Martinedsn · 11 février 2011 à 19:35 · 89 photos 31 messages · 5 participants · 7 589 affichages | | | | 11 février 2011 à 19:35 · Modifié le 25 avr. 2011 à 22:22 Message 1 de 31 · Page 1 de 2 · 5 565 affichages · Partager SALT LAKE CITY (Utah, USA) janvier-février 2010; – 1 mois à Salt Lake City en “14” épisodes.
1 mois à Salt Lake City. Nos amis me demandent de relater notre séjour à SLC. Ayant pris quelques notes lors de l’une ou l’autre soirée, je vais les reprendre une à une, les corriger et les agrémenter. Passez un agréable moment en notre compagnie
Plan. Episodes1.   Trois valises olé! 2.   Le départ 3.   Le bonheur 4.   SLC ville 5.   Réflexion 6.   Bisons futés 7.   Les neurones 8.   Le capitole 9.   La franc-maçonnerie 10.  La restauration 11.  Utah Jazz 12.   Le Parc des Arches13.   Les sports d'hiver 14.   La généalogie
............... | | | À: Martinedsn · 11 février 2011 à 19:39 Message 2 de 31 · Page 1 de 2 · 5 554 affichages · Partager
La journée « valises ». (Episode 1)
Ca y est ! Tout est décidé. Nous partons. Un mois à SLC ; j’avoue craindre la longueur de notre séjour plus que la longueur du trajet. Vais-je m’y ennuyer ? Un mois à deux ménages n’est pas toujours chose aisée. Mais voilà, nous sommes heureux, car nous y allons pour la naissance de notre premier petit-fils.
Bon, ce n’est pas tout ça, mais il faut préparer les valises et tout un chacun qui me connaît bien sait à quel point je déteste cela : valise, train, avion, bus. Bref tout ce qui porte roulettes et parle de «départ» ne trouve pas grâce à mes yeux. J’ai déjà fait un effort énorme. Les valises sont sorties de leur placard depuis deux jours. Oh ! Elles ne bougent guère de place si ce n’est passer d’un coin à l’autre. Mon mari, lui, sait depuis longtemps déjà qu’il ne faut pas me parler de bagages, que je m’y mettrais bien à un moment ou à un autre, mais que, surtout, au grand surtout, ne pas prononcer le mot « valises ».
Aujourd’hui, nous sommes la veille du départ. Il faudra que je m’y mette. Oui, oui, mais tantôt. Après le dîner. Le dîner est fini, la vaisselle faite, le café bu. Les objets qui restent habituellement hors des armoires ont retrouvé leur place dans les placards. Il est inutile de laisser la poussière s’accumuler. De même que je ne nettoie plus la maison avant un long séjour, car, de toute manière, la poussière s’accumule vite et il faut quand même tout nettoyer au retour. Alors tout est rangé mais rien n’est nettoyé. Ouiiiiiii, je sais...-- va-li-ses ! Il est 17 heures. Je monte ! J’y suis. Je m’y mets. Vêtements de nuit, de sortie,... Bref, une valise. Sans oublier les médicaments. A 50 ans, ils ont remplacé les bonbons. Vieillir, c’est probablement cela. Rires ! Mon mari descend les bagages, trop heureux d’avoir à le faire.
Nous sommes prêts ! Passeports, tickets d’embarquement, dollars, mouchoirs et trois valises. J’ai dû insister pour la troisième, mais, après tout, nous pouvons en amener quatre de 23 kg chacune, alors pourquoi écraser toutes les affaires alors que nous avons des tas de cadeaux et qu’au retour ils seront remplacés par d’autres cadeaux ? Je n’en démords pas : une valise-monsieur, une valise-madame et une valise-cadeaux plus la valise de cabine. Et comme les veilles de voyage, il vaut mieux me laisser tranquille...Nous partons donc avec trois valises. | | | À: Martinedsn · 13 février 2011 à 21:22 Message 3 de 31 · Page 1 de 2 · 5 443 affichages · Partager La journée «départ». (Episode 2) Tout est bien calculé pour arriver à temps à Lille Europe. C’est mon frère qui nous y amènera. Croisons les doigts, pourvu qu’il n’y ait pas de grève et que le TGV n’ait pas de retard, car nous n’avons qu’une heure et demie de délai à Paris (aéroport Charles de Gaule) pour prendre l’avion. Suite à l’attentat manqué de la semaine derniàre, les mesures de sécurité sont renforcées et un employé d’Air France nous a recommandé de prendre le TGV plus tôt, de manière à avoir 3 heures d’écart. Pour nous, c’est OK, mais l’organisme qui nous a vendu les tickets n’en démord pas « Non ! Inutile ! D’ailleurs nous sommes en contact avec Air France,...aucune raison de vous inquiéter..., comprend pas le conseil de l’employé..., avez-vous son nom ? (grrrr, c’est le moment où je sens que je dois avoir des origines de cannibale)...Non ! tant pis...mais de toute manière pas de problème, pas de problème...pas d’inquiétude à avoir...» Et la phrase qui conclue - De toute manière, vous êtes enregistrés pour le vol dès Lille et à partir de là, l’avion est obligé de vous attendre. Ouais ouais ! Jamais vu d’avion qui attendait, moi ! Mais bon, puisqu’il n’y a rien à faire...
Nous arriverons donc une bonne heure avant le départ du TGV ; ainsi s’il y a beaucoup de monde, nous aurons le temps de bien nous inscrire sans nous énerver. D’ailleurs nous ne nous énervons pas du tout, puisque nous sommes les premiers. Cool !, dirait Rose-Marie, ma nièce. Les pre-miers ! Waah, la détente !
Ouaip la détente ! Trois secondes de détente, en fait ! Le temps de défaire le sourire que nous avions accroché à nos visages. L!employée, contrariée, nous annonce que leur ordinateur est en panne depuis ce matin : « Vous n’êtes pas enregistrés, vous devrez donc vous dépêcher à Paris. » Devant mon regard noir, elle se sent obligée d’ajouter : - Mais vous n’avez rien à craindre. Arrivant les derniers, il n’y aura plus personne, vous n’aurez donc pas de file à faire.
Bah tiens ! On m’en dira tant ! J’aime pas les voyages. J’aime pas les voyages ! J’aime pas les voyages ! - Que marmonnes-tu ?, me demande mon mari. - Moi, rien, rien, je dis seulement : «J’adorrrre les voyages ».
J’ignore pourquoi, mais il ne me croit pas.
Et nous voici au chaud dans la salle d’attente. Pas la peine d’attraper un rhume et les quais de Lille-Europe sont un courant d’air froid permanent. Pourvu que le TGV soit à l’heure ! La semaine dernière, deux grèves ont eu lieu.
Le TGV est annoncé. Le TGV est là. Le TGV part. Tchouc tchouc tchouc!Enfin, vu que c’est un TGV, c’est plutôt Tccccccccccchiiiiiiiiiii que nous entendons.
