Mjp · 14 décembre 2019 à 22:33 · 417 photos 90 messages · 9 participants · 11 242 affichages | | | | À: BeneFukuoka · 24 décembre 2019 à 16:38 · Modifié le 24 déc. 2019 à 17:40 Message 21 de 90 · Page 2 de 5 · 1 839 affichages · Partager Tout à côté, le sanctuaire shintoïste Koshida
Kushida Sourire
Oups... c'est corrigé
Pour quitter la route principale, nous tentons un diverticule vers Takesaki, petit port avec ses hangars industriels qui ne nous séduit pas beaucoup.
C'est sûr avec les chantiers navals... Par contre il y a un petit observatoire sympa sur les ruines du château à l'est de l'île.
Dommage, celui là, nous l'avons manqué. Il faut dire que les guides de voyages ne sont pas très prolixes sur la région
Mais les nombreux captages, tuyauteries et installations vétustes qui parsèment le site lui ôtent beaucoup de son charme.
Moi aussi je l'avais remarqué mais ils permettent d'alimenter les onsens autour. Les installations sont rouillées par l'acidité des vapeurs et des eaux. Cet endroit est un parc national donc plutôt réglementé et je crois qu'à Unzen ils sont particulièrement sévères (je ne sais pas si vous avez remarqué que tous les toits du village sont de la même couleur par exemple).
C'est vrai, mais, après notre magnifique randonnée sur le volcan nous avons été un peu déçus par rapport à quelques avis lus ici et là. Nous avons largement préféré quelques jours plus tard l'ambiance intimiste de Suziyu, découverte un peu par hasard
Durant la traversée, le ciel s'éclaire et petit à petit les nuages couronnant le mont Unzen se déchirent laissant apparaître le cône volcanique dominant la mer de ses 1400 mètres.
Je rêve de faire cette traversée ! Lorsque j'ai voyagé à Kyûshû la première fois je n'en connaissais pas l'existence et était allée de Nagasaki à Kumamoto en train.
Par temps ensoleillé, cette traversée est vraiment superbe
Merci pour vos commentaires et surtout pour votre blog qui nous a vraiment incité à passer quelques jours à Kyushu au cours de cette première découverte du Japon. | | | À: Mjp · 24 décembre 2019 à 17:33 · Modifié le 7 jan. 2020 à 11:09 Message 22 de 90 · Page 2 de 5 · 1 836 affichages · Partager 22/10 : AsoNous décidons de randonner autour du volcan Aso. En voiture nous grimpons vers Kusasenrigahama où se trouve un musée consacré au volcan. La route traverse une zone de pâturages où paissent des vaches et des chevaux avant de rejoindre des forêts plus sombres au pied des volcans.
De tous côtés surgissent des cônes plus ou moins hauts, témoins de l'intense activité de la région. Du Nakadake s'élève un puissant panache de fumée spectaculaire. L'activité est forte (classée en niveau 2) et un périmètre de sécurité interdit de se rendre sur le bord du cratère. Les seuls sommets accessibles sont le Eboshidake et le Kishimadake. Nous décidons d'aller sur chacun des sommets qui offrent une vue différente sur la caldeira : Eboshidake domine le versant sud tandis que Kishimadake offre une vue plongeante sur l'intérieur de la caldeira. Malgré un ciel clair la lumière est parfois diffuse, sans doute à cause des vapeurs échappées du volcan. Un étroit chemin avec quelques passages raides équipés de marches en bois mène à Eboshidake en parcourant une crête panoramique d'où on aperçoit en permanence le cratère fumant.
De retour au parking, nous repartons sur l'autre versant pour atteindre le Kishimadake par une pente soutenue équipée d'un impressionnant escalier qui grimpe droit quasiment jusqu'au sommet. Une courte crête mène sur un sommet secondaire d'où l'on découvre tout l'intérieur de la caldeira quadrillée de cultures entre les zones urbanisées.
Après le pique-nique face à ce vaste panorama nous redescendons vers la voiture sur laquelle de fines particules noires se sont déposées durant la journée. Nous visitons rapidement le centre d'information avant de redescendre vers la ville d' Aso. Au passage, un arrêt photo nous permet de mémoriser le cratère circulaire parfait du Komezuka qui n'est pas sans rappeler certains volcans d' Auvergne.
| | | À: Mjp · 27 décembre 2019 à 18:15 · Modifié le 7 jan. 2020 à 11:09 Message 23 de 90 · Page 2 de 5 · 1 801 affichages · Partager 23/10 : Aso - YufuinComme prévu par la météo le ciel est complètement couvert et gris. Les rebords de la caldeira disparaissent dans la brume. Nous prenons la direction du Makinoto pass. Après la traversée rapide de la ville d' Aso la route grimpe rapidement sur les contreforts de la caldeira. Nous profitons d'un belvédère pour observer le quadrillage régulier des cultures mais la vision est troublée par les brumes. Nous parcourons ensuite un vaste plateau parcouru de vallonnements herbeux et de prairies fauchées.
C'est une zone d'élevage de vaches. Au nord de l' Aso-san, le massif volcanique du Kuju-san devait nous permettre de belles randonnées. Mais, les cieux sont contre nous... Au col, le ciel reste toujours gris et sans relief et les sommets demeurent à peine visibles.
Donc, pas de randonnée mais découverte de cette région sauvage et de ses innombrables sources chaudes. Kurokawa, village des « onsen » (bains dans les eaux chaudes) serre ses maisons de bois au bord de la rivière au creux d'une profonde vallée boisée que les couleurs d'automne éclaircissent. Nous nous y promenons tranquillement.
