était un chemin très praticable.
Siao ping nous quitte pour aller passer un examen final.
Avec He Yu et son amie Malaysienne, nous affrétons une voiture, car pas de car pour rejoindre DAN LING.
3.5 h de route défoncée dans une berline, et non pas un 4x4. …
Grande maison d’hôtes de style Tibétain, bon dîner, nuit fraîche mais il y a un paquet de couvertures. On est à 3300 mètres. Pas de réception de téléphone mobile.
On part tous trois à pied vers une source chaude qu’on aura beaucoup de mal à trouver. En pleine nature un bassin de 4 mètres par 4.Personne. On fait trempette une heure. L’eau est bonne.
Le lendemain balade de 5 heures à cheval, un régal. Paysages magnifiques.
Des marmottes, des yaks, des oiseaux, le tout dans des prairies constellées de fleurs sauvages. On boit une tasse de lait chaud de Yak dans une ferme au bout du monde où néanmoins il y a l’électricité.
On est dans un autre siècle et pourtant il y a la télé et un programme de télé réalité débile à la sauce chinoise. Quel contraste!
Je monte à Maerkang , rien à voir, et en redescends. De là, j’avais escompté aller vers Xining, province du Qinghai, mais j’y ai finalement renoncé.
Départ donc pour Chengdu….
Je prends le car et rencontre un jeune chinois, professeur de chinois. Chic, me dis-je je vais pouvoir améliorer mon chinois. Non, il préfère, ça va plus vite, utiliser son broken English..
Après le car qui s’est arrêté avant Lu Ding, on prend une navette, un mini van pour rejoindre Lu Ding. Nous sommes 8 + le chauffeur entassés comme des sardines. On devrait arriver dans 20 minutes…Sur une route défoncée en construction, le chauffeur se faufile et slalom à la chinoise, mais à un moment: STOP. Jamais vu un embouteillage pareil. Des centaines de camions, cars, voitures, bloqués par un simple camion en panne.(On l’a su plus tard). Il pleut comme il faut, on ne respire plus dans le mini van. On n’attend pas de miracle. D’après certains, la ville n’est pas loin…t’es sûr demandais-je au prof? Oui. Le chauffeur me l’a confirmé…
C’était ça ou bien passer la nuit dans le mini van.
Bon, la nuit sans éclairage, ma lampe torche d’une main, il serait temps que j’achète une frontale, le parapluie de l’autre , on patauge dans les ornières et la gadoue de la route en construction. Une bonne heure plus tard après avoir couru comme des fous avant le dynamitage d’une falaise, on se refugie exténués sous le grand parasol d’un vendeur.
Un moine qui ne vivrait parait il que de l’aumône joue avec son I machin dernier cri en croquant une pomme…
Et des I machin dernier cri , il n’y en a pas encore des tonnes en Chine.
Sur les 8, il n’en reste que 4, les autres marchaient beaucoup plus vite que nous. Voyant quelques motos venir de ce que je présume être la ville, je suggère au prof d’en affréter. Ah! il n’y avait pas pensé. Finalement, c’est un taxi qui viendra nous chercher tous quatre, à minuit, sans pour autant nous extorquer de l‘argent, ce qu’il aurait aisément pu faire. Le taxi a roulé 45 minutes chrono. Autant dire que si on avait marché , on ne serait jamais arrivé..Je suis un étranger. Les deux autres garçons, 20 ans, étaient des manœuvres. Plus jeunes, pas chargés, ils marchaient naturellement plus vite que moi. Ils m’ont aidé et jamais laissé tomber. On communiquait par signe. Merci à eux. A la gare routière, pas une chambre de libre...Sous une pluie battante, vers minuit, on a déniché une gargote où l’on s’est rassasié. Puis les garçons ont eu une idée géniale : On va dormir à l’internet café en face de la gare. Wow! J’avais peur de ne pas être accepté, car rarissimement, et tout particulièrement dans les petites villes les étrangers ne peuvent accéder aux cafés internet. Mais là, pas de problème. L’employé a stocké nos bagages dans un local fermé et nous nous sommes endormis vers 2 heures du matin dans de larges et moelleux fauteuils. Pas de musique la nuit, ni le staccato des mitrailleuses vidéo, un rêve. Nous avons tous très bien dormi, réveil à 6 heures et repris un car à 7 heures en achetant les derniers billets. Ouf.
Le professeur m’a invité chez lui, ses paysans de parents étant absents. On arrive à Chengdu et venant dont nous venions cela fait un choc, puis après 2 heures de bus on arrive à son hameau, près de Peng Zhou. Je dis bien hameau car c’est vraiment tout petit et rare. Ce sont de mini immeubles de trois étages entièrement neufs, des boîtes..construits suite au séisme de 2008.
Pour aller dîner, on attrape un bus pour le village où tout est également neuf, mais avec une architecture locale en béton et bois assez élégante dans le style de la région .
On revient en 30 minutes à pied, car pas de bus. On est vraiment à la campagne.
Dans son broken English, j’ai compris que l’on irait demain dans un village français!
Qu’est-ce que c’est?
20 minutes de car plus tard, on débarque à BAI LU dans un village de style français! La plupart des styles architecturaux sont mélangés, les petits immeubles haussmanniens et les maisons strasbourgeoises, le château de la Loire, l’hôtel IRIS, sic, le restaurant LES CHAMPS.
L’épicerie où l’on trouve du vin rouge chinois « Great Wall (ça c’est connu, mais aussi du « Grand Bato, du Bordux « … est dénommée « Le Super marché ».
Le Café de Flore…le tout à la sauce et aux couleurs chinoises.
C’est grand, plusieurs rues, très gai, coloré, détonnant.
Ce village tout neuf, pas entièrement terminé , réellement habité par des Chinois, a été inauguré au printemps 2011. C’est un partenariat Franco- Chinois suite au tremblement de terre de 2008.
Rare en Chine, on ne paye pas de ticket racket d’entrée…ils leur reste un peu de pudeur…
Il coule une jolie rivière, et les restes d’une arche d’un pont construit par des missionnaires, plusieurs cafés, terrasses, parasols .Sympa.
Un peu plus loin une rare école qui ait résisté au séisme. Nombreux dessins réalisés par des enfants après le séisme . Très touchant.
Un peu plus loin, mais chantier interdit au public, une très grande église et ses annexes en reconstruction.
Elle a souffert du tremblement de terre, mais la reconstruire est important pour faire revenir les touristes et le business des photos de jeunes mariés…
Retour à Chengdu.
Le SIM’s étant complet, j’ai dormi une nuit au LOFT, recommandé par le LP. C’est un hôtel déguisé en hôtel de voyageur, qui n’a strictement rien à voir avec la philosophie du SIM’s. C’est tout juste si on vous dit bonjour. 2 malheureux PC, contre 8 au SIM’s. Le service du petit déjeuner ne commence qu’à 9 heures, et avec deux clients en salle on vous apporte un café tiédasse à 9 heures 30.
Ils n’ont pas l’air de savoir que les autocars partent tôt en Chine..
Les chambres sont beaucoup plus spacieuses qu‘au SIM‘s, donc plus chères, ce qui est normal, mais il n’y a pas d’ascenseur…
C’est mon sac à dos qui aime bien prendre l’ascenseur…
Même lorsque vous escomptez rester quelques jours dans un même hôtel, ne payez jamais plusieurs jours d’avance…surtout si on vous propose, mon œil, un prix spécial.
Départ pour Juizaigou.11 heures de car sur une bonne route.
Capacité hôtelière 20.000 lits..
Un monde fou, normal ce sont les vacances scolaires.
Tout est plus cher qu’ailleurs.
A l’entrée du parc, un ensemble de magasins de souvenirs presqu’aussi grand qu’un supermarché. C’est peu dire.
Le premier lac est bleu turquoise, le second lac est bleu turquoise, le …
Si j’aurais su, j’aurais pas venu
Compte tenu de ce que j’avais lu, j’avais réservé deux nuits. J’ai acheté le soir le dernier billet de car.
Chacun son truc.
Et re 11 heures de car pour rentrer à Chengdu.
XI AN
Je n'y suis resté que très peu de temps (2 nuits) c'est donc forcément assez subjectif.
Je descends du car en provenance de Chengdu, pas un taxi ne daigne s'arrêter et quand ils s'arrêtent ils ne savent soudain plus lire. Il y en avait pourtant un paquet, et mon hôtel n'était pas à 5 mn, loin de là. Je n'avais pas encore vu cela.
Une gentille dame m'a conduit jusqu'au bon arrêt de bus. Un bon point.
Hôtel , près de la porte Sud, personnel aimable comme une porte de prison mais ça arrive aussi en France. Pas de chance le seul mauvais en 2.5 mois de voyage était à Xi An. La vieille ville...toute neuve, mur d'enceinte tout neuf de 14 kilomètres de périphérie, oui, mais quasiment tout neuf. Un décor de carton pâte.
A l'intérieur pollution au maximum, deux tours dont la tour du tambour, bon il y en un peu partout en Chine. De là haut (pas si haut) on ne voit que du brouillard sur mes photos... un flou artistique sans doute...
A partir de la porte Sud, le long des remparts il y a une rue longue comme un jour sans fin, qui est remplie de magasins de peintures, calligraphies, marchands de pinceaux. Pas un touriste en juillet, et là on se sent bien. Rue sympathique.
La rue du quartier musulman. RAS. J’aimerais bien connaître le nom des arbres dont les fleurs jaunasses tombaient, sur la rue comme de la neige. (en juillet )
Derrière, des milliers d'échoppes qui vendent toutes les mêmes conneries. L’ancienne mosquée. Il faut bien ouvrir les yeux pour voir que c'en est une. Se balader en ville, rien de bien particulier.
Terra cota. Une merveille bien sur . Mais ATTENTION
Il y a les bus, on peut en effet y aller seul.
Il y a deux sortes de "tours" Ceux qui s'arrêtent une petite heure à l'aller dans une immense fabrique de souvenirs, poteries, meubles et vraies fausses antiquités. Chinoises, au demeurant assez intéressante, pourquoi ne pas voir ce qui se fabrique avec une imagination délirante et créatrice, et les autres qui vont directement à "terra cota", sans passer par les « souvenirs shops » mais qui reviennent plus tôt..
Donc temps passé à Terra cota idoine...
Le mausolée de l'empereur, éloigné du site "terra cota" est une perte d'argent et de temps. Une collinette, disons un monticule engazonné où vous dira t-on on n'a toujours pas trouvé l'entrée (lire pas cherché ou encore on ne veut pas la trouver ou encore invisitable, donc pas de ticket à vendre...
Bon voyage, mais Xi An ce n'est pas ma Chine.
Fin
Arrivée à Chengdu le soir. Le taxi commandé en même temps que ma réservation à l’hôtel Sim’s Cozy garden (recommandé par le LP, réservé via Hostelworld) est ponctuel, moins cher qu‘un taxi et de plus c’est sûr car il sait très précisément où aller. Il ne va pas tourner en rond pendant deux heures…Sim’s. Impeccable, personnel aussi charmant et compétent que celui du Cloudlands de Kunming.Le lendemain, bonne offre de l’hôtel, on va faire un tour en ville à vélo. Chengdu, c’est seulement 13 millions d’habitants…
On va ainsi tranquillement découvrir quelques petits lieux comme le temple Wenshu, un marché, une surprenante très grande et ancienne église du
19 ème, ses annexes et jardins.
Des relations de CouchSurfing m’emmèneront au quartier touristique de JIN LI. Bof bof, mais l’attention était touchante. On s’est régalé de petits « snacks » plaisants à l’œil et délicieux.
Visité les 2 ou 3 musées « suggérés » de Chengdu.
Aparté sur les traveler's chèques que l’on peut, en Chine, seulement changer à La Bank of China.
J’en ai changé à Chengdu, sourires et 10 bonnes minutes chrono, car l’employé savait faire.
A Xi Chang. 45 minutes et de gros yeux, car l’employée affectée à ce poste ne savait pas faire. Il a fallu que je fasse appeler la responsable pour que le voisin de l‘employé , qui savait faire mais ne mouftait pas, s‘exécute. Ah! la rigidité des postes!
A XI AN. 25 minutes en me faisant la gueule. Sur le comptoir un petit terminal. Content, moyennement content, pas content. On peut cliquer…
Mais à quoi ça sert !
Et comme en plus à l’American Express rue Scribe à Paris l’employé auquel j’ai acheté mes traveler's était aimable comme une porte de prison, je me demande si je recommencerai. Une seconde CB, c’est 0.33 euro /mois et on peut en prendre une seconde en roue de secours temporairement.
A côté de Chengdu. Nurserie des pandas. Tout a déjà été dit sur ce sujet.
Le village de Pinglee, et la forêt de bambous, à côté de Chengdu.
A ne surtout pas manquer, mais à condition d’y aller de préférence avec le SIM’S…car l’on peut ramasser un petit peu de thé dans les plantations, se rendre compte du temps infini que cela prend pour en collecter 10 grammes, et très bien déjeuner chez les hospitaliers parents de Zhen Zhen, la guide/salariée du SIM’S.
Le thé qu’ils produisent et que j’ai acheté s’est révélé de très bonne qualité.
Luodai, à proximité de Chengdu. Ne vaux pas le déplacement.
Leshan. En car ce n’est pas très loin de Chengdu. Le taxi, en fait un triporteur électrique, m’a vite montré sur une carte affichée dans la gare que le choix de mon hôtel n’était pas très judicieux car situé au fond de la ville neuve. Il m’a proposé un autre hôtel et je lui ai fait confiance. Le triporteur électrique ne va pas bien vite, il est un peu poussif mais de la gare autoroutière, cela descend très légèrement le long du fleuve. Il m’a accompagné au 17 éme étage d’un immeuble banal. Deux étages pour ce petit hôtel, le reste en appartement. Prix tout à fait raisonnable et vue sur les fleuves et le grand Bouddha.
De plus ce quartier tranquille au bord de l’eau est plaisant. Plusieurs salons de thé au bord de l’eau d’où l’on voit des baigneurs et leur bouée de sauvetage descendre le très fort courant dans une eau marron très foncée.
La puissance des deux fleuves qui se rejoignent fait tellement de bruit que l’on croirait entendre la marée montante dans nos contrées.
Lei de CS m’a gentiment guidé vers le Grand Bouddha. Pas trop de monde. Un must au Sichuan.
Emei shan. Marcher en montagne par beau temps, j’aime bien, mais dans le brouillard permanent, c’est pas mon truc.
J’ai décliné.
Zigong. Musée des dinosaures, puis j’ai découvert par hasard un fantastique musée des lanternes. Quatre étages. Seul visiteur.(China Lantern Museum).Je croyais que c’était fermé, mais non, le gardien est sorti de sa torpeur et m’a allumé un par un les étages et surtout les centaines de lanternes.
En route pour Ybin. Heureusement que j’ai pu me joindre à un petit groupe de Chinois sympathiques pour visiter la mer de bambous parce-que c’est une contrée immense et difficilement visitable seul car pas de transports locaux. 1 heure 30 de bus aller, 1 heure 30 retour. Un peu rapide. Visite au pas de course (j’ai horreur de ça) du musée rempli de très jolis meubles originaux et objets en bambous. Traversée de la forêt de bambous…C’est aussi monotone que la forêt des Landes en train…Toujours la même espèce. Alors qu’il y a je crois de mémoire 1200 espèces de bambous. La bambouseraie d’ Anduze en France, bien que toute petite par rapport à la mer de bambous de Ybin est bien plus variée et enrichissante.
Un coup de téléphérique, et on se rattrape par une belle promenade à flanc de rocher, taillé dans la masse, avec quelques temples par ci par là et quelques sculptures, gravures et bas-reliefs dans le roc très rouge comme dans l’Estérel.
De la haut magnifique vue sur la campagne.
Sauf erreur de ma part, c’est bien à Ybin, dans la rue principale, qu’il y a une grande église catholique. Elle n’a pas bougé et de part et d’autres il y a les si élégants sic..bâtiments chinois.
En tout cas c’est bien pratique pour se repérer.
A l’hôtel à Ybin, je croise un jeune couple qui parle un peu anglais. A ma question, comment va t’on à Xi Chang ? Réponse: pas de problème, c’est ma ville natale Vous prenez le bus No 5 en face, pour la gare de …Le car est à 6.30 heures et 3 heures 30 après vous arrivez.
Bon. J’arrive à 6 heures du matin à la gare, et j’apprends que le car vient de partir parce-que l’heure de départ c’était 6 heures et non 6.30 heures...mais chance, il y a un autre départ à 8 heures 30 . Parfait. Le temps passe et je ne vois toujours pas arriver la ville de Xi Chang. Ma voisine m’explique que c’est loin…8 heures plus tard je débarque à Lei Bo, une bourgade de quelques rues…et je suis encore loin.
Lorsque l’on cherche une adresse en Chine il faut toujours poser au minimum trois fois la question à trois personnes différentes, et jamais à la police pour arriver à destination..
Je le savais mais ces jeunes gens que j’avais questionnés me paraissaient fiables…et je n’ai même pas pris le temps de consulter ma carte. On apprend toujours…
A Lei Bo , où il y au moins quatre rues…J‘aborde un jeune homme, tout de bleu vêtu avec un bel appareil photo en bandoulière. Tiens un premier et rare touriste chinois? Que nenni, un policier! Sur son tee shirt bleu on peut voir POLICE brodé bleu en tout petit caractère. Discret n‘est-ce pas? Sympa, il m‘a donné son numéro de téléphone, sans pour autant me demander le mien, ni mon passeport.
Si vous avez un problème, n‘hésitez pas à m’appeler.
Nuit, puis renouveau trajet de 8 heures pour enfin arriver à Xi Chang : Ville propre sans aucune âme. Le Kourou chinois est à côté.
Qionhai hu est un lac bordé de jardins tristounets, le musée de la minorité esclavagiste YI est intéressant, le temple lu shan également.
En route pour PUGE. A l’hôtel, ils m’ont griffonné le nom de la gare autoroutière, et indiqué quel bus prendre pour m’y rendre car les taxis ne sont pas légion ici. Dans le bus bondé j’ai montré mon papier à mon voisin qui m’a dit = qui m’a fait comprendre qu’il descendait au même arrêt que moi et qu‘il allait aussi à PUGE. On n’a pas pris le car mais une voiture collective pour un poil plus cher , mais c’est plus rapide. En route j’ai vu un marché mais on ne s’est pas arrêté. Arrivé à PUGE, rien à voir, bien déçu…
Je suis monté dans un car, et j’ai pris la route en sens inverse, en regardant attentivement. Top, le marché est là. Les chauffeurs de car sont attentifs en Chine et le chauffeur m’a dit :Mon garçon, ici ce n’est pas Xi Chang (ne connaissant pas le nom de lieu j’avais acheté un billet pour Xi Chang)
Oui je sais, merci bien.
Incroyable, un marché de la minorité YI. Les femmes sont habillées de manière éclatantes, leurs vêtements sont très beaux. Un patchwork de couleurs sur un fond bleu azur. Je me suis longuement promené dans le marché, j’ai goûté quelques rafraichissantes boissons, touché des yeux, humé. Un rare plaisir et la gentillesse complice des habitants. Zéro touriste. Les femmes vendent, et pendant ce temps les hommes habillés de gris passe muraille, jouent au billard…
Quelques jeunes femmes sont en jean et tee shirt..la fin est programmée.
Muli, un bled, pas grand-chose.
Je débarque dans un hôtel, pas mal, où pour la première fois on me demande non pas une nuit de caution mais cinq!
Repartant le lendemain matin à 07.00 heures, j’ai flairé une embrouille sur la restitution de la caution. Ce n’est pas la première fois que je vais à l’hôtel en Chine.
Salut! Un tripoteur taxi m’emmène ailleurs. Glauque à souhait, mais bon, pour une nuit, ca ira.
J’ai ensuite fait l’erreur de demander à un policier de m’aider à rejoindre Ya Ding puisque pas de car.
Il a appelé son chef, très courtois, qui m’a tout de suite demandé où je dormais. Oh la la c’est trop dangereux pour un étranger. On va vous sortir de là et vous trouver un lieu sur..
A Lei Bo !!
Bon, ils prennent leur T….a, je récupère mon sac à dos, avec un sourire d’excuse à la tôlière qui ne pipe mot, et les pandores me conduisent à l’hôtel que j’avais décliné se faisant fort de descendre le montant de la caution. La patronne n’a rien voulu entendre et tous penauds, ils ne savaient plus quoi faire de moi.
Finalement, après avoir circulé dans les 2 ou 3 rues de Lei Bo, ils m’en ont trouvé un..
Qu’est-ce que vous avez fait aujourd’hui. Chef !On a aidé un étranger. C’est bien, vous avez travaillé…
Mais impossible d’aller plus loin, pas de communication vers Ya Ding Nature park qui était l’un de mes buts.
Dur, car il faut virer de bord.
Retour à Xi Chang au même hôtel central et bon marché, d’où l’utilité de ne pas jeter les cartes de visite des hôtels…
J’ai attrapé la crève. Le patron de l’hôtel a désigné d’office une employée qui m’a emmené à l’hôpital. Heureusement que j’étais accompagné car à chaque acte, c’est passage à la caisse puis visite, passage à la caisse, un vrai casse tête chinois pour moi puis prise de sang…La méthodologie est différente. On passe sa main à travers un mini guichet et une infirmière vous scarifie le bout du doigt avec une plume genre plume sergent major. Puis elle appose une pipette très fine pour aspirer le sang. 10 minutes plus tard, on a les résultats. On retourne voir le jeune médecin qui me dit seulement :OK. Me voila rassuré. Après un nouveau règlement je vais chercher mes médicaments.24 heures plus tard je serai sur pied.
Je n’ai aucun problème pour acheter un billet de car, mais quand on me répond qu’il n’y en a pas, (non pas qu’il n’y ait plus de place) je ne comprends pas pourquoi et je suis un peu désemparé. Chance, 4 étudiants baragouinaient anglais. Ils m’apprennent que la route vers Chengdu est coupée (un pont emporté) ainsi que le train suite aux inondations. Ah c’est ce que j’ai vu hier soir à la télé, mais je ne pouvais pas comprendre où c’était précisément.Une heure d’avion pour Chengdu? Cher et pas de billet avant 3 jours…Et compte tenu des pratiques du surbooking, je ne suis pas 100% certain de partir à l’heure. Méfiance.
Rester ici 3 jours, mortel..
Attendre que le pont soit reconstruit…
Bon, eh bien je repars en sens inverse en car vers Leshan,3 fois 8 heures de car…
A Leshan j’ai retrouvé Lei de CS et ses amis. On a diné dans un hot pot pas mal, mais franchement, je sais bien que c’est la spécialité du Sichuan, ça n’a rien à voir avec les parfums subtils de beaucoup de cuisines chinoises. On jette un peu n’importe quoi dans un bouillon épicé , comme ça on fait passer tout un tas d’ingrédients dont des fleurs, quoique les fleurs, ce soit assez bon.
Lei m’a écrit ma route, et j’ai ainsi découvert trois lieux (référencés nul part):
De Leshan, j’ai rejoint XHIXI en car. Assis à côté du chauffeur, place du mort, mais belle vue.
Intriguée, car que pouvais donc bien faire un "laowai" ici, ma voisine m’a demandé où j’allais. Tendant une oreille attentive à l’étranger qui articulait trois mots de chinois, le chauffeur a fait un long discours……..
Soudain , en rase campagne, le car a pilé sec et ma voisine m’a invité à descendre avec elle.
On a traversé des champs et de tous petits hameaux . J’ai compris que la route était coupée et que l’on prendrait un autre chemin.
J’ai pris des photos pour me repérer au retour. On a marché d’un bon pas 20 minutes.
Arrivés au bord d’un fleuve, il y avait un bac. Elle m’a confié à un
passager et est repartie reprendre un autre car. Il y a beaucoup de gens bien en Chine.
Le passager m’a conduit jusqu’à la gare.
C’est une vieille ligne de train à vapeur sino-anglais de 1959.
Jiayang Narrow Gauge Train. Ligne XHIXI BAJIAOGOU
Une voie pour le charbon, une voie pour les passagers. J’ai fait la connaissance de quatre sympathiques lycéens /es qui m‘ont plus tard confié que c‘était la première fois qu‘il voyaient un laowai en chair et en os. En attendant le train on a déjeuné sur le quai .La serveuse m’a timidement et gentiment apporté une fourchette, ce qui est bien la première fois que cela m’arrive en Chine.
Délicate attention.(Mais je n’ai aucun problème avec les baguettes)
C’est un tout petit train. Un wagon avec places assises et numérotées , et d’autres où la population s’entasse debout.
On s’arrête souvent et le trajet dans un paysage varié et coloré dure 1 heure 30 . C’est le moyen de communication des habitants locaux puis on revient.
Belle journée.
L’on peut, de Leshan, affréter un taxi et visiter la très grande maison de GUO MORUO, un célèbre écrivain Chinois.
C’est classé « Key national Relics Preservation Unit » et « Provincial Base for Patriotism and Tradition Education » A vos souhaits…
A part la conductrice de taxi et moi, personne.
Plus proche, et accessible en bus le musée de l‘ébène ainsi que de nombreux bois pétrifiés vaut le détour…Certaines sculptures auraient nécessité 8 artisans et trois années de labeur. C’est incroyablement ciselé. Pas mal de touristes, mais , faute de temps les guides ne les conduisent pas au premier étage. J’avais donc la moitié du musée pour moi tout seul, tranquille…
En route pour Kanding. Super, à l’arrivée quelques centaines de mètres avant la gare, une armada de taxis rutilants.
Je débarque du car, pas un taxi!!!
Comprends pas..
Par chance, dans le car, j’ai discuté avec les mains avec mon voisin … , et il est aussi surpris que moi. Il y a une grève. Oui, les taxis sont en grève, en Chine, et il est tard. De plus, pas de bus..la totale. Et c’est bien la première fois que je vois çà, il y a de trop nombreux guides rabatteurs désagréables et très collants..Il est cuisinier et un des ses copains viendra finalement nous chercher puis me déposera gentiment à l’hôtel Sally’s knapsack Inn, et ses chambres crades, recommandé par le LP, à rayer des listes. Seul client, le jeune patron passe son temps (le matin et le soir quand je suis là), à jouer à des jeux vidéos de guerre….le reste du temps il doit sans doute dormir..Je peux utiliser Hotmail ? Oui, mais attendez un peu. J’en ai encore 5 à tuer!
Pas beaucoup de bus en ville, une ville tout en longueur de part et d’autre du puissant fleuve, pas commode pour circuler.
Mont Paoma :Accès en téléphérique, rien de spécial.
En descendant du téléphérique, à 50 mètres, j’ai découvert par hasard un gigantesque musée Tibétain, quatre étages, construit il y a trois ans. (référencé nul part): Les nombreux et massifs piliers en bois auraient 1500 ans. Visite guidée, très intéressante. C’était un vendredi .
Je fais court. Le lendemain, la jeune guide est venue me chercher à mon hôtel avec son copain et une amie prof d’Anglais. Grâce à eux j’ai pu aller plus facilement au lac MU GE CUO passer une bonne journée, malgré un temps gris.
Dommage que nous n’ayons pas eu le temps de nous tremper les pieds dans des bassins d’eau chaude où de petits poissons vous mangent les peaux mortes.(Curative Pool Boiling Spring)
Maintenant que les taxis ont repris du service, après trois jours de grève, je m’empresse de quitter mon hôtel. Mes amis de rencontre m’en ont trouvé un à 50 mètres à pied de la gare routière, moche mais bien pratique.
Pour la première fois de ma vie je me suis claqué le mollet sans trop savoir pourquoi en descendant des marches dans un hôtel . C’est non seulement douloureux, mais je marche difficilement. A la pharmacie ils m’ont vendu un aérosol et conseillé 8 jours de repos…
J’ai pris un taxi et lui ai demandé de me trouver un massage par des aveugles. Ils sont réputés en Chine. Quand les taxis voient que vous avez un vrai problème, ils ne vous déposent pas dans un massage parlour..
Je suis revenu deux fois me faire masser et cela m’a bien soulagé.
Grand soleil et fête annuelle du PCC. Chants sur la grande place, un monde fou, les habitants ont sorti leur costume du dimanche.
Quelques belles images.
Départ pour MOXI en mini van. Rarissime .Deux passagers. 3.5 heures de route, croisé 5 véhicules…Superbe ciel, magnifiques paysages et la mer rouge, constituée de pierres ferrugineuses.
MOXI, c’est la porte d’entrée du glacier Hailogou .Bon, c’est un glacier. Ascension grâce à un bon téléphérique autrichien. Redescente et là de superbes sources chaudes. Peu de clients, nombreux bassins , dont un énorme où l’on peut réellement nager. J’y ai rencontré un Chinois d’une soixantaine d’années qui m’a parlé assez bien en Français. Lycéen, il avait fait trois ans de français, puis m’expliqua-t-il délicatement, il y a eu les évènements…(pour les Gogols, comprendre la révolution culturelle), et là plus de cours du tout. Il n’avait pas parlé français depuis 40 ans, mais était ravi de rafraîchir sa mémoire.
A MOXI, en bas du village, église catholique de 1918 en excellent état. Original.
Il n’y a qu’une rue, disons principale et un seul café sympa en bas de cette rue.
Le patron m’a guidé vers le théâtre où il y avait ce soir-là un spectacle Tibétain authentique pour les locaux et m‘a fait assoir au premier rang à côté des officiels. Pas de touristes. Superbe spectacle.
Sa femme fait des glaces maison à l banane onctueuses et délicieuses…De vraies glaces…
DANBA. Le joyau du Sichuan à mon sens.
Siao ping est une toute jeune infirmière, et on est allé à JIAJU ZANGZAI, consacré en 2005 par le National Géographique Chinois comme plus beau village de Chine. C’est à 7 km de Danba. C’est un village 100% tibétain et l’architecture est 100% Tibétaine. Curieux n’est-ce pas?
Le paysage et le cadre sont grandioses , mais j‘ai trouvé cela un peu figé.
Dans toute la région et particulièrement à SUOPO, les « watchtower » hautes tours de pierre fortifiées de quarante à soixante mètres de hauteur sont magnifiques. Il y en aurait 562.
Des thèses toutes confirmées par l'exploratrice française Frédérique Darragon, qui s'est lancée à la fin des années 90 dans une étude poussée de ces édifices découverts alors qu'elle traquait le léopard des neiges dans le sud-ouest de la Chine. Sur un millier de tours recensées, il n'en reste désormais que la moitié. 562 pour être précis, si l'on en croit les statistiques de Yixisangdan, en charge de la protection du patrimoine de Danba. Quant à leur âge, les avis divergent. Frédérique Darragon, véritable passionaria des diaolou, "tours fortifiées" en chinois, a mené un travail de datation au carbone 14 sur 82 tours, estimant entre les IVe et XVIe siècles la construction de celles qui existent toujours. Des résultats contestés par certains universitaires chinois, qui optent davantage pour une architecture défensive du XVIIIe siècle, diao signifiant donc "forteresse" en chinois. Quoiqu'il en soit, les tours fascinent et intriguent, d'autant qu'elles ont bien résisté au grand tremblement de terre ayant ravagé une partie du Sichuan en 2008. Extrait d’un article du figaro
Le lendemain Siao ping m’a guidé vers une maison musée, et là nous avons rencontré dans ce village de montagne He Yu , une étudiante chinoise qui parlait couramment anglais.
C’est cette même jeune fille qui m’avait dit que c’était une française qui avait disons découvert et surtout sensibilisé les autorités à bien entretenir ces tours, jusqu’à ce que très récemment je tombe sur un article du Figaro où ils ne parlent même pas du poivre du Sichuan….
J’en ai rapporté un kilo pour les amis.
On s’est promené tous trois toute la journée dans ce village d’architecture Tibétaine tout comme JIAJU ZANGZAI. ça monte , ça descend sur des sentiers tortueux, et là c’était autrement plus intéressant que le village « classé » car c’était le village natal de Siao ping . L’on croisait ses tantes, ses amis, elle nous décrivait la flore, telles ces mini baies sauvages dont on ne mange que la peau, ces fleurs jaune pâle qui se fumeraient, ces feuilles aux propriétés hémostatiques... Passionnante journée.
On est arrivé finalement à son école.
Quand j’étais petite m’a-t-elle dit, c’était deux heures de marche le matin et deux heures le soir…4 heures d’études perdues, mais elle est devenue infirmière, pourtant issue d’une famille très pauvre.
Cela fait réfléchir. Je n’avais qu’une heure à pied aller-retour pour aller à l‘école, et c’était un chemin très praticable.
Siao ping nous quitte pour aller passer un examen final.
Avec He Yu et son amie Malaysienne, nous affrétons une voiture, car pas de car pour rejoindre DAN LING.
3.5 h de route défoncée dans une berline, et non pas un 4x4. …
Grande maison d’hôtes de style Tibétain, bon dîner, nuit fraîche mais il y a un paquet de couvertures. On est à 3300 mètres. Pas de réception de téléphone mobile.
On part tous trois à pied vers une source chaude qu’on aura beaucoup de mal à trouver. En pleine nature un bassin de 4 mètres par 4.Personne. On fait trempette une heure. L’eau est bonne.
Le lendemain balade de 5 heures à cheval, un régal. Paysages magnifiques.
Des marmottes, des yaks, des oiseaux, le tout dans des prairies constellées de fleurs sauvages. On boit une tasse de lait chaud de Yak dans une ferme au bout du monde où néanmoins il y a l’électricité.
On est dans un autre siècle et pourtant il y a la télé et un programme de télé réalité débile à la sauce chinoise. Quel contraste!
Je monte à Maerkang , rien à voir, et en redescends. De là, j’avais escompté aller vers Xining, province du Qinghai, mais j’y ai finalement renoncé.
Départ donc pour Chengdu….
Je prends le car et rencontre un jeune chinois, professeur de chinois. Chic, me dis-je je vais pouvoir améliorer mon chinois. Non, il préfère, ça va plus vite, utiliser son broken English..
Après le car qui s’est arrêté avant Lu Ding, on prend une navette, un mini van pour rejoindre Lu Ding. Nous sommes 8 + le chauffeur entassés comme des sardines. On devrait arriver dans 20 minutes…Sur une route défoncée en construction, le chauffeur se faufile et slalom à la chinoise, mais à un moment: STOP. Jamais vu un embouteillage pareil. Des centaines de camions, cars, voitures, bloqués par un simple camion en panne.(On l’a su plus tard). Il pleut comme il faut, on ne respire plus dans le mini van. On n’attend pas de miracle. D’après certains, la ville n’est pas loin…t’es sûr demandais-je au prof? Oui. Le chauffeur me l’a confirmé…
C’était ça ou bien passer la nuit dans le mini van.
Bon, la nuit sans éclairage, ma lampe torche d’une main, il serait temps que j’achète une frontale, le parapluie de l’autre , on patauge dans les ornières et la gadoue de la route en construction. Une bonne heure plus tard après avoir couru comme des fous avant le dynamitage d’une falaise, on se refugie exténués sous le grand parasol d’un vendeur.
Un moine qui ne vivrait parait il que de l’aumône joue avec son I machin dernier cri en croquant une pomme…
Et des I machin dernier cri , il n’y en a pas encore des tonnes en Chine.
Sur les 8, il n’en reste que 4, les autres marchaient beaucoup plus vite que nous. Voyant quelques motos venir de ce que je présume être la ville, je suggère au prof d’en affréter. Ah! il n’y avait pas pensé. Finalement, c’est un taxi qui viendra nous chercher tous quatre, à minuit, sans pour autant nous extorquer de l‘argent, ce qu’il aurait aisément pu faire. Le taxi a roulé 45 minutes chrono. Autant dire que si on avait marché , on ne serait jamais arrivé..Je suis un étranger. Les deux autres garçons, 20 ans, étaient des manœuvres. Plus jeunes, pas chargés, ils marchaient naturellement plus vite que moi. Ils m’ont aidé et jamais laissé tomber. On communiquait par signe. Merci à eux. A la gare routière, pas une chambre de libre...Sous une pluie battante, vers minuit, on a déniché une gargote où l’on s’est rassasié. Puis les garçons ont eu une idée géniale : On va dormir à l’internet café en face de la gare. Wow! J’avais peur de ne pas être accepté, car rarissimement, et tout particulièrement dans les petites villes les étrangers ne peuvent accéder aux cafés internet. Mais là, pas de problème. L’employé a stocké nos bagages dans un local fermé et nous nous sommes endormis vers 2 heures du matin dans de larges et moelleux fauteuils. Pas de musique la nuit, ni le staccato des mitrailleuses vidéo, un rêve. Nous avons tous très bien dormi, réveil à 6 heures et repris un car à 7 heures en achetant les derniers billets. Ouf.
Le professeur m’a invité chez lui, ses paysans de parents étant absents. On arrive à Chengdu et venant dont nous venions cela fait un choc, puis après 2 heures de bus on arrive à son hameau, près de Peng Zhou. Je dis bien hameau car c’est vraiment tout petit et rare. Ce sont de mini immeubles de trois étages entièrement neufs, des boîtes..construits suite au séisme de 2008.
Pour aller dîner, on attrape un bus pour le village où tout est également neuf, mais avec une architecture locale en béton et bois assez élégante dans le style de la région .
On revient en 30 minutes à pied, car pas de bus. On est vraiment à la campagne.
Dans son broken English, j’ai compris que l’on irait demain dans un village français!
Qu’est-ce que c’est?
20 minutes de car plus tard, on débarque à BAI LU dans un village de style français! La plupart des styles architecturaux sont mélangés, les petits immeubles haussmanniens et les maisons strasbourgeoises, le château de la Loire, l’hôtel IRIS, sic, le restaurant LES CHAMPS.
L’épicerie où l’on trouve du vin rouge chinois « Great Wall (ça c’est connu, mais aussi du « Grand Bato, du Bordux « … est dénommée « Le Super marché ».
Le Café de Flore…le tout à la sauce et aux couleurs chinoises.
C’est grand, plusieurs rues, très gai, coloré, détonnant.
Ce village tout neuf, pas entièrement terminé , réellement habité par des Chinois, a été inauguré au printemps 2011. C’est un partenariat Franco- Chinois suite au tremblement de terre de 2008.
Rare en Chine, on ne paye pas de ticket racket d’entrée…ils leur reste un peu de pudeur…
Il coule une jolie rivière, et les restes d’une arche d’un pont construit par des missionnaires, plusieurs cafés, terrasses, parasols .Sympa.
Un peu plus loin une rare école qui ait résisté au séisme. Nombreux dessins réalisés par des enfants après le séisme . Très touchant.
Un peu plus loin, mais chantier interdit au public, une très grande église et ses annexes en reconstruction.
Elle a souffert du tremblement de terre, mais la reconstruire est important pour faire revenir les touristes et le business des photos de jeunes mariés…
Retour à Chengdu.
Le SIM’s étant complet, j’ai dormi une nuit au LOFT, recommandé par le LP. C’est un hôtel déguisé en hôtel de voyageur, qui n’a strictement rien à voir avec la philosophie du SIM’s. C’est tout juste si on vous dit bonjour. 2 malheureux PC, contre 8 au SIM’s. Le service du petit déjeuner ne commence qu’à 9 heures, et avec deux clients en salle on vous apporte un café tiédasse à 9 heures 30.
Ils n’ont pas l’air de savoir que les autocars partent tôt en Chine..
Les chambres sont beaucoup plus spacieuses qu‘au SIM‘s, donc plus chères, ce qui est normal, mais il n’y a pas d’ascenseur…
C’est mon sac à dos qui aime bien prendre l’ascenseur…
Même lorsque vous escomptez rester quelques jours dans un même hôtel, ne payez jamais plusieurs jours d’avance…surtout si on vous propose, mon œil, un prix spécial.
Départ pour Juizaigou.11 heures de car sur une bonne route.
Capacité hôtelière 20.000 lits..
Un monde fou, normal ce sont les vacances scolaires.
Tout est plus cher qu’ailleurs.
A l’entrée du parc, un ensemble de magasins de souvenirs presqu’aussi grand qu’un supermarché. C’est peu dire.
Le premier lac est bleu turquoise, le second lac est bleu turquoise, le …
Si j’aurais su, j’aurais pas venu
Compte tenu de ce que j’avais lu, j’avais réservé deux nuits. J’ai acheté le soir le dernier billet de car.
Chacun son truc.
Et re 11 heures de car pour rentrer à Chengdu.
XI AN
Je n'y suis resté que très peu de temps (2 nuits) c'est donc forcément assez subjectif.
Je descends du car en provenance de Chengdu, pas un taxi ne daigne s'arrêter et quand ils s'arrêtent ils ne savent soudain plus lire. Il y en avait pourtant un paquet, et mon hôtel n'était pas à 5 mn, loin de là. Je n'avais pas encore vu cela.
Une gentille dame m'a conduit jusqu'au bon arrêt de bus. Un bon point.
Hôtel , près de la porte Sud, personnel aimable comme une porte de prison mais ça arrive aussi en France. Pas de chance le seul mauvais en 2.5 mois de voyage était à Xi An. La vieille ville...toute neuve, mur d'enceinte tout neuf de 14 kilomètres de périphérie, oui, mais quasiment tout neuf. Un décor de carton pâte.
A l'intérieur pollution au maximum, deux tours dont la tour du tambour, bon il y en un peu partout en Chine. De là haut (pas si haut) on ne voit que du brouillard sur mes photos... un flou artistique sans doute...
A partir de la porte Sud, le long des remparts il y a une rue longue comme un jour sans fin, qui est remplie de magasins de peintures, calligraphies, marchands de pinceaux. Pas un touriste en juillet, et là on se sent bien. Rue sympathique.
La rue du quartier musulman. RAS. J’aimerais bien connaître le nom des arbres dont les fleurs jaunasses tombaient, sur la rue comme de la neige. (en juillet )
Derrière, des milliers d'échoppes qui vendent toutes les mêmes conneries. L’ancienne mosquée. Il faut bien ouvrir les yeux pour voir que c'en est une. Se balader en ville, rien de bien particulier.
Terra cota. Une merveille bien sur . Mais ATTENTION
Il y a les bus, on peut en effet y aller seul.
Il y a deux sortes de "tours" Ceux qui s'arrêtent une petite heure à l'aller dans une immense fabrique de souvenirs, poteries, meubles et vraies fausses antiquités. Chinoises, au demeurant assez intéressante, pourquoi ne pas voir ce qui se fabrique avec une imagination délirante et créatrice, et les autres qui vont directement à "terra cota", sans passer par les « souvenirs shops » mais qui reviennent plus tôt..
Donc temps passé à Terra cota idoine...
Le mausolée de l'empereur, éloigné du site "terra cota" est une perte d'argent et de temps. Une collinette, disons un monticule engazonné où vous dira t-on on n'a toujours pas trouvé l'entrée (lire pas cherché ou encore on ne veut pas la trouver ou encore invisitable, donc pas de ticket à vendre...
Bon voyage, mais Xi An ce n'est pas ma Chine.
Fin
Enorme contravention dans l'état d'Arizona English translation pending
Bonjour... Voilà un événement qui vient à gâcher xmas et mon road trip sur la côte ouest...
Voilà, en entrant dans la ville de Page, j'ai dépassé un conducteur très lent sur une non passing lane... Il n'y avait ni piétons, ni voiture arrivant en face, donc j'ai doublé. 5 minutes après en conduisant dans la ville, je me fais arrêter par 2 voitures de cops... Really scary, je pensais pas que c'était pour ça...
Ils me verbalisent, contrôlent mon identité ainsi que ma copine, puis ils me donnent le ticket sans le montant, je demande donc au cop si je peux payer tout de suite, pas de problème, je les suis donc au minuscule palais de justice de Page...
Mais voilà ma surprise, en arrivant, c'est 1000$ de ticket qu'il me donne... Je pensais que ça allait être dans les 200$, 300$ grand maximum... Des barjos ces arizoniens... Bref, en voyant ma tête déconfite, le juge qui nous écoutait m'a dit de passer à la cour directement, il m'a donc entendu... Il m'a dit que pour ce genre d'infraction, j'avais de la chance de n'avoir été traité qu'en civil law et non criminal law, cet enflure m'a donné de l'espoir soit en réduisant ou en faisant sauté le ticket mais il a m'a dit que c'était le grand minimum... Du coup je me retrouve au mieux avec un plan de paiement, 100$ tous les mois pendant 10 mois à régler!
Me voilà donc avec un ticket de 1000$ à payé pour cette connerie..
Bref, questions à la française maintenant! Je suis étudiant et étant aux states, mes parents m'aident déjà pour le voyage, j'ai encore 6 mois ici...
Qu'est ce que je risque si je ne paye pas du tout? J'ai vraiment pas l'argent pour régler une telle somme, ils vont vraiment me ruiner totalement si je paye... Je ne compte pas retourner en Arizona du tout, ai-je une chance de passer à travers?
Je prends tout bon conseil, ou la réalité 🙁 thanks
Mika
Voilà, en entrant dans la ville de Page, j'ai dépassé un conducteur très lent sur une non passing lane... Il n'y avait ni piétons, ni voiture arrivant en face, donc j'ai doublé. 5 minutes après en conduisant dans la ville, je me fais arrêter par 2 voitures de cops... Really scary, je pensais pas que c'était pour ça...
Ils me verbalisent, contrôlent mon identité ainsi que ma copine, puis ils me donnent le ticket sans le montant, je demande donc au cop si je peux payer tout de suite, pas de problème, je les suis donc au minuscule palais de justice de Page...
Mais voilà ma surprise, en arrivant, c'est 1000$ de ticket qu'il me donne... Je pensais que ça allait être dans les 200$, 300$ grand maximum... Des barjos ces arizoniens... Bref, en voyant ma tête déconfite, le juge qui nous écoutait m'a dit de passer à la cour directement, il m'a donc entendu... Il m'a dit que pour ce genre d'infraction, j'avais de la chance de n'avoir été traité qu'en civil law et non criminal law, cet enflure m'a donné de l'espoir soit en réduisant ou en faisant sauté le ticket mais il a m'a dit que c'était le grand minimum... Du coup je me retrouve au mieux avec un plan de paiement, 100$ tous les mois pendant 10 mois à régler!
Me voilà donc avec un ticket de 1000$ à payé pour cette connerie..
Bref, questions à la française maintenant! Je suis étudiant et étant aux states, mes parents m'aident déjà pour le voyage, j'ai encore 6 mois ici...
Qu'est ce que je risque si je ne paye pas du tout? J'ai vraiment pas l'argent pour régler une telle somme, ils vont vraiment me ruiner totalement si je paye... Je ne compte pas retourner en Arizona du tout, ai-je une chance de passer à travers?
Je prends tout bon conseil, ou la réalité 🙁 thanks
Mika
Les repas sur les Costa English translation pending
bonjour,
j ai lu avec attention les critiques de 2009 , et 2010 sur les repas a bord des costa,
le DELIZIOSIA etant tout récent (2010) les buffets et restos sont ils de meilleure qualité que sur les autres bateaux
en effet , la qualité de la cuisine est elle entre categorie cantine, gourmet ou gastronomique ??
ou tout simplement bonne mais sans plus
le pain est il meilleur cette année, ??
on dit que les croisiéristes prennent des kilos dans les rubriques de discussion, mais evidemment , on sait que la mal bouffe, telle que escalope milanaise enveloppée de chapelure et de sauce fait grossir; donc ne pas en manger toute la semaine , que les pates tous les jours, ras le bol ...
ALORS dites votre cotation pour les repas des costa,
moi j ai une amie qui a été absolument satisfaite sur un COSTA , mais sur d autres elle a été déçue ..
Nous on privilégie bien sur un peu les escales, mais si je vais en croisière c est aussi pour gouter des spécialités du bateau et raffinées si possible; car je fais de la gastronomie chez moi, et je ne voudrai pas manger de la cantine améliorée pendant la semaine ..;
merci de votre avis,
Petit compte rendu du vol Lyon - Istanbul via Zurich avec Swiss English translation pending
12 août 2011
8:25:je me présente au comptoır Swiss à l'aéroport de Lyon Saint éxupéry pour mon premier voyage avec escale, toute seule mais avec quelques appréhensions!!!!donc je présente ma carte d'identité(pas besoin de carte bancaire, nı de numéro de réservation!!!!)donc l'hôtesse pèse ma valise et met une étiquette rouge(qui correspond à une short connection)et voilà que ma valise sera traitée en priorité à Zurich)donc l'hôtesse me remet alors mes deux cartes d'embarquements ainsi qu'une carte pour ma valise
8:45:je me présente aux contrôles de sécurité: RAS je n'ai même pas fait sonner les portiques de sécurité, je découvre qu'il y a plusieurs vols de prévus un pour Vienne sur Austrian sur un Fokker 100, un pour Francfort sur Lufthansa sur un B737 et le mien pour Zurich sur Helvetic sur un Fokker 100 vol 531
10:00: l'embarquement en porte D16 commence par les rangées de 10 à 21(ceux qui vont seulement à Zurich)et ensuite vient mon tour!!!!bref on a embarqué avant celui de Francfort!!!
je prends donc possession de mon siège 4D qui je tiens à préciser très spacieux et très confortable(siège en cuir Becaro!!!!)
le commandant de bord nous explique notre itinéraire(je tiens à le féliciter car il a très bien piloté!!!) nous décollons alors à 10:55 soit 15 minutes de retard
Les PNC très charmantes nous proposent alors plusieurs choix de boissons chaudes et froides mais pas de snack!!!!!donc pour moi ça sera jus d'orange!!!!avant l'attérrisage à Zurich nous avons droit à un chocolat suisse
11:40:nous attérrissons donc en avance par rapport à l'horaire prévu!!!on nous transfert dans un bus en direction pour certains passagers soit la correspondance soit pour d'autres ils récupèrent leurs bagages!!!
L'aéroport de Zurich est très bien pour les correspondances car en seulement dix minutes j'ai réussi à franchir le contrôle des papiers d'identité et la sécurité
11:50:j'arrive donc à la porte d'embarquement B27 et l'embarquement commence!!!on nous transfert donc dans un bus à destination du vol Swiss 1804 pour Istanbul.je trouve enfin ma place 10D à proximité des issues de secours!!!très bonne prestation en économique(voir carnet de voyage une semaine à Istanbul et bozcaada!!!et aussi dans compagnies aériennes vol Lyon Zurich Istanbul avec 50 minutes d'escales!!!)
En résumé:très contente de mon premier voyage en solitaire et je confirme que Swiss est une très bonne compagnie!!!!
la suite du compte rendu se fera demain car je suis fatiguée!!
8:25:je me présente au comptoır Swiss à l'aéroport de Lyon Saint éxupéry pour mon premier voyage avec escale, toute seule mais avec quelques appréhensions!!!!donc je présente ma carte d'identité(pas besoin de carte bancaire, nı de numéro de réservation!!!!)donc l'hôtesse pèse ma valise et met une étiquette rouge(qui correspond à une short connection)et voilà que ma valise sera traitée en priorité à Zurich)donc l'hôtesse me remet alors mes deux cartes d'embarquements ainsi qu'une carte pour ma valise
8:45:je me présente aux contrôles de sécurité: RAS je n'ai même pas fait sonner les portiques de sécurité, je découvre qu'il y a plusieurs vols de prévus un pour Vienne sur Austrian sur un Fokker 100, un pour Francfort sur Lufthansa sur un B737 et le mien pour Zurich sur Helvetic sur un Fokker 100 vol 531
10:00: l'embarquement en porte D16 commence par les rangées de 10 à 21(ceux qui vont seulement à Zurich)et ensuite vient mon tour!!!!bref on a embarqué avant celui de Francfort!!!
je prends donc possession de mon siège 4D qui je tiens à préciser très spacieux et très confortable(siège en cuir Becaro!!!!)
le commandant de bord nous explique notre itinéraire(je tiens à le féliciter car il a très bien piloté!!!) nous décollons alors à 10:55 soit 15 minutes de retard
Les PNC très charmantes nous proposent alors plusieurs choix de boissons chaudes et froides mais pas de snack!!!!!donc pour moi ça sera jus d'orange!!!!avant l'attérrisage à Zurich nous avons droit à un chocolat suisse
11:40:nous attérrissons donc en avance par rapport à l'horaire prévu!!!on nous transfert dans un bus en direction pour certains passagers soit la correspondance soit pour d'autres ils récupèrent leurs bagages!!!
L'aéroport de Zurich est très bien pour les correspondances car en seulement dix minutes j'ai réussi à franchir le contrôle des papiers d'identité et la sécurité
11:50:j'arrive donc à la porte d'embarquement B27 et l'embarquement commence!!!on nous transfert donc dans un bus à destination du vol Swiss 1804 pour Istanbul.je trouve enfin ma place 10D à proximité des issues de secours!!!très bonne prestation en économique(voir carnet de voyage une semaine à Istanbul et bozcaada!!!et aussi dans compagnies aériennes vol Lyon Zurich Istanbul avec 50 minutes d'escales!!!)
En résumé:très contente de mon premier voyage en solitaire et je confirme que Swiss est une très bonne compagnie!!!!
la suite du compte rendu se fera demain car je suis fatiguée!!
Pourquoi les étrangers vont-ils en Chine? English translation pending
HELLO
Mon ami honkongais m'a posé une question en voyant le forum: Pourquoi les étrangers aiment aller en chine???pourquoi il aiment la nouvelle chine?
alors, pour ne pas répondre à votre place....(lol) je l'écris sa question!
on attend vos réponses!!!!!
oliwen
Seule en Inde en septembre English translation pending
Je pars pour l'Inde à la fin du mois de septembre, pour une durée indeterminée(je viens de démissionner donc je n'ai plus aucune contrainte contractuelle)Je n'ai pas encore d'itinéraire précis, ce qui me tient le plus à coeur c'est d'apprendre à découvrir la culture indienne, sans forcément bouger dans tout le pays, enfin à voir...En tout cas je suis tout à fait preuneuse de tout type de conseils ou d informations.Aussi si quelqu'un/quelqu'une veut se joindre à moi pour un bout de chemin, ce serait avec plaisir!
Sécurité au Mexique? (mi-février 2011) English translation pending
ola todos,
je souhaite traversée l'Amérique du Mexique à l'Argentine...Je pense partir en Juin. Je suis déjà allée au Mexique il y a 3 ans et j'entendais déjà parler de fusillades et d'insécurité mais je ne me suis moi même jamais sentie en insécurité durant mes 8 mois de voyage. J'aimerais savoir si les personnes qui font actuellement un voyage au Mexique pensent que c'est vraiment dangereux parce que la situations a l'air de s'empirer.
Merci pour vos réponses.
PAUPO
Louxor - 1 semaine en individuel English translation pending
Aux environs du 15 Août, à peine revenus de nos vacances de Juillet, je reçois une alerte sur une sUUUUUUUper promo pour Louxor en individuel.
Ah ben oui quand même ! 299€ / Pers pour 7 nuits à l'hôtel Mercure avec le petit-déjeuner inclus et bien sûr l'AR en avion. Ça se refuse ?
Pour avoir déjà fait l'Egypte en croisière organisée, nous nous étions toujours dit qu'il faudrait passer 1 semaine à Louxor et visiter tous seuls à notre rythme pour bien en profiter et sans contraintes.
C'est seulement ensuite qu'on s'intéresse à la météo.
Ça se balade tranquillement entre 43 et 45° tous les jours sur ce mois d'Août ! Bref, on fera comme toujours dans ces cas là : Debout aux aurores et sieste pendant l'APM.
SAMEDI 28 AOÛT 2010 :
Nous récupérons nos billets au comptoir Transavia puis décollage 19h25. Arrivée à Louxor à 00h20.
A partir du moment où tu franchis les portes de l'aéroport, tu vas connaître un étrange phénomène, tu te transformes immédiatement en distributeur d'argent ambulant !
Pour notre groupe qui se dirige vers le bus prévu pour le transfert ( inclus également dans le forfait ), ça démarre très vite puisque le gars qui charge les valises dans le coffre demande 2€ / pers à chacun. Tout le monde donne mais je pose quand même la question au responsable et il me confirme que c'est juste un pourboire ! Ben tiens, 4€ pour chaque couple, c'est 30 L.E en gros, soit le prix d'un taxi. 😇 Mine de rien, ça lui fait 50 ou 60€ en 10mn, c'est pas mal non ?
Ah oui, je t'ai pas dit, il fait encore 30° à cette heure.
DIMANCHE 29 AOÛT 2010
8h30 : Réveil. L'hôtel El-Luxor ( ex Mercure ) n'est pas récent, c'est sûr, mais ça tient encore la route et c'est largement confortable. Le petit-déjeuner buffet est de bonne qualité.
Il est également bien situé proche du centre-ville. On est à 500 m du Temple de Louxor et le débarcadère pour le ferry public qui dessert la rive ouest est à 5mn à pied.