Paris-Charles de Gaule, tout le monde descend ! Vous pensez que nous allons descendre. Et « rapidos » même. Les trois grosses valises sur le quai, la valise-cabine à ne pas oublier. Je ne la lâche pas. Vite, vite, un chariot, les valises sur le chariot...Il faut regarder les panneaux,...les avions..., ceux qui montent..., le terminal...terminal A, non!...E...E...E.. ah par là ! Vite ! Zut un escalator, une barrière qui nous empêche de passer avec les chariots « et potfordik !.... Pas le temps de se chercher un ascenseur. On prend les valises ; on va les faire monter. Essayez donc de monter à toute vitesse sur des escalators pleins de monde avec 4 valises. Il faut les poser le petit côté sur les marches, sur et parallélement aux marches.
Ouf ! Nous voici en haut...terminal E... par ici... à droite...tout droit...tout droit...à gauche... à droite!droite ! Air France. Ici ! Les hôtesses sont là. Et, vous me croyez ou pas, mais pas un seul voyageur ! Nous serons les derniers ! Mais qui l’eût cru ! Heureusement, tout le monde nous dirige de suite vers «le » bon bureau d’enregistrement : «Ici », « Ici », « Prenez par là ». Et voilà.
Entretemps, on nous a déjà demandé deux fois, histoire de rien, quelle était la raison de notre voyage aux USA. Sécurité oblige ! Deux cocos qui arrivent comme des fous pour se faire embarquer à la dernière minute, ça a dû leur sembler louche et ce n’est pas notre accent belge qui va les dissuader de penser «danger ». L’explication de la naissance de notre petit-fils adoucit mes traits et l’interlocuteur, le temps de quelques secondes, devient tout sucre et tout miel. Non ! Nous ne sommes pas des terroristes.
- Vous êtes arrivés à temps, dit l’hôtesse, nous allons fermer dans quelques instants. Moi, pour la seconde fois dans la même journée, je souris aux anges. Je suis là à temps, nous n’allons pas devoir poireauter une journée supplémentaire à Paris et devoir prendre l’avion du lendemain ! Une valise, deux valises, trois valises, un supplément à payer ! Quoi ! Je me réveille soudain. Sur le site, il est bien noté quatre bagages de 23 kg ! - Non, Madame ! Voyez mon papier officiel, tous les vols enregistrés après le 1er novembre ne peuvent comporter qu’une valise par voyageur. Il vous en coûtera 50$ par bagage supplémentaire. Sacrénom ! Les voyages sont de réelles « pompes-à-sous ». Je peste. J’espère que mon mari n’ira pas d’un « Je t’avais dit que deux bagages suffisaient ». Mais non, il est, comme moi, trop heureux de pouvoir embarquer. Seulement le marathon n’est pas achevé. Les 50€, ce n’est pas à Air France qu’il faut les régler, mais à Continental Airlines. - Au bout de la rangée, tournez à droite. Le comptoir est là. Après, il vous faudra faire vite, je vous conseille de courir.
Comme si l’on faisait autre chose depuis une demi-heure ! Tandis que mon mari parle à l’hôtesse de l’enregistrement, j’ai déjà préparé mes 50$. On gagnera 5 secondes. - Pas d’espèces, avec une carte, déclare suave la jeune employée d’AC. Une minute de perdue. - Merci et courez, vous n’avez plus trop de temps, ajoute-t-elle. Et pour courir, on court. Chariot à bagages devant nous. Heureusement, on nous oriente bien et le trajet est facile...Attention ici on ne descend pas ! Des marches pas possibles avec les bagages:3 fois 24 kg, non ! Sapristi, il doit bien y avoir un ascenseur...là !!!...et il fonctionne (ouf !)...on n’a pas perdu de temps...la course reprend...et soudain, le miracle ! La porte d’embarquement. Ouffffffff ! Nous sommes les derniers, il y a des contrôles de sécurité, il faut encore faire la file. On s’en fout ! On respire. Je me demande pourquoi ils nous ont fait courir comme des fous! Il suffisait de nous dire de ne pas faire de lèche-vitrine. On aurait compris. Seulement, ici, on a suivi un entraînement pour les J.O. !
Une chance, à l’enregistrement, on nous a changés de place : nous serons deux pour trois sièges. Aaah qu’il est doux de voyager !
- Avancez, levez les bras. Oui c’est bon, vous pouvez y aller. Vous et vous, par ici, allez-y directement. Nous entrons sur la passerelle.
Sièges ligne G. On s’installe : le bic, les mots croisés, les livres. Clac. Clac. Clac.
Mesdames et messieurs, attachez vos ceintures. Ladies and gentlemen, Déjà blasés, nous n’écoutons plus, nous avons déjà commencé à remplir notre première grille de mots croisés.
L’avion décolle. | | | À: Martinedsn · 23 février 2011 à 17:46 Message 4 de 31 · Page 1 de 2 · 5 311 affichages · Partager La journée «Bonheur». (Episode 3) Altitude 1200 mètres. Bienvenue à Salt Lake City !
Dix grilles de mots croisés plus loin, nous atterrissons, pressés de retrouver le plancher des vaches et une nourriture non aseptisée. Le personnel de l’aéroport est souriant. « Il en était de même à Houston » dit mon mari, plus voyageur que moi qui n’ai que l’expérience de la côte Est et, là-bas, tu gagnes le gros lot si tu arrives à faire sourire qui que ce soit !
Qu’importe ! Nos bagages ont bien supporté le voyage et c’est le coeur au ventre que nous avançons vers la sortie. Un grand roux, cheveux à la Jackson, nous attend : le jeune papa ! Jimmy, notre fiston. L’aéroport n’existe plus, on ne voit plus que lui. Et que celui qui ne comprend pas cela me jette la première pierre !
Direction la sortie. Nous passerons d’abord à la maison pour y déposer les bagages, ensuite direction « ma-ter-ni-té »:. Nous n’attendons que ça ! Oui, mais voilà, comme dans tous les grands jeux télévisés, il y a d’abord des épreuves à passer et la première, nous la devinons de suite lorsque nous voyons la voiture de notre fils. Une petite New Beetle qui, comme le lièvre du Canada, a pris sa couleur blanche d’hiver. Nous regardons la voiture, puis regardons nos trois valises. Qui de nous six restera à l’aéroport Pas le chauffeur, bien entendu. Je regarde à nouveau les valises, mon mari, l’auto. - Ne t’inquiète pas, maman (avec lui, il ne faut jaaaaaaaaaaaa-mais s’inquiéter !), tout rentrera. C’était ça l’épreuve !
Et elle fut réussie. Le chauffeur derrière le volant, c’est mieux paraît-il, mon mari, la hanche fraîchement opérée, s’installe à l’avant, et bien entendu, bibi, qui partage son siège avec les valises entrées je ne sais par quel tour de magie, à l’arrière. Et nous voici partis. La route n’est pas bien longue. Une vingtaine de minutes.
Tiens donc, justement, la route, j’ai le temps de la regarder. En fait, complètement coincée entre valise et siège, seul un petit rectangle s’offre à ma vue. Condamnée à fixer cette lucarne, je remarque qu’on ne cesse de croiser des New Beetle. D’ailleurs, cela nous frappera durant tout notre séjour à Salt Lake : jamais vu autant de NB rassemblées en un seul endroit : toutes les couleurs y sont, représentées et on en trouve à tous les coins de rue. Je me remémore les années 70, en Italie, à un rond-point, une ribambelle de toutes petites Fiat!On aurait dit une course de coccinelles ! Ici, ce sont des New Beetles ! Les coccinelles ont grossi.
