Tu n'es pas encore dans l'état d'esprit du nomadisme cyclopédique ! Mais ça viendra...
Je me lève toute l'année (de travail) très tôt, donc en voyage à vélo ou à pieds, je fais la grasse mâtinée, jusqu'à mon réveil spontané (vers 7 heures plus ou moins 1/2 heure). Je me couche quand il fait noir...
S'il pleut, je reste couché, bercé par le bruit des gouttes sur la toile de tente....au moins jusque 8 heures....
Le petit déj. : café noir et biscuits chocolatés, parce que quand j'étais petit, mes parents me forçaient à manger du pain au petit déj. et que chez ma grand mère, en vacances, c'était des "chocos-BN" !
Départ quand je suis prêt.
La première halte : le premier paysage qui vaut un arrêt et éventuellement une photo, la première "pause souffle" de trente secondes dans la pente à 10 % et plus de ce fichu petit col basque de rien du tout sur la carte, le premier arrêt pour boire (c'est un principe, boire est un instant précieux, donc je m'arrête un instant, à califourchon sur le vélo), ou la première



de grosse averse (je pourrais faire une thèse sur les abris-bus... j'en ai trouvé un avec cheminée et réserve de bois dans les Pics d'Europe en
Espagne du Nord!).
Première halte pour manger : quand je le sens...mais avant la fringale. (cake aux fruits, parce que....oh ! et puis, non, ça ne vous regarde pas ! y en a pour qui c'est les madeleines;...)
Pause vers midi : casse croûte plus consistant, par exemple : tomate(s), 1/2 baguette avec jambon de pays ou autre (de pain normal, parce que toute l'année, ma femme me force à manger des pains plus ou moins complets et bio etc... avec des graines qui tombent partout et se coincent dans les dents : ah ! la baguette fraîche avec des rillettes d'oie.... c'est autre chose que pain noir et tofu parfum soja !), un fruit.
Etc...pour l'après midi.
Je roule de trois à... dix heures, plus souvent six ou sept... il m'est arrivé de faire
Venise-
Briançon en 4 jours (625 km dont environ 600 de plat ou faux plat et le col de
Montgenèvre), pour attraper un train et reprendre le boulot, mais c'est parce que j'avais un peu traîné entre
Annecy et
Venise en passant par l'arc alpin et les Dolomites à l'aller, et à
Venise même à pédalo (non, c'est interdit...en piéton, donc.).
Le soir, repas costaud (glucides lents....), soit sur le camping gaz, soit de temps en temps au restaurant typique du coin. Un coup de rouge à l'occasion (c'est riche en fer, et en poly-phénols pour le cholestérol....).
Et de temps en temps, un petit plaisir sur la route, comme cette mémorable bière blanche en cannette, achetée réfrigérée à Valoire, que j'ai montée jusqu'au sommet du col du Galibier, pour honorer une promesse faîte à des potes, et que j'ai dégoupillée dans un pshiiiit ! fabuleux devant la tête déconfite de quelques cyclos légers, en déguisements fluos, austères et déshydratés, qui devaient se contenter de restes tiédasses de fonds de bidon de boissons énergétiques de synthèse....

! Mais la prochaine fois, car je me suis promis de recommencer dans un grand col, pour le plaisir de voir leur tête..., je ne monterai pas le pack de 24 cannettes, c'est pas la peine d'y compter !
Mais parfois, y pas que le vélo, y a les visites de villes, villages, sites, etc....ou les rencontres....les coins baignade.... l'orage plus tôt que prévu (là, pas question de fanfaronner sur un objet métallique !), etc...
Bref, on est sur le vélo pour se faire plaisir, il faut juste respecter un minimum de règles de bon sens (la bière
avant le col, ça le fait pas....).