Hello,
Voici le récit tout frais de nos dernières pérégrinations.
Bonne lecture!
Tout le récit en images est ici
Texte seul :
CANTAL 2015
Petite randonnée printanière effectuée dans les
Monts du Cantal en compagnie de 2 amies « virtuelles » : Laure alias Calisson 94 de voyageforum et Sophie du forum partiravecsonchien, logiquement accompagnée de son chien Volcan, un berger australien de 10 ans et demi.
Pour faire bonne mesure je prends mes 2 monstres : Higloo, berger blanc
suisse de 2 ans ½ et Itoo golden retriever de 1 an ½.
Nous avons toutes les 3 pas mal de route et décidons de nous retrouver vendredi soir au gîte de La Boudio au pied du volcan du
Cantal.
Accueil chaleureux, bonne table, chambre simple mais confortable (vue sur la montagne mais par un unique petit velux : on la verra mieux demain, du moins si la météo le permet car les prévisions sans être catastrophiques ne sont pas mirobolantes. Pas de pluie prévue avant lundi c’est déjà ça...)
Nuit un peu agitée avec Itoo qui vient rendre visite à chacune, tandis qu’Higloo, toujours plus réservé roupille alors que le très sage Volcan dort dans le fourgon de Sophie.
J1 Samedi 23 mai 2015
Les sommets sont dans les nuages aussi prenons-nous notre temps pour déjeuner.
Jean-François, le gardien du gîte nous détaille longuement la psychologie des vaches locales (Aubrac et
Salers) car nous aurons à traverser quelques parcs : en résumé, elles sont curieuses mais pas méchantes !
J’ai prévu une boucle sur 3 jours dont la partie sud est la plus spectaculaire.
Au moment de partir, nous nous décidons pour un sens horaire, puisque les sommets se dégagent soudain.
Alors que nous nous attendrissons sur les jolis détails du petit hameau de Lavigerie, Itoo prend une poule en chasse qui termine sa course dans le ruisseau, choquée. Gloups !
Je la récupère et la rapporte à sa propriétaire, qui prend les choses avec autant de philosophie que possible (ce n’est apparemment pas le 1er épisode)
Je lui offre un dédommagement pour sa poule qui parait au bord de l’infarctus, puis nous discutons un peu et voilà que le volatile ressuscite d’un coup. Ouf ! Je pense qu’elle s’en sortira...
Un peu perturbées par cet épisode, nous allons merdouiller un peu au début du parcours.
Nous nous élevons sur les pentes du Puy de Seycheuse, à travers les prairies fleuries de pensées sauvages (jamais vu autant !)
C’est là que nous avons dormi, tout au fond de la vallée de la Santoire.
Le but est de profiter des crêtes dès le nord du Puy de Seycheuse (il eût été plus facile de monter directement vers les ruines de Vassivière par un sentier bien tracé) et pour ça nous faisons du hors sentier, ce qui nous permet de débusquer une 1ère biche juste entraperçue puis d’en apercevoir 4 autres qui vont longuement hésiter avant de s’enfuir derrière une butte.
Ce n’est pas le grand beau temps mais il y a parfois de belles lumières, reflétées par les genêts...
Nous rejoignons enfin un sentier qui grimpe au Puy de Seycheuse (1650 m)
Puis nous descendons vers les gués de Vassivière (bon coin de bivouac).
Un regard en arrière vers
Peyre Gary de L’or et le chemin de Compostelle (GR400) qui serpente entre les genêts.
Petite pause aux gués
Avant de poursuivre vers le Rocher du bec de l’Aigle.
Un rayon de soleil illumine le joli refuge de Meije Costes (n’accepte pas les chiens). A l’arrière-plan la silhouette caractéristique et les pierriers du
Puy Griou.
On s’y perd avec tous ces puy et il ne faut pas hésiter à consulter la carte ou le GPS (merci Laure !)
Après donc un demi-tour sur quelques centaines de mètres, nous repassons au col de Rombière et bifurquons plein Nord vers le col de Cabre.
Vue vers le sud et le col de Rombière et vers l’ouest et la vallée de la Jordane.
Nous approchons du
Puy Mary et rencontrons pas mal de monde, les chiens ont un succès fou avec leurs sacoches : une vraie petite caravane !
Nous commençons à en avoir plein les pattes (le hors-piste matinal n’y est pas pour rien !) et nous mettons en quête d’un endroit abrité du vent du Nord qui souffle sans interruption depuis ce matin.
Un peu avant la brèche de Roland, nous descendons vers le buron d’Eylac (situé au bord de la route, pasglop) et dénichons un replat abrité du vent et des regards.
Nous dormons près d’un ruisseau, au milieu des marmottes mais les chiens fatigués leur ficheront la paix.
J2 Dimanche 24 mai 2015
Réveil vers 7h dans les nuages, puis ça se lève d’un coup
Et nous prenons notre petit-déjeuner au soleil, c’est inespéré !
Nous remontons jusqu’au sentier qui passe sous la brèche de Roland (qq regrets de ne pas y être passées. Un local nous a expliqué « qu’avec les chiens seule la remontée côté ouest pouvait poser problème mais qu’il suffisait de faire un petit détour par la gauche »)
Puis après une centaine de mètres sur la route prenons un petit sentier d’où nous avons une vue imprenable sur à droite la vallée de l’Impradine, à G celle de Le Claux, au milieu le GR4 qui descend sur la crête du Puy de Niermont (où nous passerons demain) et tout-à-fait à gauche de l’image les crêtes où nous marcherons tout-à-l’heure.
Avec du recul, nous réalisons que nous avons dormi en plein dans les éboulis de la brèche de Roland (pas malin !)
