bonjour
MERCI !
j'ai la chance d'avoir des amis à la Teste, donc je connais un peu ce beau coin de
France !
mais la je suis comme d'habitude en admiration !




francia
Merci pour l'appréciation, c'est sympa.
L'occasion pour moi d'ajouter quelques photos en complément...
Emblématique du
Bassin d'Arcachon, la célèbre et unique
Dune du Pilat mérite bien que je lui consacre un nouveau paragraphe.
Une récente balade à fouler son sable et quelques nouvelles photos prises en ce mois d'avril 2016... voici de quoi compléter mon récit initial.
Entre pinède et Bassin.
L'impressionnante montagne de sable s'étend à perte de vue. Depuis une de ses crêtes, les rides dessinées par le vent à la surface du sable accentuent la perspective en serpentant vers le sommet.
Un minuscule point... tout en haut.
Une silhouette humaine solitaire sur le sommet de la plus haute dune d'Europe !
Une cime qui culmine d'après les récentes mesures à précisément 110,19 mètres. Devant une telle vue, on ne peut s'empêcher de penser à l'immensité du désert. Un sommet, des crêtes et des vallons dunaires... et en premier plan le tracé d'une courbe comme une vague de sable.
Un long banc de sable.
Côté océan, s'étirent les sables d'Arguin puis vers l'horizon les vagues de l'Atlantique, ourlets d'écume dont la blancheur contraste avec le bleu des eaux marines.
Avec la quiétude de cette matinée d'avril, les cris des colonies de sternes de la réserve d'Arguin parviennent jusqu'à ce versant de dune. On ne peut imaginer plus belle ambiance sonore.
Le Cap Ferret, une presqu'île entre bassin et océan.
Côté bassin, la vue est imprenable sur la fameuse
presqu'île du Cap Ferret située à quelques quatre kilomètres de la dune.
Un détail attire immanquablement le regard, le phare. Évidemment, c'est bien la fonction essentielle de cette haute colonne blanche dominée par sa lanterne rouge.
Vent de sable.
Voilà qu' Eole se réveille et sur une des crêtes de la dune, les grains particulièrement fins de cette montagne de sable se mettent en mouvement.
Etait-il bien raisonnable de tenter cette photo, quand on sait que les appareils photos détestent les poussières et encore plus les grains de sable ? Entre la protection du reflex et l'envie d'immortaliser ce vent de sable, c'est cette dernière qui l'a emporté.
Lignes et courbes sur sable.
La Nature s'avère être une artiste comme en témoignent ces créations dessinées à la surface de la dune. Lignes parallèles, courbes, cercles... Ont participé à cette « œuvre » éphémère, le vent, l'humidité et la chaleur des rayons du soleil.
Bravo pour ce joli graphisme dont les lignes s'allongent avec l'effet du grand angle.
Inexorablement, elle avance !
Côté pinède, le versant de la dune est particulièrement pentu. Poussé par les vents du large le sable gagne sur la forêt, de 1 à 5 mètres selon les années et en plongeant le regard on aperçoit au pied de la dune quelques squelettes de pins, morts ensevelis sous le sable.
La dune avance vers l'intérieur des terres comme si elle voulait reprendre une partie du territoire cédé côté rivage sous l'assaut des vagues...
Sapée par les vagues.
A marée haute, lors des hauts coefficients ou des tempêtes, les vagues viennent lécher, grignoter ou saper le pied de la dune et ce sont à chaque fois des mètres cubes de sable qui sont engloutis par les flots !
Une surprenante végétation de dune
Comme dans le désert, par endroits, une rare végétation parvient tout de même à pousser ! On s'en étonne, tant le milieu est ici hostile : un sol si aride composé uniquement de sable et de plus régulièrement balayé par des embruns salés. Cependant les oyats semblent s'y plaire. D'ailleurs, il rendent service au massif dunaire en participant à la stabilisation du sol.
J'apprécie l'aspect esthétique de ce versant surplombant l'étendue bleu marine avec ces quelques touffes végétales, ici et là, ondulant au gré de la brise marine.
Ils arrivent !
Je veux parler des visiteurs... Ils sont près de 2 millions par an à venir fouler cette montagne de sable d'environ 3 kilomètres de long et ainsi ils profitent de ce belvédère unique sur le
Bassin d'Arcachon et au loin sur l'horizon Atlantique.
Et cet intérêt, on le comprend parfaitement, ce site vaut vraiment le détour (comme cela est écrit dans tous les guides touristiques !).
En pleine saison estivale ou lors des week-ends printaniers très ensoleillés, les visiteurs arpentent chaque versants ponctuant de leurs silhouettes minuscules l'immensité sablonneuse... qui n'est plus alors vraiment désertique !
En ce matin de début avril, ils arrivent mais ils ne sont pas encore très nombreux, juste quelques grappes humaines sur les crêtes.
Effets de lumière
Une dernière photo en visant le côté sud de la dune avant qu'il ne soit parcouru par la foule des randonneurs.
La lumière matinale, encore rasante, accentue le relief de la surface dunaire. Assurément un des meilleurs moments pour contempler et photographier ce lieu à nul autre pareil... en égoïste randonneur presque solitaire. Car vous l'avez compris, passé 10 heures du matin, il devient difficile de ressentir l'impression de désert avec le flot des visiteurs.
Le soir est également un moment privilégié où l'on peut contempler d'ici, de magnifiques couchers de soleil embrasant l'horizon marin.
Contrastes de teintes
La balade me mène à présent sur le rivage, au pied de la dune où j'assiste à une étonnante rencontre toute en contrastes.
L'écume blanche des vagues successives vient à la rencontre des ombres bien plus sombres de la silhouette de la dune. Deux guirlandes festonnées qui se font face mais deux tracés différents, l'un immobile celui des ombres, l'autre sans cesse en mouvement avec celui de l'écume.
Comme un visage sur la grève
Drôle d'aspect pour cette masse gélatineuse gisant sur le sable encore humide. Une imposante méduse est échouée. En observant sa disposition, cela pourrait faire penser avec (beaucoup) imagination aux traits d'un visage. Deux yeux, et une longue barbe... Une dernière photo en guise de clin d’œil en conclusion de ce paragraphe.