Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées Trois14 · 28 juin 2010 à 10:50 · 194 photos 63 messages · 23 participants · 16 084 affichages | | | | 28 juin 2010 à 10:50 · Modifié le 18 déc. 2011 à 10:28 Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées Message 1 de 63 · Page 1 de 4 · 8 001 affichages · Partager Bonjour à tous
Comme beaucoup, j'ai toujours pris un très grand plaisir à lire les carnets de voyage merveilleux que certains présentent ici. J'ai en outre profité sans vergogne de leurs expériences, bonnes ou malheureuses ; mais jamais jusqu'à ce jour je n'avais eu le courage d'en rédiger un moi-même. A cela plusieurs raisons : - 1/ mon temps n'étant pas extensible, je préfère le passer à travailler mon prochain voyage, plutôt que de revenir sur le précédent. - 2/ certains carnets publiés ici font preuve de talents extraordinaires, soit littéraires, soit photographiques et artistiques, soit parfois des deux à la fois (je ne citerai pas de nom). Or je n'ai aucun de ces talents...
Cependant, j'ai conscience que pour pouvoir lire des CR de voyages, il est indispensable que d'autres en publient (d'ailleurs, quelques V-Forumistes de renom, aux conseils toujours affutés, mais auparavant allergiques à une telle rédaction, probablement pour des raisons voisines des miennes, ont fini par sauter le pas, et nous captivent maintenant par leur récit). Aussi, en sollicitant votre indulgence, pour une fois (la première et la dernière probablement), je me jette à l'eau.
Je vais donc essayer de conter ici ma dernière visite dans l' Ouest Américain, en insistant, d'une part sur les données pratiques (organisation en particulier) susceptibles d'aider les futurs voyageurs ou de leur donner des idées, d'autre part sur les anecdotes amusantes ou instructives qui pimentent toujours ce type de voyage.
Le contexte, l'équipage
Agé de 65 ans, maintenant à la retraite, je participe au forum de temps à autres, et apporte mes "lumières", ou au moins mon point de vue, en répondant à des questions ponctuelles, en général sur l' Amérique du Nord, quand elles me paraissent intéressantes. J'ai fait par le passé un nombre incalculable (certainement bien plus d'une centaine) de voyages outre Atlantique. Professionnels pour la plupart, mais aussi souvent privés (en famille, à quatre dans les décennies 1980 et 90, puis à deux avec mon épouse, ou seul quand elle se lasse de m'accompagner). Mais à ma décharge, dès que je n'ai plus mis les pieds là bas depuis quelques mois, je tombe en manque... Or mon dernier retour de Californie (avec mon épouse) date d'octobre 2009, soit plus de six mois, une éternité !
Aussi, quand mon fils B. (30 ans) a été mis en demeure par son employeur de prendre rapidement ses congés résiduels (presque 4 semaines) avant l'été, sous peine de les perdre, je lui ai insidieusement soufflé une idée pernicieuse : pourquoi n'irions nous pas faire un tour aux USA, à deux, en privilégiant les endroits moins courus qu'il ne connaissait pas, en dehors des sentiers battus (mais sans les exploits (ou les excès) que certains baroudeurs type "Indiana Jones" nous content ailleurs sur VF) ? En effet B. a déjà fait au moins une demi-douzaine de fois tous les grands classiques américains (villes et parcs nationaux) avec nous lorsqu'il était plus jeune, mais ne connaissait que peu les "off the beaten paths", à la mode maintenant. J'avais cependant réussi à le persuader de me suivre 3 semaines il y a 2 ans (nous avions alors été parmi les derniers à descendre à Havasupai avant l'inondation du site, AR effectué dans la journée car pas de place pour coucher en bas. Nous avions également pu aller à the Wave).
B. finit par accepter, mais a posé ses conditions (les jeunes ne sont plus ce qu'ils étaient) : - 1/ Il tenait à voir certains coins dont il avait apprécié mes photos, endroits que j'ai découverts ces dernières années, soit par les divers carnets de V-F, soit par des infos plus détaillées transmises par certains V-Forumistes ( que je ne vais pas citer de peur d'en oublier, à l'exception cependant de Sedonax, aux connaissances encyclopédiques (la référence absolue) pour tout ce qui concerne l'Ouest Américain. Merci encore Philippe). - 2/ Il voulait revoir le parc du Yellowstone. - 3/ C'était "ses" congés, son seul "repos annuel". Aussi le rythme ne devait pas être trop sévère. Le camping n'était pas une option à envisager, donc motel tous les soirs (en fait, cela me convient très bien).
Je savais également qu'il a habituellement beaucoup de peine à être opérationnel le matin avant 9h30 (par contre il est toujours très en forme le soir, jusqu'à 2-3h du matin. Je ne suis donc pas optimiste pour les sunrises  ).
En conséquence, je n'ai pas fait de road book détaillé (d'ailleurs je n'en fait jamais). J'ai cependant préparé un trajet prévisionnel (avec des hôtels réservés à l'avance), mais avec de nombreuses variantes envisageables.
J'ai surtout préparé une " liste des possibles", c'est-à-dire des lieux intéressants où nous pourrions aller, mais en sachant très bien que des choix seront à effectuer, et qu'il sera de toute façon impossible de tout voir. Et (excepté quelques trucs que je tenais absolument à faire) j'ai laissé B. choisir sur place, dans cette liste, ce qu'il voulait faire ou ne pas faire, en fonction de son humeur, de son courage, ou des impondérables du voyage (météo, pistes ou routes fermées,...). | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Trois14 · 28 juin 2010 à 10:52 · Modifié le 18 déc. 2011 à 10:28 Re: Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées Message 2 de 63 · Page 1 de 4 · 7 997 affichages · Partager Itinéraire prévisionnel, et liste des possibles
13 Mai 2010 : vol direct Air France CDG-LAX, arrivée vers 13h.
Ensuite, soit départ instantanément pour coucher à Barstow ou Needles, soit visite plus ou moins rapide de L.A. (plages, Hollywood Blvd, Griffith Park, et pourquoi pas Disneyland ou Universal,...)
Puis route vers Grand Canyon Sud : Barstow ( Tanger Outlet Factory, car j'avais des "commandes"), I-40 ou Route 66 jusqu'à Kingsman (Bagdad Café, Amboy Crater, Oatman, Kingman).
15 Mai : résa à Havapai Lodge ( Grand Canyon Village), à priori sans visite approfondie du GC vu et revu (excepté pour le sunset).
16 Mai : résa au B.W. de Chinle (Coal Mine Canyon, villages Hopi, points de vues sur le canyon de Chelly, White and Red Canyon,...).
17 -21 Mai : Chelly en bas (White House trial), puis route vers Moab directe (ou via Monument Valley ?). Résa à Moab pour 4 nuits.
Canyonland Needles, Canyonland Island in the Sky (Mesa Arch au sunrise ?), Shafer trial, White Rim Road (partie), Musselman Arch, Corona Arch, Arches NP, Onion Creek, Fisher Towers, Negro Bill Canyon et Morning Glory Bridge, Mill Creek Canyon, Salt mountain loop, Lion's Back, survol de Canyonland/Powel/Waterpocket Fold avec Redtail,...
21 Mai : résa au Days Inn de Torrey (Goblin valley, Little Wild Horse Canyon, Little Egypt, Crack Canyon, Hickman Bridge, Fruita,...)
22- 23 Mai : Notton Road, Waterpocket Fold, Burr Trail, Strike Valley Overlook, Lower Calf Creek Falls, Hole in the Rock Rd (Devil Garden, Zebra Slot Canyon, Peekaboo Slot Canyon, Broken Bow Arch,...). Arrivée à Tropic pour admirer le sunset sur Bryce. Bryce (points de vue et balades à choisir, Mossy Cave Fall), Red Canyon. Willis Creek.
