Salut voyajou Mille excuses pour cette réponse tardive
On ne peut résumer 23 mois de voyage en quelques lignes. En effet j'en ai des anecdotes. Pour ce qui concerne la Van Zyl's Pass, je vois que tu connais cette piste dangereuse que l'on ne peut prendre qu'à la descente, mais nous étions limite en carburant pour rejoindre
Opuwo, malgré nos 250 litres de G O à l'entrée dans le
Kaokoland, nous avons décidé de prendre le raccourci en remontant la Van Zyl, malgré le problème des freins hydrauliques, seul le frein de stationnement fonctionnait. Si tu regardes bien la vidéo lorsque je mesure la largeur de la piste, on aperçoit en bas sur la partie plate le Toyota, et au vu des problèmes mécaniques, de la hauteur de mon camper 2,10 m à la galerie, avec plus de 200 kg dessus, un centre de gravité hyper haut, face à la dangerosité j'ai préféré renoncer. En 1998 nous avions mis 3 heures pour la descendre sur 3 km depuis le spot plat qui surplombe la vallée où nous avions bivouaqué et j'avais effectué un vol en parapente le soir et remonté à pieds, c'était trop risqué, j'ai fait demi tour alors que j'en avais la possibilité, ensuite c'était impossible, et c'était pas gagné avec le frein à main.
Voici quelques anecdotes: éléphants du
Kaokoland.
La charge meurtrière: voir la vidéo
Namibie _Hoanib River + paysages d'
Afrique Australe
U Un matin au réveil de notre bivouac au lieu dit AMSPORT dans l'Hoanib porte limite de la Skeleton, un gros bull (éléphant male) fourrageait à 100 m dans le lit de la rivière a sec, nous décidons de contourner le lit et de faire une vidéo depuis le surplomb du lit, arrivés sur la hauteur du river bed face au gros male, il nous a longuement fixé tout en reculant de quelques mètres puis s'est élancé et nous a chargé en barrissant pour escalader le muret de sable de 3 m qui assurait notre protection, ces vieux mâles solitaires sont très agressifs et dangereux
Rencontre improbable: Coté Huarisib rivière à 60 km au nord de l'Hoanib, la seule qui soit en eau en permanence, nous campions dans un canyon voisin totalement désertique, et la nuit nous sommes réveillés par des crissements de lourds pas sur les graviers. Le matin nous repérons des empreintes d'éléphants à 1 mètre du camper. D'où sortait il, descendant la partie haute du canyon proche de la piste infernale Purros Ourupembe !
L'arrivée de l'eau: le lit de la rivière Hoanib éphémère est à sec depuis des mois, ciel bleu, soleil torride, et soudain nous entendons le bruit de l'eau en amont, et la voyons arriver se répandre dans le lit et s'engouffrer entre les 2 rochers de la passe d'Amsport, moment rarissime, absolument magique et inespéré. La pluie déversée par les orages qui éclatent sur les versants montagneux 200 km à l'Est alimente enfin la rivière pour une durée d'un jour ou deux qui ensuite retrouvera son lit asséché.
Curieuses girafes: Le soir arrive, il est temps de s'arrêter et de trouver un spot, nous arrivons dans le lit de la Kumib que nous descendons sur quelques centaines de mètres et rencontrons une famille de girafes accompagnée de leurs girafons. Distantes d'une trentaine de mètres, curieuses elles nous observent monter la tente de toit sans bouger, bonne nuit jeunes filles. Le matin nous ouvrons la tente et que voit on, nos copines qui n'ont pas bougé d'un mètre de toute la nuit et continuent à nous observer!
Zimbabwe encerclement de villageois inquiets: chaque jour en fin de journée se pose le problème du bivouac, au crépuscule nous arrivons aux environs d'un village et décidons de monter la tente de toit, la nuit est tombée comme un couperet et je passe lire un moment à l'avant du Toy, je vois soudainement arriver une foule de villageois armée de massues et autres "ustensiles" de bienvenue, je baisse la vitre, et un homme me demande en anglais ce que nous faisons à cet endroit, je lui explique que nous bivouaquons pour la nuit, il me répond que nous sommes sur un cimetière. Je m'excuse platement en lui déclarant notre ignorance, et que nous n'avons pas remarqué de tombes mais que nous allons partir. Devant notre bonne fois il nous déclare que nous pouvons passer la nuit.
