RE SALUT cobraplus
Je suis très content que mon expérience puisse t'être utile et pour répondre à tes questions, j'avais effectivement un road-book avec moi mais acheté dans le commerce que je trouve excellent c'est le "GUIDE PRATIQUE DU PELERIN" de Lillàn Bravo Lozano Edition EVERESTqui a la particularité d'offrir avec le bouquin des fiches de toutes les étapes en
Espagne (étapes de 20 à 30 km) généralement nous en faisions deux par jour. Avec les itinéraires pour piétons mais aussi pour les vélos quand celui des piétons est difficile pour les deux roues je n'ai emporté avec moi que les fiches Recto le plan verso le texte décrivant le chemin et ses difficultés, les points remarquables à ne pas manquer, les hébergements, restaurants.... (100 gr pas plus). le tout fourni dans un sac plastc très résistant que tu peux porter au cou. Ne pas faire l'économie du "
Miam mia Dodo" qui lui aussi est génial.
Mais ces documents ne traitent que de la partie espagnole. Sachant qu'il existe aussi l'équivalent pour le Puy et le
Vezelay pour "Mia mia Dodo". Attention de bien prendre la dernière édition.
Pour ce qui concerne la partie française, j'ai taillé ma route de
Nantes à St Jean d'Angelis où là j'ai retrouvé le chemin de
Tours qui est très bien balisé (les coquilles St Jacques jaunes sur fond bleu).
Je maintient que dormir dans les hébergements des pèlerins étant soit même pèlerin, fait partie intégrante du voyage et que dormir en autonome sous la tente n'apporte pas le plus de ce chemin mythique et du coup ressemble comme toutes les autres randonnées que j'ai pu faire par ailleurs.
Le chemin de
SJC reste dans mes souvenirs le plus fort des périples sur le plan émotionnel et le vivre en tant que pèlerin (rencontres, manger, dormir,...) est certainement la raison principale de ces souvenirs émotionnels très forts. Ne pas oublier de se munir du Carnet du pélerin qui te servira de laisser-Passer dans les gites et au restaurant des "menus pellégrino".
Lorsque nous l'avons fait avec ma femme en Septembre 2004, c'était pourtant une année "Jacquaire" et l'affluence sur le chemin était certainement plus importante que les autres années.
Bien sûr, les dortoirs comportent quelques risque de ne pas bien dormir, mais les pèlerins à pieds sont tellement crevés le soir qu'après avoir pris la douche et dinés, il s'endorment dès 21H00 reste les ronfleurs !!! Se munir en cas de Boules Quiès j'ai dû m'en servir 2 fois en 1 mois.
Par contre le matin, les pèlerins à pieds se réveillent très tôt (6H00) alors que les yclistes partent eux vers 8 ou 9H00 Bien sur ça fait toujours un peu de bruit, mais le gros avantage c'est que lorsque le gros de la troupe est parti, les cuisines sont pour toi tout seul et les douches disponibles.
Après ton départ matinal, généralement au bout d'une heure ou deux, tu retrouve effectivement les pèlerins à pieds et là, il faut jouer garde basse et se respecter mutuellement soit en s'arrêtant et en marchant de concert avec eux et en taillant une bavette ensemble ce sont des contacts très enrichissant soit en les prévenant longtemps à l'avance pour ne pas les surprendre au dernier moment avec ta sonnette qui est dans leur réflexion jugée agressive. Pour ma part, j'ai opté pour installer sur mon guidon un grelot que je libère dès que j'apperçoit des pèlerins devant moi, les chots du chemin font le reste. Et puis on peu lancer avant de les doubler un Olla !! et surtout leur lancer un salut d'encouragement comme ULTREïA !! qui veut dire "Bon Chemin !!
Sur les 800 km d'
Espagne, je n'ai jamais eu de réaction de mécontentement, au contraire, lorsque le chemin devenais carrément difficile, nous avions toujours des aides secourables de la part des pèlerins pour nous aider à pousser ou même porter nos vélos et parfois nos sacoches. La tolérance est de mise sur ce chemin car l'on a généralement à faire avec des gens qui ont un état d'esprit plutôt ouvert.
Bien sûr l'on peut aussi rencontrer des "similis" pèlerins qui voient le chemin comme une compétition et ceux font beaucoup de mal.
Pour ce qui concerne l'hébergement en gites, bien sûr, les vélos ne sont pas prioritaires, et cela me semble normal car les gites sont nombreux et si un piéton aura du mal à faire 10 km de plus que ses 25 km déjà fait, ce n'est pas réellement un problème pour les vélos même si ceux-ci en ont déjà fait 50km. Pour ma part, sur les 800 km d'
Espagne deux fois seulement nous avons été refusés dans les gites municipaux mais les hospitaleros te proposent systématiquement une autre solution (Gites privés ou écoles avec dortoirs....) Je n'ai jamais dormi à la belle étoile par contre se munir d'un sac à viande et d'un duvet léger de randonneur (500 gr) me semble judicieux. Le poids de nos sacoches étaient de 10kg pour ma femme et 14 kg pour moi, après coup, nous aurions pu économiser 2kg chacun mais la peur de manquer de choses que nous croyons essentielles et qui en fi de compte ne le sont pas ??
Je ne connait pas le chemin du
Vézelay, mais il me semble que c'est moins technique que le Puy.
Pour ce qui concerne la sécurité sur le chemin, les bandits de grand chemin qui attaquaient les pauvres pèlerins au XV iém siècle n'existent plus mais par contre ici comme partout, il faut se méfier de certaines personnes mal intentionnées qui se font passer pour des pèlerins, qui viennent en voiture, mais qui arrivent à pieds au gite et qui pendant que les braves pèlerins se restaurent ou se douchent, visitent les sacs pour substituer carte bleue, chéquiers, argent, portable ou appareils photo. La règle si tu es seul, c'est d'emporter avec toi dans un sac (étanche) tout ce qui est précieux lorsque tu laisse même momentanément tes sacoches. Mais ceci est valable dans toutes randonnées de cyclo. Je fais environ 5000 km par an seul ou avec ma femme dans des pays dits à risque et à ce jour, je n'ai jamais été détroussé seulement je prend mes précautions. Même à la terrasse d'un café avec le vélo à 5 mètres, je l'attache et les sacoches aussi. Pour avoir rencontré une pauvre canadienne en vélo à
Bratislava qui était près de son vélo non attaché et qui a vu un jeune bondir dessus (le vélo bien sûr) et disparaitre dans les rues adjacentes sans pouvoir faire quoi que ce soit !!! Tu comprend ma méfiance.
J'ai des amis qui une année ont fait le chemin en vélo route et après avoir échangé nos impressions de voyage, ont décidé de le refaire mais cette fois-ci en empruntant les chemins balisés. Sans commentaires.
SJC n'est pas une randonnée comme les autres, différentes et inoubliables par sa spécificité et tout ceci sans idéologie religieuse de ma part je tenais quand même à le préciser.
Voila, j'espère avoir répondu même partiellement à tes interrogations A+