24 Mai : Cottonwood Canyon Rd (Kodachrome, Grosvenor Arch, Yellows Rocks, Wahweap hoodoos).
24-29 Mai : Installation à Page pour 5 nuits. Participation à 4 loteries pour the Wave (B. tient à voir la zone au dessus de the Wave (Wave2, Hamburger rock, Brain rock, Top Rock, arches,...).
CBS (Pow Hole, Cottonwood) et White Pocket le 25/5 avec Paria Outpost.
Alstrom Point,
Catstair Canyon, Toadstool et Wahweap Hoodoos, Wire Pass & Buckskin Gulch, Edmaier’s Secret,
Lee's Ferry & Cathedral Wash, Horseshoe Bend, Waterhole Canyon, Antelope Lower,....
29 Mai : soit the Wave (dernière chance), soit Toroweap point, soit Zion (Narrows,...)
30 Mai : Zion (Angel Landing), puis Cedar Breaks NP, ou Snow Canyon, ou route vers le Nd.
31 Mai : nuit à Jackson Hole. Au passage, Salt Lake City (Capitole, bâtiments mormons classiques). Bingham Canyon mine.
1 Juin : Grand Teton NP (Jenny Lake), Yellowstone (West Tumb, Lake, Mud Volcano, Hayden Valley, Canyon et chutes). Cabine reservée au Lake Yellowstone hotel.
2 Juin : Canyon et chutes (continuation), excursion au Mount Washburn, Tower, Lamar Valley (AR), Mammoth Hot Springs. Cabine reservée à l'hotel de Mammoth.
3 Juin : Norris Geyser Basin, Lower and Midway Geyser Basin, Grand Prismatic, Old Faithful et environs (Upper Geyser Basin). Résa au Old Faithful Inn.
4 Juin : region de Old Faithful, continuation, avec balade calée sur les heures prévues pour les éruptions des geysers importants. Route en soirée vers Idaho Falls.
5 Juin : Idaho State : Craters of the Moon NP, vallée et gorges de la Snake River, Twin Falls, Shoshone Falls.
6 Juin : retour vers Salt Lake City. Aéroport. 17h : décolage vers CDG.
Les dates du voyage étaient à priori parfaites pour la région Arizona- Utah. Habituellement à cette époque, pas ou peu de pluie (la saison des orages violents n'a pas vraiment commencé), beau soleil, mais sans grosse chaleur, souvent même frais, ce qui est idéal pour randonner. C'est également la période où le désert est tapissé de fleurs multicolores.
Pour le Yellowstone par contre, je ne l'ai jamais encore fréquenté si tôt en saison, et je redoute un temps très froid, de la pluie, et pourquoi pas de la neige (l'an dernier à la même époque, les V-F ont eu un temps épouvantable ; n'est-ce pas Kashtin ?). De plus les lodges seront souvent encore fermés, ainsi que leur cafétérias bon marché. D'un autre coté, les chances de voir des animaux sont augmentées. Les ours ne se sont pas encore éloignés des zones touristiques. | | | À: Trois14 · 28 juin 2010 à 10:53 · Modifié le 18 déc. 2011 à 10:28 Re: Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées Message 3 de 63 · Page 1 de 4 · 7 989 affichages · Partager Quelques infos générales sur le voyage et son organisation :
Hôtels (résa à l'avance)
Comme je le fais habituellement, j'avais, pour la majorité des étapes envisagées, réservé les hôtels/motels/cabines à l'avance. Avantages : -1/ pas de soucis sur place pour la chambre, et possibilité d'arriver très tard. -2/ prix plus favorable car une résa à l'avance permet de bénéficier de certains tarifs promotionnels, senior en particulier –le grand âge n'a pas que des inconvénients-. Autre tarif promotionnel très intéressant, si résa à l'avance : dans les hôtels du groupe Choice (Econolodge, Rodeway Inn, Confort ou Quality Inn, Sleep Inn, Clarion,...), réserver au tarif super avantageux LPGA (Ladies Professionnal Golf Association) : les contraintes sont nulles (on peut toujours dire qu'on apprécie et soutient les golfeuses professionnelles même si en fait on n'en connait aucune, pas de carte de membre requise), et les avantages tarifaires hyper attractifs ; aucune raison de ne pas en abuser.
Généralement, la résa à l'avance (même le plus souvent de plusieurs hôtels différents pour la même date, lorsque des variantes sont envisageables) n'a aucun inconvénient, car il est très aisé d'annuler sans frais cette résa par un simple coup de fil, le plus souvent avant 16 ou 18h le jour même. Que des avantages donc à pré-réserver, à condition de bien gérer ces réservations multiples.
Pour les parcs naturels, la pré-résa, avec prépaiement de la première nuit, est la règle.
Nous avions systématiquement une chambre avec deux grands lits, à l'exception du Old Faithful Inn au Yellowstone, où ce type de chambre était indisponible lorsque j'ai réservé ; nous avons alors pris deux chambres individuelles dans la partie très ancienne, qui avaient beaucoup de cachet.
Bouffe
Concernant la nourriture, nous nous sommes accordés, pour des raisons économiques, mais aussi pratiques (rapidité, diététique) sur les principes suivants :
- p.d. uniquement quand il est inclus dans le tarif de la chambre. Sinon, nous avons jus de fruits, nescafé, gâteaux, yaourts, fruits,... ; la cafetière, quasiment toujours présente dans la chambre, permettait de disposer de café chaud (ou d'infusion le soir).
- pour le repas de midi, toujours picnic. Nous recherchons une table agréablement située ; très souvent nous nous invitons discrètement dans un camping, où de telles tables sont toujours disponibles.
- Le soir, diner dans un restaurant ou une cafèt., en évitant les tables chères. Sans originalité, nous nous retrouvons souvent dans un Denny's, un Sizzler, un "Old Spaghetti Factory", une pizzéria ou un steakhouse.
Notre péché mignon a été chaque fois que possible, de ne pas prendre de dessert au restau, mais d'acheter ensuite une glace Haagen Dazs vanille-chocolatechip (spécialité introuvable chez Haagen Dazs Europe), et de la partager dans notre chambre d'hotel.
Concernant les restaurants, il ne faut jamais oublier de se faire connaitre en tant que Senior (parfois dès 50 ans). Une réduction significative est très souvent à la clé (ils s'imaginent que nous mangeons moins...).
Une glacière légère, avec en permanence des glaçons à l'intérieur pour garder quelque fraicheur, nous permettait de conserver (un peu) fruits, yaourts, charcuterie, chocolat et boisson fraiche.
Photos
Il y a bien longtemps que j'ai renoncé à faire suivre l' "artillerie lourde" du parfait photographe (réflex, objectifs, pied, filtres,...), principalement pour des raisons de facilité et de confort.
Je suis d'abord passé aux compacts avec zoom de 3, argentiques au début, numériques ensuite (j'ai eu longtemps un très bon petit Canon Ixus). Puis les numériques se sont perfectionnés ; la définition augmente, le zoom optique passe à 10 ou 15, les traitements automatiques du signal sont optimisés et deviennent très efficaces.
Depuis 1 an, j'utilise donc un Panasonic Lumix TZ-7, très pratique, que je trouve quasiment parfait ; seul petit reproche : malgré de nombreuses fonctionnalités, il ne permet pas un réglage manuel prioritaire de la vitesse, ce qui m'interdit les effets d'eau dans les cascades, que nous admirons si souvent sur le forum (ce serait probablement possible avec un filtre très sombre, mais je ne l'ai jamais fait). J'apprécie sa compacité discrète (au fond d'une poche, souvent celle de la chemise), sa bonne prise en main, son zoom optique puissant (25-300) avec grand angle, son stabilisateur très efficace, sa qualité de photo, et plus encore de vidéo (qualité HD, n'ayant rien à envier aux images de la TV numérique).
