Track · 6 mars 2017 à 17:25 · 138 photos 41 messages · 8 participants · 8 985 affichages | | | | À: Track · 7 avril 2017 à 18:37 Re: 53 jours en Argentine Message 21 de 41 · Page 2 de 3 · 1 465 affichages · Partager Salut,
carnet sympa, jolies photos... toujours bien agréable à suivre
Situé sur la route 68 entre Salta et Cafayate, la zone présente des paysages étonnants avec des pierres rouges et des formes particulières sculptées par l'érosion. Il y a plusieurs points d'intérêts indiqués sur la route où sont censées se trouver des roches représentant soit un crapaud, un moine, un amphithéâtre ou bien des châteaux. Pour être honnête ce n'est pas ce que nous avons préféré dans la quebrada, il y a d'autres endroits plus jolis.
Tout à fait d'accord. Perso, la Yesera me semble le coin le plus beau de la Quebrada.
En effet Cafayate et la région possède de nombreuses vignes avec notamment un cépage typique de l'endroit, le Torrontés, qui donne un vin blanc assez réputé et parait-il légèrement sucré.
Torrentès, un vin sucré? Idée un peu saugrenue... 
Vivement la suite! | | | À: Krikwik · 18 avril 2017 à 1:26 Re: 53 jours en Argentine Message 22 de 41 · Page 2 de 3 · 1 401 affichages · Partager Torrentès, un vin sucré? Idée un peu saugrenue... 
On est d'accord. C'est ce qu'on avait cru comprendre avant d'essayer mais ce n'est pas vraiment le cas. | | | À: Track · 18 avril 2017 à 1:47 Re: 53 jours en Argentine Message 23 de 41 · Page 2 de 3 · 1 399 affichages · Partager Allez on continue un peu en direction du sud.
San Miguel de Tucumán
Après Salta, nous savons que nous voulons descendre progressivement vers le sud de l' Argentine. On regarde un peu ce qu'il y aurait d'intéressant en chemin. On trouve des choses qui pourraient nous plaire mais en se renseignant un peu plus on se rend compte que sans voiture personnelle c'est assez compliqué à visiter. En regardant les blogs d'autres voyageurs le classique semble être d'aller à Mendoza directement. On préférerait un peu couper la descente. Hors il se trouve que le Dakar passe à San Miguel de Tucumán prochainement. Certes cela ne nous fera pas énormément avancer vers le sud mais l'occasion est trop bonne pour ne pas essayer d'aller voir l'épreuve. C'est donc parti pour San Miguel de Tucumán!
On arrive en bus depuis Salta après environ 4 heures de trajet. Nous sortons du bus et nous avons l'impression d'entrer dans un four! Nous sommes entre 2 autocars, ce sont sans doute les moteurs qui chauffent. Une fois éloigné des bus il faut se rendre à l'évidence, ce n'était pas les moteurs. Il fait une chaleur de dingue! En plus, l'offre hôtelière n'étant pas très développée, la ville étant peu touristique, le seul hôtel à peu près bon marché que nous ayons trouvé est un peu loin de la gare routière. C'est donc parti pour une bonne marche avec une chaleur torride. Nous sommes le 31 décembre, il est environ 19 heures. Nous traversons le centre-ville, pratiquement désert. Tous les commerces sont déjà fermés à quelques heures de la nouvelle année. Tous sauf les vendeurs de pétards et de feux d'artifices.
Après avoir enfin atteint l'hôtel, et un peu inquiet de voir que tout est fermé, nous demandons aux gérants où est-ce qu'on pourra manger ce soir. Ils nous indiquent un restaurant pas trop loin. Il fait nuit quand nous ressortons pour aller au restaurant indiqué. La ville est toujours aussi morte. Arrivé au lieu dit tout est fermé, pas de restaurant. Au bout d'une heure de recherche on retourne donc vers l'hôtel en se faisant à l'idée que ce sera un réveillon en jeûnant! Mais c'était sans compter sur Lito, l'un des gérants de l'hôtel qui nous voyant revenir bredouille nous invite à partager le repas avec sa famille. On se retrouve donc avec une bonne dizaine d'argentins autour d'une table à festoyer. Au menu point d'excentricité: la classique milanesa est là accompagnée des non moins classiques sodas! Et en quantité gargantuesque! Le jeûne est loin! On discute un peu (pas forcément évident, notre espagnol est plus que basique) et on se marre bien. On s'approche de minuit, au milieu des desserts. Le compte à rebours est donné par la télé qui est allumée sur l'émission du 31 locale. Tres, Dos, Uno... Feliz año!!! Comme en France on fait la bise aux autres. Et après on sort dans la rue faire péter les pétards! Pendant 20 bonnes minutes la ville va être rythmée au son des pétards et aux lueurs des feux d'artifices que les particuliers ont acheté. Pas de spectacle offert par la municipalité ici, c'est tout le monde qui régale.
Voici ce que cela donne vu d'un drone filmé par un DJ local:
Les autres jours nous ne ferons pas grand chose, écrasés par la chaleur. On se balade un peu dans le centre. Les églises sont bien représentées. La cathédrale, assez jolie avec son éclairage nocturne. Ou l'église San Francisco. Les intérieurs sont nettement plus banals que les églises de Salta par contre.
Tucumán a une importance historique pour l' Argentine. C'est ici qu'a été signé l'acte d'indépendance du pays. En 2016 y était d'ailleurs célébré les 200 ans. La maison où a été signé le document se trouve à deux pas de la place principale. On peut la visiter gratuitement. Le bâtiment est en fait une reconstruction partielle de la maison telle qu'elle était à l'époque. L'emplacement est le bon mais l'architecture avait évolué au début du XXéme siècle.
Mardi 3 janvier le Dakar arrive à Tucumán depuis Resistencia pour la 3ème étape. Nous aimerons bien aller voir les voitures en course le lendemain mais le départ de l'épreuve est très loin de la ville (plus de 300 kilomètres), il n'y a pas de voiture de location abordables et aucune excursion n'est organisée. On se contentera donc de les voir arriver au parc fermé. Les arrivées sont très espacées, l'ombre est rare mais Florine patientera admirablement (de 12h à 20h) pendant que Florian prendra quelques photos. Honnêtement on est un peu déçu par cette journée. Il y avait assez peu d'ambiance.
