Esprit de clocher ?
Ce sont souvent ceux qui l'ont qui l'évoquent les premiers....
Je me suis contenté de répondre à un abonné qui voulait des infos sur
Toulouse et
Montpellier.
Évidemment, les inconditionnels de ceci ou cela (religion, clocher, parti, nation, etc....) seront toujours blessés par des regards critiques sur leur passion.
Je viens de
Toulouse, mais on peut la critiquer, comme j'ai émis de réserves sur
Montpellier.
Notre camarade voulait savoir s'il était possible de vivre avec son seul vélo à
Toulouse ou à
Montpellier: je ne peux pas dire autre chose que cela me semble difficile, surtout à
Toulouse.
Quant à l'argument suivant:
ce n'est pas pour rien que Toulouse est, malheureusement, la ville qui attire le plus grand nombre de personnes dans le pays... devant Montpellier justement.Il ne prouve pas la qualité de vie à
Toulouse !
Il prouve seulement une chose: pendant des décennies,
Toulouse était la seule ville du Sud Ouest offrant des emplois aux déserteurs du désert Midi-pyrénéen.
C'est le chômage dans le Sud Ouest qui a gonflé
Toulouse, seulement ça.
Ce n'est pas un tableau noir de
Toulouse que je dresse (j'aime bien cette ville) mais un tableau que j'estime fondé sur des faits. Sans plus, sans moins.
Et puis, petit détail pour informer les intéressés,
Toulouse a cessé d'attirer alors que c'est ce que fait
Montpellier (il suffit de regarder le prix de l'immobilier à MTP).
Je regrette de le dire, mais l'avenir me semble assez sombre pour
Toulouse, au moment où
Bordeaux s'affirme (pour ne parler que du Sud Ouest).
Quant à
Montpellier, elle attire du monde malgré un taux de chômage assez important, ce qui veut dire que les gens ne s'y installent pas pour le boulot mais pour le plaisir de vivre dans cette ville (ou cette région). Je crois que la politique de Frêche (malgré les frasques du personnage) y est pour beaucoup.
Et puis,
Montpellier ne sera jamais le centre d'hébergement de tous les chômeurs du coin (comme
Toulouse) pour une raison simple: il y a plein de villes autour d'elle (
Nimes,
Béziers,
Sète,
Marseille, etc....).
Voila ce qui exlique la population nombreuse de
Toulouse et la taille modérée de
Montpellier.
Toulouse s'est endormie pendant des décennies sur l'illusion d'une population nombreuse qu'elle croyait liée à la qualité de sa vie : ce fut une erreur. Pendant toute cette période, les dirigeants de cette ville ont oublié de développer les transports en commun, oublié de demander le TGV (
Montpellier est à 3 h de
Paris...), oublié de développer un environnement vert à
Toulouse, oublié de sortir du tout aéronautique.
Les projets de dévelopement dans le médical, c'est bien, mais c'est un peu tard...
Toulouse est surpeuplée, la fac du Mirail (au coeur d'un quartier qui n'a rien du
quartier latin...on ne peut pas le nier !) est une misère, et le vélo une pratique dangereuse.
Le quartier piéton de
Toulouse est pauvre comparé à celui de
Montpellier.
Et puis, quand on a des enfants, il y a plus de possibilités pour eux à
Montpellier (ou ses alentours) qu' à
Toulouse.
Je n'insiste pas car je vais passer pour un maniaque anti-
toulouse (ce que je ne suis pas, car mes critiques sont plutôt le fruit d'un désir de redressement de cette ville).
Patrice