Je photographie en général au format 16x9, afin que le visionnage sur une grande TV de salon soit optimisé. Cependant, je suis parfois obligé de revenir au 4/3, pour disposer d'un champ plus grand quand l'intérêt de l'image est en hauteur. J'évite autant que possible les vues verticales, qui rendent toujours mal au visionnage sur grand écran.
Je reviendrai de ce voyage avec 2600 photos, et une quarantaine de vidéos. Mais le déchet sera important.
B. a acheté avant notre départ un nouvel appareil, le DSC-HX5V de Sony : en fait le concurrent direct du TZ7, mais en plus récent, et donc avec des perfectionnements supplémentaires : -1/ GPS et boussole, localisant la prise de vue à trois mètres près. A priori, je pensais que c'était un gadget. En pratique, c'est parfois utile à postériori pour situer exactement un point. -2/ panoramique automatique : il suffit de balayer la zone, l'appareil prend tout seul un certain nombre de photos, puis se débrouille pour produire automatiquement un très bon panoramique. Horizontal ou vertical. -3/ prises en conditions difficiles (fort contraste,...) : dans cette situation, l'appareil peut prendre automatiquement un certain nombre de vues avec des réglages différents qu'il choisit tout seul, et en fait la synthèse pour proposer, au bout d'une seconde, une image idéale. C'est d'une efficacité spectaculaire.
Les vues que je présente ici seront cependant, à peu d'exception près, des vues prises par moi. Je les ai assez fortement allégées, afin d'en faciliter le chargement. Mais j'ai beaucoup galéré pour les insérer sur ce site (merci Philipe de ton aide, comme toujours très efficace).
Ordinateur
Nous faisons suivre chacun un petit ordinateur de voyage.
B. reste fidèle à MacBook Air.
J'ai un EEEPC, techniquement très limité certes, mais très pratique en voyage pour se connecter à internet (nouvelles du pays, météo, forum V-F,...), pour téléphoner à la famille ou autre par Skype, pour tenir à jour la compta des dépenses du voyage, pour compulser de la documentation stockée, pour sauvegarder les photos, pour visionner des films (en vol en particulier),....J'apprécie surtout son poids et son encombrement très réduit.
80% des hôtels que nous fréquenterons offrent une connexion WiFi gratuite (mais souvent non sécurisée, ce qui impose certaines précautions).
Argent, dépenses
Nous avons chacun de notre coté payé notre billet d'avion avec notre propre carte de crédit (Gold, et Premier), afin de bénéficier des assurances gratuites offertes (annulation, retard vols, perte bagages, et surtout assistance en cas de pépin médical ou autre). Puis nous avons demandé à AF (notre transporteur) de lier nos deux billets pour leur partie commune, afin d'une part de bénéficier de l'assurance annulation, en cas de défaillance de l'autre, et d'autre part d'être certain de voyager ensemble en cas de complication aérienne.
Nous avons fait caisse commune pour payer toutes les dépenses communautaires (location auto, essence, hôtels, bouffe, divers). Les achats privés ont été réglés chacun pour soi.
J'aivais apporté 350$ en liquide me restant du précédent voyage (à la fin, j'ai récupéré une somme du même ordre pour le prochain voyage). Pour le reste, je réglais tout ce qui était possible (au dessus de 5 ou 10$) avec ma carte AMEX Gold (qui offre un bien meilleurs taux de change que la Visa). Parfois, AMEX étant refusé, j'ai dû utiliser Visa ou payer cash. Le liquide supplémentaire dont nous avons eu besoin a été retiré à des ATM (DAB en français).
J'avais établi un budget prévisionnel pour cette partie "commune" (donc hors avion et dépenses personnelles) de 2320€/personne, pour 25 jours. Je me suis planté : le décompte final a été de 2305€/personne seulement. | | | À: Trois14 · 28 juin 2010 à 10:55 · Modifié le 18 déc. 2011 à 10:28 Re: Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées Message 4 de 63 · Page 1 de 4 · 7 987 affichages · Partager 13 Mai 2010 : trajet vers LAX
Le vol a été réservé environ 3 mois à l'avance, aussitôt que le voyage ait été décidé.
J'ai écrit, sur d'autres posts VF, tout le mal que je pensais de l'évolution désastreuse d'Air France en long courrier : programme de fidélisation perdant dorénavant tout son intérêt (véritable miroir aux alouettes), hyper-densification des sièges dans les B777 (la nouvelle configuration, type boite à sardine (3-4-3 en éco, au lieu de 3-3-3 auparavant) est ultra pénible à supporter pour les passagers), prix le plus souvent non compétitifs vis à vis de la concurrence Européenne ou Américaine.
Malgré tout, je ne suis pas cohérent avec moi-même. En effet, dès qu'il s'agit de choisir un vol vers la Californie, je me retourne régulièrement vers AF : -1/ pour le préacheminement facile depuis Lyon vers CDG, -2/ pour les vols directs depuis Paris, et les horaires nombreux et super pratiques. Quel plaisir d'arriver sur place, sans escale, vers 12-13h, en ayant quitté ma province le matin même. -3/ pour le service. Malgré la disposition dense des sièges, le service en éco est habituellement cordial, correctement effectué par des PNC compétents, les repas relativement corrects, avec champagne,.... En fait, le meilleur service et de loin sur l'Atlantique Nord.
Ma première idée a été d'offrir à B. un voyage en classe Affaire (il me reste encore beaucoup de miles Flying-Blue à écluser). Il a refusé : voler en Affaire est parait-il une affaire de vieux ! Nous prenons donc, au tarif le plus économique qui soit, un billet AF Lyon- CDG-LAX pour moi provincial, CDG-LAX pour lui parisien ; le retour vers la France est prévu depuis SLC, sur le vol AF opéré par Delta.
J'appréhendais un peu ce vol CDG-LAX, bien sûr en 777, bien sûr en classe "boite à sardine" ( surtout que mon vol précédent sur cette ligne avait été effectué il y a 7 mois avec mon épouse, en classe LaPremière (merci quand même Flying-Blue). Cependant, nous avions réussi à pré-réserver les sièges 45 K-L au fond à droite, en fait l'une des seules rangées à deux et non à 3 ou à 4 en Eco dans cette configuration "boite-à-sardine".
La partie Lyon- CDG est assurée en TGV, avec billet AF, ce qui est bien plus pratique que l'avion (départ du centre ville, sans besoin d'arriver trop à l'avance). L'aspect tarifaire est comique : cela revient plus cher de réserver CDG-LAX seul, que de prendre en plus le préacheminement depuis Lyon.
Mais j'ai une correspondance courte à Paris (moins de 2h), et le risque de la rater est réel (dans ce cas, je pense qu'AF me re-routerait sur le vol suivant arrivant à LAX moins de 3h plus tard, où j'aurais retrouvé B. ; il se serait bien sûr occupé de la voiture entre temps. L'inconvénient serait minime).
Lever donc vers 5h du matin pour moi (dur). Mon épouse me conduit à la gare TGV. Elle me fait promettre, en chemin, de bien prendre soin de notre "petit" (30 ans, plus costaud que moi, en fait), et de ne pas le fatiguer de trop.
Le TGV est à l'heure, et je retrouve B. comme prévu au comptoir AF de CDG. Ouf !