Le lendemain on prend le collectivo pour environ 1 heure. Après avoir traversé la ville puis la banlieue assez chic de Yerba Buena le bus commence à monter assez sérieusement. Rapidement on commence à voir San Miguel de Tucumán avec un peu de hauteur. Arrivé en haut, nous nous arrêtons à San Janvier pour y voir le Cristo Bendicente (28 mètres de haut).
On remarque rapidement quelques colibris près des massifs de fleurs qui sont sur le site. Sans téléobjectif pas facile d'en faire une photo, surtout qu'ils sont rapides! Mais avec un peu de patience on arrive quand même à en garder un souvenir.
On attendra plus d'une heure un bus pour redescendre en ville. Heureusement la température est beaucoup plus supportable qu'en bas et qu'un vendeur d'empanadas est là.
Jeudi 5 janvier. Ce soir on prend finalement un bus pour Mendoza. Nous avons le temps et sur le chemin de la gare routière nous nous arrêtons à la Banco de la Nacion pour changer les 200 dollars que l'on avait retiré en Uruguay au cas ou les retraits aux distributeurs soient compliqués. Comme nous n'avons jamais eu de difficulté (du moment que l'on choisisse un distributeur Banelco et pas Link) on les convertit donc en pesos. Et c'était une expérience intéressante. En arrivant devant la banque il y a la traditionnelle file d'attente (ce jour ci assez longue, 20/30 mètres à vue d’œil) devant les distributeurs. Heureusement pour rentrer à l'intérieur c'est plus calme. Il y a un bureau d'accueil pour orienter les gens mais la personne n'est pas à son poste. On se dit qu'elle a du s'absenter un court instant, sa tasse de café en est la preuve. Sauf qu'au bout de plusieurs minutes on commence à douter. En attendant on remarque que les gens vont en fait directement demander à l'un des nombreux policiers présents. On les imites. La première policière nous indique que pour le change il faut monter à l'étage. C'est parti! Quelques escaliers plus tard nous voici à nouveau sur un grand plateau avec de nombreuses personnes attendant sagement sur des chaises. Nous demandons au premier policier que nous croisons où est-ce qu'on peut changer nos dollars. Il nous indique le fond de la pièce mais n'est pas très précis malgré nos demandes d'éclaircissement. Florine se pose à un endroit pour garder les sacs et je me dirige vers l'endroit indiqué par le second policier. Quelques gens attendent, il y a un grand paravent mais rien d'indiqué. Une policière passe par là. Elle me dit qu'il faut aller voir un autre policier qui est derrière le paravent. Soit. Quatrième policier. Je ré-exprime ma demande de changement de dollars et là miracle, il me donne un ticket avec un numéro pour que je retourne attendre dans la salle d'attente que ce numéro soit appelé. On touche au but! La suite se passera plus ou moins normalement mais prévoyez large niveau timing si vous souhaitez changer de l'argent dans une banque en Argentine.
Une fois arrivé au terminal, nous laissons nos sacs à la consigne et allons se promener dans le Parque 9 de Julio, le grand parc de la ville qui se situe à côté. Il pourrait être sympa mais on a du mal à ignorer les nombreux déchets qui jonchent le sol ou qui sont au bord du petit lac. Plusieurs fois on c'était fait la remarque à propos des détritus mais ici c'est particulièrement flagrant. En regardant un plan du parc on remarque qu'il y a toute une zone que nous n'avons pas vu avec notamment un autodrome. On s'engage dans un chemin en direction de ce lieu quand un policier à vélo nous demande où on va. Sachant que l'on veut aller vers l'autodrome il nous déconseille de continuer. La zone est apparemment très peu fréquentée, loin des routes qui coupent régulièrement le parc. Du coup il y aurait régulièrement des bandes à 2 roues qui volent les passants. On décide d'écouter les signes et de ne pas tenter le diable. On ira finir l'attente dans la gare routière, heureusement pas la plus désagréable de celle que nous ayons traversé.
Bilan: Une étape à San Miguel de Tucumán est loin d'être indispensable, la ville ne présente pas un intérêt énorme. Par contre si vous avez une voiture il parait que les alentours sont très sympathiques.
Quelques repères:
- Bus Salta - Tucumán: 405 pesos avec la compagnie La Veloz del Norte.
- Bus pour aller au Cristo: 35 pesos l'aller.
- 1 litre de bière (Quilmes) au restaurant: 80 pesos.
- 1 grande pizza mozzarella (pour 2): entre 100 et 150 pesos.
Les prix sont de janvier 2017 et par personne. Devise: Pesos Argentin.
Hébergement:
- Hôtel Suipacha: Grande chambre et grande salle de bain privée. Dans une sorte de vieux parking. A environ 30 minutes à pied de la gare routière, 10 minutes de la place principale. Petit déjeuner indigne (café et du pain sec). 26€ par nuit.
Infos pratiques:
- En plus de la casa de la independencia il y a d'autres musées gratuits.
- Pour manger le midi on conseille le marché couvert. On mange au comptoir d'un des nombreux snacks pour bien moins cher qu'en ville.
| | | À: Track · 18 avril 2017 à 11:14 Re: 53 jours en Argentine Message 24 de 41 · Page 2 de 3 · 1 377 affichages · Partager Bonjour,
J'ai une question :
-j'ai vu que tu as utilisé un véhicule de location sur routes non goudronnées dans la région de Salta, qu'en est-il des assurances dans cas ? Ordinairement on ne doit pas utiliser les pistes sinon les assurances sautent...
BRAVO, notamment pour la photo du colibri en vol et bon courage pour la suite de ton carnet Bons Voyages | | | À: Track · 19 avril 2017 à 12:07 Re: 53 jours en Argentine Message 25 de 41 · Page 2 de 3 · 1 340 affichages · Partager Flo,
Tant mieux, nous tenterons en stop de toute façon et si jamais on a trop de mal nous prendrons un bus 
J'avoue que Tucuman ne donne pas tellement envie, ça peut être uniquement une étape pour passer la nuit | | | Bonjour,
J'ai une question :
-j'ai vu que tu as utilisé un véhicule de location sur routes non goudronnées dans la région de Salta, qu'en est-il des assurances dans cas ? Ordinairement on ne doit pas utiliser les pistes sinon les assurances sautent...