Hormis le Winter Palace, de l'autre côté du temple, l'immense majorité des autres hôtels est beaucoup + au Sud et isolé du centre. Ils ont leurs restaurants, etc ... dans les rues adjacentes mais le marché, le souk etc ... sont bien au centre-ville avec les vrais gens, on va dire.
De notre hôtel, on peut donc y aller à pied tranquillement alors qu'il faudra un taxi ou une calèche depuis les autres.
Alors, on inaugure aussi le quotidien du touriste individuel et tous les taxis et calèches de Louxor qui vont te harceler ou klaxonner toutes les 2mn. Ça prend assez vite la tête ! 😐
Il faut savoir que nous sommes en basse saison et qu'on ne se bouscule pas en ville. De plus, c'est le Ramadan et un certain de nombres de touristes évitent cette période où la vie est au ralenti.
Un taxi qui rôde prés du ferry nous propose ses services pour la rive Ouest. En fait, je ne sais pas trop ce qu'il faut compter. Certains sites francophones qui donnent des noms de chauffeur, t'annoncent la journée à 150-180 L.E ( 25€ ) et la 1/2 à 120 L.E. Parfois, ça tape même à 30€ ( 200 L.E ) c'est largement exagéré.
D'ailleurs, voici la liste des prix affichés par une agence dans notre hôtel avec un service de limousine climatisée.

