Par rapport au vent, nous n'avons vraiment pas de sens à vous conseiller de privilégier, car en ce qui nous concerne nous n'en n'avons pas eu, à peine une légère brise venant plutôt... du sud !
Par rapport au courant, il n'y a pas d'amont ni d'aval car le canal n'est pas une rivière ! Autrement dit entre
Redon et
Brest il faut monter puis descendre les 2 biefs de partage des eaux. Ce dénivelé est dérisoire si l'on voyage léger, mais nous qui étions très chargés les avons néanmoins sentis. Dans le sens
Brest/
Redon le 1er bief est plus élevé en altitude (184 mètres, qui se font progressivement, sauf à l'approche du "sommet" de Glomel qui est assez prononcé) que le second (130 mètres de dénivelé tout en douceur). A vous de voir si vous préférez commencer par le plus facile, ou l'inverse.
Même chose concernant les paysages et l'environnement : nous avons trouvé tout le parcours joli et agréable, sauf l'arrivée à
Redon, où les méfaits de l'urbanisation (usines, route nationale) se sont fait sentir 3 ou 4 km avant d'arriver en ville : dur retour dans la réalité de la civilisation (peu civilisée en fait) après plus de 250 km parcourus dans une nature verdoyante et des villages hospitaliers. Là aussi, à vous de voir si vous préférez aller vers le beau ou l'inverse, mais si vous partez de
Redon (ce qui est peut-être le mieux de ce point de vue) sachez qu'à partir de
Malestroit, vous devriez ravir vos sens, et ne pas être déçus jusqu'à Chateaulin (hormis le camping de
Pontivy que nous déconseillons tellement il est moche, bruyant et mal fréquenté !).
Enfin dernier détail pour vous aidez à prendre une décision : dans les
Côtes d'Armor, portion la plus sauvage du parcours, il faut prendre certaines précautions pour ne pas se trouver à court d'eau potable. Dans le
Finistère la politique des élus pour faire du canal un lieu de tourisme se fait sentir (aussi) sur le nombre de points d'eaux disponibles tout au long du parcours. A ne pas oublier si vous partez de
Brest et que vous compter bivouaquer : les habitudes sont vite prises, et on a tôt fait de jouer au chameau, du moins en été lorsqu'il fait chaud !
Voilà, bonne réflexion et, avec un peu d'avance, bonne route...