La maison qu’occupent mon fils et ma belle-fille est chouette. Elle se trouve dans un des premiers quartiers typiques de Salt Lake. Quartier peu à peu abandonné jusqu’au moment où les gens ont commencé à se rendre compte qu’il avait un cachet et il a recommencé à se repeupler. Le prix des maisons y a flambé comme dans tous les anciens quartiers des villes qui retrouvent peu à peu une seconde vie. L’identité retrouvée. Le quartier est quadrillé. Joli repère cartésien ! Dans un sens (j’ai oublié lequel), les rues sont numérotées de 1 à 18 ; dans l’autre sens, elles sont «alphabétisées» de A à V. Au plus l’on monte dans l’ordre des numéros, au plus on monte en altitude. Et c’est peu de le dire, il faudra par la suite le faire ! A pattes ! Les enfants habitent la J Street entre la 9ème et la 10ème rue. Valises déposées, nous filons à la maternité de l’université. Altitude 1400 m.
Quel plaisir ! Quelle joie ! C’est un bonheur qui nous arrive en pleine figure, en plein ventre, en pleines mains ; tellement grand qu’on ne sait pas ouvrir les bras suffisamment « grands» pour le recevoir, le retenir. Une facette du bonheur dont nous ignorions tout et que nous avalons, sans honte, à en éclater ! Un petit garçon. Andréas. 57 cm et 4,400 kg. Un petit-fils. Un bébé à eux, à nous. Et nous devenons gâteux, comme tous les grands-parents le sont. Je ne vais pas rentrer dans les détails, disons qu’ils resteront d’ordre privé, mais je tenais quand même à vous en offrir quelques éclats.
Demain sera un autre jour. | | | À: Martinedsn · 27 février 2011 à 21:44 Message 5 de 31 · Page 1 de 2 · 5 224 affichages · Partager Très joli récit, Martine ! Très agréable à lire, drôle, mais aussi très émouvant ! Vivement la suite ! | | | À: Virginath · 28 février 2011 à 17:23 · Modifié le 11 mars 2011 à 14:44 Message 6 de 31 · Page 1 de 2 · 5 192 affichages · Partager Merci beaucoup, Virginath, j'ai voulu offrir le carnet de voyage d'une personne tout ordinaire et non celui d'une globe-trotter...sourire.  Et je compte mettre un chapitre par semaine, histoire de ne pas soûler le lecteur. Bonne lecture!  *
La journée " Découverte de Salt Lake ". (Episode 4)
Et tous les lendemains, frais et dispo, nous nous éveillions facilement. Le décalage horaire dans le sens Europe- USA n’a jamais posé de problème. Le sens inverse, par contre, je ne vous dis pas ! Solide petit-déjeuner bien calé -- et cela vaut mieux car avec nos lascars le dîner, ce sera à midi ou à 13 heures, à 14 heures ou à 15 heures, ou même encore à 16 heures ! Et je n’exagère même pas ! Je sens que le petit bout leur remettra de temps en temps les aiguilles de l’horloge en place. Hé ! Hé !
Nous ne bougeons pas chaque jour ; par contre nous prenons la température et l’ambiance de la ville. Rien de tel qu’un séjour prolongé pour s’imprégner de l’atmosphère réelle d’un lieu. Et mon premier trajet à pattes, ce sera pour découvrir la ville " vue de haut " !
Souvenez-vous : le quartier où résident les enfants est un magnifique plan cartésien : de 1 à 18 dans le sens " vallée montagne " et de A à V dans le sens " parallèle aux montagnes ". Robert, toujours aussi sportif, malgré une jambe un peu fragile, a déjà tout découvert avant moi car tandis que je fais un peu de ménage, il va à " la découverte ". Et aujourd’hui, il m’emmène à la 13ème ! - Tu verras le magnifique panorama. Ca ne m’étonne pas : 100 mètres de dénivelé en quelques rues à peine ! Pour les genoux, monter n’est rien, par contre pour le souffle, c’est une autre histoire ! D’ailleurs je parle peu mais n’en pense pas moins. M’est avis que le mari, il veut devenir veuf en Utah. ! Les maths, encore une fois, servent drôlement : plutôt que de monnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnter de la 9ème à la 13ème puis de tourner à droite en soufflant comme un phoque : je... Attention......et suivez le guide !Je suis sur la J, je monte de 9 à 10, je tourne à droite vers la K ; sur la K je monte de la 10 à la 11, je tourne à droite sur la L ; sur la L, je monte de la 11 à la 12, je tourne à droite sur la M et sur la M, je monte de la 12 à la 13 ! Pas compris ? Pas grave, nous sommes arrivés et sans faire un mètre supplémentaire ! Na.
Et maintenant, balade à une même altitude. Tout est plaisant : les maisons sont quasi toutes individuelles avec une terrasse qui leur donne un petit style colonial. Dans ce quartier, elles sont anciennes et les couleurs gaies ; tout le contraire de bien de villages traversés où les gris, chocolat et beige dominent. Tristounet comme pas possible. Est-ce une certaine austérité qui se traduit au travers des couleurs Ou l’inverse ? En tout cas, traverser le quartier de part en part ne me lassera jamais : chaque maison a un petit quelques chose qui la distingue des autres et, comme il y a toujours de l’air, des mobiles musicaux se font entendre un peu partout. Quelques fontaines également et malgré que ce soit l’hiver, l’eau continue de couler. C’est d’ailleurs une des caractéristiques de Salt Lake City : un air si sec que même par gel intense, l’eau continue de ruisseler dans les rigoles ! Et là-bas, pas de problème d’allergie aux acariens ! Le pied !
Voilà, voilà, me voici, je reviens les pieds sur terre sur la 13ème à " tourner " autour de la ville. Enfin probablement une rotation d’1º max (tiens les enfants, ça fait combien en radians, 1ºC (*) ? La vue est splendide. - Attends, me dit mon mari, tu verras plus loin. Et soudain ! A vous couper le souffle ! Nous sommes en altitude, nous avons laissé les maisons du quartier et là où nous sommes, la montagne descend plus brutalement et rien n’obstrue notre vision. Je suis abasourdie.
Je retourne dans le passé. Je remonte le temps. Je viens des montagnes et soudain cette vallée : immense, immensément large et démesurément longue. Une plaine entourée de montagnes. Je vois un désert empli d’arbustes de sauge sèche sauf que les petits points du désert sont des immeubles, des maisons et que les arbustes sont des arbres ! Enfin, je dis que ce sont des arbres, car je le sais sinon je donnerais ma main à couper qu’il s’agit d’arbustes. Splendide ! Non ! Le mot ne convient pas. Ce paysage vous prend aux tripes. Là-bas... au bout...c’est à 40 miles (1 mile = 1.650 km) et on a presque l’impression que c’est tout près. Et là, à droite, un tache bleue...le Grand Lac Salé. Bah oui ! Salt Lake City ! Le Mont Saint Michel, c’est du pipi de chat à côté de ce que je vois, de ce que je ressens. C’est beau, c’est grand, c’est époustouflant. Je n’ai pas envie de partir, plus envie de redescendre. Je reste. Je ne bouge plus. Je veux voir encore et encore ! Voir, regarder, m’émerveiller à en perdre haleine. Ce sera probablement le moment le plus violent de mon séjour en Utah !
J’ai mal au cœur. Que les hommes sont stupides de se faire la guerre !
Mais il nous faut redescendre. Et tandis qu’une partie de mon esprit me rappelle de descendre en «escalier» --histoire de se préserver les genoux, hééé... --, une autre partie est encore là-haut, dans cet époustouflant paysage. Puis les arbustes redeviennent arbres, les petites taches grises maisons,...Dire qu’ici, c’était le désert. A perte de vue...
Pourquoi est-ce à ce moment-là que je me remémore un moment particulier de l’arrivée des Mormons? Guidés par Brigham Young, ils débouchaient des montagnes et découvraient cette immense plaine désertique. Et alors que leur prophète annonçait : "Ceci est l’endroit. ", dans le groupe, un homme a dit : - Cela fait trois mois que je marche, je veux bien encore marcher trois mois pour qu’on ne s’arrête pas dans ce désert !
Ils s’y sont arrêtés.
(*) (n/180) rad | | | À: Martinedsn · 2 mars 2011 à 15:35 Message 7 de 31 · Page 1 de 2 · 5 151 affichages · Partager Merci Martine de nous faire partager tes émotions... Ton récit me plait beaucoup et j'ai hâte de lire la suite. Mais tu as raison : 1 billet par semaine, c'est parfait ; cela fait monter l'impatience. Je "connais" un peu le coin parce que ma fille a travaillé 6 mois à Snowbird et elle habitait à Sandy.
Tatie | | | À: Tatie · 2 mars 2011 à 15:51 Message 8 de 31 · Page 1 de 2 · 5 144 affichages · Partager Merci Tatie, ta réaction m'a fait grand plaisir. Sandy et Snowbird sont en effet tout tout près de Salt Lake.
Le climat et la qualité de vie de ce coin de l' Utah sont fantastiques. Les jeunes gens qui aiment sortir aiment moins, mais les jeunes gens sportifs et "famille" adorent cette ville. Et franchement, nous avons aimé aussi.
Bonne lecture!
martine | | | À: Martinedsn · 7 mars 2011 à 17:38 Message 9 de 31 · Page 1 de 2 · 5 093 affichages · Partager La journée «réflexion». (Episode 5)
C’est décidé. Ce sera pour aujourd’hui. On l’a déjà reporté deux fois alors, quel que soit le temps, ce coup-ci on y va ! On visite le centre des Mormons. J’en rêve.
Héé ben, heureusement que nous avons dit « quel que soit le temps », car il fait un temps à ne pas mettre un catho, heu pardon, un canard dehors! Rires ! Bref, il fait un temps de chien, un froid de canard et, histoire de préserver encore un peu de temps ses parents, Jimmy nous dépose devant une des entrées du centre mormon. Centre en plein centre ville.
Car Salt Lake City est «leur» ville -- ils ont même donné le nom biblique de « Jourdain » à un fleuve près de la ville -- dont ils en ont d’ailleurs fait une des plus belles villes des Etats-Unis. A l’heure actuelle, environ 50% de la population est mormone contre plus de 90% dans les villages aux alentours. Dans toute la ville, nous croisons sans cesse des Mormons, reconnaissables immédiatement à leur tenue vestimentaire habillée : costume, cravate...et pardessus ! Nous sommes en janvier et si la température est agréable, certains jours, ici, il peut faire très froid. Même pour les Mormons. Bon, je fais un peu d’humour mais SLC est une ville où l’on se sent en sécurité comme nulle part ailleurs. Les personnes que l’on croise sont polies, souriantes, gentilles et serviables. Et même si cette manière fait partie de leur prosélytisme, je préfère cela à la vulgarité et au sans-gêne. Mais j’aurais encore bien des occasions d’en parler. De toute façon, les croyances fondamentales des Mormons sont celles des chrétiens. Cette Eglise a été fondée en 1830 par Joseph Smith. Les Mormons étaient établis dans l’ Ohio et le Missouri ; ils furent chassés et, dirigés par Brigham Young, ils émigrèrent jusqu’en Utah. Ils édifièrent, en plein désert, Salt Lake City.
Je disais donc que dans le centre, au centre, au milieu (vous suivez toujours ?!) d’un jardin planté d’arbres et de sculptures s’élèvent deux splendides bâtiments : le Temple et le Tabernacle. Nous ne cesserons d’ailleurs jamais de découvrir, dans toute la ville, des statues de pionniers et d’hommes et de femmes dans leur plaisir ou leur labeur journalier : jeune fille dansant avec des enfants, famille, femme s’occupant du jardin, couple, homme travaillant la terre,... Moi qui adore les sculptures, je m’en suis donné à cœur joie !
Elles m’ont bien plus attirée que les peintures qui, elles, font penser à ces petites images religieuses que l’on donnait dans les années 50-60 aux enfants sages. Je les aime aussi, j’ai dû garder ce côté puéril de l’enfance, mais bon, mon enfance est derrière moi et j’attends plus que ce côté «ami-ami». Mais les images religieuses catholiques sont-elles si différentes ?
Avançons-nous un peu. Quelques minutes suffisent à peine pour que nous soyons accueillis par deux jeunes demoiselles souriantes. Nous nous rendrons rapidement compte qu’elles sont de toutes les nationalités et qu’elles se déplacent toujours en binôme. Nous avons de la chance, les demoiselles parlent le français. Elles n’ont donc pas à nous envoyer un autre groupe. Durant toute la visite, on ne cesse de rencontrer de ces groupes de deux : toutes les langues y sont représentées. Ces demoiselles viennent de tous les pays du monde. Elles sont toutes en mission, portent un badge sur lequel nous pouvons lire leur nom et y voir le drapeau de leur pays d’origine. Les nôtres sont originaires du Québec et de l’ Angleterre. Un élément particulier à leur religion : adultes, ils sont envoyés deux ans en mission dans le monde entier. Six mois avant leur départ, ils reçoivent des cours de langue afin qu’ils aient les bases de la langue qu’ils devront pratiquer. Cette parenthèse missionnaire de deux ans leur donne une magnifique ouverture vers la vie extérieure. Quand le gynécologue qui a accouché notre belle-fille et qui a passé deux ans de mission à la Côte d’Azur a appris que nous parlions le français, il a accouru. Il a gardé les souvenirs des plaisirs et de la joie des Français. Discuter avec lui, comme avec tous les Mormons rencontrés, fut un plaisir. Au cours de notre séjour, nous en avons ainsi croisé qui étaient allés aux Pays-Bas, en Italie, en Argentine, en Norvège,... Le contact est aisé, très ouvert et très agréable. Comme dit plus haut, un plaisir.
Je me rends compte qu’il est difficile de tout mettre dans un petit papier. Ce n’était qu’une petite visite, mais il y a tant à dire.
Et pour la nième fois, revenons à nos hôtesses. Elles répondent à toutes les questions qu’on leur pose. Elles racontent ainsi : l’histoire de l’ange Moroni que l’ on aperçoit tout en haut du Temple. C’est lui qui est apparu plusieurs fois à Joseph Smith. Le Temple où n’entrent que les Mormons.
