Le probleme doit principalement concerner les aéroports anglophones. Dans la partie francophone l'anglais est plus incontournable.
A
Montreal on vous accueille souvent dans les deux langues alors qu'a
Calgary c'est moins évident.
Beaucoup d'aéroport ont signalitique bilingue francais/anglais (je ne me souviens pas avoir transité par un aéroport monolingue).
Souvent les annonces enregistrées sont bilingues.
Pour ce qui est du personnel, il faut une subtilité: l'usager PEUT etre servi dans la langue de son choix, mais le personnel ne DOIT pas etre bilingue.
A l'immigration ou à la sureté, ca veut dire qu'un seul agent peut etre bilingue, ce ne sera pas forcément l'agent qui vous servira et il faudra parfois attendre plus que cet agent soit disponible. Idem dans l'avion: l'agent de bord francophone sera peut etre au serivce en premiere classe alors que le passager sera au fond de la cabine. Si c'est pour lui demander si il veut un poulet ou viande, ce sera plus rapide de lui faire comprendre que d'attendre que l'autre agent ait fini son service.
Je me rappelle de la récente plainte contre Air Canada: des quebecois ont demandé rien moins que 500.000$CA de dommage parce qu'à
Atlanta et dans l'avion on les a servi en anglais. Ils ont finalement obtenu 6.000$CA chacun. Mais le pire dans l'histoire: le couple est parti témoigner dans des chaines anglophones... EN ANGLAIS!!! (qui était d'un bon niveau)
Je parle un anglais tres basique, mais j'arrive toujours à converser avec des mots simples surtout dans l'avion (le personnel de cabine n'est pas la pour un café philosophique avec chaque passager!), à la sureté (en connaissant les procédures qui sont assez simples on sait anticiper les demandes, et si on ne comprend pas ce que veut l'agent, on le laisse chercher ce qu'il veut trouver!) voir même à la douane (qui à se réorienter vers un agent francophone en cas de besoin)
Alors c'est bien de s'assurer qu'un francophone ne sera pas perdu au fin fond de la
Colombie Brittanique si il ne maitrise pas un mot d'anglais. Mais il ne faut pas non plus tomber dans un certain intégrisme et exiger que tous les agents parlent spontanément français/anglais en tout point du pays.
Pour Air Canada c'est assez simple à vérifier: il suffit de demander les listes d'équipages et les inspecteurs verront bien si il y avait des agents qualifiés en francais présents. Et après se poser la question : si l'agent bilingue tartampion qui devait opérer le vol
Vancouver Kelowna est malade, que son remplacant ne l'est pas, doit on annuler le vol? ou le retarder de longues heures le temps de trouver un autre agent bilingue? Pour qu'un équebecois éventuellement présent puisse demander un "coca" ou un "café" et ne soit pas obligé de dire "coke" ou "coffee"?