Le loueur ne nous as rien indiqué à ce sujet. Après c'est souvent la route nationale qui n'est pas goudronnée donc j'imagine mal un refus d'assurance pour avoir utilisé les axes principaux. | | | À: Track · 19 avril 2017 à 18:20 Re: 53 jours en Argentine Message 27 de 41 · Page 2 de 3 · 1 307 affichages · Partager Le loueur ne nous as rien indiqué à ce sujet. Après c'est souvent la route nationale qui n'est pas goudronnée
Dans le N.O.A c'est peut-être un peu différent des autres pays....Il serait intéressant d'avoir la réponse de l'agence de loc. As-tu gardé ses coordonnées, e.mail ?
Merci pour tes réponses et Bons Voyages | | | À: Track · 19 avril 2017 à 20:24 Re: 53 jours en Argentine Message 28 de 41 · Page 2 de 3 · 1 291 affichages · Partager Bonjour,
J'ai une question :
-j'ai vu que tu as utilisé un véhicule de location sur routes non goudronnées dans la région de Salta, qu'en est-il des assurances dans cas ? Ordinairement on ne doit pas utiliser les pistes sinon les assurances sautent...
Le loueur ne nous as rien indiqué à ce sujet. Après c'est souvent la route nationale qui n'est pas goudronnée donc j'imagine mal un refus d'assurance pour avoir utilisé les axes principaux.
Comme aux USA, les loueurs louent des 4x4 pour que les touristes arpentent les pistes de l'Ouest américain. C'est juste inscrit sur les contrats de location que l'assurance ne prend pas en compte les dommages en dehors des routes goudronnées. Vous savez, les papiers que personne ne lit!  Alors pourquoi le diraient-ils si c'est marqué? | | | À: Track · 29 avril 2017 à 5:17 Re: 53 jours en Argentine Message 29 de 41 · Page 2 de 3 · 1 231 affichages · Partager San Carlos de Bariloche
Après une courte étape de deux jours à Mendoza dans un logement sordide on reprend le bus vers le sud pour atteindre le tout début de la Patagonie. Avant de commencer les récits de la région on vous resitue un peu le contexte. Nous sommes en janvier et ici ce sont les vacances d'été. La Patagonie est réputée chère mais en regardant les logements à réserver on se rend compte que c'est extrêmement cher! Et il ne reste plus beaucoup de choix. On fait donc ce qu'on n'aime pas faire, on réserve pour les 2 semaines à venir. Et on raccourci pas mal ce qu'on voulait faire. Notre première étape sera la capitale de la région des lacs. Les billets directs pour San Carlos de Bariloche (à prononcer Barilotché) sont assez cher du coup on fait une combinaison de 2 billets: bus de nuit jusqu'à Neuquén et un autre bus jusqu'à Bariloche. On économisera un peu plus de 600 pesos comme ça.
On arrive en fin d'après midi, lundi 9 janvier, à la gare routière, à un peu plus de 3 kilomètres de notre hôtel. Il y a bien un bus pour rejoindre le centre ville mais il faut la carte SUBE. C'est la même carte qu'à Buenos Aires mais comme on nous l'avait prêté là bas on n'en a pas. Et comme en Argentine tout est bien fait on ne peut pas acheter la carte à la gare routière...La dame de l'office du tourisme nous dit qu'on peu demander à un passager de payer avec sa carte SUBE et qu'en échange on le paye en liquide. Mouai, ça nous saoule un peu, on est fatigué du voyage, du coup on prendra le premier taxi de notre tour du monde. Mais avant de partir on va se renseigner pour les billets de bus pour El Chaltén, notre prochaine étape. On veut partir jeudi pour arriver sur place le vendredi et ainsi avoir deux jours complets pour randonnée. Sauf que jeudi il n'y a pas de bus...La Patagonie commence bien!
La ville est au bord du lac Nahuel Huapi. Le centre-ville ressemble un peu à une grosse station de ski. Les rues sont assez pentues et on sent que l'activité touristique y est importante. L’hôtel dans lequel nous atterrissons et bien au dessus de nos standards! Le prix aussi mais il n'y avait quasiment plus rien de disponible. L'avantage c'est que le petit-déjeuner est copieux, un plus quand on a prévu de marcher un petit peu.
Mardi matin on se rend à l'arrêt de bus pour aller au Cerro Campanario. Il faut prendre le bus numéro 20, censé passé toutes les 20 minutes. Vu le monde qui attend déjà il n'a pas du passer depuis un moment. Au bout de quelques minutes ne voyant toujours rien venir on décide de remonter jusqu'à l'arrêt précédent espérant avoir plus de chance de monter dans le bus. On devra quand même en laisser passer un. Florine râle un peu mais on réussi à avoir des places assises dans le suivant. Une bonne demi-heure plus tard nous sommes au pied du mont. Deux options pour monter: un télésiège ou ses jambes pendant 25 minutes. Ça sera les jambes. Et arrivée en haut la récompense est là. La vue est magnifique avec les lacs et les montagnes. Même le vent violent ne parvient pas à gâcher un peu le moment. (En réalité je me plains pas mal du vent!)
On redescend et on reprend un bus pour aller au parc municipal de Llao Llao. On descend devant un hôtel de luxe et on va se renseigner à l'entrée du parc sur les sentiers.
Après une pause pique-nique on choisit de monter au Cerro Llao Llao. Le chemin est principalement en forêt mais on retrouve la vue sur le lac en arrivant au sommet. Deux balades assez simples mais avec de belles récompenses à l'arrivée.
On retourne à l'arrêt de bus pour retourner en centre-ville. En attendant on va voir une chapelle en bois plutôt mignonne.
Le retour en bus sera pénible. On est debout, serré comme des sardines. Clairement la fréquence de passage est insuffisante.
