Mais tout d'abord je ne pense pas que toute l'équipe soit à blâmer en ce sens où il y avait des journalistes, des médecins et infirmiers qui ne faisaient que leurs boulot avec autant de bonne foi que tout a chacun présent ici sur ce forum.Pour ce qui est du directeur de l'assos sont innocence est loin de faire l'unanimité et cela même au sein du groupe des familles de condamnés qui se disent si "soudés".
Les journalistes ont été mis hors de cause, et on été libérés avant le procès.
Pour les autres, de mémoire ils étaient membres de l'association. Donc ils s'associaient aux buts de la dite association. Et par ailleurs, très honnêtement, dans ce genre de choses, si vous ne faites pas attention où vous mettez les pieds, et à ce que vous faites, vous êtes d'une naïveté criminelle.
Il est exact que les dissensions sont apparues au grand jour après le procès. Mais pas avant. On ne peut pas jouer sur les deux tableaux, solidaires mais pas solidaires...
Ensuite le procès!, qu'ils doivent être punis, je pense que cela ne fait nul doute mais quand on entend le procureur s'appuyer sur
Paris match

C'est là où je parle de manque de rigueur.
Il y en a d'autres, comme des déclarations d'avocats des parties civiles, disant "je n'ai même pas besoin de connaître les pièces du dossier, il suffit de laisser parler mon coeur".
Mais on peut aussi y voir une volonté d'humilier les accusés...
Quoi qu'il en soit, oui, le procès aurait dû se passer autrement, pour ne pas voir son résultat remis en cause.
Il y a aussi le problème de la législation et de l'accord signé dans le passé part Chirac concernant le rapatriement de prisonnier a l'unique condition que la peine prononcé soit appliqué. Seulement voila en
France la peine de travaux forcés n'existe plus et logiquement ces 8 années devraient être reconduite en 8ans ferme mais je ne crains qu'on leurs donne 8 années de sursis.
La
France n'a pas la possibilité de modifier la peine, et selon cet accord, elle doit choisir la peine la plus proche de celle qui aurait été prononcée au Tchad, en l'occurrence la prison ferme. Les juges n'ont pas la possibilité de décider de donner un sursis, et le droit de grâce reste entièrement à la seule discrétion du président tchadien, comme cela a été rappelé par le tribunal qui doit décider de la mise en oeuvre de la peine.
Ce qui jouera, en revanche, ce sont les possibilités légales de libération anticipées.
Vous pouvez aller voir le blog d'un avocat pour avoir plus de détail :
www.maitre-eolas.fr/...r-sur-l-arche-de-zoe
et
www.maitre-eolas.fr/...ver-a-l-arche-de-zoe
Maintenant je ne vois pas en quoi cela est un "problème". Les juges tchadiens étaient parfaitement au courant de cela, et je pense qu'ils ont décidé de leur verdict aussi en tenant compte du transférement inévitable.
Question symbole il y a ici toute l'idée de l'influence néocoloniale, dans ce sens ou dans notre beau pays qu'est la
France ont a souvent tendance à vouloir récupérer nos ressortissants mais à garder les étrangers le temps de leur peine avant de les extrader.
Oui. Et les agitations présidentielles n'ont pas vraiment aidé les accusés.
Cela dit, on peut aussi se demander si les étrangers en questions ne préfèrent pas les prisons françaises aux prisons africaines. Même si les nôtres ne sont pas jolies - jolies, loin de là, elles sont quand même moins pires.
Cependant je vous soumet la réaction de Rama Yade "L'Afrique a BABA c'est fini"
Enfin je finirais sur une petite rectification :
"ils ont tort et on ne les soutient pas et on les avait prévenu"
L'Elysée avait reçu l'association quelques semaines avant sont départ et était au courant de leurs projets!
Plus exactement, Rama Yade, seule voix dissonante comme d'habitude, les avait reçus et avait tenté de les dissuader, en leur annonçant effectivement qu'ils ne seraient pas soutenus.
C'est ce qui a été dit pendant les premiers jours, puis on a eu un président qui a annoncé qu'il allait les ramener quoi qu'il arrive, ce qui était un manque de considération vis à vis du Tchad (car si ils avaient été jugés en
France, là vos craintes quant à un simple sursis auraient été justifiées), et finalement un silence complet, alors que j'aurais aimé entendre quelque chose de plus positif.
je vous soumettrais une seule interrogation : pourquoi pensez vous que l'ont aient attendu qu'ils soient sur le tarmac de l'aéroport pour les arrêter ? Souhait d'influence politique ? interêts pétroliers ? je vous rappel seulement que 3mois au paravent la
France avait éviter au président en place un joyeux coup d'état !
On a pu attendre par exemple que le délit soit tellement bien constitué qu'il ne puisse pas y avoir de doutes ? ;)
Quoi qu'il en soit, oui, je l'ai dit, il y a évidemment aussi dans cette histoire des manipulations et des enjeux politiques, le plus évident étant le déploiement d'une force internationale au Darfour, prévu pour la fin de l'année, où la
France devait initialement prendre part.
Une autre piste pouvant aussi être simplement financière...
J'en avais parlé
sur mon blog
dès le début.