Petit résumé de ce périple en terre mongole, chargée d'histoire et de
culture, aux paysages renversants, peuplée de gens rudes,
travailleurs, discrets mais fondamentalement tournés vers l'accueil de
l'étranger.
Après un court aperçu de la capitale Oulan Baatar : ville en pleine
construction made in china, où une pollution acre due aux usines de
chauffage au charbon ternit l'air, nous avons pris un vol direction le
sud, direction le
désert de Gobi.
Premier choc visuel avec la découverte de la steppe, puis des dunes à
perte de vue. On se fait plaisir, on descend du mini bus pour
apprécier à pleins poumons/yeux écarquillés cet espace à perte de vue,
propice à la méditation, à l'oubli, et au bonheur simple mais
tellement intense.
Ce qui frappe c'est le silence...et puis l'immensité, ces distances
d'un point A à un point B qui n'en finissent pas.
Et puis aussi, ce sera la réconciliation avec les couleurs
authentiques : celles de la terre, des rochers, du ciel au couchant,
de l'aube glacée.
En quinze jours on passera de la dune ivoire, aux rochers rouges, en
passant par la steppe grillé et parsemé de cailloux verts/gris/orange,
sans oublierl le blanc immaculé de la neige dans la forêt de résineux
où l'on observera les traces des loups.
Les animaux font partie du décor mi Lawrence d'Arabie/mi Western : des
troupeaux de chameaux, de yacks, de chevaux, de chèvres et moutons.
Leur troupeau est leur principale richesse, l'homme guide le troupeau,
lui cherche le meilleur paturage. On a pu assister à la traite des
juments et des chamelles, on a guidé les chèvres à cheval. L'harmonie
est tellement forte entre l'homme, les animaux et la nature qu'elle
vous éclabousse de sérénité.
Autre expérience sans précédent : la vie sous la yourte (avec
plusieurs nuits bien en-dessous de zéro).
Toutes les yourtes sont agrémentées d'un poèle mais il n'y a pas
forcément du bois pour l'alimenter, donc il faut superposer les
couches pour créer un semblant de chaleur ; mais quel bonheur, quand
le feu crépite, et que les flammes dansent sur le feutre. Il n'y a pas
plus bel écran de cinéma pour s'endormir.
En résumé : très belle expérience, sorte de retour aux sources, des
images plein la tête, et un retour difficile dans une société de
consommation bien terne.
Je vous conseille fortement de partir à la rencontre du peuple nomade,
pour votre enrichissement personnel car il est clair qu'on rentre
différent de cet échange long ou court, souvent sans dialogue mais
était ce toujours nécessaire de parler ?
L'oeil pétillant de l'enfant mongol courant dans l'immense prairie,
après un papillon ou à la recherche d'une grenouille, les joues
écarlates, le poing vigoureux est une image qui n'a pas de prix. Si ça
c'est pas du bonheur "authentique", et des enfants rieurs et malins on
en a croisé une sacrée brochette.
Par contre, une petite mise en garde pour les fragiles du dos, les
pistes sont vraiment très mauvaises, et c'est pas toujours évident de
passer la journée plus que secoué.
A bientôt sur ce forum pour de nouvelles aventures...