- L’intérieur, c’est comme une cathédrale ? - Oh non, me répondent-elles. Comme un château. C’est très luxueux, ce sont des salons. Ah ! J’ignorais. Dommage qu’aucune photo ne soit disponible. On est toujours tenté par l’interdit. N’empêche que l’édifice est important, imposant. Par contre s’il m’a fasciné dès mon arrivée dans Salt Lake, je dois reconnaître qu’au bout d’un mois, ce côté sensationnel fatigue. Je m’en suis lassée alors que l’hôtel de ville, majestueux aussi, avec ses vieilles pierres a gardé son aura durant tout le séjour. On se fatigue vite de ces bâtiments, sauf le respect que j’en ai, construits à la Walt Disney.
Dans le centre, un autre grand bâtiment : le Tabernacle dont l’architecture frappe par sa simplicité peut contenir 8 000 personnes. L’orgue gigantesque (plus de 11 000 tuyaux) est l’ un des plus célèbres au monde ! Il en est de même de sa chorale qui anime les offices. D’ailleurs, nous sommes invités à participer au concert qui aura lieu le dimanche suivant. C’est juré. On ira !
[et c’est ce à quoi on assistera]Contrairement au Temple, tout le monde est admis dans le Tabernacle. On y donne régulièrement des récitals, des concerts, des conférences. En gros, the Church of Jesus-Christ of Latter Day Saints (= l’Eglise de Jésus-Christ et des saints des derniers jours) (LDS Church et non LSD comme je le dis toujours...pas pareil, pas pareil :-)) est dirigée par un prophète assisté de douze apôtres. L’image est donc celle de l’Eglise primitive créée par le Christ.
Mais poursuivons notre visite. - Les divorces, l’homosexualité sont acceptés ? Je suis curieuse, je pose plein de questions. Après tout, c’est le but du jeu. Elles répondent. Elles sont drillées. Sapristi ! Si tous nos jeunes connaissaient la Bible comme elles connaissent leur religion ! Car, petite parenthèse personnelle, même si j’ai rarement été sage lors des cours de religion, je dois reconnaître que j’ai été formée et que j’en ai quand même une certaine connaissance. Les jeunes, par contre.... ??? Trop de professeurs de religion ont voulu adapter leur cours à un cours de morale: animation, etc. Je déplore le manque de connaissance, le manque de formation. A quoi s’opposer si on n’a rien autour de soi ? Comment se construire ? Nous avons des amis du même âge que nous qui maintenant nous disent « Mais que vous apporte la religion ? On ne comprend pas. Nous, nous sentons un vide que vous ne semblez pas connaître, mais on n’arrive pas à comprendre.» Et nous, nous n’arrivons pas à expliquer. Il faudrait repartir à zéro. Les nuits sont courtes quand on philosophe. Mais je sens que je vais finir par lasser. Revenons aux règles du jeu. La question est posée. Quelle sera la réponse ? - Les divorces et l’homosexualité, on les accepte, oui, bien sûr, mais on n’ en parle pas. Chez nous, on dit « accepté mais non toléré ! » Je continue. - Je suis catholique mais je ne suis pas pieds et poings liés avec les directives données par l’Eglise. Ainsi si je ne suis pas d’accord avec le Pape, je ne le suis pas. Nous n’éprouvons aucune difficulté à dire « non». Qu’en est-il pour vous ? Comment réagissez-vous lorsque vous n’êtes pas d’accord avec ce que dit votre Prophète ? - Alors nous prions beaucoup. Nous prions jusqu’à ce que nous ayons compris ce que le Prophète a voulu nous dire ! - Aucune autre alternative ? - Non ! Le Prophète sait ce qui est bon pour nous. C’est à nous de prier et de prier et un jour, nous comprendrons.
Et puis soudain, tout se termine. D’habitude, c’est « N’oubliez pas le guide SVP ! ». Ici, par contre, c’est comme aux Trois Suisses, on nous demande nos coordonnées, ce que l’on désire recevoir,... - Une Bible des Mormons ! Mais elles ont compris que nos idées sont solides. Et si elles prennent bien le papier, nous n’aurons certainement pas de démarcheurs. Ni de Bible ! Je suis déçue de cet arrêt soudain. J’ai encore des tas de questions à poser, moi ! Le soir, en discutant avec mon fils et ma belle-fille, nous apprendrons que chaque groupe ne dispose que d’une demi-heure pour la visite.
Avant de sortir, nous flânons encore un peu dans les jardins. Et nous papotons. Hors de l’enceinte, nous restons pensifs, mais ma conclusion m’apparaît claire comme de l’eau de roche : - J’aime et j’apprécie énormément de choses chez les Mormons : chacun donne 10% de son salaire à l’Eglise, des silos à l'extérieur de la ville contiennent des céréales afin de prévenir toute disette, et si l'année se passe sans problème, cette nourriture est distribuée aux indigents, les Mormons aident les personnes dans le besoin en contre partie d’une aide en retour ; au-delà de tout, ils privilégient la famille, le sens du respect, du devoir, toutes ces valeurs qu’on nous a inculquées autrefois et qui disparaissent un peu trop. Oui, cette structure, cette solidité, oui, j’apprécie, mais... mais, s’il vous plaît, laissez-moi ma liberté de pensée !
C’est décidé : je ne deviendrai pas Mormone. | | | À: Martinedsn · 16 mars 2011 à 22:12 Message 10 de 31 · Page 1 de 2 · 4 998 affichages · Partager La journée "Bisons futés ". (Episode 6)
La journée est belle. Cet après-midi, direction le Great Salt Lake ou le Grand Lac Salé.
Et c’est ainsi que, par une belle journée de janvier, trois Belges, laissant les montagnes Wasatch, quittent SLC pour remonter vers le Nord. Un simple K-Way, voire un pull, suffit. Je n’avais pas vu d’industries, je pensais qu’il n’y en avait pas. Bon, c’est maintenant chose réglée ! Nous traversons un zoning industriel et bonjour la pollution : raffinage pétrolier, métallurgie, exploitation minière ! Le chemin de fer est la voie de transport par excellence. Zut ! Je croyais qu’ici tout était propre ! Eh bien, pas du tout ! Encore un mythe qui vient d’ éclater. Je me déniaise à la vitesse de l’éclair ! Vous me direz qu’il est plus que temps, que pour un peu on m’aurait enterrée naïve. Ma foi, n’est-ce point le rêve, monsieur Brel, «Etre beau, beau et con à la fois !» ? Argh ! Le pied !
Ainsi, Salt Lake est une ville où, trop souvent, plane un nuage de pollution. SLC est la principale ville industrielle et commerciale de l’ Utah.
Les alentours de la ville ressemblent à ce que nous connaissons par ici : grandes enseignes, parc d’attractions,... et à ce que nous ne connaissons pas par ici : les larges avenues toutes droites ! Mes cheveux se hérissent, lorsque, par ici, ma belle-fille prend le volant... L’ étroitesse des rues n’a rien de commun avec la largeur des routes étasuniennes. Bah je lui pardonne mes frayeurs, elle nous a donné un adorable petit-fils! Rouler là-bas est un plaisir. La vitesse est réglementée et cela ne pose pas de problème. Les gens sont plus détendus.
