Je ne "crois" rien. Lors des attaques du 11 septembre 2001, les terroristes ont pris le contrôle de 4 appareils grâce à des cutters.
Il y a quelques années, Richard Reid a été arrêté dans un vol entre
Paris et
Miami alors qu'il tentait d'allumer des bombes placées dans les semelles de ses chaussures avec des allumettes.
C'est justement après le 11 septembre que le CE avait proposé un voyage
France/
Canada puis retour
France via les
USA. Ce voyage était programmé bien bien avant les attentats du 11/09.
Je faisais partie de ce voayge.
Au départ de
Paris, RAS. Tout est en règle.
Suite au mauvais temps, on attérit à O'Hare au lieu de
Toronto (ce qui était prévu au départ).
Tous les passagers sont débarqués pour une nuit ou deux à
Chicago. Notre groupe passe allégrement la douane américaine, sauf moi. Je suis retenu par un contrôleur au guichet qui me dit en anglais d'attendre. Là, je commence à avoir peur.
Quelques minutes plus tard, trois personnes, deux hommes en civil, grands, environ 1 m 85, un Blanc et un Noir et une femme, forte de type sudaméricaine, viennent me " chercher " et la femme, qui parlait un français parfait me demande de suivre les messieurs.
Mes collègues, qui de loin assistent à la scène sont interloqués, mais ils ne peuvent rien faire. D'ailleurs, je les perds très vite de vue, car on me fait descendre deux ou trois étages et je me retrouve dans un grand couloir avec des portes en métal bleu.
La femme m'ouvre l'une d'elle et me dit de rentrer avec les deux hommes. Naturellement, j'ai oublié de préciser que j'ai entretemps, récupéré ma valise.
La femme me dit de poser ma valise sur une table qu'il y avait dans cette salle, sombre, car mal éclairée et froide (il devait y faire pas plus de 15 ° et nous étions en février), puis elle me dit de m'éloigner de la table, car les policeman (c'est son mot) vont fouiller ma valise. Elle me cantonne vers un coin de cette pièce très étroite.
Ma valise est soigneusement inspecté, mon linge épluché, défait, examiné sous toutes les coutures, mon tube de dentifrice est vidé presque intégralement, mon rasoir électrique démonté...
Pris de panique, je me mets à trembler. De peur, mais aussi de froid...
Puis, la femme me dit toujours dans son français parfait qu'il faillait que je mette tout nu pour une fouille intégrale, que si je refusais, on emploirait la force, etc... bref, tout un discours intimidateur qui ne m'a pas fait longtemps réfléchir : j'ai préféré obtempérer.
J'enlève un a un tous mes vêtements quand une autre femme est entrée dans la pièce après avoir frapper à la porte.
Surpris, j'ai arrêter mon strip. La première femme m'a expliqué qu'aux
USA en vertu de l'égalité des droits Hommes/Femmes, une femme pouvait assister à une fouille et qu'en l'occurence, comme il y avait déjà deux hommes, il faillait donc qu'il y eût une autre femme, qui ne serait là qu'en témoin !
Cette deuxième femme était plutôt jolie, logniline, 35/40 ans et brune, mais elle ne parlait pas français.
Je reprends donc mon stip là où je l'ai laissé.
Je me retrouve en slip et j'attends comme ça, pensant que ça suffisait. Mais, certainement après avoir traduit les paroles des deux mecs, la femme traductrice me dit : Non, ils vous demande de TOUT enlever, tout, tout, tout...
Alors j'ai retiré ma montre, mon alliance, ma chaîne autour du cou, mais... pas mon slip.
Les deux hommes ont pris la mouche.
La traductrice est venue me dire qu'il fallait que je sois tout nu.
J'ai accepté en demandant de ne pas être touché par l'un des types.
Eberlués par ma remarque, les deux hommes se sont approchés de moi et c'est la femme traductrice qui m'a fouillé sous leur regard. Elle avait du leur traduire mes propos, j'imagine.
Quant à la deuxième femme, elle est restée là tout le temps du strip, soit 20 bonnes minutes, n'a rien dit, n'a rien fait.
Quand ils ont vu que tout était " OK ", ils m'ont dit de me rhabiller et m'ont aidé à refaire ma valise.
La nana traductrice m'a raccompagné seule jusqu'à la sortie. Elle m'a dit que du fait que je sois né en
Tunisie, j'ai été fouillé, tiré au hasard sur la liste des passagers de ce vol.
On m'a offert le taxi jusqu'à l'hôtel où logeaient mes collègues, à qui j'ai raconté mes mésaventures.
Tout le groupe du CE, a porté plainte auprès des autorités américaines pour abus de pouvoir.
Aujourd'hui, plus de 7 ans après les faits, pas de réponse.
A noter que le trajet O'Hare/
Toronto, puis
Toronto/
Paris s'est déroulé sans problème.