On retrouve la journée "West Bank" ou Rive Ouest à 150 L.E, soit 20€. Donc pour en revenir à notre loustic, je lui demande un prix pour une matinée de 7h à 12h00. Il attaque à 120 L.E et on finit à 85 L.E sur une 1/2 journée. Ça peut te donner une idée même si on est en basse saison.
En rentrant à l'hôtel, nous testons aussi les boutiques du petit centre commercial Savoy Market à côté. Il y a un frigo dans la chambre donc on fait le plein de boissons car on va boire comme des trous pendant cette semaine. Compte entre 2 et 3 L.E la bouteille de 1,5 litre.
Comme je voulais m'assurer rapidement une journée sur Abydos et Dendéra , j'avais pris contact avec un de ces sites français. C'est une journée importante et il faut s'y prendre la veille pour s'enregistrer auprès des autorités. C'est le chauffeur qui s'en occupera. Le coup du "convoi militaire" c'est bien fini et on peut désormais circuler "librement" avec n'importe quel taxi du moment qu'il ait ce sésame. Prévoir donc une copie de vos passeports avant de venir, ça suffit.
11h00 : Nous avons donc RdV à l'hôtel. Le prix annoncé est de 600 L.E soit 80€ que je règle en €. Une fois sur place, je me suis rendu compte que c'est trop cher ... mais bon j'avais donné mon accord avant donc j'assume. 😕 RdV est donné pour demain matin à 6h00 et ce ne sera même pas lui, car il est déjà pris, mais son frère, lui aussi francophone.
13h00 : Nous retournons au Savoy Market car il y aurait 3 restaurants. Au 1er étage, 4 ou 5 magasins poussiéreux et le Amoun qui donne sur la place devant le Temple de Louxor. 1 table occupée c'est déjà ça ! On prend du Hommous et des falafels en entrée. Un ragoût et un kebab avec les boissons, ça nous fait 100 L.E. C'est juste moyen on va dire. La vue sur la rue est sympa car on voit tous les minibus et la circulation des motos, etc ...
14h45 : On se fait notre petite sieste jusqu'à 17h00.
A peine sortis, nous sommes assaillis par les taxis et les calèches. On a beau leur expliquer qu'on va à 500m de là, ils insistent lourdement. Le pire sont les calèches qui essayent toutes de te fourguer le "Bazar égyptien" vachement authentique et tout le fatras ! Les prix dégringolent à 5 L.E pour n'importe où .....
Il faut savoir que les autorités se sont mises en tête de recréer l'Allée des Sphinx de + de 2 kms qui reliait Louxor et Karnak. Cela entraîne des travaux « pharaoniques » 😎 et la destruction de tout ce qui bouge sur le tracé.

18h00 : TEMPLE DE LOUXOR :

Le ticket est à 50 L.E. C'est un des rares temples qu'on peut visiter de nuit sans se farcir le Son & Lumières avec supplément. Là, c'est le tarif habituel et on échappe à la chaleur tout en profitant des éclairages mettant mieux en valeur l'architecture et les reliefs des murs.
Les groupes visitent au pas de charge. On les voit faire l'AR en moins de 30mn. Ça flashe de partout ... Bien sûr, c'est toujours avec Môman devant le Sphinx, Môman devant l'obélisque, Môman devant ... n'importe quoi en fait. Le + important c'est qu'on puisse prouver qu'on est bien venu ici !

18h25 : Le soleil se couche. Tous les gardiens et employés sortent les bouteilles et la nourriture. Avec cette chaleur de + de 40°, je les plains franchement.
Ce qui est aussi flagrant, c'est que la majorité des européennes ont abandonné l'idée qu'on soit dans un pays musulman. Mini-short, débardeur décolleté à fine bretelle ... bref, la Côte d'Azur ni plus ni moins !

C'est pour qui les 4 Milk-shakes ?

A l'intérieur des temples, tu te dis que tu vas être tranquille, loin des calèches ... c'est sans compter sur les gardiens qui te suivent à la trace pour te montrer tel détail ou le meilleur point de vue pour une photo. Bien sûr, t'as le droit au fameux "Bakchich" dans la minute qui suit.
Alors 1 fois, 2 fois, 3, 4 ... et la 10ème fois quand tu es au fond du temple, on a tendance à envoyer bouler les mecs avant même qu'ils ouvrent la bouche ! Lors de mon 1er séjour, ils étaient seuls mais maintenant, il y a carrément 3 castes à se farcir. Les gardiens habillés en "djellaba" puis les militaires en treillis avec la mitraillette en bandoulière et enfin les policiers, souvent jeunes, en jean-basket et Tshirt avec le colt 45 au ceinturon ou le pistolet-mitrailleur. Tout ce beau monde te veut du bien et n'arrête pas de t'appeler pour venir ici ou là, et pour changer des euros récupérés dans la journée ...
Bref, tu dis non 50 fois au minimum.
T'aimes bien mon nouveau parfum ? 😛

Nous ressortons au bout de 2h00. Le site reste ouvert jusqu'à 22h00 l'été mais il ferme + tôt en hiver ainsi que pendant le Ramadan.
Les conducteurs de calèches nous ont pris la tête toute la journée avec ça, comme quoi le souk était fermé car nous étions pendant une fête catholique donc copte en Égypte. Toujours est-il que c'est bien la foire sur la place en face du Temple.

On est bien loin du Grand Huit et des trains fantômes. Le Top est constitué de balançoires hors d'âge ou de minuscules manèges qu'on fait tourner à la main. Les gens pique-niquent, les enfants courent en hurlant ... une fête quoi.

Juste en face, nous optons pour le Sindbad afin de dîner dans le petit jardin avec la vue sur le Temple de Louxor. L'addition = 65 L.E ( 8€ )
Là aussi, rien de transcendant mais c'est bien situé, rapide et le jardin assez agréable même si le mobilier n'est pas de 1ère jeunesse !
23h00 : Nous repassons par la fête, juste le temps de dire NON une dizaine de fois à des gamins qui ont déjà le réflexe "Touriste = Money" .
On rentre à pied en moins de 10mn à notre hôtel.
Ah ben oui quand même ! 299€ / Pers pour 7 nuits à l'hôtel Mercure avec le petit-déjeuner inclus et bien sûr l'AR en avion. Ça se refuse ?
Pour avoir déjà fait l'Egypte en croisière organisée, nous nous étions toujours dit qu'il faudrait passer 1 semaine à Louxor et visiter tous seuls à notre rythme pour bien en profiter et sans contraintes.
C'est seulement ensuite qu'on s'intéresse à la météo.
Ça se balade tranquillement entre 43 et 45° tous les jours sur ce mois d'Août ! Bref, on fera comme toujours dans ces cas là : Debout aux aurores et sieste pendant l'APM.
SAMEDI 28 AOÛT 2010 :
Nous récupérons nos billets au comptoir Transavia puis décollage 19h25. Arrivée à Louxor à 00h20.
A partir du moment où tu franchis les portes de l'aéroport, tu vas connaître un étrange phénomène, tu te transformes immédiatement en distributeur d'argent ambulant !
Pour notre groupe qui se dirige vers le bus prévu pour le transfert ( inclus également dans le forfait ), ça démarre très vite puisque le gars qui charge les valises dans le coffre demande 2€ / pers à chacun. Tout le monde donne mais je pose quand même la question au responsable et il me confirme que c'est juste un pourboire ! Ben tiens, 4€ pour chaque couple, c'est 30 L.E en gros, soit le prix d'un taxi. 😇 Mine de rien, ça lui fait 50 ou 60€ en 10mn, c'est pas mal non ?
Ah oui, je t'ai pas dit, il fait encore 30° à cette heure.
DIMANCHE 29 AOÛT 2010
8h30 : Réveil. L'hôtel El-Luxor ( ex Mercure ) n'est pas récent, c'est sûr, mais ça tient encore la route et c'est largement confortable. Le petit-déjeuner buffet est de bonne qualité.
Il est également bien situé proche du centre-ville. On est à 500 m du Temple de Louxor et le débarcadère pour le ferry public qui dessert la rive ouest est à 5mn à pied.

Hormis le Winter Palace, de l'autre côté du temple, l'immense majorité des autres hôtels est beaucoup + au Sud et isolé du centre. Ils ont leurs restaurants, etc ... dans les rues adjacentes mais le marché, le souk etc ... sont bien au centre-ville avec les vrais gens, on va dire.
De notre hôtel, on peut donc y aller à pied tranquillement alors qu'il faudra un taxi ou une calèche depuis les autres.
Alors, on inaugure aussi le quotidien du touriste individuel et tous les taxis et calèches de Louxor qui vont te harceler ou klaxonner toutes les 2mn. Ça prend assez vite la tête ! 😐
Il faut savoir que nous sommes en basse saison et qu'on ne se bouscule pas en ville. De plus, c'est le Ramadan et un certain de nombres de touristes évitent cette période où la vie est au ralenti.
Un taxi qui rôde prés du ferry nous propose ses services pour la rive Ouest. En fait, je ne sais pas trop ce qu'il faut compter. Certains sites francophones qui donnent des noms de chauffeur, t'annoncent la journée à 150-180 L.E ( 25€ ) et la 1/2 à 120 L.E. Parfois, ça tape même à 30€ ( 200 L.E ) c'est largement exagéré.
D'ailleurs, voici la liste des prix affichés par une agence dans notre hôtel avec un service de limousine climatisée.

On retrouve la journée "West Bank" ou Rive Ouest à 150 L.E, soit 20€. Donc pour en revenir à notre loustic, je lui demande un prix pour une matinée de 7h à 12h00. Il attaque à 120 L.E et on finit à 85 L.E sur une 1/2 journée. Ça peut te donner une idée même si on est en basse saison.
En rentrant à l'hôtel, nous testons aussi les boutiques du petit centre commercial Savoy Market à côté. Il y a un frigo dans la chambre donc on fait le plein de boissons car on va boire comme des trous pendant cette semaine. Compte entre 2 et 3 L.E la bouteille de 1,5 litre.
Comme je voulais m'assurer rapidement une journée sur Abydos et Dendéra , j'avais pris contact avec un de ces sites français. C'est une journée importante et il faut s'y prendre la veille pour s'enregistrer auprès des autorités. C'est le chauffeur qui s'en occupera. Le coup du "convoi militaire" c'est bien fini et on peut désormais circuler "librement" avec n'importe quel taxi du moment qu'il ait ce sésame. Prévoir donc une copie de vos passeports avant de venir, ça suffit.
11h00 : Nous avons donc RdV à l'hôtel. Le prix annoncé est de 600 L.E soit 80€ que je règle en €. Une fois sur place, je me suis rendu compte que c'est trop cher ... mais bon j'avais donné mon accord avant donc j'assume. 😕 RdV est donné pour demain matin à 6h00 et ce ne sera même pas lui, car il est déjà pris, mais son frère, lui aussi francophone.
13h00 : Nous retournons au Savoy Market car il y aurait 3 restaurants. Au 1er étage, 4 ou 5 magasins poussiéreux et le Amoun qui donne sur la place devant le Temple de Louxor. 1 table occupée c'est déjà ça ! On prend du Hommous et des falafels en entrée. Un ragoût et un kebab avec les boissons, ça nous fait 100 L.E. C'est juste moyen on va dire. La vue sur la rue est sympa car on voit tous les minibus et la circulation des motos, etc ...
14h45 : On se fait notre petite sieste jusqu'à 17h00.
A peine sortis, nous sommes assaillis par les taxis et les calèches. On a beau leur expliquer qu'on va à 500m de là, ils insistent lourdement. Le pire sont les calèches qui essayent toutes de te fourguer le "Bazar égyptien" vachement authentique et tout le fatras ! Les prix dégringolent à 5 L.E pour n'importe où .....
Il faut savoir que les autorités se sont mises en tête de recréer l'Allée des Sphinx de + de 2 kms qui reliait Louxor et Karnak. Cela entraîne des travaux « pharaoniques » 😎 et la destruction de tout ce qui bouge sur le tracé.

18h00 : TEMPLE DE LOUXOR :

Le ticket est à 50 L.E. C'est un des rares temples qu'on peut visiter de nuit sans se farcir le Son & Lumières avec supplément. Là, c'est le tarif habituel et on échappe à la chaleur tout en profitant des éclairages mettant mieux en valeur l'architecture et les reliefs des murs.
Les groupes visitent au pas de charge. On les voit faire l'AR en moins de 30mn. Ça flashe de partout ... Bien sûr, c'est toujours avec Môman devant le Sphinx, Môman devant l'obélisque, Môman devant ... n'importe quoi en fait. Le + important c'est qu'on puisse prouver qu'on est bien venu ici !

18h25 : Le soleil se couche. Tous les gardiens et employés sortent les bouteilles et la nourriture. Avec cette chaleur de + de 40°, je les plains franchement.
Ce qui est aussi flagrant, c'est que la majorité des européennes ont abandonné l'idée qu'on soit dans un pays musulman. Mini-short, débardeur décolleté à fine bretelle ... bref, la Côte d'Azur ni plus ni moins !

C'est pour qui les 4 Milk-shakes ?

A l'intérieur des temples, tu te dis que tu vas être tranquille, loin des calèches ... c'est sans compter sur les gardiens qui te suivent à la trace pour te montrer tel détail ou le meilleur point de vue pour une photo. Bien sûr, t'as le droit au fameux "Bakchich" dans la minute qui suit.
Alors 1 fois, 2 fois, 3, 4 ... et la 10ème fois quand tu es au fond du temple, on a tendance à envoyer bouler les mecs avant même qu'ils ouvrent la bouche ! Lors de mon 1er séjour, ils étaient seuls mais maintenant, il y a carrément 3 castes à se farcir. Les gardiens habillés en "djellaba" puis les militaires en treillis avec la mitraillette en bandoulière et enfin les policiers, souvent jeunes, en jean-basket et Tshirt avec le colt 45 au ceinturon ou le pistolet-mitrailleur. Tout ce beau monde te veut du bien et n'arrête pas de t'appeler pour venir ici ou là, et pour changer des euros récupérés dans la journée ...
Bref, tu dis non 50 fois au minimum.
T'aimes bien mon nouveau parfum ? 😛

Nous ressortons au bout de 2h00. Le site reste ouvert jusqu'à 22h00 l'été mais il ferme + tôt en hiver ainsi que pendant le Ramadan.
Les conducteurs de calèches nous ont pris la tête toute la journée avec ça, comme quoi le souk était fermé car nous étions pendant une fête catholique donc copte en Égypte. Toujours est-il que c'est bien la foire sur la place en face du Temple.

On est bien loin du Grand Huit et des trains fantômes. Le Top est constitué de balançoires hors d'âge ou de minuscules manèges qu'on fait tourner à la main. Les gens pique-niquent, les enfants courent en hurlant ... une fête quoi.

Juste en face, nous optons pour le Sindbad afin de dîner dans le petit jardin avec la vue sur le Temple de Louxor. L'addition = 65 L.E ( 8€ )
Là aussi, rien de transcendant mais c'est bien situé, rapide et le jardin assez agréable même si le mobilier n'est pas de 1ère jeunesse !
23h00 : Nous repassons par la fête, juste le temps de dire NON une dizaine de fois à des gamins qui ont déjà le réflexe "Touriste = Money" .
On rentre à pied en moins de 10mn à notre hôtel.
Le concert de màáw lam English translation pending
Nous venions juste de finir un poisson tout à fait délicieux au Banrie («bâan râi ga : fae :», la plantation de café), un de ces poissons comme seuls les Thaïs savent les faire, la peau pratiquement caramélisée et la chair relevée d’une sauce pimentée aux saveurs que je qualifierai de kaléidoscopiques - un délice à s’en taper le cul par terre. 😛 Ce restaurant situé en bas de la station Ekkamai («àe :k gà mai») a une terrasse enceinte d’un mur de briques très bien construit en style «ruines», c’est un cadre plaisant. Le portable de Y sonne, comme si souvent – avez-vous observé l’emploi du portable par les Thaïs ? Des copains nous invitent à les rejoindre pour aller à un concert de «màáw lam». Nous les retrouvons un peu plus tard aux abords de la station Òn Nút et sautons dans deux taxis. On passe le «wát thaawng nai», le «temple de l’or intérieur», sur Òn Nút aux abords du soi 23, puis on arrive à ce qui normalement est un terrain vague mais ce soir on y a monté une grande estrade pour le concert.
Les copains en question travaillent dans un salon de massage. Pour les gens peu ou mal informés, je précise tout de suite : massage traditionnel, rien à voir avec ce que certains esprits biaisés pourraient avoir en tête ! Je n’ai jamais entendu Y et son entourage parler de massage en d’autres termes, d’ailleurs. Ils sont cinq, 3 filles, un homme et …. Nók. Il/elle porte un débardeur à rayures bleues et blanches horizontales, un short à gros carreaux écossais qui lui descend à mi-cuisses, un béret basque couleur fauve planté sur ses cheveux blonds mi-longs, le tout campé sur une paire de talons-aiguilles qui rehausse – je suis sûr que vous attendez cette belle fin de phrase – qui rehausse (disais-je) ses jolis mollets nus. Une sacrée touche, les amis ! 😎😄
À l’entrée, les prix sont bien indiqués : «phôu : yài» (adultes) 100 Baht ; «dèk» (enfants) 50 baht. Le concert a commencé vers 21 heures et quand nous y arrivons, l’ambiance est déjà chaude.
Sur scène, il y a une formation classique. Les acteurs principaux – acteurs car il s’agit bien d’une forme musicale de théâtre - sont la chanteuse, deux chanteurs et le «màáw khaen», le joueur de ce fameux «orgue vertical» caractéristique de la culture Lao et Isàán. Il y a aussi une flopée de donzelles, j’en compte 16, en petite tenue, les jupettes à ras le bonbon – elles n’ont pas dû coûter cher question mesures de tissus 😉 - et des jambes …. Que dire ? On n’a certainement pas choisi les plus moches ! Cela me rappelle une inscription qui m’avait frappé sur une fontaine de l’Alhambra à Grenade, il y a bien longtemps, qui incitait la passante à faire charité à un aveugle : «Mujer, dale una limosna a este ciego, pues no puede haber pena más grande que ser ciego en Granada» - «Femme, fais donc l’aumône à cet aveugle, car il ne peut y avoir de peine pire que d’être aveugle à Grenade». Belle phrase faisant référence à la beauté sublime de cette vieille ville de Grenade enchâssée dans son écrin de montagnes enneigées. Et bien, j’oserai dire qu’il serait bien malheureux d’être aveugle en Thaïlande, où il y a vraiment de quoi se rincer l’œil ! Je sais que certains froncent les sourcils et font la mine quand on fait référence aux attraits des filles et des femmes Thaïes 😠, mais il faut dire la vérité : elles sont souvent jolies et superbement roulées. Et pour ne pas l’oublier, je préciserai que « la grande », là derrière la chanteuse, je mettrais ma main au feu que c’est un «kathoei» («gà theuy :»). Les «kathoei», les «ladyboys» comme on dit en Anglais, font partie du panthéon obligatoire de ces réjouissances populaires.
Enfin, à l’arrière et plus haut, il y a de gauche à droite 2 joueurs de guitare, un joueur de basse, la section rythmique (2) trônant au milieu, puis deux claviers (des femmes) et un saxophone.
On m’a avancé un tabouret – prévenance et courtoisie impeccables des Thaïs 🙂. Y s’est assise sur mes genoux, je sirote une bière tout en prenant la mesure de ce qui se passe tout autour de moi, et tout est pour le mieux dans le plus gentil des mondes.
Voilà, en guise d'introduction...
Les copains en question travaillent dans un salon de massage. Pour les gens peu ou mal informés, je précise tout de suite : massage traditionnel, rien à voir avec ce que certains esprits biaisés pourraient avoir en tête ! Je n’ai jamais entendu Y et son entourage parler de massage en d’autres termes, d’ailleurs. Ils sont cinq, 3 filles, un homme et …. Nók. Il/elle porte un débardeur à rayures bleues et blanches horizontales, un short à gros carreaux écossais qui lui descend à mi-cuisses, un béret basque couleur fauve planté sur ses cheveux blonds mi-longs, le tout campé sur une paire de talons-aiguilles qui rehausse – je suis sûr que vous attendez cette belle fin de phrase – qui rehausse (disais-je) ses jolis mollets nus. Une sacrée touche, les amis ! 😎😄
À l’entrée, les prix sont bien indiqués : «phôu : yài» (adultes) 100 Baht ; «dèk» (enfants) 50 baht. Le concert a commencé vers 21 heures et quand nous y arrivons, l’ambiance est déjà chaude.
Sur scène, il y a une formation classique. Les acteurs principaux – acteurs car il s’agit bien d’une forme musicale de théâtre - sont la chanteuse, deux chanteurs et le «màáw khaen», le joueur de ce fameux «orgue vertical» caractéristique de la culture Lao et Isàán. Il y a aussi une flopée de donzelles, j’en compte 16, en petite tenue, les jupettes à ras le bonbon – elles n’ont pas dû coûter cher question mesures de tissus 😉 - et des jambes …. Que dire ? On n’a certainement pas choisi les plus moches ! Cela me rappelle une inscription qui m’avait frappé sur une fontaine de l’Alhambra à Grenade, il y a bien longtemps, qui incitait la passante à faire charité à un aveugle : «Mujer, dale una limosna a este ciego, pues no puede haber pena más grande que ser ciego en Granada» - «Femme, fais donc l’aumône à cet aveugle, car il ne peut y avoir de peine pire que d’être aveugle à Grenade». Belle phrase faisant référence à la beauté sublime de cette vieille ville de Grenade enchâssée dans son écrin de montagnes enneigées. Et bien, j’oserai dire qu’il serait bien malheureux d’être aveugle en Thaïlande, où il y a vraiment de quoi se rincer l’œil ! Je sais que certains froncent les sourcils et font la mine quand on fait référence aux attraits des filles et des femmes Thaïes 😠, mais il faut dire la vérité : elles sont souvent jolies et superbement roulées. Et pour ne pas l’oublier, je préciserai que « la grande », là derrière la chanteuse, je mettrais ma main au feu que c’est un «kathoei» («gà theuy :»). Les «kathoei», les «ladyboys» comme on dit en Anglais, font partie du panthéon obligatoire de ces réjouissances populaires.
Enfin, à l’arrière et plus haut, il y a de gauche à droite 2 joueurs de guitare, un joueur de basse, la section rythmique (2) trônant au milieu, puis deux claviers (des femmes) et un saxophone.
On m’a avancé un tabouret – prévenance et courtoisie impeccables des Thaïs 🙂. Y s’est assise sur mes genoux, je sirote une bière tout en prenant la mesure de ce qui se passe tout autour de moi, et tout est pour le mieux dans le plus gentil des mondes.
Voilà, en guise d'introduction...
Islande, Terre de Glace et de Feu English translation pending

Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici: http://sites.google.com/...terredeglaceetdefeu/
Prologue« -Tu vas en Islande ? C’est pas vrai, on t’a obligé ! Il pleut tout le temps et c’est plein de moustiques. Encore ta femme hein … dur dur !!!!! - Tu crois ? Il y a le soleil de minuit et pour les moustiques je pense que l’on t’a mal renseigné. - Partir en Islande c’est une chose, mais t’es pas sûr d’atterrir ni de repartir avec les poussières volcaniques du truc que l’on n’arrive même pas à nommer. - Mouai, c’est pas faux qu’il est imprononçable ce volcan, c’est ça l’exotisme. » Mitigé, voilà comment honnêtement j’ai abordé ce nouveau périple, encouragé par mes collègues de bureau totalement enthousiastes. L’Islande représente bien à sa manière le chaud et le froid entremêlés. Le soleil est là toute la journée, mais tu peux éventuellement ne jamais le voir, blotti entre les nuages. Les volcans crachent du feu, mais ils sont recouverts de glaciers. Ta valise est pleine d’habits chauds, mais éventuellement tu ne t’en serviras pas (ben y parait que c’est arrivé à quelqu’un … si ! Il y a longtemps je crois …. Bon, c’est à confirmer). Tu pars en balade d’été mais tu as l’impression d’aller vers l’hiver. C’est le pays des trolls, mais tu n’en vois pas un. Ils écrivent des panneaux mais tu n’arrives pas à les lire… Bref, seuls ceux qui y sont allés peuvent en parler et sur ce registre on lit de tout allant de l’effroyable au plus enchanteur. Comme nous souhaitons nous aussi raconter notre version, nous tentons notre chance. Conclusion, il faudra prendre les choses comme elles viennent, puisque de toute façon les billets sont encaissés.
9 juillet 2010Doutes et craintes de GrisemoteC’est la canicule sur la France. 36°C à Lyon ! Nous partons à Paris pour prendre l’avion le lendemain. Il fait beau et nous goûtons avec délice et déjà une pointe de nostalgie nos derniers instants d’été, tel des condamnés qui mangent leur dernier steak et boivent leur dernier verre de Beaujolais. Au moment de partir, Grisemote semble douter, ce qui est grave pour le reste de l’équipe déjà un peu sceptique sur la destination. Comment allons-nous gérer la pluie, le vent, voire la tempête ? Quelle idée aussi de partir sous la tente (d’un autre côté, vu les prix du dur, les vacances auraient été courtes) ? Du coup, pour l’occasion, nous avons investi dans une énorme tente (7 mètres de long et 2m10 de haut) capable de résister à des trombes et des trombes d’eau, et dans laquelle on peut jouer au tennis de table. Mais vu le volume, va-t-elle résister au vent furieux d’Islande ? En plus, c’est une marque pas connue achetée sur Ebay et qui s’avère fabriquée en Chine. Va-t-elle être à la hauteur ? Aura-t-on la place à chaque fois de la monter ? Et puis, le poids : 23 kilos avérés ! Bref, une tempête majeure sévie sous le casque Grismotien, qui envisage d’invoquer les dieux nordiques pour qu’ils soient cléments avec nous : par Thor et par Tons. Pour ma part, je retiens que l’Islande se situe à 4° de latitude au sud du cercle polaire, et que dès que l’on parle de « sud », ça réchauffe !

10 juillet : la tête dans les nuagesNous débarquons en voiture à Charles de Gaulle dont on peut dire en plus qu’il est moche et remoche, qu’il est truffé de pièges : aérogare = terminal, parking P3 = aller au terminal 3 pour le trouver, si tu te trompes une fois, tu pars en vrille sans trop savoir comment tu vas rattraper le coup. Oublions ! Au début on se demandait pourquoi tout le monde nous regardait. Pourtant ça ne se voit pas sur notre visage qu’on va en Islande. Si ça se trouve, c’est à cause de nos fourrures polaires, grosses chaussures de rando et anoraks alors que nous sommes en pleine canicule. Les gens sont observateurs quand même. De toute façon on n’avait pas le choix, 20 kg par personne, avec les affaires d’été, d’hiver, contre la pluie, le soleil et le froid, sans parler de la tente en conséquence et de tout le nécessaire qui va avec, il a fallu prendre sur nous, c’est le cas de le dire, pour rentrer dans les clous au niveau du poids. Première épreuve donc, l’enregistrement des bagages. Chaque sac a été pesé, repesé. Exit, le dentifrice et shampooing par personne, out la glacière (une petite souple a été emmenée, mais comble du comble, au pays des glaciers, pas moyen de trouver de la glace). On allège aussi côté médicaments (ça on va le regretter) et on charge au maximum les sacs à main de cabine : les chambres de la tente dans un sac à dos, les tabourets dans un autre, le matériel photo et électronique occuperont les sacs à dos restants (6 kilos par personne sont autorisés dans l’avion). On est rik rak en poids, mais comme c’est dix euros le kilo supplémentaire, l’effort devrait être payant ! Nous regardons avec un certain stress notre hôtesse enregistrer nos bagages. Damned, au premier sac sa balance compte beaucoup plus de kilos que la nôtre … on va s’en tirer pour une fortune ! Et c’est là que les dieux nordiques ont décidé d’intercéder une première fois en notre faveur et cela sur le sol français : par Tonne Air ! Le sac le plus lourd est mal posé sur le tapis et son poids en est allégé. Bingo, on frise les cent kilos, mais du bon côté. C’est donc le cœur léger, et accessoirement les bras aussi, que nous nous dirigeons vers l’embarquement.
Nous quittons le sol français sous un ciel limpide. Du voyage on peut en retenir qu’il est court (trois heures et demie), que l’on ne mange rien - ce qui met tout le monde d’accord sur la qualité de la restauration sur Icelandair - et que plus on allait vers le nord plus il y avait de nuages. A noter les volutes fluviales de la Tamise au-dessus de Londres. L’arrivée à Reykjavik nous plonge tout de suite dans l’ambiance. Disons que pour un mois de novembre, on a vu pire… Des nuages gris épais laissaient quand même une marge avec le sol, ce qui nous a permis de voir notre futur terrain de jeu : sol noir volcanique avec du vert, et ça et là, des fumerolles. Ça a l’air globalement tout vide et minéral. A l’aéroport nous récupérons un peu de liquide (150 krones pour 1€), le gros 4X4 Ford Explorer qui nous a été attribué par Reykjavik Car Rental, notre loueur, et chargeons l’ensemble dans le coffre. Ouf, ça tient, on pourra optimiser plus tard. La voiture a un girafon (la vitre arrière permet à une girafe, lorsque lon en possède une, de passer sa tête à l’extérieur): super pratique pour réussir à tout caser. Premier acte culturel en terre Viking… aller au super marché : pour comprendre un peuple, il faut savoir ce qu’il mange (je ne sais plus qui a dit cela, mais cela nous a paru cohérent sur le moment). Il faut dire aussi en deuxième rideau que nous avions faim. Pour le coup, les choses ne commencent pas très bien : misère. Comme dans les pays anglo-saxon, les rayons gâteaux et boissons gazeuses sont pleins à ras bord. Pour le reste c’est un peu tristouille. On arrive quand même à trouver du lait UHT ce qui nous enlève une épine du pied pour les petits déjeuner. D’un autre côté, on se demande si un système de froid est nécessaire. Ne suffit-il pas de les laisser dehors ? … Nous ne faisons que passer à Reykjavik et nous filons vers Geysir. Il y eut la première pluie, fine. Puis la deuxième, soutenue. La troisième je ne me souviens plus. Après, on a arrêté de compter car on s’y perd vite. De toute façon c’était intermittent, donc globalement permanent. Rapidement on comprend que l’un des organes les plus importants de la voiture est l’essuie-glace. Toutes les vitesses sont nécessaires pour être en harmonie avec le climat. Même sous la pluie, le paysage est magnifique autour de nous. Le noir de la roche volcanique fait ressortir le vert de l’herbe ou de la mousse. Rien d’étonnant en tout cas dans le fait que ce soit vert ! Les arbres sont rares et ceci sera une constante quasiment partout sur l’île. Nous devions nous arrêter au parc naturel de Thingvellir, pile-poil sur la médiane dorso-océanique qui sépare les plaques tectoniques européenne et américaine. Avec une explication comme celle-là, plus la fatigue de s’être levé tôt, plus la pluie, il nous a semblé opportun de passer notre chemin sachant qu’il serait possible d’y revenir plus tard dans le parcours. Arrivés à Geysir, nous inaugurons nos pantalons de pluie, nos anoraks et bonnets. Certains iront jusqu’à pousser le détail en mettant les gants. Tout à fait saillant en tout cas notre costume de touriste. Les Islandais, eux, sont sous la pluie avec leur pull. Et dire qu’en France il fait 38° à l’ombre. Les pauvres, ils doivent être complètement rétamés par cette chaleur. Petit pensée émue. De notre côté nous restons mobiles pour nous abriter à bon escient. La boutique du site est très attractive, avec notamment les fameux pulls islandais, pur laine de mouton. Bien entendu, Grisemote n’y résiste pas et investit dans un bonnet de laine local, immédiatement utilisé ! Nous profitons d’une accalmie passagère pour voir les fameux geysers. Le moteur est simple, on chauffe de l’eau dans une cavité. Cela finit par faire une bulle qui en remontant brusquement produit un geyser. La colonne d’eau peut monter ici sur trente mètres! L’objectif photo rivé sur la surface de l’eau pour figer la bulle au moment où elle se forme, nous avons une chance toutes les cinq à dix minutes de faire The cliché. Mais attention, la marmite est perfide. Elle fait des simulations, des fausses bulles et des éructations pour nous faire baisser la garde, ou bien nous fait attendre très longtemps puis lance deux jets en trois minutes. Nous en coincerons quelques-unes quand même ! Il n’y a pas que des geysers ici. On trouve également des sources d’eau chaude aux couleurs vives, même avec la lumière terne ambiante. L’odeur est également caractéristique, soufrée, que je ne trouve pas personnellement désagréable. Elle nous accompagnera sur de nombreux sites et bien entendu dans tous nos bains naturels. Nous plantons pour la première fois la tente sur la pelouse molletonnée du camping d’à côté, un large tube spacieux, fortement hydrophobe et qui possède un tapis de sol étanche sur toute la surface. Cela nous change de nos habituelles tentes 3 secondes des années précédentes. Autre nouveauté de l’année, nous avons une table et des tabourets, ainsi qu’une grande malle pour ranger tous les ustensiles (merci les Marie). Certains diront que tout cela permet de passer de longs après-midi pluvieux au sec en jouant aux cartes … mais loin de nous cette pensée. Le silence de la nuit fut fréquemment interrompu par le crépitement des gouttes. Enfin, quand je dis la nuit, je parle de l’heure bien sûr, car le soleil s’éclipse au raz de l’horizon vers onze heures trente, nous laissant un coucher de soleil qui dure deux ou trois heures, avant d’entamer une nouvelle journée.

En route pour le Landmannalaugar : le jeu des trois erreurs Après un pliage de tente plutôt rapide, les premières réjouissances commencent par les chutes de Gulfoss, impressionnantes par leur débit et les embruns qu’elles soulèvent, puis continuent en s’enfonçant vers le centre de l’île.

