Les bus vont de ville en ville mais aussi de village en village (il y a peu d'habitants qui ont une voiture). Tu peux donc à ce moment là accéder à des sentiers de randonnée à partir de ces villages, ou négocier pour qu'un habitant fasse office de taxi...Tu peux aussi faire des promenades en VTT, par exemple, si la nature t'attire, ou en raft. Bref, il y a des agences, et la possibilité de se débrouiller seuls...
Les pistes, en gravillons, sont parfois glissantes, mais beaucoup de routes sont goudronnées. Il n'y en a eu que peu où il fallait reculer pour permettre le passage des véhicules montant, elles sont belles dans l'ensemble (enfin, par rapport aux autres pistes sud-américaines, pas par rapport à des repères plus "occidentaux").
En définitive, le souci en
Equateur ne vient pas tellement des routes (elles sont plus belles qu'en
Bolivie, par exemple) mais bien des conducteurs...Ce n'est que récemment que les auto-écoles et le permis s'y sont développés (depuis 2001, si je ne me trompe pas, le permis existe, et cet été un ami équatorien nous a dit que les auto-écoles s'étaient développées depuis deux ans environ, qu'avant elles étaient rares). Avant, il suffisait de payer une somme modique pour avoir un papier autorisant à circuler, sans aucune formation préalable.
Donc, en gros, tous les gens qui circulent depuis plus de huit ans n'ont qu'une idée très approximative du code et des règles de sécurité. Donc doubler sans aucune visibilité dans un tournant: quel est le problème???
Par ailleurs, l'assurance n'est officiellement pas obligatoire (enfin, c'est un peu particulier, sites officiels et vie pratique ne donnent pas le même son de cloche). Donc en cas d'accident...il vaut parfois mieux avoir un bon avocat...