A l'enregistrement, je réalise bien vite que tout le mal que je disais d'AF n'était que pure calomnie. En effet, l'hôtesse, après s'être plongée dans son ordinateur, nous annonce que nos réservations ont été modifiées, et que nous sommes surclassés en Voyageur Premium, la toute nouvelle classe intermédiaire d'AF (probablement l'ordinateur a su détecter qu'il avait là des voyageurs prestigieux ). Je n'avais jamais encore volé dans cette classe Premium (8 sièges en largeur, contre 10 en éco/boite-à-sardine, et 7 en Affaire ou 4 en LaPremière). Les sièges-coques s'allongent bien moins qu'en Affaire, mais bien plus qu'en éco. Il y a un espacement significatif entre les rangées, une prise électrique pour raccorder son ordinateur, écran_vidéo/coussin/couverture/trousse_de_voyage identiques à ceux de la classe Affaire. Par contre, si le confort est manifestement très amélioré, il se dit que les repas sont plus proches des repas Eco que des repas Business. Mais pour le prix que nous avons payé, ce devrait être parfait.
Et bien, non.
Il s'avère que mon nouveau siège est cassé, bloqué en position semi-allongée. Je m'en plains avant le décollage à notre hôtesse qui ne parvient pas à le débloquer ; elle appelle vite ses collègues PNC males, sensés être plus bricoleurs. Trois personnes, armées pour seul outillage de couteaux et de fourchettes, s'affairent alors sur mon siège, avant de déclarer également forfait. Problème, l'avion est plein en Eco et en Prémium. La seule solution a donc été de nous surclasser en Business (la classe des vieux  ).
Double surclassement donc sur un même vol AF. Cela doit être un record, et en tout cas ne m'était jamais arrivé auparavant. Surtout avec billet super économique !
Le vol se déroule ainsi très agréablement.
Je me pose des questions sur notre route, ayant vérifié le matin même sur les cartes internet, que le volcan Islandais crachait toujours, et que vers 30000 pieds (notre altitude), à l'emplacement de notre trajet traditionnel, la concentration de cendres était très/trop élevée. En fait nous avons pris une route un peu plus Nord, encore plus proche de l' Islande que d'habitude, mais sans cendres à haute altitude. Les passagers à droite de l'appareil (j'étais à Gauche en 8A) ont peut-être pu voir au loin le volcan et son panache. Puis, survol du Groenland et de la banquise, toujours aussi majestueux quand on peut les apercevoir (temps découvert) :
Approche de Los Angeles :
A l'arrivée, à l'heure, nous apercevons le vol KLM arrivant d' Amsterdam qui se présente quasiment en même temps que nous. Ce B747 risque d'allonger singulièrement notre temps d'attente à l'immigration. Aussi dès l'ouverture des portes de l'avion, nous courons tous les deux comme des fous, parvenant rapidement aux guichets encore presque déserts, et passons ainsi les formalités quasiment sans délai.
Les bagages arrivent 10' plus tard.
Nous sortons du bâtiment, repoussant fermement les volontaires charitables se proposant de nous aider, nous, pauvres touristes perdus en territoire inconnu (en fait ils sont régulièrement là, toujours au même emplacement à la sortie de l'aérogare, et je les soupçonne fort d'œuvrer in-fine en temps que missionnaires, pour une église, mormon ou autre). | | | À: Trois14 · 28 juin 2010 à 10:55 · Modifié le 18 déc. 2011 à 10:29 Re: Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées Message 5 de 63 · Page 1 de 4 · 7 987 affichages · Partager 13 Mai : la voiture
Nous avions réservé la voiture par locationdevoiture.fr, chez National, via Drive-FTI., à un tarif canon (650€ txes et assur. incluses, pour un SUV Midsize, 24 jours). Nous paierons en plus 250$+tx de drop-off, pour abandonner la voiture à Salt Lake City.
Je sais qu'il nous faudra batailler ferme au comptoir pour ne pas nous faire imposer des dépenses supplémentaire, mais j'ai l'habitude.
La navette passe rapidement, et nous dépose chez National (même adresse qu'Alamo, mais bureaux à l'étage au dessus, et parking séparé (mais moins vaste) – bien que les deux sociétés fassent partie du même groupe).
L'avantage de National sur Alamo, outre des frais de one-way plus réduits, est qu'il y a bien moins de clients, et donc une queue aux guichets plus courte. Malgré un coût par ailleurs quasiment identique.
De fait, c'est à nous au bout de 5'. Nous avons beaucoup de peine pour refuser le GPS (j'en ai déjà un que je connais bien), et surtout, comme attendu, l'assurance Roadside-Plus. Finalement, devant des gens aussi bornés que nous, le guichetier consent enfin, dégouté, à nous signer notre contrat, au prix convenu.
Sur le parking, nous avons le choix entre cinq véhicules. Tous sans cache bagage (classique pour un SUV de location). Seulement deux d'entre eux sont de vrais 4-4, avec commande manuelle pour imposer le "tout terrain". Mais l'un des deux n'a pas de.... roue de secours. Nous prenons donc le dernier, qui malheureusement (mais c'est maintenant habituel) a une roue de secours galette. Les 4 pneus sont en excellent état. 11000 miles au compteur.
Il s'agit d'une Jeep Patriot. J'ai déjà eu et apprécié des Jeep Liberty, mais jamais de Patriot. Les deux modèles sont cependant assez similaires. La Patriot avec une garde au sol un peu plus réduite, et moins de rangements ou de finitions intérieures.
A l'usage, elle s'est cependant très bien comportée, que ce soit en 4-4 sur le sable ou sur des rochers très irréguliers (parfois avec 3 roues seulement au sol !), ou sur route où je l'ai trouvée moins bruyante et finalement bien plus agréable que la Liberty. Sièges très confortables. Mais quelle cacophonie sur piste défoncée !
Pour info, j'ai connu en Aout dernier à l'occasion d'un voyage dans la même région, une mésaventure, due au fait que les bagages ne sont pas cachés dans ce type de véhicule, et peuvent tenter des loubards. Sur le parking d'un centre commercial de Phoenix, après des courses, j'ai trouvé une vitre arrière fracturée, et 2 sacs de voyage sur 4 envolés.
Aussi j'expérimente cette fois une toute nouvelle technique. Je recouvre les bagages par une bâche plastique affreuse, faisant passer la voiture plus pour une voiture d'autochtone ou d'Indien, que pour une voiture d'Européens, c'est à dire bien garnie. Nous n'avons ainsi eu aucun problème cette fois.
Quelques désagréments cependant. La vidange aurait dû être effectuée à 11000 miles (c'est le mileage qu'indiquait notre voiture au départ), et elle n'avait pas été faite. Cela n'est en rien gênant pour nous (excepté un message à chaque mise du contact), et si nous devions plus tard être mécontent de l'auto, nous aurions ainsi un prétexte valable pour en changer. Mais cela ne sera pas nécessaire. Par ailleurs le réservoir du lave glace était complètement vide. Autre disfonctionnement, la climatisation, était déjà bien fatiguée à 11000 miles : la production de froid était d'une puissance ridiculement faible (cela aurait été insupportable en plein été, mais ne nous a que peu génés, car nous avons utilisé la clim le plus souvent en position chauffage durant ce voyage, et là, c'était OK). Tout ceci montre bien le peu de sérieux des révisions et remises en état effectuées avant location.
Globalement, nous aurons été très satisfaits de cette voiture, à la consommation modérée (environ 10l/100km sur tout notre trajet, avec beaucoup d'autoroutes rapides, et pas mal de pistes). Et nous n'avons pas crevé.
A l'arrivée, elle affichait 4350 miles de plus. Nous quittons le parking de National peu après 14h, ce qui est excellent.
La journée, ne fait que commencer...
...... La suite au prochain numéro......en fait, ici : voyageforum.com/...post=3516225#3516225 | | | À: Trois14 · 28 juin 2010 à 13:09 Re: Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées Message 6 de 63 · Page 1 de 4 · 7 931 affichages · Partager Hummmm, ca promet ce nouveau carnet...on attend la suite Monsieur Bousquet.
