Cher Monsieur,
Je prends connaissance de votre courrier avec un peu de retard.
Angélique a quitté notre société, c’est donc moi qui vais vous répondre.
Je suis tout à fait navré d’apprendre les difficultés que vous avez rencontrées.
J’avais reçu un premier compte rendu de votre voyage que Steven m’avais envoyé juste après votre retour.
Nous vous devons des explications sur les différentes questions que vous soulevez.
- sur l’information dont vous avez disposé pour préparer ce voyage.
Angélique n’a peut être pas été assez claire sur les conditions matérielles de son organisation. Mais nous avons avons envoyé, parmi les documents que vous avez reçus, un fichier appelé «
Myanmar Pratique », et un fichier intitulé "
Myanmar, Questions fréquentes" (ou FAQ).
Dans ces deux documents, il est précisé, je cite :
Chauffeur – ni accompagnateur, ni guide. Les chauffeurs birmans pratiquent rarement les langues étrangères. En aucun cas votre chauffeur ne peut se substituer à un guide. Ni à un accompagnateur. Nous proposons certains voyages « accompagnés par un chauffeur anglophone », prestation que nous pouvons proposer dans certaines villes. Mais dans ce cas, c’est une prestation dont nous avons convenu, dont le prix est compris dans notre descriptif. Dans ce cas seulement, la mention figure dans la rubrique « ce que le prix comprend ». Dans tous les autres cas, lorsque nous vous proposons des circuits accompagnés avec chauffeur, ne comptez pas sur ses compétences linguistiques.
Nous ajoutons dans le FAQ :
Peut-on voyager en circuit privatif avec chauffeur uniquement ? Il est désormais possible de réserver une voiture avec chauffeur sans aucun guide francophone ou anglophone vous accompagnant.
Attention, en
Birmanie, les chauffeurs ne parlent que le Birman. Donc en cas de problème sur la route ou de difficultés rencontrées, il est difficile de s'expliquer, et s’il n’y a pas de liaison par téléphone, difficile d’appeler notre agence, voire même votre assurance en cas d’accident...
Sur la difficulté du trek, dans le
Myanmar Pratique :
NIVEAU DE DIFFICULTE. Nos programmes de randonnée sont de difficultés moyenne (sauf exception, s’il s’agit d’une demande particulière), avec des temps de marche variables selon les jours mais toujours avec des dénivelés assez faibles. Ils sont accessibles à toute personne en bonne condition physique à condition d’avoir l’habitude de marcher ou de pratiquer une activité physique. L'exposition au soleil, le caractère accidenté des chemins, plus que le dénivelé, l’exigent des participants. Lors des déplacements en bateau ou en minibus vous aurez l’occasion de vous reposer. L’altitude maximum est de 1950 m à NaWarTaung. Les marches sont plus difficiles en juillet et août à cause des pluies qui rendent les chemins boueux et glissants, les temps de marche indiqués peuvent donc être rallongés (doublés) selon l’état des chemins ou l’itinéraire modifié.
Et dans le FAQ
L’exposition au soleil, le caractère accidenté des chemins, plus que le dénivelé, exigent des participants une bonne condition physique (avoir l’habitude de marcher ou pratiquer une activité physique).
Peut-être n’avons-nous pas assez insisté sur ces aspects à l’occasion de nos échanges par mail.
Mais sur ces points nous sommes assez clair, me semble-t-il.
- sur les questions que vous vous posez sur notre organisation
Nous ne pouvons pas faire traduire les programmes en Birmans pour les chauffeurs.
Ces compétences de traduction n’existent pas en
Birmanie. Les personnes susceptibles de faire ces traductions sont guides, ou travaillent pour des sociétés francophones installées à
Yangon.
Un guide est rémunéré entre 55 et 75 usd par jour, et entièrement pris en charge lors de ces déplacements. Un guide moyen, qui alterne les groupes et les dossiers individuels reçoit entre 600 et 800 usd par mois de pourboires.
Pour avoir chez nous un traducteur, il faudrait rémunérer ce poste plus de 2000 usd mensuels, ce qui est tout à fait inenvisageable. Une seule personne ne suffirait pas.
Il est très difficile régler nous-même les droits d’entrée dans les temples et pagodes
Chacun comprend qu’il est impossible de virer cet argent sur un compte bancaire du temple ou de la pagode.
Il faut donc confier cet argent au chauffeur : mais ces chauffeurs ne viennent pas à
Yangon, ils travaillent dans des régions reculées. Où il est difficile de virer des fonds. Le système bancaire étant embryonnaire.
Donc nous ne savons pas comment envoyer l’argent nécessaire au paiement des droits d’entrée sur ce type de programme.
C’est effectivement beaucoup plus facile quand le programme est accompagné par un guide.
Mais les voyageurs sont souvent demandeurs d’inclure ces droits d’entrée dans le prix. C’est la source des malentendus : et je vais demander cette après-midi à nos conseillers de ne plus proposer cette prestation, même si les voyageurs sont insistants, parce que nous ne pouvons pas garantir sa bonne effectuation.
- sur les questions liées au déroulé spécifique de votre programme
Les problèmes sont liées à la méconnaissance des parcours par les chauffeurs.
La signalisation en
Birmanie est nulle, l’état des routes catastrophique, les aptitudes à la conduite ne sont jamais vérifiées, il n’existe pas de système GPS (considéré par l’armée comme « stratégique »).