Le noir et le vert sont encore les couleurs qui dominent. La pluie persistante aussi domine ! La halte suivante programmée est la reconstitution d’une vieille ferme d’antan d’un obscur viking « célèbre » tué par son frère : la ferme Stöng. Bon, c’est vieux et pas très bien mis en valeur, mais on y voit des murs construits en tourbe, caractéristiques du pays. C’est costaud, isolant, mais ça ne passe pas des siècles non plus (donc pas simple de laisser une trace tangible dans l’histoire). Pour y aller, nous traversons notre premier gué, pas très profond et sans histoire. Au retour, un gros galet tape sourdement sur le fond. Costaud le 4X4. C’est en tout cas un avertissement. Il faut choisir sa trajectoire avec soin … L’étape suivante nous transporte dans un petit jardin Japonais fait de petites chutes toutes mignonnes au milieu de la verdure. Nous poursuivons notre journée par la recherche de cascades « qui valent le détour » : Haïfoss . Après quinze kilomètres de piste, sans cascade, nous tombons sur un gué plus rapide que celui de la ferme Stöng mais qui ne parait pas très profond et semble abordable (certainement la rivière Fossa), du moins pour ce que nous en voyons. Première vitesse 4x4 courte, comme il se doit, et nous nous engageons dans la rivière. Si les premiers mètres sont faciles, l’eau devient plus profonde et nous tapons à nouveau le châssis sur de gros galets qui roulent. « Arghhh ! Le marchepied part en miette», me crie-t-on à l’arrière. Tant pis, vu la profondeur, il n’est pas question de s’arrêter au risque de poser notre carcasse entre les galets. Nous devons aller jusqu’au bout. Nous poussons un ouf de soulagement une fois sortis de cette galère, avant qu’une petite voix intérieur nous susurre doucement « Aahh parfait, et maintenant, on fait comment pour le retour ». Gloups, nous verrons bien ! Pour l’heure, elles ont intérêt à valoir le coup ces fichues cascades. Le marchepied est rectifié correctement pour pouvoir passer des obstacles plus hauts (sans être totalement cassé). Espérons que se soit un avantage auquel sera sensible notre loueur ! Les kilomètres s’enchaînent, la tension monte, le terrain aussi, mais toujours pas de cascade. Avec tous ces kilomètres, on ne va pas lâcher l’affaire si près du but … Deuxième erreur, un petit torrent nous barre la route et fait un « V « sur la piste. La raison aurait voulu que l’on cherche à l’éviter. Et bien non, on les aura ces cascades. Résultat, après un plongeon de l’avant sans soucis, le pare-chocs arrière rabote copieusement le sol en remontant. Le pare-chocs fait maintenant beaucoup plus aventure que précédemment. La patine de la piste est d’un charme sans égal par rapport à la laque noire monotone d’origine. Espérons que notre loueur ait le sens artistique… «- Avec tout ce que l’on a fait, on ne va pas abandonner maintenant … » Non, bien sûr, mais l’idée commence à germer dans les têtes des plus lucides d’entre nous. Et la piste continue, toujours plus mauvaise et plus raide. Et le sommet que l’on doit atteindre recule sans cesse à la colline suivante, qui cache la suivante … Le couperet tombe brutalement. STOP ! Assez de bêtise et d’entêtement pour aujourd’hui. De toute façon, vu la lumière blafarde, les photos n’auraient pas été belles, c’est évident. De plus, depuis le début nous sommes désespérément seuls, c’est quand même louche pour de belles cascades. Le demi-tour est périlleux sur cette piste très étroite au ras de la pente. Puis nous repassons notre « V » en comblant le trou avec des pierres pour ne pas raccrocher, avant d’apercevoir une piste de déviation. Et enfin, comme prévu et redouté, nous arrivons au niveau de notre torrent flingueur, qui coule des eaux limpides. Nous montons sur le toit de la voiture pour mieux appréhender la « bonne » trajectoire, puis nous passons à la pratique. Mauvaise pioche. Dès les premiers tours de roue la voiture glisse sur de grosses pierres, tape fortement sur le bas de caisse et reste bloquée portée par les galets. Décidemment ! Enfer et putréfaction. Impossible d’avancer, les roues patinent dans le vide. Si on cale, l’eau remonte par le pot d’échappement et le moteur s’arrête (ceci dit, peu probable avec une boite automatique et un gros V8). Pas de panique, nous n’avons pas encore laminé l’autre marchepied et nous savons nager … La pousser semble hasardeux car le niveau de l’eau est haut, le courant fort et la température à congeler les arpions … Heureusement, une marche arrière salvatrice nous permettra de revenir sur le sec. La trajectoire suivante sera plus favorable bien que très chaotique et nous permettra de franchir l’obstacle sans encombre. Nous préférons ne pas imaginer ce qui se serait produit si nous n’avions pas pu sortir de notre ornière … On ne nous y reprendra plus. Maintenant, c’est ceinture, bretelles et pantalon gonflé à l’hélium pour le prochain gué. Super solide quand même cette voiture. L’inspection de la caisse ne révèlera aucune anomalie, confirmée lors de la conduite. L’heure tourne, le soleil que nous devinons derrière les nuages aussi (ici il fait presque un tour complet). Nous empruntons, un peu échaudés par notre petite échappée champêtre, la fameuse piste F225 en direction du Landmannalaugar. La piste est belle, très roulante, en poudre noire de basalte au milieu d’un paysage volcanique aux formes arrondies. Un vrai bonheur, un peu entaché par un problème d’essence : aucun souci pour arriver à destination, mais nous n’en aurons pas suffisamment pour prendre la piste vers Vik. Chaque chose en son temps, car pour finir, il nous reste deux derniers gués à passer juste avant le camping du bout du monde, qui parait-il sont profonds. Ce n’est pas sans une certaine hésitation que nous plongeons l’avant de la voiture dans l’eau. En effet, elle est profonde et monte au-dessus du niveau des portières. Mais ici, point de gros galets pour entraver la marche. Ce fut juste une formalité, voire un plaisir.

Landmannalaugar : Le camping du bout du monde. Au milieu d’un site volcanique aux couleurs inouïes coule une rivière chaude près de laquelle quelques amoureux des grands espaces essaient de planter leur tente. Pas si simple ici de trouver un emplacement accueillant. Nous avons le choix entre une zone assez caillouteuse mais qui a des chances de ne pas subir de problème d’écoulement en cas de forte pluie, et une autre beaucoup plus verte et moelleuse, mais près des eaux chaudes et gorgée d’eau. Nous optons sur les recommandations de la GO du camping pour les cailloux. Nous arrimons solidement la tente en plus des piquets avec de grosses pierres, au cas où … Le bout du monde reste quand même bien équipé avec des sanitaires spacieux, propres mais avec des douches payantes. Consolation pour ceux qui font la vaisselle, l’eau chaude est à volonté. Il faut dire que ce n’est pas ce qui manque dans le coin. Aucun problème non plus pour la faire à n’importe quelle heure du jour, puisqu’il n’y a pas de nuit. En tout cas, jour ou pas, Morphée nous a tous cueillis le temps de l’écrire.

rando Blahnukur (la montagne bleue) : mortelle randonnée (environ 4 heures)La journée est bien avancée à l’heure où nous quittons la tente pour notre premier trek, équipés de nos grosses chaussures, de guêtres et dans le sac à dos tout le nécessaire du parfait marin. Au-dessus de nous brille le soleil, enfin, au milieu d’une grande tâche bleue ourlée de gros nuages gris couleur plomb. La météo annonce de la pluie, pas besoin d’être une grenouille pour voir qu’elle a peu de chance de se tromper. La belle lumière fait ressortir les couleurs des monts découpés à la serpe qui nous entourent. Ça promet … d’être ardu à la montée. Comme tout cela est cent pour cent volcanique, à chaque pas vers le sommet il faut soustraire un tiers de redescente. Disons que ça ralenti fortement l’élan du départ, entrainant pour certains des réflexions compliquées sur le calcul de l’énergie perdue pour cause de sol instable, et pour d’autres sur l’inutilité de monter si haut si c’est pour redescendre. Ce qui est sûr, c’est que la pente est raide et très régulière et que ce n’est pas le moment de tomber. Le vide, c’est peut être ça finalement qui a attiré irrésistiblement l’un des objectifs photo de Grisemote, son préféré, la prunelle de ses yeux ! Prenant son indépendance en solitaire dans son bel étui molletonné noir en se détachant de sa ceinture, il est allé, guilleret, visiter la pente, en sautillant de rochers en rochers pour finir sa course deux cents mètres plus bas. Diagnostique après un bon quart d’heure pour ramener le fugueur : « - Il va falloir me desserrer cette mâchoire-là, sinon tu vas tétaniser… bon, pour l’objectif, il doit bien y avoir quelques lentilles de récupérables pour faire des loupes. Ca peut toujours servir … ». J’ai le souvenir ensuite d’une vague phrase prononcée opportunément pour galvaniser à nouveau les troupes vers notre objectif … heu, vers le sommet « Cette offrande n’aura pas servi à rien, nous le monterons ce mont … » Quant à Grisemote, elle a désormais le choix entre un 10-20mm ou un zoom pour ses photos. Trop de choix engendre des hésitations. Comme ça au moins c’est plus simple. « Ma-gni-fi-que, grandiose ». Tels sont les mots qui viennent à la bouche sur le toit de notre gros tas de lave. Entre ombre et faisceaux de lumière, les couleurs flamboyantes des volcans sont hors du commun. Côté couleur justement, les plus observateurs avaient également remarqué les belles nuances grises des nuages sombres qui arrivaient sur nous. La redescente fut longue, sous une pluie battante, pénétrante, glacée parfois sous forme de neige fondue, puis de grêle. Nous sommes trempés jusqu’aux os. Nous traversons rapidement une zone de fumerolles mais vu le taux d’humidité, nous aspirons à nous abriter au plus vite. Les derniers kilomètres sont parcourus au milieu d’une grosse coulée de lave basaltique d’un noir profond et aux formes déchiquetées. Quelle balade inoubliable (chacun pour ses raisons !). Du trois étoiles . C’est dans ces conditions-là qu’une bonne tente où l’on peut se tenir debout ou assis à une table, bien sèche à l’intérieur, prend tout son sens. Tous les vêtements portés sont trempés. Les faire sécher ne va pas être une mince affaire ! Après une sieste réparatrice, la répartition des tâches est équilibrée. Pendant qu’un certain part chercher de l’essence à une quarantaine de kilomètres de piste de là, les autres vont à la corvée de bain chaud. Chauffage à fond dans la voiture pour faire sécher les vêtements, la fenêtre ouverte, je traverse des paysages lunaires jusqu’à un point essence complètement perdu (Hrauneyjarfoss). Au retour, un auto-stoppeur français profitera lui aussi du chauffage à fond. Il parcourt le pays avec le minimum syndical. C’est courageux, surtout compte tenu des conditions climatiques du pays, et particulièrement dans le centre de l’île. Côté bain chaud (à accès libre), vu les sourires de ceux qui en reviennent, c’était visiblement une corvée acceptable. Le site est naturel, à part l’escalier en bois pour y entrer et le sol qui est fait de petits cailloux doux aux pieds. Les bains sont alimentés en direct par des courants chauds descendus des monts volcaniques. Chacun choisi sa température en fonction de l’endroit où il se situe par rapport au courant. Gare, on doit pouvoir sortir totalement écrevisse si on va au mauvais endroit quand même.
Des crampons et des Hommes : Rando Ljotipollur (disons 4 heures)Le lendemain, nous repartons par un temps mitigé vers le Ljotipollur. La balade est simple pour monter au lac bleu, au centre d’un très beau cône volcanique. Il suffit de mettre un pied devant l’autre. Réputé pour sa belle couleur, nous n’en voyons que des reflets au début. « Si le temps ne te convient pas en Islande, il te suffit d’attendre quelques minutes ». Et bien, ce ne sont pas des ragots, mais l’inconvénient est que ça marche dans les deux sens. Quelques rayons de soleil furtifs illuminent le site et nous permettent de faire nos clichés réglementaires. Le rouge et le noir se marient bien sur les flans du volcan. Un petit mont supplémentaire pour une vue à couper le souffle et nous rentrons à la tente pour midi et une petite sieste réparatrice.

Des Hommes avec de moins en moins de crampons : Rando Brennisteinsalda (pas loin de 5 heures) L’après-midi est consacré au retour vers le site de fumerolles vu la veille, au pied du mont arc en ciel. Une merveille. Les fumerolles en elles-mêmes n’ont rien d’extraordinaire, mais tout autour de nous, les couleurs fusent et les formes très géométriques du relief font de cet endroit, très photogénique, un délice pour les yeux. Nous continuons la balade jusqu’au sommet du volcan Brennisteinsalda (la montagne sulfureuse) pour admirer sur 360° un monde en pleine construction, puis redescendons par une sorte de vallée verdoyante au fond plat où coule en de multiples bras une rivière d’origine glacière. Comme très souvent dans ce pays dès que l’on parle « herbe », on voit des moutons, beaucoup de moutons, en liberté. Rien d’étonnant à cela me direz vous. Avec les nuits blanches, il faut donner de la matière à ceux qui n’arrivent pas à dormir… De retour à la tente, après presque six heures de marche, nous terminons la soirée à faire trempette dans l’eau chaude pour nous délasser. Même quand il commence à faire froid le soir (dans les 10°c), sortir des bains chaud n’est pas un problème tant nous accumulons de chaleur.
Vik : ses falaises balaises et ses environs ron ron

Le Landmannalaugar est un site coup de cœur. Quelque chose à ne pas rater, mais que nous devons déjà quitter après trois nuits sur place pour rejoindre sur la côte le village de Vik y Myrdal. Après un dernier bain chaud, nous empruntons la piste F208 pour laquelle un 4x4 est fortement recommandé. Nous passons de vallée en vallée, et pour chacune d’elle, un ou plusieurs gués sont généralement de mise. Nous n’avons eu aucun problème avec ceux-là. Il faut dire qu’en général le courant n’est pas fort et que même s’ils peuvent être assez profonds (de l’ordre de 50 cm ou plus), le fond ne recèle aucun piège. Peut-être qu’en d’autres circonstances ils sont plus trapus à passer … Cette piste possède un réel charme et les arrêts photo sont si fréquents qu’ils finissent par saoûler ceux qui n’en font pas (les enfants !). Ils ont dû probablement faire un vœu à destination des Dieux locaux pour que nous avancions plus vite : par Appluie. Du coup, une grosse pluie finie par boucher le paysage au point qu’il est bien difficile de distinguer quoi que ce soit. Ainsi, la visite de l’Eldgja (un ravin et une belle cascade) est zappée. Le relief, en se rapprochant de la côte, devient moins prononcé et nous suivons sur de longs kilomètres un cours d’eau très large avant de distinguer la mer. Plus la journée avance et plus le temps se dégage. Côté camping, nous optons pour le site de Thakgil, à une vingtaine de kilomètres de Vik. Nous empruntons pour cela une piste pleine de surprises et vraiment agréable. « - Ça a intérêt à être grandiose » n’arrêtons-nous pas de dire sur la fin du parcours, car le chemin est quand même un poil dur et carrément long (18 km de piste). Nous pensions que le camping précédent était « le camping du bout du monde », mais que dire de celui-là ? Au final, nous n’avons rien à regretter car c’est sûr, il est magnifique, perdu au milieu d’un relief trollesque digne du Seigneur des Anneaux. Ce sera notre camp de base pour deux nuits et cette piste nous la parcourrons un nombre certain de fois. Après l’installation de « nos appartements » au camping, sous un petit crachin vivifiant, nous partons profiter un peu de Vik.

Bon, il faut quand même ramener Vik à ce que c’est : un petit village planté sur un beau site près de falaises de taille respectable qui veillent sur une grosse poignée de maisons et une église qui surplombe celles-ci. Comme il se doit, nous passons à l’église, au supermarché (ce qui représente chez nous une supérette) puis nous finissons par un petit tour au magasin de pulls, renommé semble-t-il, avant de filer vers les falaises de Dirholaey à une quinzaine de kilomètres.

La vue y est superbe et le ciel menaçant rajoute un peu de mystère à l’endroit. Nous espérons voir des macareux, mais nous n’en apercevons que le vol (c’est ce que nous supposons) de très très loin, qui évoque celui d’une chauve-souris. C’est une grosse déception pour Grisemote, mais sans gravité : nous devrions avoir d’autres lieux propices aux macareux pour nous rattraper ! Ce soir-là, fatigués, nous optons pour un restau. Bien entendu, nous ne disposons pas d’un panel important de solutions, mais comme l’endroit est touristique, il y a quand même le choix. Ce sera pizzas pour ne pas entamer trop notre portefeuille vu les tarifs bien plus élevés qu’en France. En prime, le serveur nous apprend définitivement à prononcer correctement le nom du volcan qui fit bafouiller tant de journalistes avant notre arrivée : « Eyjafjallajökull », répète après moi !
Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le mouton ! Un petit chapitre « moutons », inévitable en Islande, s’impose. Où que vous soyez, pourvu que ce soit vert, des moutons bien ronds vous croiserez. Compromis heureux entre nos moutons et nos chèvres angoras, indissociables du paysage vous êtes. Moutons joyeux qui gambadent dans les hautes herbes, moutons paisibles qui roupillent à l’abri du vent, moutons peureux qui déguerpissent dès que l’on approche, moutons blancs ou moutons noirs, (pour toute autre couleur, c’est qu’ils sont sous contrat avec Benetton), vous fûtes l’un des sujets préférés de l’appareil photo de Grisemote. Libres ils semblent être, car aucune barrière ne les arrête. Et pourtant, chacun d’entre eux appartient à un bipède. Comment font-ils pour savoir qui est à qui (je pense aux moutons bien sûr) ? Une question nous a taraudé l’esprit : où sont les papas ? Mystère. Une maman accompagnée de deux rejetons constitue le standard universel que l’on rencontre le long des routes. Discipliné, le mouton islandais évite de se jeter sous vos roues, sauf, si la maman ne choisit pas le même bas-côté que sa marmaille. Alors sachez compter jusqu’à trois avant de passer … Pour finir, bien que les côtelettes soient prisées en cette contrée, si je devais être réincarné en mouton, franchement, aucune autre destination je n’accepterais.

Vers Skogar: chutes à gogo Après une bonne nuit au calme au milieu des montagnes, le petit déjeuner se fait sous le soleil, enfin ! C’est donc possible. La journée est consacrée à écumer la région : falaises et chutes d’eaux sont au programme, dans la zone du volcan que nous savions si bien prononcer la veille. Pour nous mettre en jambes, rien de vaut une bonne grimpette sur les falaises (en 4x4 -> oui, c’est moins glorieux, mais on a aussi moins de chance de se faire rincer).

Ce point haut offre une très belle vue sur l’océan et le littoral, ce qui, convenons-en, est le moins que puissent faire une falaise. Nous passons un bon moment à observer les allers et venues des différents oiseaux : c’est un peu comme dans un aéroport. Au dire de certains, c’est un fameux endroit pour admirer les petits tas de plumes noir et blanc dont Grisemote est si friande : des macareux ! Mouai … pas gagné, toujours pas l’ombre d’une plume de macareux. Mais au plus profond du désespoir, alors que la vue est sublime quand même pour les autres, nous croisons deux français, reconnaissables aux habits « quechua » et au guide du routard : « Des macareux ? Certainement que l’on peut en voir ici, de loin, mais la vraie source, je dis bien la vraie … se trouve aux lointaines falaises de Latrabjarg, tout au bout de la zone des fjords, là où la main de l’homme n’y a pas beaucoup mis le pied (comme diraient les Dupont) tant c’est hors des sentiers battus par le vent et la mer. Pour ceux qui y arrivent quand même, la récompense est à la hauteur des efforts consentis. On approche les oiseaux à quelques mètres, voire centimètres, si près que l’on peut presque les toucher ». Aïe aïe aïe. Les inconscients. Le ver est maintenant dans le fruit. Les yeux de Grisemote d’un coup se sont illuminés. De là à penser que cette destination initialement écartée car jugée beaucoup trop loin risque de redevenir au goût du jour, il n’y a qu’un pas. Pourvu que des macareux inconscients se posent près de nous avant, à moins que la visite de la réserve naturelle d’oiseaux que nous devons voir d’ici quelques jours, permette d’en approcher d’aussi près… Quittant les falaises, nous partons du côté de Skogar à cinquante kilomètres de Vik, pour rendre visite à trois belles cascades. C’est aussi par-là qu’a sévi le monstre, l’Eyjafjallajökull… L’éruption se décline bien au passé. Le volcan qui a fait trembler l’aviation mondiale s’est soigné de son gros rhume et s’est plongé à nouveau en hibernation sous son gros bonnet blanc de glace. On ne sait pas si le sommeil est lourd, mais en tout cas il semble ne plus respirer. Pas la moindre petite fumerolle ne s’échappe désormais de son sommet. Décevant, car assister à une éruption n’aurait pas manqué d’intérêt.
L’arrivée au niveau d’une langue glacière, le Solheimajökull, près du volcan, nous permet de voir tous les stigmates du drame qui s’est joué ici. Tout est noir. Sous une couche de quelques centimètres de cendres on peut distinguer une glace limpide. Nous en profitons pour ramasser notre quota de cendres-souvenir (que l’on trouvera par ailleurs en boutique pour une somme respectable). L’effet frigo dû à la glace plus un gros nuage presque aussi sombre que la cendre nous font regagner prématurément la voiture pour l’étape suivante : Skogar et sa spectaculaire cascade skogafoss de soixante mètres de hauteur. L’ennui avec les nuages qui vont dans la même direction que nous, c’est qu’ils finissent par nous rattraper si nous nous arrêtons. Très discipliné, notre gros nuage menaçant fait son boulot d’animation local et nous gratifie d’un grain puissant que nous appréhendons tranquillement au chaud dans la voiture. « Si le temps ne te plait pas dit le dicton Islandais, … » bon, bon, on connaît la suite. Effectivement, vingt minutes après, dans une atmosphère bien lavée, un soleil chaud allume l’arc en ciel adossé à la cascade. Pour la première fois, nous quittons les polaires et sortons en tee-shirt. C’est donc possible ! La seconde cascade est un voile que nous pouvons voir sous toutes les coutures puisque l’on peut passer derrière. Un trésor, paraît-il serait encore dissimulé derrière son rideau. Bon …

La troisième, tout à côté, se mérite pour être observée dans son ensemble. C’est Glufrafoss ! On ne l’entraperçoit qu’au travers d’une fente entre deux rochers. Deux techniques peuvent être employées pour une vision complète : par le haut en escaladant les rochers ou par le bas en remontant les trente à quarante centimètres d’eau glacée sur une quinzaine de mètres. Comme les chaussures risquent de mettre très longtemps à sécher, nous y allons pieds nus et gambettes à l’air. Soyons honnête, cela ne relève pas de lexploit, mais quand même. Une minute dans l’eau glacé n’est pas loin d’être intenable tant cela brûle la peau. En très peu de temps, on ne sent plus nos jambes ! L’antre mystérieux est en fait un vaporisateur géant, mais cela vaut le coup d’œil !

Près des cascades nous pouvons voir le ballet incessant des camions qui transportent de la terre pour refaire la route emportée par les boues et les eaux furieuses de fonte dues à l’éruption. C’est aussi au travers de cela que l’on mesure la puissance de ce qui s’est passé ici. De retour à Vik, nous arpentons la plage toute de sable noire vêtue et traversée en tous sens par des myriades d’oiseaux.

Très agréable moment, suivi par notre première glace trempée dans du chocolat liquide, réglisse ou autre smarties en copeaux et qui deviendra notre pêché mignon régulièrement tout au long de ce voyage.

En route pour Kirkjubaejarklaustur (à vos souhaits) et le Lakagigar : du lourd pour les braves. Nous quittons Vik et notre camping paumé, après avoir monté un des sommets qui le domine. Monter n’est pas simple, car le sol est fait d’une sorte de boue molle et collante d’origine volcanique. Des pans entiers de ciel sont bleus ce qui est très encourageant pour le reste de la journée. Nous restons près de la côte et notre trajet vers l’est nous permet de voir des langues glaciaires qui s’épuisent avant de se transformer en torrents qui se jettent dans la mer. La route passe à travers de vastes étendues de mousse qui semblent avoir recouvert une coulée de lave. Quelle moelleux ! Nous ne résistons pas à l’envie de tester cette espèce de grosse moquette épaisse grise. En fait, c’est plus que moelleux. Nos pieds s’enfoncent de trente à quarante centimètres, voire beaucoup plus. Nous plantons la tente à Kirkjubaejarklaustur, dans un camping un peu fréquenté, à nouveau sur une belle pelouse. Comme nous avons été rapides à nous installer, nous décidons de nous lancer dans la fameuse piste du Lakagigar , prévue normalement le lendemain, après être passés au visitor center pour connaître le niveau d’eau des gués. Au dire des Islandais, un homme est vraiment un homme qu’une fois qu’il est allé au bout de cette piste. Comme rien n’est dit pour les femmes, Grisemote s’installe comme co-pilote, ce qui est une place moyennement enviée lorsqu’il faut aller tester les gués de ses orteils.