Nous retraversons la route et le sentier continue en direction du Pas de Peyrol (où on trouve un restaurant avec une terrasse déserte vu la température ambiante, dont les abords en contrebas sont jonchés de tessons de bouteilles ! Gare aux pattes des chiens !)
Nous allons suivre ces crêtes à perte de vue !
Pause pique-nique (le temps de laisser s’éloigner une biche que les chiens n’ont pas vue) avec vue sur la Roche taillade
Et sur la vallée du Falgoux.
Chien pot de colle !
Alors que nous avions prévu de bifurquer vers le nord avant le Suc Gros, le paysage du côté du Pas Rouge nous inspirant, nous poursuivons un peu plus loin sur la crête.
Encore un bon coin de bivouac (du moins par vent du Nord)
Très bonne idée que d’aller vers le Pas Rouge : il est jonché d’orchidées !
Vue vers le sud et le
Puy Mary (nous n’y sommes pas montées, sans regret vu la procession qui se déroule sur son sentier bétonné. Ne parlons pas des garde-fous du sommet...)
La même sans chien pour ceux qui préfèrent les fleurs !
Ici des gentianes printanières (Merci à Sophie qui en connait un rayon sur les fleurs de montagnes... et les marmottes – private joke !)
Nous quittons le GR 400 au niveau du Rocher de l’Aygue (Aygye=eau dixit Sophie et en effet il y a une source sur son flanc est) pour descendre vers un petit col avant de remonter vers les crêtes du Cros Chaumeil.
Un peu plus loin alors que l’air peine à se réchauffer, nous sommes inspectés par une quinzaine de vautours : un petit tour et ils disparaissent aussi soudainement qu’ils sont sortis des nuages.
Même avec ses jumelles, Sophie les perd très vite de vue.
Nous passons au large d’un troupeau mélangé de
Salers et d’Aubrac, près d’un petit hameau ruiné.
Après un franchissement de clôture (pas le dernier !) nous voilà du bon côté !
Il est trop tard pour traverser la Vallée de Cheylade aussi décidons nous après avoir fait le plein d’eau aux sources indiquées sur la carte (faciles à repérer car il y a des abreuvoirs), (aperçu d’ailleurs un renard dans le coin) de nous poser pour la nuit au SE du Suc du Lac, dans un petit bout de prairie plat ET abrité du vent.
Le fond de l’air se rafraichit et nous profitons de la présence de bois en abondance pour faire un petit feu, avec la vue sur le
Puy Mary.
Un rayon de soleil me décide à monter au Puy du Lac, au milieu des orchidées jaunes cette fois,
Et en fait de Lac il s’agit plutôt d’une gouille complètement à sec !
De là-haut j’ai une vue sur le Lac des Cascades et distingue en face de l’autre côté de la vallée les zig-zag du sentier des Quiroux où nous irons demain pour accéder au Plateau du Limon.
Petit rayon de soleil sur Cheylade et sur le
Puy Mary et la brèche de Roland au pied de laquelle nous avons dormi hier.
Les chiens ont commencé leur nuit et bien leur en a pris puisqu’elle fut agitée avec en particulier les aboiements tout proche d’un chevreuil mécontent de notre intrusion sur son territoire.
J3 Lundi 25 mai 2015
Temps couvert ce matin et pluie attendue pour l’après-midi, mais c’est notre dernier jour donc ce n’est pas trop grave (d’autant que les tentes sont déjà trempées de rosée et de condensation)
Nous rejoignons le fond de la vallée et après avoir refait de l’eau au robinet du restaurant du Lac des Cascades et jeté un œil à la Cascade du Sartre, commençons la remontée sur le flanc est de la vallée par le Sentier des Quirous.
Nous nous faisons rattraper par un troupeau de
Salers qui monte aux alpages du plateau du Limon (entre 1100 et 1400 m d’altitude) et décidons d’une petite pause saucisson (merci Laure !) pour les laisser passer. Ces 2 ados ne sont pas de trop pour les empêcher de venir nous voir de plus près !
Et de l’autre côté ces Aubrac ne sont pas moins curieuses !
Le sentier des Quirous relie Cheylade à Dienne sur une douzaine de km, traversant d’ouest en est le Plateau du Limon. Il existe depuis plusieurs siècles et est balisé de pierres dressées car l’orientation (surtout avant l’ère des barbelés !) y est délicate.
La pluie nous y accueille mais nous avons le vent dans le dos, atmosphère assez austère
Qui change du tout au tout dès que le soleil s’invite et illumine la prairie fleurie de jonquilles à perte de vue.
Sur ce vaste plateau les conditions doivent être parfois très hostiles en hiver.
En témoignent ces linaigrettes, qu’on trouve rarement à si basse altitude, un peu au sud du Puy de Niermont (1620m)
Petite pause à l’abri du vent après le Puy de Niermont avec vue sur le Puy de Seycheuse où nous étions avant-hier.
Nous surplombons maintenant la vallée de l’Impradine et la route qui va du col de Serre au Pas de Peyrol qui est désormais dans les nuages.
Rencontre inopinée avec quelques comtois, guère effrayés par les chiens et même avides de contacts.
On ne les dérange pas le moins du monde...
Puis la pluie redouble et nous descendons tellement encapuchonnées que nous en loupons le sentier qui nous aurait évité quelques hectomètres de goudron.
Le gîte est complet ce soir, du moins pour la restauration si bien que nous apéro-dînons dans le fourgon de Sophie avant de nous séparer.
Belle balade réalisée dans la bonne humeur, sur un rythme très cool avec moult pauses contemplation et anecdotes, merci Laure, Sophie et Volcan pour votre très agréable compagnie !