Bonjour, voici la lettre que je vais poster à MAVIE :
Je suis partie du 4 au 11 novembre 2012 effectuer votre circuit « l’envoûtante
Cappadoce » à la suite d’une publicité que vous aviez fait passer dans le journal PLEINE VIE.
La plaquette mentionnait entre autre (voir pièce numéro 1) :
« Circuit découverte (1)
« Jours 3 et 4 : visite de la
Cappadoce (2)
« Découverte des sites culturels et des paysages de la région pendant 2 journées (voir surligné vert)
« Jour 5 :
Cappadoce / Aksaray /
Antalya (3)
« La route de retour vers la
Riviera turque (voir surligné jaune)
« Jour 6 : découverte d’
Antalya (4)
« Vous découvrirez la vieille ville d’
Antalya (voir surligné orange) »
En bas de page, dans l’encadré à droite (5) était indiqué :
« Une visite approfondie de la
Cappadoce,
« Un artisanat aux multiples facettes
« Un programme équilibré »
Sur la dernière page du dépliant était indiqué dans un autre encadré (6) :
« En option : pour compléter votre voyage, à réserver sur place : 199 euros
« Les 6 déjeuners,
« Les services d’une guide
« Le transfert et les entrées vers les sites suivants » àààààààà
J’étais au courant du voyage que j’achetais, à l’inverse de certaines personnes, ayant épluché la plaquette publicitaire et je partais avec l’idée de ne pas acheter ce forfait de 199 euros trouvant que son prix étant démesuré par rapport à la prestation et n’en ayant pas besoin :
o Je ne déjeune que rarement le midi,
o Connaissant un peu la
Turquie je savais que les entrées aux sites étaient peu chères,
o J’avais un guide écrit qui me permettait de comprendre ce que je voyais.
Cet encadré prêtant quand même à confusion du fait qu’il était indiqué « le transfert sur les
sites », je téléphonais à votre agence pour m’assurer que je serais bien dans le car lors des visites comme indiqué dans le descriptif du circuit.
Il m’a été répondu que bien sur j’étais transporté dans l’autocar lors des sorties. àààààààà
Bon, maintenant on arrive en enfer :
Arrivée à l’aéroport d’
Antalya, nous sommes pris en charge par un guide prénommé Mustafa :
Un petit mot d’accueil, qui fait suite rapidement à des propos qui ne laissaient pas de doutes à ce que nous allions avoir comme discours par la suite, à peut prêt selon mes souvenirs (je n’ai pas pris de notes à ce moment) :
« Bienvenue en
Turquie, j’espère que vous aller effectuer un très bon voyage et j’espère que ce ne sera pas comme la semaine dernière où certaines personnes étaient venues pour profiter de la piscine de l’hôtel et manger du kebab ».
Ensuite on en vient rapidement à ce forfait de 199 euros. La grande majorité du car n’est pas contente car elle n’était pas au courant de ce forfait.
Moi, je ne fais que rire, car je m’y attendais étant allée sur des forums internet où il était indiqué que les guides faisaient du forcing pour nous obliger à prendre ces forfaits.
Après ¾ d’heure de trajet, nous arrivons à notre hôtel et Mustafa nous dit que ceux qui n’étaient pas d’accord n’avaient qu’à venir le trouver à l’hôtel : impossible de le retrouver après avoir récupéré nos bagages et pris possession de notre chambre.
Les personnes étaient soit en colère, soit désespérées, soit au bord des larmes comme j'ai vu un couple assez âgé ayant acheté leur circuit à « Auchan » et ayant déjà payé ce forfait. àààààààà
Lundi 5 septembre : départ pour la
CappadoceNous sommes tous dans le car, et Mustafa nous propose à nouveau ce forfait. Il s’en suit encore une discussion sans fin, chaque partie restant sur sa position.
Il est alors proposé un forfait à 120 euros où nous n’aurions pas les repas du midi, ou alors un forfait à 250 euros où nous aurions beaucoup plus que ce qui était indiqué. Tous les propos qui nous ont été faits étaient dignes d’un « marchand de tapis ».
Je dis NET que je ne payerai pas ce forfait et nous continuons notre route vers la
Cappadoce.
En cours de trajet, nous nous arrêtons au restaurant (en plein milieu de nul part) et les personnes ayant désiré le forfait vont manger. De notre côté nous nous reposons et nous promenons dans les boutiques près du restaurant.
Après le déjeuner : fin de la route vers le
Cappadoce. Nous nous arrêtons deux fois pour visiter des sites payants. Pour le premier je choisis d’aller me promener en ville, pour le deuxième, je paye moi même mon entrée en prenant soin de ne pas m’approcher du guide qui donne ses explications.