Frontière Botswana Namibie (Bande de Caprivi) intervention de l'armée: Nous sommes arrivée au Nord Est du
Botswana, le long du Linyanti swanp. Nous avons passé la nuit en bordure du marais, et ce matin avons décidé de faire un vol en paramoteur, suite à mon vol alors que Steve est en l'air depuis un moment je vois débarquer un type en Land Rover, il m'explique que nous sommes sur une concession privée, que mon fils doit atterrir de toute urgence car les militaires nous ont repérés et désirent savoir qui nous sommes. De plus l'avion qui vient d'atterrir sur l'aérodrome du Lodge a déposé une plainte. Cet endroit est stratégique si nous n'avions pas atterri il nous auraient tiré comme de vulgaires lapins! Je demande à Steve d'atterrir et nous plions la voile. Pendant ce temps le guide du Lodge m'explique la raison du conflit qu'il y a entre le
Botswana et la
Namibie sur le tracé de la frontière de la bande de
Caprivi. Il me déclare qu'il travaille pour le Lodge situé à environ 1 km et que la nuitée coute 1000 dollars, il va nous diriger sur la piste de transit.
Incident mécanique exceptionnellement rarissime: alors que nous roulons sur la piste
Windhoek Swakopmund je sens que je n'ai plus de freins. Arrêt d'urgence, pour constater que nous avons perdu un boulon de fixation de l'étrier avant droit, et que la durite a été sectionnée au niveau de l'étrier. Réparation de fortune en pinçant la durite. Nous poursuivons notre route sur 3 freins (ca tire fort à gauche au freinage) jusqu'à
Swakopmund pour réaliser une durite en tube de cuivre.
Again... rupture de durite en plein bush dans l'Okavango: nous roulons sur une piste sablonneuse dans la forêt de mopanes, et la pédale de frein devient soudainement mole. Arrêt, constat, la durite arrière droite fixée derrière le pont qui la protège, a été sectionnée au niveau de la plaque du tambour, sans doute avons nous du rouler sur un des morceaux de branchage qui parsèment la piste sablonneuse qui la sectionnée. Nous pinçons la durite au plus vite car uns entendons un groupes d'éléphants barrir tout proche dans la forêt de mopanes. Le lendemain nous tombons sur un centre de réparation des véhicules des Lodges, et en profitons pour récupérer une durite sur une épave de Land Cruiser et réparer notre support de la roue de secours qui s'est fendu. Le lendemain nous dépannons un camion ravitailleur des Lodges en panne de batterie grâce à un câble électrique récupéré sur une épave de camion.
2021 année maudite, post COVID 7 octobre retour en Namibie en solitaire je reviens à la ferme Autabib récupérer le Land Cruiser enchainement incroyable d'ennuis. Suite à tous les contrôles et formalités, je rate ma correspondance pour
Windhoek d'un quart d'heure. Gys le fermier venu me récupérer m'apprend que le Toyota refuse de démarrer. J'ai passé une semaine a remettre en état mon véhicule (les 4 batteries rendent l'âme), en essayant le Toy sur la piste de la réserve, le miroir du rétroviseur gauche s'est désolidarisé de son logement, (retrouvé planté dans le sable). Les douanes namibiennes envisagent sérieusement me donner une amende colossale dont je ne connais que le montant de la ristourne (environ 500 €, ce qui signifie que la note doit dépasser les 1500 €...) pour avoir laissé le véhicule sur le territoire trop longtemps. (17 mois la faute au covid, frontières fermées, vols annulés etc..) Coté santé c'est pas top, depuis mon retour j'ai des crampes au pied droit, et à la jambe droite. Je dors mal et bosse 10 heures quotidiennement sur le Toy et mange peu. Je vais à
Windhoek faire des achats pour le Toy et régler la taxe routière. Au poste de contrôle de police une jeune policière accepte de me servir de guide, et au retour elle me fait une demande en mariage! il ne manquait plus que ça, " maudit tabernacle" je collectionne les chats noirs! En branchant le transfo 12 v/ 19 v sur une de mes prises du tableau de bord, une fumée blanche sort du boitier! la totale, je suis persuadé qu'il est grillé, démontage du boitier, vérif des éléments, de la tension de l'allume cigare, remontage, miracle tout fonctionne?