Le temps étant toujours aussi maussade nous reprenons la route vers Yufu. Grâce à un panneau d'information du parc Kuju nous découvrons une photo des sources chaudes de Suziyu situées à quelques kilomètres. Nous faisons donc un petit détour pour les découvrir. Nous avons un peu de difficulté dans le village car toutes les indications sont en japonais mais grâce à notre traducteur nous découvrons un panneau « début de la promenade » qui nous mène vers un ensemble de cascades bouillonnantes, agrémentées de quelques mares de boue glougloutantes.
Nous rencontrons un habitant en train de faire cuire ses œufs dans l'eau bouillante et qui nous en donne fort gentiment un sac.
La route se poursuit par de nombreux virages vers la région de Yufu au milieu de vastes forêts très denses. Nous trouvons assez facilement notre ryokan, une grande maison ancienne au cœur de la forêt. L'ambiance de la maison est chaleureuse avec de beaux meubles, une décoration intimiste, ses grandes poutres en bois et son onsen. | | | À: Mjp · 27 décembre 2019 à 18:41 · Modifié le 7 jan. 2020 à 11:10 Message 24 de 90 · Page 2 de 5 · 1 798 affichages · Partager 24/10 : péninsule de KinasakiLa météo avait annoncé 100% de probabilité de pluie et la prévision s'est révélée exacte. De grosses averses entrecoupées de rares accalmies sont tombées durant la nuit et toute la journée. Nous comptions faire le tour de la péninsule de Kinasaki mais le ciel est si gris que nous renonçons à ce périple. Nous décidons d'aller vers Kitsuki pour visiter le château féodal et le quartier des maisons de samouraïs. Le trajet est rapide par la voie express à péage. L'itinéraire semble traverser de beaux paysages de nature au milieu de massifs montagneux boisés mais la brume a tout effacé. À Kitsuki, nous profitons d'une courte accalmie pour un rapide tour d'orientation autour du château. C'est, parait-il, le plus petit du Japon et il est magnifiquement situé sur un promontoire rocheux dominant la mer et la ville.
À l'intérieur, nous découvrons une intéressante exposition d'armures de samouraïs.
Du haut du château nous devrions avoir une vue panoramique sur les environs mais la chance n'est pas avec nous aujourd'hui. La pluie a redoublé et nous empêche même d'aller explorer le quartier des maisons de samouraïs tout proche. Nous décidons alors de rejoindre le temple Fuki-ji situé au centre de la péninsule. Nous traversons à nouveau des paysages accidentés et boisés pour découvrir le temple isolé au milieu des bois. L'atmosphère humide et brumeuse sied parfaitement à ce sobre bâtiment en bois entouré d'arbres moussus.
Aucune perspective d'amélioration en vue, nous décidons de rentrer à notre ryokan et de profiter du onsen. | | | À: Mjp · 28 décembre 2019 à 22:34 · Modifié le 7 jan. 2020 à 11:11 Message 25 de 90 · Page 2 de 5 · 1 767 affichages · Partager 25/10 : Yufuin - FukuokaLe temps est toujours gris, mais quelques rayons de lumière nous donnent un peu d'espoir. Nous partons à la découverte du lac Kinrin-ko à Yufu. Minuscule, blotti dans un écrin de verdure, l'atmosphère brumeuse et humide lui donne un aspect calme et paisible. Les frondaisons aux teintes mordorées se reflètent sur la surface de l'eau. Un sentier aménagé permet d'en faire le tour et de découvrir le torii flottant situé à côté d'un modeste temple en bois : une bien belle ambiance.
Nous prenons ensuite la route en direction de Fukuoka. Espérant profiter d'éclaircies pour découvrir le paysage nous suivons la route plutôt que l'autoroute. Circulant en fond de vallée, entourée de raides pentes boisées, la vue n'est pas très dégagée mais la nature est omniprésente sans habitation. Plus à l'ouest, la vallée s'élargit et l'urbanisation ressurgit au milieu de parcelles cultivées. Par hasard, nous découvrons la cascade Jion no Taki située juste au bord de la route. Le débit est abondant et un petit sentier permet de passer derrière le rideau d'eau pour ceux qui ne craignent pas les embruns.
Pour gagner du temps nous décidons ensuite de rejoindre l'autoroute. La petite route de liaison grimpe vers la montagne en traversant quelques villages établis à côté de rizières en terrasse.
L'autoroute, contrairement à la route, est construite en altitude et offre de belles perspectives sur les massifs traversés. Nous rejoignons ensuite le temple de Nanzo-in, à proximité de Fukuoka. En lisière d'une zone urbanisée, la nature reprend ses droits et l'atmosphère humide, l'absence de foule, les grains de pluie intermittents donnent un charme tout particulier à cette visite au cours de laquelle nous découvrons l'immense bouddha couché au sourire un peu énigmatique.
