La première fois que j'ai voyagé en
Inde, je me suis encombré avec une moustiquaire mais je ne l'ai jamais utilisée, soit par inintérêt (pas de moustiques), soit parce qu'il était difficile voire impossible de l'installer (pas facile de trouver un point d'ancrage au-dessus du lit).
Depuis, je voyage ou je séjourne en
Inde une ou deux fois par an et je ne prends jamais de moustiquaire (si je restais au même endroit pendant des semaines, peut-être en installerais-je une). Les meilleurs moyens de lutter contre ces bestioles sont les suivants :
1- la nuit, allumer une "mosquitoe coil" en veillant à ce que la chambre ne soit pas hermétiquement close (c'est du chimique). C'est le meilleur (et le seul ?) moyen vraiment efficace pour dormir tranquille, malheureusement leur durée n'est que de 5 à 6 heures contrairement aux 8 heures généralement annoncées sur la bouate;
2- à noter que les plaquettes ou les flacons que l'on branche sur une prise électrique sont peut-être efficaces dans des pays à moustiques neurasthéniques (en
France par exemple), mais font gentiment rigoler les moustiques des tropiques....
2- la nuit encore, mettre en service l'immanquable ventilateur plafonnier, quitte à pratiquer la méthode indienne pour dormir c'est à dire à s'enrouler de la tête aux pieds dans une couverture ou dans un drap (les moustiques n'aiment pas les courants d'air);
3- en soirée, vers 6 heures, lorsque tous les moustiques rappliquent sur la peau tendre du visage pâle, mettre chaussettes, pantalons, manches longues, et se vaporiser d'anti-moustiques (crème sur la figure). Si cela est possible, fermer hermétiquement la pièce. L'attaque généralisée de ces bestioles ne dure qu'une heure environ, après les attaques ne sont plus que ponctuelles. A noter que ces chères créatures peuvent piquer à travers un tissu peu épais;
4- attention à ne pas dramatiser, la saison des moustiques ne dure pas toute l'année (pendant et après la saison des pluies seulement). Lorsque c'est la saison, on se fait immanquablement piquer quelques fois, malgré toutes les précautions que l'on peut prendre. Il ne s'agit donc pas d'éviter toutes les piqûres mais d'en limiter le nombre;
5- lorsque l'on sort de sa chambre le soir, ne pas oublier le spray anti-moustiques dans sa sacoche ou son sac à dos. C'est parfois intenable de manger un excellent biryani alors que deux ou trois moustiques s'acharnent dans la pénombre sur ses chevilles;
6- quant aux traitements préventifs anti-palu, j'en emporte dans ma valise (style SAVARINE) mais ne les prends plus ou seulement s'il y a vraiment beaucoup de moustiques (est-ce que les indiens en prennent ?). Par contre j'ai toujours dans la valise un traitement curatif anti-palu en cas de crise (style HALFAN) mais je ne l'ai jamais utilisé;
7- expérience : au cours de ma quinzaine de séjours en
Inde, je soupçonne avoir été victime d'une petite crise de palu une fois, au fin fond des montagnes du
Kérala. Je suis presque certain que c'est à la suite d'une piqûre de moustique en plein après-midi au bord de la route entre
Munnar et Tekkhady. Je conduisais une Maruti 800 et étais avec deux amis indiens, il faisait un temps magnifique, nous nous sommes arrêtés au bord de la route et avons pris un chaï. Je ne me suis plus senti aussi bien qu'avant après avoir repris le volant et quelques heures après j'étais vraiment malade (sensation de froid malgré la chaleur ambiante au point de claquer des dents, même sous les couvertures, impression de grande faiblesse au point de marcher très lentement). Je m'étais fixé une date butée (le lendemain après-midi) pour aller voir un toubib, être sûr qu'il s'agissait du palu et prendre mes cachets de Halfan, mais le lendemain matin j'allais un peu mieux (faiblesse moindre mais plus de fièvre). Nous sommes rentrés à Allepey (je n'étais pas encore en état de conduire, et ce n'est pas moi qui ai pris le volant). Le lendemain, ce n'était plus qu'un mauvais souvenir. Je donne cet exemple, pour rappeler qu'il ne faut pas prendre les piqûres de moustiques à la légère, il faut en limiter le nombre et le risque sans tomber dans la paranoïa. Protéger en particulier les enfants et les personnes un peu faibles (mes amis indiens ont des enfants en bas-âge mais n'ont pas de moustiquaires; à la saison des moustiques ils s'enferment dans leur maison en fermant volets et portes à partir de la tombée de la nuit et ce malgré la chaleur étouffante qui en résulte).
Bzz, bzzz, bzzzz.....
Nota : je reviens de
Delhi +
Amritsar +
Haridwar + Gangotri. J'ai aperçu quelques moustiques (dans les salles de bains par exemple) mais n'ai pas été piqué une seule fois.