FAIRE DU VELO A
LA HAVANE
Faire du vélo à
La Havane est parfaitement possible et assez pratique, pour tous les véhicules sans moteurs il n’y a pas besoin de permission quelconque ni pour les cubains ni pour les étrangers. A noter au passage que les scooters ou vélos électriques bénéficient du même laxisme.
La circulation présente quelques accommodements, il faut prendre garde sans arrêt au sol de la rue, qui est souvent accidenté, replis du goudron sur les bords en vague, trous soudains, bosses, et parfois bouche d’égout manquante devant un trou béant. Attention à certaines grilles qui sont plus espacées que la largeur du pneu. Les chauffeurs vous rasent parfois, mais avec habileté, la traversée des carrefours demande parfois de mettre pied à terre vu la largeur des voies. Mais s’il est utile de regarder par terre, il est aussi impératif de regarder les feux rouges situés, eux, très en hauteur. Ils ont la particularité d’être parfois au-delà de la rue transversale ce qui est surprenant vu notre habitude européenne de stopper juste devant.
Si l’achat d’un vélo est aujourd’hui possible, avec facilité, je vous recommande cependant de vous munir des objets suivants dans vos bagages :
-Antivol cable-ressort assez long (1,80m) -Phare avant et feux arrière (Avec piles de rechange) --Caoutchouc tendeurs (sandow) -Gardes boues amovible avant et arrière si VTT sans garde boue -Lunette de soleil de protection des yeux (insectes) - Collier de cou pour attacher ses clefs d’antivol et celles de sa chambre -Anneau brisé pour attacher ensemble ses clefs
éventuellement - --Une bonne selle assez confortable pour remplacer celle d’origine un peu dure parfois. -Une bombe anti-crevaison. -Un petit sac à dos -K-way léger et casquette à visière -Porte bidon d’eau avec les vis ou plutôt supports polyvalent pour bouteille d’eau.
Pas besoin d’outils ni de rustines, en ville, il y a toujours un atelier de réparation de pneus proche (ponchera). Sinon on peut trouver facilement soit des pneus neufs ou des chambres à air de rechange en cas d’usage intensif, mais le séjour n’est jamais très long.
Magasins de pièces détachées de vélo, soit dans l’immeuble derrière le Parque Central, galerie marchande, ou aussi avenida de Belgica (Egidio) en face le reste de rempart un peu après la façade de la gare. Pour les pneus dans certains magasins inattendus, Galiano (Avenida Italia), Monte (Maximo Gomez) etc... A
la Havane pas d’indications, il faut demander et on vous répond.
J’ai longtemps amené directement un vélo de
France dans mes bagages, vélo pliant plus pratique, et le moins cher possible, à la fin de l’été les prix baissent et on trouve des vélos pliants en solde pour une centaine d’euros. (Carrefour, Leclerc, ceux de Décathlon sont chers) Prenez un vélo avec vitesses mais sans trop, éviter de prendre un vélo couteux la perte ou le vol possible est moins grande ne cas de malheur. Mais ne focalisez pas là-dessus, les cubains vous cassent les pieds en vous inspirant la crainte d’un vol, c’est pour se donner de l’importance et vous soutirez un peu d’argent avec un conseil aussi facile qu’inutile, ne leur répondez pas. (
No es su malletin : Ce n’est pas vos oignons)
Si vous avez à garer votre vélo, attachez le en vue et vous le retrouverez, on peu aussi le laisser en garde dans un des nombreux parkings de la ville. Bizarrement il arrive qu’on puisse rentrer dans certains magasins avec ou le laisser à l’intérieur. En visite chez quelqu’un n’hésitez pas à rentrer dans la pièce avec votre vélo c’est admis.
On vous cassera les pieds pour savoir ce que vous en faites en partant, comme il n’y aura qu’un seul élu, dites qu’il est déjà promis à quelqu’un, vous pourrez le vendre en partant pour une somme modique, le donner, ou le laisser à quelqu’un en prêt pour le retrouver une autre fois. Voire le laisser en garde pour un autre séjour.
L’achat d’un vélo se fait un peu partout, regardez un peu les prix et les modèles possibles, dans les magasins de Galiano (Angle Galiano-Neptuno à l’étage) ou au centre commercial Carlos III (Avenida
Salvador Allende) encore à l’étage. Les prix s’étagent entre 134,40 CUC (Carlos III pour un vélo femme pratique avec un panier frontal bien commode et gardes boues et vitesses) à 200-250 CUC (Pour des VTT sans gardes boues, parfois à suspension) Prenez le meilleur marché possible. VVoir aussi en face les magasins en face le parque de la Fraternidad, (El Encanto, etc...)
Je vous déconseille un vélo d’occasion source de déboires et de pertes de temps inutiles.
Le vélo vous sera vendu brut de déballage, il faut aller le faire gonfler à la « ponchera » la plus proche (
1 pesos de moneda national), puis le faire régler et mettre en route dans un atelier de réparation de bicyclettes (Taller de bicyclettes) (
50 pesos de moneda national : valeur 2 cuc) Là encore, un atelier de réparation de bicyclettes sera dans un endroit inattendu que vous trouverez en demandant dans la rue en précisant que vous rechercher un atelier libre (cuenta proprio) rapide et efficace et non un atelier d’état (de estado) complètement incompétent.
Bonnes aventures Marco
dmarcod72@yahoo.es