Le lendemain on décide de faire la randonnée qui va jusqu'au refuge Frey. Pour cela il faut à nouveau prendre un bus qui passe toutes les heures. On s'organise un peu mal pour le réveil du coup on doit prendre celui de 9h10. Ajoutez à cela les 15 minutes de retard réglementaire au départ et on ne commence la balade qu'à 10 heures 30 après un trajet debout, entassé comme un jour de grève dans le métro parisien! La montée est donnée pour 4 heures mais les deux premières heures se font quasiment à plat. Ce qui n'empêche pas Florine de râler car il y a trop de monde. Ça ne s'arrangera pas avec la montée finale un peu pentue. Elle l'avouera elle même plus tard, elle a été insupportable.
Heureusement, en haut le temps est magnifique ce qui permet de profiter du casse-croûte et de faire une petite sieste.
Même si il y a du monde en haut il est facile de se trouver un petit coin tranquille. A 16 heures on commence la descente. Au lieu de retourner au point de départ de ce matin, la station de ski de Cerro Catedral, on prend l’itinéraire qui va jusqu'au Lago Gutierrez. Et c'était très très long. On reprendra un bus pour Bariloche à 20 heures 30. Pour récupérer de tous nos efforts on se laisse tenter par une fondue au fromage proposée par plusieurs restaurants de la ville. On va la faire courte: elle n'était pas bonne!
Jeudi 12 janvier. Vu qu'on n'a pas de bus pour El Chaltén et que Florine a mal aux genoux de la veille, on se promène dans la ville de Bariloche. Une des spécialités étant le chocolat on se ballade dans les boutiques (en profitant de quelques dégustation) et on finit par craquer pour du chocolate en rama, chocolat noir bien sur. Le chocolate en rama semble assez typique du coin. Ce sont des filaments de chocolats collés ensemble en forme de cylindre. On vous montre une photo prise sur internet, on a mangé le notre trop vite pour qu'il passe devant l'appareil!
A part ça la ville, bien que pas désagréable, ne présente pas un intérêt particulier. On passe devant le centro civico, tout en pierres et assez massif.
Et on finira au bord du lac, qui quand le vent se calme est très agréable. Pas question de s'y baigner quand même, il fait bien trop frais.
Quelques repères:
- Bus Mendoza - Neuquén: 900 pesos avec le compagnie El Rapido.
- Bus Neuquén - Bariloche: 430 pesos avec la compagnie Andesmar.
- Taxi gare routière - centre ville: 95 pesos.
- Carte Sube: 35 pesos.
- Bus (n°20) Centre-Ville - Cerro Campanario: 18,5 pesos.
- Bus (n°55) Centre-Ville - Cerro Catedral: 28 pesos.
- Bus (n°50) Lago Gutierrez - Centre-Ville: 12,5 pesos.
- Fondue pour 2: 390 pesos à la Casita.
Les prix sont de janvier 2017 et par personne (sauf la fondue). Devise: Pesos Argentin. Hébergement:
- Hôtel Tierra Gaucha: Chambre double avec salle de bain privée. Chambre petite mais agréable, bien chauffée. Bon emplacement. Bon petit déjeuner (sauf le jus d'orange). 58€ par nuit
Infos Pratiques:
- Comme souvent depuis le début du séjour on trouve les offices du tourisme très moyens. Pour les randonnées il vaut mieux aller se renseigner directement au Club Andino Bariloche (CAB) ou à la maison du parc Nahuel Huapi.
- La carte SUBE accepte un solde négatif d'au moins 10 pesos. La notre a terminé à -10,19 pesos.
- Les restaurants sont assez chers à Bariloche (comparé au nord du pays). Nous sommes allés manger deux fois dans un restaurant végétarien où on paye au poids, Ren. On en avait pour 200 pesos à deux. Cadre banal mais nourriture très bonne.
| | | À: Track · 1 mai 2017 à 4:08 Re: 53 jours en Argentine Message 30 de 41 · Page 2 de 3 · 1 196 affichages · Partager El Chaltén
Vendredi 13 janvier, 12h30. Notre bus quitte la gare routière de San Carlos de Bariloche. Arrivée prévue à El Chaltén: 11h15. Arrivée réelle: 13h15. Soit près de 25 heures de trajet. Ça vous parait long? On vous le confirme! On n'est donc pas mécontent de déplier nos jambes dans la (autoproclamée) capitale nationale du trekking. En fait un petit village, tout entier tourné vers le tourisme grâce à sa nature environnante. Au départ du village de nombreuses randonnées sont accessibles, à la journée ou sur plusieurs jours. Mais ce qui fait vraiment la renommé du lieu est la présence du mont Fitz Roy ou El Chaltén. On peut, si le temps le permet, l'apercevoir depuis le village.
Même si le ciel est couvert pour notre arrivée on voit le fameux sommet en descendant du bus. Mais avant d'en profiter on va poser nos sacs à l'auberge et manger un bout. Grande première pour nous depuis le début du voyage, ça sera nuit en dortoir, les tarifs pour les chambres doubles étant prohibitifs.
Après s'être reposé un peu on décide de marcher jusqu'à 2 points de vue facilement accessibles depuis l'entrée du village: le mirador los condores (20 minutes de marche environ) et le mirador las aguilas (10 minutes de plus). Le premier permet de dominer le village avec en fond le Fitz Roy. Le second permet de voir le lac Viedma.
On ne reste pas très longtemps en haut. Le vent souffle très fort et il n'est pas facile de rester debout. On redescend vers le village et en arrivant près d'une aire de pique-nique Florine aperçoit un Tatou! On est surpris d'en voir ici, le climat n'est pas vraiment le même qu'à Iguazu où nous avions aperçu nos premiers tatous en liberté! D'ailleurs on lui trouve des différences avec ceux vu sous le climat tropical. Il s'agit du pichi ou tatou velu de Patagonie.
On cuisine à l'auberge ce soir et on va se coucher en prévision de la randonnée du lendemain.
