De retour d’un périple en voiture au
Liban, du 23 avril au 5 mai 2019, je vous fais part de mon expérience de la conduite automobile dans ce pays.
Je suis très surpris par les commentaires qui, généralement, qualifient la conduite au
Liban de très dangereuse, voire suicidaire, qui découragent fortement tout voyageur d’adopter ce type de mode de déplacement.
Je n’ai rencontré aucun problème.
Sur les grands axes, lorsque la circulation est dense, il suffit d’être un peu plus vigilant qu’en
France, surtout au regard des dépassements par la droite, qui sont habituels, et des irrégularités du revêtement, de laisser faire ceux qui slaloment. Quand la circulation est fluide, pas de problèmes.
En ville, conduire à peu près comme les libanais, s’armer de patience dans les embouteillages, ne pas être timide dans les rond points et user de son bras pour dire que l’on passe, surveiller ses rétroviseurs et tout se passe bien.
En campagne, la circulation est plutôt fluide, les routes souvent très correctes, avec bien sûr quelques fous furieux qu’il suffit de laisser passer.
Je n’ai jamais eu le moindre sentiment d’une prise de risque, d’une situation de danger, ni en ville, ni sur l’autoroute, ni ailleurs.
Deux précautions importantes : bien surveiller ses trois rétroviseurs et, en cas de stationnement en épi, se garer en marche arrière car les trottoirs sont hauts et les boucliers avant des voitures s’y accrochent souvent.
J’ai rencontré deux autres couples de français qui voyageaient aussi en voiture. Ils pensaient exactement comme moi et se sentaient parfaitement à l’aise.
Si cela peut vous rassurer, je suis dans ma soixante dixième année et plutôt que suicidaire, j’ai trouvé la conduite assez amusante

Ce qui précède n’engage bien évidemment que moi.
Bertrand