Vendredi
C'est aujourd'hui la journée potentiellement compliquée en terme de route. Renseignements pris, pas de gros orages ces derniers temps donc la voie devrait être praticable.
Nous roulons sur la nationale 8 en direction de
Marrakech dans des paysages sans grand intérêt, il faut bien l'avouer...
J'évite la première route vers El Ksiba à regret car j'ignore si elle est goudronnée jusqu'au bout. A première vue elle a l'air belle pourtant, plus engageante que notre vilain bout de nationale.
Nous tournons vers le sud sur la R 317 et presque aussitôt les paysages valent le déplacement. Le goudron un peu moins, il est assez dégradé jusqu'à El Ksiba, mais roulable. Nous dépassons d'ailleurs un gros camping car qui passe sans soucis.
Vers Boutferda nous prenons la route qui mène aux greniers de falaise d'Aoujdal. Ils seraient en restauration et sont fléchés. Après une dizaine de kilomètres le goudron devient piste. Le premier oued me semble un peu gros pour le kangoo et je me dégonfle. L'état du ciel m'incite à la prudence.
Demi-tour donc et direction
Imilchil à nouveau. Les paysages sont somptueux. Nous passons le col entre les orages sous de très beaux éclairages qui mettent bien en avant les strates et plis géologiques.
Au lac l'auberge Tisilte est complète alors nous poursuivons jusqu'à
Imilchil sous une bonne pluie. Nous posons nos sacs à l'auberge l'avenir. C'est très simple et très propre. Nous y sommes reçus avec le cœur par Ihosiyn qui est très sympathique et prévenant.
Nous repartons en vadrouille aux lacs. La très bonne piste qui conduit au lac d'Isli est en cours d'élargissement et devrait d'ici peu désenclaver cette partie du plateau. Nous arrivons au lac sous un bel et violent orage de grêle, les photos parlent d’elles mêmes. La terre est très rouge et très grasse : je fais demi-tour quelques centaines de mètres avant le lac, avant la descente, pour ne pas rester coincé en bas. Nous finissons à pied. Il fait froid mais à cette altitude et à cette heure quoi de plus normal ?
Le soir, après un petit tour de la ville, nous dînons au coin du poêle d'un couscous fameux.