Après ces visites, Mustafa fait le tour du car pour demander encore ceux qui voulait le forfait : encore une fois, je dis que non. Certaines personnes apeurées par ses discours qui peuvent faire peur à des personnes se retrouvant dans un pays inconnu changent d’avis et disent qu’elles prendront soit le forfait à 199 euros ou 120 euros.
Arrivée à l’hôtel en
Cappadoce. Je dois signaler que le trajet entre
Antalya et la
Cappadoce est d’environ 450 kilomètres (paysage inintéressant) et je ne vois pas pourquoi il me serait proposé un tel trajet pour séjourner à l’hôtel aux portes de la
Cappadoce où il n’y a pas grand chose à voir. àààààààà
Mardi 6 septembre
Nous sommes tous devant l’autocar pour le départ pour la journée en
Cappadoce comme promis sur la brochure (surligné vert).
Mustafa nous laisse monter dans le car. Le car part.
Mustafa passe des quantités de coups de fils assez animés (en turc) et nous dit qu’il a eu l’agence en
Turquie et que ceux ci confirment bien que ceux qui ne prennent pas le forfait ne font pas le circuit en
Cappadoce.
Il me passe même une personne au téléphone qui me dit la même chose. Je lui réponds que ce n’est pas à elle que j'ai acheté mon circuit mais à MAVIE en
France et que je ne parlerais qu’à la
France. Elle me répond que la
France va m’appeler. J’attends encore le coup de fil !
Nous visitons par nos propres moyens la « vallée de Gorème » et sommes au car à leur retour pour le départ vers le restaurant.
Arrivés au restaurant, Mustafa nous dit enfin qu’il envisage une réunion pour les personnes qui ne prennent pas ce forfait que ce soit dans mon car ou dans l’autre car (car je dois signaler que dans l’autre car personne ne leur avait rien dit !). Ils n’étaient au courant que par nous).
Nous nous installons dans les jardins du restaurant et commence ce qu’il appelle une réunion. Il a son point de vue, nous avons le notre alors pas d’issue possible. Au bout d’une heure, je déconnecte carrément, car les propos tenus de part et d’autre sont complètement stériles.
Pendant ce temps les personnes ayant choisi le forfait sont parties manger. Mustafa s’y rend à son tour.
Au bout d’un certain temps, il revient et nous dit qu’il est temps d’y aller. Nous nous dirigeons vers nos cars.
Je vois une voiture de police arriver et en plaisantant je dis que c’est pour nous. Mais ce n’était pas de la blague. Mustafa se dirige vers les jeunes policiers et s’ensuit une conversation que je ne comprends pas bien sur.
Nous montons dans le car avec toutes les personnes pendant que Mustafa discute avec les policiers.
Au moment où tout le monde est installé Mustafa monte dans le car et demande à ceux qui ne veulent pas payer de descendre du car. Nous refusons nous ne voulions pas être largué en pleine nature et puis il n’y avait pas de raison.
À ce moment, il fait monter les policiers avec mitraillettes dans le car. Les personnes qui veulent bien payer et certaines qui auraient bien voulu ne pas payer prennent peur et descendent du car. Nous restons à peine à une dizaine de personne dans le car, nous nous étions rassemblé au fond.
Les policiers viennent vers nous. J’étais la seule à m’exprimer (très mal) en anglais. J’appelle ma petite fille qui parle couramment anglais pour qu’elle leur explique dans quelle arnaque nous étions tombés.
Elle est très jeune et j’entends l’un des policiers lui dire « sory» gentiment. Lorsque je la reprends au téléphone elle pleurait et m’explique que les policiers comprennent très bien ce qu’elle leur dit mais qu’ils ont des ordres. Je lui dis de ne pas s’inquiéter et nous reprenons encore notre discussion avec les policiers en leur montant la plaquette publicitaire et d’autres documents que nous avions.
Ils ne veulent et surtout ne peuvent rien entendre. Ils deviennent très agressifs et crient après nous.
Je pense qu’il est temps de descendre du car si je ne veux pas passer la nuit au poste.
C’est à regret que je quitte le car. Il ne reste plus qu’à organiser notre retour.
Les policiers partent. Nous nous retrouvons sur le parking, mais les personnes du deuxième car sont dans ce car et Mustafa demande aux personnes qui ne veulent pas payer de descendre. Du fait qu’elles refusent, il fait l’inverse et demande aux personnes qui veulent payer de descendre. C’est vraiment kafkaïen !
Nous demandons un autocar pour repartir à l’hôtel et des voitures arrivent conduites par des employés du restaurant, il y a même le cuisinier qui n’a pas eu le temps d’enlever sa toque. À rire, impossible de faire autrement !
Il faudra environ 2 heures pour qu’enfin une navette arrive et nous ramène à l’hôtel.