Nous rejoignons ensuite Fukuoka par de larges avenues au milieu de buildings modernes et de voies de circulation suspendues avec une circulation assez calme et, surtout, des conducteurs tolérants quand j'hésite sur la direction à suivre. Peu avant de restituer le véhicule de location, à un carrefour, une voiture de police me fait signe de m'arrêter. Les policiers, très affables, m'expliquent grâce au traducteur de leur téléphone que j'ai commis une « violation de la sécurité routière » en tournant à droite. Je sors à mon tour mon téléphone et me confonds en excuses et en courbettes. Je réalise alors que j'ai oublié la traduction de mon permis à l’hôtel et je leur tends mon permis international et mon passeport qu'ils examinent attentivement. Ils m'expliquent alors que je devrai être plus vigilant à l'avenir et respecter scrupuleusement les règles de conduite. J'acquiesce et promets, évidemment, de faire attention. Ouf, l'alerte est passée. C'est avec regret que nous quittons l'île de Kyushu dont la découverte, nous a enchanté. Nous avons vraiment apprécié ses espaces de nature et le calme de sanctuaires à l'atmosphère si particulière. | | | À: Mjp · 1 janvier 2020 à 22:19 · Modifié le 7 jan. 2020 à 11:11 Message 26 de 90 · Page 2 de 5 · 1 707 affichages · Partager 26/10 : Fukuoka - NaraLever matinal pour rejoindre la gare. Là, les automates nous délivrent nos billets vers Kyoto et Nara et nous nous installons dans le premier Shinkansen. Moins de 3 heures après nous arrivons à Kyoto et changeons de quai pour rejoindre Nara. Nous manquons le premier train en partance à cause d'une mauvaise lecture du panneau d'affichage et devons donc attendre une demi heure de plus. À Nara, le bruit et la foule nous bousculent un peu le long de la rue commerçante qui rejoint notre guesthouse. Nous posons rapidement nos bagages et partons visiter le parc et les temples. Si quelques 1200 daims (messagers des dieux), paraît il, s'y baladent librement, les hordes touristiques (messagères du selfie) envahissent bruyamment les lieux.
Vraiment, de quoi nous décourager malgré la magnificence des temples et particulièrement du Todai-ji qui abrite l'un des plus grands bouddhas en bronze du monde.
Nous avons du mal à supporter cette ambiance de fête foraine avec ses innombrables boutiques, les visiteurs qui se prennent en photo devant chaque temple ou en train de nourrir des daims qui viennent réclamer leur pitance.
L'ambiance n'a plus rien à voir avec la sérénité que nous avions trouvé sur l’île de Kyushu et nous regrettons presque d'avoir fait le détour. En fin d'après-midi, le calme revient, une belle lumière rasante vient illuminer les temples et nous profitons du parc jusqu'après la tombée de la nuit.
| | | À: Mjp · 1 janvier 2020 à 22:55 · Modifié le 7 jan. 2020 à 11:12 Message 27 de 90 · Page 2 de 5 · 1 699 affichages · Partager 27/10 : Nara - KyotoDe bonne heure, nous repartons vers le parc et les temples. Il n'y a presque personne et il est beaucoup plus agréable de s'y promener. Nous nous dirigeons ensuite vers le quartier des anciennes boutiques aux façades de bois.
Alors que nous hésitons sur la direction à suivre un habitant promenant son chien vient à notre secours. Il nous accompagne vers le temple Jurin in, nous montre, au passage, l'extérieur de sa maison, nous présente à son épouse et ensuite nous conduit vers la machiya Koushi-no-ie dont nous pouvons visiter l'intérieur. Sobre et élégante autour d'un petit jardin cette maison dégage une impression de quiétude et d'harmonie.
À proximité, nous découvrons au passage un petit temple discret et charmant avant d'aller visiter une nouvelle maison Naramachi-no-ie, aux vastes espaces tout aussi sobrement et harmonieusement disposés.
Nous récupérons nos valises à la guesthouse avant de rejoindre la gare Kintetsu située à 2 pas. Nous sommes aimablement guidés par une employée souriante et disponible pour acheter nos billets et accéder aux quais. Elle oublie simplement de nous indiquer qu'il faut changer de train avant d'arriver à Kyoto. Heureusement, en écoutant distraitement les annonces en anglais dans le train nous croyons comprendre tardivement qu'un changement est nécessaire. Nous sortons alors précipitamment du wagon pour prendre la correspondance sur le même quai. À Kyoto, après avoir déposé nos bagages, nous grimpons dans le bus 101 qui mène au temple Kinkaju-ji. La foule dense se presse dans l'allée d'accès. Heureusement le palais d'or isolé au bord de son étang, un peu à l'écart des visiteurs, se laisse admirer dans son écrin de verdure magnifiquement éclairé par le chaud soleil du milieu d'après-midi.
Les visiteurs pressés défilent à toute allure devant ce joyau mais nous avons envie de prendre notre temps pour l'admirer. Nous gagnons ensuite en une vingtaine de minutes le temple Ryoan-ji beaucoup moins fréquenté; sa grande terrasse en bois borde un jardin sec qui fait sa renommée. Pour ma part, je suis resté peu sensible à la magie du lieu. J'ai de beaucoup préféré le retour le long du lac dont les nénuphars et lotus s'éclairaient d'une lumière dorée à la fin de la journée.
Un petit tour de bus plus loin nous regagnons la gare de Kyoto et son décor futuriste de buildings avec sa tour éclairée perçant le ciel nocturne.
La gare est bondée de voyageurs qui se croisent en tous sens dans un brouhaha incroyable que nous n'avions pas ressenti ainsi lors de notre premier passage, mais peut être que le typhon avait alors calmé les ardeurs des voyageurs.
| | | À: Mjp · 6 janvier 2020 à 18:06 · Modifié le 7 jan. 2020 à 11:13 Message 28 de 90 · Page 2 de 5 · 1 635 affichages · Partager 28/10 : Kyoto - Kanazawaà la gare, l'achat du billet de train vers Kanazawa est facile grâce à un employé parlant parfaitement l'anglais et d'une grande amabilité. Sur le quai de départ, nous sommes un peu perdus entre toutes les marques au sol indiquant l'emplacement des wagons. Nous sollicitons un contrôleur, qui de manière toujours très affable nous accompagne vers le bon numéro en nous montrant le panneau d'affichage au dessus de nos têtes: on ne l'avait pas remarqué celui là... En ce lundi matin, le train est complet et après un peu plus de 2 heures de trajet nous atteignons Kanazawa. Le bureau d'information à la sortie de la gare est remarquablement organisé avec un comptoir anglophone et le comptoir vendant le pass journalier pour le bus juste à côté. Nous sortons de la gare face à une espèce d'immense torii aux pieds torsadés qui soutient une verrière de verre et d'acier du plus bel effet.