Il est 7h15 quand nous quittons l'auberge en direction de l'autre bout du village pour récupérer le début du chemin. Parmi les nombreuses options nous avons choisi de prendre le chemin de laguna de los Tres qui offre un beau point de vue sur le Fitz Roy. C'est sans doute la randonnée la plus célèbre du coin. Le sentier est long de 10 kilomètres et l'ascension est donnée pour environ 4 heures. Le temps est clément quand nous commençons à grimper. Peu après le kilomètre 3 (il y a une balise tous les kilomètres) un embranchement permet soit de passer par la laguna Capri soit par un point de vue sur le Fitz Roy. Nous décidons d'aller à la laguna et de faire le point de vue au retour. En arrivant au bord de l'eau le temps s'est bien couvert et le montagnes au fond, dont le fameux Fitz Roy, ne sont plus visibles. Le vent violent fait voler l'eau et le sable. Nous continuons notre chemin qui est maintenant plat. Le paysage sur la plateau est très jolie mais les nuages cachent toujours le Fitz Roy.
On arrive à proximité d'une petite rivière. L'eau est d'une pureté incroyable. Au fond on aperçoit un glacier.
On passe ensuite au camping poincenot signe que l'ascension finale est proche. Pour le dernier kilomètres nous retrouvons la montée. Et quelle montée! Dans les cailloux, raide, avec toujours ce vent violent et même quelques gouttes de pluies. Florine qui suivait parfaitement jusqu'ici commence à râler et à parler d'abandon. Heureusement, en multipliant les pauses on arrive au bout d'une heure en vue de la laguna de los Tres! La couleur de l'eau lorsqu'elle est éclairée par les rares apparitions du soleil est magnifique!
Par contre pour voir le Fitz Roy c'est râpé. Il est bien caché derrière une épaisse couche de nuage. On est déçu mais le spectacle reste magnifique. On s'abrite du vent entre deux gros rochers pour manger. Puis on se dirige vers la gauche du plan d'eau pour apercevoir un autre lac, la laguna Sucia.
Le temps se gâte de plus en plus. Nous commençons la descente. Il nous reste encore 9 kilomètres à faire quand les quelques gouttes que nous avions depuis un moment se transforme en pluie. Elle nous accompagnera jusqu'au bout. Heureusement nos imperméables nous ont gardé au sec pour le haut mais nous finissons trempés pour le bas.
Le lendemain le temps est bien dégagé et on peut apercevoir le sommet depuis le village. Frustration! Mais il déjà l'heure de reprendre un bus pour El Calafate. Un petit trajet de 3 heures seulement, ouf!
Quelques repères:
- Bus Bariloche - El Chaltén: 2020 pesos (avec la compagnie Marga Taqsa)
- Bouteille de bière Quilmés au restaurant (1 litre): 90 pesos
Les prix sont de janvier 2017 et par personne. Devise: Pesos Argentin. | | | À: Track · 5 mai 2017 à 14:55 Re: 53 jours en Argentine Message 31 de 41 · Page 2 de 3 · 1 149 affichages · Partager Dommage pour le temps, mais la couleur de la laguna est splendide | | | Le NOA est assez différent de l'ouest américain..Hormi les routes principales, point de macadam...Aux US, vous pouvez aller d'un point A à un point B par la route..pas dans le NOA.
pour aller à Iruya, 50 km de piste depuis la route principale. j'avais loué un 4x4 avec 2 roues de secours et en spécifiant bien que je voulais faire des pistes : pas eu de remarque... la "ruta 40" entre Cachi et san antonio de los cobres n'est qu'une PISTE..et pourttant elle s'appelle "route".
n'oubliez jamais que vous êtes en amérique du SUD ET en Argentine.. au plaisir | | | Salut,
Le NOA est assez différent de l'ouest américain...
Je prenais l'exemple des USA pour la "filouterie" que certains loueurs pourraient envisager en voyant nous autres pauvres touristes à la recherche d'un véhicule.
Hormi les routes principales, point de macadam...Aux US, vous pouvez aller d'un point A à un point B par la route..pas dans le NOA.
Ayant arpenté certains coins de l’ Arizona pas loin de la frontière mexicaine, je peux t'affirmer le contraire...
j'avais loué un 4x4 avec 2 roues de secours et en spécifiant bien que je voulais faire des pistes : pas eu de remarque...
Ce qui ne veut pas dire que si tu avais eu un problème, le dépannage était assuré... je sais, je suis un éternel sceptique et suspicieux... 
n'oubliez jamais que vous êtes en amérique du SUD ET en Argentine...
C'est pas non plus la Bolivie... 
Cordialement, | | | À: Track · 7 mai 2017 à 1:50 Re: 53 jours en Argentine Message 34 de 41 · Page 2 de 3 · 1 096 affichages · Partager Je pense que les comparaisons avec l'ouest américain sont surtout pour les paysages plus que pour les infrastructures.
Aujourd'hui dernière étape en Argentine.
El Calafate
Si on fait étape à El Calafate c'est pour aller voir le glacier Perito Moreno. En arrivant au terminal de bus on repère les guichets qui vendent les trajets pour aller sur le site. On apprend que le système fonctionne avec un billet aller-retour à horaire fixe. Pas moyen de prendre le premier bus du matin et le dernier du soir pour profiter au maximum du site. Du coup, 2 options, proposées par toutes les compagnies. Soit un départ le matin, entre 8h et 10h et pour le retour on quitte le site entre 15h et 17h. Soit un départ en début d'après-midi pour un retour en début de soirée. On choisit un départ le matin espérant éviter le soleil en contre jour, le glacier étant à l'ouest. En plus avec l'entreprise de bus que nous choisissons il y a 30 minutes de plus sur place en partant le matin.
Le lendemain à 9 heures le bus démarre. Au bout d'une heure on s'arrête à l'entrée du parque nacional los glaciares pour s'acquitter du droit d'entrée. L'affaire est bien rodée, 2 gardes du parc montent dans le bus récupérer l'argent. En liquide uniquement et avec tarifs différents pour les argentins, les citoyens des pays du Mercosur et les étrangers. Après avoir fait payer tout le bus les gardes redescendent avant de revenir avec le ticket d'entrée, un petit dépliant sur le parc et un sac plastique pour mettre ses déchets. C'est ensuite reparti pour 30 minutes dans le bus. En chemin quelques points de vue sur le glacier mais pour en profiter il faut être en voiture ou bien en visite organisée. Pour nous ça sera directement le parking final. A partir de là, la marche est rapide pour apercevoir le glacier.