Le coup de la bache, c'est la grande classe frenchy dans l' Ouest Americain !   | | | À: Trois14 · 28 juin 2010 à 15:00 Re: Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées Message 7 de 63 · Page 1 de 4 · 7 908 affichages · Partager Hello,
Je sens qu'on va se régaler!!! Ça fourmille déjà d'infos et petits détails pertinents  Quant à tes non soi disant talents d'écrivain, tu ne dois plus avoir de doute  ... Tu as commencé ce récit de bien belle manière... Il me tarde de lire la suite (mais très vite alors: je pars ds 12 jours!!)
Bon courage pour la suite qui promet d'être passionnante!
Jacqueline | | | À: Trois14 · 28 juin 2010 à 19:44 Re: Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées Message 8 de 63 · Page 1 de 4 · 7 882 affichages · Partager Merci pour ton retour d'expérience, sympa de faire cet effort  ! Bien d'accord avec toi sur ta pratique des réservations. Vivement la suite !
Patrick | | | À: Trois14 · 28 juin 2010 à 21:42 Re: Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées Message 9 de 63 · Page 1 de 4 · 7 865 affichages · Partager Bravo ! Contexte, préparation, organisation,... plein de détails fort utiles. Vous avez vraiment eu de la chance d'avoir été ainsi sur-sur-classé par Air France tant il est vrai que le trajet en "boite à sardines", tout touriste détendu que l'on soit, est un peu longuet et propice aux courbatures et engourdissement.
Vivement la suite de ce récit qui nous promet de bons moments de lecture...
Armelle | | | À: FamilleUS · 29 juin 2010 à 10:51 · Modifié le 18 déc. 2011 à 10:29 Re: Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées Message 10 de 63 · Page 1 de 4 · 7 816 affichages · Partager bonjour Manu
et merci de votre encouragement. J'avais beaucoup apprécié en son temps votre carnet dans ces régions.
Mais je réalise que la rédaction d'un carnet est beaucoup plus prenante en temps que ce que j'imaginais. Cela sera probablement très long !
JP
nota :
... Monsieur Bousquet...
le "Monsieur" est assurément de trop. | | | À: Trois14 · 29 juin 2010 à 10:53 Re: Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées Message 11 de 63 · Page 1 de 4 · 7 771 affichages · Partager Bonjour JP,
Or je n'ai aucun de ces talents...
Ayant déjà rassuré S..., je ne peux qu'en faire autant pour toi : n'aie aucune crainte, tu seras lu et relu et ce, pour plusieurs raisons : - l'attrait de la nouveauté (ce n'est pas tous les jours qu'il y a un nouveau carnet sur cette zone) ; - de nouvelles informations, idées et/ou astuces (comme le coup de la bâche par exemple) ; - l'attente de contenu/lieux nouveaux ou vus différemment (aura-t-il eu à batailler contre les indiens dans White...) ; - et le suspens, que tu distilles déjà avec parcimonie.
Rien que ça donne envie de lire la suite, d'autant que le programme, à peine esquissé, laisse entrevoir de multiples possibilités.
A très bientôt donc.   | | | À: Bastinj · 29 juin 2010 à 11:05 · Modifié le 18 déc. 2011 à 10:29 Re: Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées Message 12 de 63 · Page 1 de 4 · 7 768 affichages · Partager bonjour Jacqueline
Ne soit pas flatteuse. Je sais à peu près dire ce que je pense, mais sans talent (je suis plutôt un scientifique  ). J'essaye de le faire en Français correct, et ce ne serait déjà pas si mal si j'y parvenais !
Quant à la suite, oui je vais m'y coller, ce sra long (je n'ai encore décrit que 0,1 miles sur 4300 !). Mais de toute façon, ayant suivi tes pérégrinations Américaines en 2009, tout cela n'a plus de secret pour toi !
JP | | | À: PSI31 · 29 juin 2010 à 11:08 · Modifié le 18 déc. 2011 à 10:29 Re: Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées Message 13 de 63 · Page 1 de 4 · 7 762 affichages · Partager bonjour Patrick
Encore un encouragement de la part d'un grand spécialiste de ces régions. Je suis flatté !
JP | | | À: Alanay · 29 juin 2010 à 11:14 · Modifié le 18 déc. 2011 à 10:29 Re: Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées Message 14 de 63 · Page 1 de 4 · 7 759 affichages · Partager bonjour Armelle
Pour le double surclassement Air- France, je n'y suis pour rien (peut-être la persévérence avec eux). Nous avons simplement eu beaucoup de chance. Mais l'intéret du voyage ne réside pas dans sa partie aérienne. C'est un mal nécessaire. Autant que cela soit le moins pénible possible. De toute façon, comme pour tous les voyages, l'aller est beaucoup plus facile à vivre que le retour !
JP | | | À: Isap29 · 29 juin 2010 à 11:26 · Modifié le 18 déc. 2011 à 10:29 Re: Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées Message 15 de 63 · Page 1 de 4 · 7 755 affichages · Partager Bonjour Alain-Pierre
C'est toujours un plaisir de te lire, et tes encouragements me vont droit au coeur. Je pourrai te faire, mot pour mot, la réponse que j'ai faite à Jacqueline (bastinj).
Tu avais su nous tenir tous en haleine au moins 4 ou 5 mois avec ton épopée de l'an dernier. Je ne suis pas du tout certain que mon carnet prenne moins de temps. Surtout que je serai encore hors de France de mi-Juillet à mi-Aout, et tout le mois d'Octobre (sans parler de la Coupe du Monde de foot     , pour encore deux semaines).
JP | | | À: Trois14 · 29 juin 2010 à 19:14 Re: Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées Message 16 de 63 · Page 1 de 4 · 7 691 affichages · Partager Rebonjour JP,
tes encouragements me vont droit au coeur.
Pas de quoi, c'est tout naturel et, en plus, sincère     .
Je pourrai te faire, mot pour mot, la réponse que j'ai faite à Jacqueline
Pas tout à fait d'accord ; tu écris :
tout cela n'a plus de secret pour toi !
et je n'ai surement pas cette prétention  . D'ailleurs, nous avons l'intention d'y retourner en 2012 et pour 2 mois cette fois. | | | À: Trois14 · 1 juillet 2010 à 9:47 Re: Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées Message 17 de 63 · Page 1 de 4 · 7 558 affichages · Partager Bonjour Jean-Pierre,
Les dates du voyage étaient à priori parfaites pour la région Arizona- Utah. Habituellement à cette époque, pas ou peu de pluie
"étaient a priori", heureusement que tu ajoutes "a priori", du moins pour l' Utah, car sur les deux dernières années c'était moins que parfait  .
Merci pour toutes ces infos! J'aime toujours beaucoup lire ce genre de détails et pourtant je n'ai jamais le courage de faire la même chose... Comme je ne calcule jamais le kilométrage, le temps de parcours (nous n'avons d'ailleurs pas de montre), je ne fais jamais les comptes, etc.
Bon, alors je note déjà: – que désormais je serai un soutien indéfectible des golfeuses américaines au moment de faire certaines réservations  . – que lorsque je serai senior, je le ferai savoir dans les restos. – que les meilleures places dans un 777 sont les 45 L et K, très important quand on doit rester coincés sur son siège 11 ou 12 heures! – le "coup de la bâche", ingénieuse trouvaille  .
Tu ne fais peut-être pas suivre l'artillerie lourde, mais tes photos sont d'une excellente qualité!
Une question pour terminer: pourquoi as-tu choisi d'ouvrir plusieurs fenêtres, plutôt que de regrouper ton carnet en parties?