Tout autour, des buildings de formes et hauteurs très variées encadrent les avenues. En 5 minutes nous rejoignons le Toyoko inn où nous déposons nos bagages avant de repartir prendre le bus, non sans un arrêt au Family Mart voisin pour y « déguster » quelques yakitoris. Le bus parcourt une boucle desservant tous les sites touristiques de la ville. Nous faisons halte près du château et du jardin Kenrokuen. Situé sur un vaste promontoire dominant la ville l'enceinte du château est impressionnante par ses dimensions. Il ne reste rien des bâtiments d'origine mais un bâtiment reconstruit au début du siècle montre l’œuvre extraordinaire des charpentiers et laisse imaginer les bâtiments originaux couvrant une immense surface.
Tout proche, le jardin Kenrokuen a un aspect complètement différent de ceux que nous avions visité auparavant. Moins intimiste, faisant la part belle à des arbres aux formes travaillées et aux canaux qui le traversent, il est très fréquenté en cette journée ensoleillée.
Après un rapide transfert en bus nous partons à la découverte des rues étroites du quartier Nagamachi bordées de longs murs protégeant des maisons de samouraïs. Malheureusement, le jour déclinant, les façades de bois sombres restent un peu cachées dans l'ombre.
| | | À: Mjp · 7 janvier 2020 à 10:55 Message 29 de 90 · Page 2 de 5 · 1 616 affichages · Partager 29/10 : Kanazawa - TakayamaDécidément, le ciel bleu ne dure jamais bien longtemps. Nous renonçons donc à rejoindre Takayama par la « White road » et empruntons la route standard. Auparavant, il nous faut évidemment sacrifier aux formalités de location de la voiture. Après avoir consciencieusement rempli toutes les adresses et téléphones de nos hébergements et reçu toutes les explications détaillées sur les règles de conduite, les normes de franchise et le fonctionnement de la voiture, y compris le réglage des sièges nous pouvons prendre la route. La traversée de Kanazawa est assez rapide et en suivant les instructions de notre ami fidèle GPS nous rejoignons rapidement la campagne, non sans quelques doutes sur un échangeur qui nous fait faire une succession de virages à gauche, à droite, puis encore à gauche sur 180 ou 360°. Très vite nous rejoignons une zone montagneuse et boisée où les villages deviennent rares. Les montagnes prennent ici une allure plus hardie et les ouvrages d'art ne manquent pas : ponts et viaducs traversent les vallées et percent les montagnes à plusieurs reprises. Nous prévoyons de faire un arrêt à Gokayama où plusieurs villages anciens sont classés au patrimoine mondial mais nous manquons la première bifurcation vers Ainokura et poursuivons jusque Suganuma. De la route, une vue plongeante permet de découvrir le village dans son cadre de rizières et de montagnes. 14 maisons aux toits de chaume sont dispersées au milieu des champs et de canaux. Les visiteurs ne sont pas très nombreux et la visite est plaisante malgré la pluie.
Nous reprenons ensuite la route vers Shirakawago où se trouve le village musée. À l'entrée du village, nous faisons halte dans un petit restaurant où nous devons commander sur une borne automatique. Un peu perplexes sur le fonctionnement car les touches sont gravées en japonais nous observons les autres clients pour trouver la bonne procédure. Nous accédons ensuite au village musée de Shirakawa et sommes impressionnés par le nombre de bus et de voitures stationnés. Nous nous imaginions être seuls !!!. À l'entrée, c'est un peu la bousculade, style mont saint Michel un jour d'affluence. Heureusement, la foule se dilue dès qu'on s'éloigne un peu mais le charme ne joue plus.
Malgré la curiosité de découvrir ces magnifiques habitations anciennes nous avons de loin préféré Suganama, plus petit et plus intime. L'heure avançant et le ciel toujours bas nous incitent à prendre la voie express pour rejoindre Takayama. Nous y sommes bien à l'abri des intempéries puisque la quasi totalité du trajet se déroule en tunnel sur une vingtaine de kilomètres. | | | À: Mjp · 9 janvier 2020 à 10:21 Message 30 de 90 · Page 2 de 5 · 1 572 affichages · Partager 30/10: KamikochiLa météo est optimiste et nous décidons de rejoindre la vallée de Kamikochi dans le parc national de Chubu-Sangaku. Nous rejoignons Hirayu en voiture pour emprunter un bus qui rejoint la vallée de Kamikochi interdite aux véhicules privés. Les couleurs d'automne commencent à faire leur apparition et nous espérons que la remontée de la vallée à travers la forêt sera spectaculaire. Malheureusement, le bus emprunte de longs tunnels et ne débouche à l'air libre que vers le fond de la vallée près du lac Taisho. Les pentes sont tachetées de teintes automnales mélangées au vert des pins. Au terminus de la route, un bureau d'information nous renseigne en anglais sur les différentes possibilités de randonnée. Nous décidons de faire une boucle parcourant les 2 rives de la rivière tumultueuse aux eaux très pures.