3 novembre rupture du support de roue de secours pourtant renforcé à la ferme. Je longe la partie Est du
désert du Namib. La piste en tôle ondulée n'est pas la tasse de thé du Toy avec ses suspensions à lames. Je m'arrête à l'ombre salvatrice d'un arbre près de la seule ferme de Spes Bona à 100 km à la ronde, pour prendre mon frugal repas, et en ouvrant la portière arrière je remarque que le support de la roue de secours (37 kg) a encore cassé, Maudit "Câlisse", Alors que je m'apprête a faire une réparation de fortune arrive le fils du fermier qui me propose de ressouder le support, enfin une bonne étoile.
5 novembre passage de la frontière de Noordover. Je suis tendu comme une corde à piano car je n'ai pas réglé l'amende et ne sais ce qui m'attend. Les douaniers sont de grands enfants addicts au téléphone mobile, parfois un peu perdu pour remplir le carnet de passage en douane. Retour en RSA Ouf, direction Franshhoek chez mon ami Theunis pour quelques réparations: démontage du neiman morceau de clef cassée, un câble de support du réservoir arrière de cassé.
Remake du film DUEL 17 nov Je quitte Franshhoek par le col nord et dans la descente tortueuse un semi remorque me rattrape et me colle au cul, j'accélère pensant le semer, mais il s'accroche, arrivé sur la partie plate qui longe le lac, je suis à 110 kmh, et je l'aperçois dans le rétro se rapprocher, j'accélère à 140 dans la ligne droite et au croisement je prends à droite, et lui à gauche, Quel taré, je pense qu'il devait rouler à vide., Un de ces Black fou responsables de nombre d'accidents mortels. Lors de mon périple en direction de la
Tanzanie j'ai été témoin d'accidents de minibus en surcharge, avec passagers morts allongés sur le bas coté la chaussée, de conduite de camions traversant un village a une vitesse folle sans ralentir en klaxonnant un km avant le passage au milieu d'une foule de villageois! le contrôle technique c'est pas l'Europe, parfois il est impossible de doubler car le camion dégage un monstrueux nuage de fumée noire qui masque totalement la vue.
Un dernier sur la route en direction de
Port Elizabeth....
Agression à la station balnéaire de Stlibaaî. J'atteins en fin d'après midi cette petite ville en bord de l'océan et trouve un super spot abrité des regards, pourvu de magnifiques équipements sanitaires, super pour la nuit. Alors que je prépare mon repas, surgit plein phares un véhicule en face me barrant la sortie, je sorts pensant avoir à faire à la police, mais que nenni, un couple de noirs avinés qui veulent me soutirer de l'argent. Impossible de les raisonner et de décamper, ils ne veulent rien savoir. L'affaire risque de mal se terminer, j'ai une machette et une bombe lacrymo, énervé je sorts du camper et me dirige vers leur véhicule qui fait marche arrière et me laisse le passage, je saute dans le Toy et file sur la place du village bien éclairée pour y passer la nuit.
Ensuite c'est la grosse galère pour trouver un Roulier pour Zeebrugge, le faire correspondre avec l'avion, c'est "pas bin facile". En RSA les frais portuaires au delà de 3 jours sont facturés 100 € la journée alors qu'à Zeebrugge c'est un peu plus d'un euro, les transitaires en RSA ont des tarifs élastiques, les Overlander sont en quelque sorte la vache à lait des transitaires.
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Namibie _Hoanib River + paysages d'
Afrique Australe