L’accroissement de la demande a amené les transporteurs à embaucher des chauffeurs en nombre, qui connaissent moins bien le pays que leur ainés (qui ne le connaissaient pas bien).
Par ailleurs, le principe de ces voyages repose sur le fait que les chauffeurs vont dans des régions dont ils ne sont pas originaires (sinon, on prend des voitures qui reviennent ou partent à vide, et il n’y a pas d’économie) : conséquence croisée de leur inexpérience, de l’ absence de signalisation et de système GPS, de la difficulté culturelle à reconnaitre qu’on s’est trompé.... ils se perdent.
Personne ne s’y retrouve, ni vous, bien sûr, et c’est notre premier souci, ni les transporteurs dont les véhicules accumulent les kilomètres, et dont la facture d’essence leur fera douter de la rentabilité de l’exercice.
Ce n’est pas arrivé souvent, à ma connaissance, cette année, à deux reprise dans de telles proportions.
Faut-il, en conséquence, se priver de la possibilité de faire de tels voyages : je ne vous cacherai pas que c’est à l’ordre du jour de notre prochaine réunion.
Mais les guides sont en nombre nettement insuffisant.... que faire ?
Je vous remercie en tout cas du temps passé, je crois savoir que vous avez aussi bénéficié des services gratuits d’un guide le deuxième jour, à
Bagan.
Soyez sûr que nous tenons compte de toutes vos remarques, et que nous sommes attachés à faire évoluer notre organisation si nécessaire.
Il apparaît en tout cas que nous devons apporter sur la difficulté de ce type de voyage un surcroît d’information aux voyageurs, nous ne manqueront pas de le faire.
Bien cordialement,
Bonjour,
Je souhaitais mettre ce message en ligne, ce qui permettra aux futurs voyageurs de ne pas se retrouver devant des désagréments qui gâchent un voyage magnifique.
Malgré ce que je vais préciser, je tiens tout de même à souligner que nous avons fait un beau voyage.
Nous sommes partis seuls par EVANEOS en relation avec leur agence locale de
Yangon ASEV. Notre contact avec EVANEOS pour préparer notre voyage fut très professionnel. Malheureusement, sur place, le rêve est devenu angoisse journalière pour les raisons suivantes :
- Sur conseil d'EVANEOS, nous avons pris un guide francophone sur les 4 premiers jours de notre voyage. Ensuite, et quand nécessaire (BAGAN, INLE, Treks), nous avions opté pour un guide anglophone après proposition d'EVANEOS. Le guide francophone fut formidable. Les guides anglophones furent globalement bons à l'exception d'un guide qui ne connaissait que quelques mots de la langue de Shakespeare.
- Dans les autres cas, un chauffeur devait nous conduire vers les destinations prévues dans notre programme. Là, ce fut la catastrophe car aucun chauffeur (à l'exception d'un seul chauffeur qui a eu la gentillesse de jouer également le rôle de guide et de nous faire découvrir des choses non prévues initialement) ne connaissait l'anglais. De plus ils ne connaissaient pas notre programme. De ce fait, à chaque fois il fallait tenter de se faire comprendre (difficile d'expliquer par exemple que le programme prévoit une visite de fabriques d'ombrelles....... sauf à connaître le birman......
). De plus, et parce qu'ils ne connaissaient pas le programme ni ses clauses, certains chauffeurs nous demandaient de payer la course.....
voire de payer l'accès à certains sites. Enfin, nous sommes tomber sur deux chauffeurs qui ne connaissaient pas la route (avec l'un nous avons fait plus de 10 heures de route pour 4 heures 30 programmées et avec un autre, il a fallu qu'un guide lui explique comment se rendre àPINDAYA !!
==> Résultat : Nous n'avons pas pu faire 3 visites initialement programmées 
- — Menetaung Ou Htin Shu Kone : Savoir que contrairement au message passé sur ce trek par EVANEOS, celui-ci est éprouvant lors des fortes chaleurs et que le chemin grimpe sur les 2/3 du parcours avant d'arriver au monastère. Donc, si votre condition physique est limite : Réfléchir par 2 fois avant de valider cette marche. De plus, EVANEOS nous avait expliqué que nous rencontrerions des tribus dont les PAO. Or, ceux-ci n'existent pas dans cet endroit ! (dixit le guide). De plus nous souhaitions voir les ethnies avec leurs costumes. Contrairement au Vietnam, rares sont les ethnies habillées de leur costumes traditionnels. Nous les avons principalement vues au lac INLE et lors d'un trek où nous avons assisté à une préparation d'un jeune novice.
En conclusion, nous aurons dû appeler 4 fois ASEV pour faire valoir nos droits. L'agence locale nous a remboursé les visites non faites (14 $) mais cela ne les remplace pas !
Je suis certain que notre voyage aurait été exceptionnel si nous avions gardé notre guide de départ tout au long de notre voyage. Nous regrettons qu'EVANEOS :
- N'indique pas les risques à ne pas prendre de guide. Nous aurions de ce fait demander à garder notre guide
- Ne mette pas en avant le fait que les chauffeurs ne parlent en général que le birman
- Ne mette en avant la difficulté des treks lors des fortes chaleurs
Ce message ne se veut pas polémique vis à vis d'EVANEOS qui détient d'excellents avis par ailleurs. Je souhaite simplement vous faire partager quelques désagréments afin que vous-mêmes ne rencontriez pas les mêmes problèmes
Bien Cordialement