Les sommets sont encore pris dans les nuages mais de larges éclaircies nous font espérer une belle journée. Une petite bise rafraîchissante nous rappelle que nous avons pris de l'altitude. Un large chemin tapissé d'aiguilles rousses parcourt la rive gauche de la rivière laissant apercevoir fugitivement quelques sommets blanchis.
À la passerelle de Myojinkan, au lieu de traverser de suite nous décidons de poursuivre jusqu'à un petit lac mentionné sur le plan vendu par le bureau de renseignement. Le chemin est plus étroit et s'éloigne parfois de la rivière en contournant des zones humides et des ruisseaux secondaires. Nous ne nous lassons pas d'admirer les reflets des troncs et des souches dans le nombreuses mares parfois illuminées d'or.
Au bout de 50 minutes, n'ayant pas trouvé le lac mentionné, nous décidons de faire demi tour pour traverser la rivière vers le lac Myojin blotti dans son écrin de verdure dorée par l'automne. Mais avant d'y accéder il faut acquitter un droit de passage de 300 yens, information omise par le bureau de tourisme ce matin... Au bout d'un ponton en bois, un torii marque le caractère sacré du lieu et le spectacle des eaux calmes parsemées de gros blocs entourés de forêts jaunissantes est un ravissement.
Nous retournons ensuite sur le chemin de la rive droite aménagé avec des pontons de bois pour franchir des zones humides.
Les nuages se sont peu à peu dissipés et dans le haut de la vallée quelques sommets enneigés pointent le bout du nez.
Nous patientons un petit quart d'heure avant de monter dans le bus du retour. Au passage du lac Taisho nous sommes émerveillés par le spectacle des bois dorés se reflétant dans les eaux lisses. Un petit passage au onsen de l’hôtel s'impose évidemment avant le dîner. Nous rentrons par hasard au restaurant Sumikyu où nous nous régalons d'excellentes soba rappelant la délicieuse saveur des galettes bretonnes. | | | À: Mjp · 12 janvier 2020 à 21:07 · Modifié le 12 jan. 2020 à 22:15 Message 31 de 90 · Page 2 de 5 · 1 521 affichages · Partager 31/10: Norikura Nous décidons de faire confiance à la météo japonaise car la brume recouvre les alentours de Takayama au lever du jour et nous partons vers Honokidaira d'où nous espérons prendre un bus vers le mont Norikura si le temps est beau. En route, le ciel s'éclaircit rapidement et les brumes matinales s'estompent rapidement. Au terminal de bus, l'employée nous précise que les sommets sont bien enneigés et qu'il est difficile d'y randonner. Le beau temps nous invite quand même à un petit séjour en altitude et nous décidons d'acheter nos billets. Perplexes devant l'automate, l'employée vient nous aider avec le sourire. Le bus emprunte une route en lacets qui monte d'abord aux travers de forêts d'abord colorées puis très vite dégarnies. Vers 2200 mètres la route quitte la zone boisée pour traverser des zones rocheuses aux couleurs marquées par l'activité volcanique.
Les sommets enneigés du sud des Alpes japonaises émergent tout près tandis que les plaines plus au sud sont cachées par une mer de nuages.
Le bus nous laisse sur un vaste parking à 2702 mètres. Seul la route et le parking sont déneigés. Tout autour une couche de neige dure recouvre le sol. Tout près un petit lac (Tsurugaike pond) à l'eau bleutée résiste encore au gel, mais ses rives commencent à se figer, signe de l'arrivée de l'hiver tout proche.
Devant renoncer au sommet du mont Kengamine trop enneigé, nous gravissons le tout proche mont Fujimi à 2807 dont l'orientation sud a permis de déneiger une bonne partie de l'accès. Une légère bise glacée nous incite à ne pas traîner au sommet après avoir fait un large tour d'horizon du panorama et admiré le paysage et sa succession de massifs montagneux séparés par des vallées nimbées de brumes. Au passage, nous observons des lagopèdes posés sur un rocher qui s'envolent à notre approche. N'ayant pas vraiment envie de faire le tour des rares boutiques ouvertes en ce dernier jour avant la fermeture nous redescendons en fin de matinée vers la vallée. Nous reprenons la voiture pour rejoindre la vallée de Okuhida-onsen-go en espérant profiter des couleurs d'automne à une altitude mieux adaptée. De beaux paysages de forêts rougeoyantes et jaunissantes contrastent avec la blancheur des sommets en arrière plan et le ciel d'un bleu limpide.
À Tochio, nous faisons une petite promenade le long de la rivière bordée de onsen.
De lourds ouvrages de protection contre les crues nous montrent la puissance de ces ruisseaux qui dévalent de raides couloirs depuis les sommets.
| | | À: Mjp · 12 janvier 2020 à 21:53 Message 32 de 90 · Page 2 de 5 · 1 516 affichages · Partager 01/11: Takayama - Ena Nous partons de bon matin déambuler dans les rues de Takayama. Aux aurores, le ciel reste gris et la fraîcheur automnale est palpable. Bien emmitouflés, nous partons d'abord à la découverte des marchés. Le premier situé à proximité du pont aux rambardes oranges, photographié à longueur de journées par les visiteurs, est réservé à une dizaine de vendeurs de fruits, légumes et aussi des préparations d’assaisonnements. On y trouve des tomates, des choux, des courges, des patates douces, des pommes de terre ainsi que quelques fruits tels que pomme, grappes de raisin, pour ceux que nous connaissons, vendus soit à l'unité, soit dans une coupe. Le second marché, situé le long de la rivière Miyagawa, plus important, est aussi centré sur l'alimentation mais on y trouve une plus grande variété de préparations et aussi des kiosques qui préparent des en cas à emporter.