Un exemple de courtoisie appliquée : dans le quartier-feuille quadrillée qu’habitent mes enfants, il est courant de voir 4 panneaux STOP au croisement. Le premier arrivé passe en premier. Essayez un peu cela chez nous ! Ce seraient les auto-tamponneuses ! La ducasse tous les jours.
Mais poursuivons notre route. Les usines sont derrière nous.
Les rochers deviennent rouges. Nous passons près des carrières. Et, tiens, deux immenses silos de céréales ! Jimmy nous explique : ce sont les réserves des Mormons. En cas de pénurie, tout est prévu. L’organisation est au top. Et en fin d’année, si tout s’est bien passé, le grain est distribué aux indigents. Autre chose qu’ on ignore des Mormons : quand la catastrophe eut lieu à New- Orleans, ils furent les premiers sur place avec des vivres et de l’aide. J’ai également lu un article sur la tornade qui s’est abattue sur leur ville le 11 août 1999. L’organisation de ce peuple quant à l’aide à apporter, quant au compte-rendu des dégâts et quant à la reconstruction a été exemplaire.
Un peu plus au Sud d’ici se trouve une des plus grandes mines de Cu au monde. Quelques lignes pour Manuella, notre prof de géo bien-aimé e. Elle risque de vouloir mon scalp si je ne lui ramène rien pour agrémenter son cours. Et j’aurai beau lui dire que cela ne se fait plus, elle.... Maman!! Voici donc sur Google Earth quelques latitudes et longitudes : * le temple des Mormons et tout le complexe (environ 10 ha) des Mormons (bibliothèques, centre de la généalogie, bureaux, etc.) : 40 degres 46'13.20"N 111 degres 53'31.33" W * le grand Lac Salé et l’île aux Antilopes où nous nous rendons : 41degres 00 '08.12 " N 112 degres 12 '59.27" W
Attention ! il ne faut pas confondre le Lac Salé et les plaines salées; c’est sur les plaines salées qu’ont lieu les essais à grandes vitesses des autos-fusées (c’est ainsi que je les appelle). Je pensais que c’était la même chose: eh bien pas du tout! Le lac salé fait la moitié de la Belgique et à certains endroits, on y voit flotter le sel. Il est le deuxième lac le plus salé au monde (teneur en sel six fois celle de la mer). Le premier étant la Mer Morte bien connue de ceux qui souffrent du psoriasis. Bref, on a affaire à un vrai lac. Et c’ est sur une île de ce lac que nous nous rendons: l’île des Antilopes.
Les Américains ont construit une route qui permet d’aller sur l’île des Antilopes. Une fois le droit d’entrée payé, on prend le pont-route et on admire.
Attention :voici ce que l’on voit à gauche, au milieu et à droite.
Le temps est superbe et on admire les différentes couleurs du lac Pour les géologues, l’î le est un paradis : sa crête est constituée d’une roche parmi les plus vieilles accessibles sur Terre. Prenons à gauche, dit Jim, les bisons seront de ce côté.
(les vaches chez nous et les bisons chez eux)
La route qui contourne ce côté du lac est sinueuse. L’île est un ensemble de petites collines. Où sont les bisons, Jimmy ? Nous sommes en janvier, nous ne croisons quasi personne, c’est l’avantage, le plaisir. Dis Jimmy, où sont les bisons ? Le lac est splendide, la végétation riche sert de nourriture aux antilopes et bisons. Mais où sont les bisons ?
Non ! Ça c’ est nous !
Là !!!!!!!!!!! Mauvaises langues ! Mauvaises pensées ! Vous aviez déjà pensé qu’il n’y en avait pas ! Et bien si ! Tout un troupeau ! Je n’en avais jamais vu à l’état sauvage. Splendide ! Splendide.
Non plus ! Mafia belge qui pose. Sourire. Par contre, sur les photos suivantes sauf...les deux à l’avant-plan de la troisième photo...
..
..
Mais la route s’achève, il ne nous reste qu’à faire demi-tour. Et lors de ce retour, ce sont les troupeaux d’antilopes que nous croisons. Clic clac clic clic ! Photos !
Attention, ne pas marcher sur les côtés. Respecter la nature. Recommandé sur le dépliant. Des espaces sont même prévus pour les campeurs. Idéal pour qui aime l’ isolement et les oiseaux.
Le fiston est heureux. Le connaissant, je suis certaine qu’à un moment il a dû craindre ne pas croiser la moindre bestiole. Ça peut quand même être gentil les enfants n’est-ce pas !
L’heure passe, il nous faut rentrer.
Nous reprenons le pont et... le soleil se couche. Soudain, en quelques minutes, les couleurs changent du tout au tout. Alchimie.
Agréable après-midi. J’ai aimé ce que nous avons vu.
Un jour, j’aimerais marcher sur les plaines salées. | | | À: Martinedsn · 18 mars 2011 à 19:54 Message 11 de 31 · Page 1 de 2 · 4 840 affichages · Partager Bonsoir,
C'est sur les "recommandations " de Virginath que je suis venu lire votre charmant carnet. C'est un réel plaisir à lire, je suis resté "scotché" à l'écran.
vivement la suite
cordialement
Max | | | À: Max68 · 19 mars 2011 à 1:46 Message 12 de 31 · Page 1 de 2 · 4 823 affichages · Partager Et à mon tour, j'en ai profité pour aller voir ce "retour de l'ouest". Absolument, résolument splendide! Les photos sont admirables et vous avez l'art de tenter le lecteur... de la même manière qu'une émission télé a l'art d'attirer le regard sur le détail, la lumière. Bravo!
Chez moi, je le reconnais, rien de tout cela. Juste une découverte sincère que je voulais raconter aux amis en essayant de ne pas les lasser. Et tant mieux, si vous y avez passé un moment agréable. Quant à Virginath, elle est réellement charmante et tout aussi sincère. Bons voyages à vous qui, contrairement à moi, aimez les voyages. Je préfère ceux de l'esprit et des mots, au moins, ils ne donnent pas le mal de l'air. Sourires! | | | À: Martinedsn · 19 mars 2011 à 7:34 Message 13 de 31 · Page 1 de 2 · 4 820 affichages · Partager Je préfère ceux de l'esprit et des mots
ils permettent d'aller plus loin sans les contingences matériels et autres aléas bien physiques, eux (type volcan, météo, retard, mauvaises volonté,...)  | | | À: Martinedsn · 19 mars 2011 à 10:50 Message 14 de 31 · Page 1 de 2 · 4 812 affichages · Partager Hello Martine!
J'ai tout dévoré d'un trait! Merci pour ce récit très bien raconté et qui sort de l'ordinaire par rapport à ce que l'on rencontre d'habitude ici!
J'ai fait un passage par Salt Lake City l'année dernière (en juin) et j'ai beaucoup aimé cette ville qui m'avait paru très calme et propre! Tout le contraire des exubérantes Las Vegas et Los Angeles.
Antelope Island j'avais adoré! C'était au coucher de soleil sous un ciel orageux et un vent à décorner les bisons! Nous étions quasi seuls aussi! Les couleurs étaient magnifiques!
