Nos deux mois passés essentiellement dans le nord du
Chili ont constitués un voyage inoubliable que je vais résumer sous peu dans un compte-rendu publié sur Voyageforum
Le plan initial était de louer une voiture à
Arica, et de la rendre à
Santiago deux mois plus tard. Puisque le prix demandé par différentes agences de location de voitures pour cette disposition était largement supérieur à nos moyens financiers, nous avons préféré faire quatre locations en boucle, i-e
Arica\
Arica 10 jours, Antofasga\Antofagasta 10 jours,
La Serena\
La Serena 10 jours et
Santiago\
Santiago 4 jours.
Un point qui nous a hanté longtemps avant le départ prévu était l’approvisionnement en essence, surtout dans l’extrême nord du pays.
Eh! bien pour avoir vadrouillé la région de long en large, je peux vous dire ceci: relaxez braves gens, il n’y a rien à craindre et s’arracher les cheveux AVANT de partir ne sert strictement à rien...
Il est vrai que si
Arica est pourvue en stations d’essence, l’arrière-pays (nommément le village et la région du Putre) n’en possède aucune...
On peut voir ce problème sous deux angles: emporter avec soi des bidons d’essence ou s’approvisionner sur place.
Nous avons décidé d’acheter des bidons d’essence en vente chez la bannière COPEC.
On trouve au
Chili les bannières suivantes: Copec (très présente sur tout le territoire), PetroBras et Shell qui se fait souvent appeler Upita dans ce pays au lieu de Shell, même s’il s’agit du même logo, et des mêmes couleurs, ce qui est un peu étrange... ainsi que plusieurs détaillants indépendants.
Chez Copec, on vend des bidons de plastique vendus avec bouchon et bec verseur. Ils sont soit de couleur rouge ou bleu, tous sont d’une capacité de 20 litres. Les bidons rouges coûtaient en mars 2019: 8490 P l’unité.
Sur les présentoirs de la Copec, les rouges sont plus nombreux que les bleus. Après maintes questions, j’ai à peu près compris que les rouges servent pour de l’essence alors que les bleus servent pour la “paraffin”, kerosene ou diesel.
Bon, je vous perd un peu là? Ce que les Chiliens appellent “paraffin” est un terme absolète qu’il faut plutôt remplacer par le terme “kerosene”... Un synonyme, quoi. En gros, la “paraffin” ou kerosene brûle plus propre que le diesel.
Le
Chili a choisit de rendre le coût du carburant diesel beaucoup moins cher (à la pompe) que l’essence raffinée, Très mauvais choix de santé publique et environnemental, soit dit en passant...
Du carburant le plus cher au moins cher: essence avec indice d’octane 98, essence à indice 95 et essence à indice 93, ensuite, kerosene et finalement diesel.
Sachez que le bouchon, même serré au max, n’est absolument pas étanche et que des émanations de combustible embaumeront vos séjours en voiture. Opération: glaces ouvertes. Selon moi, vaut mieux respirer un peu de poussière que des émanations d’essence...Avons prévilégiés sac de plastique entre le goulot et le bouchon, et avons mis nourriture dans la voiture et non pas dans le coffre avec les bidons...
Voici le moment venu pour l’astuce: beaucoup d’hoteliers se voient remettre ces satanés (selon eux) bidons vides par des touristes qui n’en n’ont plus besoin...
Donc, AVANT d’en acheter des neufs, questioner votre hotelier à savoir s’il en a en sa possession. Si oui, il se fera sans doute une joie de vous les donner...
Ross Moorhouse, le proprio de Sunny days à
Arica en a une joyeuse collection, mais je suis persuadé que plusieurs proprios de guest house d’
Arica peuvent en dire autant...
Par contre, les proprios de guest house à Putre gardent jalousement les leurs... car ils en ont besoin pour acheter de l’essence à
Arica, la transporter à Putre et l’utiliser eux-mêmes ou alors la revendre aux touristes.
Donc, pas de station à Putre, mais plusieurs établissements vendent de l’essence: Terrace Lodge, Hotel\Kotel Kukuli etc... Compter payer environ 1000 P /litre. Franchement, vous n’aurez que l’embarras du choix, mais le prix sera assurément plus élevé qu’à
Arica.
Nous avons patrouillé la grande region de Putre pendant 14 jours, et nous voulions être aussi autonomes que possible. Nous avons pris deux bidons plus réservoir de la voiture et ça nous a permis de faire 1371 km en 10 jours avec un seul plein de bidon supplémentaire effectué au kilomètre 2006 de la Panaméricaine où se trouve une espèce de cambuse qui fait almacen et où on peut trouver de l’essence mais seulement en le demandant expressément. Elle vous sera vendue en bouteilles de boissons gazeuses...
Pour parcourir les 500 derniers km pas de soucis, car il y avait les stations d’essence d’
Iquique.
Avant notre départ j’ai pu mettre la main sur une bonne carte géographique du
Chili (ITMB), plastifiée, mais à l’échelle de 1:1,750.000 Cette échelle est loin d’être optimale. Pratique pour la géographie, les routes principales et importantes, les délimitations des différentes provinces et territoires, mais pas plus.
Heureusement, Copec vend une collection d’excellentes cartes routières qui compte 16 cartes (une pour chacune des régions administratives du
Chili). Ces cartes routières individuelles ont le grand intérêt d’indiquer les stations d’essence Copec AINSI que les stations d’essence des autres pétrolières.
L’échelle est au 1:400 000
Les cartes sont plastifiées.
Les 16 régions sont aussi regroupées dans un atlas relié à l’échelle moins intéressante. L’atlas quant à lui n’est pas plastifié.
J’ai acheté quelques exemplaires des cartes des zones 1 (
Lauca y Surire),2 (San Pedro de Atacama),3 (Copiapo y Elqui) et 4 Zona central: Los Volos à Pichilemu. Toutes sont version 2019. Communiquez avec moi à adorenz@yahoo.com pour plus de détails.
Le proprio actuel du Terrace Lodge situé à Putre, Flavio d’Inca, a élaboré trois cartes routières qu’il vend sur le site Internet du Terrasse Lodge. La première donne toutes les infos pour se rendre de Putre à Suriplaza et même jusqu’aux frontières du
Pérou et de la
Bolivie: routes à suivre et surtout routes/trajets à ne pas suivre
La carte donne aussi à l’endos des renseignements sur quatre randonnées pédestres dans la region.
La seconde carte s’intéresse au parc nacional
Lauca, la reserva nacional las vicunas et le salar de Surire.
La troisième détaille d’autres randonnées pédestres dans la region de Putre.
Puisque les cartes possèdent des droits d’auteurs, je ne puis légalement les reproduirent.
Ce que j’en pense? Elles en valent le coup, et en plus Flavio vous communiquera les travaux routiers en cours. Il connait super bien toute la grande région, car il fait aussi “agence de voyage”.
C’est un homme très sympa, mais un peu mère-poule... Faut prendre ses “n’allez surtout pas dans ces endroits” avec un grain de sel...
Cependant, ces cartes n’offrent pas de vue d’ensemble du territoire comme le font les cartes Copec... Donc, impossible de savoir comment passer d’un territoire à l’autre...
Si vous n’allez qu’à Suriplaza, qu’au parque
Lauca et au Salar de Surire et logo Chungara parfait! Si vous voulez découvrir d’autres endroits, il vous faut la carte Copec numéro 1 intitulée:
Lauca y Surire.
Marc Lamarre