Nous nous rendons ensuite vers le musée où sont présentés quelques chars des « matsuris » de printemps et d'automne. Derrière une grande baie vitrée, entourés de figurines représentant les différents participants aux défilés, ils sont richement décorés et colorés. Un intéressant audio-guide en anglais expliquant l'organisation du défilé complète les présentations.
Tout à coté, le musée présente des maquettes reproduisant le site de Nara et ses multiples temples. Le temps de toutes ces visites, le soleil a fait son apparition et éclaire d'une belle et chaude lumière les frondaisons qui entourent le temple Sakurayama.
Nous rentrons ensuite au travers des rues anciennes bordées de maisons en bois. Dans les rues les plus animées, les boutiques de souvenirs succèdent aux restaurants mais l'atmosphère de ces petites ruelles, pas encore envahies par la foule, est plaisante.
Nous rejoignons ensuite le village musée de Hida où ont été déplacés dans un magnifique cadre de verdure différents types d'habitations de la région. Autour d'un petit étang bordé d'arbres resplendissant dans leur parure automnale nous pouvons observer et visiter d'intéressantes constructions aux architectures variées et adaptées selon les conditions climatiques et l'environnement de leurs emplacements initiaux.
En début d'après-midi, nous prenons la route vers Ena. La route suit de longues vallées sinueuses bordées de forêts denses et verdoyantes. Nous traversons quelques villages éparpillés mais sans urbanisation dense. Nous retrouvons une concentration urbaine à l'approche de Nagatsugawa. Le GPS de la voiture ne reconnaît pas le téléphone de la guesthouse et, à défaut d'avoir une carte routière lisible, nous suivons aveuglément les indications de Mapsme qui nous entraîne sur une route qui se rétrécit petit à petit et semble grimper dans la montagne jusqu'à ce qu'elle soit barrée. La nuit noire est arrivée et un retour vers l'agglomération s'impose. Nous arrivons finalement à bon port par des routes sinueuses. Isolée dans la campagne, la guesthouse n'est pas vraiment signalée mais la propriétaire nous attend. Grâce au traducteur du téléphone nous arrivons à échanger les informations essentielles. Elle téléphone à un restaurant pour nous réserver une place et pousse l'amabilité jusqu'à nous montrer le chemin avec sa voiture pour que nous ne nous perdions pas dans la nuit. | | | À: Mjp · 13 janvier 2020 à 22:20 · Modifié le 15 jan. 2020 à 20:08 Message 33 de 90 · Page 2 de 5 · 1 476 affichages · Partager 02/11: Magome - TsumagoNous partons vers Magome à une vingtaine de kilomètres pour parcourir l'ancien chemin Nakasendo de l'époque Edo qui rejoint Tsumago. Le village, installé sur la pente domine un agréable paysage verdoyant dominant la plaine de Nakatsugawa entourée de chaînes de montagnes de tous côtés. L'itinéraire, parfaitement indiqué, traverse d'abord le village en grimpant par une rue pavée bordée d'anciennes maisons en bois souvent ornées de fleurs ou d'arbustes verdoyants. À la sortie du village, un belvédère offre une vue étendue sur toute la vallée.
Le chemin d'abord pavé puis revêtu rejoint le Magome pass à 777 mètres en traversant une zone de forêts de pins et de bambous. Dans la lumière matinale, les troncs élancés créent de magnifiques jeux de lumière. Des hameaux agricoles où sèchent des récoltes de noix, navets, kakis..., des roues de moulins entraînées par l'eau abondante des canaux d'amenée en bois, de petits sanctuaires jalonnent le chemin.
À intervalles réguliers des clochettes pour effrayer les éventuels ours sont disposées au bord du chemin.
Après le col une descente continue mène à une maison de thé qui offre une halte autour d'un feu de bois.
Un long cheminement dans une forêt lumineuse sous les rayons du soleil permet de rejoindre des cascades avant d'atteindre le village de Tsumago lové au creux d'un vallon.
Tout au long de la rue principale d'anciennes maisons en bois accueillent tous les commerces d'une petite cité touristique. Les promeneurs déambulent tranquillement dans les rues. Nous prenons notre pique nique confortablement installés sur des marches près du bureau d'information avant de reprendre le cheminement en sens inverse pour rentrer à Magome à pied car le bus ne nous tente pas et le temps agréable incite à prolonger la randonnée.
En un peu plus de 2 heures nous rejoignons Magome. De retour dans notre guesthouse à Ena, tard dans la soirée, arrive un couple de japonais en week-end avec une petite fille de 8 ans. L'enfant semble bien surprise de nous voir et n’arrête pas de nous regarder avec des yeux étonnés. | | | À: Mjp · 14 janvier 2020 à 17:34 Message 34 de 90 · Page 2 de 5 · 1 452 affichages · Partager Bonjour Jean-Pierre,
Merci beaucoup de nous faire partager votre voyage. Je suis avec plaisir votre carnet. Nous étions au Japon plus ou moins à la même période et je trouve cela intéressant car nous avons fait des parcours différents. Cela me permet de découvrir des régions à visiter pour un prochain voyage. Les alpes japonaises, cela semble magnifique, un véritable écrin de verdure. Et Kyushu, riche en diversité.