Le Lakagigar, mais qu’est-ce donc ? Un volcan exterminateur : le Laki et à sa suite, une enfilade de cent trente rejetons , dont l'explosion simultanée en 1783 fit trembler l'Europe entière, peut-être même d’avantage selon certaines sources. L'éruption qui dura un an, fut telle qu'elle obscurcit le ciel du continent et rejeta une quantité phénoménale d'acide sulfurique qui créa famines et maladies, voire … une révolution en France quelques années plus tard. Autant dire qu’ici, ça ne plaisante pas. Kilomètres après kilomètres, la piste n’est pas limpide mais ne constitue pas réellement ce que nous pourrions appeler une épreuve, si ce n’est qu’elle est longue et pas très roulante. De quoi sont faits les hommes d’ici ? Le niveau d’eau étant raisonnable, le passage des gués est une formalité, sous contrôle quand même (nous placions un enfant sur le toit pour mieux évaluer les éléments). Le paysage traversé n’est pas non plus transcendantal. Mais alors me direz-vous, qu’êtes-vous allés faire dans ce drakkar ? Le bout de la piste forme une grande boucle, c’est là que se trouve les joyaux de la couronne de volcans. Lunaire, tel est le qualificatif qui vient à la bouche lorsque l’on traverse ce désert de cendres ponctué par les reliefs volcaniques. A un point haut, nous affrontons un vent tellement puissant que nous avons tenté d’apprendre à voler. Puis nous passons de lacs de volcan en cheminées ou coulées de lave, le tout dans un désordre un peu déroutant.

Seulement voilà, à l’issue de la boucle (environ trois heures), Grisemote n’est pas satisfaite. Certains carnets de voyage font état d’une enfilade de volcans que nous n’avons pas même entraperçue. Autant dire que nous n’avons rien vu ! Une certaine lassitude s’exprime pourtant dans les rangs, après tout ce chemin à explorer le site dans les moindres recoins. Mais bon, pas question de lever le camp tant que notre alignée de volcans n’a pas été vue. Pas question de lever le camp donc tant que notre alignée n’a pas été vue. De retour au point culminant de la piste, ultra venteux, nous décidons de monter le mont Laki, en quatrième vitesse car le ciel bleu n’est plus qu’un lointain souvenir. Et là, oh magie, tout s’éclaire.

Ce qui semblait n’être que désordre et chaos vu d’en bas, s’avère être d’une grande logique observé de haut : tous nos cônes sont rangés sagement tout au long d’une gigantesque faille bien visible et qui d’ailleurs passe très clairement sous nos pieds. Allez, il faut être honnête et rendre à Grisemote ce qui lui appartient, la persévérance, car sans elle nous rations ce spectacle grandiose qui est indéniablement le clou de la journée et qui vaut à lui seul tout le parcours, quand bien même à la fin nous ne gagnerions pas notre brevet de vrai homme promis à ceux qui vont au bout de la piste.
Rando Klaustur et route vers Skaftafell : la paix du mollet Avant de lever le camp pour d’autres cieux, Grisemote nous a sélectionné une rando autour du village, restée dans toutes les mémoires pour … les glaces que nous avons mangées à l’arrivée. Hormis une prairie moutonneuse dans des hautes herbes, le seul intérêt était une magnifique dalle d’orgues basaltiques près de la route à l’arrivée. La nature sait aussi faire de la géométrie, et sans règle s’il vous plait. Nous reprenons la voiture pour les langues glaciaires impressionnantes du fameux glacier Vatnajökull, le plus grand d’Islande (et même d’Europe !).

La tente est montée en quarante minutes chrono, tout compris. Nous commençons à être experts en planté de piquets dans les belles pelouses des campings. Le camping Flosi de Skaftafell a aussi un autre atout de poids, il dispose d’une piscine chauffée (et payante) qui fait saliver les enfants, d’autant que la chaleur solaire est au rendez-vous. Nous enfilons le short ! Et oui, c’est arrivé chez nous. Nous privilégions dans un premier temps la visite du glacier le plus proche : le Skaftafelljökull. Comme d’hab, près de ces frigos naturels, un vent glacial descend geler nos jambes à l’air. Un torrent puissant nous empêche d’accéder aux glaces, ce qui nous permet de classer également cette balade dans la catégorie des « Bof ! ».

Heureusement, la piscine remet du baume au cœur de tous.
Chapitre piscine : Avant de rentrer dans l’eau, la douche est obligatoire. Rien d’anormal me direz-vous. En effet, sauf qu’ici, on vous explique, dessins à l’appui, ce qu’il faut laver, et il n’y a pas que le dessous des bras. Les douches se prennent dans le plus simple appareil, ce qui gêne un peu les enfants au début, mais on s’y fait très bien car ici c’est naturel (les sanitaires ne sont pas mixtes quand même !) La soirée est conviviale avec un petit foot avec des islandais du camping. Un point obscur quand même : ils sont bien plus forts que nous. Grisemote l’insatiable ne peut tenir en place tant que les piles sont bonnes, les adultes laisseront les enfants à leurs jeux pour faire un petit saut vers le glacier juste à côté du camping : le Svinafellsjökull. La lumière est déjà basse, mais c’est quand même bien sympa. Une sensation bizarre nous envahie juste avant de nous coucher : ça chauffe et sa picote au niveau du visage et des jambes. Après un long diagnostique, nous sommes formels : ce sont des coups de soleil. Par pudeur pour tous ceux qui n’ont vu que de la pluie en Islande, nous avons préféré ne pas prendre de photo pour témoigner du fait que cela est possible … ainsi planera toujours le doute.
Skaftafell : Hundafoss, Svartifoss, bergerie de sel. Fjallsarlon et Jökulsarlon. Levé de paresseux vers neuf heures trente pour un petit trek vers la cascade de Svartifoss, célèbre en Islande pour ses orgues basaltiques. C’est un sentier très emprunté par les locaux et bien balisé. Nous entamons notre marche par la cascade de Hundafoss, suivi sur le chemin par la visite de la bergerie de «Sel » avec ses toits recouverts d’herbe.

Après un pique-nique sommaire sous le soleil, nous atteignons la fameuse chute d’eau. Elle vaut en effet le détour, avec ses longues orgues suspendues, taillées avec soin suivant les lois de la cristallisation. Nous la surnommerons la cascade aux dreadlocks.

L’après- midi est consacrée à la visite du glacier Vatnajökull dans sa partie basse, puisque nous ne sommes pas équipés ni aptes à le parcourir sur sa surface. A quarante kilomètres à l’est de notre camping, nous nous approchons d’une des langues de glace : Fjallsarlon. Comme la veille, un grand lac nous sépare des séracs, mais celui-ci est rempli de tous les débris de glace qui se sont détachés. Le point de vue est surprenant.

À quelques kilomètres de ce premier arrêt, nous escaladons un talus de résidus poudreux et de gros galets formés par le glacier lorsqu’il descendait jusque-là. Du haut de ce point, nous découvrons un spectacle exceptionnel : un cimetière de blocs de glace qui agonisent avant de lentement fondre et s’échouer à nos pieds. Le bleu limpide de l’eau et du ciel mêlé au blanc éclatant et transparent des formes torturées de la glace, sur fond de Vatnajökull, donnent à l’endroit un aspect mystérieux. C’est le Jökullsarlon. Le lac a un accès à la mer qui se situe à quelques centaines de mètres de là. Du coup, les blocs glissent lentement vers la sortie. Tout cela est hautement photogénique. Le long de la berge nous croisons un couple dont la femme sort de l’eau en combinaison de plongée. Sourire aux lèvres, elle semble avoir apprécié également la vue d’en-dessous sachant que comme tout iceberg, même de petite taille, l’essentiel est sous la ligne de flottaison. Cette berge est pleine de surprise décidemment. Nous rencontrons à nouveau notre auto-stoppeur français du Landmannalaugar qui nous raconte le trek de trois jours qu’il a fait là-bas. Entre la beauté du paysage, le froid, la pluie, la neige et l’eau glacée d’un torrent qu’il a essayé de traverser pour rejoindre l’autre rive après des kilomètres de recherche d’un point de passage, on sent que ce fut inoubliable, … mais dans quel sens ? Pas tout public le truc. Pour couronner la fin de cette belle journée lumineuse, nous finissons par la visite de l’embouchure entre le flux puissant de l’eau du lac chargé des blocs de glace et la mer. Sur la plage, la glace finit sa route après avoir été rejetée par les vagues. Fabuleux ! Avons-nous eu de la chance ? En tout cas, alors que l'endroit est généralement noté surpeuplé et bruyant, nous étions seuls le long de la berge du lac, dans un silence total juste interrompu par les craquements de la glace en agonie et les ploufs des ricochets de ceux d'entre nous qui étaient moins contemplatifs. Notre arrivée tardive y est peut être pour quelque chose... Côté mer, en revanche, la plage était plus habitée.
Presqu’île d’Ingolfshöfdi, route vers le lac Myvatn

Debout les campeurs et hauts les cœurs, c’est la journée de visite, de la réserve ornithologique. Macareux paresseux, faites de votre mieux, pour que l’objectif de Grisemote immortalise vos trognes. La tente est à nouveau repliée et après une courte visite de l'église de Hof, nous sommes entassés dans une grande charrette tiré par un gros tracteur, pour aller jusqu’à une île dont l’accès ne semble possible qu’à marée basse. Le trajet dure bien une bonne vingtaine de minutes sur du sable noir, avec un vent froid. Pas donné d’ailleurs la visite - 10 000 krones pour cinq - mais pour ce prix- là il y a une guide charmante en prime pour cinquante à soixante personnes. L’île est entourée de falaises, d’où la grande diversité de volatiles que nous pouvons y voir. Certes, il vole de tout, mais ce doit être l’heure de la sieste pour les macareux. Les seuls oiseaux que nous pouvons vraiment voir de près sont des grands labbes qui piquent sur nous lorsque nous nous approchons des nids au sol qui se trouvent un peu partout. Notre guide, après nous avoir expliqué à quel point il était important de marcher à la queue-leu-leu pour protéger le site et ne pas déranger les oiseaux, nous réunit tous autour d’un oisillon apeuré par tous ces monstres. La conception de protection de la nature nous a un peu laissés pantois sur ce coup. En tout cas, les grands labbes défendent bien leurs progénitures et n’hésitent pas à attaquer tout ce qui dépasse et s’approche de leur nid. Pour cela nous avons pris un bâton de randonnée qui une fois levé sert de paratonnerre anti-oiseau. Ils visent le point le plus haut de la personne. En dehors des oisillons, tout ce que nous voyons est loin et il se peut que dans le lot des points volants il y ait eu des macareux. Le casting est un échec cuisant une fois de plus. Tout cela est un peu, comment dire, décevant, même si l’ensemble de cette promenade gentillette et sans relief n’est pas désagréable. Mais au fait, les oisillons savent se défendre aussi. Alors que les enfants s’approchaient d’une petite falaise pour faire un concours de sauts dans le sable en contre-bas, un petit oiseau tout mignon dans son nid, proche de la ligne de départ des sauts, leur a envoyé une sorte de vomi super odorant, à plus d’un mètre. Ce répulsif anti humain a en tout cas marché du tonnerre.

Nous retrouvons la route numéro 1 pour un long trajet qui doit nous mener au lac Myvatn, en contournant l’immense Vatnajökull. La route est réputée belle avec des fjords et des passages montagneux. Ça tombe bien, nous ne demandons que cela. Le ciel bleu lors de notre périple ornithologique commence à se charger de nuages par l’est. Phénomène local également, des nuages descendent rapidement des monts qui longent la mer, comme un torrent gazeux. Puis la pluie arrive, accompagnée de brouillard. Des fjords, nous n’en avons vu que le fond des vallées et les virages. Höfn, au pied du Vatnajökull, nous ne la verrons pas non plus. Vers vingt heures, las de la route grisonnante et sans visibilité, nous nous arrêtons au restau « routier », type fast food, de Egilsstadir. Dehors, il fait un petit 5°C avec un bon vent. Une météo d’été Islandais qui semble dans la norme si l’on en croit la sérénité des locaux, qui ne sont jamais loin de leur pulls … comme les moutons. Le temps d’un repars et nous repartons sous le soleil du soir. La deuxième partie du parcours nous amène à rentrer dans les terres. Forcément, cela se traduit par de la montée, plutôt soutenue, au début sur route puis sur piste. Nous enchaînons virages sur virages : un col quoi ! Intéressant pour la conduite, mais nul d’un point de vue touristique, car plus nous montons, moins nous voyons. Nous sommes complètement dans les nuages et découvrons la piste au dernier moment. Arrivés à ce que nous pourrions appeler le sommet, vers vingt deux heures, nous sentons que le soleil n’est pas si loin que cela et qu’il ne faudrait pas aller encore bien haut pour passer au-dessus des nuages. Alors que nous roulons relativement lentement dans le « blanc », sur ce qui doit probablement être une sorte de grand plateau, nous voyons soudain apparaître sur le bas-côté de la piste … un auto-stoppeur, guitare à la main. Nous sommes cinq et il est bien difficile de prendre quelqu’un de plus. Mais là, à cette heure, cet homme tout seul dans le brouillard le plus opaque, avec son air tout confus, nous décidons de nous arrêter au moins pour prendre sa guitare…. Bartholomeïu, polonais, (pardon pour l’orthographe incertaine) son gros sac à dos et son instrument ne sont pas bavard. Frigorifié et visiblement un peu abasourdi par ce qui lui est arrivé, il a du mal à nous tendre son morceau de carte pour nous expliquer son trajet tellement il tremble. A priori il s’est trouvé piégé pour on ne sait quelle raison exactement dans cette purée de pois, là où il n’y a personne, à une heure où les voitures ne circulent plus depuis longtemps … Quelques kilomètres plus loin, nous sortons brusquement des nuages : plein soleil, ciel bleu, lumière chaude sur un immense plateau volcanique habillé de quelques monts de ci de là. Derrière nous, nous pouvons voir un spectacle peu commun. Le brouillard entoure un mont en suivant son relief, comme une sorte de manteau translucide. Les kilomètres défilent, Bartholomeïu se réchauffe. C’est un désert grandiose qui nous accompagne jusqu’aux fumerolles de Namajfall suivi par le site hautement géothermique de Reykjahlid et sa piscine d’un bleu azur d’où s’échappe une sorte de brume de chaleur. Juste avant d’arriver à notre camping, à sa demande, nous laissons Bartholomeïu sur le bord de la route. A priori il doit être à Reykjavik le lendemain, et pour cela il doit continuer à faire du stop. « Vous n’avez sauvé la vie » nous déclare-t-il avant de partir. Sans exagération (car il avait encore sa guitare à brûler pour se réchauffer), disons que nous l’avons sorti d’une bien fâcheuse situation. Dans ce pays où les conditions météo changent si rapidement, avec des écarts importants de température, il semble qu’il soit assez facile de se faire piéger lorsque l’on est à pied. Le précédent autostoppeur nous avait bien dit lui aussi qu’il avait eu peur pour sa vie lors de son périple dans le Landmannalaugar, à cause du froid… La journée n’est pas finie. Nous foulons la pelouse du camping, alors que le soleil vient juste de disparaître à l’horizon. IL est minuit 15. Nous sommes néanmoins accueillis par le gérant et nous trouvons une belle place, face au lac, au milieu de nombreuses tentes. Gros bémol, les voitures ne sont pas autorisées près des tentes et nous devons tout transporter à la main, dans le silence (qui est d’ailleurs très bien respecté dans les campings). Inutile de dire que le sommeil ne fut pas long à trouver. Autre fait plus inquiétant, Robin tousse depuis la veille et cela semble empirer. Il a de la fièvre. Un malade sous la tente, c’est le scénario catastrophe …
Lac Myvatn : l’usine à volcans (Krafla, Viti, Leirhnjukur, Namafjall)


C’est sous le soleil matinal radieux que nous partons vers le volcan Krafla et sa zone géothermique, en short et tee-shirt, à une dizaine de kilomètres du camping. La chaleur devient une habitude. Nous tombons sur une grosse structure industrielle qui crache de la vapeur avec un sifflement assourdissant. C’est le style d’installation qui permet au pays de produire son électricité et de se chauffer « à l’œil ». Au cratère Viti, juste à côté, nous profitons d’une plaque de neige pour remplir notre glacière puisqu’ici il semble saugrenu de vendre de la glace.

Nous passons ensuite le début d’après-midi au milieu d’un site fortement volcanique récent, à quelques kilomètres du cratère Viti, le Leirhnjukur, au milieu de coulées de lave noire, de fumerolles et de petits cônes de volcan. Sur le sol, il faut faire attention là où on marche car certains endroits sont bouillants et souvent marqués par des couleurs vives. Çà et là sont disposés des séismographes pour prévenir des éruptions, et vu la configuration, on sent que la terre ne demande qu’à s’embraser à nouveau. Pierres ponces, joyaux noirs bleutés, « éponges » rouges à peine plus lourdes que du polystyrène, nous remplissons nos poches. Il faut parfois prendre une longue respiration pour passer un barrage de fumerolles à l’odeur fortement soufrée. Au moins cela dégage le nez. Suite à un différent familial de taille sur un type de roche incorrectement nommé, les uns tentent leur chance à droite, vers des cônes et des fumerolles, et les incurables ignorants partent à gauche, vers des fumerolles puis des cônes. Robin, malgré sa fièvre du matin (traitée assez efficacement par de l’advil), reste encore très valide. Comme à son habitude, il délivre une interprétation continue de ce qu’il voit, de ce qu’il imagine et de ce qu’il a déjà vécu. Puisque le sujet ne porte pas sur LES fameuses roches qui posent problème, ce fleuve de parole est le bienvenu.

Nous continuons par un site également très actif près de la route principale, Namafjall. Dame nature nous a concocté en condensé, des stands attractifs avec toutes les techniques dont elle dispose sur les manifestations de taille humaine : coulées d’eau chaude qui se déversent dans des bassins dont les pourtours sont marqués par des couleurs vives – certainement du sang de troll, rouge, orange, vert- , grosses cheminées qui crachent de la vapeur en sifflant suivant des tonalités propres à chacune d’elle, bains bouillants à grosses bulles dans une eau limpide, marmite glauque de boue qui glapie de gros gloop, petites pustules qui laissent échapper des senteurs nauséabondes … en quatre mots : la foire aux sorcières. De jour, c’est sympathique, de nuit, il faudra patienter quelques mois … Avant de regagner nos pénates, sur le chemin du retour, nous faisons halte à une grotte presque remplie d’une belle eau nacrée bleue. Ce n’est pas une surprise, elle est chaude et on s’y baignerait bien, mais comme il n’y a aucun islandais et qu’il est bien difficile de savoir si le côté limpide est obtenu par une forte acidité par exemple, nous restons sagement dans nos maillots de bain, bien au sec et nous consolons avec des photos. Une grosse fissure au-dessus de nos têtes semble communiquer avec l’extérieur. Nous sortons et grimpons sur le « toit » et là … surprise ! Ce n’est pas à proprement parler une fissure, mais carrément une faille, une gigantesque balafre qui inscrit son sillon sur toute la région visible, de part en part. Ils ne font pas les choses à moitié dans ce pays.

En route pour l’Askja : On a marché sur la lune C’est sous un ciel anticyclonique bleu dense que nous partons pour une contrée hors du temps et de l’espace : l’Askja, un site volcanique loin de tout, accessible par une piste chaotique et sans concession d’une bonne centaine de kilomètres quand même. L’autre bout du monde quoi (puisque nous en avons visité déjà un). Pourvu que l’univers ne soit pas courbe quand même sinon nous risquons de retomber sur le premier bout et ça fait une trotte. La littérature forumistique en la matière est terrifiante, du type : « nous sommes partis sous un ciel bleu et soudain ça a viré au cauchemar. Une tempête s’est levée et même les doudounes les plus épaisses ne suffisaient pas pour arrêter le froid ». C’est donc prudents que nous quittons notre tente, en short et chemisette, mais avec le nécessaire pour affronter les conditions polaires dans le coffre. Robin va mieux et sa fièvre a bien baissé. La piste est longue mais enchanteresse. Un vrai petit parcours du combattant. La première vingtaine de kilomètres est roulante au milieu d’une immense plaine plate enjolivée de scories. Lunaire. Il parait que les astronautes se sont entrainés dans le coin. Pas étonnant. Au milieu de rien, on ne trouve pas grand-chose, à moins d’aimer les cailloux ou la photo noir et blanc. Superbe donc. Puis la piste s’égaie avec quelques passages de gués ma foi pas désagréable. Hissé sur le toit pour ne pas avoir à nager en cas de problème, le plus petit d’entre nous indique la « bonne » voie. Mais compte tenu du niveau d’eau, nous n’avons eu aucune difficulté. Après, les choses se corsent avec la traversée d’une coulée de lave, noire, biscornue, qui a figé des silhouettes de trolls et leur environnement. La piste serpente tant bien que mal en milieu fortement hostile. La crainte est de croiser un véhicule en face, car il n’y a pas toujours la place pour deux. Un régal pour le pilote. Au sortir des ténèbres, nous entamons une partie très roulante, toute en grands virages, sur un sol volcanique gris, jaune ou rouge de pierre ponce qui ressemble à du sable. Notre passage laisse un panache de fumée derrière nous. Quelle grande bouffée de liberté… Tout au bout des cent kilomètres de piste nous tombons en hyperespace sur la lune. Apocalyptique. Il faut une petite demi-heure de marche pour atteindre enfin le cratère Viti, aux eaux tièdes d’un bleu laiteux tendre, chauffé gentiment à la géothermie, qui occupe le centre d’un volcan. Le tout est juste à côté d’un lac bleu foncé gigantesque en contre bas : l’ Öskjuvatn (une ancienne caldera pour les intimes). Sur le chemin, le bruit de nos pas résonne à certains endroits sur ce sol formé de cendres et de pierres ponces. Etonnant !