Bon courage pour la suite, car je sais d'expérience que c'est un sacré travail...
Pascale | | | À: Trois14 · 1 juillet 2010 à 22:40 · Modifié le 18 déc. 2011 à 10:29 Re: Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées Message 18 de 63 · Page 1 de 4 · 7 500 affichages · Partager 13 Mai 2010 après midi.
Los Angeles, les plages
Ayant réussi à disposer très rapidement de la voiture, plusieurs options s'offrent à nous. Soit nous quittons L.A. de suite, et filons à Barstow (où je compte bien m'arrêter 1 à 2 heures au Tanger Outlet factory, avec toute une liste de commandes à honorer), l'intérêt étant de gagner du temps qui pourrait être plus utile ultérieurement. Soit, et c'est la facilité, nous trainons un peu en ville, ce qui n'est pas déplaisant non plus. Par contre nous avons vite exclu de passer une journée à Disneyland ou à Universal Studio (cela aurait été une sorte de pèlerinage, car nous avions déjà fait ces parcs ensemble en... 1989).
B., bien qu'il ne soit pas plus que moi fana de L.A., propose de ne pas partir comme un voleur, sans se promener un peu. D'autant qu'il fait un très beau soleil, et une température fraiche mais clémente (18-20°C). Cela me semble également très raisonnable, et nous nous accordons pour passer une AM cool, à trainer sur les différentes plages. Lézarder au soleil jusqu'à la fin de la journée est une manière efficace pour récupérer du jetlag.
Nous filons donc vers Manhattan Beach, à 10 minutes de l'aéroport, coté Sud. C'est la plage de L.A. que je préfère, calme, agréable, presque familiale, un parcours de promenade, quelques surfeurs, parfois des joueurs de volley sur la plage pour assurer le spectacle. On s'y sent bien, sans la faune déjantée qui prospère sur les plages plus au Nord. Quand j'ai 1h à perdre avant de reprendre l'avion, c'est ici que je passe mes derniers instants, d'autant plus qu'il y a, à l'extrémité du Pier, un petit bar sympa avec des chaises extérieures, où on peut manger léger (mais pour aujourd'hui, merci Air- France, je n'ai pas faim du tout).
Puis, après une heure à respirer l'air frais du large, et à nous détendre du vol, nous devons passer aux choses sérieuses.
Direction donc Venice Beach. Nous y arrivons par Washington Blvd. N'ayant pas l'intention d'y rester longtemps, nous négligeons le parking qui est au départ du Pier (prix élevé, indépendant de la durée) et trouvons un stationnement en épi, à l'extrémité du boulevard, avec parcmètre, limité à 1h, ce qui nous suffira largement (attention, c'est très surveillé ; le moindre dépassement est sanctionné immédiatement par une amende, avec impossibilité de discuter).
Une promenade ici est certes fascinante par les gens qu'on y rencontre, mais vite lassante. Des baba-cool vieillissants et sales aux slogans ambigus et surtout dépassés côtoyant des touristes curieux, des boutiques minables, une odeur persistante d'herbe..., ce n'est pas vraiment l'Amérique que j'apprécie.
Cependant, j'ai toujours plaisir à retrouver le célèbre ange blanc guitariste à turban sur patins à roulette. Quasiment identique depuis trente ans. Et TOUJOURS fidèle au poste (ils doivent être nombreux à se relayer).
L'intérêt cette fois réside dans ses patins, d'un modèle original, mais qui, j'en suis persuadé, fera fureur en Europe d'ici un an ou deux. C'est en effet sur cette plage que j'ai vu la première planche à roulette, les premiers patins à roues en lignes,...
Le Sidewalk Cafe fait toujours le plein : les clients s'y installent un peu pour manger, beaucoup pour contempler le spectacle du trottoir, et encore plus pour s'y montrer. La célèbre et magnifique fresque murale peinte en 1989, "History is Myth", d'après la Venus de Botticelli dans une coquille, n'est plus entretenue depuis plusieurs années, et tombe en décrépitude. Triste, et décevant. Venice Beach est néanmoins l'endroit où il faut aller pour acheter des teeshirts ou vêtements réellement originaux, un très petit nombre d'entre eux seulement étant de bon goût. Bref, y passer 1h est plaisant et dépaysant, plus longtemps est pénible.
Nous continuons bientôt vers Santa Monica, son Pier, sa fête foraine permanente et sa plage. C'est le point extrême de la mythique Route 66 qui reliait Chicago au Pacifique, et que nous retrouverons plus tard. B. tenait à voir cet endroit car on le retrouve dans un très grand nombre de films ou de feuilletons contemporains. Il n'y a pas foule en semaine en Mai, et cela qui nous convient bien. Nous nous garons facilement, et rejoignons le pier, magnifique, en bois odorant, sur d'innombrables pieux. Certaines parties sont actuellement en rénovation et fermées au public. L'endroit est finalement assez calme et agréable. Des phoques batifolent dans l'océan, des pêcheurs s'en donnent à cœur joie, le soleil commence à décliner.
B., comme tout scientifique qui se respecte, se doit, avant de quitter les lieux, de mesurer les caractéristiques de l'eau.
Résultat : 18°C en Mai, ce qui me surprend fort, car c'est habituellement à cet endroit la température du Pacifique en Juillet !
Mais le temps passe, la nuit commence à tomber au loin sur Malibu. J'avais réservé un Best Western du coté de Pasadena (donc convenablement situé pour quitter rapidement l'agglomération le lendemain). Il est temps de se rapprocher.
Passant à proximité du Griffith Park, je propose timidement à B. de monter à l'observatoire afin de contempler le magnifique et classique (au cinéma) spectacle du jour qui tombe et de la ville qui s'éclaire. C'est raté, quasiment inconscient, il croule de fatigue et refuse d'envisager un pas de plus.
Cependant, proche de l'hôtel, se trouve un "Old Spaghetti Factory", chaine de restaurant qu'il apprécie toujours beaucoup. Cela réveille ses sens, et il souhaite maintenant y aller ; cette fois, c'est moi qui manque de conviction, mais je suis...
J'aime bien également cette chaine de restaurant économique. Dans un décor kitch délirant, et pour une douzaine de dollars hors taxes et hors boisson, on dine d'une salade, d'un bon plat de spaghetti (multiples accommodements proposés), de la fameuse glace "spomouni" que B. apprécie tant, et d'un café ; le tout accompagné d'un petit pain frais chaud et bien croustillant avec du beurre à l'ail. Au milieu de la salle, trône systématiquement un vieux tramway, avec des tables à l'intérieur : c'est là que nous demandons à nous installer. Le repas, servi rapidement à cette heure, est sans surprise. Je l'accompagne d'un verre d'excellent Chianti.
De retour à la chambre, je remets de l'ordre dans mes affaires. Papiers du vol ou de la location voiture à ranger, mais surtout bagages à remettre en configuration "roadtrip", et non plus "avion".
Puis, malgré la fatigue qui m'accable, je sais que si je ne fais rien, dans 3 ou 4 heures je serais définitivement réveillé (jetlag). Aussi, je me force à prendre une pilule pour dormir ("sleeping aid" léger, en vente libre dans les Walmart ; ce n'est pas un vrai somnifère, mais cela me suffit habituellement. J'en prendrai également les deux nuits suivantes). Je dormirai ainsi jusqu'à 7h.
B. qui n'a rien voulu prendre, voit vite défiler toutes les heures... | | | À: Trois14 · 1 juillet 2010 à 22:48 · Modifié le 18 déc. 2011 à 10:30 Re: Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées Message 19 de 63 · Page 1 de 4 · 7 496 affichages · Partager 14 mai 2010
Los Angeles suite, puis route
Réveil, petit déjeuner copieux à l'hôtel, avec machine à gaufre (sympa). Nous sommes frais et dispos pour affronter notre première journée sur place.