Bonne soirée | | | À: Nathalie971 · 14 janvier 2020 à 22:36 Message 35 de 90 · Page 2 de 5 · 1 441 affichages · Partager J'avais aussi commencé à suivre votre carnet pour découvrir d'autres régions. Même si nous sommes restés 6 semaines nous avons évidemment du faire des choix et nous aurions bien prolongé le séjour à Kyushu qui mérite une longue visite. Quant aux Alpes japonaises c'est un paradis pour les randonneurs | | | À: Mjp · 15 janvier 2020 à 20:07 Message 36 de 90 · Page 2 de 5 · 1 419 affichages · Partager 03/11: Ena - MatsumotoDurant le petit déjeuner, grâce au traducteur Google, nous arrivons à échanger quelques mots avec nos voisins japonais qui nous offrent un sachet de mandarines pour notre route. Toujours cette gentillesse et cette générosité que nous constatons régulièrement. Nous prenons ensuite la route vers Matsumoto. La route circule au fond d'une étroite vallée bordée la voie ferrée et la rivière souvent encombrée d'un chaos d'énormes blocs. Les villages succèdent aux villages et les parcelles agricoles sont étroites et rares car toutes les pentes sont couvertes de forêts.
Peu avant Narai, nous décidons de nous distraire de la route pour rejoindre le lac de barrage de Kiso aperçu sur notre carte. La petite route grimpe au milieu d'une forêt dont les arbres ont pris de superbes couleurs d'automne.
Le site du barrage offre un agréable panorama sur les massifs environnants.
Puis nous reprenons la route vers Matsumoto. À l'approche de la ville, la vallée s'ouvre très largement et l'urbanisation reprend ses droits. Nous traversons des kilomètres de zones commerciales avant de gagner des faubourgs de petites maisons individuelles puis le cente ville avec ses grands immeubles et leurs enseignes lumineuses. À notre étonnement, car nous sommes un dimanche, la circulation est chaotique avec de nombreux ralentissements. Il nous faut beaucoup de temps pour rejoindre l’hôtel à proximité de la gare. Nous nous rendons ensuite au centre d'information de la gare qui ne semble pas trop motivé pour fournir des explications sur les randonnées alentour. | | | À: Mjp · 15 janvier 2020 à 22:15 Message 37 de 90 · Page 2 de 5 · 1 407 affichages · Partager 04/11: plateau UtsukushigaharaNous décidons d'aller découvrir le plateau de Utsukushigahara situé à l'est de Matsumoto. Comme les sommets sont chargés de nuages au début de la journée nous allons d'abord vers le lac Misuzu pour laisser le temps au ciel de se dégager. La route étroite grimpe par de nombreux lacets au milieu d'une forêt dont les couleurs commencent à resplendir sous les éclaircies matinales. Le tour du lac à pied permet de découvrir un torii flottant dans un écrin de verdure magnifique. Des pécheurs sont alignés sur des pontons tout autour du lac.
Nous reprenons ensuite la voiture pour emprunter un route sinueuse qui gravit les contreforts du plateau. La végétation est flamboyante dès que les rayons du soleil s'invitent.
Au bout d'une heure environ nous atteignons le terminus de la route. Un panneau d'information décrit les sentiers parcourant le plateau et ses abords, pas forcément compréhensible à la première lecture, mais les temps de marche indiqués nous permettent de préparer une courte randonnée d'une dizaine de kilomètres. De gros cumulus joufflus parsèment le ciel et une belle lumière d'automne illumine les vastes prairies qui recouvrent le plateau.
Le chemin rejoint d'abord un sommet recouvert d'antennes en tous genres puis parcourt des vallonnements qui mènent à une construction en pierres surmontée d'une cloche, permettant, parait-il de s'orienter en cas de brouillard.
Petit à petit le ciel s'est dégagé et les sommets des Alpes japonaises se découvrent. Et, même la pyramide enneigée du Fuji-san derrière les montagnes lointaines. Entourée d'une couronne de nuages la vision est majestueuse.
Nous retournons à la voiture vers 15h et déjà le soleil décline offrant un spectacle lumineux magnifique durant toute la descente vers Matsumoto.
| | | À: Mjp · 17 janvier 2020 à 18:54 Message 38 de 90 · Page 2 de 5 · 1 357 affichages · Partager 05/11: Matsumoto - HakubaAprès avoir refait nos valises nous partons visiter le château de Matsumoto. Les rues de la ville sont étonnamment calmes par rapport aux embouteillages aperçus le soir. Le ciel est limpide et nous sentons un peu la morsure du froid dans les rues. Le château apparaît derrière ses douves protectrices avec en arrière plan le spectacle éblouissant des Alpes japonaises. Très bien conservé il trône véritablement sur la ville. Dans la cour un samouraï distrait les visiteurs de ses cris autoritaires.
À l'intérieur de raides escaliers permettent d'accéder au 5 ème étage du donjon d'où la vue est panoramique. Au passage, une exposition présente une belle collections d'armes et des accessoires utilisés pour le transport. Des guides anglophones ou francophones abordent les visiteurs et offrent leurs services gratuits à l'entrée du château. Nous errons un peu dans les rues bordées de maisons basses parfois adossées à des immeubles de plusieurs étages. Comme toujours au Japon, les styles d'urbanisme sont totalement imbriqués mais, ici on ne voit pas de buildings de grande hauteur. Nous reprenons ensuite la voiture vers Omachi au long d'une vallée parcourue par une rivière tumultueuse aux eaux claires et une voie ferrée. De nombreuses rizières occupent la vallée à fond plat et de nombreuses habitations sont disséminées tout autour. On n'y voit cependant pas d'industries lourdes. Les sommets des Alpes japonaises dominent le paysage. À Omachi, nous décidons de quitter la route principale pour rejoindre les zones forestières où les feuillages paraissent flamboyants. Nous remontons une première vallée sur une dizaine de kilomètres vers le barrage de Kurobe mais la vallée est très resserrée et n'offre aucune perspective. Nous tentons donc une nouvelle petite route qui parcourt de magnifiques sous bois jaunes, oranges ou rouges puis rejoint la petite station de ski de Kashimayari avant de redescendre au bord du lac Nakatsuna.
