Bonsoir
En fait tout dépend de la phase de vol, des conditions environnantes et des symptômes précédant le décès.
Un décès du pilote en fonction au décollage en début de montée initiale ou en approche cat. III (atterrissage par conditions de très faible visibilité) entraînera systématiquement une situation d'urgence. La charge de travail dans ces phases de vol est élevée. Le pilote valide ne pourra pas, sans aide extérieure, gérer l'incident à bord tout en assurant la poursuite du vol en sécurité. Un Mayday sera émis. Il sera nécessaire et justifié et il aura pour effet immédiat :
- d'épurer la fréquence radio au profit de l'appareil en difficulté.
- d’obtenir rapidement du contrôle aérien (si nécessaire) une trajectoire optimisée (guidage radar après une remise de gaz, liberté de manœuvre... etc.)
Si l'incident se produit au niveau, en croisière en trans-océanique, à trois heures de la destination ou du premier déroutement possible, le Mayday ne servira pas à grand chose...
Trois situations problématiques livrées à votre réflexion :
- Décès d'un des deux pilotes sur un cargo (genre MD11 Fedex ou 757 DHL). Sans doute un grand moment de solitude pour le survivant...
- Convulsions précédant le décès du pilote en fonction en courte finale. (un cas existe peu après le décollage sur avion léger).
- Décès (même paisible
) en transport public mono-pilote.
Mis à part cela, pour un pilote, mourir en plein ciel d'un arrêt cardiaque... ce n'est sans doute pas la fin la plus détestable.

PS : Après lecture de l'article en lien sur une réponse précédente, je ne vois pas comment on pourrait laisser un pilote en état d'arrêt cardio-ventilatoire assis à son siège. Le minimum en ces circonstances est un choc au défibrillateur (si un défibrillateur est à bord) ou un massage cardiaque avec respiration artificielle. Sur MC ou LC les seules solutions réalistes sont le galley avant, rideaux tirés, ou le poste de repos PNT
Bon vols.