Récit du Raid
Première Etape
Après nous être donnés RDV à la gare d'Antony, Olivier, Fabien et moi arrivons à
Etampes par le train de 10h00. Alban et Nicolas doivent nous rejoindre en voiture à la même heure... enfin normalement. Mais comme ce serait trop facile, nous attendons 10h30, 11h00 (là on se fait un volley sur le parking de la gare), 12h00 (là on commence à avoir faim)... et c'est donc tout naturellement à 12h30 pétantes que la Scenic Rouge des deux compères se montre sur le parking. "On s'est perdus sur la N20" "Pourtant c'est tout droit pour venir à
Etampes""..."
Bref, après cette magnifique matinée passée à contempler le bitume plutôt qu'à le faire défiler joyeusement, nous chargeons les valises dans la bête de course, croutons un coup et partons enfin aux alentours de 13h30.
Nous commençons par longer la verdoyante vallée de la Juine qui abrite de petits villages coquets et silencieux (Ormoy, Boissy) et qui nous emmène jusqu'à Méréville, sympathique bourgade ou l'on cultive le cresson qui se distingue par ses vieilles halles et le parc de son château 18è. Nous faisons notre première pause près de l'ancien lavoir; la forme des coureurs est bonne, mais nous n'avons fait qu'une promenade pour le moment.
Nous repartons en remontant vers la source de la Juine, quittant bientôt l'
Essonne pour le
Loiret. Quelques kilomètres plus loin, premier changement de paysage: nous passons du petit vallon ombragé aux vastes étendues agricoles de la Beauce. Lignes droites interminables et vent de face sont au menu...
Après une petite pause "Grany" à Onville, nous faisons notre route à travers les champs de céréales que sillonnent déjà quelques moisonneuses. Les petits villages de campagne se succèdent: Charmont, Greneville, Jouy... Nous traversons le chantier de la future autoroute A89, long serpent blanchâtre au milieu des teintes colorées des cultures environnantes. Voici alors Chilleurs-aux-Bois, village dont le nom a fait la réputation, qui marque l'entrée de la forêt d'
Orléans. C'est là que nous rejoignons Nicolas et Alban, qui ont profité de l'après-midi pour faire des courses à Pithiviers et visiter le
château de Chamerolles à travers une ballade aux parfums. Le temps d'échanger les vélos, de croûter un petit coup et Nicolas, Alban et Olivier repartent pour Châteauneuf-sur-
Loire. Pendant ce temps-là, Fabien et Adrien vont siroter une petite bière au bar du coin (la récompense de l'effort... Les cyclistes, eux, repassent bientôt devant le
château de Chamerolles, qui fut édifié par un certain Lancelot 1er du Lac au début du 16è siècle.
L'architecture Renaissance a été magnifiquement conservé, et les jardins aménagés autour du corps de bâtiment donnent l'occasion de déambuler le long de sentiers agréablement parfumés. Le
château offre en effet un véritable parcours initiatique au fil de l'histoire des senteurs et de l'hygiène, depuis le XVIe siècle jusqu'à nos jours, au travers d'un ensemble de salles reconstituées dans le goût de chaque époque.
Vient alors la forêt domaniale d'
Orléans, qui avec ses 35 hectares constitue la plus grande forêt domaniale de
France, à l'intérieur de laquelle dominent les massifs de conifères issus du reboisement opéré au cours du 19è siècle. A Ingrannes, nous passons devant l'Arboretum des Grandes Bruyères, qui abrite depuis 30 ans de nombreuses collections botaniques comprennant environ 3 000 espèces et variétés arbustives. Canaux et étangs sauvages participent au calme apaisant des lieux. Mais nous arrivons bientôt en vue de Chateauneuf-sur-
Loire, grosse bourgade située en bord de
Loire, conservant entre
Orléans et
Gien un château du 17è siècle ainsi qu'un parc à l'anglaise, et qui constituera notre première étape. Nous traversons la
Loire à l'endroit ou elle atteint sa latitude la plus septentrionale (c'est à partir de là qu'il est censé faire beau, "au sud de la
Loire"... Notre camping se situe sur les rives du fleuve, en face des pittoresques quais de la ville.