Nous suivons ensuite les rives du lac Aoki offrant un superbe panorama sur les sommets et les feuillages d'automne.
Vers Hakuba, la vallée s'élargit à nouveau et l'urbanisation reprend ses droits, sans être très dense. Nous logeons au pied des pistes de ski et au cœur de la forêt. L'ambiance est très différente de nos stations françaises : ici, le train circule presque au pied des pistes et seuls quelques hébergements sont disponibles à proximité immédiate des remontées. L'essentiel des habitations est implanté dans la plate vallée distante de quelques kilomètres. | | | À: Mjp · 17 janvier 2020 à 22:21 Message 39 de 90 · Page 2 de 5 · 1 342 affichages · Partager 06/11: Hakuba - NotojimaUn ciel d'un bleu particulièrement intense se découvre au lever du jour. Quand nous prenons la voiture des brumes se sont répandues dans le fond de la vallée et une lumière très étonnante éclaire les sommets qui paraissent comme ourlés de givre.
La route parcourt d'abord une large vallée qui se rétrécit jusqu'à devenir une gorge. C'est alors une succession de tunnels interminables pour franchir cet étroit et long défilé. Ensuite, des ouvrages de protection impressionnants recouvrent la route lorsqu'elle emprunte le bord de la gorge. Dès que la vallée s'élargit à proximité de la mer les constructions réapparaissent entourées de rizières. Pour gagner du temps nous décidons de poursuivre sur la voie express d'autant plus que la carte nous montre que nous allons traverser une zone urbanisée sur des dizaines de kilomètres. D'abord en bord de mer, la voie rapide emprunte viaducs et tunnels jusqu'à déboucher sur une vaste plaine côtière. La pluie a fait son apparition et les sommets des Alpes se fondent dans les nuages.
À Tarama, nous quittons la voie rapide pour suivre le bord de mer sur la côte est de la péninsule de Noto. La route sinue au pied des collines. Les petits ports de pêche se succèdent mais l'activité n'y semble pas très florissante.
Un pont moderne permet de rejoindre l’île de Notojima. Une douce lumière donne à la mer un aspect satiné tandis que des cumulus bourgeonnent dans le ciel.
Comme il est encore tôt, nous décidons de faire le tour d'une partie de l’île en voiture ce qui nous permet de découvrir des petits ports endormis et des rizières qui jalonnent les vallons débouchant dans la mer.
Nous devons attendre 17h pour nous enregistrer à la guesthouse avec vue panoramique sur la côte. Nous disposons d'une grande chambre traditionnelle avec ses futons posés sur un tatami.
Par contre, il n'y a aucun restaurant à proximité et nous trouvons heureusement un Family Mart qui nous assure notre dîner. | | | À: Mjp · 18 janvier 2020 à 17:14 Message 40 de 90 · Page 2 de 5 · 1 318 affichages · Partager 07/11: Notojima - KanazawaAu lever du jour une superbe lumière rasante éclaire les brumes qui s'enroulent autour des maisons et de la mer. Je me précipite dehors pour faire quelques photos de cette atmosphère si particulière.
Nous savourons ensuite un authentique petit déjeuner japonais : le plateau est composé tel une œuvre d'art délicate.
Nous prenons la route vers Wajima où se déroule un marché quotidien : dans une rue piétonne les marchands (essentiellement des femmes) présentent de petits stands de poissons et fruits de mer bien ordonnés et impeccablement préparés.
Nous poursuivons la route côtière vers le Nord pour découvrir les rizières en terrasses de Seinmada. Accrochées à la pente les terrasses descendent jusqu'à la mer. Le spectacle est un peu gâché par les milliers de lumières qui balisent absolument toutes les terrasses pour offrir un spectacle nocturne qui attire certainement beaucoup de voyageurs. Cet aspect particulier de la culture japonaise qui mélange beauté de la nature et attraction touristique ne nous touche guère.
La route traverse quelques villages de pécheurs aux maisons de bois. Tout le long de la côte des ouvrages de protection sont érigés.
Des falaises blanches surmontées d'une végétation luxuriante succèdent aux ports blottis derrière des digues. Notre dernière halte sera pour la ferme du sel qui permet de découvrir les méthodes artisanales utilisées pour la production de sel malgré les difficultés inhérentes au climat humide.
Notre estomac commence à crier famine et le premier Family Mart sera apprécié pour notre petit plat réchauffé du jour : c'est presque devenu notre cantine quotidienne. En quelques minutes le temps change brutalement : le vent s'est levé et blanchit les crêtes des vagues tandis qu'un sombre ciel d'orage noircit la mer. Des grains commencent à éclater et la pluie va s'intensifier petit à petit. Tout au long de la route vers Kanazawa nous alternerons passages de grains et accalmies. La restitution de la voiture est rapide et nous retrouvons notre Toyoko inn tout proche. Nous mangeons dans un restaurant beef pizza tout proche de l’hôtel. Un groupe de 5 japonais, apparemment salarymen et women, y sont attablés et font un vacarme incroyable en riant à gorge déployée : une image bien différente de celle du peuple courtois et policé que nous cotoyons quotidiennement. Nous passons ensuite à la gare acheter notre billet pour le lendemain. Le sourire, l'amabilité et l'attention de l'employé sont comme toujours incomparables. | Carnets similaires sur le Japon: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 17 439 visiteurs en ligne depuis une heure! |