Mais nous devons auparavant prendre une décision concernant le programme, car je souhaite que nous dormions ce soir à Needles, sur la frontière Californie- Arizona.
L'option la plus raisonnable serait donc de partir de suite vers l'Est (avec arrêt à Barstow pour des courses, puis flâner sur la route 66, Bagdad Cafe, et surtout excursion sympa (deux bonnes heures de marche) vers Amboy Crater).
Mais nous considérons également qu'il serait dommage de quitter L.A. sans passer, ne serait-ce qu'un court instant, par les lieux mythiques. En fait, je pense à Griffith Park, et à Hollywood Blvd. D'autant plus que le passage par Hollywood, avant de quitter la ville, me permettrait d'acheter une carte téléphonique, sécurité indispensable si nous devions avoir un appel urgent à passer, par ex pour annuler une réservation (Voir en post scriptum quelques infos sur les moyens de téléphoner) ; car à Los Angeles, le seul endroit que je connaisse pour acheter une carte téléphonique (je parle d'une carte très efficace) est situé sur Hollywood Blvd.
Nous quittons donc l'hôtel à une heure décente. Nous nous arrêtons au Walmart voisin pour les achats de nécessité indispensables, et à un Vons pour nos premières courses de nourriture, principalement pour les picnics de midi (Voir en post scriptum quelques infos sur les achats de nourriture aux USA).
Puis nous nous dirigeons sans aucun stress (merci TomTom) vers Griffith Park. J'envisage de grimper par Western Canyon Rd, de faire un stop et une courte ballade sur le trajet, puis d'aller à l'observatoire, et enfin de redescendre par Vermont Avenue et le théâtre Grec.
Premier arrêt donc dans la montée, au niveau du canyon, à droite de la route. J'avais souvenir d'un site calme, plein de fraicheur, avec tables de picnic ; et surtout d'une très agréable ballade dans la végétation, le long d'un ruisseau, avec une nuée d'oiseaux qui virevoltent et gazouillent. Oui mais c'est raté, aujourd'hui la zone est en travaux, avec un grillage qui oblige les promeneurs à passer assez loin du ruisseau. Pas d'oiseaux cette fois, mais de nombreuses fleurs, magnifiques bougainvilliers, flamboyants (enfin je crois) tels qu'on en voit dans l'Océan Indien,... J'aperçois aussi au loin un arbre à la magnifique frondaison bleue, que je prends, peut-être à tord, pour un Jacaranda (variété très commune en Afrique du Sud ou au Brésil, mais que je n'avais jamais encore remarquée en Californie).
Je teste sur une passiflore le fonctionnement en mode macro de mon appareil.
Puis nous continuons jusqu'à l'observatoire.
Le mythe "James Dean " et "la fureur de vivre" (la scène de la fin du film se déroule ici) reste très présent dans ces lieux. Et sur la droite, le signe " HOLLYWOOD" en lettres géantes attire toujours autant les photographes.
Peu intéressé par l'intérieur de l'observatoire (l'élément principal, outre le planétarium, est un pendule de Foucault. Mais comme l'original, conçu et construit par Foucault himself se trouve à Paris, au Panthéon...), nous nous promenons dans les environs, en profitant du magnifique panorama classique sur la ville (celui que j'aurais aimé voir hier soir, à la tombée du jour).
Cependant nous n'apercevons qu'avec peine les hautes tours du centre-ville et la cote du Pacifique, car un léger brouillard voile la vue au loin.
La redescente en ville par Vermont Canyon Rd nous fait traverser des quartiers très chics, à l'ombre de magnolias ou d'eucalyptus odorants, avec des villas luxueuses aux jardins exubérants, et une incroyable densité de Porsche ou de Ferrari. Mais nous ne connaissons personne ici, nous ne nous arrêterons donc pas...
Direction Hollywood, tout proche. Nous nous garons à 50 mètres du Chinese Theater, et nous nous accordons vite pour n'y rester que 15 minutes. Le temps nécessaire pour une course rapide, puis pour saluer Michael Jackson ressuscité et plus vrai que nature, Schreck, Spiderman, et certains de ses copains dont je ne connais pas le nom.
Quelques photos des "mains dans le béton", et des étoiles de célébrités sur le trottoir,...
... et nous quittons rapidement ce lieu, exactement dans le délai imparti, laissant la place aux nombreux groupes de touristes en visite organisée, beaucoup d'entre eux parlant Français.
Il est maintenant 11h30, et nous nous décidons enfin à quitter rapidement la ville, direction plein Est. Le trafic est dense au début, puis quand nous sortons de l'agglomération au bout d'une heure, devient enfin fluide. Je pensais que nous nous pourrions nous arrêter assez rapidement sur l' I-15, dans une aire de repos que je croyais connaitre, avec tables de picnic agréables à l'ombre de canisses. Mais je ne la retrouve pas. Nous sortons donc de l'autoroute un peu plus loin, et inaugurons notre premier picnic, tristement, sans table, à l'ombre d'un arbre maigrichon. J'espère que ce sera plus réussi les jours suivants...
Puis continuation vers Barstow, et ses magasins d'usine. Il y a deux groupes de boutiques à Barstow. L'un, le "Barstow Outlet" est quasiment désert, presque sinistre. Mais c'est le second qui m'intéresse, le " Tanger Outlet Center". On y retrouve sans surprise les enseignes habituellement courues par les Européens : Gap, Nike, Timberland, Ralph Lauren, Eddie Bauer, Nautica,... J'ai une longue liste de commande à effectuer. En m'y collant tout de suite, nous serons tranquilles pour la suite du voyage. B., que cette activité a de tout temps rebuté, me laisse les pleins pouvoirs. Il trouve une ombre pour se garer et y fera une sieste profonde, récupérant ainsi de sa première nuit difficile, tandis que je me coltine les boutiques. Un long moment plus tard, mon compte AMEX ayant bien baissé, et mon sac de voyage bien gonflé, je retrouve B., enfin détendu. Pour la peine, ce sera lui qui conduira jusqu'à ce soir.
L'après-midi est bien avancé, et il nous reste encore pas mal de route jusqu'à Needles. Nous sommes instantanément d'accord pour éviter Bagdad Cafe qui figurait sur ma liste. En fait, ni B., ni moi n'étions vraiment attiré par ce lieu, sans réel intérêt, et un peu triste, quoique le détour ne nous aurait pris que de quelques minutes. Par contre, nous avons également dû rayer de la liste la balade d'Amboy Crater, très sympa je pense. Je le regrette d'autant plus que je n'avais encore jamais eu l'occasion de la faire. Mais le détour par la Route 66, plus la marche, nous aurait couté trois bonnes heures de plus. Au bout d'un moment, sur la droite de l'autoroute, j'aperçois dans le lointain ce que je pense être Amboy Crater (à moins que ce soit un volcan similaire). Tant pis, ce sera pour une autre fois.
Nous arrivons en fin d'AM à Needles, après une dernière partie de journée rendue pénible par la chaleur (plus de 30°C à l'extérieur), avec la clim. de la voiture fatiguée et très peu efficace (heureusement, ce sera notre trajet le plus chaud). Enfin, après un court détour pour venir saluer le fleuve Colorado, que nous retrouverons souvent plus tard,...
... nous rejoignons notre hôtel, un Motel6. Diner au Denny's mitoyen qui fait 10% de discount aux clients du Motel6.
Puis nous ne pouvons nous empêcher de faire un tour par la gare, pour admirer de près les convois très longs, impressionnants, tirés par six locomotives. Le sol vibre au passage de chacun des wagons, qui doit peser un poids énorme.
