Il est évident qu'un annonceur ne va jamais attirer l'attention sur les lacunes, défauts, voir l'inutilité de son produit.
Mais les annonceurs que vous citez ont un but. Vendre.
Leur pub doit faire vendre des conserves, des nuités d'hôtel ou des repas pour Campanile, des barils de lessive pour un lessivier.
Et crois moi, très souvent la pub fait vendre. Ses effets sont constamment testés, pendant et après la campagne.
Or, la campagne de pub d'ADP n'est absolument pas destiné à vendre ADP aux particuliers.
Cette campagne ne doit pas inciter les gens à passer par ADP, vu que la quasi totalité des gens qui verront cette pub ou ce spot seront de toutes façons obligés de passer par ADP.
Cette campagne a un autre but.
Lors du brief à une agence, le client dresse une image objective de ce qu'il est, de ses atouts, de la perception que ces clients ont de lui, de la concurrence, de l'évolution du marché (entre autre) et décrit l'objectif qu'il aimerait atteindre.
Dans le cas d'ADP, l'objectif à atteindre c'est l'Aéroport humain et familial.
L'aéroport où les places libres de parkings vous attendent, où les employés sont des fées, où il suffit d'exhausser un souhait pour qu'on l'obtienne, où le moindre problème trouve une solution dans la seconde qui suit.
Dur à atteindre, quand les utilisateurs de l'aéroport le juge froid, impersonnel, quand le personnel ADP est limite agressif, souvent "absent ", quand il y a peu de boutiques, peu de restaurants et qu'ils sont chers, quand il y a de très nombreux vols de bagages (j'ai habité Tremblay en
France et les vols étaient connus de tout le monde, ainsi que le trafic qui en découlait), quand la sono est déficiente et que les autres aéroports concurrents offrent mieux.
La pub montre qu'ADP a privilégié l'option aéroport des Bisounours sans tenir compte des gamelles qu'il traîne depuis des lustres.
Même si certaines font moins de bruit, ce n'est pas ce " placebo créatif " qui va la transformer ce bruit en mélodie.