@++ avec la suite | | | À: Itat · 19 mars 2011 à 20:38 Message 15 de 31 · Page 1 de 2 · 4 795 affichages · Partager Bonsoir Itat,
Vous rejoignez les dires de mon fiston. Il nous disait que le plus beau moment pour Antelope Island était le coucher de soleil à cause du changement brusque des couleurs du ciel, de l'eau, de l'air. J'imagine Monet s'exclamant "Mais comment voulez-vous que je crée ces couleurs qui flottent dans les airs ?".
Personnellement, je crois qu'il doit être rare de rencontrer des villes avec une telle qualité de vie. Les jeunes étudiants rencontrés et qui venaient d'autres villes nous disaient leur plaisir d'étudier sur Salt Lake. Etude et sport à Park City. Les gens de là-bas se gardent bien de faire de la publicité: le maître-mot est un peu "vivons bien, vivons cachés, silence". Mes enfants aimeraient pouvoir y rester, mais ce ne pourra être le cas. La recherche qui est leur métier les envoie ailleurs. Encore!
Parlant de ville agréable, nous avons aussi entendu énormément de "positif" sur Portland. Plus vivant aussi. Ville classée aux USA comme étant la plus agréable à vivre. Mais je ne connais pas. Zé répète. Rires.
Merci d'avoir dit votre plaisir à lire. Bonne continuation. Au plaisir. | | | À: Martinedsn · 19 mars 2011 à 20:43 Message 16 de 31 · Page 1 de 2 · 4 774 affichages · Partager Parlant de ville agréable, nous avons aussi entendu énormément de "positif" sur Portland. Plus vivant aussi. Ville classée aux USA comme étant la plus agréable à vivre. Mais je ne connais pas. Zé répète. Rires.
Oui j'ai vu un reportage sur Portland, je ne sais plus où, il parait que c'est une ville très écolo! Cet été je fais une incursion dans l' Oregon, mais je ne "monte" pas si haut, puisque je m'arrêterai au Crater Lake pour redescendre ensuite sur San Francisco. Peut être une prochaine fois! 
Bon courage pour la suite que nous attendons avec impatience! | | | À: Itat · 25 mars 2011 à 23:36 · Modifié le 30 nov. 2018 à 20:16 Message 17 de 31 · Page 1 de 2 · 4 679 affichages · Partager
La journée «Neurones». (Episode 7)Salt Lake City est la capitale de l’état d’ Utah (*) aux USA ; on y trouve plusieurs universités dont l’importante Université de l’Utah . C’est dans cette université que Jimmy et Enkeleida font de la recherche en mathématique.
Alors, après la journée "bisone" et la journée "mormone", aujourd’hui c’est la journée "neurones".
Tandis que Robert fait les courses, qu’Enka joue à la petite maman, j’accompagne Jimmy à l’université. Il a deux heures et demie de cours de math à donner. Pour commencer ma journée, je me laisse offrir un café dans le petit bar des étudiants, section géologie. Les murs sont des pans entiers tranchés dans de magnifiques pierres. Aussi diverses qu’originales. J’apprécie cet espace. Jim a tenu à me faire découvrir l’endroit ; je ne le regrette pas.
Quelques jours plus tard, je ferai la connaissance du magasin de l’Université. L’amabilité et la disponibilité des étudiants qui y travaillent sont exemplaires et il est agréable de jeter un œil sur tout ce qui se vend outre-Atlantique ! Le prix des calculatrices et des PC me laissera baba ! Nous ramènerons un squelette à Emeline. J’espère qu’il est vraiment en plastique et que ce n’est pas le squelette d’un ancien prof ! Quoiqu’il soit vraiment petit... Sourire !
Mais les choses sérieuses commencent. Nous quittons la cafeteria pour rallier le bâtiment des mathématiques. Tranquille. Tout est tranquille. Je n’ai jamais traversé une université belge dans un tel climat de calme. J’ai beau me tourner de tous côtés, ce sont presque des zombies que je croise. Et tous les jours, il en sera de même. Les étudiants traversent le campus de part en part. Généralement, ils sont seuls. Là où chez nous, on ne voit que des groupes, là-bas, ils vont de part et d’autre seuls ou, au maximum à deux. C’est le système qui le veut, puisque les cours sont choisis «à la carte».
C’est l’heure. Deux heures et demie de math, théorie et exercices. Eh bien dis donc, c’est qu’il va vite le fiston ! Par contre, il structure très bien. Heureusement, sinon je resterai en rade... ! Je suis toute fière, car je n’ai aucun mal à suivre. Je vais même au tableau, vous m’en direz tant ! Le public, une douzaine d’étudiants, est divers. J’en vois un totalement largué, deux autres qui prennent fébrilement note, un autre encore qui pose diverses questions mais je n’aime pas le ton, il y a plus de l’attaque que de la discussion. M’est avis qu’il ne comprend pas grand-chose et qu’il « discute » la théorie. Sinon l’ambiance est calme, on n’entend quasi que la voix de Jimmy. Et vlan, voilà un travail à faire pour le cours suivant! C’est courant ici. Tiens l’étudiant de tout à l’heure accapare mon fils....
Un quart d’heure plus tard... OK j’avais bien repéré le zouave. Il croit savoir ce qu’il ne sait pas. Le niveau n’est pas celui des universités belges. En fait le niveau des universités américaines varie très fort d’un endroit à un autre. Il vaut mieux se retrouver dans le top 10 ! Certaines ont un niveau excellent, mais il n’en est pas de même partout !
En repartant, je jette un œil dans le bâtiment des inscriptions. Quel immense hall ! Et face à moi, douze ou treize guichets. Tout est grand. Ici tout est grand. Les rues, les campus, les boutiques, les parkings, tout ! C’est fou comme j’ai envie de m’inscrire pour une petite année à l’Université de l’ Utah. Allez, je m’ inscris? Au moins, j’améliorerai mon anglais. Le cours de math ne pose pas de problème pour l’étudier en anglais ; c’est bien la branche la plus facile pour ce jeu de langues.
Voilà donc le quotidien : deux heures et demie de math entre des repas pris à des heures impensables... Même qu’hier soir, Robert crevait de faim ; ça peut être ronchon un mari ! Je l’entends encore : - Moi, à cette heure-ci, je doooors, alors j ’ai faim! Je me vengerai demain en réveillant avec délices le fiston à 7 heures du matin!! Faut dire qu’ici, ça ne se couche rarement avant 1, 2 voire 3 heures du matin !! Pffff!
Mais le repas est prêt et après le cerveau, on se remplit l’estomac. Ce midi: pommes de terre, chou-fleur gratiné et filet mignon cuit d'une manière particulière. Je vous livre la recette. On saupoudre le filet de sel puis de Caraway (une épice indienne) (***) et ensuite on verse dessus quelques cuillers d’huile d’olive. Et au four ! Délicieux ! Normalement, c’est le rôti de porc que l'on cuit ainsi; j’en ferai à mon retour. Ma belle-fille me fait, à chaque fois, découvrir une nouvelle recette.
L’après-midi sera studieuse...souvenez-vous du devoir ! Somme toute, une journée ordinaire. Nous l’apprécions à sa juste valeur.
Le bébé est mignon comme tout. Il dort. Il sourit.
Je viens de réaliser : mon petit-fils est américain (**) !
