je viens juste de rentrer d'une semaine sur l'iles
gran canaria j'étais a Puerto de
Mogan un petit port dont j'ai eu un grand coup de foudre j'y retourne au mois de novembre
J'ai vécu à Puerto de
Mogan tout au début des années 80.
La marina n'existait pas, le restaurant "Orillas del Mar" donnait directement sur la mer, les pêcheurs tiraient leurs barques sur la grève, nous allions jusqu'à Taurito à la nage et c'était alors une plage complètement déserte.
A Puerto de
Mogan, Carmelo et son frère Chano vendaient leur pêche du jour dans un petit local accolé aux entrepôts de tri des aubergines, à côté du restaurant "Tu Casa" et, en retrait de l'actuelle plage qui alors n'était qu'une petite lune de sable noir, il n'y avait que ces bâtiments-là. Tout l'arrière, de la plage à l'embranchement vers
Mogan Pueblo (soit 4 km environ) n'était que champs d'aubergines, papayers et quelques autre cultures vivrières. Ah oui, il y avait le terrain de "lucha canaria" aussi.
Un jour, feu le Marquis, un homme exquis, aussi raffiné qu'intelligent et aussi intelligent que caustique, qui venait s'encanailler l'hiver à Puerto de
Mogan, a décidé qu'il serait merveilleux de faire de cet endroit de sauvages une station balnéaire et luxueuse. Il se rapprocha de ses amis les promoteurs, et le béton commença de se déverser.
La dernière fois que je suis allée sur
Gran Canaria, en 1999, en escale vers l'île de
La Palma, Taurito n'était plus qu'un amoncellement de maisonnettes accolées et d'hôtels immenses qui avaient mangé le moindre mètre carré de terre et de roche jusqu'aux falaises montant de la plage à la route sur la corniche, qu'elles avaient colonisées.
La marina de Puerto de
Mogan, je l'avais vue en construction, je n'ai donc pas été surprise.
Je constate qu'elle représente un endroit paradisiaque pour certains, tant mieux pour eux.