Les enfants jouent à Obelix en portant de gros blocs de pierre d’une main tant ils sont légers. Après un tour de cratère sacrement pentu, nous descendons au lac pour un plouf dans cette eau qui ressemble à du lait. Comme d’hab dans le coin, les locaux y vont dans le plus simple appareil. Nous restons encore un peu coincés du slip, ce qui ne nous empêche pas de goûter au plaisir voluptueux de faire quelques brasses alors qu’à l’extérieur, même avec du soleil, il fait un peu frisquet. Robin malheureusement reste sur la berge, toujours un peu fiévreux. Un petit tour sur le sommet le plus proche pour avoir une vue d’ensemble puis nous reprenons la piste dans l’autre sens avec Thibaud qui est autorisé à conduire prudemment. La rencontre insolite d’un 33 tonnes qui transportait une citerne au milieu des sinusoïdes de la coulée de lave et pour finir des essais de « gerbe la plus haute » sur une grosse flaque assez profonde furent les dernières animations du parcours. Certes, cela fait des kilomètres mais nous en avons pris plein les yeux. Note de 3 étoiles. De retour à la tente, nous entamons les tâches quotidiennes : repas au soleil du soir devant le lac, Robin à soigner, appareils photos à vider … La routine quoi. Une mouette vient innocemment se poser près de nous. Bien entendu, les enfants lui donnent un petit quelque chose. Innocemment deux, puis cinq, puis quinze, puis vingt mouettes s’installent dans le coin. Il y a visiblement une hiérarchie intéressante à observer et tout ce petit monde piaille gentiment jusqu’à ce qu’un gros lourdaud français de G.O de %$@# du groupe de tentes d’à côté ne vienne interrompre cette étude des mœurs et expression orale des volatiles, en nous prenant pour des enfants mal élevés qui nourrissent les oiseaux qui risquent d’entacher ses tentes. Calme et zénitude nous ont permis de garder la maîtrise de la situation, mais lorsqu’au petit matin nous avons pu voir quelques déjections « mouetteuses » copieusement étalées sur sa tente, nous y avons tous vu une forme de reconnaissance de celles-ci au travers de ce geste de sympathie, pour le bon repas que nous leur avions offert. Après cette petite altercation, l’insatiable Grisemote ne peut se résoudre à baisser sa garde. Il est presque minuit, mais il reste un peu de lumière, et nous partons à deux dans l’antre des Trolls, un labyrinthe géant conçu au milieu d’anciens petits cônes volcaniques aux allures aussi découpées qu’inquiétantes : Dimmuborgir, les châteaux noirs. L’endroit est désert, sombre mais attirant comme tout ce qui fait « un peu peur », surtout en cette fin de règne du soleil. Côté Trolls, c’est comme pour les macareux, nous pensons avoir vu quelques silhouettes en contre-jour, mais cela reste à confirmer. En tout cas, encore une journée limpide, sans un nuage. Serions nous toujours sous la protection des Dieux locaux : par Adis ?

La foire aux chutes : le parc national de Jökulsargljufur « Pour ce matin, des chutes d’eau, cela vous dit ? ». Qui dirait non, puisque de toute façon c’est au programme. En mon fort intérieur, je ne peux m’empêcher de penser qu’il y aurait peut-être un petit caractère de déjà vu sur le sujet, mais cela reste du domaine de la pensée furtive. Une petite heure trente plus tard, après avoir eu l’impression de tourner la nouvelle pub d’Orangina sur une piste défoncée, nous arrivons donc aux premières chutes : Dettifoss. Robin a conduit : niveau 3 avec 130 points. Bonne direction mais attention quand même aux nids de poules. Le brevet de conduite Grismotien est pour bientôt…

Chutes, vous avez dit chutes ? Ici ça décoiffe vraiment. Le volume d’eau qui s’élance furieusement dans le vide est tout simplement impressionnant. Rien d’étonnant donc à ce qu’un brouillard fluctuant s’élève au gré du vent généré par tant d’énergie. Top ! (en fait c’est la plus puissante chute d’eau d’Europe , 44m de haut, 100m de large!) Les deuxièmes chutes, Selfoss, sont plus petites, plus sages et plus dispersées, mais l’endroit très large dégage une belle harmonie que nous essayons de capter avec nos objectifs.

La troisième, Hafragilsfoss, a opté pour la quiétude d’un site revêtu d’orgues basaltiques, étriqué entre deux flans de montagne. Plus discrète, elle n’en reste pas moins belle avec des eaux bleu profond qui se mélangent avec une sorte de liquide du type boueux. Il y en a donc pour tous les goûts et couleurs.

Pour finir, nous entamons un trek de trois bonnes heures au souk international des orgues basaltiques : Hljodaklettar, puis Raudholar. En tous sens, de toutes tailles, les cristallisations de roches octaédriques fusent de partout. Gare à l’indigestion.


La montée du « fameux « mont rouge » , le Raudholar, sera un peu gâchée par … l’interdiction d’aller jusqu’au bout. Bon, pas grave de toute façon on en avait plein les bottes. Pour le retour, c’est Lucas qui conduit. Bien, mais attention aux virages un peu tronqués à la corde. Après l’effort, rien ne vaut le réconfort d’un bain bien chaud : le pays est conçu pour cela. A quelques kilomètres de notre campement nous filons à une large piscine très aménagée d’eau naturelle (Jardbödin Vid Myvatn). Odeur de souffre, bains de toutes tailles, chaleur graduelle en fonction de la distance avec la source, cela reste toujours un grand plaisir que de se laisser rouiller tranquillement dans cette eau énergétique. Beau moment islandais ! Détrempés à souhait et pour tout dire un peu mou, nous descendons dans une petite auberge pour finir la soirée : soupe, hamburger … de la grande cuisine quoi mais dans une bonne ambiance. N’est-ce pas le principal ?
Tiens, voilà du Dauphin. Cela devait arriver, nous levons le camp et quittons notre lac paisible bien aimé. Le repliage est rapide et le programme est fortement chargé. En premier lieu, nous passons à l’infirmerie pour Robin dont la fièvre a décru mais ne se résorbe toujours pas et dont la toux est persistante. L’infirmière ne se risque à aucun diagnostic et nous prend rendez-vous pour le début d’après-midi à Husavik, où se situe le premier médecin du secteur. Avant le départ, nous montons un dernier cratère, le Hverfjall pour avoir une vue sur le lac et ses multiples petits cônes. La montée n’est pas longue pour un point de vue vraiment intéressant : nous pouvons apercevoir une gigantesque faille qui traverse le paysage de part en part et que nous avions déjà observé au ras du sol au niveau de la grotte de Grjotagja. Tous les phénomènes géologiques ici présentés sont gigantesques et dépassent de loin les causes locales. Pas la peine d’être grand Vizir pour comprendre que tout cela se transformera rapidement dans les années à venir (ce qui peut quand même être long à l’échelle géologique). Notre changement à nous sera plus rapide. Nous « descendons » vers la mer, dans le port de Husavik. Cette petite ville plantée au fond d’un Fjord, boostée par son port, est très attractive. Tout est mignon : les maisons colorées, l’église plus travaillée que ce que nous avons vu jusque-là et, bien entendu, le port très animé. C’est la fête à Husavik. A l’entrée de la ville, une gigantesque panthère rose nous salue. Bigre ! La ville est découpée en quartiers de couleur : un rose, un vert et un orange. C’est le maerudagar, a priori la fête des bonbons. Chaque maison, chaque jardin est décoré avec des rappels de la couleur du quartier. Plutôt sympa !
L’attraction ici pour les touristes ce sont les baleines et autres cétacés que l’on peut voir parait il « à foison » : La capitale de l’observation des baleines en Europe quand même. Bien entendu, Grisemote boue d’impatience de voir ces navires amiraux du règne marin. C’est une petite revanche sur les orques que nous n’avons pas vus sur l’île de Vancouver, sous des trombes d’eau, alors que la probabilité d’en croiser était de plus de 90 % (mais nous avions vu pas mal d’animaux à commencer par des dauphins qui jouaient près du bateau). Malgré l’ambiance festive du lieu, dopée par l’enthousiasme de tous, au fond de moi cependant, deux petits diablotins me troublent l’esprit, un rouge et un bleu : « - Tu vas encore te faire rouler dans la farine de poisson – c’est un bel attrape touristes, et pas donné en plus. - Voir des cétacés faire des pirouettes devant soi est une expérience unique et inoubliable, tu ne peux pas rater ça ! » En tout cas, les prospectus qui nous sont distribués de tous côtés dès que l’on fait un pas dans le port sont formels : « Des cétacés, vous en verrez, en quantité et plutôt de prés (pour la rime) ». Ceci s’accompagne de la photo du vol d’une baleine qui pose avec le sourire pour une bonne cause … la sienne. Alors pourquoi me direz-vous, fichtre pourquoi hésiter ? Et bien tout simplement parce que si c’est juste pour voir des dos de baleines ou des jets d’eau au moment de la respiration, je ne sais pas si cela ne va pas vite me lasser, même de près. Bon, de toute façon les dés étaient pipés à l’avance. Le diablotin optimiste n’avait aucune chance de perdre, d’autant que l’eau est bleue, calme, tout comme le ciel qui est sans nuage. L’inscription est prise rapidement pour clore toute tentative de repli. Avant l’embarquement nous filons à l’hôpital pour notre rendez-vous pendant que les deux grands vont écumer le port à la recherche d’un sandwich à leur goût. Surprise, au portillon de l’hôpital on laisse ses chaussures et on marche en chaussettes. Après une attente assez longue, une belle doctoresse nous prend en charge. Grande blonde aux yeux bleus, Robin est tombé sous le charme tout de suite, même lorsqu’elle a annoncé son verdict : 15 jours d’antibiotiques pour une grosse inflammation des bronches et autorisation pour le bateau de l’après midi. Un petit tour à la pharmacie (avec une attente interminable car ils prennent leur temps) et nous voilà fins prêts pour notre périple en mer de 3 heures. Le bateau a un certain charme mais il a aussi la caractéristique d’être bondé. Il est possible de voir les choses d’en haut, mais les quatre ou cinq places possibles sont occupées pas de grands gaillards indéboulonnables. Il reste tout le pont et l'espoir que le saut de baleine sera suffisamment haut pour l’apercevoir au-dessus des têtes. La vue sur la ville est imprenable, puis nous remontons le fjord vers la mer, passant non loin d’une île où il y aurait des macareux. Pour l’heure, ce n’est pas le jour, chacun son tour ! Comme il fait beau et finalement plutôt chaud, nous nous installons vers la proue. Soudain, un dos de baleine passe près du bateau. Ce fut furtif mais grandiose. Il fut accueilli par une grosse salve de photos et une envolée de bonne humeur collective. Il fut suivi d’un deuxième, puis d’un troisième. Le suivant fut très nettement reconnu par notre guide : un dos de dauphin.

Puis il y eu LE magnifique dos de baleine au raz du bateau que j’ai raté car je n’étais pas du bon côté. La chasse est sélective… Un dos présenta en plongeant un bout de queue. Le crépitement des appareils photos était à son comble. Pour ma part, je n’ai pas pu le prendre à cause d’une tête d’humanoïde hilare entre l’appareil et le monstre marin. Bien entendu, c’est contractuel, les cétacés ne manquent pas de se signaler par quelques jets d’eau bien senti. Au bout d’un moment, notre guide, entièrement satisfait de la session, nous annonce fièrement nos « prises » : - « des baleines de type rorqual (a priori les milieux autorisés se seraient laissés dire que tous ces dos là provenaient du même corps, celui de la baleine de garde) et trois ailerons de dauphins. Le tout fut vu de très près. Un festin indiscutable ! Il faut penser à rentrer cependant mais pour couronner le tout, nous allons passer près de l’île aux macareux et boire une boisson chaude. » Nous frôlons l’extase. Après l’île aux macareux, nous profitons enfin du point de vue haut libéré pour voir … le paysage. Aller, il faut être honnête. On a passé un bon moment, parce que le site est magnifique, le temps était parfait et qu’il y a eu des cétacés qui ont montrés leur nageoire caudale comme apéritif. J’entends quand même au fond de moi mon diablotin pessimiste qui me susurre : « Bienfait ! Je te l’avais dit. Je suis même sûr que la prochaine fois tu replongeras … » Pas faux ! C’est pas tout ça, mais il reste un bon bout de route avant l’arrivée prévue. Nous filons à une station service/ fast food pour nous sustenter rapidement, ce qui m’a permis de goûter le hamburger le plus ignoble de ma carrière, puis nous repartons « on the road again ». Sur le chemin, nous passons aux chutes de Godafoss , toutes mignonnes mais sans rentrer dans la catégorie de celles qui marquent une vie.

Puis nous déposons les armes au camping Hamrar d’Akurery (deuxième ville du pays) par une belle lumière chaude du soir qui n’en fini pas de se prolonger. Ce camping est très bien aménagé avec des aires de jeux pour les enfants au-dessus de lacs, et comme d’habitude une pelouse « moquette » qui est un appel irrésistible au posé de ripatons fatigués. Nous inventons un nouveau type de « night soccer » qui fera fureur entre nous les jours suivants…
Akurery

Après un repliage toujours aussi rapide de la tente, nous partons visiter Akurery, belle ville plutôt attractive avec ses petites maisons très colorées, sa belle église et son centre un peu commercial où il est possible de faire quelques achats – ce qui est finalement assez rare. Il y a du teeshirt et des cartes postales dans l’air, mais Grisemote n’arrive pas encore à se décider pour son pull. Robin craque pour un couteau Suisse Islandais absolument unique que ses impitoyables parents refusent d’acheter. Pas assez typique mon fils. Nous reprenons les routes champêtres pleines de pelouses aux mille fleurs, de chevaux photogéniques la crinière au vent et d’arrière-trains de moutons qui fuient les photographes, dans un paysage au relief mi rond mi pointu, pour arriver à la ferme Glaumbaer, ancienne demeure typique Islandaise.

La visite est vraiment très intéressante. Cette ferme est constituée de plusieurs toits recouverts d’herbes, sous lesquels l’aménagement intérieur nous fait revivre les conditions de vie de nos ancêtres pas si lointains. Les murs sont en tourbe, matériaux fortement isolant, et l’usage du bois, pas très courant sur l’île, est mesuré. En tout cas, la ferme est grande et derrière la petite entrée principale, le long couloir nous permet de passer du cellier au garde-manger, à la cuisine, la salle de classe et les chambres de type « salle commune ». Tout est bien aménagé et illustré par de nombreux clichés de l’ère primitive de la photographie. Trois étoiles sans hésitation. Ne pas oublier aussi la demeure principale, plus moderne, qui ressemble à une maison de poupée.

Nous prenons ensuite la piste qui conduit à la péninsule de Vatsnes, avec les arrêts programmés au fort viking de Borgarvirki sorte de « fort » mi naturel mi construit de main d’homme sur un socle basaltique plus élevé que la moyenne. Disons qu’il convient d’avoir un peu d’imagination pour retrouver l’ambiance d’une troupe en ce lieu globalement très minéral. Puis il y eu le fameux rocher basaltique en pleine eau à quelques dizaines de mètre de la côte. Bien, mais la lumière du soir était cachée en partie par la falaise.

A Illugastadir, en recherchant les phoques que l’on peut apercevoir vers la pointe de la péninsule, nous tombons sous le charme du petit camping installé paisiblement près de la mer, dont la pelouse vert cru n’attendait que notre tente. Le propriétaire n’est pas présent, mais ici cela ne pose aucun problème. Cela marche sur la confiance. C’est très reposant. Tout près du camping réside sur la plage une nurserie d’oisillons piailleurs qui attendent avec impatience leur pitance. Au-dessus de nos têtes, les parents s’affairent et font des aller-retours incessants pour les nourrir entre la plage et un champ situé juste derrière le camping à une bonne centaine de mètres. On ne distingue pas leurs cernes, mais on se doute que ces ingrats de nouveaux nés leur en font vraiment baver. En plus, dès que nous nous approchons d’un petit, ils se doivent de défendre le morceau avec véhémence. Dur dur d’être parent ! Ceci dit, ils apprendrons qu’ados c’est pas toujours drôle non plus. Nous finissons la soirée sur fond de soleil qui essaye désespérément de se coucher dans un ciel limpide. Bière, côtelettes d’agneau (désolé), eau chaude pour la vaisselle, night soccer façon Grisemote : le bonheur quoi, le tout sous le ballet incessant des volatiles qui s’affairent dans un sens à vide et dans l’autre avec des vers ou autres mets délicats pour les palais braillards.
La matinée du lendemain commence sous un ciel et une température clémente par la visite à nouveau de nos oiseaux et la recherche de quelques phoques. Un site de protection de ceux-ci existe non loin sans que nous n’ayons pu y accéder la veille. Il y en a, mais ces messieurs-dames nous boudent allègrement et restent avachis langoureusement à bonne distance de la plage ou dans l’eau. Nous enchaînons la visite par des arrêts chevaux, moutons (et oui, Grisemote ne s’en lasse pas, ce qui n’est pas le cas de tout le monde) et pour finir, clou de la matinée, par un site un peu atypique d’orgues basaltiques baignant dans la mer.

Ah qu’elle était douce cette matinée d’été en bord de mer, avec son ciel dégagé, sa piste roulante, ses herbes folles et ses hautes falaises. Trop facile en tout cas, car le reste du parcours de la journée file vers le centre de l’île, vers des monts sombres qui ressemblent à ceux du Mordor, entourés de nuages inquiétants. Au fur et à mesure que nous entrons dans les terres, la lumière diminue, la piste devient technique et cassante, le relief s’accentue, les pulls refont leur apparition tandis que les shorts sont remisés en fond de cale. Nous n’avons pas d’anneau à détruire, juste l’envie d’en découdre avec Dame nature qui semble vouloir nous faire payer cher notre incartade dans ses terres secrètes.

L’arrivée au camping ne fut pas réjouissante: ambiance refuge et foutage de gueule de façon institutionnelle. Certes on ne peut pas penser à tout mais disons que dans un camping, on s’attend à trouver un semblant de terrain à peu près dégagé pour y planter une tente… et bien ce ne fut pas simple de trouver un espace correct. Avec deux petits sanitaires miteux (un pour les hommes et un pour les femmes), bravement équipés d’un lavabo pour trente personnes, d’une douche et d’un robinet dehors pour la vaisselle, c’est ce que l’on peut qualifier sans risque de camping spartiate. Cerise sur le gâteau, il faut laisser la voiture au parking et donc se transporter nos 100kg à la mimine. Pas très attractif tout cela ! En revanche, le chalet de l’accueil sert des repas chauds dans une petite salle remplie de buveurs de bière et de simples touristes qui cherchent un peu de chaleur humaine. Le vent est assez fort et nous sommes prudents en déballant la tente pour qu’elle ne s’envole pas. Nous consolidons fortement nos attaches avec de grosses pierres et des sangles pour espérer la conserver au même endroit toute une journée. C’est le retour vers l’automne côté température. Tout cela n’entame pas notre moral d’acier. Nous chaussons les crampons, équipons nos sacs à dos avec le nécessaire contre la pluie et nous voilà partis avec allégresse vers le volcan Strytur, petite rando qui n’excède pas dix kilomètres. La première heure fut tranquille. Le vent avait baissé d’un ou deux tons et le soleil tentait des percées ponctuellement réussies. C’est la deuxième heure que nous n’avons pas aimé. De gros nuages avaient rempli le ciel, lâchant par intermittence des éternuements humides. Ce bon sang de foutu volcan devait apparaître derrière chaque colline mais à chaque fois il reculait à la suivante. Un grand classique. Un vent soutenu s’est mis à siffler à nos oreilles et à nous glacer le peu de sang liquide que nos corps transis contenaient encore. Un plaisir intégral. Mais comment rebrousser chemin après tant d’effort, alors que « le paysage à ne rater sous aucun prétexte » est là, à quelques ridicules encablures ? Robin, est le premier à se planter derrière un gros rocher et à abandonner la lutte. Comme l’arrivée est imminente nous lui laissons les sacs à dos et partons à l’assaut des derniers mètres. La terre est de plus en plus désolée et les conditions se durcissent. Il faudra encore presque trente minutes pour arriver au site, ce qui n’était pas vraiment prévu. Oui, il est beau. Splendide certainement par beau temps. La visibilité réduite et la lassitude de tant d’efforts pour un résultat mitigé dans ces conditions feront que nous n’insisterons pas particulièrement dans la phase contemplative. L’avantage de monter avec le vent de face, c’est que l’on descend avec le vent dans le dos. Cette lapalissade se traduit par une redescente fulgurante en courant, pour rejoindre un Robin que nous imaginions glacé derrière son rocher. Le gaillard est solide et bien au chaud avec les vêtements que nous lui avions laissés. Lucas chute et se blesse à la main. Même si le but a été atteint, c’est un trek qui restera dans les mémoires pour sa difficulté et l’énergie qu’il nous aura coûté. Sous un soleil radieux, c’est peut être une balade champêtre … Et dire que l’on bronzait le matin même … Nous goûtons le plaisir de rentrer au chaud dans notre tente spacieuse. Toute la nuit, elle s’est tordue de tous les côtés, avec des couinements inquiétants au niveau des arceaux. Mais comme le roseau, elle plie mais ne rompt pas. Elle a tenu Éole en échec, par Avent.
C’est toujours avec un vent plutôt fort que nous replions la tente le lendemain, après une douche chaude (c’est quand même un des avantages de ce camping). Non loin du camp il y a des sources chaudes, mais aller se baigner par ce temps maussade et ce vent, non merci ! Nous passons donc voir les solfatares avant de partir.

