Voici ce que j'ai trouvé ce matin sur Yahoo :
"lundi 7 mars 2005, 7h37
Bolivie: le président Carlos Mesa va présenter sa démission
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LA PAZ (AFP) - Le président bolivien Carlos Mesa a annoncé dimanche, dans un message radio-télévisé, qu'il présentera sa démission lundi en raison de la grave crise sociale que traverse le pays.
"J'ai décidé - compte tenu de la considération que j'ai pour le pays, de la considération que j'ai pour vous, citoyens de
Bolivie, comme je suis tenu par la constitution - de présenter au pays ma démission en tant que président constitutionnel de la République", a déclaré Carlos Mesa.
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Selon la télévision, des centaines de personnes se sont rendues dimanche soir à la place d'Armes de
La Paz où se trouve le Congrès tandis que d'autres sympathisants du président se réunissaient devant des bâtiments publics pour demander au chef de l'Etat de rester à son poste.
Le président a fait une apparition au balcon du palais du gouvernement pour remercier la foule venue le soutenir.
M. Mesa, journaliste et historien, avait occupé le poste de vice-président et avait été propulsé à la tête de la
Bolivie le 17 octobre 2003 après la fuite du président libéral Gonzalo Sanchez de Lozada aux
Etats-Unis après une rébellion populaire réprimée dans le sang qui avait fait au moins 80 morts. Son mandat devrait se terminer en août 2007.
Si la démission de M.Mesa était acceptée par le congrès, le président du sénat Hormando Vaca Diez assumerait la présidence.
Toutefois la plupart des partis politiques dont les social-démocrates et les populistes souhaitent que l'actuel chef de l'Etat poursuive son mandat.
Cette crise pourrait être l'occasion de passer un "pacte social" entre les différentes groupes parlementaires, indiquait-on dimanche soir dans les milieux politiques à
La Paz.
Le président a dû faire face à des menaces de grèves, des revendications croissantes de différents secteurs économiques et surtout à la pression des syndicats qui le poussent à nationaliser le secteur des hydrocarbures, un sujet délicat, qui avait en partie précipité la chute de son prédécesseur.
26 compagnies pétrolières dont Total (
France), Pétrobras (
Brésil), British Gaz (GB), Exxon Mobil (
USA), Repsol (
Espagne), Plus Petrol (
Argentine) détiennent 70 contrats qui risquent d'être annulés par la nouvelle loi sur les hydrocarbures.
Le président de la République, qui avait récemment remanié pour la troisième fois son gouvernement en 15 mois de pouvoir, a gardé sept ministres et en a nommé huit dont trois femmes, une première dans ce pays andin, le plus pauvre de l'Amérique Latine.
Le gouvernement a affronté ces dernières semaines une grave crise sociale provoquée par la hausse des prix des carburants et a dû céder à une demande pressante d'autonomie de la part de la puissante région de
Santa Cruz (900 km à l'est de
La Paz), riche en hydrocarbures.
Samedi, des militaires ont été envoyés pour garder certains champs pétrolifères afin de parer à la menace d'une occupation par les planteurs de coca dont le dirigeant Evo Morales est un partisan de la nationalisation des hydrocarbures. Evo Morales qui est aussi le leader du Mouvement Vers le Socialisme (MAS) a déclaré que la démission de M. Mesa était du "chantage" et que c'était "une démission pour ne rien changer".
Le gaz est la principale richesse de la
Bolivie (9 millions d'habitants) qui possède la deuxième réserve de la région avec 1.550 milliards de mètres cubes après celle du
Venezuela."