Suite de mon séjour en
Andalousie
Transfert de Malaga à Almería De bon matin, je me dirige à pied vers la gare routière et c'est l'occasion de parcourir une dernière fois les rue carrelées et luisantes d'un lavage récent.
Il faut 3 heures en bus pour rejoindre
Almería, deuxième point de chute de mon séjour.
C'est l'occasion de traverser les agglomérations de la côte : Motril,
Nerja, Almunécar.
Les serres envahissent les terres. Le bus semble naviquer sur une mer de plastique.
À l'arrivée Maria m'attend au pied de l'immeuble où j'occuperai un studio à proximité du front de mer.
De là je pourrai randonner en étoile vers la côte du
parc naturel Cabo de Gata et le désert des Tardenas.
Carboneras sur la côte nordPour mon premier circuit pédestre dans le parc naturel de
Cabo del Gata, je choisis la petite ville côtière de Carboneras.
Le matin je rejoins la gare routière distante d'un bon kilomètre.
En 50 mn j'arrive à
Carboneras après un passage à Agua Amargua.
J'ai trouvé une trace gps qui guidera mes pas car le balisage est inexistant.
La sortie de la ville rejoint un col et le sentier longe la côte vers le nord.
La carcasse d'un immense hôtel inachevé et abandonné défigure l'environnement.
Quittant la côte, je prends la route et ses spectaculaires lacets pour m'élever au
Collada de Grantilla. Il n'y a pratiquement pas de circulation en cette saison.
Mon parcours passe au pied de la
Torre del Rayo. Je ne résiste pas à l'envie de monter la voir.
Entièrement restaurée, elle domine le paysage et un escalier externe permet d'accéder à son sommet, belvédère orienté vers le littoral nord et sud. Je revis les moments passés.
Le sentier qui longe le haut de la falaise m'oriente vers
Carboneras.
J'ai une heure à attendre le bus, c'est l'occasion de flâner sur le front de mer.
Cabo de Gata son phare et ses plagesAujourd'hui, je vais pénétrer au cœur du
parc naturel de Cabo de Gata.
Un bus a son terminus à la petite ville de
Cabo de Gata.
C'est l'heure de l'école, les rues sont animées.
J'ai une longue ligne droite à parcourir le long de la côte. Les montagnes du parc me servent de boussole.
Je m'attarde au pied de la
Torre San Miguel, ancienne forteresse, pour paramétrer mon gps.
Le hameau de pêcheurs de
La Fabriquilla est endormi. Des camping-caristes se réveillent.
Les salines ont donné naissance à une montagne blanche.
La route s'élève à flanc de montagne, élargissant le champ de vision.
Le
Faro de Gata est en vue. Il marque l'extrémité d'une belle plage.
L'endroit est resté sauvage, il n'y a pratiquement personne à part les employés du parc.
J'arrive au
Collado de Vela Blanca à 186 m : un autre paysage se découvre.
Le massif d'origine volcanique plonge directement dans la mer.
Les plages, à perte de vue, arborent de jolies couleurs au gré des minéraux qui les composent.
Certaines sont devenues célèbres grâce aux films qui y ont été tournés :
Genoveses, Monsul.
Un moulin à l'horizon signale la proximié de
San José.
Le vent du nord me frictionne le visage et c'est avec soulagement que je trouve l'abri des ruelles.
La suite au prochain chapitre.
Dominique