La piste pour aller à Kerlingarfjöll est belle et sans histoire, si ce n’est que Thibaud conduit un bout de chemin. Robin va mieux avec ses antibiotiques, mais ce n’est pas encore ça. Arrivés sur le site à caractère volcanique, un vent violent rend l’approche difficile pour voir en contrebas ce point chaud aux couleurs multiples qui dégage des fumerolles de toutes parts. Tout cela est très attrayant mais les conditions sont un poil hostiles quand même entre vent et gros nuages de pluie actifs. Nous optons pour l’installation en premier lieu au camping, quelques kilomètres plus bas, ce qui laisse le temps au temps de changer. L’humidité ambiante, le froid et la lumière triste ne soulèvent pas vraiment l’enthousiasme dans les rangs à l’idée du planter de piquets. Il y a de petits chalets, nous tentons le coup auprès de l’accueil. Hormis le coût justement, c’est une belle aubaine. Dormir dans du dur, avec du chauffage, de l’eau chaude – mais pas de douche – et pouvoir faire sécher les affaires, nous ne réfléchissons pas longtemps. Après un repas et une bonne sieste qui nous mène vers 17h00, nous nous préparons à affronter les conditions extérieures hasardeuses pour monter à notre site d’activités volcaniques, par un chemin de montagne plutôt que par la piste du matin. Le vent est tombé, mais le plafond reste bas et instable. Le crachin est là. Les plus impatients partent devant. Un bon quart d’heure plus tard le reste de l’équipe les croisent en sens inverse. Il fait froid et ce n’est vraiment pas raisonnable pour la santé de Robin. Il y a du 4x4 dans l’air pour se rendre à destination … Avec les deux grands, nous montons entre les monts sur un chemin fait d’une sorte de boue un peu collante de différentes couleurs entre le bleu, le vert, le jaune et le gris suivant les terrains et l’origine volcanique. Nous terminons par la traversée de grands névés ou résidus de glacier sous une pluie froide. Ça a intérêt à valoir le coup d’œil, parce que deux heures de montée dans ces conditions n’est pas une sinécure … Pendant ce temps, l’équipe Grisemote-Robin, elle, attaque le trek N°7, dans des conditions pas faciles non plus. Magique ! Cette zone est un vrai régal pour les yeux et les narines. En arrivant, le ciel se dégage partiellement et une belle lumière modulée par les percées du soleil illumine en contrebas des zones aux couleurs vives que l’on entraperçoit entre les fumerolles blanches. Un petit ruisseau rose serpente en fond de vallée en perdant sa chaleur. Au niveau des crêtes, des cheminées sifflent, bloblotent, crachent, gargouillent. C’est une exposition à ciel ouvert sur ce qui se fait de mieux dans le genre « point chaud » … Une réussite. Nous faisons la jonction avec les deux fugitifs au niveau bas, près de la rivière et d’un bain chaud installé par notre loueur de bungalow : juste une retenue d’eau. Au moment où nous arrivons, un homme est en train de le vider et de creuser le fond qui se remplit régulièrement d’une sorte de boue glaiseuse. Avant de nous baigner, nous avons une demi-heure à perdre, ce qui n’est pas une galère dans un endroit aussi enchanteur. Ce petit coin d’enfer est un paradis pour les photographes notamment, avec un festival de couleurs réunies avec harmonie dès que le terrain « chauffe » ou dès qu’une source d’eau apparaît. Nous aurions aimé faire le trek N° 7 en entier (l’équipe arrivée en voiture l’a fait en grande partie), mais compte tenu de l’heure tardive de notre arrivée et du côté incertain du temps, nous explorons uniquement le secteur, remontant quand même jusqu’au glacier le plus proche. Comme nous n’avions pas prévu de baignade et que l’endroit est presque désert, nous la jouons à l’Islandaise et nous laissons détremper un bon moment dans cette eau chaude certes boueuse mais revigorante. Comme les autres fois, la sortie du bain ne nous transforme pas en glaçon tremblotant tant nous avons accumulé de chaleur. Ce site est un gros coup de cœur et un de nos préférés.
Nous quittons notre petit chalet le lendemain à regret et repartons faire une dernière visite à nos fumerolles avant d’affronter la piste vers Geysir. Les paysages sont larges, immenses, avec, où que porte le regard, des monts sombres auréolés de verdure. Passant près d’un glacier de taille plus que respectable entouré de pics inquiétants, nous ne pouvons résister à l’idée de sortir de notre piste pour en prendre une autre autrement moins carrossable, qui y mène. Même avec un 4x4, la négociation de chaque mètre est compliquée et nous finissons par faire demi-tour. Les pistes s’enchaînent, puis vient la route et le retour sur des lieux plus civilisés. Plus nous nous rapprochons de la côte, plus le ciel s’éclaircit. C’est donc sous des cieux lumineux et cléments que nous revisitons le point chaud de Geysir pour une deuxième chance de reprendre notre bulle annonciatrice du geyser.
Des hommes et des lieux

Une petite glace trempée dans du chocolat pour fêter notre retour au chaud et nous atteignons le fameux site de Thingvellir. Fameux pour qui ? Là est la question. C’est en ces lieux qu’à partir du Xème siècle les différents chefs de clans se réunirent et créèrent un parlement, l’Althing, le tout premier en Europe, pour gouverner le pays dans la paix (cela dura jusqu’auXVIIIème siècle). Se battre pour des rochers, des volcans et un peu d’herbe semble déraisonnable de toute façon, mais n’y en a-t-il pas qui se battent pour moins que cela, même encore de nos jours ? Donc, chapeau Messieurs les Islandais (car je doute quand même que les femmes aient eu leur mot à dire, au moins en public) pour cette belle leçon de démocratie en avance sur son temps. A la deuxième question qui brûle les lèvres - pourquoi là ? Et bien la réponse est toute simple : parce que le site est remarquable d’un point de vue géologique : il se trouve sur la dorsale océanique, dans une zone d’effondrement d’un terrain que l’on étire entre deux plaques, avec la faille qui passe en son milieu. Bref, c’est beau, cela impression et donne envie de rester humble lorsque l’on voit les forces colossales que peut déployer notre petite planète pour construire de nouvelles terres habitables. L’appellation de « fameux » en tout cas à un coût : le grand parking avant d’accéder au site est rempli de cars qui déversent leur quota de touristes cosmopolites dès leur arrivée. Idéal pour apprendre les langues mais pas simple pour les photos … Ceci dit, une fois éloignés du chemin « officiel » il y a moyen de goûter au moins partiellement au silence et à la quiétude du lieu. Avec le déclin de la lumière, nous repartons pour un très beau camping, celui de Fossatun, bien aménagé et qui surplombe un torrent photogénique : la Hvita. Nous sommes fin juillet et déjà nous ressentons la fin proche de la journée continue. Une fois n’est pas coutume, nous prenons notre temps le matin et profitons pleinement des installations du camping. Grosse machine à laver suivi du séchage. Parallèlement nous passons aux bains chauds dans de petites « piscines » synthétiques, suivi de la visite d’un parcours de trolls qui raconte une histoire bien triste d’un pauv’ papa troll emporté par la rivière. Ah, quelle imagination ces Islandais. L’hiver doit être bien long … Le tout se vit très bien, à commencer par le paysage. Il est temps de lever le camp pour la chasse aux macareux.

« Ce qui est rare se mérite » C’est certainement à partir d’un tel principe, qui ne vaut peut-être pas tripette, que des macareux ont, dans des temps très anciens, décidé de migrer à la pointe sud des fjords du nord-ouest, hors du commerce des hommes. « Ceux qui viendront là, seront cajolés comme des rois. Les autres paresseux, ne verront jamais que nos œufs ». Fort de ces paroles murmurées par le vent, nous partons d’un pneu sûr affronter les volcans, chemins chaotiques qui mènent au Nirvana, de ce beau volatile de tout premier choix. Pour y parvenir, la piste il faut aimer et les virages enchaîner, car la route est longue, près de la côte toute de dentelles découpée, sculptée par l’échancrure des fjords. En arrivant sur la mer nous découvrons mille et une îles, comme si le bout de la terre s’était cassé en petits morceaux. Ça monte, ça descend, ça tourne. Tantôt le ciel est partiellement dégagé, tantôt le brouillard estompe la visibilité. Pour qui aime la diversité, c’est une bonne route, pas vraiment reposante, mais agréable et pleine de surprise, sans atteindre non plus des sommets dans l’art paysagé. Un cargo sur le sable rouille tranquillement. Un musée sur le bord de la route est signalé par un drakkar. Tout cela a un petit caractère assez insolite qui va bien avec cette piste hors norme. Le camping est atteint tard le soir, vers 23h00 après avoir traversés une zone de brouillard dense. Nous sommes loin du premier village et pourtant le camping est bien fréquenté, preuve s’il en fallait que ce que nous devons voir le lendemain doit être intéressant. Le camping est bien aménagé et nous mangeons à l’intérieur du grand bâtiment de l’accueil visiblement conçu pour affronter les rigueurs de l’hiver et les caprices de l’été.

Un ciel voilé et une température de l’ordre de 10° nous accompagne au matin lorsque nous parcourons la plage de sable jaune, une curiosité ici ! Avec une petite vingtaine de degrés de plus nous nous serions presque baignés car le sable est agréable et les vagues de belle taille. Il faut ensuite moins d’une demie heure pour atteindre The site de Latrabjarg, en longeant des falaises, tout au bout de la route.

Côté falaise ici on est servi. Au niveau du parking elles sont au point le plus bas puis elles ne cessent de monter pour atteindre plusieurs centaines de mètres. Lorsque nous, humains, voyons la falaise comme une belle rupture de pente qui nous fait frissonner lorsque l’on s’approche de trop près, les oiseaux y voient une cité HLM avec tout le confort sur le palier et le supermarché juste en-dessous. Chaque famille se trouve une anfractuosité dans le rocher pour aménager son appartement. Côté sanitaire, cela reste limite salubre mais au global, la roche noire de la falaise est avantageusement décorée de tags blancs. Ça, c’est pour le décor, mais va-t-on enfin voir ces bon sang de macareux de près et justifier ainsi d’avoir fait tant de route ?

Au début, nous nous approchons à tâtons, à deux mètres de notre première proie. Poli, le petit gars s’était apprêté de son costume noir à chemise blanche et chaussures rouges pour nous recevoir. Comme notre présence ne semble pas le perturber, nous tentons le mètre. A cinquante centimètres il commence à reculer et à se méfier. Au plus près, nous avons dû pouvoir en approcher à moins de vingt centimètres pour les moins farouches. Cela dépasse nos espérances, nous, communs des mortels, mais également ceux de Grisemote qui attendait de cela quelque chose d’exceptionnel. Nous passons sur les falaises plusieurs heures à prendre en photo tout ce qui vole, qui atterrit ou qui décolle, sous toutes les coutures et toutes les lumières. Le soleil fini par être de la partie et nous terminons en tee-shirt. Très belle matinée. Comme il n’y a qu’une seule route pour venir, on se doute que le retour se fait sur le même parcours qui semble quand même un peu plus long qu’à l’aller. Nous optons pour un camping improvisé à la sortie de la presqu’île, le dernier du voyage. Nous goûtons une dernière fois une pelouse tendre et moelleuse qui a généralement caractérisée les campings du bord de mer. Petit night soccer sous une lumière à la limite de la nuit avant de plonger dans nos duvets …

Au petit matin, la première mission est le pliage complet et définitif de la tente – et oui, déjà. Notre crainte était qu’il pleuve, ce qui aurait eu pour conséquence de devoir la faire sécher avant le départ en avion pour ne pas alourdir notre plus gros bagage. Le soleil vient gentiment évaporer l’humidité résiduelle de la « nuit » pendant le petit déjeuner ce qui rend cette opération aussi simple que d’habitude. Nous passons à la ferme voisine avant de partir pour régler la note du camping. La confiance et le respect des installations même sans la « supervision » d’un accueil est vraiment quelque chose de formidable dans ce pays. Bien sûr ici les conditions sont certainement plus difficiles qu’ailleurs et la population n’est pas nombreuse, mais ce mode de fonctionnement est vraiment reposant et retire une pression permanente qui plane chez nous au-dessus de nos têtes dès que l’on est dans un espace public. Nous avions déjà trouvé cette confiance en Finlande et en Norvège où des personnes pouvaient laisser leur sac à dos à la gare le matin pour visiter la ville et le retrouver le soir … ça fait rêver (mais cela a peut être changé car c’était en 91).
La journée est consacrée à la visite de la péninsule de Snaefellsnes, dans sa partie nord, avec ses différents « spots », sur un parcours bien étudié par Grisemote. Nous commençons par la montée d’une curiosité locale, le mont Helgafell , près de Stykkisholmur. Ce petit monticule doit être gravi sans mot dire et trois vœux peuvent être faits au sommet en regardant vers l’est pour qu’ils se réalisent. « Trop Facile !» Mais il y a des pièges que nous ne soupçonnions pas. Pour commencer, le mutisme est une épreuve pour certains dont la langue ne connait le repos que la nuit. Sur le chemin, nous croisons des personnes qui devaient certainement être chargées de mettre à l’épreuve le touriste trop confiant. Ils nous saluent très gentiment et essayent d’engager la conversation. Heureusement nous ne nous laissons pas distraire. Nous hochons la tête puis continuons un peu gêné notre chemin, au risque de passer pour un groupe de demeurés ou de mal polis si ce sont de vrais touristes, mais peu de chance. Troisième difficulté, regarder vers l’est .Chez nous, c’est simple. L’est c’est là où se lève le soleil. Oui, mais ici le soleil se lève et se couche au nord et fait presque un tour complet la journée. Nous estimons la bonne direction avant de prononcer notre vœu. En tout cas, je peux témoigner que pour un petit vœu, ça marche … j’ai eu ma glace.
Ensuite, vient la visite d’une petite ville (ou d’un grand village), Stykkisholmur, avec ses maisons colorées, son petit port aux eaux propres, son phare rouge qui est un appel aux photos (à tel point qu’il faut attendre longtemps pour pouvoir en griller une sans personne) et sa belle église moderne qui tranche une nouvelle fois radicalement avec les clochers standard.

Petit passage par les ports de Grundafjördur et Olafsvik, puis nous enchaînons par un arrêt à la plage de Skardsvik. Ses gros galets sombres tous ronds et ses criques à croquer de basalte sculpté en font un endroit qui serait un must dans un pays chaud. L’avantage, c’est qu’ici il n’est pas nécessaire d’enjamber les serviettes pour visiter, car à part une baigneuse à sang froid qui doit être croisée avec un poisson, ce n’est pas le rush.
L’étape d’après est une nouvelle visite de falaises truffées d’oiseaux piailleurs, cris caractéristiques que nous commençons à bien connaitre, près d’un très beau phare (Svörtuloft). A cet endroit la falaise est découpée en arches généreusement décorées à coup de pinceau de croupion de volatiles. Toute cette agitation aéronautique reste quand même captivante et nous restons encore un bon moment à regarder les allées et venues des macareux, sternes et autres mouettes qui animent l’endroit. Le cadre tout au long de cette péninsule est magnifique avec ses monts volcaniques aux couleurs souvent inhabituelles. Nous contournons la pointe et partons rejoindre une magnifique plage de petits galets ronds tous mignons qui roulent sous nos pieds (Dritvik) blottie entre les falaises. Sur le parcours pour y accéder, les restes d’un bateau métallique jonchent le sol. Vu l’état des tôles et l’éloignement de l’eau, cela donne une idée de la violence de la mer en ces lieux lors des tempêtes. L’anse ainsi formée par la plage est vraiment de toute beauté, avec ses grosses vagues qui se fracassent presque à nos pieds, sa petite brume d’embruns et ses falaises basaltiques découpées qui viennent mourir dans l’eau. Le coin idéal pour les doux rêveurs, les photographes ou les penseurs. Comment juger de la force des mousses au temps des bateaux à voiles qui faisaient le commerce du sel et abordaient la côte non loin de cette plage ? En soulevant de gros galets calibrés. Ce sont ces galets que nous pouvons voir sur le chemin d’accès. Nos enfants n’en soulèveront pas un !
Nous finissons notre périple du jour en arrivant à Arnarstapi, au camping où nous avons retenu une chambre d’hôte. Plutôt pas donné et très moyennement rendu : la chambre est ridiculement petite pour cinq. Une petite table commune à l’extérieur pour manger, destinée à une trentaine de personnes, rien pour faire la vaisselle et deux salles de bains toujours habitées constitueront le confort très relatif du lieu. Bref, pour une fois, une grosse déception. Le peu d’aménagements à disposition pour les repas cacherait il le souhait de nous voir nous attabler au restau tenu par les tenanciers ? Tout n’est pas négatif cependant, les falaises environnantes sont un véritable trésor, protégées par des gardiens des airs, les sternes, qui nous attaquent dès que l’on quitte la route. Un bâton est fortement recommandé.
Avant dernière journée. Le programme est simple : un petit peu de falaise pour le petit déjeuner et comme plat de résistance le retour à Reykjavik et sa visite. Toujours sous une belle lumière entrecoupée de zones cotonneuses nous arpentons les falaises de Hellnar, joyeusement garnies d’oiseaux en tous genres. Ce qui caractérise le plus ce lieu c’est le découpage de celles-ci en arches complexes ou cavités qui forment des dortoirs, cuisines et salles à manger pour cette population décidemment très bruyante. Si ailleurs il convient de faire gaffe au gorille, ici gare aux sternes qui occupent une bonne partie de nos pensées. Sans être Hitchcockien, il y a quand même de quoi être un peu inquiet. Le retour à la capitale se déroule sans problème, avec un premier arrêt à l’église toute noire de Budir, puis un second à la plage de Ytri-Tunga où nous espérons voir des phoques. « Grommel, grommel » entend-on bougonner ceux qui n’attendent que de revoir la ville. « Que vient -on faire sur cette plage paumée ? ». Pas si paumée que cela en fait, car l’œil de lynx de Grisemote, qui décidemment ne laisse rien passer, débusquera de gros fainéants de mammifères marins en train de bronzer au loin entre des troncs échoués. Si de loin on peut ne pas les voir, de près, il n’y a aucun risque de ne pas les sentir.

La circulation dans la capitale n’est pas fluide sans être vraiment gênante et comme dans toute grande ville qui se respecte, se garer reste une épreuve. Nous débarquons à Baldursbra notre gîte, tenu par des français. Très serviables, ils nous aident à contacter notre loueur pour « discuter » des quelques dégâts de notre premier gué. Celui-ci se déplace et inspecte la voiture. Verdict : le marchepied était déjà abimé, il l’est un peu plus. Idem pour le pare-chocs. Rien donc ne nous sera retenu au final. Ouf ! Il faut dire aussi que cette voiture, pourtant en très bon état, a dépassé les 100 000 kms. Disons qu’elle est amortie. Pour finir, la voiture doit être rendue au parking de l’aéroport, le lendemain, en laissant les clés dans la boîte à gants (donc non verrouillée). Confiance, vous avez dit confiance ! Nous prenons possession des locaux qui nous sont affectés, ou plutôt devrais-je dire de notre appartement car il est constitué d’une belle chambre, une salle à manger / chambre, d’une cuisine aménagée et garnie pour le petit déjeuner et d’une salle de bain. Le grand luxe et rien à voir avec le gourbi ridicule de la veille. Il est situé à quelques centaines de mètres de la guesthouse principale et pas loin des rues commerçantes. Très bien ! Pour fêter ces bonnes nouvelles, nous enchaînons par le traditionnel shopping de fin de séjour avec l’achat de pulls islandais (dont on n’a jamais douté qu’ils viendraient compléter notre panoplie de bagages). Visite au gré de notre inspiration dans les rues du centre, bien agréables. Ce ne sont pas les monuments ni l’architecture qui retiendra notre attention car en la matière rien de grandiose n’est à signaler, mais l’ambiance générale bon enfant. Comme il se doit, nous cherchons dans la soirée un restaurant. Dès que l’on parle d’autre chose que de pizza, chinois ou fast food, les prix grimpent vite et haut. Nous nous rabattons donc vers … une pizzeria que nous regretterons amèrement à deux titre : le lieu et le contenu de l’assiette étaient vraiment quelconques, le plus costaud d’entre nous a été complètement rétamé par une grosse intoxication alimentaire toute la nuit … grrrr (heureusement qu’à cet effet nous avons eu la chance de bénéficier d’un appartement pour nous tous seuls, car la nuit fut vraiment difficile !) Tiens, en parlant de la nuit, c’est la première que nous voyons depuis notre arrivée. La saison des grands soirs est quand même courte et la décroissance des heures de jour semble déjà assez importante début août.
Dernière journée. Réveil paresseux. Grisaille. Nous nous activons pour tout replier, ranger et caser en espérant que nous restions dans l’épure des cent kilos autorisés. Côté cailloux, notre stock est, comme d’habitude, assez important. Heureusement, il y a beaucoup de pierres ponce pour lesquelles on se demande si elles ne sont pas gonflées à l’hélium tant elles sont légères... Comme au premier jour, le coffre est désorganisé par tous ces nouveaux formats de bagage mais cela tient. Petit saut à Hallgrimskirkja, église modernissime juste à côté de la guesthouse, suivi d’une escapade hors de la ville pour monter en haut du réservoir géothermique « le Perlan » pour sa vue sur la capitale. Nous sortons à nouveau de la zone urbaine pour voir nos dernières manifestations volcaniques sur la péninsule de Reykjanes.

La piste est roulante, sombre et nous procure nos dernières sensations d’explorateurs de terrains hostiles. Nous nous arrêtons au milieu d’une zone de séchage de poissons (probablement de la morue). Warfff, ça fouette les narines ce petit air marin. L’accessoire vital indispensable est ici la pince à linge. Seule Grisemote brave ce danger olfactif pour prendre quelques clichés. Le point chaud de destination, les solfatares de Seltun, est intéressant avec ses multiples bassins ronds d’acide sulfurique qui produisent des boues grises blobloteuses et ses zones de fumerolles odorantes qu’il faut traverser en courant pour ne pas prendre les couleurs vives locales avant de virer au vert . Rien de neuf par rapport à ce que nous avons déjà vu, mais c’est bien fait, accessible et de bon goût (au moins au nôtre). La fin de cette visite déclenche une certaine effervescence au niveau de la banquette arrière de la voiture : Nous nous dirigeons vers THE grande piscine de l’île : Le blue Lagoon. Avant de l’atteindre, il nous reste quelques étapes : - Le lac Graenvatn. Même avec cette lumière tamisée triste, on ne peut pas manquer cette eau bleue azur qui donnerait envie de nager … en combinaison de plongée. - La visite d’une église ancestrale : Krisuvikurkirkja. Bigre, nous avons beau chercher, à l’endroit prévu il n’y a que l’herbe qui verdoie. Aurait-elle brûlé ? De toute façon, avec un nom comme celui-là, elle était mal partie. Le centre aquatique est situé au beau milieu d’une ancienne coulée de lave. La pierre d’un noir profond contraste singulièrement avec la couleur bleue lagon des bassins en partie provoquée par les dépôts « blancs » charriés par l’eau chaude naturelle en provenance du sous-sol (surplus de captage de la centrale géothermique). C’est beau, c’est chaud, large et très bien aménagé avec ses grands bassins lumineux, ses grands pots de « crème » blanche (dépôtsriches en sels et en silice) qui a priori serait excellent pour la peau et les cheveux. Nous en abusons. Quelques activités annexes sont proposées : massage tonique par des cascades chaudes, sauna, hammam. Bref, un long et doux moment où nous sortons totalement détrempés et sereins pour affronter notre dernière épreuve : l’embarquement à l’aéroport. Il pleut. Sur le chemin final, ayant un peu d’avance, nous décidons malgré le mauvais temps de faire un saut aux falaises de Reykjanesta et à leur phare, en empruntant une piste chaotique. Au milieu du brouillard et des nuages bas nous peinons à distinguer quoi que soit. Les Dieux d’Islande font en cela un dernier petit geste pour que nous partions le cœur léger après tout ce beau temps accumulé. Par Thon.
Après le plein de la voiture à la station essence située à quelques kilomètres de l’aéroport, nous déposons notre 4x4 avec un brin de nostalgie au parking final en suivant les consignes qui nous avaient été données. A notre grande surprise, la pesée des bagages fut une formalité. Chaque bagage a été enregistré mais nous n’avons pas eu l’impression que le poids total ait été calculé. Mince, nous aurions pu en mettre plus dans nos bagages en soute et ressembler moins à des bibendums … L’aéroport est bien aménagé pour la longue nuit d’hiver et a reçu un prix européen pour cela. Malheureusement nous n’aurons pas le temps d’en profiter. Au décollage, nous traversons rapidement le plafond nuageux qui empêchera définitivement de voir nos dernières fumerolles, déjà presque plongées dans l’obscurité. Quelques lueurs rouges rappellent qu’ici, il y a peu, le jour régnait en maître absolu. Puis la nuit s’étend, plus profonde à mesure que nous allons vers le sud.
Epilogue : Même si cela fait plaisir de redormir dans un lit, après trois semaines sur un tapis de sol, le gros matelas fait mal au dos. Côté temps, le mois d’août en France fut triste et froid, à peine plus chaud que ce que nous avons connu dans le nord. La vision des grands espaces vides où on respire à pleins poumons, les monts que l’on gravit en écoutant les histoires ou les délires d’imagination des uns et des autres, le froid qui vous fait pester et le chaud que l’on apprécie d’autant plus qu’il n’est pas assuré de durer, les « night soccer » à minuit en pleine lumière, les bains naturels qui vous transforment en accumulateur à chaleur, les prairies vertes et moutonneuses et les sols lunaires de cendre noire, tout ceci fait de cette terre un endroit unique, attachant, vraiment dépaysant qui ne ressemble à rien que nous ayons connu auparavant. Sceptiques en tout genre comme je pouvais l’être en partant, si vous aimez ce sentiment de liberté d’un monde en pleine construction, alors n’hésitez pas, cette terre de feu et de glace est faite pour vous. Comme d’habitude, Grisemote, durant les longues semaines qui ont précédées le voyage, a lu les multiples carnets de voyages de nos prédécesseurs, des livres, des documentaires et autres conseils pour nous concocter un cocktail équilibré entre les bords de mer souvent ensoleillés et les incursions pimentées du centre de l’île. Merci à tous ceux qui l’ont inspirée. Merci Grisemote pour toutes ces heures passées à la construction méticuleuse de cette belle aventure qui une fois de plus nous a permis de vivre de grands moments en famille et nous a transporté dans un autre univers. Voyager construit un trésor intérieur. Grâce à l’Islande, cette année encore nous sommes plus riches … Gilles - Dimanche 12 décembre 00h42
Données pratiques: à lire sur le site http://sites.google.com/...es/donnees-pratiques