Personnellement j'ai été réveillée par le bruit et les vibrations du choc.
Notre cabine était située sur le bord opposé sur la partie arrière 2 ponts au dessus de celui qui a subit le choc.
L'impression de ce qui a été ressenti de l'intérieur c'est un peu comme si le bateau avait ripé sur quelque chose, le fond peut-être. C'est ce que nous avons pensé au départ. Le bateau a d'abord eu de la gite sur babord (côté du choc), nous avons regardé par le hublot de notre cabine. Nous avons constaté qu'il y avait une mer moutonneuse mais nous étions au port ce qui nous a rassuré. Le bateau du pilote était juste à côté de nous. Le pilote était à bord puisque nous étions vraiment à côté du quai quand c'est arrivé. Pendant la nuit, difficile de dire si la météo était très mauvaise, nous dormions et nous n'avons pas de souvenir de la gite qu'il y a peut-être. En Asie, lors d'un précédente croisière nous avions eu de la mer mauvaise et nous l'avions vraiment ressentie pendant la nuit les choses ne restant pas en place sur les meubles dans la cabine mais nous étions à l'avant du bateau. Mais là non. La veille nous avions eu une tempête de sable à
Louxor et à bord, à
Safaga les passagers nous ont dit que ça avait vraiment soufflé.
Pendant l'heure qui a suivi le choc (au départ nous ne nous sommes même pas levé au départ pensant que c'était un bruit "normal" lié à notre accostage) il y a eu du passage dans la coursive de notre pont. Le bateau a ensuite eu une gite plus importante cette fois sur tribord. Là nous avons ressenti une certaine agitation dans la coursive. Quand nous avons voulu nous lever, le temps d'enfiler de quoi nous habiller, la 1ère annonce a été faite dans tout le bateau.
En sortant, sur le palier à notre niveau des membres d'équipage avaient leurs gilets de sauvetage enfilés et avait une tête dépitée. Certains pleuraient très discrètement mais nous ne savions pas pourquoi. Nous avons d'abord cru qu'ils avaient paniqués. Ils restaient là agards sur les marches entre le pont 5 et le pont 4. Nous avions eu l'annonce que tout était sous contrôle, nous, comme les autres passagers étions rassurés.
Nous sommes ensuite allés pont 9 voir ce qu'il se passait. Le bateau était à quai. Les amarres étaient quadruplées sur 4 points à quai. L'angle du quai c'était "un peu" écroulé. Quelques grosses pierres s'écroulant dans l'eau. C'est tout ce qu'on voyait. La piscine débordait du côté de la gîte, c'était normal. A bord, les passagers marchaient de biais pour avancer, certains avec les gilets à la main, d'autre sans. Le vent soufflait, je ne peux dire quelle force. Il faisait frais.
Au pied du quai, une ambulance mais aucune panique et aucun signe qu'il y ait eu des victimes à ce moment là. On ne distinguait même pas qu'il y avait une brèche quelque part. L'ambiance n'était pas du tout à la panique. Les gens se filmaient et photographiaient marchant de travers. Encore une fois, nous ne savions pas du tout à ce moment là.
Puis il y a eu l'annonce comme quoi il fallait faire ses bagages. Nous aurons fait les notres dans le noir car il n'y avait plus d'életricité dans la partie proche de la brèche apparement. Puis nous nous sommes retrouvés à faire la queue pour sortir dans la coursive. Il faisait chaud, il n'y avait plus de climatisation mais c'était tout à fait respirable. Plus d'eau non plus dans le navire.
Nous sommes descendus très assistés par les membres d'équipage formant une rampe au pont 4 pour aider à la circulation des passagers et sur la passerelle il y avait des membres d'équipage côte à côté de chaque côté et jusqu'en bas pour aider les passager à descendre.
Voilà pour notre ressenti dans les heures qui ont suivi le choc.