.................................................................. (*)Le mot « Utah» dérive du mot «Utes» qui sont des Indiens vivant essentiellement dans l’ Utah et le Colorado. (**) Le mot «Amérindiens» couramment utilisé représente les Indiens, premiers occupants de l’Amérique, et leurs descendants. (***) Aujourd'hui, je sais que le caraway c'est le cumin. | | | À: Martinedsn · 26 mars 2011 à 9:00 Message 18 de 31 · Page 1 de 2 · 4 668 affichages · Partager Bonjour,
C'est toujours avec plaisir que je suis votre expérience Mormone  
Cordialement
Max | | | À: Max68 · 26 mars 2011 à 19:57 Message 19 de 31 · Page 1 de 2 · 4 649 affichages · Partager Si un jour, l'envie vous prenait de revoir, reconnaître, connaître tout l' Ouest américain, je ne peux que vous conseiller ce que font beaucoup: s'arrêter à Salt Lake City et de là, irradier dans toutes les directions.
Merci pour votre petit mot. Bon week-end. | | | À: Martinedsn · 7 avril 2011 à 0:21 · Modifié le 30 nov. 2018 à 20:19 Message 20 de 31 · Page 1 de 2 · 4 532 affichages · Partager La journée «Capitole de Capitale». (Episode 8)
Aujourd’hui, balade à pattes ! Rappelez-vous comme ça descend et comme ç a monte... à moins que ce ne soit le contraire! Finalement tout dépend du côté où l’on attaque la pente. Si vous partez du bas, vous monterez... - Comment ? - :- ( - Ah bon ! Vous avez compris. OK, je continue donc mon chemin... quoique je n’aie même pas encore eu l’occasion d’y faire un premier pas que vous m’interrompez déjà... Oui, ç a va, ç a va, j’ai compris ! Je continue.
Nous partons donc de la J Street à mi-hauteur entre la 9ème et la 10ème avenue et nous nous mettons à descendre à hauteur de la 7ème sur l’avenue A. Nous ne ne descendons pas plus bas que le «A» ou bien nous tombons dans le canyon ! :-)
De l’autre côté, le splendide Capitole. Aux Etats-Unis, il y a un capitole dans la capitale de chaque état et celui de SLC est le second plus beau après celui de Washington ! Seulement voilà : il est de l’autre côté du canyon et notre moyen de locomotion décidé est la-machine-à-pattes.
- Et on y va comment au Capitole ? que je demande d’une petite voix... - Comme tu veux. On y va ou on n’y va pas. On prend la grand-route ou on descend le canyon ; il y a un petit sentier cimenté qui descend vers le fond et qui traverse le parc du Souvenir. Tu choisis.
Je sens que mon mari a bien envie de descendre ici alors : décidé ! Nous descendrons le canyon et à la moindre alerte des genoux, nous remontons. J’y vais avec précaution, ne brûlant aucune étape. Ce sentier très agréable a été aménagé lors des J.O. de 2002 et est dédié à tous les bénévoles qui ont œuvré pour la bonne marche de ces J.O. Belle reconnaissance ! Je me demande combien d’édiles politiques de combien de pays penseraient à inaugurer un sentier, une route, à renommer un chemin en l’honneur de bénévoles !?!
Relativement court à descendre ce sentier, mais, mazette, qu’est-ce qu’il descend fort! Et, de plus, il nousfaut prendre garde aux plaques de glace et à la neige que l’on retrouve encore partout. Au fur et à mesure de la descente, je réfléchis qu’il nous faudra remonter, mais qu’avant de remonter, il nous faudra, une fois la route du canyon atteinte, monter sur l’autre versant afin d’atteindre le Capitole. Je me demande si je n’ai pas présumé de mes capacités physiques ? Bon, nous verrons bien.
Une fois en bas, une rivière court tout le long du canyon et agrémente de son chant the Canyon road. Pelouse, petits ponts, statues, chapelle, plaques en l’honneur des soldats de l’ Utah morts durant les différentes guerres, cloches,... et joggeurs ! Il y en a partout, mais il faut dire qu’un peu plus haut, la route du Canyon est partagée en deux bandes : une bande occupe le tiers de la route pour les voitures et l’autre les 2/3..., réservée aux piétons ! Fantastique ! Et rassurant : on a beau traverser de petits bois, on se sent en sécurité, tout est calme et chacun salue tout le monde.
Nous voici donc tout en bas. Le Capitole est, lui, tout en haut. Monte ? Monte pas ? Monte ? Monte pas ? Monte. Mais ce choix, vous l’aviez certainement deviné...depuis la nuit des temps, le danger attire la femme... Eve déjà!! Et je souris.
..
(photo de Scott Catron from Sandy, Utah, USA)
Des marches, un sentier, un bonjour peu démonstratif à l’Amérindien et avant même de réaliser l’étendue de ce quartier, nous nous trouvons au pied du Capitole. Je me sens toute petite! En fait, je vois le nombre incalculable de marches qu’il me faut encore gravir pour en visiter l’intérieur. Bon, je laisse partir mon mari en éclaireur : - Si cela en vaut la peine, tu me fais signe. Je grimperai.
J’ai grimpé !
Et je vous assure que je ne l’ai pas regretté. De l’extérieur déjà, la vue nous amène très loin : jusqu’au Lac Salé. L’intérieur ensuite. Il est splen-di-de : le hall immense est décoré de sculptures et de peintures racontant l’arrivée des premiers colons. Les murs et colonnes sont de marbre. Nous montons à l’étage pour y admirer the Senate Chamber, the House Chamber, the Supreme Court, la salle dorée des réceptions, the Gouvernor’s Suite et les différents bureaux. (Cliquer sur le lien ci-dessous pour un voyage panoramique à l’intérieur du Capitole) Clic!
En voyant ces images, vous avez dû réaliser que la fatigue est oubliée. Enfin... presque. Mais ce qui est certain, c’est que nous ne regrettons pas cet après-midi. Nous ne nous attendions pas à un tel spectacle. Il est dommage que ce quartier passe trop dans l’ombre par rapport au centre mormon et à son Temple.
C’est l’heure du retour. Ding dong dong ding ding ! A chacune de nos visites, nous entendons différentes cloches de la ville sonner les heures. Les mélodies sont merveilleuses. D’ailleurs durant tout notre séjour, nous ne nous en lasserons jamais : où que nous soyons dans la ville, nous nous arrêterons pour les écouter et, subtil détail, il y a un léger décalage entre elles, ce qui nous permet de profiter de chacune d’elles.
Allons donc ! Il nous faut retourner. Voyez la carte de l’itinéraire : nous avons pris le chemin noir. Pour retourner, mon mari me propose de prendre la route normale, la blanche !Dites donc, vous avez vu la longueur du trajet ! Je suis courageuse, je veux gagner mon ciel sur terre. Je rigole. En réalité, je n’ai nulle envie d’allonger ma route d’une heure de marche supplémentaire. Alors, c’est tout vu, nous reprenons la route du Canyon...souvenez-vous :descendre marches, descendre canyon, remonter canyon et remonter entre 9 et 10!
C’est sûr maintenant ! Dans les chaussures, les chaussettes ne résisteront pas ! | Carnets similaires sur les États-Unis: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 675 visiteurs en ligne depuis une heure! |