tu placoteras pas, on t'enverra bouler.... ils en voient tellement qu'ils sont très remontés contre le gadjé, et on les comprend.
certaines associations travaillent avec eux, et c'est long pour obtenir leur confiance.
les campements sont soit illégaux et alors ce sont souvent de vrais bidonvilles suant la misère et la crasse, soit des camps aménagés (mais y'en a pas beaucoup, de ces aires dites de "passage" mieux pourvues en équipements sanitaires,) et alors c'est pour la plupart du temps une autre population. des gens en règle, citoyens français, forains, nomades divers, qui sont eux aussi en panne de reconnaissance sociale et tout aussi discriminés.
quand il n'y a pas d'aires de passage, ces populations s'installent, négociées ou non, sur des terrains qui leur paraissent possibles, pour quelques jours ou semaines. elles en sont aussi chassées le plus souvent; parfois le départ est négocié.
ces personnes, ces camps : une nébuleuse de situations diverses et variées.
sait-on que la famille ROMANES, du cirque du même nom, fort connu, basé à
Paris et choisi pour représenter la
France lors de l'ouverture de la foire universelle de Shangaï, ont eu à leur retour de
Chine des problèmes avec la reconnaissance de leur statut en
France......
quand j'étais petite fille, à la campagne, on les voyait passer et ils travaillaient comme aides agricoles, ou comme étameurs, tresseurs de paniers en osiers ect ;.. des petits métiers qui ont disparus maintenant (qui fait réparer des casseroles maintenant ? et un panier en osier est moins cherchez Gifi que fait main par une gitane). Ils étaient beaucoup moins discriminés qu'aujourd'hui.
il y avait aussi ceux qui vivaient de petits cirques, et de cinéma ambulants. j'ai encore vu un de ces cirques familiaux, sans chapiteau, il y a 30 ans dans l'
Hérault.
actuellement ils servent de boucs émissaires, de dérivatifs face aux aléas de la crise qui frappe l'Europe. personne (et merci à tous ceux qui se manifestent ici) ne les défend, ou très peu (film ci-dessus). pendant que les gens crachent dessus, brulent leurs campements, que les CRS les dispersent quasiment jour après jour, on ne fait pas d'politique.... ils sont livrés sans état d'âmes à la vindicte publique.
que veux-tu voire, temporel ?
du temps des persécutions contre les juifs, on ne visitait pas les ghettos.