24 juillet.Aujourd’hui nous changeons encore de camp et s’annonce un long transfert et une journée qui s’avèrera une des journées phare de notre séjour. Comme d’habitude, Spokes, en réponse à notre question sur la durée du parcours répond : « it’s far but not too far ».
Nous quittons le camp à 6h45 et nous retournons sur le spot où nous avons vu les lions la veille ;
ils sont encore à proximité de la carcasse de girafe, celle-ci commençant à être bien vidée.
Nous restons quelques minutes puis partons à la recherche d’autres félins. Quelques minutes plus tard, nous croisons un 4x4 qui vient d’avoir l’information qu’un léopard est à proximité. En 5 mn à bonne allure, nous sommes sur le lieu où il a été repéré avec 2 autres véhicules et nous voyons apparaître un magnifique mâle, nullement dérangé par les voitures et qui se déplace tranquillement.
Rapidement il disparaît dans le bush et tous les véhicules, dérogeant à l’interdiction de quitter la piste, le suivent. Sur ce coup, Spokes a été très prompt et nous nous retrouvons aux premières loges.
La scène dure quelques minutes, après quoi plusieurs véhicules arrivent et le léopard disparaît petit à petit. Après ce départ en fanfare, nous partons en quête d’autres félins, sans succès. En milieu de matinée, nous nous arrêtons pour le café près d’un point d’eau où se trouvent girafes et éléphants.
A cette occasion, Spokes nous donne, exemples à l’appui, des explications sur les pattes d’éléphants (différences entre avant et arrière, déduction de l’allure de l’éléphant selon les espacements des pas et calcul de la taille de l’animal selon la longueur de la patte arrière).
Après cette pause, nous nous dirigeons vers
Moremi. En chemin, nous tombons encore sur un groupe de lions avec des petits, malheureusement assez difficiles à observer car cachés dans la végétation. La piste est complètement défoncée et le paysage particulièrement sec et désertique. Dans cet environnement, nous rencontrons beaucoup de girafes et quelques zèbres et gnous. On essaie de passer le temps comme on peut, notamment en tentant d’améliorer notre vocabulaire anglais avec le petit guide pour les nuls qu’on a avec nous.
Nous nous arrêtons pour manger à proximité de Mababe Gate, peu après 12h30. Selon Spokes, nous devrions arriver vers 15h30.
La piste avant Khwai devient nettement plus praticable et moins bosselée ; au lieu de l’emprunter jusqu’au bout, Spokes décide de bifurquer sur la gauche pour rentrer dans le parc. Nous tombons tout d’abord sur un paysage assez étonnant d’arbres morts en grande quantité puis quelques centaines de mètres plus loin, nous sommes ravis de retrouver de l’eau et une rivière, d’autant que les animaux sont en nombre : éléphants,
hippopotames,
girafes,
antilopes...Le spectacle est magnifique. Après avoir traversé le village de Khwai, nous arrivons à la gate de
Moremi où Spokes descend comme d’habitude payer les droits d’entrée. Alors que nous l’attendons, Charlotte et moi apercevons furtivement un singe avec une particularité : il a des couilles bleues fluo... Les autres ne nous croient pas... A son retour je demande à Spokes quel est ce singe avec des « blues balls ». Il comprend tout de suite et se marre. C’est un vervet et les autres se rendent compte qu’on n’a pas raconté de bobards.
Spokes nous dit qu’il nous reste 45 mn avant le camp (il est déjà 16h..) mais il nous propose à 20 mn d’aller voir un léopard qui a fait un « kill » ce matin et est encore probablement à proximité. On est bien fatigués mais bien entendu ça ne se refuse pas ! Nous voilà donc repartis. Après quelques minutes, nous arrivons sur une plaine humide assez riche en animaux et sur une petite presqu’ile on voit 2 véhicules à l’arrêt, laissant imaginer que c’est là que se trouve le léopard. Il y a à peine quelques minutes Anny nous disait que voir un léopard dans un arbre relevait du phantasme et de la théorie mais voilà que dans un arbre, à quelques mètres de nous, se tient un magnifique léopard mâle, avec la proie (un impala) qu’il a tuée dans la matinée.
Assez rapidement, les 2 4x4 nous laissent la place de choix pour prendre des photos et pendant de nombreuses minutes, les appareils crépitent.
L’animal n’est pas très actif mais il prend quand même régulièrement des poses intéressantes.
C’est vraiment inespéré et la journée, bien que très longue, est exceptionnelle.
Nous finissons nous-mêmes par libérer notre place, les 4x4 arrivant les uns après les autres.
Le temps continue à passer et nous sommes partis pour passer une journée non stop dans le véhicule. Sur le chemin vers le camp, les animaux sont là encore nombreux ; soudain, Spokes voit une trace de pas sur le bord de la piste. Il s’arrête, nous montre les mêmes traces dans son livre sur les mammifères : il s’agit d’un rhinocéros et les traces sont fraîches. On le sent tout à coup hyper excité et, alors que la nuit n’est pas très loin de tomber, le voilà qui se met en quête du rhinocéros. Nous tournons quelques minutes sans succès et nous voyons un véhicule qui nous fait des appels de phare : 5 mn plus tôt ils ont aperçu le rhinocéros qui, très craintif, a disparu rapidement dans le bush. Le guide nous montre le film de quelques secondes qu’il a pu réaliser et c’est assez exceptionnel. Spokes, qui n’a jamais eu l’occasion de voir de rhinocéros en dehors de réserves privées, continue à essayer de repérer le moindre signe de la présence de l’animal mais rien n’y fait, nous ne le verrons pas. Il est 18h45 quand nous arrivons enfin au camp ; nous apercevons 2 éléphants juste à proximité.
La journée a été riche en émotions et nous félicitons le guide pour sa persévérance.
Au menu du dîner : soupe de champignon et poulet grillé.
Pendant le repas, à 2 reprises Spokes entend des bruits : la première fois il s’agit d’un ratel dans le camp et la seconde ce sont des hyènes qu’il éclaire avec sa lampe torche et qui s’éloignent assez rapidement. Au cours du repas, nous parlons avec
States il est hyper musclé et nous lui demandons sur le ton de la plaisanterie s’il serait prêt à nous faire un cours de fitness le lendemain au moment de la pause du midi, ce qu’il accepte avec grand plaisir (on ne sait pas trop si lui-même plaisante ou pas..).
Ce soir, la fatigue nous gagne assez rapidement et peu après 21h nous nous couchons.
Image attachée: