Déjà présente à Paris, Nice et Lyon, la compagnie souhaiterait accroître sa présence en France, à Marseille, Toulouse et Mérignac. Mais, elle se heurte au refus des autorités françaises.
Explications:
Ce n'est pas encore un projet précis, mais une intention très clairement exprimée. La compagnie aérienne
Emirates
, dont
la filiale française emploie quelque 110 personnes, souhaite étendre le nombre de ses dessertes dans l'Hexagone, qui est la troisième destination européenne du géant émiratien (25 milliards de dollars de chiffre d'affaires) après la
Grande-Bretagne et l'
Allemagne.
Déjà plus d'un million de passagers en France Aujourd'hui, trois aéroports français sont connectés au hub de
Dubaï et, à travers lui, à toutes les destinations mondiales :
Paris-Charles-de-Gaulle (20 vols par semaine),
Nice depuis près de vingt-deux ans (7 vols) et
Lyon (5 vols).
Au total, la compagnie a enregistré 1,1 million de passagers dans ces trois aéroports en 2015.
«
Le succès de notre implantation lyonnaise est au-delà de nos objectifs les plus ambitieux, indique Thierry de Bailleul, le directeur général
France d'Emirates.
Tant du point de vue des ouvertures économiques à l'exportation que de celui du tourisme à
Lyon et en
Rhône-Alpes. »
Mais, les autorités sont hostiles
À l'occasion de la future privatisation de l'aéroport de
Lyon, les élus locaux plaident pour deux dessertes hebdomadaires supplémentaires. Aujourd'hui,
Bordeaux,
Marseille et
Toulouse sont dans le plan stratégique d'Emirates en
France.
Mais les autorités françaises n'y sont pas favorables. Le
lobbying d'Air France, qui se bat pour protéger ses hubs de
Paris et d'
Amsterdam, n'est sans doute pas étranger à cette position.
Du côté de chez Emirates, on s'étonne de ces craintes de la compagnie nationale française et on estime les
concurrences frontales avec Air France "très à la marge".
"La Grande- Bretagne est notre premier marché en Europe avec 120 vols par semaine et British Airways est en pleine santé financière", assure Thierry de Bailleul.
Personne ne sait à ce jour quand évoluera l'accord bi-latéral qui régit, depuis 7 ans, les relations entre Emirates et la
France.
Il ne faut sans doute pas rêver. Les A 380 qui atterrissent à Mérignac resteront ceux qui viennent en maintenance chez Sabena Technics pour quelque temps encore. Un jour peut être les passagers pourront s'envoler de
Bordeaux vers
Dubaï et au-delà vers le monde entier. Mais, ce n'est pas pour demain.
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