Retour au motel. Nous y rencontrons nos voisins de chambre et sympathisons avec eux. Il s'agit d'un couple de retraités, vivant à Idaho Falls (nous y coucherons dans trois semaines environ, et en profitons pour obtenir quelques conseils de visites), mais passant depuis trois ans les six mois d'hiver dans un coin perdu (mais plus clément) du Mexique. Ils sont actuellement sur le chemin du retour, et font des étapes assez courtes. Ils conduisent un énorme van, avec une remorque encore plus lourde (avec motos et autres jouets tout terrain, bien évidemment indispensables à tout Américain qui se respecte). La consommation de carburant du monstre avec sa remorque doit être astronomique ; mais pour ce que nous avons pu en voir, elle n'est rien comparée à la consommation de bière des conducteurs (les réserves, dans le coffre, sont à la hauteur).
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PS : quelques infos ou conseils additionnels
Comment téléphoner depuis les USA ?Téléphoner en France depuis sa chambre d'hôtel, en payant la communication avec la note d'hôtel, est toujours facturé à un prix dissuasif.
Utiliser son mobile Français est la pire des solutions. Outre une couverture de réseau bien plus restreinte qu'en Europe, le tarif est franchement rédhibitoire. Au mieux, c'est une sécurité pour les cas extrêmes, à n'utiliser ponctuellement que si on ne peut pas faire autrement. Par contre, envoyer ou recevoir des SMS reste une bonne solution, limitée mais efficace (bien que certains SMS ne sont parfois acheminés qu'avec plusieurs heures de retard).
Utiliser un mobile avec carte SIM Américaine (assez bon marché) peut être une solution valable si on doit téléphoner ou rester touchable souvent, n'importe où. Mais pour un voyage touristique, cela ne semble pas indispensable. Et la couverture du territoire est assez limitée.
La meilleure solution, de loin, est d'utiliser son ordinateur portable. La connexion gratuite par WiFi est la règle dans les hôtels de classe moyenne. J'utilisais autrefois SipInside de Free, entièrement gratuit. Mais la liaison était souvent mauvaise ou difficile à établir. J'utilise maintenant Skype, payant (mais si peu), qui permet une communication de très bonne qualité avec n'importe quel téléphone dans le monde ; Skype permet entre autre, pour un tarif très raisonnable, de toucher un téléphone portable Français. Durant ces 25 jours, avec 10-15€, j'aurais téléphoné sans aucune retenue en France un grand nombre de fois, yc vers des mobiles.
Enfin, l'emploi d'une carte téléphonique prépayée était et reste toujours, une solution excellente, très souple (seul bémol, comme en Europe, il y a aux USA de moins en moins de cabines publiques en état de marche), et toujours utilisable depuis sa chambre d'hôtel via un N° 800 (gratuit). Mais il y a carte et carte. Tous les grands magasins (Walmart,...), tous les supermarkets (Safeway,...), tous les boutiques ou kiosques touristiques en vendent pour 5, 10 ou 20$. Mais bien souvent ces cartes sont couteuses à l'usage. Une somme fixe peut être prélevée à chaque communication (jusqu'à 2.5$), plus une autre somme si on appelle depuis un poste public, plus encore une autre au premier appel, puis encore une fois par semaine pour la maintenance de système,... A ce rythme, la carte est vite épuisée (le prix annoncé à la minute de la communication vers l' Europe est trompeur, c'est un prix d'appel qui "oublie" les facturations annexes ci-dessus). Il existe par contre encore de "bonnes" cartes, qui sont sans frais de connexion, sans frais de ligne, et avec des frais réduits (0.5$ ou moins par communication) dès lors qu'on utilise un téléphone public. Mais il faut chercher et lire les textes en petits caractères sur la carte. On trouve encore de telles cartes, mais de moins en moins facilement, et toujours dans des boutiques de zones très touristiques ( Time Square à NYC, Fisherman ou Union Square à San Francisco, Hollywood Boulevard à L.A.). Avec une carte à 5 ou 10$, on peut alors téléphoner une demi douzaine de fois en France, et surtout appeler un N° USA de partout en cas de besoin (par ex. pour annuler au dernier moment une chambre réservée).
Pour un séjour de plusieurs semaines aux USA ou Canada, je conseille toujours d'acheter rapidement une bonne carte téléphonique à 5$. C'est une sécurité.
Faire ses courses de nourriture aux USA à meilleur compteIl existe dans toutes les agglomérations importantes des supermarchés de chaine (Safeway ou Vons qui lui est affilié, Ralphs, Albertsons, Whole Foods, Smith's,... J'ajouterai le City Market de Moab). Tous ces magasins sont extrêmement bien achalandés, en produits frais notamment. On y trouve même le matin de la bonne baguette bien croustillante.
Comme les Carrefour chez nous, ces chaines permettent à leurs clients fidèles d'obtenir de très significatives réductions (de 5 à 30% de l'addition). Et la procédure est encore plus facile. Il suffit de se faire établir une carte de client fidèle de la chaine, ce qui ne prend que 5 minutes et est gratuit. Puis, lors de chaque passage ultérieur en caisse, où que ce soit aux USA, en présentant sa carte, on est personnellement reconnu (Bonjour M. YYY. Quelle gloire, d'être reconnu ici instantanément, en débarquant de France !), et les rabais sont déduits automatiquement de la somme à payer. Et si on est dans un magasin dont on ne possède pas la carte de fidélité, je conseille de le dire à la caissière, en expliquant qu'on est étranger et de passage, mais qu'on aimerait bien profiter des discounts réservés aux membres. La caissière passe alors, généralement avec un sourire, sa propre carte dans le lecteur optique, et les rabais se déduisent encore une fois automatiquement du total.
Conseils concernant l'achat d'eau potableComme tout le monde, nous achetons des galons d'eau à boire, dans les supermarchés. Mais je me permets de faire aux voyageurs sans expérience trois recommandations. - 1/ Choisir toujours des galons avec bouchon vissé (et non pas seulement enfoncés), et si possible avec un pas de vis assez long. En effet par le passé, j'ai connu des désagréments (coffre inondé) avec des galons renversés, qui perdent vite leur bouchon. Ceci n'est valable que pour le premier achat, car rien n'empêche par la suite de verser le nouveau contenu dans l'ancien contenant. - 2/ Acheter l'un des galons différent en forme (par ex. plus mince et plus haut) des autres. Ce sera le premier consommé. Ensuite, avec l'étiquette arrachée, re-rempli à un robinet, il servira comme réserve d'eau moins potable (lavage des mains, voiture,...). - 3/ Préférer l'eau de source à l'eau industriellement purifiée (c'est précisé sur l'étiquette), au gout souvent assez dur et âpre. C'est parfois un peu plus cher, mais tellement meilleur d'un point de vue gustatif, surtout quand l'eau n'est pas fraiche. Les machines à re-remplissage, économiques, fournissent malheureusement toujours de l'eau industrielle.
La suite ici : voyageforum.com/...post=3532902#3532902 | | | À: Trois14 · 1 juillet 2010 à 22:58 Re: Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées Message 20 de 63 · Page 1 de 4 · 7 490 affichages · Partager Merci pour cette suite. Flâner sur les plages de LA et environs est toujours agréable. La diversité des genres est amusante à observer. Cela me donne bien envie d'y retourner... mais pas prévu cet été !
En ce qui nous concerne, nous ne cherchons pas à lutter contre le "jetlag"... au contraire, à peine arrivés nous nous endormons en fin d'après midi, pour se réveiller à l'aube, aux heures fraîches, où la lumière peut être aussi très agréable. Bon, mais très vite, le rythme "naturel" revient : coucher tardif et réveil... après le soleil 
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