Vol acheté lors de la nuit de promotion de novembre dernier : one way KL =>
Paris au doux prix de 555 ringgits, soit 130 euros de l'époque. Sans menus (ce que je regretterai) ni bagage cabine.
Check-in débutant à 6h du matin (nombreuses navettes en service depuis KL Sentral à partir de 3AM), pour un décollage à 9h. PArmi les premiers à enregistrer, je me méfie de la configuration low-cost et choisis un siège couloir pour étendre mes jambes. Aéroport du LCCT fascinant et vitrine de la diversité ethnique de la
Malaisie : Indiens, Chinois, Philippins, Indonésiens... et quelques Occidentaux perdus au milieu ! Le matage des écrans 'Départ" et "Arrivée" est impressionnant, avec une rotation toutes les dix minutes pour toute l'Asie... opérés par une seule compagnie.
L'embarquement se fait très facilement : l'avion est juste en face de la salle d'attente, on marche trente mètres pour être accueillis par un équipage trié sur le volet pour ce vol inaugural, et vêtu de circonstance : chapeaux français, parapluies, redingotes, stewards baragouinant quelques mots de français, huiles inspectant l'appareil sur le tarmac. Les passagers se filment et se prennent en photo devant l'avion. L'ambiance est extrêmement festive, et décontractée ; ça change de l'anesthésie des aéroports occidentaux.
Même si le moelleux du siège n'est pas ce qui se fait de mieux, l'espacement avec le rang d'avant est tout à fait correct pour des genoux d'Occidentaux, nettement plus grands en moyenne que les Asiats. Des pâtisseries de luxe (macarons...) nous sont distribuées juste avant le décollage. Le CEO, Tony Fernandes, serre la pince à chacun des passagers, accompagné de sa suite (comme un chef de service d'hôpital faisant sa tournée). Bien sûr, tous se font tirer le portrait avec lui. De nombreux chefs d'AirAsia sont présents : marketing, ingénieur, chef du personnel navigant... et taperont joyeusement la causette entre eux, au milieu de très jolies hôtesses hystériques et piaillant tout du long. La plupart des passagers sont aux anges tout du long, consultant leur guide de
Paris. La plupart sont de courageux touristes malaisiens (30°C à KL, moins de 10°C à
Paris) ; très peu d'Européens rentrant au bercail (en février, on préfère rester sous les tropiques !).
Les passages des chariots-repas ont lieu à quatre reprises. N'ayant pas pré-booké les miens, j'ai acheté chaque barquette chaude à RM12 (soit 3€). Sur un
Paris => KL, c'est deux fois plus cher. Au menu : poulet "bonne femme", pâtes-ratatouille, chicken biryani... pour chaque service, un choix "Asiat", "Français", et "Veg". Les portions sont de la taille des autres compagnies, mais les entrées et les desserts sont à acheter séparément, comme la mini-bouteille d'eau minérale AirAsia (RM3). De mémoire, bookés sur le Net les barquettes reviennent à RM7 chacune, bouteille incluse, bien plus avantageux donc. Impossible d'embarquer de la bouffe, les sas de sécurité au scan des bagages y veilleront.
Pas d'écran individuel. Archos à pré-louer et louer sur place, pour RM35, et comportant une grosse somme de séries TV, de films (à l'eau de rose pour la plupart, quelques-uns d'action), un peu de musique.
L'avion commence à rouler à 9h20, pour s'immobiliser à 15h50 sur le tarmac parisien, soit 13h20 de vol non-stop. Je sais pas combien dure un
Paris => KL direct (si ça existait déjà avant), mais c'est long et on est content finalement de casser le trip dans les pays du Golfe, même si l'escale s'éternise toujours. De nombreux sièges étant inutilisés, masse de place est dispo pour caler les jambes ou se les dégourdir dans les couloirs. Faible inclination du siège, mais comme c'est un vol diurne pas trop grave, et puis ça ne gênera jamais trop la personne derrière.
Très curieusement, on vole souvent à basse altitude, laissant de nombreuses parties de la planète accessibles du hublot : ainsi, les montagnes afghanes !! Le vol se faisant de jour, il est donc très intéressant de choisir un hublot !
L'atterrissage a été particulièrement délicat, probablement car c'est le vol inaugural. (le pilote a d'ailleurs fait sa tournée également). Deux camions de pompiers nous attendaient de chaque côté pour nous asperger. Les personnels au sol avaient tous leur APN ou caméra de brandi. On sentait que c'était un moment spécial. Au slot d'arrivée, les journaleux et les chefs de l'aéroport se précipitent sur Fernandes, qui pose entre deux hôtesses ravies.
J'ignore si le slot choisi sera conservé, toujours est-il que l'accès à l'immigration et aux bagages se fait très rapidement. Orly est bien plus petit que Roissy. Même les Orlybus sont juste en face (Montparnasse, Etoile...). Celui de Denfert à 6,60€ est plus rapide (25mn porte à porte) et avantageux que cette arnaque d'Orlyval pour rallier le
centre-ville.
J'avais quelques doutes par rapport à la prestation long-courrier d'une compagnie de courtes distances, qui se sont rapidement évaporés. J'ai apprécié que tout soit à la carte : on ne subit pas les prestations tout incluses, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, et on choisit exactement ce dont on a besoin (écran, bouffe...) pour un prix imbattable (10 euros de l'heure de vol). Après, faut voir sans l'ambiance festive, et dans un appareil full à craquer, avec une tripotée de gosses européens pleurnichards (les enfants asiatiques sont silencieux), de nuit (le
Paris => KL se fait de jour aussi ?)...
Essai réussi, à transformer !
Dispo pour toutes questions ou aspects que j'aurais omis.