On s'approche progressivement du géant grâce aux passerelles aménagées tout le long du parcours. On commence à entendre quelques petits coups de pétard et on voit de petit bout de glace qui se détache et qui heurte l'eau produisant un bruit déjà impressionnant. Les panneaux explicatifs nous indique la taille du glacier et heureusement. On a du mal à s'en rendre compte. Il fait jusqu'à 5 kilomètres de large et le front que nous contemplons peut s'élever à 70 mètres au dessus de l'eau!
Des tours en bateaux sont proposés pour s'approcher du glacier. Il existe également des excursions pour marcher sur la glacier qui doivent être bien sympa. L'eau du lac d'un beau bleu laiteux pourrait mériter à elle seule le détour.
Le soleil joue un peu à cache-cache avec les nuages ce qui fait varier la couleur de la glace. Différents tons de bleus s'affrontent. On passe de longues minutes à chaque point de vue pour l'observer et l'écouter. De petits blocs de glaces se détache régulièrement produisant chaque fois un bruit assez important. Puis, alors que nous sommes sur place depuis environ 30 minutes c'est un gros pan de glace qui tombe et se fracasse dans l'eau. C'est impressionnant! Une grosse vague est créée, les morceaux de glaces déjà dans l'eau sont transportés de gauche à droite, certains s'échouent sur la berge en face.
Même si la balade se fait assez rapidement on voudrait bien rester plus longtemps à observer et écouter le glacier. On peut également voir des condors passer pas très loin de nous. Mais le bus n'attend pas! Nous faisons le trajet retour au pas de course et arrivons les derniers, un peu frustré de devoir rentrer si vite. Une minute après les portes se ferment et on retourne à El Calafate.
Le lendemain nous allons déposer nos sacs dans une nouvelle auberge. Le bus pour Ushuaïa part à 3 heures du matin et Florine ne se sentait pas d'attendre dehors jusqu'à cette heure là. On a donc pris la chambre la moins cher que l'on ait trouvé en espérant pouvoir dormir un petit peu. Une fois libérés on se dirige vers le bord du lac Argentino où se situe la réserve municipale Laguna Nimez et où on peut observer de nombreux oiseaux. La visite est payante et de ce qu'on voit il y a peu d'animaux aujourd'hui à l'intérieur de la réserve. On décide de contourner et on arrive sur une plage. De là au loin on arrive à voir des flamands roses. Derrière nous la lagune et El Calafate. Honnêtement on ne comprend pas bien l'intérêt de payer l’accès à la réserve (hors soutien à l'entretien bien sur). On voit aussi bien voir mieux depuis la plage. D'ailleurs les gens visitant la réserve vont sur la plage via des portillons.
On ira ensuite se reposer avant de prendre le bus.
L'étape se justifie par la visite du glacier, même si le prix de l'excursion (bus + entrée) est exagéré ramené au temps placé sur place. Quelques repères:
- Bus El Chaltén - El Calfate: 450 pesos (compagnie Chaltén Travel)
- Bus El Calafate - Glacier: 450 pesos + 10 pesos de taxe de gare routière (aller-retour).
- Entrée au parc des glaciers: 330 pesos
- Assiette d'agneau au barbecue: 200 pesos (côtelettes et autres morceaux)
Les prix sont de janvier 2017 et par personne. Devise: Pesos Argentin.Hébergement:
Schilling Hostel Patagonico: Chambre double avec salle de bain privée. Grande chambre et espaces communs super agréables. Personnel très sympathique. On recommande. 53€ par nuit. | | | Bonjour,
Je prenais l'exemple des USA pour la "filouterie" que certains loueurs pourraient envisager en voyant nous autres pauvres touristes à la recherche d'un véhicule.
entièrement d'accord
Ayant arpenté certains coins de l’ Arizona pas loin de la frontière mexicaine, je peux t'affirmer le contraire...
certains coins seulement...dans le NOA les 3/4, pour de pas 90%, des routes sont des pistes.
Ce qui ne veut pas dire que si tu avais eu un problème, le dépannage était assuré... je sais, je suis un éternel sceptique et suspicieux... 
L'assistance est une fausse sécurité destiné uniquement à vous rassurer car encore faut-il pourvoir joindre l'assistance !!!!! Le téléphone portable ne fonctionne pas, quant à internet, même pas en rêve.
Pour avoir fait quelques une de ces pistes, et en particulier Abra Pampa->Susques par les ruta 11 et 75, (80Km de pistes sans croiser une seule voiture), San Antonio de los Cobres->Tolar Grande, les pistes autour de Tolar (Mina la Casualidad à 4 800m d'altitude, Antofagasta de la Sierra, El Peñon), la ruta 40 entre Cachi et San Antonio de los cobres en passant par l'Abra del Acay à 4 900m d'altitude, la seule assistance c'est votre préparation mentale et matérielle (avoir de la nourriture, beaucoup d'eau, couverture de survie, par exemple) sauf à avoir un téléphone satellitaire....
n'oubliez jamais que vous êtes en amérique du SUD ET en Argentine...
C'est pas non plus la Bolivie... 
La Bolivie est-elle si spéciale que cela? je ne connais pas la Bolivie, Bon dimanche | | | Salut,
La Bolivie est-elle si spéciale que cela? je ne connais pas la Bolivie,
L' Argentine doit être dans le top 3 des pays les plus riches d' Amérique du Sud. La Bolivie, quant à elle est l'un des pays des plus pauvres d' Amérique du Sud, si ce n'est le plus pauvre. Quand tu traverses, tu vois immédiatement la différence. Cela se ressent donc aussi sur l'état de son réseau routier. | | | À: Track · 15 mai 2017 à 5:30 Re: 53 jours en Argentine Message 37 de 41 · Page 2 de 3 · 985 affichages · Partager Ushuaïa
Après une nuit coupée en deux, la première partie dans un lit, la deuxième dans un bus, nous arrivons à Rio Gallegos. A peine le temps de se dégourdir les jambes dans la petite gare routière que c'est reparti pour 12 heures de route direction la ville du bout du monde, Ushuaïa.