Mustafa nous dit que nous aurions chacun un fax le soir. Bien entendu rien n’est arrivé. àààààààà
Mercredi 7 septembre
Nous nous rendons à l’autocar sans y monter et calmement pour réclamer notre fax.
À ce moment, les discours mielleux ont cessé et il nous est dit de partir de façon agressive.
Nous campons sur nos positions, nous voulons notre fax. Une dame essaye de monter dans le car, elle est repoussée violemment par le guide du second car (je ne connais pas son nom). Elle essaye à nouveau de remonter et le chauffeur ferme la porte sur elle !
Mustafa est comme toujours pendu à son téléphone : il a du dépasser son forfait cette semaine !
D’un coup le chauffeur du second car se met à faire une crise de nerfs. C’était impressionnant. Il nous hurle de partir. Nous ne sommes pas des personnes méchantes et j’essaye de le calmer vu l’état où il se trouvait. Il se met à hurler sur moi, il est dans un état second et je préfère m’éloigner.
Nous restons à côté du car et celui-ci part pour la deuxième journée en
Cappadoce et nous laisse dans l’hôtel (toujours au milieu de nul part). Il ne nous a même pas été dit dans quelle ville nous nous trouvions. àààààààà
Jeudi 8 septembre
C’est le jour du retour pour
Antalya, comme il faut bien que nous soyons ramenés, nous pensons qu’enfin nous allons voir ce qui était expliqué à « jour 5 » dans la brochure.
Les portes des cars restent fermées. Nous sommes aux aguets afin que nous ne soyons pas laissés en
Cappadoce.
Arrive un mini bus. Le guide de ce mini bus qui parle très bien français nous explique que nous allons être accompagnés à l’hôtel à
Antalya mais qu’il ne sait pas encore à quel hôtel. Nous nous assurons que ne serons au même hôtel que les autres personnes « amies » que nous laissions, il nous est confirmé que « oui ».
Et encore 450 km d’un paysage inintéressant avec seulement quelques pauses dans des stations services.
Le midi les chauffeurs s’arrêtent pour manger, nous en profitons aussi pour nous restaurer à nos frais.
Nous faisons encore les boutiques et d’un coup le guide (si calme auparavant) se met à paniquer et nous dire : « VITE on part ».
Nous nous dirigeons donc vers le mini bus mais pas assez vite pour ne pas voir l’un des autocars des personnes qui faisaient le voyage avec nous.
Il avait reçu un coup de fil qu’ils arrivaient et ils avaient sans doute peur que nous ne prenions ce car d’assaut. Mais pour qui nous prend-on, pour des gangsters ! Nous avions un moyen de locomotion et comme je l’ai dit plus haut nous n’avions pas envie de nous retrouver en prison, notre voyage étant assez cauchemardesque.
Donc départ pour
Antalya. Le guide nous indique qu’il avait la confirmation que nous allions au même hôtel que les autres.
À peine à 10 minutes de notre arrivée à l’hôtel. Le guide se fâche au téléphone (en turc, je n’ai pas compris bien sur, il est hors de lui). Lorsqu’il a raccroché, il nous annonce que nous allions dans le même hôtel qu’à l’aller car il n’y avait plus de place à l’hôtel où les autres allaient ! àààààààà
Nous sommes donc restés 3 nuits et 2 jours dans un hôtel près d’
Antalya sans guide comme il était promis sur la brochure.
D’ailleurs, je dis
Antalya mais c’était à Belek à près d’une heure de bus d’
Antalya dans la province d’
Antalya (encore là il a été joué sur les mots). àààààààà
J’en arrive à la conclusion, car j'ai déjà fait neuf pages et je pourrais en faire plus en vous indiquant des détails plus croustillants les uns que les autres.
J'ai passé une semaine de vacances cauchemardesque et étant très fragile nerveusement je suis actuellement sous antidépresseur mais ce n’est pas pour cette raison que je me laisserais arnaquer.
Je persiste en vous disant que la publicité sur votre « circuit » (qui n’en était pas un) était mensongère.
J’aimerais savoir ce que vous me proposez pour me dédommager.
Je vous propose de m’offrir pour l’année prochaine à la même époque ou à une autre époque à votre convenance les deux « circuits » que je vous ai achetés.
Dans notre intérêt à vous et à moi, je préfère régler ces problèmes à l’amiable.
Si ce n’était pas le cas, je ne manquerais pas de saisir le Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes.
Et si ce n’était pas encore assez je porterais plainte au Tribunal.
Mais dans tous les cas, je ne laisserais pas tomber. Les vacances s’est pour se ressourcer et non pas pour revenir déprimée.
N’espérant pas en arriver là, j’attends une réponse dans les 15 jours suivants. Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.