Pour voyager au
Canada, il y a le programme PVT qui permet de partir pour 1 an en offrant la possibilité de voyager ET de travailler (on est évidemment pas obligé d'y rester 1 an mais on ne peut partir qu'une fois). Seule contrainte : il faut prouver qu'on dispose de 3 x 700 euros (attestation bancaire ou parents qui garantissent qu'ils financeront les 3 premiers mois). C'est bien expliqué sur le site de l'ambassade.
L'ouest canadien :
les moins :
1- c'est désertique et les distances sont très importantes, la population se concentrant dans les grandes villes (
Edmonton,
Calgary,
Vancouver) et quelques villes nettement plus petites. Seule la valée de Kelowna au sud de la
Colombie Britannique est plus peuplée et sympa pour un voyageur intinérant.
si certaines routes sont goudronnées, nombreuses sont les routes en gravier, peu agréables à la marche. les routes forestières sont fortement déconseillées aux véhicules comme aux randonneurs; certaines grandes routes au nord étant plus des routes distinées aux camions qu'aux voitures, ne sont pas davantage goudronnées.
2- les
Prairies et les Rocheuses : les
Prairies ne sont pas plates mais valonnées et il y a très peu de forets (voire pas d'arbre du tout et un désert semi aride dans certains coins du sud de l'
Alberta); on peut faire des dizaines de kilomètres sans rencontrer personne ni trouver de lieu d'étapes (à déconseiller donc fortement aux marcheurs et ou cyclotouristes). A l'inverse, les Rocheuses sont... des hautes montagnes (!) avec un climat très rigoureux en altitude, même en été (en plein mois de juillet, on trouve encore de la neige à Revelstoke et à
Jasper). Mais toutes aussi désertes. Hors de questions d'y faire du kayak sans être parfaitement préparé et de toute façon, de manière assez limitée car peu de possibilité de bivouac sauf randonnées organisées localement (et hors de prix !)
3- attention : il ne faut surtout pas partir seul, surtout pour des activités sportives (mais ça c'est évident). cette nature là, grandiose et intacte, qui nous semble si familière grace aux multiples séries tele filmées là-bas est aussi peu hospitalière que la jungle. il y a les ours (et oui!) mais surtout les moustiques. Une halte dans un endroit enchanteur près d'une rivière ou d'un lac peut tourner au cauchemard en quelques instants. Quant aux ours, après trois semaines sans en avoir vu un seul, nous pensions sérieusement qu'il s'agissait d'une légende lorsque nous en avons vu un vrai de vrai alors que nous étions arrêtés sur une des rares aires aménagées dans le parc de Waterton. Et à moins d'1 km du village. il est passé à proximité de la voiture en nous snobant, comme une vraie star.
4- comme dans tout désert, les endroits aménagés pour les humains sont... surpeuplés (le pire étant sans conteste le merveilleux
lac Louise près de
Banff visité par 4, 5 millions chaque année alors que l'
Alberta n'a que 3 millions d'habitants). tout spot magnifiquement décrit dans un guide peut donc se révéler infréquentable
5- budget : malchance ou pas, nous avons souvent trouvé des activités sportives très chers (alors que nous avions un budget... confortable). le train est cher et peu pratique. pour un jeune, sans conteste le bus + travailler lorsque le porte-monnaie se vide est la meilleure solution sauf à acheter un vieux camping car
6- attention au nord d'
Edmonton, l'
Alberta est en plein boom du pétrole. les possibilités d'herbégement sont donc rares, même en camping.
les plus:
1- il ne faut pas être parano; on peut très bien voyager car c'est quand même un pays occidental peu violent.
2- quand on s'est acclimaté à la solitude, c'est un vrai bonheur de parcourir un pays sans trace d'activité humaine à des lieux à la ronde. avec un peu d'organisation, on devient vite autonome.
3- c'est un pays peuplé de gens qui ont encore un lien direct avec l'esprit pionnier, l'esprit de l'ouest, le vrai (l'
Alberta vient de fêter ses 100 ans, certaines routes n'ont été perçées à travers les Rocheuses que depuis 40 ans), il y a donc un curieux mélange de modernité et de rudesse. une vraie page d'histoire dont on peut croiser les acteurs.
4- en préparant soigneusement son itinéraire sur internet (car il y a plein de sites), on peut avoir un plan de route assez solide. ensuite... l'aventure commence au coin de la rue !
Enfin, n'oubliez pas que l'ouest canadien est essentiellement anglophone mais que les rangers dans les parcs parlent français.