Rapidement on arrive à la frontière chilienne. Pas le choix, la route qui traverse la terre de feu en direction d’ Ushuaïa passe par le Chili. Tous les passagers du bus descendent, on a notre petit tampon d'entrée au Chili, nos sacs "cabines" passent au rayon X et on repart. Nouvelle arrêt un peu plus tard pour prendre le bac qui permet de traverser la détroit de Magellan! Rien que le nom respire déjà le bout du monde. On aperçoit un dauphin au début de la traversée! La pluie nous fera rejoindre l'intérieur avant la fin de la navigation.
On arrive à un nouveau poste frontière pour repasser en Argentine. Après le tampon de sortie du Chili, on reprend le bus pour quelques minutes et on s'arrête au bureau argentin pour un tampon d'entrée. On n'a pas eu de tampon de sortie mais bon... Avec l'erreur d' Iguazu j'ai maintenant 4 tampons d'entrée en territoire argentin et aucun de sortie... On a pu avoir les places tout devant à l'étage du bus, le paysage défile devant nous. Il est finalement assez monotone. De grandes étendues vides avec quasiment pas de relief. La route longe l'océan atlantique pendant un bon moment. On passe le temps en écoutant des podcasts sur nos téléphones. Et je rage contre les kilomètres de clôtures qui bordent la route. On voit ça depuis le début de la Patagonie. La plupart du temps il ne s'agit pas d'enclos d'élevage mais juste des limites des propriétés privées. Et je ne supporte pas que l'on puisse privatiser la terre à ce point. Je râle pareil en France quand je vois les panneaux propriété privée en forêt. Florine rallie ma cause quand je lui montre les cadavres de guanacos à cheval sur les barbelés. C'est en essayant de sauter par dessus la barrière qu'ils ont du s'accrocher et mourir lentement.
Peu avant d'arriver à Ushuaïa les montagnes commencent à s'élever. Nous dominons un grand lac, le lago Fagnano. Il est 21h30, il fait encore jour, nous arrivons dans la célèbre ville. Et première impression: c'est moche! On traverse les zones industrielles et ce n'est pas du tout glamour. Par contre le cadre formé par la baie et les montagnes est très beau. Le bus nous dépose près du port et nous grimpons chercher notre chambre. Car oui, ça grimpe pas mal ici. Par chance notre posada est agréable (heureusement vu le prix!). On peut même se servir en croissant et petit gâteau toute la journée.
Le lendemain, vendredi 20 janvier, seule journée complète que nous avons ici, nous allons d'abord acheter notre billet de bus pour Punta Arenas, au Chili d'où nous devons prendre un avion dimanche. Sauf qu'en arrivant dans l'agence, le monsieur nous dit qu'il n'y a plus de place jusqu'à mercredi! Et comme internet ne marche pas ce matin dans toute la ville on ne peut pas regarder si d'autres options sont possibles. La journée ne commence pas très bien. Sans internet on ne peut même pas chercher une autre solution pour quitter la ville. En attendant on va se renseigner pour les excursions en bateau sur le canal de Beagle. La formule qui nous plait le plus, petit bateau et navigation jusqu'au pingouins est complète pour aujourd'hui. Il ne reste que les gros bateaux. On décide d'attendre avant d'acheter l'excursion pour l'après-midi car avec cet histoire de bus complet on va peut-être devoir rester plus longtemps.
Vers midi internet revient. Pour les bus c'est définitivement mort, on n'aura pas notre avion à Punta Arenas. Reste le bateau ou l'avion. On croise un français qu'on a rencontré dans le bus la veille. Son plan était de repartir en bateau mais pas de place avant le ferry de samedi prochain. Du coup vu les prix sur place il cherche une option pour partir plus rapidement. Tout le monde se sent un peu prix au piège. De notre côté on regarde les billets d'avion et les hébergements sur Ushuaïa. La solution la moins pire financièrement est de prendre un avion le lendemain pour... Bariloche. On remonte plus haut que prévu mais tant pis. Après encore une péripétie pour acheter le billet (ça ne marche pas sur leur site, on doit aller l'acheter directement à l'agence Aerolineas Argentina) on arrive enfin à se libérer l'esprit et on retourne au port pour faire un tour de bateau.
Nous embarquons sur un catamaran de deux étages. En même temps que deux autres identiques. Autant dire que c'est l'usine à touristes! La première étape est une île (plutôt un rocher) où se trouvent de nombreux cormorans. Les gens qui étaient restés à l'intérieur depuis le départ se ruent sur le pont pour prendre des photos. Autant dire que j'en aurai bien fait passer quelques uns par dessus bord.
Trois minutes d'observation et c'est reparti en direction d'un phare. Et de quelques lions de mer. Là encore le bateau reste 2/3 minutes à faire le tour. Les lions de mer sont quand même assez loin et comme on ne reste pas suffisamment longtemps pour observer leur comportement ce n'est pas extraordinaire.
C'est ensuite reparti pour plus d'une heure de navigation. Avec la vitesse le froid nous pénètre et il devient difficile de rester sur le pont. On se replie à l'intérieur. On passe devant Puerto Williams, un village chilien, plus austral qu' Ushuaïa. Mais Ushuaïa a mieux géré le marketing bout du monde. On nous présente d'ailleurs Puerto Williams comme le village le plus austral au monde et Ushuaïa la ville la plus australe. Soit. Accordé pour cette fois.
On arrive ensuite vers l'île ou se trouve beaucoup de manchots. Aujourd'hui on peut admirer trois espèces différentes: le manchot de Magellan, le manchot royal et une dernière dont on a oublié le nom (#alzheimer). Là le (enfin les, 3 catamarans identiques sont partis presque simultanément) bateau vient limite accoster sur la plage. Et la ruée à l'île aux cormorans n'était qu'une rigolade. Il est quasiment impossible d’accéder au pont avant, le seul endroit qui permet de voir correctement la colonie. A force de patience j'arrive quand même à m'approcher histoire de faire quelques photos et surtout observer ces bestioles vraiment marrantes. 10 minutes après notre navire repart. Tandis que l'autre reste. Alors qu'il est arrivé quelques minutes avant nous... Et il repartira bien après nous puisque nous ne le voyons même pas derrière nous sur le trajet du retour...Du coup je vais me plaindre auprès de l'équipage. Ça ne changera rien mais ça m'a fait du bien. Au final on nous avait vendu 5 heures d'excursion. Après avoir payé c'était plus 4h30. Et au final c'était 3h45... Si vous avez le chois fuyez donc les gros catamarans. Nous c'était avec Canoero et vous avez compris qu'on ne recommande pas.
Bon, c'est pas tout ça, mais la mer ça creuse. Et comme il est l'heure de manger on veut gouter à la spécialité du coin, la centolla. C'est une grosse araignée de mer. Après avoir choisi notre restaurant un peu au hasard on commande notre plat de centolla. Mais pourquoi me suis-je installé avec vu sur l'aquarium? Savoir qu'on va manger une de ces petites bêtes me coupe un peu l'appétit (#sensible). De toute façon c'est la journée des reniements: on est allé emmerder des animaux avec des gros bateaux et on va bouffer des bestioles qui sont dans un aquarium trop petit. Mais on arrive quand même à apprécier le plat et c'était bon.
Le lendemain, avant d'aller à l'aéroport en taxi, car il n'y a pas de bus qui fait la liaison, on profite de la matinée pour se promener dans le centre d' Ushuaïa. On essaye d'avoir une vue de la baie grâce aux rues en hauteur mais les bâtiments empêchent d'avoir la vue totalement dégagée.
Au moment de l'achat de la croisière on nous a remis 2 coupons pour déguster un chocolat chaud dans une chocolaterie. Le chocolat était bon et en plus il n'y a eu aucune tentative de vendre quelque chose derrière. Astuce: même sans acheter le tour de bateau certain donnent les coupons du moment que vous manifestez de l'intérêt. Bon plan pour plusieurs chocolats chauds gratuits!
Ce que nous avons fait en plus de 44 heures de bus (temps cumulés des bus entre Bariloche et Ushuaïa) nous allons le faire en guère plus de 2 heures. L'avion efface vraiment les distances! L'avantage c'est qu'on peut profiter de la Patagonie vue du ciel après l'avoir vue d'en bas. Mais la Patagonie c'est fini, on passe au Chili demain et nous ne redescendrons pas mais commencerons notre remontée vers le Nord. Bye bye l' Argentine!
Quelques repères:
- Bus El Calafate - Ushuaïa: 1040 pesos avec la compagnie Taqsa Marga.
- Excursion en catamaran avec Canoero: 1500 pesos. Îles des oiseaux, phare et lions de mer, île aux manchots. Environ 4 heures. Un départ le matin, un départ en milieu d'après midi. Si vous avez lu l'article vous comprendrez qu'on ne recommande pas! (Existe aussi en version sans les manchots à 1000 pesos.)
- Cazuela de centolla (araignée de mer): 390 pesos chez Villaggio.
Les prix sont de janvier 2017 et par personne. Devise: Pesos Argentin.
Hébergement:
- Posada del fin del mundo: 5 bonnes minutes de montée depuis l'avenue du port avant d'arriver dans une grande maison bourgeoise. Croissants, petits gâteaux, café, thé et tisanes à disposition toute la journée. Chambre double avec salle de bain commune. 74€ par nuit... c'est cher mais tout Ushuaïa est cher si vous ne voulez pas être très loin du centre.
Infos pratiques:
- Pour bien profiter d'Ushuaïa deux options: gagner au loto ou alors un bon tube de vaseline.
- L'office du tourisme dispose d'un listing de toutes les options de croisière avec les prix et pas mal de détail. Plus pratique que d'aller demander à chaque cabane sur le port.
- Wifi et toilettes gratuits à l'office de tourisme.
Image attachée: Photo postée par le membre Track. | | | À: Track · 24 mai 2017 à 13:52 Re: 53 jours en Argentine Message 38 de 41 · Page 2 de 3 · 932 affichages · Partager Flo,
Tes photos sont superbes  Mais ça fait peur ces prix  Je sens qu'on va rester la bas moins de temps que prévu... | | | À: Track · 23 septembre 2017 à 11:47 Re: 53 jours en Argentine Message 39 de 41 · Page 2 de 3 · 817 affichages · Partager Bravo pour le récit qui va fortement m'inspirer pour notre prochain voyage en Argentine (fin décembre / fin janvier 2018). Compte tenu des informations extrêmement précises que vous avez données, j'aimerais vous lire sur deux points: - j'imagine que vous avez voyagé avec des sacs à dos: qu'en faisiez vous pendant vos ballades et excursions à pied? - entre le nord et le sud, le climat n'est pas le même et les sacs à dos pas extensibles, quels choix de vêtements avez-vous faits? Merci d'avance et encore bravo! | | | À: Pache · 23 septembre 2017 à 15:54 Re: 53 jours en Argentine Message 40 de 41 · Page 2 de 3 · 796 affichages · Partager Bonjour Pache, Merci pour votre retour. Je vais essayer de répondre du mieux possible à vos questions.
- Pour les sacs quand nous avions une voiture près de Salta nous les laissions dans le coffre la journée. Quand nous étions a l’hôtel nous n'avons jamais eu de soucis pour nous les faite garder en dehors des heures de check-in/check-out. Enfin une fois nous les avions laissé une journée à la compagnie de bus chez qui nous avions pris notre billet pour le soir. Pour avoir l'esprit tranquille on avait des sursacs ("flight bag") qui en plus de protéger les sacs (de la saleté, pluie...) permettent de fermer avec un cadenas.
- Nous avons adopte la technique de l'oignon. Très pratique d'avoir plusieurs couches pour ajuster en fonction des températures qui peuvent varier pas mal non seulement entre le nord et le sud mais également dans la journée: soleil ou non, vent... Dans notre sac on avait donc pour le haut: t-shirt (manche courte classique, manche courte en laine merinos, manche longue en laine merinos), polaire, doudoune, coupe-vent/imperméable. A combiner en fonction des besoins. Pour le bas un pantalon de rando suffit avec au cas ou un collant à mettre en dessus. Le contenu de notre sac est liste sur cet article: surlaroutedesflo.blogspot.fr/.../11/lequipement...
En espérant que cela vous aide dans votre préparation. | Carnets similaires sur l'Argentine: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 21 087 visiteurs en ligne depuis une heure! |